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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
La presse plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1983-05-07, Collections de BAnQ.

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[" ?Montréal, 7 mai 1983 volume 1, numéro 13 v.v.-¦ V .Apres deux ans de socialisme.grogne s'installe chez les Français pages 2, 3 et 4 UN ÉCHEC: une économie déficiente stigmatisée par trois dévaluations et un taux de chômage élevé Un manifestant de mai 83: cravate et cheveux blancs UN SUCCÈS une politique étrangère qui, tout compte fait, plaît bien à Ronald Reagan La télématique à domicile: Des colonies de vacances le marché s'anime 1 pour jeunes et aux Etats-Unis personnes agees î Une odeur de poudre Une indicible odeur de poudre flotte sur les bords de la Seine en ce mois de mai 1983.Contrairement à ce mai célèbre de 1968 où une nouvelle gauche se faisait les dents sur le pouvoir exercé alors par le général de Gaulle, c'est la droite cette fois \u2014 les milieux de la santé, commerçants \u2014 qui s'agite contre l'État devenu socialiste.Socialiste?Pas vraiment.Social-démocrate plutôt, mises à part quelques mesures comme la nationalisation des banques.Une social-démocratie par contre qui, à l'envers des démocraties environnantes \u2014 Grande-Bretagne, RFA \u2014 a misé sur la consommation plutôt que sur l'austérité.D'où des problèmes d'ajustement: une consommation qui, axée sur les produits étrangers, a accentué le déficit commercial, provoquant une nouvelle dévaluation du franc.Qui ne serait d'ailleurs pas la dernière.Morose donc cette France qui enregistre cette semaine !e deuxième anniversaire de l'élection de François Mitterrand à la tète de la République française.Le président pourrait se consoler en pensant que seuls les irréductibles de l'opposition de droite lui font la téte.Le mal est beaucoup plus grave, note Louis-Bernard Robi-taille en pages deux et trois.La grogne atteint de larges couches de la population.Une consolation pour l'Elysée: la politique étrangère française a atteint depuis deux ans un haut degré de crédibilité.Il n'est pas jusqu'au président Reagan qui, une fois passées les appréhensions nées de l'élection d'un gouvernement socialiste en pays ami, ne puisse que se féliciter après deux ans de la qualité de ses rapports avec la France, comme le signale Claude Moisy à Washington, en page quatre.Quant à l'éternelle question des relations Paris-Ottawa-Québec, Jean-François Lisée observe en page cinq que deux années de régime socialiste n'ont pas modifié la problématique de base.Le cousinage France-Québec a persisté, auréolé d'ailleurs par le plus important investissement français jamais fait à l'étranger, celui de Pechi-ney dont l'annonce officielle devrait être faite en juin, tandis que la (normalisation) Paris-Ottawa arrive mal à sortir de la torpeur.La Rédaction page 7 page 10 theatre La Juliette, la Janette, la Janine Tout un trio, ces 3 J.Allez vous rhabiller, les 3 L! L'actrice, lau-teure, la metteure en scène: le parfait ménage à trois.Après la télé payante, le théâtre payant: on se dérange beaucoup pour voir ça.Le temps n'a pas d'emprise sur elles, elles n'ont jamais tant travaillé.Leur devise: on lâche pas.À trois, plus d'un siècle d'expérience.Une autre qui a du coeur et de l'ouvrage, c'est La Pour.e.Bientôt quatre-vingts et, entre deux tournées et trois télés, Madame fera incessamment paraître ses mémoires.C'est Manda qui doit être jalouse.< 5 LU < CO \u2014i < \u2022LU oc Z o c/> D es concert Grappelli Le 10 mai au Saint-Denis, donnez à l'éternel Stéphane Grappelli son violon et son archet, il fera le reste.Dans un tout autre ordre d'idées, du 12 au 15 à Wil-frid-Pelletier, Tom Jones, le Britannique le plus sexy depuis Winston Churchill, ondulera du bassin, chaioupera de l'ombilic, aura chaud, ouvrira sa chemise, exhibera une croix d'or sur fond pileux et rendra ostensible dans un pantalon étroitement lié à sa personne un indice Tom Jones toujours à la hausse.En prime, il chantera.à la radio CIBL-FM À 104,5, une radio communautaire.Les BBM ne s'occupent pas deux.Ils devraient.Ses ondes peuvent être captées dans le centre-sud, Rosemont, Hochefa-ga-Maisonneuve et, lorsque les vents sont favorables, de Laval à la Rive Sud.Rien à voir avec le disco à Marithé ou le jet-set à Coco.Très loin de Monsieur CBF-FM, Jean Deschamps dit le crampe.Leur émission-vedette: «Rock et belles oreilles», les vendredis soir.Quatre animateurs maniaques, une saine débilité.Disponible chez eux, 1691 boul.Pie-IX, et dans quelques endroits choisis (Musico Ma-gnac, rue Ste-Catherine).une hilarante cassette réunissant leurs meilleurs sketchs.L'humour leur va aussi bien qu'un veston doré au gars de Century 21.relaxation Ça flotte à Montréal Faute admise à demi pardon-née: les bains flottants existent ici.Trois établissements en ville.3778 rue Saint-Denis, le Centre de relaxation intégrale propose ses deux compartiments.Le corps flotte sans aucun effort dans une eau dont la température est maintenue à celle \u2014 extérieure \u2014 du corps: 34 °C.La porte du compartiment refermée, c'est le noir et le silence absolus.Expérience unique.Au bout d'une heure, une douce musique nous ramène dans notre corps.Québec a le sien: le Relaxorium Alpha.Pour en savoir plus, il en sera question demain soir au 10, à «Science et technologie».cinéma Winter Kills Une sorte de film à clés.Un président américain assassiné, son frère, son père.Départ fulgurant: des années après le drame, le meurtrier, à l'article de fa mort, avoue avoir tué le président au frère de celui-ci et insiste pour lui serrer la main.Grinçant, paranoïaque, drôle.Famille archiri-che, pègre, complots, filière cubaine, pouvoirs occultes.Que des hommes.Les femmes, pour le plaisir, John Huston et Anthony Perkins formidables.Apparition surprise de l'abondante Elizabeth Taylor.exposition) Humour et éclairages Ne raffolant pas des lampadaires victoriens tout neufs de la rue Sherbrooke ouest (nous sommes donc quelques-uns), le designer Jean Rancourt se venge à sa façon de l'administration municipale en exposant chez Moug, 3844 rue Saint-Denis, une vingtaine de superbes lampes toutes fabriquées à partir de rebuts et de matériaux de construction.Chacune porte le nom d'une ville: Rome, Gai Paris, Gdanks, Mem-phremagog, etc.Elles éclairent aussi.La collection «Homère Drapeau» est visible jusqu'au 15 mai.France socialiste: plus grave reste venir euxième anniversaire difficile pour François Mitterrand.Les agriculteurs sont en colère: en Bretagne leurs manifestations tournent à la violence.Depuis deux mois, le monde médical \u2014 étudiants d'abord, hospitaliers maintenant \u2014 est en effervescence: les hôpitaux tournent à 40 p.cent au minimum et là encore les manifestations de rue \u2014 quotidiennes \u2014 prennent un tour inquiétant.Réunis dans un nouveau syndicat indépendant, les petits patrons (et commerçants) de droite descendent dans la rue aux cris de « les gauchos on aura leur peau ».À tel point que les amateurs d'analogies faciles se demandent s'il n'y aura pas cette année un « mai 68 à l'envers», c'est-à-dire une grande explosion sociale contre le régime, mais venant des catégories de droite.Un climat d'incertitude que les dirigeants de la droite entretiennent avec l'air de jouer les modérés: «On ne peut exclure que le gouvernement ait recours à des élections anticipées, dit l'ancien bras droit de Giscard, Michel Po-niatowski, en faisant semblant de le déplorer.« Nous pourrions mettre un million de personnes dans la rue mais nous ne le souhaitons pas.ce serait trop dangereux ».dit un conseiller de Jacques Chirac.Non sans un certain machiavélisme, les leaders de la droite feignent la modération et font assaut de légalisme \u2014 «personne ne conteste la légitimité du président Mitterrand » \u2014 mais en sous main laissent entendre que la situation est près d'être incontrôlable.« Mitterrand doit se soumettre ou se démettre», dit l'ancien premier ministre Chaban-Delmas.D'autres Louis-Bernard Robitaille parlent de «faillite», de «banqueroute».Dans ce tableau plutôt sombre, les syndicats ouvriers n'ont pas lâché le gouvernement, mais ils manifestent une morosité certaine: ils ne sont pas d'accord avec le plan de «rigueur» (pour ne pas dire d'austérité).Ils le seront encore moins dans six mois.Car à peu près tout le monde est d'accord là-dessus: ça ira encore plus mal à la fin de l'année.La droite préoccupée de rigueur et d'équilibre aura encore à se plaindre.À moins d'un nouveau blocage des prix à l'automne, le pari du ministre de l'Économie Jacques Delors sur l'inflation sera perdu : il n'y aura pas huit p.cent à la fin de l'année mais au moins dix PARIS ou onze \u2014 alors que les grands partenaires de la France, Allemagne et Angleterre pour commencer, sont bien en-dessous de cinq p.cent.Le déficit du commerce extérieur, qui aurait dû «tomber» à quelque 10 milliards $ en 83, sera probablement à 15 ou 16, ce qui signifie un nouvel endettement étranger (actuellement supérieur à 50 milliards $, un niveau jugé inquiétant).Mais en même temps, le plan de rigueur décidé après les municipales de mars aura fait ses ravages: baisse du pouvoir d'achat généralisée, hausse importante du chômage (au moins 200000 de plus).«Là-dessus, dit l'économiste Mi- fQuelques succès Apparemment, il est plus facile par les temps qui courrent de réussir en politique que dans le domaine économique.Il y a un domaine où François Mitterrand fait presque l'unanimité: la politique étrangère.Curieusement \u2014 ou bien est-ce là l'explication?\u2014 c'est au moment ou le gouvernement compte des ministres communistes que la politique étrangère française manifeste le plus de clarté et de fermeté: entente cordiale avec l'administration Reagan, expulsion de 47 diplomates soviétiques trop curieux, prise de position en faveur des Pershings.On pourrait dire la même chose pour la défense, dont le budget est pratiquement approuvé par l'opposition: le gouvernement de gauche garde l'armée à l'abri de la crise.Dans le domaine intérieur, le bilan est plus partagé, et surtout plus confus.Le ministre de la Justice, Robert Badinter, a obtenu l'abolition de la peine de mort et des mesures de libération.Le ministre de l'Intérieur, lui, a réclamé \u2014 et parfois obtenu \u2014 des mesures répressives allant en sens contraire.Dans le domaine social, il y a eu les mêmes tergiversations: tel programme « progressiste » (comme le remboursement de l'avortement) était annoncé, puis démenti, puis de nouveau annoncé.Chaque ministre a voulu faire de la réforme à tout prix, avec le risque de cacophonie prévisible. POUR MITTERRAND Un 2e anniversaire sous le signe des tensions sociales chel Beaud, lui-même socialiste, il est évident qu'il faudra au plus tard à l'automne un nouveau plan de rigueur et, dans neuf ou dix mois, une nouvelle dévaluation.» Sombres perspectives pour I hiver.C'est à se demander si le corps social français résistera à cette tempête et s'il n'y a pas risque de dislocation.Dans ce contexte, la gauche bénéficie d'un atout majeur: les institutions fortes (ou rigides) héritées du général de Gaulle.Dans un système parlementaire, la crise de régime serait Imminente.Élu pour sept ans et maître du jeu, Mitterrand peut résister à la pression: comme il n'y a pas d'élections législatives prévues avant 1986, la gauche peut espérer passer la zone des tempêtes avant de se présenter devant l'électorat.Le problème demeure: la gestion de la gauche a-t-elle été si mauvaise?Disons qu'elle a été.dans un premier temps, imprudente, et que ça se paie Par contre, !cc gouvernements disposant, en 1983.d'instruments de mesure sophistiqués, on a su faire machine arrière assez tôt.Ce qui fait que les dégâts sont limités.Enfin une bonne partie des difficultés actuelles tiennent tout bonnement à la situation internationale et aux vieilles pesanteurs de la société française.Rétrospectivement, les quatre premiers mois du régime de gauche ont été ceux de folles extravagances.« Mitterrand voulait à tout prix faire une politique de relance, dit Michel Beaud.Or on savait que la reprise internationale ne serait pas au rendez-vous.Seulement, en cherchant, on trouve toujours un institut de conjoncture pour vous annoncer cette reprise.