La presse, 2 juin 1983, Cahier A
[" Héritage LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, PASSAGES NUAGEUX, VENTS MODÉRÉS, MIN.: 5°, MAX.: 21 °.DEMAIN: NÉBULOSITÉ CROISSANTE.DÉTAILS PAGE A 2 Ut1 'OjÙmxjvwZc&a.6^y^C^y>%^0^ MONTRÉAL, JEUDI 2 JUIN 1983, 99e ANNÉE, n° 127, 70 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C r m m MANIFESTATIONS DEVANT LE RITZ T «HÉ houleux I ! ! V mi» 1 i i il Les manifestations qui ont marqué hier la visite de l'ancien ministre israélien de la Défense, Ariel Sharon, se sont déroulées dans Tordre.Les quelque 2,000 personnes qui ont défilé devant le Ritz Carlton ont lancé des cris et des slogans, mais il n'y a pas eu de troubles.ANDRÉ CÊDILOT et RAYMOND GERVAIS Les services de sécurité, il importe de le souligner, avaient tout mis en oeuvre pour empêcher que les groupes antagonistes ne se retrouvent sur le même trottoir.Tout a si bien fonctionné qu'il n'y avait plus un seul manifestant sur la rue Sherbrooke, vers 21h30.Juste avant de prononcer son discours, M.Sharon, entouré de nombreux gardes du corps, est sorti de l'hôtel afin de saluer la foule prosioniste qui l'a applaudi à tout rompre.Le consul général d'Israël à Montréal, Its-rack Mayer, et un eminent avocat de la communauté juive, Me Aron Polak, l'avaient précédé, enflammant les quelque 700 partisans qui entonnaient de plus belle les «Vive Israel, vive Sharon » et « Charbonneau raciste ».Ces partisans du ministre Sharon, qui s'étaient d'abord réunis devant les bureaux de la Centrale de l'enseignement du Québec, rue Saint-Laurent, avaient dû attendre une trentaine de minutes avant de prendre place devant l'hôtel Ritz Carlton, où plus de voir SHARON en A 2 DÉOTMTiON BMIIi'i)!1 rT'fïï î *Hftlfï 8 \u2022 ¦* \u2022W ¦-.ri ., sa photo Jean Goupil.LA PRESSE EN PLEIN PROCES POUR MEURTRE Adrien Dubois est arrêté pour importation de hasch UN COUP DE PLUS DE $3 MILLIONS Vivre dans un ¦atelier l_ page C 1 7.50 degrés de lattitude nord par 46 degrés de longitude ouest.Il est talonné de plus en plus près par Jet Services II, dont la position est 36,30 degrés de lattitude nord par 45,50 de longitude ouest.Aux dernières nouvelles, moins de vingt milles marins EN SOLDE cette semaine un buffet deux-corps we Reproduction selon: Jean Palardy Réf.: #120 \u2022v, ¦ \u2022 \u2022 \u2022 111 g 1 i II V.Exécuté par Guy Frenette (1979) Dimensions: 44\" x 72\" x 18\" Bois: noyer tendre.Fini: cire d'abeille Prix $1.900.beutifiiK wnftMft 1NC.1398, RUE BEAUBIEN EST Tél.: 270-7722 FERMÉ LE LUNDI photos LA PRESSE Le Meccarillos soignera ses blessures aux Bermudes, avant de s'engager sur le chemin du retour.séparaient les deux voiliers.Le Canadien Mike Birch a communiqué avec Paris, samedi, pour annoncer que son bateau filait bien et que, pour la première journée depuis le début de la course, il profitait de vents portants.Il semble même, du moins pour le moment, que les coureurs pourront éviter la tempête tropicale qui s'est formée au large des Bermudes.Jours de grandes aubaines! 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qui a donc gagné ?La guerre est finie au pays de l'alimentation.Elle se termine brusquement parce qu'elle s'est déclenchée brusquement.Tous les participants l'auront considérée stupide et néfaste.Sauf, au contraire des autres guerres, pour les petits, les consommateurs qui ont pu en profiter momentanément.Le drapeau blann des combattants annonce peut-être une nouvelle augmentation du coût de !a vie: les guerres font des victimes à divers moments.Bien sûr, l'initiateur est le plus grand perdant: Steinberg y laisse au moins $2 millions de profits nets, comparativement à un gain de $7,3 millions pour la même période l'an passé.Chez Provigo, Métro-Richelieu et IGA-Boniprix, on n'a pas encore de chiffres; mais il est certain qu'on lira des pertes au bilan.Et chez les petits indépendants, ceux qui n'avaient même pas les moyens de se défendre convenablement, certains déficits se sont traduits en désastres.La guerre des grands n'aura plus lieu parce que même les grands ne pourront se la permettre.On comprend l'ambition de Steinberg: les regroupements d'indépendants, l'achat de Dominion par Provigo, la concurrence des petits qui peuvent vendre bière et vin l'ont empêché de croître chaque année comme il lui fallait faire pour survivre normalement.Le marché québécois ne s'agrandit pas: pour accroître son volume de vente, un commerce doit s'en prendre à la concurrence.Steinberg, qui fut déjà le plus grand, doit maintenant se satisfaire de 20 pour cent du marché, derrière Provigo (30 pour cent) et