La presse, 16 juin 1984, Publireportage. Fédération des caisses populaires Desjarins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec. 60e anniversaire
[" Publireportage Montréal Samedi, 16 juin 1984 La Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec n'est pas une simple entreprise, (.) elle est, par-dessus tout, une école, un enseignement de solidarité.» Alphonse Desjardins FONDATEUR DES CAISSES POPULAIRES i V ouligner avec éclai le soixantième anniversaire de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec (FMO) sans faire référence à Alphonse Desjardins, fondateur du mouvement, serait ni plus ni moins qu'un crime de lèse-majesté.Les historiens qui ont tracé le portrait de ce pionnier du coopératisme au Québec ont toujours fait valoir, et pour cause, sa grandeur d'âme, sa force, sa détermination.Rares sont ceux qui ont osé dire qu'il était aussi un «curieux homme» et que s'il revivait aujourd'hui on ne manquerait pas de le pointer du doigt en le traitant d'utopiste, de «visionnaire gauchisant».Car si les caisses populaires peuvent aujourd'hui s'enorgueillir, à juste titre, de disposer d'un actif important et d'être une force qui fait envie et avec laquelle l'économie québécoise doit dorénavant compter, c'est que Alphonse Desjardins avait, en son temps, vu et compris que pour que ses compatriotes se taillent une place enviable au soleil, il fallait les doter de moyens à leur mesure.Qui oserait aujourd'hui prétendre qu'il n'avait pas vu juste?Le témoignage rendu par Alphonse Desjardins en 1906, devant un comité spécial d'enquête du gouvernement fédéral chargé de l'étude de la loi concernant les Sociétés coopératives, démontre bien à quel point il était à la fois visionnaire et stratège.Dans un premier temps, Alphonse Desjardins affirme qu'il est nécessaire de préciser clairement que «ces associations (il fait référence aux caisses) ne sont pas organisées en vue d'exercer leur activité dans le rayon occupé par les banques ordinaires ou de devenir, à un titre quelconque, des rivales des institutions financières existantes à base plus large et visant des opérations beaucoup plus considérables.Comment ne pas dire que Desjardins était habile.Il savait pertinemment bien qu'en brandissant l'étendard d'un éventuel pouvoir économique canadien-français, les tenants du pouvoir d'alors n'auraient pas manqué de lui mettre des bâtons dans les roues, voire de lui arracher la charette.Mais cela ne l'a pas empêché de faire connaître ses couleurs.«Elles (les caisses) sont I ! Alphonse Desjardins (1854-1920) a doté les Québécois de moyens à leur mesure La première caisse populaire en Amérique était logée dans la résidence même d'Alphonse Desjardins, à Levis.Les biographes du fondateur nous disent que jamais il n'a touché un seul sou à titre de propriétaire du local occupé par la caisse ou encore comme directeur de celle-ci.nécessaires et elles rendront de très précieux services parce que leur existence même donnerait satisfaction à un besoin non prévu par notre régime économique (.) Voilà le seul objet qu'elles veulent atteindre, voilà leur seule mission: rien de plus, rien de moins.» Et Desjardins d'ajouter, comme pour insister sur ce qui se préparait: «Envisagée de ce point de vue, leur existence contribuerait dans une large mesure à l'expansion du volume des affaires qui se portent vers nos grandes banques, et accroîtrait les activités de notre développement économique, en augmentant leur puissance, parce que ces sociétés donneraient aux plus humbles dans les classes populaires l'arme irrésistible du capital, quelque petit qu'il serait, arme dont ils ont besoin pour féconder leur travail et leurs énergies.» L'homme, on le voit, était habile, pour ne pas dire séducteur.Il savait que réveiller le dieu endormi (les banques et le grand capital) n'aurait servi à rien.Il valait mieux offrir aux classes plus pauvres un moyen qui \u2014 Desjardins le savait parfaitement \u2014 ne manquerait pas de grandir et de s'affirmer.«Ces associations, disait-il, aideront les classes plus pauvres en leur offrant le crédit qu'elles méritent lorsqu'elles ont à souffrir de circonstances adverses, aide qu'elles ne peuvent avoir maintenant qu'à conditions ruineuses du préteur sur gage, dont les affaires sont florissantes dans nos provinces, ou des usuriers dont les exactions ont soulevé le sentiment public à un tel point que le parlement fédéral aussi bien que quelques-unes des législatures provinciales ont cru de leur devoir de légiférer contre eux.Ces lois anti-usuraires peuvent avoir du bon en ce qu'elles permettront de châtier ici et là quelques usuriers traduits devant les tribunaux, mais aucune d'elles n'offre le vrai remède et ne procure aux pauvres victimes de ces usuriers les fonds dont elles ont besoin, et c est ce remède-là même que donnent ces associations de crédit et d'épargne, si nombreuses en Europe, et qui tendent à se répandre dans le monde entier parmi tous les peuples civilisés.» Desjardins savait aussi se faire rassurant.N'ayons pas peur des mots: il y a tout lieu de croire qu'Alphonse Desjardins était un «ratoureux».Au début du siècle, les banques, dont le rôle premier a toujours été de faire de l'argent, étaient au service de la grande entreprise et des mieux nantis.L'«establishment» du temps n'a d'ailleurs jamais nié que ceux que Desjardins appelait les classes les plus pauvres constituaient la majorité et que c'est à l'intérieur de celles-ci que l'on puisait, à bon marché, la main-d'oeuvre dont on avait besoin.On prenait d'ailleurs bien soin d'interdir aux «french canadiens» qui, le temps venu, avaient toutes les qualités sauf celles de faire de I argent et d'être considérés comme des égaux, l'accès au grand capital.Pendant longtemps on a voulu faire croire que c'est uniquement la peur et le manque de connaissances économiques qui furent à l'origine du «bas de laine».Sans doute est-ce en parti vrai, mais il y a plus.Comme les «modestes pécules» n'intéressaient personne, il fallait bien les ranger quelque part.Desjardins savait fort bien que l'argent qui dort, quelle que soit l'importance de la somme, ne rapporte pas.Le but des sociétés coopératives d'épargne et de crédit, tel qu'énoncé par Alphonse Desjardins, dit on ne peut mieux les moyens que l'on devait se donner pour grandir économiquement: 1 - «Protéger ses membres contre les revers de fortune, les résultats du chômage, la maladie, l'indigence en leur enseignant les bienfaits inappréciables d'une sage prévoyance appuyée sur la coopération, notamment en faisant naître et en développant chez eux le goût et la pratique constante et vigoureuse de l'épargne la plus modeste 2 - Leur venir en aide par l'usage sage et prudent du crédit sous forme de prêts et avances dont l'emploi, préalablement communiqué à la société et approuvé par elle, est conforme a l'esprit de sa fondation.3 - Permettre aux personnes dépourvues de fortune mais honnêtes et laborieuses, d'en faire partie en leur accordant la facilité de s'acquitter des parts sociales souscrites par des versements hebdomadaires très minimes.4 - Assurer la pratique des vertus chrétiennes et sociales qui distinguent le bon citoyen, le travailleur laborieux et intègre, en exigeant avant tout des sociétaires emprunteurs des garanties morales de premier ordre.5 - Combattre l'usure au moyen de la coopération, en offrant à tous ceux qui le méritent par leur amour du travail, leur habileté et l'honnêteté de leur conduite, le crédit dont ils ont besoin dans l'exercice de leur état, assurant aussi leur indépendance vis-à-vis des prêteurs qui prélèvent des commissions ou intérêts exorbitants, ou de ceux qui imposent d'autres conditions de crédit trop onéreuses.6 - Féconder l'esprit d'initiative et le travail local, industriel ou agricole, par remploi prudent de l'épargne produite dans la circonscription même de la société.7 - Répandre parmi ses membres la connaissance pratique des principes élémentaires de la science économique.8 - Leur enseigner le respect de leurs engagements, ainsi que les avantages qui résultent inévitablement pour ceux qui remplissent fidèlement les obligations auxquelles ils ont souscrit.9 - Créer et accroître la confiance mutuelle entre les sociétaires par des rapports économiques basés sur la foi de garantir d'un ordre élevé puisqu'elle repose en très grande partie sur la moralité, l'honnêteté, l'ordre, l'amour du travail et la prévoyance.^ ?^* o Q C en O z TO m > CO > m g o g Z o oo CO - Après la crise, une nouvelle solidarité est à créer \u2014> 10 - Leur procurer graduellement par des efforts persévérants ayant pour objet l'épargne, et comme conséquence, une juste mesure de crédit, l'indépendance économique qui fait naître et grandir le sentiment de la dignité personnelle, et convainc de la nécessité de compter avant tout sur soi-même pour améliorer la situation et s'élever dans l'ordre social.» À 46 ANS IL FONDE LA PREMIÈRE CAISSE L'énoncé de principes d'Alphonse Desjardins tenait compte de la situation qui régnait au Québec vers la fin du XIXe siècle.Aux prises avec de graves difficultés, l'économie de la province subissait alors de profondes et nombreuses transformations.À plusieurs endroits l'agriculture, pour survivre, doit se commercialiser.Faute de moyens, ce n'est guère facile.D'autant que, même devenue entreprise commerciale, elle est soumise aux aléas du marché.Il y a aussi, bien sûr, l'industrialisation et l'urbanisation qui bouleversent le paysage québécois.Au moment où les prix sont à la baisse, ce qui a pour effet d'affecter sérieusement les revenus des agriculteurs, ceux-ci se voient forcés d'accroître la superficie de leurs exploitations, de se remettre au défrichage, d'améliorer leurs méthodes de culture et de se procurer des instruments aratoires coûteux.Les travailleurs de la forêt, pour leur part, sont à la merci de l'industrie du bois frappée elle aussi de fluctuations incontrôlables Dans les villes, rares sont les ouvriers qui vivent dans l'aisance.Déjà, en temps normal, ils ne parviennent que difficilement à nourrir leur famille, en temps de crise il suffit que survienne la maladie ou le chômage et c'est la catastrophe.La misère est d'autant plus grande qu'à la ville comme à la campagne on ne prête qu'aux riches, il n'existe pas de système de crédit adapté aux besoins.Une seule solution: emprunter aux usuriers voraces et peu scrupuleux, î) C'est dans ce contexte 3 qu'Alphonse Desjardins, alors ^ sténographe parlementaire à * Ottawa, propose la création de 5 sociétés coopératives 2 d'épargne et de crédit.Curieusement, en 1900, o K 7 5 < o -i < jj Z D o Alphonse Desjardins n'a rien d'un I génie de la finance.Il a, par contre, une connaissance profonde de son milieu.Quand il parle de «misère», il ne s'agit nullement ¦ d'une notion vague.A 16 ans, j ses parents n'étaient pas riches, il doit abandonner ses études.| Après un bref séjour dans la milice canadienne, il devient journaliste.D'abord à l'Écho de Lévis et ensuite au Canadien.Une excellente école pour qui veut apprendre la vie.En 1879, il est sténographe parlementaire à l'Assemblée législative de Québec.En 1882.après un bref i retour au journalisme, il est i nommé, par le gouvernement ! conservateur d'Ottawa, j sténographe à la Chambre des ! communes.Certains biographes i d'Alphonse Desjardins affirment i que c'est surtout à son ardeur j au travail, à son altruisme, à son ambition et à sa volonté que rien ne peut fléchir qu'il faut attribuer les raisons profondes de sa réussite.Alphonse Desjardins était aussi un homme de réflexion.Il prenait le temps nécessaire à ressasser les problèmes et leurs solutions avant de prendre position.L'intelligence n'est pas exclusivement affaire de vitesse.Quand Alphonse Desjardins fonde la caisse populaire de Lévis, le 6 décembre 1900, il a 46 ans.Sa conception originale des caisses coopératives d'épargne et de crédit était le résultat d'une analyse en profondeur de différents modèles de sociétés coopératives d'origine européenne.Il faudra six ans de lutte pour que la formule Desjardins triomphe et soit acceptée.Les débuts furent lents mais l'oeuvre progressa rapidement.Alphonse Desjardins était un propagandiste hors pair et l'appui du clergé créa un climat propice.De 1907 à 1914, 157 caisses verront le jour.En 1914, la maladie forcera Alphonse Desjardins à ralentir ses activités sur le terrain, mais lui permettra de repenser son oeuvre et de trouver des solutions aux problèmes rencontrés jusque-là.A compter de 1916, il travaillera à l'élaboration d'un projet de fédération et d'unions régionales qui sera repris par ses successeurs.Sur son lit de mort, il dira à sa femme: «Mon sacrifice est fait totalement.Après toi et mes enfants, ce sont mes caisses qu'il me coûte le plus de laisser».C'était le 31 octobre 1920.Le 15 décembre de la même année, l'Union régionale de Trois-Rivières est créée.Les autres suivront peu après.L'oeuvre se poursuit, fl LA FMO ET LES CONTRAINTES ÉCONOMIQUES Solidarité.Le mot est à la mode.Et il faut bien dire qu'on nous le sert à toutes les sauces.Mais s'il est une histoire à laquelle il colle parfaitement, c'est bien celle de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec.Tout au long des soixante années d'existence de la FMO, la solidarité a été au coeur de tout ce qui a été mis en oeuvre pour que le meilleur intérêt des coopérants soit protégé et que leur patrimoine prenne, avec le temps, les dimensions que nous lui connaissons aujourd'hui.La FMO présente cette année un actif qui la classe au septième rang des plus importantes institutions bancaires du Canada.Fait étonnant, cette réussite remarquable, qui vient 60 ans après la fondation de la FMO, repose entièrement, depuis ses débuts et conformément à la volonté du fondateur Alphonse Desjardins, sur des dirigeants bénévoles.C'est à eux, somme toute, qu'il revient d'avoir donné à la caisse populaire l'image qu'on lui connaît.Ils lui ont conféré une crédibilité grâce à laquelle des millions de Québécois ont eu et continuent d'avoir confiance.Pour le mouvement coopératif Desjardins, la solidarité repose essentiellement sur une prise de conscience d'intérêts communs.Si la FMO peut aujourd'hui, et à juste titre, s'enorgueillir d'un actif de 6,7 milliards $, c'est que tout au long de son histoire chacun s'est senti solidaire de ceux qui l'ont précédé.C'est ainsi que s'est construit, parfois difficilement, cet important patrimoine économique et financier, ce levier économique dont personne n'oserait contester l'importance.Jusqu'ici la solidarité a donné d'excellents résultats.Quel sens prendra-t-elle dans l'avenir?Quelle sera la nature des défis qu'il faudra relever pour que la croissance de la FMO et de ses caisses affiliées non seulement se maintienne mais atteigne de nouveaux sommets?Pour M.Guy Bernier, président et chef de la direction de la FMO, pour apporter réponse à cette question il ne faut négliger aucun des facteurs qui ont influencé le cours des événements.Ils sont nombreux.Mais le plus important, paradoxalement, il faut le chercher dans les objectifs du mouvement coopératif Desjardins qui sont beaucoup plus vastes que ceux de toute autre institution financière.