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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1983-06-04, Collections de BAnQ.

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[" BAISSE DES EXPORTATIONS Le Québec a perdu 18000 emplois au cours de 1982 Les exportations sont très importantes pour l'économie du Québec.Elles représentent le quart du PNB du Canada et 20 pour cent de la production québécoise.Mais les exportateurs canadiens, qui ont effectué des ventes à l'étranger totalisant S87 milliards l'année dernière (dont $15 milliards du Québec), sont mécontents du mode de financement offert par le Canada pour favoriser les exportations.Les taux d'intérêt pratiqués par la Société d'expansion des exportations (SEE) sont trop élevés par rapport à ceux offerts par les concurrents du Canada dans les marchés internationaux, estiment les exportateurs, page B 1 PRIX DU CANADA Oui, c'est officiel : Jacques Villeneuve courra enfin à Montréal dans une formule Un Il est bien sûr emballé de pouvoir rouler en March en fin de semaine prochaine, sur le circuit Gilles-Villeneuve, lors du Grand Prix du Canada.Mais il redoute cette deuxième expérience, se rappellant les difficultés qu'il a éprouvées il y a deux ans.Il souhaite faire des essais privés à Mosport, lundi et mardi, page D 2 EDITION DtTQ LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL, SAMEDI 4 JUIN 1983, 99e ANNÉE, n° 129, 218 PAGES, 13 CAHIERS (Sun CHEZ CLOUTIEff Tél.: 384-4990 _ SERGE PHARMACIEN 1221 EST, RUE FLEURY 0*amiΣ / LIVRAISON7JOURS LA METEO : AVERSES DISPERSEES, VENTS MODÉRÉS, MIN.: 10 DEMAIN: DÉGAGEMENT.DÉTAILS PAGE A 2 MAX.: 18°.i$ RESCAPE DU DRAME DE CINCINNATI Raymond Chalifoux s'en tire sans une égratignure Raymond Chalifoux a eu droit à toute une réception hier après-midi, à l'aéroport de Dorval, à son retour de ce qui ne devait être qu'un banal voyage d'affaires.Sa femme, Marie-France, a été la première à lui sauter au cou, suivie de son père et d'une bonne demi-douzaine de parents à qui on avait permis de s'approcher de la barrière.Non loin, dans une saîle de conférence, journalistes, photographes, cameramen et preneurs de son reprenaient leur souffle \u2014 ils avaient couru pour ne pas le rater.« Comment se sent-on, en vie, M.Chalifoux ?» PAUL ROY photo UPC Le jeune ingénieur étreint sa femme, Marie-France, de retour de ce qui devait n'être qu'un voyage de routine.Ingénieur en contrôle de la pollution, 23 ans, M.Chalifoux semblait en grande forme.Pas une égratignure.Mais il revenait seul, son compagnon de départ, Sal Rahal, lui aussi ingénieur, étant demeuré à bord du DC-9 en flammes d'Air Canada, jeudi soir, sur une piste de l'aéroport de Cincinnati.«Pendant un très court moment, quand je me suis aperçu qu'il ne descendait pas, j'ai songé à retourner le chercher à l'intérieur de l'avion.Mais j'ai vite compris que ça n'aurait pas été possible.Et puis on a été obligés de se pousser, à cause des dangers d'explosion.» D'ailleurs, explique le jeune homme, ce n'est qu'une fois les 23 survivants descendus de l'appareil, qu'on s'est rendu compte que.les 23 autres personnes à bord avaient succombé, asphyxiées.9 000 pieds en 12 minutes ! Aucune panique à bord durant tout le temps qu'a dure le suspense.Aucun cri.Tous ont obéi à l'ordre de se diriger vers l'avant de l'appareil.Ils se sont accroupis.« La fumée devenait de plus en plus dense, se rappelle M.Chalifoux.On ne voyait plus rien autour de nous.» Selon lui, les passagers n'auraient pas été prévenus qu'ils allaient atterrir.« Mais on se sentait les oreilles bouchées », rela-te-t-il.Pas surprenant puisque le capitaine Don Cameron a fait plonger son DC-9 de 9 000 pieds en moins de 12 minutes.Raymond Chalifoux ne tarissait d'ailleurs pas d'éloges pour l'équipage d'Air Canada : « Ça s'est fait de façon vraiment professionnelle ! » Quant à la décision de ne pas sortir les masques à oxygène, il l'approuve sans réserve, l'oxygène n'ayant pu, à voir CHALIFOUX en A 2 France: des tensions percent au sein de la de Mitterrand page D 12 gauche Les sondages comme outils de gouvernement : en pleine croissance.Quinze ans après le printemps de Prague.Après huit ans de guerre, le Liban se reconstruit.Que fait le Canada?L'ÉTÉ, un cahier spécial sur les activités de l'été 83.photo Luc Perrault, LA PRESSE avant-goûf des vacances Vincent, le petit musicien de l'école La Fourmillière et les autres ont envahi le parc Lafontaine, hier, pour un pique-nique bien spécial.Une vraie fête avec défilé, maquillage, jeux, kiosques d'information pour les adultes.Tout cela, organisé par une dizaine d'écoles publiques «alternatives» de la région de Montréal.Dans ce type d'écoles, on est parfois regroupé en familles multi-âge, on travaille en ateliers, on discute du programme de la journée, on réalise des projets tout en faisant du ^français ou des mathématiques sans le savoir.SOMMAIRE 5 Annonces classées.B 2, E 2 à E 18, F 1 à F 16 Arts et Spectacles.C 1 àC 17 \u2014Cinéma.C 10 Bandes dessinées.ZZ 4 Bricolage.E 6 Bridge.ZZ 5 Carrières et profes.Z 1 à Z 10 Décès, naissances, etc.D 19 Économie.B 1 à B 7 Êtes-vous observateur?.E 2 FEUILLETON «Jusqu'au matin»:F 5 «GÉNIES EN HERBE».ZZ 5 Horoscope.ZZ 4 ; Jardinage.E 7 Le monde.D 12, D 13 Mots croisés.F 5, ZZ 4 «Mot rr y stère».ZZ 4 Quoi faire en fin de semaine ZZ 6 Restaurants.:.C 19 à C 22 Sciences.ZZ 7, ZZ 8 Sports.D 1 à D 11 j \u2014Chasse et pêche.D 8 Télévision.C 18 \u2014Télé-câble.C 18 Timbres.ZZ 51 Tribune libre.ZZ 1 à ZZ 3 j Vacances-voyage.Y 1 à Y 161 Vivre aujourd'hui.D \\Sj Clark a perdu pouvoir par sa faute ! \\ r LEADERSHIP JOHN CROSBÎE OTTAWA \u2014 Candidat au leadership conservateur et ex-ministre des Finances de l'éphémère cabinet Clark, John GILBERT LA VOIE et GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa_ Crosbie accuse son ancien chef d'avoir été le principal responsable de la chute de son gouvernement.« Tout a commencé lorsque quelqu'un (Joe Clark) a déclaré que nous allions nous comporter comme une majorité », a affirmé le candidat, au cours d'une entrevue accordée à LA PRESSE à son bureau '.'Ottawa.« Cette erreur fatale a conduit à notre défaite.Une minorité doit se conduire comme une minorité.Ce qui nous est arrivé le démontre ».M.Crosbie soutient que son budget n'a été qu'un prétexte utilisé par l'opposition pour renverser le jeune, mais déjà impopulaire gouvernement Clark.Les libéraux savaient qu'ils pouvaient alors gagner des élections, dit-il.«Mon budget n'a été qu'une occasion de faire tomber le gouvernement; il n'a pas causé sa chute.Ce qui a amené la défaite du gouvernement Clark, c'est toute une série d'erreurs, de gaf- fes politiques », précise l'ancien numéro deux du cabinet conservateur.« Le meilleur souvenir qu'il reste de cette administration c'est mon budget, affirme î-il, j'en suis toujours fier, j'y croyais alors et j'y crois encore.Le public avait une opinion favorable face à .e budget.« Les sondages effectués avant la présentation du budget dé-voir CROSBIE en A2y 3MS ÂPQès MAloUf l Y oc-.PREMIER CHOIX NOUVEAUX LMS JUIN dimanche LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JUIN 1983 r ?CHRONIQUES LYSIANE GAGNON: La relève, quelle relève?page A 7 JACQUES BOUCHARD: Clark a gardé le tempo.page A 8 ?PLEINS FEUX Selon Pierre Vincent, les convictions indépendantistes dans Saguenay ne tenaient en fin de compte qu'à un seul homme.Et pour Pierre Vennat, c'est l'apathie des citoyens qui est l'adversaire véritable dans Saint-Jacques.CLAUDE-V.MARSOLAIS: Québec a gagné une bataille dans l'affaire Madelipêche, mais il n'a pas encore gagné la guerre.pages A 7 et A B ?VIVRE AUJOURD'HUI ¦v.' z.» \u2022>.s-\"> -_3Si À 25 ans, Florence Ar-thaud, marin de vocation,fete aux meilleurs skippers du monde, auxquels elle livre une lutte superbe dans la course Lcrient-Bermu-des-Lorient.page D 15 ?LE VIN Si la majorité des vins que l'on trouve dans les épiceries et chez les dépanneurs ne présentent pas grand intérêt, il y en a malgré tout quelques-uns qui pourront satisfaire les amateurs, compte tenu de leur prix.page C 21 ?PHILATÉLIE Outre les dix timbres contenus dans un carnet qui marquera la Fête du Canada, le mois de juin nous apportera encore trois nouveaux timbres.page ZZ 5 ?SCIENCES Si l'on tient compte de leur règne prolongé sur la Terre, on peut affirmer que les dinosaures ont constitué, contrairement à ce que leur extinction pourrait laisser croire, un succès biologique phénoménal.page ZZ 7 ?ARTS ET SPECTACLES Après un premier spectacle, l'an dernier, qui a puce à l'oreille, c'est un véritable coup d'envoi que livrera en fin de semaine prochaine Chantai Beaupré aux Foufou-nes Electriques.page C 1 ?BRIDGE Lors du récent Salon de la science et de la technologie, André Trudelle a eu l'occasion de jouer avec le Challenger, dont il analyse les avantages et les faiblesses.page ZZ 5 ?JARDINAGE Florian Bernard décrit diverses façons d'aménager, sans avoir à débourser une fortune, un petit bassin dans le but de cultiver des plantes aquatiques.page E 7 [1A MÉTÉO DATE : samedi le 4 juin AUJOURD'HUI: Min.: 10 Max.: 18 AVERSES 22 6 01 DEMAIN: CIEL VARIABLE Québec Abitibi Outaouais lourentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Loc-Soint-Jean Rimouski Gaspésie .1,7 ?Baie-Comeau >SepMles \u2022Canada L* ?.Victoria £ - Edmonton ^Regina I Winnipeg - Toronto ?Fredericton |*T Halifax \" Chorlottetown Saint-Jean Min.\tMax.\tAujourd'hui 8\t18\tAverses 10\t18\tAverses 8\t18\tAverses 10\t18\tAverses 6\t16\tNuageux 8\t16\tAverses 4\t18\tNuageux 6\t16\tNuageux 4\t16\tEnsoleillé 4\t16\tEnsoleillé 4\t16\tEnsoleillé Min.\tMax.