La presse, 7 février 1983, Cahier A
[" ASSURANCE-AUTO Un écart incroyable entre Montréal et Vancouver C'est au Québec que les polices d'assurance-automobile coûtent le plus cher et l'écart entre les primes versées ici et en Colombie-Britannique, par exemple, est si grand qu'on a peine à y croire.Il n'y a, en effet, aucune commune mesure entre une prime de $750 payée par un automobiliste montréalais et celle de $306 versée par un automobiliste de Vancouver possédant la même voiture et entrant dans la même classification.Cette disproportion est imputable, selon les compagnies d'assurances, à la façon de conduire des Québécois qui détiennent les records d'accidents d'automobile.page B 1 MATCH NUL NORDIQUES-CAPITALS, 4-4 pages 5 et 6 Le Canadien blanchit les Jetsf2-0 pages 2 à 4 SAINT-BRUNO I photo Armand Trottiet, LA PRESSE Deux des enseignantes non grévistes de l'école primaire Montarville, Marielle Bouchard et Lorraine Desmarais.Un groupe de femmes non grévistes passées à tabac ! Des enseignantes de Saint-Bruno, certaines frôlant la soixantaine, ont été battues devant leur école, vendredi, par un «commando» du syndicat des enseignants de Champlain.Un bonne «leçon de syndicalisme», à coups de poing et de pied, assaisonnée de sacres et de jurons.Leur crime: elles se désolidarisent de la grève illégale et se présentent chaque jour à l'école, y pénétrant s'il n'y a pas de piquet.page A 2 LA METÈO: NEIGE.MAX.-.-16°.MIN.; -6° DEMAIN: UN PEU DE/fàlGE.DÉTAILS PAGE A 2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983, 99e ANNEE, no 31, 54 PAGES, 4 CAHIERS LES VOYAGEURS.35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C AUJOURD'HUI ATTENTAT Le principal représentant palestinien à Beyrouth impute à Israël l'attentat de samedi alors que l'explosion d'une voiture piégée a fait au moins 20 morts et plus de 100 blessés.page C 12 photo UPI ESSENCE Dire que l'essence est chère au Québec, n'est pas le mot.C'est très très cher par rapport à ce qu'elle coûte dans les autres provinces, d'après les données publiées par PACA.page B 3 CLARK Joe Clark se portera candidat à la direction du Parti conservateur, qu'il ait ou non comme adversaire le premier ministre de rAlberta, Peter Lougheed.page A 4 ÉDITO Il suffit parfois de jeter un regard sur le malheur des autres pour que le nôtre prenne des proportions plus modestes.C'est ce que fait Jean-Guy Dubuc en décrivant les problèmes considérables des Ghanéens.page A 6 SOMMAIRE Annonces classées.B 3, C 6 2 C 9 et sports 1 2 Arts et spectacles Informations.B4 à B6, B9 et B10 \u2014Cinéma.B 8 Décès, naissances, etc.C 10 Économie.B 1 à B 3 Êtes-vous observateur?.C 7 FEUILLETON: «Pavarotti, ma vie»: C 7 Horoscope.^* Le monde.C 11,C 12 Loterie-résultats.B 4 Mots croisés.C 9 Quoi faire aujourd'hui.B 8 Télévision.B 8 \u2014Télé-câble.B 5 Vivre aujourd'hui.C 1 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.14 Mots croisés.14 Une offre de dernière heure aux professionnels QUEBEC - Le Syndicat des professionnels du gouvernement s'attendait à recevoir, au CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Quebec cours de la nuit dernière, une dernière offre de la part des négociateurs patronaux portant sur cinq points précis, offre pour laquelle ils recommanderont à leurs membres, réunis aujourd'hui en assemblées, de prolonger ou de mettre un terme à la grève.Le président du SPGQ, M.Roger Lecourt, a fait savoir aux journalistes que le Syndicat avait donné jusqu'à six heures, ce matin, aux négociateurs du gouvernement, pour qu'ils lui présentent une offre qui sera ensuite soumise aux syndiqués.Samedi, au cours d'une rencontre qui avait duré six heures, la partie syndicale avait rec-treint ses demandes à cinq points : la sécurité d'emploi, le plan de carrière, la discrimination, les travailleurs occasionnels et le nombre d'heures de travail.« Pour nous, ce sont des demandes bien minces par rapport à la convention qui nous régit, mais si le gouvernement n'y répond pas favorablement, nous allons proposer un rejet des offres patronales », a déclaré M.Lecourt.Le SPGQ a dilué passablement sa demande en ce qui a trait à la discrimination entre hommes et femmes dans certaines catégo- ries d'emploi.Au lieu de $3.2 millions pour éliminer la discrimination, le Syndicat ne demande plus que Sl.fi million, somme qui serait versée sous la forme de montants forfaitaires.L'autre demande importante concerne la sécurité d'emploi.Le SPGQ demande le siatu quo (avis de 18 mois avant d'abolir voir OFFRE en A 7 \"S TEL-AIDE Avoir le coeur bien placé dans.l'oreille Depuis la création de Tel-Aide, en 1971, le nombre d'appels de gens en détresse ou en difficulté a doublé.Mais pour être à l'écoute des personnes désemparées, il faut avoir le coeur bien placé dans l'oreille et les recrues, triées sur le volet, doivent d'abord suivre une période de formation pour apprendre l'art de « l'écoute active ».Ils sont 300 à travailler bénévolement à Tel-Aide, se relayant jour et nuit, sans relâche, pour maintenir ce service 365 jours par année.Cette fois, c'est au tour de l'organisme, qui fonctionne sans subvention, d avoir besoin d'aide et de lancer un appel à la population.Serons-nous à l'écoute?page C 1 photo René Picard, LA PRESSE Le «boucher de Lyon» accusé de crimes contre l'humanité PARIS (AFP) \u2014 L'ancien criminel de guerre Klaus Barbie a passé sa première nuit, hier, au fort de Montluc, dans le centre de Lyon (sud-est de la France), à l'endroit même ou, 40 ans plus tôt, il avait fait incarcérer plusieurs milliers de personnes, dont Jean Moulin, la principale figure de la résistance fran çaise de l'intérieur.Expulsé de Bolivie après un exil volontaire de 32 ans, il avait été placé samedi matin à bord d'un quadrimoteur de l'armée 4 bolivienne qui s'était posé à Cayenne (Guyane française).Il avait ensuite été transféré à bord d'un DC-8 français qui avait atterri à I9h0() GMT (20h00 locales) sur la base militaire d'Orange (200 km au sud de Lyon).Pour des raisons de sécurité, le lieu d'atterrissage et l'itinéraire entre Orange et Montluc ont été gardés secrets le plus longtemps possible : conduit par hélicoptère à Lyon, il a été transféré au fort, sous forte es- corte, dans un fourgon cellulaire aux vitres obstruées par des linges blancs.Veuve de Jean Moulin Plusieurs dizaines de personnes, dont certaines portaient une médaille de la resistance, attendaient l'ancien SS a l'aéroport do Lyon-Satolas.Parmi elles, une ancienne internée du camp de Drancy (camp en région pari-Autres informations en page A 3 sienne où étaient rassemblés les déportés), dissimulait une carabine.« Je voulais lui mettre une balle dans la tête, il a torturé des gens de ma famille », a crié cette femme d'une cinquantaine d'années.La veuve de Jean Moulin a déclaré pour sa part, samedi soir, qu'elle souhaite que Barbie « soit fusille ou pendu haut et court mais je comprends que ce n'est pas possible en France (où voir BOUCHER en A 2 ^^^^ Klaus Barbie photo upi »«»« A 2 \u2022 à EN GREVE LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 Les infirmières blâment Lévesque ¦ La Fédération des syndicats professionnels d'infirmières et infirmiers du Québec a accusé hier le premier ministre Lévesque d'avoir utilisé les infirmières pour tenter de redorer son image de , négociateur.Selon elle, l'entente intervenue entre les infirmières et \\ lt gouvernement n'était pas une entente négociée, mais une entente » sur des aménagements de certains articles du décret.La Fédéra-, tiofr n'a pas eu, disent les représentants, la possibilité de négocier 1 une entente et en retirant son ordre de grève, dimanche dernier, elle n'a pas garanti une paix sociale pour trois ans.¦ ¦ i ¦ a < Le CPQ d'accord avec Québec ¦ Le Conseil du patronat du Québec a fait savoir hier qu'il partageait l'opinion du premier ministre Lévesque et qu'il était temps d'en finir avec la situation chaotique qui prévaut depuis deux semaines dans les secteurs public et parapublic.Le CPQ considère qu'il est absolument essentiel, comme l'a déclaré M.Lévesque, de faire intervenir rapidement l'Assemblée nationale si la situation ne se rétablit pas dans les jours qui viennent.Selon le Conseil, le seuil de tolérance est maintenant atteint et l'illégalité serait de tolérer davantage.Une messe pour les grévistes ¦ Afin de sensibiliser la population et montrer leur solidarité face au gouvernement du Québec, les enseignants de la région de Gran-by ont sollicité l'organisation d'une messe spéciale qui sera célébrée ce soir à leur intention, afin que se règle le plus vite possible le conflit de travail actuel.Cette démarche, selon des responsables locaux des syndicats d'enseignants, fait partie d'un «comportement orienté».La semaine dernière, par exemple, de nombreux enseignants ont participé à une clinique de sang.La FAS, point de mire du gouvernement ¦ Dans les milieux gouvernementaux, hier, l'attention se portait sur la Fédération des Affaires sociales (CSN).dont on appréhende le résultat du vote sur la grève illégale.Bien que le gouvernement ait organisé tout un tapage publicitaire dans les journaux, la radio et la télévision, il craint que les bas salariés, dont les salaires sont protégés contre les coupures, ne se prévalent pas de leur droit de vote, ce qui ferait pencher la balance en faveur des insastifaits et des radicaux.On demeure cependant optimiste au cabinet du président du Conseil du trésor, car on estime que le scrutin qui doit se tenir toute la journée de mardi sur les lieux de travail permettra au plus grand nombre de s'exprimer.Le sous-ministre Girard dort ¦ Le brain-trust du ministère de l'Education (sous-ministres et cadres supérieurs) qui s'occupe de négociations avec la CEQ a sa-vemment esquivé les demandes de rencontres des représentants du Devoir et de La Presse, hier.Malgré une promesse du sous-ministre adjoint, M.André Rousseau, à l'effet que le sous-ministre en titre, M.Jacques Girard, les rencontrerait un peu plus tard à l'hôtel Hilton, personne ne vint au rendez-vous.Devant cette absence, ies deux reporters décident d'aller frapper à la suite du ministère au 20ème étage, mais point de réponse, sinon le son égaré de quelques glaçons qui s'entrechoquent à l'intérieur d'un verre.Plus tard, on apprenait d'un membre du cabinet que le sous-ministre Girard dormait, ayant trimé toute la nuit de samedi à dimanche à évaluer les demandes normatives (légères) de la CEQ.OFFRE SUITE DE LA PAGE A 1 un poste) car il craint que le gouvernement ne veuille faire disparaître 700 postes de professionnels et plus de '.J.000 postes de fonctionnaires au cours des pro-Ohaines années.Quant aux travailleurs occasionnels qui ont accumulé cinq années d'ancienneté, le Syndicat demande que le gouvernement les considère comme des permanents et qu'il crée pour les autres une banque de rappels.En ce qui concerne les pians de carrière, les professionnels demandent la formation d'un comité paritaire chargé de réviser en profondeur la classification des employés et ils sont opposés 3 ce que le mérite soit une condition pour avoir droit à une augmentation de salaire par échelon.Enfin, pour ce qui est de la semaine de travail, les professionnels réclamant qu'elle soit maintenue à 32 heures et demie sans pause-café.Il n'y a pas eu de rencontre hier entre les deux parties, mais des représentants du gouverne- ment (MM.Lucien Bouchard, Richard Drouin, Claude Bra-zeau, le ministre Yves Bérubé et la ministre Denise Leblanc-Ban-tey) ont passé plusieurs heures en réunion afin de préparer ce qu'ils appellent un cadre de règlement.Le Syndicat a révélé hier que plusieurs professionnels avaient été harcelés en fin de semaine par des « petits boss » qui les ont invités à reprendre leur travail aujourd'hui sinon ils seraient suspendus ou congédiés.Or, le premier ministre Lévesque avait indiqué vendredi que ces menaces s'appliquaient à compter de demain matin.Des incidents de ce genre se seraient produits au ministère de la Chasse et de la Pêche où la direction aurait téléphoné à plusieurs professionnels, au ministère des Institutions financières et à la Commission de la santé et de la sécurité au travail, où des menaces de suspension et de congédiement auraient été servies aux délégués syndicaux du SPGQ.Pour riposter à ces menaces, le SPGQ doit bloquer ce matin l'entrée de ces édifices.BOUCHER SUITE DE LA PAGE A 1 la peine de mon a été abolie).Il se trouvera peut-être quelqu'un pour l'assassiner.Je n'en sais rien.Je pense que ça peut arriver.Je souhaite qu'il soit condamné à vie.» L'ancien chef de la gestapo lyonnaise a été interrogé à son arrivée durant deux heures par les autorités judiciaires françaises.L'entretien s'est borné à Un simple interrogatoire d'identité, selon des sources judiciaires.Crimes contre l'humanité Dès son arrivée sur le sol français, Klaus Barbie s'est vu notifier une inculpation pour « crimes contre l'humanité, tortures, arrestations, détentions et séquestrations arbitraires ».Contrairement aux « crimes de guerre », les « crimes contre l'humanité » sont imprescribti-bles mais ne s'appliquent qu'aux exactions pratiquées contre des personnes en fonction de leurs idées philosophiques, politiques ou de leurs origines raciales.Cette notion exclut les combattants même clandestins.Barbie n'aurait donc pas à repondre de la mort, après tortures, de Jean Moulin.Le procès de Barbie constituera un événement de portée historique, peu de grands criminels nazis ayant eu à répondre de leurs actes devant la justice, à l'exception d'Adolf Eichmann, condamné à mort puis pendu en Israël en mai 1962, et de Kurt Lischka, chef adjoint de la gestapo à Paris, démasqué en RFA et condamné en 1980 à 10 ans de réclusion.Klaus Barbie, surnommé « le boucher de Lyon » est accusé du meurtre de 4,000 personnes et de t 7,500 déportations.Pour la seule période de juillet et août 1944, on estime à 500 le nombre de personnes fusillées sur son ordre.\"LA MÉTÉO » \u2022 AUJOURD'HUI: Min.: -16 Max.: - 6 NEIGE \u2022 DEMAIN: UN PEU DE NEIGE Québec Abttibî Outaouais Laurentides Cantons d« l'Est Mauricie Québec LocSaintJean Rimouski Gaspésie Baie-Ccmeau S«pMI«s Canada Vkforio Edmonton Regino Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Chorlottetown ' Samf-Jeon * La Quotidienne Tirage Samedi Numéro-boni 8494 I 127898 Etats-Unis Min.\tMax\tAu|C*jrd'hui -14\t- 6\tNuageux -16\t- 6\tNeige -16\t- 6\tNeige -10\t- 4\tNeige -16\t-10\tNeige -22\t-10\tFaible neige -16\t-10\tNeige -22\t-13\tEnsoleillé -22\t-13\tEnsoleillé -22\t-13\tEnsoleillé -22\t-13\tEnsoleillé Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.Max.2 12 -6 7 -9-5 12 22 - 7- 1 Min.Max.N.-Orléons Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas 6 8 3 2 3 10 2 15 14 15 les capitales \t\t\t\tMin.Mai.\t\t\tMJn.Max.\t \t\t\tAmsteroam\t1\t5\tModrid\t1\t14 \t\t\tAthènes\t- 2\t6\tMoscou\t- 5-\t- 3 Min.\tMax.\tAujourd'hui\tAcapulco\t20\t32\tMexico\t7\t28 3\t8\tAverses\tBerlin\t- 1\t3\tOslo\t- 6\t2 -12\t- 4\tensoleillé\tBruxelles\t- 1\t3\tParis\t2\t8 -22\t-12\tVenteux\tBuenos Aires\t20\t31\tRome\t0\t9 -25\t-16\tNuageux\tCopenhague\t- 1\t1\tSéoul\t1\t6 -10\t- 4\tCiel clair\tGenève\t- 5\t6\tStockholm\t-12\t0 -13\t- 5\tEnsoleillé\tHong Kong\t14\t15\tTokyo\t2\t15 - 8\t- 2\tEnsoleillé\tLe Caire\t9\t17\tTrinidad\t24\t30 -10\t- 5\tEnsoleillé\tLisbonne\t4\t15\tVienne\t- h\t2 - 7\t- 1\tNeije\tLondres\t4\t6\t\t\t/ La « démocratie à coups de poing » à l'école Montarville Les « coups de poing de la démocratie \u2022 ont eu raison, vendredi, des principes d'un groupe d'enseignantes non grévistes de l'école primaire Montarville, à Saint-Bruno.Une vingtaine d'hommes costauds d'un « commando de la terreur » du MARI ANE FAVREAU et PAUL ROY_ Syndicat des enseignants de Champlain s'en sont pris aux institutrices devant l'école, les rouant de coups de pieds et de poings au visage, dans le ventre, dans le dos, les jetant par terre.Et ce, en sacrant abondamment et sans se soucier des témoins.«S'il peuvent battre des femmes ainsi, on peut craindre le pire», de dire un membre de la direction de l'école.Ce tabassage n'était en effet que le point culminant d'une série d'actes d'intimidation à l'égard des huit enseignantes (sur 32) qui refusent de se joindre à la grève illégale.Au premier jour de la grève, un petit groupe s'était présenté à l'école mais seul un émissaire était entré parlementer avec elles.Le lundi suivant, vers 10h30, un commando d'environ 200 grévistes a envahi l'école et s'est livré au vandalisme dans l'espoir de trouver les huit enseignantes terrorisées: téléphone arraché.porte défoncée et cadre de porte arraché, grosse grille métallique enfoncée, etc.Heureusement, la géographie compliquée de l'école a permis aux victimes d'échapper au « commando » qui est reparti sans les avoir trouvées.Mais vendredi, on ne les a pas manquées.Quatre des victimes, encore sous le coup de l'indignation, racontent.Ce sont Marielle Bouchard, Lorraine Desmarais, Marie Lapointe et Marie Ross.Vers 13h00, il y avait trois pi-queteurs devant l'école Montarville, deux institutrices de l'école et un homme.Les non grévistes s'apprêtaient donc à passer tout droit, leur conduite habituelle étant de ne pas franchir les lignes de piquetage.Au moment où elles arrivent à la hauteur de l'école, sur le trotioir, l'homme fait un signe.«Aussitôt, une vingtaine d'hommes sortent des autos, des buissons, de derrière un immeuble voisin et se précipitent sur nous, raconte Marie Lapointe.Le tout se passe très vite.» Parmi les institutrices ainsi molestées, trois approchent de la soixantaine.Au moins une devra passer une radiographie.-« Avez-vous compris, mes maudites tabarnacs, on est tanné de venir faire du piquetage icitte», entend-on.L'une a aussi conscience que quelqu'un s'est interposé (C'est assez!) alors qu'on s'apprêtait à lui renouveler la raclée.Pour conclure cette leçon d'éducation syndicale, la seule femme du « commando » lance un «J'espère que vous avez compris» et tout le monde déguerpit.Des fenêtres de l'école, le personnel de direction assiste, impuissant, à la scène.La police généralement présente à l'heure de la rentrée, n'arrive que trop tard ce jour-là.Elle prend ies dépositions des victimes dont certaines ont l'intention de porter plainte.«Où va notre droit de penser, où va la démocratie?s'indigne Marie Lapointe.Il s'agit d'une grève illégale.Dans la légalité, j'irais moi aussi en grève.Mais pas dans l'illégalité.Même si j'ai mal, disait-elle quelques heures après le tabassage, je me sens bien au-dedans de moi-même.» Encore traumatisée, dimanche, une autre victime qui désire garder l'anonymat par crainte des représailles, ne pouvait retenir ses sanglots.