Métro-Richelieu (25 pour cent).Pour gagner quelques points, il fallait les reprendre aux autres.Mais Steinberg n'a pas prévu la réaction aussi rapide de ses concurrents: il ne leur a fallu que 24 heures pour répondre à l'attaque et même prendre les devants en offrant (chez Provigo) plus que Steinberg avait osé offrir.Finalement, malgré la surprise, les opposants ont su se défendre mieux que les attaquants.Ils souffraient tous; mais ils blessaient très gravement leur ennemi commun.Après trois mois de bataille, Steinberg lance la serviette, au grand soulagement des autres.S'ils conservent la politique du rabais pour quelques jours encore, c'est simplement pour empêcher Steinberg de retrouver trop rapidement sa clientèle.Les concurrents sont prêts à perdre encore quelques dollars pour assommer davantage celui qui les a entraînés dans ce combat inutile.Steinberg demeurera le grand perdant; il faut s'attendre à ce que ceux qui ont fait le choix de cette malheureuse campagne en paient une partie du prix.Les Québécois ont pu, pendant trois mois, profiter de rabais exceptionnels; ils peuvent espérer en avoir d'autres semblables, et plus logiques, pendant encore quelque temps; celui que les marchands prendront à refaire leur clientèle normale.Plusieurs auront appris à faire de^2 calculs, à surveiller leur budget, à devenir des consommateurs plus avertis; la guerre peut servir d école.Mais toutes les factures se paient; et les chaînes d'alimentation ne peuvent pas se permettre des déficits irrécupérables.Il faut donc s'attendre à des augmentations de prix à court ou à moyen terme.Car il faut se rappeler: tout le secteur de l'épicerie a perdu de l'argent depuis trois mois.Après le spectaculaire, la subtilité; après notre avantage, celui des entreprises.L'erreur de Steinberg fut trop grave et trop coûteuse pour ne pas obliger les chaînes à reprendre ce qu'elles nous ont donné.Jftan-Guy DUBUC Doléances fondées de René Lévesque Les doléances que soulève M.René Lévesque dans sa dernière lettre au premier ministre Trudeau sont fondées.Les subventions que le fédéral s'acharne à vouloir acheminer directement aux municipalités témoignent d'un non-respect de la constitution canadienne, en plus de poser de difficiles problèmes d'ordre administratif.Ces problèmes d'ordre administratif sont faciles à comprendre.Si Ottawa, par ses ministères ou ses députés, peut à tout bout de champ et sans aucune coordination avec les capitales provinciales, verser de l'argent à une municipalité ou l'autre, pour bâtir, disons, un aqueduc, une usine d'épuration des eaux usées, un centre récréatif, etc., c'est l'anarchie la plus complète qui va s'installer.Il faut un maître-d'oeuvre qui soit au courant de tout et qui puisse planifier sans danger de voir ses initiatives sabotées.Et ce maître-d'oeuvre, la constitution a clairement établi que ce doit être le gouvernemeni provincial.La loi fondamentale de 1867, à l'article 92, paragraphe 8, mentionne expressément les institutions municipales, en effet, parmi les sujets qui relèvent exclusivement de la compétence provinciale.La même constitution, malheureusement, accorde un pouvoir illimité de dépenser au gouvernement central.C'est sans doute ce pouvoir qu'invoque Ottawa pour justifier ses largesses à l'endroit des municipalités.Il faut dire que ce n'est pas la première fois que le pouvoir de dépenser vient ainsi mêler les cartes, qu'il sert de paravent au grand frère d'Ottawa pour s'introduire dans des sphères qui ne sont pas les siennes.Cette question du pouvoir de dépenser du gouvernement central a été maintes fois soulevée dans le débat constitutionnel et, non seulement au Québec mais à peu près dans toutes les provinces, s'est réalisé un large consensus en faveur de profondes modifications à ce chapitre.S'il est difficile de priver Ottawa d'un certain pouvoir de dépenser, ne serait-ce que pour le justifier d'intervenir dans les cas de calamités nationales ou de péréquation, il faudrait qu'on finisse par s'entendre sur la façon de le limiter et sur le cadre juridique dans lequel il devrait s'exercer.Quoi qu'il en soit, quand M.Lévesque défend jalousement son empire sur les municipalités, il se situe nettement dans la tradition de nos premiers ministres québécois.Ses prédécesseurs immédiats, en tout cas, ont parlé dans le même sens.On se souviendra, par exemple, que M.Maurice Duplessis, dans les années 50, demandait aux municipalités de s'abstenir de communiquer directement avec Ottawa.Lors de la conférence constitutionnelle de septembre 1950, il avait même réclamé que les litiges