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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-11-26, Collections de BAnQ.

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[" Oh A* MONTREAL, LUNDI 26 NOVEMBRE 1984, 101e ANNÉE, N° 38, 62 PAGES, 4 CAHIERS LA MÉTÉO : NUAGEUX AUJOURD'HUI: MIN.:2\\ MAX 7°.DEMAIN: CIEL VARIABLE.DÉTAILS PAGE A 2 645-1651 ioSton\t351-6340 (k PONTIAC-BUICK LTÉE\t 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cent9 Sept-lles et Baie Comeau: 50 cent9 Boucher triomphe à Berlin-Ouest page 10 Les Bruins transpercent Steve Penney pages 2 à 4 Son HomWITi 7e Suis Acte LevëX tMu&WMr Des / I L'explosion -au début de \u2014 plus violente que celle de la gare Centrale septembre \u2014 n'a épargné qu'un des 16 ap- partements du neuvième étage de l'édifice situé au 1645, boulevard de Maisonneuve.photo la presse L'explosion d'une bombe a fait quatre morts et huit blessés hier matin à Montréal.La déflagration est survenue à I h 15 au neuvième étage d'un édifice à appartements de 22 étages située au 1615, boulevard de Maisonneuve, dans l'ouest de la ville.PAUL ROY_ Vers 21 h 30 hier, la police révélait l'identité des quatre morts.II s'agit de Paul April, 42 ans, Gilles Paquette.27 ans, Robert Lelièvre, 63 ans et Louis Charles.51 ans.Tous quatre étaient connus de la police.Étaient-ils en train de fabriquer une bombe ?Ou de déballer un colis piégé ?« Nous envisageons les deux hypotheses ».de répondre le constable Charles Poxon.responsable des relations publiques a la police de la CUM.Cette explosion est-elle reliée au meurtre, le 13 novembre, dans un motel de l'ouest de la ville, de Peter Frank Ryan, considéré comme le « roi » de la cocaïne au Canada ?C'est une rumeur qui court, répond le constable Poxon, mais cela n'a pas été prouvé.« Ce qu'on peut dire, a-t-il ajouté, c'est qu'aucun des quatre n'a été tiré avant l'explosion.» Par contre, les huit enquêteurs affectés au dossier ont découvert dans leurs fouilles des lieux des armes à feu et des ca goules.Évacué une première fois lors de l'explosion, l'édifice, privé d'eau, d'électricité et de chauffage, a été évacué au complet une seconde fois hier après-midi.Il demeurera vide au moins jus- voir LOCATAIRES en A 2 SOMMAIRE Annonces classées .C 3 à C 8 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 8 à B 10 \u2014 Cinéma.B 11, B 12 Décès, naissances, etc.C 9 Économie.C 1, C 2 Êtes-vous observateur?.C 4 FEUILLETON.C 5 Horoscope.C 6 L'auto.B 1 à B 6 Le monde.A 10 Loteries - résultats:.A 13 Météo.A 2 Mots croisés.C 6 Mot mystère.C 7 Quoi faire aujourd'hui.B 11 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SP0BTS Mots croisés.18 Bandes dessinées.12, 13 ELECTION PARTIELLE DANS SAINT-JACQUES AUJOURD'HUI Le vote de la communauté gaie pourrait être déterminant De façon discrète mais systématique, les organisations des deux principaux candidats à l'élection d'aujourd'hui dans Saint-Jacques ont fait une MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne campagne assidue auprès des membres de la communauté homosexuelle de ce quartier du centre-ville.Car, avec plus de 20 p.cent des 32 111 électeurs inscrits sur les listes électorales, la communauté «gaie» détient potentiellement un vote déterminant dans le choix d'un successeur à feu le député liberal Serge Champagne, décédé dans un accident de la circulation, le printemps dernier.Pequistes et libéraux n'ont pas pris les mêmes moyens pour se gagner les faveurs de cet électo- ral particulier, regroupe autour de ce qu'on appelle « le village de l'Est > où se retrouvent 76 des 112 établissements affichés ouvertement gais dans le Montréal métropolitain.Conscients de 1 importance potentielle de ces électeurs, les libéraux ont mis sur pied, a titre expérimental, un « Regroupement des gais libéraux » de Saint-Jacques qui pourrait, d'ici les elections générales, s'éten- dre à une dizaine de circonscrip tions du Québec, ou le nombre de « gais » s'avérerait suffisamment important pour faire changer la tournure d'un vote.«On a eu environ 50 gais qui ont travaillé pendant la campagne électorale à l'élection de Jean-François Yiau.Après le scrutin, nous comptons former une association provinciale officiellement reconnue par le parti voir PARTIELLE en A 2 Schroeder est opéré de nouveau après avoir reçu un coeur artificiel L'équipe de chirurgiens et d'infirmières du Humana Heart Institute International s'apprête à enlever le coeur malade ue William Schroeder pour le remplacer par un coeur artificiel permanen^ L'opération a duré près de sept heures.^ photoiaser ap I OUISVILLE, Kentucky (d'après UPI.AP.Reuter et AFP) \u2014 Moins de six heures après être devenu le deuxième homme à subir l'implantation d'un coeur artificiel permanent, m William Schroeder a été ramené hier soir sur la table d'opération pour corriger un problème de saignement excessif, a indiqué un porte-parole du Humana Heart Institute International l'hôpital où il a été opéré.Peu après l'intervention, les médecins avaient indique que le patient avait saigné plus que prévu mais que ce problème semblait avoir été surmonté.M.Schroeder, 52 a is, a été ramené dans le bloc o^'>-_.toire à 20h30, hier, et se trouvait sous anesthésie moins de 30 minutes plus tard, afin de permettre aux chirurgiens de remédier à l'hémorragie.patient avait repris conscience un peu moins de deux heures après la fin de la première opération et il avait pu remercier par gestes ses médecins, a indiqué M.Allan Lansing, chef du département de chirurgie cardiaque de l'hôpital.Puis, faisant allusion à la deuxième intervention pratiquée hier soir.M.George Atkins directeur des relations publiques de l'hôpital, a déclaré: «Je n'ai pas l'impresson qu'il s'agisse d'une situation d'urgence ou de quelque chose qui met la vie du patier^n danger.»_ Mais hier matin, c'était la deuxième fois en près de deux ans que des chirurgiens réussissaient à greffer un coeur permanent, entièrement artificiel, dans la poitrine d'un homme dont le propre coeur menaçait de s'arrêter de battre d'ici une semaine.Les médecins ont déclaré, au terme de l'intervention, que le patient se portait aussi bien « que nous pouvions l'espérer.» À l'issue de l'opération, qui avait commencé à huit heures et qui a été réalisée par une équipe de plus d'une vingtaine de chirurgiens et d'infirmières dirigés par le Dr William DeVries, M.Schroeder a été placé dans une unité de soins intensifs où il restera probablement plusieurs semaines en observation.Le patient paraissait en bonne formeà l'issue de l'opération et le volume de sang pompé par le coeur artificiel était conforme aux prévisions des médecins.La première opération du genre avait permis à Barney Clark de survivre pendant 112 jours.Mais il devait décéder d'une défaillance organique multiple bien que le coeur artificiel ait continué à fonctionner normalement jusqu'au bout.Hier, deux heures après le début de l'intervention, qui s'est déroulée au son de morceaux de musique choisis par le Dr De- voir COEUR en A 2 AUJOURD'HUI PEQUISTES Même si les pequistes orthodoxes mettaient bientôt le gouvernement Lévesque en minorité, ils n'envisagent pas de le faire tomber avant la reprise de la prochaine session, le 12 mars 1985.page A 4 PATRIOTES À l'occasion d'une réunion devant le monument aux Patriotes, M.Gilbert Paquette, ministre démissionnaire, prend la défense de René Lévesque.page A 5 FELQUISTE L'ex-felquiste Raymond Villeneuve est cueilli par la GRC à son retour au pays, après un exil de 16 ans.page A 3 URUGUAY Après 11 années de dictature militaire, les électeurs uruguayens ont participé massivement hier à l'élection d'un nouveau Parlement.page A 10 LE SALON DU LIVRE Le septième Salon du livre de Montréal termine en beauté, après avoir accueilli plus de 76 OCX) visiteurs.page B 9 ANJOU À Anjou, une corporation municipale oeuvrant dans le domaine de la construction accuse un déficit de $15 millions.page A 8 L AUTOMOBILE La Toyota Corolla GT-S reçoit le titre de voiture de Tannée décerné par le « Guide de l'auto ».-4-3E!i < A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 NOVEMBRE 1984 SUITE DE LA PAGE A 1 qu'à domain.D'autant plus que s « C'est un bon ami, un rude négociateur», a dit de lui M.Dick MeGharvey, son ami et son ancien patron.Quant a sa famille.Margaret, sa femme depuis 32 ans.et leur mx enfants, elle a appuyé M.schroeder sans relâche.COEUR SUITE DE LA PAGE A 1 Vries, les chirurgiens avaient enlevé le coeur du malade.Sur un air de Vivaldi Le coeur artificiel a été installe vers midi et les médecins ont alors commencé à arrêter progressivement la machine qui avait assuré la circulation et la respiration du malade Tout au long de l'opération, les membres de la famille de M.Schroeder, qui se trouvaient dans une salle d'attente de l'hôpital, ont été tenus au courant îles développements par une in firmière qui faisait la navette entre le bloc opératoire et la salle d'attente.Lors de la premiere greffe pratiquée sur Barney Clark, les membres de la famille Clark avaient èâé tenus informés par les journftstes.