«Il est important que la population soit au courant, qu'elle sache ce qui se passe et qu'on ait un certain appui.» Indignation Les autorités scolaires de la région (commission scolaire de Montfort) sont indignées et dès ce soir, le comité exécutif tient une séance pour aviser de la suite des événements.Le commissaire Gilles Deslauriers, qui est allé constater les dégâts causés par le « commando » de lundi dernier, se dit à la fois étonné et en colère contre de tels comportements de « bouncers* de la part d'enseignants.«On était beau joueur jusqu'ici, mais ça va changer».La commission scolaire doit envisager ce soir le recours à des mesures judiriques, d'autant plus que des parents n'auraient pas l'intention de rester encore longtemps passifs.On attendait jusqu'ici que Québec bouge, expli-que-t-on, mais la semaine qui commence peut être longue, dans les circonstances.Une partie des malheurs de cette école, et d'autres à Saint-Basile et à Varennes qui ont été visitées par les commandos, tient à ce qu'elles doivent rester ouvertes, selon les directives de Québec.Or, d'autres commissions scolaires interprètent autrement ce mot d'ordre de Québec de laisser les écoles ouvertes: elles sont ouvertes, sur coup de sonnette, quand on a identifié le visiteur.Cette méthode n'a toutefois pas empêché une école de la CECM d'être aussi envahie par un « commando » : un enfant servait de prétexte pour faire ouvrir la porte à une «mère» qui faisait entrer le reste des grévistes bien décidés à faire régner l'orthodoxie syndicale d'une grève illégale.Manifestation devant le bureau de Lévesque Quelques dizaines de professeurs du cégep Edouard Mont-petit de Longueuil sont allés manifester devant le bureau de comté du premier ministre René Lévesque, hier après-midi.L'occasion : une réunion de l'exécutif du comté de Taillon suivie d'un vin et fromage.Les enseignants croyaient que l'illustre député du comté s'y pointerait mais ils ont été dé- çus.Déçus également de se voir voler leur manifestation par un groupe qu'ils ne connaissaient pas et qui est allé prendre toute la place devant la porte, gênant l'entrée des militants péquistes.A un moment, les « vrais » manifestants ont été obligés de céder la place aux imposteurs et changer de trot- f0jr# Photo Armand Trottier, LA PRESSE Ryan propose une reprise des négociations avec les enseignants Le critique du Parti libéral en matière d'éducation, M.Claude Ryan, refuse de jeter tout le blâme de l'impasse actuelle des négociations sur la CEQ ou sur le gouvernement.Il invite en revanche les deux parties à entreprendre des échanges véritables, quitte à recourir aux services d'une tierce personne.MARIO FONTAINE L'ancien chef libéral appréhende la promulgation d'une loi d'exception qui forcerait le retour au travail de 75,000 enseignants, en grève illégale depuis deux semaines.Comment votera-t-il si on doit en venir à ce dernier recours?Je dois tout d'abord lire le texte de loi avant de me prononcer, a-t-il déclaré hier, rappelant qu'il s'était prononcé contre les lois 70 et 105.Pour éviter le pire, M.Ryan propose une reprise immédiate des contacts entre l'Etat et la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), ce qui implique tout d'abord que les protagonistes mettent fin à la guerre de tranchées à laquelle ils se livrent par le biais des médias.Le critique libéral s'en prend tout particulièrement à la publicité patronale: à ses yeux les textes gouvernementaux sont en effet farcis d'interprétation et de propagande, parfois même d'une propagande qui déforme sans scrupule les faits et les chiffres.M.Ryan n'est d'ailleurs pas tendre à l'endroit du gouvernement Lévesque.Après avoir naguère fait preuve de laxisme, il soutient que celui-ci veut aujourd'hui imposer des raidissements excessifs qui menacent de compromettre gravement la qualité de l'enseignement.« On ne saurait, estime M.Ryan, en même temps diminuer sensiblement et de manière tout à fait inusitée le rémunération des enseignants, augmenter très substantiellement la tâche éducative, exposer bien davantage les enseignants aux aléas de l'insécurité d'emploi, les éloigner davantage des processus décisionnels et les astreindre à de nouveaux régimes pédagogiques, voire bientôt à des changements structurels majeurs devant affecter leur statut et leur rôle dans l'école, et s'imaginer béatement que la qualité de l'enseignement n'en souffrira point ».Un gâchis fabriqué Le critique libéral lance aussi quelques flèches en direction du syndicat, à qui il demande de fai- re connaître publiquement ses dernières propositions de compromis.Les travailleurs de l'éducation avaient été choyés par les conventions collectives de 1979, assure-t-il.Des ajustements s'imposaient selon lui, mais le gouvernement est allé d'un extrême à l'autre.Le porte-parole de l'opposition en matière d'affaires sociales, Mme Thérèse Lavoie-Roux, impute elle aussi à la stratégie gouvernementale la ronde actuelle de gestes illégaux, ce qui, préci-se-t-elle cependant, ne les justifie pas pour autant.La députée de l'Acadie fait montre d'une grande prudence, et ce n'est qu'indirectement qu'elle invite les grévistes du front commun à reprendre le travail.De dire Mme Lavoie-Roux: « L'escalade que provoquerait à ce moment-ci un vote en faveur de la grève ne pourrait que donner des armes au gouvernement pour miner le syndicalisme et continuer auprès de la population son travail de dévalorisation de ceux qui sont quotidiennement au service de la population dans les hôpitaux, les services sociaux et les écoles.» Discussions au point mort Les discussions étaient au point mort, hier soir, avec la Centrale de l'enseignement du Québec dont les 90,000 membres sont en grève illégale depuis le 27 janvier.Hier, un porte-parole de la CEQ a fait savoir qu'il y a eu vendredi soir et samedi des réunions intersectorielles et que les délégués y ont décidé d'accentuer la mobilisation au cours des prochains jours.La CEQ mettra principalement l'accent sur.des rencontres avec les parents et la population en général pour les mieux informer des enjeux de cet affrontement patronal-syndical.D'autres votes ont été pris ces derniers jours auprès de certains syndicats et les mandats de grève ont été soit confirmés, soit renforcés.Les enseignants de la région de Saint-Jérôme, par exemple, se sont prononcés en faveur du débrayage à 506 voix contre six.Du côté des enseignants de CEGEP, où la CEQ regroupe quelque 3,000 membres, huit des neuf cégeps représentés ont reconfirmé leur volonté de poursuivre la lutte.Le premier ministre Lévesque a dit qu'il adopterait une loi spéciale si nécessaire au plus tard à la fin de la semaine.Et cette loi d'exception toucherait également les enseignants dont le débrayage ne pourrait se poursuivre encore longtemps sans compromettre la présente année académique, comme Ta observé le premier ministre vendredi.Dans l'esprit du premier ministre Lévesque, tout devra être \"fini** à la fin de la présente semaine.Les profs payés quand même Grève illégale ou pas grève, la plupart des enseignants ont été payés au cours de la semaine dernière.En effet, «selon une directive de Québec», expliquent des commissaires d'écoles, les chèques ont été expédiés à domicile.Passe encore pour le salaire des semaines dernières, miRs dans certains cas, comme à Le Gardeur, on a même payé d'avance jusqu'au 5 février.Toutefois, ces enseignants ont eu deux jours de salaire coupé pour les deux premiers jours de grève.A la CECM, les enseignants nnt reçu un chèque sans aucune coupure pour la période finissant le 29 janvier.Un avis leur indique toutefois que leur salaire sera réajusté plus tard.Selon certaines explications, il aurait été difficile de modifier la mécanographie à temps pour rajuster les chèques en fonction des jours de grève. la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 Agressée à sa sortie de Parthenais Une jeune femme de 28 ans, Lise Béchard, de Montréal, a été victime d'une tentative de meurtre vers les llh, hier, peu après sa sortie du centre de détention Parthenais.La jeune femme avait été visiter son ami, qui est détenu en attente de son procès pour tentative de meurtre.Mme Béchard a pu se rendre à pied jusqu'à l'intersection des rues Logan et Parthenais avant qu'un individu ne fasse feu sur elle et ne déguerpisse vers la rue Maisonneuve, où elle le perdit de vue.Atteinte de deux balles, l'une au bras gauche et l'autre à la jambe gauche, elle réussit à retourner sur ses pas jusqu'au centre Parthenais devant lequel elle s'écroula.Ce voyant, un policier lui vint en aide.Elle fut conduite à l'hôpital Saint-Luc où son état n'inspire aucune crainte.Un suspect était interrogé hier soir par le chef enquêteur, le sergent détective Théoret, de la Sûreté du Québec.Quelques; exemples de lenteur à la Régie du logement Si, pour Micheline et Marc, l'aventure est terminée, pour Sébastien elle ne fait que commencer.Deux autres Bébé Sébastien a vols dans le métro Deux bandits armés ont fait main basse sur une somme de $42 500, samedi matin, à la station de métro Jo-licoeur, dans l'ouest de la ville.Le vol est survenu peu après l'ouverture du métro, vers les 5h 10.Les suspects ont ligoté le changeur et l'ont enfermé dans la salle de toilette.Ils ont vidé de leur contenu huit casiers avant de s'enfuir.L'employé, victime d'un violent choc nerveux, fut conduit à l'hôpital de Verdun.Samedi toujours, vers 20h 30 cette fois, un autre bandit s'emparait d'une somme d'environ $600 à la station de l'Eglise.Policiers blessés dans une fusillade à Trois-Rivières Deux policiers et un suspect ont été blessés lors d'une fusillade survenue après un vol à mai armé perpétré dans un restaurant de Trois-Rivières, dans la nuit de vendredi à samedi.L'histoire débute peu après minuit, samedi matin.Le suspect, Gérard Carpentier, 27 ans, du Cap-de-la-Madeleine, pénètre dans un restaurant de la 6e rue pour y commettre un vol à main armée.Le propriétaire refusant de lui remettre l'argent de la caisse, il fait feu \u2014 sans toutefois faire de blessés \u2014 avant de s'enfuir.Deux policiers, les agents Guy Biais et Pierre Lefebvre, l'interceptent au moment où il s'apprête à déguerpir à bord d'une auto volée.Une fusillade s'en suit au cours de laquelle l'agent Biais, 24 ans, est gravement atteint de trois balles dans une épaule et au thorax.Il a dû subir deux opérations avant d'être déclaré hors de danger.Son collègue a été plus chanceux, n'écopant que d'une balle à la main.Quant ù Carpentier, il a été atteint aux jambes et l'agent Lefebvre l'aurait frappé à la tête avec la crosse de son arme.Il a ainsi subi des fractures au crane et à la mâchoire.Il a été accusé de tentative de meurtre et de vol qualifié.Il bénéficiait d'une libération conditionnelle.Cinq morts ce week-end Au moins cinq personnes ont péri de façon accidentelle en fin de semaine au Québec, dont trois dans des incendies.Dans le quartier Saint-Roch à Québec, deux hommes sont morts lors d'un incendie survenu dans la nuit de samedi dans une maison de chambres.Il s'agit de MM.Roger Vézina, âgé d'une cinquantaine d'années, et Antoine Rouleau, âgé de 37 ans.A Sainte-Anne de Bellevue, en banlieue ouest de Montréal, M.Jean-Guy Montpetit, âgé de 43 ans, a perdu la vie hier matin dans l'incendie de sa demeure.La victime était un policier de la Sûreté du Québec.Par ailleurs, le chanoine Aimé Pilon, âgé de 75 ans, a été mortellement heurté par une automobile peu avant 18h vendredi sur la route 138 à Sainte-Martine.Enfin, un Ontarien âgé de 18 ans, M.Steven Gourley, a perdu la vie samedi vers 18h dans un accident de motoneige survenu à un kilomètre de la route 148.commence sa vie.au bas de l'escalier Marc Merel et Micheline Ouellet ont causé un certain émoi quand ils se sont présentés avec leur bébé, Sébastien, à la réception de l'hôpital Charles-Le-moyne, jeudi soir dernier.Ils avaient beau expliquer qu'ils n'avaient pu se rendre en temps, que Micheline avait accouché à côté de l'escalier de la cave.on ne savait trop quel formulaire utiliser en pareil cas.« On fittait sur aucun », raconte Marc.PAUL ROY_ L'enfant n'était pas né à l'hôpital, c'était bien évident: mais, d'un autre côté, le voilà qui s'en venait passer quelques jours à la pouponnière.L'on n'avait pas encore résolu le dilemme quand un préposé pensa à apporter une chaise roulante à Micheline.La jeune mère, éducatrice dans un institut pour handicapés visuels, fut alors conduite à sa chambre.Son mari, programmeur au CN, entreprit de remplir un formulaire qu'on finit par lui présenter.Le lendemain, on lui en fit remplir un autre.On s'était trompé.Ce n'est pas jeudi dernier, mais demain, mardi 8 février, que Micheline devait accoucher.Marc raconte: «Quand je suis rentré du travail, vers les 6h.ma belle-mère était à la cuisine avec Jonathan (deux ans et demi).Elle m'a dit: Ta femme est en travail.» Micheline était allée s'étendre dans une pièce du sous-sol.Elle avait eu quelques contractions dans le courant de l'après-midi, mais ne s'était pas inquiétée outre mesure « parce que la première fois, ça avait pris 18 heures ».Vers 17h, les contractions se font plus rapprochées.Mais aussi bien attendre, Marc sera là dans quelques minutes.La valise était prête.« Je crois que ça y est.» «Quand je l'ai vue comme ça, je lui ai dit : Calme-toi, on s'en va à l'hôpital.Je suis allé faire démarrer l'auto et je suis rentré lui mettre son manteau et ses bottes.» Avant de partir, elle a voulu aller à la toilette.Elle n'a pas eu le temps de s'asseoir.» \u2014 Je crois que ça y est! « Tout à coup, j'ai aperçu quelque chose qui apparaissait entre ses jambes, raconte Marc.Une surface blanche, grosse comme la paume de ma main.Je lui ai enlevé son manteau et je lui ai dit: pousse, pousse! Ça a pris une dizaine de secondes, puis j'ai attrappé la tête du bébé entre mes mains.» Le reste du petit corps (7,2 livres, 19 pouces) a suivi.« La poche des eaux n'était pas percée, je l'ai arrachée comme on déchire un sac de carottes.Ça a fait sploutch par terre.Sébastien a pleuré, il était au monde ! » C'est à ce moment là que le niveau de stress a été le plus élevé, se remémore Marc.«J'ai dit à Micheline : pince le cordon, je vais apeler le médecin.» Il s'est rué vers l'escalier.Couper un cordon ombilical, rien de plus simple : deux bouts de ficelle avec lesquels on fait des noeuds aux deux extrémités du cordon.et on coupe au milieu.Le Dr Biais est arrivé en taxi une quinzaine de minutes plus tard.Il a examiné la mère et l'enfant.Ils allaient bien.Et le père ne se portait pas trop mal non plus.11 leur a suggéré de se reposer un peu avant de partir pour l'hôpital.Vers les 19h, Marc, Micheline et Sébastien montaient à bord de la petite Toyota et mettaient le cap sur Charles-Lemoyne.Pour les parents, l'aventure était terminée.Pour l'enfant, elle commençait.La Fête des neiges: un succès.sans neige (PC) \u2014 La Fête des neiges organisée dans les îles Notre-Dame et Sainte-Hélène par la Ville de Montréal a été un succès.malgré l'absence de neige, a affirmé hier un porte-parole du Service des sports et loisirs de la municipalité, M.André Girard.«Nous avons attiré près de 50 000 personnes dans les conditions météo que l'on sait, alors que l'objectif était de 50 000 dans des conditions idéales.C'est donc un résultat éloquent en ce qui nous concerne.Le service va recommander à la Ville de recommencer la Fête des neiges l'an prochain », a ajouté M.Girard.La fête a débuté le samedi 29 janvier.On prévoyait y disputer des sports d'hiver tel des courses en raquettes, en skis de randonnée et en traîneaux à chiens.Ces activités ont dû être annulées à cause de l'absence de neige.Par contre, la population a acti- vement participé aux événements sportifs qui ont pu survivre: le patinage, le curling à l'ancienne, la glissade et la sculpture sur glace où l'on a accueilli, selon M.Girard, beaucoup plus de monde que prévu.« Nous espérons que la Fête des neiges devienne un événement annuel pour la population.Si l'on se fie au nombre de participants des deux week-ends de festivités, nos plus beaux espoirs seront comblés », a-t-il conclu.La Suisse l'emporte A Québec, par ailleurs, c'est l'équipe de la Suisse qui a remporté hier le premier prix, décerné par le Québec, du llème Concours international de sculpture sur neige, organisé dans le cadre du Carnaval de Québec.Les équipes de Grande-Bretagne et d'Italie ont remporté les deuxième et troisième prix, décernés respectivement par la Ville de Québec et le Carnaval.Les sculpteurs suisses Thomas Ehrler, Ueli Gantner et Albert Steiger ont reçu leur prix des mains du ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard.Le maire de Québec, M.Jean Pelletier, a remis le deuxième prix aux Britanniques John Mills, Laurence Broderick et Alan Essi-ngton Webb, et le président du 29ème Carnaval de Québec, M.Benoît Desrosiers, a remis le troisième prix aux Italiens Dino Gas-pari, Mario Pais et Andrea Gas-pari.Des équipes de 11 pays appartenant à quatre continents ont participé au concours, l'activité du carnaval qui regroupe le plus grand nombre de pays.Quatre personnes de la région de Québec ont aussi reçu des prix pour les sculptures réalisées devant leur résidence dans le cadre du concours populaire de sculpture sur neige.Le ministre provincial de l'Habitation, M.Guy Tardif, affirmait récemment que la situation s'améliorait à la Régie du logement, et que les causes connaissaient désormais leur dénouement en six semaines environ.Cette affirmation a fait bondir un propriétaire d'immeubles à logements de Montréal.M.Léo Pires, au point qu'il a préparé le portrait de quelques causes présentement devant la Régie.En voici un résumé le plus succinct possible.Près d'un an d'attente et rien ne bouge La première cause concerne une locataire de la rue Dutri-sac, à Saint-Laurent.Le 18 février 1982, M.Pires s'adresse à la Régie du logement pour obtenir la permission de porter le loyer de l'appartement en question de $143 à $101, une augmentation de 15 p.cent.Tout près d'un an plus tard.M.Pires attend toujours d'être entendu par la Régie, dans cette cause pour laquelle il ne possède même pas encore de numéro de dossier.Mais il y a pire.La locataire visée passe tous ses hivers en Floride et néglige de chauffer son appartement, provoquant la colère de ses voisins de palier et du palier d'au-dessus, tout en risquant de causer des dommages à son propre appartement.Devant cette attitude, M.Pires avait inscrit une autre cause devant la Régie afin d'obtenir l'éviction de ladite locataire et le remboursement dune somme de $182 déboursée pour chauffer son appartement en son absence.