La presse, 31 octobre 1984, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1984,101* ANNÉE, N° 12, 112 PAGES, 8 CAHIERS LA MÉTÉO : GÉNÉRALEMENT ENSOLEILLÉ, VENTS MODÉRÉS MINIMUM: 2°, MAXIMUM DEMAIN: CIEL VARIABLE.DÉTAILS PAGE A 2 MAGASINS À UVAL, C'EST MAGASINER AU «\u2022CENTRE \u2022* LAVAL Attorn*te Liiurtli, «m #\u2022 m M batte* 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Sept-lleset BaieComeau 50 cents TOUTE LA CDIC EST À VENDRE Ottawa met en vente ses « canards boiteux » otiawa \u2014 La nouvelle administration «V la Corpo ration de développement des in vestissements du Canada (ÇDIC) aura pour mandat do vendu toutes les filiales de cette société de la Couronne fédérale, incluant Can ad air de Montréal, véritable gouffre lï-i) mcier MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa En annonçant cette nouvelle hier, le ministre de l'Expansion industrielle régionale, Sinclair Stevens, a déclaré qu'a l'exception du secteur des pêches, acquis l'an dernier.« toute la cdic est à vendre ».\u2022 Nous donnons un signal clair au monde des affaires et à la population canadienne à l'effet que nous sommes sérieux quand nous disons que nous voulons un changement de direction dans l'économie ».M Stevens a ajoute que l'entreprise priver était mieux placée que l'État pour gérer des activités Industrielles et commerciales Il pense aussi que l'argent des contribuables est mieux administre quand le gouvernement ne cherche pas à remplacer le secteur privé.L'an dernier, la CDIC a connu un deficit de plu*, de SI.\") milliard a cause de ses «canards boiteux».Le ministre a précisé que le gouvernement espérait trouver un acheteur unique pour toute la voir CDIC en A 2 BtLLBT La forteresse il fut un temps ou on entrait à l'Assemblée nationale, .i Québec, comme dans un moulin Même avec une arme chargée à bloc.Mats depuis /es incidents que l'on sait.les choses ont bien changé.Le président, Richard Guayt a tints en place un rigoureux dis positii dt sécurité propre a décourager le plus téméraire des soldats de sa Majesté.Avec le résultat qu'il est maintenant à peu près aussi facile de pêne tuer dans la Maison du peuple qu'a un commando de VIRA d'investir les appartements privés de la reine Elisabeth./.'ex premier ministre Daniel Johnson avait fait ériger un « bunker » pour prélever le pou voir exécutif; M.Guay, lui.passera à Vhistoire pour avoir embastilfé les législateurs dan* une forteresse, Dans son louable souci de protéger les parle mentaires.il semble avoir oublie qu'en matière de sécurité comme ailleurs, trop c'est comme pas assez.PIERRE GRAVEL SOMMAIRE Annonces classées.D 4, E 18 àE21.F2àF6 Arts et spectacles.C 1 à C 3.C 6, C 7, F 1 Morâir©s.B 6 Brid^ô.«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 £ 12 Carrières et professions G 1 à G 3 Décès, naissances, etc.F 7 Économie.D1 à D10 Êtes-vous observateur?.F 2 FEUILLETON «Elisabeth d Autriche».E 19 Horoscope.E 21 Le monde.E 16.E 17, E 22 Mots croises.F 5 « Mot mystère ».F 3 Quoi faire aujourd'hui.B 6 Télévision.C 1, C 2 Tribune libre.A 7 Vivre auiourd hui.E 1 à E 11 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12, 13 ^flots croisés.18 NKW DELHI (d'après AP, AFP et UPI) \u2014 Le premier ministre indien.Mme Indira Gandhi, a été mortellement bles-sée de plusieurs roups de feu à l'abdomen ce matin, lors d'un attentat commis contre elle près de sa résidence de New Delhi.La nouvelle a été confirmée tard.« ette nuit.Mme Gandhi, qui était âgée de 67 ans.avait été immédiatement hospitalisée à l'Institut indien des sciences médicales, dont tous les accès étaient bloqués par la police.Quelques instants plus tard, plusieurs hauts fonctionnaires et membres du cabinet arrivaient à l'hôpital, tandis qu'une foule commençait à se masser devant l'immeubl* On apprenait un peu plus tard que Mme Gandhi avait été at teinte de huit balles à l'abdomen et que son état était considéré comme « extrêmement critique ».Sa mort a été annoncée ensuite par l'agence Press Trust of India.La nouvelle de l'attentat, annoncée par les deux agences de presse indiennes PTI et UNI à 10 heures locales, avait été confit mée par un porte parole du bureau du premier ministre.Selon l'agence Press Trust of India, l'attentat a été commis par deux individus, des Sikhs semble t il.dois que Mme (ian dhi se rendait à pied de sa demeure à son bureau, situé dans un immeuble adjacent.Après avoir décharge leurs armes, ils levèrent les mains en l'air et se rendirent aux gardes.La tentative d assassinat s'est produite vers 9 h 30 locales.À ce moment, le gouvernement n'avait pas confirmé la nouvelle, mais des témoins ont \\ u plu sieurs ambulances se diriger à toute vitesse vers le domicile du premier ministre, au centre de la capiUle voir GANDHI en A 2 LE BIJOUTIER ABAT UN DES BANDITS Défendant son bien, M.Mohamed Ameri a fait feu sur un des bandits qu'il a atteint grièvement.photos Pierre McCann et René Picard, LA PRESSE Ébranlér il s'en est tiré avec un coup de crosse sur la tête « C'est un hold up î Que personne ne bouge -, a crié l'un des deux individus, qui arme au poing, ont fait irruption en fin d'après-midi hier dans la bijou terie Said Joaillier Ltee .au 3961 est rue Ontario, à Montréal.RAYMOND GERVAIS Défendant son bien, le bijoutier, Mohamed «Said» Ameri.s'est immédiatement emparé d'une carabine de calibre .22 et a fait feu a deux reprises en dire» tion d'un des bandits.Blessé, l'homme a réussi à prendre la fuite, mais il a été retrouvé quelques minutes plus tard, ensanglanté, a l'intérieur du 1823 rue Desjardins, soit a trois rues du lieu du holdup.Le suspect, identifié comme étant un certain Henri Boivin.a été transporté d'urgence à l'hé pital Maisonneuve, ou les mode cins tentaient désespérément, hier soir, de lui sauver la vie.voir BIJOUTIER en A 2 UN PONT S'EFFONDRE À SEPT-ILES Six ouvriers disparus Les recherches se poursuivaient encore ia nuit dernière pour retrouver six hommes portés disparus à la suite* de l'effondrement, vers 19 h hier, d'un pont en voie d'achevé ment entre Sept [les et Port-Cartier sur la mute 138.Deux autres hommes reposaient hier soir dans un état grave à l'hopi tal de Sept Iles.MADELEINE BERTHAULT Il s'agit d'ouvriers qui effec tuaienl les travaux de pavage du nouveau pont enjambant la rivière Sainte-Marguerite.Ces! la parti»- lentrale du pont qui a cédé, précipitant les ouvriers et la machinerie dans les eaux' tu m 111 tueuses de la riviere coulant quelque f»U metres en contre bas.Des policiers de la ville de Sept Iles et de la Sûreté du Que bec aidés de volontaires procédaient cette nuit aux recherche^ rendues très difficiles par lobs CUrité et l'escarpement des lieux.Au moins deux hélicoptères des Force, armées ont été envoyés sur les lieux de la tr.i gédie .Tous gardent espoir de retrouver vivants les six disparus Un ouvrier qui était à LS mè très de là a rapporté qu'il a entendu un grand fracas et vu U pont disparaître dans le gouffre avec toute l'équipe de pavage.« C'était horrible ».