La presse, 14 mai 1983, D. Arts et spectacles
[" LES FOLLES ALLIÉES AU QUAT'SOUS PAGE D 4 MAN WITHOUT HATS PAGE D 10 ( QUEL MUSÉE NOUS FAUT-IL ?PAGE D 16 ET SPECTACLES CAHIER D illusions dues Raoul uay Nous étions peut-être une trentaine, éparpillés dans la petite salle d'une auberge à St-Jean.Raoul Duguay sifflait, jouait de la trompette et chantait des chansons d'amour à des gens qui semblaient tous se connaître.C'était, il y a deux ou trois mois et je me souviens d'un spectacle qui m'avait beaucoup étonné.Je JEAN BEAUNOYER savais bien que le show n'était pas encore à point et que Duguay se cherchait par moments mais je suis resté accroché à certaines images.La petite foule, la bière, la fumée et un geste de Duguay.Il secoue la colombe qui repose sur son doigt et celle-ci se retrouve sur l'épaule d'un homme qui se désaoûle sur le coup.Un peu plus tard, il chante La Bombe de Paix, un magnifique composition que je n'aurais jamais pensé entendre dans un endroit du genre.Il y a eu d'autres auberges par la suite, d'autres clubs à moitié remplis, des endroits de toutes sortes où Duguay arrive presque sans prévenir.Toulouse-Lautrec en affiches Toulouse-Lautrec a le profil parfait de l'artiste maudit.Il meurt à trente-sept ans miné par l'alcool et la maladie.Issu d'une famille noble qui remonterait dit-on au temps de Charlemagne, il rompt avec ce cadre douillet pour vivre sa bohème dans les milieux artistiques de Paris.Son oeuvre, collée à sa vie, témoigne des endroits qu'il aimait fréquenter, des lupanars parisiens au Vélo- drome Buffalo en passant par le Moulin Rouge, le Moulin de la Galette, le cirque Fernando, les cabarets le Divan Japonais, le Mirliton d'Aristide Bruant, le Chat Noir ainsi que le Café Weber, l'Irish and American Bar et la Comédie-Française.Comble de malheur, pour parfaire le tableau, Lautrec a souffert dans son enfance d'une maladie osseuse et de quelques chutes de cheval \u2014 noblesse oblige.\u2014 qui l'avaient laissé avec des membres inférieurs atrophiés.On l'appelait parfois le nabot.Enfin, malgré l'admiration de ses pairs, dont Degas, l'artiste n'a jamais connu le succès de son vivant.C'est bien souvent ce malheur enrubanné de détails scabreux qui fait encore aujourd'hui la renommée de Henri de Toulouse-Lautrec.C'est souvent lui qui pousse le curieux à jeter un coup d'oeil du côté de l'oeuvre.Et c'est encore lui, comme il le fait pour un Van Gogh, qui attirera les foules au Musée des beaux-arts ces jours-ci alors que quatre-vingt-sept lithographies (dont trente et une affiches), huit dessins et une pointe sèche sont accrochés dans les salles d'art moderne.Les oeuvres de l'exposition, organisée par le San Diego Museum of Art, appartiennent à l'une des collections particulières ies plus riches du monde, c'est-à-dire à la Baldwin M.Baldwin Foundation.SUITE EN D 16 I GAGNANTE DE L'OSCAR MEILLEURE ACTRICE DE L'ANNEE ,.,\u2014MerylStreep - .- «Je peux chanter de la cathédrale au bordel, disait-il, et je suis ausi à l'aise dans Tune comme dans l'autre».Et moi je pensais à l'Infonie, à l'époque où son accoutrement sans nom et sans âge en faisait une bibitte explosive qui prêchait «Allo tout le monde! ».Je pensais à La Nuit de la Poésie où il avait secoué les poètes de la onzième heure.Je pensais à son personnage, à ses livres, à ses succès et le voilà maintenant dans les pommes! Chanteur de pommes, c'est son dernier album qui vend moins que les autres.C'est comme les spectacles: le succès, le monde qui vous glisse tranquillement entre les mains.C'est quoi le succès?Duguay n'a pas changé foncièrement et n'est sûrement pas moins inspiré qu'il ne l'était il y a cinq ou dix ans.Oh! il a peut-être changé d'allure.On lui a taillé les cheveux, la barbe, et au St-Denis il s'était amené avec une impressionnante fanfare: «Des gens m'ont dit que je les avais trahis en me coupant les cheveux et la barbe et en devenant plus accessible.Si c'est tout ce qu'ils ont compris, je peux bien me passer de ce genre de public.Je suis contre l'élitisme et je suis sorti d'un cercle trop fermé.J'ai écrit une dizaine de livres et j'ai lâché la petite gang du livre.Ce ne sont pas des gens heureux et moi tout ce que j'essaie c'est justement d'être heureux et de rendre les autres heureux».Duguay se promène dans une voiture «minoune» qu'il a payé $1,000, doit encore payer son dernier album (qui lui a coûté une petite fortune) et à St-Jean, trois soirs de suite, il n'a pas fait une «cenne».Dans les party d'artistes, on fait comme si on ne l'avait pas vu ou bien ça se limite à un bonjour expéditif.Subitement, il n'est plus intéressant.Fini?Dépassé?Désabusé?Usé par le temps et le succès?Absolument pas.On peut aimer ou ne pas aimer ce que fait Duguay mais personne ne peut contester les qualités de son oeuvre.«Je suis plus subversif et plus révoltionnaire qu'avant.J'utilise maintenant le subterfuge.On me passe maintenant à CJMS alors qu'avant on me traitait de curé ou de gourou.Je sais qu'aujourd'hui ça ne fait pas très «in» de parler de paix mais quand tu SUITE EN D 8 Photo Der.is Courville Torn Jones 'est c encore vrai À première vue, Tom Jones fait penser à un athlète.D'ailleurs, il mène depuis près de 20 ans une carrière autant artistique qu'athlétique.Il voyage sept ou huit mois par année, se démè- JEAN BEAUNOYER ne sur scène autant que le faisait Elvis Presley au début des années 70 et tente par tous les moyens de prolonger sa carrière de jeune crooner en forme.Et il réussit très bien.Il fallait le voir, mercredi dernier dans la suite d'un hôtel de centre-ville.Costume de gymnaste, teint frais, muscles gonflés, l'homme a su bien prendre soin de lui, passé la quarantaine.Il court les docteurs pour le moindre rhume, s'entraîne au gymnase régulièrement, ne travaille jamais quand il voyage et pense à une longue carrière.Il est actuellement à l'affiche de la Place des Arts jusqu'à dimanche et nous accordait en exclusivité une entrevue menée avec l'empressement d'un vieux pro.Il a déjà provoqué l'hystérie SUITE EN D 8y LE CHOIX DE SOPHIE vf.SOPHIE'S CHOICE BERRI 12 50, 3.40.6 30.9.20.CARTIER - LAVAL tl LONGUEUIL *am , dim 2 00,5 00.8 00 BERRI 3 ST.DENIS-STE-CATHERINE 288-2115 CARTIER - LflUAL 226 BOUL DES LAURENTIDES 663-5124 & LOtlGUEUIl 2 PIACF LONGCyjlL 679-7451 D 2 JJTTEBATURE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 DEUX FEMMES D'AUJOURD'HUI Loïca et Michka Loica et Michka.La première est l'héroïne d'un petit roman bien fignolé d'une jeune Française, Dorothée Letessier; l'autre est lauteure (française aussi) d'un «journal imaginaire d'une \\ raie vie - intitulé A mains nues.Dans les deux vas, des femelles d'aujourd'hui.Loïka est ouvrière, syndicaliste et féministe, l'autre fait le trip du retour à la nature, de la vie en forêt, de l'ae-couehement sans médecin.: JOCELYNE LEPAGE Il y a deux personnages en fait dans Loika.Il y a Loica, mais il y a aussi ia narratrice, journaliste à l'emploi d'une revue ouvrière à tendance communiste qui se rend dans une ville de Bretagne pour couvrir la mise à la retraite d'un vieux militant syndicaliste.Elle aurait pu tout aussi bien rester chez elle et rédiger une entrevue imaginaire tellement elle sait déjà ce qu'il faut qu'elle écrive.Mais sur place, elle entend parler de Loica.une ouvrière qui vient de quitter l'usine pour des rav *ns que la journaliste tentera de découvrir.Et c'est ainsi qu'elle nous livrera, à partir des témoignages de ceux qui ont connu Loica, car elle ne la rencontrera jamais, et en s'aidant de son imagination, le portrait d'une jeune femme farouchement indépendante, issue d'un milieu pauvre, qui sera plus ou moins discrètement rejetée, à tout le moins incomprise, tant par le syndicat que par ses proches.Loïca \\r\\ i :>Mh»\\n i¦:¦ %j \\ u pour ne pas s'être conformée à ce qu on attend d'u;.e femme.Dans ce récit sur fond syndical, on sent le aésabusement de la journaliste devant le mouvement ouvrier encroûté dans des habitudes et où règne le pouvoir toujours aussi mâle.La vraie révolutionnaire, c'est Loïca, seule, libre, fille-mère-mariée-divorcée, incapable de se soumettre ni d'accepter la bêtise.Un bon petit roman construit avec originalité.Une romancière à suivre.Michka A mains nues aurait pu tomber entre de meilleures mains que les miennes.Tout au long de la lecture, j'ai maugréé.N'importe quelle morale, fut-elle écolo-macrobiotique-retour-à-la-nature a le don de me tomber sur les nerfs.Mais ce journal, sorte de Whole Earth Catalog personnalisé et romancé, divisé en neuf chapitres correspondant aux neuf mois de grossesse de la narratrice, je l'ai lu jusqu'à la fin sans pouvoir l'abandonner.C'est que la force d'évocation de l'auteure quand elle décrit le ronronnement du poêle, l'odeur de l'air frais, la poussée d'une carotte ou le vol d'un oiseau est telle que la montagne vient à nous.Et puis, cette femme me rappelle des amis qui ont abandonné ville et carrière professionnelle pour vivre des aventures similaires de retour à la nature.Ajoutons qu'une Française, médecin défroquée vivant en squatter dans les Rocheuses en compagnie d'un Québécois et d'un voisin juif français, trois francos perdus dans un milieu anglophone, cela représente suffisamment d'éléments pour soulever la curiosité, sinon l'intérêt.Mise à part une tendance à moraliser, ce roman-journal nous donne à voir une autre manière de vivre qui peut en laisser plusieurs rêveurs.photo René Picard, LA PRESSE MAEVE BINCHY Une amitié aussi forte que l'amour Dorothée Lestessier, LOICA, Ed.du Seuil, 189 p., 1983 Michka, À MAINS NUES, JOURNAL IMAGINAIRE D'UNE VRAIE VIE, Ed.Albin Michel, 367 pages sur papier recyclé, 1983.