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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-12-28, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE LA MÉTÉO : BRUINE VERGLAÇANTE, VENTS MODÉRÉS MINIMUM: -12°, MAXIMUM: 2°.DEMAIN: NUAGEUX ET DOUX.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984, 101e ANNÉE, N°69, 56 PAGES, 4 CAHIERS SEARS Vente d'entrepôt En vigueur du 3 au 12 janvier.35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Sept-lles et Baie Comeau: 50 cents MEURTRE DU PERE POPIELUSZKO Les assassins espéraient toucher une récompense d'après AFP, Reuter, ap Au milieu d'un impressionnant déploiement des forces de l'ordre, l'ombre de l'inspirateur occulte a plané hier, à To-run, dans le nord de la Pologne, à l'ouverture du procès des quatre policiers inculpés dans l'assassinat \u2014 en octobre dernier \u2014 du père Jersy Popielusz-ko, 37 ans, proche du syndicat dissous Solidarité.En présence d'une centaine de spectateurs, dont la mère de la victime! les trois auteurs directs de l'assassinat, le capitaine Grzegorz Piotrowski, 33 ans, le lieutenant Waldemar Chmie-lewski, 29 ans, et le lieutenant Leszek Pekala, 32 ans, apparaissaient pour la première fois à visage découvert.À leurs côtés se trouvait le colonel Adam Pie-truszka, accusé d'« instigation et d'assistance au crime».Selon une déclaration faite par le procureur à l'ouverture des débats, les trois ont affirmé qu'ils pensaient bénéficier d'un appui à un niveau élevé et s'attendaient à être récompensés pour leur crime.Pekala, le premier à être interrogé, a déclaré que Piotrowski les avait convoqués, début octobre, pour savoir s'ils voir PROCÈS en A 2 Anton Stastny tire la langue en tentant d'arrêter le grand Larry Robinson, téléphoto upc Et de trois pour le Canadien! 1 Encadrés d'agents en uniforme, les quatre policiers polonais accusés de l'enlèvement et de l'assassinat du père Popieluszko ont assisté hier au début de leur procès.téléphoto ap Le pape, Jackson et Dufresne évitent le pire à la RIO en 84 Nos informations en page A 4 Ver 7e fou&ArÇ' '''^.''^¦f'/'M.\"-1 , -'\" \"-\"~-!- -\u2014- BÎLLET Les SOMMAIRE Annonces classées B 6, C 6 à C 9 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 3 \u2014 Horaires.C 4, C 5 Décès, naissances, etc.C 9 Économie.B 1 à B 6 Éditorial.A 6 FEUILLETON « Les portes tournantes » .C 7 Horoscope.C 8 Le monde.B 8 Météo.A 2 Mots croisés.C 7 « Mot mystère ».C 6 Quoi faire aujourd'hui.C 4 Télévision.C 2 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10,11 Mots croisés.14 Il a fallu l'intervention de trois remorqueurs dont le « Felicia », à l'avant-plan, pour ramener à bon quai le lourd cargo yougoslave « Admirai Purisic », parti à la dérive dans les glaces du Saint-Laurent.photo Denis CourviUt, la presse Deux lourds cargos partent à dérive dans le port de Montréal déserteurs C'est Camille Laurin qui va apprécier.Son successeur aux Affaires sociales, le ministre Guy Chevrette, vient de le rabrouer publiquement en commentant le règlement du conflit de travail chez les ambulanciers de Montréal.Dans une allusion, même pas voilée au conflit de l'hôpi-tal Saint-Ferdinand, l'ex-syn-dicaliste devenu parrain d'une loi « musclée » contre ces syndiqués a expliqué qu'à son avis «ça n'a plus de sens de continuer dans ce sens ».C'est-à-dire d'absoudre sans condition des grévistes qui défient la loi.Après le nouveau ministre des Finances, Yves Duhaime, qui n'a pas mis beaucoup de temps à prendre ses distances face à son prédécesseur, Jacques Parizeau, c'est au tour du père de la loi 101 de connaître le sort réservé aux déserteurs par les détenteurs du pouvoir.Comme si le fait de demeurer fidèles aux idéaux qui les ont amenés à la politique entachait subitement tous les gestes auxquels leurs anciens collègues applaudissaient.Us ne sont pas les premiers à être brûlés après avoir été adorés.PIERRE GRAVEL J Tout peut arriver sur un bateau quand le capitaine n'est pas à son poste.Quand on a réussi à trouver le capitaine du cargo yougoslave Admirai Puri DENIS MASSE sic, hier après-midi, ce fut pour lui apprendre que son bateau était parti à la dérive dans les glaces du Saint-Laurent et que l'on craignait qu'il n'aille s'échouer sur les hauts-fonds, dans le port de Montréal.L'incident a duré une couple d'heures et a surtout tenu en haleine les responsables de la sécurité portuaire et les équipages des remorqueurs partis à la chasse d'un lourd navire à la dérive.Tout a commencé à 14 h 30 lorsque le navire Cicero, remontant le port vers la section M4, a éprouve des pannes de moteurs et, incontrôlable, est allé heurter le yougoslave Admirai Purisic qui se trouvait amarré au quai 73.Du coup, les amarres furent rompues et le yougoslave partit à son tour.en goguette vers une destination Inconnue, Il fallut évidemment l'intervention rapide des remorqueurs.Trois porte couleurs de la McAllister Towing furent dépêches sur les lieux afin de ramener le fugitif à bon port.Ce qui fut fait en moins de 120 minutes.Entre temps, le i fceit) avait repris sa course folle et gagnait tranquillement son quai habituel, dans le Vieux-Port.Les dommages aux deux navires sont minimes.Le pire était à craindre mais ne s'est, heureusement, pas produit.Les incidents du genre sont plutôt fréquents dans le port mais ne donnent généralement pas lieu à des alarmes trop fortes.Il y ;i environ six semaines, un incendie s'était déclaré à bord du navire Hagni Bergmais avait été maîtrisé avant d'atteindre des proportions trop graves.Le$ US atteint de nouveaux sommets - page B 1 DÉPÔT GARANTI ff trust general DOUBLEMENT AVANTAGEUX \u2022QRTFKUILLE PIACEMEN1S GRATUIT SUCCURSALES__j Mtl University \\ 100.iversity, 87 Mtf Place Viile Marie iaier.e des 0utreroont \\ Vincent ; Hdy; 739 3 Ville Mon! Royal Centie Rockland 7200 __CONSEILLERS_ Mil AhunUtc 38^ éOO 383 Uval CjJH)mcdtjr_6g7 j _Rhft tud St-Hubtrt; 4j 4M___Grantoy; J7H 11 11 10 5/8°/c (5ans) (3ans) ¦ %0 OSmois) Intérêt annuel Intérêt a fecheance v v V t A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DECEMBRE 1984 PROCES SUITE DE LA PAGE A 1 ri lient prêts à participer «à une opération périlleuse, couverte par les chefs», au cours de la quelle T«aumônier de Solidarité pourrait perdre la vie» Le but de cette opération était d'intimider le père Fopieluszko pour mettre un terme aux sermons en faveur du syndicat dissous, qu'il prononçait une fois par mois en l'église Saint-Stanis las, à Gdansk, fief de Lech Walesa.Au cours des interrogatoires fcvant le procès, Piotrowski a fermement nié avoir tenu de tels propos.Il a affirme avoir monté ^opération de son propre chef, «par frustration» devant le \u2022manque de succès de son dépar tement» contre «les activités anti-État de certains prêtres».Le quatrième accuse, le colonel Pietruszka, qui aurait fourni, selon l'accusation, des laisse/ passer spéciaux a ses subordonnés pour monter un traquenard au père Popieluszko, a tout nié, qualifiant d«absurde» cette accusation.Mais ce qui ressort de cette première journée, à laquelle >euls cinq correspondants de la presse étrangère ont été autorises à assister, c'est que les accuses malgré leurs déclarations contradictoires, ont tenté à deux reprises d'assassiner le père Fopieluszko.Une première fols, le 13 octobre, sur la route de Gdansk à Varsovie, ils ont lancé des pier- res contre la voiture du prêtre pour tenter de provoquer un accident.Le scénario était alors, selon Pacte d'accusation, soit de brûler la voiture, soit d'enlever le prêtre, de le menacer et, le cas échéant, de le tuer pour l'enterrer dans un endroit «où per sonne ne l'aurait retrouvé».La deuxième fois, le 19 octobre, sur la route de Bygdoszcz, sera la bonne.Le chauffeur du père Popieluszko, Waldemar Chrostowski.s'échappera par miracle en sautant de la voiture en marche des ravisseurs.Le prêtre, enfermé dans le coffre, sera battu à trois reprises, à cha que fois qu'il reprendra connais sance Comble du raffinement poli cier, Piotrowski avait confectionné un bâton spécial, «long de 55 cm et entouré d'étoffe», pour battre le père Popielus/ko, qui était bâillonné par une corde reliant le cou aux pieds en passant par le dos.Quand ses tortionnai res l'ont jeté dans la Visiule.I'« aumônier de Solidarité» n'était plus qu'un cadavre.Il s'était vraisemblablement, selon l'autopsie, étouffé dans son pro pre sang.A l'audience.Piotrowski.élégant, a eu l'air très sûr de lui, tout autant que Pietruszka, fort de son «innocence».Chmielews ki et Pekala ont semblé plus nerveux.Le procès doit reprendre aujourd'hui et on s'attend qu'il soit ensuite ajourné jusqu'au 2 janvier.Le verdict est attendu le 12 janvier.Les quatre accusés risquent de huit ans de prison à la peine de mort.photo Michel Gravel, LA PRESSE Les gens de Berthierville ont bravé le froid pour aller rappeler au ministre De Cotret qu'il est d'abord leur député.LE FEU RAVAGE LE PLATEAU Une fillette périt dans un incendie Le feu a de nouveau sévi en plusieurs endroits du Québec, hier, faisant une autre victime qui s'ajoute aux sept déjà répertoriées durant le congé de Noel.¦ Une fillette de deux ans, ht linda Meunier, est décodée hier après-midi dans les flammes qui ont dévasté la demeure de ses parents, à Magog.Selon les premieres constatations, l'enfant aurait succombé à l'as phyxie.On ignore pour l'instant la cause du sinistre ¦ A Montréal, par ailleurs, les Incendies d'origine douteuse ont continué à entretenir la crainte chez les citoyens du Plateau Mont-Royal.Trois feux ont en effet ete signales au cours d'une intervalle de 35 minutes, dans ce quartier.Peu après 7 h 30, hier soir, les flammes prenaient naissance dans deux maisons désaffectées de deux étages portant les numéros civiques 1826 et 1828, ruelle Simard.A la minute même, un autre ton détruisait une maison d'habitation de deux étages en cours de rénovation, au 4330, rue Papineau.Près d'une demi-heure plus tard, les flammes sévissaient cette fois-Ci aux 2203 et 2205.rue Marie Anne, deux maisons d'habitation de trois étages.Les flammes ont débuté dans les hangars arrière.Aucune victime n'a été heu reusement à déplorer.Les pompiers, répondant a trois alertes, ont rapidement maîtrise ces sinistres dont l'origine reste à déterminer.¦ Au moment d'aller sous presse, par ailleurs, un incendie faisait rage dans un entrepot Metro Richelieu, au 11 701, rue Albert-Hudon, dans le bassin industriel de Montréal-Nord.Les flammes étaient si intenses que les autorités locales ont lancé un appel à l'aide aux pompiers de Saint-Léonard, Anjou et Montreal-Est.Les degàts seraient très importants ¦ Tôt hier matin, un incendie a également jeté sept familles sur le pavé en détruisant partiellement une maison d'appartements du 8525, rue Wiseman.Le feu, d'origine apparemment accidentelle, a été circonscrit en deux heures.¦ A Trois-Rivières, un incendie a dévasté une maison de chambres du 1074, rue Saint Roch, en début de nuit dernière.Les pompiers locaux, répondant à trois alertes, ont mis trois heures à circonscrire le sinistre.Le feu, probablement du à une défectuosité électrique, n'a fait «ucunc victime, contrairement i ce qu'on avait cru à un certain noment.Merrill Lynch: les voleurs seraient des amateurs (Selon UPC) \u2014 Les trois bandits qui ont pris la fuite avec un butin sans précédent de $68,5 millions, la semaine dernière, après avoir intercepté deux courriers de la firme de courtage Merrill Lynch, pourraient être des voleurs à la petite semaine qui ne savaient pas à qui ils s attaquaient et qui pourraient tenter de vendre leur butin à la police.Telle est l'opinion exprimée hier par le sergent détective René Villeneuve, de la police de la CUM qui a par ailleurs admis que les enquêteurs ne possèdent actuellement «aucune piste soli de » « Ce n'était pas des voleurs aguerris.D'une certaine façon, toute l'affaire a constitué une véritable comédie d'erreurs.Ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient mais ils ont réussi malgré tout à s'en tirer.» Selon les policiers, les trois hommes se sont engouffrés dans un ascenseur de la Place Ville-Marie en même temps que les deux courriers de Merrill Lynch.Selon un porte-parole de la compagnie, les bandits ont alors exhibé des revolvers et ont affirme aux deux courriers « Vous n'allez pas en haut.Vous vous rendez au sos-sol.» L'ascenseur, de dire le sergent Villeneuve, « a quand même poursuivi sa route vers le 24r étage, s'airétant plusieurs fois en route.A plusieurs étages, des gens ont tenté d'y monter au grand dam des bandits qui leur interdisait les lieux sous divers prétextes.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 112 à quatre chiffres 8606 [LA MÉTÉO] DATE Verxiredi 28 décembre 1984 AUJOURD'HUI: Min 12 Max.: 2 NUAGEUX, VFRGLAS «MAIN: NUAGEUX ET DOUX Québec au*.Outoouoti lourentKfcj Canton* àt l'Est Mourkit Québec Loc-Soint-Jeon Gospei* Sow-Coweou Canada Vtfono Edmonton Reg mo Winnipeg Toronto NcoWicton Hotifci W jeon 52 5 01 ¦17 ¦12 17 ¦15 22 17 22 25 25 28 28 - 2 Neiçe - 2 Vtrglos - 2 Nwge 0 Verglos - 6 Ntige - 2 Neige - 6 N«ge - 6 Neige - 6 Neige -12 -12 États-Unis Boston Suttoio Otcogo Mjomi New York -11-3 N.-Ortèons -7-2 Pittsburgh - 2 - 1 S.Francisco 22 27 Woshington - 2 6 DoHoi 17 1 3 4 12 19 1 9 8 13 les capitales - 3 1 Rafales -30 -23 Rafales -25 -17 Neige -18 -12 Neige 1 7 P!uw -16-2 Nougevi -10 - 2 Nuogeui -14 - 2 Nuogeui -12 - 6 Ce) «amble Amsterdam Amenés Acoputco Mm SruieNes Suenos Aves Copenhogue Geneve Hong Kong Le Core Lisbonrv 0 4 Modnd 7 15 Moscou Mexico - 4- 1 Oslo 0 4 Pons 17 24 Rome 0 1 Séoul -4 2 Stockholm 12 15 Tokyo 9 20 Trmidod 9 14 Vi< 2 7 1 8 18-15 ô 19 1 1 2 8 4 9 8- 2 4- 2 1 8 30 2- 1 2-1 MANIFESTATION CHEZ LE MINISTRE DE COTRET Les citoyens de Berthierville veulent sauver leur distillerie Une centaine de citoyens de Berthierville, le maire et le curé en tête, se sont rendus manifester devant le bureau de leur nouveau député-ministre fédéral Robert de Cotret, à Saint-Gabriel de Brandon, hier après-midi.Une manifestation énergique par temps très froid.PAUL ROY M.de Cotret, qui est président du Conseil du Trésor, dirige ces semaines-ci une mission économique en Europe.Il doit rentrer le (i janvier.Les manifestants ont donc été accueillis par son secrétaire de comté, Rene Plante.Pourquoi manifestaient-ils ?Parce que le 30 novembre dernier, la compagnie Seagram, propriété des frères Bronfman, annonçait qu'elle venait d'acheter la distillerie Melchers.de Berthierville.Du même souffle, elle précisait qu'elle allait la fermer d'ici six mois ! La production de Berthierville allait être déplacée à l'usine Seagram de Ville La Salle.Député avant tout Or, les citoyens trouvent que leur nouveau député-ministre a été trop discret à leur goût depuis cette annonce.Hier, ils voulaient lui rappeler « qu'avant d'être ministre, il est député».Ils voulaient aussi lui signaler l'urgence de la situation.Le 14 décembre, 18 des 98 employés de Melchers recevaient des avis de mise à pied prenant effet le 18 janvier.Les autres mises à pied ne devraient pas tarder.Pour Berthierville.qui compte 6 000 habitants, 98 pertes d'emplois \u2014 en plus de la cinquantaine d'emplois indirects qui disparaîtront aussi \u2014 ce n'est pas rien.Et la Melchers, fondée en 1898.est la plus vieille industrie de Berthierville.De souligner un citoyen : « Elle fait partie des meubles.» De plus, une bonne partie de la population de la ville travaille « en face à Sorel, où le taux de chômage est particulièrement élevé.Profit de $299 millions Pour la municipalité, la fermeture de la Melchers, c'est $200 000 de manque à gagner au seul poste des revenus fonciers.Seagram justifie sa décision par l'escalade des taxes fédéra les et provinciales, qui atteignent 83 p.cent du prix de detail des spiritueux.Ce à quoi rétorque le Comité pour la sauvegarde des emplois ( Melchers), qui organisait la manifestation d'hier, que Seagram a déclaré des profits de $299 millions pour les neuf pre miers mois de cette année.Depuis l'annonce de la fermeture de leur distillerie, les membres du comité ont eu des échan ges avec le ministre québécois de l'Industrie et du Commerce, Rodrigue Biron.Selon Jean-Mare Ferland, coordonnateur du comi té, le ministre péquiste a jus qu'ici été très réceptif.Il a entre autre évoqué diverses avenues pour redonner à la ville les emplois perdus.Il a été question d'utiliser l'usine de Berthier ville pour embouteiller des vins de la Société des alcools du Que bec.Présentement, une dizaine de sous-contractants effectuent cette opération.Jean-Guy Lord, le président de la SAQ, doit d'ailleurs venir rencontrer le comité vers le 3 jan vïer.De leur député fédéral.Robert de Cotret.les citoyens attendent qu'il intercede auprès de la famille Bronfman ou qu'il attire* une nouvelle industrie à Berthier ville.M.de Cotret doit incidemment rencontrer les Bronfman lu 7 janvier, mais il a refusé que dc$ représentants du comité soient présents à la rencontre.