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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-07-02, Collections de BAnQ.

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[" .-v \\ PONTIAC \u2022 mjick VIMTin lOO aras LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ.MAXIMUM AUJOURD'HUI: 29°.DEMAIN: ENSOLEILLÉ.DÉTAILS PAGE A 2 11251, NOTRE-DAME e*t 645-1651 351-6340 MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984.100e ANNÉE, N° 168, 48 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents Horsdela /onemétropolitaine 45conts Sept-Iles et Haie Comeau 50 cents ?IL SERA CANDIDAT EN COLOMBIE-BRITANNIQUE OTTAWA (d'après PC) \u2014 Le nouveau premier ministre du Canada, en annonçant samedi la formation d'un Cabinet sensiblement remanié et allégé, s'est engagé résolument dans la première phase d'une réforme des structures administratives et du processus décisionnel du gouvernement.Dès le depart, il se distingue ainsi de son prédécesseur, du moins quant aux méthodes de gestion.M.John Turner a en effet décidé de réduire la taille du conseil des ministres, de réorganiser des ministères, d'accroitre la responsabilité des titulaires de chacun des portefeuilles, de simplifier et de décentraliser l'administration quotidienne des affaires publiques.Pour mettre en oeuvre la deuxième phase de son plan.M.Turner devra obtenir un mandat du peuple.S'il n'a pas encore indiqué la date des élections fédérales, les rumeurs lui prêtaient l'intention pendant tout le week end de fixer le scrutin à la fin d'août ou au début de septembre.Pour souligner la Féte du C'a nada.le 17e premier ministre du pays s'est engagé à restaurer la confiance nationale, à aider les chômeurs et les personnes âgées, à ouvrir enfin des hori zons nouveaux grâce aux outils qui donneront à tous les Cari;» diens les moyens de se réaliser pleinement.A la presse, pour laquelle il veut se rendre le plus accessible possible, M.Turner a annoncé qu'il m1 portera candidat dans une circonscription de la Colombie-Britannique lors (1rs éle< tions legislatives.C'est par cet engagement personnel qu'il en tend rétablir au gouvernement le déséquilibre cause par l'absence de représentants de l'Ouest du pays.Immédiatement après avoir été assermenté à Rideau Mail avec ses 28 ministres par le gouverneur général, Mme Jeanne Sauvé, le nouveau chef du gouvernement canadien a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a longuement expliqué chacune de ses décisions.Il s'est empresse de rappeler qu'il s'était engagé, durant la course au leadership libéral, a réduire le nombre des ministres.« La plus importante modifie i tion.a-t-il souligné, touche la composition du conseil des ministres dont le nombre est passé de 37 à 29.» M.Turner a ensuite parle des mesures visant a simplifier l'appareil gouvernemental « Mon premier objectif, a-t-il ajoute, a voir TURNER en A 2 M.John Turner a participé hier à Ottawa aux festivités entourant la Fête du Canada.On le voit ici saluant la foule massée sur la colline parlementaire.Dans la région métro- politaine toutefois, la Fête du Canada s'est déroulée sans histoire.Nos informations en page A 2.photciaser upc Autres informations en pages À 6 et À 9 Les grands gagnants: Chrétien, Ouellet et Lumley OTTAWA (PC) \u2014 Pas moins de 13 ministres du Cabinet Trudeau ne feront pas partie du gouvernement Turner, alors qu'il y avait cinq nouvelles figures à la table du Cabinet lors de sa première réunion, samedi matin.Onze ministres changent de ministères alors que douze sont confirmés dans leurs fonctions.« Il faut remonter loin dans l'histoire canadienne pour voir un remaniement aussi important, affirmait le premier ministre John Turner.Il y aura eu beaucoup de perdants, mais peu de ministres qui reçoivent des démotions tout en demeurant au Cabinet.En plus de ceux qui avaient laissé entendre depuis quelque temps qu'ils songeaient à la retraite ou à d'autres fonctions \u2014 comme MM.Jean-Luc Pépin, Roméo LeBlanc et Yvon Pinard \u2014 il y a ceux dont M.Turner n'a pas voulu dans son Cabinet.En particulier, notons trois de ses adversaires lors du congrès au leadership, MM.Eugene Whe-lan.Mark MacGuigan et John Munro.et deux ministres qui avaient eu a subir les foudres de l'Opposition au cours des derniers mois.MM.Pierre Bussieres et Jacques Olivier.M.Turner s'est aussi debarra>>e de- trois sénateurs qui représentaient l'Ouest dans le Cabinet Trudeau \u2014 MM.Hazen Argue, Jack Austin el Bud Oison \u2014 comme de .M.Pierre' De Bane, l'un de> supporters de M.Jean Chrétien, et de Mme Celine Hervieux-Payette.qui l'avait appu>e en toute fin de campagne.voir GAGNANTS en A 2 ÇûVBVocJSffhT SOMMAIRE Annonces classées .C 3 à C 7 Arts et spectacles \u2014 Informations.A 10 à A 12 \u2014 Horaires.B 6 Choix d'émissions.A 12 Centenaire.A8 Décès, naissances, etc.B 8 Économie.C 1 - C 2 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.C 3 FEUILLETON.C5 Horoscope.C 4 L'auto.B 1 à B 5 Le monde.B 7 Loteries - résultats:.A 11 Météo.A 2 Mots croisés.C 7 Mot mystère.C 6 Quoi faire aujourd'hui.B 6 Tribune libre.v.A 7 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 «Bandes dessinées».10, 11 million visiteurs QUEBEC \u2014 « On y sera par cents et par milliers ».pro phétisait la chanson de l'été Mer et monde.Ils furent des centaines de milliers, sans doute plus de un million de personnes, venues de partout au Québec et d'Ontario, venues même des Etats américains à l'ouest du PIERRE VINCENT_ Mississippi, pour voir, samedi, le long défilé des grands voiliers sur le Saint-Laurent, entre Neuville et l'île d'Orléans.Un défilé de plus d'une trentaine de kilomètres sur l'un des plus beaux plans d'eau du monde, au creux de falaises escarpées a souhait.« LTn extraordi- naire amphithéâtre naturel ».pour reprendre l'expression du président de la Corporation Que-bec-81, Richard Drouin La publicité promettait un spectacle d'une exceptionnelle beauté, un spectacle que l'on ne peut voir qu'une fois dan^ sa \\ ic.un spectacle qui ne vient qu'une fois dans un siècle et.de l'avis de l'immense majorité des gens présents, ce fut un spectacle tout à fait à la hauteur des attentes.A ce point que les commenta leurs de toutes les stations de ra dio et de télévision de la Vieille Capitale manquaient de mots pour le décrire: «grandiose».* majestueux ».otoia$er cp l'argent coule à flots, rue saint-denis FESTIttAL Petrucciani, une découverte INTERNATIONAL Si le Festival international de jazz de Montréal laisse environ $1 million sur la rue Saint-Denis pendant les 10 jours qu'il dure, il semble que les commerçants qui en profitent soient plus avares quand vient le temps de financer l'événement.Mais qu'à cela ne tienne, la musique est reine et Vie Vogel a été l'un de ses bons servi- T teurs, hier, au théâtre Saint-Denis, où son spectacle comportait un émouvant hommage à Dizzy Gillespie.Samedi, un jeune pianiste français de 21 ans, Michel Petrucciani, avait presque volé la vedette au trompettiste Freddie Hubbard, qui n'est pourtant pas le premier venu.a in page A 10 DE MONTREAL m il m h uni t 0979 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 « Le Canada doit franchir de nouvelles frontières» John Turner OTTAWA \u2014 Le Canada doit « comme Jacques Cartier il y a 450 ans, franchir de nouvelles frontières » et restaurer sa confiance nationale dans l'imite, l'harmonie et dans le respect de ses différences.MICHEL C.AUGER de lo Preste Conodienne_ C'est le message qu'a lancé hier le premier ministre John Turner lors d'un bref discours sur la colline parlementaire pour les cérémonies de la fête du Canada.« Devant près de 10 000 personnes, M.Turner a profité de sa première apparition publique depuis son assermentation comme 17e premier ministre du Canada pour affirmer que, même dans ces célébrations, il ne fallait pas oublier «ceux qui ont souffert cruellement d'une récession économique profonde et brutale qui aura détruit tant d'espoirs ».«Ceux qui.quelque soit leur âge, veulent travailler et ne peuvent trouver du travail, ceux qui ont travaillé si fort pour faire du Canada un grand \u2022 pays et qui doivent maintenant .subir les difficultés de la vieil- \u2022 lesse, ceux-là nous ne les oublions pas ce matin, et nous ne *tes oublierons jamais », a-t-il déclaré.Mais le premier ministre a soutenu que l'histoire avait ; prouvé que les Canadiens for-! * (liaient une nation vigoureuse et \u2022^qu'ils peuvent travailler ensem-! ble pour marcher « vers des horizons sans limites ».«Nous allons nous doter des MbitUs qui permettront à chaque ;-£anadien, quelque soit sa lan-\u2022 *gUe, sa race, sa religion ou son sexe de réaliser son plein potentiel », a-t-il affirmé.M.Turner a également soutenu que, « malgré nos difficultés, notre pays reste l'un des plus heureux de la terre ».Comme l'anniversaire de naissance d'une personne, la Fête du Canada est un moment privilégié pour réfléchir sur notre passé et notre avenir.«C'est le temps pour nous, Canadiens, d'être reconnaissants pour notre bonne fortune de vivre ainsi en paix et avec Dieu », a lancé le premier ministre.M.Turner a conclu en affirmant que, avec son épouse et sa famille, il était heureux d'être de retour dans la Capitale nationale et de pouvoir célébrer la Fête du Canada avec ses concitoyens.Gouverneur général Quant au Gouverneur général Jeanne Sauvé, qui participait également à cette cérémonie, qui était télévisée en direct sur les deux réseaux de Radio-Canada, elle a lancé un appel au patriotisme.Selon elle, le patriotisme est une vertu qui « fait appel aux forces vives de la nation » et constitue le meilleur rempart et le meilleur moyen de former un « front commun » contre les forces de la division.La cérémonie s'est conclue par le chant de l'hymne national, accompagné d'une salve de 21 coups de canon et le passage à basse altitude d'avions des Forces canadiennes.Le premier ministre Turner et le gouverneur général Sauvé se sont ensuite prêtés à un bain de foule sur la colline parlementaire.Votre pelouse aujourd'hui £ LA PRESSE publie en collaboration avec l'Association québécoise des techniques de l'eau (AQTE) des recommandations quotidiennes d'arrosage des pelouses.Établies à partir d'un calcul mathématique éprouvé, elles tiennent compte du volume d'eau nécessaire pour une croissance \"maximale de votre pelouse et de la capacité du sol à conserver l'humidité.Ces recommandations sont valables s'il n'a pas plu entre-temps.Une interdiction signifie qu'une municipalité défend d'arroser.Enfin, tenez compte des heures permises pour l'arrosage dans le règlement de votre municipalité.\tAdmm\t \tPaire»\tImp.Acton Vale.\t1\t1 Betoeil.\tX\tX \tX\tX \t2\t2 \tX\tX \tX\tX \t1\tX \tNR\tNR \tX\tX \t2\t2 \t1\tï \tX\tX \tNR\tNR \tX\tX \tX\tX Mirabel.\tX\tX Mont St-Hilaire.\tX\tX Notre- Damc-de-l'lle-PcfTot\t1\tX \tX\tX Adrtuei \tPaire*\tImp.\t1\tX \t1\t1 \t1\tX Ste-Agathe-det-Montt.\tNR\tNR \tX\tX \t1\tX \tNR\tX \tX\tX St-Jeon-sur-le-Richelieu.\t1\t1 St-Jovite.\tx\tNR \tX\tX \tX\tX \t1\t1 St-Mathias.\tX\tX S t c^T h G TQ se \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\tX\tX \t1\tX \tX\tX \tX\tX Interdiction (X) Arrotoge non rocommondé (NR) ArroW3g« do 1 h rnommondi ( 1 ) Arrotog* do 2h rocommondo (2) CONSEIL DU JOUR \u2022> Si vous devez établir une pelouse sur un terrain argileux, vérifiez la nature du sol jusqu'à une profondeur de 90 centimètres.S'il n'existe pas de sous-sol sableux qui permette un bon drainage naturel, il faudra enfouir des drains agricoles.Si le sol forme des crevasses en s'asséchant, on devra ajouter du sable et de la matière organique.Mélanger le sable aux 15 premiers centimètres du sol et la matière organique aux 8 premiers centimètres à l'aide d'un motoculteur.Ajouter en suite une couche de terre végétale (2 à 4 centimètres) pour effectuer le semis.Cette dernière n'es pas indispensable si vous appliquez de la tourbe cultivée.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 889 à quatre chiffres 0906 [LAMÉTÉOl DATE: Lundi 2 juillet 1984 AUJOURD'HUI: Min.: 15 Max.: 29 ENSCXEILLÉ DEMAIN: ENSOLEILLE Québec 1 01 Abitibi Ouroouaii Laurentidc» Contons do l'Est Mauricic Quoboc lac-Saint-Jean Rimouski Gospésie Baio-Comoau Sopt-llei Canada Victoria Edmonton Regina Winnipog Toronto Frodoricton Holrfax Chodottotown Soint-Joon MU*.Mai 11 30 15 11 11 11 11 11 11 11 11 11 10 10 10 13 15 14 14 14 10 Ensoleillé EnioMé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Pass, nuageux Ensoleillé Pass, nuogoux Ensoleillé Au|»vrtftwJ 18 Averses 23 Ensole.lle 25 Ensoleillé 25 Envoleillé 27 Ensoleilla 29 Ensoleillé 24 Ensole.lle 24 Ensoleillé 10 ^Nuogoux Etats-Unis 29 29 29 27 29 27 25 23 25 21 Boston Buffalo Chicogo Miami Now York Min.Ma» 18 27 13 26 14 27 24 31 21 29 N.-Orleans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallai Min.Max.21 24 12 11 17 20 28 19 30 33 les capitales \tAAin.Mon.\t\t\tMin.Mai.\t Amsterdam\t10\t18\tMadrid\t13\t31 Athènes\t19\t35\tMoscou\t10\t18 Acapulco\t24\t33\tMexico\t13\t25 Berlin\t9\t17\tOslo\t11\t20 Bruxelles\t11\t17\tParts\t11\t22 Buenos Aires\t9\t15\tRome\t17\t30 Copenhogue\t8\t15\tSeoul\t20\t32 Gtnovo\t7\t25\tStockholm\t11\t19 Hong Kong\t26\t31\tTokyo\t18\t27 Le Coire\t20\t35\tTrinidad\t24\t25 Lisbonne\t15\t22\tVienne\t12\t20 Londres\t12\t20\t\t\t Le romantisme n'a pas d'heure, ni de lieu.Hier soir c'était le rendez-vous des amoureux au bassin olympique, mais aussi des jeunes et des moins jeunes pour un feu d'artifice annoncé comme l'un des plus spectaculaire des dernières années.Plus tôt dans la journée, à Greenfield Park, Annette Gui-mond et Pierre Benoit mettaient la dernière main à un gâteau de 200 kilos, représentant le pays.photos Robert Mailloux et Bernard Brault, LA PRESSE Le 1er juillet à Montréal: un certain farniente.et quelques unifoliés ! Les Montréalais ont oublié de fêter le Canada hier: à peine quelques milliers de personnes se sont déplacées pour assister aux différentes activités organisées de part et d'autre de la métropole, mues davantage semble-t-il par lé désoeuvrement en cette journée caniculaire que par esprit de patriotisme.MARIO FONTAINE Bien peu de marques d'appartenance au pays en effet dans les parcs et le long des rues, sinon quelques unifoliés miniatures, une poignée de macarons à feuille d'érable et des ballons rouges.Pas de cris, pas de slogans, un certain farniente dû au soleil et une bonne humeur estivale.L'ex-fête du Dominion a débuté à 11 heures au Parc Làfontâine, par une « immense parade » com prenant une vingtaine de fanfares, autant de chars allégoriques et des corps de majorettes.En tout deux milliers de marcheurs.c'est-à-dire peut-être autant de participants que de spectateurs ! Le public n'était pas au rendez-vous, et les trottoirs de la rue Sherbrooke sont demeurés des plus clairsemés.Les hôtels et les maisons de chambres ont dégorgé un certain nombre de touristes américains, heureux d'assister à une parade inattendue.De rares Montréalais avaient apporté leur chaise pour n'en rien manquer.Pleine à craquer la veille au soir à cause du festival de jazz, l'intersection St-Denis-Sherbrooke n'accueillait que quelques dizaines de curieux.On en comptait davantage au square Dominion, où Géraldine Douce t a coupé un gâteau et chanté « Bon Anniversaire \u2022 en dépit d'une laryngite.L'absence de public n'a pas trop altéré la bonne humeur de Ce clown.photo Robert Mailloux, LA PRESSE La foule était plus nombreuse à \u2022 l'île Notre-Dame où, pour l'occasion, les stationnements, trains, pédalos, balades et canots étaient .gratuits.Pas de cohue là non plus, mais quelques milliers de personnes qui tantôt déjeunaient sur l'herbe, tantôt observaient les orchestres, les clowns ou les comédiens.Pas de message politique évident mais plutôt une atmosphère de détente, un beau dimanche à passer au parc en famille.La vraie foule, elle est arrivée en soirée, alors qu'on s'est massivement déplacé pour assister à un spectacle musical qui a clôturé le tout au bassin olympique, suivi d'un feu d'artifice présenté dans le cadre du centenaire de LA PRESSE.Avec musique orchestrale en prime, et rayon laser qui tranchait la nuit.Certaines célébrations ont également eu lieu dans les villes périphériques.A Greenfield Park, par exemple, où la fête du Canada est soulignée avec beaucoup d'emphase chaque année, un immense gâteau représentant le Canada a été dressé à proximité de l'hôtel de ville.- Pourvu que les invités ne tardent pas trop!», espérait hier matin Mme Annette Guimond en montant l'éphémère mosaïque.Car soleil dru et crème pâtissière ne font pas toujours bon ménage.TURNER SUITE DE LA PAGE A 1 été de prendre une première série de mesures pour répondre aux préoccupations des Canadiens quant à l'ampleur et à l'efficacité du gouvernement en choisissant des structures simples, efficaces, imputables et responsables.» Pour atteindre cet objectif, il a éliminé certains ministères, en a restructuré d'autres et a confié des responsabilités additionnelles à des ministres seniors.Les nouveaux venus et des ministres ayant appartenu au précédent cabinet forment, selon M.Turner, un juste équilibre.Structures nouvelles « Une fois réduites et simplifiées, a-t-il dit, les nouvelles structures du cabinet et de ses comités permettront aux ministres d'assumer leur responsabilité collective en matière de politique tout en rendant chacun responsable de ses activités et de celles de son ministère.» Conscient de ne pas avoir tenu une promesse faite aux citoyens de l'Ouest d'accroître la représentativité de cette région au sein du cabinet en ne choisissant qu'un seul ministre à l'Ouest de l'Ontario, soit Lloyd Axworthy du Manitoba, et en éliminant les sénateurs Jack Austin, Bud 01-sen et Hazen Argue, le premier ministre a promis de corriger cette situation en se présentant dans une circonscription de la Colombie-Britannique, probablement dans la région de Vancouver.«Par ailleurs, a-t il rappelé, nous travaillons activement à recruter des femmes et des hommes intéressés à se porter candidats aux prochaines élections et je m'intéresse tout particulièrement aux nombreuses personnes qui se sont distinguées dans les secteurs public et privé de l'Ouest du Canada.» Contrairement à ce qu'il avait déjà laissé entendre, il a conservé certains ministères d'État, dont celui de la Jeunesse, du Multiculturalisme, des Petites -i- Entreprises et du Tourisme.