« Le Projet Dieu » Les surhommes en culottes courtes On commence par se dire que pour produire un texte aussi miteux, la traductrice a dû y mettre beaucoup d'application.Des phrases calquées directement de l'anglais, des expressions de drive-in, une forme générale qui transporte peut-être les Français dans un univers exotique mais parait plutôt bâclée de ce côté-ci de l'océan.MARIO FONTAINE Et puis une autre réflexion s'impose peu à peu.Quel bon scénario de film on arriverait à concevoir avec ce sujet.La chose est suffisamment rare pour mériter d'être soulignée.En général, c'est plutôt le contraire qui arrive: la version cinématographique d'une oeuvre déçoit souvent ceux qui l'avaient lue au préalable.Ici il y a fort a parier que le contraire se produirait.Ces remarques surgissent dès les premières pages mais s'es- - tompent assez rapidement.C'est que Le Projet Dieu, de John Saul, ^\".publié chez Libre Expression, développe, malgré ses défauts, une ; force grandissante tout au long - de l'ouvrage.Quand il expédie la \" -dernière ligne, le lecteur en reste -/pantois.Une histoir?en effet bien peu ^banale que celle de ces bambins - ;qui disparaissent, de ces petites I-filles qui meurent mystérieuse- ment dans f-«»tte gentille ville de lî-la Nouvelle-Angleterre, pleine -d'arbres cerneraires et de rési- dences cossues.Car il ne faut pas se fier au titre.Le Projet Dieu n'a rien du traité théologique ou, à l'autre extrême, de la charge anticléricale.Il s'agit plutôt d'un « thriller » dans la plus pure des traditions, dont la puissance sourde se développe dans une progression à la Hitchcock.Des médecins aussi géniaux que pervers, des militaires en mal de soldats d'élite, des éducateurs complaisants, tout ce beau monde qui se donne la main pour produire une race de surhommes, mais sont-ce encore des hommes, dans un environnement faussement bucolique.Au diable les parents, au diable les enfants, mais sont-ce vraiment des enfants, qui servent de cobayes à la science des mutations biologiques.Et pourtant ils étaient en parfaite santé, ces petits qui disparaissent sans crier gare, ou s'éteignent du syndrome de la mort subite.Tellement pleins de vie, en fait, que des parents éplo-rés établissent des associations troublantes et se mettent en tête de découvrir la vérité, grâce mais aussi malgré les techniques de l'informatique.Si la version française de son livre ne fera pas frémir l'Académie, Saul réussit néanmoins à captiver son lecteur.Car il sait doser fiction et réalisme, mettre en opposition les sentiments les plus nobles de la nature humaine et le délire démentiel de savants aux frontières de l'absurde.La recette n'est pas nouvelle mais, bien appliquée, elle produit toujours son petit frisson.LE PROJET DIEU, par John Saul, Libre Expression, $12.95 Dans son roman intitulé C'était pourtant l'été, Maeve Binchy, une journaliste irlandaise qui en est à ses premières armes comme romancière, a voulu démontrer que l'amitié entre deux femmes est non seulement possible, mais peut être aussi forte que l'amour.FRANCINE OSBORNE D'ailleurs, les héroïnes du livre, Elizabeth, l'Anglaise, et Ais-ling, l'Irlandaise, connaissent toutes deux un mariage malheureux.Lors de son passage à Montréal, il y a quelques jours, l'auteur expliquait qu'une telle amitié n'aurait pas été possible si les deux jeunes femmes avaient été heureuses en ménage.Ce n'est pas que Maeve Binchy ne croie pas au mariage, se pressant d'ajouter qu'elle-même est très heureuse avec son mari, Gordon Snell, un écrivain de contes pour enfants.C'était pourtant l'été est le premier roman de Maeve Binchy, correspondante à Londres du Irish Times.Mme Binchy n'a d'ailleurs pas abandonné son métier de journaliste et peut se permettre de faire la promotion de son livre, à Montréal, New York, Singapour, Sydney, Australie, grâce à la compréhension de ses patrons.L'écrivain parle bien le français, ayant passé trois mois en France lorsqu'elle avait 17 ans, dans le cadre d un échange d'étudiants.Actuellement, elle vit à Londres, mais le succès que lui a valu son roman lui a permis d'acheter une petite maison, en banlieue de Dublin.Aisling, l'Irlandaise, a épousé un jeune homme gâté par sa mère et alcoolique au dernier de- gré.Au risque de se voir accuser de perpétuer des clichés, l'auteur souligne qu'il y a encore en Irlande de nombreux Tony Murray, sur lesquels dans la société, on ferme les yeux pudiquement.Aisling et Elizabeth, deux femmes du même âge, mais combien différentes par le caractère et la mentalité.La première est exubérante, directe, tandis que l'autre est timide, réservée.Mais dans les moments difficiles, elles trouveront toujours le moyen de se porter secours mutuellement.C'est dans Aisling qu'on retrouve le plus l'auteur, Maeve Binchy.L'écrivain, maintenant âgée de 42 ans, est une femme joviale, spirituelle, qui raconte avec animation une anecdote après l'autre.L'ainée d'une famille de quatre enfants, elle a eu une enfance heureuse en banlieue de Dublin.C'est à la mort de son père qu'elle a décidé de quitter l'Irlande pour vivre à Londres.Au début, elle a eu beaucoup de difficulté à s'habituer à la réserve des Britanniques.Maeve Binchy a commencé un deuxième roman, qui racontera l'histoire d'une famille anglaise.Avant C'était pourtant l'été, elle avait écrit trois recueils de nouvelles et deux pièces de théâtre.Ses nouvelles avaient connu un succès certain auprès des critiques mais s'étaient peu vendues dans le public.Elle fut à la fois surprise et ravie, lorsque six mois après avoir soumis le manuscrit de C'était pourtant Tété à son éditeur, celui-ci l'avisa que le roman connaîtrait probablement beaucoup de succès.Le livre a été traduit en français, et en danois jusqu'à présent.En Grande-Ëretagne, il est déjà sorti en livre de poche, tandis que Dell, aux États-Unis, a acheté les droits de diffusion en format de poche.Mme Binchy se dit étonnée que son livre ait tant de succès à l'extérieur de l'Irlande ou du Royaume-Uni.L'action de C'était pourtant l'été se situe pendant la guerre de 1939-45, jusqu'aux années 1960.Mme Binchy souligne que l'Irlande a beaucoup changé depuis, en raison notamment de l'amélioration des communications et de la télévision.Toutefois selon elle, l'influence de la religion catholique est encore très forte.Quant à l'auteur, elle admet avoir perdu la foi quand elle avait 20 ans et n'avoir pas renoué avec l'Église depuis.L'éditeur britannique de C'était pourtant l'été lui avait demandé de s'en tenir à 100,000 mots pour son roman.L'auteur en a écrit 230,000.C'est ce qui ex-lique, souligne Mme Binchy, pourquoi les événements se précipitent à la fin, car il y a eu des coupures de texte.Pour elle, il était essentiel de consacrer beaucoup d'espace aux premières années des deux jeunes femmes, afin que le lecteur les connaisse bien et puisse comprendre leur conduite ultérieure.Si elle avait pu allonger son roman, Maeve Binchy aurait aimé faire davantage le parallèle entre Aisling et sa jeune soeur.Même si elles sont de la même famille, les deux soeurs étaient néanmoins le produit de deux générations différentes, ce qui aurait illustré les changements survenus en Irlande ces dernières années.Le livre, il faut le souligner, n'est absolument pas politique.Pas un mot du conflit entre l'Ulster et la Grande-Bretagne.Pourtant, Dublin n'est pas si loin de Belfast.Maeve Binchy, C'ÉTAIT POURTANT L'ÉTÉ, Editions Sylvie Messinger, Paris, 1983, 440 pages, $15.95.Dans le cadre du SUPER-SYMPOSIUM OU VERSEAU 50,000 LIVRES USAGÉS 50,000 titres différents en vente à moitié prix où mieux.VENTE et ACHAT 3770 ST-DENIS, Montréal \u2014 Ouvert 7 jours (Dimanche) Tél.: 849-6456 x\" *v François Payotte présente; DE L'HOMME PLANÉTAIRE À L'HOMME COSMIQUE avec LES COSMONAUTES DE L'ESPRIT Phase 1 : Mise à feu Ouverture des consciences aux énergies nouvelles.cl : 1 \"el Si vous êtes conscients que nous sommes à l'aube d'un âge dont le destin dépend de notre engagement personnel et qu'il faut défier l'avenir pour ne pas être réduit à le redouter, alors vous êtes des nôtres.BIENVENUE AU SUPER-SYMPOSIUM DU VERSEAU LE DIMANCHE 5 JUIN 1983 HÔTEL RÉGENCE HYATT DE MONTRÉAL Ouverture 9h \u2014 Clôture 23h billots en vente à la Librairie NOSTRADAMUS INC.85, rue Fleury ouest \u2014 Montréal Renseignements \u2014 réservations \u2022f (514)^387-6224 L* ÉCHANGE ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX] LWRES ET DISQUESl USAGÉS QUALITÉ 3694 SAINT-DENIS 3850 WELLINGTON MONTRÉAL VERDUN Aux Édifions La Presse dans la collection «ROMANS D'AUJOURD'HUI» La saie 2000 Une innovation dans l'édition d'oeuvres originales de création littéraire au Québec DEUX PREMIERS TITRES \u2022 oeuvres inédites \u2022 texte intégral \u2022 format pratique (11 cm x 18 cm) \u2022 qualité supérieure \u2022 prix à la portée de tous DANS TOUTES LES LIBRAIRIES: LES POCHARDS par Gilles Normand Un premier roman explosif de vérité humaine 208 pages UN AMOUR DE PAPIER par Réjean Bonenfant Un amour fou, fou, fou.par personnages superposés 208 pages OFFRE SPÉCIALE AUX ABONNÉS DE LA PRESSE 20% DE RÉDUCTION r I BON DE COMMANDE En voulu mjaW.wiitmi dans louli'S 1rs litiMirins 1913 mm.