« Il y a eu un bruit sourd et la maison a tremble», a déchire pour sa part Mme Hollande Pot vin qui habite à proximité « Pour nous, c'est une catastrophe», a Souligné Mme Monique Leblanc au cours d'une corner sation téléphonique.«Ce sont des gens de Sept Iles et des alentours et cela nous affect particulièrement» a-t elle ajouté.Au moment de mettre sous presse, on ne connaissait pas encore l'identité des ou\\ rier voir OUVRIERS en A 2 Nicaragua: l'élection polarise l'opinion publique MANAGUA - Un peu plus de cinq ans après le renver sèment de la dictature somozls le, la polarisation de l'opinion i SAINT-GERMAIN envoyé spécial de LA PRESSE publique nicaraguayenne saute aux yeux.«Tout est Join d'etre parfait, mais je suis plus que jamais pour la révolution sandiniste», dit Luis, employe d'hôtel.«J'ai appuyé le régime au début, mais je le condamne aujourd'hui ».confie un commerçant.Dans les milieux pauvres ou modestes, beaucoup de ceux qui et .lient carrément en 1979 pour le Front sandiniste de liberation nationale, lui demeurent farouchement fidèles.C'est l'inverse au sein des couches bourgeoises et petites-bourgeoises qui l'étaient alliées au FSLN.Une bonne partie d'entre elles sont passées dans les rangs de l'opposition.C'est dans ce climat tendu, ag gravé par les actions aimées contre-révolutionnaires fortes de l'appui de Washington, que se déroule la campagne» pour les elections (un président, un vice- président, (90 députés) de dimanche.Luis, marie et pere de deux en fants, explique pourquoi il va voter pour le FSLN : « Sous le so-mozisme, j'étais sans travail, sans perspectives d'avenir.Beaucoup de mes proches et Luis prend une gorgée de bine « Victoria » et poursuit : « J'ai maintenant un emploi, je gagne 3(MM) cordobas par mois (c'est l'équivalent de moins de $80 au taux de change légal le plus avantageux).C'est peu mais ça me permet de survivre.Je suis Entre l'urne et le fusil amis >e trouvaient dans la même situation.La moindre critique de la dictature nous exposait à la répression.Le régime sandiniste a pu, avec des moyens bien minces, réaliser des progrès dans divers domai nés : education, santé, logement, réforme agraire, etc.» en mesure de me procurer l'essentiel pour manger: riz.lrijo-les, huile, etc., c'est-à-dire les produits de base distribués et subventionnés par le gouvernement».Luis avoue qu'il aimerait avoir un niveau de vie plus élevé, mais il précise : « Je suis d'accord pour dire qu'une partie de nos problèmes déCOUle des erreurs du regime Je sais qu'il > a des profiteurs, des carriéristes, des bureaucrates.Bref, des privtlé gies.Le FSLN essaie d'éliminer cela.Mais il a deja beaucoup fait dans l'intérêt des déshérités H voudrait iaire davantage, mais Reagan, au grand plaisir de ses proteges d ici.fait tout pour saboter notre révolution.Je vais VOter pour le FSLN pour bien montrer a Washington que nous sommes derrière Daniel Ortega, candidat sandiniste à la présidence, et que nous déftn drons notre révolution coule que coûte.» » voir NICARAGUA en A 2 A VOUS DE CUEILLIR ! Steinberg tes à iflmiHanger! A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1984 Remboursement de $6 sur la CAM d'octobre La Commission de transport de la CUM a avise hier les usagers du transport en commun que les laisse?! passer mensuels de novembre \u2014 les cartes CAM \u2014 sont maintenant en venir et le seront jusqu'au 10 novembre prochain au prix habituel de $2i pour la carte régulière et de $ pour celle a tarif réduit.Celle farte est en vente aux si ai ions de métro aux heures pendant lesquelles les services essentiels sont assurés par les i 000 membres de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et operateurs de metro.On peut se les procurer aussi à chacun (les 800 points de vente qui détiennent une agence de la CTCUM.La commission a précisé qu'elle remboursera les usagers dont l'usage du laisse/ passer d'octobre a été réduit a cause de la grève.Ce remboursement, qui s'effectuera après la fin de la grève, sera de pour la carte régulière et de $2,25 pour celle à prix réduit.Pour y avoir droit, les usagers devront avoir en main la carle CAM d'octobre.Le même remboursement s'appliquera pour la carte de novembre si la grève se pour suit.CDIC SUITE DE LA PAGE A 1 GDIC.Les entreprises de la Cor poration mises en vente sont Canadair, De Havilland, Eldorado nucléaire.Téléglobe et les actions du gouvernement fédéral dans la Corporation de développement du Canada et de Mas- sey- Ferguson.Des acheteurs M.Stevens a déclaré que des acheteurs sérieux avaient déjà montré leur intérêt pour acquérir la CDIC.Ces acheteurs seraient d'origine américaine, a laissé entendre le ministre.Les nouveaux dirigeants de la CDIC ont affirmé qu'ils veilleraient à ce que les acheteurs éventuels assurent la rentabilité des firmes vendues, mais qu'ils ne pouvaient garantir que les S?000 employés de la CDIC (dont » 300 chez Canadair) conserveraient tous leur emploi.Ix» nouveau grand patron de la CDIC est Paul Marshall, de Calgary.Il occupera les fonctions de président directeur général.M.Bernard Lamarre, qui agissait comme président par intérim du conseil d'administration, obtient le poste de façon permanente.Le ministre Stevens a indiqué que l'ex-président de la CDIC, Joel Bell, avait été demis de ses fonctions en même temps que six autres directeurs.«Le gouvernement veut afficher sa marque dans la nouvelle société », a-t-il dit pour expliquer le renvoi de l'ex-dirigeant.M.Bell gagnait $260(MM) par année et le gouvernement tentera de conclure un accord avec lui concernant les modalités financières de son départ.De son côté.M.Marshall ne recevra que $.\">000 comme revenu à titre de directeur, plus $400 pour chaque réunion du conseil d'administration.Il a accepté le poste sans vouloir de salaire comme president, sauf $1 par année à titre symbolique.Il conservera toutefois son poste de président de Westin Resour ces, une société appartenant à la famille Bronfman.Le ministre Stevens a dit qu'il espérait vendre la CDIC d'ici six à douze mois.Pour sa part, le président Lamarre pense qu'un échancier de 12 à 15 mois est plus réaliste Le gouvernement préfère vendre à un acheteur unique, sinon les filiales de la CDIC seront vendues séparément.Selon M.Stevens, il est plus facile de vendre une société déficitaire si elle fait partie d'un groupe que si on tente de la liquider seule.Le ministre a affirmé qu'un acheteur privé était intéressé à acquérir Canadair, en dépit des f>roblèmes récents qu'a connus e constructeur aéronautique de Montréal.Il se dit confiant que l'avion Challenger, « un bon appareil », aura un avenir commercial viable.C'est en 1976 qu'Ottawa a fait l'achat de Canadair alors que son propriétaire américain, General Dynamics, s'en est débarrassé pour $45 millions.Plusieurs changements sont par ailleurs intervenus hier dans la haute direction de CDIC.Les nouveaux venus sont Paul Marshall.Trevor Eyton, Lucien Bouchard, Antoine Tur-mel, Pat Keenan.Prank Sto-nach et John Grant, ce dernier étant étroitement associé au Parti conservateur.De l'ancien conseil d'adminis t rat ion.on a gardé le nouveau président Bernard Lamarre, Paul Martin.John McCaig, Hélène LeBel, Marshall Cohen, William Teschke.Kicahrd Bon-nycastle, Paul Phoenix et Don Shaver.Les partants sont Joel Bell.Maurice Strong, Thomas Shoya ma.Robert Rabinovitch, William Mingo, Ralph Barford.Ar thur Kroeger, John Bruk.Richard Good et John MacAr-thur.Réagissant comme critique officiel de son parti, Jean Chrétien a déclaré que son gouvernement avait cherché durant plusieurs années à vendre les filiales de la CDIC sans jamais trouver d'acheteur.