La presse, 30 mai 1984, F. Arts et spectacles
[" ET SPECTACLES la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 MAI 1984 (collaboration spédak) Qu'on est bien chez soi ! J'aime bien revenir d'Europe.J'apprécie mon appartement «chauffé», les taxis «chauffés», les restaurants et les hôtels chauffés; J'apprécie de pouvoir boire de l'eau fraîche à la fontaine dans n'importe quel lieu public, et de pouvoir téléphoner sans problème.Et j'en passe! Ne riez pas, ce sont des petits détails qui prennent une folle importance quand on doit calculer un minimum de 45 minutes d'attente pour obtenir une communication téléphonique, ou attendre deux jours pour que sèche votre paire de chaussures dans une chambre humide et froide!.Ma première surprise en arrivant à Montréal fut d'y voir plus de «bronzés» que sur la Côte d'Azur! Ça fait chaud au coeur.Mais aujourd'hui le ciel s'assombrira entre 11 h 30 et 14 h 30 la lune éclipsera le soleil.Vers 13 h alors que le phénomène atteindra son apogée le Québec ne devrait apercevoir qu'un croissant du soleil! À ce moment-là «Boubou» Jacques Boulanger et André Montmorency fêteront leur 15e anniversaire de naissance et André Cailloux son 64e printemps, pour la première fois éclipsé.\u2022 ¦ En déjeunant au sympathique petit bistro St-Denis, j'ai rencontré Guy Borremans.mi-heureux mi-malheureux.Il passe tout son temps libre à construire son voilier en ferro-ciment à l'île aux Noix mais le temps va lui manquer cet été pour terminer car l'université de Montréal lui a demandé de donner un cours intensif de photographie le mois prochain et il a déjà une centaine d'élèves inscrits! Ensuite il doit partir tourner un documentaire au Sénégal! En pleine saison des pluies là-bas ce ne sera pas une sinécure.¦ Le mime Claude St-Denis nie remercie de lui avoir donné des nouvelles de son frère André qu'il n'a pas vu depuis des lunes! La premiere chose qu'il a faite en arrivant de Paris dimanche fut d'acheter LA PRESSE et c'est comme ça ;qu'il a appris qu'André montait un spectacle solo à la Chacon-ne.Claude a passé un mois en Guadeloupe et deux mois en France, avec femme et enfant (une jolie fille de huit mois).Le \u2022 23 juin il sera l'un des invités de ! Pierre Lalonde à C.T.V.; le 9 août il présentera son spectacle sur la place du Complexe Desjardins, dans le cadre des fêtes commémorant l'arrivée de Jacques Cartier au Québec.Il doit aussi participer au tournage du film de Jean-Yves Laforce de Radio-Canada, «Passage nuageux»/ de Jacques Savoie, avec Jean Besre.Et en septembre Claude St-Denis ira donner des cours de mime en Italie.À des chanteurs d'opéra.¦ Le «Radio-Canada» quitte Montréal pour Québec.Il y aura cocktail de presse, au champagne, dans le vieux port à midi pour saluer le départ du trimaran.Mais je me suis laissée dire que le skipper Pierre Siberil et ses équipiers Yvon Courteau, Yves Lépine et Joël Le Bigot seraient déjà rendus au large à midi.Claude St-Denis Fox tranche: l'ONF doit survivre L'Office national du film ne doit pas disparaître.Mais son mandat sera sérieusement redéfini.Telle est la conclusion a laquelle en est arrivé le ministre Francis Fox, au terme d'une longue période de réflexion.LUC PERREAULT Contrairement au rapport Ap-plebaum Hébert qui recommandait pratiquement le démantèlement de cet organisme fédéral, le ministre des Communications a décidé de prendre les grands moyens pour faire subir à l'ONF.après i(i ans d'existence, une cure de rajeunissement étalée sur cinq ans.Au cours d'une rencontre avec le milieu cinématographique qui se déroulait hier dans les nouveaux locaux de Téléfilm Canada, le ministre rendait publique sa nouvelle politique en matière de cinema et de vidéo.Le ministre Fox, qui reconnaît l'apport extraordinaire de l'Office, propose de mettre en valeur ses qualités de producteur qui lui ont valu sa reputation d'excellence.La cure de rejeunissement qu'on veut faire subir à l'ONF ressemble eu fait à une cure d'amaigrissement.Pour taire de cet organisme '«un centre mondial d'excellence en matière de production de films et de vidéos » de même qu'« un centre national de formation et de recherche dans l'art et la technique du film et de la vidéo », il devra progrès sivement céder une partie de ses responsabilités actuelles à d'autres organismes, notamment