« A cause, a-t-il dit, de l'importance que mon gouvernement veut accorder à ces questions.» Lalonde et Chrétien S'il a gardé Marc Lalonde aux Finances, c'est parce qu'il le considère compétent pour remplir cette importante fonction.« Dans la situation économique actuelle, a-t-il confié, il faut prendre des décisions qui démontreront une certaine forme de continuité et notre sens des responsabilités.» Quant à Jean Chrétien, son plus sérieux rival lors de la course au leadership, il lui a confié le poste de vice-premier ministre.de secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures et un rôle de premier plan dans les affaires du gouvernement fédéral au Québec.II a contourné le problème soulevé par le choix d'un leader québécois en éliminant le poste.« M.Trudeau, a-t-il dit.n'avait pas de leader anglophone et j'ai 1 intention de communiquer directement avec les Québécois.Jean Chrétien sera mon plus important collaborateur, il sera le numéro deux de mon gouvernement partout au pays et il sera mon ministre senior au Québec.» Le premier ministre Turner a aussi indiqué qu'il créerait un GAGNANTS SUITE DE LA PAGE A 1 Les grands gagnants sont, sans conteste, MM.Jean Chrétien, André Ouellet et Ed Lumley.Principal adversaire de M.Turner au congrès, M.Chrétien s'est fait prier pour rester en politique.Mais il y a mis son prix.Il devient vice-premier ministre et secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, le seul portefeuille prestigieux qu'il n'ait pas encore occupé.Mais surtout, il aura son mot à dire sur les affaires québécoises et sera président d'un comité de trois ministres pour les questions politiques du Québec, comité qui se rapportera directement au premier ministre.Ce comité sera formé de M.Charles Lapointe \u2014 un supporter de M.Chrétien qui devient ministre des Travaux publics en plus des Approvisionnements et services \u2014 et de M.André Ouellet, le principal organisateur de M.Turner au Québec et un autre grand gagnant du remaniement.M.Ouellet cumulera les fonctions de président du Conseil privé (soit leader du gouvernement en Chambre), de ministre du Travail et de responsable de la société des Postes.Mais en plus, M.Ouellet présidera trois importants comités du Cabinet, celui de la législation, celui des opérations gouverne- mentales et celui du développement économique et régional.L'autre grand gagnant est M.Ed Lumley, le ministre du Cabinet Trudeau qui était considéré comme le plus proche du monde des affaires.Cette confiance devait être fort importante aux yeux de M.Turner puisqu'il a confié d'importantes nouvelles responsabilités au député de Stormont-Dundas.En plus de conserver son portefeuille de l'Expansion industrielle régionale, il devient ministre des Communications, ministre d'Etat à la Science et à la Technologie et responsable de la Corporation de développement des investissements du Canada.M.Lumley sera, certes, assisté de deux ministres d'Etat \u2014 MM.Rémi Bujold et David Smith \u2014 mais il devient l'un des hommes forts du Cabinet en matière économique.Cependant, M.Lumley avait laissé entendre qu'il ne serait peut-être pas candidat lors des prochaines élections et M.Turner dit n'avoir pas de garanties qu'il sera bien candidat.Enfin, M.Marc Lalonde demeure au ministère des Finances avec, s'il faut croire les éloges de M.Turner à son sujet, l'entière confiance de son chef.« Dans le contexte actuel, nous avions besoin d'un ministre des plus compétents et c'est pour cette raison que j'ai choisi Marc Lalonde », a souligné le premier ministre.comité, présidé par le ministre Chrétien, chargé de s'occuper des affaires du Québec et qui se rapportera directement au premier ministre.Dans le dernier cabinet de Pierre Trudeau, il y avait trois femmes, Judy Erola, ministre de la Consommation et des Corporations, Monique Bégin, ministre de la Santé et du Bien-être social, et Céline Hervieux-Payet-te, ministre d'État à la Jeunesse.Le nouveau premier ministre n'en a conservé que deux, Mme Erola à qui il a confié les ministères de la Consommation et des Corporations, du Développement social et de la Condition féminine et Mme Bégin qui conserve le portefeuille de la Santé et du Bien-être social.Malgré cela, M.Turner ne croit pas qu'il ait diminué l'importance de la participation des femmes dans son Cabinet.« Il faut prendre en considération, a-t-il dit, que le nombre des ministres est passé de 37 à 29 et que j'ai respecté les proportions établies par M.Trudeau.» Les femmes Par contre, le chef du gouvernement a insisté sur le fait que les deux seules femmes de son cabinet occuperont des postes très importants.« Mme Bégin, a-t-il ajouté, dirige un ministère d'une importance capitale et Mme Erola a maintenant un poste eminent qu'une femme n'avait jamais occupé auparavant.» Quant aux jeunes, ils pourront compter sur le travail d'un jeune député originaire des Iles de la Madeleine et député de Shef ford, Jean Lapierre.« À 28 ans, a souligné le premier ministre c'est le plus jeune ministre depuis la Confédération.» John Turner a affirmé que son cabinet reflétait bien ses préoccupations de renouveau, même si seulement cinq nouvelles figures se retrouveront sur les banquettes ministérielles au Parlement.« N'oubliez pas, a-t-il confié, que 13 ministres de l'ancien gouvernement ne reviendront pas et je crois qu'il faut retourner très loin en arrière pour retrouver, une réorganisation d'une telle ampleur.» -s- / r.f i * ÎNFORMiffiONS LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1934 NATIONALES ¦ i 9 TROIS COMITES DU CABINET SONT ABOLIS Réorganisation majeure du processus de décision OTTAWA (PC) \u2014 À peine assermenté, le premier ministre John Turner a procédé à Uifej réorganisation majeure du processus de prise de décision au seJrt du cabinet fédéral et en matière de développement régional.En plus de ramener de 37 à 29 le!nombre de ministres, M.Turner a aboli trois comités du cabinet et deux ministères d'État.De plus, la structure gouverne mentale en matière de développement régional et de commerce extérieur sera modifiée pour re-vjhir quelque peu aux structures qiji;existaient avant l'abolition du ministère de l'Expansion écono-n(iqtie régionale en janvier 1982.\u2022Sans ressuciter le MÉCR.on cîéora un Bureau du développement régional qui relèvera du ministre d'État au développement régional, Rémi Bujold.Ce bureau intégrera les actuels coordonna téltrs fédéraux du développement économique qui sont installés djihis les diverses régions.«Ces coordonnateurs relevaient autrefois du département d'État djiidéveloppement économique et régional, structure qui sera abolie.Le comité du cabinet sur le développement économique continuera, quant à lui.d'approuver les ententes cadres avec les provinces.jM.Bujold relèvera du ministre de'KExpansion industrielle régionale, Ed Lumley, qui sera égaleront assisté par un autre minis- \u2022 \u2022 i tre d'État.David Smith pour la petite entreprise et le tourisme.Ce quasi retour à l'ancienne structure, affirme M.Turner, est tout à fait nécessaire.«Quand j'ai visité le pays au cours des 14 semaines de la campagne, je me suis rendu compte qu'il fallait restaurer un ministère avec des responsabilités directes pour s'occuper des priorités des régions ».Restructuration Mais M.Turner nie totalement qu'il s'agisse d'un retour à de vieilles politiques, mais bien d'une restructuration.On reviendra également à d'anciennes répartition des compétences quand les programmes à saveur culturelle qui étaient sous la responsabilité du ministère des Communications retourneront au Secrétariat d'Etat qui en était traditionnellement responsable.Le nouveau titulaire des Communications, Ed Lumley, affirme d'ailleurs qu'on procédera au démantèlement de ce ministère, puisque ses fonctions en matière de haute technologie seront également transférées au ministère d'État pour la Science et la Technologie.Autre retour des choses, le ministère du Commerce international, confié à Francis Fox, ne relèvera plus du secrétariat d'Etat aux Affaires extérieures et sera indépendant.Quant à la structure de prise de décision au sein du cabinet pro- prement dit, M.Turner estime qu'elle devait être réformée parce qu'elle était « trop complexe, trop lente et trop coûteuse ».De plus, à cause de structures trop lourdes, la responsabilité des ministres devenait moins bien définie et plus vague.Pour ce faire, M.Turner entend définir clairement et renforcer les pouvoirs des ministres ; réduire le nombre de questions qui sont soumises au cabinet et réduire le nombre de requêtes au conseil du Trésor.M.Turner entend également diminuer la paperasse que doivent lire les ministres en simplifiant le système de dossiers du cabinet.Les affaires du gouvernement continueront cependant d'être gérées dans le cadre du système de gestion des politiques et des dépenses, système qui existe depuis 1979.En vertu de ce système, les propositions de politiques et les dépenses qu'elle entraînent sont étudiées en même temps pour que les décisions des ministres tiennent compte des ressources disponibles.Enfin, le nouveau premier ministre a décidé d'éliminer trois comités du cabinet, celui des Communications, celui des relations de travail et, enfin, celui des Affaires de l'Ouest qui sera remplacé par un conseil consultatif extérieur au cabinet.téléphoto UPCÎ La cérémonie de prestation de serment du nouveau Cabinet chez le gouverneur général \\ Jeanne Sauvé a permis de prendre cette photo de famille du gouvernement Turner.Chrétien et Ouellet: les plus influents du Québec [S : : » \u2022 I I I I I Les Canadiens seront déçus ! 11 \\ \u2022 \u2022 i I 11 ¦i; OTTAWA (d'après PC) \u2014 .! Le chef de l'opposition con-sfetyatrice aux Communes, Brian MiHroney, estime que les citoyens canadiens seront déçus du rirqmier ministre John Turner cjui'a semblé, selon lui, faire marche arrière en replaçant les mè-ijie$ «vieilles» figures dans son oabinet.» i \u2022 ill Ipterrogé samedi à sa résidence de Stornaway, à Ottawa, quant à sjes réactions à l'égard du nou-fç^u gouvernement, M.Mulro-ney a déclaré que « M.Turner vêtait de tuer les espoirs entretenus durant sa campagne à l'investiture, au moment où il promettait de nouvelles figures, des décisions nouvelles et au moment où il avait fait la promesse de remplacer la vieille garde.» Par contre, le milieu des affaires au Canada semble généralement satisfait de retrouver d'anciens ministres du cabinet Trudeau, comme Marc Lalonde et Gerald Regan, dans celui qu'a présenté samedi le premier ministre John Turner.Ainsi, les porte-parole de la communauté des affaires et du MULRONEY monde du travail au Québec estiment que M.Turner a apporté peu de changements en vue des prochaines élections.« Mais nous sommes contents de voir qu'il a réduit la dimension du cabinet », a déclaré Arthur Earle, le président de la Chambre de commerce du Québec.Selon lui, M.Turner pourra mieux contrôler les affaires du pays avec un plus petit cabinet.Cependant, pour M.Fernand Daoust, secrétaire-général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la composition du nouveau cabinet annonce la diminution de l'importance du Québec sur la scène fédérale.OTTAWA (PC) - Les deux ministres québécois, Jean Chrétien et André Ouellet.qui se sont disputés pendant une dizaine de jours le poste de leader au Québec, occupé depuis longtemps par Marc Lalonde, deviennent, dans l'ordre, les personnages les plus influents de la scène fédérale dans cette province.L'ancien ministre de l'Energie, Jean Chrétien, devenu depuis samedi vice-premier ministre, secrétaire d'Etat aux affaires extérieures et président du comité spécial des affaires québécoises aura profite de son énorme popularité à l'intérieur du Parti liberal et dans la population canadienne pour obtenir ce qu'il voulait, même s'il s'est battu farouchement contre son nouveau chef lors de la course au leadership.Samedi, au cours de la conférence de presse qui a suivi l'as-sermentation de son cabinet, le premier ministre John Turner, a indiqué clairement que Jean Chretien devenait son bras droit.« le numéro deux dans tous les pays » et le numéro un au Quebec puisqu'il présidera le comité spécial.André Ouellet.l'organisateur de John Turner lors de la campagne à la direction pour le Québec a obtenu satisfaction puisqu'il a été nommé président du Conseil privé, leader du gouvernement André Ouellet, le nouveau président du Conseil privé, on compagnie de Jean Chrétien et de John Turner.Photo UPC^ S Les deux seules femmes membres du cabinet Turner, Moni- que Bégin et Judy Erola.photo PC t i Mauroy ne viendra pas S |É| OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre de France, M.Pierre Mau-J ™ roy, ne se rendra pas en visite officielle au Canada en juillet com-J nie il avait été prévu, a annoncé, samedi, le premier ministre canadien \u2022 Jfohn Turner.! ! « M.Mauroy considère que la situation politique en France requiert {Jsja présence dans son pays », a déclaré M.Turner lors de la conférence j de presse qui a suivi son assermentation.I j\" M.Turner dit avoir reçu un message à cet effet de son homologue S «français et qu'il n'a pas eu le temps d'y répondre.Mais le premier } Ministre fédéral a dit espérer qu'il pourra recontrer M.Mauroy à une j date fort rapprochée.Le nouveau cabinet OTTAWA (PC) \u2014 Voici, par ordre de préséance, la liste des membres du nouveau cabinet fédéral du premier ministre John Turner : John Napier Turner, premier ministre.Allan J.MacEachen, leader du gouvernement'au Sénat.Jean Chrétien, vice-premier ministre et secrétaire d'État aux Affaires extérieures.Herb Gray, président du conseil du Trésor.André Ouellet, président du Conseil privé, ministre d'État au Développement économique et régional, ministre du Travail et ministre responsable de la Société des postes.Marc Lalonde.ministre des Finances.John Roberts, ministre de l'Emploi et de l'Immigration.Monique Bégin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Jean-Jacques Biais, ministre de la Défense nationale.Francis Fox, ministre du Commerce extérieur.Gerald Regan, ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressour ces.Robert Kaplan, Solliciteur général.William Rompkey.ministre d'État aux Transports.Charles Lapointe, ministre des Approvisionnements et services et ministre des Travaux publics.Ed Lumley, ministre de l'Expansion industrielle régionale, ministre des Communications, ministre d'État chargé des Sciences et de la Technologie et ministre responsable de la Corporation de développement des investissements du Canada.Donald Johnston, ministre de la Justice.Lloyd Axworthy, ministre des Transports, ministre responsable de la Commission canadienne du blé et ministre responsable de l'Administration du pipe-line du Nord.Judy Erola.ministre de la Consommation et des Corporations, ministre d'État chargé du développement social et ministre res ponsable de la Condition féminine.Charles Caccia, ministre de l'Environnement.Serge Joyal, secrétaire d'État du Canada.Bennett Campbell, ministre des Affaires des anciens combat tants.David M.Collenette, ministre d'État au multiculturalisme.David Smith, ministre d'État à la petite entreprise et au tourisme.Roy MacLaren, ministre du Revenu national.Herb Breau, ministre des Pêches et des Océans.Rémi Bujold, ministre d'Etat au développement régional.Jean Lapierre, ministre d'État à la jeunesse et ministre d'État au sport amateur.Ralph Ferguson, ministre de l'Agriculture.Douglas C.Frith, ministre des Affaires indiennes et du Nord.en Chambre, ministre d'Étal au Développement économique et social, ministre du Travail et ministre responsable de la Société canadienne des postes.À sa sortie de la résidence du gouverneneur général, samadi matin, Jean Chrétien était rayonnant.Il a promis son entière collaboration à son nouveau premier ministre, tout en rappelant qu'il était habitué à ce genre de cérémonie puisqu'il aura dirigéjiiN qu'à mainienant 10 ministères.Le secrétariat des Affaires extérieures était un des seuls importants ministères à avoir échap-péau député de la Mauricie depuis son arrivée en politique en 1963.Apres avoir confié qu'il s'attendait à poursuivre les politiques étrangères défendues par les gouvernements libéraux précédents et les efforts de Pierre Trudeau pour assurer la paix dans le monde, le ministre Jean Chrétien a quand souligné qu'il serait sûrement différent.« C'est sur que la façon de faire les choses reflétera les différences de personnalités, mais, a-t-il ajouté, ce sera toujours l'option libérale qui sera défendue.» Refusant d'entrer dans les details, le secrétaire d'État aux Affaires extérieures a parle des relations du Canada avec les Étals-Unis.« Les Américains : : sont nos meilleurs amis, a-t-il dit.[ et nous nous devons d'entreienîr / de bonnes relations avec eux.» Pour son appui accordé à son ! nouveau premier ministre durant ; la course au leadership .And lié i Ouellet jouira lui aussi d'un poste \\ influent.En plus de ses postes j ministériels, il présidera trois co- -mités du cabinet et se retrouver.! très près de John Turner.Il faut aussi parier qu'il sera » l'homme de confiance du chef Ij- i béral au Québec lors de la proy J chaîne élection générale.En plus de ces deux personna- » ges politiques.M.Turner a réussi ! à ramener dans son cabinet, l'ex ! secrétaire d'État aux Affaires extérieures.Allan MacEachen.! qui avait décidé, quelques jours ; après le congres, d'abandonner > la vie publique.] Même si M.MacEachen.avait ! fait savoir à ses électeurs do J Cape Breton Highlands, en Non- » velle-ÉCOSSe, qu'il désirait pren- ! dre sa retraite.le nouveau pre \\ mier ministre !'a fait revenir au » cabinet par la porte du bureau du » leader du gouvernement au| Sénat.J Samedi, John Turner, a admis» qu'il avait discuté longuement j avec Tex-bras droit de Pierre) Trudeau pour le convaincre de' revenir sur sa décision.«Je l'ai/ force à changer d'avis a-t-il dit.j Turner candidat dans la région de Vancouver » OTTAWA (PC) \u2014 C'est en Colombie-Britannique que John Turner cherchera a se faire élire comme député à la Chambre des communes.C'est l'annonce qu'il a faite, lors de la conférence de presse, qui suivait son assermentation comme 17e premier ministre du Canada.M.Turner a reconnu que l'Ouest n'était pas bien represen té dans son cabinet, et qu'une des façons de remédier à cette situation, en plus de former un conseil consultatif de l'Ouest, était de se présenter dans cette région.