«Sa femme n'a jamais cesser de l'encourager dans déci sion de subir cette intervention, de même que ses enfants *.a déclaré à cet égard le docteur Phillip Dawkins.un cardiologue qui traitait M.Schroeder.Hier, toute sa famille se trouvait dans une salle d'attente de l'hôpital où il a subi la trans- plantation, attendant patiemment les informations fournies régulièrement par tine infirm ie re qui les tenait au courant de l'évolution de l'opération.photo AP Prise en 1977, cette photo montre la famille de M.William Schroeder, au centre.De gauche à droite : Rod, Melvin, Terry, Mme Margaret Schroeder, Stan, Cheryl et Monica.Au cours des premieres étapes de l'intervention d'hier, les cU rurgiens ont commence par enlever le coeur malade de M Schroeder.Et c'est sur une sé lection de musique de Vivaldi.Mendelssohn, du saxophoniste de jazz Grover Washington et de pièces de musique baroqi choisies personnellement par le Dr DeVries, que l'opération se déroulait.Le Dr DeVries aime avoir de la musique dans la salle d'opération, cela contribue à ré duire la tension, a explique un porte-parole de l'hôpital.M George Atkins.Les médecins avaient indique samedi soir que l'état de santé du malade se détériorait rapidement.Il avait selon eux moins d'une semaine à vivre si l'opération n'était pas tentée.Expérimentation Père de six enfants,*M Schroeder, gros fumeur penfiant 30 ans, avait été victime en 1982 d'une crise cardiaque qui 1 avait obligé ft quitter son emploi d'ins per teur de qualité dans une usine d'armement.En octobre, les médecins avaient diagnostiqué une cardiomyopathie, due vraisemblablement à une infection virale.M Schioeder a reçu une ver sion améliorée du coeur Jarvik 7 qui avait été greffé sur Barney Clark, en décembre 1982.Le mécanisme fonctionne grace a un système pneumatique alimente par un compresseur extérieur, pesant 23 kilos de moins que le modèle preeedent.mais réduisant tout de même la mobilité du malade.M.Schroeder pourra cepen dant ut'liser un eompreNseur portable de cinq kilos, de la taille d'une petite mallette pendant un maximum de trois heure^par jour, ce qui lui donnera uft li berté de mouvement nettement > ipérieure à celle de Clark.Peu de temps après l'opération, le Dr Allan Lansing, chef du département de chirurgie cardiaque du Humana Heart Institute International, i déclare que le patient se portait «aussi bien que nous pouvions l'espérer».« Le coeur fonctionne vraiment bien.Le patient a bien réa-l:i à l'opération.Ses reins fonctionnent bien.Sa fonction pulmonaire est pas ma! satisfaisante Sa fonction cardiaque est excellente.Ht il est maintenant éveille », a-t-il ajouté.Quant au Dr DeVries, qui a dirigé l'équipe de chirurgiens et d'infirmières, il est demeure hier au chevet de son patient et il avait l'intention d > passer la nuit, au cas où 6ms problèmes surviendraient.\" LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 NOVEMBRE 1984 A 3 L'ex-felquiste Villeneuve rentre au Québec après 16 ans d'exil 1 Un des derniers membres du Front de liberation du Québec vivant encore en exil est revenu à Montréal hier en pro-venanee do Paris, se livrant immédiatement à la police.ANDRÉ NOËL Trois agents de la GRC sont montés a bord du 717 d'Air Prance, dès ratterrisago ii Mirabel, vers nh.afin d'arrêter Raymond Villeneuve, qui s'était enfui a Cuba il y a 16 ans avant d'aller \\ Ivre en France.L'ancien felqulste, maintenant Agé de 41 ans.avait été condamne à 12 ans de prison en LÎ63 pour avoir posé des bombes, dont lune a tué un veil leur de nuit de l'armée canadienne.Apres avoir servi sa peine pendant quatre ans.il et ait libère sur parole, mais il rompait bientôt ses conditions de liberation en quittant le pays \u2022 \u2022 Escorté par les policiers, Raymond Villeneuve, vêtu d'un veston de cuir et portant la bar-bit he.a tranquillement desceh-du l'escalier de l'avion, ouvrant s>'v mains menottées et souriant aux journalistes et à la dizaine d'agents de la GRC qui l'attendaient sur la piste.Paraissant détendu, sinon amuse, il a lui-même essayé d'ouvrir la portiere arrière de la voiture banalisée qui devait l'amener au centre de prévention de Parthenais, où l'attendaient ses parents et avocat de l'aide juridique.Me Anne Marie Jones.Les policiers lui ont refusé tout contact avec la presse.Selon Me Jones, Raymond Villeneuve a contacté récem-.ment l'ambassade canadienne à Paris afin de signifier son Intention de rentrer au pays.On l'a alors avise qu'en raison des Compressions budgétaires, il allait devoir assumer les frais de transport même s'il était sous le coup d'un mandat d'arrestation.L'ancien felqulste sera transfère cette semai.ie dans un centre de detention federal en attendant d'être entendu par la Commission des libérations conditionnelles, qui déterminera le nombre d'années qui lui reste à purger.photo Robert Maillcux, LA PRESSE Raymond Villeneuve à son arrivée à Mirabel, après un exil de 16 ans.DÉTENUS À BUFFALO PAR LE FBI Deux Ontariens auraient voulu importer des bactéries pathogènes au Canada BUFFALO, New York (d'après UP1 et AP) \u2014 Dans Fespoir de découvrir leurs mot-ifs.les enquêteurs se penchent sur les antécédents de deux hommes d'affaires < anadiens accusés d'avoir tenté d'introduire en fraude, au Canada, de dangeu-reuses cultures du bacille botuli-que et du bacille tétanique, tout en cherchant à connaître quelle devait cire la destination finale des bactéries pathogènes.Des agents du FBI ont fait savoir hier, â Buffalo, qu'il était probable que quatre ampoules du bacille tétanique manquantes.e\\|)( dices on septembre dernier.se trouvaient présentement au Canada < Provoqué par le bacille tétanique, le tétanos esi une ma ladie grave caractérisée, ultime-ment.par une contraction douloureuse de tous les muscles, alors que le botulisme, causé par le bacille du même nom, est une intoxication très grave.) Aussi, les policiers de la région de Toronto ont-ils commencé à scruter 1rs antécédents de Kevin Birch.36 ans, un expert-conseil en matière de mise en marché travaillant pour le compte de Bell Canada, à Toronto, et de James Cahoon, 35 ans.un autre expert conseil, de Mississauga, en Ontario.Les Jeux hommes soin accu- ses d'a\\oir utilisé une fausse identité pour présumement commander les bactéries.Birch et Cahoon doivent subir leur enquête préliminaire devant un cour de Buffalo, le 3 décembre prochain.Une tentative d'obtenir un lot de bacille botulique.encore plus dangereux, a été déjouée dernic rement par un laboratoire du Maryland qui avait avise le Conter For Diseuse Control, à Atlanta, en Géorgie, de la demande sus pecte qu'il avait reçue.A la demande du FBI, l'American Type Culture Collection, de Rockville, au Maryland, substitua une substance inerte au bacil- le botulique et fit l'expédition du lot à Buffalo.Les arrestations ont été effectuées au moment où les deux hommes vinrent prendre posses sion de la cargaison truquée dans un bureau de la société Federal /\\press, à Cheektowaga, dans la banlieue de Buffalo.M.Philip D.Smith, porte-parole du FBI, a dit que les policiers canadiens tentaient de determiner si les deux suspects avaient des liens avec des groupes terroristes ou criminels, ou s'ils avaient de bonnes raisons de vou loir introduire les bacilles tétanique et botulique au Canada.MÊME SI UN COEUR HUMAIN AVAIT ÉTÉ DISPONIBLE La mère de Bébé Fae aurait choisi le coeur de babouin s'il avait été plus compatible [ \\K\\\\ YORK (d'après Reu-ter) \u2014 La mère de bébé Fae, à qui on a greffé un coeur de babouin à l'âge de 12 jours et qui devait mourir 21 jours plus tard, a déclare qu'elle aurait préfère un coeur de babouin à un coeur humain, si le coeur animal s'était avéré plus compatible.Au cours d'une entrevue publiée hier dans la revue People.la mere du bébé, une femme de 23 ans que Ton identifie comme étant Teresa, une résidente de Barstow, en Californie, a précise que le vrai nom de sa fille t tait Stephanie.Fae était son deuxième prénom.Par ailleurs, l'opération pratiquée sur Fae le mois dernier avait soulevé la controverse et elle était la première à impliquer la greffe *d'un coeur animal sur un nouveau né.Elle Savait donné lieu à des reportages dans le monde entier et elle BVait été prise à partie par quelques autorités médicales, ainsi .que par différents groupes \"v oués à la défense des animaux.Dans une citation figurant dans l'entrevue publiée par People, Teresa, la mère de 'Bébé Fae, d^lare : « S'il y Bébé Fae avait eu un coeur humain disponible et si j'avais eu le choix entre ce coeur et celui d'un babouin, j'aurais choisi le coeur le plus compatible avec l'organisme de jpa fille, quelque fut t *\u2022 coeur.M Cinq morts dans une explosion de gaz naturel ST.FRANC IS\\ Il.LE (AFP) \u2014 Au moins cinq personnes ont ete tuées et 16 autres blessées dans l'explosion et 1 incendie d'un gazoduc, hier après-midi en Louisiane, a annoncé la police locale L'explosion s'est produite pour une raison indéterminée dans une région boisée, près d'un refuge de chasseurs de cerfs, à une tren- taine de kilomètres au nord de la ville de Baton Rouge.Selon un témoin, le gaz naturel s'est immédiatement enflammé et a déclenché un début d'incendie de foret qui a été maîtrisé deux heures plus tard.On ignore si les victimes ont été tuées par l'explosion ou par l'incendie qu'elle a provoqué.Le chantage au cyanure va continuer au Japon TOKYO (AFP) - Le mystérieux groupe de l'Homme aux 21 visages a refusé une offre de 120 millions de yens ($500 000) qui lui a été faite par un romancier japonais pour mettre fin au chantage au cyanure auquel il se livre depuis huit mois contre plu sieurs fabricants de produits ali-mentaires.L'écrivain populaire Kohan Ka-wauchi, 64 ans, avait offert l'argent au groupe par l'intermédiaire d'un article publié dans un hebdomadaire à grand tirage.Lors d'une conference de près B6, il a annoncé hier que l'Homme aux 21 visages avait refusé cet argent.