La presse, 9 mars 1983, Cahier A
[" LE SYSTEME DES RISTOURNES REGULARISE CANADIEN 3 TORONTO 3 pages 2 à 4 Hausse de La Hégic des marchés agricoles du Québec vient de décider de régulariser, à compter du 4 avril prochain, le système de ristournes illégales sur les prix de gros du lait de consom- MICHEL OIRARP_ mation que les grosses laiteries versaient à coups de dizaines de millions de dollars par année aux grandes chaînes d'alimentation, et ce depuis 1977.Mais la Régie annonce en outre que les consommateurs devront payer V^eur litre de lait deux cents de plus dès la même date, ce qui est dénoncé par les associations de consommateurs.Cette décision d'abolir les contrôles gouvernementaux sur les prix de gros du lait répond aux besoins maintes fois exprimés par les grosses laiteries (coopératives laitières et grosses laiteries privées) et les grandes chaînes d'alimentation, qui ont longtemps profité de cette pratique des ristournes illégales.En contrepartie, selon lec mémoires que leurs représentants avaient déposés devant la Régie lors des audiences publiques te- du litre de lait nues en janvier dernier sur la remise en question de l'actuel système de contrôle des prix du lait, cette décision de la Régie signifie la disparition et la faillite, à plus ou moins brève échéance, des petites laiteries et des milliers de distributeurs indépendants (les laitiers).À cause d'un pouvoir d'achat et de négociation très faible, les petits et moyens détaillants indépendants perdront vraisemblablement une part de leur marché du lait au profit des grandes chaînes d'alimentation.D'ailleurs, dans des études que la Régie des marchés agricoles a déjà faites sur le sujet, et dont LA PRESSE a copie, il était écrit noir sur blanc que l'abolition des contrôles sur les prix de gros et la pratique des ristournes illégales avantageaient uniquement les grosses laiteries et les grandes chaînes d'alimentation, et ce au détriment de la survie financière des petites laiteries, des distributeurs et des petits détaillants.Selon le directeur de l'Association des distributeurs indépendants du Québec, l'abolition du contrôle des prix de gros signnie « que de 1,000 à 2,000 personnes travaillant comme distributeurs et dans des petites et moyennes laiteries indépendantes se retrouveront à plus ou moins court terme en chômage ».Il ajoute : « La Régie vient de nous donner une belle claque sur la gueule, elle ne pouvait pas faire mieux pour nous forcer à faire faillite ou vendre nos entreprises aux grosses coopératives laitières, lesquelles ont toujours été choyées par les dirigeants de la Régie et du gouvernement du Québec.» voir HAUSSE en A 2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, MERCREDI 9 MARS 1983, 99* ANNÉE, n° 57, 102 PAGES, 9 CAHIERS Mfigtsintr à Laval, e'ttt Mftsintr M LA MÉTÉO: PLUIE PASSAGÈRE, MIN: 1°, MAX: 5°.DEMAIN: NUAGEUX.DÉTAILS PAGE A 2 Weil E L NTR AVA E L Mrët#tMtaLU*l*tt 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C LA TRÊVE PROLONGÉE?fin Camille Laurin: la conciliation devra s'exercer dans un délai de deux semaines.photo UPC QUEBEC \u2014 Même si la conciliation dans le conflit scolaire a débuté hier soir, on ne saura pas avant la fin de semaine si la CEQ recommande de prolonger la trêve qui doit prendre fin lundi prochain, le 14 mars.En fait, c'est la Commission des enseignants des commissions scolaires, lors d'une réunion samedi, qui devrait prendre une décision à cet effet.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec Comme le soulignait hier en conférence de presse le président Yvon Charbonneau.même s'il n'y a pas de progrès tangible en conciliation, il est possible que la commission des enseignants ne recommande pas une reprise de la grève mais plutôt d'autres moyens de pression.M.Charbonneau voulait ainsi atténuer l'impression qu'il avait donnée lors d'une entrevue à la télévision d'État lundi soir à l'ef- fet que la trêve pourrait être prolongée.Tous les intervenants dans le conflit semblent beaucoup miser sur cette conciliation spéciale.Le ministre Laurin a soutenu qu'il fallait favoriser la poursuite du dialogue et tenter un effort ultime pour en arriver à un règlement même s'il ne renonce pas à ses objectifs de base.M.Charbonneau s'est dit satisfait de cette déclaration.Pour sa part, le critique libéral en matière d'éducation, M.Claude Ryan, tout en signalant que le gouvernement aurait pu accepter la conciliation plus tôt puisqu'il s'agit d'un moyen inscrit dans le code du travail, a fait appel à l'esprit de souplesse des deux parties.Les trois conciliateurs qui ont été nommés hier après consultation entre les parties, M.Jean-Claude Lebel.président de la Société générale de financement.M.Louis-Marie Savard, enseignant de La Baie, et M.Ray- mond Désilets, directeur général de relations de travail au ministère du Travail, se sont vus accorder deux semaines pour rapprocher les parties dans le conflit scolaire.Ils sont tous arrivés dans la Vieille Capitale en fin d'après-midi, hier; l'un d'eux, M.Désilets, s'est même plaint de souffrir de la grippe.Ils devaient rencontrer les deux parties en soirée.Les conciliateurs ont reçu comme mandat d'assister les parties dans la poursuite des négociations ; de tenter un rapprochement par tous les moyens jugés utiles ; et d'exercer leur conciliation à l'intérieur d'un délai très court.Ils n'auront cependant pas à rédiger de rapport au terme de leur intervention.En ce qui concerne le secteur primaire et secondaire, les sujets qui seront abordés ont trait à la tâche, la sécurité d'emploi, l'éducation des adultes, au processus d'affectation et de muta- voir CEQ en A 2 SERVICES EN FRANÇAIS L'Hôpital St.Mary's est mis en demeure de respecter la charte page A 8 SOMMAIRE Annonces classées.D 2 à D 8, I F 3 et sports 12 Arts et spectacles.G 1 à G 4 \u2014\"\u2022Cinema.F 7 Bridge.16 Carrières et profes.E 14, E 15 Décès, naissances, etc.D 9, E 13 Économie.F 1 à F 6 Êtes-vous observateur?.D 4 FEUILLETON.D5 Horoscope.D 4 Le monde.B 1 à B 5 Mots croisés.F 7 « Mot mystère » .F 7 Quoi faire aujourd'hui.F 7 Télévision.G \u2014Télé-câble.G 4 Vivre aujourd'hui.E 1 à E 12 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.14 ^Mots croisés.14/ Les femmes, à guichets fermés photo Luc Perrault, LA PRESSE « C'est fini les sous-sols d'église.Nous sommes mûres pour le Forum ou.le stade olympique I » En effet, à la soirée organisée par la revue féministe La Vie en rose, il y avait foule.Les 1,000 places de la salle Joseph Judes sur la rue Laurier, à Montréal, avaient été vendues mais il y avait autant de femmes sans billet qui ont dû aller fêter ailleurs.Avant de se résigner toutefois, elles ont protesté en barrant le chemin aux autres.A l'intérieur, les artistes invitées ont recueilli un vif succès.Les femmes, hier soir, se sentaient proches les unes des autres.Autres informations page A 2.AUJOURD'HUI RUMILLY L'historien Robert Rumil-ly, connu notamment pour son Histoire de la province de Québec, est décédé hier à Montréal, à l'âge de 85 ans.Il était immobilisé depuis plus de deux ans, à la suite d'une attaque de paralysie.page G 3 VICTOIRE Cri de victoire hier au Canada, à la suite de la décision de Washington de ne pas imposer de surtaxe de 65 p.cent sur les exportations canadiennes de bois, sauvant ainsi 75,000 emplois au Canada, dont 15,000 au Québec.page F 1 DU NOUVEAU L'information à la télévision de Radio-Canada fera peau neuve en septembre: un nouveau téléjournal, diffusé à 22h du lundi au vendredi, sera suivi dune émission d'analyse de l'actualité style magazine.page G 1 EDITORIAL Vincent Prince se réjouit de ce que la Commission parlementaire sur l'éducation ait débouché sur la création d'une commission de conciliation susceptible, après avoir prolongé la trêve, d'amener un règlement du conflit.page A 6 fTlETRO et le service i en primes VOIR PAGES B 3, B 4, B 5 4 '0 A 2 FERMETURE D'ESSO La CSN réclame une intervention du fédéral (PC) \u2014 La CSN a dénoncé hier la fermeture de la raffinerie Esso à Montréal-Est et demandé au gouvernement fédéral de réglementer l'industrie de raffinage afin d'empêcher la disparition complète de cette industrie au Québec.« Depuis quelques mois on a fermé ou annoncé la fermeture complète de trois raffineries \u2014 Texaco, BP et Esso \u2014 et on a réduit de façon permanente les activités à la raffinerie Gulf.Seulement deux raffineries sur six, notamment Petro-Canada et Shell, demeureraient en opération », a rappelé la centrale syndicale dans un communiqué.Selon la CSN, la fermeture de plusieurs raffineries de pétrole représente non seulement la perte directe et immédiate de quelques milliers d'emplois dans le secteur du raffinage : ces fermetures pourraient menacer plusieurs milliers d'emplois dans les usines de fabrication de produits chimiques au Québec, déjà fortement ébranlées par la concurrence des nouvelles usines de l'ouest canadien, de l'Ontario et des États-Unis.Les usines de pétrochimie sont directement approvisionnées par les raffineries de pétrole.