La presse, 5 novembre 1984, Cahier A
[" LE PLUS GRAND CENTRE \u2022MLPK-ix mm t 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Sept-lles et Baie Comeau: 50 cents LA MÉTÉO: PLUIE AUJOURD'HUI: MIN.7°, MAX.10° , DEMAIN: DÉGAGEMENT ET PLUS FRAIS DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984, 101e ANNÉE, N°17, 60 PAGES, 4 CAHIERS SPORTS ÉLIMINÉS PAR LES TIGER-CATS 17-11 Les Concordes ont tout échappé pages 2 et 3 AUJOURD'HUI \u2022 INTROUVABLE Malgré d'intensives re- I cherches menées aux I abords de la rivière Richelieu, le petit Maurice I Viens, enlevé jeudi à Montréal, est demeuré I introuvable.page A 3 \u2022 SAINT-HUBERT M.Guy Desgroseillers est devenu hier maire de Saint-Hubert, ayant infligé la défaite au maire sortant, M.Bernard Raci-cot.page A 2 \u2022 L'OSM Le radiothon de l'Orchestre symphonique de Montréal a remporté un vif succès et a même dépassé son objectif de 5200 000.page b g \u2022 SKI Les propriétaires de différents centres de ski ont consacré des millions de dollars à l'amélioration de leurs installations et attendent avec impatience l'ouverture de la saison.page C 1 \u2022 SONDAGE Plus de la moitié des Canadiens se disent satisfaits de l'honnêteté et de la bonne conduite des gens de ce pays.page A 4 \u2022 FRANCE-CANADA Selon le premier ministre Mulroney.le Canada et la France ont mieux à faire que de se livrer à des guerres de tapis rou- 9e* page A 4 \u2022 L'AUTOMOBILE En construisant la Lincoln Mark VII Turbodie-sel, Ford a mis l'accent sur l'économie de carburant.page B 1 SOMMAIRE Annonces classées .C 4 à C 9 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 8 - B 10 \u2014 Cinéma.B12 Carrières et professions.C 2 Décès, naissances, etc.C 10 Economie.C 1 - C 3 Étes-vous observateur?.C 7 FEUILLETON.C 5 Horoscope.C 7 L'auto.B 1 - B 7 Le monde.A 9 Loteries - résultats.C 11 Météo.A 2 Mots croisés.C 9 Mot mystère.C 7 Pleins feux .A 8 Quoi faire aujourd'hui B11B12 Télévision.B 11 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.18 Bandes dessinées.12 et 13 I Les premiers résultats seront connus aujourd'hui MANAGUA \u2014 Beaucoup de Nicaraguayens avaient hier les pouces rouges \u2014 preuve qu'ils avaient voté.Les premières estimai ions transmises par la radio indiquaient que de 80 à 85 p.cent des inscrits s'étaient présentés aux urnes, en dépit du boycott de l'opposition.Ce n'est qu'aujourd'hui qu'on devrait connaître deux données essentielles pour l'avenir du pays : le taux global de participation et l'ampleur de la victoire sandiniste prévue par tous.Près de trois heures après la clôture du scrutin, M.Mariano Fiallos, président du Conseil supérieur électoral, a précisé que « le taux de participation prévu a été dépassé » et que les opérations électorales n'avaient été perturbées par les guérilleros anti-sandinistes que dans onze bureaux de vote dans le nord du pays.Dans l'ensemble, selon les au torites, les opérations électorales n'ont été troublées par aucun incident majeur.Cependant, malgré le cessez le feu proclamé par la Force démocratique nicaraguayenne (FDN), la guérilla contre-révolutionnaire aurait mené plusieurs opérations dans les heures précédant l'ouverture du scrutin.Les premiers pouces rouges ont été vus vers 7 h 30, trente minutes après l'ouverture des bureaux de scrutin, dans le village de Totogalpa près de la frontière du Honduras.Le rouge, c'était l'encre dans laquelle les votants devaient se tremper le pouce après avoir fait leur devoir électoral.Cette tache devait empêcher l'électeur de voter plus d'une fois.«J'ai fait mon devoir», a dit un paysan dans la cinquantaine.Il sortait de l'école ou il venait de se prononcer sur deux bulletins différents : l'un portant les noms des candidats à la présidence et à la vice-présidence, l'autre les noms et les symboles des sept partis en lice.Dans celte zone montagneuse, à trois heures de route de Managua, les contras avaient attaqué la veille une école servant de bureau de scrutin.Cependant, les élections allaient bon train à Totogalpa, où oeuvre un missionnaire québécois.À 9 h, environ 25 p.cent des inscrits s'étaient présentés.Plus tard, à Estelli.ville en partie détruite par la garde nationale de Somoza en septembre 78, on indiquait que plus de la moitié des quelque 450 inscrits dans un bureau de scrutin situé près de la cathédrale avaient voté.Il était 12 h 30.Une vendeuse n'a pas craint de montrer ses couleurs.« Je suis pour le Parti libéral indé-* voir NICARAGUA en A 2 Daniel Ortega, l'actuel coordonnateur de la junte sandiniste au pouvoir et le favori de la course à la présidence, avait aussi le pouce rouge hier matin, à la sortie d'un bureau de scrutin.80 p.cent des électeurs ont exercé leur droit de vote malgré l'appel au boycott lancé par l'opposition.photolaser ap LE PQ ET L'ENJEU DE LA PROCHAINE ÉLECTION ?Johnson: les Québécois n'ont pas la tête à Vindépendance ?Paquette se dit l'homme du compromis à l'intérieur du parti Selon le ministre Pierre-Marc Johnson, les Québécois n'ont pas la tête au débat constitutionnel en ce moment et les prochaines élections doivent donc tenir compte de leurs préoccupations actuelles, qui tournent autour du plein emploi.Le ministre ajoute en outre que le débat sur l'avenir constitutionnel du Québec est celui de tout un peuple et non pas celui d'un petit groupe seulement.Pour sa part, le ministre Gilbert Paquette se présente comme « l'homme du compromis » à l'intérieur du PQ et à cet égard, il souhaite que les prochaines élections générales parlent de la souveraineté sans pour autant être référendaires.\u2014 Nos informations, page A 5 I pendu à MONÂce, ^ FAids L'AHoÛA, ctsr COHH\u20acATT£HDfier l'AUTDBUS \u2022 T'attends.rirre^os ¦ HOMMHMH WD Rajiv Gandhi crée une commission d'enquête sur la mort de sa mère NEW DELHI \u2014 Les cendres de sa mère assassinée à peine refroidies, le régime de Rajiv Gandhi s'est mis hier au travail.À l'issue du premier con seil des ministres, le gouvernement a décidé de créer une commission d'enquête \u2014 présidée JOONEED KHAN i L 16 000 réfugiés sikhs sont présentement sous la protection de la police.photoloser up1 -1- envoyé spécial de LA PRESSE par un juge de la Cour suprême \u2014 chargée d'élucider les circonstances et les responsabilités de l'assassinat de Mme Gandhi.Pour l'instant, le gouvernement s'est fixé un objectif prioritaire: rétablir la normalité à Delhi, la capitale, condition essentielle à une prise en main de l'Inde dévastée par une vague de folie sectaire depuis 1 assassinat du premier ministre Indira Gandhi par ses gardes sikhs.Le lieutenant-gouverneur du territoire de Delhi, M.P.G.Gavai, a été remplacé hier matin par l'ancien ministre fédéral de l'Intérieur, M.M.K.Wali.«La situation est sous contrôle et je veux créer des conditions psychologiques pour ramener Delhi à la normale dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré à sa première conférence de presse.Le couvre-feu était levé à neuf heures pour la journée, sauf dans trois districts où de nouveaux incidents ont eu lieu la nuit précédente.Après quatre longs jours de deuil, la radio et la télévision, monopoles d'Etat, sont revenues à une programmation régulière.Même si c'était dimanche, des magasins ont ouvert leurs portes dans le centre-ville.De petits commerçants ambulants ont repris timidement leurs activités.Des autobus circulaient.Après avoir passé la journée à s'entretenir avec les dirigeants étrangers, dont le premier ministre français Laurent Fabius qui l'a décrit comme « un homme de grande qualité, très chaleureux et très sensible », le nouveau premier ministre indien a élargi hier soir son cabinet restreint de cinq membres.En fin de journée, malgré le maintien du couvre-feu de nuit, de petits groupes de transporteurs sikhs regagnaient leurs bases d'opération autour des grands hôtels.« La saison touristique n'est pas encore perdue», a dit l'un d'eux en contemplant les carcasses d'une dizaine de taxis calcinés.Soumis à un feu roulant de questions de la part des journaliste', indiens qui réclament une commission d'enquête sur le comportement des forces de l'ordre iors des émeutes qui ont frappe la minorité sikh (800 000 voir GANDHI en A 2 T S T A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984 Des centaines de personnes se sont rendues hier au Centre Claude-Robillard pour rendre un dernier hommage au premier ministre Indira Gandhi.Les lieux étaient étroitement surveillés par la police mais aucun incident n'a été signalé.GANDHI SUITE DE LA PAGE A 1 sur six millions d'habitants à Delhi), le lieutenant-gouverneur '.\\ «Il ii déclaré : \u2022 Il n'y aura pas (!266 voix, 2 888 de plus que son plus proche adversaire, M.Laurier Simard.Deux autres candidats briguaient aussi les suffrages.Lachenaie élit un nouveau maire Un policier du Canadien national a été élu maire de Lachenaie, hier, défaisant M.Roland Dupré, qui occupait ce poste depuis 1976.JEAN-PAUL CHARBOMN1AU_ M.Marcel Therrien a récolté 1 493 voix, contre 1 :i38 à M.Dupré.Un troisième candidat à la mairie, M.Jean-Marc Boutct, a obtenu 949 votes.Trois des candiduts qui faisaient équipe avec le nouveau maire à des postes de conseiller ont été élus.Il s'agit de MM.Michel Lefebvre et Alfred Pelletier et Mme Micheline Mathieu.L'ancien maire Dupré, à l'emploi de la Commission scolaire Les Écores, a réussi à faire réélire un membre de son équipe: M.Jean-Guy Senécal.Les autres membres du conseil municipal élus hier sont MM.Pierre Lafontaine et Claude Rousseau, deux indépendants.Le nouveau maire Marcel Therrien occupait depuis les quatre dernières années un poste de conseiller dans cette muni-palité de moins de 20 000 habitants.M.Boulet avait lui aussi abandonné son poste de conseiller pour tenter sa chance à la mairie.La police de Mascouche, qui dessert le territoire de Lachenaie, n'a rapporté aucun incident durant la journée.Le pourcentage des voteurs n'était pas disponible hier soir.téléphoto PC Dégâts de $2 millions à Québec Des enfants âgés de 8 à 12 ans seraient à l'origine de l'incendie qui a détruit hier après-midi la succursale du magasin Boiteau Luminaires et des laboratoires du ministère québécois de l'Énergie et des ressources, sur le boulevard Charest, à Québec.Les pertes en biens immobiliers et en équipement s'élèvent à plus de $2 millions.