La presse, 6 juin 1983, B. Vivre aujourd'hui
[" AUJOURD'HUI CAH1 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 JUIN 1983 DE L'UNE A L'AUTRE 12 ENFANTS, 64 PETITS-ENFANTS ET 58 ARRIÈRE-PETITS-ENFANTS Playboy et les femmes \u201elln mnriririo rn cû f*iï# ri rlonv « Une femme à la présidence Mais la provenance de l'ar I I IllUilUUvf %U 5lV?lUIT vî vivîU>V de la compagnie: Christie tient ne dérange nas tout le I w O Une femme à la présidence de la compagnie: Christie Hefner, (la fille de Hugh).Une directrice des affaires publiques et directrice de la Fondation Playboy, aux références impeccables, venue tout droit des mouvements féministes: Rebecca Sive-Tomashefsky.ANNE RICHER Voilà comment, en nommant des femmes à des postes importants, le « sympathisant » féministe Hugh Hefner pense peut-être neutraliser la contestation contre le contenu de Playboy.Voilà comment les entreprises Playboy s'y prennent pour dire aux femmes, aux féministes plus particulièrement, combien on les aime et combien on comprend les causes qu'elles défendent.On n'accorde évidemment aucune attention aux groupes qui luttent contre la pornographie, sauf en les dénigrant.Un autre moyen est peut être de les acheter, sous le prétexte fallacieux d'endosser leur cause.Depuis sa mise sur pied en 1964, la Fondation Playboy, une division des Entreprises Play-boy, a donné 25 p.cent du budget total de 7 millions en subventions pour venir en aide aux mouvements américains qui s'occupent des droits de la femme.Le reste a été partagé entre les divers groupes engagés dans la réforme du système pénitentiaire, dans le contrôle des armes à feu, dans la réforme des lois sur les narcotiques, etc.Rebecca Sive-Tomashefsky, dont le mandat est de manipuler et distribuer le demi million de dollars annuel de la Fondation, avec toute la liberté voulue, a donné entre autre depuis sa venue à Playboy, $15,000.au Comité national pour le droit à l'avortement.(NARAL).Devant une générosité aussi paternelle, surtout venant d'une femme, comment oser protester?Playboy veut venir en aide aux féministes.Il y tient.Il offre de les aider, si leur philosophie rejoint la sienne, même si elles n'ont rien demandé, comme le National Organization for Women, qui a refusé.Playboy voulait l'aider dans sa lutte pour l'avortement.En recevant l'argent de Playboy, certains groupes, comme la Fondation Ms pour les femmes, ont cru qu'il s'agissait d'une forme de « réparation » de Playboy pour le tort fait aux femmes.Mais à la réflexion, la présidente du Conseil d'administration du groupe, Gloria Steinem, a décidé de ne plus accepter d'argent et même de rembourser en entier tout ce que l'organisme a reçu depuis 1978, soit la somme de $11,000.Rebecca Sive-Tomashefsky ne comprend pas.Elle rappelle au cours d'une entrevue publiée dans Playboy que les féministes ont lutté pour la libération sexuelle.A une époque où personne ne voulait endosser cette cause, Hugh Hefner lui, l'a fait, dit-elle.«Les féministes qui n'approuvent pas la revue et son contenu devraient examiner les réticences inconscientes face au sexe, à cause du climat dans lequel nous avons été éduquées ».Et elle déclare au cours d'une autre entrevue: « Je n'ai pas de problème avec la nudité, rappelant en cela l'une des principales « vocations»» de Playboy.La revue en est une de divertissement pour hommes.Et ce divertissement comprend également les femmes nues ».Mais la provenance de l'argent ne dérange pas tout le monde.Ainsi la directrice d'une groupe « Catholics for a free Choice » a déclaré: « Je n'ai jamais pensé que d'accepter de l'argent de quelqu'un supposait que nous endossions sa cause, mais plutôt qu'il endossait la nôtre » Christie Hefner, de son côté n'hésite pas à vanter les mérites de l'organisation Playboy qui est loin d'exploiter les femmes, affirme-t-elle, dans un article qu'elle signe dans le Crain's Chicago Business.Les jolies lapines des Clubs sont bien payées et respectées.Son1 père, dès 1960, a imposé que les, femmes soient directrices du personnel dans ces Clubs, afin qu'elles soient vigilantes sur la question du harcèlement sexuel, « un problème qui n'était même pas reconnu il y a 20 ans ».Play-boy à son avis, joue un rôle social de premier plan, par son implication dans le milieu, en s'irnposant comme le chien de garde des libertés civiles et personnelles.Les « playmate », ces jeunes femmes du milieu de la revue, et toutes les autres sont payées en moyenne $12,000.pour des séances de photos où elles sont traitées avec respect.Elles reçoivent d'autres bénéfices si elles deviennent porte-paroles de la compagnie et sont souvent approchées pour devenir mannequins ou actrices.Bref, voilà des femmes heureuses que de vilaines féministes voudraient priver de travail, laisse-t-on entendre.Playboy s'est servi des femmes déshabillées pour faire des affaires d'or, depuis le début de son existence.Il se dit sans doute qu'il n'y a qu'à récupérer les femmes habillées pour éviter le pire.En effet, les affaires vont mal: Playboy perd de l'argent.Et diviser les féministes est une vieille tactique.Prendre ou ne pas prendre l'argent de Hefner?Les idéalistes refusent.Les pragmatiques ne crachent pas sur la main qui donne.Playboy cherche-t-il à se rendre sympathique auprès des groupes de femmes?Cela parait assez clair.Mais ses tentatives sont pour le moins assez grossières et maladroites.Combien d'argent devra-t-il encore investir, par le biais de sa Fondation pour qu'il puisse continuer son oeuvre de « divertissement » auprès des hommes, sans être dérangé par le mouvement anti-porno?Hugh Herner pense sans doute que tout s'achète y compris les féministes.La pornographie Le Regroupement des femmes de la région de Québec contre la pornographie, fait le lancement aujourd'hui de la dernière publication de Micheline Carrier: « La pornographie, base idéologique de l'oppression des femmes ».La journaliste, féministe militante poursuit sa réflexion dans un domaine, qui a pris depuis quatre ans beaucoup de son temps et de son énergie.Le nouveau livre de 80 pages, est disponible aux Publications Apostrophe, 1337 ave Maguire, àpp 1, Sillery, Québec, GIT 1Z2.Renseignements: 681-2910.Deux journées de rencontre entre femmes de la Rive-sud, les 7 et 8 juin: des ateliers, des conférences, du théâtre, des kiosques d'information.Une occasion de se découvrir et découvrir les autres.Si vous avez des problèmes de transport, votre CLSC essaiera de vous aider.Vous devez d'ailleurs vous inscrire à cet endroit.Le symposium aura lieu au Cégep Cham-plain,.900 Riverside Drive, St-Lambert.Pour plus de renseignements: 454-4671.et peut durer 70 Droit comme un peuplier à 93 ans, «digne et respectable » comme le qualifierait un Homère, Elphège Lagacé proclame : « Un mariage, ça se fait à deux ».Il parle en connaissance de cause : il y a 70 ans qu'il a épousé Bertha Soly, sa cadette de cinq ans.Bertha, elle, toute menue aujourd'hui, le visage rose rayonnant de bonheur, parle peu; ou plutôt laisse parler ses yeux d'un azur merveilleux qui sanctionnent, presque par avance, tout ce que dira son mari, volu-bile à souhait et ne manquant pas d'esprit.LILY TASSO_ « À 23 ans, j'ai pris le risque de l'épouser, alors qu'elle ne connaissait rien à l'agriculture », lance à la blague cet homme de la terre, pour ajouter aussitôt : « C'était une femme de première classe ».Dans la bouche d'un mari aimant et sensible, cette expression traduit 70 ans de vie commune sans une seule dispute.