À force d'auto-suggestion, on s'est convaincus qu'il y aurait reprise, et on a foncé.» Reproche de Beaud: non pas d'avoir appliqué une politique de gauche, mais d'avoir tout fait en même temps, sans établir de priorités.Au cours de l'été 81, on eut droit à tout en même temps: un déficit budgétaire de quelque 25 milliards $, un relèvement de dix p.cent du salaire minimum, de 25 p.cent des allocations sociales.L'annonce de la réduction de la semaine légale de travail, les cinq semaines de congés payés (50 p.cent des salariés étaient à quatre semaines), la retraite à soixante ans.sans compter les nationalisations (cinq groupes industriels, et le système bancaire).Tous les comptes avaient été faits sur la base d'une croissance à trois p.cent \u2014 un chiffre modeste pendant les années fastes, mais qui se révélait très imprudent au moment où des pays comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne an- nonçaient des croissances inférieures à zéro.À la fin de l'annéç, les premiers craquements étaient déjà perceptibles et la croissance était inférieure à 1.5 p.cent.Plus grande encore: «Comme l'annonçaient toutes les études dans ce domaine, dit Michel Beaud, la relance par la consommation, vu l'état de l'industrie française, a surtout relancé les importations: d'où le gouffre du commerce extérieur.Il atteindra les 20 milliards $.Un an après la victoire de la gauche, le prudent ministre Delors réussissait à imposer un premier vigoureux coup de frein.Tous les indicateurs étaient au rouge.Les charges des entreprises avaient été augmentées jusqu'à l'extrême limite: cela pesait sur la compétitivité sur les marchés étrangers et sur l'inflation à l'intérieur.Le niveau de consommation encore trop élevé encourageait le déficit du commerce.Le niveau des prestations sociales provoquait le déséquilibre du budget du gouvernement et de la sécuriié sociaie.ii fallait arrêter les machines et commencer à présenter la facture.C'est ce qu'on fait depuis un an, par à-coups successifs: taxes indirectes, impôts exceptionnels, vignettes sur les tabacs et alcools \u2014 avec une baisse du niveau de vie de un à deux p.cent prévue pour 1983.De mauvais esprits pourraient dire: deux ans après son arrivée au pouvoir, Mitterrand fait finalement une politique de droite.avec l'incompétence en plus.Ce serait injuste.À la CFDT, syndicat de gauche indépendant, Pierre Beck fait les comptes: « Il y a quand même eu le relèvement du salaire minimum de 13 p.cent en pouvoir d'achat en deux ans, la cinquième semaine de congés, la retraite à soixante ans, le relèvement des allocations Et les mesures actuelles de rigueur épargnent environ le tiers le plus défavorisés des Français.Ajoutons à cela que.à coup de subventions il est vrai, le gouvernement a «sauvé» quelque 300000 emplois en offrant de payer des pré-retraites dans les entreprises (les 4 contrats de solidarité).Pour l'instant le chômage n'a pas dépassé les deux millions en France (contre trois en Grande-Bretagne et maintenant deux millions et demi en Allemagne fédérale, qui était pourtant le pays occidental modèle).On peut dire que si le gouvernement actuel réussissait à rétablir les équilibres sur cette base, le bilan ne serait pas exclusivement négatif, bien au contraire.On peut certes, comme le fait Michel Beaud, reprocher à la gauche d'avoir sous-estimé la crise, d avoir pris ses désirs (de relance) pour des réalités et enfin d'avoir voulu tout faire en même temps \u2014 par exemple les nationalisations, qui ont coûté très cher et dont on ne sait toujours pas ce qu'elles vont donner.Une prise de participation à 51 p.cent aurait coûté beaucoup moins cher pour le même résultat.«Il reste, dit-il, que ça va mal partout.Les politiques de déflation mises en oeuvre aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne, provoquent une crise sociale grave.En France, elle n'aurait peut-être pas été supportable.» Autre reproche, majeur et de ca- ractère politique: en arrivant au pouvoir et dans I euphorie de la victoire, la gauche avait sans doute les moyens de tenir un discours de vérité.À la fois sur la gravité de la crise et des sacrifices que chaque catégorie sociale devait consentir.À ce moment-là, dit Pierre Beck de la CFDT, le message aurait peut-être été entendu.Au lieu de cela, on a annoncé des « lendemains qui chantent» pour tout le monde, ou presque.Le réveil est brutal.Le paradoxe dans cette affaire, c'est aue rien ne prouve que la droite aurait fait une politique de rigueur économique beaucoup plus radicale.En tout cas sous Giscard elle ne l'a pas faite.Pendant sept ans, la crise a été largement sous-estimée.Les innombrables féodalités et corporatismes qui régissent la France n'ont pas été affrontés: pendant sept ans, on a cédé à ceux qui criaient le plus fort, les sept millions de fonctionnaires et assimiles, les agriculteurs, les cadres etc.Pendant que les Allemands procédaient à une purge draconienne, le gouvernement français parvenait à maintenir le niveau de vie et à le faire progresser, mais au détriment de l'investissement industriel, en chute libre.Le premier ministre Barre, avec sa rigueur proclamée, avait réussi à tenir le franc sans dévaluation, mais il laissait tout de même, en mai 81, une inflation à près de quatorze p.cent, plus du double du taux allemand.Avec l'aggravation de la crise mondiale, il était évident qu'un gouverne-Suite à la page 4 o O z ~i m-> CO m O 00 CO Suite de la page 3 ment de droite aurait eu à prendre des mesures très sévères après mai 81.Avec des risques d'explosion sociale aussi grave \u2014 ou alors de laisser aller la France vers le déclin.On peut mettre au passif de la gauche sa politique en zig-zag des premiers dix-huit mois: elle a de toute évidence aggravé dans les milieux d'affaire la méfiance dont souffrait à priori (quoi qu'il fasse) ce gouvernement socialiste.Par contre, on ne peut pas être certain que la droite aurait trouvé le courage de prendre les mesures chirurgicales face à la crise: «En France, dit le syndicaliste Pierre Beck sur le ton de l'accusation, jamais aucun gouvernement, par exemple, n'a osé attaquer le lobby des fonctionnaires.» Le plus étonnant, c'est que c'est maintenant la gauche qui met ces mêmes fonctionnaires à contribution (encore modeste) et qui programme une baisse du niveau de vie, à la fois pour rétablir les équilibres financiers et permettre l'investissement industriel.François Mitterrand a donc deux ans devant lui pour réussir à redresser la situation: deux années extrêmement dures où toutes les catégories sociales vont se manifester avec férocité.IS peut compter jusqu'à un certain point sur les centrales syndicales qui ne feront pas la politique du pire (alors qu'elles auraient saboté une austérité de droite dans la mesure du possible).Mais il a une moitié du pays contre lui.«La France est un pays tellement idéologique, dit encore Pierre Beck, que l'affrontement est toujours radical: si la droite est au pouvoir, les forces de gauche sont intolérantes.Et inversement.Si les leaders politiques de la droite évitent de jeter ouvertement de l'huile sur le feu, ils n'ont qu'à laisser faire les forces sociales conservatrices.Chez les patrons de PME, le nouveau syndicat qui se réclame presque de l'extrême-droite fait une percée spectaculaire.Dans cette catégorie de petits patrons, beaucoup font ouvertement la «grève de l'investissement».Chez les commerçants, en assiste à des comportements bien peu civiques: des hausses du pouvoir d'achat spectaculaires en 1982 (20 p.cent) comme pour se garantir à l'avance contre un tour de vis économique.Cet absence de consensus \u2014 gauche contre droite \u2014 rend bien aléatoire l'application d'une politique rigoureuse: la solution traditionnelle en France a été celle de l'inflation, c'est-à-dire de la fuite en avant.Devant les difficultés de £> l'automne, le gouvernement poured rait être tenté de lâcher du lest.~ Une politique laxiste qui mène à < plus ou moins long terme à une si-^ tuation à l'italienne.^ Ou alors le cap de la rigueur est g maintenu contre vents et marées.2 La partie sera de toutes manières < difficile à jouer.Les forces écono-j.miques, largement hostiles au < gouvernement, choisiront-elles un £ demi-sabotage et l'affrontement?2 Le gouvernement serait-il tenté O par des mesures autoritaires dans 5i le domaine économique?Il y a au .\\ I | | \u2022 \u2022\u2022- en > 5 VI > 00 CO LE DÉFI D'UNE CERTAINE POLOGNE Reconstruire «Solidarité» peur Un magasin d alimentation proche de la rue Pulaws-ka.Depuis six heures du matin, plusieurs dizaines dp personnes font la file, attendant l'ouverture des portes.Quand elle se produit.Enfin, un peu après huit heures, commence le long défilé des clients.Mais les rayons sont quasiment vides, et aux gens qui lui demandent du pain, du saucisson, du lait, le marchand ne peut que répondre.«Niema» \u2014 il n'y en a pas \u2014.Arrive une brave dame qui lui adresse gentiment la parole: «Jiendobre.» \u2014 bonjour \u2014 et lui, emporté par l'habitude la coupe: «Niema Jiendobre*.Ce genre d'histoires, vécues ou apocryphes, on en colporte des dizaines à Varsovie et dans le reste de la Pologne.Elles témoignent de cet humour qui, bien souvent, a été le refuge uliime, la dernière protection permettant à la population de ne pas craquer.Et parfois, elles sont l'écho de cette volonté de résistance \u2014 qui caractérise la société polonaise.Comme celle-ci, qui est vraiment arrivée.C'était juste après l'instauration de l'état de guerre.Dans un tramway, montent quatre miliciens en tenue de combat.Tout le monde se tait, et les regarde.Un arrêt.Deux arrêts Trois arrêts.Et toujours le silence.La situation devient insupportable.Le tramway repart, une voix s'élève.Celle d'une femme, jeune, assise en face de son fils, âgé de huit ans.Elle lui explique: «Regarde-les bien Pavel.Ils parlent polonais.Ils ressemblent à des Polonais.Mais ce ne sont pas des Polonais.» Ce sont ces petits actes, ces gestes recommencés chaque jour, cette insoumission collective et calme, cette résistance passive de tous les instants qui permettent à ces hommes et à ces femmes qui vivent un cauchemar de tenir depuis un an.Récemment, une nouvelle pratique s'est développée: le di-g; manche matin après la messe, \u2014 dans certaines paroisses du cen- < tre de Varsovie, les fidèles se pro-% mènent ensemble pendant un petit quart d'heure.Ils ne manifestent 5 pas, aucun slogan n'est crié, on ne ^ brandit pas de banderole, mais < plusieurs milliers de personnes ar-^ pentent les trottoirs de la ville du- rant quinze minutes et cela suffit à uj faire enrager la milice qui n'est t- pas dupe.q Et pendant que l'homme ds la ^ rue trompe son désespoir en multi-% pliant les occasions de tourner les 3 autorités en ridicule, l'opposition i structurée, elle, s organise.Un ancien dirigeant du syndicat, que\" te' Coup dé \"force dû général *° Jaruselski conduisit dans un camp d'internement pour un an nous le disait, à Varsovie, il y a quelques semaines: «C'est vrai, à certains moments nos structures peuvent donner I impression de s'essouffler, mais il faut dire que le travail de nos cadres est loin d èîre simple.Ils doivent suivre deux axes divergents: d'une part renforcer l'appareil clandestin, la commis-sien provisoire et ses instruments, protéger ceux qui ont «plongé» après le 13 décembre 1981 et travaillent dans l'ombre tout en leur donnant :-~-s moyens techniques d'élargir leur champ d'action, et d'autre part occuper le «terrain légal».«Et ça, c'est important: une possibilité de reconstruction du mouvement nous est offerte, même si elle est partielle, par le biais de l'aide aux prisonniers, de l'assistance aux plus démunis, de toute cette prise en charge de la société polonaise qui est nécessaire et qui peut se faire au grand jour.» Et il ajoutait, avec un soupir: «Mais il faut aller lentement, prudemment, nous devons sans cesse tenir compte du fait que la population est fatiguée, qu'un an d'état de guerre a amené les gens à vivre perpétuellement dans la crainte de l'arrestation qui pouvait les frapper ou frapper leurs proches.Sans compter l'usure due à des conditions de vie lamentables.» La fatigue, l'usure.Deux mots qui traduisent bien la réalité polonaise.C'est vrai qu'après l'épreu-ve de «l'état de guerre» avec ses dizaines de milliers d'internement, les mauvais traitements et parfois la mort \u2014 officiellement treize cas de décès dus à des tabassages ou à l'usage d'armes à feu par la police ont été enregistrés.En fait, il y en aurait presque dix fois plus.