«Si les usines québécoises de produits chimiques, dont plu- sieurs sont déjà périclitantes, devaient payer d'importants frais de transport pour importer leur matière première de l'Ontario, combien continueront d'opérer face à la concurrence des usines ontariennes qui n'ont pas ces frais de transport à payer», a demandé M.Sylvio Gagnon, secrétaire-général de la CSN.La centale demande au gouvernement fédéral d'intervenir afin d'assurer que la production de pétrole raffiné au Québec continue, comme par le passé, à demeurer égale au volume consommé au Québec.Prenant à partie le ministre fédéral de l'Énergie, M.Jean Chrétien, qui attribue à la diminution des ventes la fermeture des raffineries montréalaises, la CSN fait remarquer quo la diminution de la consommation ontarienne a été aussi forte que la diminution de la consommation au Québec.Mais alors que la capacité de raffinage en Ontario a diminué de 7,5 p.cent (une raffinerie fermée), la capacité de raffinage au Québec sera réduite de près de 40 p.cent si l'on n'em-pèche pas la fermeture annoncée des trois raffineries et le Québec est depuis quelques mois, pour la première fois, un importateur net de produits de pétrole raffiné.CEQ SUITE DE LA PAGE A 1 tion, l'enfance inadaptée et la distribution des fonctions et responsabilités.Bien que la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec n'ait pas jugé bon de recourir à leurs services, préférant des négociations directes avec la partie patronale, les conciliateurs se tiendront à la disposition de la Fédération si elle leur en fait la demande.Entretemps, les négociations directes dans ce secteur porteront sur la tâche, la sécurité d'emploi, l'éducation des adultes et le département.M.Jean-Claude Lebel, président de la SGF, est le choix du gouvernement.Selon le ministre de l'Education, son expérience comme sous-ministre adjoint au préscolaire, primaire et secondaire au ministère de l'Education et comme secrétaire du Conseil du trésor, le qualifie d'emblée pour une telle tâche.La CEQ a retenu pour sa part le nom de M.Louis-Marie Sa-vard qui a acquis une expérience et une crédibilité incontestées dans son milieu.Il a d'ailleurs été président d'un syndicat d'enseignants et trésorier à la CEQ.Quant au choix de M.Raymond Désilets, c'est la CEQ qui l'a suggéré en raison de son ex- périence dans le domaine de la conciliation.La partie patronale sera représentée à la table des négociations de l'enseignement élémentaire et secondaire par le sous-ministre de l'Education, M.Jacques Girard, le coordonnateur des négociations dans le secteur public, M.Lucien Bouchard, deux représentants des commissions scolaires catholique et protestante, MM.Roger Carotte et Peter Krause, ainsi que par M.Michel Crête, directeur général des ressources humaines au ministère de l'Education.La CEQ de son côté sera représentée par son coordonnateur, M.Gilles La voie, le président de la CECS, M.Robert Bi-saillon, un négociateur, M.Denis Leclerc, un représentant de la PAPT, M.Allen Lombard, et un représentant de la PACT, M.Michel Palumbo.A la table du secteur collégial, la partie patronale sera représentée par Mme Michèle Fortin, sous-ministre adjointe à l'enseignement supérieur.M.André Biais, représentant de la Fédération des collèges, M.Jacques Lanoue, coordonnateur des négociations à l'enseignement collégial, et Jean-Louis Longtin.directeur général adjoint au ministère de l'Education.HAUSSE SUITE DE LA PAGE A 1 En décidant par contre d'augmenter le prix du litre de lait de détail de deux cents et de conserver les contrôles sur les prix de détail du lait de consommation ( en continuant a les fixer par ordonnance), la Régie des marchés agricoles permet aux détaillants de conserver leur marge de profit.Du même coup, selon l'Association des consommateurs du Québec, la Régie empêche les consommateurs de pouvoir profiter des ristournes que les grandes chaînes d'alimentation pourront légalement négocier l dorénavant.« Bref, la Régie des marchés agricoles vient de répondre aux attentes des entreprises qui ont le plus profité jusqu'à présent de M*la pratique des ristournes illégales, et les consommateurs, quant à eux, continueront de ne pas profiter de ces imposants rabais, qui auraient pu leur être retransmis si la Régie avait décidé de faire sauter le prix minimum de détail du lait.L'important, pour les consommateurs, aurait été de les protéger avec un prix maximum de détail », d'expliquer un porte-parole de cette association.Selon le directeur de la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec, Pierre Racicot, la Régie des marchés agricoles « aurait dû avoir au moins la décence de ne pas augmenter le prix du lait de détail afin de permettre aux consommateurs de pouvoir profiter de la nouvelle légalisation des millions de dollars de ristournes qui profiteront aux gros détaillants ».« La décision de la Régie confirme une fois de plus que cet organisme para-gouvernemental ( relevant du ministre de l'Agriculture Jean Garon ) cède régulièrement au lobby pratiqué auprès de ses dirigeants par les grosses laiteries et les chaînes d'alimentation », ajoute M.Racicot.Enfin, le président de la Régie des marchés agricoles, Benoit Lavigne, est ravi de la décision de son organisme.« L'absence d'un contrôle au niveau des prix de gros et la possibilité d'accorder des allocations d'efficacité ( le terme utilisé par les laiteries et les chaînes d'alimentation pour désigner les ristournes ) devraient s'avérer bénéfiques », de dire M.Lavigne.La Quotidienne Tirage d'hier 0647 Numero-boni 145717 [~LA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 1 Max.: 5 NUAGEUX ET PLUIE PASSAGERE DEMAIN: NUAGEUX Québec 10 3 01 États-Unis \tMin t\t\tAujourd'hui Ab.tib.\t1\t3\tNuog.pluie OutOO'JÛlS\t1\t5\tNuog.pluie Laurentides\t1\tA\tNuag.pluie ' Cantons de l'Est\t1\t3\tNuag.aver.Mauriac\t-2\t5\tNuog.aver.Québec\t-1\t4\tNuog.aver.Lac-Saint-Joon\t-2\t3\tNuog.aver.' Rimouski\t-3\t2\tNuog.aver.Gaspésie\t-4\t-3\tNuog.aver.Boie-Comeau\t-5\t-2\tNuog.aver.Sept-lles\t-5\t-2\tNuog.aver.Canada\t\t\t Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.Max.2 11 3 17 2 8 24 16 29 7 N.-Orléans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min 13 11 13 5 7 Mas.27 24 17 6 21 les capitales \tMin.Victoria\t8 ' Edmonton\t- 9 Régi na\t-20 « Winnipeg\t-15 Toronto\t4 Freoerkton\t-14 ' Halifax\t-11 Charlottetown\t-12 Somt^ean\t-10 Mai.12 - 3 - 8 - 5 10 0 - 2 - 8 Aujourd'hui Amsterdam Athènes Acopulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 1 7 26 7 6 21 4 2 13 9 9 6 7 17 30 10 12 31 6 11 15 17 18 14 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne 1 18 -10- 2 9 27 - 3 6 5 16 1 17 - 4 - 2 2 7 2 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 MARS 1983 NOUVEL APPEL DU PAPE CONTRE LA VIOLENCE ET L'INJUSTICE La Vierge ne peut être la mère de ceux qui maltraitent ses enfants TEGUCIGALPA (AP, UPI) \u2014 Le pape Jean-Paul II a donné « la grande accolade de la paix » au Honduras, hier, et a renouvelé son appel pour que cessent la « haine, la violence et l'injustice.» Selon les observateurs, le Souverain Pontife a été accueilli par quelque 200 000 catholiques en liesse qui s'étaient massés, souvent vêtus de costumes traditionnels, tout le long du parcours emprunté par le cortège.Le président Roberto Suazo Cordova, qui a assumé ses fonctions en janvier dernier, s'est agenouillé devant le Saint-Père après que celui-ci eut baisé le sol du Honduras à son arrivée.Au peuple, il a lancé : « Je veux donner à chacun de vous la grande accolade de la paix.Sachez que vous avez parmi vous un frère qui se déplace à vos côtés.» Au cours d'une messe en plein air qui lui a permis de consacrer une basilique en l'honneur de la Vierge de Suyapa, il a invité ses interlocuteurs à rejeter ce qui n'appartient pas à l'enseignement de l'Évangile : « La haine, la violence, l'injustice, le manque de travail et l'imposition d'idéologies qui suppriment la dignité des hommes et des femmes.» Devant la basilique, les policiers ont dû renoncer à maintenir les curieux qui se sont rués vers le cimetière où ils grimpaient sur les tombes pour mieux voir le pape.Le Souverain Pontife s'était rendu du Guatemala au Honduras par avion, à bord d'un Boeing 727 spécialement aménagé par téléphoto UPI Le pape embrasse le président Roberto Suazo Cordova à son arrivée à l'aéroport de Tegucigalpa, au Honduras.les lignes aériennes honduriennes.L'aéroport de Tegucigalpa, dans une vallée bordée de col- lines de faible altitude, ne pouvait accueillir le DC-10 pontifical qui est demeuré au Guatemala où le pape est retourné hier soir, après s'être rendu à San Pedro Sula, seconde ville en importance du Honduras.La veille, le pape avait déjà réaffirmé la volonté de l'Église de défendre les Indiens d'Amérique latine contre l'injustice et avait dénoncé l'exécution de six jeunes gens, la semaine précédente, au Guatemala.Au Honduras, il a notamment réclamé une amélioration du sort « des plus démunis » dans un pays où le revenu moyen est de $600 par année.