« Ils préfèrent se rencontrer entre gens de même classe, sou lu gne Jean-Marc Ferland, je trouj ve qu'on nous traite de façon hautaine.\u2014 Quoi qu'il eu soit, si le dossier* n'avance pas assez vite à leur goût, des membres du comité menacent d'entammer une grève de la faim dans le sous sol de l'église de Berthierville.Jus qu'ici.10 358 Berthelets et citoyens de la region ont endossé une pétition réclamant l'intervention des gouvernements fédéral et québécois dans ce dossier.La distillerie Melchers, qui ne compte que pour 2 p.cent de ta production canadienne de spiri\" tueux, est surtout reconnue pouf son Hyc Very Mild, son Max/ Dry Gin eUsa Maxi Vodka.GRÂCE À SUN YOUTH Un beau Noël à l'hôtel pour les sinistrés M.Jean-Guy Michaud et sa famille ont vécu un beau Noel, malgré l'incendie de leur demeure qui les a jeté sur le pave le 2 \\ décembre.Ils doivent beaucoup à l'organisme Sun Youth, qui les a relogé temporairement a l'hôtel Reine Elizabeth.RONALD WHITE « Quand le coordonnateur de Sun Youth nous a dit que nous serions hébergés au Reine Elizabeth, je doutais un peu de son sérieux, dit M.Michaud, ému.Je me suis dit: Voyons! c'est un hôtel pour les riches ! ».Son épouse Agathe ajoute : « Mais dès que nous sommes arrivés à l'hôtel, nous n'avons pas eu à expliquer quoi que ce soit.Notre chambre était réservée et le personnel nous a invité à ne pas nous priver de quoi que ce soit » « Je n'étais jamais allée dans un hôtel depuis plus de vingt ans, dit Mme Michaud, qui ne cache pas sa joie d'être au Reine Klizabeth.Je me promettais d'aller un jour en voyage et de me faire servir.Maintenant, j'ai réalisé mon rêve », a joute-1 elle.Bien à Taise à l'hôtel Mme Michaud explique que le couple et leur fils Luc étaient tellement à leur aise, à leur ar rivée à l'hôtel, qu'ils ont refusé une demi-douzaine d'invitations à des fêtes pour la veille de Noèl.La famille Michaud habitait dans un immeuble de la rue On tario est, qui a été détruit par le feu dans la nuit du 23 au 24 décembre.Ils n'étaient pas assurés et ils n'ont pas pu se réfugier chez des parents, plusieurs étant à l'extérieur de Montréal pour la période des fetes « Les policiers nous ont référé à Sun Youth, qui a l'habitude d'aider les victimes d'incendies, Jetée sur le pavé par un terrible incendie la veille de Noël, la famille Michaud a tout de même passé un Noël bien spécial.Grâce à l'organistion Sun Youth, ils ont en effet été à l'hôtel Reine-Elizabeth, tous frais payés.explique M.Michaud.Heureusement qu'il y a eu cet organisme, car les bureaux de la Ville étaient fermés pour Noel ».Un groupe de douze familles Le coordonnateur de Sun Youth, M.Sid Steevens, explique que le séjour des Michaud est offert gracieusement par le Heine Klizabeth.Sun Youth et l'aide sociale défraient les coûts de leurs repas.Durant leurs trois premiers jours à l'hôtel, la famille a man- »* I T gé au restaurant du Reine Elizabeth.«Apres ce délai, soit à partir d'aujourd'hui, précise M.Steevens, ils viendront chercher leur nourriture au dépôt que nous possédons >,ur la rue Saint-Urbain \u2022 .Les Michaud font partie d'un groupe de douze familles que Sun Youth, organisme commu nautaire sans but lucratif, a relogé dans trois hôtels de Montréal depuis une semaine.A chaque année, l'organisme aide a reloger environ 400 personnes.-r-j- photo Jean-Yves lc»ourneau,LA PRESSE des victimes d'incendies pour la plupart « Nous offrons ce programme depuis une quinzaine d'années dit le porte parole de Sun Youth Une dizaine d'hôtels de la métropole acceptent de dépanner les sinistres, à condition qu'ils aient des chambres disponibles bien entendu \u2022.U ajoute que lors de l'explosion dé la bombe a la Gare centrale, l'automne dernier, Sun Youth aurait pu reloger jusqu'à 300 personnes si ne< essaire.K la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984 L'incroyable «déveine» d'un couple américain Victimes d'un vol, ils festoient au Reine-Ëlizabeth La malchance1 ne vient jamais seule, dit-on, mais pour deux jeunes Américains en voyage à Montréal pour les fé tes, elle fut suivit* d'une bombance inattendue.Le 24 décembre au soir, en effet, Tomaso Genovese et son épouse Tamelia, âgés de 21 et 20 ans, sont ar rivés à Montreal en autobus, en provenance de Tulsa, Oklahoma.Peu de temps après leur ar rivée, les deux jeunes se sont fait voler leur argent sur la rue.RONALD WHITE_ Depuis ce fâcheux incident, le jeune couple, qui est en voyage de noces, a bénéficié d'une manne assez exceptionnelle.Tomaso et son épouse ont fait la manchette de plusieurs bulletins d'information et ils sont hébergés gratuitement dans une suite de l'hôtel Reine Elizabeth.Le jeune couple a aussi reçu des dizaines d'appels téléphoniques de la part de gens désireux de leur venir en aide.Ils ont notamment été invites a assister au « Festin du gouverneur », une soirée sélect qui a lieu ce soir au Vieux-Fort de l'île Sainte-Hélène.Samedi, les deux Américains assisteront au match de hockey opposant les Canadiens aux Rangers de New York, assis dans la loge présidentielle \u2022 C'est formidable, nous n'aurions jamais pu nous payer ça du Tomaso, dise jockey de son état TomaSO et Tamelia racontent leur histoire, sirotant une tasse de bon ées Le caporal Denis Lortie.25 ans, j été accusé de meurtres au premier degré.Une semaine avant l'arrivée du pape à Montreal, une bombe explose a la (iare centrale.Trois touristes Irançais sont tués t une quarantaine de personnes ont été blessées.Un ancien militaire américain.Thomas Brigham, subit présentement son enquête préliminaire relativement a cette affaire.Une autre terrible explosion a entrainé la mort de quatre hommes et forcé l'évacuation d'une tour d'habitation de la rue de Maisonneuve.Selon les policiers, les victimes, qui étaient associées à une bande de criminels de l'ouest de la ville, étaient en train de fabriquer une bombe.Huit personnes ont auss.ete blessées.Deux edifices ont subi des dégâts estimés à plusieurs centaines de milliers de dollars La dernière a fait cinq morts, rue Poincaré.dans le quartier Bordeaux.On n'écarte pas la possibilité qu'une fuite de gaz naturel soit a l'origine de cette tragédie.Une enquête publique devrait avoir lieu à la fin janvier.< )n ne peut non plu î passer s silence la tornade qui a fait un mort et une trantaine de blessés, à la mi-juillet, à Blue Lake petit centre de villégiature situé près de Maniwaki.Pas moins de maisons et chaiets avaient ete de truits.Cette catastrophe naturelle avait également cause des dommages irreparahies a l'environnement.Des arbres centaines avaient notamment été fauchés et même déracines Sur la Côte-Nord enfin, l'effondrement d'un pont qui enjambait la riviere Madeleine, près de Sept Iles, a coûté la vie a six travailleurs photo Kierre Cote, LA PRESSE Des blessés qui témoignent de la violence de l'attentat à la gare Centrale.RÈGLEMENTS DE COMPTE OU CRIMES COMMIS SOUS LEUR INFLUENCE Le tiers des meurtres liés à la drogue Selon la police, plus du tiers des 84 meurtres enregistres depuis le début de Tan net1 à Montréal sont reliés au phénomène de la drogue.Soit que les auteurs de ces crimes aient été sous l'influence de drogues ou, plus souvent encore, qu'il s'agisse de règlements de comptes concernant ce lucratif commerce clandestin.(\"est d'ailleurs ce qui aurait coûté la vie à l'un des plus importants trafiquants de drogues au Canada, Peter Frank Ryan, \\'l ans, a la mi novembre, dans un motel de l'ouest de Montreal Ryan, qui a été abattu de plusieurs balles, était l'une des te tes dirigeantes de la plus puis santé faction du « gang de l'ouest ».organi ation criminel le impliquée dans toutes sortes d'activités illicites depuis plus de trente ans Les limiers montréalais pensent que « l'exécution \u2022 de Ryan est imputable à une chicane interne.L'affaire aurait un lien avec l'explosion qui a fait quatre morts dans un immeuble du centre-ville, quelques semaines plus tard.Elle pourrait même avoir d'autres rebondissements au cours de la prochaine année.La guerre sans merci que se livrent les bandes de motards pour le contrôle du trafic des drogues devrait également continuer de plus belle, en 1985.Les spécialistes de la lutte au crime organisé croient qu'au moins Mi/e meurtres commis cette année sont attribuables à des motards.Les idées « expansior.nistes » des Hell's Angels sont particulièrement responsables de ce carnage.Depuis un an, une quinzaine de policiers de la Sùrete du yue bec et d'autres corps policiers enquêtent a plein temps, et dans le plus grand secret, sur les activités des motards.Il semble qu'on en ait appréhendé plusieurs, mais, comme à l'habitude, pour des motifs bénins : in fractions à la circulation, possession de drogues, port d'armes, ete Du côté de la mafia italienne, on aurait perdu au moins quatre hommes à la suite de règle inents de comptes.Selon un of ficier de I escouade anti gang de la police de la CUM, la mort de Vincenzo Cotroni n'aurait pas tellement changé les habitudes des membres des clans calabrais ou siciliens.Il n'est pas impossible toutefois que celui-ci réussisse à s'imposer davantage au cours des prochaines années.L'arrestation du » parrain \u2022 Tommasso Buscetta par la police italienne demeure toutefois l'événement marquant de l'année 8-4 sur la seene judiciaire in ternationale Le ri velations du caïd ont même amené des enquêteurs a Montreal Les réper eussions les plus étonnantes se ^>nt toutefois fait sentir en Italie et aux États-Unis Des nom mes politiques >nt notamment .isés par les enquêtes en cours 1 A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984 ichctel Jackson, Diane Dufresne et Jean-Paul évitent ie pire à ia \u2022 » \u2022 _ Les deux règlements majeurs de Régie La Régie des installations olympiques a procédé a deux règlements majeurs en 1983-84.En premier lieu, elle a résolu de façon définitive « l'affaire Roger Taillibert » en lui versant une somme de $4.4 millions à l'issue Guy PINARD d'un long procès devant les tribunaux.Le règlement est d'autant plus définitif que la Régie a pris la décision de ne plus recourir à ses services pour le parachèvement du stade.Si ce règlement a reçu une bonne presse, le deuxième en importance est passé inaperçu.11 existait entre la Regie et la Ville de Montréal un vieux dossier qui traînait depuis huit ans.Lors de la signature du contrat avec les Terrasses Zarolega, propriétaires déchus du Village olympique, ces derniers avaient convenu de verser à la Ville de Montréal des redevances annuelles de $360 000 sur une période de 50 ans.Deve nue propriétaire du village, la RIO avait toujours refusé de payer cette redevance, sous prétexte que le village reviendrait un jour ou l'autre à la Ville de Montréal ( la loi créant la RIO stipule en effet que les équipements administrés par la Re^ie orront remis à la Ville de Montréal des le dernier paiement complétant le remboursement de la dette olympique ).Intérêts compris, la facture atteignait plusieurs millions selon M.Jean Deschamps, prési dent de la RIO.Sans remettre en cause l'objec tion de principe de ses prédécesseurs, M.Deschamps en est venu à un règlement avec la Ville, rè- glement dont le détail sera divulgué dans le rapport financier.En gros, on peut cependant dire qu'en retour du paiement d'une partie des arrérages ( capital seulement ) et de la rente annuelle convenue au contrat, la Ville a consenti à céder à la RIO une bande de terrain au nord des pyramides du village afin de permettre à la Régie d'y construire des terrains de stationnement dont elle avait grand besoin pour ses locataires Mais les misères de la RIO ne sont pas terminées pour autant puisqu'il reste pas moins de 2>0 causes pendantes devant les tribunaux A surveiller plus particulièrement cette année, la poursuite de $25 millions du constructeur Dcsourdy Duranceau qui sera plaidée en février, et l'appel des Terrasse.Zarolega, devant le Tribunal des expropriation.^ I Fonds spécial olympique (ou 31 octobre de choque année) (en $ millions) N.B.: Ce tableau ne comprend pa* l'année financière 198844 terminée le 31 octobre dernier, les comptables n'ayant pas encore vérifié* les résultats.Revenus Î976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 Cumul Toxesurtoboc.27,92 77.17 74,92 71,99 84,76 79,98 101,81 112.51 631,07 Loto-Conado.44,88 72,99 50,46 5,18 173,53 Divers.0,90 6,66 % 9,57 10,97 5,70 18,68 0,49 0,10 53.07 Emprunts.235,10 323,19 55879 TOTAL.28,82 128,72 157,49 133,43 95,64 98,66 337,40 435,80 1415,96 Dépenses 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 Cumul Capitol 63,01 61,82 39,10 231,33 355,39 750 65 Intérêts.12,52 60,35 67,45 87,04 97,16 122,82 96,27 75,14 618,74 Frais de change.4,64 454 Construction.20,15 8,08 1,31 10,03 4,54 44,10 TOT At.12,52 60.35 155,25 148,86 144,33 124,13 337,62 435,07 1418,13 Surplus (Déf.) 16,30 68,37 2,23 (15,43) (48,69) (25,47) (0,22) (0,73) (3,63) Cumul.16,30 84,67 86,90 71,47 22,78 (2,69) (2,90) (3,63) Dette Ig terme 693,11 693,11 668,72 606,90 567,8! 