La presse, 15 janvier 1983, C. Arts et spectacles
[" ¦J Le vieux St-Char OrCTAIIflAklT FM A k .4» A 3872, boot.Saint-CharUt Htnrfondi lout* TronKonodWnn» eu»tt Sorti» 50 Nord Mgggggtojgj 620-4445 « ROMÉO ET JULIEN » C4 ¦ < LE ROCK CANADIEN AUX USA C8 COINS DE RUES ET PHOTOS C 21 ET SPECTACLES CAHIER G LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 JANVIER 1983 CLEMENCE DESROCHERS I Clémence DesRoehers n'a pas d'âge, n'a pas de pas^e et pas de projets.Elle semble s'être détachée du temps et vit l'instant présent comme s'il n'y avait rien d'autre En aucun moment je n'ai senti le regret ou la nostalgie pendant cette entrevue.Elle aura 50 ans et 2(> ans de métier derrière elle, mais elle n'a jamais été si belle, si bien, si délicate, si sportive durant ces an nées.JEAN ê BEAUNOYER Elle peut bien me reprocher mes rondeurs et mon oeil fatigué, elle éclate de santé.Tennis, squash, marche, course: Clémence est en forme et Plus folle que jamais nous dit la publicité de son prochain show présenté à l'Arlequin à compter du 21 janvier prochain.Il s'agit de son huitième spectacle, mais Clémence c'est bien plus que ça.En fait, elle n'aime pas la chronologie des événe-% ments et se livre par petits bouts, o par petits morceaux au hasard (^ d'une conversation bien plus que o d'une entrevue.Dans ce grand ~» salon qu'elle entretient avec | l'énergie d'une mere supérieure.é de temps à autres, elle relance la balle, s'informe, m'entoure de petits soins, ne néglige jamais un détail et j'ai l'impression qu'il me faudra passer par Sherbrooke, St-Germain-des-Prés, Jacques Normand, le Conservatoire, ses parents, son pere.Alfred DesRochers, pour mieux la connaître.«J'aime donner» Je sais bien que tout le monde connaît Clémence.Que tout le monde croit la connaître.Les femmes de «bowling» l'apostrophent dans la rue.l'envahissent parfois.C'est le prix d'un succès qu'elle n'a jamais voulu payer.Cette femme sensible a toujours eu besoin d'un espace vital.«J'aime donner, pas être possédée», dit-elle.Elle n'a jamais eu assez d'ambition pour accepter toutes les concessions qui mènent à la réussite.Si elle a obtenu un succès fou avec Les retrouvailles, un spec-tale présenté il y a deux ans, elle a connu aussi les demi-succès, les spectacles annulés, les salles vides.Elle a ri de ses malheurs comme de ceux des autres.Elle a composé Le monde aime mieux Mireille Mathieu, elle chante qu'elle «ouvre les boites et ferme les bars» et pendant son spectacle elle demande à ceux qui ne l'ont pas vue de lever la main.Quand la moitié de la salle levé le bras, elle leur demande ce qu'ils ont fait pendant les 20 ans qu'elle était là.C'est ça, être drôle.Pendant ces 20 ans ou plus, elle a ouvert des boites c'est vrai mais elle a aussi écrit des textes pour enfants, elle a participé en tant que comédienne a plusieurs séries depuis Cité de Sable jus qu'à Quelle Famille si ma mémoire est bonne, mais elle a mon-^l té des revues, écrit la première^ comédie musicale québécoise Lejl flamant rose et je me souviens encore des Girls.Ne cherchez plus les manuscrits, elle jette tout et j'ai l'impression que c'est voulu ainsi Dommage pour tous (eux qui se rappellent la qualité de certains textes et même de certaines chansons.j «Je n'ai pas toujours aidé à* mon succès et mes spectacle^ n'ont pas toujours été parfaits.Je me souviens d'une revue avec Yvon Deschamps et Gilbert Ché-: nier.Une partie du texte était tel- j lement faible que Yvon a dû im-1 proviser sur Moi Je veux mon' Soil.Ce monologue complète-5 ment transforme a été à l'origine ! de Les Unions Quossa Donne,j présenté un peu plus tard.» Clémence fut pour Deschamps ce que Jacques Normand avait ; été pour elle quelques années ; plus tôt.Au St-Genrain-des Prés, il improvisait et impres- PAGE C 2 Pau! Savoie, comédien «cyclique» Depuis sa sortie de l'Ecole Nationale de Theatre, en li)70.Paul Savoie n'a pratiquement pas chômé.« Il n'y a pas eu MARTIAL DASSYLVA i de grand trou, affirme-t-il.au terme d'une interview qu'il accorde au début de la semaine, avant de reprendre les représentations de Syncope à la salle Fred Harry, une piece inédite de René Gingras à l'affiche jusqu'au 5 février, mise en scene par Yves Desgagnés et qu'il interprète en compagnie de Benoit Girard et d'Alain Zouvi.En douze ans de pratique du metier.Paul Savoie a détenu des rôles dans toutes sortes de production alternant régulièrement entre les classiques et les creations.A ce! égard, il avouera qu'il se considère comme ¦ cyclique »: « Quand je viens de jouer le Misanthrope, j'éprouve le besoin de jouer autre chose de moins difficle.Finalement, on est très chanceux de pouvoir se promener ainsi des classiques à la création.« Quoi qu'il en soit, de ce temps-ci.j'aimerais beaucoup m'attaquor aux gros personnages de Shakespeare.J'ai envie de me battre avec une chose difficile comme Richard III par exemple, tout en laissant la porte ouverte à des créations.» Au demeurant, cela lui permet de tàter de plusieurs modes de production.Il passera par exemple du fonctionnement classique dans des endroits comme le CNA ou le TNM à du travail en troupe autogérée (comme au Nouveau Théâtre Expérimental pour le Roi Boiteux) et dans ce dernier cas cela lui fournira l'occasion d'apporter sa contribution non seulement comme comédien, mais également comme technicien, décorateur, accessoiriste, etc.Ce qui représente a son point de vue une occasion inattendue et une chance inespérée il ne détesterait pas non plus faire de la mise en scène.« Mais ce sera pour plus tard, remarque-t-il.C'est une affaire de maturité.J'aimerais regarder encore vivre un peu plus autour de moi.prendre de l'expérience humaine et professionnelle.« Et puis je suis patient.J'aime bien me mettre au service d'un Photo Jean Goupil CHARLES DUTOIT metteur en scène et d'un texte.Au fond, je ne suis pas pressé.» Trois personnages De ce temps-ci, Savoie défend avec Benoit Girard et Alain Zouvi la piece de René (i ingras, une piece qu'il estime très moderne dans le contexte québécois, en particulier parce qu'elle nous sort de la cuisine traditionnelle.PAGE C 4 Une heure en transit ¦ f ¦¦ Vf* \u2022 ' '' 'vV \\ 4 ' \\ \u2022F - Charles Dutoit devant la partition de « Notations » de Boulez S % Photo Paul-Henri Talbot Samedi dernier.Charles Dutoit dirigeait un concert du Minnesota Orchestra.Il en avail dirigé trois autres, les trois soirs précédents.Cette semaine, il faisait deux concerts à la Place des Arts.Aujourd'hui, il est à Berlin où il répète pour deux concerts avec la Philharmonique de Karajan mardi et mercredi.Samedi prochain, il dirigera l'Orchestre de Philadelphie.Dans deux semaines exactement, il sera au pupitre de l'Orchestre d'Helsinki, en Finlande.L'homme qui est fier d'être «le seul chef à avoir dirigé les «Cinq Grands» en une même saison » \u2014 c.-à-d.les cinq plus importants orchestres des Etats-Unis: New York, Boston, Philadelphie, Cleveland.Chicago (l'ordre dans lequel il les nomme n'est pas nécessairement celui de ses preferences) \u2014 cet homme, dis-je, commence à être quelque peu fatigué de voyager.