«Quand c'était le temps de se taire, je me taisais; quand c'était le sien, elle se taisait », explique-t-il.Et Bertha de préciser: «On n'a jamais élevé la voix dans notre vie ».Tous deux savent qu'« une vie n'est pas faite rien que pour en jouir».C'est sans doute pourquoi ils ont savouré les joies que leur ont données leurs enfants.Douze sont vivants et parmi eux, deux que l'on connaît bien : Bernard, l'organiste, et Pauline, Soeur Marie de l'Eucharistie, cette héroïque religieuse du Saint-Sacrement qui a fondé un orphelinat au Liban, il y a 25 ans.Depuis l'enfance Fils et fille d'agriculteurs, Elphège et Bertha se connaissaient depuis l'enfance.Ils habitaient le même rang, à Saint-Hyacinthe-le-Confesseur, et allaient ensemble à la petite école.Mais à 16 ans, Elphège, ayant perdu son père, avait déjà pris en charge la ferme familiale de 300 acres.Bertha, elle, continuait son piano et cultivait des fleurs.Les années passent, et Elphège, devenu un beau jeune homme « pas mal effronté», fait maintenant le tour des belles que lui présentent ses frères dont l'un est vicaire à Saint-Grégoire.Toutefois, ses soirées se terminent chez Bertha, courtisée par plus d'un prétendant.Il chante, elle l'accompagne.Elle est conquise.«Je l'ai enlevée à un bon parti de Sainte-Rosalie, j'en ai eu de la peine», se vante le nonagénaire avec un sourire où l'on décèle une certaine fierté.Leur mariage est célébré le 10 juin 1913, à 9 h du matin, par le père Eugène Lagacé, frère du marié, à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, nouvellement rénovée.Dans le cortège de voitures aux chevaux pavoises, roulent aussi deux automobiles Ford, véhicules rares à l'époque.Le soir même, les nouveaux mariés prennent le train pour Lewiston, dans le Maine, où les attendent sept tantes paternelles d'Elphè-ge, prêtes à les gâter.L'une d'elles, veuve et riche, va même jusqu'à louer une « machine », avec chauffeur, pour leur faire visiter les alentours.Ce fut le seul voyage de leur vie.Un voyage dont aucun détail n'est oublié, depuis leur «cabine» dans le train, tapissée de miroirs gênants, jusqu'au steward zélé qui interrompt leur nuit de noces trois fois sous prétexte de vouloir les servir! La vie de ménage Bertha fait vite son apprentissage de fermière, dans les \u2014\u2014 m I v\\ /;:\";'v Bertha et Elphège Lagacé champs, aux côtés de son mari qui élève des pur-sang : chevaux belges \u2014 il est parmi les premiers à en importer \u2014 moutons Oxford, porcs Tamhort, vaches Ayrshire.Elle trait justement les vaches et conduit tous les matins le beau buggy d'Elphège attelé à la jument grise pour livrer cinq gallons de crème à un restaurant de Saint-Hyacinthe.Une année n'est pas passée qu'elle met au monde un fils, Jean-Paul.« Un premier beau cadeau », commente Elphège.Les 15 autres enfants augmenteront la maisonnée au fur et à mesure, huit garçons et autant de filles, dont trois, un fils et deux filles, meurent en bas âge.À la maison.Bertha doit suffire à tous et à tout.Nourrir son monde et prévoir constamment d'une saison â l'autre, les provisions d'hiver quand tout est vert, et les blocs de glace pour l'été quand la nature est encore endormie sous la neige.Tisser des couvertures après avoir cardé et filé la laine des moutons.Tricoter aussi pour habiller chacun quand ce n'est pas sur son « moulin à coudre » qu'elle confectionne les vêtements.Puiser sa confiance dans la foi La vie s'écoule, simple, avec ses hauts et ses bas.Ses divertissements aussi tout comme ses moments de recueillement.Si les samedis soirs, on danse au son du violon de Jean-Paul, c'est tous les soirs que la famille récite le chapelet à genoux.Elle puise sa confiance en Dieu.«Si vous ne le mettez pas dans votre vie et que vous réussissez, c'est par accident », estime Elphège.C'est cet abandon à la Providence qui a permis aux Lagacé de supporter les épreuves cruelles qu'ont été la perte de quatre de leurs enfants, dont l'un tué dans un accident de la route avec sa femme.On n'en parle pas durant l'interview, de peur de les émouvoir.Il faudrait, par contre, passer des heures entières si l'on voulait tout entendre sur leurs enfants, leurs 64 petits-enfants et 58 arrière-petits-enfants.Sans oublier la perspective de voir amorcée la cinquième génération, deux arrière-petites-filles étant mariées! Depuis deux ans, Elphège et Bertha vivent chez leur fille Françoise et son mari, Gilles Normandin, eux-mêmes parents de 13 enfants dont plusieurs sont mariés.C'est dire que l'animation ne manque pas dans leur belle maison à East-Farnham, en Estrie, où ils ont construit un appartement complet et indépendant pour le chef de leur famille, le « patriarche » et leur chère ma- Photo René Picard, LA PRESSE man.De cette dernière, une de ses filles dira, qu'elle est «une montagne de bonté ».Et Françoise de renchérir, à propos des deux et avec beaucoup de coeur : « C'est un privilège de les avoir ».Elphège a la nostalgie de ses érables au bord de la Yamaska.« Ici, c'est beau, mais ce n'est ja: mais comme chez nous, où on a passé notre vie », confesse-t-il.Dans le patio qui commande une vue extraordinaire sur la forêt et les champs, il se balance, médite en écoutant le chant des oiseaux et se sent comblé : « On aimait tout ce qu'on faisait.On a su partager, du fond du coeur, les joies et les peines ».N'est-ce pas cela qui a entretenu aussi la jeunesse de leur esprit et leur fraîcheur d'âme?INC 1036, rue Ontario est 781, rue Jean-Talon est \u2022 V angle Amherst 522-6338 face au métro 272-7222 1 m vous la.jouez-vous À3ouÀ 4?.V.