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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-07-04, Collections de BAnQ.

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[" re LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 JUILLET 1984 POSITION DES USA SUR LE DÉSARMEMENT Moscou parle de «calcul électoral» Arthur Hartman.téléphoto upi Ambassadeur US interdit d'antenne d'après AFP,Reuter,UPI Pour la première fois depuis quatre ans, un ambassadeur des Etals Unis à Moscou a été empêché par les autorités de prononcer la traditionnelle allocution télévisée à l'occasion de la Féte nationale américaine.De source diplomatique américaine, on indique que les autorites soviétiques ont opposé a M.Arthur Hartman un refus pur et simple, sans que le contenu de son discours ait prête a discussion.Ce refus soviétique est une nouvelle illustration du très mauvais état des relations soviéto-américaines.En 1980, les autorités soviétiques avaient demandé ù l'ambassadeur américain Thomas Watson de renoncer a certains passage de son allocution, notamment celui critiquant Intervention de l'Armée Rouge en Afghanistan, ce que le diplomate avait refusé.Cette fois-ci.le refus a été pur et simple sans que le contenu du discours ait prêté à discussion.d'après AFP, AP, Reuter, UPI Moscou a affirmé hier que son offre d'ouvrir à Vienne, en septembre prochain, des discussions avec Washington sur la prévention de la militarisation de l'espace était toujours valable, mais il a qualifié de «totalement inacceptable» l'exigence américaine d'aborder en même temps la relance éventuelle des négociations sur les armes nucléaires stratégiques et de portée intermédiaire.La position soviétique a été clairement exposée sous forme de commentaire par un éditorialiste de l'agence Novostl au lendemain de la critique de l'attitude américaine par le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Andrei Gromyko.Ce commentaire qualifie de calcul électoral l'attitude américaine.« Reagan a besoin d'un semblant de discussions avec l'Union soviétique jusqu'en novembre, écrit l'éditorialiste.Si Moscou ne remplit pas les conditions de Washington, la campagne électorale de Reagan aura des arguments supplémentaires pour montrer la persistance avec laquelle le président américain tente, en vain, de faire revenir les Soviétiques à la table de négociation.» De son côté, Washington a déclaré hier que sa position face à l'éventuel rendez-vous de Vienne avait été abordée lors de l'entretien que le secrétaire d'Etat, M.George Shultz, avait eu le matin avec l'ambasadeur de l'URSS aux Etats-Unis, M.Anatoly Do- brynine, qui s'apprête à rentrer à Moscou pour son congé annuel.Cet entretien, le quatrième entre les deux hommes depuis quinze jours, a été qualifié d'«utile» par M.Dobrynine.Le porte-parole de la Maison Blanche a précisé que le diplomate soviétique était porteur d'un «message du gouvernement américain au gouvernement soviétique», mais il s'est refusé à en indiquer la teneur.Evoquant l'éventuelle réunion de Vienne, un haut fonctionnaire du département d'Etat américain a expliqué que les Etats-Unis n'avaient pas défini de priorité quant aux sujets qui devraient y être abordés.Lundi, dans un discours prononcé a l'occasion de la visite a Moscou de sir Geoffrey Home, secrétaire au Foreign Office, M.Gromyko avait accusé Washington de constituer la principale menace pour la paix, de violer la Charte des Nations unies et d'être engagé dans une sorte de «cultedu terrorisme».Le presidium du Soviet suprême (Parlement) a adressé hier un télégramme de félicitations au président Ronald Reagan à l'occasion du 1 juillet.Alors que dans son message de l'année dernière le Soviet suprême se bornait aux félicitations d'usage, le télégramme envoyé hier fait état de la volonté de l'URSS de contribuer à la sauvegarde de la paix dans le monde.D'autre part, le chef de la diplomatie britannique a quitté hier soir Moscou