« Nous ne sommes pas des Mendiants, lui a répondu le groupe, et nous pouvons extoi quer autant d'argent que nous le voulons aux riches et aux sociétés ».L'Homme aux 21 visages avait lancé la semaine dernière de nouvelles menaces contre le fabricant de bonbons Morinaga, dans des lettres adressées a la presse, s'il refusait de payer une rançon de 100 millions de yens ($400 000).Dix-huit boîtes de la marque Morinaga, contenant des bonbons empoisonnés au cyanure, ont été retrouves dans des supermarchés de l'ouest du Japon depuis le début du mois d'octobre.Pour la septième semaine consécutive.40 000 policiers sont toujours en état d'alerte pour tenter de mettre la m^n sur les auteurs de cet empoisonnement.RACHAT DES PERMIS DE TAXI Le nouveau président de la Ligue voudrait faire payer Québec Le nouveau president de la Ligue de taxi de Montréal a l'intention d'aller de l'avant le plus rapidement possible avec le plan de rachat des permis ANDRÉ NOËL_ Élu président de la ligue hier, M.Jean-Paul Hébert, 60 ans.d mandera au gouvernement que bécois de contribuer au finance ment du rachat.Cet ancien vice president de la ligue devra aussi réussir a main tenir l'unité de l'organisme, un des plus farouches opposants au plan de rachat actuel ayant été élu au poste de secrétaire.M.Willie Cicéron est en effet un des propriétaires qui se sont battus pour obtenir un nouveau vote sur le plan de rachat En avril dernier, T>1.7 p.cent des propriétaires ont accepte ce plan, mais certains affirment maintenant qu'ils ont été mal informes Les contestataires trouvent surtout exagéré d'avoir à payer SI 000 par année pendant sept ans pour financer le rachat des per mis, alors qu'ils doutent de l'efficacité du plan.À cet égard, le nouveau presi dent a indique que le gouverne ment devrait donner sa a qu'une façon de faire l'indépendante, a t il lance : c'est d'en parler, c'est d'en parler toujours, c'est d'en parler partout, c'est d'en parlei » temps et à contre temps, c'est d'en parler quand bien même personne ne voudrait plus en entendre parler! » M.Hheaume a annonce qu'il entreprendrait après les têtes une tournée des cégeps avec tous les indépendantistes qui voudront bien la peuvent ne pas être d/spombJet à tout ht Centre» te ce/rwons Goodyear ANJOU 8301.boul Métropolitain 354-7444 \u2022De 7 h 30 à 18 h 00 en semaine \u2022Samedi : de 7 h 30 à 17 h 00.«Garantie à rfeMlfl nationale \u2022Portez le tput à voire compte A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 NOVEMBRE 1934 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ClAUOf GHAVEl dir«»evr de I information JEAN-GUY DUèUT editorial.Me en chef Pourquoi ignorer Taiwan ?D'habitude, Ottawa fait tout son possible pour faciliter le commerce entre le Canada et d autres pays, mais dans le cas de Taiwan il y a une grave lacune.Comme le relevait Alain Dubuc dans sa série d'articles sur Taiwan, les contacts commerciaux entre les deux pays se font parfois au prix de longs périples inutiles.Il semblerait que, dans l'intention d'effacer toute ambiguïté dans nos relations politiques et diplomatiques avec la République populaire de Chine, le gouvernement soit incapable d'aider les Canadiens à maintenir des relations privées ou commerciales avec les habitants de Taiwan.On pourrait croire que la politique canadienne à l'égard de la Chine soit assez bien définie maintenant pour qu'il soit possible de favoriser des liens économiques et commerciaux avec I île.La politique étrangère du Canada est du domaine exclusif du gouvernement fédéral, mais Ottawa n'a pas la même exclusivité quand il s'agit de relations commerciales, financières et culturelles.Les gouvernements provinciaux, les entreprises, les universités et les simples particuliers peuvent établir des liens avec l'étranger pour autant que ces liens n'affectent pas les droits et les obligations de l'État fédéral.De son côté.Ottawa doit faciliter rétablissement de ces liens à l'étranger.C'est le Canada qui perd le plus du fait qu'il est laborieux et coûteux pour les hommes d'affaires de Taiwan de venir au Canada.Le Canada importe deux fois plus qu'il ne vend à Taiwan et ce déséquilibre s explique en partie par les obstacles qui existent à une simple visite au Canada.Par exemple, un homme d affaires de Taiwan qui veut importer des pièces d automobiles pourrait se trouver à Detroit.Si les pièces qu il cherche sont fabriquées à Windsor et qu'il veut aller sur place pour se renseigner, il doit faire le détour par Hong Kong pour obtenir un visa.Il n'y a pas lieu de s'étonner si nos exportations vers Taiwan se portent si mal L'économie de Taiwan est une des plus dynamiques au monde.Le Canada a beaucoup de peine à rester dans le peloton de tête des pays industrialisés et pourrait bénéficier des efforts faits à Taiwan pour s'adapter aux technologies nouvelles et pour développer sa propre haute technologie.La possibilité d'établir des liens scientifiques et techniques est aussi prometteuse que de développer davantage les échanges commerciaux.Les barrières aitificielles entre les deux pays nuisent plus au Canada qu'à Taiwan parce que les autres pays occidentaux ne suivent pas une politique auss» rigoureuse Ils entretiennent des missions officieuses à Taiwan.Ce sont des chambres de commerce ou des missions culturelles qui peuvent aider les intérêts de leurs citoyens dans I île et faciliter les voyages de Taiwanais à l'étranger.Il n'y a aucune raison pour que le gouvernement change sa politique bien définie à l'égard de la Chine populaire et cherche à améliorer ses relations dans tous les domaines avec elle.Cela ne devrait toutefois pas se faire au détriment des Canadiens qui cherchent à entretenir des liens privés, qu'ils soient commerciaux ou autres, avec Taiwan.Frédéric WAGNIÉRE L'Ethiopie à en devenir idiot Tout pour l'Ethiopie, sauf à manger! Arriverons-nous seulement à faire le compte de tous les reportages télévisés ou publiés, de tous les commentaires, de tous les éditoriaux.de toutes les opinions des savants experts, de tous les appels, de toutes les suppliques, sans doute aussi de toutes les prières depuis qu'est rebâchée l'insupportable vérité?D ici a Noël, 900000 Éthiopiens vont crever de faim, quelle que soit laide internationale apportée, et ce n'est qu'un début.Encore une fois, on dira que les médias exploitent la misère d autrui.Fallait-il cacher la vérité, omettre de montrer à l'humanité la scandaleuse image d'enfants mourant d'inanition?Ils auront péri sans même avoir eu le temps de savoir ce qu'ils sont venus faire ici-bas.Comment regarder ces images, entendre ces récits, le ventre plein?Comment parler de ce scandale, même à voix basse, sans avoir l'air idiot?Il se passe toujours quelque chose dans la conscience de nos contemporains face à I immensité du malheur des autres.La mort de six ouvriers à la suite de r effondrement d'un pont est certes un événement tragique exigeant qu'on s'apitoie.Mais c'est tout de même un événement moins tragique qu'une famine susceptible d entraîner la perte de millions de vies.En sorte que la première réaction devant la tragédie éthiopienne en est une de reconnaissance ou de satisfaction à la pensée que ce n'est pas ici, dans notre beau continent nord-américain, dans notre beau Canada, dans notre belle province (appelée d'ailleurs «La Belle Province») que des choses pareilles pourraient survenir.Certes, il y aura toujours aes pauvres parmi nous.Mais comme le sentiment du bonheur naît toujours des comparaisons, on se dit que, somme toute, vivre sur une terre d'abondance vaut tout de même mieux que de traverser des déserts sans pain ni eau.Cette première réaction passée, la mauvaise conscience s'installe Pour la chasser, rien de mieux qu'un don, qu'une obole, qu'un grand et généreux sacrifice Les gens ont été touchés et ils ont été généreux.Dans LA PRESSE de vendredi paraissait la lettre d une association ! d'entraide pour I Ethiopie exprimant la joie de voir « les Cana- \u2022 % diens en général et les Québécois en particulier manifester V leur solidarité ».\u2022 Les esprits froids franchissent une autre étape, se deman-dent comment de pareils désastres peuvent survenir et com-1; ment il faut faire pour les prévenir.Car, après tout, ces fami-j nés ne sont pas nouvelles.En 1973, sous Hailé Sélassié, l'Ethiopie avait connu les affres de la faim.Les successeurs du roi, adeptes de la faucille et du marteau, n ont pas su conjurer le péril.Cet aspect des choses est traité avec pudeur.Par les uns pour ne pas décourager les élans de ceux qui estiment que le Z+ plus pressant est de soulager la misère des masses malheu-« reuses, par les autres pour cacher que le communisme ne fait pas nécessairement le bonheur des peuples La tragédie éthiopienne salit le visage de l'humanité.Les > seuls qui n ont pas i air idiot sont ceux qui, étant sur place, *9 médecins, infirmières, missionnaires, donnent a manger à > ceioLqui ont fairmCeux-là sauvent l'honneur.j V \u2022 GwyCCVMIER ¦ oio A un frir coo&tt.37 PiAS&Ç ET, 7* à/â/) wHKi'toTBetutëer m T I I (Droits réservés) (Collaboration spét iate) Marc Laurendeau Le débat féroce ravive brusquement la flamme Le débat féroce qui secoue le gouvernement Lévesque et dé chire le Parti québécois, dan-un climat survolté par l'émotion, produit un résultat étonnant.Lorsqu'on discute avec des militants, une constatation survient vite: ce débat ravive la flamme chez des Indépendantistes ancrés dan- la torpeur, convainc us que plus rien ne se passerait.Mais l'enthousiasme soudain des indépendantistes pourrait n'être qu'une flambée.Une douche d'eau froide était apportée par les dénonciations