La presse, 3 février 1983, Cahier A
[" 1 - I J V ¦ CONSERVATEURS Erik Nielsen succède Clark a Fidèle supporter de Clark, Nielsen était jusqu'à hier le leader parlementaire du PC aux Communes.Il a été Tan dernier le principal héros de la « bataille des cloches ».page A 4 à 4P t La télé payante et le sport professionnel f Ce ne sera pas Klondyke La télévision payante est devenue une mine d'or pour le sport professionnel aux Etats-Unis.On espérait que ce serait le Klondyke pour nos équipes professionnelles au Québec.Ce ne sera pas le cas.Marché trop restreint.Couverture déjà très abondante à la télévision conventionnelle.Mais TVEC a photo PC LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE quand même acheté les droits de diffusion d'au moins 72 matchs de hockey au cours des six prochaines années, incluant de nombreuses parties du Canadien.Et 1er Choix poursuit d'intenses négociations avec les Nordiques de Québec.La chronique de Ré-jean Tremblay en page 5.MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 1983, 99* ANNÉE, n° 28, 68 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: PLUVIEUX, MIN: 4°, MAX: 10 DEMAIN: PLUVIEUX.DÉTAILS PAGE A 2 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45C Et vive la grève ! Les parents de la région métropolitaine ont trouvé un moyen pour leurs enfants de « profiter » de la grève des enseignants.Le ski dans les Laurentides.Eliane Neveu (à gauche) et Nancy Bessa, 15 ans, vivent leur première journée de ski.Une journée qui a malheureusement tourné à la pluie.photo Pierre McCann, LA PRESSE page C 7 HÔPITAUX ET SERVICES SOCIAUX La menace de grèves susceptibles de paralyser les hôpitaux et tous les autres établissements du réseau de la Santé pèse à nouveau sur le Québec.Les délégués au Conseil fédéral de la Fédération des affaires sociales de la CSN, réunis à Québec depuis mardi, ont en effet cassé par une forte majorité, hier, la recommandation de leur exécutif d'accepter le cadre de règlement proposé par le gouvernement.C'est aujourd'hui que les délégués de la FAS doivent décider des mesures à prendre pour poursuivre la lutte.S'il n'est pas certain qu'ils se prononcent pour une reprise de la grève dans les prochaines heures, le président, Yves Lessard, n'en a pas moins été catégorique sur la marche à suivre : « C'est seulement par la grève que nous pourrons vain- cre », a-t-il dit, tout en soulignant qu'avant de lancer un tel mot d'ordre, il allait lui falloir s'assurer d'une plus confortable majorité des syndicats en faveur du débrayage.Pour sa part, le premier ministre Lévesque a fait savoir hier qu'il ne tolérerait plus que des employés de l'Etat en grève empêchent leurs confrères de se rendre à leurs postes, et qu'ils s'exposaient à des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'au congédiement.En ce qui concerne la volte-face de la Fédération des Affaires sociales, M.Lévesque l'a décrit comme « très sérieux ».Selon lui, en prenant cette décision, le Conseil fédéral de la FAS va à l'encontre de la volonté de ses propres élus et de ses propres membres, qui.estime-t-il, sont à 85 p.cent contre la grève.Il s'agit là, à son avis, de la manipulation d'un groupuscule « qui sème l'anarchie dans son mouvement et qui tente d'exporter cette anarchie dans toute la société ».Le premier ministre n'a pas voulu prédire la façon dont le gouvernement réagirait à cette nouvelle situation : il attendait, pour ce matin au plus tard, des recommandations du comité de négociation gouvernemental à ce sujet.De son côté, le ministre de l'Education, Camille Laurin, soutient qu'un règlement dans le secteur de l'enseignement suppose nécessairement le retour au travail des enseignants.Soulignant qu'à l'heure actuelle, l'année scolaire des élèves n'était pas en danger, M.Laurin a cependant affirmé que le seuil de ' tolérance pourrait être atteint ' dès la semaine prochaine, ce qui obligerait le gouvernement à faire adopter une loi de retour au travail.Voir détails sur la crise du secteur public en page A 2 sauf pour l'or Secteur minier : pire est à venir page C 1 :andu Ottawa ouvre un crédit de milliard page A 5 SOMMAIRE Annonces classées.B 10, B 1 1, C4, C 11 a C 13 et sports 14 Arts et spectacles \u2014 Informations A 1 2 à A 15 \u2014Cinéma.C 10 Carrières et professions.C 6 Décès, naissances, etc.C 14 Économie.C 1 à C 6 Êtes-vous observateur?.C 11 FEUILLETON « Les lilas fleurissent à Varsovie ».B 11 Horoscope.C 12 Le monde.B 8, B 9, B 12 Quoi faire aujourd'hui.C 10 Télévision.A 13 \u2014Télé-câble.A 12 Vivre aujourd'hui.B 1 à B 6 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.16 \\Mots croi és.]&/ Trois camionneurs albertains, Sandy Mackinnon, Ed Frank et Heinz Klouth sont bloqués à Courts, ville frontalière.Ils sont des centaines, comme eux, tout le long de la plus longue frontière pacifique du monde.photo pc GRÈVE DES CAMIONNEURS AMÉRICAINS Le Québec pourrait subir une pénurie de fruits et légumes La grève, suivie de violences, qui secoue depuis trois jours l'industrie du camionnage aux États-Unis, menace les MICHEL ROESLER approvisionnements en fruits et légumes du Canada et du Québec en particulier.Si elle dure plu- sieurs jours, elle risque d'avoir dès la semaine prochaine un effet sur les prix de ces denrées.Les grossistes en alimentation du Québec ont confirmé à LA PRESSE que les arrivages étaient lents; que des camions n'étaient pas parvenus à rejoindre Montréal et que la situation les préoccupaient grandement.Des transporteurs routiers ont, dt leur côté, confirmé les craintes des grossistes.Certains ont déclaré ne pas vouloir prendre des risques en envoyant des camions aux Etats-Unis.D'autres organisent des convois, circulant seulement de jour et empruntant des routes secondaires pour éviter de rencontrer les fiers-à-bras de l'Indépendant Truckers Association.La violence qu'entraine cette grève est telle, que les camionneurs québécois sont sur le qui-vive.La société de transport Fortin (75 camions), installée à Lacolle , près de la frontière des Etats- voir FRUITS en A 2 LES NEUF D'ARCHAMBAULT Au moins quatre accusés seraient acquittés page A 3 AUJOURD'HUI > DANS LE MÉTRO Pas moins de 24 « musiciens du métro » sont accusés d'avoir enfreint les règlements municipaux.Quatre se sont reconnus coupables.page C 15 \u2022 TROIS-RIVIÈRES Le chef Guy-Paul Simard est amené à reconnaître devant la Commission de police qu'il n'avait pas la moindre notion de ses responsabilités en accédant à ce poste.page A 3 \u2022 LANGUE FRANÇAISE Êtes-vous pisozo ?demande Pierre Foglia qui se paie une pinte de bon sang à la lecture d'un document de l'Office de la langue française.Pisozo pour les intimes.Conclusion : il est surprenant que l'argent des contribuables serve à de telles * totonneries ».page A 5 ÉDÎTO Vincent Prince estime que, devant l'opposition unanime du Québec, Ottawa devrait réévaluer sa politique concernant le transport des céréales de l'Ouest et surseoir à son projet tant qu'il n'aura pas poussé plus avant son analyse et ses consultations.page A 6 SPECTACLES À La Poudrière, le retour de Catherine Sauvage se révèle un franc succès.Après 20 ans, elle renoue avec ses vieux admirateurs comme si de rien n'était.Il faut lui donner raison, conclut Jean Beaunoyer, « les interprètes sont une race en voie d'extinction ».page A 12 DÊCQRATtON Rien comme les meubles en « kits » pour les jeunes qui sont susceptibles de déménager souvent, fait valoir Madeleine Dubuc.Un ébéniste de Laval, Marcel Chevalier, propriétaire de la manufacture de meubles « La Boiserie », apporte des exemples concrets et originaux.page B 1 « A \u2022 \u2022\u2022 ! occoPé' t r i 4 A 2 A i ¦ » I ¦ a S 1 EN GREVE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 1983 IP .1 « Nouvelles anxiétés » pour les malades ¦ L'Association des hôpitaux du Québec croit que le vote négatif de la Fédération des affaires sociales, hier soir, aura pour effet de créer de «nouvelles anxiétés» chez les personnes hospitalisées et celles qui attendent de l'être.«Les hôpitaux ont pour la plupart commencé à réadmettre des patients et à relever leurs taux d'occupation, et voilà que Ton ne sait plus où Ton en sera dans deux jours.C'est assez pour créer des tensions, particulièrement chez les personnes hospitalisées dans des institutions pour malades chroniques», a affirmé hier soir le porte-parole de l'AHQ, M.Roland Bour-ret.Abonnements annulés ¦ Outrés de la partialité et de l'inexactitude qui marque selon eux les reportages du quotidien The Gazette sur la grève du Front commun, 47 professeurs du cégep John-Abbott ont décidé d'annuler leur abonnement à ce journal.D'après John Sheshko, président du Syndicat des professeurs (CSN), ces derniers ne peuvent accepter que The Gazette ait accordé si peu d'importance aux revendications fondamentales à l'origine do leur grève, à savoir l'appauvrissement général de la qualité de l'éducation qui découle de la loi 105.GRÈVE DES CAMIONNEURS INDÉPENDANTS Routes américaines transformées en champs de bataille »» » 9 % (d'après UPI) \u2014 Les routes des États-Unis se sont transformées hier en véritables chatnps de bataille, sous l'effet d'une grève des camionneurs indépendants qui a déjà fait au moins un mort et 27 blessés.Au moins 155 camions conduits par des non grévistes ont été atteints par des tireurs embusqués sur le bord de la route ou dissimulés dans des automobiles, et 167 autres ont été endommagés par des