562,35 559,63 559,63 Coùtlmmobl.922,06 966,60 993,69 1012,0 1022,6 1050,8 1064,1 1067,3 La dette à Ion* terme comprend un emprunt de-$359.63 millions en dollars américains, lesquels transposes en dollars canadiens, représenteraient un passif additionnel de $84,07 millions qui n'est pas consigné aux livres de la régie.Source -.Rapport annuel I 983 de la Régie des installations olympiques.Noie: les chiffres etont arrondis o deux décimâtes près, it est possible que les rctoux varient d'un centième por rapport oux chiffres pris individuellement.Par ailleurs, les totaux sont exacts.Grâce à deux vedettes de la musique pop et au pape Jean-Paul II, la Régie des installations olympiques aura réussi à limiter le déficit financier qui aurait normalement découlé de la saison décevante des Expos aux guichets Tété dernier.En effet, au lieu de se situer autour de $4,9 millions, le déficit d'exploitation des installations (parc et village olympiques ainsi que le Centre sportif Paul-Sauvé) aurait sans doute atteint $5,5 millions, n'eût été de ces trois événements imprévus au moment d'établir le budget, en novembre 1983.i GUY PINARD M.Jean Deschamps, président de la RIO, tient à préciser ( avec raison d'ailleurs ) que ces données sont préliminaires et n'ont pas été vérifiées, ni approuvées par le Conseil d'administration de la RIO.On sait que l'année financière de la Régie se termine le 31 octobre, et que son rapport financier ne sera soumis au gouvernement qu'au printemps prochain.M.Deschamps précise également qu'il faut distinguer nettement le Fonds d'exploitation de la RIO du Fonds spécial olympique, dont il est question dans un autre article, et dont la seule raison d'être consiste à administrer l'énorme déficit olympique.Le Fonds d'exploitation L'année financière 1983-84 de la RIO se soldera par un déficit d'exploitation de $4,9 millions, par rapport à $4,2 millions en 1982-83.Ce résultat est d'autant plus décevant pour la RIO que M.Deschamps, tout comme son prédécesseur, M.Lucien Saulnier, vise la compression des dépenses tout en cherchant de nouveaux moyens d'augmenter les revenus.En 1983-84, les dépenses se sont chiffrées par $25,8 millions, en progression de 6,2 p.cent par rap port à l'année précédente ($24,3 millions).Cette augmentation s'explique par trois facteurs.En pre mier lieu, l'obligation pour la RIO de payer une ser vitude annuelle de $360 000 .1 la Ville de Montréal pour le Village olympique; en deuxième lieu, les intérêts plus élevés occasionnés par les emprunts à court terme du Fonds d'exploitation, et en troisième lieu par le rattrapage des employés de la RIO, lesquels, après la gel imposé par le gouvernement à la fonction publique au cours de l'exercice financier précédent, ont obtenu de meilleures conditions salariales.Avec le résultat que malgré des compressions de personnel, la RIO a vu sa masse salariale augmenter de $6,2 à $6,5 millions.Pendant ce temps, les revenus augmentaient de 4,5 p.cent, pour passer de $20,0 à $20,9 millions.La plus grosse partie de l'augmentation des revenus découle d'une hausse des loyers au Village olympique, hausse qui a permis à la RIO d'empocher $1 million de plus en revenus bruts.D'ailleurs, on ne dira jamais assez à quel point le Village olympique est important pour la RIO.En effet, le Village n'ayant pas à assumer un service de la dette onéreux comme ce serait le cas dans un projet similaire de l'entreprise privée, bon an mal an, la Régie empoche grâce au Village entre $3 et $4 millions de profits nets.À titre d'exemple, sans le Village olympique, le bilan financier de 1982-83 se serait soldé par un déficit de $7,05 millions, $3,04 millions de plus que le déficit inscrit au livre.$600 000 de moins provenant des Expos Outre le Village, les Expos sont évidemment les locataires les plus importants de la RIO et leur mauvais rendement au cours de la saison 1984 s'est fait sentir jusqu'à la trésorerie de la RIO.En effet, malgré un contrat plus avantageux pour la RIO et les contribuables québécois, la Régie n'aura touché des Expos que $795 000 en loyers et redevances, soit $59Q 000 de moins que la saison précédente ( $1 385 000 ).Ce manque à gagner a été heureusement comblé en bonne partie par les deux spectacles de Michael Jackson, celui de Diane Dufresne et la visite du pape Jean-Paul II au Stade olympique.Et la Régie fait aussi preuve de beaucoup d'imagination en cherchant des locataires pour le moindre recoin de ce monstrueux ensemble de béton qu'elle veut rentabiliser par tous les moyens possibles.\u20221 Malheureusement, l'autofinancement, ce n'est pas pour demain la veille, et la RIO a dû encore cette année recourir à une subvention gouvernementale de $6,9 millions pour combler l'écart.Depuis sa création en novembre 1975, la RIO a touché sous forme de subventions gouvernementales la somme cumulative de $50 277 900.Jackson rapporte $202 000 Si la Régie des installations olympiques avait refusé d'assouplir ses règles de procédure concernant la location du Stade olympique, elle aurait perdu $202 000 en revenus nets pour deux soirs de location, estime M.Robert Thé-riault, directeur de la commercialisation et des communications.M.Thériault a expliqué qu'au lieu d'exiger un loyer minimal et un pourcentage des revenus de la vente des billets comme elle le fait d'ordinaire, la Régie a accepté du promoteur Donald K.Donald l'offre d'un loyer de base de $60 000 par soir, plus le remboursement intégral de tous les frais encourus.Les revenus des concessions et autres sources assimilées ont permis à la RIO d'atteindre le total de $202 000.Selon M.Thériault, cette dérogation à la politique écrite de la RIO avait été rendue nécessaire par l'extrême complexité liant tous les intervenants dans le dossier de la tournée des frères Jackson.Et ce dernier a précisé que la Régie n'avait pas été la seule à mettre de l'eau dans son vin.En effet, lors du premier contact, les promoteurs de la tournée des frères Jackson n'offraient qu'un loyer de $25 000 par jour, tout en exigeant tous les revenus provenant des concessions, de la pu-blicité, de la vente des souvenirs, des terrains de stationnement, etc.Cette offre était totalement inacceptable.Québec de moins en moins généreux envers la RIO t Tout en versant quelque $75 millions en intérêts, la Régie des installations olympiques a, au cours de l'année financière 1983-84, amorti de $40 millions la dette des « Jeux modestes et autofinancés » promis par le maire Jean Drapeau en mai 1970.Et son remboursement serait encore plus rapide si le ministère des Finances ne diminuait pas à chaque année le pourcentage de la taxe sur le tabac normalement dévolu à la RIO.Les chiffres non vérifiés par les comptables ont été révélés à LA PRESSE par M.Jean Des champs, président de la RIO, lors d'une récente interview.On sait que la RIO administre le Fonds spécial olympique dont les rêve nus proviennent presque en totalité de la taxe sur le tabac et servent à éponger la dette olympique.A la suite de ce dernier rem boursement, la dette qui se chif i frail par $693,1 millions en 1976 se situe maintenant à $519,6 millions.Mais pendant que la dette diminuait ainsi de $173 millions, la RIO payait un total de $694 millions en intérêts, y compris les $75 millions versés en 1983-84.La taxe sur le tabac M.Deschamps a bon espoir de compléter le remboursement en 1991 tel que prévu, mais sans s'y engager.« Je pense, a-t-il dit quand on lui a posé la question, à l'imagination fertile des ministres des Finances, à Ottawa comme à Québec.».En fait, le fond de la pensée de M.Deschamps reposait sur la formule de calcul utilisée par le ministère des Finances pour « engraisser » le Fonds spécial olympique.Alors qu'autrefois, la RIO touchait systématiquement 27 p.cent des revenus provenant de cette taxe, elle touche légère ment moins en pourcentage de- puis cette année, soit 24,545 p.cent d'après le dernier discours du budget.La RIO aura donc reçu $115 millions, $3 millions de plus que l'année précédente; mais si l'ex-ministre Jacques Pa-rizeau n'avait pas modifié à la baisse le pourcentage, la RIO aurait touché $126 millions cette année.Il ne faut pas confondre cette dette garantie par le gouvernement du Québec avec la dette de $214 millions négociée par la Ville de Montréal.Dans ce dernier cas, la Ville de Montréal a déjà effectué des remboursements de l'ordre de $44 millions à même les taxes des contribuables, et le Fonds d'amortissement olympique créé par la Ville contient actuellement $7,5 millions.Le prochain remboursement, de l'ordre de $70 millions, sera dû le 22 mars 1991, mais il n'est pas dit que la Ville ne rachètera pas l'emprunt par anticipation.\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984 A 5 PÎERRE PASGAÏÏ «du LA « STRAPPE » DANS LES ÉCOLES La Commission des droits tranchera QUEBEC ( PC ) \u2014 En demandant l'avis de la Commission des droits de la personne et celui du Conseil supérieur de Péducation sur le bien-fondé des châtiments corporels à l'école, le ministre Yves Bérubé a voulu sortir les députés péquistes d'un bien mauvais pas.Lors de la dernière journée de l'étude détaillée en commission parlementaire de la loi 3 sur renseignement primaire et secondaire public, peu s'en fallut que l'opposition réussisse à faire inclure l'interdiction des punitions physiques.La députée libérale de L'Aca-die, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a proposé un nouvel article préci- sant que « l'élève ne peut être l'objet de châtiments corporels ».S'ensuivit durant plus de deux heures un débat où la partisane-rie a failli ne pas triompher.M.Bérubé, alors ministre de l'Education, s'est dit déchiré sur la question avant de noter que la Charte des droits et des libertés et la Loi sur la protection de la jeunesse prévoyaient des dispositions garantissant l'intégrité physique de l'enfant.Mme Lavoie-Roux a répliqué que « le châtiment corporel n'est plus une méthode éducative ou pédagogique qui doit exister dans nos écoles en 1984 ».Elle a précisé qu'une telle sanction, si elle doit exister, devrait être réservée ELECTRICITE POUR L'ÉPURATION DES EAUX Les retardataires seront pénalisées par Québec QUEBEC ( PC ) \u2014 Les municipalités dont l'usine d'épuration des eaux ne sera pas en opération en décembre 1985 vont payer leur électricité beaucoup plus cher que prévu.Dans une lettre qu'il vient de faire parvenir aux municipalités, le directeur de l'assainissement des eaux au ministère, M.Michel Bordeleau, signale que les municipalités désirant jouir de tarifs d'électricité préférentiels pour leur future usine d'épuration devront avoir mis l'usine en opération le 31 décembre 1985.Originellement, le plan de relance annoncé par le gouvernement en novembre 1983 prévoyait que des tarifs préférentiels d'électricitépour les ouvrages d'épuration des eaux seraient consentis aux municipalités qui mettront leurs usines en opération « d'ici mars 1987 ».Les municipalités qui ne respecteront pas le nouveau délai devront donc assumer, pour les usines d'épuration, le coût de l'électricitéau tarif « grande puissance », soit une réduction allant jusqu'à 25 p.c.des tarifs ordinaires.Dans le cas des municipalités qui seront capables de mettre leur usine en opération avant le 31 décembre 1985, le tarif d'élec-tricitésera le tarif « industriel », qui permet un rabais de 55 p.c.par rapport au tarif habituel.Il s'agit d'une réduction appréciable, compte tenu de la grande quantité d'énergie consommée par une usine d'épuration des eaux usées.De plus, la lettre de M.Bordeleau donne aux municipalités jusqu'au 31 décembre 1984 pour s'inscrire au programme permettant de jouir des rabais d'électricité.Il reste donc seulement deux jours aux municipalités pour s'inscrire.Dans sa lettre aux municipalités, M.Bordeleau reconnaît les effets malheureux du raccourcissement des délais.« Malheureusement, on sait que certaines municipalités ne pourront pas rencontrer l'échéance du 31 décembre 1985 pour la mise en marche de leur usine de traitement », confesse le haut fonctionnaire du ministère de l'Environnement.« Mais il faut comprendre que ces rabais d'électricité accordes dans le cadre du plan de relance doivent avoir une durée définie ».exclusivement aux parents et non, comme c'est le cas maintenant, aux directeurs d'école.M.Bérubé a fait remarquer qu'un article du Code civil précise que « le titulaire de l'autorité parentale a sur l'enfant un droit de correction modéré et raisonnable ».Il se dit d'accord avec le caractère dépassé du châtiment corporel mais préfère obtenir l'avis des gens du milieu sur le climat de violence qui règne parfois dans les écoles avant de modifier la loi.Malheureusement, a-t-il laissé entendre, les corrections physiques sont parfois les plus efficaces : « Ma fille se souvient encore d'une taloche qu'elle a eue, probablement la seule fois de sa vie, mais elle s'en souvient encore.» Abus possibles Le député péquiste .de Verchè-res et président de la commission de l'Education, M.Jean-Pierre Charbonneau, a de son côté mis en garde l'opposition contre un tel amendement qui ouvrirait la porte à des abus d'indiscipline à l'école.« Les jeunes vont se dire : là on peut faire ce qu'on veut, de toute façon le professeur ne peut pas nous toucher.» Il a rappelé qu'il a fallu amender la Loi sur la protection de la jeunesse pour que les jeunes prennent conscience des responsabilités qui leur incombent quand on leur accorde des droits.Le bouillant député s'est aussi demandé ce que signifiait juridiquement la notion de châtiment.Va-t-on considérer comme telle une réaction spontanée dans un contexte particulier ou seulement une correction planifiée ?Le ministre a renchéri : donner aux élèves pareille disposition équivaudrait à leur accorder un « argument massue », susceptible de faire perdre toute autorité aux professeurs.« Le châtiment corporel donne certainement des résultats, d'affirmer M.Bérubé.Sont-ils désirables?C'est une autre question.» Châtiments psychologiques De son côté le député péquiste de Bourassa Patrice Laplante a fait valoir que certains châtiments psychologiques pouvaient être plus cruels encore que les physiques.«Souventes fois, les enfants aimeraient mieux avoir une bonne volée que de se faire dire toutes sortes d'épithètes face à leurs consoeurs et à leurs confrères.» Puis, l'amendement a jeté mis aux voix.Le verdict était nul six à six, le péquiste Jean-Paul Champagne, un ancien enseignant, votant avec l'opposition.Si le vote avait été tenu cinq minutes plus tard, l'amendement aurait été adopté, le péquiste David Payne, favorable à l'amendement, étant alors absent de la commission.C'est finalement le vote prépondérant du président de la commission Jean-Pierre Charbonneau qui a permis aux députés ministériels de faire en sorte que les châtiments corporels ne soient pas encore interdits dans le texte de la loi.Nomination de 500 avocats conservateurs KITCHENER ( PC )- Quelque 500 avocats ont été désingés par Ottawa pour s'occuper de questions d'hypothèques relevant du gouvernement à travers la province d'Ontario.Selon le Kitchener-Waterloo Record, ces avocats ont été désignés par les députés conserva- teurs de la province et la liste a été approuvée pr le cabinet fédéral.Cette liste, qui n'était pas incluse dans la série d'une centaine de nominations annoncées à la veille de Noël, a été obtenue par le journal qui avait présenté une demande, conformément à la loi de l'Accès à l'information.i MODE féminùte 50 Epargnez Les créateurs: Sélection de manteaux d'hiver signés Jean-Claude Poitras et collection des fêtes d'Alfred Sung.Epargnez 50 La Bagatelle: Collection de coordonnés aux coloris éblouissants.FpargnezSO La Boutique pour Hommes: ** Collection de chandails pour monsieur.Epargnez 50 % Ville & Villa: Collection de chandails importés et de couturiers canadiens.Epargnez 50 % Le Bazar des modes: Sélection de coordonnés: chemisiers pour petites tailles, chandails, robes et vestes sport.% EpargnezUO Accessoires pour Hommes: ** Sélection de bas en nylon pour hommes.Epargnez 50 % Les Robes: Collection de robes pour vos soirées des fêtes.% L Epargnez 50 Chapeaux et perruques: * Vaste sélection de chapeaux en tricot et choix de perruques.aux lecteurs Epargnez5Q/o Le Salon: * Sur toutes les robes de soirée et coordonnés importés ainsi que de confection canadienne.% EpargnezSQ Les Bijoux: Magnifique assortiment de bijoux de fantaisie pour les fêtes.EpargnezSO Les Livres: Collection fascinante de romans, biographies et volume d'art.Epargnez 50 % La Lingerie: Vêtements de détente signés Bill Tice* et Oscar De La Renta.Achat en personne.Les Bijoux, La Bagatelle, La Boutique pour Hommes, Les Accessoires pour Hommes, au rez-de-chaussée Les Créateurs.Ville & Villa.Les Robes.Le Salon, La Lingerie, Les Chapeaux et Perruques, au deuxième.Le Bazar des modes, au troisième.Centre-ville.Une sélection à Fairview.Anjou et Carrefour Laval.