sévères et désabusées de quel- ques-uns des créateurs les plu-influents.Le pute Gaston Miron.les cinéastes Denys Aivand et Jean Claude Labrecque.1 écrivain et éditeur Victor-Lévy Keaulieu.le romancier Louis Caron parlaient tous, dans Le Devoir de samedi, d'un retour à 1996, là ou Duplessis avait imposé sa propie volonté au devenir du Quebec, écartant Paul Gouin de son chemin après l'avoir utilisé pour esquisser un semblant de consensus.Gaston Miron dit éprouver une tristesse sans nom pour Lévesque qui parle de réalisme quand «le réalisme c'est aussi d'avoir un avenir».Pour sa part, Victor-Lévy Beaulieu déclare que l'actuel premier ministre a affaibU le Québec au maximum: «On ne fait plus peur à personnel».Cette véritable charge apparaîtra au gouvernement Lèves que comme une forme de rupture, d'abandon par ses meilleurs allies, qui avaient fait pénétrer l'idée de liberie, de «pays à bâtir» dans diverses formes d'art.I ne conclusion paraii s'imposer si jamais le projet d'indépendance doit prendre quelque envol, ce doit être sous une autre forme, grâce à un autre véhicule.Peut-être pourrait-il s'agir d'une forme de nationalisme économique, issue des milieux d'af faires francophones, et apparentée au vent de résistance qui a soufflé sur le Québec lorsque le cabinet Trud u s'en est pris à une institution importante chez nous, la Caisse de dépôt.La démission de cinq minis très crée une énorme commotion dans l'opinion publique.Le départ de quelques députés ne fait qu'accentuer la crise.Pour moins que cela, le gouvernement Bourassa fut brusquement déconsidère en 1975.Lorsque Jérôme Choquette.ministre de l'Éducation et ancien ministre de la Justice, quitta le cabinet avec fracas, dénonçant le penchant de Robert Bourassa pour l'ambiguïté, dans sa politique linguistique et scolaire, une brèche importante venait de s'ouvrir.Ceci dit.ia proposition de M.René Lévesque a l'exécutif de son parti reflétait le consensus informel d'une majorité d'as- sociations régionales et n'était pas dénuée de bon sens.Plutôt que d'affirmer que les prochai nés élections générales porteraient principalement sur la souveraineté du Québec, il s'agissait de faire dire désor-mais a l'article l du programme que «le Parti québécois a pour objectif fondamental de réaliser la souveraineté du Québec».Comme certains militants ont semblé le comprendre, le but pouvait être de ne pas inclure des éléments de stratégie électorale dans le programme.Mais au-dela des textes se trouve le terrible coup de poker tenté par M.René Lévesque L'opération semblait destinée non seulement a rallier prestement l'exécutif mais à faire tomber des têtes au sein du Conseil des ministres.Quelques jours avant la ma-noeux re, le conseiller special du gouvernement, M.Claude Charron, prédisait d'importantes demissions.Invité par la suite à la télévision, comme analyste et témoin privilégié d'une époque.M.Charron semblait posséder en mémoire une liste de ceux qui devaient partir et n'avaient pas encore quitté le cabinet.La probabilité d'une victoire dans St-Jaeques (où des sondages sérieux accordaient 10% d'avance au candidat du PQ, M.André Boulerice) amena vraisemblablement M.René Lévesque à procéder de manière expéditive.Car un premier triomphe dans une élection partielle aurait démontre le bien-fondé de sa stratégie de mise en veilleuse.Mais les ministres irréductibles avaient décidé de le priver de cet atout important.Ils utilisèrent l'arme suprême mais dont on ne peut user qu'une fois: la de-mission.Le départ d'un grand sel gneur comme Jacques Pari-zeau.redouté dans les conférences fédérales-provinciales.inventeur de formules ingénieuses d'exemptions fiscales stimulatrices, ébranle le gouvernement.Tout comme le ferait une démission, moins assurée celle-là, de cet homme profondément cultivé qu'est M.Camille Laurin, dont l'expérience remonte aux racines du PQ.Les intendants, Duhai-me.Bérubé, Clair, Marcoux et Tardif possèdent, à divers degrés leurs dossiers, mais ils n'ont guère l'attrait politique des étoiles qui comptent partir.Le seul moyen d'assainir le climat reste une course au leadership.M.René Lévesque pourrait s'y porter candidat ou remettre le flambeau à M Pierre-Marc Johnson.Et M.Jacques Parizeau devrait enfin s'y presenter.Cet exercice démocratique, longtemps retardé, vaudra mieux que tous les coups de force.REVUE DE PRESSE La censure au gouvernement Le nouveau gouvernement fédéral, qui a clame à tous vents son intention d'administrer le pays au vu et au su de tous, n'a certes pas convaincu le ministre des Affaires extérieures du bien-fondé d'une telle politique.M Joe Clark menace gravement cette ouverture en imposant la censure aux fonctionnaires qui sont sous ses ordres.Une directive a été émise à l'intention de tous les diplomats canadiens leur interdisant de s'entretenir avec les journalistes, même lors de réunions à caractère social, sans en avoir obtenu préalablement la permission ]a- ministre des Affaires extérieures est dans son droit lorsqu'il s'inquiète des informations imprécises ou erroie circulant SOT SQB ministère.Il est normal qu'il réclamée de ses fonctionnaires de ne pajs com- menter les decisions politiques ou certains documents tenus secrets pour des raisons de sécurité.Il a toutefois choisi d'appliquer une solution dangereuse au problème en imposant une censure totale.Or.il est à souligner que les rumeurs sont souvent provoquées par l'absence d'informations concretes.La censure ne peut qu'être source de rumeurs multiples.The Cfejfftiy Herald Le retour de M.Trudeau La perspective est horrible.Pierre Trudeau affirme que si le leader de l'Opposition John Turner et autres libéraux continuent de le blâmer pour le piètre état dans lequel se retrouve le Parti libéral, il pourrait bien faire un retour en politique Une telle menace devrait suffire à rendre quiconque \u2014 même les libéraux a tous crins qui sont à la recherche d'un bouc émis saire \u2014 aussi muet qu'un minis tre conservateur.* M.Turner, qui a décidé de ne plus participer à ces règlements de comptes, fait preuve de sagesse.Non sans faire preuve de tact, il déclare qu'on ne saura jamais si M.Trudeau aurait pu réaliser un nouveau miracle contre les tories de Brian Mulro-ney, comme il le prétend.Peut-être aurait-il pu.Mais, encore là, M.Trudeau, dans toute cette affaire, n'a fait que nous donner un nouvel exemple de son personnage.Même a la retraite, M.Trudeau possède l'art d'attirer l'attention.Même de son exil politique, ses déclarations ont une grande portée.«Surveillez-moi de près», a-t-il dit, menaçant.Non, merci M.Trudeau, nous préférons poursuivre sans vous.The Edmonton Journal Le mirage conservateur Les politiques du nouveau^ou-vernement conservateur dw.Ca- nada prennent de plus en plus l'aspect d'un mirage.La vision projetée par les tories brillent de façon séduisante à l'horizon, mais elle semble ne jamais se rapprocher.Aujourd'hui, après l'ouverture du Parlement et la lecture du discours du Trône, les Canadiens en savent autant sur Brian Mulroney et le gouvernement qu'il dirige qu'ils en savaient deux mois plus tôt, lorsqu'ils les ont élus.Ce qui revient à dire qu'ils n'en savent presque rien.Les discours du Trône, il va de soi, sont reconnus pour n'être jamais très consistants.En règle générale, on accepte qu'ils reposent sur des objectifs très vagues.Pourtant, même les discours les plus ternes du passé ont rarement été aussi vides de substance que celui que M.Mulroney a remis aux mains du gouverneur général Jeanne Sauvé.Les Canadiens méritent de connaître avec plus de détails les intentions de celui qu'ils ont élu en septembre dernier en lui accordant un mandat sans précédent.The Whmlpify Free Press la presse, montréal, lundi 26 novembre 1984 \u2022 _ TRIBUNE A 7 3 LIBRE Le point sur l'avortement L'auteur est président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec.Peu de sujets suscitent autant d'émotivité et de passion quo l'avortement.De même, peu de situations sont aussi difficiles à vivre que celles dune grossesse non désirée.Bien sûr, un avortement n'est jamais souhaitable, mais devient malheureusement une solution de dernier recours pour bon nombre de femmes.Qui sommes-nous pour juger ces femmes et Àugiittin ROY, m.d.leur donner des levons de moralité?Est-il préférable de se voiler la face et de refuser de voir la réalité de tous les jours?Est-Il pensable de retourner à la période des avor-tements clandestins avec leur cortège de complications et de mortalités?A ce que je sache, nous ne vivons pas dans un monde angéli-que.mais plutôt dans une société de plus en plus violente, égoïste et dure qui recèle encore beaucoup de misère humaine Au lieu de distribuer des condamnations à droite et À gauche, certains auraient intérêt à consacrer leurs énergies à l'aide aux suicidaires, aux jeunes aux prises avec la drogue et la prostitution, aux enfants battus et mal aimés, aux femmes violées, aux chômeurs découragés, aux vieillards abandonnés et j'en passe.L'avortement n'est évidemment pas une méthode contraceptive.C'est toujours l'aboutissement d'un échec de la contraception ou le résultat d'une erreur humaine dont aucune femme n'est a l'abri.Naturellement, aucune femme ne devient enceinte avec l'intention de se faire avorter et aucune femme n'envisage l'avortement avec plaisir.C'est toujours un drame humain qui se joue et qui risque de laisser des traces psychiques si la femme est culpabilisée outre mesure La plupart des femmes ont un désir profond et naturel d'avoir des enfants et