« La Vierge ne peut être la mère de ceux qui maltraitent ses enfants de façon indigne», de s'écrier le Souverain Pontife.Le président Cordova a pour sa part affirmé que le Honduras « ne possède pas de prison où enfermer les idéaux ou les pensées de ses citoyens.» À San Pedro Sula, au nord-ouest de Tegucigalpa, le pape a de nouveau invité le clergé à s'éloigner de la chose politique.«Évitez d'être la proie possible des politiques qui vous manipuleraient ou de vous radicaliser, ce qui pourrait compromettre les fruits de votre mission.» Ne comptant que 224 prêtres au Honduras, l'Église catholique y compte quelque 3 000 diacres, souvent des paysans illettrés, qui y prêchent la Bonne Parole.Après avoir passé la nuit au Guatemala, le Souverain Pontife se rendait aujourd'hui à Belize et devait terminer son périple en Haïti, aujourd'hui, mettant ainsi fin à un voyage de huit jours dans autant de pays d'Amérique latine.Il arrivera à Rome demain.LA CONDITION FÉMININE « Il ne faut minimiser ni les réussites ni le chemin qu'il reste à parcourir» Entre l'instauration de la Journée internationale des femmes, en 1910, et le 8 mars 1983, il faut reconnaître qu'un long chemin a été parcouru, a noté hier Mme Pauline Marois, ministre d'État à la Condition féminine.Mme Marois, qui présentait à l'Assemblée nationale une motion en hommage aux Québécoises, a souligné qu'il ne fallait minimiser ni les réussites ni le chemin qu'il reste à parcourir.Les onze femmes siégeant à l'Assemblée nationale ont toutes pris la parole à l'occasion de la Journée internationale des femmes, de même que trois députés du sexe masculin : Mme Thérèse Lavoie-Roux, député libéral de l'Acadie, a souligné que c'était la première fois depuis 1976 que des hommes intervenaient à l'occasion de la présentation d'une telle motion.Cette dernière a finalement été adoptée à l'unanimité, après deux heures de débat.Précisant que les garderies étaient sa spécialité, Mme Marois a insisté sur l'importance d'améliorer les conditions de travail des employés de garderies, qui sont surtout des femmes, d'augmenter le nombre des places dans les garderies et d'en faciliter l'accès aux familles.Mais, a-t-elle dit, il faut surtout améliorer la formule d'exonération pour les services de garderie qui ne répondent plus aux besoins des familles, et c'est là la grande priorité du ministre, qui espère pouvoir annoncer de bonnes nouvelles à ce sujet sous peu.Plus de députées Nombre d'intervenants ont insisté sur l'importance d'augmenter le nombre des femmes dans ce « club masculin » qu'est l'Assemblée nationale.Le député libéral de West-mount, Richard French, a dit souhaiter que « dans le prochain Parlement, la représentation féminine serait radicalement augmentée ».« Il nous reste toute une coutume politique et bien des structures partisanes à refaire pour que notre Assemblée nationale devienne vraiment représentative », a-t-il dit.« Je ne peux imaginer un défi plus digne de nos énergies.» Mme Lise Bacon, député libéral de Chomedey, a dit pour sa part souhaiter que les femmes du Québec s'intéressent davantage à DISCRIMINATION SALARIALE Plaintes formelles déposées par la CSN 24 33 6 9 Des plaintes formelles de discrimination salariale ont été portées par la CSN, à la Commission des droits de la personne, au cours de la journée internationale des femmes.Les plaintes ont été déposées en vertu des articles 10, 13 et 19 de la Charte des droits et libertés de la personne, articles qui stipulent qu'il est interdit de faire de la discrimination basée sur le sexe.Cette discrimination contenue dans les décrets toucherait, selon la CSN, 23 groupes de travailleuses dans les secteurs de l'éducation et des affaires sociales.«Au mois de novembre 1982, les représentantes et représentants syndicaux du Front commun ont déposé à la table centrale de négociation des demandes visant à corriger la discrimination salariale.Cependant aucun accord n'a pu être conclu avec les représentants du gouvernement et les décrets imposés en décembre maintiennent des salaires discriminatoires pour des catégories d'emplois, ou sont employées majoritairement ou exclusivement des femmes », a déclaré Monique Simard, du comité de condition féminine de la centrale syndicale.Les titres d'emploi qui font l'objet de plaintes sont les suivants : dans le secteur de l'éducation : agent de bureau classe principale, agent de bureau clas-' se I, agent de bureau classe II, auxiliaire de bureau, aide général de cuisine, aide domestique, bibliothécaire.Dans le secteur des affaires sociales 11 s'agit des bibliothécaires, diététistes, spécialistes en alimentation, nutritionnistes, physiothérapeutes, er-gothérapeutes, couturières, aides en alimentation, caissières aux cafétérias, préposés aux cafétérias, préposés aux restaurants, presseurs et préposés à la lingerie.Les plaintes ont été déposées formellement par le président de la CSN, Donatien Corriveau.photo Michel Grovel, LA PRESSE Pauline Marois la chose politique : la politique est faite pour tout le monde, a-t-elle fait remarquer.Mme Louise Harel, député pé-quiste de Maisonneuve, a souligné que depuis 1913, année où les femmes ont obtenu le droit de vote au Québec, 1 114 sièges avaient été occupés à l'Assemblée nationale et que ce nombre n'avait compris que 19 femmes, une proportion de 1,7 p.cent.Affirmant que la pornographie constituait une forme de violence, Mme Harel a demandé au gouvernement d'intervenir le plus rapidement possible afin de mettre fin à l'étalage, dans les kiosques, de revues pornographiques qui sont, bien souvent, placées à la portée des enfants.Mme Lavoie-Roux a souligné, quant à elle, que les femmes seules et âgées et les femmes chefs de familles monoparentales étaient les deux catégories dont les revenus étaient les plus bas au Canada, et elle a demandé PAULINE MAROIS au gouvernement de s'en souvenir en établissant ses priorités.Outre M.French, les deux députés du sexe masculin qui ont pris la parole sur cette motion sont le ministre des Affaires sociales Pierre-Marc Johnson et le député libéral de Louis-Hébert Réjean Doyon.Broadbent Entre-temps, à Ottawa, le chef du Nouveau parti démocratique, Ed Broadbent, a marqué la Journée internationale des femmes en lançant une vigoureuse attaque contre les politiques économiques « anti-féministes » du gouvernement fédéral.« Le programme du 6 et 5 p.cent mis en vigueur par le gouvernement constitue une discrimination à l'endroit des femmes », a-t-il dit : « Jusqu'à maintenant, le gouvernement a appliqué cette mesure aux pensions, et dans cette catégorie, plus de 54 p.cent des prestataires sont des femmes; il l'a appliquée aux allocations familiales, dont la vaste majorité des bénéficiaires sont aussi des femmes; il va maintenant l'appliquer au domaine de l'éducation, et la vaste majorité des gens qui oeuvrent dans ce secteur sont encore des femmes.» Le ministre responsable du Statut de la femme, Judy Erola, a rejeté par ailleurs une suggestion du député NPD Margaret Mitchell en faveur de la création d'un comité permanent sur le Statut de la femme: «Les questions qui affectent les femmes ne les affectent pas seules », a-t-elle dit.« Le divorce, le soin des enfants, les pensions sont des problèmes à la solution desquels nous devons tous participer ».Lucie Pépin Enfin, Mme Lucie Pépin, présidente du Conseil consultatif sur le statut de la femme, a prévenu hier les femmes contre les dangers qui les guettent si elles se laissent gagner par un faux sentiment de sécurité.Ontariens victimes des lois familiales sexistes?LONDON, Ontario (PC) \u2014 Séparé de sa femme, M.Jim Kersey, 39 ans, se dit victime des lois familiales sexistes qui, selon lui, existent en Ontario.Il a réalisé, dernièrement, qu'il n'est pas le seul de cet avis, puisque des dizaines de ses collègues de travail, à l'usine de Talbotville de Ford, se sont présentés à la réunion qu'il a convoquée pour discuter de ces problèmes.Pris à la gorge par des pensions alimentaires trop élevées, les hommes préfèrent souvent quitter leur emploi plutôt que de travailler pour presque rien, signale M.Kersey.Il cite les cas de femmes qui gagnent plus que leurs ex-maris, qui doivent pourtant leur verser une pension alimentaire; de femmes séparées qui vivent avec un autre homme, qui travaille lui aussi; et de femmes qui reçoivent des pensions de deux hommes à la fois pour les mêmes enfants.Deux hommes C'^st le cas de M.Kersey.Il *!33 par mois pour chacun is enfants que garde sa - .'j.ne, mais il est le père de seulement un d'entre eux.Le véritable père des deux enfants, lui, verse $75 par mois pour les deux.En plus, M.Kersey donne $100 par mois à son ex-femme.Son revenu net s'élevant à $1100 par mois, il ne lui reste plus grand-chose après avoir ainsi distribué $500 à son exépouse.