*, r* i iujy 7617457 COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 Économisez temps et Argent en commandant vos livros des Éditions La Presse par téléphone.Vous n'avez qu'à composer le numéro 285-0904.donner votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD et le tour est joué.Ce service vous est offert du lundi au vendredi, de 9h a 16h I Veuillez me faire parvenir mj ( ) exemplaire(s) de '***« ( ) Les pochards 6,95$ ( ) Un amour de papier 6,95$ No d'abonné fVltbVf-ti de LA PRESSÉ 5,55$ 5,55$ A retour nor aux: Éditions La Presse.Ltée.7.rue Saint-Jacques Montreal.Quebec H2Y 1K9 Mrn.lirr ,1, i *!.« .«i .IMPORTANT: Joiynuz a celle commande un choque ou mandat payablo aux Éditions La Prosso Lloo Voue pouvez également utiliser votre carte de crédit comma mode de paiement: MASTERCARD No i VISA No Prière de noter que tes échanges et les remboursements ne sont pa|Acceptés.NOM ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTALE TÉL.TOT Al (plus « % POUf iwinh If.ns d.(»osl«! Ci-jOint $ ul manutention^ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 D 3 TROIS LIVRES, TROIS FEMMES De si aimables petits riens Le meilleur livre, c'est celui qu'on a envie de relire.Le pire, celui dont on a tout oublié.Sauf, peut-être, le titre.Se souvient-on du prix Esso 1980, Je Salon vert ?Pas moi, sinon comme d'un de ces mauvais romans qui généralement sont la première et la dernière oeuvre d'un auteur.Mme Françoise Dumoulin Tessier, pourtant, n'avait pas dit son dernier mot.Tant mieux.Après lecture de Quatre jours.pas plus ! on ne va pas crier au génie.Non.Mais noter, et bien content pour elle, que Fauteur a acquis un peu de métier, qu'elle sait maintenant raconter sa petite histoire, sans style mais sans bavures.Et avec un certain humour.L'héroïne se nomme Julie.La quarantaine.Peintre, spécialisée en paysages neigeux.Un jour, c'est l'adieu au mari et Julie jette dans la cheminée ces tableaux de froid et de désolation.Dernier don de chaleur, ironique, à un homme plus attaché à ses choses qu'à la chose, à l'ordre selon lui-même qu'à la fantaisie selon les mouvements des coeurs et des corps.Un mariage, un divorce : une vie équilibrée, quoi.Ensuite, le boulot.M.Langevin, marchand de tableaux, prend Julie à son service.\\ elle la direction artistique, à lui la direction commerciale.Tout va pour le mieux et Mme Langevin, qui n'a pas de raison de l'être, n'est pasjalouse de la vendeuse.L'inventaire du passé Voilà pour les choses ordinaires de la vie.Reste à trouver un sens à cette vie ordinaire.Julie, pour une fois, va se choisir : « Ma mère me voulait mince comme elle, ma grand-mère, ronde comme elle ! Mon grand-père me voulait : heureuse, mon père : sage, mon mari : docile, mon amant : vibrante.» Ce qu'on demande des choses aux femmes, et en échange de quoi ?Julie s'offre quatre jours de congé (pas plus).Les plages américaines, la pension pour dames vieilles ou pas très jeunes, l'eau de mer glacée, le soleil et l'heure du thé.Quatre jours pour revivre le passé, ce qui est une façon de s'en débarrasser.Et puis rentrer, toute neuve, à Montréal.Le passé il surgit comme ça.un peu au hasard.De belles images d'enfance, à la campagne, auprès de grands-parents un peu improbables mais qui avaient un talent fou pour faire le bonheur des petites filles.Plus rares, parce que sans intérêt sans doute, des images du temps du mari.Surtout, des images de feu, brûlantes encore, signées Michel.Michel, ou Miguel, qui voulait vibrante une Julie qui n'offrait pas Ou ÙCil tics Vi ).ages Mme Françoise Dumoulin-Tessier lors de la remise du Prix Esso en 1980 Photo Pierre McCann moins.Tout un été de tourisme amoureux, ou d'amour touristique, dans la vieille Europe.Un été vécu pour ce qu'il était et dont Julie sait qu'il n'a laissé que de bons souvenirs.L'amour conditionnel L'amour, même s'il n'en reste que des souvenirs, appelle l'amour.Dans son petit patelin de la Nouvelle-Angleterre, Julie réussit à échapper à l'envahissante gentillesse des dames américaines.John, rencontré sur la plage, sera-t-il le Michel d'un week-end ?Pas du tout.Julie ne vivra plus par les autres ou pour les autres : « Ne plus jouer de rôle, ne plus dire ce que l'on attend de moi.» De belles promenades, un dîner fin, l'amour enfin ?Certes, mais à la manière de Julie : « Je n'ai dit qu'un non sans réplique, quand John a voulu s'étendre sur moi.Je ne puis plus tolérer qu'un homme m'oppresse \u2014 d'aucune façon que ce soit î ».Bientôt quatre jours, ça suffit, il faut rentrer.D'abord filer en douce : « C'est plus simple ainsi.Je ne veux aucun attendrissement, aucune promesse, aucun adieu.Que les choses restent ce qu'elles ont été un moment : agréables.» Et le petit roman de Mme Dumoulin Tessier restera exactement cela : peu de chose, une petite histoire pas trop mal ficelée, pas trop mal écrite, un aimable moment.Alors, passer à autre chose mais c'est d'amour \u2014 encore \u2014 qu'il est question dans le livre de Mme France Du-casse.Du lieu des voyages : « Parler pour n'avoir rien à dire de plus que cet amour qui s'achè- ve.Parler, sans plus, pour y mettre fin.» Le silence d'Hermès Ici, le ton est grave et la douleur de la narratrice est trop vive et trop dense pour que l'humour y trouve la faille où s'insinuer.La dédicace est éclairante : « À celui qui, comme Hermes.» Hermès est parti pour affaires et une femme qui l'a aimé, qu'il a aimée peut-être, se retrouve avec ses mots.Pour dire l'amour qui n'est plus, et sa blessure vive, il faut peu de mots, ou alors beaucoup.L'amoureuse de Mme Ducasse a choisi la quantité.Dans ce texte, qui ressemble plus à un journal qu'à un roman.elle arpente inlassablement le vide qui la tient prisonnière.Elle cherche à nommer, pour l'exorciser, le malheur objectif.Mais comment dire et comment, les choses étant dites, aller plus loin, ailleurs, sans mémoire, vers la lumière ?Le discours amoureux mobilise l'espace de l'écriture, il se fait appel à ce qui a été et ne sera plus.Appel mais aussi refus, éclairs de tendresse inassouvie et colères jalouses emmêlés.L'essentiel, qui dit cela, est convaincant.Par contre, le roman est embarrassé de tout un appareil plus ou moins poétique et plus ou moins confus.La netteté du drame se trouble dans la boursouflure du style et dans ces images d'enfants gelés, de vieillards en sursis, d'enfermement maladif.Les symboles, nuit, sang, insectes, se bousculent et se remplacent, s'annulent.Rejoignent Hermes dans son silence hautain.Autour du désir L'imagination de nos écrivains sait maintenant s'éloigner du Québec, pour inventer ailleurs des ailleurs.Ce qui se remarque le plus dans les livres de Mme Suzanne Robert, à part ce choix de lieux fictifs, riches de leur absolue singularité, c'est une prose somptueuse, un pouvoir des mots qui excède parfois l'intérêt relatif du propos.Mais en menant le lecteur de dépaysement en dé paysement \u2014 je parle de pays virtuels, je parle de paysages de l'âme \u2014 l'écrivain par?it se réserver entièrement les clés de ses mystères.Dans les arcanes de cette écriture qui peut rendre les plus fines nuances, exprimer les plus subtiles tensions de la vie, je ne choisis pas de me perdre.Quelque chose, que j'ignore, en décide pour moi.Vulpera.L'amour, encore.Ce qui en reste et ressemble à la hai ne.L'amour et cette autre chose, innommée, qui se joue dirait-on à un niveau inconscient.Une histoire, quand même.Marthe Werge-land a été la mai tresse de Charles-Werner Meredith.Elle lui a volé des photos, et les bandes magnétiques dans lesquelles L.Meredith, la femme de Charles-Werner, vivant avec ses enfants dans une autre ville, lui raconte les menus événements de sa vie quotidienne.Marthe veut connaître cette femme par ces lettres parlées.Elle se fait aider par un certain Lothar Grey, confident providentiel qui la trahit, puisqu'il a aimé L.Meredith, qu'il prétend ne pas connaître.Étrange histoire, où le rectangle amoureux se superpose à deux triangles amoureux.Qui est L.Meredith ?En effet, quel est le pouvoir décisif de cette femme sur un homme de nature peu fidèle ?Mais qui est Charles-Werner, qui est Marthe et qui est Lothar ?Personne ne le saura vraiment.Même dans la réalité de la fiction, chacun de ces personnages sait-il exactement le rôle qui lui est imparti dans ceite aventure faite de ruptures à divers niveaux, de renouements ambigus, de chasse aux bons et mauvais sentiments, cette aventure qui est, au delà de l'anecdote, une espèce d'essai sur les formes et les forces du désir ?Françoise Dumoulin Tessier : QUATRE JOURS.PAS PLUS !, roman, 128 pages.Editions Pierre Tisseyre/CLF, Montréal.France Ducasse : DU LIEU DES VOYAGES, roman, 148 pages.