pierres, des briques ou d'autres projectiles; de plus, les pneus de nombreux véhicules ont été éventrés, des clous et du verre brisé ont été déversés sur les autoroutes et une foule d'autres actes de vandalisme ou de sabotage ont été signalés dans une trentaine d'États depuis le début de la grève, qui a éclaté à minuit et une minute lundi.Les camionneurs indépendants, qui transportent 90 p.cent des fruits et légumes frais livrés à travers le pays, visent, par cette grève, à protester contre l'augmentation de 5 cents de la taxe sur le carburant et l'accroissement des tarifs sur les autoroutes.Les camionneurs ont été avisés de se déplacer en caravanes, et beaucoup d'entre eux refusent de conduire la nuit, préférant accomplir leur trajet durant les heures relativement plus sûres de la journée.L'Ohio a été particulièrement touché mardi soir et hier : des tireurs,'ouvrant le feu depuis des.automobiles en mouvement, ont atteint neuf camions et blessé quatre chauffeurs.Par ailleurs, quatre camions transportant des barres d'acier ont été aspergés d'essence et incendiés dans un chantier de construction situé près de la ville de Canton.La Pennsylvanie signale 35 attentats armés et 96 autres actes de violence, et la police de l'État y a doublé ses patrouilles durant la nuit.Seize personnes au moins ont été arrêtées, et à Chicago, le président des Teamsters, Roy Williams, a exhorté le gouvernement fédéral et ceux des divers États à tout faire pour assurer la protection des chauffeurs.Les chauffeurs indépendants, qui sont propriétaires de leurs véhicules et travaillent à contrat, sont deux fois et demie moins nombreux que les Teamsters, qui travaillent à salaire et n'approuvent pas ce mouvement de grève, particulièrement depuis que l'un des leurs a été tué par une balle dans son camion lundi.Au Canada, la plupart des entreprises de camionnage des provinces maritimes ont suspendu leurs expéditions vers les États-Unis, essentiellement les pommes de terre et le poisson.« Nous ne voulons pas faire courir de risques à nos chauffeurs », a expliqué Owen Davis, propriétaire d'une compagnie de Halifax.«Nous avons interrompu nos activités dès que la grève a éclaté, même si cela nous coûte une fortune ».t On prévoit que d'ici à une semaine, les supermarchés canadiens manqueront de diverses denrées, essentiellement des fruits et légumes, si la situation ne se règle pas rapidement.FRUITS suite de la page A 1 Unis, reçoit plus de 100 appels téléphoniques par jour d'autres transporteurs qui veulent savoir comment évolue la situation.Un porte-parole de cette firme a déclaré à que ses camions circulent aux Etats-Unis en convoi et en liaison permanente avec le siège social.« Nous suivons, dit-il, la situation de façon permanente et si elle s'envenime, nous ne prendrons aucun risque.Nous arrêterons nos camions.» De son côté.Gerald Lacaille, président de Lacaille Transport, a cessé tout transport vers les parties chaudes des Etats-Unis, c'est à dire principalement les Caroline et la Floride, mais aussi d'autres états plus au nord.« Cette grève, dit-il, nous coûte plus de la moitié de nos revenus quotidien ».En cette saison, les légumes frais consommés au Canada ma's aussi dans la plupart des Etats américains, au nord de la « sun belt », proviennent principalement de la Floride et de la Californie.Le transport se fait par camion pour ceux en provenance de Floride et un tiers par chemin de fer, pour ceux en provenance de Californie.Les camionneurs de l'Indépendant Truckers Association ont décidé de bloquer les approvisionnements en fruits et légumes de façon à amener le gouvernement des Etats-Unis à revenir sur sa décision d'augmenter de 5 p.cent les taxes sur le diesel.De ce fait, soit que les camions ne partent plus de Floride, soit qu'ils circulent de jour, en convoi, ce qui double les délais de transport.Un camion met entre deux et trois jours pour rejoindre le Québec depuis la Floride.En ne roulant que le jour et en suivant des itinéraires moins directs, il lui en faut plus du le double, soit entre 5 et 6 jours.En ce qui concerne les fruits et légumes californiens, les grossistes se ruent sur les trains mais la demande est tellement forte que l'on craint qu'il ne manque de wagons.Chez Cour-chesne-Larose, on se plaignait hier que les arrivages étaient retardés et l'on craignait une pénurie de fruits et légumes.Jardin Mérite attendait, hier, 10 camions de Floride qui ne sont pas arrivés.Plusieurs chauffeurs sont arrêtés dans des parcs, bloqués par les grévistes ou n'osent prendre la route de crainte de subir des violences.Chez Provigo, divison fruits et légumes, même inquiétude.« Pour l'instant nous pouvons faire face à la demande, déclare Jean-Claude Desrochers, qui s'occupe de cette division, mais 11 ne faut pas que ça dure, sinon il y aura des pénuries.Ce qui entraînera naturellement des hausses de prix.» Max Grossner, chez Steinberg, contrôle la situation de ses approvisionnements mais il s'inquiète de l'avenir.Lui aussi estime que si la grève se poursuit avec autant de violence, il y aura des pénuries et des hausses de prix.rïiA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 4 Max.: 10 PlUVIEUX ET VENTS DEVENANT MODERES DEMAIN: PLUVIEUX Québec ?il \u2022 I : A.La Quotidienne Tirage d'hier 4159 Numéro-boni 326243 États-Unis ?1'\tMin\tMax\tAujourd'hui Abitibi\t- 2\t0\tNeige ÔOtoouois\t4\t)0\tPluvieux Lourentides\t3\t9\tPluvieux Cantons de l'Est\t2\t9\tPluvieux Maurice\t- 5\tl\tPluvieux Québec\t1\t7\tPluvieux ' lac-Saint-Jean\t- 7\t0\tPluvieux Ri/nouski\t- 2\t2\tPluvieux Gaspésie\t- 3\t2\tPluvieux Baie-Comeau\t- 3\t1\tPluvieux Sept-lles\t- 4\tî\tPluvieux Boston Buffolo Chicago Miami New York Mm.Max - 1 - 3 0 23 2 9 N.-OHéons 0 Pittsburgh 1 S.Francisco 27 Washington 9 Dallas Min.Max.8 21 4 10 4 0 6 16 10 8 Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fredenctcn Halifax ChaHottetown Saint-Jeon Min.Max.Aujourd'hui 2 8 -20 -10 -25 -15 -32 -24 -2 3 -2 6 0 8 2 5 - 1 0 les capitales Min Max.Amsterdam 1 3 Madrid Athènes 5 15 Moscou Acapulco Mexico Berlin 1 5 Oslo Bruxelles - 4 2 Paris Buenos Aires 12 24 Rome Copenhague 1 6 Séoul Genève 3 12 Stockholm Hong Kong 16 17 Tokyo Le Caire 8 16 Trinidad Lisbonne 6 14 Vienne Londres 3 7 Min.Max.- 2 17 - 5 1 7 24 -6-5 5 2 4 6 5 29 0 11 16 4 0 8 34 7 Pour une deuxième journée consécutive la police a dû utiliser la force hier, dans la region de Québec, pour briser les piquets de grève des professionnels du gouvernement, auxquels s'étaient joint des grévistes de la CEQ, afin d'ouvrir le passage aux fonctionnaires désireux de se rendre au travail.Quatre personnes ont été blessées dans ces affrontements et un gréviste a été appréhendé.René Lévesque a menacé de «mesures extrêmement sévères» ceux qui nuiront dorénavant au fonctionnement des bureaux gouvernementaux, laserphoto CP REJET DES DERNIÈRES OFFRES GOUVERNEMENTALES La FAS veut remobiliser pour un autre débrayage QUÉBEC \u2014 La menace d'une reprise de la grève générale pouvant paralyser les hôpitaux et tous les autres établissements du réseau des Affaires sociales pèse à nouveau sur le Québec.Théoriquement, il serait même possible qu'un nouveau PIIRRE VINCENT de notre bureau de Québec mot d'ordre de grève soit donné aux 83 000 syndiqués membres de la FAS-CSN pour minuit ce soir.Les délégués au conseil fédéral de la Fédération des Affaires sociales, réunis à Québec depuis mardi, ont en effet renversé par une forte majorité de 72 p.cent, hier, la recommandation de leur exécutif à l'effet d'accepter le cadre de règlement proposé par le gouvernement.Les délégués de la FAS décideront aujourd'hui des moyens à prendre pour continuer la lutte au gouvernement Lévesque.Il n'est pas du tout certain qu'ils se prononcent pour une reprise de la grève dans les prochaines heures, mais le président Yves Lessard a été on ne peut plus clair sur la voie à suivre: «C'est seulement par la grève que nous pourrons vaincre! », a-t-il lancé à un auditoire enthousiaste, qui venait de scander longuement les slogans «Le PQ dans le cul» et «Ce n'est qu'un début, continuons le combat».Le président Lessard, qui avait lui-même recommandé (sans grande conviction, faut-il noter) l'acceptation du «cadre de règlement» proposé par le gouvernement, n'a pas mis longtemps à s'ajuster à la volonté, exprimée à 328 contre 123, de rejeter cet «accord».