«Cette saison, je traverse l'océan 26 fois! » C'est l'une des raisons pour lesquelles il a accepté ce poste de «principal guest conductor » du Minnesota Orchestra.Il n'en consacrera pas moins de semaines à Montréal (il continuera de diriger la moitié des concerts de l'OSM) mais il réduira son activité européenne et donnera à l'orchestre de Minneapolis quelques-unes des semaines libres que lui laissera son travail à l'OSM.Dutoit fera trois semaines de concerts à Minneapolis pendant la saison 1983-84, quatre semaines en 198-1-85 et quatre semaines en 1985-8H.Son contrat au Minnesota Orchestra est de trois ans.Les concerts qu'il y faisait la semaine dernière, ses premiers avec cet orchestre, ne font pas partie de ce contrat.«J'ai été engagé au Minnesota sans même y avoir dirigé une seule fois! » Puisqu'on parle de contrat, précisons que celui de Dutoit à l'OSM a etc renouvelé automatiquement depuis son entrée en fonction, en 1978; son contrat actuel se termine le 31 août 1984 et, déjà, on sait qu'il sera renouvelé.Cinq disques cet été Mais ces questions de papiers embêtent Dutoit, qui préfère par- CLAUDE GINGRAS 1er de musique, de ses projets pour l'OSM, et me montrer, par exemple, la superbe partition du Carna \\aide Schumann orchestré par Ravel, qu'il vient de recevoir de Paris \u2014 une rareté, cette orchestration, et qu'il souhaite vivement inclure dans l'intégrale Ravel qu'il est en train de faire avec l'OSM.pour la Decca-London.À cet égard.Dutoit m'apprend, ravi, que le disque du Bolero s'est vendu à 30000 exemplaires, rien qu'au Canada.«Nous avons lancé une campagne de publicité pour atteindre les 50000.» L'été prochain, justement, Dutoit et l'OSM réaliseront un nouveau groupe de disques (et cas settes correspondantes) pour laf| Decca-London.Le programme' comprendra cette fois non plus trois mais cinq disques: Schéhé | razade, de Rimsky-Korsakov (c'est la raison pour laquelle il l'avait inscrite au concert double de cette semaine): des airs de Noel avec le célèbre soprano Leontyne Price: un quatrième §.disque Ravel, comprenant Ma ] Mère l'Oye.Le Tombeau de Cou-*: perin.Valses nobles et senti mentales et Pavane pour une infante défunte: le fameux Gaité pari sienne de Rosenthal, d'après Of fenbach; et le premier disque d'un cycle Berlioz, suivant la po I litique de Decca-London de faire | de l'OSM le «nouveau grand orchestre français» de son catalogue.«Pour Berlioz, nous allons commencer par un disque d'ouver- y tures, question de sonder le marche.Nous ferons ensuite la Sym- J phonie fantastique, mais en 1984 seulement, quand nous l'aurons bien rodée en tournée européenne.» Parce que, comme on le sait déjà, l'OSM.qui célébrera la saison prochaine son 50e anniversai- > re, a programmé, entre autres manifestations, une nouvelle I tournée européenne: du 22 mars I au 12 avril 1984.Quel autres événements marqueront ce cinquantenaire?C'est, pour l'instant, un secret bien gar- I dé.La programmation complète sera dévoilée le 11 février, au cours d'une conférence de presse.Pour revenir à la tournée européenne, Dutoit a-t-il choisi PAGE C 6 «*:.Une fête à ne pas manquer.lcuntKte \u2014 LE MONDE Une heure quarante-cinq d'euphorie totale, de plaisir, de vrai cinéma._l_mE Un film plein d'humour.f «# Ta s i n Film écrit et réalisé par CARLOS SAURA GÉRA LDI SE ÇHA PLIS, A MPA RO MVNOZ, \\ \\ RAFAEL A A PAR/CIO, SORMAS BRIXSKY le DAUPHIN 1 ; Fti JFiÇN pî£S 0 IBERVILLE 72U06O I ! Ê C 2 LITTERATURE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 JANVIER 1983 *.* GRAHAM GREENE, 77 ANS, 24 ROMANS «La politique est une question de vie et de mort» 3 ANTIBES, Frame.(AP) -Graham Green, âgé de 77 -Taus.se bat contre la mafia, pu-! .l)lir son 2 le roman et met au point un livre sur l'Amérique cen-*1 traie; il ne peut s'empêcher de riiv a lidée qu'il puisse être prêt a li\\ rer son dernier message.Aver \\ Burnt-Out Case je croyais écrire mon dernier roman, dit-il avec un sourire légèrement ironique.Mais j'en ai \u2022 s rit beaucoup d'autres depuis.» C'était en I960, avant The Comedians, Travel With M\\ Aunt et quatre autres romans.Le héros du livre.Querry, tentait d'erhap-pi '\u2022 a la célébrité dans une colonie de lépreux au Congo, mais le jnonde le rattrapait.Pour Greene, la célébrité est aussi un problème, car après avoir publie pendant 50 ans des romans, des pieces de theatre, dos récits do voyage et des scénarios de films, il est un des plus importants écrivains encore vivants.«Les écrivains veulent être anonymes», dit-il avec un soupir poliment réprime et un regard discret sur la traduction trançai- se de son recent roman.Monsi gnor Quixote, qu'il s'apprête a réviser.Il luit la publicité et ce n'est que quand il ne peut taire autrement qu'il consent à écouter les visiteurs non-sollicités.Mais par ailleurs il est trop curieux des Hons et de leurs laçons d'agir pour rechercher la solitude totale.Protégé par la célébrité La célébrité, dit-il, a ses avantages.Ainsi c'est elle qui le protège face aux menaces de mort qui lui sont parvenues après qu'il eut exposé certaines activités criminelles a Nice, la ville \\oisine.«Non.je ne suis pas inquiet, dil-i il.Ces! une des sécurités qu'ot liv la célébrité.Si quelque chose (n'arrivait, ce serait trop é\\ ident.Cela serait immédiatement dans tous les journaux.» t ne équipe ouest-allemande tourne présentement un documentaire sur la bâtai 1U' de Greene contre le «milieu».'«Ils ont mémo écrit a ce sujet on Chine, dans le journal de Pékin», dit-il.se permettant un de ses rares - eclats de rire.Il a publié celte année une brochure, en anglais et en français, sous le titre ««.l'accuse» emprunté a Emile Zola, et dans lequel il allègue (tue certains policiers et Graham Greene à sa table de travail magistrats protègent les bandits au détriment de leurs innocentes victimes.Il cite «la connivence des autorites» avec le crime organisé qu'il associe à la mafia italienne.Procès en diffamation Quatre indi\\ idus ont depose des mandats en diffamation et la brochure fut saisie en attendant les procès.