À l'issue de l'enquête préliminaire, hier, l'enquêteur Jean Lépine du commissariat des incendies rattachait ce feu à un cas de pyromanie.Il a annoncé que le commissaire Cyrille Delage avait déjà manifesté son intention de tytir une enquête publique sur ce sistre.Nos excuses ¦ LA PRESSE publie do nouveau aujourd'hui, en page A 10, une partie des chroniques Campus et Jeune devenues incompréhensibles dans notre édition d'hier, à la suite d'erreurs techniques.Nos lecteurs voudront bien accepter nos excuses pour ce contretemps.-fc.- LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984 ¦ai presse A 3 Les policiers abandonnent St-Roch sans indices pour les mener au jeune Viens Vers 17 heures hier, la quarantaine de policiers de la CUM qui restaient aux abords de la rivière Richelieu, près de Saint-Roeh, ont plié bagages et sont rentres a Montréal.¦ PAUL ROY Maurice Viens, 4 ans.enlevé jeudi devant la demeure de ses parents, rue Dorion.dans Test de la métropole, restait introuvable.Plus tôt, en milieu d'après midi, après avoir ins-pecté pouce par pouce un champ d'environ deux kilomètres de long sur 350 mètres de largeur, une vingtaine d'autres policiers avaient regagné leurs postes respectifs.Cette vaste opération, à laquelle ont participé quelque 70 policiers de la CUM, quatre plongeurs et un citoyen de la région qui avait mis son hélicoptère personnel à la disposition de la police, avait débuté vers les 10 heures.\u2022 Les recherches à Saint Uoeh sont terminées.Nous n'y retournerons pas à moins qu'il ne s'y produise de nouveaux développements », a prec isé hier soir à LA PRESSE un porte parole de la police.Le village situé le long de la Richelieu s.- trouve à environ 70 kilomètres à l'est de Montréal.Samedi, un cycliste y avait découvert le manteau du garçonnet, faisant craindre le pire aux policiers.Mais hier, le pire ne s'est pas produit.Et pour les parents de l'enfant, l'attente continue.« Peut-être le manteau a-t-il été lancé d'une auto», admettait hier un agent.35 appels à l'heure Depuis jeudi, les policiers ont interrogé quelques individus reconnus pour leur pédophilie, mais sans résultat.Hier, à Montréal, où l'enquête se poursuivait tout de même, un homme a été arrêté puis relâché après interrogatoire.« On reçoit environ 35 appels à l'heure», a signalé à LA PRESSE le lieutenant Rivesi.qui dirigeait l'opération d'hier.i Uitre le champ, à Saint-Roch, les policiers ont frappé à plusieurs portes et visite des fermes, bâtiments et des granges abandonnées.Les plongeurs, eux.ont fouillé une bande de riviere d'environ 2 000 mètres de 'ong par 20 de large.La Richelieu n'est profonde que d'une douzaine de pieds à cet endroit.Mais elle est rem- plie de branchages, selon le lieutenant Rivest.Normalement un corps qui a séjourné 72 heures dans l'eau s'en est imbibé complètement et fait surface.Des branchages peuvent toutefois le retenir au fond.Toute la journée, hier, plusieurs dizaines de citoyens s'agglutinaient sur le bord de la route 223 et observaient les policiers au travail.Plusieurs offraient leur aide, qui était systématiquement refusée.« Ce qu'on suggère plutôt aux gens des environs, d'expliquer un porte-parole de la police, c'est d'inspecter leurs bâtiments.Tout nouvel indice peut faire progresser les recherches.» Mais hier soir, les policiers étaient à court de nouveaux indices.Même si les appels continuaient de rentrer : une femme des environs de Saint Roch signalait que son chien, qui ne jappe pas pour rien, s'était mis à japper tantôt ; quelqu'un croyait avoir reconnu l'enfant à bord d'une automobile à Laval-des-Rapides.Samedi, Raymond Viens, le père de Maurice, a dû être hospitalisé, souffrant d'un choc nerveux.La mère de l'enfant, Francine, ne bougeait pas de chez elle, les yeux rivés sur le téléphone.Quelque 70 policiers de la CUM ont participé durant le week-end aux recherches pour retrouver le jeune Maurice Viens près de Saint-Roch, sur les bords du Richelieu.Le manteau du garçonnet de Montréal, enlevé jeudi devant la demeure de ses parents, avait été retrouvé samedi à cet endroit.Finalement, les recherches se sont avérées vaines.Les policiers font maintenant l'hypothèse que le manteau a pu être jeté d'une voiture en marche.photos Armand Trottier, LA PRESSE aillai - .\u2014 u-~-_-i- La CSST aura accès au pont de la Ste-Marguerite La CSST pourra envoyer ses enquêteurs des aujourd'hui sur le chantier de la Sainte-Marguerite, ou s'effondrait un pont la semaine dernière.Six travailleurs ont trouvé la mort dans cette tragédie, cinq d'entre eux n'ayant encore pu être dégagés des debris.I ne équipe d'ingénieurs s'est du reste affairée toute la journée d'hier à trouver la meilleure façon de les en extraire, en vain.MARIO FONTAINE La Commission de la santé et de la sécurité au travail n'avait pu se rendre sur les lieux du drame jusqu'à présent.Mais une injonction provisoire émise hier soir par le juge Pierre Côté forcera les policiers sur place à laisser passer ses enquêteurs.Une permission refusée jusqu'à présent à la CSV qui affirme pourtant avoir elle aussi une injonction en main.« Malgré une injonction demandée et émise par le protonotaire de la région de Sept-Iles, Aurore Ross, les policiers ont refusé de nous laisser passer, paraît-il pour qu'on ne dérange pas les opérations.Mais par contre ils laissent une douzaine d'inspecteurs du ministère des Transport accéder aux lieux ».a affirmé hier Claude Mainville, du sen ice de génie industriel de la Confédération des syndicats nationaux.Au poste de Sept lies de la Sûreté du Québec, on déclarait hier soir n'avoir pas vu copie de cette dernière injonction.Le gouffre où se trouvent les victimes est très difficile d'accès, puisque les cinq corps reposent au fond d'un bassin à 50 mètres sous le niveau de la route.Les matériaux empilés à la suite de la rupture du pont sont très instables, et on \\eut à tout prix éviter que d'autres noms viennent s ajouter à une liste déjà trop longue de victimes.C'est pour cette raison que des ingé- nieurs ont repris aujourd'hui leurs études afin de découvrir la façon la plus efficace \u2014 et la plus sécuritaire \u2014 de les dégager.Si la CSST et la CSN ont tant cherché à accéder au site, c'est afin de tirer leurs propres conclusions sur les causes de l'accident.La CSN a du reste l'intention de talonner le ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson aujourd'hui, lui réclamant la tenue d'une enquête publique sur la tragédie.Elle estime en effet que le ministère des Transports ne doit pas mener son enquête en solitaire.Le ministère est juge et partie dans cette affaire, puisque c'est lui qui mène l'enquête sur un désastre qu'il avait pour tâche de prévenir, soutient la centrale.Or le ministre des Transports Jacques Léonard refuse la tenue d'une enquête publique.D'où le recours de la CSN à un ministre en dehors du dossier, celui de la Justice, et le télégramme que la CSN entend envoyer à M.Johnson aujourd'hui.« Le ministre de la Justice du Québec doit se prononcer sur la tenue d'une enquête publique, de dire M.Mainville.Ce n'est pas le ministre des Transports, impliqué dans cette tragédie, qui doit faire obstacle à la recherche de la vérité sur les circonstances de ce drame.» Selon la centrale syndicale, on a déjà empêché ses représentants d'accéder à la structure du pont à quatre reprises la semaine dernière, et à au moins trois autres occasions au cours des dernières heures.Elle juge indispensable que ses enquêteurs visitent l'ensemble des lieux afin de connaître l'état de la structure métallique, qui est à l'origine de la catastrophe.« Il faut qu'on voit au plus tôt les soudures, les points de ruptures, explique M.Mainville.Car lorsque les corps des victimes seront dégagés ils vont rouvrir les vannes, et le pont sera submergé.