«Si le gouvernement et le patronat s'étaient réjouis devant la perspective d'un règlement imminent par la faute de notre man- que de solidarité, ils doivent comprendre aujourd'hui, par ce vote, que nous avons désormais la très ferme détermination de nous battre», a déclaré Yves Lessard.Renforcer la solidarité Le président de la FAS s'est dit partisan d'une grève dans les plus brefs délais, ce qui peut vouloir dire dans les prochaines heures ; mais il a aussi réitéré qu'avant de lancer un tel mouvement, il lui faudra s'assurer d'une plus confortable majorité des syndicats en faveur d'un débrayage.Lundi matin, une quinzaine des 250 syndicats en faveur de la grève n'avaient pas débrayé, ce qui ne laissait plus alors qu'une très faible majorité de syndicats engagés dans la mobilisation.La FAS compte 461 syndicats.Aujourd'hui, les délégués choisiront les moyens d'action pour poursuivre leur bataille.Mais il était déjà clair dans l'esprit de la plupart d'entre eux, hier, que le seul moyen d'action valable demeurait la grève générale, à l'échelle de tout le Québec.Il reste à décider à quel moment ils voudront l'exercer, ce pourrait être ce soir à minuit, indique l'un d'eux, alors qu'un autre laisse entendre qu'il serait envisageable d'attendre jusqu'en avril, moment où les aspects «normatifs» des décrets commenceront à s'appliquer.En tout cas, une chose est certaine, les dirigeants de la FAS vont s'appliquer, dès maintenant, à non seulement augmenter les majorités dans les syndicats déjà favorables à la grève, mais aussi à rallier les syndicats qui se sont prononcés contre cette mesure jusqu'à maintenant.Yves Lessard croit que le résultat d'hier aura pour conséquence de mobiliser un plus grand nombre de syndiqués des Affaires sociales à la grève.Lévesque menace de congédier ceux qui font de l'obstruction QUÉBEC \u2014 Le premier ministre Lévesque a déclaré hier soir qu'il ne tolérera plus que des employés de l'Etat en grève empêchent leurs confrères d'entrer au travail.Des mesures disciplinaires, qui iront jusqu'au congédiement immédiat, seront prises à compter de maintenant, a-t-il dit.PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Et, à propos de la volte-face de la Fédération des Affaires sociales de la CSN, qui refuse maintenant le cadre de règlement proposé par le gouvernement, M.Lévesque a considéré qu'il s'agissait là de «quelque chose de très sérieux».Selon lui, en prenant cette décision, le conseil fédéral de la FAS va à rencontre de la volonté de ses propres élus et de ses propres membres, qui sont à 85 p.cent contre la grève, estime-t-il.M.Lévesque explique le revirement de la FAS par une manipulation d'un groupuscule «qui sème l'anarchie dans son mouvement, et qui tente d'exporter cet- La premier ministre René Lévesque téléphoto cp te anarchie dans toute la société».Le premier ministre ignore pour l'instant comment le gouvernement réagira à cette situation nouvelle.Il attend, pour ce matin au plus tard, des recommandations du comité gouvernemental des négociations à ce sujet.M.Lévesque a convoqué, pour ce midi, tous ses ministres.«À ce conseil des ministres, nous envisagerons de prendre, le cas échéant, des décisions importantes et lourdes de conséquences», a-t-il dit, laissant même entendre que l'Assemblée nationale pourrait être convoquée pour l'adoption d'une loi spéciale forçant le retour au travail de tous les grévistes du Front commun, avant même que ne reprennent des débrayages dans des hôpitaux.Cela dit, M.Lévesque n'a pas eu l'impression que les bulletins de nouvelles d'hier soir rapportaient correctement ce qui s'était passé dans la journée.«Je viens de voir des images à la télé qui ressemblent à un commencement de la fin du monde», s'est-il éton- né, faisant allusion aux images montrant des affrontements entre policiers et grévistes.«Je préfère souligner que, pendant toute cette même journée, tout l'ensemble des services gouvernementaux a fonctionné normalement.Sans exception et sans accrocs, sauf à quelques endroits dans la région de Québec, où l'on avait organisé des happening pour les médias», a soutenu M.Lévesque.Même s'il dit croire les rapports lui démontrant que la journée d'hier fut une journée normale dans l'appareil gouvernemental, le premier ministre prévient néanmoins les grévistes que des mesures d'une extrême sévérité seront prises contre ceux d'entre eux qui se hasarderont dorénavant à nuire au bon fonctionnement des bureaux gouvernementaux.Félicitant au passage les forces policières, «qui ont admirablement fait leur travail jusqu'ici», René Lévesque a promis, hier, que «les policiers vont continuer à maintenir au maximum l'ouverture des services du gouvernement».Un règlement à l'Éducation passe par le retour au travail QUÉBEC \u2014 Le ministre de l'Éducation, M.Camille Laurin, a soutenu hier qu'un règlement dans le secteur de l'Education passait nécessairement par un retour au travail des enseignants.Signalant qu'actuellement l'année scolaire des élèves n'était pas mise en danger, il a cependant affirmé que le seuil de tolérance pourrait être atteint dès la semaine prochaine ce qui obligerait le gouvernement à faire adopter une loi de retour au travail.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureou de Québec M.Laurin, qui avait convoqué les journalistes à une conférence de presse impromptue, a promis une accélération du dialogue avec les enseignants s'ils retournaient au travail.« Il est impensable qu'on leur accorde plus s'ils demeurent en situation de grève illégale, car ce serait pénaliser ceux qui ont discuté avec nous dans la légalité.Je souhaite qu'on s'asseoit pour parler de la qualité de l'enseignement, car j'ai confiance en un règlement pour peu au'il y ait place à l'amélioration au contenu pédagogique dans les écoles et selon les moyens de payer de la société ».Le ministre a cependant exclu toute modification qui pourrait changer la substance des décrets en matière salariale et au niveau du cadre pédagogique.Des rencontres techniques qui ont eu lieu avec les représentants syndicaux des enseignants ces derniers jours, M.Laurin les qualifie d'utiles, mais sans conséquence actuellement.Il s'est plutôt complu à indiquer qu'avec les employés de soutien du milieu scolaire et les professionnels non-enseignants qui n'ont pas fait la grève, des hypothèses intéressantes avaient été placées sur la table.Il est possible que lors de la réunion du Conseil des ministres aujourd'hui, le ministre de l'Éducation fasse une recommandation précise à ses collègues sur le moment précis où l'Assemblée nationale devrait être convoquée pour n* n^s mettre en péril l'année SL.u.re des élèves.â œ** photothèque LA PRESSE Le ministre de l'Éducation, Camille Laurin Un peu plus tard, le président de la Commission des enseignants de commission scolaire, M.Robert Bisaillon, a déclaré aux journalistes que ce n'était pas dans les habitudes de la CEQ de retourner au travail pour négocier.« Lorsque nous avons déclenché la grève, nous étions conscients des lois spéciales qui pouvaient nous pendre au bout du nez.Nous avons décidé de la finir en fonction du contenu qui sera déposé sur la table ».\u2022 M.Bisaillon soutient que ce n'est pas une loi spéciale qui va régler ce que le décret n'a pas réglé.Selon lui, même les commissions scolaires sont d'avis que le décret est inapplicable dans sa forme actuelle.En conséquence, il affirme qu'il vaut mieux nettoyer ses effets avant de retourner au travail plutôt que d'entreprendre une « job » sale à l'intérieur.Enfin, le représentant de la centrale a rappelé que les enseignants désiraient toujours le maintien du statu quo sur la tâche et la sécurité d'emploi.? LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 1983 A 3 PROCÈS DES « NEUF » D'ARCHAMBAULT Plusieurs des accusés pourraient être acquittés JOLIETTE \u2014 Plusieurs des accusés au procès des mutins d'Archambault pourraient bien être acquittés.La possibilité a été soulevée, hier, avant même que le jury ne commence à délibérer.MARTHA GAGNOM À la fin de sa longue plaidoirie, le procureur de la Couronne, Me Paul Chevalier, a lui-même déclaré qu'il existait un doute raisonnable dans le cas du détenu Claude Poirier, 31 ans.Aucun des témoins ne Ta vu frapper des gardes ou poser des gestes lors de I émeute du 25 juillet.Claude Langlais, le principal témoin à charge, a simplement dit : « Je crois qu'un certain Poirier était là ».Me Chevalier l'admet : « C'est loin d'être une preuve hors de tout doute ».Après le départ des jurés en fin d'après-midi, le juge Jean-Guy Boilard a laissé entendre à son tour que d'autres accusés pour- raient bien, eux-aussi, être acquittés.Lors d'une discussion avec les avocats, il a posé la question suivante : « Qu'arrive-t-il si le jury retient l'hypothèse que le garde Denis Eivard était déjà mort au moment de la pendaison?Il n'aurait pas d'autre choix que d'acquitter Wilfrid Larose, 38 ans, André La-chapelle, 21 ans, et Serge Robi-doux, 20 ans.Le Dr Jean Mould qui a pratiqué l'autopsie et qui a témoigné au procès n'a jamais pu déterminer si le gardien était vivant ou non lors de la pendaison.Dans son rapport, il attribue la cause du décès à de multiples fractures du crâne.Des témoins de la Couronne ont raconté que Rivard avait été battu par plusieurs détenus avec différents objets.Le juge soulève une autre possibilité.Les auteurs de la pendaison pourraient être reconnus coupables de tentative de meurtre s'ils ont pensé que le garde était encore vivant.Mais encore là tout cela hors de tout doute raisonnable.Le juge Boilard qui s'adresse aux jurés, aujourd'hui, se dit dans l'obligation d'exposer toutes ses théories aux quatre femmes et huit hommes qui auront une lourde tâche à accomplir.Certains d'entre eux montraient hier, des signes de fatigue.Assis sur leur banc de bois depuis un mois, ils ont entendu 45 témoins.Dernier avocat à plaider, le procureur de la Couronne leur a parlé sur un ton sobre, quelques fois même monotone, sans aucun « effet de toge ».Il a surtout insisté sur la crédibilité que l'on devait accorder au témoin Langlais.Selon lui, les apparentes contradictions qui se dégagent de son témoignage peuvent être at-tribuables au fait qu'il répondait spontanément et rapidement aux questions.Ni Réjean Lemadec, ni Langlais, ni Johnny Lévesque, n'ont obtenu des avantages à la suite de leur déposition.Dans le cas de deux d'entre eux, ils savaient bien avant l'émeute, qu'ils pourraient être transférés dans d'autres institutions carcérales.Me Chevalier a par ailleurs tenté de convaincre les jurés que les détenus amenés en défense avaient peut-être, eux, des intérêts à retirer en perpétuant la loi du silence du milieu.Il a aussi ajouté que les gardes qui ont témoigné ont corroboré les affirmations de Langlais.