Téléfilm Canada.Par exemple, les bureaux de l'Office a l'étranger seront transférés à Téléfilm (connu antérieurement sous le nom de Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne), lequel vient par ailleurs de se voir confier l'entière responsabilité de la promotion a l'étranger des produits cinématographiques canadiens.La commandite gouvernementale, jusqu'ici une exclusivité de l'ONF, sera également, sur une F les majors aussi Commissaire par intérim depuis janvier dernier, François Macerola a été confirmé comme commissaire permanent avec un mandat de cinq ans.période de trois ans, entièrement transférée au secteur privé.Il en est de même de tous les services techniques de nature commerciale ou industrielle dont l'ONF\" s'acquittait jusqu'ici.Toutes ses activités actuelles de conservation seront enfin confiées aux Archives publiques du Canada.Une nouvelle legislation viendra sanctionner cette redéfinition du rôle de l'ONF.Par cette loi.on fera de l'ONF une veritable société de la Couronne.Ainsi, la fonction de commissaire sera scindée et remplacée par celles de président du conseil d'administration et de président-directeur de l'exploitation.Pas de mises à pied Commissaire par intérim depuis janvier dernier, François Macerola vient d'être confirmé comme commissaire permanent avec un mandat de cinq ans.tétéphoto PC Celui-ci a immédiatement fait savoir que la nouvelle politique gouvernementale n'entraînerait pas de mises à pied.« Certains services et programmes, a-t-il dit.seront transférés à d'autres ministères.D'autres réductions du personnel se feront par le processus normal d'attrition et par des programmes d'incitation à la pré-ret rai te.» Le document remis hier par le ministre des Communications ne prévoit pas une injection de fonds supplémentaires pour permettre à l'ONF ainsi transformé d'exécuter son mandat.Mais les différentes mesures envisagées permettront, selon Francis Fox, de dégager à même le budget actuel de l'ONF un montant de $10 millions qui sera directement versé au budget de la production.Téléfilm Canada se verra de son coté doter de crédits addition- nels de $7,75 millions par année.Ces sommes lui serviront à assumer les fonctions nouvelles qu'on vient de lui attribuer.Par exemple, l'aide accordée aux festivals canadiens de films passera de $350 000 à $950 000 par année.De la même façon, le programme de promotion et de publicité au Canada des longs métrages < ana-diens sera doté d'un budget annuel de $ 1.7 millions.Un bon accueil Toutes ces mesures ont semblé avoir été bien accueillies hier par les représentants des secteurs public et privé du cinéma.Par contre, le porte-parole des distributeurs de films québécois a dénoncé l'attitude du ministre Fox touchant la délicate question de la distribution.La nouvelle politique prévoit que le ministre a obtenu du Cabinet le feu vert pour entamer des négociations avec les «majors» américains et qu'il s'était donné six mois pour en venir à une entente à l'amiable destinée à garantir aux films canadiens un plus grand accès aux marché de la distribution.« On a reporté encore une fois aux calendes grecques le problème fondamental du cinéma canadien », a déclaré Gilles Bériault en commentant cette mesure.Selon le président de l'Association québécoise des distributeurs de films, cette mesure est aberrante parce qu'elle pourrait avoir pour conséquence d'enlever aux distributeurs canadiens et, en particulier, aux distributeurs québécois.le marché des produits nationaux.« Tout ce que l'industrie demande, a-t-il dit, c'est d'exercer notre métier en tant que Canadiens, d'avoir accès à des films sur un marche libre, alors que cet accès-là nous est refusé, peu importe le prix qu'on est prêt à y mettre.\u2022 En réponse à cette intervention, le ministre Fox a précisé qu'il n'avait pas envisagé l'expropriation et la nationalisation comme mesures possibles par rapport à la distribution.