La presse, 8 juin 1983, Cahier A
[" Triomphe des sinistrés du «week-end rouge» En refusant d'entendre l'appel logé par l'Association des pompiers de Montréal, la Cour suprême du Canada a confirmé une fois pour toutes, hier, le triomphe des sinistrés du « week-end rouge » dans cette guérilla judiciaire qui dure depuis près de 10 ans.ANDRÉ CÉPILOT_ Le vice-président de l'Association des pompiers, Yvon Bernard, a déclaré à LA PRESSE, hier, que le syndicat entend se conformer à la décision du plus haut tribunal du pays, en dédommageant les 139 citoyens qui ont perdu leurs biens dans des incendies survenus lors de la grève illégale de novembre 1974.En se fondant sur le fait que la réclamation de M.Léo Parent, le plaignant dans cette cause-type, avait été réduite de près de 40 p.cent par le juge de première instance, l'officier syndical estime qu'il en coûtera à peu près $600000 pour régler toutes les causes en suspens.En tout, si l'on ajoute les frais juridiques, le syndicat s'attend à engloutir plus de $1 million dans cette affaire.« Nous avons les moyens de payer.Et ce, sans qu'on ait à hausser les cotisations syndicales », d'affirmer M.Bernard.II se pourrait que l'Association conteste devant les tribunaux les réclamations jugées « nettement exagérées » qu'elle ne pourra régler à l'amiable.Déjà 23 dossiers ont été fermés à la suite de règlements hors cour.Le total des ré- voir TRIOMPHE en A 2 ¦ f NT photothèque, LA PRESSE 16 PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE LA MÉTÉO: PARTIELLEMENT ENSOLEILLÉ, VENTS MODÉRÉS, MIN.: 5°, MAX.: 18°.DEMAIN: GÉNÉRALEMENT ENSOLEILLÉ.DÉTAILS PAGE A 2 Magaihtr i Lavai, c'est retgattotr au WW, LAVAL MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983, 99* ANNÉE, n° 132, 1 14 PAGES, 9 CAHIERS 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C DECISION DU PRESIDENT RICHARD GUAY ne pourront I I r ministre QUÉBEC \u2014 Les députés libéraux ne pourront mettre le premier ministre en accusation devant la commission de l'Assemblée nationale, le Président Richard Guay ayant décidé photo UPC Le leader libéral en Chambre Fernand Lalonde est flanqué du whip libéral Michel Page (à droite) et des députés libéraux John Ciaccia et Pierre Bourbeau.hier que le comportement qu'ils lui reprochent \u2014 avoir induit l'Assemblée en erreur \u2014 ne brime aucun des privilèges des parlementaires et ne peut donc le rendre indigne de siéger.LOUIS FALARDEÀU de notre bureau de Québec Au contraire, précise M.Guay, le règlement présume qu'un député dit la vérité et défend qu'on mette sa parole en doute ou qu'on lui prête des motifs indignes.S'il abuse de cette présomption, il peut être confondu par ses collègues au moyen de questions, de discours, d'échanges et de confrontations.Et, ajoute-t-il, «s'il doit y avoir sanction pour un tel geste, elle est politique et appartient, en définitive, au peuple».On se rappellera que la veille les huit députés libéraux qui avaient participé à l'enquête sur le règlement hors cour des poursuites consécutives au saccage de la Baie James avaient voulu présenter une question de privilège dans le but de mettre le premier ministre en accusation, en lui reprochant d'avoir induit l'Assemblée nationale en erreur dans les réponses données le 20 février 79 à ce sujet.Mais le président avait tout de suite soulevé des doutes quant à l'existence du privilège invoque et pris toute l'affaire en délibéré.Lalonde déçu Le leader libéral Fernand Lalonde s'est dit surpris et extrêmement déçu de la décision rendue hier, qui l'empêche de mettre son siège en jeu.S'il n'en conteste pas le bien-fondé, il craint voir LIBÉRAUX on A 2 gangway, ^le meilleur défenseur PIRATES EXPOS pages 4 à 7 pages 2 et 3 v*r.AUJOURD'HUI VANDALISME Deux photographes à la solde du RCM rapportent de Terre des Hommes une série de photos qui témoignent éloquemment de l'état de délabrement des lieux.page A 2 REPRÉSAILLES En guise de représailles pour l'expulsion de trois diplomates américains de Managua, Washington ordonne la fermeture de six consulats du Nicaragua aux États-Unis.page B 3 ÉDITORIAL Jean-Guy Dubuc approuve la démarche des mai-J res en lutte contre la pornographie, mais il suggère qu'on commence par bien en définir les termes.page A 6 \u201e ^^^^¦ Littéralement au bord de la faillite.Canadair a subi des pertes de.$1,4 milliard en 1982 et continuera d'accumuler tes déficits pendant des années en raisorf cfés mésaventures de son avion ChaMengérv Ottawa doit se préparer à y engloutir plusieurs centaines de mêlions de dollars avant que la société ne retrouve la rentabilité.C'est ce qu'à expliqué hier devant un comité parlementaire Je sénateur et ministre responsable, M.Jack Austin, qui accuse les administrateurs de cette entreprise fédérale d être responsables de la situation.page D 1 m r \u2022-rÀ les, ^oofUiMiçfe$\\ m photo UPC EN DÉPIT DE LEUR EXPÉRIENCE TRAUMATISANTE Ouimet et Cameron veulent toujours piloter ensemble La recherche d'un aéroport caché par des collines alors qu'il fallait atterrir de toute urgence, a été le moment le plus dramatique pour les deux pilotes du DC-9 d'Air Canada qui s'est posé en catastrophe à Cincinnati, jeudi dernier, faisant 23 morts.C'est ce que Claude Ouimet et Donald Cameron ont déclaré hier, en conférence de presse.Les deux hommes étaient tellement préoccupés par les manoeuvres, se dirigeant au « pifo-mètre », le système électrique ayant été détruit par le feu, qu'ils n'ont guère eu le temps de penser à la mort.Et l'expérience, aussi traumatisante soit-elle, qu'ils viennent de vivre, ne les empêche pas de vouloir continuer de piloter ensemble.page A 3 SOMMAIRE Annonces classées.D 2, D 7 à D 9, E 13 à E 20 Arts et spectacles.G 1 à G 5 \u2014Cinéma.B 2 Bridge.F 3 Carrières et professions .F 1 à F 3 Décès, naissances, etc.E 21 Économie.D 1 à D 6 Êtes-vous observateur?.E 14 FEUILLETON.E 15 Horoscope.E 14 Le monde.B1,B3,B6,B7 Mots croisés.B 2 Quoi faire aujourd hui.B 2 Télévision.G \u2014Télé-càble.G 1 Tribune libre.A 7, I 1, I 2 Vivre aujourd'hui.E 1 à E 10 tabloïd sports Bandes dessinées.14 Mots croisés.14 ÉÊÊÊÊT àe LES BAS PRIX (DëTRO SONT DANS L'AIR! Voir page D-10 CONSULTEZ NOTRE CAHIER PUBLICITAIRE 4 1 < ¦ .1 w A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 4 I LIBERAUX SUITE DE LA PAGE A 1 néanmoins qu'elle ait des conséquences graves pour le système parlementaire québécois, particulièrement en ce qui à trait à la crédibilité et à l'intégrité de l'Assemblée nationale.Il trouve anormal que la totale immunité dont jouissent les députés ne s'accompagne pas de l'obligation stricte et sanctionna-ble de dire la vérité.(Il note au passage que les parlementaires sont donc bien moins « imputables » que les journalistes contre lesquels ils peuvent faire toutes les colères qu'ils désirent sous la protection absolue de leur immunité ! ) Il se demande également quelles en seront les conséquences par rapport à la «nécessaire transparence » qu'on est en droit d'attendre des députés et particulièrement des ministres.Puisqu'ils ne sont pas sanctionnables.de-mande-t-il, pourront-ils davantage «escamoter» des parties de la vérité, répondre « encore plus mal » aux questions?« Je ne voudrais pas, dit-il, qu'on conclue qu'on peut mentir impunément à l'Assemblée.» D'autres moyens Il a ajouté que son parti allait maintenant examiner les autres moyens dont il dispose pour mettre en cause la conduite du premier ministre, tout en reconnaissant qu'ils ne seraient certes pas aussi efficaces et qu'ils constitueraient tous un « anticlimax » par rapport à la mise en accusation formelle assortie de la spectaculaire mise en jeu des sièges des huit accusateurs.Ils vont également songer à la possibilité de modifier le règlement en conséquence.En fait, la décision du président semble priver totalement les libéraux de moyens, dans la mesure où M.Guay dit clairement qu'on ne peut, en aucune circonstance, mettre en doute la parole d'un député et que le faire constitue un motif justifiant une question de règlement.M.Lalon-de peut bien affirmer que, tout en respectant le règlement, il ne cessera de dire que le premier ministre a induit l'Assemblée en erreur en cachant délibérément des faits, on voit mal comme il pourra le faire au Parlement même sans être l'objet d'un appel au règlement.Dans sa décision, le Président reconnaît qu'il a été surpris de constater, à la lectures des lois, des règlements, de la doctrine et de la jurisprudence, qu'on n'y trouvait aucune référence pouvant établir qu'un parlementaire qui donne une réponse incomplète, inexacte, ou qui induit l'Assemblée en erreur (c'étaient les termes employés dans les questions de privilège des libéraux) «commet un viol ou bris d'un privilège qu'aurait l'Assemblée ou chaque membre individuellement ».« Nous avons tellement pris l'habitude d'abuser de la question de privilège lors d'un désaccord avec les propos d'un intervenant, que nous avons tous (c'est même le cas d'un de ses prédécesseurs) tenu pour acquis qu'il y a malgré tout, en toile de fond quelque part, un privilège pertinent.» Mais ce n'est pas le cas.Les seuls privilèges reconnus ont trait à la libre capacité de réunion, au libre exercice du droit de parole, de débat et de décision, et au maintien de l'autorité collective de l'Assemblée ainsi que de la sécurité de ses membres.Par contre, poursuit le Président, si le règlement interdit à la fois de mettre en doute la parole d'un député et d'attaquer sa conduite, il ne prévoit une exception que pour ce dernier cas, où on a-joute «sauf à l'occasion d'une motion mettant sa conduite en question ».Il en déduit donc qu'on ne peut mettre sa parole en cause par pareille motion, comme voulaient le faire les libéraux.Divergences normales Et ce n'est pas nécessairement à cause d'un oubli du législateur.Il est possible que ce soit plutôt, suggère M.Guay, parce que « la notion même d'induire la Chambre en erreur est à tout le moins aussi subjective qu'objective.Dans le vif du débat politique, ce qui parait incomplet à un paraît souvent complet à l'autre, ce qui semble exact à l'un est perçu comme inexact par l'autre.» Il fait aussi valoir que les divergences d'opinion sont normales en politique, que la règle voulant qu'on doive accepter sa parole ne veut pas dire que ce que dit le député est toujours complet et d'une exactitude absolue.Un député peut même se tromper, J'er-reur étant humaine, souligne-t-il.Si on croit qu'il s'est trompé, «on peut corriger le tout en le confondant avec une autre version des faits ».Et en dernière analyse, la sanction du mensonge sera politique, c'est-à-dire que les électeurs ne rééliront pas le menteur.Le Président n'a trouvé qu'un précédent où un mensonge a valu à un député d'être trouvé coupable d'un grave outrage à l'endroit de la Chambre.C'est le cas célèbre de John Profumo, en 63, en Grande-Bretagne, mais il s'agissait alors d'une déclaration délibérément trompeuse et reconnue telle par son auteur.Dans ce cas, l'aveu faisait disparaître la présomption voulant qu'il dise la vérité, ce qui n'a rien à voir avec le reproche que voulait faire l'opposition au premier ministre.TRIOMPHE SUITE DE LA PAGE A 1 clamations des sinistrés se chiffraient originalement à près de $1 million, lequel montant doit presque être doublé, si l'on tient compte des frais et des intérêts qui se sont accumulés depuis décembre 1975.Pour l'exécutif des 1944 pompiers syndiqués de la métropole, la décision de la Cour suprême est particulièrement frustrante du fait qu'elle blanchit la ville de Montréal.L'Association prétendait qu'elle et les autorités municipales devaient conjointement être tenues responsables des incidents et des dommages causés à la suite de l'échec des négociations pour le renouvellement du contrat de travail des pompiers, à l'époque.Illégale et interdite Selon le juge Châteauguay Perrault, de la Cour d'appel du Québec, dont le jugement vient par le fait même d'être maintenu par la Cour suprême, la grève des pompiers était non seulement illégale, mais elle était interdite par le Code du travail.Il s'agit par conséquent d'un délit, « lequel, avait-t-il dit, ne saurait faire naître des obligations nouvelles et accrues à la charge de la ville ».Comme c'est la tradition, les juges Brian Dickson, Jean Beetz et Julien Chouinard, de la Cour suprême, n'ont pas expliqué les raisons pour lesquelles ils ont refusé d'entendre l'ultime appel de l'Association des pompiers de Montréal.Du côté des grands vain- queurs, seul Me Normand Lord, de l'Aide juridique, a accepté de commenter la décision de la Cour suprême.« La cause semblait perdue à l'avance, et voilà que nous remportons une victoire sur toute la ligne.C'est dire que les faits mis en preuve ont clairement démontré que la grève de 1974 n'était pas le fait d'une geste spontané des pompiers, mais bien une opération orchestrée par l'exécutif du syndicat », a dit l'avocat, visiblement fier de cette victoire acquise de longue lutte.Léo Parent Le principal intéressé, Léo Parent, aujourd'hui âgé de 75 ans et dont l'état de santé est instable, a pour sa part refusé de parler aux journalistes.Le jugement de la Cour suprême oblige l'Association à lui verser $10644 avec intérêts, en plus de certaines indemnités additionnelles.« Il s'agit d'une grande victoire pour les gagne-petit.Cette décision démontre qu'il faut toujours se battre jusqu'au bout quand vient le temps de défendre nos droits », a déclaré Roméo Lizotte, qui se présente comme candidat indépendant dans le comté de Saint-Jacques aux élections complémentaires du 20 juin.L'un des nombreux citoyens qui ont pris la relève des pompiers en grève, lors de la série d'incendies du «week-end rouge », M.Lizotte s'est lui aussi cogné le nez à la porte de M.Parent, hier après-midi.Comme d'autres, il voulait le remercier d'avoir tenu bon si longtemps.[\"LAMÉTÉd DATE: Mercredi le 8 juin 1983 AUJOURD'HUI: Min.: 5 Max.: 18 ENSOLEILLÉ, PERIODES NUAGEUSES DCMAIN: GÉNÉRALEMENT ENSOLEILLÉ 23 3 01 Québec Abit.bi Outoooais Lauren fides Cantons de l'Est Mauriac Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Sept-Iles Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Frtdericton Halifax Charlofteîown Saint-Jean Min.Max 1 10 2 18 4 15 5 18 5 17 3 18 5 16 8 16 8 14 5 14 7 14 Min.Mm.10 21 9 23 5 22 5 22 8 19 10 18 10 19 10 18 8 19 Aujourd'hui Etats-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.20 10 11 24 14 Max.28 16 25 32 23 N.-Orieon$ Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min.Ma.22 24 11 26 15 31 21 28 les capitales Awjovrd'nvt \tMin.Man.