« Comment un homme paranoïa que, menteur, peureux, selon la défense, peut-il soutenir un barrage de questions durant trois jours sans jamais perdre la carte'! », demande-t-il.Les jurés ont quitté la salle d'audience en poussant des soupirs après trois jours éprouvants de plaidoirie.Quant aux accusés, certains avaient eux aussi les traits tirés.Un exemple : un garde a dû réveiller le détenu André Lachapelle tombé dans la léthargie provoquée ou par la pluie à l'extérieur ou par la longue plaidoirie de Me Chevalier.C'est la valse du verglas ! La valse du verglas était à la mode hier et tout le monde a dû l'apprendre rapidement.Mais, comme dans tout apprentissage, on ne réussit pas du premier coup! Selon certains experts la technique la plus efficace et qui donne des résultats spectaculaires lorsque les trottoirs sont bondés de monde, est la suivante : les pieds bien collés au sol verglacé, de MADELEINE BERTHAULT préférence en pente, le danseur doit, pour esquisser un pas, étendre les bras et s'accrocher à tout obstacle « naturel » genre borne-fontaine, parcomètre, mur, arbre, etc.Cependant, si cet objet est lisse et glacé, on se retrouve vite cul par-dessus tête, à quatre pattes ou sur le dos.C'est peut-être encore là le moyen le plus sûr de se rendre à destination en vertu des lois de l'équilibre qui veulent que, plus le polygone de sustentation est bas, plus on est stable.Bref, vous avez tous compris de quoi on parle puisque vous l'avez vécu! Ça, c'était le lot des piétons.Passons maintenant aux automobilistes.Des centaines d'accrochages et de tète-à-queue ont marqué la journée d'hier sur la plupart des routes de la région métropolitaine, des Laurentides et de l'Estrie.Les dégâts matériels sont parfois élevés mais en début de soirée, on ne déplorait aucune perte de vie et personne n'a, semble-t-il, subi de blessures graves.Les ponts Champlain et Mercier ont été fermés à la circulation pendant une couple d'heures pour permettre leur dégagement et pour que les « salières » les rendent praticables.Par ailleurs, tant les trains que les avions ont subi des retards variant de 15 à 75 minutes.Et maintenant, que nous réserve l'avenir?Aujourd'hui la température sera douce avec 9° Celcius et.de la pluie.Vendredi, revirement : on annonce un petit trois centimètres de neige et une température à l'avenant.Bref un hiver pourri! Des victimes de l'un des nombreux carambolages qui ont heureusement fait plus de peur que de mal., .Photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE La sécurité et le service priment l'économie Une rame de métro comprend généralement trois élé: ments de trois voitures, soit six motrices et trois remorques.Ceci est valable pour les lignes 1 et 2, la ligne 1 ne comportant que deux éléments.Or, qui dit motrice, dit automatiquement cabine de conduite, du moins dans le design actuellement utilise pour la construe tion des voitures de métro.Cependant, des six cabines qu'on trouve dans une rame, seulement deux sont utilisées, soit celle de la voiture de tête et celle de la voiture de queue, peu importe la direction dans laquelle roule la rame Cette constatation devait amener certains usagers du métro à se demandera juste titre si la Commission de transport de ra Communauté urbaine de.Montréal ne pourrait pas réaliser d'importantes économies en commandant des motrices avcfo^ et sans cabine.Dans une telle perspective, une rame serait'-formée de deux motrices avec cabine, quatre motrices sans cabines et trois remorques.m Comme elle ne manquait pas d'intérêt, la question a été'posée à M.Jean-Guy Massé, surintendant a la Division du materiel roulant du Bureau du transport métropolitain (BTM).res-_ ponsable de la conception du metro, de la construction des si Droit! réttcéi Marcel Adam Une pratique malsaine dans un parti malade La raison d'être d'un parti politique c'est l'exercice du pouvoir.Celui qui en est éloigné trop longtemps s'étiole, dépérit, se vide de sa substance dans des luttes intestines où les factions adverses mettent plus d'ardeur à s'entre-déchirer qu'à combattre le parti gouvernemental.Les misères du Parti conservateur illustrent parfaitement mon propos.Divisé contre lui-même, il vit depuis vingt ans une incessante crise de leadership.Le PC a toujours été déchiré de la sorte, dira-on, il a toujours manifesté un instinct masochiste, voire suicidaire.Est-ce dû au fait qu'il n'a été au pouvoir que durant 36 des 116 ans de la Confédération et seulement 9 mois au cours des 20 dernières années?Peut-être.On pourrait aussi soutenir que ce sont ses guerres intérieures qui l'ont empêché d'inspirer plus souvent confiance à Télectorat.Les deux thèses se défendent, comme dans l'histoire de la poule et de l'oeuf.Il se peut que ses misères tiennent pour une bonne part à sa philosophie, qui privilégie l'individualisme et le régionalisme dans ce qu'ils ont de plus égocentrique, de fermé, voire d'égoïste et d'intolérant, autant de traits qui dressent da- vantage les individus et les groupes d'intérêts les uns contre les autres, qu'ils ne les unissent dans la poursuite d'un projet national généreux et exaltant.Quand un chef survient qui se démarque sensiblement de cette philosophie, il ne peut éviter le phénomène de rejet.On l'a vu avec Robert Stan-field.On vient de le voir avec Joe Clark.Ce qui est arrivé la semaine dernière au congrès conservateur de Winnipeg est conforme au destin de ce parti dont toutes les actions concourent à sa ruine, comme ces névrosés qui prétendent rechercher le bonheur alors que leur conduite prouve le contraire.Le dénouement de ces assises suscite chez moi les mêmes interrogations que celui du congrès de 1981, où le résultat fut le même, M.Clark ayant reçu l'appui des deux tiers des délégués.Fait intéressant à souligner, ce serait la défection d'une forte proportion des délégués du Québec \u2014 une province qui n'a jamais trouvé un aussi ardent défenseur dans la classe politique anglo-canadienne \u2014 qui Ta empêché d'obtenir le score magique de 70% qui l'aurait confirmé dans son leadership.Demain ils se retrouveront probablement avec un chef unilingue et francophone.Mais là n'est pas mon propos.À court d'une poignée de voix, M.Clark, en accord avec tous les observateurs, a décidé que l'appui des deux délégués sur trois ne lui donnait pas l'autorité nécessaire; aussi a-t-il annoncé sa démission et réclamé un congrès à la chefferie où il posera encore sa candidature.C'est peut-être vrai.Ce qui ne m'empêche pas de trouver étrange qu'un chef de parti soit en quelque sorte désavoué avec près de 67% des voix, alors qu'au congrès qui devait en faire le chef il avait triomphé de ses concurrents avec un score autrement plus faible, comme c'est d'ailleurs le cas dans pratiquement tous les congrès du genre, où le chef est élu par une minorité de délégués.C'est ainsi qu'un jour la minorité donne toute son autorité au chef, et qu'un autre jour une autre minorité, celle-là plus faible, la lui retire.N'est-ce pas paradoxal?Comment ne pas en déduire que la démocratie est beaucoup plus imparfaite dans les partis politiques (le PC n'est pas exceptionnel à cet égard) que dans la société, où le système politique vise moins l'unanimité pour s'accommoder d'une majorité relative.S'il fallait qu'un chef de gouvernement doive recueillir au moins 70% des suffrages pour pouvoir exercer légitimement l'autorité, aucun ne pourrait gouverner et toutes les démocraties libérales seraient ruinées par l'instabilité politique et la paralysie gouvernementale.La règle de la majorité a pour but de résoudre paisiblement les luttes de pouvoir et les impasses parlementaires ou autres.Aussi suffit-il à un chef de gouvernement de rallier une majorité simple ou relative pour que soit reconnue par tous son autorité.Exiger une majorité absolue des deux tiers ou davantage, ce serait pratiquement donner un pouvoir absolu d'obstruction à une faible minorité.Ce serait une corruption de l'esprit démocratique.Je conçois que les militants d'un parti souhaitent à l'occasion se prononcer sur le leadership de leur parti, surtout après une défaite électorale.Ne serait-il pas normal alors de déclencher une véritable course à la chefferie où s'afficheraient au grand jour les aspirants à la succession, plutôt que de miner sournoisement et sans risque l'autorité du chef sortant?Mais la pratique qui consiste à tester systématiquement l'ascendant du chef au cours d'un vote de révision où il est seul en lice, pour laisser le soin ensuite à ses adversaires de l'intérieur et de l'extérieur, quand ce n'est pas simplement à la presse, de décider qu'il ne peut plus être chef s'il a obtenu moins que les quatre cinquièmes des voix, cette pratique, dis-je, me parait malsaine pour un parti, et procéder d'un sens démocratique très discutable.Si tu peux voir détruit ouvrage de ta vie.» En observant au petit écran un sort cruel s'acharner contre un Joe Clark désemparé, il me revenait en mémoire ce poème viril de Kipling que Maurois a inséré dans ses Silences du colonel Bramble et ROGER DUHAMEL que s'appliqua jadis Paul Gouin au soir d'un de ses retentissants échecs.On se demande s'il existe