Éditions de l'Hexagone, Montréal.Suzanne Robert : VULPERA, 128 pages.Collection Prose entière, éditions Quinze, Montréal.POUR LES ENFANTS La ruse plutôt que la vertu Tout le monde connaît cette histoire d'un petit homme qui a tué sept mouches d'un seul coup et qui se fait une réputation de géant dangereux en répétant partout : sept d'un seul coup ! \u2014 sans préciser qu'il s'agit de mouches, bien entendu.Ce conte bien sympathique, puisque la ruse s'y met au service de la paresse, on le trouve dans Romarine, le recueil de contes pour enfants du grand écrivain italien Italo Calvino, paru dans la collection Arc-en-poche de Fernand Nathan.Les Italiens exagèrent, dit-on.Jeannot Bienfort n'a pas tué sept mouches, mais cinq cents.Une à la fois, il est vrai.D'astuce en astuce, il fait faire toutes sortes de prouesses à son nouvel associé, le vrai Géant.Et quand il ramènera le cadavre de celui-ci au Gouverneur, Jeannot Bienfort aura droit pour toujours à un déjeuner et à un diner.Dans ces huit contes charmants, des rois et des reines.De méchants loups et de bons enfants.Des fées aussi, puisqu'il en faut.Ce sont elles, qui savent les mots et les gestes magiques, qui arrangent les choses quand tout va mal.Des princes et des princesses enfin, pour que les peuples soient sans histoire, gouvernés par des couples heureux.Toute cette gentillesse n'empêche pas M.Calvino se glisser dans ses contes des épisodes inquiétants.Si le héros rate sa mission, le Roi ne va-t-il pas vraiment lui trancher la tête ?Et puis, cette mission, le héros a-t-il la moindre chance de la remplir ?Les petits livres de la collection Arc-en-poche paraissent sous couverture de papier fort, glacé.L'illustration de la page couverture est en couleurs, les autres en noir et blanc.Les auteurs et illustrateurs, et leur inspiration, viennent de plusieurs pays.R.M.HALO CALV H >marme y., ; Air! AN _ARC gSFOCHi EABUTIONS DIVERS Le nouveau désordre amoureux, par Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, 316 pages.Éditions du Seuil.Est-ce ainsi que les en-fants naissent par Claudine Amiel-Tison et Albert Grenier, dessins d'Annette Tison, préface de Claude Sureau, 212 pages.Éditions Robert Laffont.Mon voyage en enfer, par Patricia Hearst-,trad.par Christian Megret et Paul Chem-la,339 pages.Éditions Libre Expression.Prix.: $14.î)5.L'enfant qui ne pleurait pas, par Torey L.Hayden, 282 pages.Éditions Balland.Prix.: $12.95.Hebdomeros, par Giorgio de Chirico, 130 pages.Coll.«L'Âge d'Or.Éditions Flammarion.Pour être socialiste, par Léon Blum, 77 pages.Éditions Jan-nink.La franc-maçonnerie des Bonaparte, par François Collave-ri, préface de Georges Dumézil, 322 pages.Éditions Payot.Histoire de la philosophie occulte, par Alexandrian.390 pages.Éditions Seghers.Portrait et un rêve, par Catherine Wein-zaepflen, 189 pages.Éditions Flammarion.Thérapie familiale psychanalytique et paradoxalite, par Jean-Pierre Caillot et Gérard Decherf, préface de Simone Deco-bet, 232 pages.Édi tions Clancier-Gué-inaud.LES BEST-SELLERS OIE LA\t\t\t SEMAINE\t\t\t 1 La vie de Mahatma Gandhi\tLouis Fisher\tBelfond\t2 2 Cette nuit la liberté\tDominique Lapierre et Larry Collins\tLaffont\t2 3 Une mère et ses deux filles\tGail Godwin\tLes Presses de la Renaissance\t2 4 Verdict\tBarry Reed\tLibre Expression\t1 5 L'accident\tStephen King\tJ.C.Lattes\t1 6 Comment faire de l'argent avec l'argent des autres\tLouis Dostie\tQuébec-Amérique\t1 7 Le complexe de Cendrillon\tColette Dowling\tGrasset\t2 8 37% AA\tLouise Leblanc\tQuinze\t1 9 La nuit du sérail\tMichel de Grèce\tNouvelle Optique\t3 10 Préte-moi ta vie\tJudith Michael\tLaffont\t2 m mm |%C#M 16 18111011983,0 20*100 AU 19E9U/ 1202, rue Bleury CONFÉRENCE: L'ÉGLISE \u2014 INSTITUTION LANCEMENT DU LIVRE de Mgr.Biais, évoque L'AFFAIRE JÉSUS-CHRIST comparée à L'affaire Jésus de Henri Guillemin .Contribution libre.Pour obtenir le livre_ 1M150 PAGES- jjjijjS 3,00 S pjjrûi petit, 4,ÔûT ADRESSEZ L'AFFAIRE JÉSUS-CHRIST 2335, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, Québec H3H1G6, Tél.: 931-6191 9m§ 'EXPIAI ion ï VIVRE SANS STRESS avec la Méditation Transcendante le Conférences d'information le dimanche 15 mai et le mercredi 18 mai a 20hl 5 Troif-Rivlèrei, l« mercredi 18 mai à 20h au contre de M.T., 567, rue Rodiftton ENTREE LIBRE MAHARISHI MAHESH YOGI s'adresser au centre de M.T.1344 e$», rue Sherbrooke\u2014Rens.: 2884921 ou 598-7923 Chine, par Danièle Crisà?René Giudicelli et Marie Holzman, illustrations, 474 pages.Éditions Flammarion.L'insécurité sociale- ,sous la direction de Antoine Lion et Pierre Maclouf-,193 psges.Coll.«Politique Sociale».Éditions ouvrières.Yémen, par Laurence Deonna, illustrations, 180 pages.Éditions Arthaud.Le verdict, par Barry Reed, 219 pages.Éditions Libre Expres-sion.Prix.: $12.95.\u2022 \u2022 Les employés parlent aux employés, par Claude Dcbural, 190 pages.Coll.«Social en mouvement».Editions ouvrières.L'énigme sacrée, par Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, 456 pages.Éditions Pygmalion.Prix.: $20.75.Maurice Constantin-Weyer, par Roger Motut, 186 pages.Editions des Plaines., La crise du melting-pot, par Jean Caze-majou et Jean-Pierre Martin, 189 pages.Éditions Aubier Montaigne.Le tam-tam de Jonathan, par Jean Ras-pail, 210 pages.Éditions Robert Laffont.Méditation d'un chrétien du XXe siècle, par Marcel Légaut, 314 pages.Éditions Aubier.J'ai vécu quinze milliards d'années, par Jean E.Chron, 238 pages.Éditions Albin Michel.Souvenirs de Montparnasse, par John Glassco, trad, par Jean-Yves Soucy, récit, 421 pages.Coll.«L'Arbre».Éditions Hurtubise IIMH.Les petits débrouillards, par le professeur Scientifix, illustrations de Jacques Goldstyn, 137 pages.Éditions Québec Science et Service Heb-do-science.1.C'était pourtant l'été, Maeve Binchy, Sylvie Messinger 15.95 11.96 2.La splendeur des orages, Belva Plain, Pr.Renaissance\t14.95\t11.21 3.Harrican 3, Bernard Qavel, Albin Michel\t14.95\t11.21 4.Rapport Hite sur les hommes, Shere Hite, LaHont\t19.95\t14.96 5.Écrits polémiques, Tome 2, Pierre Bourgault, V.L.B.\t14.95\t11.21 6.Le galet blanc, David Hamilton, ACEP\t70.00\t24.95 7.Les seigneurs de la faune canadienne, Flammarion\t23.50\t8.95 8.Oeuvres de Cham plain (3 vols, reliés), Ed.du Jour\t74.35\t19.95 9.Enfants du monde, Claude Sauvageot, Ed.J.A.\t44.95\t4.95 10.Maîtres de la peinture moderne (19 titres), Flammarion\tch.17.00 ch.6.95\t et de nombreux autres offerts à prix aussi avantageux.Offre valable jusqu'au 20 mai.JEAN GABIN tel qu'on se I\"imagine, tel qu'il Un homme chajmeur et bourru un comédien exceptionnel Flammarion .\u2014 _ .^ _*____g___' 1243 University 4380 St-Denis Cent re Laval Galeries d'Anjou Les Terrasses MailChamplain 1 una \u2022.F un aristocrate et un bohème.,r \" '.a biographie d'un grand homme.$Q95 disponible dans toutes les bonnes librairies ri D 4 LES FOLLES ALLIÉES AU QUAT'SOUS THEATRE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 ~1 Des fées qui prennent leurs responsabilités Il est évident qu'un spectacle sur le Carnaval de Québec, monté par un groupe d'amateures et présente dans une salle habituellement réservée aux professionnels (le Théâtre de la Bordée) devait faire des vagues dans la Vieille Capitale.Et de fait, En- fin Duchesses.', au moment de sa présentation en 1982 a suscité la curiosité du public, indisposé quelques notables et même amené la Fédération des Fêtes populaires du Québec à commencer à s'interroger sur la pertinence de certains festivals et de leur Miss Crevette ou de leur Miss Gourga-ne.Que.par la suite, le même spectacle ait à toute fin pratique été joué à guichet fermé pendant presque quatre semaines lors de sa première sortie à Montréal, voilà qui n'est pas banal.C'est pourtant ce qui est arrive à Enfin Duchesses!, le spectacle du groupe les Folles Alliées, lors-qu'il a été joué en mars dernier AU Théâtre Expérimental des Femmes.On l'a remis à l'affiche au Théâtre de Quat'sous depuis le 5 mai.Les Folles Alliées, c'est un groupe de filles de Québec, dont une seule est passée par une grande école de théâtre et dont la majorité sont des pigistes et travaillent comme agents d'information.Jocelyne Corbeil, la porte-parole du groupe, que j'interviewe dira que le groupe se perçoit surtout comme un pool d'écriture pour écrivains et chanteuses.L'aventure de Enfin Duchesses! ressemble à un conte de fées, mais des fées qui auraient tout de même pris leurs responsabilités.Conte de fées Dans un premier temps, on a pensé faire une espèce de Carnaval de quartier.«On se cherchait une idée drôle, que personne n'avait traitée jusqu'alors.Et comme on habite toutes à Québec on a tout de suite pensé au Carnaval et à un carnaval des duchés.«Mais on a fini par laisser tomber.Parce qu'on ne voulait pas rire des filles qui se présentent comme duchesses et des bénévoles.Mais aussi devant l'ampleur et la difficulté de la tâche, étant donné que notre carnaval à nous autres se serait déroulé sur une période d'une semaine.» De cette première étape émergera et subsistera une idée de base qu'on retiendra pour la suite de la production, soit la dénoncia- tion ou la satire d'une certaine forme de marketing véhiculée par le Carnaval de Québec.C'est d'ailleurs autour du choix des duchesses, du concours qui précède le choix de la reine du Carnaval et des événements qui suivent le même couronnement que s'est organisée cette satire, à partir d'une série d'improvisations collectives et de textes préparés par chacune des participantes.En pratique, cela signifie que Enfin Duchesses! est le résultat d'un travail de groupe où les responsabilités sont grandement partagées.De toute façon, avant la première série de représentations à la Bordée, du 18 janvier au 6 février 1982, Jacques et Pierrette Robitaille, deux des piliers de ce théâtre, ont apporté leur collaboration à la mise en ordre et en place de la production.Selon Jocelyne Corbeil, on a à ce moment-là beaucoup travaillé la première partie et on a porté une attention Une scène de «Enfin Duchesses!», avec Jocelyne Corbeil, Hélène Bernier, Lise Castonguay, Lucie Godbout et Claire Crevfer photo Michel Lemay «LES TROIS MOUSQUETAIRES» Jocelyne Corbeil toute particulière au peefection-nement du jeu de chacune des interprètes.Et, avant le commencement de la deuxième série de représentations à la Bordée, au début de la présente année, c'est Jacques Girard qui a prêté son concours à une deuxième version revue, corrigée et améliorée du spectacle.Un événement Comment Jocelyne Corbeil ex-plique-t-elle le succès de Alio Duchesses?