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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1983-05-24, Collections de BAnQ.

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[" I our mieux vous depa LA MÉTÉO: CIEL VARIABLE, VENTS MODÉRÉS.MIN: 9°, MAX- 20° DEMAIN: ENNUAGEMENT.DÉTAILS PAGE A 2 117 DÉPANNEURS OUVERTS 24 HEURES PAR JOUR 7 JOURS PAR SEMAINE LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, MARDI 24 MAI 1983, 99» ANNÉE, n° 119, 74 PAGES, 6 CAHIERS protfi-soir 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C r to LU ce r o \"O c o E o o a UNE MAIN CRIMINELLE A EVENTRE LE GRAND MARCHÉ DE LA RIVE SUD Personne n'avait encore été arrêté, hier soir, en rapport avec l'explosion criminelle qui a MARIO FONTAINE éventré le Grand Marché de la Rive sud dans la nuit de lundi, causant pour de $2 millions à S3 millions de dommages sans compter les stocks perdus et le manque à gagner pour une trentaine de marchands de Greenfield Park.La police de cette municipalité mène l'enquête, assistée des experts de la Sûreté du Québec.Aucune organisation n'a non plus revendiqué ce crime, et aucun suspect n'a été interrogé en rapport avec cette affaire.Les limiers devraient cependant avoir terminé leurs expertises au plus tard cet après-midi, et espèrent tirer des preuves incriminantes des décombres.On a déjà retrouvé une ving- n taine de jerrycans de plastique rouge à moitié fondus.Chacun contenait cinq gallons d'essence.Les incendiaires ont réussi d'une façon encore indéterminée à les enflammer, ce qui a provoqué une formidable explosion entendue à plus d'un kilomètre de là et voir DOMMAGES en A 2 Les pompiers n'ont mis qu'une heure à maîtriser une explo- Marché de ia Rive sud.Mais les dommages sont considéra-sion criminelle et l'incendie qui s'en est suivi hier au Grand bles: au moins $2 millions, sans doute davantage.3-1 CONTRE LES PADRES Wallach donne la victoire aux Expos Les Expos ont remporté une victoire de 3-1 aux dépens des Padres de San Diego, hier soir, au Stade olympique, grâce à un circuit de deux points de Tim Wallach à la huitième manche.Bill Gullickson a connu, de son côté, un excellent match au monticule, ne permettant que cinq coups sûrs aux hommes de Dick Williams.pages 2 à 4 ALWOUBDUai BOIS CANADIEN AUX É.-U.Le département américain du Commerce devrait annoncer ce matin sa décision de ne pas imposer de surtaxe à l'importation du bois canadien aux États-Unis.page A 8 RAFFINAGE Tout en se livrant une concurrence féroce sur le terrain de la distribution, les sociétés pétrolières collaborent volontiers dans le domaine du raffinage, ce qui entraine la fermeture de certaines raffineries.page D 1 LE DOLLAR Nouvelle flambée du dollar américain à la Bourse de Londres où il a atteint le niveau sans précédent de 7.4750 francs français.page D 3 MODE Qu'on le veuille ou non, le lin sera présent partout cet été et le lin, malheureusement, ça se froisse.Pour les inconditionnels cependant, cela prouve qu'il a une âme.page C 1 ÉDITORIAL De l'interview du premier ministre à LA PRESSE PLUS, Michel Roy conclut que M.Lévesque, en décidant d'interdire les grèves dans les secteurs névralgiques, s'appuie sur une importante évolution des esprits en milieu syndical.page A 6 LE CONSEIL DU TRÉSOR ET LES GROSSES COMPAGNIES Des rencontres secrètes et mensuelles V Raid meurtrier au Mozambique Répondant à l'attentat à la bombe qui a tué 17 personnes et blessé 217 autres, vendredi, à Pretoria, l'aviation sud-africaine a attaqué hier ce que le ministre de la Défense a appelé une aire de missiles de l'armée mozambicaine ainsi que des bases du Congrès national africain, près de Maputo, tuant cinq personnes et en blessant 24 autres, tous des civils.Selon des témoins, ce sont plutôt des faubourgs qui ont été bombardés.Sur notre photo, des victimes de l'attaque sud-africaine gisent dans les rues de Maputo.w**m~* d i .___pqg* b i j QUÉBEC (PC) \u2014 Tandis que les efforts de concertation entre le patronat et le gouvernement québécois accouchent péniblement d'un sommet à tous les deux ans, le Conseil du Trésor rencontre régulièrement, dans le plus grand secret, plusieurs des plus importants agents économiques du Québec.PIERRE TOURANGEAU Ces rencontres s'effectuent dans le cadre du Groupe de rémunération de Montréal, un organisme très sélect qui rassemble au côté du Conseil du Trésor, plus d'une vingtaine de grosses entreprises privées et publiques.On y discute essentiellement de rémunération et on y échange beaucoup d'informations, techniques surtout, assure-t-on au Conseil du Trésor.Il ill v M ¦ ¦ f 1 1 I il* C'est d'ailleurs un représentant du Conseil, le directeur des enquêtes au Bureau de recherche sur la rémunération, M.André Leclerc, qui agit comme secrétaire de ce club, réfractaire à toute publicité.Car le Groupe, fondé au début des années 70, est un cercle ferme dont on ne fait partie qu'à la demande unanime des membres et qu'on ne semble connaître ni au Conseil du patronat, ni à la Chambre de commerce de Montréal.On y retrouve entre autres la Banque Royale et la Banque de Montréal, Hydro-Québec et Air Canada, MLW-Bombardier et Steinberg, Sun Life, Canadien Pacifique, Alcan et Dominion Textiles.Les renseignements colligés par La Presse Canadienne permettent d'établir que le groupe se réunit une fois par mois, la plupart du temps dans l'édifice de la Sun Life à Montreal, une compagnie d'assurances connue pour avoir déménagé son siège social de Montréal à Toronto il y a quelques années.Échanges Joints au téléphone, plusieurs représentants des entreprises membres du Groupe se sont voir RENCONTRES en A 2 La rencontre a généralement ue\\j dans l'édifice de la Sun Life, compagnie d'assurances qui a déménagé son siège social à Toronto il y a quelques années.j reyp$ œ$ \\s&\\ vas \\ tJaS&St ré £ 'r De :^ Z£4uSc ?ji r-'i - sortie Des ZéPCNses 2 CH.A 0.-1400 PI.CA.ET PLUS i 1 CH.A C \u2022 1 ' VO PICA.ET PLUS r m Rao;aï?.'983 vr: r RAYMOND GARNEAU LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 MAI 1983 même bord que Parizeau, mais je dois admettre que son budget était à ce point déficitaire qu'il lui fallait des revenus additionnels », a-t-il affirmé en soutenant que cette surtaxe a donné un dur coup au développement régional.Le banquier ne croit pas au concept de TÉtat-Providence, puisque Tégalitarisme étatique n'a pas généré plus de justice sociale.À son avis, la crise a fait ressortir une confrontation encore plus grande entre les groupes, confrontation que l'État favorise, suite à des sondages astucieux qui mesurent les appuis électoraux à tirer de cette situation.Le sort des jeunes M.Gameau craint que les jeunes âgés de 15 à 25 ans ne deviennent les porteurs d'eau de ce baril sans fonds qui leur a été fabriqué.Il estime que la priorité doit être donnée à leur intégration au marché du travail et pour y arriver l'État devra éliminer les barrières qui limitent leur accès aux emplois.À la place de l'État, il n'hésiterait à remettre en cause des droits acquis comme l'ancienneté, même si ce n'est pas rentable électoralement.Le président de la Banque d'épargne souligne qu'à moins de se ressaisir, les Québécois se dirigent tout droit vers l'humiliation collective.«Je le repète encore aujourd'hui, le Québec, comme partie intégrante du continent nord-américain, fait fausse route en voulant asseoir son avenir sur l'indépendance politique, le nationalisme culturel et l'intervention de plus en plus poussée de l'État.» Cul-de-soc Illustrant son exposé de nombreuses statistiques, le conférencier a tenté de démontrer que le Québec était actuellement dans un cul-de-sac, sans marge de manoeuvre pour s'en sortir.Ainsi, en 1981, le Québec a emprunté $1,3 milliard pour payer l'épicerie (les dépenses courantes), et les prévisions de 1982 devraient être de $1,1 milliard.Pendant ce temps, les charges fiscales augmentent rapidement que les 22 p.cent de contribuables ayant un revenu imposable supérieur à $20 000 versaient 56 p.cent de l'ensemble de l'impôt des particuliers.Loi 101 : Québec fermerait les yeux Malgré des violations évidentes à la Loi 101 dûment constatées par la Commission de surveillance de la langue française, le ministère de la Justice du Québec n'a pas entrepris les poursuites judiciaires adéquates contre plusieurs commerces de la province.Telle est du moins la prétention de Télé-Métropole, à Montréal, qui a diffusé hier soir une nouvelle en çesens.Le ministère n'a pas entrepris de procédures contre la Federa- __^___;_V> H»v tion of English Speaking Catholic Teachers « pour insuffisance de preuves », ni contre Fleur de Lys Warehouse, de Montréal, soit-di-sant parce que « l'infraction a été corrigée», a rapporté Télé-Métropole.TM a encore noté l'absence de poursuites contre General Nutrition, qui serait en négociation avec le ministère de la Justice, ainsi que contre Glenwood Pets-hop, d'Aylmer, dans l'Outaouais, « dont on dit ignorer le nom du propriétaire ».On a beau être libéral, on n'est pas nécessairement toujours d'accord.Surtout lorsqu'il s'agit de l'avenir du Parti libéral du Québec et du choix de son nouveau chef.Les déclarations faites par le ministre Jean Chrétien la semaine dernière au sujet de M.Robert Bourassa, sur les ondes de Radio-Québec, ont alimenté les discussions et les divergen-res.au sein du caucus fédéral.Exemple : les députés Marcel Ostiguy, de Saint-Hyacinthe, et Marcel Roy, de Laval.Deux bons amis qui ne sont pas d'accord sur le sujet.Le premier, ancien député provincial, ne veut pas voir de candidat au provenance du fédéral pour remplacer M.Claude Ryan.Le deuxième, député fédéral depuis 15 ans, n'y voit pas d'objection.Marcel Ostiguy: «Je serais contre ça à mort.Je me dis qu'il y a assez de bons hommes au Québec pour que les libéraux provinciaux puissent se choisir un chef là-bas.On n'a pas d'affaires là-bas ».Marcel Roy : « Le portrait-robot d'un candidat, c'est celui qui va apporter une grande crédibilité pour les investisseurs.On n'a plus une heure à perdre vis-à-vis les investisseurs.Si on avait un candidat qui a une crédibilité bien établie partout au Canada et qui disait : C'est fini les folies î On vous assure une bonne stabilité politique et un climat politique favorable.