un art de la défaite.Marc-Aurèle a eu beau écrire que «notre vie est ce que nos pensées la font», la remarque ne convainc guère les lutteurs qui assistent, impuissants et désolés, à l'inanité de leurs efforts.Trop grands pour pleurer, ils souffrent trop pour rire.Le stoïcisme n'est vraiment pas un remède efficace.L'ambitieux Faust consentait à signer un pacte maudit avec Mé-phisto et il y a toujours des hommes prêts à tout sacrifier pour obtenir le maximum démette petite poignée d'années où se coagule une vie humaine.Et pourtant, des plus grands hommes, que reste-t-il?Quelques lignes enfouies dans un dictionnaire, une statue sur la place de leur village natal, un nom de rue qui risque de changer à l'avènement d'une gloire plus fraîche.Vainqueur de Napoléon, Wellington se refuse à toute euphorie et il note avec une pointe d'amertume: «Rien, sinon une défaite, n'est aussi mélancolique qu'une victoire.» Certes, notre coeur demeure innombrable et les triomphes les plus éclatants conservent souvent un goût de cendres.La dignité dans l'échec n'est pas impossible.Qu'on se rappelle, chez nos voisins, un Willkie, un Dewey, un Stevenson.Pourquoi font-ils figure de grands vaincus?Conscients Je leur valeur propre, ils se refusaient à l'exagérer.Ils n'ont pas transformé leur déconvenue en une catastrophe nationale, ils ne se sont pas retirés boMeuse- ment sous la tente, tel Agamemnon à jamais ulcéré dans sa chair et son orgueil.Les plus malheureux des hommes politiques en réserve d'une république parfois oublieuse, ce sont ceux qui ne possèdent aucune position de repli.Ils sont unidimension-nels en ce sens que rien ne les sollicite en dehors du but exclusif qu'ils se sont fixé.En somme, tout le contraire de Winston Churchill qui, pendant les vacances périodiques que les électeurs lui imposaient, trouvait les journées trop courtes pour se livrer à la peinture, à l'écriture, à la culture des papillons, voire à l'activité du bri-queteur.D'aucuns confortent leur inguérissable mélancolie par la rédaction de leurs mémoires.Comme le papier souffre tout sans protester, il leur est facile de gagner a posteriori les batailles qu'ils ont perdues sur le terrain, d'adopter les lois qu'ils ont repoussées, de frap- per les coups de circuit qu'ils ont ratés, bref de violer l'histoire dans l'espoir de lui faire un bel enfant dont la paternité les flattera auprès des prochaines générations.Ces ouvrages d'une subjectivité maladive et d'une déformation délibérée instruisent mieux les lecteurs sur le tempéramment véritable des mémorialistes improvisés que sur la réalité des faits qu'ils racontent dans un éclairage conçu pqur les mettre en relief.Des esprits plus subtils découvrent certaines vertus dans la noblesse du geàte inutile ou désespéré.Ainsi Montaigne préfère-t-il la déconfiture du roi Léonidas au défilé des Thermopyles aux éclatantes victoires que les Grecs remportèrent sur les Perses à Sala-mine, à Platée, à Mycale, et 11 conclut: «Aussi y a-t-il des pertes triomphantes à l'envi des victoires.» Il reste à en convaincre les vaincus.Pour les Anglo-Saxons, plus pragmatiques, rien ne réussit que le succès.Au spectacle du monde, il est difficile de leur donner tort.La défaite défait, a noté Saint-Exupéry, et ce n'est pas là un calembour.Revenons à Kipling: Tu seras un homme, mon fils si tu peux voir détruit Vouvrage de ta vie.Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties, Sans un geste et sans un souplrv TRIBUNE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 1983 LIBRE 4?«J'veux ma gominmitiifimmiii »> » Qu'on paie le prix une fois encore, nous le public bonasse (on commence à avoir la couenne endurcie), mais qu'on en finisse avec cette horde de bébés gâtés.Ça me fait penser à ce gamin qui se jette par terre en plein centre d'achat et qui trépigne de rage parce que la mère lui refuse le paquet de gomme qu'elle a eu l'imprudence de lui acheter lors des emplettes précédentes.\u2014 Mais voyons BIBI, comprends donc, j'peux pas à matin, ton père travaille pas tout l'temps puis faut qu'tu penses à ton p'tit frère et à ta p'tite soeur.\u2014 J'veux ma «gommmmmmm-mmm» bon.Beau dialogue! Je m'excuse auprès de l'imposante minorité qui n'a pas sombré dans l'hystérie collective (en l'oc-curence, la Charbonneaurie).Il est très rare que dans un tel contexte, la majorité soit le reflet du bon sens.O.DUQUET Montréal Sur le dos des étudiants Et nous y voilà! Une fois de plus nous sommes dans l'impossibilité d'assister à nos cours, nous, étudiants.Et si le gouvernement arrive à dissoudre le front commun, la durée de la grève chez les enseignants risque de s'éterniser à un point tel que la qualité de notre formation sera (encore) gravement affectée.La croyance populaire veut qu'il n'y ait pas de victimes lors d'arrêts de travail de la part des professeurs; le gouvernement n'a qu'argent à se mettre en poche.On semble oublier les étudiants dans cette histoire.(.) La société aurait tout à gagner à écouter ses successeurs.Il est donc pressant que le ministère de l'Education accorde à des groupes d'étudiants des ressources humaines et financières afin de former une Fédération nationale d'étudiants du secondaire.Dans l'espérance de reprendre nos cours dans les plus brefs délais et qu'un jour nous soyons considérés à part entière en tant que groupe dans cette société.Gaétan LÉVESQUE France TÊTREAULT Eric TROTTIER pour le Conseil étudiant de la Polyvalente de Pointe-aux-Trembles «Je refuse d'être un robot» Merci à M.Lévesque pour la loi 105, et merci surtout à tous les députés que «nous» avons élus et qui ont voté sans savoir ce pourquoi ils votaient.Après presque 20 ans de pratique infirmière, je gagnais tout juste $25,000 brut selon mon rapport d'impôt 1981.En connaissez-vous beaucoup des hommes professionnels qui après 20 ans dans la même profession font un salaire semblable?À partir du 1er janvier, mon salaire est coupé de $435 par mois.Parmi ceux qui jugent intolérables les grèves dans les hôpitaux, y en a-t-il un seul qui serait prêt à donner 20% de son salaire aux bonnes oeuvres?C'est ce que notre gouvernement me fait faire, et je ne sais même pas si l'oeuvre est bonne.Le département où je travaille ferme 15 lits sur un total de 40 pendant la saison d'hiver, normalement la plus active en chirurgie.Le personnel qui se trouve de ce fait en surplus, doit donc combler les absences sur d'autres étages, mais sans considération de l'ancienneté, et de plus, pendant que nous remplaçons ailleurs, on envoie d'autres infirmières nous remplacer dans notre propre département! Quelle logique peut-on tirer de tout cela, si ce n'est que nous ne sommes que des robots que l'employeur veut utiliser où et quand il veut.Pour ma part, je refuse d'être un robot sans aucun sentiment humain et c'est pourquoi, j'ai voté pour la grève générale illimitée.Qu'on m'accuse de prendre la population en otage, c'est peut-être vrai, mais j'aime trop ces otages pour les laisser soigner par des robots! J.LÉVESQUE Montréal «Nous sommes contre l'illégalité- Monsieur René Lévesque Premier ministre du Québec Monsieur, Nou9 ne faisons pas la grève.Nous sommes contre l'illégalité.Contre l'illégalité des gestes que vous avez posés en ne respectant pas votre signature.Nous sommes de ceux qui refusons de répondre à l'illégalité par l'illégalité, à la violence par la violence.Nous sommes amèrement et doublement déçus de ne pouvoir nous rallier ni au gouvernement, ni au syndicat.Il nous faudra donc trouver de nouvelles voies pour nous faire entendre et inventer de nouveaux moyens pour nous battre.N'ayez donc pas l'indécence d'interpréter notre refus de faire la grève comme un appui au gou^ vernement.Qui aurait cru qu'un jour nous devions vous dire comme Vi-gneauit l'a déjà dit à Robert Bou-rassa: «À semer du vent de cette force-là vous vous préparez une joyeuse tempête.» Denise TRUDEL Margaret De SERRES \\ Robert LEVESQUE Lise LE BOEUF Rose-Marie THONNE Y Michel TURCOTTE Lopgueui) Des journées écourtées?Quand on parle de sécurité d'emploi dans la fonction publique, ça me fait sourire.S'ils ont peur de perdre leur emploi au point d'exiger de la part de l'employeur cette fameuse sécurité, c'est qu'ils savent drôlement bien qu'ils ne donnent pas le plein rendement au travail.Prenez comme exemple le ministère du Revenu du Québec.Les heures de travail se terminent à 16h30, mais les employés ont le droit de quitter à 15h45 et, pour 7 HT Le président Yvon Charbonneau, de la CEQ, menant ses troupes au combat.pouvoir quitter à 15h45 ils doivent commencer à se préparer à 15h30! Comptez comme vous le voulez, ça donne une heure de salaire non travaillée et payée par jour, donc cinq heures par semaine, 21.66 heures par mois, 260 heures par année.Si le salaire moyen est de $18,000 par année, on arrive à une somme de $2,810.60 par année de salaire sans avoir travaillé.Cette somme équivaut à 15% du salaire.Donc, la diminution réelle de 20% du salaire n'est seulement de 5% dans ce cas-ci, si on supprime ce droit.Ces montants ne sont que pour une personne; imaginez 10 ou 100 personnes dans la même situa tion.Comment j'ai su ces choses?Tout simplement par une employée du ministère en question.Au mois de mai 82, j'ai eu à me présenter au Complexe Desjardins pour un éclaircissement sur un état de compte.Lors de mon arrivée à 13h00, nous étions dix personnes en attente.J'ai réussi à rencontrer une personne à 15hl5 seulement.Lorsque nous nous sommes assis à son bureau, la personne en question m'a expliqué qu'elle n'avait pas grand temps car elle «finissait à 16h30 mais que les employés avaient la permission de terminer à 15h45».Et je n'étais pas seul pour entendre cette explication.