\u2014 les gens ont besoin de souffler.C'est vrai que la crise économique prend des proportions telles que chacun est frappé dans sa vie de tous les jours.Pour acheter un manteau de qualité, une vendeuse de magasin devra dépenser un mois de salaire, tout est rationné ou hors de prix et malgré tout, la valse des étiquettes se poursuit, rendant chaque jour la vie un peu plus difficile.À tel point qu'il est devenu courant dans certains milieux de faire une double journée de travail et de cumuler deux emplois pour arriver à nouer les deux bouts.Et c'est dans ce climat que l'on se prépare à la visite du pape, dans un mois et demi.Certains s'étonnent et regrettent que le souverain pontife ait accepté d'effectuer cette visite dans les conditions qui prévalent aujourd'hui à Varsovie.Comme cet ancien cadre de «Solidarité rurale»: «La visite de Jean-Paul II ne pourra pas faire Hugues Krasner évoluer la situation, elle n'arrangera rien, mais elle permettra au pouvoir de faire une belle opération de «relations publiques» et d'exploiter sa présence pour faire croire que tout va bien en Pologne.Le pape deviendrait alors l'alibi et l'otage du gouvernement Jaruselski.Pour d'autres, telle cette enseignante de lUniversité de Varsovie, «Jean-Paul II, ce sera la bouffée d oxygène qui nous permettra de tenir encore un peu, qui nous redonnera espoir.Et puis, qui sait, peut-être sa visite donne-ra-t-elle lieu à une mesure d'amnistie.» L'amnistie, un autre theme de discussion qui revient souvent en Pologne.Même si au fond personne n'y croit vraiment.À vrai dire, loin d'être à la clémence le vent serait plutôt à la répression accrue, sur les bords de la Vistule.En janvier, c'était le procès intenté A VARSOVIE Gaz lacrymogènes et jets d'eau, le premier mai, à Gdansk.contre les animateurs de Radio-Solidarité.En mars, s'ouvrait, en province, le procès d'Edmund Ba-luka, leader légendaire des grèves de 1970 sur la Baltique qui.après plus de 10 ans d'exil, était rentré en Pologne quelques mois avant le coup d État.Mais le pire reste à venir.Le pire?Ecoutons un avocat de la capitale: «Dans quelques semaines, quelques mois au plus, les autorités déclencheront une énorme mascarade pseudo-judiciaire, le procès contre les membres fondateurs du comité d'autodéfense sociale, le KOR.qui avait été créé en 1976.pour défendre les ouvriers poursuivis après les grèves d'Ursus et de Ra-dom.On peut dire que ce sont ces hommes \u2014 Jacek Kuron, Adam Michnik, Jan Josef Lipski, entre autres \u2014 qui par leur combat ont permis l'avènement de Solidarité.Et cela, les communistes ne leur ont jamais pardonné.Alors, ils ont mis sur pied un procès qui s'inscrit en droite ligne dans l'héritage des grandes mises en scènes staliniennes des années cinquante.Une dizaine d'intellectuels seront poursuivis pour avoir «tenté de renverser par la force le système politique de la République populaire de Pologne.«Une accusation grotesque, puisque le KOR a toujours insisté sur le caractère pacifique et non violent de son action, mais pour le pouvoir, il ne s'agit que de se venger, et pour cela, tous les moyens sont bons.» Et pourtant, malgré tout, malgré la peur, l'usure, la fatigue, ce n'est pas le découragement qui prévaut en Pologne.En arpentant les trottoirs de Varsovie, on est frappé par cette sourde volonté qui anime hommes et femmes.Un soir, à Varsovie, alors que nous étions arrêtés devant une croix de fleurs à l'ombre de l'église Sainte-Anne, la paroisse des étudiants, et que nous regardions briller dans la nuit les flammes des dizaines de petites bougies posées à même le sol qui témoignent de la patience et de l'espoir de tout un peuple, une amie nous l'avait dit: «Rappelez-vous et dites-le en Occident: Varsovie n'est pas Prague.On ne normalisera pas la Pologne.» ? DEMAIN L'AN 2000 Yves Leclerc epuis un an ou deux, à mesure qu'on sentait l'intérêt pour le vidéotex grand public flancher en Europe et au Canada et qu'on voyait surtout à la télématique un avenir professionnel et institutionnel, un nouveau marché apparemment extrêmement vigoureux se développait aux Etats-Unis.De fait, les Américains qui avaient d'abord négligé cette technologie en faveur de la «privati-que» et des ordinateurs individuels se mettaient à s'y intéresser et dans un premier temps à étudier les systèmes étrangers (Télidon, Prestel.Antiope) puis dans un se cond à développer un «protocole nord-américain», le NAPLPS, très voisin de Télidon.Les résultats d'une étude de marché importante réalisée au cours des deux dernières années par la maison Booz-Allen et Hamilton viennent d'etre rendus publics.D'après un article dans une récen- te édition du magazine «Business Week», ils montrent clairement le pourquoi de ce regain de vie de l'industrie de la télématique aux USA.L'enquête a duré deux ans et a porté sur 700 familles américaines des régions de New York, Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et San Diego (Californie).Chacun des foyers avait été équipé d'un terminal vidéotex et a eu à sa disposition au cours de l'expérience divers «packages» ou ensembles de services couvrant toute la gamme des fonctions habituelles de la télématique.Le premier résultat, c'est que les deux-tiers des familles se disent prêtes à payer environ 15$ par mois pour un abonnement qui comprendrait, entre autres; services bancaires à domicile, téléachats, informations utilitaires et protection contre le vol.Un groupe plus restreint est prêt à payer jusqu'à 50$ par mois pour un service Le vidéotex aux USA un avenir brillant?complet comportant aussi messageries électroniques, protection contre les incendies, réservations à distance, enseignement télématique, etc.«Nous avons été surpris de voir à quel point les gens sont prêts à accepter les services d'information à domicile», dit le responsable de l'étude de Booz-Allen, Michael McLaughlin.Et il prédit que d'ici dix ans, de 17 à 30 millions de foyers des USA seront équipés de tels systèmes.ce qui représente au moins le double des prédictions les plus optimistes faites jusqu à maintenant et qui pourrait constituer un marché de l'ordre de $30 milliards par an pour les fournisseurs d'information et de services divers: banques, câblodistribu-teurs, maisons de vente à distance, agences de publicité.La grande exception qui confirme la règle: le service le moins populaire est celui des nouvelles, alors que depuis le tout début de la télématique, on le considérait comme un des besoins majeurs auxquels il faut répondre.Une explication possible est que les usagers trouvent qu'ils reçoivent assez de nouvelles (le plus souvent mauvaises ces jours-ci) par les journaux, les magazines, la télévision, la radio; ils ne ressentent pas le besoin d'encore une autre source à travers le vidéotex.Autre explication possible: l'at- trait majeur du nouveau système pour beaucoup d'usagers est non pas le supplément d information obtenu ou les services supplémentaires, mais simplement le temps gagné à faire à distance des choses qu'il fallait auparavant se déplacer pour accomplir: aller à la banque, au magasin, à l'agence de voyage.Il est clair que la lecture des nouvelles n'entre pas dans cette catégorie.Quelle importance faut-il accorder au résultat de cette enquête?Son sérieux fait peu de doute.Elle a été réalisée par une maison très respectée, à un coût de 2,5 millions $, financé par 28 entreprises importantes: Bell, Xerox, CBS, Atari, IBM, etc.Pour la première fois en Amérique du Nord, on a procédé au moyen d'un échantillon bien représentatif, dans toutes les régions principales des Etats-Unis et auprès de gens auxquels on donnait d'abord l'occasion de se familiariser assez longtemps avec le nouveau produit avant d'avoir à se prononcer.Cependant, il faut faire quelques réserves.Le «produit» testé avait un caractère purement commercial et ne comprenait aucun versant «public» ou «culturel»; il ne couvre donc qu'une partie des applications de la télématique grand public.Deuxièmement, il n'offrait qu'une forme de vidéotex, alors que plusieurs systèmes sont dis- ponibles, qui diffèrent par l'esthétique, les capacités textuelies et graphiques et les modes d'accès à l'information.Enfin, les clientèles canadiennes et québécoise ne réagissent pas automatiquement comme l'américaine aux mêmes produits, surtout quand ceux-ci ont une incidence culturelle.Il n'en reste pas moins que pour la première fois, on possède des chiffres concrets, basés sur une expérience d'assez longue durée dans plusieurs régions, quand à l'accueil que le public nord-américain est prêt à faire au vidéotex.Et pour la première fois depuis assez longtemps, le pronostic est favorable.Il sera intéressant de voir quel usage en feront les initiateurs canadiens du vidéotex, qui depuis un moment déjà s'écartaient du marché grand public, car tous les indices (notamment les résultats des expériences tentées, par exemple le Vista de Bell Canada à Toronto et Cap-Rouge) leur indiquaient qu'il n'y avait pas là d'avenir dans l'immédiat.S'il n'y a pas un rajustement du tir, le danger est que le travail de pionniers fait ici profite plutôt à des concurrents américains plus récemment venus à la télématique, mais plus audacieux et plus dynamiques dans leur stratégie.Télidon aura-t-il fait autre chose que paver la voie à NAPLPS?ET DE LA 2e SALON DES SCIENCES TECHNOLOGIE du 13 au 22 mai PLACE BONAVENTURE La science en spectacle! \u2022 Communications \u2022 Sciences humaines \u2022 Technologie \u2022 Transports \u2022 Loisir scientifique \u2022 Energie et ressources \u2022 Environnement \u2022 Santé l'événement majeur de Pannée mondiale des communications t J j Vf t1 t Vi Pi* \" »- - - \u2014 _¦ V »' »\u2022 SPÉCIAL PRÉ-VENTE DE BILLETS AVANT LE 12 MA11983 Profitez de la réduction dès maintenant Prix rég.: guichets\tPrix pré-vente Adultes ^S©C\t3,00$ Étudiants et\t Âge d'Or ^©@$f\t2,00$ (carte)\t Enfants\t1,00$ de 6 à 12 ans\t Gratuit pour les enfants de moins do 6 ans Une production de la Société scientifique TECHNICA Renseignements: 951, boul.St-Joseph est, Montréal (514)849-4196 (du lundi au vendredi) Les cartes Visa et Master Charge sont acceptées 2 C « o z rrr > en D ni oo t * t ? PLEIN Al R Albert Tremblay V Futurs amateurs de voile: louez avant d'acheter CO CO Ov < 00 < lu C£ >\u2014 z o CO 00 on an mal an au Québec, les services gouvernementaux émettent quelque 10 000 enregistrements de «petits bâtiments».Les nouveaux propriétaires de bateaux plus gros et plus coûteux choisissent souvent la formule plus complexe de « I immatriculation au registre naval».L'autorité fédérale ne faisant pas la différence entre un transatlantique et un voilier de 40 pieds, il est difficile de savoir combien le sport de la voile se fait de nouveaux adeptes chaque année.Ils se comptent par milliers, ça ne fait aucun doute.La flottille que l'on retrouve regroupée autour des lacs St-Louis et des Deux-Montagnes compte certainement plus de 2 000 voiliers habitables.La flottille du lac Champlain est probablement plus importante.Les Américains eux non plus ne gardent pas de statistiques.Toutes ces transactions ne se transforment pas nécessairement en autant de catastrophes.Et à bord de tous ces bateaux il se trouve davantage d'amateurs de voile heureux que de familles séparées ou de gens désillusionnés.À certaines conditions essentielles, la voile est un sport familial qui peut procurer à l'ensemble des membres dune famille de grandes satisfactions et de merveilleux moments.Ces conditions sont peu nombreuses: \u2022 Il faut accepter d'y mettre le prix.La voile est un sport dispendieux et les nouveaux-venus font souvent l'erreur d'en sous-évaluer le coût réel.Si le bateau gruge une part trop importante du budget familial, il y a bien des chances que l'expérience tourne au désastre.À ce niveau, la plus grande prudence est de rigueur et les projections de dépenses ont tout intérêt à se situer du côté « haut »; \u2022 Il faut choisir avec soin le bateau qui convient au type de voile qu'on envisage de pratiquer.Choisir un bateau de haute perfor- mance quand on rêve de croisières tranquilles est une erreur aussi grave que d'acheter un lourd croiseur lorsqu'on rêve de régates, de vitesse et de performance; \u2022 Il faut choisir le bateau en fonction du plan d'eau qu'on pense utiliser.Un bateau parfaitement à l'aise au lac St-Louis ou au lac Champlain pourra se montrer absolument inconfortable et même dangereux dans le bas du fleuve St-Laurent ou sur la côte Atlantique.