« Qu'il vienne du provincial ou du fédéral, c'est secondaire.S'il n'y a que des gens qui ont peur de s'identifier au Québec, qu'on en revienne à Ottawa, le principal c'est de sauver la chaloupe.» Ce sauveur qui viendrait d'Ottawa.Et Robert Bourassa ?Le nom de Robert Bourassa est le premier à surgir à partir du moment où Ton ne regarde qu'au Québec.M.Ostiguy, qui a travaillé sous M.Bourassa mais qui a appuyé M.Claude Ryan contre M.Raymond Garneau, se montre prudent après les mésaventure de l'ancien patron du Devoir.c Robert Bourassa a\" bien changé.C'est lorsqu'un gars est dans l'opposition qu'il reconnaît ses erreurs.Je ne dis pas que je l'appuie, mais je dis que c'est un bon candidat, qu'il a changé.» Un coup d'oeil en arrière sur le règne de M.Claude Ryan : « L'erreur est humaine, explique M.Ostiguy.Je croyais moi aussi à M.Ryan, j'avais confiance en lui, mais on s'est trompé.C'est un bon homme, mais ce n'est pas l'homme qu'il fallait pour être chef d'un parti ».Poignards conservateurs Ça joue rude ces temps-ci au sein des conservateurs, à l'approche du congrès au leadership du 11 juin.Ainsi, cette mystérieuse initiative d'un partisan de M.Joe Clark, qui a remis à LA PRESSE un discours prononcé en 1979 par le député de Scarborough-Est, M.Gordon Gilchrist, devant un mouvement hostile aux francophones.« The Alliance for the Preservation of English in Canada ».Selon les informations recueillies, la divulgation du document avait été téléguidée d'en haut par nul autre que le grand ami de M.Clark, le sénateur Lowell Murray.« Il avait un compte à régler avec Gilchrist », a-t-on expliqué dans son entourage.C'était d'autant plus utile que ça « servait la cause », puisque Gilchrist est un partisan de Brian Mulroney.GILBERT LAVOIE - MONSIEUR Muffler Toute une occasion! m m Rabais de en argent comptant à l'achat de 4 pneus.Plan de protection \"hasards de route\" exclusif à MONSIEUR Muffler.Toute une offre chez MONSIEUR Muffler! 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Montreal 337-0770 695 rue oes Seigneurs Terrebonne 471 « 7289 2965 rueDessauies Sl-Mvacmme Quebec 773-2571 560 bout Fiset SorH Quebec 742-H24 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 MAI 1983 Le courrier du genou Je m'y attendais.Faisant récemment écho à un reportage de ¦ Repères » sur les soi disant cours de relations humaines dans les sous-sols d'église, traitant ceux qui les donnent de ra-mancheux dames et ceux qui les prennent de victimes d'un lamentable commerce, je m'attendais évidemment à ce que les uns et les autres m'écrivent.Ce qu'ils ont fait.J'ai reçu de nombreuses lettres de protestations, polies pour la plupart, sereines même.Ce qui ne m'a pas surpris non plus.C'est l'ABC du positive thinking : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.Môme envers Foglia.C'est pas peu dire.« Si l'expérience des relations humaines permettait à des alcooliques de trouver la force de cesser de boire, à des couples de recommencer à se parier d amour, à des adolescents de renoncer à la drogue, cela ne vaudrait-il pas la peine que le mouvement existe?» (Mireille Laçasse, Ahuntsic) « Je ne crois pas avoir été transformée par les cours de relations humaines, mais je suis convaincue d'y avoir puisé des ressources qui m'aideront à mieux vivre.» (Christiane Leduc, Ville Lasalle) Louise Vincent de Montréal, commence par me dire combien elle était méfiante : \u2022 Ma fille ayant suivi les cours, j'ai assisté à une leçon publique.Au debut, je m'y ennuyais à mourir.L'animateur ne m'aurait pas vendu un paquet de gommes ! Je n'étais là que pour faire plaisir a ma fiile.Et c'est justement elle qui m'a fait revenir sut mon jugement De caractère plutôt difficile, elle est devenue d'humeur gaie, égale, généreuse.Je le constate et m'en étonne tous les jours.» Ginette Thibault.Montréal-Nord : « Je regrette de vous dire que vous n'avez rien compris.J'ai suivi ces cours.un peu d'amour et de fraternité ne sont pas de trop ».Lucie Vincent (Saint-Léonard) : « Apprendre à mettre un nom sur Je bobo çui fait pourrir tout le reste, c'est ça Je cours de relations humâmes.On n'en guérit pas instantanément, on fait juste le reconnaître.C'est déjà énorme, ne trouvez-vous pas ?» J'ai reproduit, exprès, les témoignages les plus sensibles, les plus articulés, pour qu'ils nuancent le portrait réducteur que j'avais bressé de la clientèle de ces cours.Et je m'en excuse.Bon, très bien.Cette clientèle n'est pas aussi vulnérable que je l'ai laissé entendre.Plus consciente, plus scolarisée que je l'ai écrit.Mcins passive.Bon, très bien, vous n'êtes pas les victimes mal informées que j'ai dit.Alors c'est encore plus grave que je le pensais.Victimes, je vous cherchais des excuses.Militants, je me gênerai plus.Et il n'y a pas d'autre solution que l'agression.Il faut se battre contre la notion de bonheur universel avec toute l'énergie de la subversion.Cette subversion même qui est honnie de vos cours lénifiants.Parce que c'est Big Brother qui nous guette au détour de votre optimisme à la con.Etablir que le bonheur c'est tout ce qu'on veut sauf une recette, un truc, une pilule.A ceux qui vous demandent: «N'es-tu pas mon frère?», répondre: «Et ta soeur?Elle grimpe aux arbres ?» La subversion, même gratuite.Echangerais une seconde de déséquilibre contre une éternité de sagesse.Ecarter à tout prix la tentation thérapeutique, en expliquant que les pressions sociales ne sont pas une maladie et qu'en guérir c'est pire encore que d'en crever.Donner le goût de s'en libérer en se battant, seul ou avec d'autres, en dérangeant, en revendiquant, en mordant, en griffant, en bavant, en invectivant, en contestant.La dissidence dans les plus petites choses.mettez une cravate pour écœurer les freaks, ôtez-là pour aller aux funérailles, et pour l'amour du ciel cessez de vous asperger de lotions.Ça pue le Brut 33 ça se peut pu.Ca pue le bonheur à deux sous.Avant d'aller vous laver l'âme dans le cuve publique de Big Brother commencez donc par vous laver le bec, il est tout collé de confiture.Et arrêtez donc de faire l'amour universel.Faites donc la tendresse.Comme vous êtes.Tout croches.Cher gourou, (j'aime ça î ), m'écrit Daniel Archambault de Verdun.Cela m'étonne de constater que vous ignorez tout de notre histoire.Contrairement à ce que vous affirmez, ce n'est pas un Italien qui a découvert le Canada, mais bien Grirnsley Schwartz, le plus grand marin de toute l'histoire navale du Liechtenstein qui quitta Vaduz en 1234 avec une cargaison de bagels.Rendu à Sorel (qu'il prit pour Tracy).etc., etc, trois délirantes pages su* ce ton.Votre conte historico-hystérique eût mérité mieux que ce court extrait M.Archambault.Il m'a fait sourire de bout en bout.encore-encore et merci ! Et puisque j'en suis à remercier ceux qui me font rire, (c'est la moindre des choses) je tiens à saluer la joggeuse qui, à l'émission « Vivre en forme » à Radio-Canada l'autre soir, déclarait : \u2014 Ce qu'il y a de bien avec le jogging, c'est qu'il nous force à sortir de la maison ! Très juste madame.Permettez-moi cependant de vous faire remarquer que c'est aussi le cas pour le lancer du javelot, le parachutisme, le jardinage, le ski de fond et quelques autres activités qui m'échappent pour l'instant.Madame Marthe Généreux de Sainte-Foy me demande ce que j'attends pour parler de Maria Chapdelaine.« vous avez dit tant de mal des Plouffe qui était un excellent film, qu'attendez-vous pour dire que l'héroïne de Louis Hé mon a été trahie par Carole Laure.Ni bonne, ni si belle que ça.» Vous allez attendre longtemps ma bonne dame.Un, je n'ai pas du tout l'intention d'aller voir Maria Chapdelaine.Deux, vous ne me ferez jamais dire que Carole Laure n'est pas si belle que ça.Je me souviens d'une époque où l'on disait la même chose de Brigitte Bardot.«C't'un veau! * disaient les grosses torches, les petites magriottes avec des fesses de joueuse de piano, les grandes slaques à lunettes et à boutons, les vieilles avec les seins sur le ventre et le ventre sur les genoux .Dans quelle catégorie faut-il vous ranger, très chère ?Mémo au confrère David Johnston de The Gazette qui m'envoie un mot très gentil, mais en ajoutant : « Des fois je ne comprends pas ton français.But that's okay.On me dit que même les francophones ne te comprennent pas toujours.» Moi-même cher confrere.enfin î Au fait les seules personnes que je connaisse qui comprennent tout ce que j'écris, sont celles qui me lisent sous la douche.EPARGNEZ EN DOUBLE VENTE 20% .» .AUSSI RABAIS o/\\0/ ¦ FÉDÉRAL JUSQU'À OU/O NOUS REMPLIRONS IES FORMULES OFFRE VALABLE JUSQU'AU 30 JUIN 1983 (si applicable) NOUVEAUX MODÈLES 1983 EN ALUMINIUM ROBUSTE, AVEC CONTÉE-FENÊTRE ET MOUSTIQUAIRE w et ACHETEZ MAINTENANT PAYEZ EN OCTOBRE PAS D'INTÉRÊT FENETRES \u2022 Fabrication sur mesure \u2022 Installation professionnelle \u2022 Garantie écrite de 5 ans \u2022 Choix de couleurs COMPAIfZ AVANTD'ACHETER! 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Une semaine plus tôt, en compagnie de trois autres danseurs, il avait battu le reccord de 313 heures, que détenait un dénommé Robert Guay, de Ruber val.Depuis le 1er mai, donc, qui! dansait.Il n'avait droit qu'à 10 minutes par heure ou quatre heu res par jour pour manger, se laver, aller à la toilette et.dormir.PAUL ROY_ Dimanche matin, il y avait une cinquantaine de personnes autour de la piste de danse de la discothèque Kathryn 333, sur l'avenue du Parc.Des organisateurs du marathon, des parents, des amis.Son père, Maximilien, un dentu-rologiste, de commenter : « Il possède une force physique épouvantable, on n'en revient pas personne! \u2022 S'il était impressionné, M.Hébert n'était quand même pas fâché de voir son fils de 23 ans s'arrêter de danser.