«La seule fois ou une de mes oeuvres \u2014 The Comedians \u2014 a été saisie, ce fut en Haïti, par Papa Doc.» dit Greene, riant de nouveau.Il ajoute: «J'imagine qu'ils vont prolonger la saisie.Mais dans un sens le fascicule a atteint son but.» Les problèmes légaux ont obligé Green a demeurer à Antibes tout l'été, en même temps que les louions de touristes qui sont la cause d'une rumeur incessante dans le port, cinq étages plus bas que la petite terrasse donnant sur son appartement.La publicité autour de cette affaire l'a privé d'une bonne partie de sa précieuse intimité, et a fait de lui un personnage célèbre sur la Cote d'Azur ou.il y a bien longtemps, il a commencé de venir mettre ses fragiles poumons à l'abri des hivers anglais.Sa haute stature est un peu courbée, et ses cheveux blancs sont moins abondants, mais en conversation l'esprit agile de Greene prend les devants, laissant derrière lui de subtils points photo AFP de repère que l'interlocuteur peut suivre.Réponses prudentes Il choisit ses mots avec soin.Son charme et son exquise politesse adoucissent la brièveté des réponses aux questions trop personnelles.Il vit seul et a deux enfants d'un mariage antérieur.Normalement, (ireen passe ici la moitié de l'année, dans un appar- tement sans prétention du centre d'Antibes.Il écrit à la main, sur une table de travail dans un bureau remarquablement dépouillé.Sur un mur il y a une toile obs-traite d'un peintre cubain, un présent offert par Fidel Ca$tro.Les autres murs sont tapissés de livres, parmi lesquels il y a Proust, Henry James et des bouquins sur l'espionnage.Greene possède une petite télévision portative, assez ancienne, qu'il utilise pour voir les informations et les débats politiques.Il lit les journaux d'un bout à l'autre, et attribue à leur lecture les découvertes qui lui ont permis d'écrire The Quiet American et Honorary Consul.«En lisant les journaux on peut prédire bien des choses, dit-il.À mon avis la politique est une question de vie et de mort.» Quand il n'est pas ici, Greene habite un appartement à Paris et, de temps en temps, sa maison de Capri.Fidèle à une très ancienne habitude, il voyage beaucoup.Une amitié profonde «Depuis quelques années, je m'intéresse beaucoup à l'Amérique centrale, dit-il.J'avais acquis une profonde amitié pour Omar Torrijos de Panama, et j'allais le voir presque tous les ans.» Greene était déjà prêt à y aller de nouveau en 1981, quand il a appris que Torrijos avait été tué dans un accident d'avion.«Jusqu'à un certain point, cela m'a privé d'une pariie de nia vie, de dire Greene.J'avais appris à aimer cet homme.Il avait beaucoup d'humour, il était très humain.J'ai parfois songé à écrire quelque chose à se mémoire, qui s'intitulerait The General parce qu'il était tellement différent de l'idée qu'on se fait habituellement des généraux latino-américains.» Greene possède les journaux personnels de Torrijos, et il est encore en contact avec ses anciens lieutenants.Il dit qu'il espère commencer le livre après que Monsignor Quixote aura été publié aux États-Unis à l'automne.Ce livre a déjà été publié au Canada.Parlant de ce nouveau livre, Greene déclare: «Les gens ont l'air d'aimer ça.Dans l'ensemble, c'est plus amusant que sérieux, mais la fin est triste.J'en suis raisonnablement satisfait.On n'est jamais tout-à-fait satis fait.» Chez lui et en voyage, Greene lit beaucoup, et croit que la télévision et les autres distractions contemporaines ont transforme la littérature, mais pas de façon radicale.Clémence et le rire LE SYMPOSIUM PSI-83 20 MARS - HÔTEL HYATT - MTL confirme la participation de A.D.GRAD, Kdbbaliste.écrivain ALEXANDRE LACHANCE, alchimiste NATACHA KOLESAR-LASKA, médium Mgr F.SCHAFFNER, ésotériste ARLETTE DEMERS, clairvoyante C.ROBIN, médium-cosmographe GILLES MORIN, clairvoyant FRANÇOIS PAYOTTE, ésotenste Billets: LIBRAIRIE NOSTRADAMUS 85 o., rue Fleury T.387-6224 r -Hi L'ÉCHANGE! 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S S ES As^&st'VLte rnsidjfu /mtt^/OJxmA^eû^, » On ne peut en douter î las lieux, les décors et les personnages des livres de M.Gagnon lui seraient donc inspires par des situations vécues, A cela, il n'y a rien à redire : on prend son picotin ou on le t louve.Ce qui et happe a I auteur, c'est la faculté de transfigurer le reel, d'identifier dans le vécu ce qu'il a d'original, d'exemplaire si on veut; C'est le talent de créer un univers cohérent et nécessaire, en tout tas autre (hose qu'un plat compte rendu d'expériences ha n nales.m Une sorte de reportage I let art.malgré une longue et laborieuse pratique de l'écriture, il est presque totalement absent d'il n'\\ a pas d'hiver ù Kingston.11 un chapitre a l'autre, on ne ces sr d'espérer que quelque chose \\ a ^e produire, (pie le li\\ re, enfin.\\a donner a rire, a réfléchir ou à ir\\er Mais rien ne se passe.Le personnage principal, ni héros ni anti-héros mais simplement insignifiant, débarque un jour a Kin gston.la jolie \\ ille oniarienne des bords du lac Ontario.Il a perdu son amante (et un bras) dans un accident d'auto et il cherche dans le dépaysement, qu'il appelle exil, un oubli salutaire.Me voici donc, dit-il avec sa grande sobriété de langage, « sur cette terre qui n'a jamais porté mon pas.» Il y renoue contact avec Tonde Adélard, militant de la cause nationale dés francophones d'Ontario, les cousins et la cousine.Chacun de ces personnages est censé représenter un état de la conscience nationale.L'oncle, alcoolique velléitaire, n'est militant qu'en mots.11 est surtout farouchement anti-québécois.Le cousin Simon, un universitaire, hésite entre la lutte et la démission.C'est le personnage le plus pathétique.Incapable d'en finir avec sa these de doctorat, il sera rétrogradé.La responsabilité des « Anglais \u201e n'est pas très évidente La cousine Elisabeth, qui a les deux pieds sur terre (ou alors les jambes en l'air, pour satisfaire enfin les fantasmes incestueux de l'adolescence du narrateur) a choisi l'anglais.L'ambassadeur est suspect Tout cela n'a guère d'intérêt, si ce n'est de démontrer ce que tout le monde sait : les Ontariens francophones ne sont pas un groupe homogène.Le narrateur aurait pu pousser plus loin l'enquête, si tel était son propos.Mais le propos est fuyant et 11 faut subir des reflexions incohérentes, du genre de celle-ci.qui ouvre le livre, tout juste après une longue enumeration de patelins de I Occitanie.dont nous verrons plus loin la pertinence : « Les Anglais nous aiment, mais ils ne savent pas pourquoi.Il faut dire a leur décharge que cette ville alanguic le long d'un fleuve et d'un lac immense ne favorise guère 1'introspect ion.» Comprenne qui pourra.Notre exilé dit plaindre les « Francos '».on se demande pourquoi, el declare qu'il n'y a rien qu'il puisse faire pour eux.Cela vaut mieux.Le narrateur est écrivain et conférencier.On le promené parmi l'élite intellectuelle anglophone, on l'interroge, hélas î sut-la situation politique au Quebec, qui ne l'intéresse pas.qui ne l'intéresse plus.Les héros de M.Gagnon sont toujours en retard d'une mode ou d'une idee revue, ce qui contribue pour beaucoup à leur banalité.Les intellectuels du Collège militaire royal et de l'université Queen's sont pour la plupart ridicules, mais pas assez pour acquérir une épaisseur ro- ¦ i.-I / - é n >\u2022.< « ¦ « .- ¦ i \u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022llll if »¦ Pasternak Photo AFP i i i .» \u2022 Mini-réhabilitation de Pasternak en URSS manesque.Le narrateur ne nous épargne aucun de leurs errements.C'est pourtant lui qui est le plus ridicule.11 cite ici et la.et là encore, des auteurs qui n'a pas lus ou qu'il a mal lus.Dans la seule famille de la psychanalyse, la trinité Freud.Adlcr et Jung.Des filles pour la chose Ce qui l'intéresse le plus, ce drôle de romancier et conférencier (pourtant à peu près inculte), c'est de coucher avec les filles.C'est un intérêt que je partage volontiers mais il y a la manière.C'est en fonction de la performance sexuelle qu'il en attend qu'il regarde les filles et les évalue, de la manière la plus méprisante qui soit, quitte à leur trouver par la suite des qualités intellectuelles ou morales.Et le désir lui donne des humeurs inquiétante : « Je m'approchai par derrière et l'enlaçai.Gentiment elle me repoussa des coudes, dérobant son cou à mes lèvres.Je reculai avec à la fois l'envie de fuir et de la frapper.lorsque, après avoir déposé avec précaution son attirail sur le sol.elle se tourna vers moi.souriante et retirant sa veste.»