«L'an passé, à Québec, on a été un événement, précise-telle, et cela à plusieurs niveaux.Tout d'abord à cause du thème abordé.Ensuite, en raison du fait que c'était un spectacle défendu uniquement par des filles.Troisièmement, parce que c'était une pièce drôle, montée d'une manière drôle, par des filles qui n'étaient pas des professionnelles, sauf une.» Jocelyne Corbeil estime que Enfin Duchesses! n'est pas une revue, étant donné que le spectacle n'est pas composé de sketches séparés, mais plutôt une comédie musicale, avec une histoire cohé- photo Michel Grovel, LA PRESSE rente, et qui emprunte beaucoup aux techniques du théâtre de variétés.«C'est un genre de théâtre qu'on aime beaucoup et qui est accessible à tout le monde.Et qui nous permet, en plus, de faire des gags parfois faciles, mais de bons gags quand même.» A la question de savoir si les Folles Alliées sont individuellement et collectivement féministes, Jocelyne Corbeil répondra qu'elle ne sont pas militantes au sens habituel du terme: «On est toutes consciente des problèmes.On vit en 1983 et, comme de raison, on s'intéresse toutes à notre sort.Mais je ne nous vois pas faire du théâtre comme Pol Pelletier.Nous n'avons pas comme groupe des intransigeances idéologiques ou artistiques.» Les Folles Alliées (Hélène Bernier, Lise Castonguay, Jocelyne Corbeil, Claire Crevier, Lucie Godbout.Agnès Maltais et Christine Boillard qui les accompagne au piano) sont au Quat'Sous jusqu'au 29 mai.Du mercredi au dimanche, à 20h.-n UN CLASSIQUE FOB FOU FOU.-! au Théâtre Denise-Pelletrer Renseignements: 253-8974 Le Nouveau Théâtre Experimental présente N avec: Roch Aubort Danielle Bergeron Robert Claing Daniolo de Fontcnay Théâtres dans le théâtre Robert Gravel '*'-* régie: Poule Mehor ' o a a uni Vitro IJWC SOrhe Q'ItO'd oTiCKETODN Théâtre St-Dertit 12hâ2îh Achats cartes de crédit: 288-3782 - \u2014 ot .50 1 et its co wPtcnRS de b b JUSQU'AU 29 MAI COMÉDIE MUSICALE «M.FAUT MARIER Tl PIERRE» FORUM* * FORUM* FORUM* *FORUM*FORUM* *FORUM*FORU THÉÂTRE MÉRIDIEN Direction: Guy Gravis ALPHA BOUCHER v ¦ ««s w - PASCAL NORMAND IP^l.\u2014~ Dbmimc io valléeï Du 13 ovril ou 7 moi- So,r*« ?Oh 30 \u2014 mattoN dimonch* I7KOO (reUxhe lundi, mardi) Billet* 1$ et éoutionH 6 Res.: 285-1450 COMPLEXE DESJARDINS BASILAIRE 2 monique ¦r.a .GILLES VERMONT latulippe MARCEL GANACHE MARTHE CHOQUETTE PIERRE JEAN CONSTANCE G A GNON ET AUTRES.^ BILLETS: LUNDI AU JEUDI 8S VENDREDI^AU DIMANCHE 9S RÉSERVATIONS: 526-2527 \u2022 \u2022 SPECTACLES: LUN.AU DIM.20h00 SAM.-19hOOet23hOO v présente LUNDI À 21H 00 m reçoivent Normand Brathwaite avec Mario Légaré et Frédérike Bédard Pierre Beauregard Daniel Lemire ' i Yves Rousseau Francine Ru'el L:i maxilUiài (it* -i h.'.v^ \\\\%\\' (*\u2022:>¦\u2022 i fym m.^ m \u2022 Information: 270^7848 ClUi) bOda Billets en vente É\u2014 1 au Club Soda: 6,00$ du Scirri au lun cl»* 1 ?h!a.fBh 5240 Avenue du Parc À l'Opéra de Montréal, nos abonnés sont privilégiés! Nous leur offrons: des réductions allant jusqu'à 20% du prix régulier des billets; des prix particulièrement avantageux pour ceux qui choisissent un abonnement en semaine; des séries offrant le même soir de la semaine pour les quatre opéras; le choix des meilleurs fauteuils; i' le plaisir de conserver leur place de saison en saison; la chance d'assister à une représentation du Metropolitan Opera à l'occasion d'un week-end à New York, grâce au Concours de l'Opéra de Montréal.s À cause de la très grande popularité des opéras à l'affiche en 1983-1984, les billets s'envoleront rapidement.Ne ratez pas une saison aussi éblouissante.Réservez votre fauteuil le plus tôt possible.L'Opéra du Montréal est membre de l'Association de» Directeur! do Théâtre.Une nouveauté en 1983-1984: le même soir de la semaine pour les quatre opéras.Inscrivez dôs maintenant les dates à votre agenda.Sériée\tManon\tLe Nozxa di Figaro\tTurandot\tRigoletto yQ^ mardis*\t4 oct.\t29 nov.\t21 fév.\t22 mai g vendredis\t7 oct.\t2 dec.\t24 lev.\t25 mai Q lundis\t10 oct.\t5 dec.\t27 fév.\t28 mai samedis\t15 oct.\t10 dec.\t3 mars\t2 juin £ mercredis\t19 oct.\t14 dec.\t7 mars\t6 juin p samedis\t22 oct.\t17 dec.\t10 mars\t9 juin 'Soirs de première | Faites des économies encore plus intéressantes en choisissant un abonnement les lundis, mardis ou mercredis.Sections\tSériée A.B.D, F\t\t\tSériée C, E\t\t \t\u2022 \u2022» \u2014 \u2022 3 - a S s\tBillet de l'abonné\t\u2022 S E e c c 0 1\tw a *\u2022 s e 3 = t» at\tBillet da l'abonné\t\u2022 \u2014 c \u2022 E \u2022 c c 0 Xk < 1\t35$\t32$\t131$\t33$\t30$\t123$ 2\t35$\t32$\t131*\t33$\t30$\t123$ 3\t35$\t32$\t131$\t33$\t30$\t123$ 4\t35$\t32$\t131$\t33$\t30$\t123$ 5\t30$\t27$\t111$\t28$\t25$\t103$ 6\t30$\t27$\t111s\t28$\t25$\t103s 7\t21$\t18$\t75$\t20$\t17$\t71s 8\t21$\t18$\t75$\t20$\t17$\t71s 9\t15$\t12$\t51$\t15$\t12$\t51s 10\"\t12$\t12$\t51$\t12$\t12$\t51s *Ce prix comprend un n-ontant da 3 $ correspondant à una redevance de 0.75 $ par billet payable a In Place des Arts \"Réduction non applicable dans cette catégorie.Toutes les représentations de l'Opéra de Montréal ont lieu à la Salle Wilfrid-Pelletier do la Place des Arts.Parterre Rangées T à Z Rangées DD à S Corbeille Rangées E à J Rangées A à D Loges Mezzanine Balcon Rangées E à G Rangées A à D Loges Los oouvres et distributions soit annoncées sous réservo d éventuelles modifications Formulaire d'abonnement L'Opéra de Montréal Saison 1983-1984 Sections\tSéries d'abonnement\t\t\t\t\t \tA\tB\tC\tD\tE\tF 1\t\t\t\t\t\t 2\t\t\t\t\t\t 3\t\t\t\t\t\t 4\t\t\t\t\t\t 5\t\t\t\t\t\t 6\t\t\t\t\t\t 7\t\t\t\t\t\t 8\t\t\t\t\t\t 9\t\t\t\t\t\t 10\t\t\t\t\t\t Écriture moulée s.v p Nombre d'abonnements 1er choix\t2a choix \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \u2022t * Montant total $ Veuillez faire votre chèque ou mandat-poste a l'ordre do l'Opéra de Montreal ou portez a votre compte N3 de la carte Date d'expiration Signature ?Visa D American Exprès* ?Master Card ?Oinors Club D anRoute Les commandes postales sont remplies selon leur ordre d'arrivée.Lea billeta ne aor.t ni échangeable ni romboureablaa.\t- Dans l'impossibilité d accéder à votre domande.l'Opéra (in Montréal da»fa D vous retourner votre chèque/mandat poste ?établir le meilleur choix Nom\t Adresse\t é\t Ville\t Province\tCode postal Téléphone\t Adresse de retour L'Opéra de Montréal, Place des Arts 1501.rue Jeanne-Mance, Montréal (Québec) Canada H2X 1Z9 \u2022 a.Renseignements et guichets; 842 2112. D 10 LE SAVIEZ-VOUS ?MIS ET SPECTACLES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 Men Without Hats est un groupe montréalais Le groupe Men Without Hats présentera un spectacle de 30 minutes en première partie du Roxy Music Show à l'affiche du Forum le 20 mai prochain.Men Without Hats n'est pas un groupe canadien, c'est un groupe montréalais, nuance.Je croyais bien rencontrer le groupe mais c'est Ivan Doros-chuk qui nous a relaté l'expérience musicale de Man Without Hats.Ivan, c'est le concepteur, le compositeur et la voix d'une formation complétée par ses frères Stephan, Colin et Allan McCarthy.Les quatre montréalais présentaient leur spéciale au Club Soda en février dernier et on a tous cru qu'il s'agissait d'un groupe strictement anglophone qui n'avait jamais entendu parler de la réalité francophone à Montréal.Curieusement, Ivan nous accordait une entrevue avec le meilleur accent québécois et nous permettait de découvrir un groupe authentiquement montréalais.Première nouvelle' «On passe souvent des messages subtils.Il faut comprendre.Il nous a fallu travailler trois ans dans tous les pays du monde, faire le palmarès en'Italie, en Angleterre, se faire connaître un peu partout avant d'avoir une chance au Québec.Ici, il fallait taper du pied et faire du folklore pour enregistrer un disque.Mais ici c'est cool et je comprends.Sur scène en Europe, on ne dit jamais que nous sommes un groupe canadien, nous sommes un groupe montréalais».« Men Without Hats », un groupe montréalais Ce n'est pas facile d'enregistrer en anglais à Montréal, ce n'est pas facile de faire accepter aux compagnie de disques, du rock actuel, mais Ivan m'expliquera longuement qu'il a compris la situation.«Mes parents qui sont anglophone ont voté pour le Parti Québécois et j'aurais fait de même si j'étais demeuré au Québec.Je comprends qu'il faut protéger le français ici.Les seuls vrais Canadiens sont Québécois, ce sont les seuls à pratiquer le bilinguis- me.La culture anglophone est en voie d'extinction au Québec et tout ce qui reste de british et de sujets de la reine se rallient derrière le Sunday Express.J'ai hâte que ce journal disparaisse-.Le Québec, ce n'est pas seulement les francophones, ce sont ceux qui y sont attachés.Malheureusement, il y a encore tellement de colonialisme dans la mentalité anglophone.Certains se comportent comme s'ils étaient en Afrique du Sud.» Fis d'enseignants à McGill, étudiant en droit international à Le soliste Ivan Doroschuk Nice en France, Ivan a mené son groupe un peu partout dans le monde en soignant les textes et l'originalité d'une musique d'inspiration européenne.En évitant les clichés auxquels s'accrochent les groupes à la mode, en évitant l'esclavage de l'électronique (pas de batteur, on utilise une boite à rythmes), Ivan vise le marché mondial.Un premier album est déjà sur le marché et un deuxième est en préparation.Jusqu'à maintenant, on a entendu Safety Dance sur les ondes montréalaises et il paraît que le meilleur reste à venir.J'espère que ce sera en français.la presse YVQN RUM*FORUM* *FORUM * FORUM* *FORUM* FORUM* *FORUM*FORUM* *FORUM*FOftU l.