La presse, 28 mai 1984, B. Économie et finance
[" m H ET FINANCE LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 MAI 1984 mise en service de LG4 marque pour Hydro-Québec la fin d'une grande époque LG4 \u2014 LG4, c'est d'abord la fin de la phase I de la Baie James, construite au coût de $10 milliards, mais aussi la fin d'une époque pour Hydro-Québec, qui aura été un grand bâtisseur pendant plus de 20 ans.La société hydroélectrique dispose maintenant d'importants surplus, de sorte qu'elle a reporté de plusieurs années toute nouvelle construction.FRANCINE OSBORNE envoyée spéciale de LA PRESSE L'époque des grandes réalisations hydrauliques a commencé par la modernisation et l'agrandissement de la centrale de Beau-harnois a la fin des années 1950.Ont suivi les centrales Bersimis 1 et 2, sur la Côte-Nord, et Carillon, sur l'Outaouais.Le complexe Manie-Outardes, d'une puissance de 5 500 mégawatts, a nécessité la construction de sept centrales.Les travaux ont duré presque 20 ans pour se terminer, en 1978, par la mise en service d'Outardes 2.C'est la Baie James, qualifiée de « projet du siècle ».qui est l'ouvrage le plus ambitieux mené à terme par Hydro et sa filiale, la Société d'énergie de la Baie James (SÉBJ).Les travaux ont été terminés en avance par rapport aux échéanciers et pour $500 millions de moins que prévu.Il aura fallu au départ mettre en place tout un réseau de 1 500 kilomètres de routes dans la taïga, des ponts, des aéroports, 14 campements et cinq villages.Cette infrastructure va permettre à une population, qui au plus fort des travaux, compte 20 000 personnes, de vivre et de travailler dans une région totalement isolée.Douze ans plus tard, la première phase du complexe La Grande, d'une puissance de 10282 megawatts, est presque terminée.Ce n'est qu'en 1985 que tous les groupes de turbines de la centrale LG4 tourneront.Trois centrales ont été construite au cours de la Phase I : LG2, LG3 et LG4.À chacun de ces trois sites, un barrage re- lïédéricWagnière Le doute qui plane sur les banques Depuis que l'endettement excessif du tiers monde s'est révélé un problème majeur qui menace sérieusement le système financier international, on examine de près la santé des grandes banques à travers le monde.Si elles tiennent bon, les chances sont bonnes de trouver une solution à ce déséquilibre financier sans léser ni les emprunteurs ni les prêteurs.La faillite d'une ou deux d'entre elles pourrait, en revanche, faire basculer cette pyramide instable de crédit et même provoquer une nouvelle dépression.Beaucoup d'économistes n'ont pas oublié que la Grande Dépression des années trente n'est devenu un phénomène irréversible et complètement international qu'à la suite de la faillite du Kredi-tanstalt de Vienne.Il est rare qu'une grande banque fasse faillite toute seule.Leur rôle central dans la structure du crédit rend presque inévitable que d'autres entreprises et d'autres banques suivent.Depuis les années trente, on est bien conscient de ce danger et le système est ainsi organisé de nos jours qu'une grande banque ne puisse pas faire faillite.Dans les grands pays industriels, les gouvernements et les banques centrales ont les moyens de résoudre une crise de liquidité dans une banque par des moyens qui évitent la faillite.Par ailleurs, la grande masse des déposants est maintenant protégée par l'assurance des dépôts, ce qui diminue les chances qu'une véritable panique se développe contre une banque d'abord et l'ensemble du système par la suite.Inquiétude générale Ce système de protection des banques contre une crise de liquidité est une excellente chose et marche très bien pour autant que l'ensemble du système financier soit essentiellement en bonne santé.On s'est toutefois