-,; \\m/fm \u2022 \u2022 \u2022 B 2 LA COURSE A VOILE EN DOUBLE LORIENT-LES BERMUDES-LORIENT Les records tombent LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 JUIN 1983 i ¦ t » » i i i Les records tombent à un rythme accéléré sur l'Atlan-tique-Nord où 36 grands voiliers s'affrontent dans la course en double Lorient-Les Bermudes-Lo-rient.Les bateaux du peloton de tète ont passé le cap de la mi-course en côtoyant la bouée-témoin des Bermudes, dans la nuit de samedi à dimanche, et ils ont entrepris leur difficile remontée vers Lo-rient qu'ils atteindront sans doute vers le 15 juin, après plus de 6,000 ¦ milles en mer.Le voilier canadien Transat Tag Québec, du skipper Michael Birch, de Vancouver, a franchi cette bouée un peu après une heure du matin, dimanche, et était au septième rang des participants.Le catamaran, considéré comme un des plus rapides au ?monde par vent portant, ce qu'il connaît actuellement dans sa remontée vers Lorient, est en excellente position pour amorcer un sprint.Birch a plus que cette course à gagner.Il se classe actuellement deuxième au championnat du monde des skippers dans cette catégorie de courses transocéaniques.En terminant troisième, il raflerait le titre, devenant ainsi » \u2022 \u2022 i \\ « » i mm le premier champion officiel de ce circuit dont les courses se déroulent sur une période de quatre ans.Riguidel en tête Par ailleurs, le vétéran Eugène Riguidel était heureux d'avoir passé la bouée-témoin en tête de la course, affirmant qu'il avait ainsi prouvé aux nombreux critiques que son trimaran, le Wil-liam-Saurin, était plus rapide qu'on le prédisait.Il a même battu un record de vitesse en atteignant 32 noeuds.Riguidel prévoit qu'il devra maintenir une moyenne de 16 noeuds pour espérer gagner Lorient en premiere position.Il se méfie notamment des catamarans parfois plus rapides sur de tels parcours.Le catamaran Jet Services, qui a cté aménagé en vertu des dernières données techniques, est actuellement deuxième, après avoir figuré en 28ème position à un certain moment.Rappelons que les propriétaires du Jet Services et ceux de plusieurs autres des voiliers participant à cette course seront également de la course transatlantique Québec \u2014 Saint-Malo qui débutera le 19 août 1984.Danny Meyer, 10 ans, entreprend aujourd'hui une course qui le mènera de Vancouver à Niagara Falls.Souffrant de difficultés d'apprentissage, l'enfant veut prouver qu'il est possible de surmonter ces problèmes.phot0 PC DANNY SOUFFRE D'APHASIE Il entreprend sa plus grande course à 10 ans SURREY, C.-B.(CP) -Danny Meyer a des problèmes d'élocution et d'apprentissage et souffre de troubles respiratoires.Mais pour ce qui est de courir, le garçon de dix ans est déjà un expert.Il a participé à sept marathons, y compris ceux de San Francisco et de Boston.Et aujourd'hui, il entreprend avec son beau-père sa plus grande course, depuis Vancouvt»r jusqu'à Niagara Falls et de là, jusqu'à Boston.Les deux espèrent avoir terminé le parcours le Jour du travail.Danny a des problèmes d'élo-cution parce qu'il souffre d'aphasie.Il est également dyslexique et a par conséquent de la difficulté à lire et à écrire.Il avait de fréquentes attaques d'asthme jusqu'à l'an dernier, alors qu'il a commencé à courir.L'objectif de la course qu'il entreprend avec son beau-père est de faire connaître aux gens les problèmes des enfants qui ont des difficultés d'apprentissage et de leur montrer que ces problèmes peuvent être surmontés.Selon la mère de l'enfant, qui suivra les coureurs dans une roulotte, les gens ont souvent pensé que Danny était arriéré.Mais depuis qu'il s'est mis à courir, Danny n'est plus rejeté par son entourage, dit-elle.Il parle plus et ne craint plus autant d'être mal compris.Danny a fait le marathon de San Francisco, l'an dernier, en trois heures 20 minutes et dans les 23 jours suivants, il a parcouru 865 kilomètres jusqu'à San Dimas, en Californie, à raison de 37,6 kilomètres par jour.Cette performance lui a valu d'être cité dans Sports Illustrated et dans Runner's World.Enfin! La célèbre chope Birks en étain est en solde! Ces* si rare ^qu'Snefautpas .^laisser passer « « ¦«* t m célèbre chope de Pamitié est ?présentement : en solde.; Avec son fond : en verre et son : dessin classi-\\ que, cette chope est un cadeau tout désigné pour le diplômé, le garçon d'honneur ou tous ceux qui apprécient la bière fraîche dans une élégante chope en étain.Notre prix courant $35.En solde, seulement $27.50 BIRKS JOAILLIERS Si vous vous êtes amusé à jouer au Go Vous aimerez le Pente tout de go! MS* w Go w* * mm ¦ I r *\u2022 « .« 1 y-/ * m* * i ' a : » » - Pente (prononcez \"penneté\") est le mot grec pour le chiffré cinq.En lisant les règles faciles, vous verrez que pour remporter la victoire il faut 5 pierres ou pions sur un rang ou 5 captures.Le Pente est une variante du jeu de Go\u2014mais if est plus excitant et un peu plus compliqué.Vous apprendrez à jouer en quelques minutes, mais il vous faudra peut-être des années pour devenir champion du monde: c'est là le défi! Il se joue sur un tablier à 2 ou à plusieurs.C'est un jeu excitant, au rythme rapide, où la tactique et la stratégie décident de la victoire ou de la défaite.Vous en raffolerez! Chez Birks, avec règles du jeu, $19.95 (Superbe tablier en vinyle se roulant dans un cylindre solide) BIRKS ïïm il J O A I L L I E Les bébés aiment Birks! Parce que leurs parents et amis s'occnpent de payer la note?Pas du tout! Ils aiment la merveilleuse variété d'objets conçus spécialement pour eux comme par exemple ceux représentés ici, en étain luisant et facile d'entretien.Nous pourrons graver sur chacun, un mot ou deux qui rappelleront l'événement à souligner.\\v.\\v?.v.v.'.v.v.w.\"'.v.v.'.v.-.v.-.v.v.v.v.v ¦\u2022\u2022 ¦\u2022¦ ¦.-.Tasse, «34.95 Bol à céréales, «34.95 Timbale \"souvenir\" avec anse en forme de cigogne, $25.00 BIRKS JOAILLI ERS Cette mallette ira loin ! 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Birks est le seul à offrir le décor \"Nature morte\" réalisé par le talentueux Roy Midwinter, de Wedgwood* Pour une période limitée, PRIX SPÉCIAUX v.;.,.-.De gauche à droite: Prix courant Prix Birks\tspécial $ 10.65\t$ 7.95 3.75\t2.80 13.95\t10.45 15.95\t11.95 .17.95\t13.45 17.95\t13.45 .29.95\t22.45 .78.50\t58.85 .37.95\t28.45 .5.95\t4.45 .27.50\t20.60 32.50\t24.35 5.75\t4.30 $175\t$122.50 $450\t$315 25% de rabais sur autres pièces accessoires et de service.BIRKS JOAILLIERS \u2014 de la rue Saint-Denis.Et c'est seule qu'elle a élevé ses deux enfants qui ont aujourd'hui atteint l'âge de la retraite, son mari l'ayant quittée alors qu'elle n'avait que 21 ans, en 1915.Elle a travaillé plusieurs années comme couturière à l'hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu et ensuite comme concierge d'un petit immeuble du quartier Saint-Louis.Elle a pris sa retraite il y a trois ans, à 87 ans.