-1- i V Jim Kersey Laserphoto CP la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 MARS 1983 C'est un peu à Test du parc Viger (qui sera réaménagé) que veau boulevard Notre-Dame au moyen d'une rampe d'ac-le tunnel de l'autoroute Ville-Marie sera raccordé au nou- ces.photo Jean Goupil, la presse LE GLAS SONNE POUR L'AUTOROUTE VILLE-MARIE Les terrains expropriés en trop voués au.logement Après avoir exproprie et démoli des milliers de logements pour faire place à l'autoroute Ville-Marie, qui devait traverser le bas du centre-ville d'est en ouest, le gouvernement du Québec s'apprête à remettre à Montréal une bonne partie des terrains expropriés dans le but d'y construire des.logements.Après avoir définiti- FLORIAN BERNARD vement sonné le glas de l'autoroute dans sa conception actuelle, hier soir, le ministre des Transports Michel Clair donne finalement raison \u2014 avec dix années de retard \u2014 aux milliers de citoyens qui s'étaient opposés à ce gigantesque oroiet.C'est donc la Ville de Montréal qui, à la suite de négociations avec le gouvernement, héritera des terrains enireprendra dès lors un vaste programme de construction de logements.Malgré le peu de renseignements qui ont pu être obtenus hier quant à cette relance de la construction domiciliaire dans l'Est, il semble que Montréal procédera par des appels d'offres auprès de l'entreprise privée.Ce programme de relance de la construction domiciliaire coïncidera avec la transformation de la rue Notre-Dame en boulevard urbain.Le « nouveau » boulevard Notre-Dame aura six voies qui seront séparées en deux par un terre-plein de 16 pieds de largeur.On y aménagera une vingtaine d'intersections permettant aux voitures de virer à gauche.Un coup triple Cet élargissement de l'actuelle rue Notre-Dame se fera à même les bandes de terrain déjà expropriées.Tous les excédents de terrain seront rétrocédés à Montréal \u2014 à des conditions qui n'ont pas encore été divulguées \u2014 dans le but de mettre en branle un vaste projet de construction domiciliaire tout au long du nouveau boulevard.Pour le gouvernement du Québec, il s'agit d'un heureux coup triple: il apporte une solution au dossier controversé du prolongement de l'autoroute; il permet d'économiser des millions de dollars et, surtout, il relance la construction domiciliaire dans un contexte économique difficile, créant des emplois et suscitant des investissements.Parc Viger et raccordement En confirmant à La Presse, hier, que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec sont d'accord sur l'ensemble du projet, le président du comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre, a ajouté que le parc Viger sera complètement réaménagé et qu'on y construira, à l'est, une voie de raccordement du tunnel de l'autoroute Ville-Marie au futur boulevard Notre-Dame.Il n'est donc pas question de laisser le tunnel déboucher sur le cul-de-sac actuel.Quant aux automobilistes venant de l'ouest, ils pourront poursuivre directement leur route au moyen d'une rampe qui les conduira directement sur Notre-Dame.Les plans de ce dernier projet doivent être prochainement divulgués par Montréal et le gouvernement du Québec.Enfin, M.Lamarre s'est dit extrêmement satisfait du résultat des négociations avec le gouvernement, ajoutant que la solution retenue favorisera énormément le transport en commun, tout en évitant de pénaliser les automobilistes.Trudeau impliqué dans une chicane de.toiture; il réclame $100 000 Le premier ministre Pierre-Elliot Trudeau, qui a fait l'acquisition, en décembre 1980, de la belle et grande maison de l'archirecte Ernest Cormier, au 1418 de l'avenue des Pins (avec l'intention déclarée de venir y demeurer lors de sa retraite de la politique) se serait fait passer un sapin peu ornemental par les constructeurs d'une conciergerie voisine, située au niveau de la rue Redpath.LEOPOLD L1ZOTTE Selon les plans originaux, le toit de cet immeuble devait rester inférieur au plancher du « Level 3 » de la maison Cormier, afin que, de ce palier, ne soit pas obstruée la vue sur le fleuve, sur le centre-ville et sur la rive sud.Cependant, subséquement, on a doté cette toiture non seulement du seul appentis pour appareils mécaniques qu'on devait y loger, mais également de vingt unités d'air climatisé, de dix lucarnes et d'une cinquantaine de boîtes, cheminées et tuyaux divers.Résultat: lorsque le député de Mont-Royal (qui se décrit tout simplement comme contribuable de Montréal) décidera de venir emménager dans son palace où le marbre constitue le matériau omniprésent, il pourra toujours voir le fleuve.Mais il verra aussi cette mini-forêt de tôle galvanisée qu'il n'avait évidemment pas prévue dans le décor.De sa terrasse, qui semblait un peu « miteuse », hier, sous la glace et la poussière, le spectacle sera encore plus désolant, puisque les dalles de ses patios se retrouvent à quelques pieds seulement de cette « profusion » métallique.Trudeau a donc fait déposer au greffe de la Cour supérieure, hier après-midi, une double demande en injonction et en dommages contre la Naschton Investments Ltd, qui a conçu et construit l'immeuble, et mis en cause, par la même occasion, le Ville de Montréal et le ministère des Affaires culturelles.Selon la poursuite, le ministère aurait dû prendre les mesures nécessairs pour faire respecter l'aire tampon qui doit protéger les maisons déclarées historiques comme celle qu'il veut habiter, d'autant plus qu'elle en voisine une autre de même catégorie, la Molson Mansion.Dans un premier temps, donc, le célèbre « contribuable » montréalais demande à la cour d'émettre une injonction qui forcerait les promoteurs du «Redpath » à « bulldozer » littéralement, dans les dix jours, toutes les protubérances de tôle qu'on y trouve présentement.Il soutient dans sa requête qu'on a changé les plans de la toiture après avoir obtenu, par fausses représenta- tions, le permis de construction de la Ville.Dans un second temps, il réclame un premier dédommagement de $100,000 pour le compenser de la dépréciation dont souffre déjà son immeuble, avant même de l'avoir habité.Puis, il réserve évidemment tous recours supplémentaires éventuels, notamment pour assurer la réparation au pavement et aux murs de pierre de l'aire de stationnement, endommagés au cours de la période de construction.Détail qui ne manque pas d'un certain piquant, la poursuite a été enregistrée par la firme légale Heenan, Blaikie, Jolin, Potvin, Trépanier et Gobett, dont l'un des associés senior n'est autre que Me Peter Blaikie, jusqu'à ces dernières semaines président de l'Association nationale des conservateurs canadiens, et toujours l'un des candidats possibles à la succession de Joe Clark.Les MRC peuvent priver les Québécois d'une subvention d'Ottawa Dans le cadre de son programme d'accession à la propriété, le gouvernement fédéral offre une subvention de $3 000 non imposable qui, en plus de faciliter aux citoyens canadiens l'achat d'une première maison, peut contribuer à une reprise dans l'industrie de la construction.Or, pour être admissible au programme, le contribuable doit s'assurer que les assises (ou « footing » comme on dit dans l'industrie) de la maison en construction seront terminées avant la fin d'avril.Hélas, cette année, avec la création des MRC (municipalités régionales de comtés), de nombreux Québécois risquent de rater bien malgré eux l'occasion de toucher ces $3 000.Et voici pourquoi.Lors de la sanction de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le 12 décembre 1979, il avait été décidé que chacune des MRC créées par cette loi sur le territoire québécois devrait adopter son schéma d'aménagement en-deçà de trois ans après la sanction de la loi.Cette adoption, qui a pour effet de geler toute nouvelle utilisation du sol ou toute nouvelle construction (sauf aux endroits où se rendent les systèmes d'aqueduc et d'égoût, situés en bordure d'une rue publique et sur un terrain cadastré), est en vigueur tant