«Je désire briguer les suffra î ges en Colombie-Britannique lors-de la prochaine election générale,! si, bien sûr, je peux persuader! une association de comte de] m'accepter », a-t-il souligné.« M.Turner devrait se présenter] dans la région de Vancouver, et on parle beaucoup du comte de! Vancouver-Quadra que le cotiser-! vateur Bill Clarke avait emporté» par une majorité de plus de 7 000 voix en 1980.| Par ailleurs, M.Turner a refuj sé catégoriquement de répondrtj aux questions des journalistes sur la date probable de l'élection} générale.r Le nouveau que l'écran du IBM.Communiquez avec Systèmes d'informatique Philips au (514) 284-9333.* \\ i Ai i |>J 1M A 4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 ¦i TT V < , 0 \u2022:*v:^ 8* V .ÎÙ, > photo UPI Un spectacle qui s'est fait tout en douceur SUITE DE LA PAGE A 1 journée, sur toutes les antennes.Et, contrairement à tous les [grands rassemblements des dernières décennies dans la région dè Québec, cette foule, au moins trois fois plus imposante que pour le plus réussi des carnavals d'hiver, s'est comportée de manière remarquablement civilisée !et disciplinée.Laissant, après le passage de la dernière des « cathédrales de la mer», le Dar ,Hlod7Àezy.les lieux dans un état 3Pourtant, la fouit, tant du côté \u20223e Québec que de Lévis, avait ¦Ciîmmeneé très tôt le matin à envahir les postes d'observation {J* plus stratégiques.Ainsi, dès 7 Mures, donc avec au moins Quatre heures d'avance, de nom-tâeiises grappes d'amants de la ;v$ile et de simples curieux se di-\u2022©ceaient d'un bon pas vers les 73a in es d'Abraham, chaises \u2022jHantes, panier à pique-nique, Siiles bronzantes, parasol et ifisbee sous le bras.Comme {>eur aller à la plage.*«Sauf jjue ce jour-là, c'était d'abord et avant toutle plaisir des autres que l'on pawit admi- rer.Le plaisir de ceux qui savent se jouer des vents, même quand ils soufflent aussi faiblement que par huit noeuds.Partout, le long des boulevards fermés à la circulation automobile en bordure du Saint-Laurent, sur la terrasse de Levis, sur les Plaines ou ailleurs ci flanc de colline, les spectateurs applaudissaient et répondaient avec enthousiasme aux salutations des marins perchés sur les vergues des voiliers.Chacun en avait long a dire sur ce spectacle tout en douceur et tout en subtilité, les commentaires se répétant un peu comme l'écho, partout où Ton tendait l'oreille: «grandiose»: «épatant» ; « la splendeur des grands voiliers est encore plus impressionnante avec toutes les petites embarcations autour » ; « le merci du Venezuela au Québec, ça me touche droit au coeur, je trouve ça parfait !» ; « ben.là, je dois dire que je me sens fier d'être Québécois, et j'ai juste envie de passer l'éponge sur les problèmes vécus depute une semaine sur le site mal pfeparé du Vieux Port ».Et, à travers ce concert de louanges, quelques observations plus terre-à-terre pour rappeler le soleil de plomb qui écrasait la foule et les longueurs dans le défilé.Mais si la parade de départ des grands voiliers, d'une durée d'environ quatre heures, a fini par en blaser quelques-uns au début de l'après-midi, c'était bien loin d'être évident en avant-midi : il fallait voir la patience des gens, et ce depuis très tôt le matin.Par dizaines et par centaines, ils avaient pris d'assaut des toits de maison, des perrons d'église, des endroits privilégiés sur des promontoires.Certains se sont même aventurés, faisant rouler des cailloux sous leurs pieds, jusqu'au milieu de l'endroit le plus abrupt du cap Diamant.D'autres ont payé grassement pour avoir droit à des premieres loges à bord d'hélicoptères et de bateaux, qui ont bourdonné tout le temps du défilé autour des grands voiliers.Si, à distance, les lunettes d'approche et les puissants téléobjectifs sont vite devenus les outils enviés de tous cet* qui ne voulaient rien manquer, la bicy- clette s'est nettement avérée le moyen de locomotion idéal, permettant de circuler à sa guise partout et de changer de site d'observation à loisir.Encore que bien des gens n'auraient pas cédé leur place tout au bord du fleuve, où ils pouvaient se rafraîchir à satiété en se faisant tremper les pieds dans l'eau tiède du Saint-Laurent.Tout le monde n'ayant pas eu, comme les ministres, les ambassadeurs, les riches financiers du Canada et les membres de l'Ordre du Canada, l'insigne honneur d'être invité sur la terrasse de Madame la gouverneure générale, Jeanne Sauvé, à la Citadelle, ou sur le pont de l'immense cargo de la Canada Steamship Lines amarré en bonne place dans le port de Québec, il fallait, en fait, faire preuve d'imagination pour contempler l'impressionnant défilé.Ce qui fut le cas.Et les gens «ordinaires» pouvaient toujours se consoler en pensant qu'au moins, eux, ils n'étaient pas distraits du spectacle des grands voiliers par les vins de grand crû et par les petits plats fins qui n'en «finissaient plus de se succéder stjt* les tables dans « le grand monde ».L « Assailli » de toutes parts par une foule de petits bateaux escorteurs, le Kruzenstern, le plus imposant des grands voiliers réunis à Québec à l'occasion du 450e anniversaire du premier voyage de Cartier au Canada, se déplace lentement pour aller prendre place parmi le défilé qui s'est tenu samedi devant Québec et Lévis.Le bâtiment soviétique, que Ton voit sur la photo de droite, figurait parmi les 67 voiliers qui ont pris part au défilé.Çà et là, dans le défilé, on pouvait déceler une note canadienne, comme cet emblème de la feuille d'érable sur Tune des voiles du navire Beffe Bfonde, un bâtiment d'ici.Et pour apprécier le spectacle grandiose à sa juste valeur, il fallait avoir obtenu des places de choix.Chez les marins, quoi de mieux que de se retrouver sur une vergue, avec vue imprenable sur le fleuve et sur les embarcations qui y fourmillaient.Chez les « terriens », les plus décidés s'étaient levés tôt et avaient envahi les meilleures places dès sept heures le matin.photos Armand Trottier, LA PRESSE Pierre Vincent Gilles Normand Un «pow-wow» outaouais ¦ La programmation des spectacles au pow-wow du village huron de Loretteville, entièrement financée par le gouvernement fédéral, n'a pas fait une bien grosse place aux Amérindiens francophones du Québec.« J'espère qu'ils auront aussi autre chose que des groupes de Colombie-britannique à nous offrir », n'a pu s'empêcher de remarquer le député péquiste de Saint-Jean, Jérôme Proulx, rencontré sur le site samedi soir dernier.Hélas pour lui.comme pour d'autres qui auraient souhaité découvrir la culture des nations amérindiennes du Québec, le pow-wow de la minuscule réserve huronne s'est surtout appliqué à nous causer des problèmes des premières nations d'ailleurs au Canada.En revanche, les nombreux commerçants et boutiquiers sur le site vendaient, en français, des articles produits pour la plupart dans le village de Max Gros-Louis.Le son et lumière : à voir ¦ Après un départ plus ou moins râté, le 23 juin dernier, le spectacle son et lumière devant le Parlement a remporté un vif succès samedi dernier.Si la Sûreté du Québec a vu juste dans son évaluation de foule, lors de la première, en avançant le chiffre de 20 000 spectateurs, il ne fait pas l'ombre d'un doute que samedi dernier il y avait plus de 50 000 personnes massées devant le Parlement.Un public attentif qui s'est amusé, à plusieurs reprises, de cette relecture de notre «histoire du Canada», telle qu'elle nous était enseignée à la petite école il y a à peine une ou deux générations.Un public qui se laissait émouvoir aussi, à l'occasion, par les textes à forte saveur nationaliste de la poétesse Michèle Lalonde.et qui paraissait fortement impressionné par les effets techniques extraordinairement spectaculaires.Ce spectacle sera repris tous les samedis soirs, entre 22 heures et 23 heures, d'ici à la fin de l'été.Une association de voile ¦ Québec 84 commence à faire des petits.La croissance rapide de la navigation à voile, et l'intérêt grandissant que lui porte la population, viennent d'avoir pour conséquence directe la formation d'un nouvel organisme national, qui contitue une filiale canadienne de la Sail Training Association.Cet organisme britannique, qui régit et organise les courses des grands voiliers sur les mers du globe, a aussi son pendant aux États-Unis, l'American Sail Training Association.Le nouvel organisme, qui réunira sous une direction unique les différentes associations de navigation à voile au Canada, pourtera le nom de Canadian Sail Training Association, et sera basé en Colombie-Britannique.C'est l'amiral Robert Falls, d'Ottawa, qui sera le représentant national au bureau de direction.Les représentants régionaux seront : Donald Barr, pour Halifax, Jean-Paul Masse, pour Québec, R.Britchell, pour Toronto, et Martyn Clark, pour Victoria.La Canadian Sail Training Association sera responsable d'événements internationaux de navigation à voile dans les eaux canadiennes et elle représentera le Canada auprès des associations-soeurs des autres pays.La CSTA prendra également sous sa responsabilité l'établissement de standards de sécurité pour la navigation à voile.' ' i ' 1 * < ' ' t * f I \u2022 » ' 4 f \\ * ' ' ^ » * » \u2022 Pour qui tonne le canon ¦ Les canons de la citadelle ont paru se déchaîner, samedi, à l'occasion de la parade des grands voiliers.Ils ne tonnaient pas de colère, ils tonnaient de politesse.ils jouaient leur rôle protocolaire.D'abord, il y a eu le salut royal de 21 coups de canon pour accueillir la vice-reine du Canada, Mme Jeanne Sauvé, ù son arrivée à la tribune des invités, aménagée sur un bateau de la Canadian Steamship Line, accosté au port.Chacun des grands voiliers de classe «A» a eu droit au salut ordinaire de six coups, à son passage devant le gouverneur général.Le Simon Bolivar, lui, qui avait expressément demandé à être accueilli comme navire; militaire, a reçu, à ce titre, une salve de 16 coups auxquels il a* répondu de ses propres ranons.Au départ de Mme«Sauvé, le canon a de nouveau lancé Ta salve royale de 21 coups.'** LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 A 5 LE DÉFILÉ DES GRANDS VOILIERS DEVANT QUÉBEC ET LÉVIS Au départ comme à l'arrivée, le Simon Bolivar a présenté un spectacle unique et émouvant QUÉBEC \u2014 Comme cola avait été le cas à son arrivée dans le port de Québec, une se maine plus tôt, le bateau de la marine de guerre vénézuélienne est celui qui a le plus ému, samedi, lors de cet incontestable succès qu'a été le défilé des grands voiliers devant Québec et Levis.I GILLES NORMAND « J'en ai les larmes aux yeux », a dit un homme d'une quarantaine d'années, qui observait le Simon Bolivar et son équipage du pont d'un bateau de plaisance qui suivait la parade parmi quelques centaines d'autres petites embarcations.Ce spectateur était loin d'être le seul a être aussi ému.Debout dans les vergues du Simon Bolivar \u2014 l'un des huit grands voiliers nationaux a avoir pris part à la parade, outre le vaisseau canadien Bluenose II \u2014 une soixantaine de marins criaient d'une même voix : « Au revoir Québec ! » et « Vive les Québécois î ».Accroché aux trois mats, un immense drapeau blanc portait l'inscription suivante, en grosses lettres bleues : « Merci Quebec î ».Cela est d'autant plus émouvant que ces navires-écoles n'ont guère l'occasion de revenir au même endroit.Saut' très rarement.Soixante-sept grands voiliers ont participe au défilé qui s'est ébranle a 11 heures, à partir du pont de Québec.Venait en tête le deux-mâts de la Nouvelle-Ecosse, le célèbre Bluenose II, réplique fidèle de son ancêtre coulé corps et biens au large de Terre-Neuve, avant que son effigie n'apparaisse sur nos pieces de dix cents et le rende immortel.Les grands voiliers voguaient toutes voiles dehors, donnant un spectacle incomparable.Les bateaux nationaux, tous de classe «A» sont ceux qui ont sans doute été les plus photographiés.Ils étaient entourés de dizaines de petites-embarcations, plus particulièrement le géant soviétique Kruzenslucrn, le plus populaire lors des rassemblements, et le superbe bateau polonais contrait en 1982.le rapide par Mlodziezy, vainqueur de la toute récente course qui Ta conduit de Saint Malo à Québec.Les autres voiliers les plus entoures ont certes été le Christian Radi'ch, de la Norvège, le Gloria, de la Colombie, le Eagle, des États-Unis, le Gorch Fock II, de la République Fédérale d'Allemagne, et le Sagrès II, du Portugal.Ces voiliers étaient répartis à travers le défilé auquel ont pris part les dix bateaux de type C & S 35, qui disputent, chacun pour sa province, le Challenge Labatt Canada.Fermaient la parade quelques voiliers qui prendront part à la transat TAG Québec-Saint- Malo, très remarqués aussi sous spinnaker: le Formule TAG, du Canada, le Sofati Soconav Que bec.le Meccarillos, de Suisse, et le trimaran Radio-Canada.On n'a déploré aucun incident sur l'eau, en dépit du nombre élevé de bateaux dont la circulation était contrôlée par la Gendarmerie canadienne, les Forces armées, la Garde côtière et les services auxilliaires.Dans le ciel, plusieurs hélicoptères des Forces armées canadiennes et de la Garde côtière assuraient une surveillance constante du Saint-Laurent et des rives, où.vues du fleuve, ces abondantes et interminables grappes humaines, qui ont épié les bateaux durant des heures, ajoutaient quelque chose de saisissant au spectacle.Les derniers bateaux ont passé la pointe ouest de l'île d'Orléans vers 3 h 15.Il était temps.Les foules, ne pouvant résister plus longtemps sous ce soleil de plomb, se sont aussitôt dispersés.C'est le superbe navire Simon Bolivar, du Venezuela, qui a suscité le plus d'émotions lors du majestueux défilé des grands voiliers qui s'est tenu samedi devant Québec et Lévis.Debout sur les vergues du bâtiment, quelque 60 marins du Simon Bolivar, que Ton voit sur la photo du haut, criaient à l'unisson « Au revoir Québec ! » et « Vive les Québécois! », ce qui a remué le coeur de nombreux spectateurs.Parmi les 67 voiliers qui participaient au défilé, on remarquait également le navire polonais Dar Mlodziezy, que l'on voit à droite.Ce bateau, construit en 1982, est d'une rapidité remarquable et il a gagné récemment la course des grands voiliers entre Saint-Malo et Québec.Mais course ou pas, quand les navires ne nécessitent pas de grandes manoeuvres, il est agréable, pour un marin, de goûter quelques instants de repos et découvrir, du haut d'une vergue, un paysage moucheté de petits bateaux escorteurs.Certains plaisanciers, plus audacieux que la moyenne des marins d'eau douce, se sont approchés à distance critique des grands voiliers et n'ont pas hésité à dévoiler leurs charmes pour admirer ceux des « étrangers ».photos Armand Trottier, LA PRESSE ONZE VOILIERS RESTENT À QUÉBEC «L'été mer et monde» n'est pas encore fini QUÉBEC \u2014 Ancrés au mouillage de Bellechasse depuis le fin du défilé, dans lequel plusieurs d'entre eux avaient été fort remarqués, dix des onze grands voiliers de l'armada, qui passeront Tété à Québec et à Lévis.ont effectué un retour spectaculaire dans le Vieux Port, en fin de journée hier._ GILLES NORMAND La Corporation Québec 1534-1984, en organisant ce grand déploiement de bateaux qui sont rentrés toutes voiles au vent, a tenu à souligner que son « été mer et monde » n'était pas terminé avec le départ des grands voiliers vers d'autres courses ou d'autres pays, et qu'au contraire, non seulement la fête continuait mais ne faisait que commencer.Les vaisseaux de l'armada, auxquels s'est joint le navire retardataire Jacques-Cartier qui a connu une traversée Sain-Malo-Québec fort mouvementée, en particulier depuis les Bermudes, se sont pointés au bout de l'île d'Orléans peu avant 19 heures.pour se livrer à des manoeuvres vers 19 h 30 devant Québec.Le spectacle a été fort apprécié.Les bateaux de l'armada sont : 1'Alexandria, classe «B», des États-Unis; l'Amor/na, classe «A», de Suède ; VAquila Marina, classe «B», de Monaco ; le Carène Star, classe « B », du Danemark : le Gazela of Philadelphia.classe «A», des États-Unis (long de 177 pieds) ; le Kalinda II, classe «A», de Grande-Bretagne : le Lady Helen, un classe «A» sué- dois de 17H pieds de long, qui a été très remarqué; le Li/e Bjorn.classe «B».du Danemark; le Merkur, classe ««B», de Grande-Bretagne ; le Romance, classe « B», des États-Unis ; et le Topaz, classe «B»», des États-Unis.Mais on pleurait sur l'Amor/na immobilisé au quai par un bris QUÉBEC (PC) \u2014 Pendant que tous les coeurs étaient à la fête, ça pleurait samedi à bord du voilier suédois Amorina, qui est demeuré ancré dans le bassin Louise pendant le défilé des grands voiliers.Un malheureux bris mécanique a en effet empêché ce voilier de Stockholm (Suède) long de 159 pieds de se joindre au défilé.« Une culasse a cédé sur le moteur et la pièce n'a pu être trouvée ici », a expliqué lors d'une entrevue le capitaine Roger Stenqvist.L'équipage formé de 13 personnes a donc dû se résoudre à laisser le voilier au port de Québec et à regarder la parade à partir des quais, sauf le capitaine Stenqvist qui a été invité à bord d'un voilier américain.