\u2022 Si l'on pense impliquer d'autres gens que soi dans l'aventure, il faut être certain que ces autres personnes ne subissent pas ce choix.La dimension d'un bateau conditionne l'importance de l'équipage: vaut mieux se trouver seul sur un petit bateau qu'à plusieurs, embarqués de force, sur un plus gros, surtout si cet équipage est constitué des membres de la famille.\u2022 Il faut savoir naviguer.Certains achètent un bateau, commencent à naviguer sans connaître les moindres rudiments de la conduite d'un bateau.et s'en tirent.Mais ils sont l'exception.Exception souvent faite d'incidents inutiles, d'histoires à faire dresser les cheveux sur la tête.Il y a quelques années, il aurait été impensable de songer à remplir ces conditions avant de se retrouver « maître après Dieu » sur son propre bateau.Il n'existait alors que peu ou pas d'écoles spécialisées, il était peu fréquent de rencontrer quelqu'un susceptible de vous initier à un sport qu'on se plaisait à habiller de mystères et enfin il était difficile sinon impossible de louer un bateau pour avoir la chance de se faire la main.Ces excuses ne tiennent plus.Il existe maintenant de très bonnes écoles de voile qui, pour un prix minime, dispensent en hiver d'excellents cours théoriques sur la pratique de la voile.D'autres écoles prolongent ce cours théorique de stages d'en- traînement pratique sur différents types d'embarcation et sur différents plans d'eau.Enfin, plusieurs compagnies de location permettent maintenant à ceux qui sont tentés par le romantisme de la voile de faire l'essai de quelques jours en mer sous la gouverne et la surveillance d'équipages aguerris.Se lancer dans l'aventure de la voile sans formation et entraînement est une erreur aujourd'hui inexcusable.La meilleure solution consiste sans doute à combiner vacances agréables et formation.Certaines écoles donnent le cours théorique et pratique en même temps que le stage de formation sur une embarcation dont le capitaine est aussi professeur.Il est ainsi possible de vérifier du même coup si le sport nous convient, si le plan d'eau envisagé est agréable, si conjoint et enfants y trouvent la même satisfaction, si l'on peut et on veut apprendre une science qui peut être assez complexe, si on sait maîtriser ses peurs, comment on réagit au mal de mer, si la promiscuité dérange et si finalement cette vie nouvelle convient à la cellule familiale.C'est moins cher que l'achat d'un bateau inutile au bout de quelques mois.C'est plus agréable que subir les incroyables querelles d'un mauvais choix.C'est mille fois mieux qu'un divorce.Un divorce de voile.Le pire des divorces.dit-on.?Adresse utile: La Fédération de voile du Québec 1415 est, rue Jarry, Montréal, Que.H2E 2Z7 (Tél.): 374-4700 La fédération publie «L'annuaire de la voile», un répertoire regroupant l'information destinée aux personnes qui veulent apprendre à faire de la voile ou se spécialiser.Publication disponible à la même adresse.1 $ m La Toyota Camry: une belle M entrée CONDUIRE scene Après une longue et vénérable carrière, la Toyota Corona vient de prendre sa retraite pour céder sa place à une toute nouvelle compacte à traction avant nommée Camry.Cette dernière fait une entrée tardive sur une scène populaire et achalandée où les nombreuses vedettes déjà en place jouent un rôle de premier plan.À côté des Honda Accord, Nissan Stanza.Volkswagen Jetta, Mazda 626 ou de certaines têtes d'affiche américaines comme les voitures K de Chrysler ou les modèles A de General Motors, la Toyota Camry possède toutefois suffisamment d'atouts dans son jeu pour ne pas se contenter d'une obscure figuration.Ne serait-ce que pour la réputation de fiabilité des produits de cette marque japonaise, cette nouvelle venue est assurée d'une place au soleil.L'arrivée tardive de la Camry reflète bien la philosophie de son constructeur.Toyota y est allé prudemment et a pris tout son temps avant de se lancer à l'assaut du secteur le plus animé du marché de l'automobile.Selon son habitude, le numéro un de l'industrie japonaise a laissé aux autres le soin de prospecter avant d'exploiter son propre filon.Cette façon de faire évite nécessairement les expérimentations coûteuses et explique sans doute pourquoi Toyota occupe aujourd'hui le second rang de la production mondiale.Il est donc peu probable par exemple que la Camry succombe aux petits travers (comme les bris de cardan) qui ont affecté bon nombre de tractions avant dans le passé.La voiture est sans doute nouvelle mais on a au moins l'assurance que sa mise au point n'a pas été improvisée et qu'elle a bénéficié d'une longue et sérieuse ébauche.Même si quelques solutions inédites ont été retenues, ce modèle ne s'éloigne pas tellement des techniques éprouvées et ses caractéristiques sont familières: moteur transversal (pour la première Jacques Duval fois chez Toyota), direction à crémaillère avec assistance variable, freins à disque ventilé à l'avant et à tambours à l'arrière et suspension à quatre roues indépendantes avec jambes de force MacPherson et ressorts hélicoïdaux.Seule la transmission automatique est vraiment innovatrice avec ses quatre rapports (dont une surmultiplication) et son système électronique par micro-processeurs qui permet, au toucher d'un bouton, de modifier le régime de passage des vitesses ou de retarder le verrouillage du convertisseur de couple.En somme, le conducteur dispose de 92 ch.à 4 200 tr/mn et offrant un couple exceptionnel à bas régime.Cette mécanique est présentée sous la forme d'un sedan 4 portes de ligne très sobre ou d'un hatchback 5 portes d'un style un peu moins réussi.La Camry n'est livrée ici qu'en version LE pour «Luxury Edition», ce qui signifie que l'équipement de sérfé est assez élaboré.Il comprend, entre autres, la direction assistée, une radio AM-FM MPX à quatre haut-parleurs et le régulateur de vitesse, tandis que le verrouillage cen- Au tableau de bord, les diverses commandes sont bien regroupées et la Camry propose un équipement très complet comprenant, entre autres le régulateur de vitesse ainsi que des glaces et des rétroviseurs à commande électrique.trois modes d'utilisation de la boîte: normal, économie et performance.Il s'agit, précisons-le, de la même transmission automatique que l'on retrouve dans les modèles de haut de gamme de la marque, la Cressida et la Supra.Ajoutons qu'une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports est offerte en équipement de série.Quant au moteur, on a affaire à un 4 cyl.de 2 litres à injection électronique développant tral des portières ainsi que des lève-glaces et des rétroviseurs à commande électrique sont proposés en option.La facture s'élève à 10998$ et il est certain, qu'à ce prix, la Camry n'aura aucun mal à jouer les trouble-fête sur le marché des compactes à traction avant.Pour Toyota, il importait avant tout de réaliser une voiture solide et facile à conduire.L'objectif a été atteint et même si la nature même de ce modèle ne lui permet pas de passer la rampe de façon spectaculaire, il faut bien convenir qu'il offre à peu près tout ce que recherche l'usager moyen.Les performances et le comportement routier ne déclenchent peut-être pas de grandes passions mais se situent néanmoins à un niveau très honnête.Un confrère américain a sans doute bien décrit cette Toyota en affirmant qu'il s'agit d'une voiture «américaine» construite avec tout le soin qui caractérise la production nippone.Rien, en somme, n'est transcendant dans la Camry mais tout est de très bon aloi.Avec un régime maximal peu élevé, le moteur est d'une étonnante discrétion pour un 4 cyl., et il se met en route instantanément.La force de couple étant obtenue également à très bas régime, il se distingue par une souplesse qui, en conduite normale, permet d'oublier sa modeste puissance.Malgré quelques hésitations sans doute propres à la voiture mise à l'essai, le 0-100 krrvh est réalisé en 12,7 sec, ce qui est très respectable si l'on considère que le modèle qui me fut confié était doté de la transmission automatique.Fidèle au caractère de la voiture, la boîte fonctionne avec une douceur peu commune et même les fréquents passages de vitesses associés à l'utilisation d'un 4e rapport surmultiplié sont pratiquement imperceptibles.Je n'ai cependant pas noté de différence appréciable dans les temps d'accélération ou les reprises en sélectionnant l'un ou l'autre des trois réglages disponibles.Sur le mode «performance», les passages de vitesses interviennent à 5500 tr/mn au lieu de 4800 mais cela n'a pas d'effet marqué sur les performances, si ce n'est quelques minces dixièmes de seconde.En retour, la faible consommation relevée au cours de l'essai démontre que ce système n'est pas dépourvu d'efficacité puisque la moyenne ville et route se situe-à ^seulement 9 litres aux 100 km (31 m/g)._ ^.^ j§ !| * ¦ | || g La Toyota Camry dans sa version sedan 4 portes.Ce modèle est aussi proposé avec un hayon arrière de type liftback.Sans être sportif, le comportement routier peut toutefois être considéré comme parfaitement sécuritaire puisque, dans les virages serrés négociés à la limite, la voiture sous-vire et finit par ralentir d'elle-même en s'écrasant sur son train avant.Même par grand vent, la tenue de cap est irréprochable et les mauvaises routes permettent d'apprécier aussi bien la douceur de la suspension que la solidité de la carrosserie.Malgré sa grande légèreté et un petit effet de couple sur des surfaces glissantes, la direction conserve une bonne précision et une rapidité d'action qui inspire confiance.Un freinage d'urgence ne permet pas toujours d'immobiliser la Camry en ligne droite mais, règle générale, les freins apparaissent à la hauteur de leur tâche.Aménagement Par son équipement de série, son confort et son habitabilité, la Camry risque d'empiéter sur les ventes de la Cressida.Elle est notamment plus spacieuse que cette dernière avec une banquette arrière qui offre non seulement un excellent dégagement pour les jambes mais aussi un confort exceptionnel.On peut même ajouter que très peu de voitures de cette catégorie ont autant de déférence pour les passagers arrière.Le même égard est réservé aux occupants des places avant grâce à des fauteuils rembourrés assurant un maintien de tout repos.Le siège du conducteur possède en plus un support lombaire et un coussin d'assise réglable à la verticale de l'avant et de l'arrière.Le tableau de bord très bas et en retrait a un double avantage: il améliore l'espace disponible à l'avant et permet de profiter pleinement du grand pare-brise au chapitre de la visibilité.Les dimensions du traditionnel coffre à gants s'en trouvent diminuées mais c'est un inconvénient que l'astuce des constructeurs japonais a eu tôt de contourner en prévoyant un deuxième coffre à gants au milieu du tableau de bord.L'espace de rangement se complète de bacs dans les portières et d'un compartiment pour les cassettes sur la console.Les diverses commandes sont bien regroupées dans le champ d'action du conducteur et seules celles du système de chauffage sont dissimulées par le volant et peu commodes à utiliser.L'instrumentation comprend un compte-tours mais elle se distingue surtout par une ingénieuse jauge à essence graduée en deux sections avec une seconde moitié qui, pour plus de précision, affiche le dernier quart de la contenance du réservoir.La ventilation et le chauffage ne se prêtent à aucune critique tandis que la finition, malgré une abondance de plastique, est sans bavure.Finalement, le coffre à bagages d'une très grande capacité se signale par sa hauteur inhabituelle (et pratique) et l'on peut simplement déplorer son seuil de chargement encore élevé.Conclusion Par son habitabilité, son confort, son économie et son équipement très complet, la Toyota Camry n'aura certes aucun mal à s'immiscer dans le groupe des compactes à traction avant même si ses principales concurrentes sont aussi très bien nanties.Sans faire de coup de théâtre, la voiture joue son rôle sérieusement et avec une correction qu'on ne retrouve habituellement que chez les vieux routiers.La solidité et la fiabilité associées à Toyota sauront probablement lui donner le p'tit coup de pouce dont elle a besoin pour succéder à la Corona.?LA TOYOTA CAMRY EN BREF TYPE DE VOITURE: sedan 4 portes ou liftback 5 portes, 5 Places.EMPATTEMENT: 260 cm LONGUEUR: 446 cm POIDS: 1075 kg MOTEUR: 4 cyl.en ligne monté transversalement.CYLINDRÉE ET PUISSANCE: 1995 cm3, 92 ch.42000 tr/mn.CAPACITÉ DE CARBURANT: 52,3 litres.BOÎTE DE VITESSE: manuelle 5 rapports, automatique en option.SUSPENSION à jambes de force MacPherson, roues arrière indépendantes.FREINS: disque à l'avant, tambours à l'arrière.DIRECTION: à pignon et crémaillère (assistée).PNEUS: 185/70 SR13 radial.ACCÉLÉRATION 0-100 KM/H: 12,7 SEC.