\t\t\tMin\tMon Amsterdam\t9\t29\tModrid\t16\t33 Athènes\t19\t30\tMoscou\t8\t17 Acapulco\t26\t38\tMexico\t16\t27 Berlin\t6\t20\tOslo\t7\t19 Bruxelles\t15\t28\tParis\t17\t28 Buenos Aires\t5\t15\tRome\t16\t32 Copenhague\t10\t17\tSéoul\t13\t26 Genève\t15\t23\tStockholm\t11\t18 Hong Kong\t25\t29 Tokyo\t\t17\t25 Le Caire\t19\t34\tTrinidod\t24\t31 Lisbonne\t14\t30\tVienne\t15\t30 Londres\t13\t25\t\t\t Attention aux fils électriques du Pavillon de l'Angleterre.Les employés de cuisine du Pavillon Thématique, d'autre part, ont préféré faire venir leurs repas de l'extérieur.Le RCM dénonce l'incurie de Montréal à Terre des hommes Aux yeux de deux photographes à la solde du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, Terre des Hommes est apparu comme Terre des ruines.Ils en ont rapporté, au cours d'une visite à la mi-avril, une série de photos qui témoignent éloquemment de l'état délabré des lieux et du vandalisme qui y a eu libre cours durant la saison morte.PENIS MASSE_ Le RCM dénonce l'incurie des autorités et demande à quoi ont été consacrés les $5,7 millions qui étaient prévus au budget de 1982 pour l'aménagement, l'entretien et la sécurité des lieux.Au cours d'une conférence de presse donnée hier, le conseiller RCM Pierre-Yves Melançon s'est dit d'avis que « le RCM ne peut que condamner les responsables d'une telle négligence qui laissent à l'abandon un patrimoine pour lequel la Ville de Montréal a investi près de $130 millions au cours des quinze dernières années ».Beaucoup de photos montrent des fils électriques pendants, des planchers gelés qui ressemblent à des patinoires, des murs et plafonds éventrés, des serrures qui ne retiennent plus les portes fermées, des équipements brisés, un fouillis indescriptible de l'intérieur de plusieurs pavillons, une malpropreté et un délabrement généralisés des extérieurs.Plusieurs des pavillons visités par les vandales sont situés dans l'île Sainte-Hélène qui a été fermée depuis l'automne 1981 et qui ne doit pas être rouverte non plus cet été.Comme la Ville prendra cette année à sa charge l'entretien des sites et des bâtiments, certains travaux d'infrastructure et une partie des coûts affectés à la sécurité, le RCM se plaint de né pouvoir savoir combien d'argent sera dépensé à Terre des Hommes, au frais des contribuables.Réévaluer TDH Déjà, rappelle le RCM, cette formation politique avait demandé au cours de la dernière campagne électorale, que la vocation de Terre des Hommes soit réévaluée et qu'une priorité soit accordée aux activités de plein air ainsi qu'aux sports d'été et d'hiver.Le RCM avait même formulé le voeu que certains pavillons délabrés soient démolis.Conscient du potentiel extraordinaire que représentent les îles de l'Expo, soucieux de ne pas priver la population montréalaise d'un site qu'elle avait adopté et privilégié, inquiet d'y voir engloutir des millions de dollars chaque année, le RCM y va de quelques recommandations.Recommandations Premièrement, il souhaite que le Conseil municipal puisse visiter les lieux et que cette visite soit également proposée aux médias d'information.Il souhaite que l'AMARC propose une programmation estivale tenant compte de tous les groupes d'âge et rentabilise les équipements actuels.Il demande que la lumière soit faite sur la participation financière réelle de la Ville de Montréal à Terre des Hommes cette année.Enfin, le RCM réclame qu'un comité de fonctionnaires fasse un rapport complet sur l'état des bâtiments et propose des solutions quant à leur éventuelle utilisation.Il demande, pour terminer, qu'une commission du conseil municipal composée d'élus de tous les partis représentés à l'hôtel de ville, soit formée afin de procéder à une vaste consultation publique sur la vocation de Terre des Hommes.Rejoint hier par téléphone, le président de l'AMARC, M.Luc Il ne reste que les souliers.au dernier cuisinier du Pavillon Thématique qui a branché son poêle.Beauregard, a rappelé que La Ronde était ouverte depuis mai et que l'Ile Notre-Dame serait ouverte à compter du 22 juin.«Nous laissons à l'appréciation des Montréalais de nous dire dans quel état ils trouveront les lieux », a ajouté l'administrateur de l'AMARC.« Quant à l'île Sainte-Hélène, son cas est à l'étude et continue d'être à l'étude », a-t-il commenté en précisant qu'il préférait ne pas s'impliquer dans les débats politiques.La Quotidienne\tà trois chiffres\tà quatre chiffres Tirage d'hier\t734\t7080 Une exposition de gravures qui a soulevé peu d'intérêt ou tropl AU PROCES DUBOIS-DUBEAU Le juge Boilard va «se reprendre» Le juge Jean-Guy Boilard, qui s'est montré d'une patience à toute épreuve et d'un calme presque déconcertant, au cours des dernières journées, alors que les quatre avocats au procès Dubois-Dubeau y allaient de leurs plaidoiries, va «se reprendre», et .les reprendre, si l'on peut dire, dès aujourd'hui.LEOPOLD LIZOTTE Peu après que le procureur d'Adrien Dubois, Me Léo-René Maranda, eut mit fin prématurément à son intervention, hier après-midi (compte tenu de la durée générale de ses plaidoyers), le magistrat a immédiatement donné congé au jury jusqu'à ce matin.Mais il a retenu tous les procureurs en cour.Soit Me André Vincent pour la Couronne, Mes Robert La Haye, Jacques Bouchard et Me Maranda pour la défense.Et il leur a immédiatement indiqué qu'au cours de ses directives, il entendait bien corriger les erreurs ou les excès qu'ils avaient commis dans leurs commentaires sur la preuve, et, dans le cas de la défense surtout, sur les qualificatifs dérogatoires utilisés à l'endroit de plusieurs témoins.Et des délateurs-vedettes en particulier.Il leur reprochera égale- ment des prétentions qui ne s'appuyaient pas sur la preuve et des conclusions qui n'avaient pas plus de fondement juridique.Ces messieurs se sont évidemment rebiffés, devant ce projet de «correction» généralisée, et ils ont même réussi à engager la discussion avec le tribunal sur plusieurs points.À certains moments, tous se levèrent en même temps pour intervenir sur la même question, chacun soutenant même qu'il avait été le premier à surgir de son fauteuil, pour avoir le droit de parole.Le projet du juge Boilard-(et on peut nettement deviner qu'il le mènera à bien) va presque certainement chambarder la situation, et risque de faire voler les dés, d'autant plus qu'étant le dernier à s'adresser aux jurés avant leurs délibérations, ces «corrections» pourraient bien faire basculer la balance des o-pinions.Et d'irréversible façon.La fin abrupte du plaidoyer de Me Maranda, d'autre part, permet maintenant de prévoir comme possible un verdict avant la fin de la présente semaine, pour ce procès qui en est à son deuxième exemplaire en quelques mois, on le sait, la première instruction ayant débouché sur un désaccord, en mars dernier.Un prêtre retrouvé assassiné à Chicoutimi Un prêtre de 45 ans, l'abbé Jean-Noël Filion, animateur du centre étudiant Chabanel, à Chicoutimi, a été retrouvé assassiné, tard dimanche soir.Au moment de sa découverte, la victime était décédée depuis plusieurs heures.L'abbé Filion est mort par strangulation.Le premier rapport d'enquête indique qu'il a aussi été mordu à une joue.Les enquêteurs de la police locale ont interrogé plusieurs résidants du centre et plusieurs connaissances de la victime, mais avouent ne détenir aucun suspect.Ils ne peuvent par ailleurs indiquer, avec certitude, le mobile du crime.Un enquêteur, M.Clermont Cloutier, a indiqué à LA PRESSE que M.Filion avait, avant sa mort, dissimulé plusieurs de ses objets personnels, ce qui élimine, selon lui, l'hypothèse que le vol soit le mobile de l'assassinat.Au cours de la soirée samedi, M.Filion s'est rendu chez des amis dans la région.Selon des témoins, son automobile n'était pas au centre Chabanel, à minuit.Les policiers tentent de déterminer si le prêtre n'aurait pas fait monter quelqu'un durant le trajet de retour au centre.Durant la nuit du drame, personne n'a remarqué quoi que ce soit d'anormal aux appartements » r I de l'abbé Filion.Les enquêteurs ne suivent donc aucune piste dans ce dossier.Le coroner de la région ne peut procéder à une enquête immédiatement; il devra attendre que l'enquête policière donne des résultats.M.Filion, très actif dans la région de Chicoutimi, n'a jamais eu de démêlés avec la police, indi-que-t-on chez les enquêteurs locaux.4 V LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 A 3 Des dizaines de journalistes, photographes et cameramen venus de partout au pays et même des États-Unis, assistaient hier à la conférence de presse des pilotes du DC-9.photo Robert Maiiioux, la presse CONFÉRENCE DE PRESSE DES PILOTES DU DC-9 La recherche de l'aéroport a été le moment le plus dramatique « La recherche d'un aéroport à midi droit devant nous et que nous ne voyons pas à cause des collines entourant l'aéroport de Cincinnati, a été sûrement le moment le plus dramatique pour nous.À ce mornent-là, il était évident que nous ne pouvions plus demeurer en l'air, plusieurs possibilités s'offraient à nous, dont celle de nous poser sur une autoroute, on y a songé.» georges lÂmoÎT*MM C'est devant plusieurs dizaines de journalistes, de photographes, de cameramen venus d'un peu partout au pays et même des États-Unis, que le copilote Claude Ouimet, en compagnie du commandant Donald Cameron et de représentants d'Air Canada, a La navette spatiale survolera Montréal à 15 h 50 La navette spatiale Enterprise de la NASA survolera le ciel de Montréal aujourd'hui vers 15 h 50, en route pour Ottawa où elle fera escale pendant trois jours.Montée sur un Boeing 747, elle bouclera le tour de la ville en passant par Ville Mont-Royal, Hampstead, Chomedey, Vi-mont, Montréal-Nord et Lon-gueuil pour ensuite longer le fleuve Saint-Laurent.Ce survol durera dix minutes, à une vitesse de 265 milles à l'heure et à une altitude de 2 500 pieds.L'arrivée à Ottawa est prévue pour 16 h 30.Si les conditions atmosphériques se présentent mal, le survol sera cependant annulé.L'appareil survolera avant la ville de Québec vers 15 h 15 où il décrira un cercle complet qui le conduira à Sillery, Lévis, Les Saules, Charlesbourg, Lévis.raconté au cours de cette première conférence de presse dans un hôtel de Montréal les instants dramatiques que l'équipage et les passagers avaient vécu jeudi soir dernier à Cincinnati.Les représentants d'Air Canada, tout en rendant hommage « au courage de l'équipage et au personnel de bord, et à la fierté de tous les pilotes », avaient tenu à préciser dès le début de la conférence de presse que les questions aux pilotes ne pourraient porter sur les aspects techniques.On oublie très vite Rappelons que 23 personnes dont 21 Canadiens sont mortes asphyxiées durant le vol 797 d'Air Canada dans un avion de type DC-9 qui été envahi par la fumée et les flammes.Les deux pilotes étaient tellement préoccupés par ces manoeuvres d'urgence pour poser l'appareil au sol descendant 9 500 m en 9 minutes, qu'ils n'ont pas tellement songé à l'idée d'y mourir.Le copilote Ouimet, avoue pourtant que durant un bref instant, il a pensé que « c'était fini, tout le monde il a eu peur, mais on a tellement de procédures à faire qu'on oublie vite », a-t-il admis.Pour sa part, le pilote, Donald Cameron, tout en précisant qu'il n'avait jamais vraiment entretenu de doutes sur la possibilité de s'en sortir, a néanmoins précisé qu'il a fallu voler un peu « au pi-fomètre » puisque les instruments de vol avaient été court-circuités par l'incendie à bord.Il n'a pas tari d'éloges envers le ra-dariste de l'aéroport de Cincinnati qui l'a amené à faire atterrir son avion sans instruments.Et aussi au personnel de bord chargé de la sécurité des passagers, qui semblaient calmes.« Mon rôle consistait à piloter l'appareil, a précisé M.Cameron, j'ai dû me battre avec l'avion qui descendait à la vitesse de 2 000 pieds à la minute; l'avion allait vite et moi je lui disais de ralentir.» Il lui sauve la vie Quant au co-pilote Ouimet.il a précisé que peu après l'atterrissage, son pilote a perdu connaissance.Il a eu le temps de se glisser hors de l'appareil et de demander à un pompier de l'asper-' ger et de sortir son collègue de la cabine de pilotage par la suite, pour ainsi lui sauver la vie.Comment le feu s'est-il déclaré à bord?Aucun des deux pilotes n'a pu le préciser.Ils se sont bornés à parler des mesures prises au moment de la déclaration du feu : tout a été fait pour circonscrire le début d'incendie dans la toilette en vidant un extincteur.Ce fut peine perdue puisque le feu s'était déjà propagé au plancher.Un équipement plus important aurait-il permis de maîtriser ce début d'incendie ?« Non !, a indiqué M.Ouimet, puisque les flammes n'étaient absolument pas visibles; il y avait beaucoup de fumée.» Une très mauvaise chose Et la possibilité pour les passagers d'utiliser les masques à oxygène?«Ça aurait pu activer les flammes, a insisté M.Ouimet.Il n'y aucun doute dans mon esprit que ça aurait été une très mauvaise chose.» Après être pourtant passés si près de la mort, ce qui leur paraissait « irréel et pourtant véri-dique » les deux hommes se disent néannmoins désireux de retravailler ensemble.car la vie continue.Rappelons enfin que le pilote Donald Cameron, 51 ans, est au service d'Air Canada depuis le 28 mars 1966; i! a à son actif 9 600 heures de vol.dont 3 920 sur DC-9.Quant au copilote Claude Ouimet, 34 ans.il est entré à Air Canada le 3 janvier 72 et compte 5150 heures de vol dont 2 500 sur DC-9.Ces deux pilotes n'ont jamais eu d'accident.Deux membres du Congrès réclament un accroissement des exigences de sécurité WASHINGTON (PC, UPI) \u2014 Deux membres du Congrès américain ont demandé à l'Administration fédérale de l'aviation américaine d'améliorer ses exigences de sécurité pour les sociétés aériennes, à la suite de l'incendie du DC-9 d'Air Canada qui a coûté la vie à 23 personnes.Les deux représentants sont à la tête des comités qui ont juridiction sur la sécurité aérienne.Selon eux, l'incendie fatal qui s'est déclaré à bord du vol 797 d'Air Canada révèle l'importance d'une action immédiate pour di- minuer le caractère inflammable et toxique des matériaux contenus dans les avions.Par ailleurs, le seul des 23 survivants de l'accident encore hospitalisé, Richard Forrest, de Toronto, devrait recevoir son congé cette semaine.Il a été intoxiqué par la fumée et a dû être soigné à l'unité des malades cardiaques d'un hôpital de Cincinnati.D'autre part, des scientifiques utilisent actuellement l'ordinateur pour découvrir des données qui permettront peut-être d'éviter des tragédies comme celle qui s'est produite à Cincinnati.Des chercheurs de l'Université de Notre Dame, à South Bend, Indiana, recueillent des données qui leur permettront de déterminer comment le feu et la fumée se répandent dans les avions.À partir d'un programme d'ordinateur qui simule un avion en flammes, ces scientifiques modifient par exemple la hauteur des sièges, les matériaux des fauteuils afin de découvrir les éléments de design qui sont le plus susceptibles d'améliorer la sécurité des passagers en cas d'incendie à bord des avions.Un pas dans la bonne direction à la SAQ Lorsque le ministre Rodrigue Biron a décidé, à l'automne de 1981, que le moment était venu de faire le point sur les activités de la Société des alcools du Québec par le biais dune table ronde, certains informateurs du ministère de l'Industrie, du Conv merce et du Tourisme m'avaient assuré que le ministre voulait aller loin.Et effectivement, le projet de loi 29, connu sous le nom de Loi modifiant la Loi sur la Société des alcools du Québec et d'autres dispositions législatives, s'avère un pas dans la bonne direction, même si le projet de loi en décevra plusieurs sur deux plans.L'administration de la SAQ Pour apprécier à sa juste valeur, et sans faire de procès à ceux qui seront remplacés à la direction de la SAQ, il faut se souvenir que la table de concertation de février 1982 découlait des relations*, de plus en plus tendues entre la SAQ et l'industrie.L'administra-: tion actuelle de la société d'État était parvenue, pour son malheur d'ailleurs, à obtenir ce que personne d'autre n'avait réussi jusque là, c'est-à-dire à forcer tous les intervenants privés à se regrouper à l'intérieur de l'Association de Vindustrie manufacturière\" des boissons alcoolisées du Québec (AIMBAQ).La SAQ avait réussi ce « tour de force » en faisant preuve de beaucoup d'arrogance et d'ambition à l'endroit et au détriment de l'entreprise privée.Sans l'intervention du ministre donc, il est clair que le dossier aurait tourné au vinaigre.Dans ce contexte, la décision de scinder en deux les responsabilités actuellement assumées par le président directeur général Daniel Wermenlinger répond à une situation que la SAQ a créée de toutes pièces pour son grand malheur.Cependant, les fervents défenseurs de la cause de l'entreprise privée ne manqueront pas de souligner que la société sera plus dépendante que jamais des politiques gouvernementales et des exigeances du ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, impression renforcée par l'augmentation de sept à neuf du nombre des membres du Conseil d'administration.Reste à voir maintenant quels sont les deux hommes que le ministre choisira pour succéder à M.Wermenlinger comme président du Conseil d'administration, puis comme président directeur * général, et quelles seront les victimes de l'inévitable coup de balai qui suivra aux échelons supérieurs de la SAQ.Il ne suffira pas en effet de remplacer M.Wermenlinger pour que la paix revienne entre la SAQ et l'entreprise privée, loin de là! \u2022 » Les producteurs de vins québécois Ce sont évidemment les consommateurs et les producteurs de, vins québécois qui profiteront le plus de l'importante brèche pratiquée dans l'armure de la SAQ.Jusqu'à ce jour en effet, la SAQ occupait seule le marché des vins importés en vrac et embouteillés au Québec, avec le résulta: que les 11 détenteurs d'un permis de production de vins québécois n'utilisaient leurs lignes d'embouteillage qu'à 30 p.cent à peine de leur capacité.Dorénavant, ces 11 détenteurs de permis pourront embouteiller non seulement les produits québécois, coupés ou non, mais aussi les vins de table importés et commercialisés sous , leurs propres marques, voire les vins d'appellation contrôlési commercialisés sous la marque de l'exportateur, un marché» qu'ils disputeront âprement sans doute à la société.