\tAujourd'hui 11\t17\tAverses 4\t17\tNuageux 5\t16\tNuageux 5\t16\tCiel clair 14\t16\tPluie 8\t18\tPluie 8\t18\tPluie 6\t16\tPluie 3\t15\tEnsoleillé Etats-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min 15 8 14 24 17 Max.24 19 24 32 24 N.-Orléans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min.Max.23 31 8 12 17 22 20 19 23 29 les caoitales \tMin.Max.\t\t\tMin.Max.\t Amsterdam\t17\t20\tMadrid\t7\t27 Athènes\t15\t30\tMoscou\t11\t21 Acooulco\t23\t33\tMexico\t16\t30 Berlin\t12\t27\tOslo\t10\t11 Bruxelles\t10\t25\tParis\t15\t25 Buenos Aires\t6\t14\tRome\t14\t30 Copenhague\t12\t21\tSéoul\t18\t30 Genève\t13\t23\tStockholm\t8\t19 Hong Kong\t28\t29\tTokyo\t17\t24 Le Caire\t17\t31\tTrinidod\t22\t32 Lisbonne\t12\t20\tVienne\tM\t26 Londres\t11\t21\t\t\t « Mon fils, mon seul fils m'a quittée, il est mort » (PC) \u2014 « Mon fils, mon seul fils m'a quittée, il est mort », a laissé tomber la mère de John Gussman, un Montréalais âgé de 34 ans, décédé le jour même de son 34ème anniversaire, dans l'accident d'un DC-9 d'Air Canada, jeudi soir à Cincinnati.M.Gussman travaillait comme consultant en informatique chez Northern Telecom à Mississauga, en Ontario.Sa mère a raconté, en larmes, qu'elle ignorait que son fils se trouvait dans l'avion à Cincinnati.Il s'était rendu à Dallas, au Texas, dans le cadre de ses fonctions, il y a deux semaines et « la compagnie l'avait envoyé à nouveau pour affaires à Dallas.Je ne savais même pas qu'il s'y trouvait.» «J'ai appris sa mort ce matin, par je ne sais qui, mais peu importe, mon fils unique, si brillant, est mort à cause d'eux.» Ebranlée par les larmes et la colère qui la ronge, Mme Moe Gussman cherche le coupable de telles morts tragiques.«Il est mort si jeune, après avoir travaillé si fort, un merveilleux garçon, il n'était pas marié, il travaillait tout le temps, il possédait une maîtrise en ingénierie et une autre en sciences administratives.» «J'ai l'intention de faire tout en mon pouvoir pour trouver les responsables, c'est injuste, c'est profondément injuste ».« Tout ce que je sais, c'est qu'il est mort dans un accident d'avion et que je ne pourrai plus vivre comme ça, sans lui, comment voulez-vous que je me sente?Il est en mort et moi, je suis en vie.» Les procédures de rapatriement du corps ont déjà été entreprises, et les services funéraires sont entrés en contact, jeudi, avec l'aéroport de Cincinnati.Le feu s'est propagé à la vitesse de l'éclair CINCINNATI (AP) \u2014 La cabine du vol 797 d'Air Canada était envahie d'une fumée aveuglante mais il n'y eut aucune panique parce que « la seule façon pour nous d'échapper aux flammes était de demeurer calmes et de respirer lentement », affirmait hier un survivant de la tragédie de Cincinnati.Dans les instants qui ont suivi l'atterrissage en catastrophe du DC-9, jeudi soir à l'aéroport international du Grand-Cincinnati, personne ne semblait conscient de ce que 23 personnes avaient péri.Peu après que les survivants eurent été évacués, toutefois, plusieurs ont immédiatement réalisé « que nous n'étions plus aussi nombreux », a affirmé Jeffrey Biteen, un Montréalais de 31 ans, une des 18 personnes blessées.« Je n'ai à aucun moment perdu espoir », confie Lisa Ehrich, de Denton, au Texas.Son époux, Randy Morris, âgée de 36 ans, a déclaré que tous les passagers de l'avion sont demeurés calmes, même lorsque la cabine fut envahie d'une fumée si épaisse que « nous ne pouvions voir nos mains placés devant notre visage.» «J'ai quitté l'appareil par une sortie d'urgence donnant sur une aile », dit pour sa part Audrey Ruttan, âgée de 39 ans, de Midland, en Ontario, une des deux blessées transportées à l'hôpital St.Elizabeth de Cincinnati.« Nous ne pouvions voir où nous nous dirigions mais nous sentions l'air frais arrivant jusqu'à nous, ce qui nous guidait.» \" Il n'y eut aucune panique », a-joute-t-elle.C'était mortellement calme.» Graham Wright, âgé de 42 ans, de Toronto, a révélé pour sa part que les passagers ont été conscients qu'un incident était en cours à bord du DC-9 quelque 15 minutes avant que l'avion n'atterrisse en catastrophe.« On murmurait parmi nous qu'un incendie avait pris naissance àj'arrière de l'appareil et cha- cun invitait son voisin à ne pas s'inquiéter», dit il.«En quelques instants, toutefois, a ajouté M.Wright, «il fut évident qu'un feu important faisait rage.» Un autre survivant, Roy Grubbs, âgé de 52 ans, de Waxa-hachie, au Texas, dit avoir aperçu des flammes avant même que l'appareil se pose sur la piste de Cincinnati.Du moment que l'appareil a touchéle sol, affirme-t-il, le feu s'est rapidement étendu à toute la cabine des passagers, « à la vitesse de l'éclair».« En moins d'une minute, l'équipage a ouvert une porte de secours », a révélé Biteen.« Je me suis tout simplement laissé glisser le long d'une chute de secours.» La majorité des survivants ont confirmé que l'équipage avait invité les passagers à se déplacer vers le devant de l'appareil lorsque la fumée a commencé à sourdre de l'arrière de la carlingue.La fumée a semblé avoir été sous contrôle durant quelques instants puis elle est devenue si épaisse que plusieurs passagers ont dû placer des mouchoirs et des serviettes devant leur bouche pour continuer de respirer.M.Biteen révèle que l'équipage a avisé les passagers qu'ils ne pourraient utiliser les masques à oxygène parce que ce gaz extrêmement inflammable risquait d'alimenter les flammes.Mme Ehrich, pour sa part, affirme que le pilote n'a jamais communiqué avec les passagers pour les informer de la progression de l'incendie.Elle-même et son époux ont rampé le long de l'aile, après être sortis de la carlingue, après quoi ils ont sauté sur le sol, le carburant de l'appareil ayant pris feu et menaçant de les atteindre.À l'instar de M.Biteen, M.Morris et son épouse ont affirmé que le calme était tel au moment de l'atterrissage et de l'évacuation de l'appareil qu'ils n'ont pas compris immédiatement que 23 autres personnes avaient péri.i i Lisa Ehrich n'a jamais perdu espoir.photo AP 1 % .photo AP Roy Grubbs affirme avoir vu des flammes avant que l'appa-raeil se pose sur la piste.\t i Tirage d'hier La Quotidienne 7262\tNuméro-boni 690962 CHALIFOUX SUITE DE LA PAGE A 1 son avis, qu'alimenter les flammes.Une fois l'avion au sol, un membre de l'équipage a ouvert une sortie de secours tout près de lui.«J'étais dans la rangée 11, j'ai été le quatrième ou le cinquième à sortir.» A quoi attribue-t-il de figurer parmi les survivants ?« La chance, j'ai été chanceux, c'est tout.» Plus tard, il admettra que le fait qu'il soit encore jeune et en santé puisse aussi y être pour quelque chose.Main dans la main.Hier, il est rente à Montréal à bord d'un vol d'Eastern Airlines.« Je n'avais pas le choix, a-t-il expliqué, je voulais revoir nia famille au plus vite.et puis, j'ai déjà fait un accident d'auto et je continue à rouler.» Marie-France aussi avait hâte de le voir.Après avoir pris congé des journalistes, le couple s'est dirigé main dans la main vers la voiture, dans le parking de l'aéroport, escorté des photographes.Quand les deux derniers photographes les laissèrent enfin seuls, ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre.pour voir les photographes revenir en courant.Un vieux truc.CROSBIE SUITE DE LA PAGE A 1 montraient que nous étions derrière les libéraux, Gallup disait même 20 p.cent de moins.Forcés de nous lancer en campagne électorale nous avons tout de même réduit l'écart sensiblement comme le démontre le résultat de l'élection.» Sachant que nous étions impopulaires et qu'elle pouvait l'emporter, l'opposition a profité de ce prétexte, explique t-il, mais s'il n'y avait pas eu le budget elle aurait provoqué un vote sur n'importe quelle autre mesure.«Je sais exactement quelles erreurs ont été commises.Vous pouvez me blâmer si vous voulez.Çà m'est égal.Mais si vous voulez savoir qui était responsable de la direction du gouvernement, je n'ai même pas besoin de le nommer: vous le connaissez.» Le responsable.« L'homme qui était le premier ministre doit prendre la responsabilité; je peux la partager avec lui même si je ne crois pas que c'est mérité, mais il reste qu'on a été défaits en Chambre en raison d'une série d'erreurs politiques.» A titre d'exemple, M.Crosbie souligne que son parti ne condui- Livraison à domicile 285-6911 du lundi au vendredi: 7h à 18h sait pas de sondages pour mesurer l'évolution de l'électorat et ne savait même pas qu'il était devenu impopulaire.Il note que le gouvernement Clark ne se comportait pas de façon habile et intelligente face au Crédit social en refusant de lui reconnaître son statut de parti aux Communes.«Nous ne leur avons donné aucun appui; ils n'avaient donc aucune raison de se sortir le cou lors du vote crucial sur le budget », dit-il.« Cette attitude s'appuyait sur la conviction que l'opposition n'oserait pas nous renverser, lance t-il.Or cela s'est révélé faux.» Il tient aussi son chef responsable du fait que certains ministres étaient à l'extérieur du pays au moment d'un vote sur le budget, en plus de lui reprocher la décision, pourtant prise collectivement par le cabinet, de courir à sa perte en ne reportant pas la tenue du vote.M.Crosbie réfute par ailleurs les attaques de son rival Brian Mulroney qui affirme que les ex-ministres du gouvernement Clark ne doivent pas trop se vanter de leur expérience puisqu'ils ont lamentablement échoué.