souvent demandé s'il serait suffisamment solide dans le cas d'une inquiétude généralisée au sujet des banques à un moment où le système montre des failles indéniables.11 y a deux semaines, le gouvernement américain a organisé le sauvetage de Continental Illinois, la septième banque du pays, en lui accordant une ligne de crédit de $7.5 milliards.Il est maintenant en train d'essayer de trouver une autre banque qui serait d'accord de fusionner avec Continental Illinois afin de lui assurer la stabilité à plus long terme.C'est une méthode qui est devenue courante, mais qui n'a jamais été utilisée auparavant pour une banque de cette envergure.Il n'est pas facile de trouver un acquéreur pour une aussi grande banque et il faudra encore du temps pour trouver une solution définitive.En attendant, beaucoup de gens se penchent sur les autres banques pour essayer de détecter d'autres faiblesses dans le système bancaire.Dans cette atmosphère, les rumeurs vont bon train et, la semaine dernière, c'est au sujet de la santé de Manufacturers Hanover que Ton se posait des questions.Continental Illinois avait eu des déboires il y a plusieurs années avec des prêts importants dans le domaine du pétrole aux États-Unis.Dans le cas de Manufacturers Hanover, la quatrième banque américaine, ce sont les prêts à l'Amérique latine qui posent un problème.Ce problème ne serait toutefois, pas du tout aussi sérieux que celui de Continental Illinois.Manufacturers Hanover a, en effet, annoncé des bénéfices nets de $337 millions l'année dernière.Baisse des actions Cependant, ces rumeurs pourraient à ia longue saper la solidité du système financier international.Toute inquiétude au sujet de la solvabilité des banques, qu'elle soit justifiée ou non, tend à augmenter la prime de risque comprise dans les taux d'intérêt.Les investisseurs ont montré ces dernières semaines un peu de méfiance à l'égard des banques: on a vu une baisse importante des actions bancaires aux États-Unis.Cette méfiance se manifeste aussi quand il s'agit de faire de gros dépôts dans une banque et la méfiance ne serait ainsi pas étrangère à la récente hausse des taux d'intérêt.La hausse des taux d'intérêt est la pire des choses pour les banques qui auraient trop prêté aux pays du tiers monde.D'une part, la possibilité de recevoir des intérêts sur ces prêts dépend de nouveaux crédits, si possible conclus à des taux aussi bas que possible.D'autre part, pour continuer à financer ces prêts, les banques doivent pouvoir attirer des dépôts à des taux concurrentiels.Si la méfiance devient telle qu'elle fait monter les taux d'intérêt de façon substantielle, le danger est grand que des banques ou des pays endettés soient acculés à la faillite et que le système tout entier s'écroule.Les gouvernements seraient à leur tour débordés car ils ne se sont pas préparés à affronter une telle crise.En fait, on voit déjà certains pays endettés réclamer avec plus d'insistence un refinancement à des taux plus bas, car ils ont vu que la banque cen-I traie était prête1 à assouplir sa politique monétaire pour faciliter une solution dans le cas de Continental Illinois.hausse le plan d'eau immédiatement en amont de la centrale et permet de constituer un réservoir.La rivière se transforme en une gigantesque cascade à trois niveaux.La deuxième au Québec LG4, qui ajoute au réseau d'Hydro une puissance de 2 650 mégawatts est, après LG2, la deuxième centrale en Importance au Québec.Comme LG3, il s'agit d'une centrale de surface, tandis que LG2 est la plus importante centrale souterraine au monde.LG1 possède neuf groupes turbine-alternateur qui seront mis graduellement en service».Il aura fallu sept ans de travaux pour construire LG 1, qui a coûté $1,1 milliard.Hydro a décidé de