* Centre-ville seulement.** Sélection à Fairview.¦ \u2022 CENTRE-VILLE \u2022 FAIRVIEW.POINTE-CLAIRE EN AFRIQUE DU SUD La face cachée du prix Nobel L'évêque Tutu, prix Nobel sud-africain de la paix 1984, n'est qu'un agitateur, un mécréant et un bon à rien.Voici mot pour mot, ce qu'on m'a dit de ce religieux noir, célèbre maintenant dans le monde entier, au même titre que Mère Teresa ou Lech Walesa.Une fois lancés, mes interlocuteurs sud-africains (blancs, évidemment), ne tarissent pas sur cet homme, et voici ce qu'ils me racontent: \u2014L'évêque Tutu n'est qu'un fauteur de trouble, qui se manifeste partout où il y a de la chicane.\u2014C'est un homme qui n'a jamais fait que prêcher la guerre et la révolte, et voici qu'on lui donne le prix Nobel de la paix.Quelle farce.Ça prouve à quel point le monde entier est abruti.\u2014Ce sont les protestants qui ont manigancé cette affaire de prix Nobel, pour faire du tort à l'Afrique du Sud et rehausser leur propre prestige.\u2014Tous les Noirs désapprouvent l'évêque Tutu, et le disent à la radio et à la télévision.(Radio et télévision dirigés par l'État, ce qui explique sans doute ce qui précède.) \u2014 Il est clair que l'évêque Tutu déteste son peuple et ne cherche '.qu'à lui faire du tort, en prêchant la révolte, puisque tout le ; monde sait que les Noirs ne peuvent être heureux que s'ils se - laissent guider par les Blancs.L'unanimité Au cours de tous mes voyages en Afrique du Sud, je n'ai jamais rencontré un seul Blanc qui admettait qu'un Noir pouvait être son égal.Là-dessus l'unanimité se fait facilement.Jeunes, vieux, riches, moins riches, hommes, femmes et enfants sont tous du même avis.Si quelques-uns pensent qu'on devrait donner plus de droits aux noirs, personne n'ira jusqu'à parler d'égalité, une notion tout à fait ridicule à leurs yeux.On peut admettre qu'on aime bien les Noirs dans un certain sens, mais à distance, car ils sentent mauvais.L'évolution lente Il faut tout de même reconnaître que depuis 15 ans les choses ont bien changé en Afrique du Sud.Dans les parcs et les rues, il n'y a plus de bancs réservés aux «Européens» seulement.Les toilettes sont ouvertes à tous, ainsi que les magasins et autres lieux publics.Seules les plages, à Durban, sont encore affichées: Blancs, Mulâtres, Noirs, Indiens.Cela fait un drôle de bariolage systématique sur le sable qui n'est d'ailleurs même pas blanc.Les sauveteurs eux sont toujours blancs, et des esprits malsains pourraient se demander s'ils mettent autant d'ardeur à secourir un Noir qu'un Blanc qui se noie.Mais ce serait aller trop loin.L'argent n'a pas de couleur Les restaurants eux aussi sont maintenant accessibles à toutes les races, en principe, et en principe seulement, car peu de Noirs ont les moyens d'y manger.Que vaut la liberté si on n'est pas assez riches pour en jouir?Les Indiens eux ont de l'argent, ils vivent bien et jouissent de tout.On les retrouve dans les restaurants les plus dispendieux.J'ai ri plus d'une fois en voyant des serveuses blanches servir des Indiens, leur apporter leurs commandes, enlever leurs assiettes sales, et ensuite empocher les pourboires.Ce n'est peut-être qu'une illusion, mais j'ai cru les voir retrousser les babines en s'approchant des tables des Indiens.Mais aucune n'a mordu personne.Défense d'aller trop loin Les manifestations superficielles, absurdes et scandaleuses de l'apartheid ont donc disparu.Il ne reste que le drame fondamental, cruel, injuste, comme l'obligation pour les Noirs d'habiter dans les ghettos, loin des villes, ce qui les force à voyager pendant des heures chaque jour pour aller travailler, étant donné que les emplois se trouvent en ville.Évidemment ils ne participent pas à la démocratie, n'ayant pas le droit de vote, Et ils ne sont pas près de l'avoir, car ils forment l'écrasante majorité de la population, et si on les laissait choisir le gouvernement, ce serait la fin des Blancs.Ces derniers font ressortir que ce serait également la fin des Noirs, parce qu'ils sont incapables de gouverner le pays aussi bien que les Blancs.On cite comme exemple les anciennes colonies africaines, qui sont devenues indépendantes, et dont le niveau de vie a chuté brutalement, dont les populations meurent de faim, alors que les Noirs d'Afrique du Sud eux vivent dans une relative aisance.Le matérialisme Les Blancs, par contre, se plaignent sans cesse de manquer d'argent.À les entendre, on serait presque tentés de les plaindre.Ces* qu'ils sont très matérialistes \u2014 encore plus que nous.Ils éprouvent un besoin insatiable de posséder des biens: d'abord une auto, ensuite une maison, une piscine, un voilier, une caravane, un camion pour traîner la caravane, et ainsi de suite.Ils passent leur temps à travailler, pour faire de l'argent, pour économiser, pour acheter leur prochaine ambition, afin d'en avoir une nouvelle.Le progrès La société sud-africaine est sans doute la plus puritaine du monde, après la musulmane.Ici on n'a pas le droit d'aller au cinéma le dimanche.Le jour du Seigneur est réservé aux pratiques religieuses, au sport et aux visites aux parents âgés.La famille occupe une grande place dans leur vie, ainsi que la reproduction.On voit des femmes enceintes partout, des bébés en carrosses, des pères qui promènent les enfants ou leur donnent le biberon.On comprend qu'ils veuillent croître et se multiplier, vu qu'ils ne sont qu'une faible minorité dans une mer de Noirs, qui eux battent tous les records de reproduction, attendu que c'est à peu près le seul plaisir qui leur reste dans la vie.Un avenir sombre Les Sud-Africains se sont battus avec acharnement pour mettre sur pied le système qu'ils défendent maintenant avec la force du désespoir.Comme l'État d'Israël, ils doivent lutter contre une opinion mondiale souvent hostile.On se demande pendant combien de temps encore ils pourront diriger le pays à leur guise Les Noirs s'agitent de plus en plus, et une grande partie de l'opinion mondiale leur est défavorable.Ils jouissent de l'appui moral et matériel de nombreux pays africains et autres.Ici on parle d'agitateurs communistes qui seraient infiltrés dans le pays pour renverser le gouvernement, et c'est très certainement vrai.Changeons de décor Demain je pars pour l'île de La Reunion, colonie française déguisée en «département», ou les conflits raciaux sont d'un autre ordre, où les Noirs jouissent d'une grande liberté et ou la France achète la paix sociale à coups de subventions.Mais là-bas au moins on sait jouir de la vie en dépit de tous les problèmes, aiors qu'ici, en Afrique du Sud, on s'ennuie.Je vous donnerai des nouvelles 1 I ¦ml s* s 3 * - -* *¦ I \u2022 < * .i i : UN AMI DE MULRONEY L'autre Rodrigue Tremblay OTTAWA ( PC ) \u2014 La Presse Canadienne a rapporté par erreur, mercredi, que l'ancien ministre du Parti québécois Rodrigue Tremblay avait été nommé au conseil d'administration de la Commission nationale des musées.Mme Lisa Van Dusen, sécrétai re de presse du premier ministre Brian Mulroney, a souligé que le Rodrigue Tremblay nommé à la commission est en fait un organisateur du Parti conservateur de Sept-Iles, dans la circonscription de Manicouagan, représentée par M.Mulroney.4 la près A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DECEMBRE 1984 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef On veuf acheter Radio-Canada (CBC) De quelle façon Radio-Canada pourrait-elle passer à l'entreprise privée?D'aucune façon.Ce n'est pas ce que pense un groupe d'hommes d'affaires de Toronto, cependant.Ils sont huit ou neuf qui se disent prêts à investir de fortes sommes d'argent pour acheter le réseau anglais de la société d'État.Ils ont d'ailleurs présenté leur demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), lequel doit étudier cette étrange requête le mois prochain.On trouve parmi eux des gestionnaires et même un avocat qui fut, autrefois, adjoint du premier ministre Pierre Trudeau.Donc, des gens qui connaissent non seulement la finance mais également le monde politique.Ils peuvent donc émettre des arguments de principe du nenre: «Je suis un investisseur et je crois fermement en la privatisation d'une entreprise qui doit justement relever de l'entreprise privée.» Qui peut croire cela?Radio-Canada a vu le jour pour répondre à une mission précise: servir l'unité et l'identité culturelle canadienne.Un pays aussi grand que le Canada et qui a une population aussi petite a besoin de moyens de communication.Au XIXe siècle, il y eut le chemin de fer: il devait unir l'Atlantique au Pacifique, s'arrètant dans chaque ville, village ou bourgade, pour engendrer la communication entre des personnes autrement isolées.Les États-Unis avaient fait la même chose un peu plus tôt.Ils faisaient face au même problème de distances immenses.Mais ils avaient la chance de posséder un territoire plus accueillant, plus facilement habitable, plus propre à l'édification de villes nombreuses sur la quasi totalité de ses terres.Quand apparut le phénomène de la TSF et ensuite de la télévision, les Américains ne sentaient pas le besoin de créer une chaîne nationale avec mission de desservir les communautés les plus reculées: elles étaient toutes assez près les unes des autres pour créer seules leurs propres liens.La mission culturelle et sociale de Radio-Canada est tellement exigeante qu'elle ne peut être rentable: il en coûte des sommes d'argent énormes pour desservir des régions dont la densité de population ne pourrait économiquement justifier des installations comme celles qui existent présentement.Les investisseurs de Toronto ont déjà leur programme.D'abord, ils suivent fidèlement les recommandations Apple-baum-Hébert: conserver les émissions d'information, d'affaires publiques et de sport, mais remettre la production de tout le reste de la programmation à l'entreprise privée.On sait déjà les objections face à cette hypothétique restructuration de la société d'État: imaginons le résultat si on l'appliquait à une structure privée qui doit sacrifier les nobles intentions aux règles du profit.La rentabilité viendra facilement à bout de la mission.D'autant plus que le processus est amorcé dans l'esprit même des investisseurs: ils comptent réduire le contenu canadien de 74 à 60 pour cent.Ce qui signifie plus de produits américains et moins d'efforts d'originalité canadienne.Il n'est pas nécessaire d'être bien nationaliste pour vouloir éviter une telle éventualité.Il suffit d'un peu de fierté.À moins que l'on juge que l'identité culturelle canadienne est un mythe auquel les Canadiens anglais ne croient plus.Mais il restera, espérons, un certain souci de justice: que tous les Canadiens soient traités de façon la moins inégale possible.Pour cela, il faut encore compter sur l'État.Jean-Guy DUBUC Après l'CPEP, un marché libre?L'Organisation des pays exportateurs de pétrole sent le pouvoir lui glisser entre les doigts.Elle a déjà dû consentir à une baisse du prix international du pétrole il y a deux ans et cherche en vain à éviter une chute encore plus dramatique.Il faut maintenant admettre que l'OPEP a connu son heure de gloire, comme tous les cartels.Mais l'OPEP, réunie à Genève, devrait reconnaître que son rôle n'est plus très utile.Il est sans doute nécessaire que le marché du pétrole soit organisé, mais il faut trouver une solution plus subtile qu'une simple réglementation du marché.En 1973, le prix du pétrole a explosé, ayant été maintenu artificiellement bas pendant des années.L'OPEP n'a rien fait pour augmenter le prix.Au contraire, sous la houlette de l'Arabie Saoudite, elle a cherché à maintenir un marché stable et des prix qui n'acculeraient pas les pays industrialisés à la faillite Pendant presque dix ans cette gestion du marché a été admirable.Européens, Nord-Américains et Japonais ont eu beau se plaindre de hausses très fortes du prix du pétrole, ce n'était pas uniquement le fait des pays exportateurs.En effet, les gouvernements des pays industrialisés se sont vite rendu compte que la demande quasi insatiable d'énergie était une source de revenus fiscaux.C'est en pleine récession, il y a deux ans, qu'on a pu se rendre compte que la hausse des prix était allée trop loin et que le marché n'était pas plus stable qu'une dizaine d'années plus tôt.Les prix élevés avaient réussi à maîtriser la demande et à provoquer une augmentation de production dans les pays non membres de l'OPEP.La Grande-Bretagne, la Norvège et le Mexique devenaient des exportateurs importants alors que I Egypte, la Malaisie et la Chine se hissaient au rang des exportateurs marginaux.Même après la légère baisse de prix d'il y a deux ans, la surproduction de pétrole pèse sur le marché et le prix pourrait baisser d'un jour à I autre.L'Arabie Saoudite essaye de stabiliser le marché baissier comme elle l'avait fait quand il était à la hausse, mais cette tâche est bien plus difficile.Les pays exportateurs essayent de se convaincre qu'ils doivent tous diminuer leur production afin de maintenir le prix.Or, ils n'ont aucune garantie qu'en baissant leur production, ils ne subiront pas une diminution énorme de revenu.Ils cherchent donc a écouler une partie de leur pétrole sur le marché libre en espérant que leurs concurrents ne le feront pas.L'OPEP veut maintenant mettre fin à ce marché parallèle qui nuit à son efficacité Mais un cartel qui repose sur la force et la méfiance ne sera jamais que l'ombre d'un cartel bâti sur la confiance et l'intérêt commun.Dans le cas de l'OPEP, les divisions internes sont évidentes et profondes: deux pays membres, l'Iran et I Iraq, se livrent une guerre sans merci, alors que beaucoup d'autres n'ont rien en commun sauf leur dépendance de l'exportation du pétrole.S il existe encore un peu d'unité au sein de l'OPEP, elle est bien trop mince pour essayer de stabiliser un marché à la baisse.L'OPEP n est plus en mesure de livrer le même service qu'il y a dix ans quand elle mettait de l'ordre dans la hausse des prix.Il est toutefois important de ne pas revenir à une époque où le commerce international du pétrole était régi par un système opaque de traités et de contrats.Les pays exportateurs, comme les pays importateurs, ont tout intérêt à ce que le marché soit le plus libre et le mieux organisé possible Maintenant que l'OPEP a dépassé son utilité, il est temps d'examiner les possibilités d'un marché libre.Frédéric WAGNIÉRE (Tous droits réservés) Jacques Dufresne L'époque de la reconnaissance (Collaboration spéciale) La veille de Noël j'ai rencontré une enseignante heureuse.En novembre j'avais vu la même personne tendue, fatiguée, désabusée.Entre temps elle avait reçu des cadeaux de trente-cinq de ses quarante enfants de première année, quelques parents étaient passés chez elle pour la remercier de vive voix, son directeur du personnel lui avait envoyé un mot très aimable la rassurant quant a l'avenir de son emploi.Cela m'a ramené à une vieille certitude: toutes les lois scolaires, toutes les conventions collectives seront et paraîtront ina-déquates tant que des liens directs et organiques avec le milieu ne seront pas rétablis là où ils ont été détruits; et quels que soient les pouvoirs légaux des parents, ils n'obtiendront la réalisation de leurs voeux les plus chers, ils ne pourront être efficacement exigeants, que s'ils savent se montrer reconnaissants.Les enseignants sont payés pour suivre le programme et pour être à l'heure à l'école.Aucun contrat écrit ne les obligera jamais à cet amour des enfants, qui, joints à la compétence professionnelle, transforme l'acte d'enseigner en un travail créateur, ayant toutes les caractéristiques de l'art, avec une dimension essentielle en plus: la pierre donnée à sculpter est un être humain.Cette excellence hors-contrat ne peut être perpétuée que par une réaction appropriée de la part des premiers intéressés, les enfants et les parents.Les mêmes remarques s'appliquent aux services de santé.Le fait qu'ils correspondent à un droit semble inciter beaucoup de gens à les considérer comme un dû et à se montrer en conséquence moins reconnaissants pour ceux qui se dévouent pour eux dans les hôpitaux que pour ceux qui les servent dans les restaurants ou les hôtels.Chacun sait pourtant que le dévouement existe dans les hôpitaux, même en période de décroissance des budgets.Notre système de santé est souvent considéré à l'extérieur comme l'un des meilleurs au monde.Quant aux grèves, qui sont généralement commentées avec indignation, alors que l'excellence quotidienne est peut-être un peu trop passée sous silence, on peut se demander si la dureté qu'elles trahissent n'est pas la réplique exacte de celle dont, en d'autres circonstances, les honnêtes citoyens peuvent se montrer capables.Qui, lors d'une visite ou d'un séjour à l'hôpital n'a pas été témoin d'attentions, d'actes généreux, purement gratuits, non prévus à la convention, ou de cette amabilité routinière, qui semble aller de soi, mais qui, justement, ne va pas de soi?De tels actes attirent-ils à leurs auteurs toute la reconnaissance qu'ils méritent?La plupart des lettres de remerciement que nous nous proposons d'envoyer au personnel des hôpitaux ne restent-elles pas à l'état de projet?Dans certains centres d'accueil il arrive même fréquemment que les employés soient obligés de défendre les bénéficiaires contre leurs proches, notamment quand ces derniers font toujours coïncider leurs rares visites avec l'arrivée du chèque de pension.On m'a raconté récemment une histoire plus tragique, sur un ton indiquant que l'événement en question avait valeur de symbole.