> 11 est irresistible, ce gar« çon.La seule astuce intéressante du roman, c'est le rappel occasionnel, en caractères italiques, de la liaison du narrateur avec l'amante morte.Isaure.Il lui in vente des ancêtres cathares, secte fascinante s'il en est et s'adresse a elle avec un lyrisme souvent beau et troublant.Par la même occasion, il rappelle avec émotion la répression sauvage dans laquelle périrent les célèbres hérétiques.Pour le reste, l'histoire se» déroule cahin-caha, a coups d'anecdotes reliées ensemble avec des ficelles d'une fragilité navrante.Un personnage, Sa lomon Wiosensthal, ^rand patron d'une entreprise transnationale, fait découvrir au narrateur le monde du pouvoir, ce qui donne le plus extraordinairee ramassis de lieux communs.Le héros va coucher avec la bru du milliardaire, et avec son entreprise.Le pseudo-anarchiste a tout compris.Alain Gagnon : IL N'Y A PAS D'HIVER À KINGSTON, roman, 214 pages.Editions Pierre Tisseyre Montreal, 1982.Guitry sans « sachades » pour tuer Deux biographes français viennent de réaliser l'impossible: examiner à la loupe la vie et l'oeuvre de Sacha Guitry sans même» nous faire profiter des fameuses \u2022 de ce prince de l'humour français.hiver MARIO FONTAINE C'est donc* au compte-gouttes qu'on débusquera dans leurs ouvrages respectifs les mots fameux, les réparties a la mode qui ont lait la célébrité du seigneur des grands boulevards.Une déception certes, d'autant plus que les chercheurs ne cessent de nous vanter l'esprit, le sens de la repartie de Guitry.Ils en auraient fait davantage profiter le lecteur que cela n'aurait pas été un crime.Ceci du.voila deux ouvrages bien laits, complets et qui -s'ils n'apportent pas de révélations fracassantes permettent de situer le boulevardier dans son épo que.A leur corps defendant ils nous font aussi comprendre pourquoi le theatre guytrique a beaucoup vieilli et ne se joue* plus guê-re aujourd'hui, par rapport par exemple a celui de l'eydeau.Dans Sacha Guitry, 5fJ ans de spectacle, Dominique Desanti présente un Guitry humain, vibrant, presque vulnérable.Fils d'un comédien célèbre a qui il s'identifiera toute sa vie, notre Sacha sera célèbre et riche à 2(> ans.Très jeune il comprend en outre que la vie ne mérite pas qu'on s'en fasse pour elle et que vaut mieux en rire: des lors il portera continuellement le masque du bonheur, à la ville comme à la scene.Sa vie privée deviendra du coup publique et ses cinq mé- ¦ 'i : 98 I .0 \u2022VA Sacha Guitry nages, sans compter ses nombreuses maîtresses, se verront étalés sur les planches, jusque 'dans la reconstitution de son pro pre appartement.Ses amours le confirmeront dans sa vision souriante et cynique du monde, et le public- vivra l'évolution de la vie de couple de son héros dans les répliques de ses vaudevilles.Certaines reparties sont demeurées célèbres: - oouvrrs canadiennes \u2014 et «québécoises) qui représenteront 2 là-bas la creation musicale d'ici?il étudie actuellement quelques partitions niais n'a pas encore fixé son choix.L'« Affaire Bumberboom» Concernant la musique canadienne, justement, l'absence de g Dutoit m'avait empêche de savoir, «de la bouche du maure*, comment cette chose innommable, Bumberboom: Scherzo d/a- ; claude gingras bol/que.signée Sydney llodkin-son, avait pu trouver le chemin de la programmation de l'OSM (concert double des î> et 10 no-veiirofe, direction Dennis Russell Davies) L'explication de Dutoit confirme exactement mes sour* cons «Comme je n'ai pas le temps de diriger toutes les oeuvres canadiennes, je demande aux chefs invites d'en programmer.Nous avons proposé à Davies, comme à tous les autres, quelques partitions^ Il a contre proposa* avec cette oeuvre, d'un compositeur can «il en qui \\it aux Etats-Unis et qu'il connaît.Je n'étais pas ici.Je n'ai pas vu la partition.Que '%4*il«/-\\ous! .Je ne peux pas'im-rposer»d'oeuvres aux chefs imités.le leur fais confiance, c'est Pour ma part, je continue de considérer ce Bumberboom com-nô'v««ln honteux gaspillage de temps et d'argent, surtout quand on sait que tant de compositeurs d'ici, qui ont des partitions inte-[ rossantes dans leurs tiroirs, n'ont Suii.s été et ne seront jamais _H*à l'OSM.Mais Dutoit.igno-t ÏHi dossier ( il esl pourtant le tofkrMeur artisii(jue) el 1res pres-r le temps ( toujours un bon il de s'esquix er).parie re chose, \u2022n'accorde en effet celte in vfew peiidaiil les minutes exactement ) de pause entre rsxfeux icpetiti(»ns de lundi der-j*u*°?< el au cours desquelles il tti'atid\\\\ ich et un 7 1 p.i f«Vendant sa quasi-absence des ! mtè$ derniers mois.Dutoit a l'ait - ,ùfr notamment des concerts avec l'Orchestre de la Radio de Bavière (l'orchestre de Kuhelik).avec lequel il a aussi enregistre les Symphonies nos :\\ et .\"> de Ho negger, pour Krato.et les deux Concertos pour piano de Mendels sohn avec Andras Schiff, pour Decca London.Les Honegger marquent le début d'une intégra le Dutoit-Bavière-Erato des cinq Symphonies et des Mouvements symphoniques de ce compositeur.Dutoit a ensuite dirige Torches tre de la Radio de Cologne puis l'Orchestre Symphonique de Bos ton, après quoi il a pris dix jours de vacances dans sa suisse na taie.OÙ il a toujours une maison.Suivirent, les concerts à Minneapolis et le concert double a l'OSM cette semaine.A Berlin et à Paris Dutoit partait jeudi matin pour Berlin, pour deux concerts avec la Philharmonique de Karajan mardi el mercredi.Son programme: les Variations sur un thpme de Paga/i/n/, de Boris Blacker (le theme est le fameux 2le Caprice pour violon seul, traite par maints compositeurs), la quatrième S\\ m phonic de Tchaikovsky et un Concerto grosso pour deux trompettes, timbales et orchestre d'un jeune compositeur est-allemand dont il a oublie le nom.« Schmidt .Schmiede.quelque t/hov comme ca.» L'activité de Dutoit est telle, en effet, que certains details lui échappent (si on peut parler de «détail» a propos du nom de l'auteur de l'oeuvre qu'il va diriger! ).A Philadelphie, samedi prochain, son programme comprend des airs d'opéras italiens mais il ne sait plus qui est le chanteur \u2014 ou la chanteuse.Apres Philadelphie, i! partira pour Helsinki puis Stockholm, ou il dirigera La Damnation de Faust, de Berlioz, avec Jessye Norman.Stuart Burrows et .Iules Bastin.Il nous reviendra pour la conférence de presse du 11 février ( voir plus haut ) et le concert double des là et h; février et reparti ra dès le 17.pour trois corn cris a l'( Irchestre de Paris (22, 23 et 21 le\\ ner) ou il dirigera notamment les Met aboies de Dutilleux.DEUX DOCUMENTS Bartok joué par Sàndor et Pasztory photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Charles Dutoit Ketour Ù Montreal le 2(i lévrier pour, celle Toi s.plusieurs concerts eu mars.Puis, re-dé-part.Puis, re-relour.On y perd son calendrier « Mozart Plus » Et le Festival d'été à Notre-Dame'.' Dutoit y pense aussi, bien sur.