«En tant que coopérative, de dire M.Bernier, nous avons pour mission première d'assurer la primauté de l'homme sur le capital.Cette primauté de la personne sur le capital n'est pas incompatible, loin de là, avec des objectifs qui visent à garantir aux coopérants la défense et la promotion de leurs intérêts.» REPENSER LA STRATÉGIE Dans son allocution prononcée à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de la FMO, tenue à Hull le 26 mai dernier, M.Bernier a retracé la progression financière des caisses affiliées: «Quinze ans après sa fondation, la Fédération comptait 122 caisses dont les actifs totalisaient 3,4 millions $.Après 25 ans, 191 caisses regroupaient des actifs de 42 millions $.Cinquante ans plus tard, 332 caisses avaient des actifs de 1,3 milliard $ et aujourd'hui, en cette soixantième année, les 342 M.Guy Bernier, président et chef de la direction, Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest du-Quebec.caisses affiliées à la Fédération possèdent des actifs de 6,7 milliards $.Il va sans dire que cette progression n'a pas été exempte d'embûches et de difficultés, particulièrement lors de la crise qui n'a épargné personne au cours des dernières années.«Même si nous n'avions pas accès, comme les banques, au marché international, nous sommes quand même parvenus à limiter les dégâts tout en devenant plus concurrentiels.JOYEUX 60e ANNIVERSAIRE DE LA PART DE LA FÉDÉRATION DES CAISSES D'ÉCONOMIE DESJARDINS DU QUÉBEC ET DE SES CAISSES AFFILIÉES «Nous avons diversifié nos activités vers le prêt commercial, industriel et institutionnel.Mais au-delà de cette diversification, la crise économique nous a fait prendre conscience qu'il était plus que jamais nécessaire d'unir nos efforts pour accroître notre force de solidarité, d'efficacité, de concertation.«Nous avons pris les mesures qui s'imposaient.Mais sans l'accueil que ces mesures ont reçu dans nos caisses affiliées, je ne suis pas sûr que le résultat aurait été celui que nous connaissons.«Il devenait indispensable de repenser notre stratégie et de diversifier nos produits tout en maintenant auprès des principaux intéressés, les membres, les services qui sont à l'origine de notre force.«Les dirigeants des caisses ont donc pris des mesures énergiques pour contrôler étroitement la croissance des dépenses d'opérations et raffermir la gestion.En février 1982, le trop-perçu était de 0.30$ pour 100$ d'actif.En février 1984, il a atteint 1,02 $, ce qui revient à dire que nous devrons continuer de réduire les frais d'opérations, puisque la marge bénéficiaire qui résulte de la différence entre les intérêts perçus et ceux payés a tendance à diminuer lorsque les taux sont à la hausse.» ET SI L'ETAT VENAIT SIPHONNER NOS ÉPARGNES.!l est clair que l'avenir de la FMO et de ses caisses affiliées dépend en grande partie de leur capacité de s'adapter à la conjoncture économique.Pour cela, il faut bien la connaître.L'analyse que fait M.Bernier de la situation économique actuelle est intéressante à plus d'un point de vue.Et elle a, entre autres mérites, celui d'être claire.Selon lui, la fin de la crise ne signifie pas pour autant que nous retournerons à des règles du jeu économiques telles que nous les avons connues avant qu'elle se manifeste, il faudra compter avec l'instabilité et les nouvelles habitudes.Au cours d'un discours prononcé devant les représentants des caisses affiliées à la FMO du secteur de Valleyfield, il déclarait: «(.) Cette relance est fragile.Lisez les bulletins économiques des grandes banques à charte.Les indicateurs sont prudents.Ils craignent le retour de l'inflation; ils ne prévoient pas une diminution remarquable du chômage, qui devrait se maintenir au-delà de 10 p.cent au Canada en 1984; ils conditionnent la stabilité des Le cardinal Léger: un propagantiste de renom Le cardinal Paul-Émile Léger a un jour déclaré à propos du développement des caisses populaires: «L'on ne saurait trop se réjouir des développements progressifs de cette institution extrêmement bienfaisante.Aussi l'Église bénit-elle avec sérénité les nouvelles unités de cette oeuvre de promesses.Aussi longtemps et partout où les principes du fondateur resteront à l'honneur, les Caisses populaires vivront et grandiront.La Société est, par essence et définition, l'organisation de l'entraide humaine.Ce secours mutuel que ses membres sont appelés à fournir découle de leur nature même.» Quand à l'oeuvre d'éducation et de formation, le cardinal Léger ajoutait: «Les Caisses populaires revendiquent, en effet, de par leurs constitutions mêmes, le rôle d'écoles où s'enseigne la pratique de la grande vertu, sociale et toujours nécessaire: l'épargne.» Les caisses en bref Le mouvement Desjardins compte environ 3 500 000 membres, 1 900 dirigeants bénévoles et 20 000 employés.réunit 1 415 caisses populaires ou caisses d'économie Desjardins, regroupe 11 fédérations et 1 confédération, 4 institutions membres, 12 institutions spécialisées.Des 11 fédérations, celle de Montréal et de l'Ouest du Québec vient au premier rang pour le nombre de ses caisses affiliées, soit 332.Elle occupe également le premier rang au chapitre de l'actif avec 6,7 milliards $.«On a les que I on mérite » En 1976.Albert Brie, dans un cahier spécial du Devoir consacré à Place Desjardins, écrivait ce qui suit: «Joseph de Maistre a pu dire que «toute nation a le gouvernement qu'elle mérite».Qu'on me permette de le paraphraser en proclamant que «tout Québécois a la caisse populaire qu'il mérite».Que la petite caisse ait pu, au fil des ans, essaimer au rythme d'une progression géométrique et engendrer le Complexe Desjardins, il n'y a pas de sotte prétention à publier qu'il est sa création, l'oeuvre de son petit pécule productif.Pour une fois que le mérite est gratifiant, pourquoi ne sen prévaudrait-il pas orgueilleusement?» ¦ taux d'intérêt à la tenue problématique du dollar canadien; ils s'interrogent surtout sur les pressions que les déficits budgétaires astronomiques des gouvernements ont exercé sur les taux d'intérêt, même s'ils prévoient qu'ils ne produiront pas beaucoup de dommages dans l'immédiat.» M.Bernier n'est pas tendre à l'endroit de nos gouvernements.Et pour cause.« (.) Les 27 milliards $ de déficit prévus par le ministre canadien des Finances lors du dernier discours du budget sont proportionnellement plus énormes et plus lourds à porter pour chaque citoyen canadien que les 85 milliards $ prévus par le gouvernement américain pour l'année 1984.«Des déficits de cet ordre, aussi bien à Québec qu'à Ottawa, sont inquiétants, car il est à prévoir que tôt ou tard ils exerceront une poussée à la hausse sur les taux d'intérêt quand l'énorme demande des emprunts gouvernementaux commencera, pour de bon, à siphonner les épargnes.» NOUS NE SOMMES PLUS COMME AVANT 1979 Il est incontestable que les consommateurs que nous sommes sortent de la récession avec de nouveaux réflexes.Nous achetons peut-être autant, mais nous choisissons mieux, et nous n'achetons plus du premier vendeur venu.M.Bernier abonde dans ce sens.«La crise nous a forcés à développer, en tant que consommateurs, de nouvelles attitudes.Les membres des caisses ne sont pas comme avant 1979.Quant aux clients des banques, ils ne sont plus inconditionnellement attachés à l'une ou à l'autre.«La volatilité des taux d'intérêt et la concurrence effrénée à laquelle les institutions financières se sont livrées ont amené les gens à faire du magasinage, à mieux se renseigner, à se montrer plus difficiles sur la qualité de l'accueil et du service.«La crise nous a fait réaliser, en ce qui nous concerne, que l'argent n'entrait pas dans une caisse automatiquement, obligatoirement.» Et M.Bernier de conclure ce chapitre en déclarant: «Nous savons maintenant que la croissance n'est pas un phénomène continu et obligatoire, comme le lever et le coucher du soleil.Avec la dénatalité, le chômage, les nouvelles attitudes du consommateur, nous savons que notre croissance se fera désormais aux dépens des concurrents.Et j'ajouterai que nos concurrents le savent aussi.» LA FORMULE COOPÉRATIVE A-T-ELLE UN AVENIR?Parti de rien, si l'on peut dire, le mouvement Desjardins brasse aujourd'hui des milliards de dollars.À ia fin de février dernier, 52 caisses populaires de la FMO avaient accumulé des réserves supérieures à 1 000 000 $.Cela pourrait donner à penser que l'idéal coopératif a cédé le pas à des considérations où la solidarité, la mise en commun des ressources et la volonté de donner aux petits épargnants les moyens de s'en sortir ont été reléguées aux oubliettes du big business.Qu'est-il advenu de la «mission de service» des caisses populaires?La formule coopérative et l'engagement bénévole de milliers de dirigeants ont-ils encore un sens alors que la partie se joue sur le grand échiquier de la haute finance?Dans un monde où, c'est ce que l'on ne cesse de nous répéter, la voracité des parties en cause laisse présager l'avènement d'une quasi-guerre de tranchées, avons-nous les reins assez solides?Les caisses populaires ont toujours été identifiées à l'épargne.Le crédit existait, bien sûr, mais son importance était proportionnelle à la capacité de prêter de chacune des caisses prises individuellement.M.Bernier, quant à l'avenir de la formule coopérative, est formel: «Les caisses ne sont pas des abstractions.Elles continuent, comme elles l'ont toujours fait, de s'adapter à la situation économique et conséquemment à la réalité de ses membres.«Nous n'avons aucune raison de croire que la formule coopérative, qui a permis à des millions de petits épargnants de faire fructifier leur avoir, ne puisse s'engager sur le terrain de la concurrence.Bien au contraire, elle est un atout de plus.«Ceux qui continuent de penser que la coopérative est une entreprise forcément petite, pauvre et misérable, que l'on devrait maintenir seulement là où l'entreprise à capital-actions n'est pas possible, sont dans l'erreur.«En nous donnant des outils à la mesure de nos besoins et de nos objectifs, en utilisant judicieusement la formule des vases communicants, nous nous différencions des autres.«Cela dit, la coopérative, de par sa nature même, oblige les caisses populaires à affronter les nouvelles contraintes (la croissance aux dépens de la concurrence) tout en conservant leurs caractéristiques propres.«Ceux qui affirment que les dirigeants bénévoles devront bientôt s'effacer se trompent lourdement.Nous devons conserver aux caisses leur autonomie de base, car celle-ci, tout en étant créatrice de changements, est garante de ce qui nous différencie des institutions bancaires: l'appartenance au milieu, l'approche communautaire, l'engagement social.«L'expérience vécue au cours des années de crise démontre, on ne peut plus clairement, qu'une période difficile transforme les gestionnaires avisés en meilleurs hommes d'affaires.«Nous avons traversé des années difficiles.A cet égard, rien ne nous autorise à penser qu'elles sont définitivement terminées.Elles ont fait apparaître le besoin de renouvellement en même temps qu'elles stimulaient le dynamisme interne des entreprises.«Notre force, notre motif de fierté, c'est l'autonomie de la coopérative, le fait qu'elle appartient à des membres qui tout en ayant leur mot à dire sont également à l'écoute des besoins de leur milieu.«Et j'ajouterais que dans notre contexte socio-économique, les critères de rentabilité, qui assurent la survie des caisses et permettent d'atteindre leurs objectifs, doivent se concilier avec la volonté d'autonomie et de décentralisation.C'est dans cet -o esprit que la solidarité prend tout son sens.» F Nos hommages à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec, et particulièrement à son président, Monsieur Guy Bernier, et à ses dirigeants.RAYMOND, CHABOT, MARTIN, PARÉ 73 O -s Q CQ to O z en > 00 en ¦ , I .* \u2022 * « » I .L'IMMACULÉE-CONCEPTION a> O) o t o a c ¦ «2 GO assemblée de fondation de la caisse populaire Immcacuîee-Conception eut lieu le 31 janvier 1909.Cinq cents personnes étaient présentes, dont le fondateur du mouvement lui-même, Alphonse Desjardins.Tout avait commencé un an plus tôt.Sous l'égide du Groupe Pie-IX, fondé en 1907 par le Père Samuel Bellavance, jésuite, des jeunes gens se réunissaient pour y discuter du mouvement Desjardins.Fin janvier 1909, 110 personnes signèrent la déclaration de fondation et souscrivirent 256 parts sociales.On procéda à l'élection d'un conseil d'administration.Le prmier président fut le Père Daiyneault, s.j., et le premier directeur, M.Joseph Brabant, dont le salaire pour la première année fut fixé à 50 $.À vrai dire, lorsque Ion parle de la caisse populaire Immaculée-Conception comme de la caisse-mère de Montréal, c'est une demi-vérité.