faire une pause dans ses grands travaux.Ses investissements, pour les prochaines années, visent surtout à l'amélioration du réseau et du service à la clientèle.Aussi, Hydro s'occupe mainte nant d'écouler ses surplus, tant sur le marché québécois qu'aux États-Unis.Les programmes commerciaux abondent, dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel.D'importants contrats d'exportation d'énergie excédentaire ont été signés avec la New York Power Authority (NYPA) et avec le New England Power Pool (NEPOOL).D'autres, pour écouler de l'énergie ferme, sont en négociation avec ces deux organismes et Hydro a conclu une entente d'exportation, d'énergie ferme également, avec le Vermont.Hydro Québec est la plus grande entreprise du Québec.La puissance installée de son réseau dépasse les 21 000 mégawatts et ses actifs atteignent S2.*> milliards.Lors de sa création, en 1944, Hydro avait 249 000 abonnés, alors qu'actuellement, la société en compte plus de 2,2 millions.téléphoto CP Sous l'oeil satisfait du président du conseil d'Hydro-Québec, M.Joseph Bourbeau, le premier ministre René Lévesque fait démarrer le premier groupe turbine-alternateur de LG4.Bourassa déplore le «gaspillage» d'une occasion de développement Le chef libéral du Québec, Robert Bourassa, déplore que le gouvernement Lévesque, par «entêtement partisan», gaspille des milliards de dollars qu'il pourrait consacrer au développe- PIERRE VENNAT_ ment du Québec, en mettant le cadenas dans le projet de la Baie James.En plus de trouver terriblement « mesquin » de n'avoir pas été invité aux festivités de LG4, lui qui fut le « père de la Baie James ».M.Bourasa a repris hier son thème favori : « Il v a à la Baie James de l'énergie hydraulique à volonté à développer.Cette énergie est non polluante, renouvelable et infiniment moins dangereuse que le développement de centrales nucléaires.De plus, comme le Québec en produirait des surplus nous pourrions vendre aux Américains qui en ont besoin », a-t-il répété.Bref, pour l'ancien premier mi- nistre, ne pas agir clans ce dos sier est quasi « de la négligence crimineiie », cause un tort économique considérable au Quebec et.en période de chômage, privr cies milliers de travailleurs d'un emploi.La Baie James, fait-il remar quer, avait fourni des emplois pour une période plus ou moins longue à 150 000 Québécois, bien rémunérés, fait-il remarquer, en des périodes ou l'emploi était rare.Selon M.Bourassa.le PQ a tou- jours refuse de s'embarquer à fond dans ce dossier, au point, il y a quelques années, de favoriser le développement du nucléaire.Or c'est grâce à la réalisation du projet de la Baie James, souli-gne-t-il, que des projets comme Pechiney et bien d'autres ont pu se concrétiser.« Ils ont toujours été contre et aujourd'hui, ils pavoisent lors de cérémonies ou ils ne m'invitent même pas.Cela démontre bien leur mesquinerie ».a-t-il confié aux journalistes.De nombreux travailleurs de LG4 sont tristes de retourner « en bas » LG 1 \u2014 Si tout le monde avait le coeur en fête hier à LG4, dont le premier ministre faisait officiellement la mise en service, plusieurs n'en éprouvaient pas moins une certaine tristesse à la perspective de terminer leur séjour à la Baie James.PIERRE TOURANGEAU de la Presse Canadienne C'était le cas par exemple de M.Maurice Filion, actuellement concierge, qui y travaille depuis 12 ans.