«Celle année, ce sera encore Mo/art et un autre compositeur.Le Festival d'été, ce sera toujours Mozart et un autre compositeur.Pour cet été, je ne sais pas encore quel autre.Mais nous aurons relie constante: Mo/eit Plus .Un peu comme à \\e\\\\ York, le Festival «Mostlv Mozart ».Voilà: je pense que c'est une bonne idee d'appeler notre Festival «Mozart Plus»! » Plusieurs lecteurs m'ont demandé des précisions concernant les enregistrements de Gytirgy Sàndor et de Ditta Pasztory du troisième et dernier Concerto pour piano de Bartok, enre-.gistrements auxquels j'ai l'ait référence dans ma critique du récent concert de l'OSM où l'oeuvre était jouée par le jeune pianiste hongrois Zoltan Kocsis.CLAUDE GINGRAS Bartok composa cette oeuvre \u2014 sa toute dernière, avec le Concerto pour alto\u2014- en 1945, l'année de sa mort, comme «cadeau de départ » à sa femme et élève, Dit ta Pas/tory.Ce n'est cependant pas Ditta qui créa le concerto.La guerre de 1939-45, l'exil de Bartok et sa femme à New York, la vie misérable qu'ils durent y mener, tout cela créa un climat d'angoisse dont Ditta souffrit autant que son mari, au point même de compromettre leurs relations.Ilalsey Stevens, dans sa biographie de Bartok, ne parle pas de ce problème.Mais Pierre Citron, dans la sienne, va jusqu'à dire que ce climat fut «trop fort pour Ditta.devenue une véritable malade mentale».Bartok mourut le 2t» septembre 1945 et n'entendit jamais son troisième Concerto.Il n'en termina d'ailleurs pas complètement l'orchestration: les 17 dernières mesures furent instrumentées par son disciple et compatriote, le compositeur Tibor Serly.Ditta survécut à son mari, mais ce n'est pas elle qui créa le troisième Concerto.La raison, il faut la chercher dans le contexte évoqué par Pierre Citron et non dans le concerto lui-même, conçu justement en fonction de la personnalité musicale de la jeune femme: il est moins difficile techniquement et plus lyrique, plus paisible, que les deux précédents.Ditta Pas/tor> n'était pas la «médiocre pianiste» qu'on a prétendu: elle a laisse des enregistrements (seule et avec son mari) qui démontrent le contraire.DUCE PPE DÎNER-THÉÀTRE Restaurant Bartok C'est un compatriote du couple Bartok, (lyorgy Sàndor, qui créa le troisième Concerto, le 2(i janvier 1946, avec l'Orchestre de Philadelphie dirigé par Eugene Ormandy (lui aussi d'origine hou groise).L'année suivante, la même équipe Sàndor-Ormandy Philadelphie enregistra l'oeuvre, pour Columbia, en trois disques 78-tours.L'enregistrement lut repris en microsillon, ML 1239, puis réédité en Columbia Special Products.P 14155 (mono, bien sûr).Il y a une vingtaine d'années (on n'indique pas la date exacte).Sandor reenregistra le troisième Concerto, celte I pour Vox, avec l'orchestre Pro Musica de Vienne dirige par Michael CJielen (version actuelle ment disponible en Turnabout, TV-S 34483).La version Columbia est très difficile à se procurer.La version Turnabout figure encore au catalogue Schwann.Le collectionneur peut s'en réjouir car.si la pre mière version nous permet d'en tendre l'équipe même de la création, la seconde version est meilleure a tous l«s points de vue: Sàndor est plus virtuose dans les deux mouvements rapides, plus raffiné dans le mouvement lent, et la prise de son (stéréo) est plus brillante Quant à Ditta Pas/tory.Tibor Serly la persuada, il y a une dizaine d'années (la encore, aucune date precise n'est fournie), de confier au disque le concerto é c rit pour elle.Elle hésita longtemps et accepta finalement, a la condition que Serly lui-même dirige.Ce qui fut lait, avec l'Orchestre Symphonique de Vienne.On peut trouver ce document sur i petite marque américaine Mu sical Heritage Society (MILS 3337).Le disque a paru en 1975.Ditta Pasztory i\\ ait a ce mo ment-là 72 ans.Son interprétation est pleine de* tendresse, prudente techniquement a certains endroits, niais certainement très authentique.Aux dernières nouvelles, elle vivait encore \u2014 à Budapest.Quant a Serly.il est mort a Londres en 1978./oitan Kocsis, récemment soliste du troisième Concerto à l'OSM.et qui a recueilli sur i'oei;\\ re ries témoignages person nels auprès de la veuve de Bartok et auprès de son premier interprète, a enregistré, pour sa part, les deux premiers Concertos de Bartok, pour Elungaroton.Il est possible qu'il enregistre maintenant le troisième Concerto pour Philips, maison avec laquelle il est maintenant sous contrat.Pour l'instant.Philips publie, de lui.un disque de transcriptions pour piano de1 pages d'opéras de Wagner - transcriptions de Wa gner et de lui même.Pour revenir à nos trois enregistrements du troisième Concerto de Bartok: la premiere version Sàndor (Columbia) est jumelée avec une oeuvre qui n'a rien à voir ave< Bartok, la 21è Symphonie de Miaskovsky; la deuxième version Sandor (Turnabout) ligu re dans différents couplages: Çc lui que j'ai mentionné plus haut comprend un autre Bartok, le Concerto pour alto, joué par Ulrich Koch: la version Pasztory, dirigée par Serly.est j unie fée avec- une oeuvre de ce dernier, un Concerto pour deux pianos, joue pàrGéza Fricl et Luctor Ponse.Présente \"CIEL DE LIT deJAff DE LAPRAIRIE présente «LA PETITE HUTTE» d André Roussin par LE THÉÂTRE CENT RIDEAUX Avec ANDRÉE LACHAPELLE et FRANÇOIS TASSÉ Décor Marcel Dauphlnais Costumes François Barbeau Éclairages Claude Accolas Mise en scène de DANIEL ROUSSEL Traduction de FRANÇOIS TASSÉ Ls, DU 15 AU 18 DÉCEMBRE HîH DU 4 JAMVIBR AU 5 FÉVRIER Avec: Denis Levasseur, Monique Fournier.Claude Côté et Robert Paquette Diner: 19h Théâtre: 21 h jusqu'au 12 février jeudi - vendredi - samedi Du nouveau a LA CAVE du RESTAURANT Du Mardi au Vendredi a \u2014 Samedi à 17het21h.THEATRE PORT-ROYAL PlACf DES ARTS Guichets: 842-2112 -StfirtourtrittrT de plut dp 6» \u2022* ' -, > Ré».478-1602 LA VITRINE pcétmf JvPOGNE TU ou CHUSPOGNÉE?Un succès ! Texte: Jocalyno B«ault«u fVK: JOttH* Cooillard, Morw- 'Denym Dov¦ «i./ s?::.-./¦ i\u2014 V.y < de Beethoven chanre en aiiemnnd' Les compagnies suivantes ont généreusement contribue a la presentation d'une soiree dopera Alliance mutuelle vie Banque Nationale bp canada Fédération des Caisses populaires Desjardins de Montreal et de i Ouest du Quebec Price waternouse.comptables agrées Urgel Bourgle limitée l'Opéra de Montreal est membre de l'Association des Directeurs de Théâtre Chef d'orchestre Franz-Paul Decker Mise en scene et décors: Roberto Oswald Costumes Anibal Lapiz Maitre des choeurs René Lacourse ,\\\\ Il idrruin rijnon tfO '?'il \u2022'.'fll'Jr 115 lûHl , ftïH \u2022fI \u2022 i .i.Orchestre symphoniqu/e de Montréal BilletS: 12$.17$.25$.30$ Rideau: 20 heures précises l'uoT p /!J'n M» nvij \\ 1 deCSS SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Guichets: 842-2112 Sur tout billet de plus de 6$ * s'ajoute un montant de 0,75 $ à titre de redevance à la Place des Arts: EN VENTE À COMPTER DU LUNDI 17 JANVIER J : * i i du 15 au 27 mars 20h 4.