« Nous avons plutôt opté, a-t-il dit, pour la négociation.» -s ¦ «Trois chansons d'amour» pour Alexandre Hausvaler! Ce séduisant metteur en scene (si vous le voyiez mesdames, il est même irrésistible! ) n'aura pas le temps de vous conter fleurette cet été.Il est l'âme et la tète de «La Quinzaine internationale de théâtre» qui aura lieu à Québec du 9 au 23 juin, et en plus, il dirige Remy Girard et Janine Sutto qui attaqueront en août «Trois chansons d'amour», d'Harvey Fierstein au Théâtre du Bois-de-Coulonge.Alexandre Hausvater ¦ Sylvain Lelièvre vient de lancer son dernier microsillon à Paris et doit y retourner, mais en spectacle cette fois, vers la fin octobre.Auparavant il inaugurera demain «L'Anglicane», une nouvelle salle de spectacles à Lévis.L'inauguration se fera en présence des ministres Richard et Garon Les 11 et 12 juillet Sylvain Lelièvre chantera sur la scène du Vieux Port de Québec, dans le cadre de la semaine dite «Le chant des hommes» (parallèle au «Chant des femmes»!.¦ I/excellentissime caricaturiste de LA PRESSE, Girerd, préside le jury qui doit sélectionner les meilleures oeuvres soumises au concours d'illustrations québécoises destinées aux livres pour enfants, concours organisé par Communication-Jeunesse.Les lauréats seront connus à 17 h 30 ce soir lors d'une cérémonie à la maison de la culture Marie-Uguay.Une nouvelle bourse sera décernée pour la meilleure illustration retenue par un jury strictement composé d'enfants! Une exposition des meilleures oeuvres suivra jusqu'au 17 juin.Comme d'habitude c'est à voir sans faute! ¦ L'événement du jour c'est sans aucun doute la spectaculaire avant-première de «Once Upon a Time in America» de Sergio Leone, au cinéma Le Parisien, avec grande réception au Château Champlain après la projection de la version écourti-chée (le film dure en version originale trois heures et quarante minutes et les distributeurs américains la présentent en deux heures trente cinq.Sergio Leone sera présent, l'actrice Darlene Fluegel est déjà arrivée et on attend aujourd'hui James Woods et Robert De Niro.Didier Farré a loué un jet privé pour les transporter car De Niro tourne à New York avec Merry I Streep.\u2022 ¦ René-Daniel Dubois est le plus heureux des hommes; son spectacle solo «Ne blâmez jamais les bédoins» remporte un vif succès au cafe theatre La Setgio Leone Licorne, tellement qu'il prolongera sa performance (car c'en est toute une! ) jusqu'au 23 juin.De plus samedi, 2 juin, le public est invité à un événement spécial et gratuit à minuit: une représentation supplémentaire mais avec la participation spéciale de Joël Bienvenue.Radio-Québec prépare un gros show d'information-variétés 11 ne manque pratiquement que les signatures sur les contrats.Radio-Québec prépare pour la saison prochaine un gros show d'information assorti de variété-, y )ur le dimanche soir entre 19 h 30 et 21 h.L'animatrice pressentie est Suzanne Lévesque.Le concept de rémission en question est ne alors que Radio-Québec tentait de convaincre Pierre Nadeau de rester à l'autre télévision l'automne prochain.M.Nadeau, on le sait, a écouté le chant de la sirène et a décidé d'aller animer Le Point en septembre à Radio Canada.Mais, même sans Nadeau, Radio Québec a trouve que l'émission était une bonne idee et a continué de la développer.Le chef-recherchiste sera celui qui travaille avec Pierre Nadeau depuis des années.M.Reynald Savoie.M.Savoie n'est pas allé au Point, mais s'occupe toujours de la recherche de Déjà 20 ans, l'émission de M.Nadeau qui entreprendra sa deuxième saison en septembre à Radio Canada.Mme Lévesque.M.Savoie, la direction de Radio-Québec refusaient en choeur de parler de rémission hier et même d'admettre qu'elle existe à l'état de projets.Mais un informateur fiable nous a révélé beaucoup de détails.Notamment que l'émission sera faite dans les anciens studios de Radio-Canada rue Dor- J s.9 - k> M 4 i mm m RM Suzanne Lévesque Chester ouest, studios appartenant maintenant à Télé-Metropole.L'émission sera enregistrée devant public en fin d'après midi le dimanche, pour diffusion le même soir.Ce sera une sorte de revue de la semaine, présentée photothèque LA PRESSE dans la bonne humeur.Un orchestre d'une quinzaine de musiciens s'oecupera de la partie variétés.Si on veut une comparaison, ce sera une sorte de Station Soleil inversé, la partie information primant sur la partie variétés.Cette dernière ne sera toutefois pas négligée, comme on peut le constater en voyant le nombre de musiciens pressentis.La formule de l'émission veut « remettre du fun dans l'information ».C'est d'ailleurs pour cette raison que le choix de l'animatrice s'est arrête sur Suzanne