« Ce n'est pas de ce type d'expérience dont manque M.Mulroney.Ce qu'il lui faut, c'est de prouver qu'il peut être élu.Moi j'ai été élu huit fois, il n'y a aucun doute que je puisse me faire élire.» NOMINATION Le président et éditeur de LA PRESSE, M.Roger D.Landry, annonce la nomination de M.Jean-Guy Du-buc au poste d'éditorialiste en chef de LA PRESSE.Attaché au journal depuis 12 ans comme journaliste, M.Dubuc exercera ses nouvelles fonctions en collaboration avec l'éditeur adjoint de LA PRESSE, M.Michel Roy.LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 1\u2014 4 \u2014 5\u2014 8 \u2014 23 complémentaire: 7 Les numéro» du mise-tot sont: 7 \u2014 20 \u2014 28 \u2014 29 \u2014 35 PROVINCIAL Le numéro gagnant du gros lot do $500,000 est 1030476 MINI-LOTO Le billet numéro 443636 rapporte $50,000 la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-691 1 l.service do« abonnomenti ejt ouvert du lundi au vendredi d.7h à 17h30.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grando, annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi au vendredi 8h à 17h Pour chancer 285-7205 du lundi au vendredi 9nol6h30 GRANDES ANNONCES Détaillant 2857202 National, Télé-Preste 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 r 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JUIN 1983 lai presse UNE CIGARETTE à L'ORIGINE DE L'INCENDIE DU DC-9 Le sang-froid de l'équipage a permis de sauver des vies CINCINNATI (PC-AP) -Seul le sang-froid et la détermination de l'équipage ont permis que 23 des 46 personnes à bord d'un DC-9 d'Air Canada, qui a atterri en catastrophe jeudi soir à Cincinnati, survivent à la catastrophe.Selon les autorités, le pilote Don Cameron et son copilote, Claude Ouimet, ont presque réussi l'impossible en posant leur appareil.Ils ont mis moins de 12 minutes pour descendre d'une altitude de 9 000 mètres, malgré que leur cockpit ait été envahi par la fumée.Ils ont touché le sol avec tant de force que tous les pneus ont éclaté.Les pilotes sont demeurés à leur poste jusqu'à la dernière seconde.Les flammes léchaient déjà les vêtements du copilote Ouimet lorsque ce dernier s'est levé de son siège, mission accomplie.Des passagers ont par ailleurs affirmé qu'ils ont pu fuir par une sortie d'urgence, au-dessus d'une aile, grâce au personnel de bord qui a ouvert la porte quelques secondes seulement après que l'appareil eut touché le sol.Les autorités ont révélé que les 23 victimes sont mortes par asphyxie dans la minute qui a suivi l'atterrissage.Dix-neuf Canadiens figurent sur cette liste, y compris trois Montréalais, MM.H.Epprèche, S.Rahal et J.Gussman.Deux autres Québécois s'en sont tirés indemnes ou n'ont été que légèrement blessés.Il s'agit de M.Raymond Chalifoux, 23 ans, un ingénieur de Laval et de M.Jeffrey Bitten, de Montréal.Parmi les victimes connues, Stan Rogers, âgé de 33 ans, un chanteur populaire de Dundas, en Ontario, et Curtis Mathes, âgé de 54 ans, de Thornhill, en Ontario également,, un manufacturier de téléviseurs, figurent pour leur part dans la liste des morts.Dix-huit autres personnes, dont 10 Canadiens, ont été hospitalisées.Deux d'entre elles, seulement, ont obtenu leur congé hier.L'appareil (vol 797) avait quitté l'aéroport de Dallas-Fort Worth en fin d'après-midi, jeudi, et se dirigeait vers Toronto.Les premières constatations des enquêteurs leurs laissent croire que le feu a pris naissance à cause d'une cigarette allumée, jetée dans un panier de la salle de toilette.Les flammes ont réduit en cendre l'intérieur de l'appareil et ont carbonisé une grande partie de son fuselage.Les sauveteurs ont découvert les corps des victimes toujours bouclés à leur siège ou dans les allées.Certaines victimes seront très difficiles à identifier du fait de l'intensité des flammes.C'était la deuxième fois en autant de mois qu'un DC-9 d'Air Canada était impliqué dans un accident.À Montréal, un porte-parole d'Air Canada, Denis Chagnon, a confirmé que les cinq membres d'équipage de l'appareil ont survécu à la tragédie.Il a par ailleurs déclaré qu'on ne sait pas, pour l'instant, si les victimes sont mortes alors que l'appareil était toujours en vol ou au moment de l'atterrissage.« Il appartiendra au coroner de déterminer les causes et l'instant de la mort, » a-t-il expliqué.Ted Morris, un autre porte-parole d'Air Canada, a révélé que l'intérieur de l'appareil avait été rééquipé entièrement depuis moins d'un an et que ce transpor- Trudeau et Taylor consternés OTTAWA (PC) - Le premier ministre canadien, Pierre Trudeau a transmis hier ses condoléances aux proches des victimes de l'accident survenu à bord du DC-9 d'Air Canada, jeudi soir.«J'ai été consterné et profondément bouleversé par la nouvelle du tragique incendie survenu à bord de l'avion affecté au vol 797 d'Air Canada, qui a fait ving-trois morts à Cincinnati, hier soir.« Aux parents et amis des victimes de ce déplorable accident et aux personnes qui ont survécu à la catastrophe j'adresse mes plus sincères sympathies ».Quant au président d'Air Canada, M.Claude Taylor il a fait savoir sa conternation d'apprendre la mort de 23 passagers et il a offert ses condoléances les plus sincères aux proches des victimes.« Je souhaite que ceux qui ont survécu à cette pénible épreuve connaissent un prompt retour à la vie normale.Je me rejouis qu'ils aient été épargnés.» Don Cameron, pilote.Claude Ouimet, copilote.¦¦nm Une jeune femme non-identifiée, rescapée de l'incendie du DC-9 d'Air Canada, est amenée par des sapeurs, à l'hôpital Booth Memorial de Cincinnati.photo upi leur aérien n'a jamais déploré d'incendie, auparavant, à bord d'un de ses avions.Jack Barry, directeur-adjoint des opérations à l'aéroport de Cincinnati, a affirmé hier en conférence de presse que toutes les victimes ont péri en moins d'une minute, après l'atterrissage.Il estime que les survivants doivent la vie à la célérité avec laquelle l'équipage a procédé à l'évacuation de l'appareil.« Dans de telles circonstances, vous n'avez que quelques secondes pour quitter l'avion ».d'expliquer M.Barry.« Je ne puis expliquer, toutefois, pour quelles raisons certaines personnes ont réussi à fuir alors que d'autres n'ont pu le faire.» M.Barry estime que le sang-froid de l'équipage a seul permis de sauver 23 vies humaines.Il a précisé que le capitaine Don Cameron avait réussi un véritable atterrissage en catastrophe, faisant perdre 9 000 mètres d'altitude à son appareil en moins de 12 minutes.Le capitaine Cameron et son co-pilote, Claude Ouimet, sont demeurés à leur poste jusqu'à la dernière seconde.Selon M.Barry, les flammes léchaient les vêtements de M.Ouimet lorsqu'il a finalement lâché les commandes de l'appareil.À Washington, le porte-parole de l'Administration américaine de l'aviation ( F A A ), Fred Far- rar, a pour sa part révélé que les flammes ont apparemment pris naissance dans une toilette.On ne savait pas encore, hier, de quelle façon le feu a débuté.Dave Pember, un autre porte-parole d'Air Canada, a précisé qu'il n'a « aucune raison de croire que l'incendie soit d'origine suspecte », pour l'instant.Identité des victimes Les Canadiens qui ont péri sont MM.H.Epprèche, S.Rahal et J.Gussman, tous trois de Montréal ; M.J.Burgess, d'Agin-court.en Ontario ; M.P.Doyle, de Burlington, en Ontario ; M.A.Drdul, M.J.Hull, M.G.Roher, M.R Helston, le Dr J.Hull et M.R.Nicol, tous de Toronto ; Mme Cecilia Korycki, de Saskatoon ; M.Dieter Pohl, de Pickering, en Ontario ; M.L.Nguyen, M.S.Es-daile et M.T.Spruston, tous d'Ottawa ; Mmes Elsie Vokey et MarionM.Lambert, toutes deux de Gander, Terre-Neuve ; MM.G.Thompson et C.Drake, de Peterborough, en Ontario ; M.Curtis Mathes, de Thornhill, en Ontario ; M.Stan Rogers, de Dundas, en Ontario ; et M.et Mme CH.Cox, de Long View, au Texas.Des enquêteurs du ministère fédéral des Transports ont été dépêchés dès hier matin à Cincinnati afin d'assister à titre d'observateurs à l'enquête de la FAA.Jim Lanagan, qui supervise les services de lutte contre les incen- dies à l'aéroport de Cincinnati, a révélé que les derniers mots du pilote captés par la tour de contrôle furent : « Je ne vois rien ».« Il a atterri alors que la fumée envahissait la cabine de pilotage.Il a fait éclater tous ses pneus en se posant en catastrophe.Il a magnifiquement réagi dans les circonstances, si j'en crois les témoignages de ceux qui ont assisté à l'atterrissage, » a ajouté M.Lanagan.Selon M.Barry, le carburant de l'appareil a pris feu au moment même où l'avion touchait la piste et l'incendie s'est rapidement étendu.«Toutes les victimes ont succombé à l'asphyxie au monoxyde de carbone », a-t-il expliqué.Il ne sait, toutefois, si les passagers avaient réussi à utiliser les masques à oxygène prévus pour de telles urgences.« Toutes les victimes étaient assises à l'avant de l'avion », de dire pour sa part Jerry Strieker, un employé de l'aéroport de Cincinnati.« Il nous a semblé que ces personnes tentaient de quitter l'appareil ou s'étaient allongées sur le plancher afin d'échapper à la fumée.» Appel d'urgence C'est à 7h06, jeudi soir, que le pilote d'Air Canada a avisé la tour de contrôle qu'il y avait un incendie à bord.Les pistes de l'aéroport de Cincinnati, le plus rapproché, furent immédiatement évacuées pour permettre un atterrissage d'urgence, de dire Dennis Feldman, porte-parole de la FAA.« Une hôtesse a ouvert la porte d'une salle de toilette et la fumée a immédiatement envahi la cabine », aurait déclaré un passager, qui n'a pas été identifié, dans une interview à la station de télévision WCPO de Cincinnati.