« Les compagnies privées ne sont pas intéressées à prendre une société qui fait des déficits, elles ne cherchent que celles qui sont rentables », a dit l'ex ministre.M.Chrétien admet, toutefois, que l'idée de vendre toute la CDIC en seul bloc présente des avantages NICARAGUA SUITE DE LA PAGE A 1 À son tour, le commerçant antisandiniste s'explique: «Je me suis éloigne du FSLN.voilà bien près de quatre ans, quand j'ai vu qu'il utilisait son alliance avec les milieux d'affaires démocratiques pour se donner un visage pluraliste.Mais le FSLN n'a pas respecte son projet ini tial.Il a sans (esse réduit l'espace réservé à l'entreprise privée, restreint les libertés d'exprès Mon et renforcé son hégémonie ».Pour mon interlocuteur, l'ouverture dont fait preuve le FSLN durant la campagne électorale n'est qu'une tactique « pour mieux consolider son emprise après le 4 novembre \u2022.« Le FSLN va gagner les élections malgré le fort mécontentement d'au moins to p.cent de la population.C'est que les gens se sentent surveillés.Beaucoup auront peur de s'abstenir.Pour tant, le taux de chômage est élevé.On dit que le taux de chômage et le sous-emploi at teindrait 40 p.cent dans la capitale.Beaucoup ne mangent pas à leur faim.Il y a pénurie de médicaments et de produits d'usaue courant, même le papier de toilette ».Mais quelle est la solution à tous ces problèmes ?« Elle n'est pas facile, je l'avoue, et il faudra du temps.Mais on ne pourra pas sortir du pétrin si le FSLN ne revient pas à son projet initial : le partage du pouvoir avec tous les secteurs de la société en vue de recons truire le pays.Il faut m>si que le FSLN mette fin à sa politique d'hostilité chronique à l'égard de Washington et qu'il adopte une ligne de non-alignement.Autre ment, on aura ici un nouveau Cuba.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 269 à quatre chiffres 4209 rLAMÉTÉ0i DATE : Mercredi 31 octobre 1984 AUJOURD'HUI: Min.: 2 Max: 8 BANCS D\u20ac BRUME AU LEVER PUIS GÉNÉRALEMENT ENSOLEILLÉ DEMAIN: Cia VARIABLE Québec Abitto Outoouois loorentxJe* Contons de l'Est Mouncie Québec Loc-Soint-Jeon Rimouski Gospésie Soie Comcou Sept-lks Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto 44 01 Min Moi -8 2 Haftfcu Cnortottetown Sotnt-Jeon 2 -4 -3 -4 0 -4 -4 -5 -4 -4 4 - 4 -20 -13 5 -10 t I 1 Ensoleille 5 Brumeux, ens.6 Ensoleillé 8 Bru.ciel va.5 Degag., ens.Ensoleillé Dégog., ens.Degag , ens.Dégog., ens.Dégog., ens.Dégog., ens.États-Unis ô 5 5 5 3 3 Boston Buffalo Chicogo Miami New York 6 0 5 22 n 21 14 lé 30 23 N.-Orleans Pittsburgh S.Francisco Washington Oafc» 20 7 10 13 15 28 17 18 26 21 les capitales 8 -13 -10 -3 14 12 15 13 12 Amsterdam\t10\tM\tMadrid\tô\t23 Amènes\t13\t22\tMoscou\t3\tô Acapuko\t28\t32\tMexico\t12\t24 Berlin\t10\t14\tOslo\t8\t8 Bruxelles\t4\t16\tPons\t9\tn Buenos Aires\t17\t23\tRome\t14\t23 Copenhague\t11\t14\tSeoul\t2\t11 Genève\t3\t12\tStockholm\t4\t9 Hong Kong\t21\t25\tTokyo\t11\t17 Le Coke\t16\t26\tTrffiaod\t20\t26 Lisbonne\t13\t24\tVienne\t8\t11 Londres\t15\t17\t\t\t CTCUM : Frechette donne deux semaines aux parties Le ministre du Travail a décidé de donner encore deux semaines à la conciliation avant d'intervenir dans le conflit qui oppose la Commission de transport de la CUM I \\ 000 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro.Mais, d'ores et déjà, les chances d'un règlement négocié semblent minces.USA BINSSE M.Raynald Frechette, au terme de la période de question à l'Assemblée nationale, a déclaré que « la patience du gouvernement pourrait avoir des limites.Dans deux semaines, cette limite sera atteinte.» Ce n'est qu'au terme de ce délai que le gouvernement envisagera une intervention directe Au ministère, on estime qu'un règlement négocié du conflit est toujours possible et, tant que cette possibilité existe, le mandat du conciliateur Normand Gauthier ne sera pas modifié.Entretemps, M.Gauthier doit faire rapport au ministre quotidiennement de l'évolution du dossier.Il faut se rappeler qu'il n'y a pas eu de négociations directes depuis la fin de la semaine dernière.Au cours des derniers jours, c'est un sprint de consultation, et M.Gauthier fait la navette entre les parties.Hier après-midi et en soirée, il rencontrait un représentant de la CTCUM pour faire le tour du dossier patronal et voir s'il n'y a pas de nouveaux compromis possibles.Il faisait le même exercice lundi soir avec le syndicat L'étape est au «tordage de bras».Le but est de rapprocher suffisamment les parties, encore très éloignées, pour qu'un règlement négocié puisse être atteint L'optimisme du ministère ne trouve pas écho à la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro.Son président Jim Flynn ne croit plus à une entente négociée.« À partir du mo- ment où la CTCUM ne bouge plus, et c'est présentement le cas, il n'y plus de négociation possible.\u2022 Jean-Jacques Bouvretie.directeur général de l'exploitation à la CTCUM, est moins pessimiste.11 pense qu'une entente négociée est toujours dans le domaine du possible.Il espère tout de même que la grève, aujourd'hui dans sa lie journée, va se renier rapidement et donnera lieu, une fois terminée, à de meilleures relations de travail.M.Gauthier a entamé sa navette vendredi dernier quand il -invité employeur et syndicat à lui soumettre leurs positions ultimes en vue d'un règlement.Ces «devoirs» lui ont été remis dimanche.Il est ressort, selon les informations glanées de part et d'autres, que la position patronale n'aurait pas sensiblement bougé depuis deux semaines, notamment sur la réduction du temps de travail, l'enjeu du présent conflit La CTCUM serait prête à réduire de 20 minutes la journée de travail.Ceci passe par l'élimination de la pause de repos et, par la même occasion, de la prime qui l'accompagne.Initialement, le syndicat demandait de réduire la journée de travail d'une heure.Le syndicat, dans son document, aurait réduit son exigence sur point comme sur d'autres.Mail il semble que les concessions res pectives ne sont pas suffisantes pour provoquer un règlement.Par ailleurs, même si les servi ces essentiels continuent d'être maintenus sans anicroches majeurs, les conséquences se font ressentir de plus en plus.Forum des citoyens âgés de Montréal, qui se veut le porte-parole pour 30 000 usagers, demande à la CTCUM et au syndicat de faire diligence.Transport 2 000.une as soeiation de promotion et de dé fense des transports en commun, devant la lenteur des négociations s'interroge sur la portée des services essentiels.m ¦ «VA