de les élever dans de bonnes conditions.Mais une grossesse, ce n'est pas seulement une période de gestation de neuf mois, c'est un contrat de vingt ans et plus pour une femme et son conjoint, lorsqu'il existe.Si le nombre d'enfants par famille diminue, c'est justement parce qu'il est devenu de plus en plus difficile de remplir les dispositions de ce contrat.L'enfant a naître ayant droit a l'amour et à une certaine qualité de vie, il est normal qu'une femme s'interroge Bltr son aptitude à devenir mère, quand une grossesse n'a pas été planifiée.Que par le biais de la prévention et de l'éducation, l'on réduise au minimum les grossesses non désirées, c'est parfait.Mais que l'on parle encore d'imposer une grossesse, c'est insensé.L'époque de la femme manufacture de bébés est révolue.Chaque maternité doit être assumée totalement avec joie, sérénité et responsabilité.Plusieurs semblent oublier que l'avortement est légal au Québec lorsqu'il est sanctionné par un comité d'avortement thérapeutique d'un hôpital accrédité.En I»83, il s'est fait 9,655 avortements dans ces hôpitaux.Le problème, c'est qu'approximativement 90% de ces avortements ont été pratiqués à Montréal et les environs.Un hôpital dans les Cantons de l'Est et un dans le Bas du fleuve et la Gaspé-sie ont fait presque tout le reste.Pourtant, l'accessibilité des services de santé pour tous les citoyens est supposément un principe sacré garanti dans les lt,is.C'est en vertu de ce principe que trois «centres des femmes» et huit centres locaux de services communautaires, dont deux situés en dehos du Montréal métropolitain, ont organisé depuis quelques années des cliniques de planning familial, incluant l'avortement; il en est de même de quelques cliniques médicales privées, toujours à Montréal.L'universalité des services médicaux que tous les politiciens garantissent pour se faire élire, qu'en arrive-t-il?La loi est-elle bien appliquée?Certainement pas.Bien sur, il s'agit d'une loi permissive, qui ne force personne à faire un avortement ou à en avoir un, ce qui est correct.La loi est-elle applicable?Dans le contexte actuel et pour une foule de raisons, je suis obligé de répondre non.Alors, que faire face à une loi mal appliquée et inapplicable?Il faut avoir le courage de demander sa modification pour qu'elle devienne respectée et respectable.Il faut d'abord faire enle- ver toute référence aux comités d'avortement thérapeutique qui sont discriminatoires pour les femmes et contraires à la justice naturelle puisque les femmes y sont jugées sans y être entendues, sans parler des délais encourus qui rendent la situation encore plus compliquée.Il faudrait aussi s'interroger sur la nécessité de n'accepter que les avortements faits dans les hôpitaux, maintenant qu'il a été démontré que des cliniques médicales privées et publiques bien équipées pouvaient être aussi sécuritaires et sécurisantes pour la patiente.Ce changement serait peut-être un soulagement pour bien des hôpitaux.Personne n'encourage l'avortement et personne n'aime parler de cette pénible réalité.Partout dans le monde, la population, y inclus les médecins, est divisée sur le sujet, parce que chacun réagit en fonction de son vécu et de ses valeurs propres.Il faut d'ailleurs respecter l'opinion de chacun.Mon expérience m'a enseigné que tout le monde est contre l'avortement.sauf quand une personne est elle-même concernée ou qu'une de ses proches le requiert.Alors, et c'est normal, les principes et les objections tombent miraculeusement.L'avortement, c'est une affaire intime, une affaire personnelle qui regarde principalement une femme et son ou ses thérapeutes.Tant mieux si elle peut continuer volontairement sa grossesse Sinon, elle a le droit d'être aidée, et non humiliée et traumatisée davantage.Peut-on me permettre de rêver d'un jour où l'hypocrisie sera dis parue, où la méchanceté n'existera plus, où l'honnêteté prévaudra, où l'homme ne se trompera plus, où tous s'aimeront et s'entrai-dront?Je rêve, seul et en mon nom personnel.En attendant, je suggère à ceux qui prennent les articles de journaux pour la Bible d'essayer de s'imaginer comment on peut arriver à résumer correctement en quelques paragraphes un témoignage de près de quatre heures sur un sujet très complexe.Moi, j'ai eu peine à reconnaître mes propos tellement tout était enchevêtré.Avant de juger et de condamner, il faut vérifier et contrôler.Élémentaire prudence.À propos du Parti québécois Quand la lin justifie les moyens Le 9 juin 1984 le congrès national du Parti québécois adoptait sur rîi-vison la proposition voulant qu'à la prochaine élection, un vote pour un député du Parti québécois égale un vote pour la souveraineté.Ce faisant, les délégués réaffirmaient leur volonté de faire la souveraineté du Québec, non sans semer sur leur passage des embûches que leur fierté nationale, animée d'un enthousiasme viscéral et contagieux les empêchait d'identifier.Or, lorsqu'un symptôme laisse présager l'existence d'une pathologie potentiellement maligne, l'élaboration d'un plan de traitement dépend de l'exactitude du diagnostic.De tous les coins de la base on constate que l'élection référendaire comporte un risque suicidaire imponant.A défaut de loi sur la protection des partis politiques, c'est la base tout entière qui devrait prévenir ce geste impulsif.Dans la conjoncture actuelle, une élection référendaire permettrait à Robert Bourassa de prendre très majoritairement le pouvoir avec une équipe dont l'attitude et la performance comme opposition jettent des doutes sur sa capacité de défendre les intérêts du Québec.La complicité des libéraux fédéraux et provinciaux ne laisse présager rien de bon quant aux négociations fédérales-provin-v iales à venir.De plus, la venue au pouvoir de l'équipe Bourassa n'aurait rien d'un changement: elle a peu de nouvelles idées et peut de relève.Le Parti québécois de son côté détient un bon nombre d'atouts qui pourraient lui valoir à nouveau les faveurs de l'électorat.C'est un parti qui a toutes ses racines au Québec.Sa vocation nationaliste en fait le plus ardent défenseur de nos droits et intérêts.Sa flexibilité lui a permis de gouverner dans un regime federal, alors qu'idéalement il aspire pouvoir un jour en sortir, afin de détenir tous les pouvoirs d'un État souverain.Enfin, il est mieux placé que le Parti libéral pour faire affaire avec les conservateurs.Mais voilà le hic.En 1980, le Québec volait oui à 40.5% à la question référendaire.Respectueux de la démocratie, le Parti québécois acceptait un verdict qui eut pour effet de déclencher chez plusieurs de nos compatriotes une réaction de deuil, dont on avait sous-etimé les conséquences.Or, une réaction de deuil lorsqu'elle se prolonge devient pathologique et conduit souvent au suicide.C'est ce qui est en train d'arriver à un certain nombre de nos leaders les plus patriotiques.En tant que souverainiste, je comprends leur déception mais je n'approuve pas leur stratégie.La conjoncture actuelle nous force de constater que nous n'avons aucune chance de remporter une élection référendaire.C'est la réalité et nous devons en tenir compte.Quel mérite y a-t-il à vouloir faire en sorte que les Québécois disent au reste du Canada qu'ils trouvent la confédération «au boute» et ce, une deuxième fois en cinq ans, tout en donnant littéralement le pouvoir aux libéraux de Robert Bourassa?Ce serait là un geste d'automutilation dont il faut bien peser les conséquences.Cer- -N.Bï- \u2022 Priori* *tt accord** tout tatfa rvhrtqu* aux littrot d'inlorêt général ta ropporHtnt à en orfidat parut dont LA PtlSSÇ.Ut canchlan aaf do limyau*.\u2022 Lot t&rr+tpondontt doi vont inathra Htibêaanani taurt nom, odratta ai numéro da \u2022 LA PfffSSf m s'vnpopc pat a pvbUar tout* ht htfrot raçoat, ai à roèournar lot lartrot, monoztrth au outrât dotumtnit non pvbMéi.\u2022 l'ovfvr attum* VanHar* rotpontabHité ma tes opinion*.\u2022 Tool an rotpoxtont la ponté* da Vmrtovr, LA «Hff ta réterv» la droit d'abragar lot latitat talon Vatpexa dttpontbl*.\u2022 Si pottfbta écHr» à h moWtfne, à doubla intarUùno \u2022 Mara dodrattar va» laHrat comma toit: mfrlbona ISbra: U PftESSf, CP.4200, tlx*, hùta d'Attnoi Montréal H2Y 3M1 la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7.rue Sa.n» Jocquev Montreal M2Y IK9 Seule la Preite Canadienne eit autorisée à diffuser tes informations de \u2022 LA PRESSE » et celles des services de la Presse Aivoctée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.\u2022 Cournt* de ta deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400» Port de retour goranti ABONNEMENT 285-6911 Le service dot abonnements est ouvert du lundi ou vendredi de 7h à llh.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE 235-7070 285-7100 285-6191 285-4901 ANNONCES CLASSÉES Commande* 285-7111 é«liM4e»ve»e>eéftè17h Pour changer 285-7205 é» lend at vente* % \u2022 MM GRANDES ANNONCES Detoifafth 215-7202 Now, Télé-PrttM 285-7306 Voconces, royoges 285-7265 Ctmtate}professions, nommohom 285-7320 i.tes, eela permettant à certains de se retirer en imputant au peuple la responsabilité de leurs frustrations, mais l'emprunt d'une telle voie s'inspire davantage d'une agressivité refoulée que d'un patriotisme éclairé.La théorie évolutionniste de Darwin nous a appris que la viabilité des espèces dépend de leur capacité de s'adapter rapidement au changement.La survie des partis politiques obéira de plus en plus à cette règle.Si les souverainistes veulent demeurer une force politique ils devront choisir la voie de la .conciliation.