que la MRC n'a pas adopté un règlement de contrôle intérimaire.Toutefois, le règlement n'entre en vigueur qu'après son approbation par le ministre responsable, en l'occurrence M.Jacques Léonard, ministre des Affaires municipales.Toujours d'après la loi, le ministre doit accorder cette approbation à l'intérieur d'une période variable de 45 a 90 jours, selon son bon vouloir.Un exemple : la MRC de la Haute-Yamaska Cette situation ayant été portée à notre attention par un citoyen de la MRC de la Haute-Yamaska, il a été décidé de se servir de la démarche de ses dirigeants à titre d'exemple, en retenant que la situation, selon certains, se répète à des dizaines d'exemplaires sur le territoire québécois.Selon les renseignements fournis par Mme Johanne Caouette, secrétaire-trésorier de la MRC de la Haute-Yamaska, le règlement du schéma d'aménagement a été approuvé le 9 décembre, trois jours avant la date limite pour cette approbation.Le même jour, on déposait l'avis de motion pour la résolution concernant le contrôle intérimaire, laquelle a été adoptée le 13 janvier, puis livrée au ministre à Québec dès le lendemain, 14 janvier.Si le ministre avait respecté la durée minimale de réflexion, le règlement de contrôle intérimaire aurait pu entrer en vigueur aussi tôt que le 27 février.Visiblement, il ne l'a pas fait.Et si d'aventure il attendait jusqu'à la limite de 90 jours, le règlement ne sera approuvé par le ministère que le 14 avril prochain, ce qui laisserait à peine deux semaines aux futurs propriétaires désireux de toucher les $3 000 du gouvernement fédéral pour obtenir le permis de construction, excaver le terrain et construire ledit « footing », en supposant qu'ils ont déjà choisi leur entrepreneur et se sont assurés de sa disponibilité pour entreprendre les travaux dès que la chose serait possible.La marge de manoeuvre et d'erreur est très mince, et c'est évidemment risqué.Décidément, ces MRC n'ont pas fini de faire parler d'elles.Un métro sans conducteur Après le BART de la région de San Francisco, il faudra ajouter le VAL (pour véhicule automatique léger) de Lille parmi les métros du monde à pilotage entièrement automatique.Ce métro est déjà en phase de rodage commercial sur 9 km, et l'ouverture officielle est prévue pour le 16 avril, en présence du président de la République, M.François Mitterrand, et du député-maire de Lille, le premier ministre Pierre Mauroy.Ce métro comporte deux caractéristiques avant-gardistes.C'est le premier metro de France accessible aux personnes à mobilité réduite, et c'est aussi le premier métro doté d'un système de portes palières le long des quais.Ces portes ne s'ouvrent que lorsqu'une rame est en station et contribueront à limiter les suicides et à empêcher les maniaques de pousser des usagers devant une rame de métro.4 A quand l'autobus articulé?Le gouvernement de l'Ontario a pris une sage décision en achetant 53 autobus articulés de General Motors, pour ensuite les louer à quatre commissions de transport de la province.Ces autobus peuvent transporter jusqu'à 50 p.cent plus de passagers qu'un autobus ordinaire.avec le même chauffeur, ne l'oublions pas! Il est d'ailleurs assez étonnant qu'on ne retrouve pas ce type d'autobus au Québec, du moins aux heures de pointe sur les lignes à grand débit.Mais on n'a pas encore vu le fin du fin.En effet, selon Transit News Canada, la société ouest-allemande M.A.N.propose un prototype d'autobus de 23 m à deux articulations et à quatre essieux.Propulsé par un moteur de 280 cv, il pourra transporter pas moins de 225 passagers, soit plus qu'un DC-8 allongé! Certains seront surpris d'apprendre que General Motors maintient toujours une usine d'autobus à London, d'autant plus que GM, lors de l'obtention du contrat de 1 200 autobus accordé par le gouvernement du Québec en 1977.avait donné au gouvernement l'assurance que l'usine de Saint-Eustache desservirait désormais l'ensemble du marché canadien.GM a tenu parole pour les autobus conventionnels, sauf que la création d'un nouveau marché, celui des autobus articulés supportés par le gouvernement ontarien, a servi d'heureux prétexte facile à justifier pour réactiver l'usine de London.Récidiviste arrêté peu après la tuerie Chez Louise François Milord, un récidiviste âgé de 26 ans, bien connu des policiers de la CUM, est présentement détenu en vertu d'un mandat du coroner relativement à un double meurtre et à une double tentative de meurtre, survenus tard lundi soir à l'intérieur du bar salon Chez Louise, 2656 est, rue Rachel, à Montréal.RAYMOND GERVAIS Milord, un individu qui mesure six pieds et pèse près de 200 livres, avait un regard dur et froid lorsqu'il a comparu hier matin devant le coroner Jean-Louis Taillon.11 n'a pas bronché devant les déclics répétés des caméras des photographes, et n'a pas tenté de se cacher le visage comme le font souvent les témoins importants qui se présentent devant le coroner.3ref, comme l'a décrit un membre du bureau du coroner, « c'est le genre d'homme que je n'aimerais pas rencontrer dans une ruelle le soir ».Selon les policiers de la CUM, il était 22h55, lundi soir, lorsqu'ils ont reçu un appel pour cause de tapage au bar Chez Louise.A leur arrivée, les policiers ont découvert quatre hommes atteints de projectiles d'arme à feu.Deux des quatre individus atteints sont morts, tandis que les deux autres reposaient hier dans un état satisfaisant aux hôpitaux Saint-Luc «>t Notre-Dame.$ m m?¦ .'.Viv.vABij ' François Milord, 26 ans, a comparu hier devant le coroner à titre de « témoin important ».Moins de trois heures après la fusillade sanglante, les policiers mettaient la main au collet de François Milord, attablé au club Sex-Mania, l'ancien club Paysanne, au 2693 est, rue Ontario.Au moment de son arrestation, Mi- Serge Antaya, 40 ans, mort sur les lieux, avait lui aussi un lourd casier judiciaire.lord portait à sa ceinture le revolver de calibre .38 qui aurait présumément servi lors de l'attentat Chez Louise.L'arme du suspect était chargée à bloc.Mi-lord n'a opposé aucune résistance à son arrestation.Michel Coté, 27 ans, lui aussi mort sur les lieux, condamné en juin 1977 pour meurtre.D'après certaines informations recueillies, la vengeance serait à l'origine de la fusillade de lundi soir.Milord aurait été évincé la veille du bar Chez Louise par son cousin Michel Duf resne, qui est le gérant du club.Il semble qu'une histoire de consommation non payée aurait été à l'origine du différend entre les deux hommes.Milord aurait tout cassé à l'intérieur du bar avant d'y être évincé manu militari par son parent.De toute évidence.Milord n'aurait pas apprécié être traité de la sorte et serait revenu armé d'un revolver, lundi soir, afin de régler ses comptes.Tandis que les deux victimes et les deux blessés s'affairaient à réparer les dégâts causés la veille au club.Mi-lord aurait déchargé son arme en direction des quatres hommes avant de prendre la fuite.C'est grâce à l'excellente description fournie par un des blessés que les policiers ont pu arrêter aussi rapidement le suspect.Lors d'un tel événement, la description du suspect recherché est donnée le plus rapidement possible sur les ondes des radios policières, et les agents des différents districts, selon les habitudes connues de ces individus, font une tournée des établisse-ments'qu'ils fréquentent et réussissent ainsi très souvent à les appréhender, la coutume après un tel coup étant d'aller se soûler.En plus de le soupçonner d'être l'auteur de la fusillade meurtrière, les policiers croient que Mi-lord pourrait être l'auteur d'un vol à main armée commis au dépanneur Tourangeau, 2595 est, la soirée de lundi.La description de l'auteur du hold-up correspondrait à la sienne.Tous connus des policiers Serge Antaya, 40 ans, Daniel Côté, 27 ans.les deux hommes qui ont été tués, ainsi que Michel Duf resne, 27 ans, et Jean-Guy Gauthier, 48 ans, les deux blessés, sont tous fichés à la police.François Milord venait pour sa part de sortir de prison, où il avait purgé une sentence pour tentative de meurtre et possession d'arme illégale.Les deux hommes tués lundi soir possédaient de lourds dossiers judiciaires.Serge Antaya avait fait parler de lui en octobre 1975: alors complice d'un dénommé Denis Martel, il dévalisait une succursale de la Banque Canadienne Nationale, au 310 ouest, boulevard Henri-Bourassa.Ce hold-up devait plus tard donner suite à l'une des plus longues et des plus tragiques chasse à l'homme à Montréal, au terme de laquelle Denis Martel, qui avait pris la fuite dans un mini-bus d'écoliers, devait se suicider après avoir tué le jeune Rui Sa, un bambin âgé de six ans.Quant à Daniel Côté, il avait été condamné à 12 ans pour meurtre, en