À très court terme, cette réforme risque d'entrainer la disparition des vins dits «québécois », mais 1'aulorisation par le projet de .loi de lancer de nouveaux produits à base de pommes ou autres fruits.du Québec pourraient corriger partiellement cette conséquence inévitable de la réforme.Ce changement est d'autant plus intéressant qu'on assistera a\\ une amélioration assez importante dans la gamme des produit-offerts en épicerie où la loi de l'offre et de la demande jouera \\ beaucoup plus librement qu'actuellement.La conclusion voulant que le consommateur sorte gagnant de.cet aspect de la réforme parait par conséquent fort logique, car, devant la prolifération inévitable des vins importés par les pro ducteurs locaux, il faut s'attendre à ce que tout le monde, SAQ ; comprise, fasse des efforts afin d'améliorer la qualité des vins de ' table.; \u2022?Le projet de loi prévoit aussi que ies distillateurs pourront dorénavant embouteiller des produits importés en vrac et ces derniers sont heureux de constater que la mesure se limite aux boissons dé ¦ type non distillées au Canada, comme le scotch whisky, mesure qui permet de protéger l'industrie locale.Mais l'impact de la réforme sera sans doute ressenti moins fort chez les distillateurs que chez les producteurs de vins québécois.Deux « oublis » de taille En fait, cette première étape vers une libéralisation complète (il est permis de rêver, n'est-ce pas?) de la vente des alcools au ( Québec déçoit sur deux plans seulement.En premier lieu, il est regrettable que le ministre n'ait pas jugé .bon de démarquer le Laboratoire de contrôle de la qualité pat-rapport à la SAQ.L'entreprise privée ne demandait pas l'aboli;, tion de ce laboratoire dont la compétence n'est mise en doute par personne, niais elle aurait apprécié que le laboratoire passe sous la responsabilité du ministère plutôt que de rester dans le giron de la SAQ, de manière à ce qu'il ne soit plus juge et partie dans l'évaluation d'un produit.Le ministre a cependant corrigé quelque peu cet inconvénient par la création d'un « tribunal d'appel », ; en l'occurrence le futur comité interprofessionnel.En deuxième lieu, il est malheureux que le ministre n'ait pas retenu l'idée de forcer la SAQ à établir une démarcation très nette entre la majoration fiscale et la majoration commerciale.Comme on l'a souvent dit, le principe d'une taxe élevée sur ce produit de consommation de luxe qu'est la boisson alcoolique n'est contesté par à peu près personne, et en outre, la démarcation proposée n'aurait entraîné aucune baisse de revenus pour le ministre des Finances.Il faudra donc trouver une autre raison pour expliquer ce refus.Quant aux avantages d'une telle démarcation, on en connaît deux et les deux sont « gênants » pour le gouvernement et la SAQ.Primo, elle aurait permis de juger vraiment de l'efficacité administrative de la SAQ, et secundo, elle aurait permis au consomma'-' teur de savoir exactement quelle partie du prix d'une bouteille va ' au fonds consolidé de la province.C'est justement ce genre de détail qu'on ne veut pas fournir au consommateur.i I il \u2022 i i î i 11 i \\ 11 POIGNARDÉE 48 FOIS AVANT D'ÊTRE ÉVENTRÉE, ELLE A TENTÉ DE SE DÉFENDRE Suzanne Lauzon a connu une fin horrible 4.» » « « j VALLEYFIELD \u2014 Impassible durant la première journée de son procès, Jocelyne Du-pras-Deschambeault a pleuré tout doucement, sans un sanglot, martha oagnon en entendant le pathologiste raconter hier la fin horrible qu'a connue Suzanne Lauzon, 24 ans, enceinte de huit mois, qui a été poignardée et éventrée.Sur son corps on a compté 48 plaies, dont certaines démontrent qu'elle a souffert avant de mourir.L'assistance semblait sidérée, gelée, par la lecture interminable du rapport d'autopsie dont les détails répugnants donnaient le frisson.Quelques personnes assises au premier rang avaient le visage noyé de pleurs.Un malaise indéfinissable envahissait la grande salle froide et obscure.Pour les sept hommes et cinq femmes du jury cette période a été particulièrement éprouvante.À plusieurs reprises, ils ont dû regarder les albums de photos montrant le corps mutilé de la jeune victime, transpercé comme une passoire.La gorge serrée, ils ont écouté attentivement le Dr André Lauzon leur explique que la mort n'avait sûrement pas été instantanée.Plusieurs plaies démontrent que Suzanne Lauzon a tenté en vain de se défendre, de se protéger.Elle a essayé de s'emparer de la lame tranchante de couteau qui mesurait environ six pouces.Une vingtaine des 48 plaies pourraient être considérées comme mortelles.Mais leur grand nombre ne permet pas au pathologiste de déterminer celles qui ont causé la mort.Le coeur et les \\ poumons ont été transpercés à 11 reprises.On retrouve également une longue incision de 16 centimètres au niveau de l'utérus.Les coupures font penser que l'on a voulu « scier » la peau pour pratiquer ce que le Dr Lauzon a appelé une « césarienne artisanale » pour extraire le bébé du ventre de la mère.C'est au moment où le médecin a parlé de l'autopsie pratiquée sur le corps du bébé que l'accusée Jocelyne Dupras-Descham-beault, s'est mise à pleurer, la tête baissée, sans jamais regarder dans la salle.De l'avis du Dr Lauzon, l'enfant est décédé par asphyxie alors qu'il était encore dans le corps de sa mère.On n'a décelé aucune marque de violence traumatique sur son corps.Au sens médical du terme, il n'a donc jamais respiré par lui- même.Le médecin ne peut dire quand il a été retiré du ventre tout comme il est incapable d'établir la chronologie des blessures causées à la mère.Au cours de la journée, des policiers sont venus déposer plusieurs pièces à conviction qui ont été saisies dans la maison de l'accusée où s'est déroulé le drame.Ils ont retrouvé un couteau de boucherie et un autre de cuisine et un couteau pour la tapisserie, ainsi qu'une paire de ciseaux qui auraient peut-être servi à couper le cordon ombilical.Il y avait aussi au même endroit les vêtements de la victime que l'on avait mis dans un sac.En voyant ces objets, deux femmes n'ont pu retenir leurs larmes.Selon l'agent Guy Beaudin de la SQ qui s'est rendu sur les lieux après le meurtre, la maison était propre, bien rangée et il n'y avait aucune trace de sang.Le pathologiste a pour sa part affirmé que la victime avait perdu une quantité énorme de sang lors du drame.On avait dû faire un grand nettoyage.Il a fallu un certain temps aux policiers avant de découvrir le cadavre caché sous les escaliers, ficelé et enveloppé dans une couverture et un sac de couchage, au sous-sol.Une pile de journaux dissimulant le tout.Toujours dans la maison de Jocelyne Dupras-Deschambeault, les policiers ont également trouvé plusieurs accessoires de bébé : un petit bain, un moïse, une boite de couches Pampers et des vêtements pour un nouveau-né qui se trouvaient dans un bureau près du lit.Le soir de l'incident, le 11 mars dernier, Mme Dupras-Descham-beault, 40 ans, était arrivée en ambulance au centre hospitalier de Valleyfield, accompagnée de son mari.Elle tenait dans ses bras un bébé mort-né et affirmait avoir accouché.À la demande d'un médecin, les policiers ont été appelés à venir la rencontrer.Après un court interrogatoire, ils se sont immédiatement rendus f.sa résidence où ils ont découvert le corps de Suzanne Lauzon.Cet avant-midi, les jurés pour ront se reposer à la m oison pendant que les avoc.t >, Me Jcaii-Pierre Proulx procureur de m Couronne, et Me Gilles tfébert pour la défense, débattront certains points de droit devant œ juge Jacques Ducros.Depuis le début, la salle d'audience est bondée, même les journalistes onUtc la difficulté à se trouver un siège. A 4 SELON UN SONDAGE DU TORONTO STAR Clark ne serait qu'à un cheveu de la victoire LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 OTTAWA \u2014 A quatre jours du congrès au leadership du Parti conservateur, le chef dé-piissionnaire M.Joe Clark n'est plus qu'à un cheveu de la victoire si Ton se fie au plus récent sondage sur le sujet publié ce GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa matin par le quotidien Toronto Star, et dont LA PRESSE a obtenu les grandes lignes.Le sondage accorde 41 p.cent des votes à M.Clark, contre 25 p.cent à M.Mulroney, 23 p.cent à M.Crosbie, quatre p.cent à MM.Crombie et Wilson, trois p.cent à M.Pocklington et un p.cent à John Gamble.Les résultats de ce sondage risquent cependant de porter a confusion puisque seulement 10 p.cent des délégués québécois ont répondu aux questions du journal torontois, qui a obtenu une participation beaucoup plus élevée en Ontario.Dans l'ensemble du pays, environ le tiers, soit 1041 délégués ont répondu à la lettre-questionnaire du Star.La faiblesse de la réponse québécoise donne à penser que MM.Clark et Mulroney sont beaucoup plus fort que ne l'indiquent ces chiffres.Si c'est le cas, M.Clark serait tout près de la majorité absolue.Le sondage du Toronto Star contraste cependant avec celui effectuée au début de juin pour le compte de l'organisation Mulro- Quelle caractéristique assure la qualité et la longévité d'une résidence?LA CONSTRUCTION Avant d'acheter une propriété, il est bon de «lire entre les murs».Et d'examiner sérieusement la qualité de la construction.À cet égard, le Sanctuaire du Mont-Royal est insurpassable.Le Sanctuaire est entièrement bâti à l'aide d'éléments de béton précontraint, fabriqués en usine.Cette technique de construction, réservée aux immeubles de prestige, offre des avantages remarquables.Elle diminue les coûts.Produit une structure d'une solidité à toute épreuve.Permet une finition beaucoup plus soignée.Élimine l'entretien extérieur.Permet de poser l'isolant dans des conditions idéales.Fait disparaître le pont thermique créé par les balcons.Et assure une insonorisation de beaucoup supérieure.Enfin, elle réduit le nombre de colonnes de soutènement, vous permettant d'aménager votre intérieur en fonction de vos besoins.À prix égal, pourquoi ne pas habiter une résidence garantissant votre qualité de vie.pendant longtemps?UNE CONSTRUCTION INCOMPARABLE.C SQPiCTUQiDC du mont-royal 6000 c herhin Deacon, Montréal \\ f JHHL LEADERSHIP ney, et publié hier matin par le quotidien The Globe and Mail.La consultation, effectuée au téléphone auprès de 250 délégués, accorde 36,8 p.cent des voix à M.Clark, contre 28 p.cent à M.Mulroney et 17,6 p.cent à M.Crosbie.Ces résultats ont toutefois été mis en doute par l'expert du Parti conservateur en la matière, M.Allan Gregg, qui a révélé que le sondage a été mené en réalité par une filiale de Gallup, et que l'échantillonnage de 250 personne n'était pas suffisant pour donner des résultats vraiment scientifiques.M.Gregg s'en est pris à M.Mulroney et au Globe and Mail, pour avoir publié de tels résultats.Quoi qu'il en soit, ces chiffres sur les chances des candidats de- vraient être confirmés ou infirmés demain, lors de la publication d'un autre sondage préparé par l'école en journalisme de l'Université Carleton, pour le compte de Southam News et du réseau de télévision Global.Le mois dernier, le même groupe avait publié un premier sondage donnant 36 p.cent à M.Clark, 19 p.cent à M.Mulroney et 14 p.cent à M.Crosbie.Les délégués qui commenceront ce soir à arriver dans la capitale nationale, ne manqueront d'ailleurs pas de chiffres pour choisir leur nouveau chef.En même temps que le sondage de Southam News jeudi matin, ils prendront également connaissance des résultats du dernier sondage Gallup sur la popularité des partis politiques.Les conservateurs étaient à 52 p.cent le mois dernier, tandis que les libéraux étaient tombés à moins de 30 p.cent.Même si le congrès commence officiellement ce soir, ce n'est que demain que la majorité des délégués arriveront dans la capitale nationale.Dès 14:30 jeudi, les candidats défileront à tour de rôle devant trois ateliers de travail, l'un portant sur l'économie, l'autre sur les politiques sociales, et le troisième sur la politique internationale.Vendredi soir, les candidats prononceront leurs discours, et le scrutin se tiendra samedi.Seuls Crosbie et Crombie répondent aux francophones hors Québec 738-6000 SEMAINE: 10 H.A 18 H.WEEK-END: 11H.A 17H, ( De préférence sur rendez-vous) > PHASE 1 - -OCCUPATION: IMMÉDIATE ) HYPOTHÈQUE - 3 ANS - 117/e% > 2 CH.À C.-1400 PI.CA.ET PLUS > 3 CH.À C.-1 800 PI.CA ET PLUS ffi Habitas 1983 OTTAWA \u2014 Les francophones hors-Québec, qui espéraient obtenir des garanties ou à tout le moins des précisions des candidats au leadership du Parti conservateur, devront prendre leur mal en patience.Seuls MM.David Crombie et John Crosbie ont cru utile de leur répondre de façon détaillée.