« C'est émouvant de voir que ce que tu as construit va enfin servir à quelque chose, a-t-il dit.Mais en même temps, c'est difficile d'admettre que tu vas devoir partir.D'autant qu'en bas, les jobs sont rares et que c'est l'incertitude et l'insécurité qui nous attendent.C'est vraiment triste de devoir partir.» Samedi soir, les travailleurs et travailleuses du chantier avaient organisé un casino où on jouait avec de l'argent factice.Tout le village de Keyano (Chez nous, en cri) où habitent les résidants permanents du chantier étaient sur place, soit plus de 100 personnes.Avenir incertain On s'y est amusé ferme mais plusieurs d'entre eux, des fanatiques du Nord qui font la vie de chantier depuis des années, se sont dits incertains de leur avenir.\u2022 Je ne sais pas ce que je ferai après LG4, a avoué une jeune femme dans la vingtaine originaire de Québec.Probable- La fin des travaux à LG4 marque pour de nombreux travailleurs la conclusion d'une existence qu'ils avaient appris à aimer.téléphoto cp ment que j'en ai pour plusieurs mois à me chercher du travail.» Quant à Léon-Marie Hachez, qui enseigne à LG4 depuis quatre ans maintenant et vit dans le Nord depuis sept ans, il ne sait lui non plus ce que l'avenir lui réserve après le mois de juin.Car l'école de Keyano où on donne l'enseignement aux enfants des travailleurs de la pré-maternelle au secondaire cinq fermera ses partes à la fin de la présente année scolaire.Certains orofesseurs déménageront à LQte ; certains, s'ils sont chanceux, seront tranférés dans d'autres commissions scolaires, et d'autres seront tout simplement mis en disponibilité.Là encore, la fin des travaux ne se prête pas vraiment aux réjouissances.Il faut quand même être optimiste, lance M.Hachez en souriant.Mais le sourire est forcé.« C'est dur » Pour M.Louis Cloutier, gérant du petit dépanneur situé au campement de LG4.la fin des travaux met un terme à 16 ans d'une vie de chantier qui Ta conduit du complexe Manie-Outardes à LG4.C'est c^ur, c'est dur, avoue-t-il.Et dur à admettre aussi.Jean-Guy Larocque, lui, travaille à LG 1 depuis deux ans aux relations publiques de la Société d'énergie de la Baie James (SÉBJ) et a la Baie James depuis presque trois ans.Lui aussi ne sait ce qu'il fera à la fin de juin,.« Probablement du journalisme spécialisé à la pige, je ne sais pas encore », indique-t-il perplexe.« C'est la vie, concluera avec philosophie un jeune joueuse de black-jack au casino de samedi soir.Après tout, on savait à quoi s'en tenir en,, venant ici.On devrait se compter chan#eux d'avoir pu travailler pendant la récession qu'on a connue.» B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 MAI 1984 ALIMENTATION Un grossiste plaide pour une guilde québécoise \u2022 Il faut que le monde de l'alimentation au Québec se dote d'un outil de concertation et de représentation, inspiré de la Food Marketing Institute des États-Unis».! C'est en ces termes que M.Gérard Bélair, dont l'exposé marquait l'ouverture du colloque des détaillants de petites et moyennes surfaces pPME).a proposé que fournisseurs, grossistes et détaillants s'entendent pour donner naissance à une puilde de la distribution alimentaire au Québec.S'appuyant sur sa très grande expérience d'économiste et de grossiste en alimentation, M.Bélair a sommé les petits et moyens détaillants défaire preuve de plus de créativité.«Cela vous surprendra probablement, a-t-il djt, niais j'affirme que l'ère des spéciaux et dos circulaires en arrive à sa fin et est même déjà dépassée dans plusieurs cas».Les remarques de M.Bélair.ajoutées au discours d'ouverture de M.Marcel Massé, président directeur-général de Legault et Massé, tîrossiste en alimentation qui a commandé ce colloque dans le cadre de son 50e anniversaire, devraient susciter de vifs débats en ateliers aujourd'hui.Déjà plusieurs participants et participantes s'inquiétaient de la concurrence déloyale que leur livrent actuellement les pharmacies escompte et la Société des alcools du Québec.Ils sont en outre en désaccord avec le projet de loi sur les heures d'ouverture.Les sessions de l'après-midi d'hier ont pris fin