\\ MK\\nM lu O'KÊEFE ! IMI ! i \u2022 RADIO CITE i4 fM 1073 invitent 400 PERSONNES à une représentation spéciale de TAPAGE NOCTURNE le jeudi 26 mai à 20h OESCHttMPS UND * SORGJNi UHESOlRÉ* A«C^0* - i\\K .1.au tnm \u2022 Le coupon de participation sera publié dans LA PRESSE du 7 au 14 mai 1983.\u2022 Le tirage des 200 paires de billets aura lieu dans la semaine du 16 mai 1983.\u2022 Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à Radio-Cité, 1184, rue Sainte-Catherine ouest, suite 500, Montréal.\u2022 La valeur totale des prix offerts est d'environ 4 715 $ PANS CAMILLE ET CYRENNE 3ïoc ne nu - DE CHARLES DYER AVEC ALAIN ZOUVI r' > SAMEDI FOftUAI DIE MONTRÉAL BILLETS $18.50 ET $13.50 EN VENTE AUX GUICHETS DU FORUM ET À TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON Frais de service de 95 C par billet acheté à Ticketron UM* * FORUM * FORUM *\u2022* FORUM * FORUM * * FORUM- -FORUM* * FORUM*; FORUM* *FORU ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT La renommée internationale de l'OSM a fait de Montréal une capitale de la musique.Joignez-vous à Ozawa, Serkin, GalNA/ay, Mehta, Milstein, Argerich, Barenboim.Célébrez avec nous notre grandiose 50e saison.Appelez-nous au 842-9951.NOTRE FIERTE NOTRE LA PRESSÉ, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 ARTS ET SPECTACLES.D 11 Une star française de l'opéra, Christine Barbaux i PARIS (AFP) \u2014 -On ne trouve plus de belles voix en France! » C'est ce que prétendent les pessimistes.Mais les pessimistes n'ont pas toujours raison.Ces «belles voix», il suffit de savoir les découvrir et de leur donner une chance d'affirmer leurs qualités.Christine Barbaux a eu cette chance, une chance qui s'est appelée, il est vrai, Herbert von Karajan.C'est en 1978, alors qu'elle venait d'être engagée à l'Opéra du Rhin, qu'Herbert von Karajan, après l'avoir auditionnée à Berlin, lui propose de participer à un enregistrement des «Noces de Figaro» de Mozart, où elle sera Barberine.Herbert von Karajan est conquis: elle tiendra le même rôle dans une production des «Noces» à l'Opéra de Vienne.C'est déjà la consécration.Le célèbre chef de la Philarmo-nie berlinoise fera ensuite graver «Pelléas et Mélisande», de Claude Debussy, en confiant à Christine Barbaux le rôle du petit Yniold, le fils que Golaud, l'ombrageux époux de Mélisande, a eu d'un premier mariage.Christine Barbaux chantera encore un autre rôle de «travesti»: Oscar, le page du «Bal Masqué», de Giuseppe Verdi.Mais ses premiers emplois furent surtout ceux de «petites filles»: Sophie, la jeune soeur de Charlotte (rôle qu'elle chantera à nouveau à l'Opéra de Paris la saison prochaine), dans «Werther», de Massenet, Leila, la «déesse-enfant» des «Péchetirs de perles», de Georges Bizet, Xénia, la fille du tzar, la «douce colombe», dans «Boris Godounov» de Moùssorgs-ki, Nanette, l'espiègle fiancée de Fenton, dans «Falstaff», de Verdi (rôle interprété au Festival de Salzbourg, puis, à l'Opéra de Paris cette saison), et même (ce fut son premier rôle sur scène), cette malicieuse «guêpe» de Des-pina, la piquante soubrette de «Cosi fan tutte».Sans oublier une incursion inattendue dans le répertoire wagnérien: pas Briinn-hilde, bien sûr, s'agissant de «Siegfried», mais l'«oiseau de la forêt», dont Siegfried comprend le «doux babillage».Elle a chanté, depuis lors, plusieurs grands rôles de «soprano léger lyrique»: Juliette, dans le «Roméo et Juliette» de Gounod à l'Opéra de Nice, et Ophélie, dans «Hamlet», d'Ambroise Thomas, en Grande-Bretagne.Elle se prépare à interpréter le rôle de Pa-mina, dans «La flûte enchantée», et Mélisande pour l'Opéra de Stockholm.Toujours la transparence, la fraîcheur.A Paris, elle vient de se produire à nouveau dans des emplois de toutes jeunes filles: la princesse Ninette, dans l'«Amour des trois oranges», de Serge Prokofiev, une féerie dont l'esprit s'apparente aux fantaisies oniriques d'«Alice au pays des merveilles», et Nanette, de «Falstatf», qui au quatrième acte, apparaîtra parmi les elfes et les «esprits» qui hantent les bois, comme la «Reine des fées».Une voix aérienne, irréelle, paraissant comme il se doit, provenir d'un royaume féerique.Une voix qui vous étreint par sa pureté, mais où le cristal cache une flamme.Est-ce suffisant de parler de cristal?On a évoqué la «voix de diamant».Eclat, scintillement des factures irisées.Mais, le diamant, c'est aussi la dureté.Cette voix est souple, soyeuse, caressante.Alors, toujours «petite fille»?Il ne faudrait pas s'y tromper.Par son physique, tout d'abord, Christine Barbaux dément toute identification hâtive avec les rôles qui marquèrent ses débuts.Aujourd'hui, après cinq ans seulement d'apprentissage et de perfectionnement sur une quinzaine de scènes en France, en Europe ou aux Etats-Unis, elle est devenue une «star».Elle en a le port élégant, l'allure, le sourire.Un large chapeau de feutre emprisonnant la chevelure, des lunettes fumées protégeant les yeux, la ressemblance s'impose: cette démarche un peu hautaine, comme absente, c'est Greta Garbo, la «divine».Et puis, le chapeau ôté, libérant la chevelure d'un blond vaporeux, les lunettes déposées, c'est la vraie, la seule Christine Barbaux qui se révèle, avec son charme, sa simplicité, sa spontanéité.Des yeux de jade Le visage s'anime, les yeux, \u2014 sont-ils bleus, sont-ils verts?Des yeux de jade, \u2014 expriment, mieux encore que la parole, l'amour de son art, la passion éprouvée pour un métier difficile, mais exaltant.C'est avec émotion qu'elle raconte sa rencontre avec Karajan, qui décida de sa carrirère et dont elle a conservé un souvenir ébloui: «C'est fabuleux, dit-elle, de travailler avec lui; un homme d'une culture extraordinaire».Elle évoque son enfance choyée, une «enfance en or», auprès de parents et de grands-parents émerveillés de sa présence à leur foyer de cette «petite fée», arrivée dans la famille après toute une série de garçons.A cinq ans, la «petite fée» aime déjà chanter et décide qu'elle en fera son métier.A quinze ans, elle chante pour la première fois devant un «vrai public», et prend des leçons de chant.Elle commencera cependant des études de biologie et de médecine (peut-être une «position de repli», au cas où?).Mais, bien vite, la vocation de la musique et du chant est la plus forte.Christine Barbaux obtient un diplôme de licence-maîtrise en musicologie et entre au Conservatoire d'Art lyrique de Paris.Elle en sortira trois ans plus tard pour faire ses débuts à l'Opéra du Rhin.Ses projets?Pour elle, c'est la sagesse qui commande.La voix est un instrument merveilleux, mais qu'il faut savoir ménager.Après Pamina et Mélisande, sans doute Gilda, de «Rigoletto» et peut-être certaines des héroïnes des opéras de Verdi: Violetta?Desdémone?Mais plus tard.Pour le moment, elle préfère s'en tenir aux rôles plus légers des opéras de Bellini ou de Donizetti: La somnambule.Lucie de Lam-mermoor.Les héroïnes wagnériennes?Elle éclate de rire: non, ce n'est pas du tout sa voix.Pourtant, Elisabeth, Eisa, est-il interdit d'y songer?Les ascendances germaniques et anglo-saxonnes qui, par les branches paternelle et maternelle, sont peut-être à l'origine de son type «nordique» la pousseraient à y rechercher des affinités.Ces personnages de femmes vivant leur rêve intérieur ou habitées par de grandes passions lui plairaient sans doute davantage que les «ingénues» de ses débuts.Sans croire réellement à l'astrologie, elle reconnaît que son tempérament la pousse à «aller de l'avant», à «foncer tète baissée»:.«Je suis capricorne, ascendant taureau».Curieuse de tout, elle s'intéresse à tout, éprouve mille envies.La philosophie, la religion la passionnent.Elle aimerait faire des voyages, découvrir les Indes, le Tibet, l'Egypte, les Andes, les Caraïbes.Pas le temps pour le moment.En attendant, elle lit Gurd-jieff: «Rencontre avec les hommes remarquables», fouille les antiquaires, les brocanteurs, à la recherche de meubles anciens, («des meubles qui aient une âme»), d'objets amusants, de bijoux de tribus ou d'époque «arts décos».Adore le cinéma, surtout les films fantastiques.Entre-temps, ne néglige jamais sa forme physique: jogging, natation.Christine Barbaux equitation, planche à voile.Fait aussi du tir à la carabine.Une femme de son siècle, et, néanmoins, sensible au charme du passé.Le bruit, l'agitation de la vie d'aujourd'hui lui pèsent: «J'aurais aimé vivre, dit-elle, à une autre époque».Ce qu'elle reproche le plus à l'esprit d'aujourd'hui, c'est «son penchant pour la dérision, le sarcasme, son côté desséchant».«Je n'ai jamais honte, confie-t-elle encore, de m'abandonner à remotion: «La Traviata me fait pleurer».Une flamme s'allume aloiv dans les yeux de jade.Jean-Claude Brard \u2022y* Es g r.r\\ i > : V f : y r 8 r.