La presse, 11 juillet 1984, F. Le monde
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 11 JUILLET 1984 V L'archevêque de Managua, Mgr Obando y Bravo (à gauche), et le père Luis Amado Pena (à droite) lors de la manifestation contre le gouvernement sandiniste.téléphoto upi Le Nigeria durcit le ton d'après AFP, Reuter Le Nigeria a accusé hier les autorités britanniques de «barbarie-» et demandé l'extradition de l'ancien ministre des Transports, M.Umaru Dikko.retrouvé jeudi dernier à Londres dans une valise diplomatique, ainsi que de deux pilotes d'avion britanniques.La note demandant l'extradition a été remise par M.Abdullah Ibrahim, ministre nigérian de l'Aviation, assurant l'intérim du ministre des Affaires étrangères, au haut commissaire (ambassadeur) britannique à Lagos, M.Hamilton Whyte.M.Dikko, qui est accusé de corruption par le gouvernement nigérian, s'était enfui de son pays après le coup d'Etat militaire de décembre 1983.Enlevé le 5 juillet devant son domicile londonien, il a été retrouvé drogué un peu plus tard, à l'aéroport de Stansted (Essex), dans une caisse en partance pour Lagos.Le Nigeria a exprimé sa grave préoccupation face à la couverture, par la presse britannique, plus particulièrement par la BBC, de la couverture des événements ayant suivi l'enlèvement.Le communiqué gouvernemental nie que les passagers et l'équipage du Boeing de la British Caledonian, retenu à Lagos jeudi et vendredi de la semaine dernière, aient subi de mauvais traitements.Par ailleurs, le Nigeria affirme que l'équipage du Boeing de la Nigerian Airways retenu à l'aéroport de Stansted a été déshabillé, a subi des prélèvements d'ongles et de cheveux et a été photographié dénudé pendant plus de 12 heures.Lagos demande des excuses «sans réserve» pour «cet acte évident de barbarie».Le Nigeria réclame l'extradition de deux pilotes britanniques qui avaient quitté le pays le 19 mai, alors que les sorties du territoire nigérian étaient interdites pendant les opérations de changement de monnaie.Ces deux pilotes, rappelle-ton, s'étaient emparés d'un petit avion privé appartenant aux autorités militaires et s'étaient rendus en Côte-d'Ivoire.D'autre part, un Nigérian et trois Israéliens ont été inculpés par les autorités britanniques, hier soir, dans l'affaire de l'enlèvement de M.Dikko.Il s'agit de Mohammed Yusufu, 40 ans, un Nigérian qui se présente comme diplomate domicilié à Lagos, d'Alexander Barak, 27 ans, homme d'affaires israélien, du Dr Lev-Arie Shapiro.16 ans, Israélien né en Union soviétique, et de Félix Messoud Abitbol, 31 ans.Israélien originaire de Tunisie.Selon l'agence israélienne Jt/m, le Dr Shapiro est un anesthésiste réputé.Le premier ministre d'Israël, M.Yitzhak Shamir, a affirmé que son gouvernement n'était aucunement lié à l'enlèvement de M.Dikko, mais il a confirmé que «deux citoyens israéliens ont bien été impliqués » dans cette affaire.A Moscou, l'agence Tass a accusé la Grande-Bretagne de s'être servie de l'incident pour monter une «campagne antinigériane» dont l'objet est «de discréditer le gouvernement de Lagos».Selon Tass, l'enlèvement a été organisé par les services secrets occidentaux et israéliens, au su de M.Dikko.Jackson fulmine d'après AFP Le pasteur noir Jesse Jackson a accusé la presse blanche d'être souvent coupable d'arrogance aryenne en ignorant de façon quasiment constante certains faits concernant les minorités américaines.Dans une interview publiée hier par le Los Angeles Times, le candidat noir à l'investiture du Parti démocrate a d'autre part vivement dénoncé ceux qui ont vu une opération publicitaire dans son récent périple à Cuba et en Amérique centrale.Certains, a-t-il dit, cherchent parfois simplement une autre façon de traiter quelqu'un de nègre.Proche-Orient : la France affirme sa disponibilité d'après AFP,Reuter,UPI Le président français François Mitterrand a affirmé hier à Amman la disponibilité de la France à oeuvrer en faveur d'une conférence internationale sur le Proche-Orient à condition que ni les deux grandes puissances ni aucune des parties concernées n'en soient écartées.Au cours d'une conférence de presse avec le roi Hussein à l'issue de sa visite officielle en Jordanie, le président français a réaffirmé qu'une rencontre officielle avec M.Yasser Arafat, chef de l'OLP restait conditionnée à la reconnaissance par son organisation des résolutions des Nations-Unies - qui admettent l'existence de l'Etat d'Israël et une attitude différente à l'égard du terrorisme.Auparavant M.Arafat avait dit qu'au vu des faibles chances de réunir une conférence globale sur la paix au Proche-Orient, il proposait une conférence plus limitée, regroupant les principales puissances, les pays directement concernés de la region et l'OLP, sous les auspices du conseil de sécurité.ÉPREUVE DE FORCE AVEC L'ÉGLISE Le Nicaragua expulse dix prêtres étrangers ¦ Un Québécois parmi les indésirables ¦ 2*.Ë d'après UPI, Reuter, AFP Le gouvernement nicaraguayen a ordonné à dix prêtres étrangers, de nationalité canadienne,espagnole, italienne, costa-ricaine et panaméenne, de quitter le pays en les accusant d'avoir participé à une manifestation de soutien a un prêtre impliqué dans des «activités contre-révolutionnaires».Huit de ces prêtres - dont un Québécois ( originaire de Sainte-Hélène de Kamouraska, 16 ans ), l'abbé Benoît La plante, curé de San Marcos, près de Managua -ont été expulsés vers le Costa Rica.Deux sont recherchés par les forces de sécurité sandinistes.Un communiqué du département de l'Immigration précise que les dix ont enfreint la loi nicaraguayenne en prenant part à une action «destinée à provoquer un affrontement entre l'Eglise catholique et la révolution populaire sandiniste».Il s'agit de la plus importante expulsion de prêtres depuis le renversement du régime somoziste, en juillet 1979.L'archevêque de Managua, Mgr Miguel Obando y Bravo, avait conduit une manifestation pacifique «de solidarité avec le Père Amado Pena», interpellé le mois dernier alors qu'il transportait une valise d'explosifs dont il a dit ignorer le contenu.Quoique le diocèse d Managua compte 75 prêtres, cette manifestation regroupait seulement 27 prêtres -signe d'une certaine division - et une centaine d'ecclésiastiques et de fidèles.Le Père Pena a été accusé d'appartenir à un groupe de guérilla urbaine contre-révolutionnaire.Les autorités nicaraguayennes ont présenté aux journalistes un vidéo où on le voyait en compagnie du chef de ce groupe.Elles soulignent que ce prêtre collabore avec les con trassoutenus par la CIA.La hiérarchie catholique a rejeté cette accusation, estimant qu'il s'agissait d'une affaire montée par le régime sandiniste pour associer l'Eglise à des activités subversives. entretins rrt\\ annjues peuvent rv pas être offerts par toas les centra Goo
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