À un endroit qui pourrait être n'importe quelle ville ou village du Québec, une vieille dame est morte en janvier dernier après avoir attendu en vain, depuis le début de décembre, la visite d'un de ses en fants.La personne qui m'a raconté cette histoire insistait sur le fait que, chaque matin, cette vieille dame faisait une toilette spéciale et se mettait à la fenêtre tant son attente était grande.Les êtres humains ayant toujours été ainsi, peut-être ne faut-il pas accorder trop d'importance à ces cas limites?Ils devraient toutefois nous inciter à ces petits sursauts individuels de reconnaissance et d'humanité sans lesquels aucun déblocage significatif ne sera possible dans Te secteur de la santé.Autant il est normal que les citoyens se montrent exigeants à l'égard de ces services publics qu'ils financent, autant il est malsain qu'ils en bénéficient avec l'indifférence ou la froide exigence de celui qui reçoit un dû; car si le partage des coûts se fait selon une stricte justice, le partage des bénéfices se fait selon d'autres règles, telles qu'en un certain sens rien n'est totalement dû aux bénéficiaires.Il est de plus en plus sérieusement question de privatiser les institutions publiqu< s y compris les hôpitaux.Si on devait en venir à cette solution ce serait peut-être avant tout parce qu'on aurait de bonnes raisons de présumer que les gens apprécient plus les services lorsqu'ils sont privés et respectent plus les propriétés lorsqu'elles ont cessé de leur appartenir via l'État.J'ai récemment rendu visite à un ami dans une salle d'urgence de la région de Montréal.J'ai pu voir à l'oeuvre un personnel courtois et efficace.Tout me paraissait d'une impeccable propreté.J'ai aussi pu remarquer que beaucoup de visiteurs ne se donnaient pas la peine d'enlever leurs couvre-chaussures, moyennant quoi les petits lacs d'eau boueuse se multipliaient autour des lits des patients.Ce détail, si souvent reproduit dans les écoles, ne donne-t-il pas à réfléchir sur notre sens de la propriété publique?UtBRE OPINION Sur une prophétie de Brejnev Il y a eut un sommet communiste à Prague en 1973.Une réunion tout à fait secrète, mais les murs ont toujours des oreilles indiscrètes.À cette occasion, le potentat régnant, feu Brejnev, témoignait d'un réconfortant optimisme, comme en fait foi ce passage de son allocution: Roger DUHAMEL collaboration spéciale_ «Nous accomplissons grâce à la détente ce que nos prédécesseurs ont été incapables de réussir en recourant à la manière forte.Soyez assurés, camarades, qu'en 1985 la détente nous aura permis d'atteindre la plupart de nos objectifs en Europe occidentale.Nous aurons consolidé nos positions.Nous aurons renforcé notre économie.Et une modification significative dans le rapport des forces sera à ce point déterminante, en 1985, que nous serons en mesure d'imposer notre volonté partout où cela sera nécessaire.» C'est un bulletin de victoire anticipée dont l'exactitude, douze ans plus tard, laisse au moins partiellement a désirer.L'ancien leader soviétique s'est sûrement trompé en prévoyant une amélioration de la situation économique dans son pays; c'est exactement le contraire qui s'est produit.En revanche, l'influence de Moscou s'est raffermie sur certains points de la pla- nète.Il serait toutefois erroné de penser que le Kremlin n'enregistre que des succès.On s'inquiète de plus en plus là-bas des tensions internes qui font naitre et qu'entretiennent au sein du camp communiste des velléités sporadiques d'indépendance, des tentatives encore timides d'autonomie.Ainsi s'explique l'interdiction faite à l'Est-Allemand Honecker et au Bulgare Jiv-kov de se rendre en visite officielle à Bonn.On ne parle plus beaucoup du rideau de fer: il existe toujours.Le drame polonais ne contribue guère au prestige soviétique.Si, cette fois et contrairement à son habitude, l'Armée rouge n'a pas violé, par ses avions et ses blindés, les frontières de sa voisine, chacun sait que l'armée polonaise accomplit docilement la besogne qu'elle lui a assignée.Or, le moins qu'on puisse relever, c'est que les résultats de la répression sont peu satisfaisants pour Moscou.Indomptable, l'âme polonaise n'abdique pas.Il y a cinq ans ce mois-ci que les troupes soviétiques ont commencé de s'enliser dans les terres afghanes.Aucun espoir à court terme d'une décision favorable.S'il demeure difficile d'envisager une victoire des malheureux résistants piégés dans leurs repaires de montagnes, il l'est à peu près également de prévoir celle des envahis-seurs, malgré leur évidente supériorité technique.Dans la région du Golfe, l'irresponsable aya- tollah accroît son hostilité contre les communistes.En Afrique, les anciens territoires portugais de l'Angola et du Mozambique, sans avoir formellement renié leur dogmatisme marxiste, ne répugnent plu* à des accommodements avec des puissances dont ils attendent des avantages certains pour leur fragile avenir.Nous devons donc constater que Brejnev, sans doute pour des motifs de propagande auprès des satellites, s'efforçait de ne donner à voir que le bon côté des choses.N'est-ce pas le penchant naturel de tout politicien?Il accusait néanmoins une franchise entière en exprimant nettement ses vues impérialistes.Rien de moins que la conquête du monde! Des spécialistes écrivent parfois que telle est la tradition séculaire de la Russie et que le marxisme n'a rien à y voir.C'est une interprétation erronée de l'histoire.Dans un ouvrage tout récent The History and Impact of Marxist-Leninist Organizational Theory, John P.Roche rétablit la vérité des faits: «L'autocratie.n'inscrit pas la domination universelle dans sa politique étrangère, non plus qu'un projet global pour le monde ni une pensée totalitairement unificatrice.Ses généraux ne transportent dans leurs bagages aucun projet révolutionnaire.Elle n'a aucune cinquième colonne à son service.Bien qu'elle puisse sou- haiter que l'autocratie règne chez ses voisins, elle n'éprouve nul besoin d'ériger une réplique de son propre régime partout ou ses armées ont pénétré.» C'est une distinction fondamentale.Il y en a une autre, également à retenir.D'aucuns s'étonnent que nous pratiquions des condamnations sélectives.Nous dénonçons Cuba avec plus de véhémence que Haïti, quand les deux régimes sont également odieux et contraires aux exigences de la justice, sociale et individuelle.Pourquoi cette différence de traitement?Cest tout simplement que Castro s'emploie à exporter sa tyrannie et que Bébé Doc limite ses méfaits à son territoire.Nous nous défendons seulement contre ceux qui nous agrès sent.À moins que nous voulions partir en guerre contre tous les régimes, sans exception, où la démocratie est bafouée.C'est un vaste programme.RECTIFICATIF // serait exceptionnel de changer d'opinion au cours d'un même article.Dans mon billet de la semaine dernière à propos de Claire Martin, on me fait rr ronément parler de «cette écri-vaine», une féminisation abus; re que le récuse dans un paragraphe précédent.S'agit il d'une inadvertance sans gravité ou d'un trait d'humour malicieux?Roger Duhamel LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984 TRIBUNE LIBRE 7 La banque de demain «L'argent électronique»: quitte ou double Nous reproduisons, avec l'autorisation de Vauteur, Véditorial de la revue «Le Communicateur».La banque de demain sera sans aucun doute une organisation à haute intensité technologique axée sur les télécommunications.Ce demain est déjà actualisé par les réseaux de caisses automatisées en pleine expansion, pour ne citer que cet exemple.D'ailleurs, la qualité des infrastructures de télécommunications au Canada et la configuration même de l'industrie bancaire dominée par cinq grandes banques faciliteront la circulation de l'argent électronique, véritable unité de compte de la banque de demain.Conséquemment, à long terme, ce ne sont pas nécessairement ni exclusivement les banquiers mais surtout les fabricants d'équipement informatique et électronique, les concepteurs et fournisseurs de logiciels utilisés en télématique bancaire de même que les entreprises de télécommunications, qui, par la technologie, imprimeront les orienta- tions de base au système de paiements.Cette télématisation des transactions bancaires s'accentuera avec l'arrivée prochaine de la carte de débit qui, actionnant des terminaux aux points de vente, débitera le compte du client et créditera celui du marchand instantanément.Sans oublier les possibilités de transactions bancaires à domicile qu'offre déjà le vidéotex (Télidon) transformant le téléviseur en comptoir bancaire personnel branché sur des faisceaux de services de téléachats, de télésurveillance domiciliaire, etc.fournis pas certains câblodistributeurs.Ces nouveaux systèmes de paiements électroniques interpellent déjà l'ensemble de la société.Qui est responsable de quoi, jusqu'à quelle limite, à quelles conditions et dans quelles circonstances, en cas de fraude électronique ou d'erreur informatique?Autant de questions, entre mille autres, dénuées de réponses légales dans le cadre juridique et réglementaire actuel.Celui-ci n'a pas été conçu en fonction d'une telle évolution (Loi sur les lettres de change).On voudra bien noter que les Américains se sont donné un Electronic Fund Transfers Act depuis 1979 pour répondre aux nouvelles situations.Au Canada, avant de réclamer une intervention gouvernementale au nom de l'intérêt public ou encore de la troquer contre une auto-discipline volontaire du secteur bancaire qui tiendrait compte des intérêts de toutes les parties, il faut souhaiter que associations de consommateurs, institutions financières, associations d'employés, commerçants, entreprises de télécommunications et pouvoirs publics se concertent pour combler un besoin criant d'information et d'éducation du public sur les enjeux, les implications et les conséquences de l'informatisation de l'argent dans notre société.En effet, au Canada, contrairement aux États-Unis, cette question n'a pas encore été débattue dans l'opinion publique.Cela est préoccupant, voire même dangereux pour la stabilité à long ter me de notre système de paiements.Ce n'est pas quand ce dernier aura complété sa conversion à l'électronique qu'il faudra y songer.Cette responsabilité d'informer le public incombe au premier chef aux institutions bancaires elles-mêmes et aux autorités gouvernementales.Mais, à vrai dire, la banque électronique est un phénomène de société qui nous concerne tous sans exception.Tel est le motif qui m'a incité à créer à Québec le Centre d'information, de recherche et d'analyse sur la monnaie électronique et à livrer à l'opinion publique sa première publication intitulée: «L'argent électronique: quitte ou double?» À ce moment précis où le système de paiements prend le virage électronique de façon irréversible, la diffusion d'informations dans le public m'apparait une nécessité impérieuse.C'est en nous informant que nous prendrons conscience des défis que pose l'informatisation de l'argent aux consommateurs, aux commerçants, à la main-d'oeuvre (féminine à 70%) employée dans le secteur bancaire, aux institutions financières elles-mêmes, à la société en général.Yvon VALCIN Communications et affaires publiques Économiste-conseil Le public serait le seul vrai critique en musique M.Claude Gingras Depuis près de vingt ans \u2014 plus peut-être \u2014 je lis vos critiques relatives à la musique sous toutes ses formes.Parce que j'adore la musique sous toutes ses formes, j'en suis arrivé, à force de vous lire, à me poser quelques questions à votre sujet.Détestez-vous la musique à ce point que vous auriez décidé de consacrer votre vie à la détruire?Vos dépréciations quotidiennes servent-elles d'exutoire à vos problèmes personnels?Ne pouvez-vous trouver d'autres moyens que Le négativisme constant pour traiter vos ulcères d'estomac?Serait-ce possible que vous ne connaissiez pas le sens du mot «critique»?Seriez-vous de la race de ceux qui se croient au-dessus de la musique et se situent tellement haut qu'ils en ont perdu le véritable sens?A mon sens, il n'existe pas de grande ou de petite musique.La musique existe, un point, c'est tout! Chaque assemblage de notes, peu importe qu'il devienne une chanson de folklore, une toune style -country », une chanson populaire, une improvisation de jazz ou une symphonie en plusieurs mouvements a la même importance, s'il va chercher chez quelqu'un, en quelque part, une émotion, s'il procure un plaisir, une joie, une sensation de bien-être et d'inter-com-munication.La musique n'est pas grande ou petite, elle est! La musique n'est pas classique parce qu'elle a une structure sym-phonique ou un caractère abstrait ou difficile d'approche, mais parce quelle dure.A partir de là, le folklore et la musique populaire qui durent deviennent classiques.Les plus grands compositeurs n'ont-ils pas très souvent intégré ce que vous qualifiez de «musiquettes» à leurs oeuvres majeures?Je pense à Mahler, à Grieg, à Tchaikovski, etc.Combien d'oeuvres de Chopin, de Strauss, de Liszt se sont vendues en millions d'exemplaires de chansons populaires?J'ai 40 ans, monsieur.J'ai payé pour chacun des 2500 disques qui composent ma discothèque et pour chaque billet de concert auquel j'ai assisté.Cela m'a probablement permis de mieux apprécier chaque enregistrement et chaque performance «live».Je