À cette époque-là, la paroisse, érigée canoniquement le 1er janvier 1888.portait le vocable de Saint-Grégoire-le-Thaumaturge.Ce n'est que 22 ans plus tard (novembre 1910) que cette paroisse passa sous le haut patronage de l'Immaculée-Conception.Elle ne faisait pas alors partie de Montréal mais de la municipalité de De Lorimier qui fut annexée à la métropole en 1912.Le territoire desservi par la caisse populaire Immaculée-Conception était le même en 1909 qu'aujourd'hui.Il était délimité au nord par les voies de chemin de fer (Masson), au sud par la rue Sherbrooke, à l'est et à l'ouest par les rues dïberville (les usines Angus) et Christophe-Colomb.La première caisse de Montréal, la onzième au Québec, fut installée dans un local de la salle paroissiale, propriété des La bâtisse occupée par la caisse de l'Immaculée-Conception qui fête cette année son 75e anniversaire de fondation.Fondée en 1909, elle fut la première caisse à ouvrir ses portes à Montréal.La première caisse à Montréal a aujourd'hui 75 ans Wf.Jésuites.Il va sans qu'il n'y avait pas de loyer à payer.Au début, les heures d'ouverture se limitaient au dimanche après-midi.En 1914 on ajouta des heures de service quelques soir9 par semaine (les lundi, mercredi et vendredi) et le samedi après-midi.En 1920, elle fut ouverte tous les soirs en plus du samedi après-midi.BILAN D'HIER ET D'AUJOURD'HUI Ler premier bilan de la caisse populaire Immaculée-Conception tenait en quelques lignes.Actif: 1 700$ Excédents: 36 $ Droits d'entrée: 37 $ Adhésion de membres: 61 Démissions: 16 En 1909, la compensation (le traitement des ordres de paiement) était, à la suite d'une entente dûment signée, assurée par la Banque d'Épargne.Cette entente pris afin en 1919.C'est l'ancêtre de la Banque Canadienne nationale (aujourd'hui Banque Nationale), la Banque d'Hochelaga, qui prit la relève.Quelques années après la Première Guerre mondiale (1920) l'actif de la caisse atteignait 100 000 $.Deux ans plus tard il avait doublé.FONDATRICE DE L'UNION RÉGIONALE DE MONTRÉAL L'Union régionale des caisses populaires de Montréal, aujourd'hui la fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec (FMO), fut fondée le 7 juin 1924.Et la caisse Immaculée-Conception s'engagea activement dans la création de cet organisme de services, allant même jusqu'à lui réserver une partie de son local pour ses activités.M Wilfrid Guérin, qui était alors directeur de la caisse de l'Immaculée-Conception (il le demeura jusqu'en 1963), fut nommé secrétaire de l'Union régionale.DU THÉÂTRE POUR ÉGAYER LES ASSEMBLÉES ANNUELLES La petite histoire de la caisse-mère de Montréal est riche d'anecdotes.Ainsi, durant les années 20, pour rendre les assemblées générales annuelles moins monotones (la lecture de divers rapports truffés de chiffres ayant à cette époque-là comme aujourd'hui un effet de somnifère), on présentait des pièces de théâtre.Cette «tactique» avait un double avantage: éviter les ronflement durant le rapport du président et attirer un plus grand nombre de sociétaires.C'est également durant cette période que les rapports annuels furent présentés sous forme de publication.Celui de 1923 (le premier à être présenté de cette façon) réunissait des témoignages de personnalités religieuses et politiques qui précisaient l'importance qu'il fallait donner à la coopération.Cette innovation fut financée par les marchands locaux qui y firent paraître leurs annonces.LA DÉPRESSION UN DUR COUP En 1929, le monde financier s'écroula.La caisse populaire Immaculée-Conception, qui allait atteindre un actif frisant le demi-million, encaisssa durement le coup.La dépression qui perdura jusqu'en 1939 se traduisit par des fluctuations d'actif et une nette réduction de ses excédents.De 442 000 $ qu'il était en 1929, l'actif dégringola à 350 000$ puis à 310 000 $ en 1933.Les trop-perçus suivirent le même chemin.Ce n'est qu'en 1937 que la caisse put retrouver son actif de 1929 ot continuer à progresser.L'IMPOT FÉDÉRAL: L'AFFRONTEMENT La crise et la dépression ne CO < ¦UJ CXL \\- Z O to Pilori FOURNITURES DE BUREAU La librairie Pilon est heureuse de féliciter la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de TOuest-du-Québec lors de son 60e anniversaire.Sm*ri- social: 7(X).boul.Lchoau.122-4440 MONETTE, CLERK, BARAKETT, LÉVESQUE, BOURQUE ET PEDNEAULT AVOCATS Place du Canada Suite 1850 Montréal.Québec H3B 2R6 Téléphone: ( 514 ) 878-9381 furent malheureusement pas les seuls problèmes auxquels les caisses du temps, particulièrement celle de l'Immaculée-Conception.durent faire face.Le fisc, puisqu'il faut l'appeler par son nom.était de la partie.La prétention des caisses populaires était claire: les caisses étant des coopératives, elles devaient être exemptées d'impôt.Commencée en 1917, la bataille ne devait prendre fin qu'en 1930.année au cours de laquelle le législateur se rendit aux arguments des caisses Mais cette décision ne réglait pas pour autant la question des arrérages d'impôt (de 191 7 à 1930) qui n'avaient pas été payés.Pour la caisse populaire Immaculée-Conception ces arrérages s'élevaient à 1 250 $ (impôt, intérêts et pénalités).La caisse fit une offre de règlement à l'amiable de 500 $.Le fisc ne l'entendait pas de cette oreille.Ce n'est qu'en 1938 que la question fut finalement réglée.pour 500 $.somme qui avait été proposée en 1931.À cette attitude du fisc vint s'ajouter celle des autorités municipales qui menaçait de traiter les caisses populaires de la même manière que des préteurs à but lucratif et de les taxer en conséquence.Une pétition fut organisée pour que ce règlement municipal n'inclue pas les coopératives d'épargne et de crédit.M.Armand Giguère, qui fut président du conseil d'administration de la caisse de 1943 à 1952, démontra alors, dans un éloquent discours sur la question, le caractère non-commercial des coopératives: les services des dirigeants sont gratuits et leur responsabilité est illimitée, les opérations sont réservées aux membres exclusivement, le territoire de recrutement est limité, et advenant la dissolution d'une coopérative ses réserves sont distribuées à des oeuvres d'utilité générale.La caisse populaire Immaculée-Conception atteignit le cap du 1 000 000 $ d'actif en 1944, 35 ans après sa fondation.Aujourd'hui, elle fête son 75e anniversaire et son actif est de 55 000 000 $.Son noveau directeur, M.Jean-Marie Tremblay, a été nommé tan dernier après 32 ans au service de la caisse qu'il dirige maintenant et à l'intérieur de laquelle il a gravi tous les échelons.« La réputation de notre caisse, a-t-il souligné, a toujours été celle d'une caisse conservatrice.Cette réalité était en partie attribuable au fait que la moyenne d'âge de nos dirigeants , était nettement au-dessus de 60 ans.Cinq d'entre eux ont été remplacés par de jeunes administrateurs, du sang neuf.Il est clair que ce changement se traduira par une attitude plus progressive, moins conservatrice.Nous procédons actuellement à une évaluation de nos services justement pour ouvrir la machine et accroître Mi notre part du marché.C'est un défi' de taille, mais nous disposons maintenant de moyens qui devraient nous aider à le relever.» LES 60 ANS D'HISTOIRE DE LA FMO En 1945, l'Union régionale déménage au 1251, Parc Lafontaine et pour la première fois de son existence commence à payer un loyer.De caisse en caisse jusqu'à 342 en 1984 Remerciements Nous tenons à remercier sincèrement M.Gérard Chabot, secrétaire du conseil d'administration de la FMO, et M.Léo Beaudoin, secrétaire général adjoint aux communications de la FMO, qui nous ont grandement facilité la tâche dans la préparation de ce cahier spécial qui souligne le 60e anniversaire de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec.Cahier spécial Caisses populaires Hebdobec Directeur des cahiers spéciaux Manon Chevalier La Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'ouest-du-Québec (FMO) existe depuis 1924.A l'origine elle s'appelait l'Union régionale de Montréal.On sait qu'au moment de sa mort, le 31 octobre 1920, Alphonse Desjardins laissait un héritage de 102 caisses appartenant à 31 752 membres qui ensemble possédaient un actif de 6 millions $.Il laissait également un projet d'unions régionales et d'une fédération qui les unirait toutes.Le 30 décembre 1920, l'Union des caisses populaires du district de Trois-Rivières est fondée.Moins d'un mois plus tard, le 20 janvier 1921, des représentants des caisses de la région de Montréal, qui pour la plupart avaient été fondées par Alphonse Desjardins lui-même, se réunissaient à la salle Saint-Sulpice pour jeter les bases d'un organisme: le «Bureau central d'Inspection et de Surveillance des Caisses populaires de Montréal».Le principe et les objectifs de cet ancêtre de l'Union régionale de Montréal sont acceptés et on fixe la date de fondation au 13 février 1921.À cette assemblée, 12 caisses sont présentes: Immaculée-Conception.Saint-lrénée, Sainte-Brigide, Saint-Enfant-Jésus, Saint-Eusèbe, Saint-Hermas, Sainte-Clotikte, Saint-Jacques, Saint-Jean-Berchmans, Sainte-Catherine, Saint-François-Solano.Le notaire Wilfrid Guérin est élu président du Bureau.Un premier inspecteur, M.Jean-Baptiste Beaudoin, est nommé, à condition qu'il accepte une rémunération de 3 $ par caisse inspectée.À l'Assemblée générale du 5 mais 1926, M.Emile Girardin, qui devait en 1954 être choisi comme président de l'Union régionale de Montréal (poste qu'il occupera jusqu'en 1972), est élu au conseil d'administration.C'est à cette même assemblée que Mgr Georges Gauthier, en s'appuyant sur le voeu exprimé par Alphonse Desjardins, souhaite la fondation d'une Union régionale dans le but de garder aux caisses leur caractère social et assurer leur bon fonctionnement.Ce sont, selon les paroles d'Emile Girardin (décédé en 1982), les années pendant lesquelles la charrue du défricheur rencontre souches et cailloux.Les pionniers doivent avoir bon pied, bon oeil, pour discerner l'ivraie du bon grain de la cooperative.Il faut éviter au mouvement qui grandit que ceux qui voient dans la coopération le moyen par excellence de servir uniquement leurs intérêts ne prennent les commandes.Les administrateurs du temps doivent être vigilants et s'assurer de la bonne foi de ceux qui veulent la servir et faire en sorte que ceux qui veulent jouer les exploiteurs soient tenus à l'écart.Le 6 mai 1924 se tient une première assemblée visant à présenter et à discuter I idée d'une Union régionale.Au cours du même mois (le 31) on tient une seconde réunion et l'on fixe au 27 juin (1924) la fondation de l'Union régionale de Montréal.Aux 12 caisses fondatrices du Bureau Central d'Inspection et de Surveillance des caisses populaires de Montréal viennent s'ajouter Notre-Dame-du-Rosaire.Sacré-Coeur, Sainte-Catherine d'Hatley, Sainte-Cécile, Saint-Charles de Montréal, Sainte-Scholastique, Saint-Sébastien et enfin celles des Syndicats catholiques et de Verdun.La déclaration officielle de fondation comportera également les noms des caisses populaires de Saint-Étienne de Montréal, Notre-Dame de Hull, Saint-Stanislas de Montréal, Saint-Jovite, Mont-Rolland, Sainte-Thérèse, Saint-Alexis.Saint-Philippe de Windsor, Saint-Rémi de Napierville et celle des Syndicats catholiques de Lachine.UNE MISSION L'Union régionale de Montréal se donne alors une mission qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: consolider et resserrer les liens qui doivent exister entre les caisses affiliées, coordonner les rapports qui les unissent, faire fructifier les surplus de fonds des caisses locales et leur créer des revenus additionnels, prêter des fonds à court terme aux caisses affiliées, rendre avantageux les échanges de chèques entre les caisses et les institutions bancaires.Les premiers buts sont du ressort de l'Union en tant qu'organisme de propagande et de surveillance, alors que les derniers incombent à un organisme financier de l'Union qui naîtra plus tard, la Caisse centrale.En 1926.le conseil de l'Union constate qu'en dépit de ses efforts les affiliations sont lentes à venir.On en compte 25: les caisses qui ne sont pas officiellement affiliées sont les suivantes: Bois-Franc.Danville.Hochelaga.Montcerf, Notre-Dame de Stanbridge.Saint-Antoine de Carillon, Saint-Joseph de Montréal.Saint-Marc de Verchères, Sainte-Marie-Salomé, Saint-Pierre de Verchères.Saint-Damien de Bedford.Au cours de l'assemblée générale de 1927, il est résolu que la cotisation des caisses affiliées soit fixée à 3 p.cent des bénéfices nets.La raison principale de cette augmentation: obtenir les fonds nécessaires à payer les trois inspecteurs qui gagnaient 5 $ par inspection et 10 $ dans les cas spéciaux réputés longs et difficiles.En 1927.le travail des aumôniers-propagandistes porte fruit, plusieurs nouvelles caisses se joignent à l'Union de Montréal.En 1928.il est question d'inspection gouvernementale.Cette éventualité ne fait pas l'unanimité.En 1929, les votes sur la question se divisent également et, vu l'absence de plusieurs caisses, le président d'alors, M.Hector Balin, refuse de voter, préférant plutôt que Ion consulte les trois autres Unions.Celles-ci se rangent du côté des réfractaires à l'inspection gouvernementale et se prononcent contre.Le 10 janvier 1930, l'hon.Alexandre Taschereau, au nom du gouvernement, déclare lors d'une entrevue: «Nous ne voulons pas imposer l'inspection gouvernementale aux caisses: nous ne la donnerons que si elles le demandent.» Quant à la possibilité de subsides par inspection, M.Taschereau précise: «Le gouvernement n'en ferait rien sans inspection de contrôle.» Après maintes discussions, le ?\"O o Q oo nui ni imi h.i ni ti uni minium i mi Vue de l'intérieur du local de l'Union régionale, rue Parc Lafontalne.Le personnel du temps comptait une dizaine d'employés dont six travaillaient pour la Caisse centrale, le service financier de l'Union.01 t.5 t Les employés que nous voyons sur cette photo avaient pour tâche d'assurer l'approvisionnement des caisses affiliées à l'Union de Montréal en formulaires de toutes sortes destinés aux opérations courantes dans les caisses.conseil d'administration de l'Union régionale de Montréal accepte, mais sans unanimité, que le gouvernement puisse nommer l'inspecteur à condition que celui-ci soit désigné par l'Union.Le 17 novembre 1931, les quatre Unions existantes alors se réunissent à Trois-Rivières pour former la Fédération provinciale de Québec des caisses populaires Desjardins, mais ce n'est que l'année suivante qu'elles fondent effectivement la Fédération de Québec des unions régionales des caisses populaires Desjardins, connue aujourd'hui sous le nom de Confédération.QUAND UN MOUVEMENT FAIT BOULE D'ÉPARGNES.Normalement, l'Union régionale de Montréal aurait pu se satisfaire de la fondation de caisses dans le seul diocèse de Montréal.Mais les demandes de fondation de nouvelles caisses, compte tenu de l'essor que prenaient celles déjà fondées, devenaient pressantes et se faisaient plus nombreuses.C'est ainsi que l'Union de Montréal a autorisé la fondation de plus de 250 caisses dans les autres diocèses de son territoire de juridiction.Un peu à la manière de ce qui se passe lorsqu'une ruche devient forte et vivante, un essaimage se produit.Quatre nouvelles unions régionales se sont ainsi développées sur le territoire d'origine: Sherbrooke, l'Ouest-du-Québec, Saint-Hyacinthe et Joliette.Emile Girardin, qui fut président de l'Union régionale de Montréal de 1954 à 1971, a été de ceux qui n'ont pas hésité à «sacrifier» à la propagation du mouvement plusieurs semaines de leurs grandes vacances.