où il a effectue une visite officielle de 48 heures, au cours de laquelle il a été notamment revu par le président Constantin Tchernenko En conférence de presse, sir Geoffrey Howe s'est dit «déçu par le ton négatif»» de ses interlocuteurs.Il a estime que sa visite n'avait conduit a «aucun infléchissement des positions de Moscou, notamment sur le desarmement ».De son côté, le secrétaire d'Etat américain effectuera du 5 au li) juillet une tournée dans cinq pays d'Extrême Orient et d'Océanie (Indonésie, Singapour.Malaisie.Australie et Nouvelle-Zélande-.La situation au Cambodge et l'évolution des rapports de force dans la region du Pacifi que seront au (entre des entre tiens qu'aura M.Shultz, a ton indiqué hier.téléphoto ap Sir Geoffrey Howe, à gauche, a assuré le président Tchernenko ( au centre ) que les États-Unis étaient sincères mais ne croit pas être parvenu à convaincre les dirigeants soviétiques, notamment M.Gromyko ( à droite ).OTAN : le commandant-en-chef réclame des armes chimiques d'après AFP L'OTAN devrait disposer de nouvelles armes chimiques afin de pouvoir répondre i une attaque soviétique de ce type, estime le général Bernard Rogers, com manda ni-en chef des forces alliées en Europe, dans une interview accordée à la revue britannique Jane's De-fence Weekly.Nous devons être capables de répondre en nature à une alia que chimique, a notamment déclaré le général Rogers, selon lequel l'OTAN, dans ce but.a besoin de nouveaux vecteurs et de nouvelles armes chimiques.Cette declaration intervient quelques semaines après que le président Ronald Reagan a demande a la Chambre des Représentants (ie voter des fonds pour la reprise de la production d'armes chimiques, interrompue il y a lf) ans.A moins d'un accord à Genève sur l'interdiction de ces armes, les Kl ai.s Unis doivent avoir leur propre capacité limitée de représailles pour dissuader toute attaque soviétique, a dé-claré i»* president Reagan.Par ailleurs, «m moins un svs-terne d'armes anti-satellites.dont Moscou a proposé à Washington de négocier l'interdiction en septembre à Vienne, est déjà opérationnel en Union Soviétique, affirment les spe cialistes du Pentagone.Selon eux, l'URSS possède depuis 1971 un satellite tueur de satellites qui détruit sa cible en explosant à proximité et en la criblant de billes d'acier.Les États-Unis, pour leur part, en sont encore dans la phase de mise au point dun missile anti-satellites, qui sera lancé dintercepteurs à haute performance F-I5 Eagle.Après Hart, Jackson se rallie à Mondale d'après UPI, AFP A Tissue d'une rencontre à ™ Kansas City, au cours de laquelle ils ont réduit leurs divergences sur un certain nombre de problèmes, M.Walter Mondale et le pasteur noir Jesse Jackson se sont engagés hier à oeuvrer en commun pour battre le président Ronald Reagan à l'élection présidentielle de novembre prochain.«Ensemble, nous l'emporterons», a déclaré le pasteur, qui a ajouté: «Nous travaillons efficacement pour construire la délicate coalition qu'est le parti démocrate, et je suis certain que nous y parviendrons.» De son côté, M.Mondale - qui est presque assuré d'obtenir l'investiture de son parti lors de la convention de San Frànciso, ce mois-ci - a affirmé: «Nous nous sommes engagés à travailler ensemble.>» M.Mondale avait eu, il y a quinze jours, un entretien semblable avec M.Gary Hart, son principal rival démocrate dans la course à la présidence.Le révérend Jackson a reconnu que l'ancien vice-président de M.Jimmy Carter avait «gagné honnêtement l'investiture» démocrate.Cependant, il a indiqué qu'il continuait à contester le processus de sélection du candidat démocrate.11 a dit qu'il avait obtenu 20 p.cent des voix dans les primaires, mais seulement neuf p.cent des délégués.Le pasteur noir a remis à M.Mondale une liste de femmes noires et hispanophones qui, selon lui, pourraient être candidates à la vice-présidence.M.Mondale, qui poursuit la recherche d'un colistier