ne cherche pas la crotte sur le brillant du troisième violon quand je m'offre un concert.Je sais que les musiciens sont des êtres humains et du même coup susceptibles de se tromper, de n'être pas en forme ou dans le «mood», pour toutes sortes de raisons.Je ne connais pas non plus les partitions par coeur., je ne sais même pas lire la musique.J'essaie seulement, humblement, de jouir de chaque seconde de chaque oeuvre jouée.Et si, par hasard, l'orchestre joue une pièce qui ne me plait pas, je me dis qu'il en faut pour tous les goûts et que je n'en suis pas le propriétaire.L'Orchestre symphonique de Montréal n'appartient pas à Claude Gingras et ne joue pas que pour Claude Gingras.Le jour où vous aurez compris ça.L'Orchestre symphonique de Montréal, qu'il soit le meilleur ou le pire au monde, ne doit pas être l'objet de quelques «grands initiés».Il vit à à la fois du revenu des concerts, mais surtout de commandites, de compagnies de financement populaire et de subventions.Il appartient à tout le monde.Et, de ce fait, il se doit d'en donner pour tous les goûts.Intelligent, Charles Dutoit a compris cela.Dutoit a voulu et obtenu que l'Orchestre devienne un orchestre symphonique populaire, un orchestre à qui toutes les couches de la société puissent s'identifier.Il l'a amené rencontrer son public fidèle et son public potentiel dans les parcs, au Forum, dans les arenas et même dans la rue.Je serais curieux de savoir combien de gens n'auraient pas voulu aller risquer un vieux dix a la Place des Arts par crainte de se voir confronter avec un programme de musique pour initiés, mais qui, dans la rue, ont découvert que la musique dite classique pouvait être joyeuse, endiablée, agréable et pas si difficile d'accès qu'ils le pensaient après tout.Le 31 octobre dernier, vous écriviez: «Il faudra délivrer les musiciens de ces concerts populaires.» Moi, je pense qu'il faudra libérer les orchestres des critiques prétentieux et snobinards.Dans le même élan, vous écrivez: «Le standing auquel est parvenu l'OSM fait d'un programme comme celui-ci une chose indigne de lui.» Stupide! À ce compte-là, le nouveau riche ne parlerait plus à son ami moins fortune.Un écrivain qui obtient un succès de librairie, ne devrait plus publier qu'en édition de luxe.Faudrait-il aussi que les disques de l'OSM ne soient vendus que chez Birks plutôt qu'aux côtés de ceux de Pierre Lalonde chez Sam the \u2022 Recordman?Foutaise et snobisme! Et dites-moi.monsieur, quelle différence y a-t-il entre faire le pitre, comme vous dites, dans l'une des trois marches suivantes: Seventy-Six Trombones, de Will-son, celle du Toréador, de Bizet, ou le Colonel Bogey, de Sousa?Ne sentez-vous pas que vous touchez le sommet de la bêtise.?Vous écrivez encore: «Je suis absolument convaincu que ces concerts populaires ne sont plus nécessaires.(.) Quant à ceux qui veulent Seventy-Six Trombones, eh bien! ils iront ailleurs: l'OSM n'a pas été créé pour jouer ces choses-là.» Je ne crois pas qu'il revienne à Claude Gingras, mais bel et bien au public, de décider qu'un genre de concert est nécessaire ou non.Et ce même public a autant le droit, il me semble, d'entendre Seventy-Six Trombones que Claude Gingras la 41e symphonie de Mozart.Un orchestre, de quelque standing qu'il soit, est d'abord assemblé pour jouer de la musique, pas pour faire plaisir aux critiques.Et la grandeur et la compétence de cet orchestre seront d'autant plus reconnues qu'il saura s'adapter à tous les genres musicaux et qu'il aura un vaste répertoire.J'ai noté qu'après avoir déversé votre fiel, vous avez oublié de mentionner que la salle était pleine à capacité, que les gens ont obtenu un rappel avant l'entracte \u2014 ce que je n'avais jamais vu auparavant \u2014 et qu'ils ont forcé le chef d'orchestre à s'improviser pianiste, à la toute fin, pour un dernier rappel, parce que le public, le seul vrai juge, le seul critique qui compte vraiment, en redemandait encore et encore.En terminant, monsieur, laissez-moi vous dire que si je n'aimais pas la pizza, je n'irais pas me poster à la porte d'un restaurant qui sert ce type de nourriture pour recommander de ne pas y entrer.Si vous n'aimez pas la musique, pauvre \\ous.abstenez-vous d'aller aux concerts.André C.FERRON Repentigny Futurs prêtres à l'écoute du pape Lettre des futurs prêtres du diocèse de Montréal exprimant leurs impressions sur la visite du Pape.Présentement en stage à temps plein dans différentes paroisses du diocèse de Montréal, à la suite d'une rencontre de deux jours où nous avons échangé sur l'impact de la visite du Pape au Canada, nous voulons aujourd'hui partager nos réactions.Dès le 9 septembre, à l'aéroport de Québec, nous avons entendu Jean-Paul II: «Je viens vous dire l'amour, la joie, les douleurs, l'espérance de vos frères et soeurs de toutes les parties du monde».Il voulait ainsi ouvrir nos coeurs à des dimensions universelles.Nous avons suivi la trame de sa parole, nous ne voulons pas être sourds à ses interpellations.Aus-si, nous voulons en exprimer quelques-unes qui nous ont rejoints.\u2014Nous voulons proclamer Jesus-Christ par nos paroles et nos actes; annoncer l'Évangile avec audace dans sa totalité, et vivre le radicalisme de la foi.À ce prix, nous serons les témoins authentiques du Christ.\u2014Nos souffrances, nos contrariétés, nos incompréhensions, unies à Jésus, mort et ressuscité, font surgir la vie et le salut auprès de ceux et celles qui sont dans le rayonnement de notre vocation.\u2014Nous croyons à la nécessite d'une vie spirituelle nourrie par la prière comme élément capital de notre témoignage.\u2014Nous voulons vivre mieux et partager davantage le don incomparable de l'Eucharistie qui nous donne la force de r» pondre à chaque instant à l'appel que Dieu fait à tous et à toutes à la sainteté.\u2014Nous voulons porter une attention spéciale aux pauvres, les privilégiés du Christ; être sensibles aux personnes d'autres cultures.Nos homélies, bien préparées, feront resplendir dans tout son éclat, la Parole de Dieu.Appelés par Dieu, nous rayon- nons la joie d'être futurs prêtres, conviés au sacerdoce ministériel du Christ.« Être tout à tous » comme Jean-Paul II, par amour, au service de tous et de toutes.Jean-Marc Audet, paroisse Saint-Vital; Paul Bergeron, paroisse Sainte-Madeleine d'Outremônt; Jean-Guy Claveau, paroisse Notre-Dame-du-Saint-Rosaire; J.-Baptiste Dinh Van Khang.paroisse Saint-Edouard; Haul Garcia, paroisse Saint-Benoit; René Girard, paroisse Notre-Da-me-des-Neiges; Serge Gui-mond, paroisse Saint-Pierre-Claver; André Leduc, paroisse Saint-André-Apôtre; Gilles Lévesque, paroisse Saint-Gilbert; Yvon L'Heureux, patronage Le Prévost; Claude Lussier.paroisse Saints-Martyrs-Canadiens; Lionel Paquet, paroisse No-tre-Dame-de-Lourdes; Umberto Ranieri, paroisse Notre-Dame-de-la-Consolata; Jean Pierre Soucy, paroisse Saint-Hippolyte.Montréal, décembre 1984.À la rescousse du parc du mont Saint-Bruno M.René Lévesque Premier Ministre Nous venons d'apprendre que votre ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pèche, M.Guy Chevrette, a déposé le projet de loi numéro 13.Il est évident que le dépôt de ce projet de loi, qui a pour objet d'amender la loi sur les parcs, n'est pas étranger à ce qui s'est passé lors des audiences sur la vocation et les limites du parc du Mont Saint-Bruno, en décembre 1982.(.) Nous nous opposons à ce que disparaisse de la loi sur les parcs, la notion de parc de conservation et nous vous demandons donc qu'une commission parlementaire soit instituée avant l'adoption de ce projet de loi.pour permettre de faire toute la lumière sur cette affaire.Compte tenu de notre implication dans ce dossier, nous comptons bien que votre gouvernement nous donnera l'occasion de venir exprimer notre point de vue à cette commission et qu'un délai raisonnable sera accordé à tous les intervenants pour leur permettre de se préparer adéquatement.Le comité de protection du mont Saint-Bruno Jean Guy GAUDETTE Président L'Église et le Nicaragua Un rendez-vous historique manqué Au début du mois de juillet dernier, dix prêtres, dont un Québécois, l'abbé Benoit Laplante, du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Poca-tière, étaient expulsés du Nicaragua par le gouvernement sandinis-te.Dans les journaux d'ici, la publicité autour de cet événement s'est maintenue jusqu'à tout récemment.Les dépêches ont cependant graduellement changé de cibles.Il est significatif, en effet, de constater comment au départ, sous le coup d'une colère que l'on pouvait comprendre, l'abbe Laplante et après, l'abbé Talbot, un d' ses confrères, s'en sont pris au gouvernement sandiniste le traitant d'athée et de marxiste-léniniste.Puis on s'est mis à attaquer les prêtres membres du gouvernement les accusant de n'être là que pour l'argent.Puis, l'Associated Press s'est mise à se servir du cas Laplante pour mettre en cause et les chrétiens solidaires du processus et la théologie de la libération comme si cette dernière avait été condamnée.Les enjeux derrière ce conflit à l'intérieur du Nicaragua sont d'une importance capitale pour l'avenir des peuples du Tiers-monde, en particulier d'Amérique latine.Ils le sont aussi pour l'Église dans son ensemble, y compris celle du Québec.C'est pourquoi nous croyons important d'intervenir à ce moment-ci.Nous sommes des chrétiens qui, pour la majorité d'entre nous, nous sommes rendus au Nicaragua.Nous avons rencontré et côtoyé des paysans, des femmes de quartiers populaires et des travailleurs des quatre coins du pays.Nous avons été en contact avec des responsables d'organisations de paysans, de travailleurs, de femmes et d'Église.Nous avons rencontré des membres du gouvernement.Mais nous avons aussi discuté avec des représentants du journal d'opposition La Prensa et de l'organisation patronale, le COSEP.Une Église solidaire de qui?L'enjeu derrière tout ce débat, c'est de savoir de quel côté l'Église va faire jouer ses solidarités.Cette question est d'autant plus importante que l'administration américaine considère l'Église comme une pièce majeure de sa politique étrangère en Amérique centrale.En effet, déjà dans le rapport Rockefeller sur l'Amérique latine publié en 1969, la perspective d'une Église engagée avec les pauvres est perçue comme une menace à la sécurité nationale américaine.Dans le document de Santa Fe produit en 1980 par un groupe de conseillers du président Reagan, on précise la nécessité, pour des raisons de stratégie politique, de lutter contre la théologie de la libération et les groupes de chrétiens solidaires des mouvements révolutionnaires.Plus récemment, la CIA a élaboré ce qu'elle appelle le plan «Horse» visant entre autres à provoquer un affrontement entre l'Église du Nicaragua et la révolution sandiniste, ainsi qu'à intervenir auprès de l'épiscopat américain pour délégitimer la solidarité des chrétiens avec le Niacaragua.Église bourgeoise Alors que pendant près de 30 ans de dictature, l'Église nicaraguayenne ne s'opposera guère au dictateur Somoza, les choses vont commencer à changer à la fin des années 60 et au début des années 70.C'est que la situation devient de plus en plus intolérable non seulement pour les paysans, les travailleurs et les femmes des milieux populaires, mais aussi pour la bourgeoisie elle-même qui se fait dépouiller par le clan du dictateur.La bourgeoisie voudra alors se débarrasser de Somoza L'Église du Nicaragua sera donc, elle aussi, de plus en plus dans l'opposition.Cette unité de vues entre la bourgeoisie et l'épiscopat du Nicaragua est d'ailleurs très impressionnante.Quand cette bourgeoisie fait l'unité pour s'opposer à Somoza, l'épiscopat la fait aussi.Quand la bourgeoisie, à la dernière minute, reconnaît le Front sandiniste comme veritable leader du peuple et fait alliance avec lui à la veille de l'insurrection finale, l'épiscopat convoque une conférence de presse pour appuyer le Front sandiniste.Quand, après la révolution, la bourgeoisie fait partie du gouver- nement, l'épiscopat écrit une lettre appuyant le processus révolutionnaire et le Front sandiniste, en novembre 1979.Quand Alfonso Robe-lo, à la suite de Violetta Chamorro, représentant de la bourgeoisie au gouvernement s'en retire, l'épiscopat se lance dans une critique du gouvernement: il l'attaque sur son projet d'éducation, sur son comportement avec les Indiens miski-tos, il critique le service militaire obligatoire dans un pays en guerre (imaginerait-on l'épiscopat français faire une telle critique au service militaire français?).Enfin, quand la bourgeoisie exige que le Front sandiniste entame un dialogue avec la contre-révolution so-moziste, l'épiscopat prend cette revendication à son compte dans sa lettre pastorale publiée le jour de Pâques dernier.Une première dans l'histoire récente Jusqu'au milieu du XX** siècle, en Occident, toutes les révolutions populaires modernes faites par les classes ou les peuples opprimés se sont heurtées à une Église conservatrice alliée du pouvoir colonial ou bourgeois.Or, un phénomène nouveau et impressionnant prend corps dans plusieurs pays d'Amérique latine comme en Afrique du Sud et aux Philippines: la participation consciente des chrétiens, hommes et femmes, dans les mouvements révolutionnaires.