GANDHI SUITE DE LA PAGE A 1 L'agence PTI rapporte que le fils et héritier politique présomptif de Mme Gandhi.Rajiv, a repris en toute hâte le chemin de New Delhi, après avoir interrompu la tournée électorale qu'il effectuait dans l'État d'Orissa.C'est le premier attentat qui ait été perpétré contre Mme Gandhi depuis son retour au pouvoir, en janvier 1980.Elle s'apprêtait à convoquer des élections générales pour la fin de l'année ou le début de 1985: les premiers sondages d'opinion indiquaient que le premier ministre, en dépit d'une confortable majorité des deux tiers au Parlement, était en position difficile.Fille unique du premier ministre Jawaharlal Nehrou.mort en 1964, Mme Gandi était devenue premier ministre en janvier 1966.Bile fut battue aux élections de 1977.mais élue de nouveau en 1980.Le mahatma Gandhi, pore de l'indépendance de l'Inde, avait été assassiné le 30 janvier 1948 par un extrémiste hindou dans un jardin public de New Delhi.Fae commence à téter I.OMA LINDA, Californie (d'après AP.LPI) \u2014 Bébé Fae, la petite fille au coeur de babouin, était considérée hier comme sortie de la phase critique et, quatre jours après son opération, elle a pu prendre le sein.«Je suis très heureux, mais je demeure prudent quant aux chances de succès de cette intervention », a toutefois souligné le Dr David Hinshaw.du Centre médical de l'université de Loma Linda, ou le bébe est hospitalisé.Be be Fae se repose dans une isolette trois jours après la greffe d'un coeur de babouin.photolaser ap Bébé Fae est le premier nourrisson auquel ait été greffé le coeur d'un primate.Des quatre adultes qui ont subi une greffe de ce genre, celui qui a survécu le plus longtemps est un Sud-Africain, qui succomba trois jours et demi après avoir reçu le coeur d'un chimpanzé.Entre-temps, le Dr Hinshaw, tout en niant que les parents du bébé n'aient pas été pleinement avises, avant l'opération, des choix existants, a admis que la greffe d'un coeur humain ne leur avait pas été proposée, car il n'y en avait aucun de disponible.« Le coeur d'une petite fille de 3 mois ne nous a été offert qu'après que la transplantation eut été effectuée», a-t-il précisé, en ajoutant qu'on avait mentionné aux parents la possibilité d'une opération où Ton aurait tente de recti fier l'insuffisance cardiaque affectant la petite fille, mais que ceux-ci avaient opté pour la greffe animale.Le Dr Leonard Bailey, chef du service de chirurgie de l'hôpital, a souligné de son côté que si l'on n'était pas intervenu, le bébé était voué à une mort certaine, puisque son ventricule gauche était atrophié.Par contre, le Dr Paul Terasa-ki, de la Faculté de médecine de l'université UCLA, a soutenu que le coeur d'une petite fille de mois était disponible vendredi dernier, mais que l'équipe de chi rurgiens de Loma Linda n'avait pas manifesté d'intérêt.BIJOUTIER SUITE DE LA PAGE A 1 Après avoir fait feu en direction d'un des suspects, le propriétaire de la bijouterie a reçu un magistral coup de crosse de carabine sur la tète et a été désarme.Dans la confusion, le courageux bijoutier a néanmoins réussi a prendre la fuite et à se réfugier dans un salon de coiffure voisin en empruntant, avec ses deux employées et un ami, une porte qui donne dans le salon de coiffure.Croyant que les deux bandits se trouvaient toujours à Tinté-rieur de la bijouterie, la police a cerné les alentours et fait appel aux spécialistes de la section technique (SWAT) Après avoir dressé un plan d'attaque, les policiers, portant des vestes pare-balles et des carabines de précision, ont lance des gaz lacrymogènes afin de faire sortir les bandits de leur cachette, mais on s'aperçut bientôt qu'ils avaient déjà filé.Quoique passablement ébranlé, le propriétaire de la bijouterie a relaté à LA PRESSE les événements qu'il venait de vivre.D'après lui, deux hommes, dont au moins un était armé d'une carabine à canon tronçonné, ont fait irruption dans son commerce et ont crié à tout le monde de ne pas bouger, que c'était un hold-up.Un des individus aurait même enjambé le comptoir où se trouvait M.Ameri.«J'ai remarqué que les deux bandits portaient des gants de plastique.J'ai pris mon arme et j'ai tiré, mais j ii été frappé durement a la tête, j'ai lâché mon arme et l'un des bandits s'en est emparé.» Déconcerté par des événements que les deux voyous n'avaient certes pas prévus, ils ne se sont pas aperçus qu'on prenait la fuite par l'arrière, a ajouté M.Ameri, qui, durant toute l'opération policière, est demeuré assis dans une auto de patrouille, la tète bandée.Ce n'est qu'à la toute fin qu'il a finalement consenti à être transporte à l'hôpital.Toujours selon le bijoutier, les deux bandits se sont emparés d'une carabine et d'un revolver lui appartenant, avant de prendre la fuite.-é\u2014 Un ami de M.Ameri, Claude Colin, qui se trouvait dans la bijouterie au moment du vol, a été pris d'un soudain malaise et a dû être transporte d'urgence à l'ho pital.D'après la police, M.Colin se serait effondré sur le trottoir lorsqu'il est sorti du salon de coiffure où, avec les autres, il s'était réfugié.Deux employées de la bijouterie, Pierrette Proulx et Huguette Bellefeuille.n'ont pas été blefl sées, mais ont eu la peur de leur vie.Les enquêteurs de la section des homicides de la police de la CUM poursuivaient hier soir leur enquête, s'efforçant de retracer le deuxième individu impliqué dans le vol.« La piste est chaude », a confié un policier à LA PRKSSE.- cl il ne faut pas la perdre ».Plus de :>()() curieux qui étaient retenus par la police ont réussi, alors même que le SWAT donnait l'assaut à la bijouterie, à forcer le cordon policier et se sont précipites en avant de la police, bloquant en même temps la vue des photographes de presse Sans lien de parente avec l'ac tuel premier ministre, il fut toutefois un ami très proche du pere de Mme Gandhi, le pandit Nehru, premier chef de gouvernement de l'Inde indépendante.Lors d'une interview qu'elle donnait au début du mois.Mme Gandhi avait affirme qu'elle ne craignait pas les tentatives d'assassinat.« Comme vous pouvez le constater, je nie déplace le plus souvent dans une voiture découverte», avait-elle dit en ajoutant.« Je suis fréquemment attaquée: un jour, un homme m'a menacée d'un revolver, une autre fois, quelqu'un m'a lancé un couteau.Et évidemment, il y a toujours les pierres, les briques, les bouteilles, particulièrement en période électorale \u2022 L'une de ces pierres atteignit sa cible en li»67, alors que le premier minisire haranguait une foule à Orissa.OUVRIERS SUITE DE LA PAGE A 1 Le nouveau pont, que l'on prévoyait inaugurer le mois pr chain, était en construction depuis environ 15 mois et devait remplacer les deux travées construites ^ même le barrage qui servait de pont depuis plus de 25 ans.Cette partie de la 138 était considérée comme étant «étroite, vétusté et dangereuse».On a donc decide d'ériger un nouveau pont juste à côté.La compagnie J.A.Levas-seur de Montreal avait été choisie comme entrepreneur general.Le pavage avait cependant été confié a un sous-contractant, Quebec Labrador Construction.Ce barrage sert à retenir les eaux de la rivière Sainte Marguerite et fournit l'électricité a l'ancien village de Clarke City, maintenant annexe à la ville de Sept Iles dont le territoire s'étend vers l'ouest jusqu'à la riviere, a environ 17 km du centre-ville.Cenbraide UN GRAND PAS VERS L'OBJECTIF \u2014 $16,000,000 $14,580,000 30 octobre I (ffitiii It*- r li|H ¦ t.