juin 1977, par le juge Peter V.Shorteno.Côté, avec son complice Gaston Gosselin, avait battu à mort un quinquagénaire, rue Rachel,- un peu plus tôt dans M.Roland (Routier. r Direction du PC: Blaikie dans la course L'ex-président national du Parti conservateur, l'avocat montréalais Peter Blaikie, serait candidat à la direction de cette formation politique lors du congrès qui aura lieu en juin à Ottawa.C'est le lundi 14 mars, qu'il annoncerait officiellement ses intentions.Une partie de son personnel est déjà à l'oeuvre.Cette candidature, du moins au Québec, aurait pour effet de diviser les votes, ce qui avantagerait sûrement Joe Clark qui aura comme principal adversaire le président de l'Iron Ore, Brian Mulroney.Ce dernier devrait annoncer lui aussi sa candidature, le 21 mars.En attendant il assistera, aujourd'hui, au Reine Elizabeth, à Montréal, à un coquetel où l'on retrouvera ses supporteurs.On y attend plus de 1,500 personnes qui inciteront M.Mulroney à poser sa candidature.Cette réunion n'aura aucune influence sur Mulroney qui a déjà décidé depuis bien longtemps de se présenter à un congrès de direction en vue de succéder à Clark.Il avait donné un appui timide à ce dernier avant le congrès de Winnipeg, alors que ses hommes, sur le terrain, n'avaient cessé de multiplier les tractations et les manigances en vue de faire sauter le chef actuel.L'opération a réussi grâce, en partie, aux intrigues de son homme de main, Jean-Yves Lortie et du relationniste Rodrigue Pageau.Des appuis dans toutes les provinces Ayant terminé un mandat de deux ans à la présidence nationale, Peter Blaikie qui a consacré beaucoup de temps à faire la tournée des dix provinces canadiennes, jouit certainement d'appuis importants un peu partout au Canada.Comme Brian Mulroney, l'avocat montréalais Blaikie a aussi l'avantage extrêmement précieux d'être parfaitement bi-linge, ce qui n'est pas exactement le cas pour Joe Clark, qui s'exprime cependant fort convenablement en français.Il n'est pas identifié, comme le président de l'Iron Ore, au monde la haute finance.De plus, sa position constitutionnelle rejoint essentiellement celle de Joe Clark.Mulroney, en ce qui concerne ce dossier, est entaché.Il a en effet appuyé publiquement la démarche de Pierre Trudeau lorsque ce dernier a décidé de rapatrier unilatéralement la constitution canadienne.De personnalité fort agréable, à l'âge de 45 ans, M.Blaikie même s'il n'a aucune chance d'être élu à la direction du Parti conservateur, aura sûrement un mot important à dire dans la campagne qui s'amorce.Ce dernier a déjà fait parvenir une lettre de remerciement, pour services rendus, à tous les présidents des associations de comtés, en se gardant bien toutefois d'annoncer clairement ses intentions, bien qu'il fasse état de la progression du parti au cours des deux dernières années.Le président du PC de la région de l'Outaouais, le notaire Rolan Théorêt.a reçu un lettre de Peter Blaikie en date du 3 mars, qui fait en quelque sorte le bilan de santé de cette formation politique.Ce dernier a confié à LA PRESSE qu'il avait plutôt été surpris de cette lettre en notant: « Je ne l'ai jamais vu de ma vie.Et au congrès de Winnipeg, il ne m'a même pas adressé la parole.Il n'est pas question non plus pour moi d'assister au party de Brian Mulroney aujourd'hui.Je veux prendre un peu de recul avant d'accorder mon appui à un candidat « Mais une chose est certaine.Je n'aime pas la gang qui entoure actuellement Brian Mulroney.J'ai vu de quelle façon ils ont fonctionné lors du congrès de Winnipeg, et j'ai été loin d'être impressionné.Si c'est ce genre d'équipe qui veut la direction du PC, je ne marche pas », a affirmé l'ex-député de l'Union nationale à l'Assemblée nationale.Jusqu'à maintenant, les adversaires de M.Clark sont David Crombie, ex-ministre de la Santé et du Bien-être social dans le cabinet Clark.Micheal Wilson, et le torontois John Gamble.Quel est l'élément le plus important dans le choix d'une propriété?L'emplacement On dit souvent qu'une propriété s'évalue en fonction de trois critères: l'emplacement, l'emplacement.et l'emplacement ! Considérez celui du Sanctuaire du Mont-Royal.Le Sanctuaire est construit dans un secteur sélect, à la lisière d'Outremont.L'Université, les écoles réputées, les centres commerciaux, les églises, les centres hospitaliers renommés ne sont qu'à quelques pas.Le train et le métro seront bientôt a 3 coins de rue.Et la rue Ste-Catherine et le quartier des affaires sont à 10 minutes à peine.Pourtant, le Sanctuaire est un véritable havre de tranquillité.Situé au cœur d'un parc superbe, il est entouré d'arbres, de calme et de verdure.On se croirait à mille lieues de l'animation de la grande ville.Comment aimeriez-vous vivre à la campagne, à 10 minutes de votre travail?Un emplacement incomparable c sancTuâioc du mont-royal 6000 chemin Deacon, Montréal m ce M mm \u2022PHASE 1-OCCI IMMEDIATE ION \u2022 HYPOTHEQUE - 3 ANS - 11 %% \u2022 2 CH.À C.- 1400 Pl.CA.114 500 $ ET PLUS \u20223 CH.À C.- 1800 Pl.CA.152 500 S ET PLUS \u2022 MURB CLASSE 31 Bureau des ventes 738-6000 (De preference sur rendezvous) SEMAINE: 10 H.A 18 H WEEK-END: 11 HA 17 H TAXE SUR L'ESSENCE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 MARS 1983 L'ascenseur de Parizeau monte plus vite qu'il ne descend.QUÉBEC \u2014 Quand il transporte la taxe sur l'essence du ministre Parizeau, l'ascenseur monte plus vite qu'il ne descend! PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Hier, en réponse à une question du critique financier de l'Opposition, le ministre des Finances a réitéré que l'ajustement de sa taxe-ascenseur à la hausse des prix de l'essence du 1er mars se fera dans les délais habituels.Soit dans la troisième semaine de mars.Les consommateurs paieront alors un peu plus de deux cents le litre, selon l'évaluation qu'auront faite les fonctionnaires du ministère des Finances du prix moyen de l'essence a la pompe sur l'Ile de Montréal.Le libéral Daniel Johnson a vainement tenté de faire promettre au ministre Parizeau de repousser de quelques semaines l'application de cette nouvelle taxe.Selon lui, un report de quelques semaines aurait permis de réparer une «injustice» faite aux consommateurs québécois, en janvier dernier, alors que les prix étaient à la baisse et que le gouvernement avait pris une quinzaine de jours de plus que d'habitude pour ajuster la taxe-ascenseur en conséquence.Les consommateurs se sont alors trouvés à payer plus de taxes qu'ils ne l'auraient dû.Si le ministère des Finances a mis cinq semaines, au lieu des trois semaines habituelles, pour faire descendre sa taxe-ascenseur en janvier dernier, c'est à cause de la guerre des prix chez les détaillants d'essence qui empêchait les enquêteurs gouvernementaux de déterminer un prix moyen, a expliqué M.Parizeau, ajoutant que ce n'est pas le cas aujourd'hui.Avant de faire cette réponse, M.Parizeau avait pris le temps de corriger son vis-à-vis libéral, qui l'avait interpelé comme étant « le ministre des impôts », en lui soulignant qu'il trouvait la blague « un peu minable et un p«*u ri- dicule » et en l'invitant à respecter le protocole parlementaire.La tradition parlementaire veut que l'on s'adresse aux élus du peuple en utilisant leur véritable titre.« A l'époque où nous vivons, il faut quand même qu'il y ait un certain ordre dans cette Assemblée », a dit M.Parizeau, qui eût, ensuite, droit à du Monsieur le ministre des Finances.Par ailleurs, M.Parizeau a refusé de dire s'il comptait bientôt mettre fin à l'application de cette taxe instaurée temporairement en novembre 81.Nous ne le saurons, en fait, qu'au moment de la lecture de son discours sur le budget, qu'il doit prononcer aux alentours de Pâques.POUR LE QUÉBEC, $25 MILLIONS DE MOINS QUE PRÉVU Ottawa consacrera $3.9 milliards à l'enseignement post-secondaire OTTAWA \u2014 Le ministre des Finances, Marc Lalonde, a indiqué hier que l'application du programme des six et cinq p.cent aux paiements de l'enseignement collégial et universitaire amènera le fédéral a dépensé $3.9 milliards au cours de l'année fiscale qui débute le premier avril prochain.MAURICE JANNARD de notre bu'ecu dOttawo Pour le Québec, selon des infor-mations confirmées par LA PRESSE, la proposition du fédéral représente des revenus de $25 millions en moins par rapport à ce qui avait été prévu.M.Lalonde a évoqué la première fois la possibilité de limiter à six et cinq p.cent les transferts aux provinces pour l'enseignement post-secondaire lors d'une rencontre avec ses homologues provinciaux lundi dernier à Toronto.Hier, en réponse au chef néo-démocrate Ed Broadbent qui s'insurgeait contre cette limitation, le ministre Lalonde a affirmé à la