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Un adjoint de M.Joe Clark leur a retourné un accusé de réception dans lequel il leur promet une position précise « dans les plus brefs délais ».Quant à M.Brian Mulroney, il leur a fait parvenir une petite lettre dans laquelle il les assure de son appui, et ajoute que sa position à leur endroit se résume ainsi : « Il ne peut y avoir de citoyens de deuxième ordre au Canada ».Il ajoute aussi que ce même sentiment l'anime en ce qui concerne la minorité anglophone « de plus en plus harcelée au Québec ».Dans sa réponse, en français, M.John Crosbie s'attache point par point à chacune des questions soulevées par la FFHQ.Il dit appuyer les principes et les dispositions de la loi sur les langues officielles ainsi que les droits relatifs à la langue de la minorité et à l'éducation enchâssés dans la constitution.Il annonce qu'il refuserait de placer le gouverne- ment sous une obligation légale vis-à-vis les langues officielles à laquelle il ne pourrait se soumettre de façon réaliste, mais il déclare qu'il ferait de son mieux pour faire appliquer la loi.M.Crosbie demeure vague, par ailleurs, au plan des mesures à prendre pour accroître la participation des francophones à la Fonction publique fédérale, et il refuse de s'engager, comme l'avait fait Robert Stanfield, à refuser l'investiture de son parti à des candidats opposés au bilinguisme.Il répond à ce chapitre qu'il ne prévoit aucune opposition à cet égard des membres de son parti ou du caucus parlementaire.M.David Crombie répond de son coté qu'il appuie totalement les recommandations du dernier rapport du Comité sur les Langues officielles du Sénat et de la Chambre des Communes, et il réitère que les minorités francophones et anglophones devraient jouir des mêmes droits.Il évite par ailleurs de faire savoir s'il refuserait les candidats opposés au bilinguisme.Tout comme M.Crosbie, il se dit encouragé par les derniers progrès accomplis par les minorités francophones en Ontario, tout en signalant que cet exemple prouve que les provinces peuvent agir d'elles mêmes à ce chapitre et en laissant entendre que les mots d'ordre du fédéral ne sont pas la solution.Le bilinguisme: un facteur majeur OTTAWA \u2014 La Capitale nationale a commencé à vivre au rythme du congrès à la direction du Parti conservateur.Il semble bien évident que la question du bilinguisme sera l'un des thèmes majeurs qui marquera la fin de cette campagne dont le point culminant sera l'élection d'un nouveau leader où la reconfirmation de Joe Clark dans ses fonctions samedi.Les deux principaux adversaires en présence, l'ex-premier ministre et son rival Brian Mulroney tenteront d'exploiter au maximum la gaffe commise récemment pas John Crosbie, considéré comme bon troisième dans cette course.Ici c'est le grand sujet de conversation, dans les restaurants, dans les hôtels et sur la Colline parlementaire.On a évidemment de la difficulté à s'expliquer la déclaration malheureuse du candidat terreneuvien à l'effet qu'il n'était pas plus utile pour lui d'apprendre le français, que le chinois ou l'allemand.Il a bien tenté depuis de corriger cette erreur en promettant d'apprendre la langue de Molière une fois élu à la direction du Parti conservateur.Mais cette affirmation n'a pas réussi à corriger la situation et n'a été prise au sérieux par personne.Lundi soir, lors d'un « big party » où il y avait des fruits de mer à profusion et de l'alcool pour griser la population d'Ottawa au grand complet, John Crosbie a bien dit quelques mots en français, qu'il avait visiblement appris par coeur.Ce qui était loin de convaincre qu'il avait déjà commencé des cours du soir chez Berlitz.L'approche des délégués C'est donc une occasion en or pour les candidats bilingues à la direction du PC.Ces derniers ont bien l'intention d'exploiter au maximum la gaffe de Crosbie.Joe Clark, l'ex-président de l'Iron Ore, Brian Mulroney et l'ex-maire de Toronto, Michael Wilson, qui lui aussi est bilingue, pourront donc continuer à taper sur le clou et tenter de convaincre les délégués en faveur de John Crosbie de les appuyer samedi.Ce qui pourrait apporter des revirements surprenants.Une émission réalisée par une chaîne de télévision anglophone au sujet de la nécessité ou non des candidats à la direction d'être bilingue a donné des résultats étonnants.Les appels téléphoniques étaient logés dans des endroits publics dans les quatre provinces de l'Ouest du pays.Environ les deux-tiers des personnes interrogées ont répondu qu'il était essentiel pour le nouveau chef du PC de pouvoir s'exprimer dans les deux langues officielles du pays.Cette réalité ne saurait donc échapper totalement aux délégués.V Masse était au party Pour sa part, l'ex-ministre de l'Union nationale et ancien candidat du PC, Marcel Masse, a presque réussi à tirer son épingle du jeu en se faisant nommer président de l'atelier du congrès qui portera sur les affaires extérieures., Après avoir travaillé ardemment à convaincre le premier ministre de l'Ontario, William Davis, à être candidate la direction du PC, il avait finalement donné son appui, en désespoir de cause, à Brian Mulroney.Avant d'accéder à la présidence de cette commission qui lui confère le statut « d'impartialité », son travail pour le candidat Mulroney avait été marqué au coin de la plus grande discrétion,' sinon d'une absence totale de sa personne sur le terrain.Reconnu pour la versatilité de ses prises de position à l'image du seul député conservateur du Québec, Roch LaSalle, Marcel Masse a participé à la réception donnée par John Crosbie.Au cours d'une conversation avec des journalistes, il a continué à prétendre qu'il n'était pas nécessaire pour le prochain chef du PC d'être bilingue.Un anglophone unilingue, selon lui, serait très bien placé pour négocier un nouveau « deal » avec le Québec francophone.A des proches, il a aussi confié que John Crosbie serait un excellent chef et éventuellement un bon premier ministre du Canada, malgré le fait qu'il ne parle pas français.Pour lui, les jeux seraient plus clairs ainsi.Un représentant anglophone négociant avec un premier ministre francophone, cela éviterait toutes les confusions et ambiguïtés possibles.Reconnu autrefois comme un ardent nationaliste, cette nouvelle approche de Marcel Masse est difficilement justifiable.Ses amis d'ailleurs ne comprennent plus son cheminement, sinon qu'il aj,fit tout simplement par opportunisme politique, en se ménageant une porte dans toutes les entrées! Les tracs imprimés Après la guerre d'affichage des posters des candidats sur tous les pans de murs, les poubelles, les rampes d'escaliers, etc, il ne restait plus mardi un pouce de libre pour ce genre de publicité au Centre civique d'Ottawa où se déroulera le congrès conservateur.Par ailleurs, les tracs publicitaires de certains candidats sont déjà imprimés.La machine à photocopie a été mise largement à contribution.Ainsi on a déjà commencé à glisser sous les portes des chambres des délégués la reproduction des articles de journaux relatant largement les déclarations de John Crosbie au sujet du français.Les organisateurs de ce dernier ont une riposte préparée d'avance.On distribue et on fera distribuer des photographie de Joe Clark, et du premier ministre du Québec, René Lévesque.Inutile de préciser que les deux hommes sont très souriants et qu'il n'y a aucune animosité dans leur regard.Mais force est de constater que les couteaux ne volent pas encore très bas.Les nuits promettent d'être de plus en plus longues, les réceptions de plus en plus nombreuses.Une chose demeure impossible à évaluer cependant: les coûts de cette manifestation en période de récession économique.UN INTERURBAIN UN INTERURBAIN UN! GATEAU DE FETE > \\ i ITTT UN JOUR DE CONGE i » » i -D-Ll-ll- S7 S\"?o Il Ti )j I t I I I .i 1 I I I » I I I i ¦ i UN INTERURBAIN ' UN P'TIT SPECIAL r : : : t t t t UN GROS PLAISIR COÛTE PARFOIS PEU Faites-vous plaisir souvent tout en économisant, avec l'interurbain automatique à tarif réduit.DE MOINS DU LUNDI AU VENDREDI DE 18H À 23H.Par exemple, pour un appel de 10 minutes entre Montréal et\tTarif ordinaire\tTarif réduit de 1/3 «\tVous économisez Québec\t5,61$\t3,74$\t1,87$ Ottawa\t5,41$\t3,61$\t1,80$ Sherbrooke\t5$ '\t3,33$\t1,67$ Saint-Jérôme\t3$\t.2$\t1$ Chicoutimi\t5,91$\t3,94$\t1,97$ Ce tarif réduit s'applique dans toutes les régions desservies par Bell Canada au Québec et en Ontario.^interurbain Bell r > \u2022 I I Un futur délégué au congrès des conservateurs apprend sa leçon, juché sur le dos de sa mère.Dans le sprint aux pancartes, les partisans de Joe Clark n'ont pas fait de discrimination et ! ont envahi même les lieux de méditation.Une firme spécialisée confirme les «données» économiques optimistes de Brian Mulroney * : 4 (d'après PC) \u2014 Une firme spécialisée dans les prévisions économiques a confirmé, hier, que les projets de Brian Mulroney pourraient pratiquement éliminer le déficit fédéral de $31 milliards et créer 520 000 emplois d'ici à 1990.Cette entreprise, Data Resources of Canada, tient toutefois à préciser que ses prévisions sont basées sur des présomptions « parfois optimistes ».Le vice-président de Data Resources, William Empey, a signalé en particulier qu'il était peu probable que la productivité s'améliore autant que M.Mulroney le croit.De plus, a-t-il ajouté, même s'il est possible d'augmenter les exportations d'énergie, il faudrait alors abaisser considérablement les prix du pétrole et abandonner les limites fixées à l'exportation des ressources non renouvelables.Enfin, a-t-il conclu, il n'est pas aussi certain que M.Mulroney l'assure que l'industrie énergétique va réinvestir les $20 milliards nécessaires pour assurer un surplus en 1990.Projets Les projets de M.Mulroney sur lesquels se sont basés les spécialistes sont de réduire de 5 pour cent l'impôt sur le revenu des entreprises, d'augmenter les crédits d'impôt pour les nouveaux investissements et d'améliorer les mesures incitatrices pour le matériel nouveau.Il y aurait également un plan d'investissements énergétiques de $20 milliards, financé par l'industrie par l'intermédiaire d'exportations accrues et de dépenses plus élevées pour la recherche et le développement d'ici à 1990.LEADERSHIP M.Mulroney a promis, enfin, de limiter les dépenses du gouvernement et les subventions aux sociétés d'État.Les prévisions de Data Resources ont été rendues publiques par le député conservateur Sinclair Stevens, un partisan de M.Mulroney.Le Devoir Entre-temps, le quotidien montréalais Le Devoir a opté conditionnellement pour Joe Clark dans la course au leadership conservateur qui se concrétisera samedi.Sous la signature de Jean-Louis Roy, en page éditoriale, le journal affirme que, sous réserve d'événements qui pourraient l'amener à modifier son évaluation dans les prochains jours, « la candidature oe M.Clark nous semble répondre mieux que celle de ses adversaires aux aspirations et aux besoins du Québec et du Canada ».En lui confiant un nouveau mandat, les délégués au congrès d'Ottawa consacreraient en même temps une conception plus souple du pays et une vision généreuse de la place du Québec au sein du Canada.Cet avis ne semble aucunement partagé par le quotidien de Trois-Rivières, Le Nouvelliste, qui affirme qu'un seul choix s'imposera pour la direction du Parti conservateur, celui de Brian Mulroney.Dans un éditorial signé de Syl-vio Saint-Amant, le journal souligne que pour îedevenir chef de son parti, Joe Clark devra prendre une confortable avance au premier tour ou même l'emporter, ce qui n'est aucunement acquis.Or, on ne voit pas comment M.Clark pourrait conduire à nouveau les conservateurs avec une majorité simple ou une majorité inférieure à celle qu'il avait obte nue à Winnipeg.Enfin, 23 citoyens québécois; bien connus qui n'ont aucun lien avec le Parti conservateur ont ré digé une lettre ouverte à l'intention des 800 délégués du Québec^ au congrès d'Ottawa, pour leur suggérer d'appuyer Joe Clark.La lettre, qui souligne « la vision de M.Clark des relations fé-.dérales provinciales et sa capacité de comprendre la spécificité du Québec », est signée, entre autres, de Gil Rémillard, de'l'Université Laval, Solange Chaput-Rolland, qui fit partie de la commission Pépin-Robarts, Alfred! Rouleau, ex-PDG du Mouvement Desjardins et André Tremblay, vice-doyen de la Faculté de droit; de l'Université de Montréal.Chercheurs d'Ayerst : Québec a reçu le plan de relocalisation QUEBEC (PC) \u2014 Le gouvernement du Québec vient de recevoir un plan pour relocaliser les 182 chercheurs à l'emploi de la compagnie pharmaceutique Ayerst.C'est ce qu'a fait savoir hier le ministre de la Science et de la Technologie, Gilbert Paquette.Répondant à l'Assemblée nationale aux questions du député de Saint-Laurent, M.Germain Leduc, M.Paquette a dit que des éléments de solution dont il a refusé de révéler le contenu, seront étudiées très prochainement.La compagnie Ayerst de Ville Saint-Laurent a décidé de déménager son centre de recherche aux Etats-unis à cause des exigences de la loi fédérale sur les brevets.M.Paquette a dénoncé cette loi fédérale mais dit avoir reçu l'assurance qu'elle sera modifiée sous peu.« Je pense qu'il faut le plus tôt possible offrir aux 182 cher- cheurs de Ayerst la possibilité de rester au Québec et d'y contribuer au développement scientifique et technologique », a-t-il dit.Bien que rien ne soit officiel, on parle dans les milieux scientifiques d'intégrer une partie des chercheurs à l'Institut Ar-mand-Frappier de Montréal ou encore à Bioméga, une filiale de la Société générale de financement spécialisée dans la recherche scientifique.Ottawa approuve la création d'un fonds de développement pour les autochtones OTTAWA (PC) \u2014 Le cabinet a approuvé un fonds de développement économique de $345 millions pour les minorités indienne, inuit et métis, a annoncé le ministre des Affaires indiennes, M.John Munro, à un comité de la Chambre des Communes hier.Le fonds, dont le conseil de gestion comprendra des autochtones, dépendra du ministre des Petites entreprises, M.William Rompkey, a dit M.Munro au co- »«.L'UNIQUE CLUB D'ESCOMPTE À L'ÉCHELLE CANADIENNE 0 Economisez jusqu'à 50% sur vos voyages «vtcie ORIGINAL SEULEMENT! 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Munro a nié que le comité de di-; rection du fonds serait noyaute par des autochtones libéraux.Par ailleurs, il n'a pas spécifié si le fonds serait géré comme une compagnie de la Couronne.OTTAWA (PC) \u2014 Les contribuables n'auront plus à prouver qu'ils sont innocents d'importation illégale.Ce sera l'accusation qui devra dorénavant prouver ses avancés, indique un projet de révision de la Loi des douanes présenté en Chambre, hier.De plus, l'utilisation de mandats d'assistance par les agents des douanes (qui leurs donnent le droit de fouiller les édifices et autres endroits en rapport avec la saisie de produits), a été remplacée par des mandats de perquisition beaucoup plus restreints.Par contre ce changement n'affecte pas l'utilisation des mandats d'assitance par les agents de ta Gendarmerie royale du Canada, lors d'enquêtes en rapport avec la Loi des douanes.Les dispositions du fardeau de la preuve en vertu de la présente Loi des douanes sont remplacées par des dispositions compatibles avec la Charte des droits et libertés, a précisé le ministre du Revenu, M.Pierre Bussières.M.Bussières prévoit que la nouvelle législation sera bien accueillie puisque plusieurs suggestions des milieux d'affaires et de la population en général y ont été incorporées.Ce projet de loi est le premier changement majeur à une loi vieille de 136 ans, a révélé le ministre.RÉNOVATIONS GÉNÉRALES 691* metro je*\" 1500 pOH ONT*»0 cuisines chêne ou .style moderne \u2022 salles de bains \u2022salles de jeu Quelle élégance Le modèle «Celebrity» pour vos sorties.Fait entièrement de cuir dans les tons de blanc et beige.Fabriqué spécialement pour Giroux & DesLauriers Balcons de ciment ou bois Démolition de hangar (Subvention de la Ville de Montréal) Gouttières sans joint Revêtement d'aluminium Évaluation gratuite ESTIMUM INC.388-5731 25 années d'expérience professionnelle 5495$ choix de grandeurs largeurs AA - B - C choix de sacs à main pour coordonner (ne manquez pas la vente de trottoir, rue Mont-Royal) VISA PERSONNEL COMPÉTENT POUR VOUS SERVIR CHÈQUE PERSONNEL ACCEPTÉ u A 6* ÉDITORIAL LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse MICHEL ROY éditeur adjoint » f s » V : \\ : ! ; ?: * Nouvelle lutte à la pornographie Huit maires représentant autant de grandes villes canadiennes ont décidé de faire front commun contre la pornographie: «Nous unissons nos efforts, dit le maire Jean Drapeau, pour forcer le Code pénal à nous aider dans notre préoccupation d'assainissement de nos villes.» L'idée est bonne et l'initiative opportune: on pourra peut-être, ainsi, éliminer certaines ombres sur ce sujet mal éclairé.Leurs efforts doivent porter sur trois aspects, qui ont évidemment des liens mais qui répondent à des définitions et à des problèmes différents: la pornographie, la prostitution et l'affichage public.Quand on aura bien cerné et défini ces trois réalités, on pourra peut-être leur faire face de façon adéquate.La question de la pornographie vise, dans cette démarche des maires, l'importation de vidéo-cassettes et de magazines que Ion appelle «à caractère pornographique agressif» ou, selon l'expression anglaise mieux connue, «hard core».Tant qu'on ne peut définir cette réalité ancienne, mais commercialement répandue de façon nouvelle, dans le Code pénal lui-même, il va de soi qu'on ne peut miser sur la loi pour établir des critères.D'ailleurs, même si les mots avaient une certaine acception