« J'avais peur pour sa santé, j'avais peur pour sa job.À certains moments, je lui parlais et il avait l'air complètement perdu.Mais je revenais le lendemain et il semblait correct.Quand môme, ça me faisait peur.\u2022 Jammal : « Je n'ai pas d'amis » Quand il s'est arrêté, Christian Hébert était seul en piste depuis une trentaine d'heures, Assad Jammal, qui l'avait suivi Jusque là, ayant abandonné dans la nuit de vendredi à samedi Jammal raconte : « Je dansais a\\ ec Carole, ma femme, et je lui disais que j'étais fatigué.Elle m'a dit : dé barques.» Ils sont montés à leur chambre se coucher mais déjà.Assad regrettait.«Ce n'était pas la pre mière fois que ça m'arrivait.t'as l'impression que tu n'en peux plus mais si tu te bats cinq à dix minutes, tu reviens correct.Une demi-heure après aurais nu recommencer.» Mais il était trop tard.Le jeune homme de 27 ans, père d'Alexandre, t ans.se plaignait d'ailleurs de ne pas avoir reçu suffisamment d'encouragements.«Je représentais la disco theque 1234 et ils ne sont pas venu une seule fois m'encourager.» Et il regrettait que les danseurs n'aient pas eu à subir des tests anti-doping, soupçonnant certains concurrents d'avoir pris des speed.Assad Jammal dit ne pas ai mer la danse.Pourquoi a-t-il participé au marathon alors?Un coup de tète, repond il.Il y avait aussi des prix totalisant 5 000$ pour le gagnant.2 500$ pour le deuxième.S'est-il fait des ami> durant le marathon?«Je n'ai pas d'amis, je ne peux pas garder d'amis, je ne suis pas un grand sorteux, je n'ai pas d'argent.» - Mais vous deviez vous parliez, quand même, Christian et toi, !a nuit, quand vous étiez tous seuls tous les deux ?On n'avait rien à se dire.Je sais un solitaire.Marc Doré, un des responsables du marathon, intervient : « Assad, il est comme Michel Bel-lemare (celui qui est arrivé troisième).Ce sont des underdogs, des gars qui sont nés pour de petites joies el de grosses peines, deux petits Jtocky.» Assad enchaîne : «Je n'ai jamais rien eu de facile dans la vie.» Carole, sa femme, trouve qu'il a changé depuis qu'il s'est arrêté de danser : « Je le sens plus éloigné qu'avant, faut pas que tu t'approches, que tu le touches.» Habituer ses muscles au repos Christian Hébert, le gagnant, n'avait pas les bleus, lui.« Impossible que je sois déprimé après toutes los joies que j'ai eues.* Quand il a quitté la discothèque, dimanche midi, il s'est rendu chez son frère Michel, à Tétreauville.Il s'est couché une couple d'heure, est allé marcher un peu, s'est recouché une autre couple d'heures.«J'y vais progressivement, pour habituer mes muscles au repos.» Hier, il se rendait à l'hôpital passer des tests et aujourd'hui, il devrait contacter son employeur, la raffinerie Esso, dans l'est, pour savoir quand il doit se repré-' uter au travail.En plus des 5 000$ de prix, il dit avoir reçu des cadeaux de ses commanditaires.dont deux abonnements à vie au même studio de condition-nement physique.«En tout, ça doit faire dans les 7 000$», croit-il.Photo Armand Trottier LA PRESSE Christian Hébert a répété ce genre de pas de danse pendant 501 heures.À compter du 24 mai.Achetez les obligations dépargne du Québec Un investissement sûr et rentable Les obligations d'épargne du Québec constituent un mode d'épargne à la fois sûr et rentable.un placement d'avenir quoi! 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Les obligations d'épargne sont en vente à compter du 24 mai dans .^ les banques, les caisses populaires, les sociétés de fiducie et chez les courtiers en valeurs mobilières.Plusieurs employeurs du Québec offrent aussi un programme d'achat par retenues sur le salaire.Le Ministre des finances peut en tout temps mettre fin à la vente des obligations.La limite d'achat est de 35000 $ par personne.Ministère des Finances Québec ci ca a 40 PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur ta près MICHEL ROY éditeur adjoint Vers l'interdiction des grèves barbares Dans l'interview que publiait samedi La Presse Plus, le premier ministre revient avec une insistance rassurante sur la nécessité \u2014 désormais reconnue par son gouvernement \u2014 d'interdire les grèves qui paralysent ou perturbent les secteurs névralgiques de la société: les établissements de santé (y compris les centres réservés aux malades chroniques et aux vieillards), les transports en commun métropolitains et les entreprises fournissant l'énergie électrique.M.Lévesque énonce en somme l'impérieuse conclusion que les citoyens du Québec, en très grande majorité, ont déjà tirée de l'expérience parfois pénible des 20 dernières années.Aussi, la question essentielle n'est plus de savoir si l'on doit empêcher les arrêts de travail dans les services vitaux; il existe à ce sujet un large consentement populaire et, plus récemment, une volonté réelle des pouvoirs publics.La question essentielle réside plutôt dans l'ordre des moyens.En d'autres mots: comment prohiber les débrayages qui portent atteinte à la santé et à la sécurité, ou qui peuvent causer à la collectivité des préjudices sans commune mesure avec la cause de l'arrêt de travail?Comment réussir à légiférer contre des grèves antisociales ou barbares sans provoquer des résistances et des affrontements qui débouchent inévitablement sur la désobéissance civile?Le «comment» passe en partie par un meilleur régime de négociations et par des mesures législatives.Ainsi, dans son interview à LA PRESSE, le premier ministre indique des voies nouvelles qui permettraient aux syndicats et à l'État d'instituer un mode de négociation sensiblement différent, mieux accordé aux réalités d'aujourd'hui.Malgré l'opposition des centrales, la solution se trouve dans un code du travaii conçu pour les salariés de l'État.On peut inventer des formules ingénieuses et séduisantes, moins fastidieuses pour l'État, plus efficaces pour les deux parties, plus justes pour les contribuables.Mais nulle solution, législative ou administrative, ne viendra à bout de l'instinct de grève si les attitudes ne changent pas.On l'a assez vu ces dernières années: le code du travail et ses sanctions mesurées ne suffisent plus à détourner un syndicat de son projet de grève; l'injonction lancée par Je tribunal et assortie de peines plus lourdes ne produit plus le résultat recherché; les appels à la bonne volonté et les menaces de répression ne sont plus entendus.C'est pourquoi l'Assemblée nationale, avec les regrets d'usage, doit voter des lois d'exception qui constituent l'ultime instrument de défense d'une société agressée.Le «comment» passe donc aussi par un esprit nouveau, par une maturité sociale.Et si le premier ministre, malgré le contexte d'aujourd'hui, envisage quand même l'interdiction des arrêts de travail dans les secteurs vitaux, c'est qu'il a la certitude que les esprits ont changé, que le gouvernement sera obéi.À l'évidence, les pressions de l'opinion publique influent sur le mouvement syndical.Les éléments de gauche et de centre gauche, à l'usine comme à l'université, osent maintenant reconnaître publiquement que les grèves dirigées contre la collectivité sont condamnables.Les leaders et animateurs syndicaux ont mûri.La masse des salariés des établissements de santé et des transports en commun a acquis une conscience plus aiguë de ses obligations sociales.La crise économique accentue l'évolution des esprits à cet égard.La vieille thèse de la «locomotive» du secteur public tirant les wagons du secteur privé ne résiste plus à l'épreuve des faits.Grâce à cette évolution, ce qui semblait impensable il y a 18 ou 24 mois, paraît maintenant possible: le gouvernement peut interdire les arrêts de travail dans les domaines névralgiques en offrant quelques compensations.Pour franchir cette étape, il faut plus qu'une loi et un régime révisé de négociations.Il faut perdre quelques illusions des années 60, dénombrer nos échecs, mesurer nos gâchis, chercher des voies nouvelles.C'est ainsi que les sociétés se civilisent.Michel ROY La fin du condominium Grâce au prodigieux développement des moyens de communications un analphabète de 21 ans peut savoir tout ce qui se passe dans le monde.Il peut assister par la télévision à l'assassinat du président égyptien au Caire.Il peut entendre le président Reagan s'adressant à la nation.Il peut voir Andropov, après avoir assisté aux obsèques de Brejnev.Il connaît Walesa; il peut compter les cadavres au Salvador.Il peut tout savoir.Que comprend-il?Que comprenons-nous, nous qui savons lire les journaux?Sans doute beaucoup de choses.Mais combien d'entre nous échappent?Il serait, en outre, illusoire de supposer que nos contemporains peuvent consacrer toutes les heures de la journée à étudier la conjoncture internationale, livres de géographie et d'histoire en main.La vie est décidément trop courte! L'article de presse peut tenter de relier les éléments dispersés d'une situation et viser à dégager un sens d'un ensemble qui, à première vue, est dénué de sens.Il n'existe qu'un instrument pour cette opération: c'est l'histoire.Parce que le journal du jour, c'est de l'histoire instantanée, les longs retours en arrière, si indispensables soient-ils, sont souvent impossibles.S'ajoute à la difficulté une dimension rarement examinée, ayant trait à l'état de la culture historique dans tel ou telmilieu.Des ouvrages comme celui de Pierre Milza (LE NOUVEAU DÉSORDRE MONDIAL, éditions Flammarion) permettent d'aller plus loin.C'est un bon livre, exigeant, parce que truffé de statistiques, qui a l'immense mérite de correspondre à son titre.Si la paix est l'harmonie dans l'ordre, la paix est menacée, dès lors que le désordre s'installe.Qui ignore qu'elle soit menacée pendant que se poursuit la comptabilité des Cruise et SS-20, des MX, pendant que les deux puissances impériales (URSS et USA) échangent des dfgcours pleins '(j^ sous-entendus menaçants, pendant que le pacifisme poursuit sa respiration haletante?Persuadé que les relations internationales relèvent d'un art (il s'agit surtout de ne pas se tromper) l'auteur ne propose pas un discours moral mais l'examen des réalités telles qu'elles sont.Pas d'annonce d'une apocalypse imminente dans son livre.Pas d'illusion non plus.Mais l'examen froid et documenté, comme ferait un ingénieur ou un architecte, des deux superstructures, avec bases à Moscou et à Washington, qui dominent l'horizon contemporain.Jusqu'à 1973 (guerre du Ki-pour) les deux superpuissances ont formé un -condominium*.Pierre Milza n'a pas inventé le mot et il l'avoue.Il est approximatif, mais il fait image et, surtout, il correspond grosso modo à l'état des relations entre les deux blocs sous la présidence de Brejnev d'une part, sous les présidences de Kennedy, Johnson et Nixon, d'autre part.Or, le condominium est fini.Pourquoi?Parce que Reagan adopte des méthodes différentes de celles de Kissinger?Parce que M.Andropov a succédé à Brejnev?Parce qu'un géant estime détenir les moyens de terrasser l'autre?Je préfère ne pas tenter de résumer un cheminement extrêmement méticuleux et prudent, de peur de le fausser.