\u2022 Quelle chanson aller vous chanter tout à l'heure ?- Je ne sais pas encore.Mais pjjur le moment, c'est Francoeur (pas le rocker-prof de cégep) qui chante Amouniaen.Marie-Claire Hébert et Laurence Martel, du foyer La Provi-dence-Auciair, et Raymond Leclerc, un accordéoniste invité, Técoutent debout, silencieux.« La bonne femme a demandé ce qu'il voulait, ce qu'il souhaitait, ah, j'vou- drais ben madame.» Mais il n'y a pas que des vieux à ce Festival du Troisième âge du quartier Saint-Louis.Il y a aussi quelques dizaines d'organisateurs communautaires et autres personnes ressources qui ont monté des stands d'information : les popotes volantes, le Petits frères des pauvres, la Société Saint-Vineentde-Paul les CLSC, Kino-Québec, etc.« Ça se veut une journée d'information », explique la co-ordonnatrice de l'événement, Johanne Lambert.Une journée où les personnes âgées du quartier - elles seraient 6 000 sur une population totale de 45 000 - peuvent venir se renseigner sur les ressources disponibles, sur les services offerts.Les spectacles, prix de présence, le café gratuit et le tirage, le party, quoi, c'était pour attirer le monde.mais à lOh du matin ?Mmes Marie-Claire Hébert et Laurence Marte!, du foyer La Providence-Auclair,.participaient au Festival du troisième âge.Photo Pierre CÔTÉ, LA PRESSE -y* \u2014 Canon vous présente la machine à écrire électronique offerte à un prix qui vous permet de remplacer toutes vos machines électriques.MOI JJOUE A 4, J'PEUX \"GAGNER JUSQU'À 450O FOIS MA MISE ! .Voici la Canon AP-300.La technologie électronique au prix des électriques.Chez Canon, nous avons poussé la technologie a un tel point que nous pouvons maintenant vous offrir une machine électronique â un prix qui vous permet de remplacer toutes vos machines électriques.La nouvelle Canon AP-300.» Elle est aussi simple d'emploi qu'une machine électrique, mais avec toutes les remarquables fonctions d'une machine électronique.L'un des a van- a____m t_ \u2014 r CanonCanadalnc la APoOOestd offrir une | D^ùa^t^i^nnéieçXm^[)n correction automatique 3245 American Drtve fonctionnant de pair avec I Mtssjssauga,Ontano L4V1N4 l'affichage â 15 caractères de i Dv^m-efr^unedocumemationsuries Canon.La dactylographie apparaît 1 m^.,n«A*rr«*k*tTnn«i«r^ d'abord sur le cadran d'affichage, ainsi | toute correction peut être faite avant que le texte soit dactylographié sur le papier.De plus elle permet d'utiliser des feuilles d'une largeur de 15Vi po et possède un contrôle automatique du pas d'impression, ainsi que des dispositifs automatiques de système décimal de centrage, de renfoncement et de retour du chariot.Et toutes ces fonctions élaborées sont mises en service â partir d'un simple clavier dont vos secrétaires raffoleront dès l'instant où elles poseront les doigts dessus.Quand ce sera le moment de remplacer vos machines â écrire électriques, remplacez-les par les nouvelles machines électroniques AP-300 de Canon.Tout le monde | sera d'accord pour dire que c'est une décision tout machines â écrre électroniques Canon.?Ja-merais qu'un représentant communique mc mot I Nom _________ I Poste et socéte Adresse Ville___ Code postal Téléphone ( Province ) MlP-6-6 simplement géniale.Canon Tout simplement géniale.\t¦\u2022- :' .y .\"./: .»(\u2022.\u2022.\t\\ Si 7 .' TV \" * ¦ * tVv \u2022 ' \t\t ¦ m 1 -^0ÈÊÊk- CtST-TO MIEUX DANS L'ORDRE OU DANS N'IMPORTE QUEL ORDRE?MAIS A 3, ON A PLUS DE CHANCES ! Mi* m m '.\u2022¦ - » :;n' ¦ m ¦M ¦¦¦:n \\ ¦ ; ÇA, ÇA DÉPEND DE VOTRE HUMEUR! B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 JUIN 1983 « C'EST LA GUERRE D'USURE.» DIT UN PSYCHIATRE w L'Institut Albert-Prévost ne veut pas disparaître C'est vraisemblablement cet automne, une fois terminées diverses études en cours, que sera décidé pour de bon le JACQUES BENOIT_ sort des installations actuelles du Pavillon Albert-Prévost, aux dires du directeur général de l'hôpital du Sacré-Coeur Guy Saint-Onge.Disparaîtront?disparaîtront pas?.Fondé en 1919.établissement indépendant jusqu'en 1972, l'ex-Institut Albert-Prévost fut rattaché cette année-là à l'hôpital du Sacré-Coeur dont il devint le département de psychiatrie.Rebaptisé alors Pavillon Albert-Prévost (ce qui était une sorte de rétrogradation), il conserve néanmoins, depuis cette date, ses vastes terrains et ses bâtiments du boulevard Gouin, un peu à l'ouest du parc Bel-mont et à plus d'un kilomètre de l'hôpital du Sacré-Coeur comme tel.Depuis quelques années, toutefois, deux conceptions de ce que devraient être l'ex-Institut, son mode de fonctionnement et aussi maintenant ses installations, n'ont pas cessé de se heurter de front.« C'est la guerre d'usure », dit un des psychiatres qui y travaille, Guy Blouin.Lui-même, comme d'ailleurs le chef du département de psychiatrie, le psychiatre Jean Leblanc, leur collègue Bernard Gauthier, les psychologues Gilles Fauvel et Norma L'Heureux-Greenberg ainsi que l'ergothérapeute Franchie Chartier \u2014tous estiment que l'hôpital s'est mis en tête de grignoter le Pavillon, en le privant petit à petit de son personnel cadre et de ses différents services (radiologie, archives, installations d ' é 1 e c t r o -encéphalographie, etc.toutes disparues avec les années), ce qui ne peut mener à leurs dires qu'à une réduction de la qualité des services.La vente des bâtiments et des grands terrains où ils s'élè- vent, suivie de la construction d'un nouveau bâtiment destiné aux services psychiatriques à l'ombre de l'hôpital du Sacré-Coeur, comme le recommande une première étude de la firme Coplanam en date de l'automne 82, serait quelque chose, à leurs yeux, comme une consécration et l'étape finale de ce travail de sape.la fin de tout.« Le danger, c'est d'en revenir à une pratique centralisée (ce qui est le plus facile) comme on en faisait autrefois dans les asiles », explique le chef du département Jean Le blanc.L'administration Les opinions du directeur général de SURMONTEZ LA SURALIMENTATION avec WEIGHT WATCHERS Hôpital Neirsdfiqof it MMtréal 3101.ne Uiiiersitj Amphithéâtre Hutiliogs licksn Vos» ttei conJidemeni invite» o emuie- à la «éor>c* publique d'information de l'Hôpital Neurologique de Montreal, lemordi 21 juin 1983 a loti.MoldV tf»r dot.