Évidemment, le propriétaire a été débouté, tant dans sa demande d'éviction que dans sa demande de remboursement, le régisseur décrétant que « il est prématuré de présumer que la locataire ne chauffera pas adéquatement son logement l'hiver .prochain.».En d'autres mots, tant que la locataire n'a pas tout démoli, pas question de l'expulser! Perte de $600 et plus Un deuxième locataire de la rue Dutrisac est visé par une demande déposée le 11 août 1982 pour recouvrement de loyer non payé de mai à août 1982 inclusivement, un total de $580.Locateur et locataire sont enfin convoqués le 25 octobre, mais le locataire brille par son absence.Nouvelle convocation pour le 30 novembre.Nouvelle absence du locataire, et objection du locateur devant l'intention du régisseur de reporter à nouveau la cause.Le 20 janvier 1983.le locataire est condamné in absentia à payer $580 au locateur, plus des intérêts au taux légal de 5 p.cent l'an, plus une somme de $20 pour couvrir les frais judiciaires du locateur.C'est bien beau, la Régie a mis tellement de temps à réagir que le locataire a eu maintes fois le temps de disparaître.Adieu les $600, adieu les intérêts! Et n'allez pas croire qu'il s'agit de l'exception qui confirme la règle, c'est plutôt le contraire.A preuve, cette autre condamnation arrachée à un autre locataire du même immeuble, et qui était lui aussi disparu dans la nature.Un locataire tenace Un troisième cas, celui d'un locataire d'un autre immeuble -l'avenue Linton.Déposition d'une requête le 6 octobre 1982 pour non-paiement de loyer depuis août, et menaces de sévices corporels.Le deux parties doivent comparaître le 2 novembre 1982, mais le locataire brille par son absence, et la cause doit être remise.Apres des semaines d'attente au cours desquelles le locataire maintenant évincé pénétrait dans les autres apparte1 ments à l'aide d'un passe-partout et s'amusait à faire sauter les fusibles (causant tout particulièrement des pertes d'aliments aux autres locataires), le locateur perd patience et obtient finalement un jugement le 9 décembre 1982, à la suite d'une intervention directe du ministère sollicitée avec insistance par le locateur.Mais conformément à la loi, il n'était pas question d'évincer ce locataire malcommode autant pour les autres locataires que pour le locateur avant un mois, donc pas avant que la période d'appel ne soit expirée.Une locataire bagarreuse! Un autre cas, celui d'une locataire d'un autre immeuble de l'avenue Linton.L'appartement sert plus souvent qu'autrement de ring de boxe pour la locataire, son époux et ses beaux-fils, qui n'hésitent pas à défoncer les portes lorsque la serrure a été changée.Mais de temps à autre, la bagarre déborde dans le corridor, forçant le locateur ou un autre locataire à recourir à la police pour rétablir l'ordre.Le locateur ayant déposé une requête en éviction le 30 septembre 1982, la cause est entendue le 21 novembre.Et pendant que la décision se fait attendre, pendant que la bureaucratie bureaucratise, le propriétaire doit subir les foudres des autres locataires, qui ont l'impression qu'il ne fait rien pour ramener la paix.Il ne faut pas être pressé.Enfin, un autre cas d'un locataire d'un imeuble de la même rue.La demande d'éviction pour non-paiement de loyer ($220 par mois) est déposée le 27 octobre.Plus de trois mois plus tard, le locateur attend toujours d'être entendu par la Régie.Pire encore, il ne possède même pas de numéro de dossier.Comme dit M.Pires.« alors que le propriétaire est suscepti- '.ble d'amendes pouvant aller jusqu'à $25 000, le locataire peut-voler, saccager, mettre la propriété en danger, déranger tous ses voisins, voire les menacer de sévices, et s'en tirer sans amende, voire se loger gratuitement pendant des mois en attendant que son appel soit entendu.«Ef lorsque la Regie donne raison au locateur, elle a mis tellement de temps à agir que le locataire est disparu sans laisser de trace.» Et n'allez pas croire que M.Pires est le seul à subir les lenteurs administratives de la Régie.Ils sont nombreux les Pires, tellement nombreux en fait qu'au lieu d'augmenter en valeur, les immeubles d'appartements stagnent quand ils ne se dévaluent pas tout simplement.Il ne faut donc pas s'étonner que leurs propriétaires aient perdu patience et décidé de contester la constitutionnalité de cette Régie.¦* 11 » / -/I La longue cavale de Klaus ?Ml ) Barbie dans la clandestinité BONN (AFP) \u2014 La longue « cavale » de Klaus Barbie touche à sa fin : trente-trois ans après s'être embarqué à Gênes, Italie, pour Buenos-Aires avec un titre de voyage de la Croix Rouge, fuyant les chasseurs de nazis, Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », ex-chef de la Gestapo dans la métropole rhodanienne, réfugié en Amérique du Sud sous le nom de Klauss Altmann, a été expulsé vers la France.Barbie est indiscutablement un nazi de la première heure.Né en 1913 en banlieue de Bonn, il est actif dans le service de sécurité nazie des 1935.La même année, il entre dans les «SS».Il prend sa carte du Parti nazi en 1937 et rapidement du galon.En 1940, il est au service anti-juif de la Gestapo et en 1943, capitaine de « SS », il est nommé chef de la Gestapo de la région lyonnaise où il se rendra tristement célèbre par la dépor- tation de milliers de Juifs, parmi lesquels de nombreux enfants.Il fait torturer et exécuter de nombreux résistants et selon son ancien interprète suisse, Gottlieb Fuchs, il aurait tué de sa propre main Jean Moulin, président du Conseil national de la résistance, en 1943.Le contre-espionnage américain La fin de la guerre, pour Barbie, est le début d'une longue cavale dans la clandestinité.Rentré en Allemagne en 1944, il est arrêté par les forces américaines après avoir été impliqué dans un vol de bijoux.Il fait l'objet, en 1950, d'une demande d'extradition de la France à Washington.Les forces américaines refuseront de livrer Barbie à la France parce que, selon certains, et notamment selon un ancien membre des services de contre-espionnage américains, il livrait des renseignements au gouvernement américain.C'est avec l'argent versé par les Américains, semble-t-il, qu'il a financé sa fuite en Bolivie.Pendant les 32 années qu'il vécues sous la protection des dictatures militaires boliviennes, Barbie, alias Altman, a souvent été au rendez-vous des événements dramatiques qui ont marqué l'histoire récente de la nation an-dine.Ses activités en Bolivie se confondent souvent avec les coups d'Etat, la répression militaire et le trafic de drogue, selon les éléments en possession de la justice bolivienne.C'est en 1951 que Barbie trouve refuge en Bolivie.Très rapidement, il fonde avec l'Etat bolivien une société mixte, la Trans-maritima Boliviana, chargée d'organiser le commerce extérieur et de promouvoir un accès à la mer.Les londs puoiics ei privés recueillis par Barbie ne serviront jamais à financer l'opération.L'argent disparaît sans que l'on sache à quoi il aura été destiné.Peu à peu Barbie s'introduit dans les cercles fermés des milieux militaires, mais pendant 20 ans, il sera très discret.Les casernes boliviennes Le véritable tournant de sa nouvelle carrière sera l'arrivée au pouvoir du général Hugo Ban zier en 1971.Barbie devient alors un habitué des casernes boliviennes.Sous la présidence de ce général d'ailleurs, la Cour suprême rejettera la première demande d'extradition de la France contre le criminel de guerre.Il sera finalement choisi pour mettre sur pied, instruire et entraîner des commandos armés d'extrême-droite.Dans les années 80, l'ancien chef de la Gesta- po de Lyon prêtera en effet unç, \u2022 collaboration efficace à ceux-qui '.interrompront de manière san-^' ; glante le processus démocratique.Il prépare les commandos clandestins qui renverseront, en juillet 1980, le gouvernement civil intérimaire de Mme Lidia Guei-ler.Il va également organiser le trafic de la cocaïne dont une part des profits seraient revenus aux proches du général Garcia Meza.La chute du général Meza en 1981 signifiera pour lui la fin de l'impunité totale dont il jouissait.-> Après la guerre, 10 000 nazis se sont réfugiés en Amérique Latine' et sont installés surtout au Chili, » en Argentine, au Brésil, au Para- ' guay et en Bolivie.Pour la plupart, ils ont réussi à se faire ou blier en se fondant au sein de colonies allemandes existant de Ion* gue date.Mais d'autres continuent à retenir l'attention.t i i i * i * » ¦ i i i i i i i i i i CONGRÈS À LA DIRECTION DU PC photothèque LA PRESSE Roch LaSalle LaSalle amorce sa campagne d'appui en faveur de Clark HULL (PC) \u2014 Le député de Juliette aux Communes.\"Jloch LaSalle.a amorcé hier à Hull une campagne d'appui en faveur de Joe Clark en vue de la révision du leadership du Parti conservateur.« Personne n'est en mesure de déloger Joe Clark parce qu'il a 4 «\u2022 t »' t 1 PUBLICITE M* i.i r.JU.%* \u2022v ri.\u2022il -, -»rfij.« \"t.\" «4 -il?\" .y -» \u2022 \u2022 t \u2022 ' \u2022 \u2022lit*»! I \u2022 ¦ .1» .¦» .a ft m m * » ¦ ¦ ¦ ¦ ft \u2022 \u2022 H' If li \u2022 t \u2022 4 \u2022im i DEPRESSION Croyez-vous que vous êtes inefficace, inadapté, incompris et sons valeur?Etes-vous porte a attribuer vos problèmes o vos défauts physiques, intellectuels ou émotifs?Pensez-vous que l'univers vous demande trop d'efforts et vous présente trop d'obstacles?Croyez-vous que vos souffrances ne finiront jamais et que vous allez échouer dans tout ce que vous allez commencer?Faites-vous des rêves au vous avez I impress»on d être frustre, humilié, reje'e, prive, repri-monde?Avez-vous tout essaye^ Cours, repos, vaconces, consultations, pilules, ossociotions, mouvements, etc.Et vous croyez être une personne finie?Vous vous trompez! Ecoutez bien ceci: ;e vous dis que vous pouvez recommencer a neuf! J'ai des idées pour vous! Vous pensez ne pas pouvoir vous en sortir?.Participez a deux fins de semaine d'OBETEX et sortez vous même de votre depression pour vivre pleinement votre vie! 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Que votre journée soit belle! ^ S.S.,LS.C.,M.£d.Membre de l'Acodémie des Sciences de New York.Auteur du livre: «Je choisis mo vie» en vente dons toutes les bonnes li-brairiei^ * l'appui de la population », a déclaré M.LaSalle.alors qu'il prenait la parole devant plus d'une centaine de militants du comté de Hull.CLAUDE PAPINEAU Seul député conservateur du Québec, M.LaSalle a dit escompter que les militants se rallient derrière M.Clark, qui demeure toujours le seul candidat déclaré dans la course à la direction du parti.«Tout ce qu'on essaiera de faire ce sera de l'inviter à abandonner son poste, a-t-il ajoute, parce qu'il n'existe personne qui puisse le battre au congrès.» M.LaSalle a sévèrement blâmé les opposants de M.Clark au sein du parti, affirmant « qu'ils n'ont pas le droit de faire passer leurs ambitions personnelles avant les intérêts du parti et du pays».A preuve que M.Clark a bien la situation en main, l'élection la semaine dernière par le caucus de cinq députés pro-Clark a des fonctions stratégiques : Erik Nielsen comme chef de l'Opposition par intérim, Benno Friesen, président du caucus, et Bob Cor-bett, Bill McKnight et Scott Fen nell, à l'exécutif national.M.LaSalle a par ailleurs expliqué son « parti-pris » en faveur de Joe Clark, en soulignant qu'il n'avait jamais hésité à reconnaître la spécificité du Québec dans la Confédération, selon les termes mêmes du rapport de la Commission Pepin-Robarts.Il propose, au contraire du gouvernement libéral, un fédéralisme de concertation avec les provinces, et, d'autre part, il saura rétablir la confiance dans le secteur privé, a-t-il dit.Le député de Joliette continue sa campagne aujourd'hui à Montréal, alors qu'il rencontrera une centaine de responsables des associations de 25 à 30 comtés.Les libéraux de Jonquière demandent la démission de Vaillancourt JONQUIERE (PC) \u2014 Les libéraux de la circonscription de Jonquière demanderont la démission du député Claude Vaillancourt, actuellement président de l'Assemblée nationale du Québec, même s'il n'accède pas au poste, qu'il a demandé, de juge de la Cour provinciale du district de Roberval.L'Association libérale de Jonquière a affirmé dimanche que le comté avait besoin d'un député «présent», et croit que M.Vaillancourt devrait quitter ses fonctions dans l'intérêt de ses électeurs.Les libéraux, qui semblent prêts à faire face à une élection partielle dès le printemps, comptent demander la démission du député dès que le ministère de la Justice fera connaître le prochain juge de la Cour provinciale à Roberval.Cours de fine cuisine familiale d'Henri Bernard PROSPECTUS Série de BASE ou de PERFECTIONNEMENT débutant le 21 février 843-6481 cà Institut Csïfjernard 2015, rue de la Montagne suite 610, Montréal Permit dVn**ign«m*nt df culture penonntflt Clark HALIFAX (PC) \u2014 M.Joe Clark a réitéré son intention, au cours du week-end, de se porter candidat à la direction du Parti conservateur, qu'il ait ou non comme adversaire le premier ministre de, 1'Alberta, M.Peter Lougheed.« Je suis dans cette course pour gagner, a-t-il lancé, et je vais y demeurer jusqu'à la fin ».M.Clark s'adressait à un groupe de journalistes, après avoir prononcé une allocution au congrès annuel des conservateurs provinciaux de la Nouvelle-Ecosse.Il répondait ainsi à une vingtaine de députés de son parti qui, vendredi, l'ont invité à ne pas entrer dans la lutte, afin de laisser la voie libre à M.Lougheed.« Ils (ces députés) ont voulu dire, a expliqué M.Clark, que je me retirerais si je croyais que M.Lougheed ferait un meilleur chef.Mais je crois que je serai un meilleur leader.» Démission M.Clark a annoncé son intention de remettre sa démission le 28 janvier dernier, à la suite de la volonté exprimée par le tiers des 2,400 délégués de Winnipeg de tenir un congrès à la direction.Il a démissionne, mercredi, comme leader de l'opposition et il doit remettre sa démission comme chef du parti le 10 février.C'est à ce moment-là que l'exécutif national fixera la date du congrès.M.Clark s'est dit soulagé EN 1982 craint Des partisans de la Nouvelle-Ecosse ont fait sentir leur appui non équivoque à Joe Clark.LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 Lougheed d'avoir démissionné, car il n'a pas maintenant à parler au nom de tout le parti et il peut donner son opinion personnelle sur dei questions d'actualité.Il s'est engagé, d'un autre côté, à éloigner le parti de l'influence de « quelque groupe, quelque région, quelque point de vue ou quelque idéologie ».M.Clark faisait allusion, de toute évidence, à la déclaration de M.Dalton Camp, un ancien président du parti et un de ses partisans avoués, qui a affirmé la semaine dernière que des extrémistes de droite se trouvaient à l'origine de la campagne pour déloger M.Clark.Stratèges A Ottawa, hier, M.Clark a rencontré ses principaux stratèges et un président de sa campagne doit être nommé bientôt.En quittant Halifax, M.Clark y a laissé quelques partisans bien postés, comme Mme Helen Gillis, présidente des conservateurs provinciaux de la Nouvelle-Ecosse, et M.Gerry Redmond, son directeur de campagne.Le ministre de l'Education de la Nouvelle-Ecosse, M.Terry Do-nahoe, a déclaré que M.Clark était « la victime d'esprits très, très étroits », mais qu'il allait finalement triompher.M.Clark les a tous remerciés en disant: «Quoi qu'il arrive au cours des prochains mois, je veux vous assurer que dans l'avenir, comme dans le passé, vous pouvez compter sur Joe Clark ».Ottawa a consacré $750 millions à des programmes spéciaux d'habitation OTTAWA (PC) \u2014 En 1982.le gouvernement fédéral a consacré $750 millions à des programmes d'habitation spéciaux, en plus des centaines de millions qu'il verse chaque année aux programmes déjà établis.Il n'y a eu pourtant, l'an dernier, que 125,860 mises en chantier, le plus bas niveau depuis deux décennies.Le nombre de travailleurs de la construction a baissé de 15 p.cent et les faillites se sont élevées à 1,661.«Je crois qu'on peut dire que les bénéfices pour 1982 ont baissé à leur niveau le plus bas et que plusieurs de nos compagnies membres ont survécu avec peine», a déclaré M.Cyril Morgan, président de l'Association de l'habitation et du développement urbain.Les fonds supplémentaires injectés par Ottawa ont empêche la catastrophe absolue, a noté M.Morgan, mais il va falloir plus d'argent si on veut améliorer la situation.Le gouvernement fédéral, de plus, devra trouver des pro- grammes à long terme, qui puissent redonner confiance à la fois aux propriétaires et aux locataires.Subventions Le programme le plus populaire a été la subvention de $3,000 aux acheteurs de maisons.Il y a eu.l'an dernier.136,626 subventions du genre, au coût d'environ $410 millions pour les contribuables.Le tiers des subventions est allé à des acheteurs de maisons nouvellement construites et les deux tiers à des acheteurs de maisons déjà habitées.Selon certains, cependant, la baisse des taux d'intérêt a fait plus que la subvention de $3.000 pour convaincre les gens d'acheter une maison en 1982.Critiques Pour les députes conservateur Jim McGrath et néo-démocrate Derek Blackburn, ce que le gouvernement libéral a fait dans le domaine de l'habitation au cours des derniers mois est trop peu et trop tard.Les libéraux, selon M.McGrath, « ne semblent pas avoir appris de leurs erreurs ».Quant à M.Blackburn, il prédit de nouveaux problèmes si les taux d'intérêt ne baissent pas cette année.