dans un passé récent, ils doivent exprimer un contexte sociologique en évolution constante.Tout le monde admet que la décence des tenues de plage ne peut se définir, aujourd'hui, avec les mêmes termes ou références qu'en 1925; l'évolution du costume s'adapte à la réalité sociale.Pas surprenant qu'il faille, aujourd'hui, donner un sens actuel aux mots obscène, indécent, pornographique ou autres du même genre.Que le législateur précise sa propre référence avec sagesse: il invitera ainsi la société à réfléchir sur ses tendances et à choisir les valeurs qu'elle veut protéger.La loi oblige; mais aussi, elle éduque.La loi vieillotte engendre le ridicule et l'absence de loi peut malheureusement conduire à l'anarchie.Quant à la prostitution, elle fait partie de la sollicitation publique.On sait que les tentatives de Vancouver pour abolir ce genre de sollicitation ont échoué.Depuis, le gouvernement fédéral a mis sur pied un comité qui pourrait suggérer des amendements à la loi actuelle, permettant ensuite aux villes d'adopter des règlements municipaux réalistes et applicables.Encore ici, il faut bien définir la réalité et son expression extérieure: on sait que là où Ion condamne à l'amende ou à la prison celui ou celle qui offre le service, on ne se permet jamais d'inquiéter celui ou celle qui utilise le service.On punit la victime et on rit avec le profiteur.Enfin, l'affichage présente un autre problème: celui du respect des droits du public auquel personne ne peut imposer la vulgarité et le mauvais goût.Cet affichage ne concerne pas uniquement les revues: il faut y inclure l'annonce des spectacles sur la rue ou dans les journaux, dans ses images comme dans ses descriptions.Mais qui va définir vulgarité et mauvais goût?Voilà qui est plus difficile à cerner que tout ce qui précède: autant de notions que de milieux, de villes ou de groupes sociaux.Pourtant, sans définition ou identification, pas de critère de référence.Il faudrait établir certains consensus sociaux; mais il y a longtemps que l'unanimité est morte chez nous.Il faudra donc trouver une possibilité d'accord sur la dignité qui nous reste.Joan-Guy DUBUC r Elections sans suspense Tout semble joué d'avance pour Maggie.Tous les sondages annoncent une victoire impressionnante de Mme Margaret Thatcher et de son parti conservateur aux élections générales du 9 juin (jeudi).Le seul point qui reste à éclaircir, c'est l'étendue de sa majorité.Sera-t-elle absolue?On parle d'une majorité possible de 150 sièges.Un triomphe naturellement, si les résultats sont conformes aux prévisions.Comment expliquer cet emballement dans un territoire où le chômage reste extrêmement élevé (plus de 3 millions)?Comment expliquer cet engouement pour une morale grincheuse, pour les styles anachroniques de l'ère victorienne, pour une femme qui, quoi qu'il en soit de ses qualités personnelles, ne symbolisera jamais «Merry Old England*?Car, il faut bien convenir que depuis une trentaine d'années la Grande-Bretagne avait renoué avec une certaine légèreté d'allure, qu'on retrouve épisodi-quement dans sa longue histoire.Si l'éteignoir peut atteindre en Grande-Bretagne un degré de perfection rare, la Grande-Bretagne n'est pas la patrie unique de l'éteignoir.On n'a pas toutes les réponses à ce genre de questions.Quant au succès de Mme Thatcher, il tient à deux causes dont il est relativement facile de rendre compte.D'abord, le système anglais (comme le nôtre du reste), s'il donne l'illusion de permettre à l'électeur de choisir son député, sert principalement à élire un premier ministre.On fait semblant d'élire des députés, mais on élit un premier ministre.Or, entre Margaret Thatcher, Michael Foot et David Steel, chef d'une coalition formée de libéraux et de travaillistes en rupture de bari, l'ljtjectcur, si \\es sondages sont corrects, préfère d'emblée jeter son dévolu sur Maggie.Elle plaît incontestablement et plaît à des multitudes énormément.Parce que le chef de l'opposition travailliste, M.Foot, déplaît?Ce n'est pourtant pas un homme désagréable ou dépourvu d'intelligence.Mais son programme apeuré.La conviction de beaucoup d'électeurs (et probablement encore plus d'électrices) est que le Labour est devenu «communiste».Il ne faut pas oublier que même aux époques où le Labour jouissait d'une grande popularité (sous Harold Wilson notamment) une fraction notable des masses ouvrières votait pour les conservateurs.Puis, intervient le phénomène des «Falkland», cette brillante et dérisoire victoire remportée sur l'Argentine.Dans quelle mesure cette épopée dont le sens échappera aux historiens de l'avenir, a-t-elle contribué à la fois à sauver Maggie et à cimenter l'unité du royaume?Quand on s'aventure à réfléchir là-dessus on s'engage (du moins en Angleterre) sur une pente glissante.M.Dennis Healey, le bras droit de M.Foot dans le Labour, a fait scandale quand il a dit publiquement que Thatcher construit sa fortune politique sur les massacres des îles Falkland.Nationaliste, dès lors, la Grande-Bretagne?Mais, bien sûr! Si le patriotisme suranné de Mme Thatcher peut assurer la cohésion de la Grande-Bretagne, voilà au moins un maillon de la chaîne «atlantique» qui n'est pas au point de rupture.Il sera toujours temps, après le scrutin, c'est-à-dire après-demain, de supputer les chances de l'avenir, de consulter les oracles à la lumière de résultats qui ne sont tout de même pas acquis à l'heure actuelle.À supposer que la victoire des conservateurs ait effectivement l'ampleur prévue, l'unanimité ne sera pas faite dans un pays où la dissidence n'a pas l'habitude de quêter les permissions avant de s'exprimer.Multiforme et dispersée, l'opposition à la personne de Mme Thatcher et à ses piniques est réelle.Quels que soient les résultats de demain, elle trouvera les moyens de se faire entendre.Guy CORMIER AU Bo(jrz>e Tëois VB veux cpt/erfoAs seul ApveG&tfpe Droits réservés Gilbert Lavoie (de notre bureau d'Ottawa) petites pancartes faunes qui dérangent.Le moins que l'on puisse dire, c'est que Joe Clark ne manque pas d'audace.Sur les murs du Centre municipal d'Ottawa, tapissés d'affiches où prédominent le bleu et le blanc, son organisation a apposé de petites pancartes jaunes au lettrage noir, qui contrastent, par leur couleur, avec le reste de l'affichage.qui choquent l'oeil même.Le message fait également contraste avec les autres slogans publicitaires : « QUÉBEC + CLARK = CANADA ».Quelques bons mots pour le Québec en politique fédérale, c'est normal, mais les petites pancartes jaunes de Joe Clark vont plus loin : la couleur et le message sont agressifs.Les délégués ne pourront pas les ignorer, il y en a partout.M.Clark est le seul des candidats à avoir décidé de faire passer un message politique précis dans son affichage au Centre municipal d'Ottawa.Et c'est un message qui impose un choix difficile aux conservateurs qui sont nombreux à croire que le parti pourra un jour prendre le pouvoir sans le Québec.C'est à cette opinion que s'attaque le message véhiculé par les pancartes de M.Clark.L'initiative est-elle le fruit d'un savant calcul ou d'une simple erreur de jugement?On ne saurait le dire.Mais déjà les adversaires du chef démissionnaire font valoir que l'opération est risquée : dès lundi soir, un organisateur de M.John Crosbie affirmait que les petites pancartes jaunes de M.Clark risquaient d'offusquer de nombreux délégués anglophones qui ne veulent plus entendre parler du Québec, un point c'est tout.L'affaire n'est pas sans importance au sein de ce parti qui n'a jamais eu de racines au Québec.Seulement deux des huit candidats au leadership ont mené une campagne véritable dans cette province : M.Joe Clark, qui a suivi le chemin tracé par Robert Stanfield et qui s'est mérité la confiance de nombreux Québécois, et M.Brian Mulroney, qui fait valoir que c'est avec raison que les francophones boudent les conservateurs depuis 75 ans et qui prédit plusieurs autres années dans l'opposition si le parti ne se donne pas un premier leader québécois bilingue.Cette donnée de la campagne au leadership du Parti conservateur constitue un dilemme de taille pour les délégués québécois : devront-ils voter en bloc derrière l'un de ces deux candidats si l'autre tombe après le premier tour de scrutin ?La question n'est pas nouvelle : elle s'est posée avec plus d'acuité encore au congrès de 1976, alors que M.Brian Mulroney a dû s'avouer vaincu devant l'avance de Claude Wagner et la montée imprévue de Joe Clark.Les observateurs politiques de cette époque avaient prévu un tel scénario.M.Claude Ryan, entre autres, avait mis la délégation du Québec en garde : « Les délégués québécois doivent se rendre compte qu'il pourrait y avoir de nombreux avantages à ce qu'ils évitent de se présenter à Ottawa à la manière d'un monolithe.Une défaite de leur candidat, dans l'hypothèse où ils feraient bloc derrière lui, risquerait d'être interprétée comme un soufflet à la face du Québec : ce serait mauvais autant pour le Québec que pour le reste du pays.» Il faut signaler ici que M.Ryan avait une autre préoccupation : il était carrément opposé à M.Wagner.Quoi qu'il en soit, l'histoire semble avoir suivi son conseil.Défait au troisième tour de scrutin, M.Mulroney a résisté à l'invitation de l'organisation Wagner qui lui demandait un appui public.M.Joe Clark l'a emporté avec 65 voix d'avan- ce.Brian Mulroney eût-il appuyé publiquement M.Wagner que ce dernier aurait probablement obtenu la majorité des votes au quatrième tour.M.Wagner n'aurait pas nécessairement été un meilleur leader que M.Clark, mais il aurait été le premier Québécois francophone à diriger ce parti.' Sept ans plus tard, la délégation du Québec devra se poser la même question si M.Clark ou M.Mulroney sont éliminés ] de la course avant le dernier tour de scrutin.Les conservateurs de la Belle Province sont partagés entre ces deux candidats qui sont le plus au fait de la réalité québécoise.En dépit ! de leurs bonnes intentions, MM.Michael Wilson, John Crosbie ou David Crombie partent à zéro sur le sujet.En principe, le seul souci des conservateurs québécois devrait être d'appuyer le candidat qui leur semble le plus compétent pour diriger le pays.Mais i! faut bien admettre que les choses se passent différemment dans la réalité politique canadienne.La tradition d'alternance anglophone-francophone observée par les libéraux dans le choix de leurs leaders en offre un exemple éloquent.Si le pouvoir les intéresse, les conservateurs du Québec peuvent difficilement refuser de se regrouper derrière un seul homme si la lutte finale ne se fait pas entre MM.Clark et Mulroney.S'ils ne le font pas, ils risquent de se retrouver à nouveau derrière un chef dont ils diront eux-mêmes ensuite qu'il n'est pas « vendable » auprès de l'électorat québécois.Les Pêcheurs Unis du Québec deans Isa tourmente Secrétaire générai des Pêcheurs Unis du Québec (PUQ) depuis trois arts.Marc Millette livre aujourd'hui son évaluation de la situation qui a conduit a la restructuration actuelle du réseau coopératif des pêches au Quebec.Cet article fait suite à plusieurs reportages parus dans les médias sur le dossier des PUQ.Depuis leur création en 1939, les Pécheurs Unis du Québec ont toujours constitué un point de mire qui n'a laissé personne indifférent: gouvernements, médias, populations, etc.Or, les difficultés actuelles de l'industrie des pêches maritimes dans l'Est du Canada et plus particulièrement les problèmes financiers de la fédération coopérative PUQ contribuent à amplifier ce phénomène sous l'effet conjugué de diverses manoeuvres destinées à renverser ce «colosse aux pieds d'argile».Responsabilué collective Tout le monde connaît les résultats déficitaires des PUQ depuis les trois dernières années.Comme d'aucuns le reconnaissent, ces résultats ne sont pas uniques dans l'industrie canadienne des pêches maritimes, puisque des entreprises comme Fishery Products Ltd, Nickerson, PUM, The Lake Group ont jeu leur part de difficultés.Mais, dans le cas des PUQ, à qui doit-on attribuer ces résultats\"' À l'équipe restreinte de gestionnaires d'un siège social partiellement décentralisé qui totalise plus d'un siècle d'expérience dans l'industrie de la pèche?Aux dix-sept pêcheurs professionnels qui agissent comme administrateurs bénévoles de la fédération et en contrôlent les orientations, tout en devant représenter les intérêts de leurs coopératives locales?Aux quelque 150 pécheurs-propriétaires des PUQ toujours mis au défi de fournir des produits marins de première qualité?Aux quelque 2,000 employés syndiqués constamment mis au défi d'améliorer la productivité de leur travail?Aux clients et consommateurs des produits des PUQ plus portés a consommer du poulet ou du porc parce que moins coûteux à l'achat?Au gouvernement provincial qui a constaté la prolifération des usines de pèche au Québec malgré la sous-utilisation des capacités existantes de production?Au gouvernement fédéral qui a gelé les permis de pêche pour les bateaux de plus de (J0 pieds maigre les manques flagrants d'approvisionnement des usines existantes?A quelques représentants de médias empressés d'éclabousser ave* sensationalisme une entreprise que deux générations de pécheurs et travailleurs ont bâtie à force d'entraide et de responsabilité personnelle et collective?Il sera toujours facile dans l'histoire récente des PUQ de trouver un bouc émissaire et de le noyer au cours de la tempête.De plus, le risque est gros que certains veuillent faire table rase d'une économie régionale axee sur une activi té dite semi-artisanale employant 2,500 personnes au profit d'une pêche industrielle, hautement méca nisée, dite moderne.Les particularités des PUQ Au moins trois facteurs doivent être retenus pour comprendre la situation unique de la fédération coopérative de pécheurs au Québec.D'abord, les PUQ sont pratique ment le seul fabricant de produits congelés a base de poisson de fond dans la province, alors que les autres fabricants sont orientes vers la production de crustacés ou de morue salée-séchée, activités pour lesquelles les tendances de marché ont été depuis 1977 nettement plus favorables.Ensuite, désireuse de contrer les effets cycliques d'une production foncièrement saisonnière et d'étendre ses services aux pêcheurs-membres, la fédération est la seule entreprise de pêche à s'être engagée au profit d'une bureaucratisation inévitable et d'une gestion plus complexe dans des activités relativement diversifiées, pratiquant des intégrations qui l'ont amenée dans la distribution au gros et au détail ainsi que dans la construction navale.Enfin, agissant comme coopérative provinciale plutôt que comme fédération de coopératives, les PUQ ont géré des centres de pêche où les pécheurs-coopératours ont tôt fait de se sentir déresponsabilisés, préférant revendiquer plutôt que coadminister des prix et des services au sein de structures de participation peu fonctionnelles.Ajoutons à cela le faible niveau (suite en pege A 7) T 4- TRIBUNE LIBRE A 7 SfVRAC bafouer l'essence même de l'existence de ces maisons: quelle femme, seule ou non, osera se jeter dans une aventure déjà déchirante avec un revenu aussi minime?Ces femmes ne seront-elles pas portées plutôt à endurer plus longtemps les supplices moraux et physiques au lieu de tenter de nouvelles solutions?Cette mesure violente encore plus les femmes déjà plus que meurtries par la vie.Ce n'est pas d'hier que les femmes sont les boucs émissaires des erreurs d'administration des gouvernements.mais là, vous poussez un peu loin l'arrogance! Anne Richer, dans son article du 26 mai dernier dans LA PRESSE mentionne que les femmes, dans ces maisons tentent de gagner une certaine autonomie financière et refaire leur existence.mais com- ment ce but peut-il être atteint, avec une mesure aussi ridicule?Couper dans le maigre, messieurs, n'apporte que de maigres résultats.Lorsque vous aurez besoin de coton, ôterez-vous la chemise sur le dos de l'enfant ou tenterez-vous de lui procurer une couverture?Selon votre présente orientation, j'entrevois votre réponse.Quand pigerez-vous directement dans nos tirelires?Cette mesure est inacceptable, vous touchez les plus démunies.Le dernier mot n'est pas dit; les femmes ne se laisseront pas écraser par des bureaucrates incapables.Et je compte fortement sur Madame Nicole Kirouac, présidente du Regroupement des maisons d'hébergement et de transition, pour vous le faire savoir.Chantale de MONTIGNY Montréal Quand le curé prend parti Depuis qu'il faut payer pour entrer.Moins de visiteurs au Jardin Mon épouse et moi sommes des visiteurs fidèles du Jardin botanique de Montréal, particulièrement lors des expositions du printemps et de Noel.Nous sommes d'opinion que la pièce centrale changeante, ainsi que les serres adjacentes, se classent favorablement parmi les attractions semblables que nous avons visitées dans plusieurs parties du monde.