ou d'une colistière, n'a pas fait de commentaire sur cette liste de personnalités.Les deux interlocuteurs ont évoqué les problèmes suscités, notamment au sein de la puissante communauté israélite américaine, par les déclarations, jugées antisémites, de M.Louis Farrakhan, l'un des alliés du révérend Jackson.M.Farrakham avait qualifié Israël d'Etat «hors-la-loi» et le judaïsme de «sale religion».Par ailleurs, Mme Dianne Feinstein, maire démocrate de San Francisco, a déclaré qu'elle était opposée aux pressions exercées par les féministes américaines sur M.Momdale afin qu'il choisisse une colistière.Ces remarques de Mme Feinstein, qui est parfois mentionnée comme une éventuelle candidate à la vice-présidence, traduisent l'embarras de certains démocrates face à la campagne menée depuis quelques jours par la plus importante organisation féministe des Etats-Unis, la National Organization for Women (NOW).Le parti Démocrate semble être désormais uni.téléphoto upi Selon un sondage du New York Times et de la chaîne de télévision CBS.le président Reagan remporterait aujourd'hui l'élection présidentielle avec 15 points d'avance sur M.Mondale (50 p.cent contre 35), mais il ne l'emporterait que par six points sur M.Hart (46 p.cent contre 40).D'autre part, selon un sondage réalisé par l'organisation Gallup et publié par l'hebdomadaire Newsweek, 97 p.cent des 257 généraux et amiraux américains interrogés la semaine dernière souhaitent voir le président Reagan réélu en novembre prochain.Toujours selon ce sondage, 51 p.cent des militaires interrogés sont convaincus que l'éventualité d'un conflit nucléaire a diminué au cours des quatre dernières années et 95 p.cent estiment que la défense des Etats-Unis a été renforcée pendant cette période.Un autre sondage Gallup publié au cours du dernier week-end indique que M.Reagan gagnerait actuellement l'élection présidentielle avec 19 p.cent de voix de plus que M.Mondale.Reagan rend furieux les écologistes d'après AFP,UPI Les défenseurs de l'environ-nemenl sont furieux : le président Ronald Reagan vient de confier un nouveau poste à Mme Anne Burford, ancienne directrice de l'Agence pour la protection de l'environne ment (EPA) contrainte de démissionner il y a plus d'un an après des mois de polémiques.Mme Burfnrd avait été au centre d'un scandale soulevé en décembre 1982 sur la gestion de l'EPA dont les responsables étaient soupçonnés de se soucier davantage des intérêts des industriels que de defense de la nature.Des l'annonce par la Maison Blanche que Mme Burford avait etc nommée pour présider la commission consultative sur les océans et l'atmosphère, les écologistes ont qualifié cette décision de scandaleuse et incomprehensible.Kile est de retour.C'est terrible, a déclare Mme Amy Chapman, du groupe Environmental Action, .li* n'en reviens pas.a renchéri M.John Me Comb, un des responsables du Sierra Club, l'une des plus importantes orga- Mme Burford.téléphoto UPI nisations de défense de l'environne m en t.Les 25 membres de la commission sur les Océans et l'Atmosphère sont chargés de conseiller la Maison blanche, le Congres et le département du commerce notamment sur la sécurité de la navigation, les déchets nucléaires ou la recherche de minerais sous-marins.Mme Burford avait été poursuivie en justice pour outrage au Congres après avoir refusé de lui remettre des documents.L'une de ses proches collaboratrices, Mme Rita Lavelle.a été condamnée en décembre dernier à 6 mois de prison pour mensonge au Congrès.Bolivie : l'épuration frappe la droite M' d'après AFP, AP, Reuter Après les militaires et les policiers, les milieux politiques de droite sont maintenant les cibles du mouvement d'épuration lancé par le président boli vien, M.Hernan Siles Suazo, à la suite de la tentative de putsch de samedi dernier.Plus de 100 civils ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête entreprise par les services de sécurité.Parmi eux figurent un haut