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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
La presse plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1983-06-11, Collections de BAnQ.

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[" ?Montréal, 11 juin 1983 volume 1, numéro 18 L'homosexualité au Québec pages 2, 3, 4, 5, 6 et 7 En voie de banalisation en France Une culture qui naît aux USA CLAUDE CHARRON: «J'estimais et j'estime toujours ce combat perdu d'avance» ¦¦¦¦¦¦ PREMIÈRE ÉTAPE: UN BEAU SÉJOUR EN GASPÉSIE Dissidence sur la place publique Il n'est pas habituel qu'un exministre écrivant ses mémoires avoue que les perturbations qui ont amené son retrait de la vie politique ont pour cause la difficulté qu'éprouve un homosexuel à concilier sa dissidence avec l'orientation sexuelle de la majorité de ses comettants.Claude Charron l'a fait (on lira, pages 4 et 5, des extraits pertinents de «Désobéir»).Ce faisant, cet idole de toute une partie de la jeunesse des années 70, ministre respecté, leader parlementaire efficace, tribun de premier ordre, étale sur la place publique le problème de l'homosexualité, de façon autrement plus efficace aue les manifs en talons hauts, les démêlés des bars gais avec la police, voire même les symposiums militants en circuit fermé.L'homosexualité n'est plus risible; la libéralisation des moeurs l'a fait «sortir du placard».Cette minorité, qui pourrait être la plus importante du pays, désormais s'affiche et oblige la majorité à aborder de front ce plus grand des tabous.Au Québec, qui s'est pourtant donné une des chartes des droits .les plus libérales au monde, il.n'est pas toujours drôle d'être gai.1 La loi, ici comme ailleurs, ne saurait régler tous les comportements.Les homosexuels se heurtent à des formes subtiles de discrimination, plus ou moins vive selon qu'ils vivent et travaillent dans un endroit ou dans un secteur d'activités plutôt qu'un autre.Gloria Escomel, pages 2, 3 et 4, fait le tour du problème.Son verdict: la tolérance s'accroît mais les préjugés restent tenaces.La minorité homosexuelle tente de se regrouper, de s'organiser pour faire valoir ses droits mais seule, finalement, une Infime minorité de cette minorité \u2014 qui pourrait compter jusqu'à seize pour cent j de la population québécoise \u2014 ' s'affiche et se heurte aux non déclarés qui ne veulent surtout pas que cela se sache.Jean-F rançois Usée, page 6, en arrive à la même conclusion en France: Je gouvernement de gauche aidant, «on se montre plus, on a moins peur».Robert Scully, page 7, rapporte qu'au-delà de la peur de l'AIDS une culture et une sensibilité gaies naissent aux USA.i La Rédaction I z o to UFFE Un Montréalais qui n'a jamais mangé un hot dog steamé sur la Main n'est pas un vrai Montréa-fais.Ni nouvelle cuisine nt cuisine minceur mais ça bourre.Le meilleur?Offflcite à dire.Gortains ne jurent que par ie Montreal Pool D'autres préfèrent les Frl-Dorées.Le Coin Doré a ses adeptes Quoique dans la course, Mr Mac fait déjà plus souvia-ki.Casanova's cherche à séduire.Cea cinq établissements sont tous voisins rue Saint-Laurent Leurs frites sont les plus grasses en ville.Deux hot dogs steamés, une patate, un Coke et vous voilà prêt pour le pool ou la machine à boules.Ou ie film cochon de l'autre côté de la rue.' m À LA TÉLÉ Un imprésario nommé Tî-Guy Jamais impresario n'a été aussi aimé par fes artistes dont if a charge d'âmes que lui.Il fait faillite et, stoîque, repari de plus belle avec son petit baluchon.C'est chez lui une habitude.Il brûle pour mieux renaître de ses cendres.On se perd eh conjectures sur ie nom ds sa prochaine entreprise.Latrabec?La Traver-série?.