portant sur des matières municipales ou scolaires puissent être décidés en dernier ressort par la Cour d'appel de la province dont les juges seraient ' nommés par Québec.Au milieu des années 60, M.Jean Lesage abondait dans le même sens quand il s'opposait, notamment, aux velléités d'Ottawa de créer un ministère des Affaires municipales.Plus tard, soit en 1968, M.Jean-Jacques Bertrand exigeait, de son côté, le retrait du gouvernement fédéral du secteur de l'aménagement urbain.Enfin, pour ne citer qu'un autre cas, rappelons que le 24 décembre 1974, sous l'administration Bourassa, l'Assemblée nationale adoptait la Loi du ministère des Affaires intergouvernementales qui, à son article 20, interdit aux municipalités de négocier ou conclure des ententes avec le gouvernement du Canada, l'un de ses ministères ou l'un de ses organismes.Les positions de M.Lévesque sont donc parfaitement orthodoxes.Vincent PRINCI s/OA h ce, vérin ! S ri vous Pc/\\i /lew Droits réservés Marcel Adam La résistance passive fj^ du gouvernement à la loi Depuis quelques années plusieurs législations québécoises ont, en tout ou en partie \u2014 comme par exemple la loi 101 \u2014 été déclarées inconstitutionnelles par les tribunaux.Voici que la Cour supérieure, par la voix du juge en chef Jules Deschênes, vient de déclarer inconstitutionnelle la loi 105, qui détermine les conditions de travail des quelque 300,000 employés du secteur public.En ne rédigeant qu'en français les documents législatifs qui raccompagnaient et qui sont, dit le magistrat, à la racine de cette législation, le gouvernement a dérogé à Particle 133 de la Constitution.Il est utile de souligner ce commentaire du juge Deschênes: «L'Assemblée nationale, qui est constitutionnellement tenue au bilinguisme législatif \u2014 il ne faut pas se lasser de le répéter \u2014 a adopté une procédure tortueuse.» Et, au sujet du gouvernement, le magistrat remarque qu'il a procédé de façon indirecte, «comme s'il pouvait s'éviter l'obligation de bilinguisme que lui aurait imposé la voie normale».Autrement dit, le gouvernement a tenté, par une finasserie législative, de se soustraire aux impératifs de la loi fondamentale du pays.Cette attitude donne raison à l'ex-bâtonnier du Barreau du Québec, Me Claude Tellier, qui disait le mois dernier que le phénomène de la désobéissance civile est en bonne part at-tribuable au mauvais exemple des gouvernements, précisant que «le législateur ne semble pas préoccupé outre mesure par le respect intégral de la Constitution», comme le démontre notamment «le nombre de lois déclarées inconstitutionnelles».Comment qualifier cette iconduite?Ne s'agit-il pas d'une forme de désobéissance passive à l'ordre constitutionnel, d'un irrespect délibéré et systématique à la loi fondamentale du pays?En quoi cette fronde gouvernementale est-elle plus noble que la fronde syndicale?Parce que l'intention est bonne et que la Constitution est entachée d'illégitimité?Les syndicats qui désobéissent aux lois invoquent-ils d'autres motifs?Comme dans le cas des syndicats délinquants, les désobéissances gouvernementales à la Constitution coûtent aussi très cher aux citoyens.Je ne pense pas seulement aux énormes frais juridiques et au grand embarras causés aux citoyens qui sont l'objet de lois qui continuent de s'appliquer jusqu'à leur annulation en dernière instance.Je pense surtout au coût social qui en découle.En refusant de se soumettre à la Constitution, le gouvernement-législateur (c'est tout un) donne le mauvais exemple.En reniant son devoir d'exemplarité, il scandalise les faibles et justifie les forts de recourir au même procédé pour faire triompher une cause qu'ils croient juste contre des lois perçues comme illégitimes.L'organisation juive qui a invité à Montréal le ministre israélien Ariel Sharon, pour promouvoir la campagne en faveur de l'hôpital qu'elle parraine à Jérusalem, s'est montrée mal avisée et imprudente.On sait que le nom de M.Sharon a été associé aux terribles massacres qui ont eu lieu l'an dernier au Liban.D'abord il a été le maître d'oeuvre de l'opération prophylactique menée pendant plusieurs mois au Liban par les armées israéliennes.Cette expédition militaire excessivement brutale, destinée à éliminer les sanctuaires palestiniens qui terrorisaient les po- pulations israéliennes situées à portée de canon, laissa Beyrouth pratiquement en ruines et s'avéra une hécatombe pour la population civile.Le monde entier en fut profondément ému, y compris les pays amis d'Israël ou sympathiques à sa cause.Mais c'est surtout l'effroyable massacre de milliers de Palestiniens, perpétré en septembre dernier dans les camps de Sabra et Chatila par de présumés phalangistes libanais, sous le nez des forces israéliennes sensées y maintenir l'ordre, qui jeta l'odieux sur M.Sharon.En effet la commission Kahane, créée par le gouvernement israélien, suite à l'indignation de l'opinion mondiale, aussi bien que d'une partie de la population d'Israël et de la diaspora juive, attribua au général Sharon la responsabilité indirecte de ce massacre et réclama sa destitution.Le général perdit le ministère de la Défense mais demeura dans le cabinet Begin.