¦ > champ magnétique Biothérapie Jours et soirs .uiohqgt.lumbcooH outm S/NIEZ-VOUS bert a un New- VorKer -1972 à ve ndre dedétatts.570.pour plus a'» - rubrique - Inscrivez-vous chez les Weight Wat-' chers et apprenez comment dominer vos fringales.Dites adieu aux mauvaises habitudes alimentaires et prenez de bonnes habitudes qui deviendront une seconde nature chez vous.Vous pourrez ainsi perdre du poids, une fois pour toutes.JOIGNEZ LES WEIGHT WATCHERS® Perdez du poids à tout jamais POUR \u2022inscription $12 MONTRÉAL: .c|asses hebdomadaires $6 727-3788 \u2022 1ère classe: total $18 WÉj Ifttas ift I.lit 1 !I3.rtjiliùt it U ; ; ne (t ctrecrctlHE VM\\IfflPj CO nsulte 13 P* 285-7W Rabais $ 15 Perruques 4 I I « I 1 < I I Jolis modèles de la collection Simpsons Une nouvelle coiffure pour un été sans souci.Perruques d'aspect naturel en fibre modacryli-que.Offertes dans une gamme de teintes naturelles.($70) vente $55 « Rachel » \u2014 Dessus touffu, fu-selé au cou._ ($65) vente «Irène» \u2014 Modèle classique pour la femme petite.r U5 ($60) vente «Cara» \u2014 Modèle court sans souci.Les prix entre parenthèses sont les prix ordinaires de Simpsons.Rayon 219, perruques.AUREZ-DE-CHAUSSÉE, CENTRE-VILLE.Aussi à Fairview, Anjou et Laval.Pour achat en personne seulement RENOVATIONS N NOVATIONS Vous désirez changer de coiffure?Rien de plus facile! 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possible des installations actuelles et de la construction qui suivrait d'un nouveau bâtiment, « le Conseil d'administration a demandé au ministère des Affaires sociales et au Centre régional de services sociaux et de santé (CRSSS) de se pencher là-dessus », et la décision devrait être rendue une fois achevées, en juin, les trois études en cours, qui portent sur les coûts éventuels de construction; les budgets comparatifs et aussi la qualité des soins dans l'une et l'autre hypothèse.Mais reste, admet volontiers Guy Saint-Onge, qu'il y a une tendance naturelle à l'unification.« Si on avait à refaire l'hôpital, on ne ferait pas les choses sur deux terrains », et d'autant plus que les terrains de l'hôpital même ont toute la superficie voulue, dans les 25 acres,.soit grosso modo l'équivalent de ceux du Pavillon Albert-Prévost, précise-t-il.Les effectifs Autre problème également dramatique aux yeux des membres du personnel du Pavillon rencontrés par LA PRESSE, la lente réduction des effectifs spécialisés (sauf des psychiatres) et, aussi, des heures travaillées dans ce qu'on y appelle les cliniques de secteurs (il s'agit d'équipes formées de spécialistes de diverses disciplines travaillant en dehors de l'hôpital, équipes qui constituent, disent-ils, une des composantes essentielles de la psychiatre communautaire, par opposition à la psychiatrie fondée sur l'internement des malades dans les asiles).Des chiffres: de 80 210 heures qu'il était en 1976, le nombre d'heures travaillées par ces équipes est tombé en 1982 à 56 602.Côté effectifs, on déplore non seulement la diminution du personnel paramédical (on y trouvait par exemple l'équivalent de 23 psychologues à temps plein en 78, disent-ils, contre 16 actuellement) mais aussi de cadres administratifs et, il y a quelques mois, des chefs de psychologie, d'ergothérapie et du service des loisirs.Résultat, les gens, notent-ils, sont désorientés, l'enseignement et les stages qui s'y font se trouvent gravement compromis.Le son de cloche est différent du côté du directeur Guy Saint-Onge.À savoir, dit-il, que l'hôpital s'est vu imposer une réduction de budget de six millions de dollars il y a deux ans, et qu'il a fallu sabrer, c'est-à-dire abolir quelque 200 postes dont une vingtaine de cadres, « on a demandé à tout le monde de faire des sacrifices ».Même raison en ce qui regarde les chefs de discipline, alors qu'il y avait aussi, dans ce cas, un avantage secondaire, explique la directrice des services hospitaliers Suzanne Frappier-Na-deau: ainsi allait prendre fin l'habitude, chez certains, quand ils se voyaient refuser une permission par le psychiatre de l'équipe, par exemple en ce qui touchait les dates des vacances, de se tourner vers le chef de discipline, « ce qui fait que parfois en juillet on se retrouvait avec plus personne dans les équipes »>.Enfin, pour les heures travaillées dans les cliniques de secteurs, elles sont, dit-elle, les mêmes qu'en 78 qui est le point de comparaison pour l'hôpital.D'autres critiques Insuffisance du nombre d'équipes affectées aux cliniques de secteurs, retard dans la mise sur pied d'un centre de jour pour enfants, etc.les récriminations du personnel ne s'arrêtent pas là, et s'y ajoutent encore des critiques de portée gé-nérale au sujet de l'ensemble des rapports entre le Pavillon et l'administration de l'hôpital: absence totale de consultation de la part de l'administration, dit-on, volonté de rendre administrates des services qui ne le sont pas par définition, rejet de la méthode de travail en équipe.Norma L'Heureux-Green-berg, psychologue: « Tout nous est imposé d'en haut, et il n'y a aucune consultation, ce qui est opposé à notre mode de fonctionnement collégial.» Le psychiatre Jean Leblanc: « La visée est de rendre administrates des choses qui ne le sont pas.Un pavillon qui est loin, des équipes qui travaillent à l'extérieur, on se méfie de tout ça, et on veut surveiller, contrôler.» Bernard Gauthier, psychiatre: «Leur notion de productivité est aberrante en ce qui concerne la psychiatrie.Ils voient ça comme une usine de téléviseurs des années 50: les gens rentrent malades d'un bord et res-sortent guéris de l'autre.» A ces griefs, le directeur général répond qu'on a sollicité à deux reprises l'avis des psychiatres, en 81 et 82, sur les compres-sions à effectuer, « mais on n'a eu aucune suggestion », alors que Suzanne Frap-pier-Nadeau indique que le personnel a été informé au fur et à mesure des réductions des effectifs.Pour ce qui est de la question de rendre ad-ministrables des services qui ne le sont pas, « c'est des so-phismes, déclare Guy Saint-Onge.Est-ce que ça veut dire que la psychiatrie n'est pas administrable?Ce sont des services, et des services ça s'organise.On ne pense pas qu'ils pla-cotent et qu'ils boivent du café à la journée longue, mais on pense qu'il y en a qui le font, et qu'il faut qu'il y ait des contrôles.C'est l'argent du public, et on exerce des contrôles similaires sur tous les servi-ces.» Enfin, dit-il, l'hôpital non seulement croit au travail en équipe comme formule mais le favorise.Le noeud du problème?Sans doute, face à une administration soucieuse de son mandat («d'absorber cet Institut et d'en faire notre département », dit Guy Saint-Onge), la volonté de survie d'un établissement qui fut un jour autonome et qui avait alors ses coudées plus franches: « Ils ne veulent pas disparaître », dit le directeur général lui-même.FAITES VITE! \u2022 A cause de livraisons hâtives, AVIS a un surplus d'inventaire if8 plusieurs voitures Ford 1983.Pour en disposer rapidement, AVIS vous les offre tout de suite en location à long terme à des * taux plus qu'avantageux pour vous.1983 \u2014 Mercury LYNXL 4 portières \u2022 Moteur 4 cylindres 1.6 litres \u2022 Transmission automatique «Servofreins \u2022 Servodirection \u2022 Bourrelets de caoutchouc et butoirs de pare-chocs avant et arrière \u2022 Dégivreur électrique arrière \u2022 Chauffe-moteur \u2022 Miroirs extérieurs, 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Joignez à cette commande un choque ou mandat payable aux Éditions La Presse, Ltée Voue pouvez également utiliser votre ce rte de crédit comme modo do polemonti ' MASTERCARD No.