\"' -X'-,.4 r-: -, \\' .' i CINÉ Autre télévision, autres moeurs À Radio-Québec où grève H pourrait y avoir, l'idée leur est venue de tenir un concours de scénarios-télé pour auteurs de moins de trente ans.But: instaurer un dialogue avec les auteurs, selon les termes du communiqué.Voici comment fonctionne le dialogue à Radio-Québec: l'heureux gagnant \u2014 il y en aura trois \u2014 reçoit une «bourse», comme ils disent, pour son beau travail.Pour son beau scénario d'une re et demie.En retour (en re-he?), Radio-Québec s'accapare les droits, tous les droits et rien que les droits.Les droits de l'auteur, bien entendu.Pour voir un film de Steve Martin, il faut beaucoup aimer Steve Martin, une sorte de Woody Allen épais.Le film est évidemment débile: le chirurgien du cen Steve Martin est amoureux d'un cerveau encore vivant conservé dans un bocal.Si amoureux qu'if ne sort plus sans lui.il lui caresse le bocal, il l'emmène en chaloupe, il cherche un corps à fer à ce cerveau.Dé-bi-ie.beaucoup ctfmër Steve M ¦ MOTO De la visite s Trenet sera en ville cet é.Il vaudrait mieux réserver: déjà âgé de 70 ans, il ne chantera pas éternellement.Il a été ie premier Français à mettre le Canada en chansons.Et à employer l'imparfait du subjonctif.Exemple: 6ans «Le grand café», il chante: «Par terre on avait mis de la sciure de bois, pour que les cracheurs crachassent comme il sedoit».M>n rue rorum.on consent à vendre des motos japonaises non sans un pincement Leur fierté, c'est leurs Mar-ley.Un T-shirt disait un four: «Le huitième jour.Dieu créa Hàr-ley-Oavidson.» Impressionnant étalage de belles chromées sont à fa moto ce que Porsche est auxquatre roues.Sur un mur, photos d'heureux propriétaires dont les chanteurs Claude Dubois et Donald Lautrec, deux gars qui font du bruit i C'est bien connu qu'il n y a mais absolument rien à faire à Pittsburgh, la bien nommée Sauf y prendre fayhjn pour New onné: un aller-retour pour 49$.Ou la Californie pour moins de 200$.Ou la Floride pour moins de la moitié du tarif proposé par notre transporteur national, incendie dans les toilettes non inclus.importantes minorité.\u2022-' ' \u2022 -\u2022 .:.'.>:'\".'.-;W.Gloria Escomel ien que protégés par la Charte des droits et libertés de la personne, au Québec, les homosexuels\u2014 dont le nombre pourrait atteindre le million :\u2014doivent vivre dans la dissimulation leur orientation affective.Ils représenteraient l'une des plus importantes minorités du pays: 16% de la population, si les plus récentes projections américaines s'appliquent au Québec.Par rapport aux évaluations de l'Institut Kinsey (10 à 12%), établies d'après celles de Kinsey, il y a 30 ans, ce «bond» peut étonner.Mais Kinsey estimait que 5% des hommes et 4% des femmes de 45 ans et plus avaient un comportement essentiellement homosexuel.Or, le dernier recensement américain a déterminé que 16% des femmes américaines seraient lesbiennes, 1/3 d'entre elles étant aussi mères de famille.«Dans ce cas-là, estime M.Joseph Lévy, directeur du Département de sexolo-gie à l'Université du Québec (UQAM), le pourcentage projeté de 16% est fort crédible et prudent, puisque l'incidence de l'homosexualité masculine a toujours été plus forte.» «L'échelle de Kinsey» évaluait 8 attitudes possibles (essentiellement hétérosexuelle, essentiellement homosexuelle, homosexuelle ou hétérosexuelle occasionnellement, surtout hétérosexelle ou homosexuelle, bisexuelle, ou n'ayant jamais en de relations sexuelles).En excluant les expériences pu-bertaires (60% des moins de 16 ans ayant eu des relations homosexuelles), Kinsey avait établi que 37% des hommes de 45 ans et plus avaient eu au moins une expérience homosexuelle avec orgasme entre 16 et 45 ans pour 13% des femmes seulement.Mais qu'ils représentent 12% ou 16% de la population québécoise, on sait que ceux et celles qui s'affirment ouvertement comme homosexuels, soit parce que leur milieu les accepte, soit parce qu'ils estiment plus sain de jeter bas les masques, ne sont qu'une toute petite minorité: 10 à 15%, d'après leurs associations.Celles-ci se sont développées depuis quelques années; une trentaine environ dans tout le Québec qui ne regroupent que 2 ou 3% des homosexuels des deux sexes et n'en rejoignent qu'environ 6 ou 7%, à travers quelques rares revues, bulletins, activités de promotion ou de loisirs.Québécois plus tolérants On pense que la libéralisation des moeurs et la reconnaissance du droit à l'orientation sexuelle de notre Charte, l'une des plus avancées au monde, permet aux homosexuels et lesbiennes de vivre plus ouvertement et sans crainte.C'est peut-être le cas dans certains milieux artistiques ou intellectuels (théâtre, radio, télévision, cinéma, danse, peinture, littérature, politique, diplomatie, mode, coiffure, universités, etc.) mais