avec un exposé de Mme Francine Séguin, professeur agrégé de l'Ecole des hautes études commerciales, sur l'évolution du marché de l'alimentation et les nombreux défis qu'auront à relever les petits et moyens détaillants s'ils veulent conserver la part de marché qu'ils détiennent traditionnellement au Québec.APRÈS LE SAUVETAGE DE LA CONTINENTAL ILLINOIS EN BREF Plan d'embauché ¦ L'Office des personnes handicapées du Québec rappelle aux 10 000 employeurs de 50 personnes ou plus qu'ils ont jusqu'au 1er juillet pour lui soumettre leur plan d'embauché.En vigueur depuis janvier 1983, le plan d'embauché vise à favoriser l'emploi de personnes handicapées.Plus de 3 000 employeurs ont assisté aux 186 séminaires d'information organisés par rOPHQ d'octobre dernier à mars de cette année.Whiskey moins cher ¦ Afin que son whiskey de prestige Crown Royal soit plus concurrentiel avec d'autres m(*Fques canadiennes, Seagram a décidé d'en réduire le prix de 20 p.cent dans les magasins délia Société des alcools du Québec.Les emballages de luxe disparaîtront cependant.Le Crown Royal se vendra $23.15 les 40 onces et $14,75 les 25 onces.Hawker Siddeley va bien b Filiale du groupe Hawker Siddeley, Hawker Siddeley Canada croit que ses bénéfices dépasseront cette année les $15,1 millions de l'an dernier.l*s président du conseil.Sir Anthony Hall, |l souligné toutefois que les profits dépendent de la promptitude de l'industrie britannique de )a houille à régler ses problèmes de relations de travail et aussi des négociations de contrat &u Canada.Indice en hausse ¦ IX' I3f» points en février, l'indice désaisonna-jisé de la production industrielle du Canada est passe à 136.2 en mars.Selon Statistique Canada, cet indice ( 100 en 1971 ) était à 123,5 en mars 4i* l'an dernier.En février de cette année, la production industrielle avbait baissé de 3,3 p.cent.CN commande ¦ La société nationale des chemins de fer canadiens a commandé trois machines de manutention de conteneurs pour charges lourdes à la compagnie Ryder J.H.Machinery Ltd., de Pointe-Claire, dans la banlieue montréalaise.La valeur de la commande atteint près d'un million de dollars, précise CN-Rail dans un communiqué.Bombardier excelle ¦ Le prix d'excellence de Design Canada 1984, c aienorie loisirs, a été décerné à Bombardier pour ses modèles de motoneiges Ski-Doo.Le jury, siégeant à Toronto, a décerné le prix spécialement pour le modèle Safari (randonnées) et le modèle SS-25 conçu à l'occasion du 25e anniversaire de l'invention d'Armand Bombardier.Anselme Lapointe, de Sherbrooke, a conçu ces motoneiges et Serge Bédard s'est occupé de leur développement.CARRIERES ET PROFESSIONS O >n ij i/n ji ii« '.f IAmhi i iv »r \\< « \u2022 'V*i« \u2022 il il M \u2022.il DIRECTEUR D'AGENCES A lo suite de promotions récentes, des postes de Directeur d'agences sont disponibles à Montréal et a Rimouski.Les tâches: Recruter, former et diriger une équipe de représentants, Administrer une ogence de foçon rentable; Promouvoir la compagnie, ses sources et ses produits.te candidat: Doit avoir 5 ans d'expérience dans la vente d'os-suronce-vie.Une éducation collégiale,- Une situation financière stable; Un succès prouve dons lo vente et le recrutement; Le titre AVA sera un atout.' Foirw parvenir curriculum vitae a G.G.guère, FLMI BP.850, Succursale B .j£ Montréal, Québec H3B 3K7 Les milieux financiers internationaux sont nerveux WASHINGTON (AFP) \u2014 Les problèmes des plus grandes banques américaines, qui ont provoqué une profonde baisse de Wall Street comme du dollar, suscitent de plus en plus de nervosité dans les milieux financiers internationaux, inquiets du sort des énormes prêts qu'elles ont accordés aux pays d'Amérique latine.Une semaine et demie après le sauvetage