\u2022 I la presse LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1984 POUR SECOURIR LES PAUVRES Le cardinal Léger offre ses plus précieux souvenirs Le cardinal Paul Kniile Léger a pris tout le monde par surprise hier, au cours du lancement de la campagne de souscription de ses oeuvres, lorsqu'il a place sur sa tête une ancienne mitre du pape Pie XII.«Un million de dollars! s'est exclame le cardinal missionnai re.Kt il a prévenu qu'il ne se de partirait de ce précieux souvenir que pour secourir les pauvres JULES BELIVEAU Peu avant, l'ancien archevêque de Montréal avait déjà étonne les quelques centaines de personnes présentes en exhibant une croix pectorale ayant appartenu au cardinal \\ illot et qu'il a reçue de Jean Paul II.et en passant a son cou la médaille episcopate dont lui a fait cadeau le patriarche de Moscou à l'époque du concile \\ atican II.Et il a amusé son auditoire en improvisant une chanson sur le thème des - souvenirs qui.à 80 ans.font grincer les dents ».Détaillant des yeux la croix pectorale de l'ancien secrétaire d'État du Vatican que lui a remise Jean Paul II le jour même du cinquantième anniversaire de son ordination a la prêtrise, le cardinal a indique .« Klle est en or et en corail Elle peut valoir $X00.Si vous m en offriez $1 million pour mon usage person ne!, je ne vous la laisserais pas.Mais si on m'en donnait $1 million pour les pauvres, je dirais oui.» « Je vous remercie au nom des pauvres » Encore une fois, rest un cardinal epoi/stoul/anf qu'ont ren- contre les journalistes et les personnes présente^ iu lan cernent de la campagne de sous cription annuelle de la Fonda tion Jules et Paul -Emile Léger pour rinshtut Fame IVreo et pour Le Cardinal Léger et ses Oeuvres Celui que les Montréalais ont autrefois connu dans de somptueux vêtements où dominait le rouge est apparu dans un modeste complet gris foncé.D'entrée de jeu.il a remercié le président-directeur général du Palais des Congros.M Yves Michaud.qui avait tenu à l'accompagner jusque dans la salle ou le cardinal devait rencontrer ses invites.«Je VOUS remercie au nom des pauvres, a-t il dit C'est pour eux et pour eux seulement que je sttifl au milieu de vous.» Le cardinal Léger a ensuite signalé qu'il consacre présente ment ses moments libres à la lecture des discours de Jean-Paul Il au Canada.« Le message du pape, at il déclaré, est aussi dense, aussi profond et, pourrait-on dire, aussi sorieux que les épîtres de saint Paul à l'Kglise primitive.Le pape a rappelé a l'homme des obligations qui concernent tout nom me de bonne volonté II n'y a pas une page de ses discours où il ne parle pas de partage.\u2022 S étendant sur la visite du pape au Canada, le cardinal a rappelé cette phrase de Jean Paul II: «Je salue mon vénérable frère le cardinal Léger, dont chacun connait le témoignage de vérité qu'il est aile porter en Afrique.» Et il a commente : « Me voilà engagé ! Qu'on m'in vite n'importe où au Québec en Ontario ou a tout autre endroit, et j'irai din* le problème numé- ro un de notre siècle il faut mettre du pain sur la table de tous les pauvres dans le monde entier.\u2022 « Donnez-moi $150 millions! » C'est le problème de la faim dans le tiers monde et en parti culier la tragédie frappant pre sentement l'Ethiopie qui a amené le cardinal à lancer presque avec colère : « Av e/ vous déjà eu faim ?Save/ vous ce que c'est que la faim î » 11 a aussitôt enchaîné : « Moi, j'ai 25 ans de tiers-monde dans le corps.J'ai vécu au Japon, en Mandchou rie, puis je suis parti plus tard pour l'Afrique.(.) Quand on a faim, ça fait mal.Et puis on en meurt ! » Le cardinal devait également lancer ce reproche : « Vous avez déjà oublie les bout peoples, les réfugiés du Vietnam et du Cambodge.Demain, vous oublierez les Ethiopiens.Parce que nous vivons dans un monde de Fini médiatité.Savez vous ce qu'il s'est dépensé en 1963 seulement pour les armements : $739 milliards ! Dll bombardier coûte $100 millions Un sous-marin atomique coûte $150 millions.Donnez-moi $150 millions et je règle beaucoup de problèmes.» Interrogé sur ce qu'il fallait faire et sur ce qu'il comptait faire concrètement pour les Éthiopiens, le cardinal a eu ces propos: «Vous trouvez que ce n'est pas concret, ça, que moi qui n'ai pas un sous j'aie donne $50 000 a l'Ethiopie ?Et il a rappelé que les grands problèmes de l'humanité ne seront résolus que grâce à une prise de con science collective et.comme l'a dit Jean-Paul IL à une conver sion des individus.C'est du fait qu'il ait personnellement déjà éprouve los affres de la faim et aussi parce que Jean Paul il lui » attribué le titre de « vénérable » que le cardinal Léger, comme il l'a souligne, tire ce qu'il a décrit comme ses Ici très de créance pour parler comme il le fait.«Je n'ai aucun complexe», a-t-il dit II devait affirmer à un au tre moment qu'il n'avait égal» ment aucune inquietude pour son salut éternel : « Je suis le premier vivant qu'un pape déclare vénérable.Je suis bon pour l'éternité .!< pourrai dire ft s,lint Pierre que ( 'est un de ses successeurs qui m'a appelé venerable! \u2022 Au sujet de ses souvenirs per sonnels, dont il a indique qu'ils meubleraient un musée dont la visite prendrait un après-midi entier, le cardinal Léger a implicitement lance l'idée qu ils soient offerts, par exemple, dans un encan international ou qu'un organisme quelconque en fasse l'acquisition.Mais cela a-t-il insiste, ne doit servir qu a aider les pauvres.Il a ajoute: «Il ne faudrait pas que ces objets précieux se retrouvent dans les pawn shops du bas de la ville.Je ne les cède rais pas plus a un gouvernement qui me demanderait de les lui donner « pour le patrimoine ».Et il a conclu : «\u2022 J'espère que les journaliste- seront assez habiles pour qu'un vieux millionnaire se reveille, pour que les gouvernements \u2014qui passent leur temps a éponger des déficits \u2014 fassent quelque chose pour les pauvres.» photo PC Le cardinal Léger a surpris tout le monde en plaçant sur sa tête une mitre ayant appartenu à Pie XII.« Vous me verriez avec ca en 1984! », s'est-il exclamé.Quand les enfants se font quêteurs Qu'ils sont mignons, les petits, quand ils partent pour leur tournée de l'halio-ween, déguises, excites, rejouis autant par leur transformation que par les bonbons qu'ils prévoient ramasser.CAROLE THIBAUDEAU Ce soir, comme a chaque 31 octobre, des milliers de jeunes à travers le Quebec v isiteront les voisins du quartier pour la traditionnelle cueillette de friandi ses.Afin de minimiser les ri-ques d'événements désagréables, les écoles et les corps policiers ont procède, depuis quelques jours, à « l'opération citrouille ».Le sergent Donald Cote, de Police-Jeunesse de Montreal, incite les parents des petits « quêteurs » à alerter la police dès que leur enl ant a le moindre retard ou des qu ils soupçonnent un incident.De plus, des policiers ont parcouru les écoles de l'élémentaire pour mettre en garde les enfants contre les imprudences de toutes sortes.