\u2022 photo Armand Trottier, LA PRESSE Des incendies à Verdun et Saint-Henri Un pompier et un citoyen ont été conduits à l'hôpital général de Verdun, hier soir, à la suite d'un incendie qui a ravagé une douzaine de logements, au 4160, rue Bannantyne, à Verdun.Les flammes ont pris naissance vers 20 h 15.Une trentaine de policiers de Verdun aidés de collègues de municipalités voisines ont mis environ une heure à les maîtriser.Un porte-parole de la police a mentionné la possibilité d'un incendie criminel.Par ailleurs, un autre incendie a ravagé hier soir une bâtisse commerciale abritant un entrepôt de meubles et l'Institut de beauté Suzanne, au 3619 ouest, rue Notre-Dame, dans le quartier Saint-Henri (notre photo).Plusieurs dizaines de pompiers étaient sur les lieux.St-Ferdinand: poursuite de la grève illégale SAINT FERDINAND (PC) \u2014 N'ayant pu obtenir de l'employeur la garantie qu'il n'y aurait pas de mesures de représailles à leur endroit, advenant un retour au travail, les employés de l'hôpital Saint-Julien de Saint-Ferdinand ont décidé de poursuivre la grève illégale amorcée le 15 octobre dernier.Réunis en assemblée générale, hier après-midi, 88 p.cent des 545 membres présents ont entériné la recommandation de leur exécutif.Le vote secret a donné le résultat suivant : 483 contre le retour au travail, 58 pour et 4 bulletins rejetés.Pourtant, vendredi, tous les espoirs étaient permis quant à un éventuel déblocage du dossier alors que les syndiqués avaient mandaté leur exécutif pour négocier un protocole de retour au travail devant comprendre la garantie d'aucune représailles.D'autant plus que la direction du centre hospitalier s'était engagée à reprendre les négociations sur le fond du litige, mercredi le 7 novembre, mais à la condition que les syndiqués acceptent de mettre fin à l'arrêt de travail.Dans une lettre adressée personnellement à tous les employés, le directeur général de l'institution, M.René Houle, précisait vendredi que la date limite pour le retour au travail avait été fixée à aujourd'hui 5 novembre, sinon des mesures disciplinaires ou administratives seraient prises, pouvant aller jusqu'au congédiement.Week-end : 5 pertes de vie accidentelles Au moins cinq personnes ont perdu la vie de façon accidentelle au Québec ce week-end, dont deux piétons.Un homme de 60 ans, Howard Root, a péri dans l'incendie de sa demeure située à Verdun, samedi matin vers 4 heures.Une cigarette allumée serait à l'origine du sinistre.Un Montréalais d'une cinquantaine d'années, Aurèle Ouellet, a été renversé par une automobile vers 4 heures samedi matin.L'accident est survenu à l'intersection des rues Saint-Denis et Mont-Royal, à Montréal.Un agriculteur de 55 ans, Keith Wilson, de Chatam, est mort écrasé samedi en début d'après-midi lorsque le tracteur qu'il conduisait s'est renversé sur lui.Un jeune homme de 25 ans, Gaétan Filion, de Montréal, s'est tué après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur la route 340 près de Vaudreuil.L'accident est survenu samedi vers 21 heures.Dans la nuit de samedi à dimanche, un piéton qui marchait le long de la route dans la localité de Demers-Centre, a été happé par un véhicule qui circulait dans le même sens.La victime est Lucien Chaput, 17 ans, de Demers-Centre.\u2014 Presse canadienne Patrick Trépanier est décédé Patrick Trépanier, ce jeune homme de 29 ans qui avait été trouvé inconscient dans sa cellule du poste 33, le 18 octobre dernier, est décédé hier matin à l'hôpital Saint-Luc.Il était dans un profond coma depuis son admission dans cette institution.C'est son avocat.Me Jean Dury, qui l'avait trouvé agonisant sur le plancher de sa cellule, peu de temps après son arrestation à son appartement du 265, boulevard de Maisonneuve.M.Trépanier avait avalé deux sachets de cocaïne alors que les policiers procédaient à son arrestation.Une semaine plus tard, alors qu'il était maintenu en vie artificiellement, son cerveau étant irrémédiablement atteint, sa mère portait plainte à la Commission de police du Québec sur de présumées irrégularités commises lors de son arrestation par des policiers du poste 33.Me Dury avait déclaré que son client avait l'oeil tuméfié et des ecchymoses au visages quand il l'a apperçu gisant, torse nu, dans sa cellule, ce jeudi soir, 18 octobre.La SQ devait instituer une enquête.^ ^ A 4.LA PRESSE, MONTRÉAt, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984 Mulroney : la France et le Canada ont autre chose à faire que de se prêter à des guerres de tapis rouge OTTAWA (AFP) \u2014 La Prance el le Canada ont autre chose a l'aire que de Ne livrer ou de se prêter a des guerres de tapis rouge a l'intérieur du triangle Paris Ottawa Quebec, estime le premier ministre canadien, Brian Mulroney, dans une Interview exclusive accordée a r.\\rr avant la visite de Laurent Fabius, à Oti.iu a ( 7 et s novembre) Interrogé sur i es relations sou vent tumultueuses et parfois sources conflits dans le passé.M.Mulrone> affirme que les choses vont aller beaucoup mieux entre Ottawa et Québec et qu'il essaiera de régler les problèmes dans un esprit de réconciliation nationale.« Quant a Paris et Ottawa : nous avons des problèmes très sérieux à aborder ensemble, ce qui exclut des querelles de pa roisses que Ton a déjà connu ici et là (.) cela fait partie de la réalité dune certaine période de notre evolution.On a atteint maintenant un degré important de compréhension et de maturité vis a vis de la France et vis-à-vis de la francophonie en général.« C'est une question d'attitude et j'ai l'intention d'éliminer dans la mesure du possible toute entrave à une communication logique et normale », conclut-il sur ce point.La visite de M.Fabius revêt en tout cas une importance capitale aux yeux du nouveau premier ministre conservateur canadien - il Les Canadiens satisfaits de l'honnêteté et de la conduite des gens du pays Actuellement 53 p.cent des Canadiens sont satisfaits du degré d'honnêteté et de la conduite des gens de ce pays.C'est une augmentation significative par rapport à 40 p.cent en 1979 et à 45 p.cent, il y a dix ans.La croissance de la satisfaction a été modeste dans les grandes villes, mais elle été considerable dans les villes de dimensions moyennes et dans les petits centres au cours de cinq dernières années.Les résultats du sondage sont fondés sur i 057 interviews, à domicile, de personnes de 18 ans et plus, entre le 30 août et le 1er septembre.In échantillon de cette ampleur comporte une marge d'erreur ne dépassant pas 4 p.cent 19 fois sur 20.La question posée était la suivante .« Dans l'ensemble, du 1ez vous que vous êtes satisfait ou insatisfait de rhonnêtete et des standards de conduite des gens de ce pays aujourd'hui ?» Satisfaits 53% 40 45 Insatisfaits 39% 49 43 Dans l'ensemble\u2014 1984 \u2014 1979 ! \u2014 1974 Dans les villes de plus de 100 (HKi habitants \u201419s; 49 42 9 \u2014 1979 44 47 9 \u2014 1974 49 39 13 Dans les villes de 10000a 100 000 habitants \u2014 1984 58 38 4 \u2014 1979 40 50 11 \u2014 1974 46 44 10 Dans les centres de moins de 10 000 habitants \u2014 1984 > 33 10 \u2014 1979 34 51! 14 \u2014 1974 38 49 13 A noter que le total des pourcentages peut ne pas être égal à 100 à cause de l'élimination des fractions.est entre en fonction le 17 septembre qui entend être très franc et très direct avec son homologue.« Nous avons des relations importantes et privilégiées avec la France que nous tenons non seulement à conserver mais à rehausser par une foule d'initiatives ».dit-il.Le métier « C'est le premier voyage à l'étranger du nouveau premier ministre qui comme moi est sans doute en train d'apprendre le me tier dans une certaine mesure», souligne le chef du gouvernement canadien.Ce dernier laisse par ailleurs entendre que M.Fabius est précède d'une reputation enviable : son départ politique comme premier ministre a été très impressionnant, le dialogue qu'il semble vouloir engager avec le peuple français est Impressionnant, «Je reçois le premier ministre de la France dans un esprit fraternel et nous allons, espérons le.travailler afin d'enrichir des relations culturelles et commereia les entre nos deux pays.Le fait qu'il soit socialiste ne m'effraie pas », souligne-t-il.Les échanges commerciaux franco-canadiens tiendront d'ailleurs une grande place dans les Oui à la peine capitale photo CP Une centaine de personnes ont participé hier à une manifestation contre le rétablissement de la peine de mort.Gaston Nicholas, directeur de la Société canadienne des droits de l'homme, tient un tract oue les manifestants remettaient au curieux.Cette manifestation s'e si tenue la veille d'une marche nationale qui doit avoir lieu aujourd'hui et au cours de laquelle policiers et gardiens de prison doivent demander un référendum fédéral sur la question du rétablissement de la peine de mort.De nombreux observateurs font remarquer que la manifestation d'hier et la marche d'aujourd'hui, qui coïncidera avec le début d'une nouvelle session au Parlement, démontrent que l'opinion publique est de plus en plus sensible à la question de la peine de mort, notamment depuis le meurtre, récemment, de six policiers.entretiens entre les deux hommes.À cet égard, M.Mulroney considère comme anormal que le niveau du commerce entre la France et le Canada s'établisse à un montant inférieur à un milliard de dollars par année : « Ce que je déplore, ce sont les dimensions trop modestes de notre participation économique conjointe, l'absence de liens économiques entre la France et le Canada.Ça c'est inacceptable ».«Les Français poursuit il.ont été quelque peu déçus dernièrement dans certains dossiers bila téraux importants.Dans certains milieux on a cru que les Canadiens se servaient de la France pour attirer des soumissions (.) je ne faisais pas partie du gouvernement a ce moment - là, donc j'ignore l*intention de mes prédécesseurs, mais ça me surprendrait quand même Ce n'est pas une façon canadienne de se com porter (.) ce n'est pas dans nos habitudes d'induire des amis et des partenaires en erreur pour une fin commerciale ou un gain quelconque.Un départ « Ceci étant dit, je pense que le dossier AMC-Renault débloque au mois de juin (ndlr : nouveaux investissements à l'usine AMC de Brampton, au sud de l'Ontario) M « Le déblocage d'autres dos siers importants au Québec reC présenterait à mon *.ms lè dtabuÇ d'une ère nouvelle dans Cette collaboration commerciale avec la* France», estime également M, Mulroney.Uîl fi' UMMHMJUJ Laurent Fabius arrive mercredi à Ottawa.constitue un départ important.Le gouvernement fédéral y a participé avec une subvention magistrale.La France a développe une technologie et un degré d'expert i se remarquables dans plusieurs domaines, relevé par ailleurs le premier ministre, prenant en exemple l'aérospatiale ou dit il, « il y a des lacunes chez nous ».Selon M.Mulroney.il faut que le Canada soit conscient de cette réffltté-là dam seTWtWW t*T tors que le pays s'apprêtera se lancer dans de grandes initiatives commerciales.