À peine dix mois après ce massacre des innocents, dont les horribles images continuent de hanter la mémoire de l'humanité, voici qu'une organisation juive de Montréal invite à lui faire l'honneur de sa visite cet homme perçu dans le monde, et même parmi les siens, comme responsable, par négligence ou par omission, d'un effroyable crime contre l'humanité.Au mieux, cette organisation a manqué de tact; au pire, elle a manqué de prudence en posant un geste qui risquait d'être perçu comme une provocation.Alors que la communauté juive s'inquiète avec raison d'une apparente recrudescence de l'antisémitisme chez nous, la sagesse aurait dû lui conseiller d'inviter à soutenir sa cause humanitaire un personnage moins discutable à cet égard.y POINT DE VUE Une occasion de solidarité avec le Nicaragua La guerre «non déclarée» de l'administration Reagan contre le Nicaragua n'est déjà plus secrète pour personne.C'est dans ce contexte que le président républicain annonçait le 10 mai la décision de ramener à 6000 tonnes par an les importations américaines de sucre nicaraguayen qui sont actuellement de 58000 tonnes.Au-delà des prétextes officiellement invoqués, cette décision marque une nouvelle étape dans l'esca- lade d'agression des Etats-Unis contre le peuple et le gouvernement du Nicaragua.Bien que ies exportations de sucre vers les Etats-Unis ne représentent que 3% des revenus d'exportation du Nicaragua, soit 15,6 millions de dollars, il n'en demeure pas moins que cette mesure hypothèque encore plus grandement les plans de reconstruction des autorités sandinistes.Cette situation peut être l'occasion pour le Québec et le Canada de manifester leur solidarité envers un peuple qui a déjà suffisamment payé cher son droit à l'autodétermination.A titre d'exemple, ont sait que la Raffinerie de sucre du Québec, société d'État située à St-Hilaire, tente de trouver de nouvelles sour- ces d'approvisionnement en matière première afin de respecter ses engagements au Québec et en Ontario.Il a aussi été révélé que des négociations sont en cours entre la Raffinerie de sucre du Québec et certains pays d'Amérique centrale et des Caraïbes en vue de combler ce déficit.Il est à espérer que le Nicaragua figure sur la liste des pays avec lesquels des pourparlers ont lieu, puisque si cette démarche se confirmait, elle constituerait un geste solidaire du gouvernement du Québec envers ce peuple, dont l'unique reproche est de s'entêter à vouloir se sortir du sous-développement.Quant au Canada, il semble que le gouvernement de M.Trudeau M' DOCUMENT Pour régler le cas des «illégaux» Le critique de Y'opposition officielle en matière d'éducation, M.Claude Ryan, a proposé mardi au gouvernement une série de mesures visant à régler une fois pour toutes le problème des enfants qui reçoivent encore iJ-légaJement renseignement en anglais a l'école.Nous en publions un résumé.1) Que, pour les fins de l'application de la loi 101, les anciennes écoles bilingues de la CÉCM puissent être considérées comme anglaises par le ministre et ses mandataires, ainsi que par la Commission d'Appel chargée d'examiner les cas d'admissibilité soumis à son attention.2) Que l'article 73 de la loi 101 soit modifié de manière à autoriser dorénavant l'admission à l'école anglaise: a) à autoriser l'inscription à l'école anglaise des frères et soeurs des personnes qui, lors de leur dernière année de scolarité au Québec avant l'entrée en vigueur de la loi 101.reçurent l'enseignement en anglais dans une classe maternelle publique, à l'école primaire, au secondaire, au cégep ou à l'université.b) des enfants de parents établis au Québec avant l'entrée en vigueur de la loi 101 et qui, sans avoir reçu l'enseignement primaire en anglais au Québec ou ailleurs, ont établi à la satisfaction du ministre ou de la Commission d'Appel que l'admission de leurs enfants à l'école anglaise se justifie pour des motifs sérieux d'ordre familial, social ou humanitaire.3) Que les modifications proposées au paragraphe 