« Les réparations prendront une semaine à être effectuées », a expliqué le capitaine du voilier suédois.Les jeunes matelots suédois.neuf garçons et quatre filles, étaient naturellement déçus de la tournure des événements.Mais tous comptent bien se reprendre au cours de l'été puisque VAmprina demeurera ancré à Québec jusqu'au 25 août, date où il retournera à Stockholm, son port d'attache.Quant à l'Amor/na, c'est un voilier privé de 45 m qui a été construit en 1931 et qui a été restauré au complet en 1980.Il est parti de Cadix, en Espagne.Le nouveau Philips PC: plus puissant que le IBM.ComrTiuniquez avec Systèmes d'informatique Philips aù (514) 284-9333.i LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef I L'ère John Turner i Tout compte tait.John Turner se tire bien d'une situation délicate et difficile.Par la formation de son cabinet et par l'annonce des réformes administratives qu'il va mettre en oeuvre, le successeur de Pierre Trudeau fait passer le changement avant la continuité.Il donne par moments I impression d'innover dans un contexte ancien.Aux problèmes complexes qu il devait résoudre, il a su apporter des solutions réalistes et originales.Ainsi, pour le Québec, il a réussi à concilier les exigences personnelles de Jean Chrétien avec les attentes legitimes de ceux qui I ont soutenu sans pour lautant renoncer à exercer lui-même l'ascendant politique sur la province: le nouveau premier ministre estime avec raison, sur ce point, qu'il n'a pas en 1984 à passer par un «lieutenant» pour s adresser aux Québécois et comprendre leurs problèmes.Le Icomité de trois ministres québécois, préside par Jean Chrétien, est même une formule plus ingénieuse, plus fonctionnelle, plus démocratique que le règne d'un tout-puissant «patron» québécois dans le Cabinet.Voilà une tâche dont M.Marc Lalonde est libère.Pour assurer une presence de I Ouest dans le processus décisionnel.M.Turner renonce au triumvirat des sénateurs Austin, Olson et Argue qui siégeaient au cabinet.Plus réaliste, M.Turner attaque le problème de front: il sera lui-même candidat en Colombie-Britannique aux prochaines élections et, avec d'autres libéraux, espère rétablir l'équilibre rompu.On regrette qu il écarte Mme Céline Hervieux-Payette de son cabinet où il ne reste que deux femmes, mais M.Turner réplique qu'il attribue à Mme Judy Erola des responsabilités, comme ministre d État au développement social et à la condition féminine, qu une femme n'a encore jamais assumées dans un gouvernement canadien.La reforme des structures administratives et du processus décisionnel qu'il annonce montre clairement que le nouveau premier ministre, autant par l'esprit, la formation et I expérience passée, est différent de son prédécesseur.M.Trudeau avait de la gestion gouvernementale une conception plus française, plus latine: tout, en définitive, devait aboutir sur la table du conseil des ministres et le chef du gouvernement pouvait en tout temps intervenir dans les affaires des autres ministères.Sous John Turner, les méthodes de travail et de contrôle s'apparentent davantage au fonctionnement des grandes entreprises: une autonomie importante est attribuée aux ministres qui doivent, cependant, rendre régulièrement des comptes et, s ils ne sont pas à la hauteur de leur mission, se retirer Désormais, plusieurs questions moins capitales n aboutiront pas au Cabinet dont les comités spécialisés seront moins nombreux Le souci de la continuité demeure toutefois très présent dans l'esprit de John Turner.Il tenait, avec raison, à s'appuyer sur la longue expérience du plus compétent des ministres de l'ère Trudeau.Marc Lalonde, pour assurer la direction des Finances.Il a insisté en outre auprès de Allan MacEachen pour lui garder une place au Cabinet en sa qualité de leader du gouvernement au Sénat.Il confie à André Ouellet des tâches nombreuses et redoutables, à la fois récompenses pour ses loyaux services et défis énormes pour l'avenir.Dans I ordre des priorités, le successeur de M Trudeau doit faire face au problème de notre monnaie et de la gamme des solutions qui lui sont proposées parmi lesquelles celle du gouverneur de la Banque du Canada iaissant présager une hausse vertigineuse des taux d intérêt.MM.Turner et Lalonde vont-iis encore une fois s'en remettre à la médecine primaire de M.Bouey?Si le dossier du dollar en baisse est un test pour le premier ministre qui vient de prêter le serment, il lui faudra dans les meilleurs délais un nouveau mandat du peuple afin de faire face à la conjoncture économique dans un climat de confiance.Car ! ère Turner, malgré les indices et les apparences de nouveauté, est née d'un simple changement de ministère.C'est le régime lui-même, ses orientations, ses politiques et ses hommes que I électorat sera appelé à juger prochainement.Michel ROY Hauts et bas du congrès de la CECI Le dernier congrès de la Centrale de renseignement du Québec entretenait des objectifs apparemment modestes; c est-à-dire qu il ne s engageait pas sur des terrains glissants, là où les débats litigieux risquent d engendrer des affrontements et de susciter des divisions.Pourtant, certaines questions étaient de première importance; elles ont connu des résultats parfois im-! pressionnants.parfois désolants.Le plus grand succès: I hypothèse de reouverture des décrets., Il semble que le premier ministre.M.René Lévesque.soit prêt à repondre à lattente de la CEQ à ce sujet.L appel avait été relativement discret: il venait d'une incidence à l'intérieur du rapport moral du président Yvon Charbonneau; mais il était lourd de , sens, car il exprime un immense besoin des enseignants qui supportent mal leur situation depuis un an.On connait les conséquences pour les élèves et pour la qualité de renseignement.Même s il passe par-dessus la tête du ministre Michel Clair.M.Levesque ferait bien de poursuivre son intention de remplacer les décrets par une convention collective plus honorable.Le congrès se proposait également de réfléchir sur le militan-\u2022 tisme de ses membres.Probablement que la discussion a pu ¦ convaincre un certain nombre de la nécessité du débat; peut-éîre que le sondage sur les relations entre la base et l'administration a pu en inquiéter d autres: le président Charbonneau a avoué en avoir lui-même ressenti un choc.Le message était clair: «Le fossé s élargit entre les membres de la base et les dirigeants», pouvait-on lire dans ce rapport interne.Il est évident que quelques membres n'ont rien compris, cependant.Ceux, par exemple, qui ont attaqué le caricaturiste Gi-rerd, avec un langage de basse-cour, parce qu il avait osé illustrer, avec beaucoup de modération, une situation décrite par la CEQ elle-même.Il est évident que la réflexion sur le militantisme a des embûches et des passions à surmonter.La CEQ devra également poursuivre une autre reflexion, celle qui concerne le double emploi.Les militants n ont pas ose le dénoncer, probablement à cause de la situation dont profitent présentement plusieurs des membres.Mais il est évident que dans une période de chômage comme ceile que nous traversons au moment où des travailleurs de tous les milieux acceptent le partage des heures et des tâches pour préserver des emplois, la conscience sociale de ceux qui profitent de deux emplois rémunérateurs doit commencer à ressentir une certaine gêne.Et ce n'est sûrement pas en s inquiétant du bénévolat des parents qu on pourra la faire taire avec justice.Heureusement, les radicaux n'ont plus gain de cause: on l'a ! vu dans le débat sur l'évaluation.Les adversaires de toute évaluation ont été renversés par ceux qui acceptent une évaluation dont elle pourra fixer les règles.Il est évident que les enseignants ont besoin, comme tous les travailleurs, de participer aux mécanismes d évaluation: mais ils ne peuvent y échapper.Dans le milieu syndical.!a CEQ joue présentement un rôle de leader: ses options, ses inquiétudes, ses succès et ses lenteurs ^'influencent la vie des travailleurs, des entreprises et des employeurs, même gouvernementaux.Le congrès laisse entrevoir le souci d'une évolution plus conciliante, plus harmonieuse que celle qu'on a connue depuis deux ans: il est possible que le contexte politique lui soit maintenant favorable.K f| Jtun-Gyy GJJBUC | lis fBriHes'occuPekir Au seh di l ù, ceéf f \\ (Droits reserves) Marc Laurendeau Un nouveau cabinet (Collaboration spéciale) calibré pour l'élection A Pintérieur du cabinet Turner, les nouvelles figures sont rares.Le premier ministre désigné n'est pas parvenu à y faire entrer des personnages prestigieux du monde des affaires (comme Raymond Gar-neau) ni les avocats compétents auxquels il songeait.Pour arriver à cette fin, M.John Turner devait contourner le principe de la représentation élective.Il aurait alors fortement irrité sinon démobilisé militants et députés libéraux.M.Turner s'est donc résigné à former un cabinet de transition.Mais quel changement ce nouvel assortiment de ministres peut-il apporter à la vie économique canadienne?Le ministre des Finances avec lequel M.Turner conférera dès demain, pour faire le point sur l'actuelle situation, reste nul autre que M.Marc Lalonde.Celui-ci avait réussi.Tan dernier, à présenter un budget plus apprécié et d'une meilleure efficacité que celui de son prédécesseur.M.Allan MacEachen (qui fut très ébranlé par la virulence des critiques).Mais M.Marc Lalonde.ministre des Finances, reste associé à la piètre performance économique du Canada: taux de chômage consternant et escalade des taux d'intérêt.Un changement est toutefois possible: sous la direction de M.John Turner, on pourrait croire que le gouvernement fé- déral laisserait flotter le dollar canadien, au gré des chutes de valeur.M.Turner, dans ses propos, a déjà donné des indications en ce sens (tout comme son adversaire, M.Brian Mul-roney).Un gouvernement Turner, malgré les récents avertissements de M.Gerald Bouey, gouverneur de la Banque du Canada, éviterait de hausser les taux d'intérêt dans une continuelle tentative de soutenir le dollar canadien.Plutôt que donner priorité à la lutte contre l'inflation, il privilégierait la relance de l'entreprise et donc un redressement de la situation des emplois au pays.Un coup de barre pourrait être donné en ce sens.John Turner mesurera, bien sûr, les retombées électorales possibles d'une autre baisse du dollar dans l'immédiat.Mais, chose assurée, le prospère avocat de Bay Street, avant de déclencher un scrutin général, doit laisser entrevoir de brillantes solutions économiques à l'horizon.Le remaniement ministériel courtise ouvertement la région torontoise: celle-ci se retrouve avec pas moins de six ministres pour seulement deux millions d'électeurs.M.Ed Lum-ley.l'homme politique libéral le plus représentatif des milieux d'affaires, cumule une série époustouflante de portefeuilles: Expansion industrielle régionale.Communications, ministère d'État à la science et à la technologie.Corporation de développement des investissements du Canada.Le moins qu'on puisse affirmer, c'est que M.Ed Lumley (dont on prévoyait un retrait prochain et qui n'a pas fourni de garanties à M.Turner) est appelé à en mener large, ne serait-ce que pour faire miroiter, dans un premier temps, l'influence que détiendrait le monde des affaires dans un cabinet Turner réélu.Que le ministère des Communications passe au rang de simple élément parmi les quatre responsabilités de M.Lumley fait eloquemment présager le sort réservé aux réformes entreprises par M.Francis Fox: accroissement d'une composante francophone diversifiée et de qualité dans la radio-télédiffusion, creation d'une seconde chaîne privée de télévision au Québec, politique d'ensemble dans le cinéma et surtout protection du droit d'auteur.On imagine mal comment ces projets pourraient, sous un gouvernement Turner, demeurer des priorités.Apparemment.M.Jean Chrétien a gagné sur tous les tableaux, à la suite de vigoureuses négociations, savamment soutenues par des fuites à la presse sur son humeur.Mais, aux Affaires extérieures, M.Chrétien voit son autorité amputée d'un secteur important (le commerce extérieur, qui échoit à M.Fox).M.Chretien présidera certes un comité de ministres québécois mais ses volontés se heurteront à des personnages qui l'ont combattu pendant la campagne au leadership \\1.Turner lui a d'ailleurs un peu tire le tapis sous les pieds en annonçant qu'il ne nommerait pas de lieutenant québécois.Se disant determine à communiquer lui-même directement avec l'électoral québécois, M.Turner rompait avec la tradition du lieutenant québécois (illustrée dans l'histoire canadienne par Israël Tarte.Ernest Lapointe, Léon Baker et Claude Wagner).M.Turner choisit plutôt de mettre les lieutenants potentiels en contrepoids les uns des autres.On est frappé par l'impressionnant cumul auquel devra se livrer M.André Ouellet dans dos ministères importants.De plus, un protège de M.Ouellet.M.Jean La pierre, recueille la Jeunesse et le Sport amateur.Il sera candidat en Estrie, où les conservateurs investissent déjà beaucoup d'efforts.Mais la Vieille Capitale perd un représentant au cabinet.M.Pierre Bussie-res (trop relié au zèle des coti-seurs du fisc).À travers ces changements.l'Ontario acquiert une représentation p'us forte.l'Ouest peut espérer des candidatures de futurs ministres prestigieux (M.Turner.Mme Campagno-lo).Le Québec garde une bonne part: plusieurs postes symboliques mais aussi des rouages administratifs vitaux, notamment aux Finances, au Développement économique et régional.L'opération était soigneusement calibrée en fonction de l'élection.Le style Turner apparaît déjà.REVUE DE PRESSE M.Turner Que John Turner dirige son gouvernement de l'intérieur de la' Chambre des Communes ou de l'extérieur, peu importe, semble-t-il pour les Canadiens.Ce qui se passe au Parlement ne les intéresse pas.Le Parlement est en danger de perdre son influence.John Turner le sait.Le chef de l'opposition.Brian Mulroney le sait aussi.Ce dernier a l'habitude de se tenir loin de son siege des Communes.Le premier ministre sortant Pierre Trudeau a déjà dit que les députés devenaient des moins que rien lorsqu'ils quittaient la colline parlementaire pojr affronter le vrai monde.C'était voir les choses à l'envers.Les députés sont «quelqu'un» dans leurs circonscriptions.C'est quand ils se retrouvent députés d'arrière-banc à la Chambre qu'ils deviennent des moins que rien.On tient M.Trudeau responsable de la perte d'influence des Communes.Ce qui a gagné en influence, c'est la puissante machine politique dissimulée dans le bureau du premier ministre.C'est elle qui a défini toutes les grandes options, pris les décisions politiques im- portantes.Le Parlement n'avait plus qu'à approuver sans discussion.Mais M.Trudeau n'est pas le seul à blâmer\u2014- le Parlement lui-même lui a permis de miner son influence.Les députés peuvent rarement agir en tant qu'entités politiques autonomes au sein des Communes; ils doivent habituellement se plier à la discipline du parti.Us ont le choix entre appuyer la ligne du parti ou se voir relégués dans un véritable purgatoire politique.Le résultat est facile à prévoir.Lors d'un vote, un gouvernement majoritaire peut facilement l'emporter sur l'opposition.Le gouvernement dispose pratiquement de tout le pouvoir; l'opposition n'en a presque pas.Elle peut ralentir le passage des projets de loi gouvernementaux: en général, son autorité s'arrête là.La question de la réforme parlementaire n'est pas particulièrement «sexy».Pourtant, une telle réforme est vitale pour l'avenir de la nation.Nous devons réformer le Parlement de manière à assurer tant aux habitants de l'Ouest qu'à ceux des Provinces maritimes et du Québec, une voix au chapitre des affaires nationales, quel que soit le parti qu'ils appuient.Un Sénat élu et des Communes permettant aux députés de jouer M.Mulroney Brian Mulroney a-l-il été louché par la grâce au beau milieu de ce qu'il considère comme son ascension vers le pouvoir?Après avoir affirme que sous sa gouverne, les tories jouiraient de largesses semblables à celles auxquelles se complaisent les libéraux, a-t-il vraiment l'intention de revenir sur sa promesse?Peu de temps avant son accession à la direction du parti en juin 1983, M.Mulronev avait mis à profit son propre potentiel de favoritisme, en faisant même un argument en sa faveur.Au cours d'une interview, il déclarait: «Si vous croyez que de dire aux conservateurs, qui ont été exclus du pouvoir pendant 75 ans, que lorsque je prendrai le pouvoir je vais avoir besoin d'aide, si vous croyez que cela offense les délégués conservateurs, alors vous ne connaissez pas le parti conservateur.» Et d'ajouter: «Mais je n'appelle pas ça du népotisme \u2014 selon moi, cela s'appelle recruter des talents.» un role plus important dans la définition des politiques feraient beaucoup pour soutenir notre sentiment national.Edmonton Journal Un an plus tard, rapproche a sensiblement change.Au cours d'une émission télévisée, le chef conservateur a promis que s'il forme le prochain gouvernement, il réduira la quantité de nominations partisanes qui ont caractérisé ce qu'il a qualifié de machine à favoritisme des libéraux.Poussant plus loin, il a ensuite déclaré: «Je reconnaîtrai que la grossièreté de la machine à favoritisme libérale est telle que nous allons tous devoir réexaminer notre conception de l'esprit de parti.» Voilà des propos encourageants.I£st-ce un engagement ferme de la part de M.Mulroney?Ou s'agit-il seulement de souligner la différence des démarches de MM.Mulroney et Turner?Nous préférerions la première hypothèse.Le service public ne devrait avoir pour critère que la seule compétence.The Ottawa Cltï/.vn 1 1 T LA PRESSE,, MONTREAL* LUNDI 2 JUILLET 1984 TRIBUNE A 7 LIBBE LtBRE OPINION Montréal et ses universités L'auteur occupe présentement le poste de président honoraire du vonseil du Bureau de commerce de Montréal et est également pnsident du nouveau Comité sur lesrelaHons avec les universités.M.Fe/ir est président et directeur du conseil d'administration de o firme Pfizer Canada Inc.N(j.quatre universités constituera un atout important pour Mortréal.Ces institutions du haul savoir dispensent une édu-catim post-secondaire de grande qua lté et possèdent une réputation à l'échelle mondiale dans plushurs domaines.Nos universités deux francophones et deux anglophones, disposent de res-sourcs humaines et matérielles qui cuvent aider la région de Monréal et le Québec à relever les (Mis économiques présents et futuB.GOtPON J.FEHR Il t été prouvé à maintes reprises lie la communauté tout entier* a beaucoup à gagner en mi-san sur son infrastructure universitaire, et, plus particulièrement sur la collaboration étroite entr le monde des affaires et celui de éducation.Le troisième parte-nain, le pouvoir public, se doit égasment d'adopter des mesures suseptibles d'encourager l'exploi-tatifi de ce potentiel.Ihe chose est claire, jusqu'à maitenent, Montréal n'a pas profite pleinement de cet énorme potntiel que constituent ses uni-venue s.IUniversité de Montréal, l'Uni-vesité du Québec à Montréal, l'ujversité McGill et l'université Cocordia ont, chacune à leur ma-nice, contribué au caractère in-tenational de Montréal.Chaque université a attiré des professeurs érérites et des étudiants des qutre coins du globe, qui ont choi-sinotre région pour les occasions cfles défis qu'elle offre.Ce pot-purri de cultures et de groupes li^uistiques oeuvrant dans divers (imaines académiques confère un (ichel unique aux universités nuntréaises.Ce caractère unique ^ traduit par un nombre impres-jpnnant de réussites et d'innova-t>ns dans chacun de ces établissements.Ce sont des résultats dont i)us pouvons être