« L'équipage a tenté de calmer les passagers.'Tout est O.K., il y a de la fumée, mais tout est sous contrôle', a déclaré le pilote.Il semble, malgré tout, que le feu ne faisait que s'étendre et que la fumée, même après que la porte de la toilette eut été refermée, ne faisait que s'épaissir.» Les survivants ont été identifiés comme étant Raymond Chalifoux, 23 ans, de Laval ; Jeffrey Bitten, 34 ans, de Montréal ; Au-drie Ruttan, 39 ans, Brenda Wayne, 38 ans, toutes deux de Midland, en Ontario ; Barry Flowers, 37 ans, d'Ottawa ; Carol Sund-berg, de la Saskatchewan ; GlenW.Davis, 42 ans, Gerald Bouchard, Richard Forest et Graham Wright, tous de Toronto ; M.A.Friedman, dont l'adresse est inconnue ; et Mme Lisa Ehrich, Mme D.Fadley, Mme C.Kirsch, M.Randy Morris, M.Harry Moseley, M.G.Regan et M.R.Grubbs, tous du Texas.Les cinq membres de l'équipage ont survécu à la catastrophe.Il s'agit du capitaine et pilote Donald Cameron, de Montréal, du copilote et premier officier Claude Ouimet, également de Montréal, de l'officier de bord Sergio Bennetti, de Toronto, et des hôtesses Judi Davidson et Laura Kayama, toutes deux de Toronto.Enfin, M.Chagon, à Montréal, a confié qu'Air Canada utilisait de façon intensive ses DC-9, en raison de la récession et d'une baisse du nombre des passagers.Cet appareil est plus économique .à opérer, lorsque les passagers sont moins nombreux, que les avions plus vastes tels les Boeing 727, 747 et 767, et les Lockheed L-1011.Le DC-9 à moitié détruit a été entreposé où il sera examiné à fond par les enquê-dans un hagar de l'aéroport de Cincinnati teurs américains et canadiens.photo pc A 3 Cellier des Châtelains vin rouge sec > Le rapport Malouf : déjà trois ans! f I H i Il y aura trois ans demain que le président de la Commission d'enquête sur le coût des Jeux de la 21e Olympiade, le juge Albert H.Malouf, présentait officiellement son rapport au premier ministre du Québec, M.René Lévesque.Ce rapport tant attendu compte tenu de l'ampleur de la catastrophe financière des Jeux de Montréal a depuis fait couler assez d'encre pour remplir une baignoire mais pas assez pour donner au maire Jean Drapeau le goût d'écrire.Ce ne sont pourtant pas les motifs qui manquaient au maire Drapeau pour astiquer les armes de la réplique, tellement les critiques de la commission à son endroit étaient sévères, au point d'en faire la cause principale de l'augmentation démesurée et incontrôlée du coût des Jeux entre le choix de Montréal par le CIO le 12 mai 1970 et la fermeture des livres à l'automne de 1976.Rappelons sommairement ces accusations : ¦ abandon de la notion de jeux modestes et choix d'un concept grandiose, inédit et très complexe au plan technique; ¦ absence d'un budget global et attribution d'une carte blanche à l'architecte « conseil » Roger Taillibert: ¦ absence d'une véritable direction du projet, autre que celle que le maire Drapeau prétendait exercer; ¦ trop long retard à mettre le projet en marche, avec toutes les répercussions incalculables qui en découlèrent; ¦ construction d'installations superflues, extravagantes, inutilement luxueuses et exceptionnelles; ¦ choix du concept du Village olympique sans appel d'offres et essentiellement basé sur la fascination découlant d'un projet similaire construit sur la Côte d'azur; ¦ choix de l'entrepreneur.Les Terrasses Zarolega.sans que le grave problème du financement ne soit réglé, le maire négligeant en cette circonstance d'informer le COJO et le public de cette grave lacune; ¦ retrait de la ville du dossier du village à 21 mois des Jeux, malgré son obligation par protocole d'entente de mettre un village à la disposition du COJO.Le maire répondra-t-il un jour?m m m Une merveilleuse initiative La société TDAM Radio Production et le Guide Grimaldi de Montréal ont eu une merveilleuse idée en décidant de produire un Guide sonore du Vieux-Montréal.Ce guide que l'on peut écouter à l'aide d'un magnétophone ordinaire loué avec la cassette, permet au touriste, voire au Montréalais, de mieux connaître ce quartier historique.Le projet a requis pas moins de quatre heures d'enregistrement en studio.La trousse comprend trois éléments : un magnétophone, une cassette préenregistrée et une carte de l'itinéraire, qui emprunte un circuit généralement privilégié par les touristes.L'itinéraire est marqué de 30 haltes d'où le visiteur peut apercevoir pas moins de 53 points d'intérêt.En outre, comme la cassette contient des pauses entre les haltes, le visiteur peut faire la visite touristique à son propre rythme.Pour le moment, les promoteurs du projet ne proposent qu'un seul point de départ et d'arrivée, soit la Place d'Armes.Éventuellement, on entend ajouter deux autres points de départ, soit au nord de la place Jacques-Cartier (point 6 de l'itinéraire originel), et au milieu de la Place d'Youville (point 22 de l'itinéraire originel ).La narration est présentée de façon originale, sous forme de véritable « spectacle sonore ».La narration est faite par un des initiateurs du projet (l'autre étant M.Thierry Debeur), M.André Marcoux.narrateur de métier.La visite comprend en outre certaines dramatisations des événements pertinents à l'un ou l'autre des lieux historiques, grâce à une quinzaine de comédiens.Le bruitage et la musique appropriée ajoutent au réalisme de l'histoire présentée au visiteur.La partie historique a été préparée par Mme Hughette Bérault.Quant à la durée de la visite, elle est estimée à trois heures, soit la bande de 80 minutes, plus l'heure et demie qu'il faut compter pour se rendre d'une étape à l'autre.Quelques aspects discutables La formule comporte cependant trois faiblesses.La première est reconnue par les concepteurs du projet.Pour le moment, la bande n'est offerte qu'en français, et les promoteurs sont les premiers à reconnaître que 80 p.cent des touristes sont de langue anglaise.Cela étant dit, la société espère pouvoir offrir la bande anglaise avant la fin de l'été.Et on voudrait bien être en mesure d'offrir à court terme des versions en espagnol et en allemand.En deuxième lieu, le prix de location demandé, $12.paraît un peu élevé.Enfin, en troisième lieu, il est difficile de s'imaginer que la bande puisse être écoutée sans écouteur, à cause des bruits ambiants.Il en résulte donc qu'il faudra vraisemblablement prévoir un magnétophone par personne, ce qui rend le prix de location encore plus onéreux.Malgré tout, l'initiative mérite d'être encouragée.J'en ai fait l'expérience à la maison auprès d'un de mes fils.Et à peine avait-il commencé à écouter la bande qu'il sortait un crayon, la ramenait au point de départ, et commençait à prendre des notes.Normes d'inflammabilité des carlingues: le débat reprend WASHINGTON (UPI) \u2014 Le débat relatif aux normes d'inflammabilité des carlingues d'avions a été ravivé, à Washington hier, par la mort des 23 personnes qui ont péri jeudi dans l'incendie survenu à bord d'un DC-9 d'Air Canada.Le républicain Elliott Levi-tas, démocrate de Géorgie, qui dirige le sous-comité des enquêtes du comité des travaux publics et des transports de la Chambre des représentants, a accusé le gouvernement de faire trainer en longueur l'adoption de nouveaux règlements sur l'inflammabilité des carlingues, alors que des matériaux plus sûrs sont depuis long temps disponibles.t * t » » v r *.La Régie de l'aviation civile américaine a interdit il y a déjà plusieurs années l'usage de la cigarette dans les toilettes des avions, à la suite d'un in-*\" cendie qui avait été provoqué par un fumeur, et étudie depuis l'émission de normes plus strictes en ce qui concerne les matériaux de construction destinés à l'intérieur des appareils.Des statistiques compilées par la Régie indiquent que 20 p.cent de tous les accidents d'avion impliquent des incendies, et que 20 p.cent environ des morts provoquées par ces accidents, qu'ils surviennent dans les airs ou à terre, sont dues uniquement au feu ou à la fumée.¦ t > I è 4 \u2022 OUVERTURE DU CENTRE D'ACHATS DE BOUCHARD VILLE ZEN OU L'ART d'entretenir sa tondeuse EN PRIME .LE CLAIRON DE BOUCHARD VILLE LIN HKBD'O AA-1 CROC LE MAGAZINE QU'ON RIT ! EN VENTE PARTOUT A-4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JUIN 1983 FIN DES TRAVAUX DE LA COMMISSION PARLEMENTAIRE Les libéraux demeurent convaincus que Lévesque a trempé l'Assemblée nationale mm QUÉBEC \u2014 Dernier orateur à intervenir à la commission paîementaire qui enquêtait sur le règlement hors cour des poursui- tes consécutives au saccage de la Baie James, le leader parlementaire de l'opposition.M.Fernand Lalonde, s'est dit convaincu que ri » DOUBLE CITOYENNETE QUÉBÉCOISE ET FRANÇAISE Morin fait preuve d'imagination et de futurisme à Paris.QUÉBEC (PC) \u2014 Le premier ministre Lévesque a qualifié hier de « futurisme rem-plf d'imagination » la déclaration de son ministre des Affaires intergouvemementales Jacques-Yvan Morin suivant laquelle les Québécois, dans un état souverain, auraient la double citoyenneté québécoise et française.* J'ose pas croire que c'est sérieux.En tous cas, ça ne fait pas partie de la politique gouvernementale d'aucune façon », a commenté lo premier ministre devant des journalistes hier après-midi à Québec.M.Morin, en voyage officiel en France, a évoqué hier cette possibilité devant l'Académie française, ce qui a fait dire au premier ministre qu'il fallait peut-être placer les propos du ministre datis un contexte poétique.Il a ajouté que cette évocation, comme d'ailleurs celle faite il y a quelque temps par le ministre Bernard Landry au sujet d'une association économique avec les Etats-Unis, ne sont, l'une et l'autre, « pas antipathiques.» '« Mais je trouve qu'on a assez de misère à devenir complètement et authentiquement québécois, a-t-il dit.C'est tout ce qui m'intéresse.» Sommet de la francophonie Par ailleurs, le ministre Morin a fait savoir de Paris hier qu'aucune entente n'avait été conclue entre les autorités françaises et canadiennes au sujet de la tenue d'un sommet de la francophonie.Joint au téléphone avant de rentrer au Québec au terme de sa mission d'une semaine à Paris, M.Morin a précisé que les autorités françaises s'étaient montrées étonnées que le premier ministre Trudeau se soit, dans cette affaire, institué porte-parole du président François Mitterrand.