2 s'appliquent rétroactivement aux enfants de parents établis au Québec avant le 26 août 1977 et qui sont présentement dans les écoles anglaises sans y avoir été admis légalement.4) Que les articles de la loi 101 qui traitent de l'admission à l'école anglaise soient harmonisés avec les articles de la loi constitutionnelle canadienne qui traitent du même sujet et que le gouvernement du Québec entreprenne dès maintenant avec les au» res gouvernements concernés des négociations au sujet de modifications souhaitables à cette fin dans le texte actuel de la loi constitutionnelle canadienne.5) Que les élèves venant de familles implantées au Québec depuis le 26 août 1977, qui sont présentement dans les écoles anglaises de manière illégale, soient transférés à l'école française, moyennant les services d'évaluation et de soutien linguistique appropriés.Que puissent être exemptés de cette nécessité les élèves qui, au jugement d'un panel d'experts désignés par le ministre de l'Éducation, risqueraient de subir un retard scolaire appréciable ou un préjudice pédagogique sérieux du fait d'un tel transfert, ainsi que les frères et soeurs de ces enfants.6) Que le gouvernement du Québec définisse sans délai sa position face aux recommandations qui lui ont été adressées ces dernières années par la Commission d'Appel concernant certaines dispositions de la loi 101 et leur application et à fournir à la Commission tout le soutien technique et professionnel dont elle a besoin.7) Que les associations et organismes impliqués dans la création et le maintien du système des «illégaux» prennent l'engagement public de mettre fin immédiatement à ce système, de collaborer activement à la mise en oeuvre des mesures proposées et de s'employer à la formation de la jeunesse québécoise dans le cadre de leurs attributions propres et le plein respect de la loi 101.ail abdiqué à ses beaux principes de dialogue Nord-Sud pour se ranger sous le parapluie américain en Amérique centrale.Cependant, il est encore temps pour Ottawa de réviser ses conceptions erronées en Amérique centrale et contribuer à la détente et à la négociation dans la région.En ce sens, le gouvernement canadien se doit de participer aux initiatives du groupe de pays de Contadora (Mexique, Panama, Colombie et Venezuela) en faveur d'un dialogue bilatéral entre, d'une part, le Nicaragua et le Honduras et, d'autre part, le Nicaragua et les États-Unis.Jacques LEMIEUX Journaliste en poste au Nicaragua | « > 4 * t t l A G É m \u2022ê n * m ¦ m » « A 7 icats sur son syndicat, serait non seulement opposé, mais outré de se voir implicitement associé à une telle entreprise.Quant à l'implication douteuse de Pauline Julien, il est évident que celle-ci n'était motivée que par un désir ambitieux de publicité gratuite: elle n'a pas chanté que je sache?11 est clair que la participation de ces multiples personnes et organismes, encadrés par les membres du Fatah, est essentiellement intéressée: 'l'éthique» de ces individus ne s'est jamais révélée auparavant, ne serait-ce qu'à la dernière crise au Nicaragua et au Salvador.En effet, cet obscur projet, habile subterfuge de l'OLP qui ne veut que se tailler une place dans la société québécoise avec l'intention certaine de la corrompre, cache des desseins antisémites qui pourraient avoir de sérieuses répercussions dans toute la société canadienne.Je suis confiante que la population du Québec et du Canada, connaissant les dévastations que les groupes terroristes, en particulier celui de l'OLP, engendrent dans les pays où ils s'infiltrent, sauront s'élever contre l'éventuelle présence de cet organisme qui cherche par de fausses allégations à l'endroit d'Ariel Sharon et de l'État d'Israël, à s'implanter au Québec afin de pratiquer ses manoeuvres terroristes.Wilma ELALOUF Montréal patron pour la Paix, les syndicats, idéologie, caractère «confessionnel» des syndicats québécois, sans oublier la rengaine du Charbonneau à la faucille et au marteau que votre siamois caricaturiste de la page éditoriale, employé du même patron, nous sert si souvent.Rétablissons donc les faits avec quelques précisions qui apporteront un éclairage plus juste.La conférence du 22 mai se situait dans le contexte d'échanges bilatéraux entre le Conseil québécois de la Paix et le Comité soviétique pour la Paix.Ces deux comités, comme des dizaines d'autres, affiliés au Conseil mondial de la Paix, une organisation internationale non gouvernementale accréditée auprès des Nations unies, oeuvrent dans le même sens: la paix dans le monde, le désarmement.Cette similitude