(aut.).REPRISES 80 à 120 KM/H: 10,8 sec.VITESSE MAXIMALE: 165 KM/H.CONSOMMATION VILLE ET ROUTE: 9 litres/100 km (31 m/g).PRIX: 10998$ c en O z \u2014H PO m- > r- CO > m O 5 > 00 CO Un souffle au coeur Dr Gifford Jones SE SOIGNER ette semaine, une intercession auprès des médecins.De grâce, il me semble que nous devrions arrêter de faire peur au monde en leur parlant du claquement de leurs valves du coeur! Evoquons plutôt un son différent, mais cessons d'affoler inutilement les gens en les informant, même sur le ton le plus banal et le plus anodin, que l'auscultation révèle la présence d'un clic mitral.Puisque l'on sait désormais que ces bruits en provenance du coeur ne signifient pas nécessairement une correspondance grave, pourquoi rendre anxieuses des personnes qui ne l'étaient pas?Plusieurs lecteurs mont écrit à ce sujet et demandent, à la suite de ce diagnostic, si une intervention chirurgicale s impose pour corriger cette anomalie du coeur.Connus depuis toujours, ces bruits métalliques anormaux n'impressionnaient guère autrefois parce que d'une part, les «malades» pa- raissaient en bonne santé, et que d'autre part, les médecins attribuaient le déclic à une autre source, quelque part dans la cavité thoracique par exemple.Elle est finie la belle ignorance de ces jours anciens! Des spécialistes ont depuis conçu des appareils capables d'enregistrer les moindres sons du coeur.Le phonocardiogramme et l'échocardiogramme notamment prouvent hors de tout doute que le bruit difforme siégeant à la pointe du coeur est bel et bien dû à une variante de la valvule mitrale.Orifice d'abouchement entre l'oreillette et le ventricule gauche, certaines altérations de la valvule mitrale la font ressembler aux portes battantes d'un bar western oscillant sous une forte poussée.Du mouvement de retour forcé provient le soufflet ausculté.Un examen très minutieux pour le détecter Il n'existe pas de statistiques sur le nombre de personnes affectées d'insuffisance mitrale, mais sur les 107 membres du personnel d'un hôpital examinés au stéthoscope, une étude rapporte que 10 p.cent d'entre eux avaient des modifications des bruits du coeur.L'incidence grimpa à 17 p.cent quand le groupe fut soumis au phonocardiogramme et l'échocardiogramme repéra pour sa part 21 p.cent de «victimes» chez les mêmes cobayes.Avoir un souffle au coeur dépend aussi largement de l'expérience du médecin.Pour permettre de faire un diagnostic précis, il faut examiner le malade dans différentes positions et à plusieurs reprises.Comme par hasard, c'est souvent après avoir été mis au courant de l'existence d'une lésion valvulaire, jusque-là bien tolérée, que plusieurs individus commencent à éprouver des malaises: angine, palpitations, essoufflement et fatigue intense.Cela n'a rien d'étonnant quand on connaît la «cardiophobie» d'une foule de gens.Avouez-leur qu'ils ont un relâchement de la valvule mitrale, ils sont capables d une syncope devant vous! Une malformation de structure avec laquelle on peut vivre Pour rassurer les sceptiques, il faudrait leur mentionner les statistiques compilées par le Dr Fallen du McMaster University.Sur 294 autopsies pratiquées consécutivement, cette malformation n'est apparue que chez seulement 5 p.cent des cadavres.Et pas une fois chez les moins de quarante ans.Ce qui fit fascétieusement dire au Dr Fallen que les sujets avec une cardiopathie valvulaire ne mouraient pas souvent! A moins que leur problème ne se résorbe miraculeusement à l'heure du décèsi Une explication logique s'impose d'elle-même.Le bruit de déclic perçu au moment de l'auscultation est occasionné par une légère malformation ou déformation de structure de la valvule.A la fermeture, son mécanisme émet un son différent.Selon le Dr Fallen, il n'y aurait absolument pas lieu de s'inquiéter de ce bruissement hétéroclite.A mon avis, comme toute vérité n'est pas bonne à entendre, je pense que nous devrions omettre d'en parler au patient.Une note consignée au dossier suffit.Somme toute, rappelle-t-on à ses patients qu'il ont les jambes croches ou le nez dévié?Ne courez donc pas chez le notaire pour rédiger votre testament si l'on vous informe de la présence d'un souffle d'insuffisance mitrale.Nul n'est parfait en ce monde et le corps humain jouit dune grande capacité d'adaptation.Ce n'est pas une maladie à proprement parler, et puisqu'il semblerait que 20 p.cent de l'ensemble de la population vit au rythme de cette cadence, pourquoi ne vous en accommoderiez-vous pas aussi?3 J I ¦» 3.i Claire Dutrisac Le printemps a pris un air morne et froid pour cacher son arrivée.Mais nous savons qu'il est là, prêt à jeter le voile.Les écureuils qui hantent ma terrasse font des bonds impressionnants, se roulent par terre, jouent avec des branches d'arbre tombées au sol.Les oiseaux viennent de plus en plus nombreux se nourrir au perchoir que je leur ai installé.Dans les industries, on demande aux employés de déterminer la date de leurs vacances d'été.Dans les familles, des parents s'emploient à choisir un camp de vacances pour leurs enfants.Une bonne nouvelle Et les personnes âgées, elles?Celles qui sont à domicile et ne peuvent s'offrir le luxe d'un séjour à la campagne, si court soit-il.Celle qui sont dans des institutions mais qui pourraient en sortir quelque temps, pour peu que certaines administrations modifient des règlements par trop contraignants et sortent des ornières où elles se sont enlisées.Que fait-on pour celles-là?Au cours d'une entrevue avec le représentant de I Association des Camps du Québec, M.Raymond Prince, j'ai appris que sept camps VIEILLIR Des colonies de vacances pour jeunes.et gens âgés / ; ¦ f ont actuellement un programme d'été a l'intention des gens du Troisième Age dont la limite d'âge est de 50 ans et plus.En certains cas, l'âge requis est de 60 ans et plus.Certains camps se destinent uniquement à cette clientèle qui grossira avec les ans.D'autres pratiquent un mode de cohabitation avec des enfants, c'est-à-dire que les uns et les autres habitent chacun leur pavillon respectif mais se rencontrent dans diverses activités, comme le cinéma, la danse, le théâtre, le feu de camp, etc.En certains cas, les personnes âgées ont leur mot à dire dans l'élaboration du programme.Mais il faut souligner que partout, on reste entièrement libre de participer ou non aux jeux et activités.Le séjour varie de 7 à 14 jours; parfois, on y vient une semaine, puis on rentre chez soi, quitte un peu plus tard à répéter l'aventure.Chez les gens âgés, l'encadrement est moins rigoureux: un moniteur pour dix campeurs au lieu d'un pour six chez les enfants et un pour huit chez les adolescents.Quatorze autres camps offrent des séjours hors saison aux personnes âgées.La Colonie Sainte-Jeanne-d'Arc, que beaucoup d'entre nous ont connue étant jeu-' nés, reçoit actuellement des filles et des gens âgées mais songent exclusivement à ces derniers.Sa clientèle provient, à 90 p.cent du centre-ville de Montréal.On le voit, il s'agit donc d'une évolution relativement nouvelle.Je désire aussi souligner que les Petits Frères des Pauvres ont été des pionniers dans ce secteur.Ils possèdent deux maisons de vacances pour leurs protégés.Pour riches seulement?Si certains camps demeurent inaccessibles à une clientèle pécuniairement démunie, d'autres ont des prix variant selon les revenus des pensionnaires.Les camps ont de plus en plus tendance à ouvrir leurs portes à nos aînés.D'où vient la clientèle?En dehors de l'Association, cette politique se poursuit.Ainsi, à Saint-Henri, la Corporation de l'Etincelle, un organisme sans but lucratif et dont l'activité principale est de gérer un camp familial dans la région de Joliette.veut construire un pavillon de vacances spécialisé pour les personnes âgées et les handicapés.Au cours du mois, la Corporation tendra la main et tentera de recueillir des fonds pout la réalisation de sesprojets.Au début, généralement, c'était les CLSC (centres locaux de services communautaires) qui fournissaient la clientèle.Le bouche à oreille, le téléphone arabe, comme on dit, fonctionne très bien.Aujourd'hui, en milieu francophone, même si une personne fait des démarches de façon individuelle, le camp la référera au CLSC le plus près de chez elle.L'été, dans certains autres camps, la clientèle est surtout constituée de gens âgés à faibles revenus.De quoi rêver! Les autres saisons, ce sont les clubs de l'Age d'Or qui prennent la relève.Les membres de ces clubs ont généralement des revenus moyens ou même élevés.Les groupes font directement affaire avec le camp.Le séjour au camp M.Prince insiste sur l'accent important mis sur la circulation physique et la santé.On s'efforce de faire acquérir aux personnes âgées de saines habitudes à ce chapitre.Au plan médical, on demande ou exige, selon les camps, des dossiers médicaux pour intervenir rapidement en cas d'accident.Chaque camp doit obligatoirement posséder son propre programme de santé.'Le pavillbh des aînés est doté dé ' - i c chambres doubles, «douillettes» précise M.Prince; l'intérieur est aménagé spécialement pour les besoins des occupants: rampe le long des corridors, cuisine facilement accessibles et possibilité pour les vacanciers de voir cuire leurs aliments.Enfin, le site extérieur évite les trop grandes dénivellations.Les moniteurs sont plus âgés, plus expérimentés que ceux des enfants.Le rapprochement des générations Réunir dans un même endroit des personnes âgées et des enfants ou des adolescents contribuent à rapprocher les générations si éloignées l'une de l'autre.Beaucoup le souhaitent.Tous?L'expérience le dira.On trouvera probablement des gens qui ado- .rent regarder jouer les petits et même prendre part à leurs jeux; d'autres ne rêveront que de paix, de silence et de beauté.La vieillesse ne se résume pas à un seul stéréotype.Elle est aussi variée dans ses goûts et ses aspirations, que la jeunesse.Il reste que maintenant, même sans le sou, même seul et sans famille, même avec des cheveux blancs, on pourra ré-ver «de plages sur les montagnes.;.»i « \u2022f frO failli t t f Requiem pour un jour défunt.ême si vous ne l'avez jamais lu, vous vous souvenez sans doute du quotidien LE JOUR.Aventure dune bande de farfelus selon certains, tentative de création d'un organe d'information libre et indépendant selon d'autres, LE JOUR fut tout cela et bien plus encore.J'y étais, je le sais! J'ai d'ailleurs pris la photo de cette semaine au cours d'un reportage que je réalisais pour le compte de ce journal, sur un film de Jean-Claude Labrecque que l'on étart en train de tourner dans une mai- son privée.