¦ VISA No.A retourner aux: En vente également dans toutes les librairies Éditions La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques Montréal.Québec H2Y 1K9 NOM.ADRESSE .VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.TEL.TOTAL (P,U, 1 $ XYtlSh * frato de poète Ci-jOint .$ et manutention) i __ \u2022 i AUJOURD'HUI CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 JUIN 1983 DE L'UNE A L'AUTBE1 Playboy et les femmes Une femme à la présidence de la compagnie: Christie Hefner, (la fille de Hugh).Une directrice des affaires publiques et directrice de la Fondation Playboy, aux références impeccables, venue tout droit des mouvements féministes: Rebecca Sive-Tomashefsky.ANNE RICHER Voilà comment, en nommant des femmes à des postes importants, le « sympathisant » féministe Hugh Hefner pense peut-être neutraliser la contestation contre le contenu de Playboy.Voilà comment les entreprises Playboy s'y prennent pour dire aux femmes, aux féministes plus particulièrement, combien on les aime et combien on comprend les causes qu'elles défendent.On n'accorde évidemment aucune attention aux groupes qui luttent contre la pornographie, sauf en les dénigrant.Un autre moyen est peut être de les acheter, sous le prétexte fallacieux d'endosser leur cause.Depuis sa mise sur pied en 1964, la Fondation Playboy, une division des Entreprises Play-boy, a donné 25 p.cent du budget total de 7 millions en subventions pour venir en aide aux mouvements américains qui s'occupent des droits de la femme.Le reste a été partagé entre les divers groupes engagés dans la réforme du système pénitentiaire, dans le contrôle des armes à feu, dans la réforme des lois sur les narcotiques, etc.Rebecca Sive-Tomashefsky.dont le mandat est de manipuler et distribuer le demi million de dollars annuel de la Fondation, avec toute la liberté voulue, a donné entre autre depuis sa venue à Playboy.$15,000.au Comité national pour le droit à l'avortement, (NARAL).Devant une générosité aussi paternelle, surtout venant d'une femme, comment oser protester?Playboy veut venir en aide aux féministes.Il y tient.Il offre de les aider, si leur philosophie rejoint la sienne, même si elles n'ont rien demandé, comme le National Organization for Women, qui a refusé.Playboy voulait l'aider dans sa lutte pour l'avortement.En recevant l'argent de Playboy, certains groupes, comme la Fondation Ms pour les femmes, ont cru qu'il s'agissait d'une forme de « réparation » de Playboy pour le tort fait aux femmes.Mais à la réflexion, la présidente du Conseil d'administration du groupe, Gloria Steinem, a décidé de ne plus accepter d'argent et même de rembourser en entier tout ce que l'organisme a reçu depuis 1978, soit la somme de $11,000.Rebecca Sive-Tomashefsky ne comprend pas.Elle rappelle au cours d'une entrevue publiée dans Playboy que les féministes ont lutté pour la libération sexuelle.A une époque où personne ne voulait endosser cette cause, Hugh Hefner lui, l'a fait, dit-elle.« Les féministes qui n'approuvent pas la revue et son contenu devraient examiner les réticences inconscientes face au sexe, à cause du climat dans lequel nous avons été éduquées ».Et elle déclare au cours d'une autre entrevue: « Je n'ai pas de problème avec la nudité, rappelant en cela l'une des principales « vocations»» de Playboy.La revue en est une de divertissement pour hommes.Et ce divertissement comprend également les femmes nues ».Mais la provenance de l'argent ne dérange pas tout le monde.Ainsi la directrice d'une groupe « Catholics for a free Choice » a déclaré: « Je n'ai jamais pensé que d'accepter de l'argent de quelqu'un supposait que nous endossions sa cause, mais plutôt qu'il endossait la nôtre » Christie Hefner, de son côté n'hésite Das à vanter les mérites de l'organisation Playboy qui est loin d'exploiter les femmes, affirme-t-elle, dans un article qu'elle signe dans le Grain's Chicago Business.Les jolies lapines des Clubs sont bien payées et respectées.Son1 père, dès 1960, a imposé que les femmes soient directrices du personnel dans ces Clubs, afin qu'elles soient vigilantes sur la question du harcèlement sexuel, « un problème qui n'était même pas reconnu il y a 20 ans ».Play-boy à son avis, joue un rôle social de premier plan, par son implication dans le milieu, en s'imposant comme le chien de garde des libertés civiles et personnelles.Les « playmate », ces jeunes femmes du milieu de la revue, et toutes les autres sont payées en moyenne $12,000.pour des séances de photos où elles sont traitées avec respect.Elles reçoivent d'autres bénéfices si elles deviennent porte-paroles de la compagnie et sont souvent approchées pour devenir mannequins ou actrices.Bref, voilà des femmes heureuses que de vilaines féministes voudraient priver de travail, laisse-t-on entendre.Playboy s'est servi des femmes déshabillées pour faire des affaires d'or, depuis le début de son existence.Il se dit sans doute qu'il n'y a qu'à récupérer les femmes habillées pour éviter le pire.En effet, les affaires vont mal: Playboy perd de l'argent.Et diviser les féministes est une vieille tactique.Prendre ou ne pas prendre l'argent de Hefner?Les idéalistes refusent.Les pragmatiques ne crachent pas sur la main qui donne.Playboy cherche-t-il à se rendre sympathique auprès des groupes de femmes?Cela parait assez clair.Mais ses tentatives sont pour le moins assez grossières et maladroites.Combien d'argent devra-t-il encore investir, par le biais de sa Fondation pour qu'il puisse continuer son oeuvre de « divertissement » auprès des hommes, sans être dérangé par le mouvement anti-porno?Hugh Herner pense