fiers.Les universités montréalaises ont fel et bien démontré par le passé u'elles ne sont pas des universités ux vues étroites.Bien au contrai-e.elles offrent une grande liberté, nu au niveau académique que lin-Jiistique, qui fait l'envie de plu-ieurs établissements du genre en .mérique du Nord et ailleurs dans ! monde.Bien que des progrès aient été éalisés dans les relations entre le nonde de l'éducation et celui des iff ai res, nous croyons que des ef-orts concertés sont nécessaires si ious voulons mieux exploiter cette Ressource.En d'autres termes, les actions de tous les intervenants, les universités, la communauté des affaires et les gouvernements, doivent être orientés vers un but commun.Les universités de Montréal forment présentement et doivent continuer de former des personnes {compétentes et bilingues dont les entreprises canadiennes ont un si (grand besoin.Le maintien et 'l'amélioration constante de la qualité de cette formation contribueront à attirer de nouvelles entreprises à Montréal.i Montréal doit concurrencer les Villes du monde entier pour attirer les industries de haute technologie, les industries du futur.Pour être en mesure de relever ce défi, notre région doit posséder les meilleurs cerveaux du monde.Ceux-ci sont toutefois très en demande et par conséquent très mobiles.Montréal a donc besoin d'un milieu universitaire attrayant pour les gens dont les talents sont essentiels à la recherche et au développement.Nos universités jouent en partie ce rôle présentement mais il faut l'accentuer et le publiciser à travers le monde si nous voulons capitaliser sur les occasions offertes par la haute technologie.Montréal, ville internationale Montréal possède le potentiel nécessaire pour devenir l'une des plus importantes villes de calibre international.Les personnes internationales font les villes internationales.Cela veut dire que nous devons mettre sur pied et développer une série de caractéristiques qui attireront et feront demeurer chez nous de telles personnes.La contribution de professeurs et d'étudiants étrangers au milieu universitaire offre plusieurs avantages.Elle permet d'exposer les Montréalais à d'autres idées et points de vue et d'établir des liens personnels qui pourront également s'avérer utiles à tous bien après leurs études.Ces liens sont indispensables aux relations internationales, et plus particulièrement au commerce international, une priorité du monde des affaires et des gouvernements.De plus, les étudiants étrangers contribuent à l'activité économique de la région puisqu'ils doivent y vivre, payer leurs frais d'études et autres dépenses.C'est pourquoi il est sage d'établir une politique d'accueil favorable aux étudiants étrangers dans notre région.Nous croyons que la force de nos universités aujourd'hui, découle des politiques du passé qui ont encouragé l'arrivée d'étudiants et d'académiciens dans notre milieu.Nous soutenons que toute politique qui a pour effet d'enrayer ce flot doit être révoquée.Cela sous-en-tend non seulement d'adopter des politiques d'immigration et de visas temporaires mais également une politique de frais d'inscription pour les étudiants étrangers.Nous ne croyons pas, à l'heure actuelle, qu'il soit dans notre intérêt de réduire le nombre d'étudiants étrangers au Québec.Au contraire, nous sommes d'avis que notre position favorable actuelle doit être maintenue tant pour des raisons purement économiques que pour assurer la poursuite des présents avantages à notre région.Actions possibles Nous favorisons la formation d'un groupe spécial de travail composé de représentants de tous les milieux qui étudiera les moyens de maximiser les bénéfices que procurent les universités.Le mandat de ce groupe pourra couvrir: \u2022 l'analyse des relations actuelles et leur amélioration; \u2022 l'étude des pratiques dans d'autres régions de l'Amérique du Nord et comment nous pouvons les adapter à notre ville; \u2022 l'identification des problèmes dans ce type de relations ici et les solutions (i.e.lois au niveau fédéral ou provincial, politique dans les universités, accords avec les professeurs et autres) ; \u2022 la présentation d'occasions favorisant la création de relations entre la communauté des affaires, les universités, le monde syndical et les autres groupes de notre société.T la presse \\ ^__ ___/IOO ans RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée por LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule lo Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réserves.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le servie* des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285*6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 8h a 17h Pour changer 285-7205 du lundi ou vendredi % o 16h30 GRANDES ANNONCES Défaillants 285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vacances, voyage* 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 Le statut du Conseil des Arts M.Jean-Robert (iauthier Président Comité dos provisions budgétaires on général Chambre dos communes Cost avec inquiétude quo le conseil d'administration du Contre d'essai dos auteurs dramatiques a appris l'intention du gouvernement canadien d'inclure le Conseil des Arts du Canada parmi les sociétés d'État qui seront touchées par la loi C-24.Depuis sa fondation en 1957, le Conseil des Arts s'est en effet, et à juste titre, mérité le respect et l'estime des artistes grâce a la transparence do ses politiques ainsi que la pertinence de ses interventions dans lo soutien et le développement dos arts au Canada.Son autonomie et son indépendance, en maintes occasions citées on exemple do fonctionnement ù imiter, sont les premières responsables de la très grande ( rédibilité du Conseil, tant auprès dos créa-tours et créatrices que de la population, tel qu'en fait longuement état le Rapport Applebaum-Hé-bort.Ce rapport est par ailleurs explicite dans ses mises en garde concernant toute velléité de diri gisme politique à l'endroit des arts et de la culture on général, ou à toute restriction de l'indépendance du Conseil des Ans; le Centre d'essai dos autours dramatiques souscrit totalement à ces avis.L'autonomie structurelle du Conseil des Arts lui permet également un fonctionnement souple et rapide, une simplicité do rapports envers la communauté culturelle et une composition où se retrouvent des artistes chevronnés, toutes choses qui lui seront interdites advenant la transformation do son statut.Kn fait, comparativement à la plupart des autres ministères incluant ceux qui attribuent des subventions, le Conseil fournit plus de renseignements sur ses décisions et fait participer plus de membres du public à ses activités.Enfin, et conformément aux dispositions do la \\ah sur le Conseil des Arts du Canada, le Vérificateur général du Canada vérifie tous les ans les états financiers du Conseil, lesquels sont du domaine public et, faut-il lo souligner, non déficitaires.Do surcroit, nombre do rapports publics font régulièrement mention de la nature des subventions accordées, tout autant que de la composition des comités divers oeuvrant pour chaque discipline artistique.Do façon générale, l'administration du Conseil est transparente et soumise à l'appréciation de la population et do ses représentants et représentantes au gouvernement.Pour toutes ces raisons, nous croyons que ce serait une grave erreur do transformer le statut du Conseil des Arts du Canada et nous prions énergiquemenl le gouvernement canadien de soustraire celui-ci de la loi C-24, et ce, pour la qualité même de la vie culturelle du Canada.La présidente Suzanne AUBRY De bons soins hospitaliers Les commentaires touchant les services donnés en milieu hospita Hors sont rarement positifs.Kn effet, on critique surtout les attentes interminables, la brusquerie de certains membres du personnel, les services inadéquats et j'en passe.Bien que cela puisse parfois se révéler vrai, il faut aussi comprendre que nous ne sommes pas soignés par des anges, mais par des humains soumis à de grandes tensions nerveuses.Nul besoin do discourir là-dessus.Ces accidents de parcours regrettables se produisent à l'occasion mais ils ne sont pas légion, bien au contraire heureusement.C'est ce qui m'amène à dire que pour ma part, j'ai vécu dernièrement une hospitalisation d'urgence.Je tiens à signaler les bons services reçus.Je n'ai que des éloges a formuler au sujet du personnel hospitalier de Notre-Dame et plus particulièrement le service d'urgence et le personnel du 7e étage.Je le signale d'autant plus volontiers que je ne suis pas la seule ù avoir apprécié les soins dispensés par ce personnel courtois, attentif et compétent qui exerce son métier avec diligence et bonne humeur.Tout cela, malgré des coupures draconiennes du personnel qui se traduisent par des surcharges de travail (on termine, par exemple, son service à minuit trente au lieu de minuit et même plus tard) et des coupures de salaire appréciables.Malgré tout, rien n'y parait.Que peut-on demander de plus à de vrais professionnels?Gertrude DAIGNAULT Montréal Pourquoi Bouguereau à Montréal?Au-delà des subjectives questions do goût, à savoir si l'on aime ou n'aime pas la pointure de Bouguereau, l'exposition en cours au Musée dos Beaux-Arts de Montréal soulève des interrogations d'un autre ordre.Il n'y a pas de doute, comme le suggèrent les communiqués émis par lo Musée des Beaux-Arts, ainsi que le texte du catalogue do l'exposition, que le «manichéisme simpliste» qui plaçait les «bons» impressionnistes d'un côté et les «méchants» académiques do l'autre tend aujourd'hui à se dissiper.Effectivement il y a de la bonne et de la mauvaise peinture chez nos deux antagonistes, et il faut savoir faire la part des choses.Il est désormais acquis que la révolution plastique engendrée par les impressionnistes ne fut pas cor-rolairement assortie d'une révolution d'ordre social.Les paysages de Monet ou de Renoir demeurent, de par leur nature heureuse mémo, foncièrement bourgeois.À l'opposé, l'académisme tant décrié comme «réactionnaire», eut le mérite sous les pinceaux de Débat-Ponsan, Roll ou Geoffroy, de révolutionner le sujet.Ceux-ci ayant donné naissance à une forme de pointure engagée, traitant ouvertement des problèmes sociaux (grèves, conditions de vie.) et politiques (l'affaire Dreyfus, par exemple), de son époque.Donc si les impressionnistes révolutionneront ia forme picturale, certains académiques pour leur part renouvelèrent le sens qui, au demeurant, reste véhiculé par une forme traditionnelle.Mais quelle est donc la place qui revient à Bouguereau dans cette querelle où l'innovation et la valeur esthétique sont bien partagées?Malheureusement Bouguereau, au lieu d'être celui qui allia la révolution do la forme et du sens (1), fut celui qui se réfugia derrière les remparts confortables et lucratifs de la tradition Ses themes éculés par les siècles sont véhiculés par une forme qui exclut pratiquement toute recherche dans une direction nouvelle.Ses esquisses de commandes étaient constamment soumises à la rectification et à l'approbation du (lient réduisant ainsi la part de création de l'artiste à néant.Un artiste démagogue ayant mis sur pied un véritable système de peinture a numéros, un flatteur sachant flatter dans le sens du poil et donnant à publie bien nanti la peinture qu'il souhaitait, voici ce qu'il reste de Bouguereau.C'est pourquoi, et avec le maximum d'objectivité que permet le recul des années, il nous apparaît aujourd'hui comme un habile artisan, non dépourvu d'intérêt historique, mais ayant reçu plus que sa part de gloire en un temps où d'autres artistes véritables étaient écrasés sous sa masse influente.Alors pourquoi Bouguereau à Montréal?Il est indéniable que l'art «pompier» de la fin du XIXème siècle trouve depuis quelques années un relatif regain de faveur auprès de certains collectionneurs conscient que l'on ne peut quasiment plus acheter ou vendre les impressionnistes (trop chers et trop rares).Ils se consacrent donc aujourd'hui à faire «flamber» les «Pompiers».Il faut préciser ici que l'exposition de Bouguereau n'est pas une premiere.Déjà au Grand Palais à Paris en 1974, à l'intérieur d'une exposition intitulée: «Lo Musée du Luxembourg en 1874», Bouguereau était déterré en compagnie d'autres académistes.L'année suivante il était exposé en solo au New York Cultural Center.Ces expositions étaient encore passablement justifiées par le fait que Bouguereau fait malgré tout partie du patrimoine français, et aux Ktats Unis par l'engouement de cerains collectionneurs pour ses toiles.Mais à Montréal, déjà rationné a une seule grande exposition par année, quelle est la justification de cette manifestation alors que l'on aimerait voir avant Bouguereau tant d'artistes présentant infiniment plus d'intérêt.Toronto et son Alexandre-le-Grand, Ottawa et son Fantin-Laiour doivent être morts de rire!.Aujourd'hui le Musée des Beaux-Arts, sentant enfin la vulnérabilité de son exposition, en est réduit à mettre le paquet afin de sauver la face en attirant du monde à son exposition.Il sait trop bien ce que coûtera, pour les responsables du moins, un échec semblable à celui de l'exposition Largillière, dont il ne semble pas avoir tiré une leçon profitable.Alors on cherche à attirer les gens par la critique, même négative, suscitée par l'exposition lors de son passage à Paris.On a jumelé le vernissage avec l'ouverture des grandes portes.On a même choisi une affiche présentant un homme et une femme dévêtus afin d'attirer les deux sexes par le nu.C'est dire a quel point les idées volent bas au Musée de ces temps-ci! Pourquoi ce beau gâchis d'argent et d'énergie?Peu importe le nombre de gens qui en fin de compte auront franchi le seuil du Musée grâce à tous ces moyens et à la suppression de l'augmentation habituelle du prix d'entrée dans le cas d'une exposition d'envergure, il n'en demeurera pas moins qu'en substance Montréal n'aura, cette fois encore, pas été choyé en expositions de peinture internationale.Il est difficile de croire que le Musée ait manqué do bon sens à ce point dans ce choix désastreux.Faut-il penser que des raisons d'un autre ordre l'auraient poussé â commettre cette exposition?Peut-être des collectionneurs influents qui ont tout à gagner, lorsqu'on sait qu'une grande exposition contribue largement à faire grimper la cote d'un artiste sur les marchés do l'art0 Nous ne sauront sans doute jamais le fin mot de l'affaire; il ne nous reste qu'à penser tristement que Montréal méritait mieux.(I) Il est tellement séduisant d'imaginer pareille peinture, qui aurait été fort courageuse d'ailleurs.Bichara CHÈHADÈ B.A.Histoire de l'Art Montréal «Intéressante l'initiative du Musée» (est d'un oeil amusé que j'ai pris connaissance de l'article du critique d'art.Jocelyne Lepage, parue dans LA PRESSE, édition du samedi 16 juin, concernant l'exposition de William Bouguereau, au Musée des Beaux Arts de Montreal.le n'ai pu réprimer quelques éclats de rire au ton caustique de l'article et surtout aux epithet es lancées à corps et a cris par les scribes parisiens.Certains critiques, surtout chez les historiens d'art, semblent \"'indigner devant la vaste opération de marketing entourant cet événement.On pousse les hauts cris et on joue les vierges offensées en reprochant au musée de jouer les cicérones parce qu'ii ose proposer au public un peintre bondé par l'histoire.Il n'y a pas lieu de s'étonner de leur discours plaintif, d'autant plus qu'il est excusable, sinon justifiable dans la mesure ou l'on con sidere que leur auloritr- en la ma t.iere et leur crédibilité est mise o») doute.Car.ce sont eux, qui depuis toujours, ont tiré les ficelles de l'art en imposant au rare public qui va au musée le prestige de peintres dont i! sunt les féroces défenseurs.(.) .le trouve Intéressante el pas du tout insignifiante et pendable fini tiativo du MBAM de nous proposer un peintre qui, dit-on, de son vivant entretenait de violentes polé iniques.Ça nous changera d'un certain art d'avant-garde bien sage, qui ne bouscule plus aucune convention, devenu aussi avilis-sant et culpabilisant qu'un académisme décrie a l'époque de Bon- guercau.Si Bouguereau n'esi pas maitre aux dires de plusieurs, le musée lui.en est sûrement un.Parce qu'il > .t tort a parier qu'il sortira vainqueur de cette lutte intestine.Kn y perdant toutefois quelque peu de son lustre auprès d'une élite.Son peintre pompier n'attisera certes pas les propos incendiaires des mécontents; par contre, il réussira a tain- affluer le vaste public et leur^ dollars, essentiel à la bonne marche de l'institution, alarme par tOUl ce tapage publici- taire- Andre CORBEIL Marieville La visite de Jean-Paul II au Canada Il va sans dire qu'un théologien qui, dés et depuis sa parution, refuse l'encyclique «Humanae Vi-tac» \u2014 cette pierre de scandale jetée par le pape Paul VI dans la mare de l'establishment erotique de notre époque \u2014 ne peut que craindre la voix ferme et fidèle du Vicaire du Christ qui bientôt résonnera dans notre pays.Comment, en effet, ne pas craindre l'impact de cette '«parole du Pape» sur la fausse cohérence dans laquelle on s'est enfermé en claquant bruyamment la porte de sa dissidence sur nombre de prises de position du pape, en particulier celles qui ont trait à la contracep- tion artificielle, du mariage éventuel des prêtre-, à l'accession des femmes au sacerdoce et à la confession individuelle.Quel meilleur moyen pour désamorcer celte bombe que d'inviter le peuple do Dieu à ne pas s'en faire avec l'enseignement du pape, que de faire un appel abusif au droit à la dissidence ainsi qu'a une liberté do conscience lestée de ses enracinements bibliques et ecclé-siaux.Et cela, par surcroit, en échafaudant ses theses sur une conception légaliste du magistère suprême de l'Église qui voudrait l'enfermer dans les étroites limites de l'ex cathedra des manuels d'écolo.L'ecclésiologie de Vatican II a pourtant largement débordé ce carcan qu'on tente périodiquement d imposer a l'autorité magistériel-le du Vicaire du Christ en déclarant sans ambages que les fidèles doivent offrir une soumission religieuse à ce magistère «même lorsqu'il (le pape») ne parle pas «ex cathedra» de telle sorte que son suprême magistère soit respectueusement accepté et qu'avec sincérité l'on adhere aux décisions qui émanent de lui.selon sa propre pensée et sa volonté manifeste.» Maurice Cadoret, ptre missionnaire (.) Déjà, comme partout ailleurs, nous avons été témoins de réactions contradictoires sur son voyage dans notre propre patrie.Peut-être ont-elles paru moins violentes qu'ailleurs, si ce n'est que l'apparition d'affiches haineuses apposées sur certaines places publiques par quekjues groupes minoritaires et violents, car chez-nous, on enseigne le marxisme sans le dire.C'est ce qui rend la propagande plus pernicieuse parce que plus sournoise.Kn essavant d'analyser les eau-ses de ces contradictions sur le voyage du pape Jean-Paul II.j'ai cru découvrir dans sa très forte personnalité religieuse que rien ni aucune menace ne l'empêcheront de révéler la Vérité avec tout ce qu'elle implique d'exigences de la foi au Christ, d'espérance en une vie future et éternelle, de respect de la dignité et des droits de la per- Le pape s'en vient et les préparatifs vont bon train.Apres le choix do l'itinéraire, après une collecte de fonds via nos paroisses, après la construction des pape-mobiles, après l'aménagement des lieux de rassemblement, après le recrutement de bénévoles, après la ruée vers les billets réservés aux personnes, on s'attaque maintenant à nettoyer la ville.Une ville qui n'est plus fière de ses clochards, do se> prostituées et de ses homosexuels.On ferme des bars, on embarque ries gens et on les camoufle.Tout cela sous les regards complices de la population et des médias.