À lui seul, il a présidé à la fondation de plus de quatre-vingts caisses.L'ORGANISATION FINANCIÈRE DE L'UNION RÉGIONALE: LE NERF DE LA GUERRE C est sous la présidence de M.Eugène Poirier que l'on a, le 17 mai 1936, procédé à la fondation de la Caisse centrale Desjardins de Montréal.Les 52 caisses membres de l'Union disposaient alors d'un actif global de 3 millions S et réclamaient la fondation d'une telle caisse centrale depuis plusieurs années.L'idée n'était pas nouvelle, dès 1922 les caisses du diocèse de Trois-Rivières se dotaient d'un tel organisme.En octobre 1923, les administrateurs de l'Union de Québec faisaient de même.En 1925, à Gaspé, 15 caisses fondaient une union régionale en même temps qu'une caisse régionale qui, à toutes fins utiles, tenait le même rôle qu'une caisse centrale.À Sherbrooke, pareil organisme sera fondé en 1934.À Montréal, on était d'autant plus conscient de la nécessité de créer une caisse centrale que depuis de nombreuses années déjà, bon nombre de caisses affiliées à l'Union de Montréal devaient conserver de forts dépôts d'épargnes dans leurs coffres ou les porter à la banque.Les administrateurs savaient qu'en centralisant les dépôts de la région dans une caisse unique, ils pouvaient offrir un taux avantageux d'intérêt.Mais voilà, encore fallait-il que l'Union dispose des ressources humaines nécessaires à assurer une telle institution.Depuis sa fondation, la plus grande partie des ressources financières de l'Union servait à la promotion et à la surveillance des caisses affiliées.En septembre 1935, la commission chargée d'étudier la possibilité de fonder une caisse régionale ou centrale à Montréal se réunit et prépare un questionnaire destiné aux caisses affiliées.LENTEMENT MAIS SÛREMENT 28 caisses répondent au questionnaire.La compilation démontre que 18 déposent à la Banque Canadienne Nationale, 10 à la Banque Provinciale et que 18 d'entre elles seraient disposées à placer une somme totale de 31 000 $ dans une éventuelle caisse centrale ou régionale.En dépit de cela, le conseil d'administration de l'Union juge, le 12 février 1936.que les circonstances ne se prêtent pas à la fondation d'un tel organisme.Mais il demande à la commission de rester en place et de présenter un deuxième rapport en mai (1936).Le 15 avril, plus tôt que prévu, les membres de la commission remettent un projet de statuts aux administrateurs de l'Union.On convoque les caisses affiliées pour le 17 mai.Sur les 29 caisses affiliées, 27 se rendent à l'invitation et fondent la Caisse centrale Desjardins de Montréal.Grâce à ce nouvel organisme, commence une nouvelle époque qui a largement contribué au développement des caisses.Notamment en établissant des relations suivies entre les institutions bancaires et les caisses locales.UNE DIFFICILE ADOLESCENCE Pour l'Union régionale de Montréal, ce passage de l'enfance à l'âge adulte n'a pas toujours été facile.Au cours des années 40, plusieurs débats ont alors fait la manchette.De nombreuses questions fondamentales ont été soulevées et il a fallu compter avec une farouche volonté des coopérants pour éviter que de petites divergences ne deviennent des conflits graves capables de remettre en question l'existence même du mouvement.Pour ne donner qu'un exemple de la tournure qu'avaient pu prendre les relations entre l'Union régionale de Montréal et la Fédération de Québec, le 25 février 1945 Emile Girardin, alors secrétaire-gérant de l'Union de Montréal, fit parvenir à Québec une copie de la résolution suivante.«L'Union assure la Fédération des caisses populaires Desjardins que ladite Union ne veut pas se séparer de ladite Fédération.» Toujours dans le même ordre d'idée, le 29 août 1946.le conseil d'administration de l'Union régionale accepte officiellement les désaffiliations suivantes: Immaculée-Conception, Saint-Cécile de Montréal, Saint-Hermas, Notre-Dame-du-Saint-Sacrement, Saint-Jésus, Saint-Eustache et Saint-Alphonse-d'Youville.Il faudra attendre l'automne de 1981 pour qu'elles réintègrent la fédération montréalaise.Le travail inlassable des administrateurs de l'Union régionale du temps aura eu pour effet de faire passer le nombre de caisses affiliées de 162 en 1945 à près de 200 en 1950, et leur actif de 21 millions $ à 47 millions $.En 1960, l'Union de Montréal comptera 279 caisses affiliées, 337 en 1970 et 342 à la fin de l'exercice 83-84.avec un actif de 6,7 milliards $.84: LA SOLIDARITE A 60 ANS! u Z.0 Si FÉLICITATIONS à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec.Cossette DEPUIS 1909 C'est dès l'école qu'on apprend à épargner La petite histoire de l'éducation à l'économie des jeunes Québécois révèle que c'est à partir de 1949-50 que les caisses scolaires ont pris leur véritable essor.existence légale des caisses d'épargne dans les écoles remonte à 1909.Et il fut une époque où 10 piastres à la caisse de l'école n'était ni plus ni moins qu'une fortune.Bon nombre de ceux qui lisent ces lignes se souviendront peut-être de ces concours organisés dans leur école, où la classe dont l'actif augmentait le plus rapidement au cours d'un mois se voyait remettre une plaque d'honneur.qui changeait de classe le mois suivant.On peut dire que toutes les institutions d'enseignement du Québec avaient leur caisse scolaire.La petite histoire de l'éducation à l'économie des jeunes Québécois révèle que c'est à partir de 1949-50 que les caisses scolaires ont pris leur véritable essor.Et c'est un peu beaucoup grâce à Emile Girardin, le «père des caisses des écoles» qui, infatigable coopérateur, prit l'affaire en main.Tout a commencé le jour où le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, M.Eugène Doucet, commença à s'intéresser de près au mouvement coopératif.En 1949, il lance pour le bénéfice des élèves de la Commission une grande campagne d'éducation à l'économie et à la pratique de l'épargne.Et pour être sur que celle-ci donnera des résultats, il crée le poste de directeur des caisses d'épargne scolaire et y installe Emile Girardin, tout en l'amenant à la direction supérieure des études à la CECM Cette décision de M.Doucet était venue à la suite de la lecture d'un rapport sur l'épargne dans les écoles qui démontrait clairement, chiffres à l'appui, que Montréal, en ce domaine, se classait au-dessous de la moyenne provinciale.En 1948, la moyenne par déposant à Montréal était de 3,31 $ alors qu'elle était de 7,25 $ pour le Québec.MGR CHARBONNEAU ET CAMILLIEN HOUDE SONT DE LA PARTIE La campagne fut officiellement inaugurée le 27 octobre 1949, en présence du Surintendant de l'Instruction publique, M.Orner-Jules Deslauriers, de l'archevêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau, et du maire de Montréal, Camillien Houde, qui, tout à tour, vinrent à la tribune d'honneur dire à quel point ils appréciaient une telle initiative.Leurs espoirs, à n'en pas douter, se tournaient vers l'avenir de ceux qui sauraient vite tirer de l'épargne assidue cette sagesse qui conduit au succès.Le mot «avenir» prenait ici tout son sens.Ce n'était pas une mince affaire que d'implanter une caisse d'épargne dans 240 écoles et d'amener un fort pourcentage des quelque 100 000 élèves inscrits à placer leur pécule ailleurs qu'au fond de leur estomac via des monceaux de friandises.Avant le lancement de la campagne, environ 13 000 élèves déposaient, au cours de Tannée scolaire, environ 45 000 $.Et au mois de juin, ils vidaient leur compte.L'épargne était, si l'on peut dire, très temporaire.LE COPEAU TIENT DU BILLOT Emile Girardin, qui se tenait au courant de tout ce qui touchait la coopération, avait eu vent de la Society for Savings de Cleveland, qui avait mis sur pied un système de dépôt pour les élèves.Il se rendit sur place pour constater que, somme toute, il n'y avait là, à part les camions blindés qui sillonnaient la ville pour recueillir l'argent dans les écoles et le ramener à la Society, rien de bien extraordinaire.Même le système de récompense, où les enfants disposent d'un «carton» qui leur donne droit à une babiole quand ils sont parvenus à épargner un dollar, ne l'impressionne guère.Il sait qu'à Cleveland comme ailleurs, une fois la récompense reçue, les élèves ne pensent qu'à dépenser leurs économies.Tété venu.Girardin mène donc une petite enquête dans sa propre paroisse.Plusieurs jeunes gagnent de 5 à 10 $ le samedi en effectuant de menus travaux.Curieusement, ils sont fauchés dès le lundi matin Girardin en déduit que ce n'est pas l'argent qui manque, mais la «méthode d'épargne» qui fait défaut.Il invente une théorie trinaire.Pour chaque dollar gagné, il faut faire un triple part.Une pour les dépenses (tramway, boissons gazeuses et autres friandises), une pour les oeuvres (la quête du dimanche, les bonnes oeuvres), une pour l'épargne (la caisse de l'école).Et il n'en démord pas.Pour lui rien n'est plus vrai que le proverbe: le copeau tient du billot.Pour réussir une grande chose, il est parti d'une petite.À partir de ce principe, et parce qu'il sait où et comment trouver de précieux collaborateurs, il parvient en un an à obtenir des résultats étonnants.En 1948-49, le nombre de déposants (11 314) par rapport au nombre d'élèves inscrits (101 651 ) est de 13,25 p.cent et le total des dépôts atteint 45 925 $ pour une moyenne de 3,40 $.En 1949-50 le nombre de déposants passe à 49 982 sur 104 077 élèves inscrits, soit 45,14 p.cent et le total des dépôts atteint 333 919 $ pour une moyenne de 7,10 $.Mieux encore, en septembre les écoliers et écolières de Montréal commencent la nouvelle année avec en caisse des dépôts accumulés de 250 000$.En trois ans, les caisses d'épargne dans les écoles à Montréal ont atteint leur premier million.CRÉDIT INDUSTRIEL DESJARDINS INC Le spécialiste du financement à terme de la PME.HEUREUX 60e ANNIVERSAIRE À LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DE MONTRÉAL ET DE L'OUEST-DU-QUÉBEC ET À SES CAISSES AFFILIÉES.Location Pierre Lafleur Ltée filiale de CID Le spécialiste de la location à long terme de véhicules moteurs. n parlant d'argent, en élargissant la gamme des services offerts à leurs membres, en améliorant sensiblement la qualité de ceux qui existaient déjà, en devenant, somme toute, plus efficaces, les caisses populaires sont aujourd'hui plus concurrentielles et.plus entreprenantes.Depuis quelques années, elles sont engagées dans une véritable guerilla.Fortes d'un dynamisme qu'on ne soupçonnait pas, particulièrement dans le monde bancaire, elles se sont lancées à l'assaut du capital.Le résultat ne LA FÉDÉRATION DE MONTRÉAL ET DE L'OUEST-DU-QUÉBEC s'est pas fait attendre A force de livrer la marchandise promise, elles ont récolté ce qu'elles avaient semé.Tout en continuant de privilégier le coopératisme qui les différencie des institutions bancaires, elles ont grandi à un rythme que même les plus conservateurs qualifient de surprenant, compte tenu de la crise qui n'a épargné personne.Le bilan de 1983-84 de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec FMO témoigne on ne peut mieux de la force du mouvement Desjardins.À n'en pas douter, les caisses populaires sont une richesse naturelle.renouvelable, pour peu qu'un nombre encore plus grand de Québécois, d'institutions, de PME en profitent davantage tout en exerçant leur pouvoir et leur droit de parole.Une poussée partout irrésistible Les experts financiers sont unanimes: les caisses populaires affiliées à la FMO ont offert au cours de l'exercice 83-84 une excellente performance.Pareille unanimité, il faut en convenir, est rare.Mais il faut bien dire que lorsque l'actif consolidé de 342 caisses connaît une augmentation de 15,1 p.cent au cours d'une seule année et atteint 6,7 milliards de dollars la critique se fait plus silencieuse, plus discrète.Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle est supérieure à ce!le de 11,8 p.cent qu'a connue l'ensemble des caisses populaires du Québec.Au cours de l'assemblée générale annuelle de la FMO qui, cette année, pour la première fois, s'est tenue à Hull (signe des temps), le président et chef de direction de Sa Fédération, M.Guy Bernier, était également fier d'annoncer qu'en plus de cette substantielle augmentation de l'actif, les réserves et les trop-perçus des caisses affiliées, qui étaient de 0,30 $ par 100 $ d'actif en février 1982.ont atteint 1,02 $ enfévrier 84.Sans oublier que cette année 52 caisses affiliées à la FMO, pouvaient chacune se prévaloir de réserves supérieures à un million de dollars.45 FUSIONS: UNE AFFAIRE DE CONSENTEMENT ET DE RENTABILITÉ Au cours de Tannée, 45 fusions de caisses populaires affiliées à la FMO ont été réalisées à la suite d'un effort de rationalisation du réseau.Elles se sont faites avec le consentement des caisses concernées, en tenant compte de la volonté des membres, de la mission sociale du mouvement Desjardins et, cela va de soi, de la rentabilité financière à moyen terme de certaines caisses déficitaires.LES INCURSIONS DANS LE CRÉDIT COMMERCIAL ET INSTITUTIONNEL Pour conserver les acquis et garantir leur croissance, les caisses populaires du Québec doivent nécessairement aller faire un tour dans les plates-bandes de la concurrence, qui soit dit en pasant ne se gêne pas pour leur rendre la pareille.Les incursions des caisses affiliées à la FMO dans les domaines du crédit commercial, industriel et institutionnel ont donné d'excellents résultats: une augmentation de 58,2 p.cent des montants engagés dans ce genre de prêts qui totalisaient un demi-milliard de dollars en février.LES 26 CAISSES POPULAIRES DE L'OUTAOUAIS: UN ACTIF GLOBAL DE 570 MILLIONS $ Les caisses populaires du secteur de l'Outaouais comptent 150000 membres, 450 dirigeants bénévoles et plus de 500 employés.La progression des caisses du secteur de l'Outaouais s'explique, dans une certaine mesure, par leur engagement social fort important.