dirigeant du parti d'opposition de droite Action démocratique nationaliste (ADN), M.Alfredo Arce Carpio, ainsi que plusieurs membres d'un autre parti de droite, Phalange socialiste bolivienne.Le gouvernement a reçu l'appui du mouvement syndical, dominé par la Confédération ouvrière bolivienne (COB), qui a organisé lundi des manifestations dans les rues de la capitale, La Paz, pour réclamer la condamnation à mort des personnes arrêtées et soupçonnées d'avoir pris part au putsch.Les 25 000 manifestants, qui défilaient en scandant «Vive la démocratie!» et «Les conspirateurs au peloton d'exécution! \u2022, ont par ailleurs exigé le limogeage des ministres de la Défense et de l'Intérieur pour n'avoir pas prévu l'opération des putschistes.L'un (es résultats les plus marquants de l'offensive gouvernementale contre les chefs militaires a été la mise à pied «avec infamie» du colonel Rolando Sa-ravia.Cet ancien ministre de l'Agriculture est considéré comme le cerveau de l'enlèvement du chef de l'Etat, dont l'assassinat -selon le plan élaboré par les ravisseurs - devait aboutir à un coup d'Etat.Le président Siles Suazo a été libéré après avoir été séquestré pendant dix heures.Le major Luis Ardaya Roca, chef des aides de camp du vice-président, et le lieutenant Celso Campos Pinto, officier de la police militaire, ont aussi été révoqués.Campos Pinto s'est réfugié à l'ambassade du Venezuela.D'autre part, le général Guiller-mo Vêlez Salmen, qui dirigeait l'école du commandement de Pétat-major, a été destitué.C'est depuis cette école, qui a été provisoirement fermée, qu'un groupe d'officiers a dirigé, la semaine dernière, une rébellion contre le chef des forces armées, le général Simen Sejas Tordoya.Le haut commandement militaire a également ordonné la mise à pied du colonel Mario Oxa Bustos, vice- ministre de la Défense, accusé d'«activités conspiratrices».Dans la police, cinq officiers supérieurs, dont le numéro deux de la police nationale, ont été révoqués définitivement.En outre, 160 «léopards», groupe d'élite entraîné aux Etats-Unis pour la lutte contre le trafic de la drogue, ont été arrêtés.Ils sont soupçonnés d'avoir participé à la séquestration du président.Quant aux six personnes qui avaient, samedi, enlevé puis séquestré le président bolivien, elles se sont rendues a la police après avoir vainement cherché un pays qui leur accorderait l'asile politique.La manifestation syndicale en faveur du président Siles Suazo a eu lieu en remplacement d'une grève générale - reportée à une date indéterminée - qui avait été prévue pour appuyer les revendications salariales.Depuis le début de l'année, la COB a organisé trois grèves générales.Le chef de l'Etat s'est efforcé d'apaiser les syndicats par des mesures autres que salariales.A la suite d'une grève de la faim des dirigeants syndicaux, il a suspendu le remboursement de la dette extérieure bolivienne ($4,4 milliards US) jusqu'au rétablissement, d'une situation économique saine.Les travailleurs boliviens ( ici les mineurs ) ont gagné les rues pour protester contre la tentative du coup d'État.tdéphoto upi C 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 JUILLET 1984 Beyrouth : l'opération de pacification a commencé d'après AFP mm L'opération de pacification ™ de Beyrouth a commencé mardi, avec le ramassage, par les milices, de leurs armements lourds, et avec l'ordre de ne plus circuler en treillis et en armes dans les rues de la capitale, prélude au déploiement, mercredi, de l'armée libanaise dans le Grand Beyrouth.Les milices druzes du Parti socialiste progressiste (PSP de M.Walid Joumblatt) avaient commencé samedi dernier à convoyer leurs armes, de Beyrouth-Ouest, vers leurs casernes, dans la montagne du Chouf et d'Aley.Dans un communiqué publié lundi soir, le bureau militaire du mouvement chiite Amal a indiqué que tous les ordres de missions militaires sont annulés jusqu'à nouvel ordre, et que le port d'armes et