« Les dangers ne sont pas seulement sur la rouie, mais par fois aussi dans les demeures, explique Donald Côte Nous recommandons aux enfants de «quêter» en groupe et d'éviter les immeubles à appartements.» La Régie de l a^urance-auto- Ce chaton curieux est allé fouiner dans cette citrouille, le fruit du jour.photo Rene Picard, LA PRESSE mobile du Quebec invite les automobilistes a la plus grande prudence lors de cette fete automnal»' La police de Laval a distribué aux entants des bandes refléchissantes de 6 pouces par 3< de pouce, bandes qu'on peut coller sur ces vêtements pour être bien vu des conducteurs Une brochure, préparée conjointement par les commissions scolaires de la province, les corps policiers du Quebec le ministore de l'Éducation et la Régie de lassurance-automobi-le.a ete distribuée dans toutes les écoles.On recommande aux enfants de se maquiller plutôt que de porter un masque qui diminuerait le champs de vision.On suggère des vêtements courts, sur lesquels on ne risque pas de trébucher.Il est bon de se vêtir de couleurs claires, afin d'etre bien vus.Enfin, se promener avec une lampe de poche, visi ter les maisons d'un seul côté de rue à la fois et attendre le retour à la maison pour goûter aux friandises, après les avoir vérifiées.Voir cahier E pour autres informations Chasse à l'orignal mouvementée à Laval Incendie déclenché par une fuite de gaz La circulation sur le chemin Côte-de-Liesse et sur les autoroutes environnantes a été lourdement perturbuee hier, en fin d'après-midi et jusqu'au milieu de la soirée, à la suite d'un incendie déclenche par une étincelle qui a atteint le gaz s'echappant dune conduite majeure.L'incident est survenu près du boulevard Cavendish et du che- min Côte-de-Liesse, où des ouvriers effectuaient des travaux d'excavation.Une conduite de gaz a été touchée et une tentative de soudure i provoqué l'incendie.Au milieu de la soirée, les employés de Gaz métropoli tain ont réussi a colmater la fissure Ce n'est que vers 20 h 30 que la circulation a repris son cours normal.Motard abattu Un motard a été grièvement blessé de plusieurs balles vers 22 h.hier soir en face du 1911, nae des Carrières, dans le quartier Roscmont.Il s agit d'un colosse de quelque 225 livres, qui a été atteint d'au moins quatre balles tirées, croit-on.par deux individus.Il a été transporté à l'hôpital Notre-Dame, où son état est considéré comme désespéré L'identité de la victime n'a pas été révélée.Michel Bédard était nerveux hier matin.Chasser l'orignal sous les yeux d'une centaine de badauds, d'une douzaine de policiers et de plusieurs photographes, cela donne le trac, .surtout quand cette parce de chasse se déroule à Laval et que tout va mal.PIERRE GINGRAS Michel Bédard es! un technicien en aménagement de la faune, il arrivait de Saint-Faustin à la demande des policiers de La val.In orignal aperçu yers 7 h 30 dans le rang Sain» François, à Laval, se dirige a travers les champs vers la route 640 située tout près.On veut éviter un accident.Michel Bédard se lance à la poursuite de laminai, une femelle de trois à quatre cents kilos.Son objectif est de l'immobiliser à l'aide d'un anesthésique Injecté par une seringue qui est.elle, liree par un fusil spécial A peine a-t-il fait quelques pas qu'une pièce de l'arme se brise.Le deuxu me fusil disponible est d'une portée très courte, une cinquantaine de pieds tout au plus L'équipement du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche n'est manifestement pas adéquat Mi chel Bédard manquera sa cible à deux reprises après avoir essayé de s'approcher de la bête plusieurs fois Troisième fusil 11 est midi.Enfin, un biologiste arrive avec un troisième fusil qui, cette fois, semble bien fonctionner.Les agents de police se font impatients : plusieurs d'entre eux sont des chasseurs d'orignaux qui n'ont pas connu de succès cette année.Certains sont sur place depuis cinq heures Michel Bedard a décide de confier le rôle de chasseur à un autre.Vers 14 h 30, le biologiste Robert Parent roussit a s'approcher à une trentaine de mètres de l'animal, tire et atteint la cible.Une dizaine de minutes plus tard, l'orignal tombe, partiellement paralvse II restera ainsi immobile durant trois heures.Il suffit maintenant de le déposer dans un enclos portatif et de l'amener au parc du Mont-Tremblant où la chasse est interdite à l'année.Un autre La semaine dernière, une scène similaire se déroulait sur la Voie maritime du .saint Laurent, près des écluses de Côte Sainte Cathe rine.Cette lois, l'orignal avait été aperçu sur la rive du Saint-Laurent, à Verdun.Il avait traverse le fleuve pour être ensuite intercepte par les agents de conservation à Sainte-Catherine, sur la rive sud.Selon la police de Laval, un autre orignal a aussi été vu il y «i quelques jours a Sainte-Dorothée .À chaque année, dans la region de Laval, on signale la presence d'une dizaine d'orignaux.Heureusement, jusqu'à maintenant, aucun n'a cause d'incident regrettable.Selon les biologistes, l'orignal se déplace souvent sur de grandes distances au printemps et l'automne, durant la pe riode du rut.C'est a cette période qu'il fait souvent du «tourisme» dans la région métropolitaine.Si l'orignal aperçu hier à Laval a soulevé la curiosité de nombreux badauds, l'animal, une femelle d'environ 400 kg, ne semblait guère farouche.C'est dans le but de l'empêcher de traverser l'autoroute 640 que les autorités l'ont anesthé- Sié à l'aide d'un fusil Spécial.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE EN PLUS ET Eli MIEUX DU MARDI AU SAMEDI LE CAHIER ?» i LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1984 AVANT DE SE SOUCIER DE LA CRISE QUI SECOUE LE PQ L'entourage de Mulroney a bien d'autres chats à fouetter.OTTAWA \u2014 il semble maintenant bien loin ce temps où seuls Pierre Trudeau et Marc Lalonde répondaient à toutes les questions dites «québécoises» qui surgissaient dans la capitale fédérale.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Contrairement à leurs prédécesseurs libéraux, les nouveaux maitres conservateurs de la politique fédérale ne se font pas \u2014 ou pas encore \u2014 les défenseurs de T«unité nationale» auprès des Québécois.Ils se font donc extrêment discrets sur les controverses de cette nature.Us ont d'autres préoccupations: depuis qu'ils sont installés dans leurs nouveaux bureaux à Ottawa, les mandarins de l'administration Mulroney passent de longues heures à jongler avec les grandes questions économiques Réduire le déficit?Hausser les impôts?Vendre Air-Canada?Les passions sont de nature économique Aussi est-ce seulement d'un coin de l'oeil que l'on observe les débats qui divisent actuellement le Parti québécois sur la question constitutionnelle.Le premier ministre Mulroney, raconte-t-on, en a discuté avec quelques conseillers, pour conclure rapidement qu'ii ne fallait surtout pas s'avancer publiquement sur cette question, tant et aussi longtemps que le PQ n'aura pas fait connaître ses couleurs «On évite presque d'en parler», admettent, sous le couvert de l'anonymat, les nouveaux titulaires du pouvoir fédéral.Même le discours du Trône de lundi prochain conservera un ton prudent et réservé sur ce sujet.Pourquoi un tel siience?Les conservateurs nient avoir peur de favoriser la victoire du PQ en donnant des arguments au «nouveau fédéralisme» de M.René Lévesque.