Lévesque.Mme Lévesque a réussi une rare performance à Radio-Canada cette saison : celle d'animer joyeusement le magazine culturel Coup d'oeil.Pour la première fois, Radio-Canada ne se couvrait pas de ridicule avec son magazine culturel : Mme Lévesque a démontré qu'on pouvait parler de culture sans tomber dans le pompeux et le ton pincé.L'émission Coup d'ovil revient à l'affiche de la télé la saison prochaine, les mercredis soirs juste avant Dallas.Mme Lévesque n'ayant pas encore signe son contrat à Coup d'oeil, on se demande si elle a l'intention de conserver son émission hebdomadaire à Radio-Canada tout en faisant celle de Radio-Québec.Suzanne Lévesque a fait ses classes d'animatrice d'émissions de télé à Bon Dimanche à Télé-Métropole.Elle est une des grandes communicatrices au Quebec en ce moment.Tous les matins, Suzanne Lévesque anime une délicieuse émission radiophonique à CKAC où elle aborde mille sujets.Cette émission est numéro un au pal-mares des cotes d'écoute à Montréal, battant facilement la concurrence.D'ailleurs son émission obtient les meilleurs scores d'écoute durant l'avant-midi au Québec.Radio-Québec veut combler un vide en information les week-ends à la télévision au Québec.On pense pour cette émission à différentes chroniques qui seraient animées par des gens étonnants.On en saura plus long lorsque tout sera signé.Record d'assistance pour Indiana Jones HOLLYWOOD, Californie (AP) \u2014 La nouvelle épopée de Steven Spielberg et George Lucas, Indiana Jones and the Temple of Doom, fait un malheur dans les salles de cinéma de l'Amérique du Nord.Le film d'aventures a amassé des recettes de $42,.litnillions depuis sa sortie il y a six jours, un nouveau record de l'histoire du cinéma.Indiana Jones, dont le rôle titre est tenu par Harrison Ford, devance ainsi Le retour du Jedi qui avait récolté $41 millions en six jours ^J'an dernier.^ Le film de Spielberg est présenté dans 1 685 salles du continent, comparativement à 1 002 pour le troisième épisode de Star Wars.Le premier film d'aventures avec Indiana Jone$ Les aventuriers de VArche perdue, avait récolté près de $13 millions six jours après sa sortie, en 1981.4 * LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 MAI Î984 GRACE KELLY Une vie qui ne fut pas qu'un conte de fées PHILADELPHIE \u2014 La vie de Grace Kelly semble avoir été un conte de fées.Elle régna d'abord à Hollywood, puis sur Monaco.La réalité fut différente, selon Sarah Bradford, comme elle l'explique dans son livre, intitulé La princesse Grace, paru chez l'éditeur américain Stein and Day.DON BEMAN de l'Associated Press « Sa vie n'a pas été aussi facile que je le pensais », a noté S.Bradford.« Grace a réussi dans la plupart des choses qu'elle a entreprises, apparemment sans effort.Comme tous les véritables champions, elle a donné l'impression d'aisance, dissimulant ses efforts, son travail, la discipline qu'elle s'imposa pour devenir actrice, épouse, mère, princesse et amie », lit-on en conclusion.Grace Kelly était le type de personne qui se fixe un objectif, puis trouve le moyen de l'atteindre, explique Mme Bradford.Bien que star, « elle détestait Hollywood » et souhaitait réussir sur scène, où elle joua peu.C'est le cinéma qui la consacra.Pour cette fille d'un riche entrepreneur, une carrière n'était pas considérée comme essentielle, voire souhaitable.C'est à partir de l'été 1951 qu'elle devint un personnage public.« à 21 ans, elle allait connaître deux expériences importantes, son premier amour de grande personne, avec l'acteur Gene Lyons, et son premier grand rôle ».Le.10 août de cette année, Grace reçut un télégramme du producteur Stanley Kramer : « Pouvez-vous vous présenter le 28 août, pour tourner Le train sifflera trois fois avec Gary Cooper comme partenaire ».Pourtant, Grace était essentiellement une personne privée à qui la recherche du succès n'a pas permis de le rester, écrit encore Mme Bradford.On lui prêta des idylles avec William Holden, Clark Gable et Ray Milland, autour desquelles, comme le souhaitait son agent, la presse fit une large publicité.Puis ce fut le tournant de sa vie.Le rêve de la petite fille de Revenir princesse se réalisa, à 26 ans, elle épousa le prince Rainier de Monaco et renonça à sa carrière cinématographique.Entre ce jour et sa mort tragique, en septembre 1982, à 52 ans, * elle a beaucoup changé », affirme sa biographe, « mais, toujours, elle regretta son métier d'actrice ».