- .II ii m - < \u2022' '\u2022\u2022>flËf^ ^^Wctrndïtionnellement, sans I JBU\u2014.,,; restriction aucune, Jean Lapointe.Roger Bourassa, Imprésario: Jean-Claude 1 V^us dérfder et vous faire oublier T vos tracas quotidiens.Sa THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DEPARTS Guichets: 842-2112 PRIX DES ï BILLETS r 850$ 1300$ 17.00$ : 'v.r^' - ; , .Sur tout billet ;*J^Àde plus de 5S V \u2022.t7W^aiOU,e un mon^nt de Q,75$ ^ WQ-titre de redevance - ^âlâ Place des Arts.; ri go C 10 ( N I ( \\ c r i interview: LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 JANVIER 1983 À 13 ansf Gene Wilder rêvait de devenir un nouveau Danny Kaye lAl-T) \u2014 Dans mes Films, le héros a toujours du mal à \\ i-vre, finalement, quelque chose, quoiqu'un.Dieu, l'Amour, un être vient à sa rencontre et le tire d'affaire.» La tignasse blonde ébouriffée, l'oeil bieu de Prusse, à la lois naît\", fureteur et goguenard, Gene Wilder définit ainsi le personnage mi-burlesque, mi-romantique qui a fait de lui une dos figures de proue de la comédie américaine.Dans « Flank} Panky», le dernier film qu'il a tourné sous la direction de Sidney Poitier, il incarne un paisible architecte entraîné bien magré lui dans une Cascade d'aventures tragi-comiques.Venu a New York pour y conclure un contrat mirifique, il sera roue de coups, accuse de ineur-|re, piqué au Penthotal, poursuivi par le FBI.contraint de s'enfuir en peignoir dans la rue.accroche aux basques d'une prétendue journaliste, trop jolie pour être honnête (interprétée par la délicieuse Gilda Radnor).«A 13 ans, raconte Gene Wilder, je \"voulais être un acteur comique er j'apprenais par coeur des jjtetches de Danny Kaye.Pour (i(*s raisons que j'ignore, mon père m'a envoyé dans une académie militaire, estimant sans don te que je de\\ iendrais une sorte de Tyrone Power, que j'apprendrais les bonnes manières, la diplomatie.Etant le seul juif, j'y fus ros /k////\\m;/)/((/ta/s.\\l/«/»»// ///us wtfiiRi \u2022/»,>.* v,/'//kso\\ iiioix ( IH>\\ r*#»in*iU»V/OV) \\HnihRI NIVEAU DU METRO AIWATE8 935-4246 PlAZA COTE-DES-NHGES 735-S527 le DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRES DIBERVILLE 721-6060 Sam, dim.: 1:25, 3:25, 5:25, 7:25, 9:25.Lun.à ven.: 7:25, 9:25 dénis S 1594 RUE ST-DENIS 845-3222 De la sensualité et de l'érotisme .AU MASCULIN Mi < et DIEU créa les HOMMES fH un film de JEAN ESTIENNE sur« rHOMOSEXUALITÉ\" 12:15, 13:50, 15:25, 17:00, 18:35, 20:10, 21:45.desjardins 1 BASILAIRE 1 788-3141 otiq siquc ue I8w V iiïlti* L inoubliable ROMY SCHNEIDER dans son dernier role a (Iff 'xjHifteîlefj kSYLVIA kKISlKL JUST JAECKIN desjardins 2 -ï \" \" La »Passajvie du Sans-Souci desjardins 4 BASILAIRE 1 288-3141 BASILAIRE 1 288-3141 A LA RECHERCHE DU PLAISIR 18ans1 Adulte* tags FÀ S iques desjardins 3 curieuses Jean-Pierre Armand Mario Faures l]OU BASILAIRE 1 288 3141 5030 RUE PAPINEAU 527 9131 Suite de C 12 marquablement mis en scène par Steven Spielberg.¦ Fitzcarraldo (V.fr.: Dauphin 2) - Un hurluberlu rêve dr construire en pleine forêt amazonienne une salle d'opéra somptueuse, où Caruso viendrait chanter.Pour réaliser ce rêve, il va exploiter un immense territoire où a-bondent les arbres î caoutchouc.Et pour y arriver, il décide de faire traverser la montagne à un bateau à vapeur.Une folie.Un film remarquable du cinéaste allemand Werner Herzog.¦ La Guerre du feu (l'Autre Cinema 1) -Super-production f ranco-q uébécoi se nous ramenant 80.000 ans en arrière, à l'époque où l'homme venait à peine de découvrir le feu.On se donnait des coups de gourdin sur la tête pour ne pas se faire voler la précieuse flamme.Les personnages utilisent une langue inventée pour les besoins du film par Anthony Burgess.\u2022Quest lor Fire» a des longueurs et quelques i n v r a i s e m b 1 a n ces, mais il reste intéressant.m Méphisto (V.fr.: Ouimetoseope, aujourd'hui et demain) Immensément ambitieux, le comédien Hendrik Hôfgen n'a qu'une idée en tête: connaître la gloire.On est en Allemagne, à la fin des années vingt.Hendrik monte à Berlin.Il a du talent, li l'ait les compromis qu'il faut.Les Nazis prennent le pouvoir.Un général protège Hendrik.Le comédien se dit que l'art est au-dessus de la politique.Remarquablement mis en scene par le réalisa leur hongrois 1st van Szabo.¦ La Nuit de San Lorenzo (Y.fr.: Elysée 1) - En 1944, c'était la guerre.La nuit du 10 août, les habitants d'un petit village de Toscane, en Italie, sont libères par les Américains.Cecilia, qui avait six ans à l'époque, se souvient.Elle raconte.Selon ses souvenirs, sans toujours savoir si les choses se sont exactement passées comme ça.Plein d'humour.Intéressant.¦ Les Rouges ( Pari sien 3) - Les rouges dont il est question dans ce film produit, écrit et réalisé par Warren Beattv sont e> des intellectuels américains que la revolution russe a passionnes.In journaliste et sa femme.John Reecl et Louise Bryant, qu'interprètent Beattv et Diane Keaton.vont à Pelrograd Taire un reportage sur le vif.Quelques années plus tard, Reed se rendra compte que la révolution a été trahie par les révolutionnaires.Le sujet est sérieux mais le film a été traité comme une histoire d'amour et presqu'un roman d'aventure._ galeries LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 JANVIER 1983 galeries d'art_ «Musée des beaux-arts de Montréal 1379, rue Sherbrooke ouest Du mardi au dimanche, de 11 à 17h Autobus 24 ou métro Guy Renseignements: 285-1600 Expositions AUTOCHROMES \u2014 l'avènement de la photographie en couleurs Jusqu'au 27 février Helen Cooke dans un champ de pavots, en Californie Arnold Genthe, vers 1908 Rétrospective Claude Viallat Jusqu'au 23 janvier Gobeleterie anglaise du 18e siècle Jusqu'au 27 février Films Les Blank rencontre Werner Herzog Un programme des films documentaires du cinéaste américain Les Blank, réalisateur de Burden of Dreams, et du cinéaste allemand Werner Herzog, réalisateur de Fitzcarraldo Auditorium du Musée Samedi 15 janvier: 12h, 13h30et 15h30 Dimanche 16 janvier: 12h et 13h30 Samedi 22 janvier: 12h, 13h30 et 15h Un programme est disponible au Musée.Le dimanche 16 janvier, Les Blank sera présent pour répondre aux questions du public.Billets: 2$ chaque représentation .ou la manière noire Une grande dramatique réalisée par J.