sans doute que tout s'achète y compris les féministes.La pornographie Le Regroupement des femmes de la région de Québec contre la pornographie, fait le lancement aujourd'hui de la dernière publication de Micheline Carrier: « La pornographie, base idéologique de l'oppression des femmes ».La journaliste, féministe militante poursuit sa réflexion dans un domaine, qui a pris depuis quatre ans beaucoup de son temps et de son énergie.Le nouveau livre de 80 pages, est disponible aux Publications Apostrophe, 1337 ave Maguire, app 1, Sillery, Québec, GIT 1Z2.Renseignements: 681-2910.Deux journées de rencontre entre femmes de la Rive-sud, les 7 et 8 juin: des ateliers, des conférences, du théâtre, des kiosques d'information.Une occasion de se découvrir et découvrir les autres.Si vous avez des problèmes de transport, votre CLSC essaiera de vous aider.Vous devez d'ailleurs vous inscrire à cet endroit.Le symposium aura lieu au Cégep Cham-plain, 900 Riverside Drive, St-Lambert.Pour plus de renseignements: 454-4671.12 ENFANTS, 64 PETITS-ENFANTS ET 58 ARRIÈRE-PETITS-ENFANTS « Un mariage, ça se fait à deux » et l'union peut durer 70 ans! Droit comme un peuplier à 93 ans, «digne et respectable » comme le qualifierait un Homère, Elphège Lagacé proclame : « Un mariage, ça se fait à deux ».Il parle en connaissance de cause : il y a 70 ans qu'il a épousé Bertha Soly, sa cadette de cinq ans.Bertha, elle, toute menue aujourd'hui, le visage rose rayonnant de bonheur, parle peu; ou plutôt laisse parler ses yeux d'un azur merveilleux qui sanctionnent, presque par avance, tout ce que dira son mari, volu-bile à souhait et ne manquant pas d'esprit.LILY TASSO_ « À 23 ans, j'ai pris le risque de l'époi^er, alors qu'elle ne connaissait rien à l'agriculture », lance à la blague cet homme de la terre, pour ajouter aussi: tôt : « C'était une femme de première classe ».Dans la bouche d'un mari aimant et sensible, cette expression traduit 70 ans de vie commune sans une seule dispute.« Quand c'était le temps de se taire, je me taisais; quand c'était le sien, elle se taisait », explique-t-il.Et Bertha de préciser: «On n'a jamais élevé la voix dans notre vie ».Tous deux savent qu'«une vie n'est pas faite rien que pour en jouir ».C'est sans doute pourquoi ils ont savouré les joies que leur ont données leurs enfants.Douze sont vivants et parmi eux, deux que l'on connaît bien : Bernard, l'organiste, et Pauline, Soeur Marie de l'Eucharistie, cette héroïque religieuse du Saint-Sacrement qui a fondé un orphelinat au Liban, il y a 25 ans.Depuis l'enfance Fils et fille d'agriculteurs, Elphège et Bertha se connaissaient depuis l'enfance.Ils habitaient le même rang, à Saint-Hyacinthe-le-Confesseur, et allaient ensemble à la petite école.Mais à 16 ans, Elphège, ayant perdu son père, avait déjà pris en charge la ferme familiale de 300 acres.Bertha, elle, continuait son piano et cultivait des fleurs.Les années passent, et Elphège, devenu un beau jeune homme « pas mal effronté », fait maintenant le tour des belles que lui présentent ses frères dont l'un est vicaire à Saint-Grégoire.Toutefois, ses soirées se terminent chez Bertha, courtisée par plus d'un prétendant.Il chante, elle l'accompagne.Elle est conquise.«Je l'ai enlevée à un bon parti de Sainte-Rosalie, j'en ai eu de la peine», se vante le nonagénaire avec un sourire où l'on décèle une certaine fierté.Leur mariage est célébré le 10 juin 1913, à 9 h du matin, par le père Eugène Lagacé, frère du marié, à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, nouvellement rénovée.Dans le cortège de voitures aux chevaux pavoises, roulent aussi deux automobiles Ford, véhicules rares à l'époque.Le soir même, les nouveaux mariés prennent le train pour Lewiston, dans le Maine, où les attendent sept tantes paternelles d'Elphè-ge, prêtes à les gâter.L'une d'elles, veuve et riche, va même jusqu'à louer une « machine », avec chauffeur, pour leur faire visiter les alentours.Ce fut le seul voyage de leur vite.Un voyage dont aucun détail n'est oublié, depuis leur « cabine » dans le train, tapissée de miroirs gênants, jusqu'au steward zélé qui interrompt leur nuit de noces trois fois sous prétexte de vouloir les servir! La vie de ménage Bertha fait vite son apprentissage de fermière, dans les Bertha et Elphège Lagacé champs, aux côtés de son mari qui élève des pur-sang : chevaux belges \u2014 il est parmi les premiers à en importer \u2014 moutons Oxford, porcs Tamhort, vaches Ayrshire.Elle trait justement les vaches et conduit tous les matins le beau buggy d'Elphège attelé à la jument grise pour livrer cinq gallons de crème à un restaurant de Saint Hyacinthe.Une année n'est pas passée qu'elle met au monde un fils, Jean-Paul.« Un premier beau cadeau », commente Elphège.Les 15 autres enfants augmenteront la maisonnée au fur et à mesure, huit garçons et autant de filles, dont trois, un fils et deux filles, meurent en bas âge.À la maison, Bertha doit suffire à tous et à tout.Nourrir son monde et prévoir constamment d'une saison à l'autre, les provisions d'hiver quand tout est vert, et les blocs de glace pour l'été quand la nature est encore endormie sous la neige.Tisser des couvertures après avoir cardé et filé la laine des moutons.Tricoter aussi pour habiller chacun quand ce n'est pas sur son « moulin à coudre » qu'elle confectionne les vêtements.Puiser sa confiance dans la foi La vie s'écoule, simple, avec ses hauts et ses bas.Ses divertissements aussi tout comme ses moments de recueillement.Si les samedis soirs, on danse au son du violon de Jean-Paul, c'est tous les soirs que la famille récite le chapelet à genoux.Elle puise sa confiance en Dieu.«Si vous ne le mettez pas dans votre vie et que vous réussissez, c'est par accident », estime Elphège.C'est cet abandon à la Providence qui a permis aux Lagacé de supporter les épreuves cruelles qu'ont été la perte de quatre de leurs enfants, dont l'un tué dans un accident de la route avec i v sa femme.On n'en parle pas durant l'interview, de peur de les émouvoir.Il faudrait, par contre, passer des heures entières si l'on voulait tout entendre sur leurs enfants, leurs 64 petits-enfants et 58 arrière-petits-enfants.Sans oublier la perspective de voir amorcée la cinquième génération, deux arrière-petites-filles étant mariées! Depuis deux ans, Elphège et Bertha vivent chez leur fille Françoise et son mari, Gilles Normandin, eux-mêmes parents de 13 enfants dont plusieurs sont mariés.C'est dire que l'animation ne manque pas dans leur belle maison à East-Farnham, en Estrie, où ils ont construit un appartement complet et indépendant pour le chef de leur famille, le « patriarche » et leur chère ma- Photo René Picard, LA PRESSE man.De cette dernière, une de ses filles dira qu'elle est « une montagne de bonté ».Et Françoise de renchérir, à propos des deux et avec beaucoup de coeur : « C'est un privilège de les avoir ».Elphège a la nostalgie de ses érables au bord de la Yamaska.