À un moment, elle a été sur le point de sortir de sa retraite.Alfred Hitchcock, qui avait la confiance du couple, lui avait envoyé Marnie(qui allait sortir sous le titre Pas de printemps pour Marnie) de Grace Winston Graham.Le prince l'aurait encouragée à accepter le défi.Elle accepta et des contacts avaient été pris.Mais l'affaire tourna court parce qu'on avait omis de préciser que son cachet serait donné à un organisme charitable et que les Monégasques eurent l'impression qu'elle abdiquait.photothèque LA PRESSE Grace Kelly recevait en 1955 l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans The Country Girl.¦ Meilleur accès aux radios étrangères HULL (PC) \u2014 Le Conseil de la radiodiffusion et des telecommunications canadiennes a autorisé une meilleure accessibilité aux signaux radiophoniques étrangers sur la bande MF du câble à la condition toutefois que les càbiodistributeurs accordent là.priorité aux signaux canadieps.L£ CRTC a indiqué dans un avis publie que les signaux MA locaux et MF stéréo, CBC et les postes éducatifs MA et MF doivent être prioritaires sur le câble.Les càbiodistributeurs devront également acheminer en priorité les signaux de la télévision payante et les nouveaux services à programmation spécialisée.Après avoir satisfait à ces exigences, les entreprises pourront ajouter des services radiophoniques étran- gers ou canadiens selon la capacité des canaux.Les càbiodistributeurs n'auront pas besoin d'une approbation du CRTC pour organiser leurs services MF en autant qu'ils respectent les nouvelles exigences.Le CRTC annoncera bientôt la date d'entrée en vigueur de ces nouvelles mesures.Les Cinémas et Ciné-Parcs Odéon MB\u2014\\ Douph.n 2 721-6060 80C pm Circulea: y a rien à voir PCX'S ftern 1 2M-2115 U BeUe Captîve Bern 4 286-2115 1 JO 340 5 20 7 20 \u2022 9 10 Il M S I7.NÏ ij:iir.ï \" ^ Un film a» 1 J NAG1SA Les DIEUX sont TOMBES SUR bfl TETE Bern 3 266-2115 MO 330 53C 730 1000 ISABELLE ADJANI Bern 5 2862115 1« tovroi«nt \u2014 On* Vid«o 5 for KM.6.50.9 20.ELYSEE 1 35 MILTON 642 6053 naônoo rtAtni ti \\tx.i i ^ V LE NAVIRE-A^ F Isabelle is.nifiif g-* S; i Thierry w .i^ttii^ Huppert LOlUCne Ihcrmitlc Ia'J.:1LU>1 , La femme, de mon pote V Bertrand BSèr SEM.6:00, 7:55, 9:50.1AVAL5 CENTRE LA\\AL 683-7776 Jl.Michel serrai u lsaklle \\ih\\m JJJ^ ml mortelle randonnée ~ muoinm MHJIH U IM\\RD U PARISIEN 5 480 ST CATHERINE O 866 3856 I ix.n.u ( I M Mil M h 12:40,2:50,5:05,7:20,9 35 interpretation yvj\u2014-rr-oQtt*' comédiens»! est absolument noNp.\"' remarquable.-RcneHomier R.v \" M \\ rut Mit RI.\\ : : Le PARISIEN 4 480 ST CATHERINE U 866 3856 EUZNAN PALCY 1:10,3:10,5:10,7:10, 9:15.14 ANS m 1487 ST cATHCR'Nl O 937 8978 CUV YORK 12:30, 2:20,4:10, 6:00.7:50, 9:45.14 m LA CITÉ: SEM.600, 750.940 \u2022 IOCWS: 12:15.2:05, 4 00.6:00.8 00, 1000 \u2022 DOR VAL: SEM 7.10, 9:05 \u2022 CINÉ-PARC DOLLARD: OUVERTURE À 7.30 DEBUTE AU CREPUSCULE.954 ST CATMtRtNt O 8817437 Pftl RACXO AM REOWSE.LOEWS 1 OORVAL l Cinepatc OOLLARD 3 ?t O AVf OORVAl 631 8586 TRAHS CAHAÛ'E UNI S S S MA 144?3S75 AV DU PARC 844 9470 f -GO going BESIRK.PARISIEN: 12 45 2 30.4 15.6 00, 7 45.9 35 GREENFIELD: SEM 6 05, 7 50 LAVAL: SEM 0:00, 7.40 VERSAILLES: SEM 6,15, 750 l2#OJUWDWLRl\"l UraiGrtfoMdlVtniilts.Le PARISIEN 3 GREENFIELD PARK 3 480 st CATHERINE O 866 3856 PL GRCENFiElD PARK 571*6129 LAVAL 4 VERSAILLES 2 \u20224 «a ^^^^^^^^^?j^^^^^bû^^^^53 788C^jAÇ2SON^ PARISIEN: 12:25, 2 10, 4.00.5 45.7 35, 9 20 GREENFIELD: SEM.6:15.8 00 VERSAILLES: SEM 6:15.7 45 Le PARISIEN 480 ST-CATHERINE O 866-3656 GREENFIELD PARK 2 PL GREfNFIELD PARK 671-6129 VERSAILLES 3 PLACE VERSAILLES 353- U9- 3 A Dl$ SON TS^O^AOïSjîy 2« Film au* Cmiiffald 9t VirtâWlRi?LE PLUS GRAND FILM DU FESTIVAL - ucmamdGay ii o*veil 3 SEM.7:00, 9:00.ELYSEE 2 35 VILTON 842-6053 0^ SE.M.6:00, 7:15, 8:25.' PLACE VERSAILLES 353-7880 RAD'SSO^i VERSAILLES 1 omancuv?ST0NE> -\"mm ioi DORVAL: SEM.7:15, 9:25.LAVAL: SEM.7:15, 9:20.CINE-PARC POLLARD: OUVERTURE A 7:30, RADIO AM REQUISE.OORVAL 2 ?60 AVE DORVAL 631 8586 LAVAL 3 \u2014-Cinêpatx TWO OF A KIND** Cineparc DOLLARO 2 CENTRE LAVAL 688 7776 TRAMS CAM0IER11 S bb IRA 1442 ËE3! Greystoke Till \u2022 H.l Ml ,# TARZAN LOIWS: 12 00, 2:15, 4 35.7 10.930.KENT: SEM 700.9:15 LOEWS 2 KENT 2 954 Si CATHf RiNE (> «61 7437 PtEl 18100 SHER8AOOKE O TIP THE FINAL CHAPTER & PALACE 6 698 bTCATHtRiNr O 866 6991 Me GILL 1:30,3:10.4:50.6:30.8:10.9:50 * FI RESTARTER r Aura-t-elle le pouvoir de survivre?