À vous de tirer les conclusions.Daniel MORIN Montréal Hypothèses de solution Face à l'impasse où ont abouti les présentes négociations dans le secteur public et pour désamorcer une crise de société qui pourrait être très grave, voici quelques pistes de solution qu'on aurait peut-être intérêt à explorer.Tout d'abord, il s'agirait de geler les conventions en cours pour les dix-huit prochains mois.Ce gel signifierait évidemment que le gouvernement retirerait ses lois 70 et 105.Puis, on devrait créer une commission d'enquête multidiscipli-naire dont la tâche serait de déterminer de nouveaux mécanismes de négociations pour l'avenir, mécanismes qui, évidemment, devraient être agréés par l'État et par les Centrales syndicales.Elle aurait dix-huit mois pour réaliser sa mission.Ladite commission, composée de représentants de tous les milieux sociaux, procéderait d'abord pendant six mois à des consultations et sondages au fur et à mesure de sa recherche.La population en général et les syndicats seraient interrogés séparément de façon à mieux refléter les diverses facettes du problème.Les résultats de ces sondages permettraient à la Commission de mesurer le caractère réaliste de ses propres recommandations.Au terme de ce premier six mois, la Commission remettrait un rapport préliminaire aux deux parties où elle proposerait les trans-formations à apporter à l'actuelle mécanique de la négociation.L'État et les centrales auraient à leur tour six mois pour faire connaître leurs réactions et les points sur lesquels il y aurait accord.Cette période pourrait aussi servir aux échanges entre les interlocuteurs concernés.À partir de ces réactions, la Commission prendrait trois autres mois pour réviser ses premières recommandations à la lumière des commentaires qui lui auraient été soumis.Et, finalement, État et syndicats pourraient utiliser une période additionnelle de trois mois pour en arriver à une entente maximale.GUY CHEVALIER Lava' Et les députés, eux autres?, Monsieur René Lévesque Premier ministre du Québec Vu la conjoncture économique actuelle, je vous approuve entièrement d'avoir coupe les salaires des employés des secteurs public et parapublic.Par contre, je dois vous reprocher de ne pas avoir coupé les salaires de vos députés et ministres dù même pourcentage.Si lors des prochaines élections vous voulez mon vote et celui de mon entourage, agissez vite et coupez dans la même proportion votre salaire et celui de vos collègues.Si la province de Québec n'a pas d'argent pour ses employés, elle ne doit pas en avoir non plus pour ses députés.Pourquoi deux poids, deux mesures?Marius VILLAGG! Montréal P.S.: Je ne suis pas un employé de la fonction publique ni para-publique.Je ne suis qu'un simple citoyen du Québec qui désire la justice pour tous.LE SUMMUM DE L'EXCELLENCE À PRIX ABORDABLE! PHOTOGRAMME Nakamichi i mm BX1 BX2 Rép.aux tréq.Pleur, et scint.: Rapport signal/bruit: (Dolby B) Distorsion Rapport signal/bruit (Dolby C) 20 Hz 2 \u2014 20 KHz Inférieur à 0.06% Supérieur à 62 dB Inférieur à 1.0% 20 Hz \u2014 20 KHz Inférieur à 0.06% Supérieur à 62 dB inférieur à 1.0% Supérieur à 68 dB Vivitar ZOOM 75-205 F 3.8/MACRO $ 19Ç00 $ BX1 437 $*C .I?* '?MsiLC90 BX2 ÔTDK TDX-SA-90 maxBll MAXELL UDXL11-90 MAXELL UDXL11-S90 FUJI FR11-90 FUJI FR-METAL 90 37 $397 $397 9597 $397 9797 ILFORD - AGFA \u2022 ILFOSPEED \u2022 BROVIRA \u2022 GALERIE \u2022 PORTRIGA Papier photographique LES MEILLEURS PRIX À MONTRÉAL RUBAN CASSETTE \u2022 RUBAN CASSETTE \u2022 RUBAN CASSETTE TAMRON ENSEMBLE ZOOM ET GRAND ANGLE I 80-210 F 3.8/4 et 28 mm F 2.5 Avec étuis et un adapteur 4% 0% AAA PRIX SPÉCIAL ^007 W LE STUDIO DU SON INC.1132 \u2022\u2022\u2022st.Sbcrt) rocke Métro Vendôme Autobus 105 487-4270 8891 rneStHibert (près Bélanger) Metro Jean-Talon 495-1759 À LA GALERIE EXPOSITION DES PHOTOGRAPHIES DE HUBERT OROOTE OAfiS photo gramme 2039, rue Saint-Denis , H, _ 284-2694 Qy Berri-Sherbrooke Une question de dignité 1 \u20221 1 1 i.Joe Clark me fait penser à ces invités qui s'incrustent.La maîtresse de maison a beau multiplier les signaux, clairement indiquer qu'elle a autre chose à faire, laisser voir ouvertement sa fatigue ou lui bâiller carrément au nez, rien n'y fait.L'invité reste, l'invité s'accroche.Même reconduit d'autorité à la.porte, il trouvera le moyen de s'attarder dans le vestiaire.Ainsi Joe Clark tente-t-il de gagner du temps avant d'aller' rejoindre Claude Ryan au purgatoire des ex-futurs-premiers ministres.(M.Clark fut, il est vrai, premier ministre, mais si peu longtemps, et si maladroitement, que ça ne compte presque pas.) M.Clark s'attarde, rêve encore à une victoire au leadership, et s'accroche à son poste de chef du parti \u2014 un poste qui lui permet, au moins pour un temps, de tenir la dragée haute à ses adversaires potentiels et de garder la main-mise sur l'appareil du parti.Pourtant les signaux ont été nombreux, qui auraient dû le pousser à partir.Depuis toujours M.Clark est moins populaire que son parti.En 1979, il a remporté le pouvoir de justesse et l'a perdu six mois après dans des circonstances ridicules, pour: avoir mal évalué la portée d'un vote aux Communes, et après avoir accumulé plus de bourdes et d'erreurs qu'il n'en est per-) mis à un homme de son âçe.L'année suivante, le tiers de ses troupes refusait de lui faire confiance et, cette année, il se' heurte à la même méfiance, et dans la même proportion.Deujr ans de travail acharné et quelques succès d'estime à travers le Canada n'ont pas réussi à lui faire gagner plus que 0.4 point.' Pire encore, ce sont ses collaborateurs les plus proches, ceux qui forment la deputation conservatrice aux Communes qu'il côtoie tous les jours, qui constituaient ses adversaires les plus convaincus.La moitié au moins du caucus souhaite son départ.!.On se rappellera que telle était également la position de Claude^ Ryan l'été dernier, alors que la presque totalité de la députa\" tion libérale à Québec rejetait ouvertement son leadership.'n faut être un peu naïf pour attribuer ces frondes-là à la perfidie ou à la déloyauté des députés.En pareil cas, il faut plutôt con-, dure à une sérieuse défaillance du chef qui n'a pas su inspirer un minimum de respect à son entourage.Peu d'enthousiasme Même les partisans de M.Clark semblent peu enthousiastes.On le voyait clairement au congrès de Winnipeg.Vendredi soir-dernier, les «anti-Clark» avaient monopolisé les sièges qui se trouvaient directement en face de l'orateur, et pendant les 35« minutes qu'a durées son discours aux délégués, il a eu leurs huées dans les oreilles et leurs pancartes hostiles sous le nez.Comment expliquer qu'il ne se soit pas trouvé de groupes de délégués pro-Clark pour aller spontanément, instinctivement, écarter \u2014 ou au moins bousculer \u2014 ceux qui venaient ainsi humilier publiquement leur leader?Même les applaudissements à ce que certains ont décrit comme l'un des meilleurs discours de Clark, étaient sans pas-, sion, forcés, consciencieux, pratiqués, aurait-on dit, avec la même application que lui-même mettait à livrer son texte écrit d'avance.Après cette deuxième rebuffade infligée par les délégués de son propre parti, M.Clark en a reçu une autre, indirecte celle-' là, mais tout aussi révélatrice: les délégués ont battu son candidat favori au poste de président de l'exécutif national \u2014 un Peter Vuicic qui, à cause de son «low profile», ne risquait par de porter ombrage au chef contesté \u2014, pour élire plutôt le député Peter Elzinga, un partisan de la révision du leadership.Quant aux partisans de M.Clark, c'est sans guère plus d'enthousiasme qu'ils n'en mettaient à l'ovationner en public qu'ils», sont allés voter pour lui ce même vendredi soir.Pourquoi l'appuyaient-ils?Dans bien des cas, par résignation.Parce qu'il' n'y avait pas de meilleurs remplaçants à portée de la main, parce que l'on pourrait «tomber sur pire», parce que «de toute, façon, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras».Avant hier, le premier ministre albertain Peter Lougheed refusait à son.tour d'appuyer son compatriote dans la course au leadership.Des signaux donc, et de toutes sortes, et non équivoques, et pourtant Joe Clark s'accroche encore au leadership qu'il en-' tend solliciter de nouveau, en comptant sur le fait qu'il lui suffira alors de récolter 51 pour cent des voix pour se maintenir eit selle.Comme Bourassa Comment expliquer cet entêtement, que les partisans de M.Clark attribueront à un exceptionnel aegré de persévérance mais qui ressemble plutôt à de l'obstination pure et simple?Les insultes et les rejets semblent couler sur M.Clark comme l'eau sur le dos d'un canard.Aux pires rebuffades, il oppose une résignation molle et flegmatique où jamais ne perce le moindre éclair de colère.Pour un peu, il tendrait l'autre joue: Est-ce là patience angélique, masochisme, faiblesse, manqué de vertèbres ou, plus simplement, manque de dignité?Cette attitude évoque celle de Robert Bourassa vers la fin de son règne, alors qu'il se trouvait soumis de toutes parts à un.déferlement d'insultes et de quolibets.auxquels il ne réagissait jamais.Même l'humiliation à laquelle le premier ministre Trudeau