« Nous ne sommes même pas rendus jusque là dans nos calculs politiques ».a admis l'un d'entre eux.« Notre grande crainte est de créer des attentes au sein de la population et de nous immiscer dans un débat qui s'envenime dangeureuse-ment.Quand on en est rendu au point où des ministres s'accusent d'être ou de ne pas être indépendantiste, on joue avec le feu », a déclaré le même interlocuteur Dans ce contexte, M.Mulro ney lui-même aurait opté pour le silence.11 ne veut surtout pas attiser les vieilles rancoeurs québécoises contre Ottawa en se laissant entraîner dans ce débat.Le premier ministre et ses ministres québécois ne peuvent toutefois fermer totalement les yeux sur cette controverse, qui se terminera inévitablement dans la capitale fédérale.La grande question que l'on se pose est la suivante : quel échéancier s'est donné René Lévesque pour soulever la question constitutionnelle auprès d'Ottawa et des autres provinces ?On fait remarquer que M.Lévesque et le nouveau gouvernement conservateur à Ottawa ont établi les mêmes priorités dans leurs énoncés publics sur le sujet : réglons d'abord les problèmes économiques, attaquons-nous ensuite à la constitution.René Lévesque croit-il qu'il aura réglé avec Ottawa suffisamment de dossiers à caractère économique dans un an, à temps pour lancer des discussions constitutionnelles avant les prochaines élections québécoises?Cette possibilité n'est pas écartée dans l'entourage de M.Mulroney Si cela devait survenir, le gouvernement conservateur évitera d'abord et avant tout de donner des armes à un parti politique contre un autre.« M.Lévesque s'est basé sur une résolution de l'Assemblée nationale pour venir négocier à Ottawa dans le passé.M.Mulroney a lui aussi fait constam ment état des désirs de l'Assemblée nationale dans ses discours passés sur le sujet.Il ne changera pas d'attitude », fait-on remarquer ici.Bref, seule une demande commune de MM.René Lévesque et Robert Bourassa pourrait amener les conservateurs à bouger en matière constitutionnelle avant tes prochaines élections québécoises.Prévisiblement.Brian Mulroney aura beaucoup trop à faire en matières économiques pour s'aventurer sur les sables mouvants des questions constitutionnelles avant un long moment.Rhéaume croit venu le moment de parler d'indépendance avec les membres du PQ Le président du Mouvement national des Québécois et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Gilles Rhéaume, ne croit pas au «beau risque» du premier ministre René Lévesque et n'a aucune confiance dans les politiciens fédéraux.PIERRE VENNAT Du même souffle, il est également convaincu que seul un ras semblement des indépendantistes « au-dessus de la partisanerie», donc au-dessus du Parti québécois ou de quelque parti indépendantiste qui pourrait être créé, pourra faire avancer l'idée et il désire axer toutes ses énergies et celles des mouvements qu'il dirige la-dessus.En conséquence, M.Rhéaume ne se taira pas, quoique décide le Parti québécois.Bien qu'il pre tende ne pas faire de politique partisane et n'être membre d'aucun parti, il entend profiter de la tribune que lui offrent les péquis-tes de Rosemont, comté de Gilbert Paquette, dimanche, pour exprimer son point de vue.M.Rhéaume sera en effet, avec la ministre Louise Harel, conférencier-invité à l'assemblée que tiendront les péquistes de ce comté dans le cadre du débat en cours au sein du PQ par rapport à l'enjeu des prochaines élections.Pour M.Rhéaume, la lune de miel avec Otawa ne peut durer que quelques mois.Les conservateurs fédéraux de Brian Mulroney.pas plus que les libéraux de Pierre Trudeau ne lui semblent capables de satisfaire les aspirations des Québécois Le MNQ, qui a tenu ces derniers mois des rencontres régionales appelées Etats généraux sur la question de l'indépendance du Québec, a l'intention d'intensi-» EN RENOUANT LE DIALOGUE AVEC OTTAWA Johnson vise le renforcement du Québec, pas celui du fédéralisme QUÉBEC \u2014 Ce n'est pas pour renforcer le fédéralisme mais pour renforcer le Québec que Pierre-Marc Johnson, ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, veut renouer le dialogue avec le gouvernement fédéral.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec_ C'est ce qu'il a répondu hier, à l'Assemblée nationale, au députe libéral de Jean Talon, Jean-Claude Rivest.M.Johnson a par ailleurs précisé que le Parlement serait appelé à débattre des conditions auxquelles le Québec accepterait de signer le Canada Bill disant toutefois que L'une d'elles serait la reconnaissance de sa spécificité.M Rivest voulait lui faire admettre qu'en cherchant à nor maiiser les relations fédérales provinciales, le ministre se trouvait à renforcer le régime fédéral et à renier l'idéal qui l'avait amené en politique, soit la souveraineté du Québec.Le ministre lui a répondu que l'objectif du gouvernement n'était pas de « consolider un système fédéral pour lequel vous trouverez 1res peu de chantres de ce côté (de la Chambre)».11 s'agit plutôt, a t-il dit.de profiter du fait que» (es Interlocuteurs ont changé pour reprendre les relations avec Ottawa.Le but visé, a-t-il précisé, est de faire débloquer un certain nombre de dossiers de nature économique et de rouvrir le dos sier constitutionnel pour reparer les dommages causés par le Canada Bill.Quant à savoir à quelles conditions le Québec pourrait s'y associer, M.Johnson a dit que le Par lement en serait saisi.Mais il a ajoute» qu'au nombre de ces conditions se trouvait évidemment la reconnaissance du fait que le Québec forme une société distincte.Gilles Rhéaume, président du Mouvement national des Québécois.fier cette démarche, de «parler d'indépendance tout le temps et partout», quitte à dénoncer les politiciens qui s'y opposeraient.Sur un autre sujet, le franc-parler de M.Rhéaume ne plait pas à tous.C'est ainsi que le conseil municipal de Saint-Denis-sur Richelieu, ou se tient chaque année en novembre la Fête annuelle des patriotes, a menacé de ne pas verser cette année sa subvention au comité organisateur si M.Rhéaume était conférencier invité.Le conseil municipal ne veut que des élus.Quant a M.Rhéaume, convaincu qu'on l'écarté pour ses «convictions politiques», il menace de faire appel à la Commission des droits de la personne et entend se rendre à la cérémonie ou il a été invité et y «parler d'indépendance, qu'on aime cela ou non».