* ~ *M 14 AMS PALACE: 12 20, 2 30.4 40.6 50, 9 00 \u2022 LA CITE» SEM 700, 9:10 \u2022 LE CINEMA: SEM 7 20.9 30 \u2022 CINE-PARC DOLLARD: OUVERTURE A 7 30.DÉBUTÉ AU CREPUSCULE.RADIO AM REQUISE.- 698 ST CATHERINE O 886 6991 Me CUV l .* \u2022 .h PALACE 2 LE CINEMA Cinepatc OOLLARD 1 WeSTMOONT SQUARE 931 2477 IRAWS CARAQItlIWt S SS M4 1447, FA»# \u2014C i n opo if ' LaCité 2 1575 AV PU QARC 644*470 I \"THE TAN K 898 ST CAT y* RiNE O 866 6991 McGlll 1 15.3 15.5*15.7 15, 9151 les dossiers seer els de Hollywood JOSEPH D/MONA 21 Lc vol 70(> de la Hughes Air West avait décollé de l'aéroport international de Los Angeles avec quarante-trois personnes à son bord.Un Phantom F-l de la Navy, avec un équipage de deux hommes et un radar défectueux, filait à toute allure à sa rencontre.Au dessous de l'appareil, à trente-cinq kilomètres à l'est de Los Angeles, s'étendaient les montagnes de San Gabriel, une chaîne de pics déchiquetés et de vallées boisées, considérée comme» l'un des reliefs les plus tourmentés des États-Unis.A une altitude de douze mille pieds, l'appareil militaire percuta de plein fouet l'avion de ligne.Une explosion titanesque embrasa le ciel.Nombre de passagers lurent instantanément carbonisés sur leurs sieges.Puis le gros appareil se volatisa et les corps tombèrent dans le vide.La désintégration de l'avion de ligne fut si totale qu'on n'en retrouva que de minuscules fragments.Les corps et membres disloques des victimes furent dispersés sur des kilometres dans la montagne.Quelques minutes plus tard, l'équipe-action était convoquée dans mon bureau.Les corps devaient être identifiés tant pour des questions juridiques \u2014 problèmes d'assurance, par exemple \u2014 que pour l'information des familles.\u2014 Comment atteint-on les lieux de l'accident?demand ai-je.\u2014 Il n'y a pas de route, me répondit-on.Le village le plus proche est à plusieurs kilometres.Il faudra se faire poser par des hélicoptères.Vêtu de l'uniforme de l'équipe-action \u2014 casque rouge, bottes et combinaison kaki portant l'inscription «coroner» en lettres d'or sur le dos \u2014, je m'envolai avec Pavant-garde de l'équipe vers le site de la catastrophe.Avant même d'y être parvenu, je compris que nous allions avoir des problèmes.Non seulement le terrain était dangereusement accidenté mais un brouillard à couper au couteau nous masquait les montagnes.Notre avant-garde allait avoir à travailler avec des équipes du même type déléguées par les services du shérif et les sapeurs-pompiers de Los Angeles pour défricher un coin de forêt destiné à servir de piste d'atterrissage aux hélicoptères, mettre en place un centre de transmission et commencer la recherche des corps.Elle dis posait d'outils et de matériel appropriés, ainsi que d'une grande tente et de rations alimentaires pour une semaine.Car je pensais qu'il faudrait bien une semaine.J'avais déjà revu des informations sur l'ampleur de notre tâche.Les corps, vraisemblablement brûlés au point d'être méconnaissables, étaient éparpillés à des kilometres d'intervalle sur un terrain extrêmement accidenté.En approchant, nous vîmes, à travers le brouillard, les hélicoptères des pompiers qui se maintenaient en vol stationnaire au-dessus d'une vallée.Mais, lorsque notre propre appareil des vendit, le brouillard était tellement opaque que les pompiers et les sauveteurs semblaient des ombres fantomatiques (huis les taillis.Notre équipe d'avant-garde rassembla rapidement son équipement et gagna le sol par des échelles de corde.Nous leur finies suivre le reste du matériel mais.déjà, nous ne les distinguions plus.le savais que la recherche des corps serait impossible cette nuit-la.En revanche, les équipes pourraient commencer le travail de déf rich age et installer la station radio, .le ne les enviais pas mais je savais qu'ils étaient bien entraînés et qu'ils ne manqueraient de rien.A une exception pres.Au moment ou nous nous apprêtions a repartir, j'entendis un cri dans le brouillard: ««Ile.docteur Noguchi! Faites