«Je vois personnellement une foule de possibilités, de joint ven tures ou de marchés ».confie-t il; sans néanmoins indiquer lesquels mais en précisant qu'il entend e\\ aminer avec Laurent Fabius toutes les possibilités pour l'avenir.Le premier ministre canadien insiste enfin sur la nécessite de relations commerciales de plus en plus fortes pour faire fructifier des liens culturels historiques qui autrement risquent, à la longue, de devenir peu attrayants et d'être mis de côte : cela prend une volonté politique pour le fai re.1 1 : f » l \u2022« è 1 à - 4 1 i * i LA CHEVROLET CITATION H1985.LA COMPACTE LA MOINS CHÈRE AU CANADA RÉPOND MIEUX À VOS EXIGENCES.-\u20221 \u20221 ri Jelinek: les firmes de tabac sont « légitimes » OTTAWA (d'après UPC) \u2014 Otto Jelinek, ministre des Sports, a déclaré hier que Vindus trie du tabac devrait pouvoir commanditer des événements sportifs amateurs en autant que les firmes ne lient pas « directe ment » le tabagisme au sport.Dans une interview accordée à Newsradio Ltd., M.Jelinek a déclaré qu'il ne voyait aucune rai son d'empêcher la société Mac-Donald Tobacco Inc.de poursuivre sa commandite des événements de l'Association canadienne de ski.« Mon sentiment personnel est que tant que ces compagnies sont « légitimes » et que le gouvernement fédéral en perçoit des taxes et tant que leur publicité n'est pas liée à la promotion du tabagisme, nous devrions accepter leur contribution au sport amateur, de la même manière que nous acceuillons celle des fabricants de bière », a dit le ministre.4*» A 1/ Logeable pour toute la famille.La Citation II est vraiment très spacieuse.Elle peut loger 5 personnes et leur donne en tout près de 2 mètres (6 pieds) d'espace combiné pour les jambes à lavant et à l'arrière.Et son roulement est confortable et silencieux! 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troupes il y a deux mois, a dit que le parti « avait besoin d'une nouvelle tfé nération de libéraux ».ajoutant que c'est ce que les libéraux recherchaient.«Où en sommes-nous, ou al Ions nous maintenant et corn-ment nous rendons-nous à cette destination ?».sont les print i pales questions auxquelles le parti doit répondre, a dit M.Turner, ajoutant que la difficile reconstruction du Parti libéral doit se faire depuis la basa jun qu'au sommet 11 Aux applaudissements des .membres du parti, dont pluil sieurs candidats vaincus, il a promis de demeurer leur leader «tant que vous m'accorderez 1 votre appui.» t LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984 A 5 LE PQ ET LA SOUVERAINETÉ Le débat de tout un peuple, dit Johnson Le débat sur l'avenir constitutionnel du Québec est « celui de tout un peuple et non seulement celui de juste un groupe ».En conséquence, les militants péquistes doivent respecter les humeurs du peuple québécois et attendre que celui-ci se sente prêt à discuter de souveraineté pour la lui soumettre à nouveau, que cela leur plaise ou non.PIERRE VENNAT_ Telle est.pour l'essentiel, la thèse soumise hier matin par le ministre Pierre-Marc Johnson aux militants péquistes du comte de Crémazie qui l'avaient invité à leur assemblée annuelle.M.Johnson dit toujours croire à la souveraineté et affirme que cet idéal est toujours légitime et enraciné dans le coeur de plusieurs Québécois.Mais, selon lui, la majorité des Québécois, en période de crise économique, désire mettre l'accent sur le plein emploi.« Ils veulent que les problèmes se règlent ».Les souverainistes, croit-il, peuvent le déplorer, mais ils ne peuvent nier cette réalité : la majorité de la population, à l'heure actuelle, a d'autres proccupations que de promouvoir la souveraineté.Il ne s'agit pas.de dire le ministre Johnson, de céder à de l'opportunisme, mais de constater des évidences et d'être res- pectueux des tendances de la population.« On a dit qu'on ferait la souveraineté avec le peuple québécois.On doit être respectueux de sa démarche ».La tête ailleurs A une dame qui lui demandait si sa petite fille verrait l'indépendance du Québec avant d'être grand-mère, M.Johnson ne s'est pas aventuré plus loin que de dire qu'il est persuadé que le peuple québécois, un jour pas tellement lointain, se sentira le besoin de se reposer la question.Pour le moment, cependant, il a la tête ailleurs et les prochaines élections se doivent donc de refléter les préoccupations réelles de la population qui sont de nature surtout économiques.M.Johnson a par ailleurs affirmé que la décision du dernier congrès du PQ de faire porter les prochaines élections sur la souveraineté s'est faite sans véritable débat de fond.« Ce fut bien plus un rapport de forces ».Je souhaite, a-t-il ajouté, qu'il y en ait maintenant un et qu'il soit serein.Quant à lui, surtout depuis la défaite des libéraux fédéraux et l'avènement des conservateurs au pouvoir à Ottawa, il estime que la conjoncture a changé et que tenir un scrutin sur le thème de la souveraineté serait suicidaire.Suicidaire parce que « le peuple québécois se trouverait à se dire Raquette parle de «compromis» Le ministre Gilbert Paquet-te est persuadé que loin (l'être impopulaire, L'idée de souveraineté-association est plus populaire que le Parti québécois auprès de la population québécoise.Si le PQ n'obtient que 23 p.cent d'adhérents dans les derniers sondages, a-t-il souligné hier après-midi, la souveraineté, elle, attire toujours au moins 40 p.cent des Québécois, comme au référendum de 1980.PIERRE VENNAT i ; C'est pourquoi, affirme-t-il, il est essentiel que le parti parle de souveraineté au cours de la prochaine campagne électorale, sans pour autant faire du prochain scrutin une élection référendaire.S'il faut en croire M.Paquette, en effet, il serait l'homme du « compromis » à l'intérieur de son parti en proposant que les prochaines élections générales « parlent de la souveraineté » sans pour autant être « référendaires ».« Quand les gens votent pour Bourassa et les libéraux, ils savent qu'ils votent pour des fédéralistes.Ça ne fait pas une élection référendaire pour autant.En votant pour nous, ils sauront qu'ils voteront souverainiste, sans pour autant que cela soit une élection référendaire ».C'est lui-même qui a accueilli les journalistes accourus à l'assemblée des péquistes de son comté de Rosemont.hier après-midi, en parlant de « compromis ».Un membre de son cabinet devait lui-même reprendre cette expression peu après en conversant avec le journaliste de LA PRESSE.Interprétation Mais M.Paquette ne s'est pas montré très précis en conférence de presse sur la nature du compromis.Il s'agirait, somme toute, dit-il, de faire « interpréter » la position du dernier congrès disant que les prochaines élections doivent porter sur la souveraineté comme la nécessité pour le parti d'en parler, sans nécessairement faire porter la campagne là-dessus.Ainsi, on pourrait très bien, dit-il, faire une élection sur l'économie et réclamer un mandat pour aller chercher à Ottawa d'impor tants pouvoirs supplémentaires, tout en expliquant aux gens que la seule façon de réaliser une politique de plein emploi, c'est d'avoir en mains tous les paliers de décision économique, bref la souveraineté.« On ferait l'élection sur un projet de société, mais on ferait bien comprendre aux gens que pour le réliser pleinement, ça nous prend la souveraineté ».En attendant, M.Paquette, farouchement indépendantiste, ne s'oppose pas à ce que Québec tente de s'entendre avec les conservateurs au pouvoir à Ottawa.« Tant mieux si on a devant nous un gouvernement davantage ouvert au dialogue avec le Québec.Mais ça ne change pas grand chose et ça joue peu dans le débat en cours au sein du parti.Ce n'est pas parce qu'on veut- et qu'on doit- changer les fondations de la maison que ça nous empêche, en attendant, de mettre du tapis sur le plancher», a-t-il déclaré peu avant à ses partisans réunis dans un centre communautaire de Rosemont.M.Paquette ne veut pas parler de ce qu'il adviendra de son avenir politique si son option était battue, ne serait-ce que parce qu'il est convaincu qu'elle est majoritaire.Ceci dit, il a toutefois nié avoir songé à l'émergence d'un parti souverainiste pour doubler le PQ si celui-ci laissait tomber ce qu'il considère son option fondamentale.Mais il admet avoir admis la possibilité que si le PQ refusait de parler de souveraineté lors des prochaines élections, il puisse y avoir des « candidats » indépendantes.« J'ai dit candidats, pas parti ».Il ne veut pas dire s'il pourrait être l'un de ces « candidats ».En attendant, la centaine de militants présents, parmi les quels bien peu de jeunes, ont massivement appuyé l'idée d'une élection axée sur la souveraineté.Ceci d'autant plus facilement que le président du Mouvement national des Québécois et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Gilles Rhéaume, leur a tenu un discours enflammé dans lequel il affirme que « plus on parle d'indépendance, plus on se gagne d'adhérents » et que par conséquent «on ne doit jamais cesser d'en parler ».Le CPQ veut plus de transparence Le Conseil du Patronat du Québec (CPQ) reproche au président du Conseil du trésor, Michel Clair, de discuter derrière des portes closes avec les centrales syndicales au sujet de la révision du mode de négociation dans les secteurs public et para-public.Dans un communiqué émis hier, le CPQ déplore que le public soit mal informé de ce processus de révision, « alors que cette question intéresse au plus haut point bon nombre d'autres d'autres institutions québécoises et dans une très large mesure la population en général ».Le Conseil du Patronat estime en outre que les pourparlers, sous leur forme actuelle, risquent de faire oublier des enjeux comme l'emploi et la rémunération.Le CPQ soutient, sur la base d'un récent sondage CROP, que plus de 80 p.cent des Québécois sont contre le droit de grève dans le secteur public.15e mandat pour Blakeney RÉGINA (PC) - Allan Blakeney a été réélu hier chef du NPD de la Saskatchewan pour un 15e mandat annuel.M.Blakeney, qui a été premier ministre de la province de 1971 à 1982, a invité les 700 délégués au congrès annuel du Nouveau parti démocratique de la Saskatchewan à travailler fort pour défaire le gouvernement conservateur de Grant Devine.non à lui-même pour la cinquiè me fois en cinq ans » et que cela nuirait non seulement au PQ et à l'idéal souverainiste mais au Québec lui même.M.Johnson affirme qu'il serait irréaliste de ne pas comprendre que la défaite des libéraux fédéraux et la victoire des conservateurs n'ont pas été provoquées par bon nombre de militants pé quistes.M.Johnson se défend bien de vouloir ressusciter l'Union nationale de son défunt père.