d'uniformes militaires est désormais interdit à tous les miliciens de ce mouvement.Parallèlement, une réunion groupant le PSP, Amal et les autres organisations de Beyrouth-Ouest a eu lieu également dans la soirée de lundi, au cours de laquelle les participants ont décidé de faciliter l'exécution du plan de sécurité après avoir pris les dispositions pratiques ù cet effet.En ce qui concerne les milices chrétiennes présentes sur la ligne de démarcation à Beyrouth-Est, la question du ramassage des armes lourdes et les détails de l'exécution du plan de pacification de Beyrouth seront examinés ce mardi entre des responsables des forces libanaises (milices chrétiennes unifiées) et des représentants militaires de l'Etat, apprend-on de bonne source.Selon les termes du plan de pacification, deux brigades de l'armée libanaise, fortes de 9,000 hommes environ, et des éléments de la gendarmerie prendront effectivement en charge la sécurité dans le Grand Beyrouth, sur une superficie de 80 km2.Le Grand Beyrouth s'étend du fleuve Nahr Al Mott, à 5 km au nord de Beyrouth, à la lisière sud de l'aéroport international de Beyrouth, jusqu'au-dessus de Baabda, au sud, où se trouve le palais présidentiel, au sud-est de la capitale.Le déploiement de l'armée sera suivi par l'ouverture de trois nouveaux points de passage reliant les deux secteurs de Beyrouth.Enfin, dernière étape du plan, prévue pour la journée de vendredi : le port et l'aéroport de Beyrouth, paralysés depuis cinq mois, reprendront leurs activités normales, alors que les ports illégaux, dans la région du Grand Beyrouth, seront fermés.Cependant, à quelques heures du déploiement de l'armée, des violations limitées du cessez-le- feu sur la ligne de demarcation étaient toujours signalées.L'incident le plus grave s'est déroulé lundi soir dans le camp palestinien de Chatila, dans la banlieue sud de Beyrouth, où un accrochage a opposé des miliciens d'Amal à des Palestiniens, faisant, selon un nouveau bilan publié par le journal Al Safir, trois morts et cinq blessés.Enfin, la situation s'est brusquement aggravée à Tripoli \u2014 capitale du Liban-Nord \u2014- où de violents accrochages à l'arme lourde ont eu lieu entre organisations pro et anti-syriennes, durant toute la nuit de lundi à mardi.Les retrouvailles ont été touchantes pour ceux qui avaient été retenus en Israël téléphoto 0+) Israël affirme avoir arraisonné l'Alisur Blanco pour des raisons de sécurité d'après AFP L'arraisonnement vendredi ™ dernier du bateau Alisur Blanco, battant pavillon panaméen, au large des côtes libanaises, a été décidée «sur la base d'informations dont disposaient les services de renseignements israéliens», a déclaré hier le ministre israélien de la Défense, M.Moshe Arens.Cette opération, effectuée par la marine israélienne, «était destinée à prévenir dese attaques contre Israël», a ajouté le ministre, devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien.M.Arens a également affirmé qu'il existait «un rapport» entre l'arraisonnement de l'Alisur Blanco puis son détournement vers le port de Haifa et le bombardement, mercredi, par l'avia- tion israélienne de «l'île du Lapin».Cette île est située à 6 km à l'ouest de Tripoli (Nord-Liban).Elle servait de «base navale pour les terrorites de l'OLP», selon la version donnée immédiatement après l'opération par le porte-parole de l'armée israélienne.Cinq des neuf passagers détenus en Israel, après l'arraisonnement de l'Alisur Blanco, ont été libérés hier et ont franchi la fron- tière israélo-arabe à Roch-Hani-kra, sur la côte méditerranéenne, a annoncé la radio de l'armée israélienne.Les cinq passagers, tous des Libanais, ont passé leur dernière nuit en Israël dans un hôtel du Nord du pays.Ils ont été remis hier à des délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui les ont rapatriés.Les cinq, quatre hommes et \\ ti \\ une femme, sont arrivés à Beyrouth à bord de voitures du CICR/ Ils ont été