nous au moins descendre un pack de bière! » Lorsque je revins, le lendemain matin, mon équipe et celle du shérif, baptisée «Les Mouflons»., avaient oeuvré toute la nuit.La piste pour hélicoptères et la station radio étaient prêtes.Une autre équipe action fut déposée au sol tandis que je survolais les lieux dans un autre hélicoptère, gardant le contact radio avec les appareils des sauveteurs et des pompiers afin de coordonner nos recherches avec les leurs.Une reconnaissance au sol, en effet, nous était immédiatement apparue inutile.La broussaille qui s'élevait à plus d'un metre cinquante dissimulait tout.Il fut donc décidé que les recherches se feraient par voie aérienne.Les hélicoptères sillonnaient la zone en rase-mottes.Lorsqu'un homme repérait quelque chose, les appareils s'immobilisaient au-dessus de l'endroit.Le vent des pales écartait les herbes et les broussailles, de sorte que le corps ou le morceau de corps pouvait être repéré.Nous signalions alors son emplacement à nos équipes action qui se frayaient un chemin jusqu'à lui.S'approcher si près du sol sur ce terrain montagneux était un travail dangereux pour les hélicoptères.Les pales de l'un d'eux percutèrent un gros rocher saillant d'un pan de montagne.L'appareil s'écrasa mais n'explosa pas.Le pilote, commotionné mais très légèrement blesse, lut immédiatement secouru et charge dans un autre hélicoptère qui le transporta au centre de soins.Les délicates recherches se poursuivirent plusieurs jours durant.Les membres de l'équipe-action étiquetaient chaque cadavre retrouvé «Doe Un», «Doc Deux».«Doe Trois», etc.Impossible de préciser John ou Jane Doe *.Les dépouilles étaient trop calcinées pour qu'il fût possible de déterminer immédiatement leur sexe.Les équipes recherchèrent également dans les alentours des objets susceptibles d'aider à l'identification.Ces articles étaient placés dans des sacs portant le même numéro que le «Doe»» auquel ils semblaient appartenir.Elles recherchaient également tout objet susceptible de concerner la sécurité nationale ou de représenter une quelconque importance à un autre titre.Quelques années auparavant, un représentant d'une firme automobile s'était écrasé dans un accident d'hélicoptère avec les plans ultra-secrets d'une série de modèles à venir.Nous avions retrouvé ces plans au sol et les avions retournés au constructeur sans que le secret en soit violé.Au bout du compte, le corps de chaque passager de la Hughes Airlines fut retrouvé et transporté en hélicoptère vers une chapelle ardente improvisée dans une cour d'école de la ville de Duarte, où des tentes avaient été dressées.Ensuite, toutes les victimes furent acheminées vers l'Institut médico-légal de Los Angeles et le processus d'identification put commencer.Tous les non-professionnels ayant vu les corps dans la chapelle ardente étaient persuadés qu'une telle identification serait impossible.Nous nous y attelâmes cependant, en réalisant ce qu'on pourrait appeler un travail de déduction ou, pour employer un terme plus technique, en utilisant ce que les informaticiens appellent le procédé du branchement.Pour commencer, toutes les parties d'un même corps furent mises ensemble.C'est-à-dire que tronc, bras, jambes furent regroupés.Lorsqu'un os est brisé, les deux bords de la fracture ont une forme très particulière qui permet de les assembler comme les pièces d'un puzzle.A quelques détails près, il en va de même pour les muscles et autres tissus déchirés.Quarante corps complets purent ainsi être reconstitués.Mais, en raison des brûlures, aucune pouvait être reconnu visuellement, même par des proches.Seuls deux d'entre eux possédaient encore des empreintes digitales identifiables.Nous dressâmes donc un vaste inventaire de nos informations, destiné à opérer des recoupements.La liste des passagers nous permet de connaître le nom et l'adresse des victimes.Nous déterminâmes ensuite le sexe et l'âge approximatif de chacune d'elles.La présence d'arthrite ou une hypertrophie de la prostate, par exemple, nous permettaient de déceler les personnes plus âgées.Puis, sous la direction du Dr Dean V.VVi-selay, chef de la division médicale, des médecins légistes adjoints pratiquèrent les autopsies.Une consigne bien particulière leur avait été donnée: essayer de retrouver sur les corps