« Ici, c'est beau, mais ce n'est jamais comme chez nous, où on a passé notre vie», confesse-t-il.Dans le patio qui commande une vue extraordinaire sur la forêt et les champs, il se balance, médite en écoutant le chant des oiseaux et se sent comblé : « On aimait tout ce qu'on faisait.On a su partager, du fond du coeur, les joies et les peines ».N'est-ce pas cela qui a entretenu aussi la jeunesse de leur esprit et leur fraîcheur d'âme?V Soyez élégante tout en étant confortable dont ce soulier de White Crossl Cuir souple, talon idéal pour la marche.Disponible en blanc, noisette, noir.#1849 B 5-10 6-9 5-10 Vaste choix de sacs à main assortis C.INC.1036, rue Ontario est 781, rue Jean-Talon est ¦ angle Amherst 522-6338 face au métro 272-7222 1 .>.r MON DOUX.V M ' PARLE ! B b Il tue 5 personnes et LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 6 JUIN 1983 en blesse 14 autres EPPSTEIN, Allemagne de l'Ouest (UPI) \u2014 Le Tché-koslovaque qui a tué cinq personnes et en a blessé 14 autres, vendredi dernier dans une salle de classe, était un solitaire qui ne comptait pas d'ami et qui étudiait les mathématiques et la chimie dans ses moments de loisir.Les voisins de Karel Charva, âgé de 34 ans, qui vivait seul dans une chambre de Francfort, ont révélé aux enquêteurs que l'homme ne recevait jamais personne et qu'il ne parlait jamais à ceux qu'il croisait.« Il était semble-t-il un homme très intelligent mais il était un irréductible solitaire», a déclaré un porte-parole de la police.« On ne lui connaît aucun ami ou proche », a-t-il ajouté.Charva, qui s'est suicidé après avoir ouvert le feu à de nombreuses reprises dans une salle de classe de cette ville, avait émigré en Allemagne de l'Ouest à l'issue de l'intervention soviétique en Tchékoslovaquie, en 1968.Il avait obtenu l'asile politique en 1971.Des voisins ont dit avoir souvent vu Charva, un psychologue sans emploi, travailler tard la nuit.Il étudiait les mathématiques et la chimie, ont révélé les policiers.Le dernier emploi de Charva fut celui de gardien de nuit.Jusqu'à maintenant, les policiers ont été incapables d'expliquer les motifs de cette tuerie.La seule explication plausible serait que l'homme aurait été pris d'une soudaire crise de démence.On espère cque l'interrogatoire des blessés, notamment d'un instituteur sur qui Charva a ouvert le feu en premier lieu, pourra permettre de résoudre ce mystère.Aux abords de l'église de Saint-Michel de Napierville, hier matin, >l y avait des tracteurs de ferme de toutes les dimensions, photo Armand Trotticr, LA PRESSE A SAINT-MICHEL-DE-NAPIERVILLE La bénédiction des tracteurs, tradition * 9 toujours vivante ADMISSIONS SESSION D'AUTOMNE 1983 Située dans la région de la Capitale nationale, l'Université du Québec à Hull vous invite à entreprendre ou à poursuivre vos études universitaires de premier cycle dans l'Outaouais.Il est encore possible de présenter votre demande d'admission pour la session d'automne 1983.dans l'une des disciplines suivantes: Administration\tPsychomotricité Animation\tRelations industrielles Arts plastiques\tSciences comptables Education\tSciences de la santé Informatique\tSciences sociales Orthopédagogie\tTravail social Psychoéducation\t\u2022 \u2022 Certains programmes sont contingentés.Prière de présenter votre demande d'admission dans les meilleurs délais.Renseignez-vous dès maintenant en communiquant au: Bureau du registraire Université du Québec à Hull Case postale 1250, succursale \"B\" Hull, Québec J8X3X7 Téléphone: (819) 776-8244 Université du Québec à Hull O o s n GO Dans une paroisse rurale dont le curé* est une femme, les agriculteurs tiennent encore à faire bénir leurs tracteurs.JULES BÉLIVEAU i i Voilà qui peut pa raitre bien étrange à certaines personnes.Est-il possible, en effet, de confondre à ce point les genres en même temps que le passé et le présent ?Les paroissiens de Saint-Michel de Na-piervi'le.dans le diocese de Saint-Jean-Longueuil, ne semblent pas des gens qui ont l'habitude de se livrer à de telles réflexions.A l'invitation de soeur Claire Richer, qui est curé de leur paroisse, un bon nombre d'entre eux se sont contentés de s'amener jusqu'au terrain de stationnement de leur église, hier matin, au volant de leurs tracteurs de ferme.Il y avait là des petits bolides tout terrain à trois roues et à pneus ballons comme des pièces de machinerie de 125 forces, ce qui, apparemment, n'est pas peu dire.Et toutes ces machines, pétaradantes à souhait lorsqu'elles s'y mettent, avaient été la veille soigneusement nettoyées et astiquées par leur propriétaire.« La bénédiction de nos tracteurs, a confié un jardinier-maraîcher de l'endroit, ;M.Florian Robert, ça donne des grâces et de la confiance.Et ça nous donne de la force pour accomplir notre travail.» Mme Denise Ste-Marie, qui est mère de quatre filles et qui ne semble pas se plaindre de n'avoir sur sa ferme qu'un seul homme \u2014 son mari \u2014 a déclaré de son côté : « Quand je fais bénir mon tracteur, j'ai l'impression que ça m'apporte plus de succès sur ma terre.» Superstition que tout cela ?Si jamais il vous vient à l'idée de poser cette question aux agriculteurs de Saint-Michel de Napierville.vous n'aurez probablement pour toute réponse qu'un profond regard fixé sur vous.Et vous y lirez le mot « foi » à la place de celui auquel vous aurez d'abord songé.Ce ne sont en effet que des gestes de foi que les paroissiens de Saint-Michel de Napierville ont faits, hier, lorsqu'ils se sont amenés en foule sur le terrain de balle situé au centre de leur village pour assister à une messe en plein air et lorsqu'ils ont formé une procession de la Fête-Dieu pour accompagner le Saint Sacrement jusqu'à l'intérieur de leur é-glise.Les membres de cette communauté rurale, en effet, eux dont le curé est une femme, qui ne confondent ni les genres, ni le passé avec le présent \u2014 leurs tracteurs ultra-modernes témoignent assez bien du fait qu'ils savent être à la fine pointe du temps présent ! \u2014 doivent certainement savoir également, en effet, ce qu'est la foi et ce qui ne Test pas.Epargnez $30 sur une de ces 4 perruques First Lady! 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