Chambre des Communes: « En ce qui concerne le gouvernement canadien, cette contribution, dans l'année qui vient, si on applique la formule des six et cinq p.cent par exemple, augmentera de $256 millions ».Pour l'année fiscale 1982-83, Ottawa compte verser un peu plus de $3.6 milliards aux provinces pour le secteur collégial et universitaire.Pour 1983-84, la nouvelle proposition d'Ottawa signifie que $3.9 milliards seront versés aux provinces, a affirmé M.Lalonde.En vertu de la Loi sur les accords fiscaux, Ottawa défraie la moitié environ des dépenses de l'enseignement post-secondaire.Pour limiter la croissance des transferts à six et cinq p.cent durant les deux prochaines années, le Parlement canadien devra légiférer de nouveau et apporter un amendement à la Loi.Sinon, les paiements aux provinces augmenteront entre huit et neuf p.cent par rapport à cette année.Ceci représente la croissance de la production nationale de cette année, chiffre qui sert alors à calculer l'augmentation des transferts fédéraux.Dsns ce cas, les transferts fé- déraux augmenteraient de $325 millions lors de la prochaine année fiscale, comparativement au chiffre de $256 millions indiqué par le ministre Lalonde.La somme de $3.9 milliards prévue pour 1983-81 comprend un montant de $1.8 milliard pour les paiements en espèces et une somme de $2.1 milliards pour les transferts fiscaux, désignés aussi sous le nom de points d'impôts.Le Québec recevra plus de $1 milliard pour l'enseignement dans les collèges et les universités, soit $340 millions en espèces et $680 millions sous forme de points d'impôts, d'après des documents du cabinet du ministre Serge Joy al.La formule du six et cinq p.cent signifie une somme de $25 millions en moins par rapport à la formule basée sur le PNB.Ces informations ont été confirmées tant à Québec, au bureau du ministre Parizeau, que dans la capitale nationale, au ministère des Finances.De son côté, le Secrétaire d'Etat, M.Joyal a indiqué que la Loi des accords fiscaux telle que revisée l'an dernier prévoyait l'établissement d'une nouvelle formule pour l'enseignment postsecondaire à compter du premier avril prochain.Le ministre n'y voit pas non plus l'expression d'une volonté d'Ottawa de contrôler ce secteur provincial.En Chambre, M.Joyal a déclaré que les discussions avec les provinces sur le financement « ne devaient avoir aucun impact sur l'orientation que les collèges et les universités devaient prendre, ceci dans le respect de notre Constitution qui reconnaît la juridiction entière aux provinces dans le domaine de l'enseignement ».Le gouvernement a reçu d'ailleurs un appui important la part de M.Ian Sinclair, président du conseil d'administration du Canadien Pacifique et directeur du comité gouvernemental sur l'application du six et cinq p.cent.«Personne n'aime voir le secteur de l'éducation ou de la santé recevoir moins d'argent, mais nous devons faire face au fait qu'il s'agit d'un temps où des coupures doivent être entreprises », a déclaré M.Sinclair dans une dépêche rapportée par la Presse Canadienne.Avec Perron n V .^4 .V 6 Un placement de 20 $ de semences peut devenir 400 $ de frais et savoureux légumes tout l'été et des conserves pour l'hiver.Le jardinage est maintenant devenu une détente qui vous procurera de très grandes satisfactions.Le plus grand choix de semences de légumes et de fleurs dans le grand Montréal -\u2014 de l'Asperge au Zucchini \u2014 et de l'Alyssum au Zinnia Les tout derniers gagnants «AH America» comprennent entre autres: \u2022 Le pétunia hybride rouge picoté, qui produit des fleurs de 7 cm de diamètre d'un rouge écaiiate avec une bordure blanche.Les plants atteignent 30 cm de hauteur.\u2022 Le piment ornemental « Candle- light* (nouveau), très productif.Les fruits sont verts au départ puis changent au rouge vif.Serre Merrygro Pour une croissance rapide pour toutes sortes de semences, boutures et bulbes.COMPACTE: se place sur le rebord d'une fenêtre ATTRAYANTE : fabriquée d'un rigide plastique vert PRATIQUE: s'ajuste à 4, 8, 16 ou 24 sections indépendantes pour accommoder tous les genres de semis 8,99* ch Combiné plateau et pots de tourbe fertil.Plateau de plastique rigide de 11\" x 21\" contenant 36 pots de tourbe 2W carrés, 100% biodégradable.Repiquez le tout.Plateau réutilisable.3,99$ 515, boul.Labelle, Chomedey, Laval REDI-E ARTH à formule scientifique Ce riche terreau de culture est un mélange de Vermiculite et de mousse de sphaigne enrichi d'engrais formulés de façon précise.D est léger, ne contient aucune semence de mauvaises herbes et n'exige aucune stérilisation s'emploie tel quel ou mélangé à la terre pour plates-bandes, potagers, boîtes à fleurs, plantes d'intérieur ou semis.Sac 4 pintes Sacde^minot 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les magasins et les bureaux étaient fermés.Malgré cela, les policiers et les pompiers étaient nombreux sur les lieux, de même que les ambulances d'urgence-santé.La cause de l'explosion n'a pas été déterminée et une enquête a été ouverte, photo Denis Courviiie, la presse Greyhound poursuivie Les parents de deux jeunes residents de Sainte-Foy tués lors d'une collision entre un camion et un autocar de la compagnie Greyhound, le 21 janvier dernier, entre New York et Montréal, envisagent de poursuivre le transporteur.À New York, des poursuites de $30 millions ont déjà été intentées par une dame de 77 ans passagère du même antocar et qui est maintenant paralysée.Les familles de Catherine Bernard, âgée de !K ans, et de François Matte, âne de 1!) ans, se sont associées pour retenir les services d'un avocat new-yorkais, qui étudie actuellement les recours possible « Tandem» pour faire échec au vandalisme Juan Carlos au Québec Le roi .Juan Carlos d'Espagne participera ce printemps à une chasse au caribou sur la côte nord du Saint-Laurent Les autorités de Schefferville auraient souhaité lui réserver un accueil cordial mais les émissaires du monarque exigent la plus stricte intimité, a-t-on indiqué.Le roi d'Fspagne ne sera pas la seule personne invitée â visiter cette région du Québec au cours de Tannée : un proche» parent du défunt shah d'Iran, le prince Ab-dorre Pahlavi.participera lui aussi à une chasse sur la Côte-Nord.Les autorité*» politiques de Montreal ont décidé de prendre les grands moyens pour enrayer les vols et le vandalisme sur le territoire.Elles croient pouvoir diminuer de 40 p.cent ces actes criminels grace à l'implication immediate de 4, 000 bénévoles dans les quartiers les plus touchés.Il s'agit du projet Tandem, une prise de conscience par la collectivité de la nécessité de s'impliquer dans la sécurité publique.ANDRE PEPIN Le programme, déjà structuré au cours des derniers mois, est mis en branle dés aujourd'hui.Les citoyens des différents quartiers sont déjà consultés et les bénévoles de la sécurité seront recrutés à partir de maintenant.Le président du comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre, a rencontré les journalistes hier pour faire part au public des moyens concrets qu'entendent mettre de l'avant les dirigeants, en collaboration avec la police et les citoyens, pour que le taux de criminalité cesse d'augmenter.En 1981, 43.036 violations de domiciles et 65, 610 vols mineurs ont été enregistres.Comme le taux de solution de ces délits n'est que de 10 p.cent, il existe un besoin pour des programmes communautaires préventifs et innovateurs.En supposant que l'objectif de M.Lamarre et son groupe se réa- lise, ceia signifiera que S.000 citoyens montréalais auront évité, en un an seulement, d'etre victimes d'un délit et que les sommes d'argent ainsi économisées, directement ou indirectement, dépasseront les :;o millions de dollars.La série de moyens rendus publics ont été élaborés par une firme de consultants, soit le Bureau d'interventions cliniques et communautaires.Le B.l.C.C.est l'un des quatre organismes dont les services ont été retenus par la Ville pour appliquer l'opération Tandem dans l'ensemble des quartiers de Montréal.Les autres sont le Y MCA, le Sun Youth Organization et le Centre culturel et sportif de l'Est.Le programme, coordonné par le B.l.C.C, s'appliquera dans huit districts de police qui couvrent en tout ou en partie 35 des 57 districts de la Ville de Montréal.Quelque 684, 000 Montréalais vivent dans ces districts.M.Lamarre a toutefois refusé d'identifier les quartiers où une intervention plus rapide s'impose, dans le but, précise-t-il.de ne pas semer la panique chez les gens.26 moyens Le B.l.C.C.met de l'avant un total de 26 moyens d'action à ap pliquer selon qu'un district est fortement, moyennement ou faiblement touché par la criminalité.Parmi ces moyens figurent l'envoi de dépliants