tout signe particulier.Y avait-il des fractures anciennes?Des traces d'appendicectomie ou d'hystérectomie?Une cicatrice encore visible?Si oui, l'information devait être consignée sur la fiche «Doe» correspondante.Pendant ce temps, l'équipe identification et information contactait les familles et leur demandait des renseignements sur les victimes.Entre autres choses, on les interrogeait sur la couleur des cheveux (les racines résistent parfois au feu), les antécédents chirurgicaux, la présence de cicatrices caractéristiques ou de tout autre signe particulier.Tandis que ce travail se poursuivait, le service d'odontologie médico-légale recevait des dossiers dentaires en provenance de toutes les régions des États-Unis.De leur côté, les anthropologues du service séparaient les corps en fonction des critères raciaux.Une fois toute ces informations rassemblées, il nous fut possible de les confronter à celles que nous avaient apportées l'autopsie et la radiographie de chaque corps.Les antécédents chirurgicaux nous furent particulièrement précieux pour l'identification de certaines victimes.Nous retrouvâmes des broches sur lesquelles nous relevâmes des numéros de brevet, ce qui nous permit de retouver le fabricant et parfois même l'endroit où l'opération avait été pratiquée.Les racines de cheveux ou de poils auxiliaires qui avaient résisté au feu furent examinées au microscope pour déterminer la couleur des cheveux et des yeux des victimes.La couleur des cheveux et des poils est due à un pigment, la mélanine.La présence abondante de ce pigment donne des cheveux foncés et des yeux bleus.Des objets ou documents trouvés sur les corps ou à proximité \u2014 alliances, papiers d'identité encore déchiffrables \u2014 aidèrent également au travail d'identification, de même que les prothèses dentaires.Les prothésistes indiquent fréquemment leur nom et la date de fabrication sur leur produits.Cela nous permit de découvrir le nom de certains porteurs de prothèses.L'opération aurait été facilitée si, comme je l'avais maintes fois suggéré, le numéro de sécurité sociale de l'intéressé avait été inscrit sur la prothèse.(En 1983, une loi dans ce sens fut votée en Californie.) Finalement, chaque victime de la tragédie de San Gabriel fut indentifiée.Le remarquable travail réalisé par nos équipes valut au service une réputation qui s'étendit dans le monde entier, si bien qu'un an plus tard, lorsqu'un avion de la Pan-American s'écrasa dans le Pacifique sur l'île de Pago Pago, les cent deux victimes, brûlées, mutilées et méconnaissables furent, à la demande de l'Aéronavale, dirigées sur le service médico-légal de Los Angeles.Le travail fut beaucoup plus difficile que lors de la catastrophe de San Gabriel.Le tiers des passagers était originaire des Iles Samoa.Il y avait quelques Asiatiques, notamment des Chinois de Formose, et les autres étaient de race blanche.La première tâche incombant à nos anthropologues, consista à faire le tri entre les différentes races.Il se fondèrent sur les caractéristiques suivantes pour différencier les Blancs des Jaunes: 1) presque tous les Asiatiques ont les pommettes haut placées.2) chez les Asiatiques le tour de crâne est généralement plus arrondi que chez les Blancs.Le crâne typique de la race blanche présente des dimensions plus importantes dans sa longueur (du frontal à l'arrière du pariétal), et plus étroites dans sa largeur (d'un pariétal à l'autre).Il est également plus allongé dans le sens de la hauteur que celui des Asiatiques; 3) la plupart des Asiatiques ont des incisives » spatulées; 1) une grande partie des crânes asiatiques se caractérisent également par un orifice nasal différent.Le nez des Asiatiques, en effet, est généralement plus large et plus court que celui des Blancs.Pour différencier les victimes samoanes, nous possédions une caractéristique anthropologique.Les Polynésiens comme les Samoans présentent des caractéristiques semblables aux races orientales, mais ils sont généralement plus musclés.Pour supporter une importante masse musculaire, il faut une charpente appropriée.Aussi les Polynésiens ont-ils fréquemment un squelette plus lourd que celui des Orientaux.à suivre c Presses de la Cité.1984.pour la traduction française 4- i "]
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