de la Continental Illinois, huitième plus grande banque améri caine, par la banque centrale américaine et 16 grandes banques commerciales, une nouvelle série de ru meurs, visant cette fois la Manufacturers Hanover Trust, qua- trième banque des États-Unis, a provoqué jeudi sur les marchés financiers des ventes proches, selon les courtiers, de « la panique ».Les cours de toutes les grandes banques américaines ont enregistré des reculs importants, qui ont ensuite affecté également l'ensemble de la Bourse et des changes.Résu Itats e ?lotoquCbex 6/36 PTGROSLOTtX381 ,00 ? 18 5/6 476 I O 1 f 191 591,00 $ __5__ jï 22 991,00 $ 164 3 1 051,40 $ 6390 I_74,30$ v*nt«* »ou*4 2 099 907,00 $J MISE-TOT 7 Il9l28l35j 361 Xl38T5Ô~T] OJ\" 1 25-05-s4 Mini Loto\t\t\t588327 > 50 000$\t\t\t\t 88327\tm\t5 000$\t\t\t327\t\t50$ 8327\tO\t250$\t\t\t27\t0\t5$ Provincial.\t\t\t4031340 500 000$\t\t\t\t dm\t,| 25-05-s4 |\t\t\t\t1340\t\t100$ 031340\t12\t50 000$\t\t\t340\t5\t25$ 31340\tO\t1000$\t\t\t40\t3\t10$ p\"f [\"25-05-84^] InterLoto 111495 Gros >250 000$ 11495 1495 I 2 500$ I tots de 25 000$ r NUMÉROS MOBILES \"W 250$ 495 K 95 50$ 180663 123560 10$ I _ 629828 24464 6764 472 2 500$ 250$ 50$ Super Loto o«tc I 75-09-8; 1 ltk 100 000$ ' Off i o-*po»#0'c\\ 128A605 669A652 493B388 585B656 040C252 1308183 2894541 2750392 3560218 4 pour chacun de» 4 numéros d-hiut 6 0*rnt*r\\ chiffre* 50 0001 5dernier*chrftres 5 000% 4 dermert chiffre» 500 S 3 dermer» chiffret 1001 2 d*rn»er» chiffre» 101 GROS LOTS 1 000 000$ chacun La Quotidienne ^ L MM J v s 023 148 356 567 270 441 41892119762 8309186301391411706 La solidité du système baneaire américain a ainsi semblé, pendant quelques heures, ne plus faire partie du credo des opérateurs financiers, qui reportaient d'énormes sommes sur les placements les plus sûrs, les fonds d'État à court terme.Le soutien de la Réserve fédérale au système bancaire, encore démontré la semaine passée par son intervention en faveur de la Continental Illinois, a semblé ainsi être devenu lui-même une cause d'inquiétude, au lieu de rassurer, parce qu'il montre que les banques commerciales ne sont plus capables de faire face seules a leurs difficultés.Prêts hasardeux La Continental Illinois avait été mise en difficulté par des problèmes sur le marché américain : ses mauvais résultats, qui avaient provoqué la fuite de milliards de dollars de dépôts é-trantfers en quelques jours, étaient dûs essentiellement à des prêts hasardeux au secteur pétrolier, notamment les prêts repris après la faillite de la Penn Square Bank d'Oklahoma en juillet 1982.Les rumeurs sur la Manufacturers Hanover, au contraire, visaient les prêts à l'étranger de cette banque new-yorkaise, dont les avoirs sont évalués à près de $65 milliards.La rumeur, venue de Londres, selon laquelle cette banque était obligée de vendre des titres d'État britannique, bien que démentie Lotto rroenam K l ^ ZXT # 6/49\u2022 GROS LOTP JL300 000 00 | I 26-os-m j | T 1 3 T 40 | 43 j 45 1 46 Prochain 5/6+S 5/6 4/6 3/6 1 790 -209,00 S 338 150,60 j 4 009,10 S 150,10^ 10,00 $ M* CO**© « -1 - r « Ventes totale* 11 926 805,00 $ la course à pied.un sport une victoire une fête Anjou Courons ANJOU 3 juin Le* model iu s d'encaissement de * billets scrums parussent *u verto d« billets In cas de disparité entre cette liste de numéros gegranti et la liste officielle, s^____cette-dernière a priorité.BCE Entreprises Bell Canada Inc.Le 73 m* 1984 le conseil d'tdministration d Entreposa» Bell C*n*da Inc.a oedtré les dividendes trimesineJs suivants.¦ payable le 15 juillet 1964 aux détenteurs enregistrés à ta fermeture des bureaux le \\b juin 1964: - dividende No S de anqusnte-quatre cents et onq-dmè'nes 154 5
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.