«Par ailleurs, a poursuivi M.Morin, nous avons été consultés au sujet du sommet francophone comme le seront d'autres partenaires intéressés au cours des semaines et des mois à venir ».Le ministre a ajouté que le premier ministre Lévesque lui-même s'entretiendra de la question avec le président Mitterrand et le premier ministre Pierre Mauroy lors de sa visite officielle en France, à la fin du mois.Hier matin, devant l'Assemblée nationale, M.Lévesque avait qualifié de «pure provocation» les allégations de l'entourage du premier ministre Trudeau voulant que ce dernier ait conclu, à l'occasion du récent sommet de Williamsburg, une entente avec le président de la France au sujet de la tenue de ce sommet de la francophonie.« Des gens qui savent sacrement bien qu'il doit y avoir des rencontres à Paris, France-Québec, à la fin de ce mois et qui sortent une rumeur comme celle-là,.si ce n'est pas de la provocation, je ne sais pas ce que c'est », a commenté le premier ministre.Il a par ailleurs réitéré que la participation du Québec à ce sommet francophone devra se faire suivant les mêmes règles du jeu que celles qui existent depuis la création de l'Agence de coopération technique et culturelle.ERRATUM Nous prions nos lecteurs de ne pas tenir compte de l'annonce du concours des PHARM - ESCOMPTES JEAN COUTU paraissant sous forme de bande thématique au bas de la première page du supplément TÉLÉ-Presse.En effet, cette bande thématique a été mise en place par inadvertance au lieu d'une autre.Nous nous en excusons.LA PRESSE ours intensif d'agent e voyages | PUBLICITÉ 1 SgKrigé* par Modem* Gisèk APRIL-FORTIER, avec la collaboration de Monsieur Normand FORTIER, l'école compte plut de 300 ex-étudiants actuellement à iploi d'agences de voyages.tvez-vous déjà rêvé d'un travail qui fous permette de voyager à travers le londe à des tarifs abordables?Celui l'agent de voyages en est un et s'il est In travail fascinant c'est bien celui-là.travail d'un agent de oyages est à la foifl pas-nnant et stimulant, bus les jours l'agent de oyages apprend quelque |%'hose de nouveau et ses Clients sont heureux puis-* u'il prépare leurs vacan-es.L'agent de voyages s: un marchand de rê-es.>n ne s'improvise pas \u2022-agent de voyages.Plani-¦ Jicr les voyages d'à ut ru i est une lourde responsabilité; l'agent de voyages tjoit posséder les connaissances techniques néces-' (aires à la planification des voyages en plus de connaître Tes destinations.Le Centre de Formation en Tourisme vous permet d'acquérir ces connaisan-ces en vous offrant la possibilité de suivre à plein temps ou à temps partiel, un cours de formation professionnelle d'agent de vovaees d'une durée de 30Ô neures, qui est reconnu à la fois par le ministère de l'Education et par les agences de voyages.Le Centre de Formation en Tourisme est actuellement la seule école privée au Québec à dispenser un enseignement profession- nel secondaire pour adultes spécialisé dans la formation d'agent de voyages et la qualité des cours est hautement reconnue dans le domaine du voyage ce oui facilite l'intégration des diplômés au milieu.Les cours du jour débutent le S juillet.Les cours sont donnés au Pavillon READ de l'Université du Québec à Montréal.420 ouest, de la Gauche-tière, suite 1031.Si le défi vous intéresse que ce soit à temps plein ou à temps partiel, le jour, le soir ou communiquez avec le secrétariat de l'école: le personnel se fera un plaisir de vous renseigner et vous conseiller en plus de vous faire parvenir une documentation plus détaillée: le numéro, 878-1414.le premier ministre avait trompé l'Assemblée nationale.Il s'agit d'un acte extrêmement grave, a-t-il ajouté, et on ne peut en rester là.L'intégrité du Parlement a été souillée par un geste de tromperie et nous avons l'intention de soulever l'affaire à l'Assemblée nationale, a-t-il conclu.LOUIS FALARDEAU de notre bureou de Québec _ Même si cette déclaration laisse clairement entendre que sa formation politique compte recourir à l'article 80 du règlement, qui permet à un député d'en accuser un autre d'un acte qui le rend indigne de siéger à l'Assemblée, M.Lalonde n'a pas voulu confirmer à LA PRESSE, hier soir, qu'un ou plusieurs des députés libéraux allait effectivement mettre ainsi son siège en jeu.Car le député qui porte une pareille accusation est susceptible d'être privé de son droit de siéger pour une période plus ou moins longue, s'il ne parvient pas à convaincre l'Assemblée nationale, qui en juge en dernier ressort, qu'elle est bien fondée.Le risque n'est pas du tout théorique dans le cas qui nous occupe, puisque les péquistes, qui sont largement majoritaires, sont tout aussi convaincus de Tinnocence de leur chef que les libéraux le sont de sa culpabilité.Plusieurs députés de l'opposition sont néanmoins prêts à porter l'accusation, se disant que si ce geste leur valait une suspension de quelques années, il leur suffirait de démissionner et de se faire réélire lors d'une élection partielle pour avoir finalement le dernier mot.Le caucus libéral devrait prendre une décision finale lundi, après avoir évalué dans leur circonscription l'état de l'opinion publique.Si les députés qui ont participé aux travaux de la commission semblent tous favoriser la solution du «siège en jeu», d'autres considèrent que c'est là une solution bien trop radicale pour l'infraction reprochée.Il semble que le chef intérimaire du parti, M.Gérard-D.Lévesque, qui n'était pas à Québec hier, soit au nombre des hésitants et que la position qu'il prendra finalement sera déterminante.Hier, les députés libéraux sont venus dire à tour de rôle que le premier ministre avait menti.C'est Pierre Paradis qui l'a fait avec le plus de vigueur, servant à un René Lévesque abasourdi et contenant mal sa rage, un très dure remontrance.Pour l'opposition, le règlement hors cour est un complot né de la volonté de livrer sa livre de chair à la FTQ-Shylock qui lui avait donné son appui lors de l'élection de 76.Pour ce faire, le gouvernement n'a pas hésité à chambarder le conseil d'administration de la SEBJ pour y mettre des amis dociles.Le bureau du premier ministre s'est chargé du reste en pesant sur la SEBJ pour qu'elle accepte le règlement favorable qu'il avait négocié avec les syndicats.Le premier ministre a trompé la chambre quand il a répondu à ce sujet à l'Assemblée nationale le 20 février 79, disent-ils, insistant particulièrement sur deux « mensonges ».M.Lévesque, font-ils valoir, a caché le fait qu'il soit l'instigateur du règlement, laissant plutôt entendre que sa seule participation au dossier fut d'accepter d'être consulté.Il a également menti, ajoutent-ils, en disant qu'il n'avait d'aucune façon pesé sur le règlement.Tout ce qu'on sait maintenant, à cause de la commission, de l'implication de son bureau, sa réponse de 79 ne le laissait même pas deviner.Le premier ministre a répondu avec calme à cette sévère mercuriale, se contentant de refaire l'histoire de l'implication de son bureau dans le dossier.Elle démontre, selon lui, qu'il a agi dans l'intérêt public et qu'il a bien informé l'Assemblée nationale lorsqu'il en a rendu compte, dans le court laps de temps dont il disposait, en 79.J'ai alors répondu aux questions qu'on m'avait po- sées, dit-il en les reprenant une à une.Et si je n'ai pas tout dit -j'ai quand même dit l'essentiel- c'est que j'étais pressé par le temps et qu'on ne m'a rien demandé d'autre.« «mm t Intervenant au nom du gouvernement avant que la commission ne mette fin à ses travaux, le ministre Yves Duhaime a dit que c'est plutôt LA PRESSE qui avait menti dans cette affaire.Si le conseil d'administration de la SEBJ, comme l'a écrit le journaliste Michel Girard, a «cédé à l'ultime pression du premier ministre », cela veut dire que ses 11 membres qui sont venus dire le contraire en commission ont menti et se sont parjurés, a-t-il soutenu.S'il est vrai que « Jean-Roch Boivin a négocié avec les avocats », a-t-il poursuivi, alors ce sont eux qui se sont parjurés car ils ont tous dit le contraire sous serment.Il n'y a pas le début d'une preuve de tout ça, a-t-il conclu.La commission aura finalement siégé pendant 24 jours répartis sur neuf semaines, pour une durée de plus de 110 heures, avant de mettre fin à ses travaux.Elle est venue à un cheveu de dépasser celle qui avait étudié pendant 114 heures la loi 101, le record absolu de 142 heures et 20 minutes appartenant toutefois à la commission qui avait étudié la loi 22.i Poursuites possibles contre LA PRESSE Le premier ministre a évoqué hier la possibilité d'intenter des poursuites judiciaires contre LA PRESSE et son journaliste Michel Girard, ou encore de déposer contre eux une plainte au Conseil de presse.Il a par contre totalement exclu la possibilité de faire juger le journaliste par l'Assemblée nationale, comme le permet l'article 81 du règlement.Interrogé par les journalistes, M.Lévesque a précisé qu'il ne s'adresserait pas aux tribunaux ou au Conseil « pour le plaisir de la chose», mais seulement si une évaluation de la situation, qui se fera au cours des prochains jours, démontrait qu'il « traîne toujours des choses dans le paysage ».Cela peut vouloir dire que ces recours ne seront entrepris que si LA PRESSE maintient ses affirmations («René Lévesque a trompé l'Assemblée nationale») ou encore s'il est évident que l'opinion