« Tout cela, ce ne sont que des mots.Du passé.Moi je vise l'avenir », a-t-il répondu aux journalistes sur la question.Mais il ne veut pas d'élection référendaire et il a semblé rallier la presque totalité de la centaine de militants présents, y compris son collègue ministre Guy Tardif, député du comté.La télé Mais une dame en fauteuil roulant, porte-parole d'un groupe de personnes handicapées, lui a expliqué qu'il est malheureux que quand il parle, « vous intéressez tous ceux qui comme moi s'intéressent à la politique mais que la majorité de la population ne s'y intéresse pas et préfère s'abrutir devant son téléviseur ».Pendant qu'une autre dame d.\" plorait que la flamme Indépendantiste vacille et qu'il n'y ait eu pour ainsi dire pratiquement aucun jeune de moins de ans qui se soit déplacé pour participer au débat.Dans la région de Ville-Marie, qui regroupe les 17 comtés du nord et de l'ouest de l'île de Montréal, le consensus est nettement favorable à l'option Johnson, selon le président régional Bernard Barbera.Mais ce n'est pas telle ment de gaieté de coeur que tous ces militants souverainistes, dont quelques-uns de vieille date, adoptent une position qu'ils consi dèrent cependant, « réaliste ».La danse aérobique signé : Centre de conditionnement Nautilus Sautez, dansez, étirez, bougez, mincissez, raffermissez en musique.Augmentez votre capacité cardio-respiratoire.Vivez mieux.En un temps record.Aux heures qui vous conviennent.Au Centre de conditionnement Nautilus de votre choix II y en a un près de chez vous ou â quelques pas du bureau.En quelques séances seulement, nos animateurs spécialisés vous guideront personnellement vers la forme au maximum.Prochaine session le 5 novembre Centre de conditionnement Nautilus AKJOU Bac Tueto** Qu«twc TTÎt MAI' pt.M,.n \u201e\\* 352 MSI brossard \u2022 * ; -T.i e'a «*nu cutr* vu il 'J2«> StaCa!*»»»»* oua»i lA'.All F 1 1u«.i*( I AVAl Ccntrt SpoMrf l\"A»»«' ' .I» i w> « it* Lawn B«' «455 I AVAl I .o (M VA' (Ma AiB'#s \"> Si M«rti a\\\\ LONGUE Ull \u2022M lOPflu«\" 'I 560 Co' 1* l *>»?.\u2022* M9 J?W *4» ifea» 0 hcof «s / / ft**** t^aS - ^Ltt 1 / > J m m ¦ m > Qagnez un voyage an Florida pour doux da Treasure Tours.AVION.HÔTEL, VOITURE Pour participer, rendez-vous chez votre Nettoyeur Daoust le plus près da clm vous.Tirage sur les ondes de CFGL-FM les samedis 17, 24 novembre et 1er décembre à 3 heures p.m.Offert par Las Nettoyeurs Daoust avec la participation de: ssitw»£ 2 HiyslT* ou cos l.*»c-\u201e»* ca C**fc04»» t tfï&Soaou c# 1 la presse u,sti MIS Ot 14 MOtOt %aki» eu»' TUMES \"LUS DE 60 SUCCURSALES POUR MIEUX VOUS SERVIR. la presse A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de I information JEAN-GUY DUBUC editorialise en chef Les Américains aux urnes demain Demain, mardi 6 novembre, 95 millions d'Américains éliront leur président.C'est peu dire que l'événement ne passera pas inaperçu.On ne compte plus le nombre de livres, d'articles de presse, d émissions de radio et de télévision consacrés au scrutin, aux conditions sociales et économiques dans lesquelles il se déroule, pour ne rien dire des sondages, qui donnent une avance confortable au candidat républicain, Ronald Reagan.La seule somme des écrits publiés à l'étranger sur la course est impressionnante.Voilà qui en dit déjà long sur le caractère ouvert de la démocratie américaine.Aucune capitale n'évente plus libéralement les secrets que Washington.Quelquefois, les secrets sont plutôt arrachés que donnés.L'ancien président Nixon en sait quelque chose.Tout (ou presque tout) finit par se savoir.Durant la campagne qui s'achève la comptabilité personnelle de Mme Ferraro et celle de son concurrent à la vice-présidence, M.George Bush, ont été étalées dans tous les journaux du globe.Si bien que I intérêt pour cette élection est presque aussi grand à 1 étranger qu'aux États-Unis mêmes.Cette curiosité universelle s'explique par plusieurs facteurs.D'une façon générale, donc en dehors des périodes électorales, letranger s'intéresse plus à la vie politique américaine que l'Américain ne se passionne pour ce qui se passe hors de chez lui.Quiconque suit systématiquement la presse mondiale sait cela.Par-dessus tout, il faut convenir que le poids des États-Unis et la suprématie du dollar commandent.C'est le privilège de la puissance impérialiste de commander.Encore que le mot «impérialiste» ne s'applique peut-être pas en l'occurrence.Comme le note finement un commentateur, on peut être «impérial», sans verser forcément dans l'impérialisme.Par l'effet de son propre poids l'Amérique de M.Reagan est impériale.Il s'ensuit que ce qui se dit à Washington, ce qui se décide à Washington, ce qui se fait à Washington ne restent pas sans conséquence sur le cours des choses ailleurs.Et on n'a encore rien dit de l'emprise de la culture américaine et de la langue américaine sur l'esprit de nos contemporains.(Le terme «contemporains» embrasse aussi les Canadiens!).La curiosité, souvent mêlée d'inquiétude, qui s'attache au moindre propos du président américain sur les relations avec l'URSS traduit une perception exacte du rôle des États-Unis et, par voie de conséquence, de l'importance du bloc soviétique.Il y a quelques semaines, le président a fait un mot d'esprit qui n'était pas destiné par son auteur à une grande diffusion.Il a annoncé le bombardement de la Moscovie «dans cinq minutes».Si un partenaire des États-Unis, en Europe ou ailleurs, s était permis ce genre d'esprit, le toile aurait été universel.Le chef d État qui aurait couru si fort après l'esprit, aurait plongé sa personne et son pays dans un océan de ridicule.«Débarrassez la Terre de ce pitre dangereux!» Or, le président Reagan a parfaitement survécu à une «joke» dont il faut convenir, à la réflexion, qu'elle était plutôt macabre.Il l'a même enrichie en revenant sur le sujet, pour déclarer qu'il n'était pas dans ses intentions de bombarder l'URSS «dans cinq minutes»! Cela s'appelle, dans le langage courant, s'offrir des luxes.Car la démocratie américaine est une démocratie de luxe.Dans l'automobile, il y a des modèles de luxe et des modèles ordinaires.Il existe même des modèles qui sont constamment en panne.Il en va de même des démocraties.La démocratie américaine est une démocratie de luxe.Quel pays peut s'offrir une campagne électorale qui dure 18 mois et peut-être 36?Quels candidats, dans quels pays industrialisés, peuvent dépenser tant d'argent pour des élections?L'orgie ne reste pas confinée aux dépenses pour la course à la présidence.La concurrence entre deux candidats, pour un siège au Sénat en Caroline du Nord, a coûté plus de $20 millions à l'un des protagonistes.La démocratie américaine est une démocratie exemplaire et une démocratie de luxe, dans une société qui reste grandement inachevée.L adversaire démocrate ne s'est pas privé de rappeler que dans la république de M.Reagan la pauvreté persiste dans de nombreuses couches de la société, qu'elle devient de moins en moins supportable.Les étrangers n'ont aucune prise là-dessus.Ce sont ceux qui votent demain qui choisiront entre M.Mondale et M.Reagan.Il faudra bien s'incliner devant le choix des électeurs, quelles que soient les préférences intimes de ceux qui ne peuvent qu'assister impuissants au spectacle.En plus de la présidence, 33 sièges au Sénat et 435 à la Chambre des représentants sont en jeu demain.Étant donné les oppositions fréquentes entre la présidence et le Congrès en matière de politique étrangère, la composition du Congrès au lendemain du 6 novembre laissera deviner la marge de manoeuvre qui restera à M.Mondale ou à M.Reagan.Guy CORMIER REVUE DE PRESSE L'Inde: inquiétude Le journal parisien Libération écrit: «L'Union indienne, dont la précarité saute aux yeux, est Tun des piliers principaux de l'équilibre mondial.À cet égard, l'unanimis-me planétaire des puissants, rang par rang, grands, moyens et petits semble indiquer que personne ne souhaite une brusque déflagration.Le laxisme de la police à Delhi semble indiquer que l'héritier est disposé à faire la part du feu.sinon à payer le «prix du sang».Mais il ne serait pas judicieux de croire rendre hommage à la puissance indienne en fermant les yeux sur une attitude manifestement condamnée au pire: la répression ou le carnage toléré.Mais est-il encore temps pour que les compromis qu'envisageait Indira Gandhi fassent leur effet de contrepoison?Il est bizarre de B'avouer que le sort du monde, et avec lui sa propre peau, depend (aussi) de l'avenir d'une secte exotique et pittoresque, fanatisée-fanatisan-te.(.) 