À partir de leur nouvelle conscience chrétienne, ils y élaborent un projet social qui rompt, en fait, avec l'idéologie bourgeoise capitaliste.Ils y développent une spiritualité en lien avec leurs pratiques de solidarité avec les pauvres et les opprimés de leur pays.La religion n'apparaît plus comme un opium pour endormir les pauvres dans leur misère, mais comme une motivation d'amour à s'engager, jusqu'à la mort s'il le faut, pour la libération de leurs frères et soeurs opprimés.Au Nicaragua, pour la première fois dans l'histoire récente, des chrétiens et des chrétiennes s'engagent massivement dans un processus révolutionnaire.Ils Jouent un rôle de premier plan dans une révolution populaire qui déloge, de fait, un dictateur soutenu par la plus grande puissance militaire et économique du monde.Plusieurs de ces chrétiens se retrouvent à la tête du gouvernement, dont plusieurs prêtres qu'on ne saurait accuser de n'être là que pour l'argent comme l'a affirmé d'une façon simpliste et injuste l'abbé Laplante.Mais ils se retrouvent avec la lourde responsabilité de rebâtir un pays appauvri, volé, dévasté, attaqué constamment par des bandes d'anciens somozistes financés par la CIA, menacé d'invasion par l'armée américaine, de l'aveu même de responsables militaires des États-Unis.Ils ont la responsabilité de bâtir une démocratie dans laquelle les pauvres auront un poids politique prépondérant dans un pays qui n'a, en fait, pratiquement jamais connu la démocratie.Solidarité ne siginifie pas naïveté Comment se fait-il que ce sont toujours les gens comme ceux-là qui s'associent aux luttes des pauvres qu'on soupçonne d'être utilisés et manipulés par les marxistes-léninistes?Comment se fait-il que les gens qui se lient aux riches, qui entretiennent des relations amicales avec des responsables d'industries, de commerces et de banques, jouissent au contraire d'un préjugé favorable?Comment se fait-il que dans certains milieux d'Église, par exemple, on ne soit pas scandalisé de l'identité de vues et d'action entre l'administration américaine et ceux qui luttent con tre la théologie de la libération?Quant à nous, si nous nous solidarisons toujours avec le processus révolutionnaire au Nicaragua, cela ne signifie en rien que nous appuyons chacune des politiques, chacune des stratégies du gouvernement, ni chaque geste posé par chaque section locale ou régionale du Front sandiniste.Comme dans tout processus politique, il y a des luttes de tendances et de pouvoirs; il y a des radicaux et des modérés, il y a des bureaucrates et de la magouille politique, etc.Qui se scandalise de cela n'a pas pris la peine de regarder sérieusement le processus politique canadien, ni même ce qui se passe au sein de l'Église.Il ne fait cependant aucun doute que ce processus révolutionnaire a apporté à l'ensemble du peuple, en commençant par les pauvres, des acquis importants, du moins là où la contre-révolution n'a pas tout fait pour empêcher ces acquis de se développer; ainsi la campagne d'alphabétisation et tout le processus d'éducation des adultes n'a pas été qu'un processus de politisation.Pour qui a vu les instruments dont on s'est servi pour cette éducation des adultes, pour qui a vu les résultats, ce genre d'affirmation ne fait pas sérieux.D'autant plus que le processus d'alphabétisation au Nicaragua a remporté le premier prix de l'UNESCO pour l'éducation des adultes durant trois années consécutives, ce qui est assez exceptionnel.On pourrait reprendre chacune des autres affirmations du même acabit, concernant notamment la réforme agraire, la persécution de l'Église par les san-dinistes, l'opposition de l'ensemble de la population à ce gouvernement, etc.Compte tenu de ce que sont devenues après coup plusieurs i évolutions, il importe de rester vigilant par rapport à l'évolution du régime sandiniste au Nicaragua.Et si l'on critique le gouvernement, il faut le faire à partir du lieu des pauvres.Il faut le faire aussi en développant une opposition active et sans compromission aux manoeuvres des Ét*ts-Unis qui injectent des millions pour faire servir la religion au profit de leur politique étrangère en Amérique centrale.En écoutant l'abbé Laplante ou en lisant les dépêches des grandes agences de presse internationales, on a l'impression que la théologie de la libération aurait été condamnée dans son ensemble, ce qui est évidemment loin d'ère le cas.Il faut savoir, par exemple, que si le cardinal Raztinger de l'Office pour la doctrine de la foi, a signé un document mettant en cause «quelques éléments attribués à des théologies de la libération», ce grand mouvement théologique n'a jamais été condamné comme tel, bien au contraire.Le document en question a d'ailleurs reconnu l'existence d'une véritable théologie de la libération.De plus, il invite les théologiens à approfondir certains thèmes bibliques en lien avec les aspirations contemporaines à la libération.Plus encore, il faut savoir que la théologie de la libération et la perspective d'une spiritualité en racinée dans les luttes populaires peuvent compter sur des dizaines de milliers de communautés de base à travers le monde et sur le témoignage de très nombreux martyrs.Ils peuvent aussi compter sur des appuis hiérarchiques très importants.Au harcèlement dont a fait l'objet Leonardo Boff, un des principaux théologiens de la libération du Brésil, de la part de certains éléments du Vatican, on peut souligner l'engagement solidaire avec lui du cardinal Arns de Sao Paolo et du cardinal Aloysio Lordsheider.Gustavo Gutierrez, qui constitue le point de référence majeur concernant la théologie de la libération, s'est vu lui-même défendu, tout récemment à Rome, par la majorité de l'épiscopat du Pérou, dont l'archevêque de Lima, le cardinal Landazzuri qu'on ne peut traiter de marxiste-léniniste et d'homme manipulé par les marxistes sans crouler sous le ridicule.L'enjeu est de taille puisqu'il s'agit ni plus ni moins de savoir si l'Église manquera un autre rendez-vous historique après avoir raté celui de la classe ouvrière.Raymond LE VAC directeur de la revue Vie ouvrière Claude HARDY coordonnateur du Centre de pastorale en milieu ouvrier Gilles RIVET animateur à l'Entraide missionnaire André LEBLANC exégète, missionnaire au Chili et au Guatemala Jean menard animateur au Rassemblement action-milieu, missionnaire au Nicaragua * a 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984 Électronique Ltée kïïm A Télécouleur 14\" modèle CJ-360 \u2022 Base pivotante \u2022 Télécommande a accès direct \u2022 Lampe-ecran Blackstripe \u2022 Convertisseur intègre ^- ( i $527 99 i TÉLÉCOULEUR 14\" \u2022 Modèle EJR-335 \u2022 Autoréglage de la couleur \u2022 Correction automatique des teintes \u2022 100% transistorise NI & ¦ I *247 41 s , TÉLÉCOULEUR 20 II \u2022 Modèle FjR-425 9 Autoréglage de la couleur \u2022 Correction automatique des teintes \u2022 Syntonisation UHF-VHF $347 3 99 GRATUIT CLUB VIDEO Une valeur de $400 applicable sur la location de films vidéo et en plus un abonnement à notre club vidéo avec Tachât d'un vidéo de plus de $550.JVC Télécouleur 14\" \u2022 Télécommande \u2022 Syntonisateur électronique \u2022 Télécommande 20 fonctions \u2022 Minuterie Modèle C-1455 $387\" y Moniteur 14\" \u2022 Modèle 3560 \u2022 Avec télécommande \u2022 Cabio-selecteur incorporé \u2022 Entrée audio et video $44799 i MAGNETOSCOPE VHS \u2022 8 heures \u2022 syntonisateur 105 canaux 1 \u2022 Programmable 14 jours/4 émissions | \u2022 Accès frontal \u2022 Télécommande 11 fonctions MODELE VKT-310 $64799 i i MAGNETOSCOPE VHS-s heures «6 t I 105 canaux, modèle VKT-430 \u2022Programmable 14 jours/6 émissions \u2022Effets spéciaux complets \u2022 Accès frontal \u2022Nouveau modèle 1985 \u2022Télécommande sans fil GRATUIT d.location d«tHnu $79799 TELECOULEUR 26\" \u2022 Modèle GJR-640 \u2022 Style contemporain \u2022 Syntonisation électronique, 18 positions \u2022 100% transistorise $547 99 TOSHIBA MAGNÉTOSCOPE BETA \u2022 Modèle VM 41 \u2022 Accès frontal \u2022 Programmable sur 10 jours \u2022 Convertisseur incorporé 105 canaux \u2022 Télécommande avec fil *457 99 «H A RC/1 .TÉLÉCOULEUR 20\" i 1 Â \u2022 Modèle FJR-458 \u2022 Avec télécommande infrarouge 6 fonctions \u2022 Syntonisation multibandes jusqu'à 122 canaux $457 99 # HITACHI TÉLÉCOULEUR 26\" \u2022 Luminar 20 \u2022 Commande des couleurs \u2022 Syntonisateur électronique 105 canaux \u2022 Affichage à l'écran du canal choisi \u2022Télécommande 15 fonctions \u2022 Modèle TS-3609 $897\" 80 r -f - \u2014 - m.\\* W k »e sont déjà réfugiés en Thaïlande depuis que l'armée vietnamienne a lancé son offensive de saison sèche en novembre.Les combats se poursuivent entre la résistnee cambodgienne et l'armée vietnamienne COUP DE FILET s la police de Liverpool a annoncé hier qu'elle détenait depuis lundi six hommes en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme.Selon un journal londonien, il s'agit d'un commando de poseurs de bombes irlandais qui ont été arrêtés la veille de Noël.Plusieurs livres de «substances suspectes» ont été saisies dans cette opération, selon le Daily Mail.Ces arrestations surviennent à la veille des soldes d'hiver qui attirent des millions de Britanniques dans les magasins.UNfcSCO: Singapour se retire de l'Unesco, a annoncé hier l'ambassadeur de ce pays asiatique en France.M.David Marshall a précisé que cette décision n'était le reflet ni d'un de saccord, ni d'une critique à l'égard de l'organisation, précisant que son pays est petit et qu'il a des objectifs prioritaires .pour ses ressources limitées.Il y a une semaine, les États-Unis se retiraient de l'Unesco, dont ils ont critiqué la gestion et les orientations politiques COCAÏNE: le président colombien Belisario Betancur a ordonné une enquête militaire sur le trafic de stupéfiants impliquant du personnel du palais présidentiel après la révélation de l'envoi d'une quantité de cocaïne par le bureau de presse présidentiel en Espagne.A Madrid, le deuxième secretaire de l'ambassade colombienne a été arrêté lundi et accusé d'avoir utilisé ses privileges diplomatiques pour introduire de la cocaïne de la Colombie en Espagne.Les colis étaient censes contenir des films.TCHERNENKO: le numéro un soviétique.M.Constantin Tchernenko, est apparu hier à la télévision dans un reportage consacré à une remise de décorations à un groupe d'écrivains soviétiques.Le secrétaire général du PCS a lu avec difficulté un court texte.L'absence de M.Tchernenko lors des obsèques du maréchal Oustinov lundi avait relancé les interrogations SUT son état de santé.Agé de 73 ans, M.Tchernenko souffrirait d'un emphysème pulmonaire.CHILI: les autorités chiliennes ont annoncé hier qu'elles expulsaient un prêtre américain, le père Denis O'Mara, arrêté dimanche pour avoir distribué des cartes de Noël souhaitant aux Chiliens une bonne année sans tortionnaire Deux religieuses et un prêtre irlandais, arrêté avec lui.ont été libérés et conduits à la nonciature de Santiago.AFSUD : l'Afrique du Sud et le Swaziland ont signe hier à Pretoria un accord prévoyant l'échange dans les deux capita les de missions commerciales permanentes ayant statut diplomatique.Cet accord est le premier de ce type entre les deux pays.L'Afrique du Sud, qui cherche à normaliser ses relations avec ses voisins noirs, avait conclu un accord de sécurité avec le royaume swa/i le 17 février L982.PRÊTRE: un prêtre catholique, l'abbé Jozef Swidnicki.a été arrêté à Novosibirsk en Sibérie occidentale, quelques jours avant Noel, a indiqué hier Radio Vatican.D'origine polo naise l'abbé Swidnicki a été accusé d'avoir organisé une reunion illégale et a été envoyé dans un lieu Inconnu.VIETNAM t trois nouvelles condamnations a mort ont été prononcées au Vietnam ainsi que 16 condamnations allant de quatre ans de prison à la détention à perpétuité, a annonce hier Ra dio Hanoi Les condamnés, accusés d'avoir conspiré en vue de renverser le gouvernement, avaient autrefois servi dans l'armée sud vietnamienne.Cinq autres accusés avaient été condamnés à mort il y a deux semaines à Ho Chi Minh Ville et 16 autres à des peines diverses.PAKISTAN t les autorités militaires pakistanaises ont arrêté hier dans la province frontalière du Nord-Ouest 34 opposants membres du Parti démocratique national (PDN) interdit, a annoncé un responsable de ce parti.Cette rafle fait suite à l'arrestation de trois dirigeants du même parti mercredi.Le président Zia avait laissé enten dre plus tôt dans la journée à Karachi qu'il pourrait engager des discussions avec l'opposi tinn.DIGNITAIRES ET CITOYENS RÉCLAMENT JUSTICE Bologne: les familles des victimes boycottent les obsèques publiques r » » t ¦ ¦i I d'après AFP, Reuter La ville de Bologne a rendu hier un dernier hommage aux 15 victimes de l'attentat de dimanche dernier contre le train Naples-Milan au cours de funérailles nationales boycottées par les familles des victimes pour protester contre la faiblesse de l'État face au terrorisme.Funérailles publiques, douleurs privées: la coupure était très nette.Le chef de l'État, M.San-dro Pertini, et les plus hautes autorités étaient présents à la messe concélébrée par l'archevêque de la ville, Mgr Giacomo Biffi, et les évêques de la région en présence du cardinal de Naples, Mgr Corrado Ursi.représentant le pape, dans la basilique gothique de San Petronio.Mais les cercueils des victimes n'étaient pas là, les familles ayant préféré procéder à des obsèques individuelles.Bologne, la ville «rouge», en grève depuis le matin, crie sa rage: «gouvernement assassin», «lâche», «justice».Le maire communiste de Bologne, Renzo Imbeni, devant une foule en colère qui scandait «Nous réclamons justice», a stigmatisé l'impuissance de la justice.Si l'on ne connait toujours pas les auteurs de l'attentat, c'est « parce qu'ils bénéficient de complicité et de protection au sein même de l'appareil d'état», a-t-il lancé.Au cours de son homélie, l'archevêque Giacomo Biffi a égale- ment déclaré:«Bologne en a as sez de voir son nom lié à ces attentats.Nous demandons que les assassins soient enfin identifiés et jugés».Pour sa part, le maire a ajouté que 140 personnes avaient été tuées depuis 1969, lors d'attentats attribués aux néo-fascistes italiens, mais qu'aucun responsable n'avait jamais été condamné.La messe a été suivie par quelque 50 000 personnes.Mais dans la rangée réservée aux familles, seules quelques personnes.Dans la nef, un grand espace vide: aucun cercueil.A l'issue du discours du maire, M.Pertini ne prendra pas la parole.Le visage figé, la tète dans les épaules, il s'éloignera à petits pas sur la place, tandis que la foule se dispersera lentement, dans le calme.A ce jour, on connait l'identité de 14 passagers tués, mais la 15e victime n'a toujours pas été identifiée et deux autres personnes sont toujours portées disparues, indique la police.L'enquête s'oriente vers les milieux néo-fascistes qui ont revendiqué cet attentat, magistrats et policiers considérant que l'hypothèse de la piste néo-fasciste est la plus plausible en dépit des déclarations de responsables politiques dénonçant la main du terrorisme international ou de la mafia.Lors d'un débat extraordinaire au parlement, hier, le ministre de Une foule immense s'était massée devant la cathédrale San Petronio de Bologne pour les funérailles des victimes de l'attentat contre le train Naples-Milan.l'intérieur Luigi Scalfaro a indiqué que 23 interlocuteurs anonymes se réclamant notamment d'organisations terroristes italiennes et de groupes étrangers ont revendiqué l'attentat.L'enquête ne doit négliger aucune pistfe, a déclaré le premier ministre Bettino Craxi devant le Sénat.La presse italienne a publié les témoignages des familles des 14 victimes identifiées, pour lesquelles l'État est incapable de garantir la sécurité de ses citoyens face au terrorisme aveugle.«Cette fois, les gens ne veulent plus entendre de regrets ou de promesses.Ils veulent que l'État débrouille l'écheveu obscur du Noël sanglant», écrit l'influent Corrie-re Delia Sera.