rares sont les homosexuels qui se dévoilent publiquement, ou qui ne le font qu'à l'intérieur de plus petits cercles où l'homosexualité serait plutôt «bien portée».Les hétérosexuels tolérants autant que les homosexuels tolérés s'étonnent d'apprendre qu'encore aujourd'hui l'organisateur des premiers symposiums sur l'homosexualité ayant eu lieu à Montréal, Alain Bouchard, reçoit des lettres de menace de meurtre ou des alertes à la bombe chaque fois qu'une manifestation le met en évidence, que des membres d'associations de défense des droits des homosexuels qui préfèrent ne pas s'identifier, ont été battus ou insultés dans la rue, que des voisins croient faire acte de civisme en demandant que l'on retire la garde de ses enfants à une femme, lorsqu'ils découvrent quelle est lesbienne, et que \u2014 l'Association des mères lesbiennes de Montréal me l'a rapporté \u2014 des parents, en découvrant l'homosexualité de leur enfant, au mieux le traînent chez un médecin, au pire le mettent à la porte (rapporté par Marie-Michelle de la «mensuelle» Ça s'attrappe, et par trois psychologues différents); qu'une chargée de cours de l'Université de Montréal a pu lire sur sa feuille d'évaluation pédagogique, bonne par ailleurs, faite par un ou une étudiante (anonyme): «Grosse goui-ne»; enfin, qu'il y a toujours des hommes qui s'acharnent à vouloir démontrer leur «virilité» en se vantant de «casser la gueule aux tapettes» ou de vouloir «violer une lesbienne pour lui apprendre à aimer ça».Une enquête menée par Joseph Josy Lévy et André Dupras, du département de sexologie de TUQAM, sur les attitudes des Québécois envers le comportement homosexuel, menée en 1978, révèle que 49,6% d'entre eux considèrent qu'il est toujours mauvais, 7,7% presque toujours mauvais, 14,3% parfois mauvais et seulement 17% pas mauvais du tout (11,4% n'avaient pas d'opinion).44% le considéraient comme un comportement pathologique demandant un traitement, 17,6% pensaient qu'il fallait donner aux homosexuels un avertissement pour leur faire peur, 2,2% qu'il fallait les envoyer en prison et 34,8% jugeaient qu'on pouvait les laisser faire (1,2% n'avait pas d'opinion sur le type d'intervention qui serait souhaitable).«Le degré d'acceptation de l'homosexualité, explique Joseph Lévy, varie selon le degré d'instruction, la religiosité et l'âge: plus les gens sont instruits, olus ils l'acceptent; plus ils sont religieux, moins ils la tolèrent.Quant à l'âge: les jeunes de 17 à 19 ans sont moins permissifs que ceux de 20 à 34 ans, qui le deviennent pourtant de moins en moins au fur et à mesure où qu'ils vieillissent.» \u2014 Comment expliquez-vous cette intolérance des 16-19 ans?\u2014 C'est un âge où les assises sexuelles ne sont pas bien établies.La condamnation peut révéler une crainte de sa propre homosexualité latente.» Ce qui est en effet fort probable, puisque d'après un sondage du ministère de l'Éducation, 43% de la population étudiante avait eu des expériences homosexuelles.D'après M.J.Lévy, cependant, les Québécois sont plus tolérants que les Canadiens dans leur ensemble et que les Américains, puisque seulement 49,6% d'entre eux considèrent le comportement homosexuel comme étant toujours mauvais, contre 60% des Canadiens et 68% des Américains.Les milieux militants Comment vivent ceux et celles qui n'ont pas la chance de se trouver dans les rares milieux privilégiés qui les acceptent?Depuis une dizaine d'années, plusieurs associations de défense des droits des gais et lesbiennes se sont développées, dont la Commission des droits de la personne donne les noms et les adresses, parce qu'elle travaille de concert avec elles sur certains dossiers collectifs ou sur des plaintes pour discrimination, que les associations lui réfèrent.La plupart sont mixtes, mais ont de plus en plus tendance à former des comités s'adressant à des I .dont seule une minorité ose encore s'afficher homosexuelle personnes qui vivent des réalités bien différentes, selon qu'elles sont des femmes ou des hommes, des moins de 25 ans, des pères ou des mères de famille, etc.Certains journaux ou bulletins s'efforcent de rejoindre les isolés et de les tenir au courant.Les objectifs poursuivis