publique n'est pas dans l'ensemble convaincue de son innocence.En commission parlementaire, M.Lévesque avait d'abord reconnu qu'il regrettait d'avoir confié son sort à une telle commission, se disant « profondément convaincu qu'un autre forum aurait été préférable ».Il devait ajouter : « Mais je dois dire tout de suite que si la suite confirme le moindrement (.) que le mal que j'ai pu ressentir, de même que mon chef de cabinet, n'a pas été suffisamment guéri, on peut encore, au besoin, trouver un autre forum.» Plus tôt au cours de la journée, le premier ministre avait précisé qu'il n'était pas question d'imposer l'imputabilité aux journalistes.Il a plutôt lu un article qu'écrivait l'Editeur-adjoint de LA PRESSE, Michel Roy, alors qu'il faisait ses adieux au Devoir, y voyant une bonne leçon de journalisme que son collègue Michel Girard aurait eu intérêt à mettre en pratique.Lorsque le député libéral Michel Gratton lui a demandé pourquoi il n'invitait pas le journaliste Girard à témoigner devant la commission, comme le suggérait, selon lui, l'Editeur-adjoint de LA PRESSE, M.Lévesque a dit qu'il n'avait pas d'objection.Mais il a ajouté ceci, qui mériterait de figurer dans les traités de relations entre la presse et le pouvoir politique : « On dirait qu'il y a toujours une certaine crainte dans les milieux politiques parce qu'ils ont peur des retombées que cela peut amener.On sait que les journaux, les équipes d'information, durent plus longtemps que les carrières politiques.C'est peut-être une certaine crainte qu'on a de les froisser.» Le gouvernement accusé de « cover up » Les libéraux ont accusé le gouvernement de faire du « cover up », c'est-à-dire de dissimuler la vérité, en refusant d'entendre comme témoins MM.Maurice Pouliot et Yvan Latouche.Le leader de l'opposition, Fernand Lalonde, a présenté hier une motion à cet effet qui a été battue par la majorité ministérielle.Les libéraux estiment que ces deux témoignages auraient pu éclairer valablement la commission.En refusant de les entendre, disent-ils.le gouvernement contrevient à l'engagement pris par le premier ministre et le ministre Duhaime d'inviter tous ceux qui avaient quelque chose à dire.Le ministre répond qu'il s'agit de deux «faiseux», qui n'ont aucune connaissance directe des faits pertinents au mandat de la commission.M.Latouche, dit M.Duhaime, est de surcroit un employé payé des libéraux (ils ont défrayé ses dépenses à l'époque où il les informait sur le «scandale» de la SHQ), alors que M.Pouliot, qui a déjà été contredit par le premier ministre et le juge Jasmin, est le beau-frère de « Dédé » Desjardins, ex-roi de la FTQ-Conttruction dénoncé dans le rapport Cliche.Il n'a toutefois pas expliqué en quoi ce lien de parenté pouvait de quelque façon discréditer son témoignage ! Louis Fatardeau Gérard-D.Lévesque tente un bain de foule dans Saint-Jacques Le chef intérimaire des libéraux du Québec, Gérard-D.Lévesque, est allé prendre un bain de foule hier dans le comté de Saint-Jacques, histoire de donner un coup de main au candidat du parti aux élections partielles, Serge Champagne.Si l'expérience fut fructueuse pour M.Lévesque, qui a pu ainsi se sensibiliser aux nombreux problèmes de ce comté, véritable laboratoire social, si elle a également permis à divers groupes et notamment les assistés sociaux de faire valoir leur point de vue devant les médias, on ne peut dire qu'elle a été un succès du côté politique.PIERRE VENNAT .iii Peu de militants libéraux, en effet, ont semblé reconnaître le candidat Serge Champagne qui attendait son chef à la porte des Terrasses Dupuis.Qui plus est, un clochard et surtout Pierrot le fou, l'ex-journaliste Pierre Lé-, ger, déguisé en costume de bouffon aux couleurs du Québec avec au dos un écriteau Qu'est-ce qui se passe dans Saint-Jacques ont réussi à éclipser, devant les caméras de télévision, la venue des ténors libéraux.Une fois ceux-ci débarassés de Léger, MM.Lévesque et Champagne ont fait le tour de plusieurs boutiques du premier étage.Si tout le monde est poli avec M.Lévesque, surtout à cause de la présence des caméras, c'est-à-peine si certaines gens semblaient le reconnaître.Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne suscitait aucun mouvement de foule, ni lui, ni bien sûr le candidat.A l'Association de défense des droits sociaux, l'acceuil fut beaucoup meilleur puisque M.Lévesque était attendu et que les assistés sociaux voulaient en profiter M.Lévesque a rencontré des porte-parole de l'Association de défense des droits SOciaUX.Photo Pierre McCann, LA PRESSE pour exposer leurs doléances.« Les assistés sociaux sont rejetés par tous les gouvernements » a expliqué l'un d'eux.Mais encore là, si M.Lévesque s'en est bien tiré en expliquant que le Parti libéral désirait se rapprocher des groupes populaires et que sa présence le prouvait, le candidat du Parti des travailleurs du Québec, M.Gérard Lachance, qui oeuvre parmi les assistés sociaux, a pu intervenir beaucoup plus souvent que le candidat Champagne, éclipsé par son chef.Par la suite, M.Lévesque et le candidat Champagne ont visité le Centre hospitalier St-Georges, la Résidence Mont-Carmel et la Maison du Père, toujours à l'écoute des groupes sociaux tout en tentant, avec plus ou moins de succès, de faire passer le message libéral.WiiTiffllB LE TEMPS S'ENVOLE! POURQUOI PAS VOUS?Prenez votre première leçon de pilotage pour seulement 20$ Après une courte initiation théorique \u2014 un «briefing» dans le jargon de l'aviation \u2014 vous prendrez vous-même les commandes sous la surveillance d'un instructeur qualifié.L'expérience du pilotage à bord d'un avion Cessna moderne et sécuritaire, c'est le premier pas vers un passe-temps extraordinaire ou même vers une carrière passionnante et prometteuse.AERO CLUB DE MONTRÉAL r -p-prp ir /s m 5 800 Chemin de l'aéroport IWËUrtÊ f OT£/«L St-Hubert.Québec J3Y 5K2 tél.: (514) 445-4444 i IA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JUIN 1983 A 5 4; Un carton blanc.et un peu drabe En principe, les cartons blancs prennent le bord de la poubelle.Par carton blanc j'entends une invitation à un événement très officie!, du style Son excellence Je gouverneur du Canada et madame vous prient d'assister, etc., etc.J'ai déjà reçu des cartons blancs du premier ministre français Maurois, de la Reine, du gouverneur général, de Trudeau, de Léves-que, j'en recevrai un du pape Tan prochain.qu'importe, tous à la poubelle! Ce n'est pas que ça ne me tente pas.C'est que je n'ai rien à me mettre.Même pas une paire de pantalons propres.Imaginez, hier j'ai été obligé d'emprunter ceux de Gobeil pour aller à la réception donnée par le consul d'Italie, à l'occasion de la fête nationale des Italiens.Gobeil m'a prêté aussi ses souliers jaunes, et de l'avis général, j'étais très élégant.C'est que j'y tenais beaucoup à ce carton blanc là.Ce n'était pas tant l'Italie.C'était surtout le lunch.«Pour un vin d'honneur», précisait l'invitation.Vin d'honneur! ouais.et le Champagne, et les salamis, et les gorgonzolas, et les pains à l'ail, et les pâtisseries, peut-être même des glaces?.Je m'en promettais tant, que je n'avais pas pris de petit déjeuner.Quand j'ai vu les trois assiettes pleines de petits sandwiches roses, bleus et mauves, des sandwiches comme je n'en avais pas revu depuis 1971, lors de la conférence de presse pour annoncer la formation du corps de clairon Les Grenadiers de Repentigny, quand j'ai vu les olives d'un beau vert Gattuso, et quand j'eus goûté au vin blanc tiédasse, pour la première fois de ma vie, je l'avoue, j'ai eu très honte d'être Italien.À tort semblc-t-il.Je me suis laissé dire que le temps des fastes ambassades était révolu.Que l'heure était maintenant à la frugalité diplomatique.À la diète les consuls! En public du moins.Sous prétexte de se mettre à l'heure de la crise, ils vont bientôt nous recevoir à l'eau minérale et à la branche de céleri.Et je me suis fait confirmer qu'il en est actuellement ainsi dans les toutes les ambassades et consulats à travers le monde.Seuls quelques plénipotentiaires du Koweït ou d'Arabie Séoudite, qui passent pour affreusement décadents, offrent encore des festins.Un bien beau pays le Koweït, soit dit en passant, et ce serait un grand honneur pour moi de célébrer sa fête nationale.Pour revenir aux Italiens, ils n'étaient pas très gais hier.Il est vrai qu'à cette réception il y avait de nombreux consuls.Peut-être une douzaine.C'est beaucoup, surtout que le consul n'est pas, en soi, un animal jovial.Il est assigné aux tâches les plus ingrates, sans parler des discours qu'il doit prononcer à la maison d'Italie, quand ce n'est pas au banquet de l'association des joueurs de boules du Frioul.Tout cela donne aux consuls une gueule d'enterrement du plus mauvais effet dans un party.Imaginez alors l'atmosphère lorsqu'ils sont douze dans la même pièce.Ne pas savoir que c'était la fête nationale des Italiens, je ne l'aurais jamais deviné.D'ailleurs ça ne l'était pas.On avait différé la réception d'un jour, un peu comme quelqu'un qui dirait qu'il fêtera Noël le 28 décembre parce que c'est la seule date de libre qui reste sur son agenda.Ce n'était pas hier, c'était jeudi la fête des Italiens.D'ailleurs, entre nous, ils s'en sacrent un peu.Rien à voir avec un 14 juillet français ou avec une victoire en coupe du monde de soccer.Pas de grandes réjouissances populaires.Mais de là à faire la gueule comme hier midi au consulat.cout'donc, si vous aimez pas ça la république qu'est-ce qui vous empêche de remettre un roi, ou un pape.y'en a un pas loin.Outre les consuls, il y avait le ministre de l'Immigration Gerald Godin, sa sous-ministre, quelques PDG, un ou deux architectes, des médecins et la chroniqueuse mondaine de la Gazette, une petite vieille avec un chapeau du même vert que les olives, qui consignait soigneusement les noms de toutes les personnalités présentes, par ordre hiérarchique bien sûr.J'ai rencontré aussi un drôle de bonhomme, radiologue, qui m'ayant entrepris sur je ne sais trop quoi, m'a demandé abrup-tement: * Parlez-vous anglais?».et d'ajouter avant que je puisse répondre : «Moi je ne parle jamais français.C'est ma façon de protester.Je refuse qu'on m'impose la langue dans laquelle je dois mfexprimer ».Par solidarité, pour protester moi aussi, j'ai décidé, sur le champ, de ne plus parler que le turc.Et notre conversation a tourné court, je me demande encore pourquoi.De retour au bureau j'ai rendu le pantalon et les souliers à Gobeil.Il m'a dit : « Tu devrais les acheter, ils te font bien ».Il tombait mal.Je suis pas le genre à bouffer des sandwiches roses pour me payer un costume! \u2022 Pour finir, une petite joke qui n'a rien à voir.Avant de jetter votre Télé-Presse de la semaine dernière, ouvrez-le une dernière fois à la page 20.Vous voyez l'annonce, dans la première colonne?