À titre d'exemple, mentionnons leur participation au Salon du livre de l'Outaouais et aux Jeux du Québec.o o o i- o c o IB oo Z < < lu ûd »\u2014 Z O to Hommage aux caisses pop.et gros merci à nos détaillants des Fédérations des caisses populaires et d'économie Desjardins: Joliette, Trots-Rivières, Lévis, Montréal et l'Ouest-du-Québec, Maria, Sherbrooke, Rimouski, Métabetchouan, Amos, St-Hyacinthe, Anjou.'9.loto-quêbec Nous rendons hommage à tous ceujt et celles qui ont contribué, depuis 60 ans, au développement de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de VOuest-du-Québec.Heureuse anniversaire! Les sociétés du Mouvement Desjardins qui offrent des services complémentaires à ceu^ des cuisses.LE GROUPE DESJARDINS ASSURANCES GÉNÉRALES Assurance-vie Desjardins Fiducie du Québec LA COMPAGNIE ?'ASSURANCE SUR LA VIE Contrairement à la fourmi, les caisses sont prêteuses L'exercice financier terminé en février dernier démontre clairement que les caisses affiliées à la Fédération des caisses populaires de Montréal et de l'Ouest-du-Québec (FMO) sont prêteuses.Les prêts sur reconnaissance de dette (autrement appelés «prêts personnels») atteignent maintenant 837,8 millions S.Au cours de la dernière année, lis ont augmenté de 19 d.cent par rapport à l'année précédente, ce qui représente un accroissement qui se chiffre à 135,5 millionsS.Au chapitre aes prêts hypothécaires (pour l'achat de maison de 4 logements et moins), on constate encore 'à une forte augmentation.Celle-ci a été de 848,2 millions $.soit 29 p.cent de plus qu'en 1982-83.Le total des prêts par les caisses affiliées à la FMO atteint maintenant 3 milliards 771,8 millions $.Cette croissance s'est donc logiquement traduite par une réduction sensible de l'excès de iiquidité dont disposaient les caisses.L'analyse du dernier exercice financier de la FMO indique que des caisses avaient pour 365 minions S de dépôts auprès de ia Fédération alors que la FMO avait pour 458 millions $ de prêts à des caisses qui manquaient de liquidité.L'année précédente, la situation se présentait autrement.q> Les caisses en surplus (c'est-à-c dire qui avaient des excédents de \"§ liquidité) avaient peur 689 g- millions $ de dépôts de la FMO alors que les caisses qui avaient ¦§ emprunté a la Fédération devaient °- à celle-ci 132 millions $.C'est dire que l'excès de liquidité (à la 2 FMO) était de l'ordre de 550 millions $ Si Ion ajoute à cela les Z, liquidités propres a chacune des ^ caisses, leurs avoirs liquides -» frôlaient !e milliard S.Ce £ n'est plus le cas.S 6,5 MILLIONS S DE | RISTOURNES AUX MEMBRES Cette baisse de liquidité -?(parce que l'on a prêté plus \u2022tu d'argent cette année) s'est h\u2014 traduite au bilan par une baisse S de l'actif de 163 millions $.^ Il atteint maintenant 1 milliard * 449 millions S.m 3 Par ailleurs, la Fédération de ^ Montréal et de I Ouest-au-Québec a amélioré sa rentabilité.Ses ^ trop-perçus (traduisez par profits) #\u2014 s'élèvent a 17.4 millions S par rapport à 14.8 millions $ l'année précédente.De ces trop-perçus, une somme de 6,5 millions $ a été retournée aux caisses membres.L'an dernier, ces mêmes ristournes étaient de l'ordre de 5,7 millions $.POUR AMÉLIORER LA RENTABILITÉ: RATIONALISER DAVANTAGE LES OPÉRATIONS Il y a un peu plus de deux ans, on entreprenait de rationaliser les opérations des caisses.Depuis 30 mois, 45 caisses populaires ont été fusionnées et 5 autres sont en cours.Cette rationalisation s'est traduite par une très nette baisse du nombre de caisses déficitaires.Le nombre de ces dernières est aujourd'hui d'une trentaine.On en comptait 135 il y a deux ans, alors que les taux d'intérêt atteignaient des sommets inégalés.Il faut bien comprendre ici qu'une caisse déficitaire le devient à partir du moment où elle ne fait pas ses frais.Ce qui revient à dire que toutes les caisses déficitaires, même si elles sont considérées comme telles, ne sont pas pour autant incapables de redresser la situation.30 caisses déficitaires sur 342 affiliées à la FMO c est, aux dires même de son président, M.Guy Bernier, une situation quasi normale.Que 8 p.cent d'entre elles ne fassent pas leurs frais en raison d'accidents de parcours, d'un mauvais prêt (qui peut prétendre être à l'abri de ce genre d'incident?) ou encore d'une difficulté temporaire, n'a rien d'affolant bien qu'il soit indispensable de tout mettre en oeuvre pour que pareilles situations soient corrigées.Donner à entendre que les caisses populaires présentent un plus grand nombre de déficits que ceux enregistrés par les succursales bancaires est un non-sens.Les banques calculent leurs profits et pertes sur 5 ans.Cette façon de comptabiliser atténue considérablement la portée des pertes momentanées sur un exercice en particulier.On se doit donc d'être prudent lorsque l'on veut établir une comparaison, à ce chapitre comme à d'autres, entre les banques et les caisses qui.elles, sont tenues de faire état la même année d'une perte sur prêt.9 i n 9 v « « * «» «t \u2022« ous sommes dans la «Pointe», comme disent les Montréalais.À la caisse populaire Saint-Charles.Nous rencontrons son directeur M.Denis Latulipe.Pour la circonstance, il est accompagné de M.Paul-Émile Bertrand.Dans cet article, nous aurions pu, bien sûr, parler de la croissance de l'actif de cette caisse qui en 1983 était de 20 000000 $ et qui atteint maintenant 27 000 000 $; de son fonds de réserve de plus de un million, et de bien d'autres aspects qui témoignent de sa vigueur.Nous avons préféré résumer les propos de M.Paul-Émile Bertrand qui tout en se défendant d'être un fondateur («J'ai 66 ans, la caisse en a 65») n'en demeure pas moins l'un des pionniers.Son livret de caisse porte le numéro 132, celui de son père portait le numéro 130.«C'est lui qui a ouvert mon compte.Les parts sociales étaient à 5 $, les frais d'entrée à 30 $.Je devais avoir 4 ou 5 ans.Depuis 60 ans, pour mes affaires je n'ai rien connu d'autre que la caisse populaire Saint-Charles.» M.Bertrand est un «natif de la place».Il a le verbe haut, coloré.Et malgré la centaine de points de suture qui dessinent «la fermeture éclair qui sillonne le ventre», il est en pleine forme.«On me prête mon âge, on ne me le donne pas.» Son humour est une arme dont il se sert habilement quand il a quelque chose à dire qui pourrait choquer.«Pendant six ans, j'ai été l'un des administrateurs.Trois ans au «La richesse n'est pas l'addition de nos biens, mais la soustraction de nos désirs» comité de surveillance, six ans au conseil d'administration et, entre les deux, un an de repos.Tout ça pour dire que j'ai toujours suivi les activités de la caisse, de «ma» caisse, de très près.C'est rien que normal.» La mémoire de M.Paul-Émile Bertrand lui permet d'avoir le souci du détail. C/> > m 60 ans et de plus en plus populaire Félicitations à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec Le Groupe SNC S3 00 CO notre engagement n'était pas pur altruisme.» LES 4 GRANDS PRINCIPES DE LA COOPÉRATION Pour M.Paul-Yvon LeSage, avant de décider s'il y a lieu ou non de fonder une coopérative, il faut répondre à quatre questions: \u2014 Y a-t-il un besoin?\u2014 Avons-nous les leaders capables de prendre l'affaire en main?\u2014 La fidélité des membres sera-t-elle à toute épreuve?\u2014 Où prendrons-nous l'argent?Et le bouillant directeur de raconter: «Nous nous sommes souvent engagés, mais pas toujours dans le sens que certaines personnes auraient souhaité.«Ce fut le cas lorsque Ion nous a approchés pour participer à la fondation d'un garage coopératif.Ses promoteurs, des gens très bien intentionnés, qui n'ont pas ménagé leurs efforts, ont été incapables, de façon satisfaisante, de répondre à deux questions: celle portant sur le besoin (il ne pouvait être clairement démontré) et sur la fidélité des membres.Nous avons dit non.» il y a quelques semaines, le magasin Coop de Sainte-Thérèse fermait ses portes.Victime «par la bande» de \\à faillite de la Fédération des magasins coop et de la guerre des prix dans l'alimentation.La caisse populaire de Sainte-Thérèse de Blainville y a laissé des plumes.180 000 $ pour être plus précis.Et les coopérants ont dû oublier 80 000 $ de parts sociales à 100 $.«Si c'était à refaire, de dire M.LeSage, le projet s'arrêterait à la première question.Avec la guerre des prix que se livrent [fil actuellement les chaînes d'alimentation, le besoin n'existe plus.» Perdre 180 000 $ c'est aussi perdre un peu la face.Comment la caisse est-elle perçue maintenant?«J'aime mieux que cela soit survenu en 1984 plutôt qu'en 1975.La perception de la caisse par les membres n'a jamais été aussi bonne.Ils ont compris que, malgré toutes les précautions prises, il arrive parfois que nous devions payer le prix de l'engagement social.» En contrepartie, à l'insuccès du magasin Coop, et de «ça» tous les membres de la caisse populaire Sainte-Thérèse de Blainville s'en souviennent, il y a eu «l'affaire des caisses d'entraide.» Dès le moment où les «rabatteurs» des caisses d'entraide ont voulu prendre d'assaut Sainte-Thérèse de Blainville et sa périphérie, M.Paul-Yvon Lesage est monté sur ses grands chevaux.Pendant des semaines il a copieusement distribué les mises en garde.Ne craignant ni la foudre, ni l'autorité, il a fait venir dans son bureau le président de la caisse d'entraide de la région, qui était également maire de la ville, et sans gants blancs, ni gants de boxe, sans mâcher ses mots, il lui a fait part de sa façon de penser.«Je l'ai ouvertement prévenu de ce que j'allais faire.» Et il l'a fait.Il a inondé le territoire d'un tableau comparatif entre ce qu'un placement rapporterait à la caisse populaire et ce qu'il ne rapporterait pas à la caisse d'entraide.Le grelot était solidement accroché.«La provenance de ce tableau comparatif était bien identifiée.Pas de doute possible: il était signé de mon nom.«Nous avons fait tout ce qu'il fallait.Elles n'ont jamais réussi à s'implanter.» LE PESANT D'OR DES PETITS ÉPARGNANTS Cette année, la caisse populaire de Sainte-Thérèse de Blainville a versé en ristournes à ses membres 392 000 $.«S'il en est ainsi, c'est que les institutions comme le cégep Lionel-Groulx sont chez nous.Ce n'est qu'un début.Nous sommes encore jeunes dans la course mais nous avons déjà une longueur d'avance; nous pouvons démontrer par A + B que si les institutions, qu'il s'agisse d'écoles, de services para-gouvernementaux ou de municipalités, font affaire chez nous, il ne leur en coûtera pas plus cher, souvent même moins cher, et qu'en plus elles contribueront directement à améliorer le sort de ceux qui forment la communauté quelles desservent.Les banques ne pourront jamais prétendre en faire autant.» À ce propos, M.LeSage est d'avis que les banques aident grandement les caisses populaires.«Elles ont oublié que les petits épargnants, collectivement, valent leur pesant d'or.En choisissant de s'occuper des «gros», elles ont perdu les «petits».«À Sainte-Thérèse de Blainville, les gérants de banque sont des inconnus.Curieusement, ils ne font aucun effort pour s'intégrer au milieu.» M.LeSage peut en parler à son aise et tirer quelques flèches.Il sait fort bien qu'ils sont incapables de lui rendre la pareille.Quel gérant de banque de Sainte-Thérèse de Blainville oserait dire que Paul-Yvon LeSage est un inconnu?0) o t: 00 o LU < CO < «LU ce »\u2014 z &o Cl À NOS AMIS DE LA FÉDÉRATION* \u2022LA SAGESSE ET LA JEUNESSE: UN TANDEM SOLIDE' «S Université du Québec à Montréal ans 1969 1984 503 500000$ Percée des caisses dans le prêt aux entreprises a croissance de l'actif des caisses populaires affiliées à la Fédération de Montréal et l'Ouest-du-Québec au 29 février 1984 est indissociable de la très forte augmentation de certaines catégories de prêts au cours de la dernière année.Les caisses membres de la FMO ont augmenté de 185 millions $, soit 58 p.cent, leurs prêts institutionnels, commerciaux et industriels.Le total de cette catégorie de prêts atteint 503,5 millions $.Plusieurs caisses populaires de la FMO sont actuellement en mesure d'être fortement concurrentielles par rapport aux banques.Elles peuvent, en tout temps, battre une proposition de prêt commercial de n'importe quelle banque.Pourquoi?D'abord parce qu'elles sont financièrement très solides et que leurs frais d'opération sont plus bas que ceux de la quasi-totalité des succursales de banques.Par ailleurs, l'accès aux prêts institutionnels, commerciaux et industriels est d'ores et déjà accéléré.Cette rapidité d'accès est imputable à une récente politique établie et mise de l'avant par la FMO.Cette dernière a créé, il y a quelques mois, un service spécialisé d'aide aux caisses désireuses de participer à de gros prêts commerciaux en association.Dans le jargon du milieu des caisses, il s'agit de «prêts syndiqués».C'est ainsi qu'au cours des derniers mois il a été possible à certaines caisses de décrocher des prêts commerciaux à demande atteignant jusqu'à 10 millions $ chacun.Ce fut notamment le cas de 5 caisses du Centre et de l'Est de Montréal qu.se sont mises ensemble pour prêter 10 millions $ à la société SOTAN qui s'est portée acquéreur des terrains Angus à Montréal.D'autres ont fait de même pour satisfaire des besoins de crédit de grosses commissions scolaires, notamment la Commission scolaire régionale de l'Outaouais.Le service d'aide aux caisses qui désirent effectuer de gros prêts se présente ainsi: la FMO assiste les caisses dans la préparation de leur proposition de prêt, dans le suivi du prêt et dans son éventuel recouvrement.Soulignons ici que ce sont les caisses désireuses de participer à un tel prêt «conjoint» qui prêtent l'argent.En hommage au dynamisme et à Vesprit a inter coopération de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec scooprtxtts COOP DES CONSOMMATEURS DE MONTREAL UN ACTIF DE 152000000$ Le secteur de l'Outaouais: du dynamisme à revendre i Ton en juge par la croissance qu'il a connue au cours de l'exercice 1983-1984, le secteur de l'Outaouais de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Quebec.qui regroupe 26 caisses, est fort dynamique.L'actif global des caisses de ce secteur s'élève à 569856200$, soit une augmentation de 35,1 p.cent par rapport à 1982-1983.Le passif dû aux membres a lui aussi connu une augmentation (20,5 p.cent) pour atteindre 434946300$.Les prêts personnels et commerciaux sont supérieurs de 56,5 p.cent à ceux de l'an dernier.Avec une augmentation de 54 p.cent, il en va de même des prêts hypothécaires consentis par les caisses populaires de ce secteur.Le nombre de sociétaires des caisses populaires du secteur de l'Outaouais est de 149020, le nombre d'employés est de 508, celui des dirigeants de 425.On a accordé 10384 prêts hypothécaires et 25005 prêts personnels et commerciaux.