«Le condominium, en termes schématiques, c'était la détente plus l'hégémonie des deux Grands.» De la détente, il ne reste pas grand-chose.«Et les modèles sont en crise» (néo-libéralisme reaganien d'un côté, idéologie officielle à l'Est).Les remises en question qui se poursuivent inlassablement en Pologne (pour ne citer que ce cas) montrent bien que le modèle de l'Est est en crise.Chez M.Reagan, cette semaine même, toutes les énergies sont tendues vers un objectif: faire du Sommet de Williamsburg, qui s'ouvre vendredi, une belle réunion de famille (les sept pays les plus industrialisés) d'où ne devra sourdre aucun cri.Les cris, on les étouffera.Par politesse.Dès lors, tout n'est qu'alarme?«La seule chose qui soit à peu près certaine, et c'est ce que ce livre a voulu montrer avec prudence et conscience de ses limites, c'est que les deux pôles autour desquels s'est organisée depuis trente ans, de façon à la fois conflictuelle et complice, la vie internationale sont aujourd'hui sur le déclin.» Oj>y CORMIER Droits réservés Louis Falardeau (de notre bureau de Québec) Une belle semaine pour la police Etait-ce parce que c'était la semaine de la police?Toujours est-il que nos pouvoirs publics se sont montrés fort gentils à l'égard des forces de Tordre ia semaine dernière.Ça a commencé mardi, quand le juge John d'Arcy As-selin a accordé un sursis de sentence et imposé une période de probation de six mois au surintendant Alcide Yelle de la Gendarmerie royale du Canada.Ce dernier avait été trouvé coupable du vol de la liste des membres du Parti québécois.Le juge explique ainsi la clémence de sa sentence: «En toute équité, je dois imposer au prévenu la même peine que je décernerais à un délinquant primaire présentant des coordonnées semblables et qui, à 50 ans, aurait été inculpé d'un délit remontant à plus de dix ans, et qui aurait vécu subséquemment comme un honnête citoyen, ne présentant aucun danger quelconque de récidive.» C'est faire peu de cas de la gravité objective du crime et du fait que celui qui l'a commis n'était pas un citoyen ordinaire mais un homme chargé de faire respecter la loi.Voler la liste des membres d'un parti politique n'est pas la moindre des fredaines.C'est au contraire une atteinte grave à la démocratie.C'est un crime dont tous les citoyens -et non les seuls Péquistes- sont les victimes, car ils sont tous perdants quand on tente de diminuer les libertés d'opinion et d'association, quand on fait des gestes susceptibles de fausser le processus qui leur permet de choisir librement leur gouvernement.Le fait que le vol ait été commis en 73, alors que le Parti québécois n'était rien de moins que la peste pour le fédéral et sa police, augmente la gravité du crime.Car il s'inscrit dans une longue série de mesures plus ou moins légales visant à discréditer tout le mouvement indépendantiste et à l'empêcher de participer pleinement au débat démocratique.Il aurait également fallu tenir compte du fait que ce crime grave a été commis par une personne dont le rôle est justement de faire respecter la loi.Les Etats sains punissent toujours plus sévèrement ceux de leurs citoyens qui manquent ainsi à leur devoir.Celui du policier Yelle était de protéger les Canadiens, notamment contre ceux qui seraient tentés de limiter leur liberté, par exemple en s'immis-cant dans le processus démocratique.Rappelons qu'on a condamné à la prison des gens qui n'ont fait que voter sans droit.Le plus drôle est peut-être qu'on s'inquiète des chances d'avancement de M.Yelle, puisque la sentence lui vaut quand même un casier judiciaire.On pourrait, quel malheur!, lui refuser la direction de la GRC au Nouveau-Brunswick.Mais est-ce que la réaction de tout corps policier sain ne serait pas justement de congédier sur le champs chacun de ses membres qui commettrait un crime pareil?Encore que dans les circonstances, congédier M.Yelle serait un acte d'hypocrisie pure.En volant les listes du PQ, il obéissait aux ordres de ses supérieurs et aux désirs du gouvernement fédéral.Si cela ne l'innocente en rien, il serait quand même injuste qu'il paye seul le prix de cette espèce de folie qui s'était emparée de ceux qui devaient assurer l'ordre dans ce pays, autour d'octobre 70.D'autant plus que ceux-là sont bien à l'abri et n'auront jamais à rendre compte de leurs erreurs.On doit au contraire s'attendre à ce que l'avancement de M.Yelle ne souffre en rien de ce faux-pas.Il a prouvé à ses supérieurs qu'il était un bon soldat, comme on les aime à la GRC.Et puis, l'histoire n'a-t-elle pas démontré jusqu'à maintenant que ce corps policiers a plutôt promu que puni ceux de ses membres qui n'ont pas mis de gants blancs dans la guerre aux indépendantistes?D'autant plus -et nous en arrivons au deuxième événement «heureux» de cette semaine de la police- que c'était un peu par hasard que le vol commis par M.Yelle était illégal.Le gouvernement déposait en effet le lendemain de sa condamnation -admirez la coincidence- un projet de loi qui permettra aux policiers luttant contre la subversion de commettre des violations à la loi pourvu qu'elles soient «raisonnables et nécessaires».Et qu'y avait-il de plus «raisonnable et nécessaire», pour un cerveau fédéral, que la lutte au séparatisme, en 73! Le dépôt de ce projet de loi rend d'ailleurs plus crédible encore l'affirmation du juge Asse-lin voulant que M.Yelle ne présente aucun danger quelconque de récidive.Les mauvais esprits auraient pu croire qu'un policier qui a obéi à un ordre illégal aurait pu réagir de la même façon s'il s'était retrouvé dans la même situation.Mais pour peu qu'il soit versé au nouveau service fédéral de sécurité, tout danger semble à peu près écarté.Le futur PM doit être bilingue {Lettre ouverte au Premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau) Monsieur le Premier ministre, Ma lettre n'est pas écrite en réponse à celle que vous avez adressée à tous ceux et celles qui ont le courage d'avoir peur des essais, des missiles, des expériences nucléaires, mais pour manifester mon étonnement et ma déception des propos que vous avez tenus SOLANGE CHAPUT ROLLAND dans ce journal concernant le fait que vous ne croyez ni essentiel, ni obligatoire que le futur premier ministre du Canada soit bilingue, s'il demeure ouvert au Québec.Si un homme d'affaires, un médecin, un industriel, un avocat, un partisan politique unilingue français ou anglais, avait exprimé de telles vues, je ne m'en serais nullement inquiétée, puisque telle fut la réalité du gouvernement fédéral, en règle générale.Mais venant de vous qui avez durant quinze ans imposé avec un courage indéniable le bilinguisme institutionnel au Canada anglais qui visiblement n'en voulait pas, votre^bservation, vaguement désabusée, me paraît mettre en berne quinze ans d'apprentissage du français chez vos fonctionnaires qui ne vous pardonnent guère cette obligation.Monsieur, je vous demande humblement pourquoi vous avez proclamé ia loi sur les langues officielles qui contient l'essentiel de votre philosophie linguistique, dressant de ce fait contre le Québec français tous ceux qui vous critiquèrent parce que vous «ram-med French down their throats», trouvant dans cette loi un peu plus de raison de se dresser avec hargne contre le Québec, notre langue, notre culture et votre French power.Il n'existe pas de bilinguisme instantané, même en politique.Je suis forcée de comprendre que si le prochain premier ministre peut parfaitement et sans trop d'inconvénient être unilingue anglophone, le jeune étudiant qui dort en lui pourra recevoir une éducation dans une seule langue et être de ce fait récompensé pour cette myopie linguistique, car je prends pour acquis qu'un francophone unilingue ne pourrait recevoir votre bénédiction s'il osait prendre part à une élection fédérale pour devenir chef de son parti et, par la suite, premier ministre du Canada Si le bilinguisme institutionnel veut que tous les citoyens anglophones et francophones et, dans quelques endroits, autochtones du pays, puissent être servis par leur gouvernement dans leur langue maternelle, l'unilinguisme du premier ministre contredira cette forme de justice linguistique s'il demeurait incapable de converser, de lire, de saisir l'essence même de l'âme de la société francophone du Canada.Le bureau du premier ministre et ses ramifications à travers le pays, n'est-il donc plus l'institution fédérale la plus puissante, la plus influente et la plus prestigieuse?Bien au-delà des