(Si notre discours souverainiste n'a plus l'effet mobilisateur d'antan, il n'en tient qu'à nous de l'adapter pour qu'il reflète à nouveau les aspirations de la majorité).Les nationalistes québécois n'ont pas de raison d'être nostalgiques.Grâce à l'esprit qui les anime, ils ont inculqué au peuple québécois un sentiment de fierté qui lui a fait perdre le complexe de colonisé que l'on a cultivé chez lui et à son insu depuis si longtemps.Animés par cette fierté et doués d'un nouveau savoir-faire, les Québécoises et Québécois ont envahi les postes clés dans la société en démontrant que tous les niveaux d'excellence leur étaient accessibles.Quiconque est animé de cette fierté s'identifie à la cause nationaliste en participant à l'avancement du Québec.Nous sommes sur la voie de la souveraineté ou du moins nous allons vers quelque chose qui y ressemble parce que le processus est en branle et qu'il fait son chemin.Continuons à donner aux individus les outils dont ils ont besoin pour assumer leur indépendance personnelle et le Québec progressera sur la voie de l'autodétermination.La dualité n'est pas propre au nationalisme et pourtant il souffle aujourd'hui un vent de dualisme qui risque de nous affaiblir en nous divisant et en nous marginalisant.Il n'y a pas de «vrais» ou de «faux» nationalistes.Il n'y a pas de «lâches» ou de «caribous».Il n'y a que des nationalistes qui ont le goût de faire progresser le Québec et c'est ce qui compte.Ceux qui s'apprêtent À mourir en héros devraient reconsidérer leur décision car, c'est bien connu, les morts ne font pas avancer d'idées.Le peuple n'a pas encore acquis toute la confiance nécessaire pour réaliser la souveraineté et c'est à nous de la lui inspirer en prouvant que nous sommes toujours en mesure de composer avec la réalité.La souveraineté du Québec ne sera jamais l'oeuvre exclusive des militants d'un seul parti politique, mais elle résultera d'un mouvement de solidarité sans frontières partisanes, que seul un parti fort, moderne et flexible pourra mettre au monde.François VAILLANCOURT Président du Parti québécois Roijyn-Noranda-Témiscamingue La suppression du recensement de 1986: économie coûteuse?Il semble bien que le gouvernement du Canada a l'Intention de supprimer le recensement qui était prévu pour 1986.Une économie de 120 à 150 millions de dollars.Cela se justifle-t-il ?Nous sommes mal placés pour décider si une économie comparable présenterait moins ou plus d'inconvénients si elle était faite ailleurs Mais nous sommes persuadés qu'elle est fort dommageable pour beaucoup de personnes et beaucoup d'organismes.Il y a deux grandes catégories d'utilisateurs de recensement: les chercheurs et les planificateur^ organisateurs Les soussignés ap parviennent à la première catégorie.De notre point de vue, c'est-à-dire du point de vue de la plus grande partie des recherches de nature sociale conduites dans les universités, les besoins pourraient être satisfaits si l'on remplaçait le recensement par une enquête portant sur un gros échantillon: deux ou trois pour cent de la population par exemple.Ce substitut éventuel nous parait essentiel pour suivi» l'évolution de phénomènes sociaux qui se modifient rapidement: mariages de diverses formes, divorces, familles monoparentales, composition des ménages et des familles, caractéristiques linguistiques, migrations suivant diverses caractéristiques, etc.Cependant, ce substitut \u2014 à sup poser qu'on ait l'intention de nom l'offrir \u2014 risque d'être tout à fait inapproprié pour tous les planifi cateurs et organisateurs qui, eux, ont besoin d'informations sur les populations locales: études de marché pour les entreprUes pri vées, estimations des besoins pour toute une série de services publics (santé, enseignement, urbanisme, logements).Il est rare que ces planificateurs puissent se satisfaire d'échantillons relativement faibles par rapport à la population.Dans une région de 10000 habitants, un échantillon de deux pour cent correspond à 200 personnes, dont vingt, environ, ont plus de 65 ans C'est trop peu pour établir les besoins des vieux de la région.Il y a des centaines d'exemples de cette nature.On pourait ajouter qu'une bonne partie des 120 à 150 millions de dollars servent à rémunérer du personnel d'appoint temporaire dont la majorité gagnent de faibles revenus Faut-Il Interrompre, dans ces conditions, une série de recense ments qui dure maintenant depuis 20 ans ?Il nous semble que c'est là une économie qui risque d'être bien coûteuse.Yolande La vole, Nicole Mardi-Gratton, Robert Choiniére, Norbert Hobitaillv.François Nault, André Gutllemette.Yves Landrv.Bertrand Desjardins, Paul-Marie lïuot.Evelyne Lapierrr-Adancyk.Denis Morissette.Jacques Légarô.Gilbert Lagrange, Yves Péron, Micheline Frechette, Victor Piché, Sylvie Gauvin, Robert Bourbeau, Marc Tremblay, Hubert Charbon-neau, Jacques Henripin.Professeurs et chercheurs à l'Université de Montréal (Département de démographie) La restructuration scolaire Plusieurs croyaient qu'il était fini le temps où l'Église catholique faisait la pluie et le beau temps au Québec Pourtant l'Assemblée des évêques a pu à nouveau dicter ses volontés au ministre de l'Kduca-tion pour que le projet de loi :t sur la restructuration scolaire sauvegarde une tradition d'injustices malgré la Charte québécoise des droits et libertés.Non seulement ce projet de loi maintient-il toutes les discriminations religieuses et les inégalités de services déjà dénoncées lors du dépôt de la loi 40, mais il marque une étape supplé mentaire dans la légalisation des discriminations en limitant les libertés fondamentales de certains citoyens au nom des croyances religieuses des autres.En effet, l'article 80 aura pour effet de créer deux catégories juridiques de citoyens: les uns Jouis sent de l'entière possession dt leurs libertés fondamentales, les autres non.On institutionnalise ainsi l'inégalité juridique et ia discrimination religieuse, ce qui est inacceptable dans une société qui se veut démocratique.En limitant la portée des libertés fondamentales définies a l'article 43 de la Charte des droits et libertés de même que la portée des discriminations interdites énumérées à l'article 10, la loi 3 prive certaines catégories de personnes de leur droit de recours en vue de faire corriger des situations dans lesquelles leurs libertés seraient brimées.C'est la loi des mesures de guerre en éducation! Avec un tel article, aucune minorité ne pourra contester l'intégration de croyances et de valeurs religieuses dans un projet éducatif.De plus, il serait faux de prétendre qu'on pourrait contester les aménagements d'un tel projet puisque se mise en oeuvre fait partie inté- grante du projet éducatif lui-même.Le Livre blanc définit le projet éducatif comme «une démarche (concertée) par laquelle on cherche à nommer les besoins, à fixer les priorités, à choisir les moyens, à les mettre en oeuvre et à juger (.) des résultats obtenus» (p 89).On ne pourra donc contes ter ni les orientations du projet ni les moyens retenus pour le réali scr.Le seul fait que des enfants doivent baigner dans un milieu scolaire imprégné de ( royances religieuses qu'ils ne partagent pas et qui orientent l'enseignement et les activités de l'école, le seul fait que des enfants n'aient pas droit aux mêmes services éducatifs que d'autres, le seul fait qu'ils soient marginalisés dans la vie de l'école, mis à l'encart comme des bêtes étranges, le seul fait que ces enfants finissent pas vouiloir se r trouver en catéchèse à cause des pressions qu'ils subissent sera insuffisant pour dire qu'il y a atteinte à la liberté de conscience.Bien sur l'élève exempté pourra demeurer assis pendant la prière, demeu rer à la bibliothèque pendant les offices religieux et cela suffira pour démontrer que sa liberté, son égalité et son intégrité sont respectées .Par contre, rien dans la loi 3 n'empêchera une minorité religieuse de contester un projet éducatif laïque au nom des articles 3 et 10 de la Charte puisque la suppression de ces articles ne vaut que dans le cadre des projets éducatifs confessionnels.Ce qui veut dire qu'en aucun temps ceux qui ne partagent pas les convictions catholiques ou protestantes n'auront leurs libertés fondamentales pleinement garanties L'article 80 contredit donc de façon flagrante le principe des liber tés fondamentales de la personne en faisant prévaloir le concept de majorité/minorité dans l'exercice des droits fondamentaux qui sont pourtant des droits individuels.La loi 3 devient ainsi l'antithèse même du Livre blanc qui justifiait la nécessité d'une restructuration scolaire «pour mieux garantir le plein respect des droits et libertés» (pp.15, 59).Le seul ajout d'un article qui suspend les droits et libertés pour permettre des projets éducatifs confessionnels est une illustre démonstration du caractère discriminatoire de ces projets.L'article 682 de la loi 3 suspend également les libertés fondamentales et les garanties juridiques qui y sont attachées dans la Charte canadienne des droits.Ici elles sont suspendues pour tous et dans toute l'étendue de la loi, c'est-à-dire dans toutes la sphère scolaire.Selon l'article 1 de la Charte canadienne, le gouvernement du Québec devra démontrer que son geste «se justifie dans le cadre d'une société libre et démocratique».Si ces articles sont maintenus, ce sont donc des chartes amputées de leurs nerf vital, des chartes auxquelles on a enlevé la partie essentielle sur les droits fondamentaux qu'il faudra enseigner à