(.) L'arrestation des îss homosexuels du bar Bud's, n'est que le début des activités estivales de razzia de la ville de Montreal.La ville a une fierté après tout! On a réussi a balayer quelques homo- sonne humaine, de justice sociale, de paix, de réconciliation et d'option préférentielle pour les petits, les humbles et les plus démunis.Rien donc ni personne ne pourront jamais faire taire le pape.Comme le Christ dont il est le vicaire \\isible.il doit être un signe en butte à la contradiction afin que se révèlent les pensées intimes de bien des coeurs.Pacifique EMOND Montréal sexuels.Quelles sont les prochaines victimes?Est-ce un hasard si au moment d'événements importants (F.xpo (J7.Olympiques 76, venue du pape en 84.) on doive mettre nos habits du dimanche pour bien paraitre et cacher nos réalités sociales qui.en d'autres temps sont tolérées'* ( .) Martine LEVESQUE Manon TRUDEL Montreal Le nouveau Philips PC: plus de capacité d'extension que lé IBM.Communiquez avec Systèmes d'informatique Philips au (514) 284-9333. Le Sabre remplacé par un avion américain OTTAWA ADOPTE LE F-104G OTTAWA.2 (PC) \u2014 L'hon.G.R.Pearkes, ministre de la Défense, a annonce aujourd'hui (2 juillet 1959) que le gouvernement canadien a décidé d'acheter le chasseur supersonique américain Lockheed F-104G pour la division aérienne de PARC en Europe.La charpente et les moteurs seront fabriqués au Canada, mais les derniers details pertinents à la production et aux frais seront communiqués plus tard par le ministre de la Production de la défense.Thon.Raymond O'Hurley.Le coût initial sera, estime-ton, d'environ $250,000,000 pour 200 appareils.Il faudra ajouter à cela les frais des pietés de rechange, des outils, de l'outillage servant à la manutention de l'appareil, des accessoires servant à l'entraînement et des publications techniques.Construit par A.V.Roe ou Canadair Le programme total pourrait excéder $:U)0.000.000.Le F-UU sera construit au Ca nada.soit par la compagnie A.V.Roe, de Malton.Ontario, soit par la compagnie Canadair, de Montreal.On prévoit que les deux avionneries se feront une belle lutte en vue d'obtenir le contrat.Le F-104 remplacera le Sabre de fabrication canadienne utilise actuellement par huit des 12 es cadrillles de la division aérienne.Les quatre autres escadrilles utilisent l'intercepteur à reaction CF-100.Le nouvel appareil sen ira à la fois a des fins d'attaque et de reconnaissance.Sa principale fonction, dans l'éventualité d'une guerre consistera à mitrailler les installations russes échelonnées entre l'Europe occidentale et la frontière so\\ ieti-que.Les aviations américaines et allemandes de l'ouest seront également pourvues du F-Î0L En échange peur l'autorisation de construire son avion, l'avion-nerie Lockheed, de la Californie, placera des sous-contrats chez les manufacturiers canadiens.La Lockheed Corporation recevra une redevance d'environ pour cent sur le prix de vente du F-101.soit environ $12,500,000.Tout indique qu'elle placera au Canada des contrats pour au moins ce montant.(.) 11 est probable qu'on désignera dés aujourd'hui qui des deux grands constructeurs canadiens \u2014 Canadair ou A.V, Roe \u2014 touchera le centî-a de $:wo millions attaché à la décision du ministère de la Défense nationale de remplacer /'Arrow canadien par le Lockheed F-101G Stardghter.Cette decision est d'une importance capitale, d'une part pour la survie du dispositif de Malton.dont prés de îo.ooo employés et techniciens hautement spécialisés lurent mis à pied en fin de février dernier, d'autre part pour la consolidation de l'avion nerie Canadair dont la majorité des contrats sont sur le point de prendre fin.Normalement le contrai devrait échoir à la firme Avro Canada Ltd.puisque le F-WHi est appelé à jouer le rôle originalement promis à l'intercepteur canadien Arrow.La demission du président et directeur general de la compagnie Avro.M.Crawford Gordon, annoncée, hier soir, étonne encore les milieux aeronautiques canadiens, et d'aucuns y voient Tindice qu'un duel très serré s'engagera entre Canadair et Avro.Selon un journal torontois, la démission de M.Gordon lui aurait été imposée afin de permettre à l'avionnerie de retrouver les bonnes grâces de M.Die-fenbaker, ce dernier n'ayant pas prisé l'attitude du constructeur lorsque le programme du Arrow fut abandonne par le gouvernement.M.Gordon ne faisant plus obstacle, il se pourrait que Avro décroche le contrat et réembauche la majorité des 10,000 employés mis à pied en février.HEMINGWAY MEURT A 62 ANS Ernest Hemingway.SUN VALLEY, Idaho (PA) \u2014 lu des plus grands romanciers de notre époque est mort.Ernest Hemingway, pionnier do la littérature américaine contemporaine s'est tué, do façon accidentelle, en nettoyant un fusil do chasse.La tragédie s'est produite vers 7h.:;o hier matin (2 juillet 1961), alors qu'il était soul dans sa résidence de Kit-chem.Idaho.Le corps du romancier a été découvert par sa quatrième femme.Mary.Le coroner du district, M.Ray McGoldrick, a déclaré que la mort a ete instantanée.11 a écarté la possibilité d'c.ne enquête.Les funérailles auront lieu vendredi, à Retenu m.M.Hemingway avait quitté la semaine dernière, la clinique Mavo de Rochester, où il avait recti des traitements destinés à rétablir sa pression sanguine.De la clinique, Hemingway avait immédiatement gagné son domicile en compagnie de sa femme.11 avait, semble-t il.décide d'aller à la chasse et s'était mis en frais de fourbir ses armes.L'index suivra! De nombreux lecteurs de cette page ont communiqué avec LA PRESSE afin de savoir si le journal avait l'intention de publier éventuellement un index des sujets qu'on y aura traité au cours de cette merveilleuse année.Eh bien, la réponse est oui! Dans les jours qui suivront la publication de la dernière page de la série, le 20 octobre prochain.LA PRESSE publiera un index présenté de deux façons différentes, thématique et chronologique, de tous les sujets traités dans Tune ou l'autre des quelque 300 pages.Ainsi, les collectionneurs pourront s'y retrouver plus rapidement.Rectificatifs Le cahier thématique «100 ans de vie montréalaise» contenait quelques inexactitudes que nous désirons corriger, grâce à des lecteurs érudits, en rappelant que c'est Dollier de Casson et non de Canon qui a tracé la première rue de Montréal, et que la bâtisse jouxtant l'église Sainte-Brigide sur une photo n'est pas le presbytère mais la residence des Frères des écoles chrétiennes.Un autre lecteur soutient que le funiculaire dont il est fait état se trouvait sur le versant est plutôt que sur le versant ouest.Sur ce point, l'unanimité n'est pas parfaite loin de là.À moins qu'il y en ait eu deux.1981 \u2014 Les Micmacs rejettent comme inacceptables les restrictions imposées par Québec en matière de pêche.1975 \u2014 Journée d'étude des gardiens de prison au Canada.1974 \u2014 Le juge Bora Laskin assume les pouvoirs du gouverneur général Jules Léger, durant la maladie de ce dernier.1974 \u2014 Le réalisateur canadien Ted Kotcheff remporte l'Ours d'or pour son film The Apprenticeship of Buddy Kravitz au vingt-quatrième Festival international du film de Berlin.1969 \u2014 Première entente de coopération entre le Québec et le Gabon; échange de professeurs et d'étudiants.1963 \u2014 Le président Kennedy, au dernier jour de sa visite en Europe, est reçu en audience par le pape Paul VI.\u2014Arrestation de quatre espions soviétiques aux États-Unis.1954 \u2014 Au tennis, Jaroslav Drobny parvient finalement à remporter la victoire, à Wimbledon.1953 \u2014 Des nationalistes font sauter un pont et causent l'interruption du service d'électricité dans la capitale de l'Irlande du Nord pendant la visite royale.1942 \u2014 Sébastopol tombe aux mains des Allemands après un siège de plus de sept mois et demi.1941 \u2014 Le plus gros contingent de troupes canadiennes, y compris la première unité blindée, arrive au Royaume-Uni.1940 \u2014 Les nazis torpillent le navire anglais Arandora Star.Il était bondé de prisonniers de guerre allemands et italiens en route pour le Canada.\u2014 Arrivée des premiers enfants britanniques évacués au Canada.\u2014 Établissement à Ottawa de la Commission de contrôle des industries en temps de guerre.1921 \u2014 Jack Dempsey conserve sa couronne des poids Sourds, à la boxe, en battant Georges Carpentier.1919\u2014 Le dirigeable anglais R-34 quitte l'Ecosse pour tenter de traverser l'Atlantique jusqu'aux États-Unis.1910\u2014 Le comte de Lesseps effectue le premier voyage aérien auXanada.1900 \u2014 On apprend que l'ambassadeur allemand à Pékin, le baron von Kettler a été assassiné par des soldats chinois. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 Corps dans le fleuve Les policiers de la Sûreté du Québec ont repêché le cadavre d'un homme, en fin d^pres-rnidi samedi, dans les eaux du Saint-Laurent à la hauteur de Saint-Nicolas dans le comté de Lévis.L'état de décomposition fort avancé du corps fait croire aux policiers qu'il aurait séjourné dans l'eau durant plus de deux mois.Une enquête est en cours pour déterminer l'identité de cette personne.Incendie rue De la Roche Une dizaine de logements ont été endommagés hier après-midi au 1689 rue De la Roche, dans la métropole.Le feu aurait débuté au troisième étage de l'édifice, et n'a pas fait de blessés.Un détenu se suicide Un détenu du pénitencier à sécurité maximale de Laval a été trouvé pendu dans sa cellule ce week-end.par un gardien qui effectuait sa ronde.L'individu purgeait une peine de deux ans et huit mois.Une enquête a été ouverte.Restaurant flambé.Un incendie a pratiquement détruit le restaurant Feuille d'érable ce week-end.au coin des rues Chambord et Mont-Royal, dans la métropole.Le feu aurait pris naissance dans la cuisine de l'établissement, et deux des quelque 80 pompiers qui l'ont combattu ont été blessés.Les dégâts sont considérables non seulement au restaurant lui-même, mais également à des logements continus.\u2022 Un plancher qui danse Le plancher d'une discothèque, le Disco Réflexion, au 1202 ouest, rue Sainte-Catherine, à Montréal, s'est effondré pour une raison inconnue en fin de soirée, samedi, de sorte que les clients d'un restaurant situé à l'étage au-dessous ont reçu un faux plafond sur la tête.La discothèque était heureusement fermée au moment de l'accident, mais une trentaine de personnes se trouvaient en revanche au restaurant Harvey's.Deux d'entre elles ont été blessées.Ecrasement: deux morts Deux personnes sont mortes vendredi soir, lorsque le monomoteur dans lequel elles prenaient place s'est écrasé près du Lac-des-Commissaires.à une trentaine de milles de Ro-berval.11 s'agit de Réjean et Olga Ouellette, respectivement âgés de 35 et 26 ans.de Repenti-gny.Ceux-ci volaient en formation avec trois autres appareils, lorsque deux des monomoteurs se sont touchés en vol.L'autre a pu poursuivre sa route avec le reste du groupe jusqu'à Rober-val.Le 6/49 pas gagné Personne n'a gagné le gros lot de $1 448 499,70 tiré samedi au Lotto 6.49.Les numéros gagnants étaient 13,15, 27, 28, 10 et 48.Le numéro complémentaire était le 30.Par contre, il y a eu quatre billets gagnants du deuxième lot de S547 210,80 ; chacun de ces billets vaut donc $136 802.70.Coaticook en deuil C'est samedi qu'ont eu lieu les funérailles des quatre personnes trouvées mortes mardi dernier à Compton Station dans les Cantons de l'Est, soit France Michaud, Jean-Pierre Truchon, Gaston Scalabrini et Renaud Paquette.Plusieurs motocyclistes faisaient partie des quatre cortèges funèbres qui se rendaient aux églises où étaient célébrées les cérémonies religieuses en mémoire des victimes.Le tout s'est déroulé dans l'ordre, affirme un responsable des funérail les.LA CRISE AU CONSEIL DE LAVAL Le maire Lefebvre oppose son veto à résolution demandant des élections Le maire de Laval, M.Claude Lefebvre, a décidé de se prévaloir de la Loi des cités et villes et de désavouer la résolution adoptée par 14 conseillers, vendredi, demandant au gouvernement provincial de déclencher des élections hâtives dans la deuxième ville du Québec.JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ LA PRESSE a appris, en effet, qu'après consultation avec ses conseillers juridiques, M.Lefebvre a décidé d'avoir recours à Particle 53 de la loi, qui indique en substance que le greffier de la ville doit faire parvenir au maire, dans les 96 heures qui suivent une assemblée du conseil, les textes de toutes les résolutions adoptées à cette réunion.Le maire dispose alors de 96 heures pour annoncer par écrit au greffier sa décision de recourir à son droit de veto.La loi mentionne également que la résolution rejetée par le maire doit à nouveau être soumise au vote, en priorité, à la prochaine assemblée du conseil.Dans le cas de Laval, cette assemblée se tiendra demain soir.Donc, après l'élection d'un nou- veau president du conseil, en remplacement de Mme Monique Gauthier qui est maintenant membre du comité exécutif, la résolution demandant à Québec de décréter des élections sera à nouveau présentée.Et il faudrait qu'elle soit adoptée par 14 conseillers pour obtenir force de loi.Deux autres transfuges Mais le long congé de la fête du Canada aura été très difficile pour M.Ronald Bussey, qui est au centre de la crise que traverse le conseil municipal lavallois : deux des 13 conseillers sur lesquels il comptait pour faire adopter cette résolution, MM.George Une famille attend dans la rue une place dans un HLM Comme pour bien d'autres Montréalais, c'était jour de déménagement hier pour Mme Pearl Malloy et ses trois fils.À la différence qu'eux, c'est sur le trottoir qu'ils ont atterri et qu'ils comptaient demeurer en attendant l'ouverture des bureaux d'aide sociale, demain matin.PAUL ROY_ « à l'aide sociale, on m'a dit qu'il y avait 14 000 noms sur les listes d'attente de HLM.que la seule façon d'en obtenir un c'était d'être à la rue ou de passer au feu.Eh bien je le suis, à la rue ; qu'ils m'en trouvent un ! » Mme Malloy, 35 ans.et ses deux plus vieux.Sylvain, 16 ans, paralytique cérébral et sourd-muet, et Paolo, 14 ans, prévoyaient coucher à la belle étoile devant leur ancien logis hier soir et ce soir.Martin.12 ans, est allé passer deux semaines chez des amis, à la campagne.* Je pourrais aller chez des gens, dit-elle, mais je ne laisserais jamais mes affaires sans surveillance sur le trottoir.Mes meubles, je les entretiens bien, ils sont comme neufs : il n'y a pas une petite égratignure dessus.« Alors on va coucher ici.sur le trottoir, en espérant qu'il ne pleu- ve pas.J'ai l'air de bonne humeur, je ris mais c'est pour, ne pas pleurer ; si vous saviez la boule que j'ai ici.» Elle parle aussi d'un homme « formidable » chez qui elle pourrait aller vivre avec ses fils.« Mais, dit-elle, je veux garder mon indépendance.Je suis divorcée et je ne veux pas aller vivre avec un autre homme.Et je ne veux pas de pitié ; les HLM, c'est fait pour du monde comme nous autres, alors qu'ils nous en trouvent un.that's it ! » Enfants extraordinaires Mme Malloy payait $325 par mois pour un cinq-pièces-et-demie rue de La Roche, au sud de l'avenue du Mont-Royal.C'était trop pour ses moyens \u2014 elle reçoit $616 par mois d'aide sociale.Trois mois avant l'échéance de son bail, elle prévenait son propriétaire qu'elle allait déménager.Elle s'est mise à la recherche d'un nouveau logement mais n'en a pas trouvé.Et elle n'avait toujours pas trouvé où se reloger quand la nouvelle locataire s'est pointée avec ses meubles, à 7 h hier.« J'ai un crime de bon propriétaire : il n'avait même pas l'intention de m'augmenter cette année ; mais $325, c'est déjà beaucoup trop pour moi.Avec mes revenus, je ne peux pas payer plus de $250 par mois, chauffage compris.Autrement, mes garçons doivent sauter des repas.Ils sont déjà tombés sans connaissance à l'école.» En début d'après-midi, hier, Sylvain, malgré son handicap, est allé sonner à une porte où il avait vu une affiche de logement à louer.C'était un appartement d'une pièce et demie.« C'est un enfant très débrouillard, souligne sa mère ; il connaît la ville au complet.J'ai de très bons garçons, des enfants extraordinaires, ils sont très polis, ils ne disent même pas un mot vulgaire.Quand je les regarde, je me dis que j'ai réussi.» À Joliette Avant de déménager à Montréal, en juillet 83, Mme Malloy et ses enfants demeuraient à Joliette, dans une coopérative d'habitation qu'elle avait contribué à mettre sur pied.