divergences entre les citoyens d'un parti et ceux d'un autre, malgré les écarts entre votre vision du pays et celles de quelques autres types de fédéralistes, tous nous subissons votre ascendance et durant de longues années nous nous sommes enorgueillis de votre facilité d'aller d'une langue à l'autre, ce qui redonnait à notre français infériorisé depuis 1763, un regain de vigueur et surtout une noblesse dans l'usage, qui nous comblaient.J'ai été à même de constater dans nos provinces que par votre seule personnalité vous ^vlez con- vaincu les créateurs de l'opinion, et une certaine élite politique qui donne le ton à la population, qu'il était souhaitable pour l'Unité canadienne, que le prochain premier ministre soit capable non pas seulement de dire: «Je parle au nom du Canada», mais de dialoguer avec tous les citoyens francophones du Québec de se désintéresser d'un futur premier ministre qui ne dirait pas un mot de français, ou qui nous servirait une bouillie de franglais qui pousserait le plus poli d'entre nous à se boucher les oreilles! Le Canada n'est pas encore à l'abri de la ferveur souverainiste.J'ai été combattante pour le NON référendaire, et même si je continue de croire que vous n'avez pas été le seul à prononcer des discours choc durant cette si douloureuse campagne, je me demande quelle influence vous auriez eue sur notre population si vous lui aviez rappelé les bienfaits de la continuité canadienne en anglais seulement! Lorsque vous avez décidé que la commission sur l'Unité canadienne devait quadriller le pays, avez-vous oublié, monsieur le premier ministre, les horions, les quolibets, les huées que nous vite à la page A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 MAI 1983 TRIBUNE \u2022 A 7 LIBRE Vivre au Québec, c'est fa ! M.Alain Marcoux Ministère du Revenu du Québec Monsieur.Je suis de moins en moins fier d'être Québécois, et de l'ai ficher devient compromettant.Le harcèlement et l'intimidation par votre Ministère, sont maintenant pratiques courantes; depuis quelques années ce dernier attaque sournoisement, et saute sur tout ce qui se présente devant lui, et même derrière, et ce, sans aucune considération.On profite du POUVOIR avec une facilité déconcertante: taxe, surtaxe, taxe spéciale, taxe ascenseur, recotisation et quoi encore.On reprend aux contribuables jusqu'à la dernière «cenne» qu'ils auraient pu économiser par mégar-de.Ce Ministère mal administré trouve toujours matière à criti- ques, surtout lorsque ses lois, souvent passées à la vapeur, ne sont pas respectées; on s'efforce même de les compliquer lexiquement pour que vous n'y puissiez rien comprendre.On sème la confusion et on provoque l'anxiété chez la population.Profitant de sa faiblesse, on lui vole son identité, sa confidentialité et on saisit habilement tout ce qui lui a été donné.Finalement, c'est sûrement par pure maladresse qu'on n'aura pas réussi à vous prendre votre chemise.Quel citoyen n'a pas un jour rêvé d'un contrôle unique des impôts par un Gouvernement central?D'ici ce jour, serait-il préférable de ne plus faire part de ses impôts?.Ou changer de gouvernement en changeant de Province?G.DAVID, graphiste Vimont, Laval Le t«cloaque» du nationalisme Si le mot «cloaque», dans la bouche du Premier ministre Trudeau, veut bien dire la même chose que dans les dictionnaires, le nationalisme des Québécois serait un «endroit malpropre, sale, malsain», par extension.Le sens premier de «cloaque» désignait plutôt un grand égout de la Rome antique qui évacuait les détritus du Forum vers le Tibre.Est-ce que les Québécois doivent nécessairement tolérer de faire comparer leur nationalisme à un cloaque en échange du privilège d'avoir un premier ministre parlant français?Est-ce qu'on peut dire n'importe quoi aux Québécois pourvu que ce soit en français?Le nationalisme est-il un cloaque?Tout nationalisme est-il étroit?Le nationalisme québécois est-il un cloaque?Le nationalisme canadien est-il un cloaque?Quand un nationalisme est-il étroit?Quand ne l'est-il pas?Comment peut-on bafouer le nationalisme de l'un et louanger celui de l'autre?Les lecteurs auront compris que l'auteur de ces lignes fait référence aux propos de M.Trudeau rapportés par LA PRESSE du samedi 7 mai dernier.Pierre BROSSEAU Val-Racine Chômage n'est pas paresse (En réponse à la lettre de M.Jean-Marc Gloriod parue dans la «Tribune libre» du 11 mai intitulée «la plus sûre façon de tuer un homme».) Vous nous traitez de fieffés paresseux.mais, avoir la chance de travailler, c'est avec coeur et tôt le matin que je partirais pour l'usine ou le bureau.Qui êtes-vous donc pour juger les jeunes avec tant de désinvolture?Le chômage n'est pas qu'une idée, qu'un concept, c'est une dure réalité quotidienne que j'affronte, que nous affrontons.M.Gloriod, ces «fieffés paresseux» dont pour vous je dois aussi faire partie, ont OPINION (suite de la page A 6) avons reçus à cause du bilinguisme institutionnel et individuel que nos auditoires anglophones rejetaient avec rage, colère et amertume.Dans un essai remarquable intitulé The National Deal, Robert Sheppard et Michael Valpy écrivent à la page 6 que vous avez dit: \u2022 You have to give me language.It's my existence.» Cette phrase visait le premier ministre de la Colombie discutant avec vous de la Charte des droits devant être enchâssée dans votre nouvelle constitution.Je connais peu de Québécois libéraux ou conservateurs, péquistes ou fédéralistes, qui ne reconnaissent pas que la langue a été en effet la grande affaire de votre règne, avec la constitution.Encore une fois, monsieur le Premier ministre, j'insiste pour dire que durant quinze années de pouvoir libéral, vous avez officialisé l'usage du français hors du Québec en prenant le risque de lever contre vous tout ce que ce pays compte de bigots, de racistes.d'anti-French, etc.Certes, il serait injuste de barrer la route à un uni-lingue anglophone s'il était capable de cerner le Québec profond, de discerner ses divergences intérieures, de comprendre notre culture et en partager les beautés.L'expérience nous a démontré qu'un politicien anglophone, fût-il le plus important, qui en temps d'élections ou de course au leadership, s'aventure dans notre province pour conquérir nos votes, est malheureux, gêné, parce que rarement a-t-il pris le temps d'étudier le Québec avant la période électo- rale.Nous ne sommes pas dupes de ce bilinguisme appris par coeur, qui se manifeste a satiété, par quelques phrases clées «ram-med down their throats* par quelques conseillers de la dernière heure.De telles performances, pour sincères qu'elles soient, ne sont plus possibles à l'heure du multi-linguisme par ordinateur.Seulement, il ne faut jamais oublier la primauté de l'humain sur l'habilité de la technologie.Je suis pour ma part convaincue qu'il est non pas obligatoire \u2014 je respecte trop les libertés des autres pour cela \u2014 mais essentiel que le prochain premier ministre fasse au Québec la courtoisie de parler avec le Québec et qu'il réserve aux Canadiens français des autres provinces, la surprise de comprendre en français leurs doléances contre la suprématie de l'anglais pour avancer dans leurs communautés.Si seulement vous aviez révélé les avantages que vous ont donné, à titre de premier ministre, de chef d'Etat invité dans tous les pays du monde, l'usage de deux langues et la facilité qui en découle d'en comprendre plusieurs autres, vous auriez, monsieur le Premier ministre, rendu un dernier hommage à ces Québécois francophones qui depuis 1968 vous conduisent et reconduisent au pouvoir, malgré le peu d'estime que parfois vous laissez entrevoir pour certains d'entre eux.Mais en condescendant à admettre que votre successeur unilingue pourrait parfaitement torpiller tout ce qui fut fait à Ottawa et partout au pays pour promouvoir le français, vous venez de donner un dur coup au bilinguisme institutionnel et individuel, en nous retournant peut-être à la désespérante monotonie de la «traduction institutionnelle.» quand même le courage et le coeur au ventre pour affronter la bureaucratie des centres de main-d'oeuvre et les refus de très nombreux employeurs.La dignité d'un ¦ re humain a des limites.Si je vous disais qu'après troifl an> de vie en appartement je me vois forcée de retourner chez ma mère, faute d'argent pour subvenir même à mes besoins les plus primaires, et du même coup voir s'effondrer tous mes efforts qui m'avaient conduite à mon autonomie et à ma prise en charge.La solution n'est peut-être pas d'augmenter les prestations de bien être.Mais ce n'est évidemment pas non plus de rebiffer les jeunes qui n'en peuvent plus de vivre cette situation de crise.Ouvrez donc grand vos yeux sur la réalité: suicides, vols, chômage.M.Gloriod, si vous ne cessez de charrier avec vos idées sur la «paresse» des jeunes, ce n'est pas à une guerre nucléaire que nous allons assister, mais bien à une guerre civile entre «jeunes paresseux» et petits moralisateurs.Marie-France SAUVÉ Montréal Cuba ne fait pas que des vacanciers heureux Monsieur Michel Siritsky Vice président Unitours (Canada) Ltée Monsieur, Le 9 avril dernier, nous nous envolions pour Cuba remplies d'espoir pour une semaine de vacances.Levées à 5h00 le matin, nous arrivions à destination vers 16h30 (llh30 de voyage!) a l'hôtel Arenas Blâmas, Varadero.La responsable dTnitours nous accueille à l'hôtel Nous ne faisons que l'entrevoir le reste de notre séjour (nous l'avons cherchée en vain).Nous l'avons retrouvée au départ pour un «sympathique bye-bye touristique».On nous assigne la chambre numéro trois.Nous restons stupéfaites! Quelle horreur! Les murs sont sales, uii bureau à deux tiroirs qui restent ouverts! Une lampe qui ne fonctionne pas.Une bonne douche nous fera le plus grand bien.mais il n'y a pas d'eau chaude! Oh, mais si! l'eau chaude arrive vingt minutes plus tard, mais