l'avait soumis en l'appelant «Ti-Pit», il l'avait acceptée avec flegme.M.Bourassa n'avait pas davantage eu conscience de sa propre dignité ni celle de son poste lorsqu'il s'était plié à la demande d'un photographe qui voulait le photographier dans une mise en scène ridicule, en train de manger un hot-dog au-dessus d'un plateau d'argent.Mais le problème, et M.Bourassa allait le constater peu après, c'est que l'électorat n'aime pas que ses leaders se comportent en paillasson.M.Clark a autre chose en commun avec M.Bourassa, et c'est peut-être d'ailleurs cela qui explique son imperméabilité aux insultes.M.Clark, comme M.Bourassa, vit par et pour la politique.C'est son seul intérêt, le seul métier qu'il ait jamais pratiqué.Contrairement à M.Bourassa, qui a tout de même montré qu'il avait d'autres talents, et qui a décroché quelques diplômes et fait carrière dans l'enseignement, M.Clark, lui, n'a jamais vécu ailleurs que dans les milieux d'organisations politiques, et ne connaît rien d'autre de la vie et du monde du travail que ce qu'il a appris à travers lo filtre déformant de l'action politique partisane.C'est là précisément sa principale faiblesse et c'est ce qui en fait un politicien inintéressant.Que ferait M.Clark une fois éjecté de l'univers politique?On se le demande.Tout cela au fond est assez pitoyable, et c'est d'ailleurs ce sentiment \u2014 la pitié \u2014 qu'inspire actuellement dans l'opinion publique le chef bafoué.Mais des sentiments comme ceux-là s'évanouissent généralement dans les jours qui suivent l'événement pour faire place à l'indifférence et à l'oubli.Ce n'est pas sur la pitié qu'on fonde des carrières politiques.De fait, plusieurs estiment que M.Clark aurait dû démissionner dès après le premier congrès où son leadership avait été contesté.La dignité, c'est l'une des qualités qu'on attend d'un chef politique, et la dignité c'est de savoir quand partir.Il y a aussi d'autres considérations.Ainsi cette mentalité \u2014! qu'on appelle à Ottawa comme à Québec la mentalité du «bunker» \u2014 qui se développe inévitablement chez un leader qui a été soumis à des attaques répétées.La victime, de même que ses proches, en viennent à se méfier de tous et de chacun, et à, ne s entourer que de faibles et de «yes men».Aucune société ne peut courir le risque d'hériter d'un premier ministre qui, pour avoir été trop longtemps assiégé, aurait développé une mentalité de «bunker».9 |' I1 \u2022' 1 9' 9*1 l' 9«l |H I la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 t I r i i » r I I i' i* 9'l I* I» 1*1 i I I* 9*1 1*1 9* i'I 9( I t LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocques, Montreal H2Y }Kf.Seule lo Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de ¦ LA PRESSE » et celles des services de !o Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduttion des informations particulières à LA PRESSE sont également reserves.« Courrier HAUT PARLEURS NS 60 Deux haut parleurs a 2 voies Boitier deluxe Son propre et aigui Haute perl or- mance ST JX22 ¦\u2022 Indicateurs LEO détenait* de champ a Indicateur LEO pour dispositif d'accord precis TABLE TOURNANTE PS LX4 e Entrainement direct avec moteur \u2022 Semi-automaî-que e Verrouillage Quartz HAUT-PARLEURS JANIS S3 \u2022 Daui haut-parleurs a 3 voies e Basse solida PRIX ATLANTIQUE GARANTIE 5 ANS HàsVel ¦ \u2022 Se mi-automatique \u2022 Uagnt* eluded TABLE TOURNANTE DUAL CS 505 Magnet'c cartridge in* TABLE TOURNANTE DUAL CS 506 e Semi-automatique e CanouChe magnétique incluse \u2022 Bras de lecture droit MAGNTK RDS 30 \u2022 OVXby B et C \u2022 Capacité de ruban metai e Touche ser.t.oie MA6NET0CASSETTE CR 150 \u2022 3 tait» \u2022 Capecte de ruban meta a Oo'Cy PRIX ATLANTIQUE GARANTIE S ANS PRIX ATLANTIQUE GARANTIE S ANS PRIX ATLANTIQUE GARANTIE 5 ANS PRIX ATLANTIQUE GARANTIE S ANS S' 199 magnet ocassetu PRIX ATLANTIQUE GARANTIE S ANS K113 2 tétas 2 moteurs Capacité de ruban metal Touch* tenubie Dolby MR I99 © EPHONE \u2022s a Commutateur pour aonnette e Signalisation a boutons e Courant (ligne de telephone) Recompensez en touchant un bouton Bouton muet pour conversstlon personnelle PRIX ATLANTIQUE «ET7HPJA.SAMEDI EWTTtt 1HET2HP.M.8HET7HP.M.1H ET » P.M.sa c90 Enregistremsnt de son de grande qualité Ruban de 90 minutes Cassette Super Avilyn PRIX ATLANTIQUE NOUVEAU MAGASIN D'ENTREPÔT WEST ISLAND MALL 683-7871 pour POUR NOS POLITIQUES CONSULTEZ NOS REPRESENTANTS ÉCOUTEURS i y i \\ Des écouteurs de haute qualité avec du son très propre.AUTOROUTE TRANS CANADIENNE SORTIE BOUL.DES SOURCES PRIX ATLANTIQUE GARANTIE La mam-doeuvre de service de ses telecou-leurs et composants haute fidélité pour 48 et 60 mois respectivement.92 MAGASINS 6060 METROPOLITAIN EST 253-8800 RADIO AM/FM STEREO AVEC ÉCOUTEURS Son de haute qualité a un super Prix Atlantique 50% de robots LECTEUR DE CASSETTE MG-1 Ultra-léger et compacte e Prise d'écouteurs e AM FM PRIX ATLANTIQUE REMBOURSEMENT* Nous vous paierons la différence de prix, si votre téléviseur couleur ou chaîne haute fidélité achetés chez Atlantique sont offerts moms cher, chez tout autre détaillant aux mêmes conditions durant les 30 jours suivant lâchât PARTOUT PRÈS DE CHEZ VOUS PRIX D'OUVERTURE ATLANTIQUE ECHANGE* Tout element de votre chaîne haute f délite Atlantique pour un modèle plus avance durant les 30 jours suivant i achat S LES MODELES EN VENTE PEUVENT DIFFERER DES ILLUSTRATIONS COMMANDE TÉLÉPHONIQUE ACCEPTÉE OCKVILLE Islands Mad iATEAUGUAY Centre régional Oc Cnâteauguar AlMA Carrefour Aima AlVA Galènes Lac Si Je an BELûEIl Ma» Montenacn BR-CH CMlCOUTiMi Place du Royaume CORNWALL Cornwal Square DORVAL CKxval Gardens Snoppng Center DHUMMONDVUlE Plaça Dnjrr.mond ET06IC0KE Snerway Gardera GATiNEAU Promenades (la lOutaoua* GRANBY Galenas Granoy HULL galenas da Hun hull Plaça du Centra JOUET lb Gaie*** JonouiSfe jONQUiERE Place Centra v*e KINGSTON Caurat)ji Town Cent*' KINGSTON K>ngston Snopc.nfl Center KINGSTON 103 Pnncess Street LACHINE Gaiana Lacnmo LASALLE Place Newman LAVAL Canetour La«al LAVAL Centre commerce' Si Ma/ttn LAVAL Centra d acnat Duvemay LA TUQUE Centra commercial La Tuque LEVIS Gaianes Chegnon LONGUEUIL Centra d ac^et Jacques Came* LONGUEUiL Place LonguouJ MONTREAL Centre d total Forest MONTREAL Galores d An,ou MONTREAL Gaenea D*h«» MONTREAL Ptaca Aie» I Ninon (motto level) MONTREAL Place Aient N>hon ,3rd floor) MONTREAL 462 ouejt Sta Cathenne MONTREAL Place Bouana MONTREAL Centra d acnat Bouieve/d.Pte IX at Jean Talon MONTREAL Pteia Cota des Negas MONTREAL COCO est bou« MeaopoWar.MONTREAL Place Ontano MONTREAL Ptaca VSfSSRSf MONTREAL Pia/a Sl-HuOan OTTAWA Men.aie Snopp^g F a.- OTTAWA Ma/oogata Mti OTTAWA Soams Street Ma« OTTAWA St Laurent Snopt>ng Center POINTEAUX TREMBLFS Cene»ou» da la P»nta POINTE-CLAIRE Centra commerciat Fairviawr QUEBEC Gatenes da la Capitale QUEBEC Place Cartier QUEBEC Entrepot Oueoac MO Mane da i Irxe/rva'on QUEBEC Gaieœs de la Canadienne fA^EBEC Piace riem da Lvs REPfcNTiGNY PWre Repenty>> HiMOUSKI CeteW Rimousai RIVIERE DU LOUP Cante comm Rnnave du Loup ROSEMERE Ga'ar^es das M.Hes Has SCARBOROUGH Scartxxougn Town Center ST BRUNO P'omenade» U Bnjno STE FOY Place la una* S TE TOY Place Ste Foy ST HYACINTHE Centra St Hyacnttie ST JEAN Ga'ene H 698 ST-CATHERlNF O 866 6991 kent- I:I5, 6:00, sem.: 9:20.Sa/*, dim 2:40, 4:20,1 7:40, 9 20 6:00, 7:40,1 palace: ?' .' \u2022 r, .' .if \u2022 ffiN5««eF(tt '.\u2022 BttMAttfN PS KENT 1 * i 3575 AVDU^ARC 844-9470 6100 SHERBROOKE O MCGILL 12-30, 2:15, 4:00, 5:45, 7:30, 9:15.sam.dernier 489-9703 spectacle: 11:00.PARISIEN: 12:40, 2:50, 5:00, 7:10, 9:20.Som.H«rn.«r ipoctocU: 11:30.GREENFIE1D uii-v, dim., 1:15, 3:15, 5:15, 7:20, 9:25.S«m.: 7:20, 9:25.>> \"fi ta .j 1 i 't Ci am CHÂTEAU: 1:20,4:40,6:20, 8:00.IAVAL SAM.WM.1 2:25,3:35, B^JHÏÏL 6:45, 8:20.SAM.DERNIER SPECTACLE 9:55, SEM.6:45,8:20.VER- PIERRE tSCOURROIJ ANOUCHKA SAMfS: SAM.WM.1:30,4:40,6:15,7:50, SEM.6:15,7:50.Le PARISIEN 1 GREENFIELD PARK 3 CHATEAU 1 LAVAL 2 VERSAILLES 1 480 STCATHERINE O 866-3856 Pl.GREENFICLO PARK^571-612une des séries les plus Une comédie de et avec séduisantes jamais pro-Pierre Richard (Le duites à la télé.grand blond.) avec 20:00 Smiley's People Aldo Maccione et Valé- John Le Carré magnifi-rie Mairesse.Il parait quement interprété par que c'est assez drôle.Alec Guinness et cie.\t17:30© \u20143-2-1 Contact 18:00© \u2014 Career Connection 19:00 © \u2014 Pierre Nadeau rencontre Dr Yves Quenneville et Mme Margaret Farley, sur le cancer.21:00 © \u2014 Thursday Night «Test Pilot» Jean-Marie Lemieux et Cari Béchard, dans une scène de «La Chaire», présentée au TNM.3 THEATRE La nouvelle Église et.l'autre jm, - \u2022 ¦% V LA CHAIRE, comédie do Bill C Davis Traduction: François Tassé.Mise en scène.Olivier Rei-chenbach Dec et cost.: Guy Neveu Ed.: Michel Beaulieu.Mus.arrangée et interprétée par Pierick Houdy.Distribution: Jean-Marie Lomiou.x (Le Père Tim Farley, curé de la paroisse St-François); Cari Béchard (Mark Oison, séminariste) Mardi soir, au Théâtre du Nouveau Monde.Jusqu au 12 février.