À un moment donné, les acteurs se sont mis à répéter une scène pendant laquelle ils se déplaçaient ensemble vers le «sarcophage» qui était installé, avec fleurs et candélabres, au fond du grand salon.Pressentant (3 mois à l'avance) peut-être la fin du journal pour lequel je travaillais, j'eus soudainement l'idée de déposer en douce un exemplaire du JOUR à l'endroit où vous le voyez sur la photo.Les acteurs, qui en étaient à leur quatrième ou cinquième reprise, ont évidemment éprouvé un certain choc.Une fois leur sur- prise passée, ils ont compris et en ont bien ri, tout comme le réalisateur à qui mon intervention d'accessoiriste improvisé a fourni une bonne occasion de détendre un peu l'atmosphère du plateau.C'est souvent ça, l'humour: provoquer la surprise, créer un impact visuel et attendre la réaction.S'il n'y en a pas, c'est raté, on remballe tout et on essaie autre chose! Dans le domaine de l'humour, il n'y a pas d'échappatoire: ça marche ou ça ne marche pas.Et la seule façon de le savoir, c'est d'essayer.Il faut donc, pour être humoriste, posséder soi-même une bonne dose d'aptitude à ne pas se prendre au sérieux parce qu'autrement, faire de l'humour, c'est vraiment pas drôle! Sur le plan technique, les photos qui, comme celle de cette semaine, sont faites sur un plateau de tournage de cinéma (ou de télévision) imposent au photographe d user de la discrétion la plus absolue: pas de flash ni d'appareil bruyant et pas question non plus d'aller se placer dans le champs de la caméra, sous peine d'expulsion instantanée et définitive! La scène est par contre bien éclairée, par des techniciens spécialisés, de sorte qu'il est généralement facile de travailler, si Ion ne se prend pas les pieds dans les câbles qui traînent partout, à des coordonnées d'exposition de l'ordre de 1/250 de seconde à f/8 avec une emulsion de 400 ASA tout en conservant sur la photo une ambiance semblable à celle que le caméraman enregistrera à l'aide de son propre appareil.Cela pose évidemment certaines limites à la créativité mais on trouve parfois des occasions de se reprendre.quand la caméra ne tourne pas! O z > en > m g N 00 Jim Croce est mort le 20 septembre 1973.Sur son dernier disque, posthume par ailleurs, la dernière chanson s'intitule «The hard way every time».Les dernières paroles sur lesquelles nous laisse Jim Croce pourraient se traduire de la façon suivante: «J'ai appris de la façon dure à chaque fois et en chassant ce que je croyais être des rayons de lune je me suis frappé à plusieurs murs.Mais en regardant derrière moi tous ces visages que j'ai déjà été, je suis certainement le premier à dire en me voyant aujourd'hui que je ne n'aL-rais rien fait de différent.» Jim Croce est mort dans un accident d'avion à Natchitoches e~ Louisiane.Quelque temps après sa mort un 45 tours tiré du disque qu'il avait mis sur le marché au début de l'année se rendait en première position des palmarès américains.Dans ce «Time in a bottle » Jim Croce rêve de pouvoir garder le temps en bouteille, de faire durer les jours à jamais.Mais, conclut-il avec une ironie prémonitoire, on ne semble jamais avoir suffisamment de temps pour faire les choses que l'on veut faire après les avoir trouvées.Jim Croce est mort laissant derrière lui photographies et souvenirs, seuls memento, comme le dit cette autre chanson prémonitoire \u2022 Photographs and memories*, de ce qu'il nous a apporté.Il a aussi laissé quelques disques, trois différents encore sur le marché, quelques compilations (greatest hits) que l'on peut toujours se procurer et un double reprenant des chansons faites à ses tout débuts, d'autres faites sur un disque avec sa \"femme et introuvable aujourd'hui et des extraits de concerts jamais publiés.Au total sept disques que Ion va trouver chez les marchands et disquaires du voisinage.Jim Croce le populiste POUR ÉCOUTER Jim Croce a eu une vie difficile.Il a fait trente-six métiers pour gagner sa vie parce que la chanson ne payait pas.Il a été camionneur, plongeur, travailleur de la construction, technicien de téléphone, professeur, disc-jockey, tout en jouant dans les coffee-houses de l'époque à Philadelphie et New York.Enseignant dans le ghetto noir de Philadelphie, sa ville natale, il ne desserrait les poings que pour aggriper sa guitare.Manoeuvre, il se fracasse un doigt avec un marteau-pilon et doit changer son style de jeu.De jobine en jobine il gagne tellement peu sa vie qu'il doit vendre sa collection de guitares pour survivre.Et il voyage, accompagnant sa femme, boursière, au Mexique; représentant l'Association artistique des collèges américains lors d'une tournée au Moyen-Orient et en Afrique; écumant les routes américaines au volant de son huit roues.C'est dans la cabine de son «Big Mack» qu'il a commencé à composer ses propres chansons.Avant il chantait de tout: du folk Jean-François Doré avec son premier groupe, les Spires, du country, des ballades, du rock un peu.C'était un encyclopédiste au sens XVIIIe siècle de la chose, curieux, connaisseur, inventif, créateur et surtout sensible, humain, réceptif.Sa spécialité était le large spectre de la musique américaine de Woody Guthrie à Bessie Smith en passant par Gordon Lightfoot, la musique cajun, amérindienne et j'en passe.Jim Croce avait aussi, peut-être même d'abord, un sens extraordinaire de l'observation doublé d'un talent de conteur remarquable.Toutes ses expériences lui ont donc servi à écrire des chansons.Que ce soit celle de camionneur, par laquelle il nous fait voir sa vie, ses rêves et les États-Unis dans «l've got a name», chanson aussi forte que «Le plat pays» de Brel.Celle d'installateur de lignes téléphoniques qui lui donne l'idée de \u2022Operator», un magnifique poème d'amour.Ou encore celle du ghetto qui nous donne «Big bad Leroy Brown ».Jim Croce était un populiste, tentant de décrire la vie du peuple américain et y parvenant avec une humanité et une maestria hors de I ordinaire, il n'aurait pu y parvenir par un autre chemin.Le conteur n'aurait rien eu à conter s'il n avait vécu tout ce qu'il a vécu.Jim avait cette humanité, cette empathie, ce sens de Ihumour.cette touche de complaisance envers soi-même et ce petit côté «tète heureuse» que le populisme a toujours représenté en littérature.C était un être chaleureux, charmant, sans prétention, avec cette innocence propre aux poètes romantiques.Jim Croce touchait beaucoup de gens, les touche encore d'ailleurs.Sa voix riche, un peu nasillarde, chaude avait un je-ne-sais-quoi de vérité qui touchait plusieurs niveaux d'une chanson à l'autre et même à l'intérieur d'une seule chanson.Il n'était pas ce que l'on peut appeler un beau gosse mais son visage inspirait la franchise, respirait la bonne humeur et la santé intérieure.Il écrivait à propos des gens avec qui il travaillait, à propos de ses voisins, les vôtres et les miens.Il écrivait ce qu'il voyait et vivait, ses observations le portant à la solitude, la sentimentalité, l'amour et la camaraderie.Sur le disque «Jim Croce.Photographs and memories, his greatest hits», il n'y a pas une des quatorze chansons qui ne soit pas belle.Les trois tounes «bande-dessi-née»: Bad.bad Leroy Brown.Rapid Roy (the stock-car boy) et «You don't mess around with Jim», nous montrent son sens de Les échecs dans Guinness en oo o* 5 LU < to < 8 Z O CO i jamais il vous prenait l'envie d'inscrire votre nom dans le livre des records Guinness en jouant aux échecs durant un nombre X d'heures, dites-vous bien que vous n'êtes pas le premier à y avoir pensé.En janvier dernier, deux chauffeurs d'autobus de Bristol en Grande-Bretagne, Roger Long et Graham Croft, décidaient de battre le record mondial de jeu ininterrompu, celui-ci s'établissant à un respectable 168 heures, soit exactement sept jours! On raconte qu'à la fin de la 4e journée, il s'avéra presque impossible de réveiller Roger Long après l'une des trois demi-heures de repos permises quotidiennement.En désespoir de cause, un de ses amis eut la bonne idée de lui baisser ses pantalons et de lui administrer un sac de glace, fraîchement sorti du réfrigérateur.L'effet fut immédiat.Long se réveilla en sursaut et se remit à jouer à temps.Après quoi tout se passa bien, les deux compères allant jusqu'à hausser le record à 200 heures! Après cinq jours de jeu, Long fatigué, tirait de l'arrière par 45%-37%, mais il reprit ensuite du poil de la bête pour terminer en avant par 96-93.Toutes les parties étaient jouer à une cadence normale de tournoi.L'événement a attiré I attention des médias, surtout à partir du mo- 15\u2014 ment où le record était dépassé, et une somme de 500 livres a été amassée et remise à des organis- 16\u2014 mes de charité.Korchnoi-Portisch 3e partie du match Partie anglaise 17- 1\u2014c4 c5 18- 2\u2014Cf3Cf6 19.3\u2014Cc3 Cc6 20- 4\u2014d4 cxd4 21 - 5\u2014Cxd4 e6 6\u2014Cdb5 d5 7\u2014Ff4 (si 7\u2014 cxd5 Cxd5 8\u2014 Cxd5 exd5 9\u2014 Dxd5 Fe6 et les noirs obtiennent des compensations pour le pion 22-sacrifié) .e5 23- 8\u2014cxd5 exf4 24- 9\u2014dxc6 bxc6 25 10\u2014Dxd8Rxd8 26 11 \u2014Cd4 (on avait vu récemment 11\u2014 Td1 Fd7 12\u2014 Cd6 Rc7 13\u2014 Cxf7 Tg8 14\u2014 27 g3 Tb8! 15\u2014 Td2 Fb4!, An-dersson-Tal 4e partie, Mal-mo 1982.Le coup du texte 28 est une nouveauté) .Rc7 29 12\u2014g3Fc5 30 13\u2014Tc1!fxg3 31 14\u2014hxg3 Fa6?(L'erreur décisi- 32 ve.Après 14.Tb8 15\u2014 33 Cb3 Fb4 16\u2014 Fg2 Fe6 les blancs n'auraient qu'un léger avantage.) Cxc6! Fb7 (Si 15.Rxc6 16\u2014 Ca4 Cd7 17\u2014 Cxc5 Cxc5 18\u2014Th5! gagne.) Ca4! Fxf2 (Les noirs perdraient aussi après 16.Fxc6 17\u2014 Txc5 Rb7 18\u2014 Txc6 Rxc6 19\u2014 Fg2 Rd6 20\u2014 Fxa8 Txa8.) \u2014Rxf2 Ce4 \u2014Rg1 Fxc6 \u2014Fg2 Tae8 \u2014Th4 f5 \u2014g4 f4 (Était impossible 21.g6 22\u2014 gxf5 gxf5 23\u2014 Th5 et les blancs gagnent une pièce.Le reste de la partie ne pose plus de difficultés pour Korchnoi.) \u2014Txc6 Rxc6 \u2014Cc3 Rc5 \u2014Fxe4 Rd4 \u2014Ff3 Tb8 \u2014Ca4! Tb4 (Tombant dans un piège mais la partie était perdue de toute façon.) \u2014 Th5! Td8 (si 27.Txa4 28\u2014 Td5 Re3 29\u2014 Td3 mat, ou 28.Rc4 29\u2014 b3) \u2014b3 h6 \u2014Rf2 Td6 \u2014Tf5 g5 \u2014Tf7 Re5 \u2014Txa7 Td2 \u2014Cc5 Tbd4 34\u2014Ta6! Td6 35\u2014Ta5! 1-0 (Les noirs perdent encore du matériel.) Prochains tournois 4e tournoi de l'Est au Club d'Échecs international du Canada, 1240 Drummond (Métro Peel), les 13, 14 et 15 mai.Système suisse de cinq rondes, quatre sections (ouverte à tous, moins de 1 800, moins de 1 600, moins de 1 400), 75 p.cent des inscriptions sont retournées en prix.Deux activités spéciales sont prévues.Samedi vers 21 h 30 (après la 3e ronde) on projettera le film «Jouer sa vie» de Gilles Carie et Camille Coudari.Pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de le voir, c'est une occasion à ne pas rater d'autant plus que l'admission est gratuite pour tous.Puis, dimanche vers 21 h 30, on procédera à la tenue d'un tournoi de blitz (parties éclaires de cinq minutes) en deux sections.Information: 861-7650.Tournoi Printanier (LEM) au pavillon LaFontaine de l'UQAM, les 21, 22 et 23 mai.Système suisse de six rondes, trois sections.La Li- I humour et l'observation coquin.Les autres sont parmi les plus belles chansons d amour, satisfait ou non qu'il m'ait été donné d entendre.Sa carrière aura duré, en termes de popularité à peine plus d'un an; de la sortie de «You dont mess around with Jim» au printemps 1972, à celle de «I got a Name» publié à titre posthume à la fin de 1973.en passant par «Life and Times» paru au printemps de 1973.18 mois se seront écoulés, trois best-sellers de suite qui auront mis plus de dix ans d'efforts à naître.Dix années de difficultés, de contrariétés, de misère parfois, mais jamais de découragement, dix années qui aboutissent d'un seul coup en I éclosion d'un jardin complet.Il n'aurait pu en être autrement: La liste des disques de Jim Croce que Ion peut trouver en magasin suit, les astériaues indiquent ceux qui sont essentiels, mais tous sont bons, et tous renferment des choses que les autres n ont pas.