là il faut s'ébouillanter pour se laver.Bon, oublions tout ça et allons prendre un bon souper.Oh là là.Indescriptible la salle à dîner! La nappe est tachée (traces du dernier client), des miettes de pain traînent ici et là.Au menu, nous choisissons du poulet.Il n'est pas assez, cuit et flotte dans l'huile.Nous allons vraiment de déceptions en déceptions.Le lendemain, après avoir porté plainte au représentant de l'hôtel, nous changeons de.chambre.C'est un peu mieux, mars pour ce qui est de la nourriture.Les gens qui sont à l'hôtel depuis une semaine nous assurent qu'on s'y fait à la longue.! Eh bien! nous, nous n'avons pas pu nous y faire.A chaque fois qu'on devait aller à la salle à manger on déprimait.Concernant la propreté, le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle laissait à désirer.Au cours de la se maine on n'a pas nettoyé la salle de bain (partagée! ) une seule fois.Les planchers étaient le plus souvent couverts de sable.Les deux derniers jours nous n'avions pas d'eau chaude, ni d'eau froide, donc pas de chasse d'eau (pratique lors qu'on a une tourista.), rien de rien.L'agent de voyages nous avait affirmé qu'il y avait une piscine.Oui il y avait effectivement une piscine, mais vide! Sans eau! On nous a expliqué qu'ils ne possèdent pas suffisamment de filtres pour l'entretenir, alors, ils la remplissent pour un soir, pour un «super party italien»! Le prix du voyage (incluant l'avion, l'hôtel, trois repas par jour les transports en autobus entre La Havane et Varadero) était de 771,50$.Comment justifier un tel prix?(.) Danielle JODOINet Céline FRECHETTE Montréal Mieux que le psychiatre M.Pierre Foglia LA PRESSE Monsieur, Suite à votre chronique du mardi 10 mai dernier sur le «Bonheur en dix leçons» ou les cours de «relations humaines», je regrette de vous dire que vous n'avez rien compris.D'ailleurs, à moins d'avoir suivi ce cours avec honnêteté et sans arrière pensée, on ne peut juger de ses professeurs, de son contenu ou des résultats escomptés ou apportés.Je vous accorde que la plupart des professeurs ne sont pas des professionnels, mais des hommes qui ont vécu cette expérience de vie et qui veulent la faire partager à tous ceux qui aspirent à une vie meilleure, en leur fournissant les outils nécessaires pour travailler sur soi et se prendre en main.J'ai suivi ces dix leçons, dix leçons d'Amour avec un grand «A», d'entraide mutuelle et de chaleur humaine.Dans un monde axé sur le matérialisme et l'égocentrisme, où la violence et la haine sont de la partie, un peu d'amour et de fraternité n'est pas de trop.Ce cours est comme un peu de fraîcheur dans la sécheresse de nos coeurs.On retrouve parmi les adhérents à ces cours des personnes venant de toutes les couches de la société.Là aussi vous êtes mal renseigné.Quant au coût de 10,00$ par leçon, il est payable après chaque leçon, en toute liberté, et seulement si on en est satisfait.Il est malheureux de dire qu'aujourd'hui on n'apprécie que ce que l'on paie; si c'était gratuit, personne ne s'y intéresserait.Chaque leçon vaut cent fois plus qu'une visite chez un psychologue ou un psychiatre qui soigne la tête et non le coeur.(.) Ginette THIBAULT Montréal-Nord RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17H30.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 8h a 17h Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h a 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 Lysiane Gagnon On en perd son latin Pour commencer en beauté et en santé, un petit peu d'humour.tiré de la chronique de Françoise Giroud dans un récent numéro du Nouvel Observateur.La télévision française a fait ce qu'on appelle là-bas un « télé-trottoir », ou des interviews dans la rue, à propos d'expressions latines (pourtant) connues.\u2014 « Sine die », monsieur, dit l'intervieweur, ça vous dit quelque chose ?\u2014 Non.non, je ne connais pas ce cinéma-là, il n'est pas dans le quartier.Deuxième passant, deuxième question.\u2014 « Modus vivendi », vous savez ce que c'est ?\u2014 Bien sûr, c'est un compositeur d'opéra.Et ça continue.« Ipso facto» ?Une marque d'aspirine.Effervescente, précise un monsieur.« Dura lex »?Un plat qui va au four.« Habeas corpus » ?L'habit d'un abbé.« Manu militari » ?Un groupe de musique.« De vero » ?Des petits fruits où il y a des vers.La folie meurtrière Pour continuer sur un autre mode.On va parler des guerres et des enfants.Il y a des conflits qui durent tellement longtemps qu'on finit par les oublier, à plus forte raison s'ils n'ont pas une dimension stratégique telle que l'ordre mondial pourrait s'en trouver menacé à court terme.Iran-Irak.Ça continue.On ne sait plus qui a commencé et pourquoi.(De fait, c'est l'Iran balayé par la folie religieuse de Kho-meiny.Pourquoi ?La question n'a plus d'importance.On n'est plus, ici, dans le domaine de la raison ).La chair à canon iranienne a maintenant entre 12 et 17 ans : des petits garçons à qui Ton fait croire qu'en mourant au front, ils deviendront des martyrs vénérés du peuple et assurés du salut éternel.À cet âge, c'est vrai, on a moins peur de la mort ; on tient moins à la vie parce qu'on n'en a jamais mesuré la fragilité ; on est une proie idéale pour tous les fanatismes.Ainsi donc, ces enfants vont-ils, le sourire aux lèvres, se faire tuer sur la terre voisi ne : à cause de leur manque de formation militaire (deux semaines d'entrainement seulement! ), il y a trois fois plus de morts chez les soldats iraniens que dans le camp adverse.L'Irlande du Nord.Ça continue.Alors là, vraiment, on ne sait plus qui a commencé.Ce week-end dernier, à Londonderry, nouvelles émeutes, cinq heures de violence.Un samedi soir comme les autres.Les émeutiers étaient des jeunes, évidemment \u2014 en Irlande aussi, il n'y a pas de meilleure chair à canon que les adolescents ; les plus vieux, à un moment donné, ils en ont marre de s'entretuer.Des jeunes, donc, mais bien dirigés : tout indique, disent les agences de presse, que ces émeutes avaient été planifiées de manière à faire monter la tension avant les élections générales.L'autre jour, des terroristes masqués de TIRA ont pénétré chez un handicapé de 51 ans, Denis Healy, catholique lui aussi, mais qui a le tort d'avoir défié Y* armée » qui veut le « libérer ».Ils l'ont sorti du lit et lui ont pilonné les doigts avec des barres de ciment, puis l'ont roué de coups et frappé au visage avec un tisonnier.Un porte-parole de TIRA a déclaré que M.Healy est un « trouble-maker » qui aurait « attaqué » avec son tisonnier les envoyés de l'IRA venus prélever, de porte en porte, la contribution « volontaire » des citoyens catholiques, dans le cadre d'une cam pagne de financement musclée.M.Healy ne devait pourtant pas être un « trouble-maker » trop dangereux, puisqu'il ne peut plus marcher depuis que les hommes de TIRA lui ont tiré dans les genoux en guise de représailles, en 1977.( Ils ont réservé le même sort à l'un de ses fils ).Qu'est-ce qu'ils voulaient, déjà?.Ah oui, ils voulaient être maîtres chez eux.Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas pris le bon moyen et que, tout compte fait, peut-être vaut-il mieux être un locataire en vie qu'un propriétaire au cimetière.Il y a une chose dans la violence, quand l'engrenage est commencé et quand la violence s'emballe, non plus tendue vers l'objectif initial, mais fonctionnant en fonction de sa propre dynamique : c'est qu'elle n'arrête plus.Cette violence, qui se perpétue à travers le cycle classique provocation-répression, porte en elle-même la destruction de la cause qui l'a fait naître, parce que le recours à la violence systématique, surtout dans un pays à institutions démocratiques (c'est le cas de la Grande-Bretagne), entraine l'instauration d'une mentalité totalitaire.(C'est d'ailleurs un régime totalitaire, la Lybie de Khadafi, qui finance la plupart des « armées de libération » terroristes du monde occidental ).Le pire, quand on y pense, c'est qu'il y a partout des gens qui, bien au chaud dans leur salon, trouvent ces tueries fort sympathiques, en fonction évidemment de la ligne idéologique qu'ils ont embrassée comme on embrasse une religion.Mais un peu partout \u2014 en France, par exemple, pas encore ici, hélas \u2014, on est en train de changer les catégories qui servent à évaluer les tendances idéologiques des gens.Depuis des décennies, la catégorie traditionnelle c'est «droite» versus «gauche».L'histoire contemporaine nous pousse à classer autrement les gens qui, de plus en plus, se définiront en fonction de leur attitude à l'endroit du totalitarisme.Car, en fait, quelle peut bien être la différence de nature entre une dictature de droite et une dictature de gauche, sinon que la seconde, fondée sur une idéologie cohérente plutôt que sur des intérêts conjoncturels, est encore plus inamovible que la première?Dans les milieux progressistes européens, deux grands événements ont mené à cette reévaluation : d'abord, les intellectuels ont fini par écouter ce qu'ils avaient jusque-là systématiquement refusé d'entendre à propos de l'étendue et la profondeur des systèmes de répression en URSS et en Chine, et ensuite le cas du Cambodge.Toute une gauche fit à grands cris l'éloge des héroïques combattants des Khmers rouges.jusqu'à ce que l'on constate « de visu » l'immensité de l'horreur.C'est ainsi que fonctionne l'intelligentsia des pays dits développés : il lui faut des cadavres, beaucoup de cadavres, des cadavres de cambodgiens et de dissidents russes, pour comprendre ce qui se passe dans la réalité.CHEZ CaplanDuva CE QUI COMPTE C'EST CE QUE VOUS OBTENEZ POUR VOTRE ARGENT \u2022 PLUS QUE DE SIMPLES ÉCONOMIES., \u2022 DU SERVICE ET DU CHOIX \u2022 DE BELLES VALEURS.LA SATISFACTION TOTALE \u2022 L'ASSURANCE QUE PERSONNE DANS L'EST DU CANADA NE VEND PLUS D'ARTICLES-CADEAUX QUE CAPLAN-DUVAL, PARCE QUE PERSONNE NE VEND MOINS CHER.CaplanDuval