personnali- sés, l'information continue par le biais des moyens de communication locaux, la création de chaînes téléphoniques, la mise sur pied de comités d'évaluation, des travaux d'aménagement du milieu, la réalisation de soirées communautaires d'information, des visites de sensibilisation à domicile.Pour faciliter l'implantation du programme Tandem dans les secteurs sous sa responsabilité, le B.l.C.C.louera temporairement un local dans chacun des huit districts policiers et mettra sur pied un comité de sécurité de l'environnement composé de douze membres représentant majoritairement les citoyens du milieu.C'est par le biais de ce comité que sera mise sur pied une structure de quartier qui favorisera l'implication du citoyen à divers niveaux.Les citoyens désireux de s'impliquer pourront le faire, soit comme responsables de district policier, responsables de district électoral, responsables de rues etc Us pourront, s'il y a lieu, aviser le Service de police dans le but d'une intervention rapide.La structure de coordination de l'opération Tandem sera décentralisée et favorisera la participation soutenue de près de 1.000 personnes, soit huit responsables de districts policiers.35 responsables de districts électoraux, 357 responsables de secteurs (ilôts), 3, 337 responsables de rues ou de maisons de rapport.Quand j'étais petit, je tuais les femmes.Surtout les amies de ma soeur.J'arrivais à cheval ou en moto, ou en hélicoptère, et je leur criais: «Haut les mains!».Et y'en avait pas une qui levait les mains! Même pas ma propre soeur.Même que c'est elle, la niaiseuse, qui disait: «Nanana, c'est pas un vrai fusil! ».Ah ouais, pas un vrai fusil! on allait voir ce qu'on allait voir.Je montais sur le toit du hangar, je sortais de ma poche une lunette télescopique spéciale grande portée que je vissais au canon de mon fusil, et là, bang ma soeur.Bang son amie Chantai.Bang toute la gang.Et puis tiens, puisqu'elle sort pour m'engueuler, bang ma mère! Après tout c'était une femme aussi, la preuve: «Descend de là tout de suite, tu sais que ton père veut pas que tu montes sur le hangar!.» Elle, elle voulais-tu?Je n'ai jamais su.Je me suis aperçu que j'avais beaucoup vieilli le jour où arrivant dans le dos d'une fille, non seulement je ne lui ai pas dit «/faut les mains.'», mais c'est elle qui m'a dit «Bas les pattes!».Et bien sûr, je suis tombé en amour avec la première qui m'a laissé faire.La toute première que j'ai regardé de proche.Drôle de corps aux creux inquiétants, aux pertes mystérieuses.Drôl° de tête d'où sortaient des drôles de questions sur la qualité des choses «Tu m'aimes comment?», sur l'éternité «C'est pour toujours, tu le jures?», et sur les chaussures: «T'aimes mieux les vertes ou les bleues?».C'était seulement les premiers mots de la préface, et déjà je ne comprenais rien.Je ne peux pas me souvenir de toutes celles que je n'ai pas comprises, mais il m'en revient deux en mémoire.Une que je n'ai jamais vue d'ailleurs, la fiancée de mon voisin de lit, à l'armée.Elle iui écrivait tous les jours, et terminait chacune de ses lettres par l'empreinte, de sa bouche, au rouge a lèvres, au bas de la dernière feuille.Cette bouche rouge ouverte sur du papier rose a été mon premier contact avec la pornographie.Quand il me la montrait, j'étais à la fois excité et sale.L'autre à laquelle je pense, a été la moins «journée-internationale-de-la-femme» que j'ai connue.En fait, Marie était plutôt une femme internationale à la journée.Même à l'heure.Elle faisait le truc pour un Turc, au Perroquet Vert, rue Glandevès, dans le quartier de l'Opéra à Marseille.Elle n'en était pas moins en amour avec un marin américain qui accourait dès qu'il faisait escale à Toulon ou même à Gênes.Et comme dans les films, quand le marin en question était un peu gris, il sortait de son portefeuille, la photo de sa femme et de ses deux enfants, assis sur une pelouse, devant un bungalow, dans le Wisconsin.Immanquablement, Marie disait: «Ce que c'est bien chez toi! », et elle faisait circuler le portrait au comptoir du Perroquet Verf: «Regardez les beaux enfants qu'il a!».Ca été mon premier contact avec l'amour.J'ai trouvé ça grand.Encore une fois je n'avais rien compris, puisque lorsque j'ai vécu avec des femmes, je me suis bien aperçu que c'était au contraire très petit.Si petit qu'on se marchait sur les pieds, «ôte-toi de là, je suis tanné!».Je me suis séparé de celle-là parce qu'il fallait que je répète cent fois la même chose: «N'oublie pas de descendre les vidanges, n'oubie pas d'acheter du pain, attend donc pas que je te le dise pour passer la balayeuse.» J'en ai quitté une autre parce qu'elle voulait aller travailler: \u2014 C'est ridicule.Un, tu ne sais rien faire.Deux, il n'y a déjà pas assez de travail pour les gars.Trois, tu vas gagner moins que ce tu vas donner à la gardienne.Quatre, t'es pas bien ici avec les enfants?Si tu voulais pas les torcher, c'était à toi de ne pas en faire.Quand je ne les quittais pas, c'était elles qui partaient en me disant que j'étais odieux.Odieux! je vous demande un peu! faut toujours qu'elles dramatisent.Je me suis quand même marié et de mon mariage, j'ai eu une fille.Enfin, une bien à moi, rien qu'à moi! Celle-là j'allais la mettre à ma main.Je lui ai appris à faire la morte quand je la tuais.Je lui ai appris a détester les bungalows, ceux du Wisconsin comme ceux de Laval, je lui ai appris à ne pas poser des questions idiotes, et je lui ai interdit le rouge à lèvres.Résultat: elle me trouve tuant.Elle n'habite nulle part.Elle ne me parle pas.Elle ne met pas non plus de rouge à lèvres, mais ce n'est pas pour me faire plaisir, c'est pour avoir l'air plus morte.Celle-là autant que les autres est étrangère.J'ai beau faire le tour dans ma tète, pa* une qui ne le soit pas.pas une dont je comprenne la mécanique.Amenez-moi n'importe quel bonhomme, même si je ne l'ai jamais vu, en cinq minutes, j'en saisirai l'essentiel.Amenez-moi n'importe quelle bonne femme, dans dix ans ce sera toujours une étrangère.Bien sûr que je suis sérieux, et je le suis tout autant quand je prétends que c'est la grande majorité des hommes qui partagent mon ignorance.Ce n'est pas que je veuille me cacher dans le grand nombre.C'est juste pour dire aux petites filles, au lendemain de leur fête, que leur route est encore longue.Il n'y a même rien qui prouve que, quelque part, elle croise la nôtre.ATTENTATS CONTRE DEUX CASERNES On sera plus vigilant La sécurité militaire de la base de Montréal (Saint-Hubert) des Forces armées canadiennes qui assure la protection des dix casernes de Montréal ne sera pas renforcée à la suite des attentats à la bombe commis, hier, contre deux casernes du centre-ville.GEORGES LAMON C'est ce qu'a précisé à LA PRESSE, hier, un porte-parole des Forces armées canadiennes, qui a ajouté que les policiers militaires «redoubleront .sûrement de vigilance».«Les mesures de sécurité actuellement (avant l'attentat) en place étaient très bonnes et le demeurent, a précisé le major Gerald Baril, officier d'information régional du Québec des Forces armées.Pour le moment, nous essayons tout simplement de ne pas nous alarmer à la suite de cet incident, il n'empêche que les patrouilles policières militaires seront appelées à accroître leur surveillance, puisque c'est là une de leurs tâches.» Surveillance nocturne Le major Baril a, par ailleurs, précisé que les commissionnaires (les agents de sécurité recrutés parmi d'anciens combattants) seraient probablement appelés à assurer une surveillance nocturne plus longue.Rappelons que c'est le service de sécurité de la base de Montréal (Saint-Hubert), sous la responsabilité du major John Clayton, qui est chargée d'assurer la sécurité des 10 casernes de Montréal.M.Baril a également expliqué que la sécurité militaire n'aurait jamais pu prévoir un tel incident puisqu'elle ne surveille pas continuellement l'extérieur des casernes.DÉLIBÉRATIONS AU PROCÈS DUBOIS-DUBEAU Les jurés décident de célébrer l'anniversaire d'un des leurs Rencontrer une personne avec les mêmes goûts, les mêmes affinités AIMER PARTAGER N'estn$en 1983.\\aintenantl ES SONT 1TEMENT.Mm adidas^ .s $ DE RABAIS Chaussures d entraînement/loisir Adid.is Gazelle en suède Dfm %oA\\ dtmt pr-»itufp N/Pr'M reg 44.99$ f \"« SOLDE 37 98 COMPETITION ; de RABAIS Chaussures de court CompetitlooM0 Oiua m tiM.'c rt «XHjMuiefnMtinr îerveile .nxèitevte tnMtÎMtét fi %rwi»r p»t^\"ru'r A ie\\sm .1 ir»evtof«s IW hommes.^.Ml M IWt CN^.d.T ,^«, (>.*tec H71 1^ MB' ', 0,,.f« j j V 5^9 LES PROMENADES ST BRUNO CENTRE D'AUBAINES SIMPSONS 8O0 tM>oJ !\u2022» Pio>n»oM«a 4991 tu» HjRMft V'»»Miim#M Ov.» N41 lui ri* k ' \" "]
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