À l'exception des prêts personnels, où les caisses populaires de l'Outaouais occupent le deuxième rang par rapport aux autres secteurs, elles sont au premier rang au chapitre de l'augmentation des prêts hypothécaires, de l'augmentation de l'actif, de même que du passif dû aux membres.Mallette Benoit Boulanger Rondeau & Associés COMPTABLES AGREES BUREAUX DANS 13 VILLES AU QUEBEC Representation nationale et internationale La caisse de Saint-Joseph de Hull est la plus importante du Québec la FMO.à laquelle la caisse populaire Saint-Joseph de Hull est affiliée, comme d'ailleurs dans tout le mouvement Desjardins, on n'est pas peu fier d'elle.Non seulement à cause de son actif de 152 millions $ (en terme d'actif elle se classe au premier rang de toutes les caisses populaires de la province) mais aussi parce qu'elle symbolise, à plus d'un titre, cette force, cette puissance d'action, cette capacité qu'ont les caisses populaires d accomplir des exploits.Son directeur, M.Gilles Bouliane, parle d'abondance.Non pas tellement de ce qui a été accompli mais de ce qu'il faut entreprendre.À la caisse populaire Saint-Joseph de Hull, ce n'est pas tant la taille des défis qui préoccupe, mais la nature des efforts qu'il faudra déployer pour les atteindre.Pour les dirigeants de cette caisse championne, pour son directeur, ses sept adjoints et ses 77 employés, le succès de leur caisse s'explique en grande partie par leur fort engagement dans le milieu, par la nature des relations qu'ils entretiennent avec les membres.«Mais, comme le souligne M.Gilles Bouliane, cet engagement dans le milieu ne vaudrait rien s'il ne faisait que susciter des espoirs.Notre forte croissance tire une bonne partie de son origine dans les possibilités que nous avons maintenant de livrer la marchandise.L'application du principe des vases communicants, qui nous permet d'utiliser les surplus de liquidités provenant d'autres caisses affiliées, la qualité des services offerts par la FMO, qu'il s'agisse d'experts-conseil ou d'éducation, la caisse centrale, le fait que nous soyons membre de l'Association canadienne des paiements sont autant de facteurs déterminants.Pour ne rien vous cacher, il y a cinq ans à peine ce que nous faisons maintenant aurait été irréalisable.«Il fut une époque, pas si lointaine, ou nous ne pouvions compter que sur nos propres fonds disponibles.Un manque de liquidités survenait et nous devions interrompre nos prêts hypothécaires.«La nouvelle orientation de la FMO nous simplifie la tâche.Il existe, dans le réseau auquel nous appartenons, des caisses qui, pour l'essentiel, ont une vocation d'épargne Certaines caisses, notamment dans la région de Montréal, n'ont plus à toutes fins utiles de possibilités d'expansion.D'autres par contre, c'est notre cas, ont une très forte vocation de crédit.L'accès à des fonds provenant d'autres caisses devient alors primordial.«Nous sommes en mesure d'affronter le marché de la concurrence la tète haute.Il y a, en plus des vases communicants, la caisse centrale où nous pouvons également obtenir des fonds.Mieux encore, la taille financière de la Fédération lui permet, si nécessaire, d'aller chercher des fonds sur le marché des déposants institutionnels (grandes municipalités et autres institutions para-gouvernementales d'importance).» Ce que dit M.Bouliane est d'autant plus important que sans la «machine» Desjardins, sa caisse devrait ralentir, voire stopper sa croissance.Le fonds de dépôts à terme épuisé, sans la FMO et la caisse centrale il serait dans la quasi-impossibilité de satisfaire aux demandes de prêt.«C'est dire, d'ajouter M.Bouliane, que nojs pouvons continuer à déployer tous les efforts nécessaires pour prendre une part encore plus importante du marché que celle que nous avons déjà.» LES ABSENTS ONT TOUJOURS TORT Si la force d'une coopérative 60 ans de succès 60 ans de réalisations dynamiques continue. d'épargne et de crédit réside dans la participation de ses membres, une caisse populaire doit être «présente et active» dans la communauté qu'elle dessert.M.Gilles Bouliane croit profondément aux vertus des relations publiques auxquelles il consacre une bonne partie de son temps.«Mon engagement dans les institutions du milieu a toujours été forte.J'ai été membre de plusieurs conseils d'administration d'institutions et d'organismes de !a region.Si je n ai pas demandé de renouvellement de mandat au conseil d'administration de la FMO, c'est que je veux revenir à la base, réintégrer certains conseils d'administration d'institutions ou de mouvements de la région, y compris du côté ontarien, notamment à l'Hôpital Général d'Ottawa.«Notre caisse a été approchée par le cégep de Hull.C'est M.Jacques Poirier, notre directeur des communications, qui sera nommé d'ici peu.« Plus nous sommes engagés, meilleures sont nos chances de croître.«Ici, et c'est là un autre aspect de notre mode de fonctionnement, nous privilégions le travail d'équipe.Le service de M.Poirier, par exemple, à un mandat à deux volets: engagement social et culturel, marketing.«À vrai dire je suis très ô> content de pouvoir compter sur les t services d'un homme qui, dans la région, est très connu.Ses .S nombreux contacts font que peu 3 de portes lui résistent.Celles que je c2 ne peux ouvrir, c'est lui qui s'en charge.» CO Ok mm* 0) Et M.Bouliane de raconter comment Jacques Poirier, en préparant des hot dogs lors dune fête de charité, a «passé le message» au président de la Commission scolaire régionale de l'Outaouais.«La conversation a porté sur le pourquoi du choix d'une banque plutôt que d'une caisse populaire par la CSRO.Il y a eu appel d'offres et nous l'avons emporté.» Plusieurs autres institutions de la région ont également confié leurs comptes à la caisse populaire Saint-Joseph de Hull.La Commission scolaire Outaouais-Hull, la Société d'aménagement de l'Outaouais, pour ne nommer que celles-là.M.Gilles Bouliane est le directeur de la plus importante caisse populaire au Québec en termes d'actif, Saint-Joseph de Hull.Il affirme: «Avec les moyens dont nous disposons maintenant nous grandirons davantage.Ce que nous avons atteint n'est qu'un début.» «Nous avons établi des relations avec d'autres institutions qui sont sur le point de rendre une décision quant au choix de l'institution financière avec laquelle elles veulent transiger.» Et la Ville de Hull?M.Bouliane ne peut s'empêcher de sourire.«Il y a quatre ans nous avons fait une première tentative.Nous avons soumissionné lors de l'appel d'offres.Nous étions deuxième.Mais ça s'explique facilement.Notre principal concurrent, la Banque de Commerce, a pris le compte «à perte», à raison de 30 OOO $ à 35 000 $ par année.Personnellement je ne crois pas qu'il y ait des raisons suffisamment bonnes pour prendre un compte de cette importance «à perte».Il ne s'agit pas d'en tirer des millions, mais il est primordial que nos membres ne soient pas pénalisés au profit d'un «prestige» pour le moins aléatoire.» S FELICITATIONS UN DEMI-MILLION $ DE RISTOURNES AUX SOCIÉTAIRES Cette année, la caisse populaire Saint-Joseph de Hull a versé à ses sociétaires 500 000 $ sous forme de ristournes.Et, s'il faut en croire M.Bouliane, «de la façon dont l'année est engagée nous ferons de même l'an prochain à la fin de notre exercice financier».Le trop-perçu mensuel moyen à la caisse Saint-Joseph de Hull est actuellement de 100 000$.Ce qui revient à dire qu'en dépit d'une marge bénéficiaire moyenne, attribuable à la structure des taux d'intérêt, les affaires, comme on dit, vont bien.Sur le boulevard Saint-Joseph à Hull, on compte pas moins de 11 banques.La lutte ne risque-telle pas de devenir inégale?Ce n'est pas la confiance qui fait défaut à M.Bouliane.«Plus les banques se sont manifestées, dit-il, plus nous avons grossi.Cela dit, nous n'avons pas lâché.Les banques voudraient bien venir jouer dans nos plates-bandes.Autrefois, elles concentraient leurs activités chez les mieux nantis et les grandes entréprises.Aujourd'hui elles courtisent à nouveau le petit épargnant.Donc nous continuons à protéger nos acquis (notamment par la qualité de nos services) et nous allons jouer sur leur terrain.«Actuellement, 776 commerçants font affaire ici.Grâce à eux.notre volume d'affaires commerciales est plus important que celui de la succursale de la Banque Royale.«Progressivement, le service commercial a pris de l'importance.Nous lui avons adjoint du personnel de secrétariat, deux agents de prêt et nous avons aménagé deux guichets qui sont entièrement réservés aux transactions commerciales.Nous en sommes à notre troisième année dans ce domaine et notre volume «commercial» atteint 30 000 000 $.«Ce qui sert le mieux notre expansion dans ce domaine c'est le bouche à oreille.Nous n'avons pas engagé de fonds importants dans la publicité, préférant investir dans la qualité, l'efficacité du service.«Un exemple: la Société d'aménagement de l'Outaouais est à ce point satisfaite de nos services que, cette année, elle n'ira pas en appel d'offres.Cette décision ne peut faire autrement que d'avoir de l'impact.» À la lecture du bilan des activités du service communications-marketing, il est une question que l'on ne peut s'empêcher de poser: que pourrait-il bien faire de plus?Au chapitre de l'engagement social, la caisse populaire Saint-Joseph de Hull est partout.ou presque: activités de l'âge d'or, service à la jeunesse, activités socio-communautaires, activités culturelles, activités sociales pour dirigeants et employés.Certaines de ces activités sont innovatrices.Un exemple: impôt-secours.Chaque année on produit gratuitement environ 2 000 rapports d'impôt.Ce service est offert en collaboration avec les finissants en administration du cégep de Hull.«En échange de quoi, de dire M.Bouliane, nous leur faisons don d'une somme d'argent destinée à l'organisation de leur bal de fin d'année.Fait à souligner, depuis quelques années ce service impôt-secours fait partie intégrante du cours de formation des étudiants en administration.» Au chapitre des activités culturelles, il y a.bien sûr, le Salon du livre de l'Outaouais.«Après seulement cinq ans d'existence, on se plaît à affirmer que c'est le plus beau de tout le Québec.Et je puis dire que c'est un peu beaucoup grâce à nous.Nous y consacrons temps, énergie, argent.Nous déléguons à l'organisation de ce Salon cinq employés qui consacrent l'équivalent de trois à quatre mois de travail.» L'espace manque pour décrire tout ce que la caisse populaire Saint-Joseph de Hull entreprend chaque année pour affirmer sa présence.Qu'il suffise de dire qu'on ne néglige rien pour que tous les citoyens de Hull et de la région sachent qu'ils peuvent compter sur une institution financière solide, rentable, et qui t;?nt compte de leurs besoins.À L'OCCASION DE LEUR 60?ANNIVERS \u2022\u2022\u2022\u2022 S ' v* '.\u2022 ' * \u2022 - \u2014 \u2022\u2022 \u2022 ' .\u2022 .,,.v Merrill Lynch \u2022¦¦¦¦¦» ttiffi PRIORITÉ DANS LES CAISSES Des dirigeants bénévoles bien formés et informés es caisses populaires jouissent d'un statut très particulier: chacune est autonome.Et la mesure de cette autonomie n'est pas aussi relative que l'on voudrait bien le penser.Les dirigeants bénévoles doivent prendre des décisions qui engagent toujours l'intérêt de ceux qui les ont élus et à qui ils doivent rendre des comptes: les membres.C'est une responsabilité importante, et tous ceux qui ont connu ce «pouvoir»» vous diront qu'il n'est pas facile à exercer.Élaborer et faire en sorte que soient appliquées des politiques financières parfois complexes n'a rien d'une sinécure, surtout lorsqu'il s'agit d'une entreprise coopérative qui doit veiller au meilleur intérêt de ses membres, tout en ne perdant jamais de vue la nécessité d'appliquer les règles du jeu qui prévalent dans les institutions financières.Ce n'est pas, par exemple, parce quelle est en présence d'une caisse populaire que la concurrence aura la dent moins longue.Si vous ajoutez à cela le respect qu'il faut inévitablement avoir pour cette indispensable solidarité, garante de la force du mouvement, vous aurez une image assez juste de ce que doivent être les dirigeants bénévoles d'une caisse populaire.Le dirigeant dans l'entreprise financière et coopérative qu'est la caisse populaire doit, c'est une absolue nécessité, être bien informé de tous les rouages d'une saine gestion.M.Maurice Monnière, assureur-vie de son métier, est le président du conseil d'administration d'une caisse, elle aussi en pleine croissance, celle de Saint-Rémi de Napierville.C'est également un animateur qui, tout au long de son engagement dans le mouvement Desjardins, a été un ardent propagandiste de la formation, de l'information des dirigeants.«Le rôle du dirigeant, dît-il.a pris avec le temps une dimension nouvelle.Il correspond à une gamme de responsabilités proportionnées à la place que s'est taillée la caisse populaire parmi les institutions concurrentes.«Il fut une époque où être dirigeant de sa caisse populaire n'était rien de plus que prétexte à effectuer une sortie propre le dimanche.Les temps ont changé.