par toutes ces associations et publications sont, à quelques nuances et modalités près, partout les mêmes: libérer les homosexuels de leurs sentiments de honte, de gêne ou de crainte, leur donner une «fierté gaie», leur permettre de s'accepter et de lutter pour leurs droits.Au chapitre des nuances et modalités les réponses au grand débat: jeter bas les masques ou vivre caché?S'organiser en «ghettos» ou en «communautés» provisoirement ou définitivement, ou essayer, par un comportement ouvert, de se manifester lesbienne ou gai dans les milieux hétérosexuels?Les positions varient selon les milieux socio-culturels où chacun évolue, son propre degré d'acceptation de son orientation affective, la résistance que son milieu oppose à l'homosexualité, l'idéologie de chacun.La commission des droits de la personne Toujours possible, le recours à la Commission des droits est en réalité peu utilisé.Le nombre de plaintes déposées pour discrimi- nations subies en matière de logement mais surtout en milieu de travail accusent ce fait: 11 en 1978, 15 en 1979, 18 en 1980, 10 en 1981, 1 en 1982.Aucun de ces cas personnels ne s'est rendu jusqu'aux tribunaux, les règlements se faisant généralement à l'amiable.En 1981, les 10 dossiers «homosexuels» représentaient 1 p.cent de tous les dossiers traités par la Commission.Mme Ghislaine Patry-Buisson, agent de coopération et responsable du dossier «orientation sexuelle», explique cette faible demande (qui ne témoigne pas de manière réaliste du problème de la discrimination pour orientation sexuelle) par diverses raisons: «À présent, les communautés gaies sont assez au courant des dispositions de la Charte sur leurs droits, comme le sont les employeurs, les syndicats et les propriétaires de logements; de ce fait, on évitera une discrimination ouverte, les procédés seront plus subtils et les plaignants le savent ou ils savent se défendre par d'autres recours; de plus, le traitement des plaintes étant assez long, plusieurs associations ou syndicats agissent par eux-mêmes.» Un sondage, que j'ai réalisé auprès d'environ 70 homosexuels, dont 44 hommes, démontre également que la grande majorité (62 sur 70) n'utiliseraient jamais ce recours à la Commission des droits et libertés, soit parce qu'ils n'ont pas intérêt à s'avouer homosexuels ou à faire éclater un scandale, soit parce qu'ils sont certains que leur orientation sexuelte est assez bien dissimulée pour ne pas servir de prétexte à discrimination, soit parce qu'ils savent que les employeurs ou les propriétaires ne seront plus assez bêtes pour invoquer ouvertement l'homosexualité pour leur refuser un emploi, un avancement ou un logement.La discrimination n'est pas facile à démontrer, en effet, mais elle a lieu fréquemment dès que l'orientation sexuelle est connue, ainsi que la plupart des homosexuels de l'un et l'autre sexe en donnent maints exemples.Se développe donc, entre «initiés», un réseau d'entraide et de solidarité qui donne parfois lieu à une discrimination envers les hétérosexuels, surtout dans les milieux professionnels.Elle n'est pas facile à démontrer non plus; ceux qui pourraient en témoigner ne voulant pas davantage sortir de l'anonymat que les homosexuels discriminés.Il semblerait donc que certains salons de coiffure, restaurants, ministères, entreprises privées, etc.auraient un «préjugé favorable» envers les homosexuels.Plusieurs de ceux et celles que j'ai interrogés là-dessus ne l'ont d'ailleurs pas nié, considérant cela comme une réaction de solidarité légitime, qui disparaîtrait dans une société réellement égalitaire.Mme Ghislaine Patry-Buisson, que j'ai interrogée là-dessus, affir- me qu'aucune plainte n'a été déposée en ce sens à la Commission par des hétérosexuels qui se seraient sentis discriminés par rapport à des homosexuels.La réalité vécue par les hommes Les bars gais et autres lieux de divertissement, discothèques, restaurants, essentiellement fréquentés par des homosexuels, sont les seuls milieux de rencontre où les hommes peuvent trouver des partenaires de leur orientation sexuelle sans risquer une erreur .a identité qui peut leur coûter cher.En effet, ce n'est qu'en octobre 1982 que le Code criminel, au chapitre des «infractions