l'école québécoise.Que le ministre Bérubé ait négocié cette loi avec le pouvoir clérical nous apparaît comme une lâche démission politique et un «à-plat-ventrisme» honteux.Qu'il ait limité les libertés fondamentales d'une partie des citoyens afin de plaire aux évêques est un geste odieux indigne d'un élu qui se doit de protéger les droits de tous et de chacun.Vitement une autre révolution tranquille.Daniel BARIL Président Mouvement laïque québécois Les femmes dans l'Église Sous le titre ci-haut, dans le numéro du 30 octobre de LA PRESSE, Mme Hélène Simard s'en prend au Saint-Père, à l'Église, et aux femmes «sans conscience» qui continuent de les écouter.C'est là, pour le moins, mettre de côté les règles d'une représentation régulière.On peut en dire autant des insinuations et autres amabilités que cette dame s'est permises.Elle peut sans doute n'être pas d'accord avec les prises de position du Saint-Père, encore faudrait-il qu'elle ne mêlât pas ce qui peut se discuter avec ce qui n'avait pas sa place ici, ni non plus avec ce qui relevait d'une impossibilité physique pure et simple.Elle fait un plat, par exemple, de ce que la pause à Fort Simpson n'avait pas eu lieu.Mais, c'est connu, tous les responsables du voyage s'y opposaient à cause des conditions climatiques.Fallait-il, pour reprendre une rencontre empêchée, débalancer tout l'équilibre du voyage?ou Madame aurait-elle voulu un miracle?Enfin, il ne faudrait pas mettre sur le même pied la visite du pape et la descente d'un papa qui vient «placer» ses gars trop turbulents, ni cette visite, avec un petit cours de déontologie.II venait rappeler les principaux points d'ancrage de la morale chrétienne et surtout ce lôbrer avec nous l'espérance que le Christ continue de nous offrir.S'il avait dû relever tous les griefs de Madame et tous les griefs de tous les habitants du pays, le Saint-Père serait encore Ici.Essayons donc d'apprécier sa démarche avec l'intention qui l'amenait parmi nous, et de reconnaître qu'il a tout de même aidé bien des gens à se reconnaître, à regarder l'avenir avec confiance aussi, grâce au message du Christ qu'il nous a rappelé.Jean-Paul AMIOT c.s.v.Rigaud Irénée Desrochers L'Église de Québec vient de perdre l'un des plus brillants porteurs d'une pensée ecclésiastique dans le domaine des sciences sociales.L'histoire contemporaine du Québec ne pourra s'écrire sans mentionner la contribution du père Irénée Desrochers, collaborateur puis directeur de l'Institut social populaire, professeur à l'École des relations industrielles de l'Université de Montréal et rédacteur de la revue Rotations dont il fut le directeur pendant de nombreuses années.Homme social et d'action, prêtre d'une fidélité indéfectible à son ordre et à l'Église, sociologue et politicologue, cet ancien supérieur provincial des Jésuites de la province de Montréal a su adapter toutes les facettes de sa riche et austère personnalité à ses diverses activités.Il est d'ailleurs dommage à l'instar du père Georges-Henri Léves-que dans ses Souvenances, qu'il ne nous ait pas fait connaître dans une sorte de confession intimiste le cheminement d'une vie peu banale où prédominait le souci d'aider les autres à travers les drames humains de la faim dans le monde, des injustices en Amérique centrale, de la lutte des classes, du chômage d'ici et du droit «objectif» au travail Pendant quinze ans, il a été vicaire dominical à la paroisse Saint-Edouard de Fabreville et ce séjour hebdomadaire à ville de Laval était pour lui une détente.En 1982, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de la paroisse, il écrivait dans l'album souvenir ces simples mots empreints de sérénité.«Je chanterai au Seigneur la joie d'avoir pu vous rencontrer.Vous pensez peut-être, beaucoup d'entre vous, que vous ne m'avez pas parlé; et pourtant.Je vous ai entendus: vos yeux, chargés de silences, m'ont parlé, encouragé.Et je me plaij en ce moment à vous en re- _i_ mercier Que le Seigneur vous bénisse, .ous et vos familles.«Je continue à accumuler de beaux souvenirs, comme autant de belles fleurs que je pourrai sans fin contempler.«Très souvent, je ne connais pas vos noms; mais toujours, je reconnais vos sourires.Vous êtes oour moi une magnifique famille.Et vous le serez maintenant toujours.» Nous retiendrons de cet homme effacé qui avait toutes les caractéristiques de l'antivedette le souvenir d'un être humain érudit et d'une grande rigueur intellectuelle, extrêmement sensible aux joies et misères de ses pairs, chaleureux dans les rapports avec ses semblables et pourtant toujours en retrait.Quelle belle façon de faire passer ses idées! Jean-Denis PELLETIER, ing.Fabreville, Laval 394, Laurier ouest.Montreal 273-?484 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 NOVEMBRE 1984 A 8 PL Ml $3 FEUX SUR L'ACTUALITE ANJOU 80: une dette de $15 ions en 2 ans Sous le nom d'Anjou '80, l'administration du maire Jean Corbeil a créé, en 1979, une corporation municipale d'habitation unique en son genre et qui, à l'heure actuelle, ne possède pas d'équivalent dans les autres villes Cette corporation diffère des autres, par exemple VOperation 20 000 logements de Montréal.en ce mus qu'elle agit comme une compagnie privée.Elle achète ses terrains, y construit ses propres maisons, en fait la promotion et les vend à des particuliers.Du même coup, elle assume les risques financiers ou, le cas échéant, encaisse les profits FLORIAN BERNARD Anjou '80 n'a toutefois pas réussi, jusqu'à maintenant, à atteindre le seuil de rentabilité.Non seulement l'objectif de vente des maisons accuse-t-il une perte de 53 p.cent en 1984, mais la corporation a accumulé une dette à long terme de $15 millions.Cette dette, confirmée par le maire Jean Corbeil.président de la corporation, représente déjà le quart de la dette globale de la ville Les obligations à long terme de la municipalité et de sa corporation sont de l'ordre de $75 millions.Mais le maire Corbeil n'aime pas qu'on fasse l'addition de la dette de la ville \u2014 $(J0 millions \u2014 et celle d'An jou yH0 \u2014 $15 millions \u2014 même si.en vertu de la loi, les contribuables d'Anjou sont responsables des deux dettes.Une opi nion juridique demandée en 1982 a l'avocat Jean Legault de la firme Pouliot, Mercure.Le-Bel, Desrochers & Dancosse confirme que les obligations d'Anjou '80 sont la responsabilité des citoyens d'Anjou.D'ail leurs les emprunts négociés à la Banque Nationale par Anjou '80 ont été garantis par la municipalité.La corporation Anjou '80 a pour mission d'assurer le développement de vastes secteurs non construits de la ville \u2014 environ 35 p.cent du territoire \u2014 en s'administrant sur le modèle d'une société privée de développement.De l'aveu même de son maire-fondateur, elle innove dans tous les domaines et \u2022 réalise au profit des Angevins ce que jadis les spéculateurs ont réalisé pour eux-mêmes».Elle n'a pas hésité, par exemple, à acheter au moyen d'emprunts à long terme une quantité de terrains qui ne seront pas construits avant plusieurs années.Administration Les administrateurs d'Anjou '80 sont ceux de la ville.Le conseil d'administration est présidé par M.Corbeil.Le secrétaire et le trésorier sont MM.Claude Denault et Robert Roy qui occupent les postes de directeurs généraux de la municipalité.Deux conseillers du parti du maire Corbeil, M.Rene Royeret Mme Jacqueline Gagnon siègent au bureau de direction en compagnie de trois hommes d'affaires.MM.Hervé Bourcheix, Roger Chèvrefils et André Bineau.Le directeur des services admi-nistratrifs, René Boivin, est l'ex-direi leur des Finance^ d'Anjou.M.Jean-Pierre Hogue.conseiller spécial du maire Corbeil et M.Robert McCoy de la firme Beauregard, Hutchison, McCoy.Capistran & Associés, sont mandataires de la corporation Anjou '80.L'un des membres du conseil d'Anjou, M.Jean-Paul Miron.a démissionné pour occuper un poste de responsable des ventes à Anjou '80, ce qui a entrainé une élection partielle dans son quartier.Dès l'arrivée de M.Hogue au sein de la corpo ration, le directeur général, M.Charles Martel, en complet desaccord avec les principes de M.Hogue.a négocié sa propre démission.11 a obtenu une allocation de départ de $16 000 et a trouvé un emploi chez Lavallin.Aujourd'hui encore, M.Martel reste très amer de son expérience à Anjou '80.«Cette corporation aurait pu réussir, confie-t-il, si elle avait conservé des objectifs réalistes, et surtout si elle avait su éviter de s'endetter aussi lourdement par l'achat de vastes terrains qui ne seront pas construits axant des années.Mais des l'arrivée de M.Hogue au sein de la Corpora tion, on a vu trop grand.J'étais constamment en désaccord avec lui.Le maire Corbeil \u2014 dont je fus l'un des compagnons les plus fidèles aux heures difficiles après l'enquête Surprenant \u2014 m'a signalé que je devais adopter la 'philosophie' de M.Hogue ou démissionner.J'ai préféré démissionner ».Le maire confirme les propos de l'ex-directeur.