SERVICE 5 PIÈCES VAISSELLE À PRIX D'AUBAINE WEDGWOOD raXCAFlAN4UVAl Agmcourt Blue $1 26.95 Agmcourt Green 4t.95 Agmcourt Ivory 5G.93 Ascot 214.95 Aspen 44.95 Belie Fleur 44.95 California 54.95 Cartyn 59.95 Sharismu 39.95 hosier 94.95 Columbia 595 94.95 Columbia Blue & Gold 144.95 Columbia Sage Gr«o IGoM 149.95 Cornpoppy 34.95 Dolphin 59.95 Essence 53.93 Florentine Ivory el centre 94.95 Florentine Turquoise Ivory et Centre 104.95 Gardenia 49.95 Inspiration Wh-Je 29.95 Kufani Crane 99.95 Mayfair 54.95 Medici Dark Blue 65.95 fcirabelle 49.95 Parallèles 37.95 Perfection 53.35 Petersham 49.96 Prelude 39.95 Hetiection 39.95 Saturn 39.95 Silver Ermine 44.95 Swallow 59.95 Ulander B> a Gold 59.95 Wostbury 44.95 Wild Strawberry 53.95 Wyndham 49.95 COALPORT Athlone Brown S85.9S Athione Cobalt 85.95 Athlone Ruby 65.96 Aura 72.96 Blue Wheat 92.95 Countryware 29.95 Ivory Wheat 95.95 Knotar 59.95 Lynton 69.99 Red Wheat 99.95 Rutland 69.98 Zenith 39.95 AYHSLEY Balmoral 969.95 Blue Mist 53.35 Durham 66.95 Cottage Garden 38.98 Shangri-la 43.96 Golden Crocus 38.98 Spring Crocus 38.98 Pembroke 53.98 Heritage 61.98 Trad'tion 61.93 ROYAL DOULTON Adnonne $38.95 Demure 49.80 Diana 36.96 Elegy Etude Flirtation Gold Concord Juliet 8old Lace reyfriars Kismat Licepomt Lisette Lorraine Nicola Ravenswood Pa»si«v Concord Platinum Repton Rondelay ton net I Paul Wistful Yorkihire Rose Brochwood Sarabande Michelle NINTON Si James Ayoniea Duet MarQuesa Stanwood Broo**ood Clifton Ponroie 29.98 39.98 39.98 39.98 41.93 71.98 42.96 69.98 66.50 41.98 51.95 32.98 59.95 39.98 39.95 89.98 39.98 82.80 104.98 34.98 39.98 29.98 59.98 38.98 $104.98 104.9B 03.98 A104.98 79.98 68.98 66.98 68.98 ÉCONOMISEZ 40 à 60% 6700, ch.de la Côte-des-Neiges (Plaza Côte-des-Neiges) 735-3633 .5800; boul.Cavendish (Mail Cavendish) 489-5761 Sans frais 1-800-361-6482 8 INPtmATlDNS NAïïQNALEa LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 MAI 1983 La sécurité nationale ¦ Le solliciteur général du Canada.Robert Kaplan, est d'avis que les parlementaires ne devraient pas être appelés à surveiller les activités de la nouvelle agence de sécurité nationale.Monsieur Kaplan dit craindre, malgré la confiance qu'il témoigne personnellement envers de nombreux députés, que des détails concernant cette agence ne soient ébruités.De son côté, le Parti québécois dénonce le projet de loi fédéral sur le Service canadien de renseignement et de sécurité.Son vice-président.Sylvain Simard, rappelant le vol de la liste des membres du PQ par la GRC, se demande où s'arrêteront les agents fédéraux s'ils obtiennent l'immunité totale.Peu d'espoir pour les $3 000 ¦ Le ministre fédéral de l'Habitation, Roméo Leblanc, a peu d'espoir que ceux qui ont présenté après le 1er mai une demande de subvention de $3e000 pour la construction d'une maison, l'obtiennent.Le ministre des Finances Marc Lalonde avait ajouté $30 millions à ce programme dans son budget déposé le 19 avril, mais le flot de demandes avait obligé le gouvernement à mettre fin prématurément au programme.D'autres attentats prévus S Un membre du Congrès national africain a annoncé que son organisation prévoyait d'autres attentats similaires à celui de vendredi à Pretoria (Afrique du Sud), et a précisé que les entreprises occidentales commerçant avec l'industrie militaire sud-africaine pourraient être les premières visées.Uusuf Salojee, représentant au Canada du CNA.a déclaré lors d'un entretien téléphonique que les entreprises occidentales « devraient prendre très au sérieux » l'avertissement que constitue l'attentat à la bombe de Pretoria qui a fait 17 morts et 217 blessés.Congrès d'Alliance-Québec ¦ Alliance-Québec a annoncé la tenue d'un congrès du 3 au 5 juin prochain, afin de faire le point sur la situation des anglophones du Québec.Les membres d'Alliance-Québec expliqueront alors leur position au ministre responsable des Communautés culturelles, M.Gérald Godin.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.^Richard Hatfield, et le secrétaire d'État, M.Serge Joyal, participeront également au congrès.Le « Dienfenbunker » ¦ Vingt ans après sa construction, le « Diefenbunker » n'a toujours pas servi.Plutôt qu'un gaspillage, les autorités le considèrent comme une bonne chose.L'installation.appelée officiellement quartier général de secours régional de Colombie-Britannique, est destinée à abriter les autorités gouvernementales et militaires dans les cas d'urgence en temps de paix comme en temps de guerre.Le « Diefenbunker » est cependant périmé et sa valeur va être réexaminée, dit Fred Cooper, directeur régional de la Planification d'urgence du gouvernement fédéral.Pas la faute du journaliste ¦ S'il y a des critiques à faire, elles doivent s'adresser à l'imprimerie en faute et non au journaliste, qui n'a fait que son travail.C'est du moins l'opinion de M.Charles D'Amour, éditeur du Nouvelliste de Trois-Rivières et président du conseil d'administraton de La Presse canadienne, sur la fuite du dernier budget de l'Ontario dans The Globe and Mail.Voulant vérifier les méthodes de sécurité de l'imprimerie où était le budget, le journaliste en a trouvé une section dans un sac à ordures et il l'a publiée avant que le budget ne soit déposé à l'Assemblée législative.Prêt de $15 millions au Maroc ¦ Le gouvernement canadien vient de signer avec le Maroc un accord de prêt de l'ordre de $15 millions en vue de la mise sur pied d'une ligne de crédit parallèle.Ce prêt, qui provient des fonds de l'Agence canadienne de développement international, permettra aux gens d'affaires canadiens d'obtenir du financement à un taux d'intérêt compétitif sur le marché international.Par ailleurs, un accord de coopération dans le domaine de l'exploration du pétrole et du gaz, portant sur près de $9 millions vient d'être signé entre les autorites pétrolières thaïlandaises et la société Pétro-Canada pour l'assistance internationale.Aux termes de cet accord, Petro-Canada participera à l'évaluation du potentiel en hydrocarbures offshore dans une zone située au nord du golfe de la Thaïlande et entreprendra des actions de formation et d'assistance technique.Welch à la Condition féminine ¦ Le nouveau ministre délégué à la condition féminine en Ontario, M.Robert Welch, a bien l'intention de prêter une oreille extrêmement attentive aux diverses associations féminines qu'il va rencontrer aux cours des prochaines semaines.C'est le neuvième poste qu'on confie à M.W »lch depuis son entrée au cabinet, en 1966, trois ans après son iection à l'Assemblée législative.En plus d'avoir la responsab lté de la condition féminine, M.Welch est ministre de l'Energie et vice-premier ministre.Pour Mme Sally Barnes, présidente du Conseil du statut de la femme de l'Ontario, la nomination de M.Welch signifie que le gouvernement Davis prend ce ministère au sérieux.M.Welch est le troisième ministre au Canada à s'occuper de la condition fémine.À Ottawa, c'est Mme Judy Erola qui occupe ce poste.À Québec, c'est Mme Pauline Marois.Ottawa trop généreux avec les entreprises qui sont en difficulté Trente-et-un p.cent des Canadiens estiment que les investissements du gouvernement fédéral dans les sociétés en difficulté sont trop élevés, tandis que 30 p.cent considèrent qu'ils ne le sont pas assez et que 24 p.cent les jugent suffisants.Les Québécois sont plus nombreux que les habitants des autres provinces à trouver que l'aide gouvernementale aux entreprises en crise est trop faible (40 p.cent).C'est ce qui ressort d'un sondage mené récemment par la maison Gallup.Par ailleurs, les gens de moins de 30 ans estiment dans une plus grande proportion que les autres groupes d'âge que le gouvernement n'investit pas assez dans les sociétés en difficulté, tandis que ceux de plus de 50 ans ont tendance à considérer le gouvernement trop généreux.La question posée par les enquêteurs était la suivante : « Le gouvernement fédéral a accordé des subventions ou des prêts à des entreprises en difficulté.D'après vous, le gouvernement a-t-il trop, suffisamment ou pas assez investi dans ces entreprises ?\u2022 \t\t\t\tNE SAVENT \tTROP\tPAS ASSEZ\tSUFFISAMMENT\tPAS Nationalemcnt\t31%\t30%\t24%\t16% Atlantique\t36%\t23%\t26%\t16% Québec\t15%\t40%\t26%\t19% Ontario\t38%\t29%\t22%\t10% Prairies\t33%\t23%\t22%\t22% C- Britannique\t36%\t22%\t24%\t18% 18 - 29 ans\t21%\t38%\t26%\t15% 30 - 49 ans\t33%\t30%\t24%\t13% 50 ans et plus\t37%\t22%\t22%\t19% Note : Le total des pourcentages peut ne pas donner 100 parce que les chiffres ont été arrondis.Les résultat* du sondage sont tirés d'entrevues menées auprès de 1050 adultes de 18 ans et plus interrogés à leur domicile à la fin de mars.Un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 4 p.cent, une fois sur vingt.UNE DÉCISION IMPORTANTE POUR LE QUÉBEC Washington ne frappera pas bois canadien de surtaxe WASHINGTON (PC) \u2014 Le département américain du Commerce devrait annoncer ce matin à 10 h sa décision de ne pas imposer de surtaxe à l'importation de bois canadien aux États-Unis, selon des sources sûres, aussi bien canadiennes qu'américaines.De ce fait, le département du Commerce confirmera une décision préliminaire prise le 8 mars aux termes de laquelle il avait été constaté qu'après enquête il s'avérait que, contrairement aux affirmations d'une coalition d'entreprises américaines, le bois importé du Canada ne bénéficiait pas de subventions de la part des autorités canadiennes pouvant justifier la surtaxe exigée par la coalition.Cette dernière aurait le droit, dans les 30 jours, d'en appeler de la décision du département du Commerce et de continuer d'exercer des pressions sur le Congrès pour réduire, par voie législative, les importations de bois canadien qui occupent déjà 30 p.cent du marché américain.Un appel contre la décision préliminaire prise le 8 mars a déjà été jugé irrecevable pour des raisons de procédure.Exigences de la coalition La coalition des entreprises américaines avait exigé l'application d'une surtaxe de 65 p.cent ad valorem sur diverses catégories de bois importées du Canada : clôtures, bardeaux, etc., ce qui aurait fait grimper de $120 le prix à l'importation de 1 000 pieds linéaires de bois.