À chacune de nos visites, il y avait foule.Hélas, depuis que la Ville de Montréal, à la recherche de revenus, exige un prix d'entrée et des frais de stationnement accrus, le Jardin est souvent quasi désert.Quel dommage! Au cours d'une récente fin de semaine, au lieu de la foule habituelle de familles.photographes, couples, personnes seules, etc., l'assistance se composait d'une troupe d'éclaireuses («girl scouts») de l'État de New York (environ 10), deux couples de touristes et nous.Toutes ces gens étaient de langue anglaise.Les deux surveillants dans la cabine du stationnement, les préposés à la vente et à la collection des billets égalaient presque le nombre de visiteurs! Quelle honte que les efforts magnifiques et la créativité des gens doués du Jardin botanique soient gaspillés à cause d'une soif d'argent de la part de la ville! Quelle perle pour les enfants et adultes de cette ville, privés des plaisirs gratuits de ce site enchanteur! Sydney PHILLIPS, c.r.Montréal Le dimanche ^ juin, en la paroisse Saint-Pascal-Baylon.dans le quartier Côte-des-Neiges, on se serait cru aux plus beaux jours du duplessisme.Le curé, du haut de sa chaire, invitait ses fidèles à voter pour une candidate en particulier, omettant délibérément de mentionner l'autre candidature, celle de Roger Bourbonnais \u2014 moi, en l'occurrence, qui suis sur les rangs depuis le 5 mai.Le 1er juin, j'avais pourtant visité monsieur le curé afin de lui faire part de ma candidature; au moment de cette visite, il n'y avait pas d'autre candidat en lice.Étant catholique, paroissien de Saint-Pascal depuis trente-trois ans et payeur de taxes scolaires depuis de nombreuses années, je trouve inadmissible qu'un curé tente d'influencer le vote des paroissiens; cela est antidémocrati que.Faut-il appartenir au Mouvement confessionnel pour être apte à remplir les fonctions de commissaire scolaire?Je suis chrétien mais non borné.Je me demande si c'est seulement en étudiant la religion catholique que nos enfants seront préparés à affronter la vie.À mon avis il y a bien d'autres problèmes majeurs auxquels l'éducation devrait faire face.Il faut par exemple revaloriser l'enseignement du français et celui des mathématiques, afin que nos étudiants sachent mieux écrire, parler et compter.Il faut aussi rattraper le temps perdu dans le domaine de l'informatique, une priorité pour que nos jeunes puissent affronter la vie quotidienne de demain.J'ose espérer que les citoyens sont capables de faire la part des choses.Je crois que le Mouvement confessionnel n'a aucun programme à mettre de l'avant, sa publicité est axée sur le passé et le refus du changement.À l'inverse, MON programme en est un de progrès scolaire dans tous les domaines.Roger BOURBONNAIS Montréal La fin du «star System»» Un gouvernement impitoyable Les femmes victimes de violence sont maintenant violentées par le gouvernement du Québec! C'est du moins ce que porte à croire cette mesure incroyable que le gouvernement du Québec*, soi-disant social-démocrate, essaie d'implanter dans les maisons d'hébergement, rare ressource pour des femmes victimes de violence.Selon cette mesure, que je qualifie de démesurée, les femmes s'abritant dans un de ces 23 centres d'accueil visés devront, si elles bénéficient de l'aide sociale ($399 par mois), débourser $309 mensuellement afin de couvrir les frais de pension.Il leur restera un «fantastique» montant de $90 pour tenter de se réinsérer dans notre cohue sociale, et ce avec, souvent, un ou des enfants à leur charge.Mais, chers ministres (et le mot «cher» est pesé), lequel d'entre vous pourrait survivre même avec le double de ce montant?Lequel d'entre vous aurait même l'audace de se mettre à l'essai (et sans enfants)?Étrange, je ne vois aucune main levée, et pour cause! Ces maisons d'hébergement sont des lueurs d'espoir pour ces femmes (et leurs enfants) victimes de violence conjugale ou familiale.Votre attitude.M.le ministre des Affaires sociales, en est une de punition plutôt que d'aide (sociale ou non) et nous porte à croire que votre intention à moven terme est de Depuis le 10 mai dernier, les vestiges du passé hantent les murs de l'ancien édifice où logeaient M.Guy Latraverse et son «écurie» nommée Kébec-Spec.En trois semaines, on n'a fait que répéter que la chanson québécoise se meurt et agonise, qu'elle ne porte plus en elle la belle illusion des années 70.Cela m'apparait fort discutable; car expliquer ces constatations en attribuant la faute à la fermeture de Kébec-Spec, c'est faire largement abstraction de la réalité.Pourquoi pleurer la mort d'une maison de production qui n'a fait que limiter, depuis trois ans, la chanson à trois grands noms: Claude Dubois, Diane Dufresne et Diane Tell?Je ne cache pas cependant mon fanatisme envers ces trois personnalités que je trouve très fascinantes, mais il me semble que la machine Kébec-Spec fut championne dans la fabrication sur mesure de grands héros.Comme si, pour survivre, la chanson n'avait besoin que de légendes.Il lui faut de bons acteurs, de bons compositeurs et de bons interprètes pour assurer son avenir.B.Priorité est accordée sous cette rubrique aux lettre* d'intérêt général se rapportant à des articles parus dans LA PRESSE.La concision est de rigueur.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres^manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité lie ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: «Tribune libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.La disparition de Kébec-Spec, loin de me réjouir toutefois, aura servi à remettre en question ce que le mot «chanson» veut dire.Et lorsqu'on cessera de faire de la «business» avec le show, alors que les moyens financiers spnt très restreints, on comprendra enfin que la culture n'est pas seulement un moyen de consommation, mais aussi un moyen de communication de nos aspirations collectives.Marc PRATT, Québec John Crosbie et ses interprètes Cher M.Crosbie, Ceci n'a rien de personnel car je ne vous connais pas, mais je suis étonné qu'une personne véhiculant des idées comme les vôtres espère être élue comme premier ministre du Canada.Si cela arrive, c'est que le parti conservateur est un parti anglo-canadien.Dans LA PRESSE du 27 mai, page A5, vous dites que vous utiliseriez des interprètes pour communiquer avec les Québécois, comme si le Québec était un pays étranger.Avez-vous songé à la réaction des Québécois, considérés comme des étrangers dans leur propre pays?Cela donnerait un sérieux coup de pouce à la thèse indépendantiste du Parti québécois.J'espère, M.Crosbie, que si jamais vous êtes élu.vous aurez la décence d'apprendre le français et, ainsi, de nous respecter.Robert DOUV1LLE TOUPIN Ingénieur électrique Montréal i « i r » r i r I i « (suite de la page A 6) de capitalisation de la fédération ainsi que le haut degré de syndica-lisation de ses effectifs d'employés et un contexte de relations de travail particulièrement difficile au cours des ans, et il est facile de comprendre pourquoi et comment les PUQ sont devenus un univers complexe, vaste et turbulent, éminemment vulnérable aux aléas de la conjoncture commerciale et financière mondiale.Le statu quo est impossible Devant une telle situation, la restructuration actuelle des PUQ s'avère une nécessité impérieuse que reconnaît le gouvernement québécois et que les administrateurs de la fédération veulent assumer.Elle propose d'abord une désintégration de la fédération, en cherchant à rétablir la relation, l'autorité et le contrôle du pècheur-coopérateur sur son centre de pêche et son usine de transformation, lesquels relèveront dorénavant d'une coopérative qui ne sera pas vidée de son contenu économique.La restructuration suggère également de se départir des activités non essentielles, telles les activités de distribution au gros et au détail, et de concentrer l'activité des coopératives de base sur la transformation des produits marins.Elle repose aussi sur l'idée qu'une coordination minimale est essentielle au fonctionnement des coopératives régionales qui auront un intérêt économique à se doter d'un organisme de coordination, dispensant, s'il y a lieu, des services-conseils en administration financière, gestion de la production, relations de travail et dynamique coopérative ainsi que fournissant, s'il y a lieu, des services de vérification comptable et d'achat.Enfin, la restructuration doit signifier un rapprochement des centres de décision vers les populations des régions maritimes, une capitalisation adéquate dans chacune des entités coopératives ainsi qu'une révision en profondeur du régime des relations de travail, laquelle révision s'inscrit dans le contexte d'une participation financière des travailleurs syndiqués au financement des coopératives.En résumé, la restructuration équivaut à une véritable reconstruction de l'édifice coopératif des pèches au Québec et signifie non seulement la rationalisation des activités de production, mais aussi la réalisation d'un processus de responsabilisation à tous les niveaux: pêcheurs, employés, coopératives de base et nouvelle union de coopératives.Or, dans ce contexte, chacun des centres de pêche existants a droit à son avenir coopératif et, si la volonté de survie par la formule coopérative existe, tout devrait être mis en oeuvre pour satisfaire les attentes ou besoins des pêcheurs et ne pas interférer avec ceux-ci.D'autre part, la restructuration pour être réaliste et ne pas entraîner un éclatement fatal doit tenir compte des aspects financiers de la situation actuelle ainsi que des contraintes qu'impose le déroulement normal d'une saison de pêche.L'intervention du fédéral C'est dans ce contexte que s'inscrit l'intervention financière du gouvernement fédéral qui a proposé le 28 avril dernier et mis en oeuvre depuis le début du mois de mai une solution provisoire et opérationnelle destinée à rouvrir immédiatement la plupart des usines des PUQ.Cette intervention est non seulement généreuse, mais encore elle est nécessaire, logique et respectueuse.Elle est généreuse parce qu'elle ne s'attarde pas à la faiblesse de l'importance des pêcheries québécoises dans l'Est du Canada et qu'elle fournit au Québec les chances d'un rattrapage significatif; elle est logique parce qu'en pleine saison de pêche, elle sert de pontage et de complément à la réalisation de l'intervention du gouvernement provincial, tout en permettant d'enrichir le plan de restructuration d'une vision atlan-tiste des problèmes de l'industrie des pêches au Québec.Elle est enfin respectueuse des pêcheurs et des employés, en leur permettant de reprendre immédiatement leurs activités, de perfectionner, d'enrichir ou de réviser leur plan de restructuration et d'assumer plus librement les décisions fondamentales qui touchent leur avenir.La vision Kirby et la restructuration des PUQ Il est par ailleurs permis de croire que le scénario coopératif de la restructuration des PUQ ne s'oppose pas à la vision Kirby des problèmes des pêcheries canadiennes; car la nouvelle politique des pêches de l'Atlantique propose des objectifs qui semblent conciliables avec l'objet de la restructuration du réseau coopératif des pêches du Québec.Ainsi, la coopérative de pêcheurs incarne concrètement l'interdépendance économique entre pêcheurs et producteurs mise en valeur dans le rapport Kirby puisque les sociétaires de la coopérative agissent comme pêcheurs et producteurs et qu'ils sont responsables à la fois de la qualité des produits capturés, de la détermination des prix du poisson, de la répartition des profits, etc.De plus, fondée en partie sur la participation financière des travailleurs, la nouvelle coopérative constitue une voie de solution aux problèmes des relations entre pêcheurs et travailleurs.Ainsi la restructuration des PUQ donne sa pleine valeur à l'interdépendance entre pêcheurs, producteurs et travailleurs.Par ailleurs, la recoopérativisa-tion de l'industrie des pèches au Québec fournit le cadre idéal pour une plus grande professionnalisa-tion de celle-ci, telle que préconisée par le rapport Kirby; car, constamment préoccupées de leur viabilité économique, les coopératives devront introduire des mécanismes de contrôle plus rigoureux et consentir des efforts plus soutenus de gestion au sein de leurs entreprises de transformation.Enfin, i'intercoopération que devront pratiquer les coopératives dans leurs efforts de mise en marché est une façon concrète de discipliner la commercialisation, ainsi que le recommande l'approche Kirby.Conclusion Pour que la restructuration du réseau coopératif des pêches au Québec ne fasse pas problème, il faut que les pêcheurs assument leurs responsabilités de coopéra-teurs selon une optique de rationalisation et de modernisation qui leur permet d'agir comme propriétaires et usagers d'une entreprise concurrentielle.Il faut également que tous les intervenants concernés se tournent résolument vers l'avenir, en respectant la vision du milieu.Il faut enfin que la concertation et la coopération prennent le pas sur les règlements de comptes et les procès d'intentions.Marc MILLETTE Secrétaire général Pêcheurs Unis du Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 Lettre d'un Québécois en Israël Il est intéressant de suivre l'évolution d'un problème lorsqu'on est à l'extérieur de celui-ci.Il est également beaucoup plus facile de faire la part des choses.Lorsqu'on n'est pas impliqué émotivement ou monétairement dans un conflit.C'est présentement la situation que je vis et que je voudrais faire partager.J'ai reçu quelques journaux du Québec récemment et.après avoir pris connaissance de la situation sociale qui y prévaut, j'ai eu le goût de dire quelque chose aux gens de chez nous.J'ai travaillé comme psychologue scolaire dans la région do Montréal de 1975 à 1979.Durant cette période j'ai connu deux renouvellements de conventions collectives (mises à part celles qui se sont déroulées lorsque j'étais étudiant).Pour différentes raisons qu'il n'est pas opportun de citer ici, j'ai décidé en 1979 de quitter ma sécurité afin de vivre autre chose.J'ai d'abord travaillé pendant un an comme instructeur de squash et de racquet-ball au Québec puis, avide de satisfaire une curiosité dévorante, j'ai tenté l'expérience de la vie militaire: une année en tant qu'officier dans les Forces canadiennes.En juillet 1981, à 29 ans.je prenais la route de l'aventure.Avec $150 en poche je quittais le Québec en direction de l'Ouest; puis ce fut l'Europe et le Moyen-Orient.Près de deux ans plus tard, je suis encore «sur la route»; je suis volontaire dans un kibboutz en Israël.Ces années de vagabondage seront sans doute perçues par plusieurs comme un trou, un vide, du temps perdu lorsqu'elles figureront dans mon prochain curriculum vitae.Par contre, ceux qui, un jour, ont choisi de tout laisser derrière eux pour «aller voir ailleurs», comprendront que ce sacrifice de quitter le confort, la famille et la sécurité rapporte des dividendes incalculables.Tous n'ont pas la possibilité de prendre une telle distance par rapport à la société dans laquelle ils ont toujours vécu.C'est dommage! Il est indéniable qu'un séjour prolongé à l'étranger nous fait voir notre propre société sous un jour différent, d'une façon plus objective, plus tolérante, moins exigeante.C'est le sentiment qui m'habite présentement.Mon intention n'est pas de faire la morale mais d'apporter un regard de l'extérieur qui, je l'espère, touchera quelques consciences.En lisant quelques coupures de journaux de LA PRESSE («De la liberté», par Lysiane Gagnon.et «Godin pense aux boat-people de l'intérieur.» par Jacques Bouchard), j'ai tout de suite pensé aux gens que j'aime et qui vivent au Québec.D'abord à ma mère, veuve depuis deux ans, qui devrait avoir droit à une vieillesse heureuse et à l'abri des problèmes mais qui voit l'avenir sombrement et qui se fait du souci pour les siens à cause du contexte social agité qui secoue le Québec.Je pense à Stéphanie, ma petite nièce de 6 ans.