* Pressé de questions par le député libéral de Jean-Talon, Jean-Claude Rivest (à gauche), le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Pierre-Marc Johnson a répondu que ses prises de position récentes visent à renforcer le Québec, pas le fédéralisme.Le ministre a formulé des réponses moins précises quand les libéraux ont voulu verifier la solidité de ses convictions indépendantistes.Flairant le piège dans les multiples allusions qu'ils faisaient aux divisions existant au sein du Parti québécois, il a choisi la voie de la prudence.C'est ainsi qu'il n'a pas répondu à la question précise du chef de l'opposition, Gérard-D.Lévesque: \" Etes vous indépendantiste ou fédéraliste?» Son commentaire a plutôt été qu'il fallait être «déconnecté» de la réalité pour ramener l'avenir du peuple québécois à res catégories juridiques.Plus tôt.M.Johnson avait parlé plus ouvertement de la souve raineté, mais en lui donnant une définition tellement vaste qu'il n'était pas e\\ [dent qu'il s'agissait de la même realite qui avait fait l'objet du référendum de mai 1980.Reprenant en gros ses explications du week-end dernier, il a dit que la souveraineté «fait partie» de ce qui l'a amené à adhérer au PQ.Puis il a ajoute qu'elle était présente «dans le coeure! la tête des Québécois depuis 200 ans» et qu'elle le restera tant et aussi longtemps «que nous serons convaincus que nous formons un peuple», parce qu'il est normal «que les peuples aspirent à la plénffu de des moyens politiques».Mais, a-t il (lit en taisant réfé rence au débat qui secoue son parti, « il arrive que celui qir vous parle, comme d'autres, croit que le peuple québécois île doit pas s'infliger a nouveau un NON et qu'il ne doit pas être mis dans cette situation ».M Johnson a réplique aux snr casmes des libéraux en leur reprochant d'avoir été complus s du rapatriement unilateral de la constitution en se prononcam contre le OUI au référendum et en refusant de s'associer a un< motion présentée à !* Vssembljée nationale pour s'opposer au gest< d'Ottawa.DES BOTTES MODE À BONS ?lOOK0 PRIX POUR LA FAMILLE BOTTES EN CUIR Empeigne en cuir beurre de noix, doublure en nylon, se melle ne glissant pas.Isolées pour plus de chaleur.Ha vane.Hommes: 7 à 11 ; dames: 5 à 9.3997 a 43 la paire 97 WEATHER 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aux «grands» alors que les cinéastes nommés ont déjà amassé des prix dans certains grands festivals D'ailleurs M.Perreault insisie la plupart du temps sur les »must» du Festival du nouveau cinéma, justement des films consacrés par les -grjnds- festivals v Perreault avance les noms de certains films présentés au «Festival du nouveau cinéma», mais il oublie de dire que la presence do certains de ce sfllms est due a des arrangements commer « taux entre le distributeur et l'exploitant d'une salle de cinéma où les films Sont présentes et n'a rien a faire avec la selection du «Peste val du nouveau cinéma» .sinon qu ils se retrouvent dans le programme de ce dernier.r*est le cas notamment du film «Berlin Alex anderplatz» de Fasabinder, film qui est déjà en circulation au Canada depuis deux ans.De telles pratiques ne se font nulle part au inonde dans le cas d'un festival qui se veut -international» et qui est subventionne par les autorites D'autres cinéastes sont là parce que les dirigeants de ce Fes'ival du «nOQveaU cinema » distribuent leurs films.Il n> a pas là de secret puisque cela est COURU de tous.En 19K2 par exemple, presque la totalité des films du -Festival du nouveau cinéma» se sont retrouvés en distribution chez les dirigeants de CC festival subventionné.Comme truc c'est facile, on acheté, on dis- tribue les films dits -non commer- \u2022 lux» de cinéastes établis et mon dialement connus, tels chantai Akerman, Jim Jarmusch, Wim Wenders, Lothar Lambert.Paul Morissej.etc Ensuite on fait mille pressions pont que ces mêmes cinéastes donnent leurs films en priorité let mémo ceux qui ne sont pas ici minés) à ce -Festival du nouveau cinéma» M Perreault est .ni courant de CCS faits depuis long temps Imaginons que les dirigeants du Festival des films du monde le lancent dans les mêmes pratiques, .M Perreault ne B'est p 19 prive pour taire de gros titres il y a quelques années lorsque quelques distributeurs accusèrent rajustement les dirigeants du KFM I être en conflit d'Intérêts alors que l'un d'entre eux avait été approché pour devenir éventuelle ment un vague conseiller culturel d'une maison de distribution.Le temps a proui e qu'au* un des dirigi ants du Festival des films du monde n'était mêlé ni de près ni de loin a la distribution A cause de ces Insinuations, les fonctionnaires provinciaux responsable^ du (inéma sont allés jusqu'à faire obs-iruction a la justice.Aujourd'hui les fonctionnaires, tout comme M Perreault, ferment volontairement 'es yeux sur «les cas concrets de conflits d'intérêts et subventionnent les festivals des distributeur il suffit de s'affubler du mot inti rnational» et la subvention et obtenue! Pourtant, côté provin- I »l les relies générales relatives a d'éventuels conflits d'Intérêts des organisateurs d'une manifestation telles que formulées par le ministère des Affaires culturelles, ¦doivi ttt s'appliquer également dans touti organisation, et à plus forte raison lorsque les fonds publics sont en cause».Ces règlements sont encore plus stricts côté fêlerai mais ne sont pas observés.M Perreault parle du FFM com me d'un festival qui est destiné ¦aux distribute ars» alors que ce \u2022 Festival du nouveau cinéma» se rail destiné au «public».Tout le monde sait que le FFM es! la fierté du public que lu cols et que c'est justement a cause de ce public nombreux et enthousiaste qu'il est devenu l'événement cinématogra phlque le plus populaire et le plus 1 XCitanl en Amérique Et de quel public peut-il parler au «Festival du nouveau cinéma» lorsqu'il dit lui-mèmi une les > dies sont déser tiques?Peut-être M Perreault fait-il comme le héros du roman de Gogol qui comptait «les aines mor tes» comme salaries afin d'obtenir des subsides de sen gouvernement?M.Perreault peut bien faire de »a petite politique de festivals s il veut, mais nous apprécierons qu'il ne mêle pas la grande institution qu'est le Festival des films du monde à la moindre manifestation de cinéma à Montréal.Nous espérons aussi qu'il conviendra avet nous que ce n'est pas la faute des dirigeants du FFM i Min propre festival (Festival de la critique québécoise) a vite sombre dans les courants glacés du Saint Laurent.M Pi rreault e >\\ bien place pour savoir qu'en 1 #77 au moment de la naissance du ! FM Montreal n'avait pas de «festival international».Finalement, m Perreault doit ! ivoir qu'une certain»* mentalité des années 60 ne marche plus avec notre public à l'heure do l'électronique Il est temps qu'on se br.i'i \u2022 he et qu'on voie le succès de nos institutions avec toutes i,»s retombées culturelles et économiques «omme une chose positive et non pas comme quelque chose de sus pect.Le H- m.quant à lui, s non pris et a iss
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