«You don't mess around with Jim» LIFESONG LS 8001 «Life and Times» LIFESONG LS 8003 \"Photographs and memories* 00 LIFESONG LS 8000 «The faces I've been» 00 LIFESONG LS900 «Time In a bottle» LIFESONG LS 8007 «Jim Croce's greatest character songs» LIFESONG LS 8004 «Down the Highways* LIFESONG LS 8030 Jean Hébert gue a haussé quelque peu ses frais d'inscriptions mais cette fois la bourse de 900$ est garantie.On doit poster son inscription (A 27$, B 24$, C 21$) à la Ligue d'Échecs de Montréal, 1500 Stanley #317, Montréal H3A 1R3, avant le 16 mai, ou la déposer à la Ligue au plus tard le vendredi 20 mai à 18 h.Les inscriptions sur place le samedi matin coûtent 4$ de plus.? Guy Fournier POUR RIRE Société juste C'est formidable la société contemporaine, c'est organisé comme une chaîne de montage, chaque chose est à sa place et chacun a sa tâche à accomplir.C'est spécialisé! La spécialisation commence même dès la plus tendre enfance.Il n'y a pas si longtemps, les mères de famille étaient poignées avec leurs enfants pendant 10 ou 15 ans, mais cela a bien change.Une maman intelligente peut se débarrasser de ses petits dès Tâge de quatre ans.Elle les place à la maternelle où il y a des dizaines d'autres enfants et des gens très spécialisés pour en venir à bout.Et les enfants grandissent sans tomber sur les nerfs de leurs parents.Ceux-ci sont d'ailleurs très mal placés pour s'occuper de leurs petits enfants.Ils ne sont pas spécialisés du tout.Dans le temps, quand les familles comptaient jusqu'à 12 et même 20 enfants, les parents avaient le temps de se spécialiser, ils pouvaient apprendre.Pour les infirmes aussi, c'est spécialisé.Si vous avez un infirme à la maison, c'est bien de votre faute parce qu'il y a maintenant des maisons spéciales pour les infirmes et des associations subventionnées par l'État.Elles ne demandent pas mieux que de s'occuper deux.Nos infirmés ne sont pas entassés pêle-mêle, n'importe où, loin de là.C'est organisé: on met ensemble ceux qui ont de grosses têtes, ensemble ceux qui ont de petits bras, ensemble ceux qui n'ont pas de jambes et ainsi de suite.De cette façon-là, ils sont mieux traités parce que l'on peut engager des spécialistes pour les grosses têtes, d'autres pour les petits bras, les cul-de-jattes et ainsi de suite.Avant, on voyait des infirmes partout.Dans presque chaque famille, il y en avait un.C'est compliqué d'être pris avec un infirme.Il faut y penser tout le temps, essayer de tout prévoir.Il y a des circonstances, par exemple, où c'est préférable qu'on ne sache pas qu'il y a un infirme à la maison.Quand un gars vient voir sa blonde pour la première fois,, par exemple, si son frère ou sa soeur est infir- i me, le gars peut s'énerver.Il y a d'autres occasions où c'est mieux \u2022 de montrer l'infirme.Quand il vient un inspecteur d'impôt, une personne qui cherche à se faire payer un compte en souffrance, un voisin de mauvaise humeur.Même si ça peut être pratique, un infirme à la maison, c'est déprimant.C'est plat pour lui aussi.C'est pour cette raison, qu'aujourd'hui, on préfère les mettre tous ensemble.Dans la société moderne, il ne faut pas croire qu'on a innové seu- lement pour les enfants et les infirmes.Prenez les assistés sociaux, par exemple.Je ne sais pas si vous vous souvenez comment c'était dans une famille quand il y en avait un qui n'arrivait pas à gagner sa vie?C'était la chicane, les pleurs, les crises d'hystérie, les réunions d'urgence.Maintenant, finie la chicane! Tous les assistés sociaux sont ensemble: ils ont des maisons à eux, des magasins spéciaux où ils peuvent acheter (des fois même à plus cher qu'ailleurs).Ils sont même regroupés en association.Ils n'achalent plus leurs parents, qui ont bien assez de travailler et de payer leurs impôts.Les chômeurs, c'est la même chose.Dans le temps, s» un parent perdait sa job, tout le monde s'affolait, il fallait faire des tartes pour le chômeur, du pouding, acheter une poche de pommes de terre de plus, 10 livres de sucre, tout ça pour que les enfants du chômeur ne crèvent pas de faim.Aujourd'hui, on ne s'inquiète pas.Le chômeur va à l'assurance-chôma-ge et s'il n'est pas bien reçu, il peut s'adresser à l'association des chômeurs.Quand l'assurance-chômage s'épuise il y a l'assistance sociale.Même les femmes sont organisées.Quand j'était enfant, il y avait juste les Filles d'Isabelle, les Dames de Sainte-Anne et les Enfants de Marie, mais celles qui en faisaient partie n'étaient pas de vraies femmes: c'était maman, ma tante, ma soeur.Toutes des femmes comme celles-là.Aujourd'hui, les vraies femmes sont ensemble.Elles critiquent ensemble, elles se libèrent ensemble et on n'a plus besoin de s'occuper d'elles.On n'a même plus besoin de leur ouvrir une porte ou de les suivre dans un escalier.Elles s'arrangent touts seules.Si elles ont de gros problèmes, il y a un conseil qui s'occupe de leurs affaires, des ministres spécialisés à Ottawa et à Québec.Aujourd'hui, une femme qui est mal prise, c'est bien parce qu'elle le veut! Mais c'est encore pour les vieux que la société est la plus spécialisée et la mieux organisée.C'est normal, comme il ne leur reste pas grand temps à vivre, il faut qu'ils partent avec une bonne impression.Eux autres, les vieux, ils sont casés pour vrai: ils ont leurs maisons à eux, leurs hôpitaux à eux, leurs foyers à eux, leurs clubs à eux, leurs autobus, etc.Ils paient moins cher au cinéma, dans le métro et dans les autobus.Aujourd'hui, les vieux peuvent vieillir en paix sans nuire aux jeunes.La société, de nos jours, c'est formidable.Même quand on est jeune et en santé! ?Qui succédera à Jean Duceppe?C'est une question que Ion peut fort bien se poser, étant donné létat de santé inégal du grand comédien qui ne s'autorise plus, au théâtre, qu'un seul grand rôle par année.Les doubles fonctions de président et de directeur artistique d'une importante compagnie de théâtre comme la sienne sont très astreignantes et Jean Duceppe délègue déjà nombreuses de ses responsabilités précédentes.Trois compagnies théâtrales ont changé de directeur artistique depuis un an: le Théâtre du Nouveau-Monde (où Olivier Reichenbach a remplacé Jean-Louis Roux), la Nouvelle Compagnie Théâtrale (où Jean-Luc Bastien a succédé à Gilles Pelletier) et le Théâtre d'Aujourd'hui qu'a laissé son fondateur Jean-Claude Germain.C'est une question que j'ai soumise au principal intéressé qui n'a nullement semblé offusqué que Ion soulève cette possibilité.Il faut souligner que, déjà, ce n'est plus Jean Duceppe qui décide seul du choix des pièces de sa compagnie comme il le fit pendant tant d'années.Et c'est ce qui explique le fait qu'il n'y aura aucune pièce québécoise au programme de l'an prochain.Le nouveau comité de lecture a en effet décidé qu'il rendrait jugement sur des pièces complètement écrites, et pas seulement sur des synopsis comme c'était souvent le cas jusqu'à maintenant et aucune oeuvre de chez nous n'a satisfait ses critères.Jean Duceppe raconte même qu'ayant déjeuné avec Jean-Claude Germain, il en était revenu enthousiasmé par un projet de pièce dont celui-ci avait raconté avec verve l'essentiel.Il a voulu convaincre son comité de lecture de l'accepter, mais son opinion n'a pas prévalu.Mais le vieux lion aura certainement une influence prépondérante dans le choix de celui, celle ou ceux qui le remplaceront à la tète de ce qui demeure quand même SA compagnie, celle qui porte son nom.Quand je lui ai demandé qui pourraient être ses dauphins, il a laissé prévoir que c'est sa fille Louise qui en prendrait sans doute la présidence et la charge administrative, ce qui n'étonnera personne du fait qu elle est déjà son bras droit depuis nombre d'années.Quant à la direction artistique, le choix le plus logique s'effectuerait entre Michel Dumont et Claude Maher qui sont de plus en plus omniprésents dans les créations de la troupe, tant comme metteurs en scène, comédiens, administrateurs ou traducteurs.Mais Jean Duceppe a un tel pouvoir de récupération que toutes ces suppositions peuvent ne demeurer qu'hypothèses.Il me suffisait d'écouter avec quel enthousiasme il me décrivait la traite qu'il s'était payée en s'offrant une semaine de théâtre à New York, ou sa déception de n'avoir pu obtenir l'«Amadeus» de Peter Shaf- DE 5 À 7 » Il \u2022 / I | M ¦ » » 1 ( K\"c le »l \\ \u2022 * \u2022 i \u2022 ci .1*1 André Robert fer à la place du TNM, pour se rendre compte que la succession, si elle est ouverte, ne l'est pas pour demain.L'amour dans les ligues majeures À l'époque où j'animais «Bon Dimanche» et qu'on y présentait des modes, deux de mes mannequins préférés étaient Danielle Ga-gnon et Ginette Pélissier parce qu'en plus d'être resplendissantes, elles avaient conservé un bon sens de l'humour qui les empêchait de s'enfler la tête avec leurs pouvoirs de séduction.Le hasard a voulu que toutes deux épousent des joueurs des Expos: Danielle est devenue la femme du lanceur Mike Torrez et Ginette (une ex-bunny du club Playboy) celle du joueur d'inter Tim Foli.Elles ne furent pas les seules ici, car les joueurs de nos Expos, en ce temps-là, étaient aussi convoités que ceux du Canadien.Ainsi.Colette St-Jacques.de Longueuil, est devenue madame Ken Singleton; Carole Ringuet, de Québec, est l'épouse de Warren Cromartie et mère de deux enfants, noirs comme papa; une autre Montréalaise s est mariée avec Dennis Blair et une Sherbrookoise avec Boots Day.Tous ces mariages tiennent à l'exception de celui de Danielle qui a repris sa carrière de mannequin à Boston et que j'ai eu le plaisir de revoir à Montréal.Elle m'est apparue plus belle encore à 31 ans qu'au moment de son mariage il y a douze ans.Et elle est devenue l'auteur d'un livre qui circule dans tous les vestiaires de joueurs des ligues majeures.Il y a quelques années déjà.Danielle et deux autres épouses de joueurs avaient commencé à écrire leurs existences dans le sillage de leurs grands bébés de maris: quand elle en avait montré le manuscrit à Mike, celui-ci l'avait déchiré en mille miettes.Celui-ci avait une conception très «macho» du mariage, n'oubliant jamais de lui rappeler: «Je ne suis pas ton mari, tu es MON épouse,» et ne pouvant comprendre que l'on propose d'importants contrats de travail à sa femme.En plus du fait qu'ils étaient séparés 200 jours par année, on peut même s'étonner que, pour une femme de nature aussi indépendante que Danielle, leur union ait duré autant d'années.C'est tout cela qu elle raconte dans son livre «High Inside» qui a déjà suscité l'intérêt de Jane Fonda qui veut en faire un film dont la vedette pourrait être Morgan Fair-child ou Cathy Lee Crosby.La carrière de Danielle est donc à la hausse alors que celle, en dents de scie, de Mike Torrez tire définitivement à sa fin.Mike s'est remarié.Danielle est fiancée.à un homme d'affaires de Boston.Fini, le baseball! Comment se distinguer en jouant au goif Mes plus jeunes confrères qui me trouvent une carrure encore sportive et qui sont des mordus du golf semblent toujours étonnés quand je leur affirme que je n'y joue pas.La raison?À l'âge où j'aurais pu y prendre goût, le golf était un sport de riche.Et le golf est encore un sport de riche.pour celui qui veut s'en donner l'allure et qui veut et peut en payer le prix.Yvan Lécuyer, le professionnel du club Bromont.propose en location, la Rolls Royce des voiturettes qui lui a coûté quelque 11 000$ une fois équipée de sa télé-couleur de 5\".de son bar réfrigéré pouvant contenir jusqu'à deux douzaines de bouteilles de bière, de sa radio am-fm cassette, d'un ventilateur, d'un allume-cigares et même d un klaxon.Le capot rouge de ce véhicule électrique imite le devant de la célèbre Rolls.On peut la louer cent dollars pour 18 trous, et cela comprend les droits de jeu pour deux personnes.et la bouteille de mousseux dans le frigo.On se l'arrache puisqu'elle est .déjà réservée jusqu'en fin juin.Si bien qu'Yvan songe déjà à en acheter une deuxième pour l'an prochain afin que les deux autres joueurs d'un «foursome» ne se sentent pas des parents pauvres.Chose certaine, ce n'est pas de cette façon qu'on va me convaincre de commencer à jouer au golf! U c m O z -H m- > r\u2014 > V4 > oo (a) V ) ' \\»>« \u2022-s '\u2022 S : \u2022 » | lévrier 1978: un grand nombre cte chiens présentent de graves problèmes de gastro-entérites, la plupart en meurent et tous avaient participé a une compétition canine tenue quelques jours auparavant au Kentucky.Une véritable panique s'empare du monde canin.La maladie fait même les manchettes des grands médias d'information.On suspecte vite la présence d'un virus, inconnu jusque là.Les chercheurs se lancent à la poursuite du virus et à la fin de l'été, et presque simultanément, plusieurs laboratoires tant au Canada qu'aux États-Unis ou en Europe isolent ce virus qui appartient à la famille des parvovirus.Ce virus canin, presque identique à son cousin responsable de la panleucopénie du chat est extrêmement résistant et peut demeurer dangereux dans une maison infectée pour plusieurs mois, li est présent dans les excréments du chien infecté, pour une période d'au moins trois semaines après l'infection initiale.La transmission indirecte est aussi possible: par l'entremise des mains, de vêtements ou d'autres objets avec lesquels un chien infecté est venu en contact.Aucun traitement spécifique n'existe contre l'infection catastrophique et seule une thérapie de support, instaurée le plus rapidement possible après l'apparition de signes cliniques, peut apporter quelque résultat.Il n'existe alors pas de vaccin contre l'intru mais parce que le virus est si semblable à celui du chat, on utilise le vaccin du chat chez le chien.Les lots s'épuisent et les compagnies pharmaceutiques travaillent à la mise au point d'un vaccin canin.Encore là, la controverse surgit: doit-on vacciner massivement ou non?En l'espace de quatre années, plus de g 200 articles scientifiques dans a toutes les revues vétérinaires du Z monde.