-an Sali i Interprétée par JACQUES GODIN Le mercredi 19 janvier à 20h30 L autre 4Ak Radio télévision Quebec Salon Onternational de la peinture de Sherbrooke (Québec-Canada) Du 5 au 28 août 1983 Pour des renseignements: 1-819-563-1866 1508 ouestt rue King, Sherbrooke, Québec J1 i 2C2 MIREILLE PERRON céramiques et TIM LÊVESQUE GINETTE MARCOTTE MÊTHOT verrières PROLONGATION JUSQU'AU 31 JANVIER 1983 du lundi au samedi de 10h o 17h création Tim Lévesque LA GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS .88 est, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal 866-1836 peintures de NORMAND C0USINEAU du 20 janvier au 11 février 1983.ACHETONS PEINTURE de QUALITÉ GALERIE DOMINION 1438 ouest, rut Sherbrooke Le plu» grand choix dt peinture! «f Kulpturti don» kl plu» grand» galon» d'art au Canada.lun.ouvtnd.9ho 17h30 samedi 9hol7H tance Galène d'art sans but lucratif commanditée par l'Alliance mutuelle-vie, 680.rue Sherbrooke ouest (metro McGill) Montreal.Québec H3A 2M7 Téléphone (514)284 3768 FOYER DES À ATELIER de DESSIN et de PEINTURE Débutants Intermédiaires Avancés Débat 18 janvier Renseignements; Tél.: 487-9171 Itl IC H E LTE T R E R II L'T présente «Nouveaux regards sur la Chine» compte-rendu de voyage de 14 artistes québécois en Chine populaire et lancement de l'album de gravures «Pâté chinois» Bienvenue au vernissage le jeudi 20 janvier 1983 de 19h à 22h « Exposition du 20 janvier au 20 février 1983 ?Heures d'affaires: mar .mer.lOh à 18h vtm lOh a 1 /h dim I2h a I7h 843-5487 mar.mer .lOh â 18h jeu .von .lOh à 21h 4260, St-Denis, Montréal h r t c on te m porrin E/1TON, 9*ÉT>1GE( CENTRE-VILLE EXPO-VENTE Collection d'artistes canadiens: Léo Ayottc, John A.Barwick, P Boucher, Y.Dagenais, B.Des Clayes, C.des Clayes.C Dionne- Valois, Hélène Dubé, S Dubreuil, Eve Rell, M.Favreau, M.Fournier.R Galli, W.E.Gebauer, Aline Lalancette, H.Langeder, Viateur Lapierre, Roger S.Leduc.E Lemietix, Iernand Iorion,J.Lortie,CD Maillet.Muguettc.L Paradis, Gordon Pfeiffer, G.M.Rae, René Richard, R Rivard.Avrum Rosenthal.V Walker.EATON O.UJ-w u Np Z O z CN 9 LU § I\u2014 û il III LU oc NOUVEAUTÉS ÉCONOMISEZ FAITES VOS ENCADREMENTS VOUS-MÊME, .GRÂCE À NOTRE GAMME COMPLÈTE DE MATÉRIAUX * D'ENCADREMENT oMm.AFFICHES ORIGINALES 1024 ouest, av.Laurier, Outremont 279-2188 I Le» Ter muet Niveov metre.i»otion McCil 70S owttl rue Soeite-CofHtnr* 849-8243 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 JANVIER 1983 AU CENTRE SAYDIE BRONFMAN ARTS PLASTIQUES C 21 Culte du coin de rue et nouvelle photo « La photographie est devenue la forme d'art essentielle des sociétés d'abondance, de gaspillage et d'agitation - elle est un instrument indispensable de la nouvelle culture de masse.* La photographie québécoise n'échappe pas a cette reflexion de Susan Sontag.Tune des plus Importantes critiques de photographie de l'heure.Les photo graphes se sont multiplies à un point tel chez, nous qu'il est difficile aujourd'hui de faire un bilan precis de leurs activités.Le C'en tre Saydie Bronfman s'est pourtant courageusement interrogé sur la « Photographie actuelle au Quebec >» en mettant sur pied une exposition ou quelque vingt-cinq photographes ont été invités à présenter leurs plus récentes rea lisations.GILLES TOUPIN L'entreprise, à cause de ses caractères spectaculaire et frondeur, est du genre à faire dresser les cheveux sur la tete de n'importe quel conservateur de photographie! Peu d'entre eux en effet auraient osé s'attaquer a un tel projet tellement il comporte d'embûches et de risques Car la question qui se pose immédiatement à quiconque veut faire le point sur les manieurs de caméras actuels au Québec est celle de la représentativité Aussi bien le dire tout de suite.« Photographie actuelle au Quebec - nest pas une exposition représentative et éclairante de l'ensemble de l'activité photographique contemporaine québécoise.A-telle voulu l'être?Sans doute pas.Dommage tout de mémo que le catalogue n'ait pu situer l'ensemble des ira vaux de ces artistes à l'intérieur des tendances générales de cette photographie.L'oeil et la conscience Le titre de l'exposition, considère sous cet aspect de la représentativité* est donc trompeur.Il l'es! également d'un autre point de vue puisque la moitié des implications esthétiques des oeuvres de l'exposition ne sont pas i e que l'on pourrait qualifier d*« actuelles .Deux courants majeurs s'affrontent au Centre Savdie Bronf-man Pour les représentants de l'un de ces courants, il semble encore qu'il soit nécessaire â l'aide dr leurs petites Imites noires d'enregistrer et de traduire le monde extérieur.En ce sens, les Hae.Merrelt.Colvey, S/ilasi.Campeau.Tata, Pratte, Gau-dard.Plain et Clement ne trans forment pas la pratique photographique.Leurs oeuvres, bien souvent, s'inspirent même directement des grands maîtres de l'histoire de la photographie réaliste, sociale et documentaire.C'est comme si ces photographes ç1 abreuvaient encore aux grandes images réalisées au mi- lieu du siècle, souhaitant à leur façon les imiter.En revanche, l'autre moitié des exposants, sous des modes divers, reconsidère la photographie selon un point de vue relativement nouveau.Ces dernières oeuvres sont les plus intéressantes et les meilleures de l'exposition; elles sont libérées des finalités descriptive et informative assumées depuis le début des années soixante par la television; elles reconnaissent les imminents qui permettent de percevoir le monde extérieur et d'analyser les expériences favorisant une inscription de la personnalité physique et spirituelle de l'opérateur dans l'expérience de la nature.Bien des procèdes utilises par ces derniers photographes - certains heureux d'autres moins - illustrent à quel point la photographie a perdu de son urgence vis-à-vis de l'information, Raymonde April, par exemple, braque son appareil sur l'indéfini.Ses photographies montrent des objets rassemblés dans un espace impossible a identifier et sous des jeux d'ombres et de lumières artificielles.Les images, disposées en suite, se refusent à toute lecture narrative linéaire.Parfois Raymonde April, comme c'est le cas dans sa série intitulée « Personnage au lac bleu ».insère de petits dessins mystérieux qui ne semblent pas avoir de rapports avec le reste de la suite.Dans l'ensemble les photos sont séduisantes, soyeuses, délicates, presque floues.Ces petites histoires « sans fin ni début » nous rappellent sans cesse que le reel est chargé de significations complexes.Deux courants majeurs D'autres, tels que Marik Bou-dreau et Pierre Gosselin, également conscients de cette complexité du réel, ajouteront du texte a l'image, suggérant ainsi par l'écrit ce qui ne peut être vu dans la photographie.Dans les deux cas.les résultats ne sont pas très heureux.Ils sont trop tributaires de textes faibles et sans conséquence.L'écart entre la légende et l'image est pourtant bien là mais le retour du sentiment par l'intermédiaire du texte, surtout chez Gosselin, est utilisé de façon mièvre.Au même titre que la série qui permet un inventaire du réel fugitif et éphémère, l'utilisation de montages comparatifs ou séquentiels est de plus en plus courante chez les photographes actuels.Les oeuvres de Serge Tou-signant.parmi les plus belles de l'exposition, témoignent des transformations de la lumière qui passe à travers un cube pour se plaquer contre le mur d'une piece vide.Les séquences nous montrent les différentes dispositions du cube sur une table et les changements qu'il en résulte dans l'atmosphère de la piece.Cette expérience de la réalité est d'autant plus authentique qu'elle met en évidence les données de la perception.Chez Sorel Cohen, qui présente IjlJLr Holly King.