accueillis par M.SelirrV Hoss, ministre de l'Education, qui a affirmé: «Nous sommes heureux de vous retrouver et nous espérons que les autres seront relâchés.Nous allons continuer à intervenir auprès du CICR pour qu'il en soit ainsi».Quatre passagers sont encore détenus et interrogés.r. Promenades St-Bruno ?S txiJ Pror»enaJ«*s Si Bruno 653 13*4 11TS ouest, rue SI Catherine :moiii technl-sport Service professionnel garanti et conseils d'experts'.sports SPORTS D'EQUIPE Pour vos uniformes et tout votre équipement' I Raoul Salan.téléphoto upi ANCIEN CHEF DE L'OAS Le général Raoul Salan s'éteint paisiblement tn d'après AFP,AP Le général Raoul Salan, coauteur du putsch manqué d'Alger contre le gouvernement du général de Gaulle en 1961 et ancien chef suprême de V Organisation Armée Secrete ( OAS ), hostile a l'indépendance de l'Algérie, est mort, hier matin, à l'hôpital militaire du Val de-Grâce, à Paris, à l'âge de 85 ans.Avec le général Raoul Salan.s'éteint le symbole des guerres coloniales perdues par la France : après l'Indochine, le « Mandarin » avait repris du service en Algérie, ou il avait fini par se dresser contre la politique d'indépendance dti général de Gaulle.Gloire de l'armée française dont il fut l'officier le plus décoré, le général Salan laissera son nom attaché au coup de force des «quatre généraux factieux et félons» qui tentèrent de renverser le gouvernement français en avril 1961 pour s'opposer à l'indépendance de l'Algérie que la Prance commençait a négocier avec le Front de Libération Nationale ( FLN').Parti d'Alger le 21 avril 1961, la sédition ne put que compter que sur quelques régiments de soldats professionnels et fut incapable de s'étendre dans le reste de l'Algérie, encore moins en Fran ce.Dans une allocution radiodiffusée restée célèbre aux appelée et aux officiers, dans laquelle il dénonçait les agissements d'un «quarteron d'officiers félons», le général de Gaulle devait faire échouer cette tentative de putsch.Le gros des troupes suivit les instructions du général de Gaulle et au bout de cinq jours, la sédition s'effondra d'elle-même, et Raoul Salan entra dans la clandestinité tandis que certains de ses compagnons d'infortune se rendaient aux forces loyalistes.Pour avoir pris la tête des putschistes avec les généraux Challe, Jouhaud et Zeller, le 22 avril 1961, à Alger, le chef du « quarteron de généraux à la retraite ¦ avait été condamné à mort par contumace, en juillet 1961.Salan devint alors le commandant en chef de l'OAS organisation terroriste encadrée d'anciens militaires et s'appuyant sur la minorité européenne d'Algérie dont l'action sanglante fit régner la terreur pendant plus d'un an en Algérie comme en France avant d'être décapitée.Arrêté le 20 avril 1962 à Alger, il avait été radié de l'armée, condamné à la détention criminelle à vie et emprisonné à Tulle.Il a été libéré par le général De Gaulle le 15 juin 1968, et en septembre 1982, il avait été totalement amnistié par le président François Mitterrand, déclarant à cette occasion «qu'il appartenait ù la Nation, au bout de vingt ans, de pardonner».Raoul Salan avait eu une vie mouvementée, celle d'un des plus brillants officiers de l'armée, tant sur le terrain que dans le domaine du renseignement, qu'il affectionnait particulièrement.Né le 10 juin 1899, à Roquecourbe, dans le Tarn, Raoul Salan s'était engagé en 1917.Sorti de Saint-Cyr en 1919.il avait été nommé général d'armeee en 1956.Raotil Salan était l'homme de l'armée coloniale: après la Syrie, il sert en Extrême-Orient, et notamment au Laos.En 1939-1910, il commande un bataillon de tirailleurs sénégalais qui résiste aux Allemands à Vernon (Eure), puis sur la Loire.Après l'armistice, il part pour Dakar avec le grade de lieutenant-colonel, dirige le 2ème bureau et se rallie aux Alliés en 1942.Il fut promu général de brigade en 1944, alors qu'il combattait sur le front italien.De 1945 à 1947, Raoul Salan, commandant des