« C'est vrai qu'il fut un bon compagnon, dit-il, mais en refusant d'adopter une politique administrative et un style de gestion auxquels tous les autres avaient adhère il n'avait plus le choix de garder son poste.Il est parti en bons termes et nous a écrit une belle lettre de démission, invoquant des raisons de santé ».Peu de temps après.Anjou '80 embauchait le beau-frere de M.Hogue, Rosaire Bélanger, pour diriger le secteur des ventes.Mais ce dernier n'est resté en poste que six mois Anjou '80 a démarré grâce à un prêt de $286 226.17 consenti par la ville au début de 1980.L'argent provenait du virement de fonds d'un surplus de règlements.Depuis les débuts, la corporation a accumulé les découverts, n'arrivant pas à vendre suffisamment de maisons pour assurer un équilibre annuel aux livres.Un autre déficit cette année Le maire Corbeil admet que l'année en cours se soldera par un déficit qu'il se refuse à évaluer pour le moment.Les dettes de la corporation s'élèvent actuellement à près de $15 millions.Les projections de 255 maisons en 1984 n'ont pas été at- teintes, et de loin.Seulement 105 maisons ont été vendues Le trésorier de la corporation.M.Robert Roy .de même que le maire Corbeil ont confirme cette impossibilité d'atteindre leur objectif.Dans la meilleure des» hypotheses, les dirigeants de la corporation prévoient vendre de 110 à 120 maisons A un prix moyen de $75 000 par maison.Anjou '80 aura un sérieux trou financier dans ses opérations courantes.Dans une lettre de Robert Roy, le 11 janvier 1984, à l'occasion de la présentation du budget, le maire Corbeil avait annoncé la \u2022 vente assurée » de 253 maisons durant l'année Avec un tel volume de ventes, la cor poration aurait équilibre ses opérations et realise un certain profit.A on » ., x % pho,os Michel Grovel.LA PRESSE- Anpu 80 n a pas réussi, |usqu a maintenant, a atteindre le seuil de rentabilité.r *3 élevés à $203305.19 El c'est jus- : tifiable puisque pour assurer sa \u2022 vitalité financière, dette corpo -ration doit vendre.Or, pour yen- Z dre.il faut de la public lté.En * agissant comme une entreprise -privée, Anjou '80 doit assumer Z ce role jusqu'au bout.Z Pour régler son dernier Z compte de la ville pour achat de ; terrains et taxes \u2014 de l'ordre de $4 millions \u2014 Anjou '80 a du ne .goeier une marge de crédit au- ! près de la Banque Nationale.L'emprunt a été réalisé au taux de base flottant, c'est-à-dire qu'il peut varier selon la situation du marche.Rappelons qu'en 1981-82.par exemple, ce taux flottant avait grimpé jusqu'à 20 p.cent.Le dernier emprunt de $1 million- a été négocié à un taux d'environ 12 p.î cent.L'intérêt annuel est de : l'ordre de 1480000.Les maisons construites par -y-*- u 80 se vendent aux alentours de $75 000 _4.__ La dette à long terme d'Anjou '80 comporte des emprunts pour l'achat de terrains ($8 millions), $4,3 millions pour les résidences Neuville et $2,5 millions d'emprunts de la Banque Nationale, soit un total de $14,8 millions.La corporation doit assumer en outre de lourdes obligations financières pour ses opérations courantes.Elle a besoin de revenus massifs et régu liers pour assurer sa stabilité financière.Elle doit verser $550 000 de taxes municipales chaque année à la ville, en tant que corporation autonome.Elle fait aussi face a des remboursements de dette de $800 000 par année.Le loyer qu'occupe la corporation sur le boulevard Des Roseraies, dans le carré des Galeries d'Anjou, coûte $2 614.08 par mois.Les salaires totalisent $4 983.63 par semaine.Les honoraires versés aux professionnels sont élevés Au cours des derniers douze mois les honorai res de marketing et de publici tés, d'après les factures de Beauregard, Hutchison.McCo\\.Capistran & Associés, se sont 1 M.Corbeil n'est pas inquiet Le maire Jean Corbeil ne se dit aucunement inquiet de la dette à long terme d'Anjou 'so ni de sa situation financière quotidienne.Il fait valoir que des terrains ne se dévaluent jamais et qu'à long terme la corporation augmentera ses actifs Il souligne que par les taxes qu'elle verse, Anjou '80 contri bue à alléger le fardeau fiscal des Angevins II refuse d'additionner la dette de $14 8 millions d'Anjou '80 à celle de $60 mil lions de la ville, estimant qu il s'agit de deux entités administratives qui ne doivent pas être confondues.Le maire conclut que si un jour les choses devaient aller très mal, la corporation n'aurait qu'à revendre ses terrains à l'entreprise privée pour récupérer son argent.Ce que M.Corbeil ne dit pas, toutefois, c'est que 50 p.cent des terrains acquis par Anjou '80 avaient été saisis par la ville, pour défaut de paiement des taxes, parce que leurs proriétaîres n'arrivaient pas à les faire fructifier En attendant de construire sur ces terrains.Anjou '80 don verser annuellement des taxes à la ville.m Pour le maire Corbeil, il ne s'agii pas dune situational dra matique : .Avant, soutient-il, ces terrains saisis pour clef tut de paiement des taxes ne nous rapportaient rien.Aujourd'hui Anjou '80 nous verse des taxes.Ces terrains sunt devenus productifs avant même d'être construits Mijs c'est un cercle vi cieux.Pour payer les taxes slir des terrains non bâtis, Anjou '80 doit emprunter à long terme, ce qui augmente d'autant la dette globale des citoy ns DEMAIN : Le cas de la bibliothèque LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 NOVEMBRE 1984 Enrhumé, ne prenez pas l'avion ! Vous vous apprêtez à vous envoler vers le sud, mais vous ave/ un gros rhume ?Attention! Les médecins spécialistes de l'oreille déconseillent à leurs patients de prendre l'avion s'ils son» sérieusement congestionnés.ANDRÉ NOËL I\" ¦ Il !.En fait, les médecins des lignes aériennes interdisent carrément aux pilotes et aux hôtes st*s de monter en a\\ Ion s'ils souffrent d'une Inflammation des oreilles Ht le secrétaire de l'Association des oto rhino-laryngologistes.le Dr Jean-Jacques Du-fdur.met régulièrement ses patients en garde contre les barotraumatisnies.un trouble douloureux de l'oreille provoqué par l'augmenta tibn soudaine de la pression atmosphérique.L'atmosphère des avions a la même pression qrje celle qui existe à une altitude de (iOOO ou 7 000 pieds.Quand l'avion atterrit, la pression naturelle s'ajoute brutalement à cette pression artificielle et comprime le tympan.Si elle n'est pas Inflammée, la trompe d'Eus-tache réussit à faire l'équilibre entre la pression extérieure et celle de I oreille interne.En cas contraire, le changement rapide de pression risque de provoquer un saignement ou, rarement, de perforer le tympan.La douleur peut être très vive.C'est ce que les ORL appellent le barotraumatisme.Petite perforation Lorsque leurs patients doivent absolument prendre l'avion, les ORL peuvent eux-mêmes pratiquer une petite perforation dans le tympan et fixer un tube qui assurera l'équilibration des pressions.«Dans de rares cas, un barotraumatisme provoque une douleur atroce, explique le Dr Claude Thibault, spécialiste en médecine de l'aviation chez Air Canada.Il n'y a donc pas de risques à prendre avec les pilotes et les agents de bord.» Le Dr Dufour estime de son côté que les com pagnies aériennes devraient prévenir leurs clients des dangers du mélange « rhume + avion», par le biais d'affiches ou autrement, mais le porte-parole d'Air Canada croit que ce n'est pas le rôle des transporteurs «Ce n'est pas aux compagnies aériennes d'éduquer les gens sur leur santé, dit M.Daniel-Yves Durand.Il y a des organismes publics pour ça.» M.Durand suggère aux voyageurs de se munir d'une assurance-annulation lorsqu'ils achètent un billet.L'assurance coûte au maxi mum $25.indique-t-il, et elle peut éviter de gâcher des vacances à cause d'une grosse grippe Pétition en faveur du bus à Dorval Des citoyens de Dorval s'opposent au fait que leur maire favorise le développement du train de banlieue plutôt que l'autobus.Selon eux, l'autobus est plus flexible que le train et coûte moins cher aux usagers.RONALD WHITE_ «Les citoyens de Dorval sont très attai au service d'autobus express qui relie notre municipalité à la station de métro Lionel-Groulx », explique un ci toy en, Pierre Bris son.«La Commission de transport de la communauté urbaine de Montréal (CTCUM), qui gère les lignes-express 211 eî 212, envisage d'abolir ce service ou du moins d'en réduire la fréquence », affirme-t-il.Selon M.Brisson, le maire de Dorval.M.Pe COLLÈGE FRANÇAIS COURS COLLÉGIAL 1 ' INSCRIPTIONS POUR LA SESSION D'HIVER (janvier 85) ET D'AUTOMNE (sept.85) _ SCIENCES \u2022 \u2014 sciences de la santé \" \u2014 se iences pureN et appliquée^ SCIENCES HUMAINES \u2014 sans mathématiques \u2014 avec mathématiques \u2014 m iences de l'adminiMralion LETTRES \u2014 lettres - langues N.B.I) Des cour-ci 'informatique sont .prôposfo dans le cadre des programme- du secteur généra,! 2) Dès maintenant, inscriptions au PRIMAIRE et au SECONDAIRE l kA^i pour septembre 198$ I 185' av* Fairmount ouest \\j W (métro Laurier) ^7 Montreal Tél.: 495-2581 ¦ Pernm «74 12 719 194.00$ La Quotidienne \u2022\t\t\t 3\tl m m\tj\tv s \t708 693 i 548\t775\t701 677 4\t\t\t \t2688|705113191\t171871 ¦ - - 1\t9175 6234 -\t\t\t Super Loto ?5-1t-84j lde 100 000$ : Nvmtttjx non 898A576 431 B990 463 B 520 707B876 893B816 1217087 1783934 2114189 2734372 4 pour chacun dev 4 rtum«rot Ci h«u» S o«fcMNtl i 000* * a«rr».«»*rn-'rr«* SOOS lflfidin'M'H '00S GROS LOTS 1 000 000$ chacun f r c*t cM etap«\"t« tMtft cette »\\t* te o»i 5 derniers jours Rabais 15%* surtout nettoyage à prix régulier Confiez vos meubles et moquette au service de nettoyage Sears Steamatic.Sears vous offre, en exclusivité, la méthode Steamatic' brevetée, vous serez emballés des résultats obtenus.Le travail est garanti; ne laisse aucun résidu de shampooing ou savon et sèche rapidement.Région métropolitaine seulement.*En vigueur jusqu'au 30 novembre 1984 ml \\4f 1 r /// .'i en : lit' s,.» v/, m4p 1 m ¦m Téléphoner dès aujourd'hui à notre service de nettoyage à domicile.pour un devis sans obligation.336-5620 vous en avez pour votre argent.et plus pousse bien, mment! 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