'Pour Le Quotidien de Paffs, «en respite de quel- ques secondes, l'Inde a basculé dans l'inconnu.Bien malin qui pourrait dire si Rajiv Gandhi parviendra a poursuivre l'oeuvre de sa mère dans deux domaines essentiels.Il lui faut en effet impérativement maintenir la cohésion de l'Union indienne qui commence à présenter des fissures et s'affirmer sur la scène internationale en rassurant à la fois les grandes puissances et les pays voisins.L'Akali Dal va désormais se sentir en position de force.La disparition d'Indira Gandhi affaiblit incontestablement le pouvoir central et les Sikhs peuvent faire valoir aujourd'hui comme hier la bonne santé de l'économie locale.Au niveau international, sa position est tout aussi délicate.Les rapports de l'Inde avec ses voisins immédiats ne sont pas bons et l'incertitude qui résulte de la situation actuelle n'est pas un facteur de stabilité.Le Matin de Paris écrit notamment: «Pour Indira Gandhi, «Mother India» était d'abord un concept politique, lui permettant de bâtir une nation, en dépit de toutes les forces centrifuges qui l'ont longuement tiraillée.Au moment où son règne s'achève brusquement, force est de constater qu'Indira a échoué dans sa tentative.» if.) 6 ! VOUS fa>VgZ i/Ûi£ SHftH S£ MON PAQTÎ j- (Tous droits réservé») Marc Laurendeau Pas d'enquête-maison sur la tragédie de Sept-iles i( Collaboration spéi ial< I Hier, le ministre québécois des Transports.M.Jacques Léonard, visitait Sept-fles.Mais ce n'était pas.selon le cérémonial attaché à ses fonctions, pour inaugurer le pont dont on prévoyait l'ouverture cette fin de semaine.En fait, le pont n'a pas attendu: il s'est ouvert lui-même, littéralement, et s'est cassé en deux mardi soir dernier.On traiterait l'événement avec plus do derision s'il n'était pas si tragique.Parmi les huit travailleurs qui s'affairaient sur le pont juste avant sa chute, six ont péri dans les eaux glacées circulant à 160 pieds plus bas.Un ouvrage entrepris avec des fonds publics, au coût de $2.1 millions, coule tout simplement à pie.D'au cuns frémissent en imaginant l'ampleur de la catastrophe si le pont avait recueilli une circulation normale comprenant des dizaines d'automobiles et des autobus remplis de passagers.La construction du pont sur la rivière Sainte-Marguerite, entre Sept lies et Port-Cartîer, s'est effectuée sous la direction et la responsabilité du ministère des Transports, qui a commande les plans et devis et supervisé les travaux.On s'étonne donc que la toute première enquête conduite sur la tragédie soil assumée par le ministère des Transports lui- même qui, aux dires des témoins, a dépêché sur les lieux une douzaine de ses experts, munis d'équipement et de sacs.Il patauge ainsi en plein conflit d'intérêts.Prétendant agir sous la directive du ministère des Transports la Sûreté municipale de Sept lies refusait l'accès des lieux à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), tout comme à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui compte deux de ses syndiqués parmi les travailleurs touchés par l'écroulement du pont.Ces organismes peuvent contempler d'en haut, mais il leur est interdit de descendre dans la gorge pour examiner de près les structures métalliques et leurs points de rupture.Samedi, les dirigeants locaux de la CSN obtenaient du protonotaire, une injonction obligeant les autorités à admettre les représentants syndicaux sur les lieux.La Sûreté municipale de Sept-iles leur refusa le passage, tout en invoquant les «ordres» reçus.Notons ici la disparité: quand, au cours d'un conflit, le gouvernement requiert des injonctions contre les travailleurs du secteur public, il souhaite voir ceux-ci se conformer aux prescriptions de la cour.Pourquoi ne fait-il pas de même lorsqu'une directive du tribunal lui est intimée?Reste à savoir quel sort la police réservera à l'injonction octroyée à la CSST.La méthode de l'enquête-maison, dénoncée à juste titre par le gouvernement Lèves que, lorsque la Gendarmerie royale s'en servit pour recamoufler ses incursions grossières, n'offre pas plus de garanties d'équité lorsqu'elle est utilisée à Québec.Disons-le clairement: le ministère des Transports se place en occa sion prochaine sinon en tentation de supprimer des éléments de preuve.Seule une enquête judiciaire publique, au moins théoriquement à l'abri des pressions du gouvernement, des syndicats et des compagnies, offre une mesure de justice convenable.Le ministre de la Justice, M.Pierre-Marc Johnson, réfléchit depuis quelques jours sur l'opportunité de déclencher une telle enquête.S'il attend trop, la recherche pourrait se retrouver sans objet.Dans l'histoire du Québec, la construction des ponts s'est avérée une entreprise périlleuse.Depuis le début du siècle, deux ponts à Québec et deux autres à Trois-Rivières ont occasionné la mort de 99 ouvriers au total.En 1984, on ne peut plus, comme Maurice Duples- sis, se trouver un bouc émissaire commode et mettre l'écroulement d'un pont sur le dos des communistes.Une meilleure appreciation des res ponsabilités constituera tine protection pour l'avenir.Car pareille tragédie en 1984 reste une aberration.Des questions troublantes restent à l'esprit.S'app ivant sur le témoignage de cil tyens de la région de Sept ilev l'ingénieur de la CSN, M.Claude Mainville.affirme que l'acier galvanisé a été étiré pour joindre les deux portions du pont.Des photos qu'il exhibait hier en conference de presse lais sent croire à un rafistolage des structures et à des soudures de qualité douteuse.On semblait terriblement pressé de terminer ce pont malgré la pluie de griefs loges par la CSST.Celle-ci remporta même en mars dernier une cause contre le ministère des Transports: sur la Sainte-Marguerite, il n'y avait pas de programme de prévention.ESn septembre, la CSST avait réussi à faire arrêter les travaux pour cinq jours à cause des ris ques d'accidents.Mais tout laisse croire que l'organisme n'a pas la force nécessaire pour imposer ses décisions au gouvernement.Ironiquement, celui-ci s'apprête, par une loi, à restreindre encore ses pouvoirs.LECTURES Mulroney: le conservateur par hasard Si Brian Mulroney est aujourd'hui chef du Parti conservateur du Canada, c'est bien plus dû au fait qu'il et ne a Baie-Comeau et qu'il a fait ses études secondaires et collégiales dans les Maritimes qu'à de véritables convictions politiques.PIERRE VENNAT_ On savait déjà par les extraits de l'oeuvre de Ian MacDonald.publiés cette semaine dans les divers médias, que Pierre Trudeau avait toujours eu beaucoup de considération pour Brian Mulroney.à qui il a offert deux fols d'être ministre dans son cabinet.L'histoire aurait, sans aucun doute, pris un cours différent si Mulroney avait accepté.Qui sait si dans une telle éventualité, il n'aurait pas été élu à la succession de Pierre Trudeau à la place de John Turner Tout ceci toutefois est spéculation.Ce qui est certain, écrit le chroniqueur de The Gazette qui en est, après son «From Bourassa to Bourassa».à la publication de son deuxième ouvrage en quelques semaines, c'est que l'adhésion de Mulroney aux conservateurs est uniquement l'effet de la géographie.Irlandais catholique de Baie-Comeau, il aurait sans aucun doute succombé à l'attraction libérale, s'il avait fait ses études au collège Loyola, à Montréal, puis à McGtll, comme les autres anglo-catholiques de sa génération.Mais Mulroney était un «petit gars de Baie-Comeau» et sur la Cote-Nord, on était davantage attiré alors par les Maritimes, où s'éduquer, pour un fils d'électricien, coûtait moins cher.Mulroney alla donc au Saint Thomas College, puis à l'université Saint-François-Xavier où avec d'autres jeunes de son âge, il décida de «s'en sortir».S'en sortir, cela voulait dire réussir dans la vie et, pour cela, il lui fallait être différent de ceux de \u2022 l'establishment» dont il n'était pas et qui étaient tous libéraux.Il devint donc conservateur, fit ses premières armes avec eux dans les Maritimes et le demeura lorsqu'il arriva à l'université Laval aux premiers jours de la Révolution tranquille et des libéraux de Jean Lesage.Tous étant du côté des gagnants, il préféra, quant à lui, devenir ami de Daniel Johnson qui, avant de ravir le pouvoir à Jean Lesage en 1966, était presque un paria à qui a peu près personne ne voulait parler.Encore plus qu'un livre de révélations nouvelles, l'ouvrage de Mac-Donald explique mieux que celui des journalistes Rae Murphy, Robert Chodos et Nick Auf der Maur, «Brian Mulroney: The Boy from Baie-Comeau», ce qu'on pourrait appeler le phénomène Mulroney et les motivations derrière l'homme.C'est d'ailleurs comme cela que l'ouvrage, à mon sens, devrait être lu: un ouvrage qui nous présente l'homme plutôt que la recherche de faits nouveaux que les Journaux n'auraient pas révélés.Et pourtant des faits nouveaux, assez significatifs, il y en a quelques-uns.Par exemple que Mulroney s'était fait offrir sur un plateau d'argent le poste de commissaire de la CECM où il aurait représenté le gouvernement.On n'aurait pu, alors, lui reprocher de ne pas avoir exercé de poste politique avant son leadership et celui-ci lui aurait fourni une tribune.Il a refusé parce qu'à l'époque, il était encore célibataire et que cela lui semblait inapproprié.Après l'élection de Daniel Johnson, on lui offrit d'être un des premiers gros concessionnaires de Loto-Québec.Lui qui ne gagnait pas encore $10,000 comme avocat en 19G7, serait rapidement devenu millionnaire.Il n'a pas voulu, préférant le «pouvoir» politique à «l'argent».Ce pouvoir-là lui aurait sans doute échappé sans cette tribune providentielle que fut pour lui la Commission Cliche.Mais là, on entre déjà dans le domaine du connu.Lancé en anglais, l'ouvrage do MacDonald doit être traduit en français à temps pour le Salon du livre de Montréal \u2022Mulroney, the Making of the Prime Minister; L.Ian MacDonald, McClelland and Stewart Limited, 332 pages.A.i LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1984 TRIBUNE LIBRE A 7 Le débat du PQ Un deuxième NON ne servirait pas la cause du Québec Député de Vervhéres depuis 1976.l'auteur a aussi été membre de PKxeeutif national du Parti québécois dv 1979 à 19S\\ et il .