À Joliette, elle avait même déjà travaillé à la réélection du député conservateur Roch LaSalle.Elle montre une lettre que lui adressait personnellement M.La-Salle et dans laquelle il la remerciait pour son aide et lui offrait la sienne si un jour elle en avait besoin.Elle éclate de rire : « Si j'étais à Joliette, c'est sûr qu'il m'aiderait.Mais ici, à Montréal, qu'est-ce qu'il peut faire ?» *'% \u2022 \\ '¦ ' ¦¦¦¦.La grande fête du déménagement Des milliers de ménages montréalais ont célébré la fête du Canada en déménageant, ce week-end.Dans tous les quartiers, de l'aube jusqu'à tard dans la nuit, c'était la ballade des matelas et des téléviseurs.Des équipes improvisées se croisaient dans les ruelles et les escaliers; on attelait la remorque louée à la Thunderbird du beau-frère et on prenait bien soin de garder la bière au frais.Le marathon devrait se poursuivre aujourd'hui, après quoi on aura 12 mois pour soigner ses maux de dos.photo Robert mailloux, la presse LES TROIS AUTRES BATTUS AVEC UNE BOULE DE QUILLE France Michaud a supplié en vain ses meurtriers SHERBROOKE (d'après PC) \u2014 Jurant qu'elle ne dirait rien aux autorités des trois meurtres auxquels elle venait d'assister, France Michaud, une des victimes de la tuerie survenue la semaine dernière dans les Cantons de l'Est, a prié ses agresseurs de ne pas lui faire subir le même sort.C'est ce qu'a appris le quotidien sherbrookois La Tribune de sources policières.Au début, il semblerait que les assaillants ne voulaient que faire peur aux quatre jeunes, soutient encore le journal dans sa livraison d'aujourd'hui.L'enquête menée par les policiers du Bureau des enquêtes cri-minejles de la Sûreté du Québec ainsi que des agents du poste de Coaticook et de la police municipale de l'endroit aurait révélé que Gaston Scalabrini avait été la première victime de ce massacre, suivi de Jean-Pierre Truchon.Renaud Paquette aurait lui aussi promis de ne rien dire de ce qu'il venait de voir.On l'a tout de même abattu.France Michaud aurait été assassinée la dernière.Selon le quotidien, des quatre victimes, seul Scalabrini a reçu une balle à la figure, les autres ayant été tuées d'une balle à l'arrière de la tête.De plus, à l'exception de France AJichaud, les autres victimes auraient précédemment été battues violemment avec une boule de quille qu'on projetait sur elles avec un filet de pêcheur, affirme La Tribune.En plus de leur servir une leçon, on aurait voulu connaître des quatre jeunes tous les noms des gens qui avaient présumément participé au saccage de chalets à quelques kilomètres de là.11 semblerait même qu'une liste aurait été dressée cette nuit-là, mais détruite après la tuerie.Lorsque les quatre jeunes ont été enlevés à Coaticook, on les aurait menacés avec une carabine et on leur aurait ligoté les poignets dans le dos lorsqu'ils sont sortis de la résidence.Gagné et Denis Goulet, sont passés dans le camp du maire Lefebvre.À son tour, M.André Gervais lui a fait faux bond samedi matin.Quelques heures plus tard, le conseiller André Boileau s'est rallié au maire.Pour M.Bussey la perte du conseiller Boileau peut signifier gros, car il siégeait auparavant avec lui au comité exécutif de la ville.Pour protester contre le congédiement de MM.Achille Corbo et Bussey du comité exécutif, M.Boileau et Mme Michelle Cour-chesne avaient remis leur démission de ce comité.Depuis que la tentative de r putsch des conseillers a été portée à la connaissance du public, M.Bussey a perdu six alliés, : Mme Monique Gauthier et MM.Marcel Lemay, Gagné, Goulet, Gervais et Boileau.Présentement, M.Bussey compte sur l'appui de neuf élus.\\ Pour sa part, avec la faveur des sept conseillers de l'opposition,, le maire Lefebvre pourra compter demain soir sur le vote de 14 édiles.Selon les informations obtenues par LA PRESSE, d'autres conseillers qui ont fait front commun avec M.Bussey depuis le début de ce conflit seraient sur le point de traverser la clôture.Mme Malloy et ses fils Sylvain et Paolo se sont retrouvés sur le trottoir, hier matin.photo Robert mailloux, la presse Déjà 19 morts accidentelles depuis vendredi Alors qu'il restait hier 24 heures à écouler au long congé de la Fête du Canada, au moins 19 personnes avaient déjà péri de façon accidentelle au Québec depuis vendredi.Ainsi, vendredi soir, Olga et Reiean Oueltet, âgés respectivement de 26 et 35 ans, et domiciliés à Repentigny, près de Montréal, sont morts lorsque l'avion à bord duquel ils voyageaient s'est écrasé en plein bois, à environ 40 km au sud de Roberval, au Lac-Saint-Jean.Fernand Beaulieu, 43 ans, et sa fille Caroline/11 ans, ont été tués dans une collision vendredi impliquant quatre automobiles et une plate-forme, à Saint-Félicien, au Lac Saint-Jean.À Sherbrooke, en fin de soirée, vendredi, un accident de la route a causé la mort d'une personne et fait un blessé grave.La victime est Diane Caron, 34 ans, de Sherbrooke.L'accident est survenu quand deux voitures sont entrées en collision.Dans la nuit de samedi, à Sainte-Foy, Réal Bouchard/ 40 ans, de l'Ancienne-Lorette, a été mortellement heurté par une moto alors qu'il marchait le long du boulevard Hamel.Raynald Côté/ âgé de 42 ans, et Yvon Jalbert, 46 ans, tous deux de Gaspé, sont décédés samedi quand leur camion a heurté un pilier de viaduc sur la Transcanadienne, entre Sainte-Madeleine et La Présentation, à 40 km à l'est de Montréal.La passagère d'une automobile a été tuée samedi matin, sur la route 20.Le conducteur aurait perdu le contrôle de son véhicule.La victime est Mary Bowsen 40 ans, de Kingston en Ontario.Son mari, James Bowser/ a été blessé gravement.Il est soigné à l'hôpital Enfant-Jésus de Québec.Armand Mainville, 56 ans, de Sainte-Félicité, dans le comté de Matane, a été écrasé samedi par une débusqueuse dans le rang trois de Cap-à-la-Baleine alors qu'il était allongé par terre au travers des branches.Un homme de 68 ans, Eugène Doutre, est décédé samedi à Ivry-sur-le-Lac, près de Sainte-Agathe, après que son véhicule fut tombé dans un fossé.Originaire de Lantier, au nord de Sainte-Agathe, M.Doutre aurait eu un malaise cardiaque.Sa femme, qui l'accompagnait, a été blessée.Un jeune garçon de neuf ans, Benoît BonneaU/ de Roxton Falls, près de Granby, a été frappé samedi après-midi par un camion-remorque alors qu'il circulait à bicyclette sur le rang Sainte-Geneviève à Roxton Falls.Un incendie qui s'est déclaré samedi dans une maison de Ver-chères, près de Montréal, a fait une jeune victime.Il s'agit de Julie Richard/ âgée de trois ans.Un motocycliste de 25 ans, Michel Biais, de Port Daniel est décédé après avoir perdu le contrôle de son véhicule.L'accident s'est produit vendredi vers 20h sur la route 132 dans la localité de Port Daniel.François Côté, 31 ans, de La Visitation, est décédé tôt same-, di matin, lorsque son automobile a heurté de plein fouet la voiture à foin tirée par un tracteur de ferme qui effectuait un vira-; ge vers la gauche.L'accident est survenu sur la route 259 à.Saint-Léonard.Une personne a perdu la vie^ dans un accident impliquant! une automobile et une motocyclette survenu samedi vers! 8 h 45 sur la route 111 dans la localité d'Amos.La victime est Jacqueline Lamothe, 25 ans,' d'Amos.Deux personnes ont pérr noyées samedi.Il s'agit de Gaston Jobin, 44 ans, d'Amos, qui; s'est noyé dans le Lac Figury et de Robert Grummish, 55 ans,', de Bouchette, qui s'est noyé vers 20 h dans le lac Cameron\" Bouchette, dans le comté de Ga-^ tineau.* À Laval, un jeune homme de\" 21 ans, Denis Vachon, de; Sainte-Marthe-sur-le-Lac, a perdu la vie vers 5 h, samedi, aul moment où sa moto a heurté urr poteau sur la rue Principale,-dans le quartier Sainte-Doro-! thée.T ï A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 PENDANT QUE LES ARTISTES FONT GOÛTER DU JAZZ DE BON CRU AUX AMATEURS - Les marchands de la rue Sî-Denis font des affaires d'or -| Vie Vogel, l'homme des grandes générosités, des grands projets, personnage ample qui se débat depuis de nombreuses années à former une relève avec son Big band, présentait son spectacle, hier .soir au théâtre St-Denis.JEAN BEAUNOYER Installé devant son piano, face à ses musiciens, Vogel expliquait sa musique, présentait les membres de sa formation avec beaucoup de chaleur e( parlait de Dizzy Gillespie qui devait faire partie du spectacle.Gillespie n'y tlait pas mais on rot pouvait sa musique lors de ce superbe hommage prépare depuis un bon moment par Vogel.En premiere partie Phill Woods et son quintette ramenaient le be-bop à Montreal, apprécie a plusieurs moments par une salle pratiquement comble.On a beaucoup remarque son trompettiste, d'abord pour son exécution et malheureusement pour sa drôle de demarche qui a tait sourire la salle.Ce curieux personnage bouge comme un robot et semble absolument inconscient de ce qui se passe dans la salle.Bon! fermons les yeux et croulons Vaut mieux ainsi! Le Festival de jazz de Montreal laisse environ Si million sur la rue Si Denis pendant les 10 jours de festivités.C'est énorme.« C'est pas complique, je lais njon ele pendant le festival ».disait un mart hand.Dans ces conditions, on pourrait croire que les propriétaires de cafés, restaurants et commerces de la rue St-Denis soutiennent financièrement le Festival de jazz sans trop se faire prier.Mais ce n'est pas le cas.Les marchands avaient convenu de verser $15 000 Tan dernier et cette année, on doit s'affairer à récupérer les $4 000.qui n'ont pas été payés l'an dernier.Et pendant ce temps, j'ai remarqué des établissements qui vendent des boissons gazeuses à $1.00.la bière $0.70 plus cher que d'habitude et qui expédient le service.Ce n'est évidemment pas le cas de tous les commerçants.Mais pour bon nombre d'entre eux.on joue à se renvoyer la balle.«Si le voisin paye pas, j'paye pas ».Raisonnement facile et très lucratif.Profitons des clients du Festival et ignorons la facture.Alain Simard, responsable du festival pourrait s'en plaindre légitimement mais préfère trouver des explications et ne cherche définitivement pas à créer d'incidents.« Les marchands ne sont plus associés si j'ai bien compris et nous ne pouvons négocier avec l'ensemble des propriétaires de la rue.Nous allons vérifier s'il y FESTIVAL INTERNATIONAL \"JAZZ EEMCWÏÏREAL Il III II III II MICHEL PETRUCCIANI Un géant de trois pieds qui a sidéré les amateurs Brisant les limites de la stupéfaction, l'extraordinaire virtuosité de Michel Pe-trucciani a sidéré les amateurs rie clavier acoustique.Un imaginaire sonore fabuleux révèle cet instrumentiste qui se situe parmi les plus talentueux techniciens du jazz international.Son jeu extrêmement sensible renvoie aux ambiances de Bill Evans et à l'éloquence de Bud Powell, reprenant leurs points forts pour transcender l'interprétation.Le menu de son spectacle solo était compose de bril- photo LA PRESSE Michel Petrucciani lantes executions de pieces signées par les plus grands noms du jazz, entre autres The-lonious Monk (Hound about Midnight, qui est d'ailleurs la piece imposée du Concours de Jazz Yamaha),Morey et Churchill .Some î)a\\ m\\ Prince will come, Omette Coleman Turn .wound, et Bill Evans.Le pianiste nous a de plus présenté quelques compositions originales, dont un touchant hommage à la défunte chanteuse brési lienne Klis Retina.L'originalité de Petrucciani ne se situe pas dans le choix de ses thèmes mélodiques; il reprend les atmospheres déjà entendues certes, mais est en mesure d'aller au delà des possibilités apparentes de ces structures pour y napper une sauce exceptionnelle d'acrobaties instrumentales a fleur de peau.Et quelle fleur! Le pianiste français joue si bien avec les intensités, les silences, les montées et les descentes ultra-rapides, le tout farci d'un choix d'accords qui se tond admirablement dans de merveilleuses progressions harmoniques.Inspirations romantiques, nuances empreintes de finesse, scénarios inédits, telles sont les épices de son assaisonnement pianistique.Pas étonnant que Freddy Hubbard fut pris d'admiration pour ce pianiste, alors qu'il se produisait avec Charles Lloyd en Europe.Car en plus d'offrir une performance remarquable en solo, Petrucciani a réussi à se surpasser dans le «hard bop» de la formation du trompettiste bien connu.Et à une heure d'intervalle! Longue vie à ce géant de trois pieds qui n'a que 21 ans.A.B.Des milliers de Montréalais avaient renoncé à la piscine ou à la campagne pour vivre le Festival de jazz de Montréal à 30 degrés de chaleur.Une pizza et un coke dans les mains, des enfants autour, des cyclistes, des jongieurs pas très loin, on [ écoutait l'ensemble de Lucianne Evan, étonnante interprète ! qui célébrait le soleil.photo Robert Mailloux, LA PRESSE a réellement augmentation des prix mais en ce qui concerne la participation des marchands, il ne faut pas partir en guerre contre des gens à qui nous n'avons rien demande ».Simard pretend ne pas avoir l'intention de quitter progressivement la rue St Denis comme certains l'ont déjà mentionne dernièrement, mais une association de marchands pourrait faciliter plusieurs négociations et donner à la rue St-Denis un peu plus de force.De belles initiatives avaient été couronnées de succès par le passe et je pense à certaines fê tes sportives qui avaient attiré une nombreuse clientèle et depuis lors, le caractère social de la rue semble avoir été ignoré.Dommage parce que la rue St- Denis est unique en son genre et il est vrai, comme le prétendent certains marchands, que le Festival de jazz ne serait pas tout à fait ce qu'il est sans l'ambiance de la rue.Toutefois, il tic faudrait pas exagérer et presser trop fort le citron.Parce quo d'autres groupes, d'autres associations s'intéressent au jazz et manifesteraient sans aucune réticence leur appui et leur soutien.î Autour du Spectrum, pris de\" » l'université, au Forum, au parc* Lafontaine, Terre des Hommes, le Mont-Royal pourraient regrouper les fans du jazz.Mais garder la rue St-Denis.c'est le coeur de l'Fst.le poumon de ce secteur de la ville comme disait l'ancien ministre Charron.La musique de l'Argentin Piazzola: du tango d'avant-garde pour un public jeune t K \\ K K » \\ \\ 11 est difficile d'imaginer un personnage plus chaleureux qu'Astor Piazzolla.Compositeur, arrangeur et bandonconiste dont la réputation internationale n'est plus a faire, Piazzolla s'apprête à captiver le public montréalais de h-n notes en direct de Buenos Aires.Dérivé du tango argentin et de moult textures contemporaines, la creation de cet artiste est un tableau passionné qui risque d'orner les murales du Festival.Mais laissons plutôt Piazzolla parler de son oeuvre.pour la premiere fois à Montreal! ALAIN BRUNET (collaboration spéciale) «.le ne sais pas si la musique que je fais est bonne, très bonne ou géniale, mais je vous garantis qu'il s'agit toujours des couleurs, du parfum et des émotions de Buenos Aires.Dans le vieux tango, on évoquait la mélancolie des Italiens et des F.spagnols venus s'établir en Argentine; nous sommes maintenant en 1984, et ma musique, exprime encore la mélancolie, mais aussi la violence et l'agressivité de mon pays; on y trouve également des traits de mysticisme et de romantisme», amorce l'artiste.11 n'est cependant pas question d'étiqueter la musique piazzol-lienne de tango.«.le trouve le \\ieux tango un peu ridicule, si on l'entend à la manière traditionnelle, lance l'artiste; la façon dont je joue n'a rien à voir avec ce folklore.La musique que je compose en est une d'a\\ ant-gar- photo Robert Moilloux, LA PRESSE Astor Piazzolla.Un vendredi plutôt terne, mais quel éblouissant samedi de jazz de qui ne regarde que devant», affirme t-il.Piazzolla joue du bandonéon.accordéon argentin dont la mécanique est passablement différente de l'instrument bien connu des amateurs de nappes à carreau.«Le bandonéon est l'instrument-prototype du tango, mais l'époque est différente et la musique a change: j'ai alors h» devoir de créer une musique pour les jeunes générations.» Lorsque je lui demande s'il a d?s affinités avec les musiciens sud-américains, sa réponse est claire: «Si la musique est bonne, il n'y a pas de problèmes: mais je ne suis solidaire d'aucune musique médiocre.Malheureusement en Argentine, il manque de musiciens.Les jeunes sont trop proches du rock américain ou anglais.Je crois qu'il est important de conserver son identité nationale lorsqu'on compose: par exemple, les Brésiliens aiment leurs artistes et achètent leurs en regis trements.tandis que chez nous, les consommateurs achètent 90% de musique en provenance de l'extérieur», poursuit-il.De plus.Piazzola deplore le fait que son pays soit si éloigné des grandes capitales de l'Occident; «Lorsque j'habitais Rome, je pouvais rencontrer des musiciens comme Gerry Mulligan, avec qui j'ai travaillé quelque temps.Mais, malheureusement, Buenos Aires est à au moins is heures ilMl des grandes villes (Paris.New j York.etc.).Quoiqu'il en soit, le musicien adore sa ville: elle *'st \\ sa source d'inspiration, le lieu qui J fac,onne ses pensées sonores.« Influencé par toutes les sonori- » tes contemporaines, le bandonéo- * niste écoute Hancock.Core a, Jar- J ret au même titre que- Bel a * Bartok ou Igor Stravinsky, Tou- î tes cos musiques me tout un bien J énorme, car je crois qu'il est fon- \\ damental de changer continuelle- } ment sa creation, d'être à la re- 1 cherche de nouvelles mélodies, harmonies ou rythmes.C'est .pour moi un plaisir que de se retrouver dans ces moments de « transitions.Ft lorsqu'on s'adres- ! se à un public jeune qui aime la 1 musique et qui y réfléchit, on ne -peut se permettre de rester statique.», souligne le bandonéonisto.En plus de travailler avec ça ; formation de cinq instrumentistes, Piazzolla compose pour de ! grands orchestres: il effectuera ! bientôt une tournée en Allemagne avec l'orchestre symphonique de 1 Cologne.D'autre part, il a écrit [ de nombreuses pieces pour guita- » re, piano et bandonéon, bien , entendu.11 a également sur le ; métier un concert pour son qu'm* tette et un grand orchestre.! «Peut-être que Charles Dutoit ; voudra bien nous engager! glisse- \u2022 t-il en rigolant.Qui sait?La farce pourrait sans doute devenir ', rieuse.