« Il n'y a aucun additif chimique dans le beurre \u2014 voir en page couverture».eh bien allez-y voir en page couverture!.Quelle tartine, hein! h Oubliez votre q hernie Avec h méthode moderne des CEINTURES MYQ-KLEBER pour HERNIE INGUINALE, SCROTAIE, OMBILICALE Ces ceintures exclusives renforcent vos muscles et tiennent vos organes en place comme avec vos mains, sans ressort, ni coussin.Léger flexible et lavable, garantie pour 1 an.Myo-Kleber est vendu dans 14 pays.RENSEIGNEMENTS ET CONSULTATIONS GRATUITES LES CEINTURES HERNIAIRES .DE LYON INC.4338, rue St-Denis 849-2407 Aussi disponible: Ml «i fw ! Rencontrer une personne avec les mêmes goûts, les mêmes affinités AIMER PARTAGER N'est-ce pas là un idéal que chacun de nous caresse au fond de son coeur?ENFIN! m DONNER UN VISAGE À VOS RÊVES» OUVERT: lOhà 21h 524-1176 Institut de to Recherche Humaine 847, rue Cherrier (Métro Sherbrooke) Montreal Quebec .529-3363 Chicoutimi 696-1666 les extra-terrestres Comment les accueillir! Conférence d'information avec diapositives Renseignements: 382-1645 ou 388-3797 DIMANCHE 5 JUIN tn anglais à 13H30 M français à 15M0 ENTRÉE GRATUITE YMCA 1745, boul.Décarie Ville Saint-Laurent MARDI 7 JUIN \u2022nangbità I9M0 an français à 20130 MAMMA DIANA 545, im fltvry «t (métro Hatri-towant) Entrer.Adulft» $3 Elwiiont» «i op d'or $1 DÉMISSION DE DEUX MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Malaise profond au sein de l'oeuvre des Petits Frères des Pauvres L'oeuvre des Petits Frères des Pauvres, qui compte vingt ans au Québec cette année, est secouée par un profond malaise.Deux membres importants du conseil d'administration, le père Emile Legault, père de Sainte-Croix, et M.Jean Campeau, président de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, viennent de démissionner parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la manière dont est dirigé l'organisme.LllYTASSO Le père Legault ne veut pas « jouer le rôle de pion sur l'échiquier des Petits Frères », et M.Campeau a des réticenses face à certains de leurs grands projets, estimant que l'objectif principal des Petits Frères est de s'occuper «d'abord et avant tout des personnes âgées ».C'est ce qu'ils ont déclaré à LA PRESSE au cours d'une entrevue.Une troisième membre du conseil d'administration, Mme Juliette Huot, nous a confié qu'elle allait démissionner.Elle ne veut plus, dans les conditions actuelles, associer son nom à celui des Petits Frères.Une longue enquête Saisie d'un malaise persistant chez les Petits Frères, LA PRESSE a enquêté ces derniers mois à leur sujet, interrogeant plus d'une trentaine de personnes : petits frères mécontents, anciens petits frères \u2014 depuis deux ans, plus de 20 ont quitté ou ont été « virés », comme ils disent \u2014 bénévoles, personnes connaissant de près l'oeuvre et membres du clergé.Il ressort de ces entrevues que les Petits Frères ont plus d'une fois négligé la dimension spirituelle de leur vocation, oubliant par exemple, qu'ils sont une oeuvre charitable vivant de l'argent du public : de fortes sommes d'argent ont été investies dans des projets grandioses, le personnel est rudoyé moralement.Informés de l'enquête de LA PRESSE, le Père Legault et de M.Campeau, ont enquêté à leur tour et ont décidé de quitter.Pour se retirer sans bruit, ils ont invo- photo Pierre McCann, LA PRESSE Jean-Claude Ricourt que, l'un des raisons de santé, l'autre le manque de temps pour s'occuper, comme il le faudrait, d'un organisme d'une telle envergure.En effet, les Petits Frères des Pauvres recueillent plus d'un million de dollars par an auprès du public.Interrogé au sujet de ces démissions, M.Jean-Claude Ri-court n'y voit rien d'extraordinaire.« Il n'y a rien là, c'est leur décision », estime-t-il.Compte-t-il les remplacer?Il le fera « quand ça va être le temps ».Les trois démissionnaires étaient les garants de l'oeuvre auprès du public, les seuls vraiment de l'extérieur.Car si le conseil compte deux bénévoles de longue date, Mme Rose Bélair et M.Lionel Barbeau (vice-président ), ceux-ci sont pour ainsi dire de la maison.Deux petits frères sont membres du conseil d'administration : M.Jean-Claude Ri-court, qui en est le président et aussi le directeur général de Jean Campeau l'oeuvre, et M.Hubert de Ravi-nel.Le Père Legault et Mme Huot n'avaient assisté qu'à deux ou trois réunions; ils n'étaient pas au courant de ce qui se passait lorsqu'ils étaient absents car ils ne recevaient pas les procès-verbaux.Qui trop embrasse, mal étreint M.Campeau a été, durant un an et demi, un administrateur actif.Sans vouloir faire de repro ches aux Petits Frères \u2014 « C'est du bon monde, peut-être pas de bons administrateurs » \u2014 il trouve que l'achat d'un domaine à Saint-Donat, en l'occurrence le domaine Asselin que les Petits Frères ont payé $235 000 l'année dernière pour offrir des vacances sociales aux familles, ne cadre pas avec les buts poursuivis par l'oeuvre.Même chose pour le projet de $6 millions et demi de dollars appelé La Cité des Âges parce qu'on veut y mêler les gé- nérations : trois quarts des logements seront occupés par des adultes (familles, célibataires) et un quart par des personnes âgées.Même si la Société d'hypo thèques et de logements en garantit le financement, et même s'il relève d'une corporation sans but lucratif autonome : Habitat Famille/Troisième Âge dont le' conseil d'administration est majoritairement composé de Petits' Frères.« Qui trop embrasse, mal étreint », estime M.Campeau.^ Une réorientation nécessaire Bien qu'il soit démissionnaire, ce dernier ne se désintéresse pas des Petits Frères des Pauvres, à cause de ce qu'en attendent tel; personnes âgées de Montréal; pauvres et isolées.L'oeuvre vit de fonds publics et doit justifier jusqu'au dernier cent qu'elle re*l çoit.Il la veut irréprochable et' pense qu'une réorganisation, avec du sang nouveau, est néces-, saire; qu'il faut plus de rigueuf* dans l'administration.Aussi serait-il prêt à jouer le rôle de coni* ( sultant auprès de ceux qui parti ciperont à sa réorientation et à son développement.Rarement a-t-on vu une oeuvre qui ait su captiver autant le coeur des Québécois.Fondée en 1945, en France, par Armand Marqui-set, elle s'est implantée à Mont; réal fin 1962, mais a commencé ses activités au printemps de 1963.Son slogan « les fleurs avant le pain » et l'exemple des petits frères qui prononçaient des voeux annuels de pauvreté, d'obéissance et de chasteté, lui a valu de nombreux appuis.Alors que les premières années, les.petits frères (sans majuscule alors) recevaient leurs fonds de France, aujourd'hui, le public leur répond plus que généreusement.Mais si l'oeuvre continue à prôner les fleurs avant le pain, son orientation a changé et sa dimension spirituelle a disparu : les Petits Frères ne font plus de voeux.Ils se marient et sont salariés.On accepte les femmes dans leurs rangs.À Montréal, on compte actuellement une quarantaine de « petits frères », dont la moitié sont des femmes.Expro: l'enquête publique coûterait moins que les $415 790 prévus m ?L'enquête publique sur les conditions de santé et de sécurité aux installations de l'usine Expro, de Saint-Timothée, coûtera aux contribuables québécois moins d'un demi-million de dollars.Compte tenu de la prolongation de l'enquête jusqu'au 1er septembre, l'équipe sous la direction du juge René Beaudry a à sa disposition un budget de $115 790, mais il est presque assuré que la facture totale sera inférieure à cette somme.Aux deux enquêtes qu'il a présidées antérieurement, le juge Beaudry a toujours retourné au gouvernement un montant important qui n'avait pas été dépensé.En 1975-1976, l'État québécois avait épargné environ $230 000 sur la somme initiale de $750 000 prévue pour l'investigation sur l'amiante.En 1980-1981, l'enquête sur l'effondrement de la mine Belmoral en Abitibi s'est soldée par un surplus de près de $300 000 sur un budget d'environ $1 million.