d'objectifs s'exerce cependant dans des systèmes économiques différents et nous en sommes très conscients.Donc, lorsque nous recevons des invités du Comité soviétique pour la Paix, nous tenons compte de cette nuan-ce et ne cherchons nullement à mêler les gens.Combien, ici au Québec, mettent de l'avant des discussions, des débats publics sur le désarmement?Combien, ici au Québec, dénoncent ou tout au moins s'interrogent sur les milliards consacrés par nos gouvernements à l'armement?Ce n'est certes pa< les éditorialistes de votre orchestre idéologique.C'est pourtant le rôle du Conseil québécois de la Paix comme celui de quantités d'autres organismes.Alors, quels intérêts sert \\otre campagne de dénigrement?Quant à mon rôle de coprésident lors de cette conférence, vous y voyez beaucoup alors qu'il y a bien peu.C'est l'occasion rêvée pour vous d'attaquer, à nouveau, de discréditer à nouveau la CEQ où je travaille.Mais, M.Dubuc, vous oubliez que je suis d'abord membre de l'exécutif du Conseil québécois de la Paix et que c'est d'abord à ce titre que je participe aux activités du Conseil québécois de la Paix et, si l'on mentionne le fait que je travaille à la CEQ, il ne faut pas en profiter pour y voir un crime par association.M.Dubuc, lorsque vous participez à un panel de quelque nature que ce soit, on mentionne dans votre présentation que vous travaillez pour LA PRESSE.Dans votre article, après trois colonnes de propagande, vous arrivez à ce que vous croyez être le veritable problème: «les syndicats confessionnels».Il faut être acrobate pour commencer un texte avec la visite du «numéro trois» soviétique et finir avec «le problème dans notre petit monde québécois»: les syndicats.Il est vrai que là où la majorité des travailleuses et travailleurs dune entreprise a décidé de se syndiquer, les autres paient une cotisation syndicale.Cependant, lorsque les débats s'enclenchent dans une centrale syndicale comme ù la CEQ.la démocratie syndicale s'exerce.Tout comme dans le cadre de la négociation, les orientations de la CEQ se prennent à l'occasion de débats, de vote et de décisions; lorsque ces décisions s'éloignent trop de ce que pensent les membres, il risque de se créer un fossé entre les travailleuses, les travailleurs et leur organisation syndicale.Ce n'est certes pas ce que l'on a pu observer à la CEQ lors de la dernière négociation (.) Quant au Conseil québécois de la Paix, il continue ses activités et organise pour bientôt un symposium dont le thème est «Les médias et le désarmement».Alors, en terminant, permettez-moi de souhaiter que votre patron autorisera un de ses journalistes a effectuer la couverture de cet événement.Jean ST-DENIS membre de l'exécutif du Conseil Québécois de la Paix Lysiane Gagnon Le syndrome de Dutoit Dans LA PRESSE de samedi dernier, le critique d'art Gilles Toupin nous apprenait ceci : selon le président du conseil d'administration du Musée des beaux-arts, l'homme d'affaires Bernard Lamarre, la principale qualité du futur directeur du musée (dont la nomination doit être annoncée le 23 juin prochain), devrait être la compétence.non pas dans la muséologie, ni dans la gestion, mais dans.les communications! Les trois critères étaient évidemment inversés dans l'ordre de priorités établi par un rapport d'experts des HEC sur le musée.Il fallait, disait-on, trouver un directeur qui soit d'abord un bon mu-séologue, ensuite un bon gestionnaire, et enfin, troisièmement, un bon eommunicateur.Mais M.Lamarre, quant à lui, confiait récemment à notre confrère que c'est le troisième critère qui lui paraît le plus important! Que faut-il entendre, Grands Dieux! Tout le monde pourtant devrait savoir qu'un musée dirigé par un excellent muséologue (première priorité) doublé d'un gestionnaire convenable (seconde priorité) pourra devenir une institution chérie du public, pour peu qu'on se préoccupe également d'embaucher un ou des com-municateurs compétents, agents d'information ou relationnistes capable d'expliquer au grand public les faits et gestes du musée et de stimuler son intérêt.Un directeur de musée n'a pas besoin d'être un « P.R.» pour « vendre » son institution : il lui suffit d'être compétent dans son domaine et de s'entourer, au besoin, de bons professionnels des communications.C'est comme cela que ça fonctionne normalement dans les institutions modernes.Il peut survenir des cas.exceptionnels et rarissimes, où le spécialiste-gestionnaire a une troisième qualité, celle d'avoir un tempérament et des dons innés de eommunicateur.C'est apparemment le cas du chef de l'Orchestre symphonique