* ,M/b/ié avec Gilbert Paquette L OPTION, ouvrage paru en 1978.Le Parti que bot ois a entrepris ces derniers jours le débat le plus dur et le plus Important do son histoire.Jamais d'ailleurs de mémoire d'homme aura-ton s u chez nous un parti politique au pouvoir pro* \u2022 l'T à un tel exerviee démocratique Jean-Pierre CHARBONNEAU Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, l'origine du malaise qui pereolail en sourdine depuis des nous, provient non pas seulement de la décision du congrès de juin dernier qui a décrété \u2022qu'un vote pour un candidat du Parti québécois sera un vote pour la souveraineté».Il vient aussi et surtout du questionnement angoissant et viscéral autour de la déci sion du congrès de novembre i9si de faire porter les prochaines élections générales mit la souveraineté du Québec Alors que tous les sondages indl quent que 1 idee de la souveraineté n'a pas progressé depuis le choix historique de mai insu \"t que la grande majorité de la population considère la question cotame non pertinente ou tout au moins non prioritaire.\\ a » on obliger nos concitoyens et compatriotes a se pro mincer a nouveau et dune façon encore plus directe sur cite option ?A eette question clé.ma réponse déjà maintes fois énoncée est NON.Le Parti québécois ne doit pas, tant pour le bienfait de la cause indépendantiste que pour l'Enté rét de l'ensemble de la société québécoise, amener tes Québécois à dire oui ou non à la souveraineté lors des prochaines élections Je vais d'abord parler d'un point de vue d'indépendantiste.Je ne Vois pas comment une seconde défaite de l'option, cinq ans .1 peine après le référendum, va faire avancer la cause de la souveraineté Si au moins on pouvait espérer maintenir le pourcentage d'appuis obtenu en mai 1980.Or, tout le monde sait bien que dans le contexte actuel, cela est impossible urtout que la question ne ser i pas molle comme la première fois mais dure, il faut vraiment avoir perdu contact avec le monde pour penser que la radicalisation de l'option au cours des dernières an im es a permis quelque progrès que l soit.IM comment peul on raisonnablement penser que.dan i les 12 a 1H mois qui restent avant le prochain scrutin, des événements que nous créerions ou uui surviendraient indépendamment de nos efforts, pourraient faire évoluer l'opinion publique vera 1 ouverai-neté ?Dans ces circonstances, à quoi servira ce que plusieurs ont appelé \u2022 suicide politique?Croit on sérieusement qu'un tel résultat posi donnerait mieux que maintenant les indépendantistes pour qu'ils puissent espérer poursuivre le Jean-Pierre Charbonneau combat politique avec la moindre chance de progrès dans un délai raisonnable?Certains pensent que se retrou-Vi r avec un bloc dur d'appuis autour de 30 p.cent des électeurs « onstituerait une nouvelle base d'action plus que satisfaisante pour la suite.Je ne le crois pas, entre autres parce que tous les sondages \u2014 notamment tous ceux menés par le Parti \u2014 indiquent que depuis quinze ans les appuis à l'in-d( i»« tldance politique plafonnent à moins de 20 p.cent.Pour beaucoup plus de ^ens.la souveraineté de \\ lent en\\ isageable lorsqu'elle s'accompagne d'un maintien de l'union é< onomique canadienne Voilà pourquoi René Lévesque avait proposé une option différente de celle du R.I N.et avait considéré qu'il fallait pénétrer dans l'enceinte parlementaire pour promouvoir cette cause.Malheureusement, depuis le référendum, le concept de souveraineté association a progressivement été écarté.I! > en a pour croire que l'heure est venue de revenir en arrière et d'adopter la politique du pire.Provoquer la disparition complète du Parti québécois du Parlement et abandonner provisoirement le terrain parlementaire à Robert Bourassa provoqueraient selon eux un rapide retour du balancier vers une nouvelle vigueur du Parti québécois et de la cause de l'indépendance.Quel simplisme! Penser et parler de la sorte c'est Ignorer complètement les facteurs et les limites de la mobilisation ou, si l'on préfère, de la démobilisation.C'est aussi ignorer totalement le nouveau contexte social, les nouvelles valeurs et les nouvelles priorités personnelles des gens.La réalité d'aujourd'hui n'est plus celle des années 60 et 70.On ne revient pas en arrière.Une telle approche s'appuie sur la pire des erreurs dans n'importe quel type de combat: sous-estimer l'adversaire.Non seulement Bourassa pourrait-il durer mieux et plus longtemps au pouvoir mais il est aussi certain qu'une telle situation serait le tremplin idéal pour l'entrée en scène d'un troisième parti, ce qui contribuerait à marginaliser le Parti québécois et son option définitivement.Qui cela servirait il ?Est-ce donc trahir la cause que de vouloir lui éviter à tout prix un deuxième rejet tout à la fois humiliant et désastreux?Est-ce auss» trahir la cause de l'indépendance que de la subordonner à l'intérêt national à une période précise de l'histoire de notre peuple?Certains aiment bien parler du goût du pouvoir des députés.Met tons donc les choses au clair, la perte du pouvoir par le Parti que bécols et de mon siège de députe serait loin d'être un drame natio nal ou personnel.Mais un deuxie me NON, délibérément provoqué, serait un résultat trop insupportable pour que j'accepte de l'envia I ger et d'y travailler.Sur cela, il n'y a pas de compromis possible.Parmi les arguments encore in voqués par les tenants de l'orthodoxie, il y a notamment le fait que même si le Parti québécois ne met tait pas en jeu son option, les libéraux se chargeraient bien de le faire à sa place.Il y a aussi la menace que le maintien du cap choisi ferait peser sur le gouvernement Mulroney afin qu'il livre la marchandise promise.À cela, on doit répondre que les Québécois font beaucoup plus les nuances que l'on est porté à le pen ser.Les libéraux l'ont appris durement à leurs dépens tant en 1976 qu'en 1981.Les électeurs ont alors bien distingué entre des candidats ayant des convictions indépendan tistes et l'indépendance elle-même.À ce propos, les tenants de la politique du pire feraient mieux, eux aussi, de ne pas oublier cela.Quant à l'argument de l'épée de Damoclès, encore faudrait-il que nous soyons d'abord capables de la suspendre cette épée.Pour le mo ment, cela n'est pas le cas.Mulroney le sait très bien et nous aussi Il est inutile de bluffer ou de fanfaronner.Mieux vaut engager le dialogue sur d'autres bases.La décision du congrès de i9Hi s'appuyait sur la conception classique de l'accession à l'indépendance politique: un vote sur la souveraineté en bloc avec comme corollaire qu'un résultat majori taire conduit inéluctablement à la sécession du Québec de la fédération canadienne et à la création rapide d'un nouveau pays, le Québec.Cela signifie que l'on avait choisi de prép?rer un moment de vérité et qu'une fois franchi ce cap avec succès, on se dirigerait sans obstacle vers la réalisation de la souvei raineté.À partir de cela, une chose est claire: on ne peut pas, comme le fait maintenant mon collègue Gilbert Paquette, dire que l'on veut faire porter la prochaine élection sur la souveraineté.et affir mer que l'on ne croit pas à l'hypothèse du Grand Soir.Car, c'est précisément celle-ci qui est dans le programme du Parti depuis 1968, qui a été réaffirmée avec force au cours des deux derniers congrès et qui a été mise en veilleuse deux fois, lors des élections générales de 1976 et 1981.Dire que l'on rejet te cette approche, c'est dire exactement la même chose que tous ceux qui, comme moi, soutiennent qu'il faut réviser et modifier la décision centrale du congrès de 1981 Pas besoin alors de brandir le spectre du schisme et d'un nouveau parti souverainiste.Raffinerie de sucre du Québec Malaise exposé par des cadres M.René L6\\esque Premier ministre Québec Voici le texte intégral d'une lettre que, le 29 mai dernier, le président de notre association faisait parvenir au ministre .'can Ga- ron: \u2022Vous trouverez sous ce même pli une copie de deux lettres qui.au cours des dernières semaines, ont été envoyées à monsieur Andre Marier, président-directeur géné ral de Kafïinerio sucre du QUé hrc.ainsi qu'un extrait de la Gazette officielle du Québec autorisant la formation de l'Asso- i latloti des cadn s de Raffinerie de sucre du Québec Ci s documents parlent par eux même et tetnoi gnent du caractère legal de notre association ainsi que de ses objec tifs a court et a moyen terme.Monsieur Marier, non seulement n'a pas accepté de nous rencontrer, mais il n'a même pas daigne accuser reception de nos lettres faisant preuve, sinon de mépris à notre égard, d'un manque évident de courtoisie, il Invoquera sans doute le manque de temps pour justifier une telle altitude, mais cet i nous apparaît tout fait ina< ccptable compte tenu des délais qui se sont écoules depuis notre lettre du 16 a\\ ri 1 dernier et de l'urgent e a régler la question salariale dos cadres.Aussi, monsieur le mi- nfstre, nous VOUS demandons d'intervenir pour faire amorcer un dialogue entre la direction de la Raffinerie et ses cadres dont la grande majorité a adhéré à notre association.Le fait de nous ignorer comme on le fait présentement équivaut à nier notre droit d'association et constitue* de la part du president directeur général de la Raffinerie, un geste illegal que vous ne cautionnerez certainement pas Nous vous referons a I article :i de la Charte québécoise des droits et li bei tes de la personne, ou il est fait mention de la liberté d'association.Si les cadres de la Raffinerie ont décidé de se grouper en associa tion, c'est qu'ils veulent être traités comme de véritables collaborateurs dans la gestion de l'entreprise qu'ils veulent être consultes sur toute mesure de nature a changer leurs conditions de travail au même litre que les autres travailleurs de la Raffinerie, ce qui n'est pas le ras présentement, il n'y a aucun dialogue entre la direction et le* » adres.Pe plus, des écarts salariaux Injustifiables existent entre certains cadres nouvellement embauchés et ceux qui sont en place depuis plusieurs années et qui, en plu d'avoir une e\\ péflence considérable des operations de la Raffincic.ont toujours fait preuve de lovante dan \u2022« les ser vices qu'ils ont rendus à leur employeur.Il y a là.