À la représentation de La Chaire au TNM mardi soir, on se serait cru dans une assemblée de charismatiques tellement était vive la part prise par le public à cette confrontation entre un vieux routier du ministère et un jeune séminariste en mal de contestation dans l'Église.Toute américaine par son efficacité et la carrure de son propos, la pièce-de Bill C.Davis passe bien au Québec, car elle a l'air de toucher une corde sensible parmi ceux pour qui l'Église (ici de dénomination assez floue) s'égare depuis le Concile Vatican IL Bref, voici que le curé Farley (Jean-Marie Lemieux) a pris sous son aile Mark Oison, un jeune séminariste (Cari Béchard) qui a le travers de favoriser l'ordination des femmes à la prêtrise et de défendre deux de ses camarades du séminaire \u2014 «Mais ils n'ont pas encore fait voeux de chasteté! » \u2014 qui sont toujours ensemble, non seulement le jour mais.la nuit.« La chaire n'est pas un endroit pour faire des sermons! », de s'exclamer le vieux prêtre à l'adresse du jeune séminariste à qui il essaie de montrer à prêcher.Selon cette doctrine, il faut «leur» (les fidèles) donner ce qu'ils veulent entendre.Quand il y a de la toux, c'est un mauvais signe.Et quand on échappe son missel à terre, là alors.Devant la défense que prenc] le jeune Oison de ses deux camarades \u2014 et sur bien d'autre choses \u2014 le P.Farley, qui conduit une Mercedes et aime le bourgogne mousseux, déclare;! « La situation est trop grave pour avoir des principes! » La pièce pétille d'un bout à l'autre de ce genre de réparties^ mais aussi d'un conflit qui.somme toute, renvoit le fardeau de la preuve de la piété aux fidèles eux-mêmes, pour qui tous ces rites et cérémonies sont trop souvent sans portée réelle dans leur vie.Du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre.Je tiens à dire que j'ai beaucoup goûté la musique arrangée et interprétée par Piedrick HoU-dy (des variations à l'orgue ou au piano sur des airs religieux: comme le Veni Crator, par exemple).Jean-Marie Lemieux et Cari Béchard se livrent à un beau duel de comédiens \u2014 et le vainqueur est la pièce elle-même. CKGM PRÉSENTE MEN WITHOUT HATS CE SOIR et DEMAIN SOIR AU CLUB SODA 5240, AVE.DU PARC (COIN FAIRMOUNT) BILLETS 7.S0S AU CLUB SODA comptons namoN im-Ms i} iXJTCH Y \"S.ROCK B4 STOCK.SAM THE RECORD MAN mUNEAUtl omcga2 des MIDI MESCALINE PAPIHIAU2 Plu».2e.FILM EROTIQUE 18ANS [adultes.CASSETTES ! S r,.-Plus: 2nd.EROTIC FILM Œ2E m.\"i 1 30 \u2022 J 30 \u2022 5 30 7 30 \u2022 9 30 B'O» 7 30 9 30 ' More lavai 7 20 9 30 CHUCK NORMS HORREUR DANS LA VILLE 2e Mm HAm IIBTHOAY SOUHAITEZ DC NE JAMAIS ETRE INVITÉ Champlain 2 524-1665 Longueuil 2 679-7451 Cl\\ Ten Version Tç^oy \\%es*m (4 Française \"l'Extra-Terresthe ?G' to DoiOy Veteo ou Champ.om lerval v»tOun 710 9 20 Champlain 1 Vllleray Odeon 1 Laval Longueuil 1 Verdun 524-1665 366-5577 667-5207 679-7451 766-2092 Be* 9 Jérôme Un film de POU* TOUS Richard Attehborough GANDHI 70MM 00\"%,.'V0.I ' l'UOlâNI* l4-l7ANt.t« tO Ploce du Conoda 661-4595 1200 400-600 toiooi t ) Ml SOPHIE'S CHOICE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 1983 jeck Udn*hkin présente MARGIE GILLIS SECRETS les 3 & 4 février à 20h30 ^-** **** * v nvec invites spéciaux Michel Thcrricn et Louis Guillcmcttc en première partie le groupe AftKEL/j'azz lat\\n » < » 1 \u2022 OfCOR ET EN CpPROOUCTlÛK AVEC IETm MISE EN SCE Nf I* OLIVIER REICHENBACH HmMUtiT niTii Ba! EHU L ' A tnm OIRICIION A R TI S 110U I OLIVIER REICHENBACH 64 OUEST STI CATHERINE 8610563 MOINS 01 75 ANS PLUS -r-01 CO ft N S 40- 01 Slï RIOUCTIOU.UNE 0(MI HEURE AVANT lE SPECTACLE OKI ' » I UNI PPESENCE A C 1 I V I OANS LA VIE OU f N M LA CRITIQUE «.Une interprétation d'une justesse remarquable».\u2014 Froncme Ghmaidi.CBF Bonjour « 'Cette Chaire', devient le.lieu d'un combat théâtral subjuguant» \u2014 Robert Lovcsque, Le Devoir «La Chaire': un affrontement réussi» \u2014 Carmen Montessuit, Journal de Montréal «Une comédie pleine de chaleur.Une réussite au T.N.M.» \u2014 Maureen Peterson.The Gazette Les productions Réjean Letrançois Inc.ET HT TELE METROPOLE INC.PRESENTENT \"LA BONNE ANNA\" Comédie de Marc Camoletti (Jutrifaution Anna Rote Ourll.ilp Brin-trd Hcjr.m Lrfrancoift ! '*-.> hy BETH (ilTCHEON \\oQA Kiscd «>n hrr nwl \"Still Mis.^inn\" Produced and Directed bv STANLEY R.JAFFE USfir,^ © 1983 IWentieth Century-Fra P.V-MARIE: 12:10, 2:25, 4:45, 7:00, 9:20.LE CINEMA: SAM., DIM.12:30, 2:45, 4:55, 7:05, 9:20.SEM.: 7:05, 9:20.DORVAL: SAM., DIM.: 12:25, 2:35, 4:45, 6:55, 9:10.SEM.: 6:55, 9:10.DES DEMAIN! PLACE VILLE-MARIE CINEMA- 1 866 06B9 LE CINEMA DORVAL 1 A 15 À l'occasion du 40ième anniversaire du Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec, RADIO CITE rTTYYYYYï\") \u2022a DU 31 JANVIER AU 20 FÉVRIER \u2022 la presse!; lt£3 j CJUUUUUU vous invitent au concert de l'Orchestre du Conservatoire à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts le jeudi 17 février 1983 à 20 heures OBTENEZ GRATUITEMENT vos billets aux guichets de la Place des Arts dès le 2 février 1983 (maximum de 2 billets par personne) AU PROGRAMME TRISTAN UND ISOLDE.Vorspiel und Liebestod Richard WAGNER (1813-1883) HERCULE ET OMPHALE Claude CHAMPAGNE (1891-1965) SYMPHONIE FANTASTIQUE, op.14 \u2014 Rêverie, passion \u2014 Un bal \u2014 Scène aux champs \u2014 Marche au supplice \u2014 Songe d'une nuit du Sabbat Hector BERLIOZ (1803-1869) DIRECTION MUSICALE: RAFFI ARMENIAN SALLE WILFRID-PEI.LETlfcR PÎA< I VKI.s Passons l'hiver bien au chaud.Vive la chaleur du Mexique, avec son joyeux soleil et ses rythmes endiablés! C'est ça, la Fiesta Mexicana du Centre Sheraton.Bienvenidos! * A voir et entendre, le trio des Mariachis.Ole! De midi à I4h et de 17h à 19h tous les jours dans nos bars et restaurants.Toutes les boissons Ole! avec trempette et tortillas.ir Artisanat mexicain à vendre au niveau de la Promenade (A).-k Répliques d'anciennes statues mexicaines prêtées par l'Office du tourisme du Mexique.* ' L'Entretemps niveau A * Les Mexican Connection, du mardi au samedi, de 21h à 3h.* Danses folkloriques mexicaines, le jeudi, de 23h30 à minuit 30.* Festival de la Pinata, les vendredi et samedi, à minuit.Prix à gagner! » » La Musette niveau A Tacos et tequila, tous les jour, de llh à 18h.Plats mexicains au menu Le Boulevard, étage 3.Le Point de vue, 37e étage.Et la fête continue.- Offrez-vous le séjour de deux nuits et trois jours au Centre Sheraton * Un déjeuner ou brunch au Boulevard.* Admission gratuite à l'Entretemps.* Température mexicaine (84°F) dans la piscine et le bain tourbillon^ sauna et gymnase à votre disposition.Appelez 878-2000 et renseignez-vous sur notre forfait mexicaine * Pour de la bonne chaleur en hiver.72 50$ par personne, deux personnes par chambre Contre Sheratoki HÔTtLS ET AUBERGES SHERATON INTERNATIONAUX Montréal 1201 OOROCSTER MONTREAL.QUEBEC CANADA K3B2L7 614ib 78 2ÛOCL ' VOTRE GUIDE DES MEILLEURS SPECTACLES EN VILLE CINÉMAS UNIS 13 ANS PALACE: 12:30, 2:15, 4:00, 5:45, 7:30, 9:15.DORVAL: SEM.7:20, 9:00.y I & PALACE-2 y\u2014 698 ST CATHfRlNFO 866-6991 MCQU DORVAL 3 260 AVE DORVAL 631 8586 CE SOIR A VANT-PREMIÉRE SPÉCIALE à MINUIT «LE MANOIR DE LA TERREUR» 18 ANS ENTRÉE GRATUITE POUR LES 400 PREMIERS CLIENTS DANS CHACUN DES CINÉMAS SUIVANTS: CINEMAS LaCîM 3575 ave du Parc, angle Prince-Arthur tel S44 3^70 CHATEAU VERSAILLES IST-OEMS & BEL ANGE H 271 0209 Pt ACE VERSAILLES 353 7880 RAQISSOn| SEM.7:30, 9:15.PALACE: 1:00, 2:45, 4:30, 6:15, 8:00, 9:45.VAN HORNE: SEM.7:10, 9:10.& PALACE 1 698 ST CATHERINE O 868 6991 McGlLL VAN HORNE 6150 COTE DES NEIGES 731 8243 CHÂTEAU: 1:25, 4:45, 6:25,805.LAVAL SEM.6:40, 8.20.VERSAILLES: SEM.6:00,7:40.GîSH-RRD: SEM 6:25,8:10.CHATEAU 2 W ST-DENIS & BELANGER 271 0209 GREENFIELD PARK 2 PL GREE NUE 10 ^ARK 671-6129 CENTRE LAVAL 688 7776 PLACE VERSAILLES 353 7880 RADlSSONi LaCité 3 3575 AV OU PARC 844 9470 & 1 Bateau Un voyage aux limites de I\"edw VERSAILLES 3 \\9 STÉRÉO DOLBY À L'IMPÉRIAL SEULEMENT.IMPERIAL: 1:20.4:00, 6:30.9-05.18 ANS H8 HRS.Nick Nolte Eddie Murphy KENT: SEM.600, 7:50.9:40.PALACE 5: 1:30, 3:20, 5:10, 7:00.8:50.PALACE 6: 12-30.2:20, 4:10.6:00.750, LTiffiR 9:40.DORVAL: SEM.Tfl kS>J 7:40,9:30.698 STCATHERINE O 868 6991 McGlLL H PALACE KENT 1 00RVAL 1 6100 SHERBROOKE O 489 9703 260 AVE DORVAL 631 8586 ¦^H» mrx snciAL pl'jvky canni> mi Jty un Wm de PAOLO et VTTTORlO TAVIANI POUR TOUS EN FRANÇAIS IMPERIAL- I© V130 BLEURY 288-7K)2 Htlà 36 SEMAINE ,SIARTrVEK.JL POUR TOUS 35 MiLTON 842 6053 Sem.: 7:25, 9:30 14 ANSIS LAVAL: SEM.6:00, 7:40.VttSAIlJLES SEM.7:10.POUR TOUS LAVAL 1 VERSAILLES 1 ULL im KOil: S£M.7 20.9 40 PALACE 3: 12:10.2:30, 4:50, 7:10.9 30.PALACE 4: 1:10, 3:10, 5:50.8.10 DORVAL: SEM.7tf).9-20.DORVAL 2 CENTRE LAVAL 688-7776 PLACE VERSAILLES 353 7880 RADiSSON LA COLERE: 1-.00, 5:25, 9:50.PATROUILLE:305,7:30.s7.d\u20acns & beiangir27Ï*£9 PATROUILLE COSMOS CHATEAU 1 COMEBACK Si k PALACE 698 ST CATHERlNE O 866 6991 McGlLL KENT 2 6100 SHERBROOKE O 489-9703 260 AVE DORVAL 63V8S86 - GAGNANT DE 2.GOLDEN GLOBE.AN OFFICER AND A GENTLEMAN LOEWS 4 954 ST-CATHERINE O 861-7437 PEEL DYAN CANNON TUESDAY WELD PAUSlBi- 12:35.2:50, 5:00, 7:10, 9:20.LAVAL SEM.7:00,9-05.LAVAL 4 CENTRE LAVAL 688-7776 Le PARISIEN 1 480 S! CATHERINE O 866 3856 1 POUR TOUS F! AL PACINO UN FILM 1)1 SEM.6:00, 8:00.î UN HLM DE ARTHUR HILLER GREENFIELD PARK 3 PL GREENFIELD PARK 671*6129 12:00, 2:20,4:40, 7:05, 9:30.POUR TOUS 12.45, 4.25, 8 15 KISS M GOODBYE POUR TOUS SAU y FIELD JAMES CAAN JEFF BRIDGES AVENUE: SEM.7:15, 9:15.FAlkVIEW: SEM.7:20, 9:20.AVENUE 1224 AVE GREENE 937 2747 TRANS-can S 52 697 8095 Le PARISIEN 3 480 SI CA1HIHINI ti 866 3856 SEM.6:00, 7:45.LAVAL 3 CENTRE LAVAL 688 7776 BELMONDO :v 1:15, 3:20, 5:25, 7:30, : 9:35.Le PARISIEN 5 480 STCATHFRlNF O 866 3856 \u2022VOUS TOMSEKEi EN BAS DE VOTEE FAUTEUIL
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.