« On fait attention à l'argent, on ne fait pas de dépenses inutiles.Il n'y a pas cinq cents qui soit dépensé sans que je signe une autorisation », a explique hier le juge Beaudry dans une entrevue.Un double contrôle des dépenses est effectué à Québec par de hauts fonctionnaires, a poursuivi le magistrat, qui a refusé tout émoluement supplémentaire pour présider les travaux de la commission, se contentant de son salaire de juge du tribunal du Travail.Par contre les commissaires André Courtois (ingénieur chi- miste) et Louis Drouin (spécialiste de la santé au travail ) sont payés $350 par jour, plus les frais, ce qui tient lieu d'indemnité pour leur manque à gagner occasionné par le congé sans solde obtenu de leur emploi habituel.Voyages L'enquête publique pourrait bien se déplacer en Europe où certains de ses membres iront visiter, à la fin de juin, des installations d'usines de productions d'explosifs en France et en Suède.Il s'agit toutefois d'un projet qui n'a pas encore reçu l'autorisation officielle des hautes autorités gouvernementales, mais son acceptation est plus que probable.Cette enquête ne se résume pas seulement aux audiences publi- ques.Toute une équipe technique*, a visité de fond en comble les 225 bâtiments de l'usine Expro.ACHETEZ DIRECTEMENT I i I Dirigée par le coordonateur?Laurier Juteau, cette équipe collaborera à la rédaction de la sec-I tion technique du rapport.Le toxicologue Louis Jacques, le chi-* miste Jean-Pierre Farant et l'hy-.giéniste industriel Michel Dubeau j participent activement aux travaux.\\ Le rapport d'enquête qui doit être publié sous peu ne s'inspira heureusement pas seulement des: séances publiques puisque les recherches objectives effectuées» dans l'ombre par ces spécialistes-permettront de mieux éclairer la \\ commission que les audiences* qui, vu leur tournure, dévient! souvent de leur véritable objectif.: \u2014 Presse canadienne DU MANUFACTURIER Ensemble 3 pieces Incluant: éclairage intérieur, bar, compartiment T.V., portes de verre avec charnières.96\" largeur x 15\" profondeur x 77\" hauteur.4 couleurs disponibles: chêne JL 1 clair, amande, pacane et noyer.W o°°$ 49900$ unité de noyer seulement, pour foi 50 premiers clients.ÉLÉMENT 3 PIÈCES FINI NOYER INCLUANT: Bar, compartiment TV, compartiment stéréo et disques, portes de verre fumé et éclairage intérieur.78\" largeur x 15\" profondeur 68\" hauteur Heure* d'ouverture Lundi, mardi, mercredi 9.h00 o I8HOO Jeudi: 9h00o21h00 ' Vendredi 9hOO a 18hOO OUVERT DIMANCHE lOhOOÀ 16h00 \u2022 FERME SAMEDI - VISITEZ \\ \\ NOTRE /SALLE DE MONTRE / OUVERT LUNDI DE 9h À 18h FURN ALLE $299 Ëme.8495, boul.Décarie du nord de la rue Jean-Talon'et ou sud du boul Métropolitain 340-9400 I A 6 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse MICHEL ROT éditeur adjoint LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JUIN 1983 Peur goûter le pain de Steinberg Lorsque, le 8 avril dernier, les Aliments Steinberg Ltée ont annoncé que la compagnie prévoyait fermer définitivement sa boulangerie le 6 août prochain, meiiant alors à pied 465 employés, chacun s'est dit qu'un tel malheur ne pouvait se produire.De fait, neuf jours plus tard le syndicat se disait prêt à négocier, reconnaissant implicitement que la situation privilégiée de ses membres se défendait difficilement face aux déficits de la boulangerie.Il semblait possible d'accepter un gel des salaires et même une éventuelle diminution de salaire des employés.Encore neuf jours plus tard, employeur et syndicat déclarent que la discussion se déroule positivement, qu'on conserve des lueurs d'espoir et qu'on envisage la possibilité d'éviter la fermeture de la boulangerie.Mais il faut accepter, chez les syndiqués, des pertes de salaire allant jusqu'à $8,000 par année.Ce qui signifie que la négociation va bon train et que le malheur semble évité, grâce aux concessions des employés.Mais non, rien n'est réglé.Steinberg vient de confirmer que l'entreprise fermera les portes de sa boulangerie le 6 août, entraînant la mise à pied de ses 465 employés.Les négociations ont achoppé et il n'est pas question de les reprendre.Pourquoi?Parce qu'une question semble insoluble autant pour la partie patronale que pour la partie syndicale; elle concerne le certificat d'accréditation.Non pas que les questions monétaires aient été réglées: le syndicat préférait discuter les demandes à incidence monétaire lors des négociations avec les employés d'entrepôt.On sait cependant que la partie patronale, qui voulait diminuer les salaires des employés d'environ $100 par semaine, en plus des coupures dans les avantages sociaux, avait réduit sa demande à $40 par semaine.C'est pourquoi l'espoir de règlement grandissait.Mais si les employés de la boulangerie voulaient attendre les négociations des employés d'entrepôt, c'est que les deux groupes sont régis par une même convention.Ils y trouvent des avantages évidents, principalement au plan de la sécurité d'emploi et de la pression qu'ils peuvent exercer sur l'employeur en temps de conflit.Par ailleurs, la partie patronale doit subir les inconvénients de ces avantages: elle n'aime pas que les employés en trop de la boulangerie se retrouvent tous à l'entrepôt et que les 1,500 employés réunis puissent lui imposer leurs volontés.La tactique a déjà fait ses preuves: ce n'est pas par hasard que les employés de Steinberg bénéficient encore de salaires qui dépassent de 33 pour cent ceux que l'on trouve ailleurs dans la même industrie.C'est Steinberg qui a accordé ces salaires que son administration actuelle trouve excessifs.Et c'est maintenant qu'elle paie Se prix de la paix qu'elle avait achetée.Pour le syndicat, absolument pas question de scinder l'accréditation; pour I employeur, pas de négociation sans la scission.C'est une impasse qu'on ne peut se permettre parce qu'on ne peut accepter la mise à pied de 465 personnes dans la période de chômage actuelle.Une solution demeure: que le ministère du Travail délègue un de ses experts qui analyserait la solution le plus objectivement possible et qui, à la lumière d'autres études déjà commandées par Steinberg, fasse ses recommandations aux deux groupes, respectant autant la survie de la compagnie que les besoins normaux des syndiqués.Là, il faudra peut-être établir de nouvelles priorités, chez les uns comme chez les autres.Mais il faut trouver la solution qui sauve la survie de ! ensemble.Jean-Guy DUBUC Explication malveillante Une explication qui a cours, à la suite du changement de personnel à la direction des bureaux de Washington chargés des affaires de TAmérique centrale, veut que l'assassinat d'un conseiller américain dans la capitale du Salvador ait créé une telle émotion en haut lieu que le secrétaire d'État ait décidé de nommer des hommes nouveaux: remplacement de l'ambassadeur Hinton à San Salvador, éloignement de M.Thomas O.Enders et envoi d'un ambassadeur itinérant dans la région, en la personne de M.Richard Stone.L'envoi de M.Stone, décidé il y a plusieurs semaines, ne saurait être relié à des développements récents.Pour les autres rétrogradations et nominations l'explication est légèrement malveillante, dans la mesure où elle laisse supposer que la mort d'un conseiller américain compte plus que les cadavres de 40,000 victimes sal-vadoriennes de la guerre civile.Il est peut-être scandaleux mais absolument certain que la vie d'un être a, objectivement, plus de prix aux État-Unis que dans un pays pauvre et déchiré.La vie humaine a aussi sa bourse des valeurs.L'assassinat du commandant Albert Shaufelberger, abattu dans des circonstances étranges, pendant qu'il attendait une amie à la porte d'une université, ne pouvait que soulever beaucoup d'émotion au sein d'une administration soucieuse d'éviter le guêpier du Vietnam, qui se défend bien de mettre la main dans l'engrenage.Le même souci guide l'administration Reagan quand elle annonce qu'une équipe médicale part pour le Salvador.Cette équipe, insiste-t-on, qui comprend une ving- taine de personnes, va aussi s'occuper des «civils».Il reste qu'il s'agit essentiellement d'une équipe militaire allant à la rescousse d'une armée (l'armée salvadorienne) qui perd beaucoup de sang.Les États-Unis ne font pas la guerre en Amérique centrale: ils font la télé-guerre, si on peut associer les deux mots.C'est ainsi que c'est au Honduras que seront entraînés pour le combat contre les rebelles plus de 2,000 soldats.Une centaine de cadres de l'armée américaine donneront l'instruction.Faut-il supposer que toute solution politique est exclue?Dans sa conférence de presse M.Shaltz a énoncé les quatre principes qui guident l'action des États-Unis: encourager le développement économique; soutenir les institutions démocratiques; aider amis et alliés à ériger un rempart solide contre les tentatives de déstabilisation; soutenir (rechercher?) un règlement politique.Ce que M.Shultz veut probablement dire par un «règlement politique», en ce qui concerne le Salvador en tout cas, c'est la tenue d'élections.Il y eut des élections en mars Tan dernier.On en prévoit d'autres pour décembre prochain.Les rebelles ne veulent pas participer au scrutin.À quoi sert de mener à l'abreuvoir un cheval qui n'a pas soif?D'où cette proposition, souvent avancée, d'une négociation directe entre les rebelles armés et les ultraconservateurs qui sont au gouvernement.A quoi l'administration Reagan répond que la vraie démocratie passe par la boîte de scrutin.Et il faudra passer plutôt deux fois qu'une, si des élections nouvelles doivent avoir lieu dans 6 mois.Encore Kadhafi La radio de Toronto (CBC Toronto) donne une nouvelle étonnante: le réacteur Can-du, vendu par le Canada à l'Argentine, sert à pourvoir en armement nucléaire le colonel Kadhafi, président du Conseil de la Libye.L'information est démentie par l'Argentine.Il aurait fallu demander à M.Ariel Sharon, ce ministre israélien qui a fait une entrée tapageuse à Montréal cette semaine, ce qu'il en P6\"86 Guy CORMIER oiem $oQ JAi cpuBuepues A MOV ACT,'F / h i 8tEN SÛQ J&>, DANS HOKJ VBOUE.T&MPS, Pi (pué d?UG.J-
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