À l'appui de sa requête, la coalition avait cité 48 cas de subventions canadiennes (fédérales et provinciales ) déguisées en avantages fiscaux, allocations diverses et prêts, le tout justifiant, selon la coalition, une majoration compensatoire de quelque 5 p.cent.Au terme de son enquête, le département américain du Com- merce constate qu'en réalité tous les avantages cités par la coalition ne représentent qu'un demi p.cent et ne justifient pas la surtaxe exigée par la coalition.Le sort de près de 2 000 entreprises canadiennes et l'emploi de milliers de travailleurs (notamment en Colombie-Britannique, mais aussi au Québec et en Ontario) dépendent de la décision du département du Commerce.En attendant, on estime à quelque $5 millions les frais encourus jusque-là par toutes les parties (autorités et entrepises américaines et candiennes) pour les enquêtes menées et les poursuites judiciaires entamées.PRÉSUMÉE ALLIANCE CONTRE JOE CLARK Mulroney entend poursuivre Radio-Canada et son journaliste M.Brian Mulroney a fait connaître hier son intention de «prendre des mesures judiciaires appropriées» contre Radio-Canada et son journaliste Mike Duffy.À la télévision, dimanche, M.Duffy a affirmé que des adjoints de M.Mulroney et de MM.John Crosbie et Michael Wilson étaient en train de discuter d'une alliance, afin de faire échec à M.Joe Clark au congrès à la direction du Parti conservateur, en juin prochain.Interrogé à ce sujet, M.Mulroney a déclaré : « Je n'ai aucun commentaire à faire, parce que mes avocats prennent des mesures judiciaires contre M.Duffy et Radio-Canada.C'est de la pure invention du commencement à la fin».Un récent sondage de l'école de journalisme de l'université Car-leton d'Ottawa a montré que M.Clark jouissait d'une bonne avance sur les autres candidats, mais que cette avance n'était pas suffisante pour lui assurer l'élection au premier tour de scrutin.Sondage Le sondage a également indiqué que M.Crosbie était celui qui pouvait s'assurer le plus d'appuis au deuxième tour.Commentant le reportage de Radio-Canada, une organisatrice de la campagne de M.Crosbie, Mme Jean Piggott, qui est une ancienne députée, a dit: «J'ai bien ri en l'écoutant.Ce n'est tout Brian Mulroney tetephotos upi Joe Clark simplement pas le genre de M.Crosbie.Il ne conclurait pas d'entente.Pourquoi y songerait-il?Nous sommes en progression constante ».Joe Clark Dans une entrevue diffusée dimanche sur les ondes d'un réseau privé d'information, le candidat Joe Clark affirme qu'il est l'homme dont le pays a besoin.M.Clark soutient de plus que le choix de Brian Mulroney lors du congrès du mois prochain constitue un risque pour le Parti conservateur.Selon lui, le candidat Mulroney n'a pas suffisamment d'expérience politique.M.Clark souligne de plus qu'il entend continuer à militer au sein du Parti conservateur même s'il est défait lors du congrès du 11 juin.Les chances de Crombie L'ancien maire de Toronto, David Crombie, estime pour sa part qu'il a encore des chances de devenir le prochain chef conservateur, mais il admet qu'il finira le premier tour de scrutin au quatrième ou cinquième rang.Dans une entrevue à Standard Broadcast News, M.Crombie a estimé que les sondages le situant loin derrière Joe Clark, John Crosbie Brian Mulroney et John Crosbie ne voulaient rien dire.John Crosbie D'autre part, selon le député albertain Walter Szwender, la moitié des 60 membres du Parlement albertain délégués au congrès à la direction du PC pourrait voter pour John Crosbie dès le premier tour de scrutin.Selon lui, les 30 autre donneraient leur vote à Joe Clark.M.Szwender, qui appuie publiquement le candidat Crosbie, estime que Brian Mulroney n'a pas impressionné ses collègues en raison de son manque d'expérience.PETER POCKLINGTON Un homme d'affaires en colère EDMONTON \u2014 Peter Poc-klington, propriétaire des Oilers d'Edmonton, pourrait profiter des victoires de son équipe de hockey pour se payer du bon temps.Mais non, Peter Pockling-ton est surtout un homme en colère.RÉJEAN TREMBLAY « Je me suis lancé en politique pour devenir premier ministre du Canada.Je suis profondément écœuré par les politiciens.Trudeau, en quinze ans, a fait plus pour ruiner ce grand pays qu'est le Canada que tous les politiciens en cent ans », affirme le flamboyant financier albertain pour expliquer un engagement politique qui a surpris.« Ça me met en colère de voir qu'il n'y a pas moyen de brasser des affaires sans s'embrouiller dans la bureaucratie.Ça me met en colère de voir que mon fils n'aura pas les mêmes chances que j'ai eues de pouvoir travailler, d'être audacieux, de monter des affaires et de fournir du travail et des occasions d'avancementpour les autres.Ça me met tellement en colère que je ne me sens pas le droit de rester sans rien faire.» Nous sommes loins des Oilers d'Edmonton et de Wayne Gret-zky.Nous sommes au 25ème étage de l'édifice Sun Life Place, tout au sommet de la tour qui domine Edmonton, dans les bureaux de Peter Pocklington, président de Pocklington Financial Corporation, holding qui administre les actifs évalués à $1,1 milliard de l'empire Pocklington.Des bureaux incroyablement luxueux.Le moindre pied carré des pièces et des couloirs est recouvert de toiles de grands maîtres.Le bureau de Pocklington est immense et offre une vue splendide sur Edmonton et la plaine qui meurt dans l'horizon.Lui-même est moins grand qu'on l'imagine.Bel homme, blond légèrement dégarni aux tempes, la barbe poivrée de gris pour souligner sa quarantaine, Peter Pocklington dégage un fort magnétisme.Quand il parle de sa voix de baryton, il plante ses yeux clairs et convaincants dans le regard de son interlocuteur._tai- Peter Pocklington : gent.» photothèque LA PRESSE J'ai des idées, j'ai de l'ar- L'homme ne doute de rien.Je l'ai assailli de questions sans jamais l'ébranler.Parce qu'il n'a rien du politicien traditionnel, on s'interroge sur son sérieux.Droit au but Un exemple.Lors d'une conférence prononcée pour annoncer qu'il plongeait dans la politique, il a commencé son exposé par cette phrase : « Bonsoir, mon nom est Peter Pocklington et je veux être le prochain premier ministre du Canada ».Rien de moins.Pas de fausse pudeur.On a ri dans les milieux politiques.On a facilement coincé l'homme d'affaires albertain -h quand il n'a pu dire qui était le président de l'Espagne.On a qualifié de simplistes les solutions qu'il propose aux Canadiens.Mais Pocklington ne lâche pas.Il continue à faire campagne dans tout le pays, profitant de la mobilité que lui permet son jet personnel Lear 35.Peter Pockligton est conscient que ses Oilers lui servent à se faire connaître des contribuables canadiens.S'il n'était pas le grand patron de Wayne Gretzky, il n'aurait pas reçu la visite de Dave Anderson, du New York Times.Les Oilers, c'est le bébé favori du multi-millionnaire albertain.C'est d'ailleurs la seule entreprise qu'il entend conserver.Pocklington, ayant éprouvé de sérieux problèmes de financement, a complété la plupart des transactions qui lui permettront de vendre Fidelity Trust Company qui contrôlait, entre autres, Swift et Gaines.Un homme de droite \u2014 Vous allez devoir l'expliquer aux Québécois.Pourquoi un homme comme vous, riche à craquer, à qui tout semble réussir, en voie de liquider des entreprises valant des millions, s'engage-t-il dans une course politique où il part bon quatrième ?\u2014 Justement parce que c'est devenu difficile de faire de l'argent.Il n'y a plus moyen de brasser des affaires sans s'embourber dans la bureaucratie gouvernementale.Je veux contribuer à changer l'atmosphère, je veux qu'on relance la machine économique, je veux qu'on remette les gens au travail, qu'on cesse d'encourager les paresseux, qu'on soit plus sévère envers les criminels.C'est un programme de droite, c'est vrai, et je suis content de voir que de plus en plus de Canadiens penchent vers la droite pour trouver des solutions aux problèmes de ce pays », répond Pocklington.Il consacre encore une journée et demie de sa semaine aux affaires.Et quelques soirées aux Oilers.Quelques heures à Berlitz pour apprendre le français et le reste du temps, Pocklington et son équipe le passent à rencontrer des délégués pour le congrès au leadership.«Je propose aux Canadiens de retrouver le sens des vraies valeurs démocratiques.Fondées sur la liberté d'entreprise et la liberté individuelle.Et comme je pense que les Québécois croient en ces valeurs, je suis perduadé qu'ils m'écouteront et me prendront au sérieux.J'ai des idées, j'ai de l'argent et je ne peux les mettre au service de mes concitoyens à cause de la bureaucratie socialisante.Et c'est plein de gens comme moi qui en ont plein le dos de cette atmosphère.C'est ça que je veux dire aux gens ordinaires.» A 10 \u2022 Le Carrefour, \u2022 t a la Place Ville-Marie Vous y trouverez Le Carrefour lui même, splendide bar circulaire et restaurant.Lunches délicieux Ambiance mondaine.LEscargot Dix recettes d escargots différentes.Et de très bonnes côtes levees Ambiance ouverte Gerty's Grande vanete de plots.Cuisine ««Bon Appet't-» Excellente Sangria Ambiance * détendue Le Blue^ose Les fruits de mer et de lac a leur meilleur Belle carte des vins Ambiance intime Sortez de l'ordinaire.sortez à l'intérieur.Réservations: 861 -3511 Restaurants de la Place Ville-Marie administres par l'hôtel Reine Elizabeth SAVIEZ-V0US QUE \u2022\u2022\u2022 pour tes 13P 285-îW CENTRES GO * .T GOODjfÏEAR MISE AU POINT DE 12 HlOiS GARANTIE il IL I 7 4CYL.v 95$ \\ 6 CYL.VOITURES » V6 ET 8 CYL 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