à notre avis, une grave injustice qui SUSClte un fort mécontentement chez ceux qui en sont les victimes Nous vou référons de nouveau a la Charte québé colse des droits et libertés de la personne, plus prr< Isément à l'ar-ti( le 19.lequel stipule qu'un employeur ne doll pas I tire preuve de discrimination dans l'attribution des salaires de ses employés, a compétence égale L'automne dernier, BU moment de commencer la campagne annuelle de production a l'usine, l< s cadres se sont vie promettre par monsieur Marier tes augmenta lions de salaires réclamées depuis juillet 1982.Or.cette promesse n'a jamais été tenue et nous en sommes à près de huit mois de ( es « \\ é nements.Ne croyez vous pas, monsieur le ministre, que cette situation a assez dure'' La question de la rémunération n'est cependant qu'un des problèmes à régler a la Raffinerie et nous nous proposons d'étudier avec la direction toute la question des relations de travail avec 1rs cadres.Encore faudrait-il qu'on veuille bien nous entendre Nous ne rechen bons pas la confrontation, niais plutôt un dialogue continu qui nous me ne \"a a un respect mutuel et sera une source de motivation pour les ( adres Apres tout, en supposant une conjoncture économique un tant soit peu favorable, les succès futurs de la Raffinerie ne dependent ils pas d'une saine gestion et de politiques bien con vues et bien appliquées?Or.les cadres sont les prim ipaux artisans dans l'application de telles politi- que, I! faut donc s'a i airor de leur ((élaboration en leur procurant des conditions de travail équita bles Nous espérons vous avoir sensibilisé à notre problème et nous (\u2022sons croire, monsieur le ministre, que vous y apporterez l'attention demandée.» Monsieur Garon refuse-t il d'intervenir dans ce dossier, cri dossanl de ce fait la position du présldenl dite* teur général de la Raffinerie, ou a-t-ll simplement oublié la lePre 'n question au fond d'un tiroir de son bureau?Nous ne saurions l'affirmer.Mais ce que nous savons cependant, monsieur le ministre, < 'est que le problème n'est pas réglé, qu'on refuse toujours de reconnaître une association légalement constituée et ce, après plusieurs mois d'attente, et que la motivation au travail de ces employés a atteint son niveau le plus bas Quatre cadres ont demis sionné de la Raffinerie depuis mai dernier et d'autres les imiteraient sans doute si ce n'était de la mauvaise situation de l'emploi et de leurs états de str\\ ice.Nous ne croyons pas qu'il nous faille recourir à une grève de la faim pour faire entendre nos revendications.Monsieur Garon nous pardonnera d avoir mentionné un tel moyen de pression qu'il ne prise pas particulièrement, ((appelons toutefois que quelques uns de nos membres, bien Involontairement d'ailleurs ont du v recourir par moments parce que leur salaire, gelé depouis trois ans, les classe en-dessous du seuil de la pauvreté Connaissant votre préjugé favorable pour 1rs travailleurs et votre sens de la justice, nous faisons plutôt appel a vous, monsieur le premier ministre et.pour parodier la liturgie de la mess* nous disons ¦René, dites seulement une parole et notre problème sera règle.» L'Association des cadres de Raffinerie de sucre du Québec Mont Saint Hi la ire L.LANGLOIS.président N.D.THUAN.vice-président D.SAVARD.secrétaire M.GUILBERT.trésorier D.BELEC directrice La famille Depuis plusieurs années nos politiciens travaillent de façon acharnée à détruire la famille, par des politiques et des lois de toutes sor u s.touchant la structure de la fa mille, le travail, etc.Appuyant les femmes frustrées, le gouvernement a créé un ministère de la Condition féminine II faudra bientôt un ministère de la Condition masculine.De plus en plus les législateurs créent des organismes et rédigent des déclarations protégeant les minorités marginales souvent au détriment de la majorité de la population.Abaissera-t-il bientôt à 14 ans l'âge auquel l'enfant sera soustrait à l'autorité parentale?Si c'est pour obtenir un accroissement des votes «populaires» aux élections, ça va sûrement arriver.La dernière trouvaille du minis tre psychiatre Laurin.c'est de vouloir dénaturer la notion de «famille».Même si les élucubrations passent la rampe, malgré la défi nition politique, légale et insidieuse de la famille que veut adopter M.Laurin.la famille demeurera toujours la cellule naturelle que nous avons toujours connue depuis les débuts de la civilisation, tout comme une table demeurera toujours une table même si M.Laurin dans ses fantaisies décide de l'appeler un singe.Qu'on appelle \u2022 groupe» un groupe, et «famille» une famille.Quels avantages nos politiciens retirent ils en essayant de détraquer de plus en plus notre société?Marcel CHARETTE Père de «famille» Repentigny Droit de grève J'ai lu dans LA PRESSE du 24 Octobre l'article intitule: «La majorité des Québécois désapprouve le droit de grève».Je suis totalement d'accord.Lors des prochaines élections provinciale-,, je voterai pour le parti qui promettra de ret rer le droit de grève dans le secteur public Kst Ce que la majorité des Québécois fera comme moi ?Simone MARCOUX Montréal La formation de l'infirmière de l'avenir La formation Infirmière est un sujet discute depuis iothe rapie, etc.Et comme nous sommes a l'ère de l'informatique et que l'ordinateur a envahi le domaine des soins de santé, des cours de programmes d'informatique, de logiciels devront être intégrés dans la formation des infirmières Tout cet moncé nous oblige à faire une réflexion sur ce que doit être la formation de l'infirmière afin que cette professionnelle puisse donner des soins et des services qui répondent aux besoins des be néficiaires II est donc nécessaire de considérer l'élévation du niveau de formation de base, et avec toutes re sciences intégrées, cette formation doit se faire au niveau universitaire.Anqele VEILLEUX B A Bsc N Cap-de-la-Madeleine Concernant la sécurité à l'Hôtel du Parlement Monsieur Michel Roy Votre journaliste, monsieur Pierre Gravel, a commis un biilet en page frontispice de l'édition du mercredi 31 octobre de LA PRESSE, dans lequel il règle en trois pa ragraphes la question complexe de la sécurité des occupants de l'HÔ tel du Parlement à Québec Sans se souder d'étayer son affirmation, monsieur Gravel affirme qu'il est désormais «aussi facile de pénétrer dans la Maison du Peuple qu'à un ( ommando de TIRA d'investir les appartements prives de la Reine \u2022 Sautant à sa conclusion, monsieur (Jravel affirme que j'ai «embastillé les législateurs dans une forteresse» et qu'en définitive, j'en ai trop mis.Monsieur (Jravel a droit à ses opinions Mais 1rs lecteurs de LA PRESSE risquent de conclure à la lecture de son billet, que l'Hôtel du Parlement est désormais inaccessible au public.Or, c'est tout le contraire qui se produit L'Hôtel du Parlement continue d'être accessible à toutes et à tous.Le seul contrôle auquel sont soumis les visiteurs est celui que l'on subit lorsqu'on prend l'avion dans n'importe quel aéroport du monde On est loin, me semble-t-il d'une forteresse.Si d'aventure, le visiteur se rend auprès d'un fonctionnaire ou d'un député, il est accompagné comme cela se fait dans de nombreuses entreprises, y inclus Radio Canada et Télé-Métropole La rédaction d'un billet est un art exigeant Monsieur Gravel > a développé un talent qui rend ses textes d'autant plus intéressants Mais on conviendra que cette fois, il en a peut être trop mis.Le President de l'Assembëo nationale Richard GUAY Respect de la vie privée M.Yeomans Maire de Dorval Je vous ai récemment entendu à la radio, à l'émission de Pierre Pascau, dire votre étonnement devant le tollé que soulevait la décision de votre conseil municipal, de regrouper dans le Parc Industriel de Dorval, ce qui est convenu d'appeler «des établissements pour adultes libérés».Est-ce à cause de cette expression que vous y mettez aussi les cliniques d'avor-tement?Avez-vous songé que votre femme ainsi que celle de vos conseillers et vos filles pourraient un jour être victimes d'un viol et qu'elles prennent la décision de se rendre à ce genre de clinique?Cela vous plairait-il de savoir que pour ce faire elles doivent aller en plein «Red Light?» Pensez-vous aussi à toutes ces femmes qui travaillent dans les bureaux et qui seraient identifiées à d'autres femmes qui ont choisi un métier bien différent du leur et à tous les ennuis qui pourraient résulter de cette identi fication?\u2022 Priorité «fi accorde* tovi ce/t» rvbtiqv aux fertrof d'intérH .parut dont LA PKf 5S£ La conertion ott de nguevr ita doivent\" inscrrns ttvbèatntftt Iosjw nom.o des uv'Mcms er numôr© de \u2022 U PUSS* ne iwigngi pus à putter routes «m 4->tcnt% ou ouhot documents RM puMféfe /*«wvfMf*> VeHNMesfltfvN do wt \u2022 T
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