« Les taux d'intérêt, a-t-il dit, sont encore exorbitants.11 vous faut encore gagner environ $35,000 par année pour payer une hypothèque de $50,000 à 13 p.cent.» Conservateurs et néo-démocrates souhaiteraient qu'Ottawa consacre plus d'argent aux coopératives d'habitation et qu'il verse des allocations de protection aux locataires à faibles revenus.Le ministre des Travaux publics, M.Roméo LeBlanc, s'est dit favorable aux deux suggestions, mais pas pour un avenir immédiat.Délégation canadienne en visite au Zaïre KINSHASA (AFP) \u2014 Une délégation commerciale canadienne d'une douzaine de personnes conduite par Mme Edel Stein, directrice chargée de la division Afrique au ministère canadien des Affaires extérieures est attendue le 15 février au Zaïre, a annonce l'ambassade du Canada à Kinshasa.La délégation canadienne composée des hommes d'affaires et des fonctionnaires aura des entretiens avec des officiels zaïrois ainsi que des dirigeants des entreprises.Par ailleurs, l'ambassade du Canada à Kinshasa a annoncé vendredi l'arrivage au Zaïre à la fin du mois de février d'une aide alimentaire de 626 tonnes de poissons séchés et de 246 tonnes de sardines offerte par le Canada au titre du programme canadien d'aide alimentaire pour la période 1982-1983.faut remettre en question I9Etat-Providence » (Brassard) QUÉBEC \u2014 En même temps qu'il souhaite que les ténors de son parti se remettent à parler de plus en plus abondamment du projet d'indépendance politique pour le Québec, Jacques Brassard estime que les militants péquistes devront revoir à la baisse tout le projet de société contenu dans le programme du parti.«Il y a des chapitres entiers du programme à revoir.On ne peut plus faire autant appel à l'Etat, il faut remettre en question l'Etat-Providence ».soutient-il.¦ Jacques Brassard, 42 ans, whip en chef du PQ depuis l'automne dernier («C'est pas une job prestigieuse, mais c'est un rôle important, et puis j'aime bien le travail parlementaire en Chambre») et député de la très péquiste circonscription Lac-Saint-Jean depuis 1976, croit en l'indépendance du Québec avec la même ferveur qu'il y a 25 ans.Là-dessus, il est resté immuable au fil des ans et des événements.Même la crise, qui a amené des intellectuels indépendantistes tel le professeur-sociologue Fernand Dumont à réévaluer cet idéal politique, ne le distrait pas de son objectif.Et il est resté implacablement convaincu que le meilleur véhicule pour atteindre cet objectif politique demeure le Parti québécois, même s'il a vu de nombreux de ses compagnons indépendantistes de la première heure, tel Pierre Bourgault, abandonner le navire péquiste au seul maître à bord René Lé-vesque.Photothèque LA PRESSE Jacques Brassard S'il trouve que les déplacements de virgules dans les textes politiques du parti traitant du processus d'accession à l'indépendance furent acceptables et souhaitables, Jacques Brassard croit en revanche que tous les autres chapitres traçant les grandes lignés d'une société québécoise indépendante telle que vue par le PQ doivent être réécrits.Ici, la crise Ta conduit à de grandes remises en question, à d'importants virages.«La social-démocratie étatique est entièrement à revoir.L'Etat ne peut plus jouer un aussi grand rôle.Il faudra dorénavant nous engager dans d'autres voies, qui impliqueront plus que maintenant les citoyens, qui feront appel plus que jamais au bénévolat.«Par exemple, dans mon comté, il y a une maison d'hébergement temporaire pour des personnes en difficulté qui, avec une subvention de $85 000, arrive à faire un travail extraordinaire.Si cet établissement faisait partie du réseau des Affaires sociales, les besoins fi- -y nanciers d'opération coûteraient au moins trois fois plus, et le bénévolat disparaîtrait.C'est la même chose pour les garderies.Moi, je ne marche pas dans l'implantation d'un réseau public, étatique de garderies: cela ne ferait que multiplier les coûts par quatre ou cinq et nous tuerions le bénévolat, ainsi que toutes ces expériences heureuses de parents qui gèrent eux-mêmes leurs garderies.» Ancien professeur («Avec mes 15 ans d'ancienneté, je toucherais aujourd'hui quelques milliers de dollars de plus comme professeur de CEGEP que comme député, et pour bien moins de travail», signale-t-il, l'oeil torve), Jacques Brassard ne se sent absolument pas gêné par la position du gouvernement face à ses quelque 300 000 employés.Au contraire.«Je suis bien plus préoccupé pour l'avenir des chômeurs de chez nous qui vont bientôt basculer à l'assistance sociale, que par mes ex-collègues de l'enseignement, qui verront leur tâche augmenter de dix ou douze p.cent, mais qui garderont leur sécurité d'emploi.Même s'ils me regardent de travers depuis quelques semaines, détournent les yeux quand ils me croisent dans la rue ou me saluent par des bonjours bien secs.En tout cas, moi, j'ai le sentiment d'avoir fait mon devoir.» Originaire d'Alma au Lac-Saint-Jean, issu d'une famille de huit enfants, «tous encore très près de notre mère comme une famille italienne», lui-même père aujourd'hui de trois enfants (dont l'aînée a 16 ans), Jacques Brassard a l'intention de faire une longue carrière en politique.'Pourtant il n'y a pas si longtemps encore, s'il en avait eu le choix, c'est le métier de comédien qu'il aurait choisi.«Pendant une douzaine d'années, combiné à mon action politique, j'ai fait du théâtre amateur.Je jouais une couple de pièces par année, du Molière, du Ionesco.J'ai joué avec des comédiens qui sont devenus connus.Je pense, par exemple, à Michel Côté et à Marcel Gauthier de «Broue», deux p'tits gars d'Alma à qui j'ai enseigné, du reste.«Je n'étais pas mauvais comédien, vous savez.J'aurais aimé faire une carrière professionnelle mais dans le temps, j'avais trop d'obligations, des jeunes enfants, et il aurait fallu que je me déracine, que je quitte mon milieu.» Ce que le métier de politicien n'exigeait pas, tout en lui laissant quelques compensations: «Je fais encore un peu de théâtre, de temps en temps, dans nos soirées sociales.Au party des Fêtes des députés du parti par exemple, j'ai fait quelques imitations.J'ai «fait» Marc-André Bédard répondant à une question d'un libéral, sans jamais y répondre vraiment; j'ai mimé M.Parizeau, jouant avec ses doigts, plaçant ses mains dans ses poches, ou tenant un document sur sa poitrine et quelques pouces sous le menton, comme lui seul fait ça.» A la blague, le Premier ministre Lévesque a promis de tenir compte des talents qui s'étaient révélés ce soir-là dans son prochain remaniement.Au fait, une promotion au cabinet, cela s'inscrit-il dans les plans de carrière de Jacques Brassard?«Oh!, vous savez, si je ne suis pas nommé ministre, je ne ferai pas d'ulcères.Etre ministre, c'est beaucoup de travail! Déjà en acceptant de devenir whip, je me rends compte que cela a de gros inconvénients, ça m'empêche de lire.Je suis un liseur maladif.Je lis de tout, des ouvrages sur l'astronomie, des Maigret, les Patriotes de Fil-teau, la Dame du Nil.Hélas!, j'ai de moins en moins de temps maintenant.» \u2014 Ce n'est pas l'Egypte, mais les abords de l'autoroute 20, où Jean St-Germain a érigé sa pyramide d'un demi-million de dollars, photo Armand Trottier la presse Comment gagner million ?La recette est dans.une pyramide Jean St-Germain passera la nuit du 27 février dans sa pyramide.Il en ressortira au petit matin avec environ 2 000 numéros chanceux suggérés par les « forces magnétiques », pour se précipiter illico à Atlantic City.C'est plus précisément au casino Tropicana qu'il gagnera $1 million à la roulotte dans les deux jours qui suivront, grâce à cette martingale nouveau style.MARIO FONTAINE Un scénario de fou?Avec l'inventeur de Saint-Simon \u2014sûrement le plus coloré de nos hommes à idées\u2014 il ne faut jurer de rien.En tout cas, lui est persuadé de revenir de la station balnéaire américaine en ayant multiplié par mille sa mise de fonds initiale.Il y met sa crédibilité en jeu car ce qui l'intéresse dans toute cette affaire, dit-il.ce n'est pas tant l'appât du gain que la démonstration des pouvoirs extraordinaires de la pyramide.Une vraie pyramide, toute de granit et de marbre, qu'il vient d'achever au coût de tout près d'un demi million de dollars.Une sorte de temple personnel de la méditation pour le « patenteux-philosophe » des Bois-Francs, concepteur notamment des biberons Playtex et de I'Aérodium, qu'on aperçoit le long de l'autoroute 20.à quelques kilomètres à l'est de Saint-Hyacinthe.M.St-Germain admet avoir gagné des millions avec ses inventions, et en avoir aussi dépensé beaucoup à concevoir d'autres trouvailles qui ont moins bien réussi.Il ouvrira d'ailleurs un musée au printemps où les neuf brevets les plus heureux ( comme par exemple les déflecteurs d'air qu'on aperçoit maintenant sur presque tous les camions remorque en Amérique, ou encore les poignées sécuritaires pour moto- ART CULINAIRE Monique Chevrier, C.N.D.MENU DE LA ST-VALENTIN % 9 février par Rollande Desbois DÉCORATION DE GÂTEAUX débutant le 24 février (après-midi ou soir) ou les samedis 19 et 26 février, de 1 Oh à 13h par Brigitte Chatigny TENUE DE BAR débutant le 9 février (soir) de 19hà22h porRaymonde' Simard INSTITUT NATIONAL DES VIANDES INC.10216, rue La jeunesse 389-8241 Permis no 749663 neige ) côtoieront les idées moins rentables du genre tire-skis, moteur rotatif ou encore aéroglisseur de son cru.De fait, il songe même à créer une sorte de Disneyland québécois qu'il baptiserait Le monde merveilleux d'un patenteux.De nouvelles attractions s'ajouteraient ainsi à l'aérodium, au musée, à la maison hantée, à la maison à l'envers et aux bateaux tamponneurs.Sans compter bien sûr son dernier bébé, une pyramide de 2,3 millions de livres.« Il se crée un champ magnétique entre la masse de la pyramide et la masse de la terre, qui traverse la personne et aide aussi bien le physique que le mental.C'est inexplicable mais c'est formidable de voir le résultat», explique M.St-Germain, qui méditait auparavant sous une pyramide portative dans son sous-sol.Déjà plus de 100 personnes ont testé les effets de son nouvel engin, et la plupart reviennent régulièrement prendre leur dose de magnétisme.Un exercice excel-' lent assure-ton pour lutter contre le stress, faire le vide avant une décision importante, se retrouver soi-même.Même les malaises physiques seraient atténués grâce aux pouvoirs des masses : abaissement du rythme cardiaque, picotements pour les victimes d'une mauvaise circulation sanguine, etc.Lorsqu'il arrive, le visiteur relaxe quelques instants dans un petit salon, puis il retire ses chaussettes pour enfiler des chaussons absorbants.Un guide le mène alors au centre de gravité de la pyramide en empruntant un tunnel.Il s'agit ensuite de se placer debout en plein milieu de l'édifice, sur une sorte de bulle de verre irriguée d'eau tiède.L'accompagnateur se retire, l'éclairage s'estompe, le silence et la solitude s'imposent et, pendant quatre minutes, on ne pense plus à rien, en laissant les forces de la terre agir sur soi.Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand une chanson de Diane Dufresne s'obstine à vous trotter par la tète durant la moitié du temps d'exposition avec, pour l'autre moitié, le remords d'avoir perdu des minutes aussi précieuses.Mais qu'importe, l'expérience est certes reposante, voire même génératrice d'énergies nouvelles.Et, semble-t-il.plus on arrive mal en point, meilleur sera le résultat.La moitié des visiteurs se dévêtissent complètement, ce qui paraît-il double l'effet.« Non, non ma Soeur, je vous assure qu'il n'y a personne qui vous regarde, et pas de caméras cachées non plus », de rassurer récemment M.St-Germain à qui une religieuse septuagénaire \u2014qui voulait tirer le maximum de l'expérience\u2014 s'inquiétait de la discrétion des lieux.D'ailleurs le nombre de Soeurs et de Pères, en particulier des Oblats, ne cesse d'étonner le promoteur.« C'est incroyable comme ça détend », constatait samedi Mme Diane Girard qui en était à sa première séance.Il est d'ailleurs recommandé de se reposer quelques minutes aDrès l'exposition ?El «SP0KEN ENGLISH» L'ANGLAIS PARLÉ CONVERSATION INTENSIVE PETITS GROUPES (5 à 7 participants) 5 à 7 participants par niveau \u2014 MAXIMUM à tous les niveaux.Conversation dirigée par des moniteurs qualifiés d'expression anglaise.SANS GRAMMAIRE \u2014 MÉTHODES (CONVERSATION PRATIQUE) \u2022 Axée sur la conversation pratique de tous les jours.\u2022 Avec corrections nécessaires selon les besoins FRAIS DE LA SESSION (tout compris) déductible d'impôt Après-midi 13 h 15- 15H45 Soir 18 h 15 -20 h 45 CHOIX D'HORAIRES Matin 10 h 00 -12 h 30 -\u2014ML, DURÉE: 6 semaines, 2 fois par semaine, lundi et mercredi ou mardi et jeudi.INSCRIPTION: du 7 au 12 février inclusivement sur rendez-vous seulement.Pour autres renseignements, composez: 844-9396 CCFA LE CENTRE DE CONVERSATION FRANÇAISE ET ANGLAISE CCFA INC.Fonde en 1969 (Situé en face de l'université McGill) Reconnu par le ministère de l'Education au champ magnétique, d'autant plus que l'effet ne se ferait généralement sentir que plus tard, et s'étendre ensuite sur une période de trois ou quatre semaines.Certains entendent des cloches ou des trompettes, d'autres des bruits qui seraient comme un dédoublement d'eux-mêmes, d'autres enfin n'entendent rien de particulier.Tout dépend de la sensibilité de chacun.Ce qu'il en coule pour profiter de la gravitation universelle?Une carte d'inscription de $10.puis $5 par visite, explique le préposé à l'accueil.Rien du tout, déclare pour sa part M.St-Germain qui a semble-t-il décidé sur-le-champ de ne plus compter que sur l'appréciation personnelle des visiteurs.De beaucoup de visiteurs: « Dans un an il y aura autant de monde ici qu'à l'Oratoire Saint-Joseph », estime en effet le concepteur du Club de méditation Saint-Simon.Jean St-Germain, un inventeur à succès depuis l'âge de 16 ans Un inventeur sans table à dessin ni atelier, un millionnaire qui ne fait pas ses rapports d'impôts, un père de douze enfants qui n'accepte aucune limitation, aucune limite.Jean St-Germain sort décidément de l'ordinaire, et ça ne date pas de son dernier joujou, une pyramide le long de la transcanadienne.Son premier coup de maitre remonte en fait à ses seize ans, alors qu'il inventait les sacs à biberon sous vide qui évitent de transformer les bébés en montgolfières comme le faisaient les anciennes bouteilles.Quand il a décidé de commercialiser son idée, quelques années plus tard, il a investi $150 en matériel.et retiré plus de $4 millions pour son brevet.Tout ça sans école polytechnique, sans initiation scientifique.Au contraire.« Quand j'ai quitté l'école, j'avais 15 ans et je n'étais qu'en quatrième année.Comme on dit, c'était moi le grand niaiseux de la classe », dit-il en riant.Il a passé quatre ans dans l'armée, en est revenu et s'est mis à réfléchir.Parce que, pour lui, il n'y a pas de miracle là-dessous.Asseyez-vous pendant une semaine et prenez le temps de penser: vous finirez bien par trouver quelque chose, assure le gourou de Saint-Simon.Son quartier général, c'est au restaurant Le Relais qu'il se trouve.Les conversations des camionneurs, les observations des visiteurs le branchent parfois sur une nouvelle piste.Mon bureau, c'est ça, dit-il en pointant une table du doigt.Les napperons de papier se noircissent de croquis ; jamais de plans, pas de calculs exponentiels.Ses idées, c'est au printemps qu'elles lui viennent le plus facilement.À la fin d'avril, son horaire est généralement déjà établi pour l'été.Dans l'immédiat, à part une équipée à Atlantic City, il ne caresse aucun projet précis.Mais ça finira bien par venir.Et puis, de toute façon, les affaires vont bien.Un Américain vient justement de lui acheter les droits de l'aérodium, une transaction de $1,5 million.Il faut plus que doubler ce montant si on ajoute les redevances déjà re- photo Armand Trottier LA PRESSE Jean St-Germain çues pour cet étrange gadget qui a intéressé des promoteurs en Europe et au Japon.Comme en chute libre M.St-Germain a toutefois gardé le monopole de l'exploitation au Canada.Depuis un an, vingt mille visiteurs se sont littéralement « envoyés en l'air » dans ce curieux silo dressé le long de la 20.Sa fille Luce en assure la gérance, son garçon Jean-Michel y travaille comme moniteur, quand il ne passe pas ses nuits à faire le pompiste dans une station-service voisine.« En moyenne les gens restent environ cinq minutes dans l'aérodium, souvent même deux minutes pour les débutants qui se fatiguent plus vite.Et beaucoup reviennent,, autant les femmes que les hommes », explique Luce St-Germain pendant que son frère revêt son costume de parachutiste pour une démontration.Dans l'aérodium, on éprouve exacte- ment la même sensation qu'en chute libre après avoir sauté d'un avion, dira ce dernier.L'aérodium.c'est comme une vaste soufflerie dans laquelle une hélice de DC-3, installée en contrebas, propulse l'air vers le toit à travers un double grillage de sécurité.Munis de combinaisons , gonflantes, les parachutistes à l'envers s'élèvent ainsi dans les airs et « volent » ou planent à leur gré, les plus habiles réussissant pirouettes, sauts et figures diverses.Non aux impôts « Avec Jean je peux dire qu'on ne s'ennuie pas.reconnaît Mme St-Germain.Ce n'est vraiment pas une vie banale, il y a toujours quelque chose de nouveau dans la maison.C'est drôle même pour les enfants, parce qu'ils peuvent essayer les nouvelles inventions ».Heureusement que son mari a de l'imagination, car le couple a douze enfants à distraire ! Des enfants qui lui ont donné beaucoup moins de difficultés que le fisc, qui voudrait bien accaparer sa part des bénéfices.M.St-Germain n'a fait qu'un seul rapport d'impôt de toute sa vie : le premier.Quand il a vu que les fonctionnaires le contestaient, il leur a tout simplement dit : venez le faire vous-mêmes et je signerai en bas.Depuis, le scénario se répète à chaque année.Un jour on l'a convoqué pour lui faire expliquer certains détails durant deux heures.11 a envoyé une facture de $80 au ministère.« Quand les fonctionnaires travaillent, ils sont payés.Eh bien! moi aussi ».Comme son « salaire » n'arrivait pas, il s'est adressé à la cour des petites créances et le chèque était dans la poste trois jours plus tard.