- r Alexander brott '.iCCl 'J' 'a't \u2022¦ ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Saison 1983-84 THÉÂTRE MAISONNEUVE Lundi soir 20 h.30 8 CONCERTS \"CONNAISSEURS\" 26 septembre Salle Wlifrld Pelletier 31 octobre 21 novembre MENAHEM PRESSLER piano Beethoven ConceMo 30 janvier MAURICE ANDRÉ trompette Aiomoni \u2014 Haydn MALCOLM MESSITER hautDO.l \u2014 haulDC'k fl d * v.'» \u2022 \u2022\u2022 .-J- .\u2022\u2022\u2022 - - .\u2022 Robert LA FONDATION DE DANSE TRISKELIAN présente JJqqH du printemps Quatre nouvelles œuvres de LINDA RABIN, chorégraphe, et ses danseurs 26,27,28maià20H30 Billets '*$ !!.()()$ de rédui lion aux éludianls \u2022 l ( itovens de l'Âge d'Or Billets en vente à l'auditorium D.B.CLARKE.Édifice Hall, UNIVERSITE CONCORDIA 1455 ouest de Maisonneuve.sortie MÉTRO GUY Lundi au vendredi de 12:00 à 18:00 heures Samedi de 11:00 à 16:00 heures Réservations: 879-4341 «I s rAV: b\\\\\\\\ MM m 3solrées: 19,20,21 mal A 20 h 3D 1 matinée (pour enfants)i 21 malalSn Théâtre Marie Gérin-Lajoie (U.Q.A.M.) 1455 St-Denis (métro Berri) Adultes S8.SO \u2022 Étudiants - Enfants S6.SO Adultes acc.d'un enfant $6.50 \u2022 Enfants $4.00 DUieti rn vente dès maintenant à Pointépiènu.S41S Chemin Queen Mary at au guichet da i u Q a m à (S14) 212-3456 Pour renseignement!ou ré»»rvatloni 447-S422 '00 ImprtMfio: Jwn-Claude L espérance CE SOIR ,0 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 t 0 jAETSET SPECTACLES D 13 RAPPING AND BREAKING - \u2022 \u2014f-¦\u2014 \u2014 *\u2014.- ¦OP.V Concours v5l international ! de musique de Montréal VIOLON Du 28 mai au 15 juin Place des Arts Acc ët Je i presenten! ¦ POUR VOUS MESSIEURS.TRIO IYIUSK CHICK COREA ¦Cl AVIERS ROY HAYNES BATTERIE ./.LUNDI-ET MARDI, 16 et 17 FAI / .21i30 H.6$ L'il'iftl CAFE CAMPUS 3315 Qu««n Mary 735-1259 Première épreuve éliminatoire 28, 29, 30 mal 9hl(), il h 10, 20hOO (hofjirt Mijet à (Hanflrment) l.iHrlv 1 S put tour Théâtre Maisonneuve Deuxième épreuve éliminatoire 2, 3, 4 juin 13H00.2Oh00 billet»: 1 $ par jour Épreuve finale Av« l'Orcrmtr* iy*n-phonique de Montréal tout la direction de Raid Armenian 11.12, 13 juin 20hOO billelt: 3 $, 4 $, S S, b $ MIROSLAV VITOUS BASSE SAMEDI 4 JUIN à 20h et 23h , \u2022 .' ' \" Inf.861 -5851 \u2014ii m \u2014i\u2014 ¦ mm m' place Qfs art: Salle Wilfrid Pelletier Concert de gala des premiers Uureatt A vet rOrchetlre »ym-pSonique de Montreal tout la direction de Rà Hi Armenian IS juin Nhis billett: 5 $.fa $.7 $.8 S.9$ o i- mon?1 ê W- ftïii PLACE DES ARTS J: 318 o Sfe Catherine .biileu en venie p au guichet di 9h I m \u2014 It à tous lu comploiri é ièd&cte\\iT en chef : Winston Me Quade ENFIN, DISPONIBLE EN KIOSQUE ( ->m ¦ Il 1 ~ Billets en vente aux guichets de la Place des Arts ^L^ST.S.O.a?.du BEBO 'in Hommage à DIZZY GILLESPIE présenté par L£ RISING SUN FESTIJAZZ Sur tout billet de plus s'-ijouti- un montant de i titre de redevance à la Place des Arts 7 légendaires Vivante DIZZY GILLES Pi E FREOQy HUBOARD BBMHY CARfER SLI OF HAMPTON JOHN LEWIS RAy «ICKey KOKFR $10, $14.50 et $16.50.Billots en vente vtti.le 20 moi «Ad SALLE .THÉÂKÉ WUFRID-PELLEIIFR MAISSNNEUVE \u2022 * PI SCI DIS APIs « wholi ru; .«i; .SALLE p \u2022 \" Surtout billet \u2022 WILFRID-PELLETIER l'I A( f IHS AKIS \u2022 * \u2022 à Vitre de redevance^ ( .mi h.ts h-ï.'.mi.' i | i place én ArtjT ¦ 0.7 VS Iles Concerts Premier Ltée 'présentent l'événement majeur de l'année mondiale des communications et de la 2* SALON DES SCIENCES TECHNOLOGIE du 13 au 22 mai En première partie: Jeff McBride 5 représentations Ce soir et demain jeudi, vendredi, dimanche à 20h samedi à 18h30et22h B'ILETS: 12,50$ \u2014 17,50$ \u2014 20,00$ \u2014 22,50$ EN VENTE AUX GUICHETS DE LA POA ET AU MONTRÉAL TRUST ?\u2022 * * PLUS CHARGE D'AGENCE \"^AJkl I\" Sur tout billet ivn.njtiimixi\\w de LA SCIENCE EN SPECTACLE! de 10 h à 22 h (sauf le 13 avril: ouverture à 13 h) Une production de \u2022 la Société scientifique Technica JEUDI À 20 HEURES: Conférence de Hubert Reeves «L'Histoire de l'Univers» TEccnnT - r E5ï a titre de redonner a:lâ Pljce drvAM»- PLACE BON AVENTURE Bravo Montréal ! En ballet, on ne fait pas mieux ailleurs.OYEZ DES NOTRES ALLE WILFRID PELLETIER PLACE DES ARTS SÏPour plus de détails, veuillez ' w demander Mme Beaudoin au 849-8681 À Montréal, la qualité du ballet n'a rien à envier à celle d'autres grandes villes.Les Grands Ballets Canadiens, tout au long de leur dernière saison, ont fait l'unanimité-de la critique, aussi bien chez-nous, qu'a New York ou a Londres.Et que dire du public.à chacune des représentations, nous faisions a peu près salle comble.1983-1984, une 26e saison è ne pas manquer.Cinq programmes d'une rare qualité.Votre abonnement vous donnera droit au même fauteuil lors de chaque représentation.m JEUDI 26 AU DIMANCHE 29 MAI Jeudi: 20h30 - Autres soirs: 21h30 Billets en vente a tousses comptoirs CLUB SODA 5240, avenue du Parc\"\u2014 270-784é Production Specdici Inc.en collaboration avec LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS au D C mon t r e d i Syslemt; unique de STÊRÊOVISION sur écrans géants i 318 ouest S;e Catherine inj 861-5851 Acheté/ au compioif Jiçketron du Speclrum les billets pour le Stade Olympique Forum Ihfàire St-Oems etc Ouvert de 9h à 22h tous les jours WSHU \u2014 ARTS MARTIAUX CHINOIS \u2022 fi\u2014f \u2022 \u2022 * ' \u2022 .' .\u2022 I WUSHU fit ACROBAT/ES DE'AÏÏSœ CHINE 4 i Sam.* 14 mai 21h00 ; Un hommage à Bob Marley^ yOfflti \\ ^^f|0 Six heures \\Wê\\^\\^^ de musique J9, .1k- !'live\" et de vidéo avec \\J KA~, < _ les grands pu Reggae \"4 \"SUR SCÈlÎË\" fr/f m > .i on I I 7 tnusiciens Dim.15 ma 21h00 ^Ljper spécial vidéol AVID BOWIE Lundi 16 mai 21h00 CKOl-FM et CBS Disques présenter] Earth Wind and .\u2022 en concert sur vidço ÉCpulez CKOl-PM pour connaître t ven-sam Une .Soirée de Music Hall.aVec LA.LA LA LOCK DANSEUR dans \"Businessman jn the process of becoming a(i angel\" Li SPECTACLE ÇU M0IS^^^w ^ç&ip Mercredi 1er juin 21TxX3 \u2022 Lisez la PRESSE tous les jeudis et écoutez CKOI-FM tous les lours à 12h45 et 1Bh3Û pour savoir, quand et .comment obtenir un billet gratuit.A VEnWn - ^ TRIO MUSIC av^CHICK COREA DEAD KENNEDYS-WILSON PICKETT BACK DOORS Representation sur scène en \u2022 _ directe de Wushu (ans martiaux) Une expérience inoubliable et dès acrobates originaires de à ne pas manquer donnée la République Populaire de Chine ' ' - par la troupe Jiansu Wush'u POUR LA PREMIÈRE FOIS AU CANADA ! 3 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT! ___^31MAI,2&3JUINà20Hoo __ FORUM de MONTREAL s 8 $11 5/4 932-2582 Pour information Billets disponibles au guichet du Forum ec à tous les emplacements Ticketron ¦ it* ¦ chestre des Jeunes du Québec 21 octobre .Chef invité CHARLES DUTOIT Artiste invité SHELLEY KATZ, piano SOIRÉE MENDELSSOHN .'Ouverture Ruy Bias, op.'95 Concerto pour piano no 1 ^décembre 6a^rîF^> Chef invité ~ Chef invité MARIO BERNARDI URI MAYER Artistes invités Artistes invités SONIA RACINE, soprano .Le trio \u2022 \u2022 \u2022 BENOIT BOUTET.ténor Robert-Motard-Fournier MARC TRUDEAU, baryton ANN ROBERT^ vloJon YVES SAINT-AMANT, basse -THERESE MOTARD,violoncelle Chef invité .URI MAYER Artistes invités Le trio Robert-Motard-Fournier ANN ROBERT, violon Les Petits Chanteurs en sol mineur, op.'25 du Mont-Royal - « Symphonie no 3 en la mineur.Chef des chœurs op.56 «Ecossaise» GILBERT PATENAUDE 18 novembre BERLIOZ I .L'Enfance dû Christ SrI'^r / lOfévrief \u2022 Artiste invitée .Chef invité.CHANTAL JUILLET, violon FRANZ-PAUL DECKER VIVALDI Les Quatre Saisons, op.8 BARTOK Divertimento* pour cordes SIBELIUS ?< Pelléas et Mélisande, op.46 FAURÉ Pelléas et-Mélisande, op.80 .SCHUMANN Symphonie no 3 en mi majeur, op.97 «Rhénane» MICHEL FOURNIER.piano LONG71N Lettre d'Etienne à Jacques (création d'une Commande de.rOJQ) MOZART Symphonie no 35 enré majeur, K.385 «Hàffnen» BEETHOVEN Triple concerto pour violon, violoncelle et piano en do majeur, op.56 30maioForum Chef d'orchestre \u2022 CHARLES DUTOIT MAHLER Symphonie no 8 en mi b majeur, dite Symphonie des mille \u201e .Concert-conjoint de l'OSM et de POJQ avec 8 solistes réputés et un choeur de 650 voiy Série montréalaise le vendredi soir à 20 h Safle Rédpath (3459 McTavish).Exception 16 décepibrç: Salle Pollack (555 o.Serbrooke) Abonnements La (série montréalaise comprend 5 concerts pour 20$.-\u2014\u2014J Le concert Mahler est offert au coût additionnel de 5è {prirt régulier 8$).'On peut s'abonner en écrivant à: JDrchestrç des Jeunes du Québec «1501.rue Jeanne-Mance MontréaLQuébec H2X 1Z9 Téléphone: 282-9465 .> S A S O N 1 9 Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique cet LES CONCERTS GALA mardi et mercredi, 17-18 mai, 20h Charles Dutoit co^e 3s ¦ S i Jessye Norman, soprano James McCracken, ténor Louis Quilico, baryton Berlioz: Le Corsaire, ouverture Saint-Saëns: Samson et Dalila, Acte II Stravinsky: Le Sacre du Printemps Billets 6,50$ à 18$ À compter de ll) heures, les soirs de eoneert.HH) billets seront offerts à 5S si disponibles.SALLE \"* WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Guichets:.842-2.112 V Sur tout billet de plus de 6$ f s'ajoute un montant de 0,75 $ à titre de redevance à la Place des Arts.'i \u2022 ¦M D 14 HAITINK-CONCERTGEBOUW DISQUES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MAI 1983 ¦ umii ',.^\"'j\"!