à sa première année dans le système scolaire, qui subit déjà les effets néfastes de conflits de travail.Peut-elle comprendre que sa jardinière, pour qui elle a une vénération sans borne comme toutes lea petites filles de 5 et G ans pour leur première institutrice \u2014 peut-elle comprendre que sa jardiniere défie les lois et usent de violence?Qui réussira à convaincre ma mère et ma petite nièce que la violence verbale et physique que connaît présentement le Québec a pour but d'assurer leur bonheur?Je pense également à mon défunt père et je me dis qu'il est bien là où il est présentement.Il n'aurait jamais pu supporter l'idée que des gens plus favorisés que lui débrayent illégalement alors que ses compagnons de travail sont encore chanceux de travailler quatre jours par semaine.Et «es travail-, leurs, même après plus de :jo ans à l'emploi de la même industrie, ne sont pas assurés de conserver leur emploi jusqu'à l'âge de la retraite.Certains, et ils sont nombreux, ont ridiculisé la série de trois discours du Premier ministre Trudeau l'automne dernier.Si je ne m'abuse, ce dernier faisait appel au bon sens des gens: il annonçait des temps difficiles durant lesquels Québécois et Canadiens auraient à se serrer la ceinture, auraient à s'entraider.On a beaucoup critiquer ces allocutions parce qu'elles n'apportaient pas de réponses concrètes aux problèmes actuels.Peut-être n'y a-t-il tout simplement pas de solution possible sans un changement de mentalité au sein de la population.C'est une prise de conscience personnelle que chacun d'entre nous doit faire au lieu de se laisser emporter par des mouvements de masses qui conduisent parfois malheureusement à des actes regrettables.En ces temps de crise, on devrait peut-être se poser la question: «Qu'est-ce que je suis prêt à faire pour mon pays (pour mes voisins)?» Au lieu de: «Qu'est-ce que mon pays peut faire pour moi?» i Est-il possible de faire confiance au gouvernement?Est-il possible de se faire confiance mutuelle ment, nous Québécois.' Est-il pos sible de se parler, de s'écouter, de se comprendre et de se tenir tous ensemble pour se sortir de l'ornière dans laquelle on s'enlise?I Je réponds OUI à ces questions?Si l'on accorde encore une certaine importance aux valeurs morales i»t m l'on arrête de se regarder le nombril, tout est possible.La critique et la contestation ont pris une telle place dans la société québécoise qu'on semble avoir oublié que la recette du bonheur ne réside pas dans les guerres et la violence.On a également oublié à quel point on est gâté.C'est un appel au réalisme que je lance.Pour Stéphanie 6 ans.Louis-Eric A ans, Marie-Eve 3 ans.Emmanuelle 2 ans et tous les autres qui ne savent pas encore écrire et qui aspirent au bonheur.Mtct\\e\\ PARENT Actuellement en Israël la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée 6 diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17h30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du Ivndi au vendredi 8h a 17h Pour chancer 285-72Û5 du lundi ou vendredi 9h a 16h3C GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 TERMES FACILES PAYER EN 90 JOURS sans intérêt ni frais de crédit ACHETEZ MAINTENANT AU PRIX DE L'AN DERNIER AUVENTS de FIBRE DE VERRE TRANSLUCIDE OU TOUT ALUMINIUM POUR BALCON eu PATIO GARANTI I MOftftt* DIPUIS PUIS Df 38 ANS HAKHANQSt SA TiSfUSANTE rtXft 5ANSovBMHACB3SAN$RAIS CONM l£S MATB1AUX DÉFECTUEUX 40Û95$ ¦ImIkI chacun ¦ installe «BRIQUES SUR MESURE Votre choix entre plusieurs teintes de fibre de verre et 14 teintes d'aluminium cuit.Longueur 96\", protection 48\", pente 26\".Grandeurs plut petites à plut bat prix.Profitex de cette vente spéciale du printemps pour vout doter d'une protection à l'année contre les intempéries avec les magnifiques auvents imperméables W.M.Morris ê\\ Kit Ltée.Votre maison fera l'envie de votre entourage.Les auvents MORRIS sont les seuls qui possèdent les caractérittiquet habituellet plut des perfectionnements techniques exclusifs qui en font un achat des plus judicieux.Le nouveau fini émalllé anodité, peint au rouleau et cuit au four, ett de loin le meilleur et le plus durable de tout.Le nouveau tytteme a emboîtement atture la meilleure protection qui soit contre les infiltrations.Et le plus important fabricant au monde de matériaux pour auvents en aluminium offre une garantie complète contre la rouille, raffaitsement, la décoloration ou l'effondrement.Demandez une démon%\\ration gratuite, sant obligation par un de not gentilt représentants.Il vout montrera not ouventt sur mesure pour fenêtres, portes, balcons, patiot, marquises, devantures de magasins, etc.N'OUBLIEZ PAS: W.M.MORRIS & FILS ett le précurseur.AUSSI DISPONIBLES: FENÊTRES, PORTES-PATIOS ET LAMBRIS D'ALUMINIUM DE PREMIÈRE QUALITÉ.11 im mnnnic Uj-mUnKIs OFILS LTEE ESTIMATION GRATUITE 382-6810 Il PLUS GRftNO NOM OINS l! DOMAINE OIS PORTIS ET HNMRtS 9172, BOUl.SAINT-LAURENT TcW Découper et conserver pour références futures.SOIR, JOUR FERIE ET FIN DE SEMAINE _737-1960 J Application faite pour droit d'ajteur \u2022 i 1 1 a A 8 MODIFICATIONS AU CODE DU TRAVAIL Le patronat et les syndicats diffèrent complètement d'avis QUÉBEC \u2014 Les modifications que le gouvernement veut apporter au code du travail par le projet de loi 17 ne font pas l'unanimité.Le patronat et les municipalités le trouvent insatisfaisant pour des raisons différentes tandis que les centrales syndicales l'accueillent avec sympathie même si elles auraient préféré une réforme en profondeur.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec - Pour le Conseil du Patronat, les amendements au Code du travail ne sont ni mineurs ni neutres, ils sont nettement prosyndicaux.Ce $ont surtout les dispositions ayant pour objet de reserrer les mesures anti-briseurs de grève qui font le plus sursauter l'organisme patronal.i Un entrepreneur électricien, M- Alexandre Beaulieu, qui faisait partie de la délégation du Conseil n'a pas mâché ses mots pour décrier ces restrictions qui vont empêcher l'utilisation de la Sous-traitance ou de cadres lors d'une grève ou d'un lock-out.1 Avec ce projet de loi, n'importe quel 'tarlais' va pouvoir nous faire fermer les portes.Nous, de la PME, on va 'fouter' notre camp ailleurs si cela demeure.Je ne sais pas quelle idéologie se cache derrière le projet mais j'en ai ras-le-bol de ces lois préparées dans les officines.» Le directeur général, M.Ghis-lain Dufour, a été plus mesuré dans ses propos allant même jusqu'à dire que l'organisme était d'accord avec les articles de la loi visant à raccourcir les délais pour obtenir une accréditation.Cependant, par principe, il demeure opposé à la loi anti-briseur de grève qui impose la paralysie totale d'une entreprise alors que les grévistes peuvent toujours se trouver un emploi temporaire ailleurs.M.Dufour est également opposé à deux autres amendements au code du travail, notamment celui qui permet à un arbitre unique de déterminer le contenu de la première convention collective s'il en vient à la conclusion que les parties ne puissent en arriver à une entente dans un délai raisonnable.Le CPQ se dit aussi contre le fait qu'au moment où plus de deux associations syndicales se disputent la représentativité des travailleurs, la majorité simple soit suffisante pour obtenir l'accréditation.L'Association des manufacturiers canadiens est allée encore plus loin en signalant qu'au sortir de la crise économique, le projet de loi 17 était inapproprié et qu'il aurait mieux valu attendre la réforme en profondeur du Code du travail prévue pour l'automne.Quant à la Chambre de Commerce de la Province, ses réflexions vont dans le même sens que le Conseil du Patronat et elle se réjouit que le gouvernement n'ait pas imposé un régime de négociations multisectorielles.L'UMQ prise au dépourvu Les représentants de l'Union des municipalités du Québec, tout en rappelant que le projet de loi ne répondait pas à son attente notamment en ce qui concerne les tribunaux d'arbitrage pour les policiers et les pompiers, ont été placés sur la défensive lorsque l'adjoint parlementaire du ministre du Travail, M.Robert Dean, eut prouvé que les moyennes d'augmentation de salaire accordées aux pompiers et aux policiers étaient sensiblement égales à ceux des autres secteurs syndiqués.Ainsi, en 1982, les associations de pompiers et policiers ont obtenu des augmentations de 12,4 p.cent et au premier semestre 1983 une moyenne de 7,6 p.cent comparativement à 12,8 en 1982 et 7,3 p.cent pour les autres secteurs syndiqués.Le président de l'UMQ, M.Francis Dufour, insistait pour que les arbitres soient contraints de tenir compte de la capacité de payer des municipalités avant d'émettre une décision en notant que l'un d'entre eux avait accordé une augmentation de 51 p.cent pour une seule année aux policiers de Charlemagne.De plus, il aurait voulu que le rattrapage salarial soit limité à un an afin de ne pas débalancer le budget des municipalités.Laberge tonitruant Le président de la FTQ, M.Louis Laberge, ne s'en est pas laissé imposer par les attaques patronales à l'endroit du projet de loi 17.Au représentant des PME qui se plaignait que les modifications au Code du travail signifiaient presque la mort de la PME, il a répliqué que cela le surprendrait puisqu'il faut presque compter sur les doigts de la main les entreprises syndiquées dans ce secteur.Pour la FTQ, le projet constitue une nette amélioration même si la centrale syndicale aurait préféré une réforme en profondeur qui aurait permis à des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses d'avoir accès au syndicalisme.M.Laberge estime que le resserrement des dispositions antibriseurs de grève était nécessaire pour forcer certains employeurs à négocier sérieusement.Il a dté le cas des employés en grève du stationnement de Place-Québec, propriété de Trizec, qui a accordé en sous-traitance l'opération du stationnement.La FTQ a relevé quelques faiblesses au projet de loi.Ainsi, elle estime que le gouvernement aurait dû s'attaquer au problème des injonctions qui constituent des négations de droits dûment reconnus par le Code du travail et elle dénonce le manque de courage du gouvernement à intégrer le secteur de la construction dans la juridiction du Code du travail.Bravo.Un repas qui ne termine en queue de poisson! Précisons toul de suite que \\ i nous aimons le poisson.Nous pourrions même vous donner deux ou trois recettes qui vous mettraient l'eau à la bouche.Mais il est bon de changer de temps en temps, n'est-ce pas?C'est pourquoi nous avons pensé rendre au homard l'hommage qui lui est dû et vous offrir deux homards bouillis ou grillés à la perfection, au prix parfaitement incroyable de '(/ SI 1.95 Cela comprend les petits pains chauds, une salade croustillante, une grosse pomme de terre au four, des frites ou du riz.Après, si vous avez encore un creux, vous pourrez vous offrir Tun de nos délicieux desserts.Alors venez vous changer les idées et rendre hommage au goût succulent de deux homards ou de l'un de nos fameux biftecks de côte de 16 oz, biftecks de contre-filet de 18 oz ou filets mignons de 12 oz, vieillis à point et superbement apprêtés.Parce que au Bifthèque.un bon plat en attire toujours un autre.2 homards frais avec toute la garniture habituelle seulement $11.95 V homards frais avec toute garniture habituelle seulement Nos spéciaux cette semaine du 8 au 14 juin BIFTHEQUE Boucherie Filet Mignon Boeuf de tout premier choix, vieilli à point.$13*21 ki; $5.99/lb BIFTHEQUE Boucherie Poitrine de boeuf fraîche Rôtie au four, braisée ou apprêtée selon votre recette préférée.$5#05/kg $2.29 îb I BIFTHEQUE Boucherie Côtes levées de boeuf Rien de mieux pour le barbecue.$3«73/kg $1.69 ib y v NOS SALLES DE RÉCEPTION - Réceptions privées?Occasions spéciales?Renseignez-vous sur nos trois très belles salles de banquet.Nous pouvons accueillir de 25 à 200 personnes.La plus grande maison du bifteck en ville.6705 Côte de Liesse \u2022 Ville St Laurent \u2022 739-6336 4TA LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 Double citoyenneté : Morin récidive Non seulement Jacques-Yvan Morin n'a-t-il pas nié avoir confié à un journaliste québécois en poste en France qu'il verrait d'un bon oeil que les Québécois aient, un jour, la double nationalité québécoise et française, mais, en plus, il a réaffirmé sa foi en un tel projet, hier.« Pourquoi pas ?Pourquoi, un jour, les citoyens du Québec et de la France n'auraient-ils pas la double nationalité?Un jour, on verra.C'est une possibilité », a déclaré, hier, à l'Assemblée nationale, le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec.* Le libéral Jean-Claude Ri-vest, qui prennait un malin plaisir à interroger le ministre sur cette embarrassante déclaration faite à Paris la semaine dernière, a ensuite voulu savoir du premier ministre ce qu'il en pensait.Qualifiant la déclaration de son ministre de « projection futuriste », M.Lévesque devait dire qu'il s'agit là « d'une idée généreuse, probablement très spontanée, mais que, pour l'instant et jusqu'à nouvel ordre, c'est une idée que le gouvernement ne peut pas partager.» Voilà ce que c'est une grande ouverture sur le monde.Mais comment peut-on concilier indépendance du Québec, association économique avec le Canada, marché commun avec les Etats-Unis et maintenant cette citoyenneté française?, s'est soudainement demandé le libéral Reed Scowen, qui a dit avoir bien du mal à se retrouver dans les déclarations des pé-quistes indépendantistes, celles des souverainistes-assoeiation-nistes, celles de Bernard Landry sur une union économique Québec-USA et maintenant ce voeu de Jacques-Yvan Morin de doter éventuellement les citoyens québécois de la double nationalité.Eh bien !.répond en boutade le premier ministre Lévesque, voilà qui s'appelle une large ouverture du Québec sur le monde, ce dont on parle depuis des années.Un Québec indépendant serait plus populeux Si le Québec était indépendant moins de citoyens que maintenant auraient envie de déménager vers d'autres provinces canadiennes ou vers d'autres pays, et plus d'étrangers qu'en ce moment voudraient venir s'installer chez nous.C'est ce qu'a soutenu, hier, en Chambre, le ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles.Gerald Godin répondait alors aux libéraux qui voulaient établir que c'est par la faute de la loi 101 si le Québec a un déficit migratoire plus grand que celui de l'Ontario.Pour le ministre Godin, il s'agit là d'un simple phénomène de mobilité de main-d'oeuvre : « In the room women come and go talking of Michelangelo.» En somme, les citoyens se déplacent vers les régions où la situation économique se porte le mieux, mais, s'interroge du même coup Gerald Godin : « Est-ce qu'il y a un-lien entre le fait que l'économie du Québec soit sous-développée (dans l'actuel régime fédéral) et le fait que nous sommes dans un régime qui avantage l'Ontario ?» Le ministre déposera une troisième étude, la semaine prochaine, sur les répercussions des politiques linguistiques pratiquées au Québec depuis la fin des années 70.T'es plus mon ami.Les libéraux n'auront désormais plus droit à l'appellation de «nos amis d'en face» de la part du Premier ministre.Se souvenant probablement d'avoir qualifié les députés de Gérard-D.Lévesque de « bande de puants », la veille, devant une assemblée partisane dans Saint-Jacques, le chef du gouvernement a sans doute voulu être logique avec lui-même.Alors qu'il commençait une réponse au libéral Michel Gratton en parlant, comme il le fait toujours depuis 1976, de ses amis d'en face pour désigner les députés de l'opposition, M.Lévesque a fait une pause, hésité un peu, pour finir par dire : « Non, j'ai fini d'employer ce terme ! » A l'avenir, le premier ministre interpellera les libéraux par un « ces gens-là ».Michel Gratton lui a rétorqué qu'il se sentira, quant à lui, plus à l'aise de ne plus avoir droit au traitement d'ami.Des excuses avant les réponses ! Mais tout cela n'empêcha pas un autre libéral, Pierre Fortier, de revenir à la charge auprès de son « bon ami d'en face », le ministre de l'Energie, Yves Duhai-me, pour savoir où en est le dossier de Produits forestiers du Saguenay, dont on promet la réouverture pour bientôt.Pour ça, comme pour d'autres questions sur l'amiante que Pierre Fortier lui a déjà adressées, Yves Duhaime continue de s'enfermer dans un mutisme total.En effet, ce dernier refuse obstinément de répondre au député libéral tant que ce dernier ne se sera pas publiquement excusé pour l'avoir accusé d'avoir menti, au sujet d'une soi-disant promesse d'installer une usine de magnésium à Thetford Mines.PIERRE VINCENT i » \u2022 i m \"KÊ V y Radio portatif 4 bandes et magnétocassette Ord.199.98 S a- Radio à bandes AM.FM en plus de 2 bandes a ondes courtes.Commandes rotatives pour tonalité, volume et syntonisation.Prises de micros (non inclus) et pour haut-parleurs auxiliaires (non inclus).Aussi une prise pour écouteur (non 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I i I I % A I ' H $ Les mentions 'Ord.' ou était de Simpsons-Sears Limitée se rapportent a des prix Sears.Heures d'ouverture: 9h30 a 17h30 du lundi au mercredi;de 9h30 à 21 h le jeudi et le vendredi: de 9h a 17h le samedi Ville St-Laurent, Place Vertu; Brossard, Mail Champlain: Anjou.Galères d'Anjou; St-Jérôme, Carrefour du Nord St-Jean, Carrefour Richelieu.Copyright Canada.1983.Simpsons-Sears Limitée.Utilisez notre service de commandes téléphoniques 24 heures.Montréal: 333-5811 St-Jerôme 432-1130 St-Jean: 349-2611 Sears vous en avez pour votre argent.et plus EN BREF Soupçonné de meurtre ¦ Un homme d'origine vietnamienne, Vinh Hing Tang, âgé de 27 ans, est présentement détenu sur mandat du coroner relativement à la mort de sa femme, Mme Ngoc Quynh Ngo, âgée de 25 ans, dont le corps a été découvert lundi recouvert de sa robe de noce, à l'intérieur de son domicile du 2496 de la rue Saint-Charles, dans le quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal.Une autopsie pratiquée hier sur le corps de la victime a révélé que la jeune femme avait été tuée par strangulation.Le mari Vinh Hing Tang a été arrêté par la police et, vu son état psychologique, transporté à l'hôpital Douglas à Verdun.Noyé dans les rapides ¦ Un individu, dont on ne connaît pas l'identité, s'est noyé dans les eaux des Rapides de Lachines hier, vers 19h30.Un témoin aurait vu celui-ci « tomber » dans le cour d'eau.La victime aurait disparu sous les flots pour ne plus refaire surface.L'accident est survenu devant le 8425 du boulevard Lasalle, à Verdun.Suicide à Québec ¦ Une femme trouvée pendue, lundi, à l'hôpital du Saint-Sacrement, à Québec, avait été portée disparue le 25 mai dernier, a révélé hier un porte-parole de la police municipale de Québec.La macabre découverte a été faite par une employée du service d'entretien dans une salle de bain du département de gériatrie de l'hôpital.La femme, âgée de 29 ans et domiciliée à Québec, était pendue au support du rideau de douche.Un porte-parole de l'hôpital a en précisé que la victime n'était pas une oatiente de l'institution.$39 000 cachés à l'impôt ¦ Un industriel de Longueuil, M.Henriot Sénécal, a été condamné à $3,000 d'amende, hier, par le juge Jean-Pierre Bonin, pour avoir caché au fisc fédéral, en deux années, quelque $39,576 de revenus provenant à la fois dé son entrprise de transport, de la location d'un garage et de l'expropriation de certains de ses biens.Le prévenu devra toutefois débourser beaucoup plus, puisqu'il lui faudra également verser les $10,107 qu'il aurait dû normalement remettre en taxes, solder les intérêts et pénalités civiles, et faire plus que probalement face à des exigences identiques du fisc québécois.« La » chef des Grand-Marnas en prison ¦ Barbara Mouzin, chef de la « Mafia des Grand-Mamas », un gang de dames d'âge pourtant respectable qui se livraient a du trafic de drogue entre deux visites à leurs petits-enfants, a été condamnée à 25 ans de prison.Huit autres personne, dont trois grands-mères, ont reconnu leur participation au trafic.D'après l'accusation, le gang avait en moins d'un an « blanchi » (transféré sur des comptes bancaires « propres ») plus de $25 millions provenant de contrebande illicite de drogue et vendu pour des millions de dollars de cocaïne.Accusations de piraterie ¦ Treize pêcheurs de homard accusés d'avoir commis des actes de piraterie contre deux bateaux-patrouilleurs du ministère fédéral des Pêches, le 11 mai à Pubnico, au sud-ouest de la Nouvelle-Ecosse, ont comparu hier devant un tribunal de Yarmouth, et informé des dates du début de leurs procès.Les actes commis visaient à protester contre la limite fédérale de 375 casiers à homard par bateau.Grossière indécence ¦ Un individu de Saint-Nicolas, sur la rive sud de Québec, Paul-Emile Sylvain, 52 ans, subira son procès à la fin d'octobre pour grossière indécence.L'homme avait été arrêté au cours d'une descente de police qui avait entraîné la fermeture temporaire du cabaret qu'il administrait à Saint-Nicolas.Un avion plonge: cinq morts ¦ Quatre résidents de la région de Chicago et le pilote de leur petit avion sont morts lundi quand l'appareil a plongé dans un lac isolé du nord de l'Ontario alors qu'ils revenaient d'une excursion de pêche.Selon la police provinciale de l'Ontario, le pilote et les passagers sont morts quand l'avion s'est abîmé dans le lac Dasent, à environ 200 km au nord-ouest de Thunder Bay.Arrêté pour meurtre ¦ James Edward Rogers, âgé de 30 ans, de Bradford, Ont., a été formellement accusé de meurtre au premier degré à la suite de la mort violente, en fin de semaine dernière, d'une jeune fille de 22 ans qui était commis chez un dépanneur.Le corps de Karen Hunter a été découvert tôt samedi matin dans le sous-sol du magasin par le chauffeur d'un camion de livraison et son assistant.Selon le détective Joel Me Arthur, de la Sûreté provinciale de l'Ontario, Mlle Hunter, qui a succombé à une fracture du crâne, a été frappée à plusieurs reprises à coups de crosse de revolver Crossman.Procès Russell ¦ Le procès de Tex-ministre unioniste des Travaux publics, Armand Russell, qui doit répondre de neuf chefs d'accusation d'abus de confiance, de fraude, et de fabrication et d'utilisation de faux, se poursuivra à ia mi-juillet.Le procès en est présentement à l'étape des plaidoiries avant jugement.92 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1983 Les révélations de délateurs éclairciraient A 13 les vols de la Brink's et d'Alliance Blindée Les révélations d'un nombre sans précédent de huit délateurs pourraient permettre à la police de la Communauté urbaine de Montréal d'éclaircir les deux plus importants vols de blindés jamais commis au Québec.Le premier, aux dépens de la société ANDRÉ CÉPILOT de transport de valeurs Brink's, perpétré en 1976, avait rapporté $2,8 millions à ses auteurs, tandis qu'un autre commis en 1981 avait fait perdre $2,4 millions à la société Alliance Blindée.Dans les deux cas, des accusations ont déjà été portées contre douze personnes.Deux suspects sont aussi activement recherchés.Il s'agit des récidivistes Michel Pilon, 45 ans, et Claude Meredith, 49 ans, que l'on dit associés à des bandes de criminels bien connus de l'Est de Montréal.Selon les informations obtenues, Pilon aurait été vu la dernière fois au Mexique, le 30 avril dernier, lors de l'arrestation par la police locale de Marcel Boucher, 46 ans.Ce dernier était recherché en rapport avec un vol commis à l'entrepôt d'Alliance Blindée, à Trois-Rivières, le 29 décembre 1981.Cinq individus s'étaient alors enfuis avec plus de $1,1 million.Policier assassiné Curieusement, l'un des policiers mexicains qui avaient ramené Boucher à Montréal a été tué quelques jours plus tard dans la région d'Acapulco.L'enquête se poursuit.Le mandat d'arrêt contre Boucher avait été émis par la Sûreté du Québec.Pilon était un ami de feu John Slawey, dont le nom a déjà été relié à l'assassinat d'un policier de la CUM au début des années 70.Tous deux sont d'ailleurs soup- r Claude Meredith Michel Pilon çonnés d'avoir participé au fabuleux vol de $2,8 millions perpétré à bord un fourgon de la Brink's, le 30 mars 1976.Outre Pilon, Claude Meredith est aussi recherché en rapport avec cet important coup de force.Mitrailleuse anti-aérienne Si l'on en croit le célèbre délateur Bernard Provençal, la fameuse mitrailleuse anti-aérienne retrouvée dans une camionnette abandonnée à l'île des Soeurs n'aurait pas été utilisée à l'occasion du vol à bord du camion blindé stationné sur la rue Dollard, dans le quartier des affaires.Le 16 mai dernier, des poursuites par voie de mise en accusation privilégiée ( « prefered indictment » ) ont été intentées contre six personnes dans le cadre de cette affaire, mais le juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure, a interdit la publication des noms.Par ailleurs, Pilon est au nombre des six personnes qui onf été formellement accusés du vol commis en pleine rue Saint-Jacques aux dépens d'un « cuirassé » de la défunte compagnie Alliance, le 26 mars 1981.Les autres inculpés sont Roger Provençal, 52-ans, Carol Daigle, 34 ans, Yves Lelièvre, 41 ans, Suzanne Haney, 39 ans, et Robert Brunette, 36 ans.Projet Écho Les enquêtes dans tous ces dossiers sont menées par les membres du projet Écho, qui ont notamment comme tâche de surveiller les allées et venues du témoin-délateur Bernard Provençal, en liberté depuis quelques mois déjà.Toute information susceptible d'aider à retracer Pilon et Meredith peuvent être communiquées aux sergents-détectives André Savard et Robert Bélec, à 934-2413.59 incidents antisémites au Québec et en Ontario TORONTO (PC) \u2014 Plus de 59 incidents antisémites tels des inscriptions de la croix nazie, des menaces à la bombe, des graffitis et des profanations de cimetière ont été rapportés en Ontario et au Québec en 1982.révèle une étude effectuée par la Ligue des droits humains de B'nai B'rith du Canada.L'étude intitulée Examen de Vantisémitisme au Canada a été publiée à la demande de nom breux chefs de file juifs et organisations juives du Canada pour de l'information sur les pratiques antisémites, a indiqué la ligue dans un communiqué.Le communiqué souligne que l'atmosphère antisémite au Canada est pire qu'auparavent et suggère que c'est peut-être dû à la couverture négative du rôle d'Israël dans la crise libanaise.Plus de 81 p.cent des incidents ont eu lieu lors des mois suivant l'invasion du Liban par les Israéliens, rapporte la ligue.Les incidents incluent 18 actes de vandalisme, tels la profanation d'institutions juives, des magasins juifs, des maisons et des établissements publics avec la croix nazie, des slogans anti-juifs et des graffitis.On compte aussi trois profanations de cimetières, dont deux en Ontario et une au Québec.Le rapport révèle également 41 incidents de harcèlement antisémite contre des Juifs et des institutions juives.Parmi ceux-ci, on compte quatre menaces de bombes reçues par le bureau de la ligue à Toronto.Zappia ne doit plus rien aux notaires Deux notaires montréalais, Mes Raphael Esposito et Aldo Cocciardi, qui avaient aidé le promoteur (aujourd'hui en fuite) Joseph Zappia et ses associéts des Terrasses Za-rolega, à mener à bien l'une de leurs principales transactions, ne pourront récupérer les $20,000 d'honoraires professionnels qu'ils réclamaient à ces derniers.¦ LEOPOLD LIZOÏ7E ii m .i ¦ C'est ce qu'a décidé le juge Kenneth McKay, de la Cour supérieure, hier, en faisant droit à l'un des cinq arguments invoqués par les procureurs des Terrasses, et qui portait sur le fait que cette poursuite était prescrite.Dans le cas d'honoraires professionnels, en effet, toute réclamation doit être présentée dans un délai maximum de cinq années.Or, dans ce cas, c'est en juillet 1980 que les deux notaires s'étaient adressés à la cour, alors que les derniers services qu'ils auraient rendus aux intimés l'auraient été en novembre 1Ô74, soit au moment où le contrat pour l'achat du terrain où devait être érigé le Village olympique avait été effectivement signé dans les bureaux du notaire de la ville.Cet argument étant retenu, le juge Me Kay juge donc inutile d'étudier les autres aspects de la défense présentée par les Terrasses.Dans son exil lointain, où il serait fort actif dans de grands travaux publics soldés par de beaux dollars arabes, M.Zappia, si tant est qu'il pouvait encore s'en tracasser, n'aura donc plus à se préoccuper de cette mini-dette laissée derrière.Entre un bon nombres d'autres, évidemment.Quant aux accusations également pendantes contre lui, devant la cour crminelle locale, elles portent sur des fraudes totalisant plus de $900,000.Mais l'ingénieur qui avait été l'un des candidats au poste de leader du P.C., au dernier congre s de ce parti, semble les avoir aussi définitivement oubliées que ses ambitions politiques.F fj ¦ ¦ A.E.LePage: pas de contrat avec First Quebec \u2022 Les procureurs des Services immobiliers A.E.LePage Limitée ont fait tenir à LA PRESSE un avis relatif à un article publié le 3 juin sous le titre « Air Canada déménage: une valse des millions sur fond d'intrigues et de tergiversations.%» A aucun moment, affirment les procureurs de la compagnie,* notre'client (ou ses filiales) n'a eu un contrat ou une entente avec First Quebec Corporation et, plus particulièrement, aucun contrat ou entente poui* le paiement de $3,8 millions de dollars ».Les avocats de A.E.LePage déclarent en outre que leur client n'a,« à aucun moment, eu un conflit d'intérêt qui a affecté le choix du site» dont il est question dans cet article.Les représentants de LePage disent encore que « personne n'a essayé d'influencer l'étude effectuée par notre client concernant le choix du site ».Hi MAP* 1 t ¦ a \"H ¦F mHtH»f.:::;Uii:: m SHSHiE Le solution \" à vos $ vacances ENSEMBLE DE PATIO PALMA NOVA 6 morceaux 4 chaises,- 5 positions 1 parasol 6 pi.Texteline ou chaise longue 1 table ronde 42\" Ore*.5995 ÉCONOMISEZ 200$ Prix Festival 399$ PRESTIGIEUSE COLLECTION MEUBLES DE JARDIN LAWN eCMF©RT * 1 table ovale * 6 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tih in lw»l 488-0467 VtCTORIAVIUJt (Arttttfeciha).54 ruo GVovard 357-8344 8ROSSARD 7515, bout Takhtr»«o 454-1710 SAINT-HYACINTHE 1760, ruo Oouroog»* 773-5667 cham51y 999, houl.P#*>::::v:'::::w 3.NOUVEL APPAREIL-PHOTO 35 MM «CANON SURESHOT».Cadrez votre sujet, déclenchez l'obturateur.et le tour est joué! 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