-jr- 9: * *d Huit morts au cours du deuxième jour des élections en Inde Des manifestations ont eu lieu hier dans plusieurs pays pour protester contre l'occupation soviétique de l'Afghanistan.Ci-dessus, une protestation de Thaïlandais à Bangkok.Plusieurs pays occidentaux réclament le retrait des Soviétiques de l'Afghanistan d'après Reuter, AFP, UPI, AP Tandis que Moscou faisait silence sur l'événement, les gouvernements occidentaux, à commencer par celui des Etats-Unis, ont profité hier du clnquiè me anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques en Afghanis tan pour prier une lois de plus le Kremlin de mettre fin à cette oc cupation.A Washington, alors qu'il quittait la Maison Blanche pour des vacances dune semaine en Cali fornie, le président Ronald Reagan a estimé que l'entrée de l'armée rouge en Afghanistan, le 27 décembre 1979, constituait «un jour d'infamie», expression qu'avait utilisée le président Franklin Roosevelt pour dénoncer l'attaque de Pearl Harbor par le .lapon le 7 décembre 1941, «Il n'y a pas d'excuse pour une grande puissance comme l'URSS de faire ce qu'elle fait au peuple afghan\u2022.a déclaré M.Reagan devant les journalist.Mercredi, le president ameri cain avait affirme, dans une dé claration écrite, que la poursuite de cette occupation «constituait un sérieux obstacle» à l'amélioration des relations entre les deux superpuissances et qu'elle « continuera à coûter cher» à Moscou.Ces vifs propos de M.Reagan à l'égard de l'URSS surviennent moins de deux semaines avant la rencontre à Genève du secrétaire d'Etat américain, M.George Shultz.et de son homologue soviétique.M.Andrei Gromyko, qui tenteront de jeter les bases de la reprise des négociations sur les armes nucléaires et la militarisation de l'espace.En France, le ministère des Relations extérieures a réaffirmé T «impérieuse nécessite» d'un retrait des «troupes étrangères» de l'Afghanistan et de la libre détermination du peuple afghan.La déclaration ajoute: «En Afghanistan, cinq ans après l'invasion soviétique, le fait accompli reste une voie de fait et n'a pas créé de droit.L'injustice ne s'atténue pas avec: le temps, elle s'aggrave.» En Grande-Bretagne, le gouvernement a également condamné durement l'occupation soviétique de l'Afghanistan.Le secrétaire au Foreign Office, sir Geoffrey Houe, a affirmé que plus de 20 p.cent des Afghans avaient, en quittant leur pays, rejeté le régime de Babrak K armai, «qui ne se maintient que grâce à la présence soviétique».De son côté, le Japon a demandé le retrait total des troupes soviétiques et la fin des bombardements en territoire paskistanais, où se trouvent de nombreux réfugiés afghans En URSS, la presse s'est attachée à mettre en evidence les «changements positifs» intervenus en Afghanistan depuis la creation du Parti démocratique populaire (le PC afghan).Elle n'a pas évoque directement l'occupation soviétique, mais a fait état de i existence de «contre-révolutionnaires» en Afghanistan et rendu compte de l'évolution «satisfaisante» de la situation à Kaboul.D'autre part, des manifestations de protestation contre l'occupation soviétique de l'Afghanistan ont eu lieu dans plusieurs pays occidentaux.d'après AFP,Reuter,PA Au moins huit personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées au cours des incidents qui ont marqué la deuxième journée des elections législatives en Inde, ou l'opposition renouvelait ses accusations de fraude à l'égard du parti du premier ministre Rajiv Gandhi.Ce nouveau bilan, dont faisait état l'agence de presse indienne PT1, porte à 34, dont deux candidats, le nombre de morts au (ours des operations de vole qui s'achèvent aujourd'hui.Selon PTI, les incidents se sont produits dans Pétat d'Uttar Pradesh et dans celui d'Andhra Pradesh, fief de Rama Rao, ancienne étoile du cinéma indien et opposant farouche de M.Gandhi.La quasi totalité des électeurs désirant voter (environ 230 millions) ont désormais accompli leur devoir électoral.Il ne reste plus que trois circonscriptions des états du Nagaland et de Me ghalaya, dans l'extrême nord du pays, à pourvoir aujourd'hui.On estime que plus de 50 millions d'Indiens ont voté hier pour 116 des 507 sièges de la chambre basse du parlement.Lundi, le vote portait sur .T7!) sièges.Sur les 541 sieges que compte le Lok Sabha, seuls 508 seront décidés à l'issue de ce scrutin.L'Assam (14 sieges) et le Pendjab (13) ne voent pas en raison de problèmes de listes électorales en Assam et de sécurité au Pendjab, où habitent la majorité des Sikhs indiens et qui est sous un régime d'exception depuis deux ans.Le vote dans d'autres circonscriptions a été reporté au 28 janvier 1985, à cause du décès de candidats ou, comme à Bhopal, en raison de la catastrophe de l'usine de pesticides qui a fait 2 500 mort.L'annonce des résultats, qui devraient confirmer la majorité du parti du Congres I et le miintien de M.Rajiv Gandhi à la tête du gouvernement, commencera aujourd'hui.Les résultats définitifs ne devraient cependant pas être connus avant samedi ou dim.m (he en raison du nombre important de votants et de la dispersion des quelque 400 000 bureaux de vote répartis sur le territoire de l'union.Les responsables du scrutin ont indiqué qu'ils enquêtaient sur un certain nombre de plaintes déposées.La commission électorale a par ailleurs annoncé qu'elle avait rejeté ia demande de l'opposition qui désirait un nouveau scrutin dans une circonscription détenue par un dirigeant de l'opposition, M.Charan Singh.Dans le nord-est du pays, l'armée a été placée en état d'alerte, ces régions reculées étant le fief d'une guérilla indépendantiste qui se poursuit depuis 20 ans.Nicaragua: une année difficile en vue d'après UPI, AFP Le ministre nicaraguayen de la Planification, le commandant Henry Ruiz, estime que les difficultés matérielles que connait son pays s'accentueront en 1985 et que la «cause principale» de cette situation est l'« agression économique, politique et militai re menée par les Etats-Unis.contre le régime sandiniste.«Nous ne pouvons nier que la situation économique soit critique », a déclaré jeudi le comman dant Ruiz dans une allocution ra dio télévisée à l'occasion du dixième anniversaire d'une spectaculaire attaque de) sandinistes contre la maison d'un membre du gouvernement, sous la dictature somoziste.Il a évoqué la stagnation de la production, la baisse du revenu par personne ainsi que le manque de devises qui empêche le red res sèment de l'industrie, la création d'emplois et le maintien de la qualité des services de santé et d'éducation.Après avoir souligné les diffi cultes croissantes pour assurer l'approvisionnement du Nicaragua en pétrole et autres sources d'énergie, le commandant Ruiz a dit que le pays - dont la dette extérieure s'élève à plus de $5 mil t liants aura du mal à faire face à ses obligations financières.Il a précisé que la guerre menée depuis deux ans par les contre-révolutionnaires de la Force démocratique nicaraguayenne avait entraîné la mort de 7 000 personnes et causé sur le plan économique des pertes évaluées à $1 milliard.Par ailleurs, selon le Washington Post, les six cargos soviet: ques que le président Reagan soupçonnait de transporter des avions M/g 21 n'ont déchargé au port nicaraguayen de Corinto, entre la fin novembre et la mi-dé cembre.que des armes légères.des jeeps, des camions et autres équipements ordinaires.D'autre part, au Salvador, le conflit entre l'exécutif et le légis latif s'est aggravé.L'Assemblée nationale - dominée» par l'extrême droite a condamné l'opposition du president José Napoleon Duarte à une disposition de la loi électorale interdisant aux mem bres de la famille du chef de l'Etat de briguer des fonctions de maire ou de député.Cette mesure concerne essentiellement le fils de M.Duarte, Alejandro, actuel maire de San Salvador, qui entend se représenter aux élections du 17 mars prochain.Gemayel s'attarde à Damas d'après Reuter,AFP Le président libanais Amine Gemayel a prolongé son séjour à Damas où il aura aujourd'hui une nouvelle série d'entretiens avec le président syrien Hafez Al Assad, a-t-on appris hier de source autorisée à Beyrouth.Rien n'a transpiré des discussions d'hier, qui ont porté sur la question du déploiement de l'armée libanaise au sud de Beyrouth et sur l'impasse dans les négociations libano israéliennes de Nakoura sur le retrait de l'armée israélienne du Sud-Liban, selon les mêmes sources.Initialement prévue pour le début de décembre, l'application du plan de sécurité prévoyant l'envoi de l'armée libanaise au sud de Beyrouth a été constamment reportée en raison des divergences au sein du cabinet d'unité nationale et de l'opposition des milices chrétienne et druze qui contrôlent le secteur et s'affrontent notamment dans le Kharroub.Hier encore, les collines du Kharroub ont résonné des tirs d'artillerie et quatre soldats libanais ont également été blessés dans le Chouf, plus près de la capitale.A Chtaura, au centre du Liban, deux personnes ont été tuées et 10 autres blessées hier par l'explosion d'une charge télécommandée.Deux miliciens de l'armée du Liban-Sud ont été tués et quatre blessés hier également quand leur camion s'est renversé près de Rachaia, au sud-est du pays.Trois soldats israéliens ont par ailleurs été blessés par l'explosion d'une, bombe près du village d'Ansa ri au Sud Liban.1 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 DÉCEMBRE 1984 A 11 .« » i « a i i i* I - : S : .« \\ \\ ».\\ \\ V » I li ; - GIORGIO ARMANI \u2022 VALENTINO \u2022 GIANFRANCO FERRE GENNY \u2022 £V£/.OS \u2022 KENZO \u2022 KRIZIA \u2022 CALLAGHAN GALLA \u2022 DOROTHÉE BIS \u2022 LES COPAINS \u2022 RAMOSPORT DEJAC \u2022 AMM \u2022 ESG4D/4 \u2022 MONDI \u2022 ALBERT NIPON TIKTINER \u2022 LOUIS FERAUD \u2022 SONM /?V/C/fL__ La collecte du maire Drapeau La collecte de sang annuelle du maire Drapeau a démarré plutôt lentement hier marin, au métro Berri-De Montigny, mais les organisateurs espèrent atteindre tout de même l'objectif de 2200 donneurs.Le maire Drapeau est lui-même allé sur les lieux, en matinée, donner un mot d'encouragement aux donateurs.Cette coutume de la collecte de sang du temps des fêtes date de 1954, l'année do la première élection de Jean Drapeau à la mairie de Montréal et s'est longtemps appelée la collecte de sang du Jour de Tan.On Ta déplacée entre Noël et le Jour de l'an, il y a quelques années question d'assurer un bon approvisionnement en cette période fertile en accidents de toutes sortes.La collecte de sang se poursuit aujourd'hui.La Croix-Rouge attend les donneurs entre 10 heures et 20 h 30, au métro Berri-De Montigny, dans l'allée Dupuis.photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Facteurs congédiés pour refus de livrer les dépliants publicitaires La période des fêtes aura été funeste pour certains facteurs qui ont été congédiés sur-le-champ, pour avoir refusé de jouer aux camelots.PIERRE BELLI MARE_ Par exemple, à Longueuil, un facteur a déposé, à l'heure du lunch, un lot de dépliants publi citaires de Provigo dans la poubelle d'une brasserie de la rue Chambly.Ce geste de protestation a rapidement amené des inspecteurs de la Société canadienne des postes à faire enquête.Résultat : congédiement du contestataire.Il va sans dire que la tension monte actuellement entre les facteurs et l'employeur.Et bientôt le torchon pourrait brûler car la Société des postes entend distribuer de plus en plus de dépliants publicitaires.Un service, dit on a la Société, extrêmement lucratif et que l'on veut développer à l'avenir.Programme spécial En août dernier, la Société a attribué un prix d'excellence à ses meilleurs représentants des ventes commerciales qui ont décroché les plus importants contrats de distribution de publicité auprès des grands magasins.Avant les fêtes, on a procédé à une deuxième remise de prix.Ainsi Richard Ouellette, représentant de la Société pour la région de Montréal, a reçu une mention de son employeur pour avoir obtenu du groupe Uniprix un contrat de distribution de 14 millions de dépliants en plus du contrat de 3 millions d'annonces négocié avec Chaussures Trans-Canada.Le coût de distribution est de seulement 0.064 cents du pamphlet, mais en raison du nombre.A une succursale de Longueuil, ou sont rattachés 16 facteurs, on a vu passer au moins un million de dépliants jusqu'à maintenant, selon l'estimation faite par le postier Claude Nantel.Politique très sévère Son camarade de travail a soudainement fait remarquer: «La Société a congédié quelques facteurs dans la région pour faire peur aux autres.Les dépliants doivent être livrés comme du courrier de première classe ».11 ajouté du même souffle : « La Société a décidé de donner ce service d'une façon plus systématique, justement parce que les p'tits gars qui font ce travail ne livrent que très rarement toutes les annonces a chacune des portes.Dans les immeubles à logements multiples, entre au très, vous voyez parfois un tas de déplaints sur le plancher, dans le hall.Avec les facteurs, c'est beaucoup phis sûr.La marchandise se rend à destination ».\u2022 Peu après, un facteur rencontré à la porte; d'une autre succursale a sursauté : « Nous sommes des facteurs, nous ne sommes pas des camelots ou des colporteurs de dépliants publi citaires.C'est pas possible ce qu'ils ( la Société des postes ) nous demandent.Le pire, c'est que la situation va être encore pire l'an prochain ».Votre nom, monsieur?«Je ne peux pas m'i-dentifier ; vous comprendrez pourquoi ! ».Il a ensuite expliqué que chaque facteur dispose de trois jours pour livrer son lot de dépliants à partir du moment de la réception de ceux-ci.«Et n'oubliez pas que certaines bro chures sont passablement lourdes.Comme le bottin vert de Longueuil ou d'autres brochures, comportant de huit à dix pages ».Pétition des gens de Poincaré pour le retrait du gaz naturel Les citoyens de la rue Poincaré exigent de la ville de Montréal et de la compagnie Gaz Métropolitain qu'ils retirent dans les plus brefs délais les conduits de gaz naturel qui se trouvent sous leur rue.Une centaine de résidants ont endosse une pétition en ce sens Rappelons que le 18 décembre, une explosion d'une violence inouie tuait cinq personnes, rue Poincaré.L'enquête repose sur les résultats d'une expertise, qui devraient être connus d'ici les prochaines semaines.Chose certaine, des résidants ont affirmé avoir senti une odeur de gaz avant que ne survienne l'explosion, le 18 au matin.La pétition a été envoyée au maire de Montreal, Jean Drapeau, ainsi qu'au président de Gaz Métropolitain, Jean Gaulin.A ce dernier, les signataires précisent que l'accident du 18 décembre a laissé dans l'esprit de plusieurs de profondes inquiétudes : « La seule façon de redonner aux gens la pleine confiance dans leur quartier, la fierté et le goût d'y vivre, et d'assurer la valeur marchande de leur patrimoine, c'est d'éliminer à la source ce risque que d'aucuns croient si important, particulièrement pour ceux qui ne sont même pas abonnés à votre réseau.» ATTENTION PATINEURS ET PÊCHEURS La glace de la rivière des Mille-Iles est très fragile Attention ! La glace de la rivière des Mil le-Iles peut être fragile et même fissurée par endroit.Le ministère de l'Environnement du Québec recommande aux skieurs, patineurs, pécheurs et autres de se montrer extrê mement prudents avant de s'aventurer sur la glace de cette rivière.C'est que l'on vient de procéder à certains travaux qui auront pour effet de hausser le débit des eaux au cours des prochains jours, et donc de « forcer » la glace.C'est que l'on vient d'enlever les bâiardeaux qui ont permis d'assécher l'endroit où l'on procède à la construction d'un ouvrage de contrôle de débit des eaux, à l'entrée de la rivière.LITS EN LAITON Pur laiton garanti Tout modèles et dimensions offerts à Par ailleurs, s'il se formait un début d'embâcle pouvant occasionner des dommages aux citoyens, on peut communiquer en tout temps avec Urgence-Environnement Québec, 873-3454.L'autobus gratis La Commission de transport de la Rive-sud offre en étrennes à ses clients, le passage gratuit la veille du premier de Tan.On pourra donc se rendre ( et revenir ) à Boucher-ville, Brossard, Greenfield Pare, Lemoyne, Longueuil, Saint-Hubert et Saint-Lambert gratuitement entre 14 heures le 31 décembre et 2 heures dans la nuit du premier janvier.50% de rabais Nous fabriquons des lits en laiton et vous pouvez les acheter directement chez nous MOITIÉ moins cher qu'en boutique.C'est vrai, nous vous les vendons au prix de tgros» N'achetez pas avant d'avoir jeté un coup d'oeil chez nous THE BRASS BED FACTORY 16356, bout.Qouin ouest Pierrefonds il T nort tournoi mi bon*» 90 Oou* ê ttoâi) SAMEDI SEULEMENT DE MIDI À 17 H.BELEC INC.457-2755 Le journaliste Pinel est toujours vivant Le journaliste Jean-Guy Pinel, 46 ans, qui demeure à Saint-Charles de-Mandeville depuis un an, n'a été que légèrement blessé dans un accident routier qui a fait de'ix morts, lundi dernier, dans la région de Jolicttc Un rapport de police diffusé lundi avait iden tifié M.Pinel comme étant une des deux victimes de cette collision.Il n'aurait été que légèrement blessé.1320, RUE BEAUBIEN 1480 OUEST, RUE SHERBROOKE 1 SQUARE WESTMOUNT CENTRE ROCKLAND a \\à LA i KESSE, MûNrRf:A:., /StoVXtfl 2tf OLCEMBKE 1984 En souvenir des bonnes années CHEZ SI/HIPSCN EST IDE IPETOUC ! 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