«La formation ou information des dirigeants est indispensable.Elle permet aux administrateurs de parler entre eux le même langage.C'est, en quelque sorte, l'unité dans la diversité.» M.Maurice Monnière À qui revient-il de former les dirigeants?«Je pense, de répondre M.Monnière, que les informations théoriques dont doit prendre connaissance le nouvel élu doivent être complétées et enrichies des connaissances et des expériences des autres dirigeants en place depuis un certain temps.C'est la responsabilité des plus anciens d'initier et de guider le nouvel élu sur le chemin des pratiques et procédés administratifs de la caisse populaire.«J'ajouterais que le plus difficile pour un dirigeant c'est, dans le contexte que nous connaissons, de garder une dimension humaine à la caisse.» y fi guy desjardins c.r.jean a desjardins c.r.michel roy pierre-g.rioux denis st-onge marc a.léonard jean-maurice saulnier michel benoit eric boulva paul r.granda michel McMillan manon saint-pierre danièle mayrand françois garneau louise lalonde lucille dubê andré vautour claude ducharmec.r.jean-paul zigby maurice laurendeau daniel bellemare c.françois couture gérard coulombe anne-marie lizotte andré wêry serge r tison serge gloutnay pierre legault armando aznar sylvain lussier fredacheftechi philippe leclerco gilles leclerc michéle beauchamp pierre bourquec.r.alain lortie claudebêdard rêjean lizotte jacques paquin andréloranger louis payette robertjphénix luc bigaouette maurice mongrain daniel bênay paul marcotte victor marcoux donald francoeur christiane brizard eugene czolij rené langlois le bâtonnier claude tellier, c.r.conseil charles j.gêlinas.c.r.Tour de la Banque Nationale au 600, rue de La Gauchetièrc ouest Bureau 2400 Montréal (Québec) H3B4L8 Téléphone: (514) 878-9411 LA CAISSE POPULAIRE DE SHERRINGTON Grandir en milieu rural M.Florian Sediilot, directeur général de la Société coopérative agricole du sud de Montréal «Pour être efficace, la coopération doit s'appuyer sur un principe simple: toujours privilégier l'intérêt de ses membres.C'est là le fondement de la solidarité.» est incontestablement l'agriculture qui, au début du siècle, a permis aux caisses populaires de prendre racine.La population rurale n'a pas été longue à comprendre, compte tenu du peu d'intérêt que les institutions financières du temps lui portaient, que la formule coopérative d'épargne et de crédit d'Alphonse Desjardins pouvait rapidement devenir un instrument d'émancipation économique.Aujourd'hui, les agriculteurs, les éleveurs, les maraîchers savent qu'ils peuvent compter sur la caisse populaire.Bon nombre d'entre eux sont d'ailleurs passés de la culture artisanale à l'industrie moderne, grâce à elle.La caisse populaire de Sherrington oeuvre précisément en milieu rural.Elle présente un taux de pénétration de 90 p.cent et un actif de 9000000$.Elle a été établie en 1966.Bien qu'elle desserve une population estimée à moins de 2000 habitants, son portefeuille de prêts est fort intéressant: il totalise environ 6000000$.Lors de notre visite à cet endroit, M.Jean Dalcourt nous a offert d'aller jeter un coup d'oeil à la ferme maraîchère Van Winden, l'une des plus importantes du genre au Québec.Il y a 38 ans, M.John Van Winden, originaire de Hollande, s'installe au Québec et se met en quête d'une ferme où il pourrait exploiter un sol propice à la culture maraîchère.Un agronome lui conseille daller voir du côté de Sherrington où il y a, «paraît-il», de la «terre noire».M.Winden, l'ancêtre r.omme rappellent en blaguant ses enfants, trouve là ce qu'il cherchait et s'installe.M.John Van Winden fut, en 1966, l'un des fondateurs de la caisse populaire de Sherrington et depuis lors il occupe le posté de président du conseil d'administration. la vice-présidence on retrouve également un autre fondateur.M.Maurice Touchette.M.Van Winden est père de six enfants, trois filles et trois garçons qui tous travaillent à l'entreprise familiale.L'actif de la ferme maraîchère Van Winden est de l'ordre de 2,5 millions.LA COOPÉRATIVE AGRICOLE OÙ 30 P.CENT DE TOUS LES OIGNONS PRODUITS AU QUÉBEC SONT MIS EN SAC Qui dit Sherrington, dit la «grosse coopérative agricole».Des 137 coopératives agricoles du Québec, Granby étant la première, la coopérative agricole de Sherrington occupe le deuxième rang en importance.Nous nous y sommes rendus et avons rencontré son directeur général.m.Florian Sediilot.La coop de Sherrington met en sac 30 p.cent de tous les oignons produits au Québec.Une partie est écoulée sur le marché québécois et canadien et une autre sur le marché américain.La coop agricole de Sherrington compte 537 membres.Au total, elle emploie 115 personnes.Son actif est de & 9199000$ et son chiffre d'affaires excède 15 millions$.L'institution financière choisie par la Coopérative agricole de Sherrington pour effectuer ses transactions est évidemment la caisse populaire.Mais en dépit du fait que deux membres de la coopérative siègent au conseil d'administration de la caisse depuis longtemps, il n'en a pas toujours été ainsi.M.Sediilot explique: «C'est à partir du moment où la caisse populaire de Sherrington a pu répondre à nos besoins que nous avons changé d'institution financière.Nous avions beau avoir une sympathie naturelle pour elle, nous sommes, nous aussi, une coopérative qui prend le meilleur intérêt de ses membres.«Aujourd'hui nous faisons équipe et je dois dire qu'en fait d'institution financière, nous sommes fort bien servis.» NOUVEAU DÉFI À LABELLE La fusion des caisses Le départ d'une banque de Montréal et a relancé la caisse de l'Ouest-du-Québec \t\t\u2022 îMM,\t\t \ti: ~~\t a caisse populaire de Labelle, nonobstant le fait qu'elle est la plus I jeune du secteur O Bois I (qui couvre la région des Laurentides), fêtera son 25e anniversaire de fondation le 20 mars 1985.La population qu'elle dessert, celle de Labelle et des environs, est évaluée à environ 3 000 personnes.Son actif est de 9 000 000 $.Le premier avril 1983 prenait fin l'opération fusion de la caisse populaire La Minerve.Celle-ci, depuis lors, est devenue un comptoir de service.Pour assurer la continuité des opérations et raffermir la confiance de ses membres, trois administrateurs de la caisse populaire La Minerve sont venus se joindre aux dirigeants de la caisse populaire de Labelle, deux au conseil d'administration et un à la commission de crédit.Il y a deux ans, la Banque Nationale, jugeant sans doute que le territoire de Labelle était «C'est en tirant partie de la vocation touristique de Labelle que nous assurerons la croissance de notre caisse», déclarent MM.Serge Lyras (à gauche) et Laurent Côté, respectivement président du conseil d'administration et directeur de la caisse populaire de Labelle.devenu trop petit, ferme sa succursale.MM.Serge Lyras et Laurent Côté, respectivement président du conseil d'administration et directeur de la caisse populaire de Labelle, considèrent que ce départ, au-dela de son aspect valorisant pour la caisse, en o CT) O KL Q) t.00 0< Lavery, O'Brien AVOCATS \u2014BARRISTERS 4 SOLICITORS SUITC 4000.1 PLACC VILLE-MARIE MONTRE AL.QUEBEC H3B 4M4 (bl4)6n-lS2?3 < Z O to es \u2022 Assurance collective \u2022 Régimes de rentes \u2022 Régimes d'intéressement \u2022 Rémunération \u2022 Communication Montréal, Quebec, Toronto, Ottawa, Hamilton Affiliée: J.B.M.Murray Ltd Hébert, Le Hou il lier inc.actuaires et conseillers en avantages sociaux Montreal 1080.Côte du Beaver Hall Bureau 1910 Montréal (QuéDec> H2Z 1S8 (514)866-2741 Québec 2/95.boul Laurier Ste-Foy (Quebec) G1V 4M7 (418) 659-4941 présente d'autres qui méritent réflexion.«La Banque, de dire M.Lyras, avait sur nous l'effet d'un stimulant.La concurrence ne présente pas que des aspects négatifs; elle oblige à de constants ajustements.Dans une certaine mesure elle nous force à être aux aguets.» Et M.Côté d'ajouter: «On peut tirer une certaine fierté du départ dun concurrent qui nous laisse, si l'on veut, le champ libre.Mais la liberté d'action peut aussi jouer de mauvais tours.D'autant plus que les membres d'une caisse, à cause de la crise que nous avons connue, sont devenus nettement plus exigeants.Les mots «rendement sur épargne» ou «loyer de l'argent» ne sont plus réservés au vocabulaire des gens d affaires.Nos membres «magasinent».C'est dire qu'en plus de leur garantir un service impeccable, il faut toujours pouvoir offrir un produit qui présente, par rapport à la concurrence, des avantages certains.» Le défi des dirigeants et du directeur de la caisse populaire de Labelle est d'autant plus grand que leur marge de manoeuvre à la suite de problèmes à la caisse populaire La Minerve (trois prêts commerciaux à haut risque) est réduite.Cela dit, l'attitude qu'ils ont adoptée devant ces difficultés laisse entendre qu'ils sont capables de le relever.«Après avoir raffermi le contrôle du crédit, d'expliquer M.Laurent Côté, nous avons, avec l'appui du conseil d'administration, ouvert la machine.Nous comptons maintenant environ 200 comptes commerciaux, entreprises de services, petites entreprises.» «Et notre réputation, de dire M.Lyras, veut que nous soyons préteurs.Ce qui ne nous empêche pas de faire valoir auprès de nos membres le placement boni, le REER, etc.» Labelle ne compte aucune grande industrie créatrice d'un nombre important d'emplois.Par ailleurs l'industrie touristique, compte tenu de la position géographique de cette municipalité, offre des possibilités intéressantes.MM.Lyras et Côté sont d'avis qu'il faut se tourner vers les villégiateurs qui envisagent d'acquérir une maison de campagne ou un chalet.«Il y a là un potentiel non .négligeable, affirment-ils, et nous irons le chercher.Ce n'est pas parce qu'une banque est sortie du paysage; que nous sommes devenus plus dynamiques, que nous allons dormir sur nos lauriers.» Ie 18 février 1982.on pouvait lire dans la Gazette officielle du [Québec: «Avis est 'donné que le ministre des Institutions financières et Coopératives a approuvé la requête des fédérations de caisses d'épargne et de crédit «Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec» et «Fédération de Montréal des Caisses Desjardins» datée du 30 novembre 1981, demandant la confirmation de l'acte d'accord prévoyant la fusion de ces deux fédérations.Le nom de la fédération résultant de cette fusion est «Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec».Ce même avis précisait plus loin que «le territoire dans lequel la fédération résultant de la fusion pourra recruter ses membres sera celui de la province de Québec» et que «la fédération résultant de la fusion sera affiliée à la Confédération des caisses populaires d'économie Desjardins du Québec».La FMO est une fédération régionale.Une association coopérative dont les membres sont les caisses affiliées d'une même région.En aucun cas.elle ne peut être considérée de la même manière que le serait le siège social d'une banque.À vrai dire il s'agit, pour l'essentiel, d'un organisme qui offre aux caisses affiliées des services qu'isolément elles ne pourraient se donner.Par ailleurs le législateur, par souci d'uniformité, du moins en ce qui a trait aux buts et aux objectifs poursuivis par une caisse populaire, dit que celle-ci ne peut exister légalement sans être affiliée à une fédération (au Québec on en compte actuellement 10).Même si, comme nous l'avons précisé, la FMO recrute ses caisses populaires sur l'ensemble du territoire de la province de Québec, ses activités sont cependant limitées, à la suite d'une entente avec les autres fédérations, à une partie seulement de ce territoire.Présentement, les caisses populaires affiliées à la FMO se regroupent à l'intérieur de onze secteurs: des Prairies.Est de Montréal, Centre de Montréal, Émile-Girardin, Saint-Jean, Valleyfield des Monts, O'Bois, Outaouais.Rouyn-Noranda-Témiscamingue.Henri-Bourassa.Laval.Groupe 100 consultants de disciplines complémentaires offrant une expertise de haute qualité.Pouliot, Guérard Inc.Fraser Watson Actuaries Ltd, Actuariat et avantages sociaux Régimes de retraite, assurances collectives Relevés personnalisés de prestations Assurances vie et IARD Multitek Inc.Services informatiques Analyse et développement de systèmes Traitement distribué, inter-actif ou en lots Sobeco - Chapman Rémunération Inc.Gestion de ressources humaines Rémunération et enquêtes salariales Organisation et gestion de la productivité Systèmes informatisés de gestion de personnel TORONTO MONTRÉAL QUÉBEC Correspondants et associés au niveau international: États-Unis: Kwasha Lipton Royaume-Uni et Extrême-Orient: Duncan C.Fraser & Co.Europe continentale: Euracs UNE ÉCONOMIE EN BONNE POSTURE AU TÉMISCAMINGUE 69 p.cent des institutions financières sont des caisses a population du Témiscamingue, exclusion faite de celle de Rouyn-Noranda 1(35000 h.) compte 17500 personnes.Dans ce secteur, la FMO compte 18 caisses: une à Rouyn et les 17 autres dans autant de municipalités ou villages.En d'autres termes, il y a dans le Témiscamingue une caisse par mille habitants.Toutes présentent un taux de croissance à la hausse.C'est un phénomène peu banal.Nous nous sommes rendus à Béarn, en compagnie de M.Laurier Gaudet, le délégué régional de la FMO dans ce secteur.Pourquoi Béarn?Parce que la caisse populaire de l'endroit est fortement engagée dans la bonne marche d'une scierie qui emploie 280 travailleurs (emplois directs) et d'une compagnie qui fabrique des bardeaux de cèdres: Cèdre Fabre Inc., qui emploie 25 travailleurs.