*'j'»W'i superbe Debussy ¦ Philips vient de grouper en coffret les trois disques d'oeuvres de Debussy enregistrées il y a quelques années (1977-80) par rOrchestre du Concertge-bouw d'Amsterdam et son chef, Bernard Haitink CLAUDE GINGRAS Les oeuvres pour orchestre les plus célèbres de Debussy y sont réunies : La Mer, les trois Images, les trois Nocturnes, Jeux, les deux Danses, sacrée et profane, avec harpe, la Rhapsodie avec clarinette et le Prélude à l'après-midi d'un faune, avec flûte.On y a ajouté l'orchestration, de Debussy, de la Marche écossaise sur un thème populaire, qu'il écrivit à l'origine pour piano à quatre mains.Le clarinettiste entendu est George Pieterson et la harpiste.Vera Badings.Il s'agit des premiers-pupitres du Concertgebouw.Le flûtiste n'est pas nommé.Les chefs français et les orchestres français n'ont plus le X.t monopole de l'interprétation de Debussy.Ici, un chef et un orchestre hollandais montrent qu'ils ont trouvé le rythme et la couleur qui conviennent à cette musique mouvante et diaprée.Aux extrêmes, ils savent à la fois suggérer l'immatérialité des Parfums de la nuit (deuxième morceau du triptyque lberia, qui fait partie des //nages) et clamer avec toute la puissance prescrite par la partition les appels d'angoisse du Dialogue du vent et de la mer (troisième et dernière des «esquisses symphoniques» groupées sous le titre La Mer).Bien sûr, Haitink ne déclasse pas ces grands debussystes que furent Monteux.Munch, Anser-met, Paray (qu'on a tendance à oublier), Martinon (dont l'intégrale, en EMI-Angel, reste un sommet), mais les interprétations qu'il obtient de son orchestre d'Amsterdam se comparent tout à fait à celles que nous ont laissées ces grands chefs (tous décédés aujourd'hui) et forment une superbe collection, le naturel du son Philips complétant l'enchantement (coffret de 3 d., 6768284).Davis et Barenboim D'autres enregistrements d'oeuvres de Debussy, également signés de chefs ou u'uiehestres non français, se révèlent également de belles réussites.Je les recommande tout particulièrement à ceux qui insistent jiour du son numérique.Avec l'Orchestre Sympi.onique de Boston, qui possède une longue tradition debussyste (grâce, notamment, à Monteux et Munch, déjà nommés).Colin Davis a si gné une version étonnammen.dramatique de La Mer ainsi qui des Nocturnes pleins d'atmospru re (Philips, numérique 6514260; + cassette).Pour leur part.Daniel Barenboim et l'Orchestre de Paris, après un for: beau couplage des deux mêmes oeuvres, paru il y a quelques années (Deutsche Grammophon, 2531056; -f-cassette), donnent, cette fois en numérique, une version remarquable des Images, complétée par le Prélude à l'après-midi d'un faune, où le soliste est Michel Debost, flûte-solo de l'OdP (Deutsche Grammophon, numérique, 2532058; +cassette).Pour résumer : Haitink-Con-certgebouw, superbe sur tous les plans.Davis-Boston et Baren-boim-Paris, très satisfaisants.Le résultat est cependant moins heureux du côté de Giulini et l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles.Leur version de La L'orgue de Hindemith Bernard Haitink Mer, jumelée avec la Rapsodie espagnole et Ma Mère /'Oye, de Ravel, est tapageuse et trop exté- rieure.On dirait Respighi (Deutsche Grammophon, 2531264; + cassette).LE DISQUE CANADIEN Une nouvelle marque: ERA L'industrie canadienne du disque de musique classique \u2014 j'entends : le disque entièrement produit au Canada \u2014 existe depuis plusieurs années (VEney-clopédie de la musique au Canada, récemment parue, donne à ce sujet d'intéressants renseignements), mais ses réalisations ont été jusqu'à présent plutôt modestes, la seule exception qui me vienne à l'esprit étant l'intégrale des 32 Sonates pour piano de Beethoven enregistrée à Toronto par Anton Kuerti et la petite marque Aquitaine.Aux quelques maisons de production existantes s'en ajoute maintenant une autre : ERA Re- cords, créée par Earl Rosen and Associates Limited, de Toronto, dont le communiqué indique simplement qu'elle est une «compagnie de production d'émissions de télévision et de disques spécialisée dans les réalisations musicales et éducatives».Trois titres marquent les débuts de ERA.Trois disques numériques \u2014 «digital», lit-on sur les pochettes, dont chacune reproduit, dans un cadre rose, un détail différent d'un même tableau signé Christa Oglan.La mince documentation qui accom-' pagne ces enregistrements n'indique aucune correspondance en cassettes.Il faut donc en conclu- re qu'ils n'existent qu'en édition disques.Le disque offrant le plus de substance musicale est facilement le Rachmaninov de Robert Silverman (ERA 103).Ce jeune pianiste canadien, plus connu à l'étranger que dans son propre pays, signe une interprétation très solide pianistiquement, puissante et pleine de souffle, de la première Sonate (ré mineur, op.28) \u2014 une interprétation égale aux meilleures.L'oeuvre, fort longue, occupe presque le disque entier.Silverman complète avec l'Étude-Tableau en do mineur (op.33 no 3, à l'origine).Ici, une précision : cette Étude-Tableau ne fait pas.ou plutôt ne fait plus partie de l'Opus 33.L'Opus 33 devait comporter, à l'origine, neuf Études-Tableaux.A la publica- < tion (1911), Rachmaninov retira trois Études-Tableaux (les nos 3, 4 et 5).Dans l'édition finale, l'Étude-Tableau qui vient en troisième place est donc, en fait, la sixième, en mi bémol mineur.Le disque suivant met en valeur la belle musicalité, la virtuosité et la qualité de jeu collectif du quintette York Winds, de Toronto (flûte, hautbois, clarinette, cor et basson), dans un programme varié: les Trois pièces brèves, bien connues, de Jacques Ibert, les intéressantes Danses hongroises anciennes, de Ferenc Farkas (compositeur hongrois né en 1905), la Suite op.57 de Charles-Edouard Lefebvre, obscur compositeur français influencé par Mendelssohn, The Jolly Raftsmen, du Canadien Christopher Weait, inspiré du folklore québécois, et un arrangement d'un Prélude et Fugue du Clavier bie.: tempéré de Bach (ERA 105).Pour le Ibert, la comparaison s'impose avec l'enregistrement du Quintette à vent du Québec, réalisé en 1977 par la maison de disques de Gilles Poirier (Société nouvelle d'enregistrement, SNE 501).Les deux groupes abordent le Ibert différemment : tempi plus vifs, ton plus humoristique et son plus «pointu», plus «français», chez le groupe québécois, tempi un peu plus lents et couleur plus nostalgique chez le groupe torontois.Le troisième disque, «Jeux à deux» (titre français), est un récital de flûte et harpe : Robert Aitken et Erica Goodman y Extraordinaire clarté sur tous les plans : pensée, registration, prise de son, et, en ce sens, clarté tout à fait conforme au caractère de la musique abor dée.Ainsi peut se résumer l'enregistrement des trois Sonates pour orgue de Hindemith tel que réalisé par Elisabeth Ullmann, ea un disque Telefunken numérique paru il y a quelque temps en Europe et aux États-Unis mais disponible depuis peu au Canada.,.On n'imagine pas, en effet, les trois oeuvres mieux rendues.Hindemith n'a pas laissé d'indications de jeux et, à cet égartjja jeune organiste se montre prudente mais peut-être plus authen-tiquye, en fin de compte.Dans leurs intégrales des trois Sonates, Lionel Rogg (Oryx, 1923) et George C.Baker (Fy, 026) ont recours à des jeux très colorés (presque fantaisistes dans certains cas) que Hindemith n'a pas indiqués et auxquels il n'a probablement même pas pensé.Les annotations du disque Telefunken sont intéressantes mais elles contiennent une erreur.L'utilisation de la pédale de crescendo et de la boîte expressive est autorisée par le compositeur pour les trois Sonates et non pour les deux premières seulement, comme on peut le lire sous la signature de Dieter Rexroth.L'autorisation de Hindemith figure en tête de chacune des trois partitions, publiées par Schott.1 i \u2022 HINDEMITH : les trois Sonates pour orgue: no 1 (1937); no 2 (1937); no 3 (1940).Elisabeth Ullmann, organiste (Telefunken, numérique, 6.42575).jouent quinze pièces \u2014 presque toutes en arrangements \u2014 de Gossec, Gluck, Lully, Debussy, Ravel, Fauré, Satie.Ibert, etc.(ERA 101).Bien que sans grand intérêt musical, le récital reste agréable et plaira à un vaste auditoire.Très bonne réalisation phonographique dans les trois cas.Prise de son d'Anton Kwiatkowski, autrefois de chez EMI, comparable à ce qui se fait de mieux aujourd'hui, bien que sans caractéristiques particulières au niveau du numérique; surfaces assez silencieuses.Les trois disques ont été réalisés en collaboration avec la CBC.Notes de présentation en français et en anglais.Prix suggéré par le producteur : $6.75 par disque.« * * » * RUM FORUM FORUM \u2022 FORUM'* \u2022 FOR .CkgITî présente I \u2022 » », MERCREDI 1er JUIN \u2014 2QH0O AMPHITHÉÂTRE DU FORUM DE MONTRÉAL jbittfetotv .v 1 \u2022 Million Tapis A Tuiles 3424, av.du Parc\tTapis Mardi Inc.13B54 Sherbrooke est.\tLASALLE \u2022 Couvre Plancher LaSallelnc.lllO.Dollard\tBELOEIL Couvre Plancher Beloeillnc.225, Cartief\t1 i \u2022P.E.Felx et Fils Inc.70, Dor ion\tPINCOURT Tapis Pincourt Inc.84,5e Avenue\tLAVAL \u2022Million Tapis & Tuiles i 175 est, boul.de la 1 Concorde \u2022 Nite Floor and Wall Cov.Ltd.4910 ouest, Sherbrooke\tTapis Miracle Ltée 5762 ouest, Sherbrooke\t\u2022 Million Tapis ft Tuiles 2019,laPierre\tBOUCHERVILLE Tapis L Lemonde Inc.1 280, Fort-St-Louis\tLE G ARDEUR \u2022 Robert Turcotte Int.17, St-Paul .1 IV\tREPENTIGNY Us Tapis Jaban Inc.231, Brien\t1 1 "]
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