«L'argent, c'est mon outil de travail qui me permet de trouver de nouvelles inventions.Si le gouvernement prend mon tournevis, comment vais-je travailler?», déclare le philosophe de l'invention qui soutient avoir déjà offert $1000 à un percepteur de l'impôt pour qu'il le mette en prison : «Imagine ce que je pourrais inventer si je restais là durant quatre ou cinq ans ! » ¦ MÉTRO DE NEW YORK L'industrie US aura sa large part Le président de la division du transport en commun de Bombardier, Raymond Royer, ne croit pas que la New York Metropolitan Transportation Authority aura à acquitter l'amende de$91,2 millions (US) que lui imposait vendredi le département du Commerce des États-Unis.PAUL ROY_ S'appuyant sur les avis des avocats de Bombardier, M.Royer dit douter que la Commission américaine sur le commerce international, qui doit dé cider en dernier recours, ne fasse la preuve que les subventions à la Ville de New York par la Société pour l'expansion des exportations, une agence du gouvernement fédéral, aient causé des dommages à l'industrie américaine.Vendredi, le département du Commerce avait imposé l'amende de $91,2 millions après avoir statué que le Canada avait agi de façon déloyale en subventionnant la vente projetée de wagons de métro fabriqués par Bombardier à la Ville de New York.En première instance, le département du Trésor, que la question intéressait également, avait statué que les subventions précitées n'avaient rien eu à voir avec l'octroi à Bombardier du contrat de 825 wagons de métro pour un montant indexé de $1,1 milliard.On parlait plutôt de design, de la réputation de ponctualité de Bombardier, etc.Pourquoi sera-t-il difficile de prouver que le contrat octroyé à Bombardier fera du tort à l'industrie américaine ?Parce que, selon M.Royer, la plupart des composantes des nouveaux wagons seront fabriquées par des compagnies américaines.Il parle notamment des systèmes de traction ( Westinghouse ), de suspension, de climatisation, etc.Que certaines de ces compagnies américaines, pour profiter du taux de change, décident de fabriquer ces équipements au Canada n'a rien à voir, affirme M.Royer.« Elles sont bien libres de le faire où elles veulent.» Somme toute, cette affaire ne semble pas émouvoir outre mesure la direction de Bombardier.« Ça nous agace, commente M.Royer, mais c'est certainement plus stressant pour New York que pour nous.il faut réaliser que lorsque l'on est sur le marché des exportations, avec des montants pareils, tout le monde essaie de nous disputer nos contrats.» * Il souligne que Bombardier ne néglige d'ailleurs rien pour aider la Ville de New York dans ses démarches auprès des différentes agences américaines devant lesquelles elle doit parader.Il faut dire que la métropole américaine n'est pas un client ordinaire puisqu'elle dispose d'un parc de 7 000 wagons.Compte tenu du fait qu'un wagon a une espérance de vie moyenne de 35 ans, elle doit en commander 200 nouveaux par an.À $1 million pièce.EST EFFICACE POUR MOI E SERA POURVOUS! Centre de conditionnement Nautilus Anjou Laval LaSalle 7777 est.Métropolitain Centre Sportif Carrefour 1050.Shevcnenko tel 352-1481 (Club do f.xqueiboU Quebec) Brossa rd 1870.rue Panama tel 672-9883 (Club do MiU Québoc) 3095 Autoroute Laval lél 681-6455 Cote de Liesse 8305.Côte de Liesse tel 739-2289 (Racquefbali) tel \u2022 366 3331 pub de racquetbaii Quebec) Repentigny u Club de Tenms de Lanaudière, 740.Pontbnand tel 582 0961 1 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 ÊDÎTQRÎAL Crise au Nigeria, drame au Ghana Il y a la crise économique, il y a le conflit de la Fonction publique, il y a le chômage croissant, il y a l'inflation encore élevée, il y a le mauvais temps, il y a tant de choses qui vont mal, chez nous, au point d'en souffrir quotidiennement.Et pourtant.Comme le malheur des gens est souvent relatif à leur vision des avantages des autres, il faut peut-être parfois jeter un coup d'oeil sur le malheur des autres pour nous consoler de ce que l'on n'a pas.-Regardons, un instant, le flot humain qui coule présentement du Nigeria au Ghana.Le Ghana est un des pays les plus pauvres d'Afrique.Il subit présentement une inflation de 110 pour cent, il utilise une monnaie surévaluée de 500 pour cent, il n'est plus capable de vendre son cacao, qui représente 70 pour cent de toutes ses exportations, et sa population augmente sans cesse.Pas surprenant que ses habitants les plus audacieux quittent leur pays pour aller travailler à l'étranger.Il y a quelques années, le pays rêvé était le Nigeria.Plus de 2 millions de Ghanéens ont déménagé pour travailler à l'industrie pétrolière qui y fleurissait.Le pays entier profitait de la richesse de son pétrole, les ouvriers étrangers y gagnaient bien leur vie et pouvaient même faire parvenir une part de leurs économies à leur famille restée au pays.Un calcul approximatif indiquerait qu'environ $7,5 millions entraient ainsi chaque semaine au Ghana sans que le Nigeria n'en soit appauvri.Mais la chute des prix du pétrole est venue fausser tout l'équilibre.Le Nigeria s'endette dangereusement, il ne trouve pas le moyen de payer ses importations, il doit supporter un chômage nouveau, il fait maintenant face à la violence.Évidemment, les Nigérians peuvent facilement imputer aux Ghanéens la perte de leurs emplois et l'augmentation du chômage.Quand, donc, le président nigérian décréta, le 17 janvier dernier, lextradition de tous les immigrés plus ou moins légaux, leur donnant deux semaines pour quitter le pays, tout le Nigeria s'en est réjoui.Ils sont donc maintenant pJus de deux millions à couvrir les routes, à envahir les ports, à remplir les autobus et les camions, à traverser le Togo et le Bénin, à souffrir de toutes les façons et à regagner un pays qui ne peut pas convenablement les recevoir.On compte des dizaines de morts, des centaines de blessés, des milliers de malades, des foules de réfugiés qui n'ont ni mangé ni bu depuis plusieurs jours.On parle de plusieurs d'entre eux qui meurent de fairn tout simplement en attendant qu'on s occupe d'eux à la frontière de leur pays.Ils ont tout perdu et ils perdent maintenant la vie.C'est une catastrophe indescriptible qui se déroule maintenant, ces jours-ci, pendant que nous subissons notre «crise» à nous.Pourquoi cette catastrophe?On donne des motifs politiques qui s'ajoutent aux causes économiques.C'est toujours ainsi: la politique suit léconomie et les gestes les moins humains trouvent leur justification dans la politique et lécono-mie.,Au départ, un déséquilibre économique occasionné par le commerce du pétrole; de là, un déséquilibre social; pour calmer les esprits, surtout à l'approche des élections, des options politiques draconiennes.Là-bas, pour éviter les inconvénients qui accompagnent ces situations souffrantes, on ouvre les portes et on renvoie les gens chez eux; on se donne deux semaines pour régler son problème, et un sursis pour éviter le drame.Dans quelques jours, au Nigeria, on ne parlera plus de ces étrangers.On se sera servi d'eux, on les aura dépouillés, on les oubliera vite.Ici, on ne peut pas agir ainsi; principalement parce que nos problèmes nous concernent tous et qu'il faut continuer de vivre ensemble.Et nous sommes bien vivants et bien riches.Jean-Guy DUBUC Les candidats au leadership tory ; D'après certaines dépêches, plusieurs membres de l'exécutif du Parti progressiste-conservateur ne verraient pas d'un mauvais oeil que M.Joe Clark agisse comme chef intérimaire xj'ici au congrès de leadership.; Pareille attitude est assez difficile à comprendre.On ne verrait certes pas d'objections à ce que M.Clark assure l'intérim s'il navait pas fait savoir très clairement qu'il a l'inten-!tion de revenir sur les rangs et de tenter conséquemment de ;succéder à lui-même.; Le fait de demeurer à son poste présenterait certes quelques inconvénients pour lui en ce qu'il serait peut-être moins libre de ses mouvements mais, dans l'ensemble, on devrait être d'accord pour reconnaître que les leviers de commande considérables à la disposition d'un chef le favoriseraient de façon inacceptable pour les autres candidats.En réalité, on est obligé de se rendre compte que les complications proviennent de son entêtement à se maintenir en selle contre vents et marées.' ' Cet entêtement embarrasse notamment les candidats potentiels à la direction du parti qui ne savent pas trop sur quel pied danser.Comment plusieurs d'entre eux peuvent-ils opposer leur candidature à celle d'un homme envers qui ils ont maintes fois fait profession de fidélité?Il est certain qu'un plus grand nombre de candidats en tout cas se seraient manifestés jusqu'ici si M.Clark avait accepté de tirer purement et simplement sa révérence.Actuellement, on ne peut parler d'aucune candidature ferme.M.Peter Lougheed, premier ministre de l'Alberta, celui qu'on considérait comme le grand favori dans certains milieux, a pris la peine de convoquer une conférence de presse pour dire qu'il n'entendait pas être de la course.Plusieurs conservateurs espèrent toujours, certes, le convaincre de se raviser, mais telle est la situation pour le moment.Un autre nom est également mis de l'avant, un nom prestigieux celui-là aussi, soit celui du premier ministre de l'Ontario, M.William Davis.Il faut probablement s'attendre à ce que lui aussi cependant décline.Et, à tout prendre, il se pourrait bien que le refus de ces deux hommes soit heureux pour le parti.Les conservateurs devraient se rappeler, en effet, que les premiers ministres provinciaux qu'ils sont allé chercher pour les diriger: Bracken, Drew, Stanfield, ne les ont pas menés bien loin.Plus sérieusement, ils devraient admettre qu'un homme qui s'est trop identifié à la défense des intérêts d'une province en particulier peut difficilement être perçu par l'ensemble du pays comme le meilleur promoteur possible de la cause de l'unité canadienne.Il faut malheureusement aussi, dans les deux cas, souligner un handicap sérieux: ni M.Lougheed, ni M.Davis ne sont suffisamment bilingues pour être considérés comme des candidats acceptables.De toute façon, le parti conservateur fédéral ne doit pas être si à court d'hommes de valeur dans ses propres rangs.Ceci dit, cependant, et même si la chose est susceptible de favoriser surtout M.Clark, le congrès au leadership doit avoir lieu le tfps tôt possible, c'est-à-dire avant l'automne.1 Vinc»nt PRINCE PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur ces rtee/Jr?sec* FoQcef plus Fûk>r; lus PA Droit» réserves IE JOURNALISTE ET LA LOI L'actualité judiciaire vient de nous fournir deux exemples de la fragilité de l'équilibre à maintenir entre deux droits fondamentaux: le droit du citoyen à un procès équitable et le droit du public à l'information.L'empressement des journalistes à témoigner devant les tribunaux et la pluie d'outrages au tribunal qui tombe sur les médias d'information devraient soulever Vinquiétude de ceux qui se préoccupent des relations de la presse avec le pouvoir judiciaire.Louis Falardeau, Gérald Leblanc, Florian Sauvageau et Nicole Valîières s'intéressent depuis longtemps aux questions touchant le journalisme et le droit.Nous publions aujourd'hui la première partie d'une étude qu'ils ont préparée conjointement à ce propos pour les lecteurs de LA PRESSE.1.Le témoignage des journalistes Les premières audiences dans la poursuite en diffamation pour «atteinte à la gloire» intentée par le général Dol-lard Ménard contre ses ex-collègues Allard et Dextraze, ont donné lieu à un incident qui a été largement rapporté, mais dont personne n'a souligné les aspects inquiétants pour la libre circulation de l'information.L'avocat du général Ménard, Me Guy Bertrand, a en effet assigné six journalistes à témoigner.Il leur a demandé de raconter ce qu'ils avaient vu et entendu à cette conférence de presse des partisans du «non» au référendum, au cours de laquelle auraient été tenus les propos qui ont donné lieu au litige.Non seulement les journalistes ont-ils alors tous témoigné sans soule- LOUIS FALARDEAU GÉRALD LEBLANC FLORIAN SAUVAGEAU NICOLE VALLIÉRES ver la moindre objection, mais cinq d'entre eux ont donné leurs impressions et leurs commentaires personnels sur la scène à laquelle ils avaient assisté.Cette attitude des journalistes n'est ni isolée, ni vraiment nouvelle, puisqu'au cours des mois précédents, on a vu deux journalistes témoigner en faveur des députés fédéraux qui voulaient faire interdire la diffusion d'une affiche de la SSJB-M, et un autre se porter à la défense de l'ex-sous-ministre Claude Rouleau accusé de fraude, chaque fois, semble-t-il, sans soulever d'objection.Mais il faut aussi rappeler qu'à la fin des années 60 et au début des années 70, alors qu'on a commencé à recourir fréquemment au témoignage des journalistes, ces derniers manifestaient beaucoup de réticences à le faire, qu'il s'agisse de révéler les sources de leurs informations, de corroborer des faits qui leur avaient été dévoilés dans le cadre de leurs recherches ou simplement de décrire des événements qu'ils avaient vécus comme journalistes.D'un long débat animé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, il semblait alors ressortir clairement une règle non écrite minimale voulant que les journalistes évitent, dans la mesure du possible, de témoigner sur ce dont ils avaient pris connaissance dans l'exercice de leurs fonctions et, a fortiori, ne révèlent jamais leurs sources confidentielles d'information.Probablement parce que le problème se posait de moins en moins souvent, mais peut-être aussi parce que les journalistes prenaient pour acquis l'existence d'un consensus dans la profession, la question fut peu soulevée publiquement par la suite.Mais encore en janvier 1981, une saisie de films par la Sûreté du Québec avait provoqué tout un émoi dans la profession journalistique.L'incident s'était produit à La Tuque, alors qu'une équipe de l'émission «L'Objectif», de Radio-Québec, préparait un reportage sur le conflit de travail opposant les travailleurs forestiers à la Compagnie internationale de papier.Les vives protestations des journalistes avaient amené le ministère de la Justice du Québec à émettre une directive concernant la «saisie de matériel en possession des journalistes».Le sous-ministre associé aux affaires criminelles, Me Rémi Bouchard, y expliquait, à l'intention des procureurs de la Couronne, que «même si de telles saisies sont faites conformément aux dispositions du Code criminel, il n'en reste pas moins qu'elles peuvent, dans certaines circonstances, causer des inconvénients sérieux au droit du public à l'information.Aussi, y a-t-il lieu que ces saisies ne soient pratiquées que dans des cas exceptionnels c'est-à-dire lors-qu'aucun autre moyen ne permettrait d'atteindre les mêmes résultats».Le ministre de la Justice décidait également de former un comité chargé d'étudier toute la question du témoignage des journalistes.Il faut évidemment distinguer les cas cités plus haut de la divulgation de l'identité d'une source qui aurait parlé au journaliste en toute confidence.Sans garantie de confidentialité en effet, les sources se tairont et nombre d'informations d'intérêt public et essentielles à la libre discussion des affaires publiques resteront secrètes, affaiblissant d'autant la qualité de la vie démocratique.C'est pourquoi les journalistes refusent de dévoiler leurs sources, même aux tribunaux, parfois au prix d'un séjour en prison.Si le fait pour un journaliste de témoigner sur ce qu'il a vu ou entendu dans l'exercice de son métier, ou de mettre son matériel \u2014 notes, photos, bandes sq- nores, films \u2014 à la disposition de la police et de la justice, sans qu'il ait à trahir quelque promesse de confidentialité, ne revêt pas le même degré de gravité, son témoignage n'en est alors pas moins très dommageable au droit du public à l'information.Car de la même façon, il risque de tarir ses sources, de compromettre son accès futur à l'information et de tromper le public sur son rôle véritable, quand, de témoin professionnel certes, mais au service de la population qui s'en remet largement à lui pour s'informer, il se mue en témoin au service de la police ou de la justice.Les journalistes qui ont couvert les nombreuses manifestations des années 60 se rappellent l'évolution de l'attitude des manifestants et des policiers à leur endroit, au fil des condamnations obtenues par les tribunaux ou les comités de discipline de la police à l'aide de leur témoignage et de leur matériel.Photographes et cameramen en particulier constataient vite qu'ils étaient devenus indésirables dès que les esprits s'échauffaient.La récente actualité nous fournit un autre exemple de l'effet néfaste du témoignage des journalistes sur leur accès à l'information.Les syndiqués de la CTCUM qui ont été condamnés à la prison à la suite de la grève illégale de novembre dernier n'ont pas été tendres à l'endroit des gens de la presse parce que le témoignage de deux d'entre eux avait servi à établir leur culpabilité.Il est vrai que la loi actuelle ne reconnait pas d'immunité particulière au journaliste.Il est témoin contraignable au même titre que n'importe quel citoyen et le refus de témoigner peut lui valoir une condamnation pour outrage au tribunal.Mais les gens de la presse devraient savoir que la jurisprudence évolue et que des juges ont commencé à leur reconnaître une certaine forme d'immunité.La tendance s'est amorcée en Angleterre en 63, alors que deux journalistes qui avaient publié des informations accablantes contre des officiers de la marine britannique, ont refusé de dévoiler leurs sources devant une commission d'enquête et ont été condamnés pour outrage au tribunal.Deux des membres de la Cour d'appel soulignèrent toutefois qu'un juge possède toujours une discrétion dans l'appréciation de chaque cas et peut, si l'intérêt public le justifie et si le témoignage du journaliste n'est pas nécessaire à la solution du litige, le dispenser de divulguer ses sources.Et en 76, la même cour cassa une ordonnance d'un tribunal inférieur demandant à un caméraman de déposer un film pour étayer une poursuite en dommages d'un participant à un festival pop, jugeant qu'il n'était pas nécessaire à la solution du litige.Au Canada, l'exemple fut suivi dans l'arrêt Pacific Press en 77, alors que la Cour suprême de la Colombie-Britannique annulait des mandats de perquisition visant à obtenir des notes, des photographies et des bandes sonores de journalistes qui avaient recueil! des informations sur une (suite en page A 7) jean 8i8to éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef LECTURES Le Canada ef les Juifs d'Europe, 1933-1948 L'auteur est directeur exécutif de la Ligue des droits de / homme du B'naiB'rith, Canada.Ce n'est que maintenant \u2014 quarante ans après la tragédie de 1 Holocauste européen \u2014 qu'a été révélée la vérité quant au refus de la part du Canada d'admettre plus de 5,000 réfugiés juifs de l'Europe nazie.Arthur HIESS__ En retraçant les origines et les résultats de la politique canadienne d'immigration vis-à-vis des Juifs entre 1933 et 1948, les historiens Harold Troper et Irving Abel-la ont, dans leur livre None Is Too Many (ÏK établi clairement que, de tous les pays de l'Ouest, le Canada possédait le dossier le plus honteux en ce qui avait trait