< Mais en attendant, les années ^ 1979 et 80 verront des chenils dé-_ cimes, des compétitions canines g annulées, le « parvovirus* est sur ^ toutes les lèvres et certains vont ^ jusqu'à prédire que la population _j canine risque de disparaître.Nos < amies les bêtes abordait le sujet a: pour la première fois en juillet 2 1979.Nous avions alors fait appel O au Dr Charles Povey de l'Universi-S té de Guelph pour faire la mise au t/> point.Il fut l'un des premiers chercheurs à isoler en laboratoire le virus.Il affirmait alors que selon des enquêtes sérologiques (détec- ^ tion d anticorps dans le sang) réa-lisées au département de recher- a.Le parvovirus canin: où en sommes-nous?ches cliniques de son université, moins de 10 p.cent de la population canine avait été exposée au virus.Par contre, en 1980.le même expert démontrait que le pourcentage de chiens porteurs d anticorps (donc ayant été en contact à un moment donné avec le virus) atteignait maintenant 30 p.cent.À cette époque, l'infection touchait presque exclusivement les chiens d élevage, d'exposi- Le parvovirus canin a fait la manchette des grands médias d'information au cours des années 70 et 80.Il a décimé des chenils, causé l'annulation de compétitions canines et certains prédisaient même alors que le nouveau venu risquait d'entrainer la disparition de l'espèce canine.Depuis, des recherches scientifiques sur le sujet ont été réalisées et à leur suite, des vaccins mis sur le marché.Même si ces vaccins sont controversés, il serait «pure folie» selon les experts de seulement «songer» à les abandonner.NOS AMIES LES BÊTES .3$ Dr Louise Laliberté tions.les chiens en pension ou ceux recueillis dans les refuges.Selon le Dr Povey, le virus s'est à tel point répandu qu'il est aujourd'hui très difficile de dénicher des chiens sans anticorps, ce qui complique grandement les épreuves d'efficacité des nouveaux vaccins et les recherches sur cette maladie.De plus, la parvovirose n'est plus le lot exclusif des chiens de race, elle touche maintenant la population en général y compris les chiens de pure compagnie et les bêtes d'appartement! Selon le spécialiste, beaucoup de questions ont été résolues au cours des dernières années mais nos connaissances sur la maladie sont encore loin d'être complètes.Ainsi, on s'explique toujours mal pourquoi certains chiens sont plus sensibles que d'autres.Certaines races sont-elles plus susceptibles que d'autres?On I ignore encore.Par contre l'âge est définitivement un facteur important: les jeunes sont davantage atteints.Un vaccin controversé Même si le vaccin est maintenant recommandé et administré de routine par la très grande majorité des vétérinaires, certains s'interrogent toujours sur sa valeur réelle car il peut arriver qu'un chiot ou un chien vacciné présente des signes cliniques similaires à ceux de la parvovirose: vomissements, diarrhée, déshydratation et mort en quelques jours si les soins spéciaux requis ne sont pas administrés.Mais au moins huit autres virus, plusieurs bactéries, certains parasites et quelques empoisonnements d'origine alimentaire peuvent aussi être responsables de ces mêmes symptômes.Avant de juger le vaccin antiparvo inefficace, il faudrait dans tous ces cas avoir recours au laboratoire dont l'assistance est essentielle pour le diagnostic final de l'infection et la démonstration du virus.Le mode d'administration du vaccin et l'âge idéal soulèvent encore d'autres discussions.Aujourd'hui, plusieurs firmes offrent des vaccins combinés comprenant les vaccins contre la maladie de Carré, l'hépa- * 4 tite infectieuse, etc.et le parvovirus.Selon le Dr Povey.il peut parfois arriver qu'ainsi combinés, les virus puissent déprimer le système immunitaire et entraîner chez le chiot des effets secondaires.Cela peut théoriquement se produire si on utilise un vaccin de type vivant-atténué et c'est la raison pour laquelle plusieurs vétérinaires préfèrent vacciner séparément contre la parvovirose; par contre l'utilisation d'un vacin «tué» élimine ces risques et ces délais.Les anticorps maternels Le problème majeur dans !e contrôle du parvovirus demeure la présence d'anticorps maternels et leur effet neutralisant qui prévient ainsi le succès de la vaccination.Les chiots obtiennent ces anticorps, du lait de leur mère durant les deux ou trois premiers jours de la vie.La quantité d anticorps ingérés dépend directement du taux d'anticorps présents chez la mère et aussi de la quantité de lait absorbé.La protection peut donc être extrêmement variable et il s'en suit que dans une même portée, un chiot peut avoir davantage reçu qu'un autre.Les anticorps maternels du premier disparaîtront conséquemment plus lentement que l'autre, moins protégé.Le vaccin ne sera efficace que lorsque les anticorps de la mère auront complètement disparu du sang du chiot.Certains chiots sont ainsi protégés jusqu'à l'âge de 16 semaines alors que d'autres pourront être atteints de la maladie dés l'âge de 6 ou 8 semaines.Le Dr Povey fait encore une recommandation particulière aux éleveurs dont les locaux sont infectés: une dose de vaccin «tué» donné entre deux et quatre semaines avant la mise-bas provoqueraient une montée importante du taux d'anticorps chez la mère et une transmission parallèle d'anticorps chez les chiots.Selon le Dr Povey, tous les chiots devraient recevoir au moins deux vaccinations antiparvovirus et parfois une troisième à l'âge de 16 semaines.Il n'existerait que bien peu de risques à vacciner contre la parvovirose et l'idée seulement d'abandonner cette vaccination ne serait que pure folie.? essieurs, voici venu votre jour.Quoi! c'est la fête des Mères?Mais justement! À vous d'attaquer la cuisine et d'offrir à ces dames non seulement un repas exceptionnel, mais aussi un congé bien mérité.Et surtout, ne vous sauvez pas au moment de la vaisselle! Bonne fête vous chères mères! 1.Vichyssoise tomatée (pour 4 personnes) 3 poireaux coupés en quatre et lavés 1 oignon émincé 30 mL (2 c.à soupe) de beurre 6 pommes de terre, pelées et émincées 30 mL (2 c.à soupe) de pâte de tomates 1 feuille de laurier 1 mL (% c.à thé) de thym 4 queues de persil 125 mL (% tasse) de crème à 35% (facultatif) OU: de la crème à 15% 30 mL (2 c.à soupe) de ciboulette hachée sel et poivre 1) Faire fondre le beurre dans une casserole à feu moyen.Ajouter les poireaux et les oignons.Saler, poivrer; couvrir et faire cuire pendant 8 minutes.2) Ajouter les pommes de terre, la feuille de laurier, le thym, le persil et saler, poivrer; couvrir et faire cuire de 2 à 3 minutes.Couvrir d'eau froide; saler, poivrer et amener à ebullition.Faire cuire à feu doux de 35 à 40 minutes.3) 15 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter la pâte de tomates.4) Passer le tout au moulin à légume et laisser refroidir.5) Ajouter la crème et servir avec de la ciboulette hachée.6) Note: il est préférable de réfrigérer la vichyssoise pendant 4 heures avant de la servir.2.Coquille Saint-Jacques de Brest (pour 4 personnes) 1V4 oignon haché 45 mL (3 c.à soupe) de beurre 350 g (% livre) de pétoncles fraîches 125 mL VA tasse) de chapelure blanche 15 mL (1 c.à soupe) de persil haché 2 gousses d'ail, écrasé et haché jus de citron sel et poivre 1) Faire fondre le beurre dans une sauteuse à feu moyen.Ajouter les oignons et les faire cuire pendant 4 minutes.2) Ajouter les pétoncles, la chapelure, le persil et l'ail; bien mélanger le tout.Faire cuire pendant 3 minutes tout en mélangeant constamment.3) Remplir 4 coquilles, les parsemer de chapelure et déposer un petit morceau de beurre sur chaque coquille.4) Faire cuire le tout au four pendant 5 minutes.5) Servir avec du jus de citron.CUISINER Pol Martin 3.Café brûlot de la Nouvelle-Orléans *à ma façon (pour 4 personnes) V» citron coupé en tranches café pour 4 personnes 3 bâtons de cannelle crème fouettée (facultatif) 45 mL (3 c.à soupe) de sucre sucre 150 mL (5 onces) de cognac Si possible: 125 mL (4 onces) de Cointreau 4 grands verres de vin zeste d'une orange 1 casserole en cuivre zeste d'un citron 1 ) Frotter la bordure des verres avec une rondelle de citron.2) Tremper les verres dans une assiette contenant du sucre de manière à ce que le sucre adhère à la bordure.3) Mettre la cannelle, le sucre, le cognac, le Cointreau, le zeste d'orange et de citron dans une casserole; amener rapidement à ebullition.4) Flamber et ajouter le café noir; faire mijoter pendant 2 minutes.5) Placer une cuillère dans chaque verre.6) Verser le café dans chaque verre et y ajouter la crème fouettée.7) Servir. cr-> 2 C 2 > oo Des livres pour tous les goûts et tous les budgets aux Editions La Presse.oo < N < CO \u2014i < LU OC Z 0 CO Li pttiie Mtm Claude Jasmin La petite patrie, c'est la première, celle qui a abrité l'enfance.Claude Jasmin la décrit.160 pages {urîleiidiasseur Un di eu c h anew Jean-Yves Soucy Un roman d'une grande force, deux fois primé.224 pages Normand Rcnisso La tourtiicre Latourtefi Normand Rousseau L'histoire d'une famille et de l'angoisse qu'elle vit dans le voisinage inquiétant d'une tourbière.192 pages Lettres Surhomme Ltttm m SrtooRtt Andrée Maillet de I Académie canadienne-tranç&se À travers trente-deux lettres passionnées, c'est une génération qui revit, une époque qui renaît de ses cendres.224 pages MADELEINE FERRON Histoires édifiantes andré vacher LA LOUVE DE KANIAPKKAU fcV^ri- 41 j e;e ~ Khtoirts e^rfUtrtes Madeleine Ferron Neuf récits tout imprégnés des particularismes, des nuances et des sons qui témoignent de l'originalité de ta Beauce.160 pages Li louve de K&nUpiskau André Vacher Le second roman d'André Vacher, consacré aux premiers habitants du pays de la baie James.184 pages 1 H M^iiik?mm Le sang to souvenir Jacques Brossard Prix Duvemay (pour l'ensemble ile son oeuvre) Fête de l'interprétation, c'est-à-dire fête de la lecture et fête, par conséquent, de l'écriture.Un beau, un très beau livre.\u2014 LE DEVOIR 240 pages Le prix de la Ifcecte Alexandre Richelieu Dans ce récit autobiographique.Alexandre Richelieu raconte comment il a réussi à échapper, avec sa femme, a une vie sans issue 132 pages r» * n r\\ Ptatt-CiJMtt Boepe-Woope Claude Jasmin Suite de La petite patrie, l'oeuvre à grand succès de Claude Jasmin.136 pages -4 W' L'enfirouapé Vves Beauchemin L'histoire d'un gars qui.devenu révolutionnaire malgré lui, se venge de la société en enlevant un député.C'est la crise d'octobre.260 pages L'été du Grizzly André Vacher L'histoire vécue d'une semaine d'effroi dans ia region de Banff.200 pages ROGER LEMELiN UsPteuffe Roger Lcmelin Ce roman, qui a fait I objet d'une série télévisée et d'un film grandiose, évoque chez nous des résonances toujours particulières.295 pages sârars-ADèLË ^ laissa Sainte-Àdele-la-vaisselle Claude Jasmin Après La petite patrie et Pointe-Calumet Boogie-Woogie, voici l'apprentissage de la réalité.132 pages Offre spéciale aux abonnés de LA PRESSE \u2014 20% de rabais BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir le(s) livre(s) indiqué(s) par un crochet : ( ) La petite patrie 1010 ( ) Lettres au Surhomme ( ) Histoires édifiantes ( ) La louvo de Kaniapiskau ( ) Le prix de la liberté ( ) Polnlo-Calumet Boogie-Woogie ( ) L'Euguélionne ( ) Un dieu chasseur 1010 ( ) Le sang du souvenir ( ) Lenfirouapé ( ) L été du Grizzly ( ) Les Plouffe ( ) Sainte-Adèle-la-vaisselle ( ) Les anthropoïdes ( ) La tourtxère ( ) Moi.mon corps, mon âme.Montréal, etc.IMPORTANT : Joignez à cette commande un chèque ou mandat payable aux Éditions La Presse.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement.M/Card ?no VISA ?Numéro d'abonné de LA PRESSE.Prix\tfnàmm régulier\tturtoa 4.95 S\t3,95$ 5.95$\t4,75$ 9.95$\t7,95$ 7.90$\t6.00$ 6.50 S\t5.20$ 3.50$\t2.80$ 13.95$\t11.15$ 4.95$\t3.95$ 6.50$\t5,20$ 9.95$\t7.95$ 9.95$\t7,95$ 9.95$\t7,95$ 3.50$\t2,80$ 9.95$\t7,95$ 4.50$\t3.60$ 6.50$\t5.20$ A retourner aux : Éditions La Presse, Ltée 7, rue St-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1K9 NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.TEL.TOTAL
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