Charles Dutoit.un cas qui, faut-il croire, éblouit M.Lamarre au point de l'aveugler! Mais comme l'écrivait samedi notre confrere, avec la patience d'un pédagogue commentant une lapalissade, il ne faut pas oublier que « M.Dutoit est avant tout un très bon musicien.Que ferions-nous à l'OSM d'un bon «eommunicateur» qui n'ait pas de solides connaissances musicales?Et, au musée, d'un directeur communicatif qui ne connaisse pas à fond les questions muséolo-giques?» Il y a des problèmes de fond en jeu dans toute cette question, des problèmes que le journaliste Robert Fulford aborde justement dans l'édition de juin du magazine Saturday Night.Le Musée des beaux-arts n'est pas le seul musée à la recherche d'un directeur.C'est également le cas de plusieurs musées en Ontario.Ce vacuum s'explique.Partout, les directeurs de musées se heurtent à l'incompétence et à l'autoritarisme des membres des conseils d'administration qui sont \u2014 pas dans tous les cas mais souvent \u2014 soit des amateurs de bonne volonté sans expertise, soit des bureaucrates sans connaissances en muséologie, soit des titulaires de « nominations politiques » véhiculant des intérêts idéologiques ou partisans, soit enfin des gens qui se servent de ces fonctions comme d'un tremplin social.Toutes ces tensions combinées ont mis le feu aux poudres au Musée des beaux-arts ces dernières années et c'est Pex-directeur, M.Jean Trudel, qui a servi de bouc émissaire.M.Trudel était le premier directeur francophone dans l'histoire du musée.C'est aussi l'un des rares muséologues québécois.Le conseil d'administration l'a forcé à démissionner après qu'une partie de ses membres se furent démagogiquement solidarisés avec les critiques d'une exposition (celle de Largillière) fort défendable sous l'angle muséologique mais qui avait eu le double tort d'être peu populaire et d'avoir abouti à un déficit.(C'est le cas de nombre d'expositions dans tout musée qui se respecte.Les gestionnaires doivent utiliser avec prudence les fonds publics, c'est évident, mais on ne peut pas diriger un musée seulement en fonction des goûts spontanés du grand public, ni en fonction d'impératifs de rentabilité à court terme.Comme pour toute activité culturelle, la rentabilité doit s'évaluer sur une longue période.).Aujourd'hui le musée se cherche un nouveau directeur.et son président en parle comme si, avec un « bon eommunicateur », qui aurait, disons, le sourire facile et la poignée de main chaleureuse, tous les problèmes se régleraient magiquement! Mais il est hélas de plus en plus difficile de recruter de bons directeurs de musées, dans un milieu où, comme l'écrit M.Fulford, « le congédiement des directeurs (de musées) est devenu le sport favori.» Aux États-Unis, la proportion de directeurs de musées congédiés d'autorité est plus élevée encore que celle des divorces! Ces malaises ne sont pas que le propre des grands musées.Même les directeurs de petits musées régionaux, à caractère historique ou ethnographique, éprouvent les mêmes difficultés, à un point tel que la Société des musées du Québec organisait un colloque, en avril dernier, sur le thème des relations entre les directeurs et les conseils d'administration.Un colloque d'où rien de concret n'est sorti, sinon un appel à une meilleure définition des aires de juridiction, les administrateurs étant invités à mieux respecter la dimension professionnelle de la muséologie.Le mot pour rire La blague de la semaine: un communiqué transmis par le service d'information de la CSN, annonçant une conférence de presse de la coalition contre la venue de Sharon à laquelle devait participer entre autres un représentant du PASOK, qui est le parti au pouvoir en Grèce.Mais emporté par l'habitude d'annoncer des grèves, le rédacteur de la centrale a écrit : « PASOK, le parti au pouvoir en grève ».! \u2022 Priorité ost accordée sous cette rvbnque aux lettres d'intérêt général se rapportant à de» article* paru* dans LA PRESSE.La concision est de rigueur.\u2022 les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.\u2022 LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes tes lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.\u2022 L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.\u2022 Touf en respectent la pensée de l'autour, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.\u2022 SI possible écrire à la mochine, à double interligne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme suit: «Tribune libre», LA PRESSE, C.P.