au refuge offert aux Juifs d'Europe.Pendant la période de 15 ans en question, les États-Unis acceptèrent plus de 200,000 réfugiés juifs, l'Angleterre 50,000, la Palestine 25.000 et le Chili 14,000.M.Troper, professeur d'histoire à l'Ontario Institute for Studies in Education, indique que le refus intentionnel et systématique de la part du Canada de sauver les Juifs européens du génocide nazi a détruit «le mythe qui veut que les Canadiens soient plus tolérants envers les peuples en crise».Cette expérience, ajoute-t-il, fera réfléchir tous les Canadiens qui «se vantent avec orgueuil» du fait Su'ils aient accordé refuge à plus c 30,000 Hongrois après le soulèvement populaire de 1956, et à plus de 60,000 Vietnamiens.None Is Too Many tente d'éclair-cir le complexe réseau d'effets réciproques des forces sociales et politiques de l'antisémitisme qui ont imprégné la société canadienne.Lorsqu'ils furent confrontés avec le «problème» juif, la réplique du gouvernement Mackenzie King, des fonctionnaires et d'une importante partie de la population canadienne «oscilla entre l'indifférence et l'hostilité».Au Canada anglais et au Québec, les Juifs furent perçus comme des immigrants indésirables qui, dans ces sociétés, «n'avaient pas leur place».Beaucoup les ont vus comme les tour-menteurs du Christ, aux idées politiques suspectes, potentiellement déloyaux, un peuple bruyant et agressif qui n'était préoccupé que de l'acquisition d'argent et rien d'autre.Lors des années qui précédèrent la guerre, lorsque Mackenzie King limitait l'immigration, en particulier celle des Juifs, «les autorités de l'immigration dissimulaient à peine leur mépris envers ceux qui les suppliaient de leur accorder refuge».Frederick Charles Blair, sous-ministre fédéral chargé de l'immigration à cette époque, écrivit que «la pression de la part du peuple juif pour entrer au Canada n'a jamais été plus forte qu'elle n'est en ce moment, et je suis très heureux de pouvoir ajouter, après 35 ans d'expérience en ce domaine, qu'elle n'a jamais été aussi bien contenue».Cependant, Troper et Abella attribuent la plus grande partie du blâme aux plus hautes autorités canadiennes, parmi lesquelles se trouvaient te premier ministre W.L.Mackenzie King, ainsi que Vincent Massey, qui allait devenir le premier gouverneur général natif au Canada.Il était alors haut-commissaire canadien à Londres, et il utilisa le pouvoir de sa fonction afin de conseiller au gouvernement de ne pas sauver les Juifs.En 1945, alors qu'il relatait la réaction du public britannique aux atrocités du camp de concentration de Buchenwald, M.Massey raisonna que le Canada n'était sous aucune obligation d'offrir asile aux survivants de l'Holocauste.L'auteur voit en Mackenzie King un politicien habile et cynique qui sait interpréter correctement «l'humeur publique» et pour qui il n'y avait pas de votes à gagner en admettant des Juifs.ni au Québec, ni au Canada anglais.Selon Abella et Troper, le Canada était plongé dans une grave dépression économique, et le gouvernement restreignait toute immigration, aussi bien juive que non juive.Cependant, le gouvernement, «reflétant les principes maintenant acceptés de sélection ethnique», se montra particulièrement intransigeant à regard des Juifs.Au Québec, Mackenzie King se donna beaucoup de peine pour apaiser «le manifeste sentiment antijuif des politiciens du Québec» sous la bannière de l'unité nationale.Il n'y a qu'à se souvenir de la corde sensible que fit vibrer le premier ministre Duplessis dans l'esprit antiréfugié et souvent antijuif au Québec lorsqu'il accusa les libéraux de s'être ligués avec ce qu'il appela «une confrérie sioniste internationale», organisation de sa propre invention.Le Parti libéral du Québec ayant déjà été affaibli par la victoire de Duplessis lors des élections provinciales de 1936, le premier ministre du Canada et son lieutenant au Québec, Ernest Lapointe, n'étaient pas prêts à compromettre davantage la position libérale à cause de quelques Juifs.Pour demeurer un parti national, raisonna M.King, il était parfaitement acceptable d'adapter des politiques contraires suite à la page A 7 LIBRE A 7 \\ m LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER Î98> .CHEZ LES ENSEIGNANTS Fini le droit à la dissidence: la ligne de piquetage est sacrée Ma femme est enseignante au niveau primaire à Ste-Julie en banlieue sud de Montréal.Membre du conseil d'administration de son syndicat, elle milite activement dans le syndicalisme depuis une douzaine d'années.Tour à tour, elle est membre de différents comités de la condition féminine, déléguée syndicale, membre du comité de négociation locale lors de la signature de la dernière convention collective des enseignants, présente a tous les congrès de la CEQ, bref l'honnête syndiquée de la base dont M.Charbonneau pourrait être fier.Mais voilà où le bât blesse.Elle a décide, défiant toutes les consignes officielles du pouvoir syndical, qu'elle n'était pas d'accord avec la grève générale, illégale et illimitée du front commun.La rai- son: faire la grève dans les écoles en front commun suppose que l'on cautionne la grève dans les hôpitaux et les centres d'accueil pour enfants et personnes âgées ce qui est, selon elle, immoral, inhumain et indéfendable à tous égards.Naïvement, elle a tenté d'expliquer son point de vue au conseil d'administration et en assemblée syndicale.On l'a traitée de «tricoteuse», «retour à l'ère duplessiste».de bourgeoise (bien sûr! ) et de victime de la propagande gouvernementale.À court d'argument, on lui a finalement lancé que si elle pensait comme cela, c'était parce que son mari était avocat (c'était pourtant le même lorsqu'elle faisait partie de l'orthodoxie syndicale).Fidèle à ses principes, elle se présentait donc au travail, accom- pagnée de presque toutes les enseignantes de son école, au premier jour de la grève.Une solide ligne de piquetage choisie parmi des enseignants du secondaire (vieille tactique syndicale d'opposer des inconnus) leur fit comprendre, menaces à l'appui, qu'on n'entrait pas.Et elles n'entrèrent pas! M.Duplessis avait l'habitude de répéter qu'on ne gagnait pas une élection avec des prières.La CEQ en a retenu qu'on ne faisait pas une grève avec des gants blancs.Ce qui me préoccupe dans ces petits exemples biens banals de la vie syndicale c'est l'interdiction faite à toute forme de dissidence.En conseil d'administration ou en assemblée syndicale toute manifestation d'idée marginale ou déviante de la pensée officielle est reçue par le sarcasme, h» mépris et l'insulte.Et jamais personne ne se lève pour défendre le droit à la dissidence.Inutile d'épiloguer sur le droit à la dissidence sur la ligne de piquetage.Il importe assez peu de décider s'il est moral ou non de faire la grève dans un centre d'accueil ou un hôpital dans la présente discussion.La question est de savoir si la démocratie syndicale permet d'accueillir dans ses rangs des syndiqués qui ne pensent pas nécessairement tous la même chose.Si la démocratie syndicale accepte seulement que des membres puissent à tout le moins exprimer une idée différente de celle de la majorité.Est-ce une insulte à la sacrosainte solidarité syndicale que de ne pas être d'accord.et d'oser le dire?André DENIS Boucherville Pas pour une question de gros sous Nous ne sommes pas en grève pour une question de gros sous: sans approuver l'ampleur et la désinvolture du «hold-up» gouvernemental, nous reconnaissons la contribution nécessaire de tout haut salarié de notre société (y compris celle des députés) à la solution de la crise économique.1 ) Le sabotage de l'éducation Le contenu du décret touchant la tâche d'enseignement au niveau secondaire est absolument inacceptable.L'augmentation de 15% (1,000 à 1,150 minutes) du temps hebdomadaire de présence en classe cache aux yeux du public des augmentations beaucoup plus draconiennes qu'il faut dégager du projet de reforme Laurin \u2014 non soumis, faut-il le préciser, à la négociation ou à ce qui en a tenu lieu cette fois-ci \u2014 et de ses visées opérationnelles.En effet, ajoutée à la multiplication des matières au programme, à la réduction des périodes consacrées a chacune et à l'augmentation du nombre de groupes-matières à assumer, cette majoration de 15% se traduit en fait, pour la grande majorité des enseignants, par une hausse de 10% du nombre d'élèves rencontrés par semaine (soit de 150 environ à 210).Outre le morcellement de la formation générale, la dispersion des efforts d'apprentissage, cette politique entraînera un effritement, une dilution déplorable des rapports maitre-éleve.Or, ce dernier paramètre est beaucoup plus déterminant dans la qualité des services pédagogiques que le nombre de minutes passées en classe: tout le monde sait que cette relation pédagogique person- nelle est le nerf de toute éducation un tant soit peu valable au secondaire.«En effet, n'est-ce pas autour de cet acte pédagogique que se joue Vessentiel d'un rapport de qualité entre jeunes et adultes?.Le vrai «maître».ne cherche-t-il pas à atteindre chacun au coeur même de sa singularité et de sa subjectivité, là d'où surgit.son projet de développement personnel?.Promouvoir une école responsable, c'est s'engager à la recentrer sur ces cheminements et sur ceux dont la profession est de les soutenir et de les stimuler.» Ce n'est pas la CEQ qui parle ainsi, mais le ministre de l'Education dans son document Une école communautaire et responsable (p.38).Il y a loin de la coupe aux lèvres.Monsieur Laurin.et per- f>riorite est accordée sous cette rubrique aux lettres d'intérêt général te rapportant à des articles parus dans LA PRESSE.La concision est de rigueur.Let correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas a publie* toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies.L'auteur assume l'entière responsabilité de set opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger tes lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligna.Prière d'adresser vos lettres comme suit: mTribune libre», LA PRESSE.CP.4200.suce.Place d'Armes, Montreal, H2Y 3M1.mettez à des artisans du milieu de vous dire que les remèdes du décret, loin de soigner les bobos de l'école secondaire publique, risquent fort d'achever le patient.2) Le mépris du gouvernement Le chantage à la réouverture de la convention au printemps dernier, l'adoption de la loi 70, la parodie de négociation de cet automne, l'avalanche des décrets de la loi 105.les rencontres au sommet assorties des menaces les plus explicites de répressions judiciaires et législatives, toutes ces mesures ont consacré en moins d'un an l'étouffoment pur et simple du droit à la libre négociation.Les batailles antérieures nous avaient appris que le droit de grève dans le secteur public devait être plus brandi qu'exercé; l'affrontement présent nous indique qu'il est devenu caduc puisqu'il ne peut se con- cevoir que dans un contexte de discussion entre libres contractants.Quand une poignée de ministres, affolés par la crise, décident, sans aucun mandat, que ce contexte n'aura plus cours, il y a de quoi réagir.Ce droit de négocier librement consacre la propriété inaliénable de tout travailleur sur son travail.Dans une société civilisée, le travail doit être libre accomplissement ou esclavage.Le cabinet Lévesque a fait son choix: ce n'est pas le nôtre.Nous refusons avec la dernière énergie de devenir des «conscrits» appelés au service civil obligatoire.Voilà pourquoi nous sommes dans la rue! Les enseignants «en grève» de l'école secondaire Paul-Gérin-Lajoie d'Outremont par: Paul-André MICHAUD «Dépoussiérer» les lois du travail LE JOURNALISTE ET LA LOI (su/ie de la page A G) ligne de piquetage illégale.Le juge disait alors qu'avant de permettre pareille utilisation de matériel journalistique, le tribunal devait s'assurer qu'aucun autre moyen d'obtenir l'information recherchée n'est disponible ou.si ce moyen existe, qu'on a fait des efforts raisonnables pour obtenir l'information de cette façon.Cette tendance a ré cemment reçu l'aval de la Cour suprême du Canada, lorsque le juge Lamer, dans l'affaire Des-côteaux c.Mierzwinski.a reconnu que les deux conditions énoncées dans l'arrêt de la Colombie-Britannique devraient être satisfaites dans des cas «où la perquisition porterait atteinte à des droits aussi fondamentaux que la liberté de la presse».D'après ce courant jurispru-dentiel, une grande marge de manoeuvre est donc laissée au juge qui possède toujours le pouvoir discrétionnaire d'évaluer les intérêts en conflit.Dès lors, si le journaliste ne possède pas un droit au secret, la personne qui l'interroge n'a pas non plus un droit absolu à l'information qu'elle requiert, le pouvoir judiciaire reconnaissant quelquefois que la presse remplit au nom de tous un rôle spécial dans notre société.Encore faut-il que les journalistes eux-mêmes prennent conscience de l'importance de la question et revendiquent le droit de se taire lorsqu'ils sont appelés à témoigner ou à produire des documents.Ils doivent se rendre compte que des collaborations de cet ordre avec l'administration de la justice sont généralement incompatibles avec l'exercice de leur métier.Le nombre des personnes présentes au moment des événements qui ont donné ouverture à l'affaire Ménard nous permet de douter du caractère essentiel du témoignage des journalistes.Et il faut particulièrement déplorer le fait que ces derniers aient ajouté commentaires et juge ments de valeur, au risque de compromettre leur crédibilité d'informateurs publics qui exige le maintien d'une distance essentielle par rapport à l'événement.Demain: L'outrage au tribunal (.) Le premier coupable de cette crise est certainement le gouvernement qui a manqué de prévoyance en voulant donner au secteur privé l'exemple du «meilleur» employeur \u2014 celui qui pardonne les abus syndicaux (saccage de la Baie James et autres) et qui accorde à ses employés les «meilleures» conditions de travail en Amérique.«Meilleures» à un point tel qu'elles frisent, en certains cas, l'aberration.Puis, ce meilleur employeur annule unilatéralement son engagement signé qui nous conduisait à la catastrophe financière collective.Cet exercice cartésien ne peut nous déplaire à titre de payeur de taxes puisque nous sommes là aussi les champions en Amérique.mais n'aurait-il pas été mieux de prévenir?De fait, le gouvernement est dans l'eau qu'il a fait bouillir avec son «préjugé favorable».Du côté syndical, c'est l'excuse rêvée pour démontrer sa force politique et.tous les moyens sont bons.Que dire de la «majorité» du vote obtenu aux affaires sociales?Que dire de l'intimidation sur les lignes de piquetage?Que dire du chauffage a blanc pour forcer une désobéissance civile?Que dire du peu de sens civique des dirigeants syndicaux?Que dire des dépenses considérables aux frais des syndiqués?Ce conflit met en évidence les abus syndicaux connus et démontre qu'il faut repenser nos lois régissant le travail.Ces lois ont été conçues à l'origine, et à bon escient, pour proléger le travailleur exploité.Aujourd'hui on réalise qu'elles protègent beaucoup plus l'institution syndicale qui, souvent, utilise (pour ne pas dire exploite) ce même travailleur à des fins injustifiées, voire politiques.Il faudrait peut-être se rendre compte qu'il est moins vrai que les syndicats protègent toujours les pauvres et de là, remettre en cause, surtout dans les grandes unités, la syndicalisation obligatoire et la formule Rand.De plus, compte tenu des pouvoirs politiques qu'ont les dirigeants syndicaux, ne serait-il pas souhaitable que les votes soient obligatoirement secrets et contrôlés avec neutralité comme le veut la démocratie?De même, les lignes de piquetage autrefois respectées par René Lévesque ne devraient-elles pas être réglementées pour éloigner les «gorilles» payés ou des activistes en mal d'une cause?Quant aux poursuites judiciaires de quelque nature qu'elles soient, un mécanisme quelconque devrait faire en sorte qu'elles ne pourraient être retirées, pour aucune considération.Ceci éviterait que les syndicats, après avoir commis des abus, exigent de se faire absoudre comme condition de retour au travail.Dans les secteurs d'ordre public, puisque tous les citoyens sont pris en otage, la réglementation du droit de grève devrait requérir une majorité de 66% des employés (syndiqués ou non) et toute invita-lion à la désobéissance civile devrait entraîner une désaccrédita-tion automatique du syndicat en cause.Quelle que soit l'issue des négociations rompues et reprises, l'ère du laxisme devrait prendre fin.Somme toute, certains syndicats méritent de se faire imposer une démocratie qu'ils ont oubliée avec le temps et de se faire baliser quelque peu afin d'éviter les tentations de se substituer à l'Etat.Jean LE BON Conseiller en relations industrielles fVEAC Dos opérateurs de métro pou courtois Monsieur Lawrence Hanigan Président-directeur général CTCUM Cher monsieur Hanigan La présente a pour objet d'attirer votre attention sur le peu de courtoisie et sur l'agressivité que manifestent certains opérateurs de métro.En effet, le 21 janvier 1983.à 10 h 31 a.m., j'empruntais le métro à Angrignon à destination du centre-ville.Or, la rame de métro est entrée à toute vitesse pour en repartir après cinq secondes, sans alerter le public de la rampe.L'opérateur sortit la tête de sa cabine et, conscient de ma présence, me coinça littéralement dans une porte lors de son entrée et la referma sur moi à toute vitesse de façon abrupte.Ne pouvant démarrer il me cria de ne pas forcer les portes et s'entêta à me laisser mi-métro, mi-rampe.À force de pousser les portes, de ma situation précaire, je finis par me dégager de cette impasse en me dirigeant vers l'extérieur.Il parait qu'il était en retard, alors que le métro suivant prit 50 minutes à atteindre la station McGill.Quatorze pour cent de la population étant en chômage, il nie semble que vous pourriez trouver des candidats plus intelligents et doués d'un civisme plus évolué pour manipuler les manettes d'un métro.