¦ ! Apres une première journée de spectacles plutôt '.ernes au theatre Saint-Denis, le Festival international de jazz de Montreal nous a choyés samedi.Le Big band de AkioshiTabackin a en effet surclassé facilement la performance de l'orchestre de Budch Rich.Ft le Fwddiv Hubbard AU Stars QuUltei a eclipse la performance do Pharoah Sanders, dans la so rie Jazz dans la nuit, présentée à minuit.DENIS LAVOIE \u2014- \u2022 Vieux public pour un \\ ieux routier de la scene du jazz.La soirée d'ouverture des Grands concerts Belvédère, mettant en vedette Buddy Rich et son orchestre, n'est pas un moment mémorable du cinquième FIJM.J'aurais préféré découvrir le chanteur jtobby McFerrin, au Spectrum.11 a attire moins de monde, mais les connaisseurs ont été agréablement surpris.Buddy Rich, qui visite régulièrement Montréal avec son orchestre, depuis bien longtemps, a etc- simplement égal à lui-même.Son habituel solo de batterie l'a mis hors d'haleine, mais il a pu répondre à un rappel.Détendu, souriant.Rich n'a pas déçu son public de vieux fans^ Spectacle sans histoire I il J VI- c La vedette locale de cette soirée d'ouverture, le Jubilation Gospel Choir de Montréal, avait droit à une sorte de consécration, en se produisant devant la salle comble du Saint-Denis.Ce n'est pas la meilleure chorale au monde, mais Montréal peut en être ficre.Jazz d'ici Cette présence de musiciens, musiciennes, chanteurs et chanteuses du Québec est l'un des beaux côtés du Festival de jazz de Montreal.On en a fait une tradition.Le spec tacle de clôture de l'ovénement fait d'ailleurs place au lauréat du Concours du Festival, qui devient ainsi la révélation de l'année du jazz sur la scène locale.Akiyoshi Si le présent Festival de jazz s'en veut un de découvertes, le Big band de AkiyoshiTabackin en fut une belle.Compositions originales, récentes, inédites parfois, jeu serré, c'est sans doute le meilleur des Big bands qui composent cette année l'essentiel du menu des grands concerts.Des musiciens de calibre, des solistes de qualité et surtout Lew Tabackin (flûte et saxophone).Cet orchestre d'une quinzaine de - musiciens est à la hauteur de sa réputation.Ces dernières années, il a été élu le meilleur Big band.Inutile d'insister, si vous l'avez rate ne le manquez pas la prochaine lois que ce groupe sera en ville, ce qui n'arrivera pas souvent.Hubbard Plus dynamique et vivant qu'un Miles Davis, Freddie Hubbard a de son côté excelle à la trompette et au flugelhorn.Ponctuée de duos avec le saxophoniste Joe Henderson, sa prestation n'a pas manqué d'éclat.Buster Williams à la contrebasse et Billy Hart à la batterie ont été plus discrets, assurant le soutien r\\thmique.C'était un spectacle très attendu par un gros public à cette heure tardive.Sanders Je n'ai pas été impressionné par le saxophoniste Phare-m San ders.qui jouait vendredi devant un maigre public.Son petit cote blues met de la vie, mais son jeu de clé sur un saxophone à vide n'impressionne guère.Question de goût?Maigre public pour une performance sans éclat.Ciné-jazz Un détour par la Cinémathèque québécoise, m'a permis de revoir un des grands disparus de la scè- ne du jazz, Bill Evans.C'est un film-témoignage, avec une sonorisation grésillante et des images pas toujours parfaites, mais révélateur du talent de ce grand pianiste.La programmation cinématographique du Festival de jazz est un bon moyen de revivre des grands moments du jazz.Ce soir Deuxième journée du Contours de jazz Yamaha .L'orchestre de Lionel Hampton aux Grands concerts, Gato Barbieri au Spectrum.Lyle Mays à la Bibliothèque Nationale, Astor Piazzola au Spectrum (il sera peut-être sur une scène extérieure, rue Saint-Denis mercredi) et le David Murray Octet à minuit.Ce sont les spectacles à voir.Faites votre choix.Demain Le quartette de Gary Burton, la chanteuse Carmen McRae, Pat Metheny qui fait salle comble au club Soda jusqu'à samedi (troisième spectacle supplémentaire jeudi minuit), le pianiste Montréalais d'origine Paul Bley et le quintette de Red Rodney et Ira Sullivan.Et en plus, du reggae au Spectrum sans compter les spectacles extérieurs, dont celui de* Lock wood Es cou déCatherine qu'on reverra au spectacle de clôture du FIJM.^ Le Jubilation Gospel Choir de Montréal a eu droit à la consg*£ cration en se produisant devant la salle comble du théâtiy^ Saint-Denis.^ photo Robert Cailloux, LA PRESSE^ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 JUILLET 1984 A 1t La tournée Jackson: les billets se vendent moins bien que prévu \u2022 11 J l.'l téléphoto UPI Mick Jagger, fier papa MAIGRIR Retrouvez un poids idéal Vivre sainement sons stress Programme hygiéniste 750.di.S)*-Mor*wri»« CP.1757 STE-ADÈUE Qe JOt KO (514)229-3172 Mick Jagger, chanteur du groupe rock Rolling Stone, pose fièrement avec sa femme Jerry Hall et leur enfant, Elizabeth Scarlet, devant leur appartement londonien.BIRMINGHAM, Alabama (D'après UPI et AP) \u2014 Les frères Jackson, qui entreprendront vendredi, à Kansas City, leur tournée de la «Victoire-, poursuivent présentement leurs répétitions dans un endroit tenu secret à Birmingham, en Alabama.Cette tournée qui, à l'origine, semblait devoir susciter beaucoup d'enthousiasme, s'annonce comme devant tourner au vinaigre dans certains États américains.Ainsi, au Texas, ou l'on s'attendait à vendre rapidement les quelques 130 000 billets disponibles pour les concerts des frères Jackson.60 000 billets seulement ont été vendus jusqu'à présent.Les fans sont réticents à devoir débourser $120 pour acheter (obligatoirement) quatre billets qu'ils ne sont même pas sûrs d'obtenir.Et tout ce processus comporte pas moins de 11 étapes.Et qui plus est, la tournée des frères Jackson commençant vendredi prochain rapportera des millions de dollars non seulement grâce à la vente des billets mais également grâce.à la non-vente de billets.En effet, les organisateurs de la tournée toucheront des milliers de dollars en intérêts perçus sur les sommes d'argent versées à l'avance par les fans qui voudront obtenir des billets.Ces fans ne sont cependant pas assurés d'avoir effectivement des billets une fois que les rouages du système complexe de mise en vente auront été mis en branle.Ainsi, selon ce système les fans doivent acheter quatre billets \u2014 pas plus et pas moins \u2014 en faisant parvenir aux organisateurs de la tournée un coupon spécial qu'ils glissent dans une enveloppe, laquelle est mise a la poste.Ces coupons doivent être accompagnés d'un mandat postal de $120, soit $30 par billet.Les coupons sont soumis a un ordinateur et un tirage est alors effectué pour déterminer qui aura effectivement îa possibilité d'obtenir les billets convoites «Si vous n'avez pas reçu vos billets deux jours avant le spectacle, c'est que l'ordinateur n'avait pas retenu votre nom », dit Mme Beverly Page, porte-parole de la tournée Jackson.Mais entre le moment ou l'on aura fait parvenir un mandat postal aux organisateurs et celui ou l'on recevra le remboursement, il se sera écoulé pas moins de six semaines.Pendant lesquelles l'argent mis à la banque aura fourni des intérêts aux organisa leurs de la tournée Jackson, argent qui.disent-ils, servira à défrayer certains coûts de la tournée.1 « * La dramaturge Lillian Hellman enterrée demain VINEYARD HEAVEN (D'après UPI et AFP) \u2014 C'est demain qu'auront lieu les funérailles de la dramaturge américaine Lillian Hellman.au tour notamment de «The Little Foxes ».décédée samedi à l'âge de 79 ans a l'hôpital de Vineyard Heaven (Massachusetts), après avoir été victime d'une crise cardiaque à son domicile.L'écrivain avait été hospitalisée vendredi soir, a indiqué un porte-parole de l'hôpital.Des cérémonies funéraires à la mémoire de Miss Hellman.morte sans héritiers, auront lieu demain au « Abel's Hill Ce metery ».ou le comédien John Belushl a également été enterré.Née le 20 juin 1905 à la Nouvelle-Orléans, Lillian Hellman a surtout écrit pour le théâtre et sa pieee la plus connue «The Little Foxes » (1939).qui a pour toile de fond le sud des Etats-Unis, a été de nouveau montée en 1981 avec Elizabeth Taylor dans le rôle principal.Elle a publie également trois livres autobiographiques.L'un d'entre eux a inspiré le film Julia, dans lequel Jane Fonda jouait le rôle de Miss Hellman Photo UPI Miss Lillian Hellman.Dans ses pieces.Lillian hell man a abordé de nombreux tînmes politiques comme la mon tée du fascisme ou encore l'isolationnisme.En \\l.)yi.ses sympathies pour les idées de gauche lui ont valu d'etre inter rogée par la Commission des af laires anti-américaines de la Chambre de représentants.Elle avait dementi être membre du Parti communiste et avait relu s50 000$ 22201 2201 5 000$ 250$ 201 01 50$ 5$.LA CITÉ: SEM.6:00, 7:55, 9:50.PALACE 5: 12:30, 2:30, 4:30, 6:30, 8:30.PALACE 6: 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30.FAIRVIEW: SEM.7:10, 9:10.GREENFIELD: SEM.7-.10, 9:10.LAVAL: LUN.1:15, 3:15, 5:10, 7:15, 9:20.VERSAILLES: SEM.7:15,9:10.CINE-PARC DOLLARD: À 7.30, DÉBUTE AU CREPUSCULE, RADIO AM REQUISE.JÊËB^__ 69fl sî CATHERIN! O 866 6991 Mc(,il i *0 MOLI>- LAVAL 5 VERSAILLES 1 19 CENTRE lAVAl 688 7776 PI AC» vlMSAitils 353 7BP0 ''i i.HUM l'AM* 671-6129 le PARISIEN 2 4h0 m catherine l, 866 3BS«j MCGill I i ALBERTO SORDI J£Qt/fc' 12:40,2:30,4:20.[q] £X ^y.^TZT 610.8:00,9 55 M.WBÊt TUSA&.14 ANSI \u20220 Le PARISIEN 5 480 I C At ME R ini I 866 38' vifltsA\\SE82 Apréf leulemenf j POUR TOUSjl VjC^Ji^^r^î deux mois P/us de 25,000 spectateurs £ A VSTf«CO] PALACE SEULEMENT W4 $M M rf.l ^.\\H «aMrrJ LS/j bMi|i)«itMm|.4UQ 698 M CATHERIN! i) mi t.6991 Me(.U i Af* fOi4mQmèmmUm.JIM DORVAL 2 LAVAL 4 12:50,3:40,6:25,9:10.Le PARISIEN 1 I© 480 SI CAT Hi RM Q 866 3856 SAC Gil L .m>c i oorvai 631 8588 Cf NTRf UMW B88-7771 ctt?- Cineparc DOLLARD 4 IfUNS ( IftABtlftM S bS S84I44' Cineparc STAYING AUVI 12:15,2:05,4:00, 6:00,8:00, 10:00.& PALACE 3 5l ______ 1:20,3:00,4:40, 698 st-CATMi rim ') 866 6991 McCill 0:20, 8:00, 9:40.La musique est de son côté K PALACE 4 5l 698 51 i A m.UNE C) 866 6991 Mti.i.1:15,3:15,5:15, 7:15, 9:15 Le nouveau Philips PC: plus de logiciels offerts qu'avec le IBM.Communiquez avec Systèmes d'informatique Philips au (514) 284-9333.17 34 : 5 4 \u2022 LES MILLE ET UNE NUITS DE RONFARD Un spectacle pour amateurs de théâtre non conventions Lg6 milks et une nuits, de Jean-Picrrt» Ror.fanl et !o Nouvonu Theatre Cxperiment.il A L Rspace Libre, jusqu'au 7 juillet Avec Rogor Dlay.Anno Caron.Robert Gravel.Luc Guerm.Anne-Marie Provèncher, Moni-quo Spa*iani et la danseuse Abl.i Tarhoud.Miso en scène de Jcan-Pinrro Rontard En s'inspirant dos Mille et une nuits pour concevoir un spectacle théâtral qui s'inscrit dans la tradition du Nouveau Théâtre Expérimental, Jean Pierre Konfard ne pouvait pas produire un show conventionnel.Les mille et une nuits de Honfard est aussi fidèle à la littérature persanne que le Roi du Chow-Mein, Nikos Papadoustrios, de la Rive-Sud.peut l'être de la cuisine traditionnelle du Yunan.RAYMOND BERNATCHEZ 11 y a de tout dans ce spectacle théâtral.Un harem maure en contreplaqué.une véritable danseuse du ventre (Aula Farhoud), un faux lanceur de couteaux, un charmeur de serpent en caoutchouc qui le fait surgir de sa boite en lui interprétant Cingle Bells à la flûte, un bourreau eunuque qui s'exprime en anglais comme un emigrant fraîchement débarqué ainsi qu'un éditeur shyhick (interprétés par Robert Gravel) qui réclame de l'écrivain Alexandre Le Grand (Roger Blay) une partie de ses tripes, de son coeur et de sa cervelle parce que le manuscrit ne fait pas le poids.Nous y retrouvons également un sultan (Roger Blay toujours), une nymphomane plagiaire (Anne Caron).un tâcheron-homme-objet-peintre forcé sous la torture de peindre en bleu et qui se transforme en cours de route en sculpteur québécois (Luc Guérin).Il y a encore la femme d'Alexandre Le Grand (Anne-Marie Provèncher.qui rédige son journal quotidien sur un bureau qui aurait pu provenir de la Salvation Army.Et il y a.bien sûr, Shéhérazade (Monique Spaziani) qui nffloix D'ÉMissioNsn par louise cousineau 11:30® \u2014Scrabble Tout le monde connaît le célèbre jeu de vocabulaire.Voici que les Américains en ont fait un quizz avec des prix sans doute mirobolants.Première aujourd'hui.Ça risque d'être un peu plus sophistiqué que The Price is right.19:30 ©GD(b \u2014 «Le diable dans la boîte» Une comédie satirique avec Jean Ro-chefort, Michel Lonsdale et Dominique Labourier.Un directeur congé dié occupe son bureau et entreprend une grève de la faim.HORAÎRE RÉVÎSÉ 20:00 CD CD G Station-soleil Inv.: Daniel Lemire.Pierre Verville.Trio de Jazz (Philippe Catherine.Christian Escoudé, Didier Lock-vvood), Marjolaine Hébert et Marcel Côte.tombe en panne d'inspiration et qui, sans crier gare, se retrouve dans le désert du Colorado en train de supporter sur ses épaules le corps flageolant de son frère pendu.Une fois libéré, elle s'empressera de commettre l'inceste avec lui etc.etc.Et au centre de cet univers étrange, des spectateurs, assis ou étendus sur des coussins, qui doivent se tourner sans cesse comme des crêpes dans une poêle pour suivre l'action qui surgit on ne sais jamais trop d'où.Descartes n'aurait pas tenu cinq minutes dans un tel environnement mais le public compos^ qui était dans la salle pour le spectacle de minuit jeudi dernier paraissait ravi d'être là.En ayant recours à tous ces artifices et ces virages brusques à 90 degrés, Ron fard nous entra ine dans les méandres de la création.J'ajouterais la création dans la récréation pour le mettre en opposition avec l'exigeante et parfois exaspérante discipline à laquelle doit se pl»er l'auteur qui limite ses actions et ses personnages à un cadre précis.Chez Ronfard, pas de cadre.Pas de limite.C'est l'imagination débridée qui part d'un point pour y revenir si bon lui semble et qui se laisse guider par son sub-concient plutôt que par le conscient.Que Shéhérazade, par on ne sait quel cheminement de sun esprit, se retrouve dans la position du petit mexicain supportant le corps de son frère pendu dans une production Leone est une bonne indication de ce que peut donner un texte lorsque la plume glisse sur le papier sans retenue.Le jeu des comédiens est bon et le public semble avoir apprécié le spectacle qui débutait ce soir-là.à minuit.Un public, il va sans dire, qui devait être à la recherche d'une expérience théâtrale non conventionnelle.Une nouvelle revue axée sur la culture vient d'être lancée Une nouvelle revue d'intérêt culturel sort son premier numéro en fin de semaine.Editée par Jean-Pierre Tadros.un spécialiste du cinéma, L'Immédiat veut témoigner de la vitalité qu'elle perçoit dans les arts, notamment en improvisation théâtrale.Tiré à 30 000 exemplaires, ce premier numéro porte aussi sur l'activité culturelle en général, ces 15 dernières années.Quelque 25 collaborateurs ont rédige des articles sur le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, les communications et autres disciplines.Si elle rejoint l'auditoire espéré.L'Jm-mediaf compte sortir un second numéro l'automne prochain et les suivants au rythme mensuel.\u2014 Piesse canadienne 35g LE* EXTEMUIlÀTEim i > gé \\ l-SS.3000 # .» -.s \u2022 *k Cnampioir.2 524-160S Si-Mathieu 659 3445 VauOreun 1 455-5154 WJALT DISNEY SST* Blanche Neige et les 7 Nains 2t Mm LE 11 is tî VOL Dl IAPCHE Oi NO( Oouphm 1 Montréal 1 Verdun 721-6060 521-7870 766-2092 eu»*.Je MfH c cftoqjc Champiam 1 Oaoor 1 lavci longuouil 2 524 1665 667 5207 679 7451 Oaeon 2 655 0692 et aux ClNt-f ARCS Chûteauguay 2 691 1310 II lavai 3 622 5555 RENE UMû YENTL (v«H».on fronçait») r Les DIEUX sont TOMBÉS ST SUR Lfl TETE Bern 3 266-2115 Jean-Talon 725-7000 Brossard 1 465-5906 Oéma;ie 366-4210 6 00 pm ot aux CINE-PARCS: SSEL Emmanuelle Bern 2 266-2115 1 30 320 S 15 \u2022 720 « iS l »iD'OV>on a» rr.uiiQu* \u2022\u2022 BKAK DANCE ' â« 1446* 715 915 Cartier-Laval 663-5124 7 30 0 30 Bonaventure 2 661 2725 3:30.5:30, 7:30.10:00.KOI-JEAN- .________________________ Km?* Odéon 1 655 0692 Chôleauguay 3 691 1310 330.5:30, lovai 4 622-5555 S»-Jérbme 2 4 36-4773 7:30, 9:30.(2e Mm ou» cinépo'Ci BANZAi » Ses proies, il les prenait toutes vivantes.Jusqu'au jour ou il croise un assassin déchaîné 2* Mm NEBFS D ACIER Mercier 255-6224 Villeray 3665577 et aux CINÉ-PARCS: Boucherville 2 655-5515 Laval 2 6225555 Si-Jérôme 1 436-4773 B ' Murray Don AA'Oyfl S»QOutn#v V**ov«f STALLONE DOLLY PARTON G BUSTERS Piaio Alexis Nihon 2 935-4246 Square Decane 1 341-3190 18- (P'fUff\\é »n 70mm \u2022 Dolby stéréo ou Piocc du Conoda Adolitt ' ' - étudiont» 1A17 ont 4SOS ôge dor 2 00S 1 15 \u2022 315 515 \u2022 7 15 915 Place du Canada 661-4595 Brossard 2 46S5906 il OU CINÉ PARC Boucherville « 655-5515 (2« ft'm Ou ont»-PO'C itM«m*ni) Sun Reynold* Dom D« Imm D\u2014n M*n,n Sammy Drv-t jt Utnmf»n MtnkiHmnw IttySmUt \u2022nd Shiftoy M*cL*.n« i-; POUR ious I dont iet 1 .ALEXIS NIHON 12 ;OG, 2:15.4:30, 7O0,9:15.ttOSSAJb> 1 00,3 00, 540, 7:00, 9:00 IAVAL 1:00, J-05.5:10, 7:15, 9:20.MNAVM-TUtfc 7:15.9:15.DrKAilE\u2022 740, 9.-00.Ploio Aient Nihon 1 935-4246 Square Decane 2 341-3190 Bonaventure 1 661-2725 Brouard 3 465-5906 Odéon 2 Laval 667-5207 2:55,505, 7:20, 9:35.LONG.: 1:35, Pont 675-1662 Longues il 1 679-7451 3:40,5:45, _ELIC23MMB»l 7 50.Chôteouguoy 1 Lavai 1 Vaudreuil 2 69-.-1310 622-5555 455-5154 (2* Mm oui ané oorcs) Michool Doug'ot KothlMfl lumrnt ROMANCING THE STONE * ! POUR ^ Plata Alexit J TOUS ^ Nihon 3 L'OPÉRA Df LA TEfeREUR 2« Mm LA COURSÉ DE LA MOOT rJèl 1 30 pm 935-4246 ^Montréol 2 521 7870 N.co* Go»cre.Quebec H9R4S1 Tel 697-9u1 AUTO GOUVERNEUR INC.MANOIR NISSAN INC.225.boulevard Brien.Repentigny.Ouébec J6A 6M4 Tel 585 5824 MERCIER NISSAN INC.55 ouest, boul St-Jean-Baptiste Ville de Mercier.Ouébec J0L 1K0 Tel 691-9541 GARAGE MODELAUTO INC.1501.boulevard des Laurentidns 12230 est.rue Sherbrooke Vimont Laval Quebec Pointe-aux-T'embles.Québec H7M2Y3 Tel 668-1650 H1B 1C7 Tel 645-4546 ST-EUSTACME NISSAN LTÉE 801.boulevard Sauvé.St-Eustache.Québec J7R 4K3 Tel : 472-8666 SNYDER NISSAN LTÉE 2125.rue Notre-Dame.Lachme Québec H8S2G5 Tél.634-7211 NISSAN Le Canada est en fête! Le gouvernement du Canada rend hommage à POntario.Venez célébrer avec nous le 200e anniversaire de l'Ontario et le 150e anniversaire de la fondation de sa capitale: Toronto! 200 ans d'histoire qui reprendront vie sous vos yeux .durant toute une année! ^uuor^ Découvrez les plaisirs de /*Jpt?^\\ l'Ontario et participez à 4W ^ 1 une foule d'activités % ^1 toutes aussi intéressantes *éK* ^> les unes que les autres.«\\taw° * L'invitation et lancée! Cette année, venez fêter, pas seulement un mais deux anniversaires.Joignez-vous à nous pour le retour des Grands Voiliers.Assistez aux compétitions de voile nationales et internationales.Venez commémorer l'arrivée des Loyalistes et assister au spectacle les tattoos militaires\".\u2022 Assistez aux pièces de théâtre, aux concerts et aux spectacles de variétés.Participez à la course en radeau pneumatique ou faites une visite historique.Apprivoisez la science de la technologie.\u2022 Des artistes reconnus mondiale mei&seïciit présents.\u2022 Du divei|^p|m.sans arrêt.¦y.>: m M i- .^e~ l- r> 4* fi», i \u2022 no?.i ujcd ni il.I - r» iili \u2022 - W 1 V ¦ V r "]
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