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2V 3M1.RENSEIGNEMENTS 2^-7272 LA PRESSE: est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Lo service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTAB(LITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Corn rondes 285-7111 du lundi au vendredi 8h à 17h Pour changer 285-7205 du lundi ou vendredi % à 16h3û GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tote-Prtsw 285-7306 Vocances, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 JUIN 1983 TRIBUNE LIBRE Subventionner la pornographie?( LA PRESSE, édition du mercredi 19 mai.nous informe que SO-DICC, entreprise «culturelle- de l'État québécois, veut investir $2.5 millions dans TVEC.La pornographie subventionnée par l'État! Edifiant! Après avoir été «pelleteux de nuages» (j'emprunte une ligne au volume de Madame Lise Payette), nous voilà donc «pelleteux de m.».Est-ce le môme «pauvre» gouvernement qui coupe partout dans le gras et dans le maigre?À l'exception des fesses, semble-t-il.L'argent des contribuables pourrait être employé plus honorable-mont et surtout, plus efficacement.Je sais que pour nos élus l'honneur est sauf, toutes les «cochonneries» de TVEC étant en français; mais, tout compte fait, on parle bien peu sur ce réseau de télévision.On a la culture qu'on mérite je suppose; il est bien connu qu'au pays des autruches tous les c.sont roi.Fernande Van MOORHEM Saint-Laurent Jaunisme à Radio-Canada Les médias, et je pense particulièrement à la Société Radio-Canada, ont trouvé en «l'affaire Gilles Grégoire» un scandale bien juteux à exploiter.Il ne m'appartient pas de juger de la conduite de M.Grégoire en ce qui regarde sa vie privée (du moins ce qu'il en reste! ! ) et seules les personnes concernées devraient y mettre le nez.C'est pourquoi je m'élève contre Radio-Canada qui, dans l'édition du 24 mai du Téléjournal de 22 h :$0.pousse l'arrogance jusqu'à montrer le lieu de résidence de M.(îrégoire et même la plaquette qui l'identifie ainsi que le numéro de son appartement, située dans le hall.Que l'on annonce la nouvelle, soit, puisque M.(îrégoire est un homme public et, en cette qualité, les médias doivent informer la population de la nature de sa conduite seulement.Point n'est besoin de savoir ce qu'il chuchotait possiblement aux personnes impliquées.Que cherche-t-on à inculquer aux gens lorsqu'on présente les détails sensationnels d'un tel événement sinon l'intolérance?Radio-Canada et ses journalistes devraient travailler à faire évoluer les mentalités, ils ont les outils pour le faire.Richard PLOURDE Montréal Bravo, Bisaillon! Quand M.Lucien Marchand (LA PRESSE, 24 mai) écrit en tribune libre que le législateur ne doit pas avoir de préjugés, il a raison.Quand il dit que la législation doit être au service de l'ordre public, il a encore raison.Mais quand il dit que Guy Bisaillon, en s'abstenant de voter sur la loi spéciale ramenant à l'ordre le syndicat des employés d'entretien de la CTCUM, est en faveur de l'illégalité, il a tort.Il y a plusieurs façons d'interpréter les attitudes des hommes politiques.Je considère que celle de M.Marchand n'est pas meilleure que la mienne.Si Guy Bisaillon s'est abstenu de voter en deuxième lecture, ce n'est pas parce qu'il est pour l'illégalité, mais.parce qu'il est contre le contenu -préjudiciable» de cette loi! L'administration Hanigan est-elle sans reproches?Voilà, a mon avis, ce que le député de Sainte-Marie voulait dénoncer.Dans le dossier de la CTCUM.c'est l'administration Hanigan qu'il aurait fallu mettre en tutelle.Malheureusement, le gouvernement Lévesque a perdu une belle occasion de faire enfin le «grand ménage» à la CTCUM.Le seul, à l'Assemblée nationale, a avoir vraiment pris la défense des citoyens de Montréal a été Guy Bisaillon.Pierre-Paul MORIN Montréal Manifestons! La disparition progressive et rapide de grandes forêts sur notre planète, au Brésil, en Afrique, aux Indes et ailleurs, cause une diminution de l'oxygène dans notre atmosphère.Ajoutons à cela la pollution grandissante de l'air par les industries, les véhicules automobiles, etc., et nous pouvons conclure que dans peu de temps notre air sera autant pollué et irrespirable que l'eau de nos rivières est imbuvable.Le monde manifeste bruyamment contre une guerre nucléaire possible.Pourquoi pas contre la pollution?(.) Georges SOREL Montréal L'OLP s'infiltre dans nos syndica Sous la couverture de la CEQ et de la CSN et avec leur concours, l'OLP, se cachant sous le nom de «Coalition», a tenu une conférence de presse, présidée par Charbon-neau, le jeudi 19 mai.à l'hôtel Ritz Carlton, dans !
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