À titre de contribuable, je considère que ces énergumènes devraient être radiés de votre personnel.D'ailleurs, le surveillant permanent de la cabine fut témoin de ce mini-drame.Yves LANGEVIN Montréal Coup do griffe au critique musical Monsieur Claude Gingras boude l'Orchestre de Chambre McGill.On ne peut s'en réjouir même si on ne saura jamais si la contrebasse a tenu comme il se devait le point d'orgue qu'on retrouve dans la troisième mesure au bas de la page 7 de l'édition des Erères des Écoles Chrétiennes de la partition.Mais LA PRESSE, elle, sinon Allo-Police, peut-elle se permettre d'ignorer l'exécution à Montréal par Jean-Pierre Rampai, avec ce même orchestre, des concert i pour flûte de Vivaldi?Claude VALLERAND Chiquenaude au critique d'arts M.Gilles Toupin LA PRESSE Cher M.Toupin, J'écris cette lettre dans le but de rectifier certaines inexactitudes et exagérations parues dans votre critique de l'exposition «Photographie actuelle au Québec» au Centre Saidye Bronfman.Je n'accepte pas la supposée attitude objective que vous prenez face au sujet.En vérité, je crois que vous imposez vos goûts personnels.Le résultat final est trop propre et naïf.Ce que vous avez fait c'est applaudir certains travaux apparemment plus préoccupés de recherche artistique formelle et des problèmes de présentation.Vous admettez qu'il y a deux courants majeurs qui «s'affrontent» dans cette exposition.Ensuite vous «garrochez» dix noms en sous-entendant que ces gens ont entrepris la même démarche et qu'il ne valait pas la peine de souligner leurs différentes oeuvres.Comme façon de critiquer je trouve cela plutôt suspect.Peut-être vous manque-t-il l'éducation critique propre à la photographie ou la volonté d'aborder l'ensemble honnêtement.Que vous déformiez\" ces travaux maladroitement, Je trouve cela inacceptable.(.) James RAE photographe, Montréal Joe Clark est-il aussi francophile?La conclusion que tire Alain.Drouin dans sa «Libre opinion» publiée dans LA PRESSE du 1er février, à savoir que «la francophilie de Joe CLark aura causé sa perte à Winnipeg* est ridiculement uto-pique.Les plus ardents partisans de Joe Clark n'étaient-ils pas des députés, tels les Erik Nielsen, Harvie Andre et Jack Epp, dont la «francophilie» se manifeste surtout par une indifférence a l'égard de la langue française qui leur parait, semble-t-il, aussi étrangère que le russe?Le moins que l'on puisse dire, c'est que la plus grande réserve est de mise pour évaluer l'analyse d'un délégué du Québec au congrès de Winnipeg, qui semble ignorer la province d'origine de son idole qu'il qualifie de «modeste villageois de la Saskatchewan*.J.Donat RONDEAU Montréal Jean-Marc Béiiveau dans Saint-Jacques On a annoncé, ces jours-ci, l'intention du chef de l'Union nationa?le de se présenter aux élections partielles du comté de St-Jacques.Bravo! Va-t-on enfin avoir une voix qui parlera pour nous, peuple québécois, bafoué et ridiculisé par le pouvoir en place, défendu piètrement par une opposition qui s oppose tellement faiblement que c'en est presque de la rigolade?.em Bonne chance.Me Béiiveau.al est temps que quelqu'un se levé de» bout avant qu'il ne soit trop tard.L.VILLENEUVE Québec Pour humaniser notre métro * Je désire par cette lettre person: nelle me faire le porte-parole des citoyens de Montréal qui, je lé présume, appuient comme moi ces musiciens de bonne volonté qui ne cherchent qu'à agrémenter les entrées des stations de métro.Je suggère donc qu'un permis sans frais soit attribué aux musiciens qui en feront la demande, ce qui permettra d'exercer un certain contrôle sur le nombre de musiciens dans le métro et sur leur comportement.Charles BOILEAU Étudiant Cégep Bois-de-Boulogne» RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée por LA PRESSE LTEE, 7, rue Soir.f Jacques, Montreal H2Y 1 K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «« LA PRESSE « et celles des sefvices de la Presse Associée et de Reurer Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves « Courrier Je la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.* ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnement* est ouvert du lundi au vendredi de 7b a 1 8h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes onnonces Annonces elessees 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111.du lundi au vendredi % a 17h Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h a ï 6h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Voconces, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 LECTURES (suite de la page A 6) à l'esprit libéral afin de maintenir l'objectif libéral fondamental qui était celui de l'unité nationale.Le fait que la communauté juive du Canada ait été incapable d'influencer la politique canadienne d'immigration, ne serait-ce que de manière marginale, détruisit le mythe de l'influence juive dans les coulisses du pouvoir.La dure vérité consiste à reconnaître que la communauté juive des années 1930 ne constituait pas une force politique significative au Canada.La communauté juive n'avait ni la puissance ni l'influence pour arracher au gouvernement des concessions additionnelles à celles que ce dernier, pour ses propres raisons politique*, était prêt à faire, et ce.malgré toutes les stratégies employées et toutes les campagnes lancées par cette communauté juive.Celle-ci, malgré la justice inhérente à ses démarches, se vit jusqu'à la fin, frustrée dans *es demandes.( I ) Toronto \u2014 33flpp.\u2014 $19.AVIS AVIS AT ION AVIS vous invite à célébrer son 25eme anniversaire, vous pourriez gagner un voyage pour 2 à la Jamaïque 2 gagnants - 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A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1*83 Voyages ministériels: des comptes à dormir debout En principe, les citoyens ont le droit de savoir ce que font les hommes politiques des fonds publics; en pratique cependant, il n'est pas facile d'obtenir certains renseignements susceptibles d'embarasser le gouvernement.C'est ce que le député conservateur Donald Munro a appris à ses dépens récemment alors qu'il interrogeait le ministre des Approvisionnements et Services, Jean-Jacques Biais, aux Communes.Dans une question écrite, comme le veut la coutume parlementaire en pareille circonstance, M.Munro a réclamé la divulgation des dépenses de voyages des ministres au cours de Tannée financière 1981-82.La réponse très officielle du ministère des Approvisionnements et Services tient dans une ligne: «Voir les comptes publics du Canada, 1981-82, Vol.2, section 38-40 ».Des comptes à dormir debout Irrité M.Munro est revenu à la charge en déposant cette fois une longue liste de questions sur le même sujet.« La réponse du ministère ne me satisfait pas, a-t-il expliqué à LA PRESSE, les comptes publics sont incomplets.» Interrogé à ce sujet des fonctionnaires du ministère des Approvisionnements et Services ont avoué que M.Munro avait tout a fait raison.Ce sont les ministères qui nous fournissent ces données a dit un porte parole, elles sont établies selon des méthodes qui varient de Tun à l'autre.Pour illustrer son propos M.Munro souligne que les comptes publics indiquent que le ministre de l'Agriculture, Eugene Whelan, a effectué des dépenses de $156,903 en voyages l'année dernière, contre $18,289 pour le premier ministre Trudeau.«C'est parfaitement ridicule a dit M.Munro, il est évident et connu que M.Trudeau a fait plusieurs longs voyages au cours de cette période.» Parfaitement d'accord avec le député sur les lacunes de ces statistiques, le ministère des Approvisionnements et Services a indiqué que la chose était en voie d'être corrigée.Nous avons préparé des directives à l'intention des services financiers afin d'obtenir un tableau complet des dépenses a dit un des préposés aux comptes publics.La confusion semble provenir du fait que le ministre pouvait payer ses voyages en puisant à même le budget de son cabinet ou celui de son ministère, avec le résultat que les comptes publics ne révèlent qu'une partie des dépenses réelles.Le reste se trouve enfoui dans les dépenses générales du ministère.Dorénavant, on fera la somme de frais encourus peu importe de quelle poche provient l'argent a expliqué un fonctionnaire.Si on ne l'a pas fait avant c'est que personne ne l'a demandé au comité de la Chambre des communes sur les Comptes publics.En attendant, M.Whelan demeure le champion des voyages.Son collègue Pierre DeBané le suit de près avec des dépenses de $116,131 en un an à titre de ministre de l'Expansion économique et régionale, ce qui ne comprend pas ses frais de re- SONDAGE GALLUP \u20224 présentation de $16,424 dans son rôle de ministre d'Etat au ministre des Affaires extérieures au cours de la même période.Le ministre des Finances, Marc Lalonde, arrive en troisième place avec des frais de $93,747 au cours des mêmes douze mois.Autre indication de ce que déplore M.Munro: on note que le ministre des Affaires Extérieures, Mark MacGuigan, n'affiche que des frais de $27,079 alors qu'il est certainement un des ministres qui doit se déplacer le plus souvent.Le manque de curiosité des députés du comité des comptes publics à l'égard des dépenses des ministres est bien compréhensible nous a dit un vieux parlementaire.Il n'est que normal que le ministre effectue des voyages dans l'exercice de ses fonctions.L'essentiel dit-il, c'est qu'on ne fasse pas d'abus.Comment savoir si les chiffres ne sont pas publiés?GILLES PAQUIN ¦ Inflation et chômage restent les principales préoccupations pour 80% de la population Plus de quatre-vingt pour cent des Canadiens considèrent que l'inflation et le chômage sont les problèmes les plus importants que connaît le Canada aujourd'hui.C'est ce qui ressort d'un sondage mené récemment par la maison Gallup.Le chômage est perçu comme le problème le plus grave par 39 p.cent des personnes interrogées comparativement à 26 p.cent; en juin dernier.Par contre, l'inflation (hausse des prix ou situation économique) qui avait été citée comme problème le plus important par 54 p.cent des gens, il y a sept mois, ne l'est plus maintenant que par 44 p.cent des personnes interrogées.Les Québécois cependant semblent toujours beaucoup plus préoccupés par l'inflation que par le chômage puisque 60 p.cent des gens ont cité l'inflation comme problème le plus important actuellement comparativement à 26 p.cent qui ont cité le chômage.La question posée par les enquêteurs était la suivante: « Selon vous, quel est le problème le plus grave que connaît aujourd'hui le Canada?» Le tableau suivant donne les problèmes qui ont été mentionnés par plus de un pour cent des personnes interrogées et compare les résultats du dernier sondage à ceux de sondages précédents portant sur le même sujet.INFLATION CHOMAGE GOUVERNEMENT \u2022 M GREVES AUTRE NE SAVENT PAS Schreyer nourrit la crainte que le poste de Gouverneur général ne perde sa crédibilité Canada Décembre 82 44% 39% Juin 82 54 26 Novembre 81 61 12 Juillet 81 59 10 Par région- Décembre 82 Atlantique 34 57 Québec 60 28 Ontario 35 47 Prairies 47 30 C.-Britan.38 40 7% 8 9 10 2 3 7 12 10 2% 3 2 4 3 2 1 1 7% 6 10 14 5 5 9 8 8 9 0/ C./O 3 6 4 2 1 1 3 3 OTTAWA (PC) \u2014 M.Ed Schreyer est d'accord avec son prédécesseur, M.Jules Léger, pour craindre que le poste de Gouverneur général du Canada ne perde toute crédibilité, si Tin-différence du public à son endroit dure trop longtemps.Dans une interview à La Presse Canadienne, M.Schreyer a cependant signalé que la situation demeurait stable depuis plu- sieurs décennies et n'avait pas empiré.Seulement 50 p.cent de la population, a-t-il dit, reste attachée à cette institution largement symbolique.Elle se compose surtout de personnes âgées, dans la plupart des régions du pays à l'exception du Québec.Cela ne veut pas dire, a-t-il ajouté, que l'estime pour la couronne va diminuer avec le temps.puisque les jeunes d'aujourd'hui peuvent changer d'attitude en vieillissant.Sénat M.Schreyer, d'un autre côté, ne partage pas l'opinion de M.Léger de faire du gouverneur général le président d'un Sénat réformé ou de l'obliger à rencontrer fréquemment les membres du cabinet.Pour M.Schreyer, la prési- Les maires engagés dans le projet de révision de la loi 48 sur la police TROIS-RIVIERES (PC) \u2014 Un comité de neuf personnes, dont six maires de différentes municipalités du Québec, a été formé samedi dans le but de réétudier la loi 48 sur la police et doit se rencontrer la première fois dès la prochaine fin de semaine à Montréal.Le comité a été formé lors d'un colloque sur les municipalités et la police samedi à Sainte-Foy.Le colloque était alors présidé par M.Jean-Marie Moreau, président de l'Union des municipalités régionales de comté et des municipalités locales du Québec.M.Robert Therrien, maire de Sainte-Anne-des-Plaines, préside ce comité.Les membres de l'Union des municipalités régionales de comté se sont opposés à l'obligation de mettre sur pied un corps de police dans les municipalités de plus de 5 000 de population.C'est alors que la formation du comité formé a été préconisée afin de discuter des amendements éventuels à apporter à la loi de police.Un membre de l'UMRC, un représentant du ministère de la Justice, un représentant de l'Union des municipalités et un membre de la Commission de police du Québec doivent également faire partie de ce comité.Au cours de ce colloque, on s'est interrogé sur la nécessité de fixer une norme de 5 000 habitants pour imposer un corps de police.Plusieurs municipalités ne se sentent pas assez fortes financièrement pour débourser annuellement un montant de $300 000 pour la formation et le maintien d'un corps de police.Les autorités de ces municipalités ont jusqu'ici rappelé au ministère de la Justice du Québec qu'elles seraient satisfaites de pouvoir compter sur le travail de la Sûreté du Québec.Les représentants des municipalités à ce colloque craignent une hausse du coût des services policiers.« L'esprit de la loi n'est pas de forcer les municiaplités à former un corps de police mais de les obliger à se doter d'une protection adéquate », a affirmé Me Pierre Verdon, sous-ministre associé au ministère de la Justice.Il s'est déclaré conscient des problèmes de relations de travail entre les municipalités et les fraternités des policiers et qu'il y aurait possibilité d'étudier tout le dossier.On a de plus déploré le fait que les suggestions faites avant l'adoption de la loi 48 n'aient pas été incluses dans la loi.On a alors laissé entendre que des lois que les gens ne désirent pas ne devraient pas être imposées.On a alors formulé le souhait de laisser le choix aux municipalités de former ou non un corps de police.Quant au ministre Marc-André Bédard, qui a fait une courte visite au colloque, il a déclaré qu'il était disposé à accueillir les représentants de l'Union d'ici deux à trois semaines.Vingt-sept municipalités étaient représentées au colloque.dence du Sénat contient « un soupçon de républicanisme » que les Canadiens n'apprécieraient pas.Quant à l'autre point, le gouverneur général a fait remarquer qu'il s'entretient fréquemment avec le premier ministre Trudeau et qu'il ne trouve pas nécessaire de tenir des réunions officielles avec le conseil des ministres.D'ailleurs, a-t-il noté, «je ne crois pas qu'il soit possible d'apporter des changements substantiels, sans créer des problèmes constitutionnels (entre la couronne et les hommes politiques élus) ».Constitution M.Schreyer n'en a pas moins maintenu qu'il a eu raison, l'an dernier, de menacer de provoquer une élection générale, si M.Trudeau avait persisté dans son intention de rapatrier la constitution malgré les protestations de huit provinces.Le gouverneur général est du même avis que son prédécesseur, qui pensait avoir droit de se prononcer sur des questions controversées, à condition qu'elles ne soient pas partisanes.M.Schreyer a profité de l'occasion pour faire savoir qu'il va quitter son poste au cours du premier semestre de 1984, à l'expiration de son mandat, mais non immédiatement avant, pendant ou après une campagne électorale.Il va alors rédiger ses mémoires, comme l'a fait M.Léger (qui est mort le 22 novembre 1980) et il n'a pas éliminé la possibilité de retourner à la politique active dans trois ou quatre ans.M.Schreyer a déjà occupé le poste de premier ministre néo-démocrate du Manitoba.Une autre question a été posée à ceux qui avaient répondu à la VI première.La voici: « Quel est, selon vous, le parti politique qui est le plus en mesure de résoudre le problème que vous considérez le plus grave?» Comme l'indique le tableau suivant, qu'importe le problème mentionné, près de la moitié des personnes interrogées n'ont pu déterminer le parti le plus apte à le résoudre.PROBLEME LE PLUS GRAVE \tTOTAL\tINFLATION\tCHOMAGE\tAUTRE Libéraux\t1 \u2022 7o\t17%\t18%\t11% Conservateurs\t24\t27\t19\t31 Néodémocrates\t10\t7\t13\t9 Autre parti\t2\t2\t1\t4 N'importe lequel\t13\t15\t11\t14 Ne savent pas\t34\t32\t38\t31 Les résultats du dernier sondage sont tirés d'entrevues menées auprès de 1,041 adultes de 18 ans et plus interrogés à leur domicile en décembre dernier.Un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 4 p.cent, une fois sur vingt.MARCHE COMMUN Landry maintient sa position WASHINGTON (PC) \u2014 M.Bernard Landry, ministre québécois délégué au Commerce extérieur, a déclaré vendredi que l'idée d'un futur marché commun Québec-USA-Canada demeure un sujet valable de discussion, malgré les signes interprétés comme un rejet de la notion par le département d'Etat des Etats-Unis.En fait, dit-il, rien dan* la réaction du département d'Etat ne contredit ses vues sur l'avenir.Au contraire, la réaction est encourageante, a dit M.Landry, venu à Washington pour des entretiens au sujet des menaces qui pèsent sur les ventes de bois canadien aux Etats-Unis.Dans une interview qu'il accordait le 24 janvier à Québec à la Presse Canadienne, M.Landry avait parlé d'un Québec indépendant qui se joindrait à un marché commun nord-américain, affirmant qu'un marché commun continental était devenu une perspective plus vitale pour l'avenir du Québec qu'une simple associa tion avec le reste du Canada.Neuf jours plus tard, le gouvernement américain donnait l'impression de verser de l'eau froide sur l'idée, dans une déclaration faite simultanément à Ottawa et à Washington, qui affirmait qu'il ne serait pas seyant pour les Etats-Unis de conclure des ententes commerciales particulières avec une province canadienne.A LÉPOQUE,VOUS N'AVIEZ QU'UNE SEULE DÉCISION À PRENDRE: ADHÉRER OU NON A UN REER.M ais les temps ont changé.Et plusieurs options de placement font maintenant partie des REER.Votre propre portefeuille de REER a sans doute fructifié â tel point que de nombreux relevés de compte vous inondent chaque année.Vous vous demandez s'il ne serait pas plus avantageux de faire le virement de vos contributions actuelles à un nouveau REER, mais la paperasse qui accompagne tout virement vous décourage.N'hésitez plus.Il existe une solution facile: le REER Portefeuille du * Trust Royal.UN RÉGIME Aucun autre Régime enregistré d'êpargne-retraite n'est exactement pareil.Le REER Portefeuille vous permet de combiner à votre guise l'une ou l'autre de nos options de placement.Et c'est aussi simple qu'un compte d'épargne ordinaire.UN ENDROIT C'est au Trust Royal bien entendu, parce que nous avons plus d'expérience en matière de REER que quiconque.Nous vous aiderons à organiser et â établir votre propre régime de retraite en fonction de vos besoins.UN DOCUMENT Quel que soit le nombre d options de placement composant votre REER Portefeuille, vous ne recevrez qu'un seul relevé de compte et un seul reçu aux fins de l'impôt.De plus, vous n'aurez qu'un formulaire à remplir pour faire le virement d'une option de placement aune autre.SEPT OPTIONS DE PLACEMENT Le Trust Royal offre le plus grand éventail d'options de placement possible.En contribuant au REER Portefeuille, vous pouvez combiner l'une ou l'autre de ces options: 1.Compte d'épargne: c'est aussi simple qu'un compte d'épargne ordinaire.2.Dépôt à terme â intérêts annuels: dépôt â terme â revenu fixe dont les intérêts sont réinvestis annuellement dans une ou plusieurs des autres options de placement.3.Dépôt à terme â intérêts composés: dépôt à terme à revenu fixe dont les intérêts sont composés annuellement au taux convenu au moment du dépôt.4.Fonds \"B\"* il s'agit de titres à revenu fixe (obligations et debentures).5.Fond: \"C\"*: il comprend des actions ordi-' \u2022 naires de sociétés canadien nés.6.Fonds \"E\"* il se compose d'actions de sociétés du secteur énergétique.7.Fonds \"M\"*: il s'agit de premières hypothèques ordi naires sur des propriétés domiciliaires canadiennes.UNE CHOSE À FAIRE Renseignez-vous sur le REER Portefeuille au bureau du Trust Royal le plus près de chez vous, que ce soit pour participer à un nouveau régime ou pour faire effectuer le virement au Trust Royal des fonds d'un autre régime que rp * ¥> 1 vous pouvez détenir lTUSt K0V3I ailleurs.J \u2022Ne se vend que par prospet tus V< m*, pouvez en obtenir un exemplaire sur demande 4 BUREAUX À: MONTRÉAL*, QUÉBEC, TROIS RIVIÈRL\\ SHERBROOKE, SAGUENAY / LAC ST-JEAN ET RIMOUSKI.