« Hellenic Winds ».1982.Lise Begin.Image tirée de la des feuilles de contact agrandies et en couleurs ou deux hommes nus si- livrent un combat, l'anonymat technique du mode de pre sent at ion choisi sera sans doute pour plusieurs une chose difficile à admettre.Les images ne sont pas travaillées et retouchées.Elles témoignent tout au plus, grâce à une vitesse d'exposition lente du.mouvement des lutteurs, de la realite technique de l'image photographique.Cohen illustre et dénonce ici avec intelligence l'un des seuls modes de relation physique du mâle moderne: le combat corps à corps Lise Begin, avec sa série intitulée « Un à Un.», assemble à ses images photographiques divers matériaux découpés.Ces assemblages colorés créés à l'aide de techniques post artisanales renvoient directement à l'oeil et a la série « Un à Un.», 1982.conscience.Ce sont des travaux qui font éclater encore une fois les limites de la photographie.Celle-ci est confrontée a la realité de la création pure, au même titre que l'est la peinture, soulignant ainsi l'écart entre le visible et la conscience puisque Lise Be gin s'est presque entièrement d< tournée à son tour de la fascina tion des apparence^ Au même titre mais avec un peu moins de succès.Michael Flomen.Ginette Bouchard.Michel Gaboury et Angela Graucr-bolz se libèrent du culte de l'authentique.C'est en insistant et en jouant sur l'écart entre les réalites physiques, optiques et subjectives que ces photographes parviennent à construire une autre expression du reel.Flomen avec ses détails énigmatiques.Bouchard avec ses climats noc- Ginette Bouchard.« Sans titre » turnes dépouillés.Gaboury avec ses constructions formelles et Grauerholx avec photos floues de photos paysagistes assaillent de toute pari la certitude réaliste de la photograph L'apparition du corps La mise en scène du corps est aussi apparue dans l'univers de la photographie.Authentications de la performance, les photos de Holly Kinc servent de re lais a l'action.L'autoreprésentation dans «.Hellenic Winds ».onirique et idéalisée, rédonne ses droits a la my thologie individuelle.Ces Images dépouillées et évocatrices, a la frange de la derision, ne man queni pas de seduction tout comme ces paysages désertiques en couleurs du Colorado et de l'Utah de David Duchovv qui nous obligent a lire ces espaces méditatifs comme des plages colorées pures et abstraites.Moins convaincant cependant est le travail plus conceptuel de Pierre Charrier qui rappelle trop les experiences d'un Ben Vàutier.Bref, toutes ces images avec leurs hauts et leurs bas ( ontras tent catégoriquement avec toutes ces photographies de coins de rue, cette archéologie du present, ces inventaires répètes et déjà vus de la vie urbaine ou campagnarde d'ici ou d'ailleurs que continuent de faire un nombre important de photographes québécois.Toute cette tendance de l'exposition est de l'ordre du lieu commun.Plusieurs images res semblent à ces clichés que le jeune photographe amateur lâche rue Ste-Catherine avec- son premier Minolta fait sans discernement.Les Berenice Abbott, Gi 1982.: : *; : sèle Freund.Friedlander et, plu«£ près de nous, un Charles Gagjirfi ont donné à ce genre de photographie un degré de qualité et^me réalité qu'il est futile d'essayé^ de faire revivre.Même les photomontages spec-i taculaires de Pierre GuimondJ faits de récupérations, de débris,'/ de morceaux industrialisés d'une* civilisation mécanique, de par-J celles de réel, même cette dénon-: ciation de l'absurdité aussi juste-soit-elle n'a pas dans I'universJ photographique actuel de grandj mérite.La technique automatiste: de Guimond.au sens surrealiste-du terme, remonte à la fin des an-^ nées 1910 à l'époque ou Raoul Haussmann inventait le photo-*; montage.Avec une ma it rise tech-; nique certaine, Guimond ne fait que reprendre un mode photogra-' phique qui appartient à Dada Berlin.{ Les organisateurs de l'exposition, trop soucieux de donner un aperçu complet de la photogra ; phie québécoise, ont raté l'occasion ici de s'engager à fond dans la véritable « photographie ac-» tuelle » au Québec en élaguant dej leur présentation les oeuvres de* qualité nettement inférieure.* Même si.par exemple, les tra* vaux des Gaudard et de Tata ont t connu dans le passé des réussites marquantes, cela ne justifie pa< qu'on ait choisi ici dans l'ensemble de leurs oeuvres des réalisations médiocres.Il faut donc conclure, devant ce choix déjà éclectique de « Photographie actuelle au Quebec » à une demie reus;', site.PHOTOGRAPHIE ACTUELLE AU QUE-*' BEC, au Centre Saydie Bronfman, 5170» Cote Ste-Catherine, jusqu'au 10 février 1983.» et la vidéo communautaire.é À compter de jeudi prochain, le sculpteur montréalais Brigitte Radecki ins tallera dans Tune des salles du Musée d'art contemporain ses « Colonnes de sable », sa plus récente sculpture.Il s'agit d'une oeuvre composée de fiALEBÏES D!ARX_ Beaulieu Borduas Carr Colville Cosgrove Jackson Krieghoff Noeh Pellan Riopelle Roberts et autres GALERIE DOMINION Le plus grand choix dm peintures tt sculptures don» la plut grand* galerie dort ou Canada 1438 ouest, rue Sherbrooke 845-7471 et 845-7833 RESTAURANTS - » j 9 9 9 9 TABLE D'HOTE tous les soirs ou à ia carte à partir de $1^50 Tous les soirs, dimanche inclus SOIRÉE ORIENTALE avec danseuse du ventre Nous vous enseignerons comment danser le S.rtaki et le Zorba Joignez-vous à nous pour de la musique, chant el danse Fermé le lundi .-E TOUT NOUVEAU 666 ouest, rue Sherbrooke, angle University Divertissement et dîner toujours à leur meilleur.288-0373 288-3872 Beaucoup de gens connaissent le COUSCOUS.Très peu en connaissent la vraie saveur.EH EXCLUSIVITÉ AU CAM AD A Vins marocains dont le très fameux gris de Balaouane SpédaHtéê 3464, rue Saint-Denis 282-1615 - 282-0359 BUFFET GASTRONOMIQUE LE SAMED113.95 enf.5,95 LES ANNÉES 1800 au SILO ROUGE Buffet a l'ancienne ^Mus'que et darse Prix de présence À VOLONTE Prix 13,95 enf.6,95 LE DIMANCHE: SUPER BUFFET FAMILIAL 7.95 enf.4,95 Rôti de boeuf, cimiei de grenouil'es et cette *emome buffet gostronomicue itolien LE DIMAKCE: PARTY BRUNCH 7.95 enf.3.95 Crêpes sujette, punch et chompogne.DU DIMANCHE A JEUDI: LANGOUSTINES 9,95 Musique et danse du mercredi a dimonche avec Michel Coron Le Silo Rouge 8255, boul.Tavchereau, Brossard 676-0306 1 ï Steak et fruits de mer Spéciaux Rib steak 12 on.Brochette de filet mignon Côte de boeuf au ius ^^\\Q Repas complet ]f Enfant moins de 12 ans 5/95 $ Dimanche ouvert de 17 h à 22 h.6150 est, boul.Henri-Bourassa Reser.322-6760 Stationnement gratuit Ghez Pierre RESTAURANT FRANÇAIS Cuisine reau,nole setréti à la Mère Tueker.Tous ces repas sont accompagnes de: Notre prestigieuse table de erudites offrant mie détection de plus de (70 items, un 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