forces françaises au Tonkin, devient le « Mandarin » : visage énigmatique, parlant peu, un petit sourire aux lèvres.En 1951, c'est le retour au Vietnam, où il succède à De Lattre.Il prend en 1952 le commandement en chef des armées d'Indochine, mais ne réussit pas à enrayer les progrès du Viet-Minh.Remplacé en 1953, il se déclare favorable à la paix, faute des moyens de faire la guerre, et se taille une réputation de « général républicain ».Cette étiquette lui vaut d'être nommé en 1956, par Guy Mollet, commandant en chef en Algérie, deux ans après le début de l'insurrection algérienne.En janvier 1957.il avait d'ailleurs échappé à un attentat au bazooka organisé par un extrémiste pied-noir, qui le soupçonnait d'être favorable à une ligne douce face au FLN.Après le 13 mai 1958, Pflimlin lui confie l'ensemble des pouvoirs civils et militaires en Algérie.Sur le forum, le 14 mai, Salan crie « Vive l'Algérie française, vive De Gaulle ».Ce dernier le confirme tout d'abord dans ses fonctions.Puis Maurice Challe le remplace et entreprend la reconquête militaire de l'Algérie avec les grands moyens.Saian, lui, est nommé au poste honorifique de commandant militaire de Paris.En 1960, atteint par la limite d'âge, il retourne alors à Alger,' où il se signale par ses positions favorables â l'Algérie française.En septembre 1960, interdit de séjour en Algérie, il se réfugie en Espagne.C'est là qu'il est contacté par les futurs conjurés.Après l'échec du putsch, Challe et Zeller se rendent.Avec Jouhaud, Salan entre dans la clandestinité et dirigera jusqu'au bout l'OAS.Devant ses juges, il acceptera d'ailleurs la responsabilité des 500 morts et des 3 000 attentats signés par l'OAS.«Le général Salan sest éteint de la mort douce des personnes âgées», selon la direction du Val-de-Gràce où il avait été admis il y t a plusieurs semaines.Conformément au souhait de sa famille, le \" général Raoul Salan sera inhumé dans la plus stricte intimité, en province.Moscou expulse des savants israéliens d'après AFP Quatre savants israéliens qui assistaient avec l'ancien président d'Israël, Ephraim Kat-zir, à un congrès international de biochimie en URSS ont été expulsés lundi d'Union soviétique via Vienne, a annoncé hier la télévision israélienne.Aucune précision n'a toutefois été donnée sur l'identité des quatre savants par les services consulaires israéliens en autriche -en grève - indique la même sour- ce.L'expulsion n'a pas été confirmée officiellement en Israël.Le gouvernement israélien, a-ton indiqué de source bien informée, envisage de protester auprès de Moscou par l'intermédiaire d'un pays tiers après l'interpellation de M.Kat-zir dimanche à Leningrad par la police soviétique.Les Pays-Bas sont chargés des intérêts israéliens à Moscou et la Finlande représente l'URSS auprès d'Israël depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 1967. C 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 JUILLET 1984 f \" ««>: MMk: ¦ '¦ A PRIX D'ESCOMPTE ^ SUPER LATEX Jk MAT INTÉRIEUR ^ LATEX SEMI-LUSTRE I BONNE OPACITÉ Wy.SUPER LATEX EMAIL MAT $13oo H350 4L ALKYDE SEMI-LUSTRE BONNE OPACITÉ ALKYDE ÉMAIL MAT '16°° 4L \u2022 _ , ~'-''.- *- it E .\u2022 i .¦ \\ ^ ?.- \u2022\u2022 \u2022 - - .l'a \\ \u2022V \" LATEX SEMI-LUSTRE UNE COUCHE $16504L $18504L «19» 41 *21°°4L ALKYDE SEMI-LUSTRE kn-tM UNE COUCHE £ I 4L ALKYDE EMAIL LUSTRÉ \u2022tu%M UNE COUCHE ZZ^4L SPECIAL Stores verticaux \u2022 : STORES VERTICAUX »*.' ¦ : S Portes patios a partir de ÉCONOMISEZ JUSQU'À ÉPARGNEZ ch.sur tout store fart sur mesures PLUS DE 30,1 ROULEAUX EN INVENTAIRE RABAIS OfiO/ SPËCIALDE ifiW /O sur toute commande de papier peint en catalogue! 1^1 STORES HORIZONTAUX ÉPARGNEZ du prix de liste du manufacturier i ! Liquidation - û -.5 INC 3388 CH.CHAMBLY LONGUEUIL 677-5205 4>3 6090 BOUL.GRANDES-PRAIRIES ST-LEONARD 322-5930 mm WËÊl TRANS-CANADIENNE DORVAL 685-1104 I 713 "]
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