* 17 BUREAUX POUR MIEUX VOUS SERVIR DANS l A RÉGION I>l MONTRÉ Al POUR KLNSI IGNl MINT, APPELEZ 876-7332.-l l \\ \u2014 »K-= UVPRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 WW! I JgMJ ! ; ; .- ¦ \u2022.Une entente aux aires sociales t.\u2022 l' ft ¦ I I ¦ ¦ / M!» Oui est possible ri 4 i ¦ *- \u2022 1 4 i I \u2022 VI ill ' lit»' ft - f.'J I -« 4 -III D I I I i I I I \u2022 \u2022 l I \u2022 l I I l I I i \u2022 I ¦ t i I » I I I I I I I i I l I \u2022 i \u2022 I i I I I I I I I I I I I I I I I I l \u2022 i \u2022 I l I i I I I l I I I l \u2022 I I I I I l I I l I t I I I \u2022 I I I I I i \u2022 I I i I t i i I I I I l I I I i \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 I I l I \u2022 I l I I \u2022 \u2022 I i \u2022 \u2022 I I l I I | I \u2022 I l I I I I I I I I i I i \u2022 \u2022 U \u2022 r 11 i i Malgré un contexte économique très difficile, le Gouvernement a tout de même tenu à conserver à ses employés du réseau des Affaires sociales des conditions de travail fort avantageuses.Déjà, des ententes ont été signées avec plusieurs syndicats.Par exemple, sur les quelque 35 000 infirmières et infirmiers du Québec, plus de 30 000 se sont entendus avec leur employeur sur leurs conditions de travail.Ces infirmiers et infirmières sont au poste et assurent avec diligence et dévouement les services que les citoyens sont en droit de recevoir.Cela veut dire que la très grande majorité des services hospitaliers fonctionnent, que nos malades, nos vieillards, nos handicapés continuent d'avoir les soins que nous leur devons.V.» Vf .t.I I II \u2022J \u2022I I \u2022l .t .» i I \u2022l t \u2022 H ^ l ^ Gouvernement du Québec i 1 \u2022» i M ! A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 19 A la quincaillerie Pascal, ROULETTES Pour l'industrie, les meubles, à toutes nos succursales CHOIX COMPLET DE 1 20 NUMÉROS _ AU 301 OUEST, RUE ST-ANTOINE GRAND ASSORTIMENT TOUJOURS À VOTRE DISPOSITION Variété de styles à roues interchangeables PRIX SPÉCIAUX POUR QUANTITÉS Roulettes de rechange pour tondeuses, diables, poussettes à provisions, etc.{§| SU SAOIT DE QUIMCAIILERIE-VOUS le trouverez chez pascal DES DÉCLARATIONS BIEN PRÉPARÉES À UN PRIX JUSTE! 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des ouvriers du vêtement pour dames (UIOVD).Ce syndicat de 14 000 membres a en effet clairement défini ses revendications au cours de son congrès, qui s'est tenu ce week-end : \u2022création d'un régime de syndicalisme obligatoire et de la .négociation multipatronale dans l'industrie du vêtement pour dames, comme cela existe dans la construction depuis 1969; \u2022mise au ban du travail à domicile : \u2022facilités accrues pour l'obtention d'accréditations syndicales ; \u2022pressions sur Ottawa pour que les quotas d'importation de vêtements étrangers soient ramenés à leurs niveaux d'il y a deux ans.MARIO FONTAINE « Il faut que le gouvernement sauve l'industrie du vêtement au Québec, sinon on va tous devenir des assistés sociaux *, devait déclarer hier M.Gilles Gauthier, au terme du congrès qui a réuni une centaine de personnes dans la métropole.Réunion importante, car elle se voulait la première manifestation d'une démocratie retrouvée au sein de ce syndicat longtemps marqué par les dissensions et les jeux de coulisse.Au dire des dirigeants de l'UIOVD et du porte-parole de la FTQ, M.Emile Boudreau, qu'on a incidemment nommé adjoint au président du syndicat, la rencontre du week-end a été des plus démocratique et on s'affairera maintenant à mettre en place une structure de fonctionnement de plus en plus à l'écoute des membres.Des membres dispersés et durement affectés par la crise, bien que le nombre de fermetures d'ateliers ait beaucoup diminué au cours des derniers mois.Malgré une hausse des salaires de 11 p.cent l'été dernier, ceux-ci ont dû accepter de rouvrir leurs conventions collectives pour permettre aux employeurs de suspendre durant un an leurs contributions aux fonds de pension.photo Pierre Côté LA PRESSE Gilles Gauthier a été reporté à la présidence de L'UIOVD au cours du congrès de ce syndicat, ce week-end.Emile Boudreau, un permanent de la FTQ, agira comme adjoint au président.?¦H La seule Californie qui vous offre un service pour gens d'affaires tout 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371 can par jour, kilométrage illimité.Aux aéroports de Los Angeles et San Francisco jusqu'au 15 avril 1983.DÉPART\tARRIVÉE 8h00\t12h00 tous les jours 14h00\t19h50 le samedi 15h45\t19h50 sauf le s.amedi SAN FRANCISCO\t 8h00\t12h10tous les jours 15h45\t19h50sauf le samedi VOTRE PRÊT-À-PARTIR POUR LE SUCCÈS.AIR CANADA Détenteur d'un permis du Québec/ Service Connaisseur et Prèt-à-partir sont des marques de commerce d'Air Canada.I \\ I PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 Aux Affaires sociales.V Voici les points saillants de l'entente qui est intervenue lundi dernier entre le Gouvernement et les dirigeants de la Fédération des affaires sociales Bien que rejetées par le Conseil fédéral de la FAS, ces offres demeurent toujours valables mais ne pourraient plus être considérées comme maintenues en cas de grève illégale.Ajustement salarial pour les «Temps partiel».Toutes les personnes travaillant à temps partiel qui gagneront, durant la période du 1er janvier 1983 au 1er avril 1983, moins de 4 141$ (soit 318 $ par semaine, en moyenne) et dont le taux horaire de traitement ne dépasse pas 13 $, recevront un forfaitaire équivalent à la diminution de salaire encourue de janvier à mars 1983.En cas d'invalidité.En cas d'invalidité temporaire, un salarié pourra désormais reprendre son travail peu à peu, sur une base progressive.De l'argent pour les garderies.Le Gouvernement s'engage à majorer de 16% les subventions versées pour chaque place autorisée dans les garderies à but non lucratif dont le conseil d'administration est composé majoritairement de parents et ce, au plus tard le 1er avril 1983.Priorité à l'ancienneté.Dans l'éventualité d'une mise à pied pour cause de fermeture ou de fusion totale ou partielle d'établissement ou de service, la priorité pour le replacement sera accordée en vertu du principe de l'ancienneté.De plus, la personne mutée conserve son ancienneté, son salaire, sa sécurité d'emploi, ses avantages sociaux et ses vacances, et son déménagement est payé si le replacement s'effectue au-delà de 50 km.«Bumping»: statu quo amélioré.En réponse à une demande syndicale, le retour est prévu à la procédure qui était en vigueur dans l'ancienne convention collective, sauf que les chaînes de «bumping» fonctionneront désormais par statut, déplaçant ainsi moins de salariés.faut conclure.+ |4 ^ *fa Gouvernement du Québec A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 FÉVRIER 1983 La majorité silencieuse a trouvé une voix Un groupe est actuellement en train de se constituer afin de réaliser un projet ambitieux: donner une voix à la majorité silencieuse.Il s'agit de l'Association des non-syndiqués du Québec, qui compte déjà 200 membres et espère en rallier 10 000 autres d'ici trois mois.MARIO FONTAINE « La majorité silencieuse n'a pas les moyens de s'exprimer, explique le président de l'association, M.Jean Buffe.Quand il y a des élections, on n'a pas beaucoup de choix, et une t'ois que le gouvernement est au pouvoir, l'électeur n'a plus urand chose à dire.Par contre, les syndicats, eux, ont toujours les moyens de se faire entendre et d'obtenir ce qu'ils désirent.» M.Butte convient qu'il est difficile de donner une voix à ceux qui ne veulent justement rien dire, souvent par paresse à son avis.Il faut pousser les gens, les amener à bouger.Sinon personne ne fera rien, alors qu'au même moment les syndi cats prétendront parler au nom de la population, dit-il.L'Association des non-svndi-ques essaime depuis décembre dernier à partir de Sabrevois.près de Saint-Jean d'Iberville.Ses responsables affirment qu'on y trouve de tout, de la mere de famille aux ouvriers specialises, en passant par les professionnels.On y rencontre même des syndiqués ! Personne, en revanche, du secteur public.Corporatisme D'expliquer M.Buffe: «11 est beaucoup plus difficile de justifier le syndicalisme dans le secteur public que dans le privé: ce sont les enfants natés du système qui prennent la population en otage.» Celui-ci approuve l'imposition des décrets car, à ses yeux, le gouvernement n'avait pas le choix et ne pouvait tout donner aux employés de l'Etat.L'association affirme ne pas se présenter comme redresseur de torts, et ne souhaite pas non plus la disparition du syndicalisme «qui a été nécessaire et le demeure»».Elle s'élève cependant contre ce qu'elle qualifie des abus du système, contre les groupes qui «dépassent les bornes et accaparent les privilèges».Le rôle des syndicats, c'est d'obtenir des avantages pour les travailleurs en général, conclut M.Buffe.Ce dernier considère que ce n'est pas ce qui se passe en ce moment, soutenant que le corporatisme a remplacé le véritable syndicalisme, ce qui favorise des secteurs particuliers au détriment du bien commun.Dessinateur commercial, le président du nouvel organisme prévoit convoquer une première réunion d'information de l'association dans environ trois semaines.A-t-iï peur des repré saiîles?Même s'il n'est pas syndiqué lui-même, M.Buffe s'attend néamoins à subir un certain contre-coup de son action actuelle.Une application rigoureuse du décret sur l'enseignement handicaps multiples qu'une école pour demi-voyants ou frapperait plus durement l'école Victor-Doré pour enfants à demi-entendants.Le décret risque d'augmenter la tâche de 66% dans une école pour sur-handicapés Dominic, huit ans, est un petit garçon très intelligent qui ne peut fréquenter l'école de son quartier parce qu'il est demi-voyant.Il ne pourrait CETTE SEMAINE À PLACE B0NAVENTURE GALERIE DES BOUTIQUES Les Marchands de Place Bonavenhjre et la Fondation du Quebec des Maladies du Coeur vous invitent à Décorer notre arbre de la Saint-Valentin.Chaque contribution vous donne la chance de gagner un de nos magnifiques prix.De plus, vous pourrez participer aux différentes cliniques: tension artérielle, réanimation.Venez assister aux présentations de films et au Saut-O-Thon.Procurez-vous le programme de ces activités gratuites au kiosque de renseignements.CENTRE DE COMMERCE EN GROS Les 2 Jours de l'Ameublement.Mart D'.7-8 fév.Commerçants seulement.HALL D'EXPOSITION 66e convention et exposition \u2014 Nationale annuelle de l'A.C.A.S.Jusqu au 9 février.Commerçants seulement.Exposition nationale annuelle des fournisseurs d'hôtels, restaurants et institutions (Rendez-vous 83).13-16 fév.Commerçants seulement.Place Bonaventure APPRENEZ L'ANGLAIS CHE BERLITZ POUR AUSSI PEU QUE 264$.* Voub ne pensiez pas qu un cours Berlitz pouvait être si abordable7 Eh b»en c est vrai1 En plus de vous enseigner t anglais dans une ambiance détendue et chaleureuse, selon la méthode éprouvée Berliiz reconnue dans le monde entier, nous vous offrons des cours de langue a partir de 264S Et pour vous permettre de partir 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et de programmeur durent huit et sept mois respectivement.2 m O z l U 4) fonctionner dans une classe de 28 élèves.Il y a bien des écoles pour demi-voyants, où les conventions collectives prévoient un maximum de quatre élèves par classe.Mais Dominic n'y a pas accès parce qu'il PAUL ROY souffre en plus de paralysie cérébrale : il ne peut se servir de ses jambes et à peu près pas de ses bras.Alors il reste l'école Victor-Doré, sur le boulevard Crémazie.Sauf que là, la convention prévoit des classes de six ou huit élèves.qui pourraient passer respectivement à huit, 10 ou même 12 élèves avec le décret.Victor-Doré est une école pour handicapés : 124 enfants âgés de 4 à 13 ans, dont la plupart (67,5 p.cent) sont atteints d'infirmité motrice cérébrale.Cette atteinte se traduit par des difficultés à se mouvoir, de l'incoordination motrice et des difficultés d'élocution.Le reste de la population souffre de différents handicaps : dystrophic musculaire, paraplégie, etc.Ces enfants présen- tent également des troubles associés : troubles d'apprentissage, retards académiques, troubles de comportement, problèmes auditifs ou, comme Dominic, visuels.Des « sur-handicapés », au dire de Louise Pelland, enseignante à Victor-Doré.Des enfants qu'il faut habiller et déshabiller, transporter dans ses bras à la toilette.Le « comité des cinq » Mme Pelland fait partie depuis un an d'un comité tripartite (enseignants, parents, direction) qui a tenté notamment d'obtenir que le ratio élevés/enseignants soit amélioré dans la prochaine convention collective à Victor-Doré.D'expliquer Ilu-guette Marier, une autre enseignante : « On a des enfants qui ne sont pas capables de tourner leurs pages, d'autres qui ne peuvent tenir leurs livres, qui ont besoin d'une machine à écrire spéciale pour écrire; un tel, il faut qu'il ait le bras placé de telle façon, ettoutes ces installations, c'est du temps perdu pour la pédagogie.Ce n'est pas du tout le genre de classe où on peut dire : sortez vos livres, on va lire.! » Le « comité des cinq » de Victor-Doré, qui comprend notamment le directeur, Jean-Guy Vincent, et le président du comité de parents, Pierre Morin, le père de Dominic, n'arrive pas à comprendre que le ratio puisse être plus élevé chez lui que chez les demi-voyants et les demi-entendants, qu'il considère moins handicapes.Il tient cependant à préciser qu'il ne conteste d'aucune façon les ratios consentis à ces institutions, mais il dit réclamer la « même justice ».Tâche augmentée de 66 p.cent Qui plus est, affirment les « cinq », deux élèves de plus \u2014 comme le prévoit le décret \u2014 dans une classe de 27 équivaut à une augmentation de 7 p.cent.« Chez nous, explique Louise Pelland, deux élèves de plus dans une classe de six, c'est 33 p.cent de plus; et, si le décret est appliqué rigoureusement, quatre élevés de plus par classe, ça va faire une augmentation de 66 p.cent.C'est comme si on mettait 45 élèves dans une classe ordinaire ! » Ces mesures pourraient permettre de congédier jusqu'à une quinzaine d'enseignants.L'école en compte présentement 27.Et affecter plusieurs services, notamment ceux offerts par des spécialistes en arts plastiques, piscine, musique et éducation physique.Ces activités, au dire du comité, constituent des « moments privilégiés pour la réédu- cation motrice des enfants ».Le comité a récemment produit un vidéo montrant la vie à Victor-Doré.Une scène, parmi d'autres, nous montre un groupe d'enfants s'avançant vers la caméra le long d'un couloir : presque tous se déplacent à l'aide d'appareils divers ; certains, sur des fauteuils roulants, doivent être poussés par des camarades.A Victor-Doré, on aimerait que ce vidéo soit vu par le plus de monde possible.MU ERRATA Veuillez prendre note des corrections suivantes dans le cahier «Qu'est-ce qui mijote chez Simpsons».Veuillez accorder jusqu'à 4 semaines pour la livraison de certains articles.Page 15, article 2.Grille-pain: veuillez ne pas tenir compte du rabais et du prix ordinaire Simpsons.Page 17, article 6.Panier à linge: rouge offert en quantités limitées.Page 22, article 2.Verres sur pied «Xenia»: La description des verres sur l'illustration aurait dû se lire de gauche a droite: verre à eau.sherry, flûte à champagne, liqueur, coupe à Champagne, vin rouge, non tel qu indiqué.Simpsons regrette tout inconvénient causé par ces erreurs.«Estée Lauder » et Simpsons vous invitent à venir rencontrer Richard Haliday, chez Simpsons centre-ville Artiste en maquillage de grand renom, Richard Haliday lancera la collection «Pavillon de couleurs» de «Estée Lauder», du 8 au 12 février, chez Simpsons, centre-ville.Maria Thé-riault, directrice de la formation chez «Estée Lauder» pour la région de l'est du Canada, accompagnera M.Haliday du 10 au 12 février.Mardi et mercredi, les 8 et 9 février\u2014 11 h à 18h Jeudi et vendredi, les 10 et 11 février\u2014 11 h à 19h Samedi, 12 février \u2014 11 h à 17h Prenez rendez-vous en composant 284-4005 Rayon 204, produits de beauté, au rez-de-chaussée, centre-ville.
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