À la Scierie Béarn Inc., nous avons été reçus par son directeur général et vice-président aux opérations, M.Laurent Gaudet.L'usine a été construite en 1973 par la Coopérative forestière du Témiscamingue.Après quelques mois d'exploitation, l'instabilité du marché oblige les dirigeants de la coop forestière à fermer ses portes.L'entreprise est rachetée et une entente est signée avec la coopérative forestière à l'effet que c'est à elle qu'il revient de recruter et de fournir la main-d'oeuvre.Pendant quelques années la Scierie Béarn Inc.transige avec la Banque Nationale.Puis un beau jour, cette dernière prend peur.Elle n'a plus confiance.C'est alors qu'interviennent les caisses populaires de Béarn et de La machinerie que Ton utilise à la scierie de Béarn, comme cette «écorceuse», coûte cher, à Tachât comme à l'entretien.C'est dans ce domaine, notamment, qu'il est très important d'avoir un partenaire financier solide comme les caisses populaires Desjardins.Fabre, toutes deux affiliées à la FMO.En juin 1982, à la suite de représentations effectuées par Scierie Béarn Inc., la caisse populaire de Béarn, avec la participation de la FMO, lui accorde une marge de crédit de 3 millions $.Dans le même souffle, la caisse populaire de Fabre accorde à Cèdre Fabre Inc., au conseil d'administration de laquelle siègent des administrateurs de Scierie Béarn, une marge de crédit de 300000$.M.Laurent Gaudet explique: «Les caisses Desjardins sont devenues pour nous un allié naturel.Ce qu'elles étaient déjà pour la grande majorité de nos travailleurs.Nous nous sommes rapidement compris, puisque nous avions des intérêts communs.L'intervention de la FMO, il faut le souligner, a été déterminante, car sans les vases communicants nous aurions, et quand je dis nous je pense également aux travailleurs forestiers de la région, éprouvé de sérieuses difficultés.» Encore une fois, l'engagement des caisses populaires a donné d'excellents résultats.M.Laurent Gaudet, directeur général et vice-président aux opérations de la Scierie Béarn, au Témiscamingue.«Depuis, dit-il, que nous avons choisi de faire affaire avec la caisse populaire, nous n'avons plus comme par le passé à faire valoir qu'une entreprise comme la nôtre non seulement crée des emplois mais produit d'importantes retombées.Nous sommes sur la même longueur d'onde puisque nous avons des objectifs communs.» La caisse populaire de Béarn et la FMO ont autorisé une marge de crédit de 3 millions $.Le solde de celle-ci, au 16 mars 1984, était de 967825$.À la même date, le solde dû par Cèdre Fabre Inc., à la caisse populaire de Fabre était de 63900$ sur une marge autorisée de 300000$ et de 212400$ sur un prêt à terme de 250000$.L'exploitation de Scierie Béarn et de Cèdre Fabre est rentable.Tout en créant de l'emploi, elles sont appelées à prendre de l'expansion.Le budget annuel d'opérations de la Scierie Béarn Inc.sera de 17 millions $ pour l'année 84-85.Comme nous le fait remarquer M.Laurent Gaudet: «L'engagement de la FMO et de ses caisses affiliées est d'autant plus important que laide apportée à Scierie Béarn Inc.et à Cèdre Inc.a des retombées qui vont au-delà des quelque 300 emplois que nous maintenons.Que l'on pense simplement à l'industrie du transport et à celle de la coupe.Elles aussi sont génératrices d'emplois.» Quant aux caisses de la région, elles en profitent également.L'emploi stimule la construction, et qui dit construction dit prêts hypothécaires et prêts à la consommation.Le fait que 69 p.cent des institutions financières qui desservent le Témiscamingue soient des caisses n'est sûrement pas étranger au fait que l'économie de la région est en meilleur posture qu'auparavant.La Caisse de Rouyn-Noranda et la radio communautaire M.Roland Lapointe est directeur de la caisse populaire de Rouyn-Noranda.Sa philosophie: «Il ne faut pas craindre de s'engager, même si cela soulève des vagues.» es 18 caisses populaires du secteur Rouyn-Noranda affiliées à la FMO présentent pour l'exercice financier 1983-1984 un actif global de 131 360000$.Une croissance de 20,8 p.cent par rapport à l'exercice précédent.La caisse populaire de Rouyn-Noranda, que dirige M.Roland Lapointe et qui dessert une population estimée à 35000 personnes (contre 17000 pour l'ensemble des 17 autres caisses du secteur) est la plus importante de cette région.Au centre de l'activité économique, elle présente un actif de 59849000$, une croissance de 25,7 p.cent supérieure à celle de l'année dernière.Sous l'impulsion de son directeur, actif au sein d'organismes locaux (notamment le Conseil régional de développement économique), la caisse populaire de Rouyn-Noranda est fortement engagée socialement.«Nous avons, de dire M.Lapointe, un principe qui guide notre engagement.Nous donnons l'élan au plus grand nombre de projets communautaires et, une fois qu'ils sont lancés, nous nous retirons.» Actuellement, la caisse populaire de Rouyn-Noranda travaille en collaboration étroite avec les responsables de la radio communautaire.«Nous appuyons ce projet parce qu'il représente un concurrent nécessaire à Radio-Nord, monopole qui contrôle toute l'information régionale.Une radio communautaire forte aura le double mérite d'informer différemment ses auditeurs, de leur donner un autre son de cloche, tout en obligeant Radio-Nord à augmenter sensiblement la qualité de son contenu local.» M.Lapointe, au cours des ans, a fortifié son sentiment d'appartenance à cette région «qui n'a pas encore donné sa pleine mesure».À la blague, il dira: «Plutôt que d'envoyer notre argent à Montréal, nous préférons le réinvestir ici.Ici aussi, vous savez, il y a de grandes idées et du talent.» C ^* o î i o o Z CO g 00 INFORMATISATION ET GUICHETS AUTOMATIQUES L'INFORMATIQUE ET L'HUMAIN À quoi ressemblera ¦ \u2022 ¦ \u2022 Les caisses ont bien pris la caisse populaire de le virage technologique an 2 000?1967.La FMO, en inaugurant la caisse populaire d'Expo 67, fait d'une pierre deux coups.Elle affirme la présence du mouvement coopératif et se présente comme la première institution financière du Canada à être informatisée.Pas de dérapage dans le virage technologique qui s'annonce.En instaurant son réseau inter-caisses, le mouvement Desjardins fait oeuvre d'avant-gardisme.Viennent ensuite les guichets automatiques.Aucune hésitation là non plus.Sur le territoire de la FMO on en compte actuellement 37.Fin 84, le nombre de guichets automatiques passera à 56.Cette troisième phase d'implantation terminée, la FMO et ses caisses affiliées occuperont, sut le territoire quelles desservent, le deuxième rang parmi leurs concurrents.PRÉVENIR LES CHOCS , La possibilité d'effectuer des transactions bancaires à un guichet automatique constitue un changement important.Irrémédiablement, nous nous approchons du jour où tous et chacun pourront à partir d'un ordinateur domestique effectuer toutes les transactions qu'ils jugeront à propos.Mais nous n'en sommes pas encore là.Un guichet automatique Desjardins c'est, ni plus ni moins, gje prolongement de son o ordinateur central.Avec une carte o personnelle et un code g*d'identification, le membre entre \u2022g,directement en communication a avec l'ordinateur pour effectuer ses transactions: dépôts, retraits, virements de fonds, règlement de 2 factures.Ces comptoirs automatisés offrent cinq avantages.Le premier: ils permettent d'effectuer des transactions à toute heure du jour et de la nuit.Le second: il n'est pas nécessaire de vous rendre au guichet de votre caisse.Si par exemple vous habitez Sainte-Thérèse et travaillez à Montréal, n'importe lequel fera l'affaire.Troisième avantage non négligeable: il vous est possible d'éviter la file d'attente et d'avoir à courir pour arriver avant l'heure de fermeture.Le quatrième: le guichet automatique est très commode en cas d'imprévu.Et finalement, sa simplicité d'usage est remarquable.Les guichets automatiques Desjardins sont donc voués à un bel avenir.Mais, car il y a toujours un mais, ces innovations technologiques présentent une autre facette: ce qui était indispensable hier peut rapidement devenir désuet demain.Sans compter que la révolution technologique, en dépit de ses incontestables vertus, entraîne de nouveaux problèmes.Ceux-ci sont d'autant plus importants qu'ils affectent les ressources humaines.Jusqu'où nous mènera le virage technologique?Bien malin qui peut prétendre posséder «la» réponse.Sans doute est-ce pour cette raison que la FMO a mis sur pied un «comité stratégique des changements technologiques», qui a pour mandat de préparer ces changements pour en prévenir et en amoindrir les chocs.Inutile de dire que ceux qui le composent ne s'ennuient pas.ous sommes à 16 ans de l'an 2 000.À quoi ressembleront les caisses populaires au XXIe siècle?Chose certaine, elles seront là.Nous vivons déjà avec l'automatisation.Et s'il faut en croire les experts, nous n'avons encore rien vu.Dans un intéressant article paru dans l'édition du mois d'avril 84 de «L'entre-gens», deux spécialistes de la FMO, MM.Réal Billette, analyste conseil, et Yves Proteau, analyste senior à la Direction support de la vice-présidence technique et gestion des caisses populaires, livrent le fruit de leurs réflexions sur ce que sera vraisemblablement la caisse populaire de l'avenir.Dans un premier temps, ils précisent que «depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la productivité globale n'a cessé de régresser.Or, en analysant plus à fond les données relatives à ce sujet, on constate que le groupe de cols blancs est le seul à n'avoir jamais augmenté sa productivité alors que leur nombre n'a cessé de croître.On a donc exercé d'énormes pressions afin de trouver les moyens de corriger la situation».Ils poursuivent en disant que la capacité de l'informatique de produire l'information rapidement, économiquement et sûrement faisait d'elle un instrument tout design , un outil privilégié pour y parvenir.«Dans quelques mois, de dire MM.Billette et Proteau, la micro-informatique sera rendue disponible aux gestionnaires et conseillers des caisses populaires.Ces derniers pourront ainsi avoir accès directement à diverses banques de données et pourront procéder à des analyses et simulations plus aisément.» A QUOI RESSEMBLERA LA CAISSE FOPULAIRE DE DEMAIN?Bien sûr, elle sera différente de celle que nous connaissons.«Le membre, de préciser MM.Billette et Proteau, qui désire effectuer ses opérations courantes rapidement pourra utiliser le guichet automatique, le guichet «intelligent» (possibilités de transactions agrandies) ou encore le guichet informationnel (solde des prêts, date de paiement des intérêts).Il pourra aussi, pour des opérations plus complexes, s'il le désire, faire appel au caissier-ressource.Intervention personnelle et traitement technologique seront donc disponibles aux membres.«Cette caisse populaire possédera aussi, adjacent aux espaces de guichets électroniques, un espace réservé aux fonctions conseil.Des bureaux à environnement agréable permettront au personnel des caisses populaires de rencontrer individuellement les membres souhaitant obtenir conseil.Dans ces bureaux, vidéo-téléphone (qui permet de voir l'interlocuteur sur écran) ou ordinateur personnel seront à la disposition des conseillers.Cela leur permettra de procéder rapidement et aisément aux analyses et consultations requises pour satisfaire pleinement les nouveaux besoins des membres.Ainsi, par exemple, le personnel conseil pourra aider à la préparation du budget du membre, et même le réaliser sur micro-ordinateur.«La caisse populaire que nous venons de décrire n'est qu'au stade de l'élaboration.Elle constitue au moins autant une vision du futur qu'une réalité qui se précise.Toutefois, personnel et membre de caisses populaires devront faire en sorte que la caisse populaire de demain corresponde à leur désir.» Faut-il s'insurger contre l'ordinateur parce qu'il menace de nous déshumaniser?A cet égard, M.Guy Bernier, président et chef de la direction de la Fédération, affirme: «Nous sommes conscients des problèmes qu'entraîne la révolution technologique sur le sens de l'appartenance des membres à une coopérative d'épargne et de crédit où ils ne mettraient que rarement les pieds, avec l'implantation des guichets automatiques et du «home banking*.«Pour relever les défis socio-économiques posés par le virage technologique, il s'agit d'abord et avant tout d'intégrer l'informatique en se préoccupant de l'élément humain.» La réaction de l'homme à l'invasion informatique peut se traduire vraisemblablement par une «réponse compensatoire».M.Bernier, en insistant sur l'importance de l'élément humain, rejoint bon nombre de spécialistes qui affirment que «chaque fois qu'une innovation technologique est unilatéralement imposée aux consommateurs ou aux travailleurs, elle doit être assortie d'aménagements qui leur laissent la possibilité d'exprimer une réponse compensatoire.Faute de quoi les intéressés eux-mêmes tenteront déquilibrer l'innovation par une reaction appropriée, ou bien la rejetteront».Des enquêtes (américaines) ont démontré que certains usagers veulent absolument avoir un contact direct avec les caissiers de leur banque.D'autres sont intransigeants sur le fait de rédiger eux-mêmes chaque mois leurs propres chèques et ne voudraient à aucun prix que les banques leur retirent cette prérogative.Quand les banques ont voulu imposer à leurs clients une formule de tout-ou-rien sans leur laisser le choix, la clientèle a diminué à un tel point qu'il a fallu que les banques reviennent à leurs méthodes traditionnelles.Tant et aussi longtemps que les gens éprouvent le besoin de se tremper dans une ambiance collective de travail et de partager la présence de leurs semblables, l'informatique sera à leur service.o < < \u2022LU or O cO _i Q- o MMif n .m .ftt»i nu L- Ll^ila Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du- i»\u2014\u2014 i' i j \u2022 Québec a assumé, au cours des premières décennies de son existence, la surveillance et l'inspection des caisses populaires situées sur près de la moitié du territoire québécois.I 1 , \u2022 i .-, -, M ÉÉ I , \u2022 Son aide et son appui moral ont permis la creation de la Fédération des caisses populaires Desjardins de l'Estrie en 1934, de la Fédération des caisses populaires Desjardins de FAbitibi, de la Fédération des baisses populaires Desjardins de Lan audi ère et de la Fédération des caisses - àlwïaiS rv~~!___telln:~ 1__i» \\r__ftaiiSS: 3a: populaires Desjardins de Richelieu- Yamaska en 1944.qui ont fait grandir et qui ont contribué aù développement du Mouvement Desjardins au Québec et particulièrement à celui de la Fédération de Montréal et de POuest-du-Québec qui célèbre cette année son 60ième anniversaire de fondation.V.-5?: V- ifrrO c y '*' * \u2022 \u2022« \u2022 .\u2022» \u2022 \u2022 S, \u2022 * - m \u2022 I ?\u2022 o -1 Q
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