sexuelles», a été expurgé de l'article 156, qui stipulait: «Est coupable d'un acte criminel et passible d'un emprisonnement de.10 ans, toute personne du sexe masculin qui attaque une autre personne avec l'intention de commettre la sodomie ou qui attente à la pudeur d'une autre personne du sexe masculin.» Lors de l'enquête que j'ai pu réaliser auprès d'une cinquantaine de personnes qui fréquentent ces milieux de «drague», un jeune homme m'a répondu, exprimant ainsi une opinion fort partagée: «Ce sont les seuls endroits où je peux exprimer mes désirs sans avoir peur de me faire casser la gueule! J'y cherche l'homme de ma vie et lorsque j'aurai trouvé l'oiseau rare, je n'y remettrai les pieds qu'à l'occasion.Les hétérosexuels trouvent encore le moyen de venir nous y voir, comme au zoo.» Prendre un verre avec des semblables, danser, pouvoir manifester sa tendresse envers d'autres hommes tout en se sentant socialement intégré et non ridiculisé, sentir qu'on n'est pas tout seul dans son genre, alors qu'au travail on se dissimule, rencontrer des partenaires sexuels, aussi, bien sûr: ce sont là les réponses les plus entendues.Parmi les cinquante personnes interrogées, 41 recherchent des aventures sentimentales et sexuelles, dont 38 dans l'intention d'établir une relation amoureuse stable.Les neuf autres ne fréquentent d'ailleurs plus ces endroits, car ils vivent maintenant avec un homme oui comble leurs désirs.Tout cela, décidément, n'est pas très original et ressemble, à s'y méprendre, à des réponses d'hétérosexuels fréquentant les discothèques.«Non, me détrompe Alain Bouchard, psychologue, ce n'est pas la seule différence entre les lieux de «cruising» gais et hétérosexuels: la majorité des homosexuels ont encore une peur bleue d'entrer dans un bar, parce qu'ils n'acceptent pas encore leur orientation, parce qu'ils redoutent d'y être reconnus, identifiés, parce qu'ils imaginent des descentes de police, pourtant plus rares, maintenant, mais toujours à l'affût d'un geste de «grossière indécence en lieu public», alors que ces mêmes policiers ferment les yeux sur ce qui peut se passer dans un lieu hétérosexuel.Et pourtant, fréquenter ce que beaucoup appellent le «ghetto» homosexuel est salutaire pendant au moins la période d'acceptation de soi.» En tant que psychologue et organisateur des premiers symposiums sur l'homosexualité à Montréal, Alain Bouchard, homosexuel avoué lui-même, est très sensibilisé aux problèmes que vivent quotidiennement les hommes aimant les hommes.Il a organisé, voici six ans, un Service de consultation et d'éducation sur l'homosexualité.Son livre «Le Complexe des dupes» (éditions Homeureux) s'attache à démystifier un ce/tain nombre de préjugés ayant cours sur les gais et que sa pratique en consultation psychologique lui révèle être complètement erronés: «Pensez, dit-il, à la réputation de grande promiscuité et d'instabilité sexuelle que l'on fait aux homosexuels masculins: en réalité, le grand problème de la majorité c'est leur inactivité sexuelle for- r C t' ( 4L.S- r I r C C Z t r ?La situation varie selon que l'on soit homme ou femme 00 ex û LU to < LU z o \u2014^ cée, par isolement, difficulté de trouver des partenaires dans leur milieu, peur d'être repérés, crainte de se tromper et de se faire rabrouer, etc.Les homosexuels ont grandi dans la réprobation sociale de ce qu'ils sont, ils ne peuvent pas \u2014 sauf une minorité \u2014 croire qu'ils pourront être aimés ou désirés, parce que le plus souvent, ils ont intériorisé une image péjorative deux-mêmes, ils ne s'aiment pas, manquent de confiance en eux.C'est bien loin de l'image que l'on se fait du redoutable obsédé sexuel, menace des familles et amant inépuisable!» «D'autres clichés s'avèrent également faux: tous les homosexuels ne sont pas des efféminés.Ces derniers, bien sûr, font l'objet de toutes les plaisanteries, mais je considère que ce sont encore eux qui sont le mieux dans leur peau, osant affirmer la part de féminin qui existe en tout homme.Beaucoup d'homosexuels sont également gênés par les efféminés, plus facilement identifiables donc pour le grand public, prototypes de tous les homosexuels.Faux également de croire que sodomisation et homosexualité ne font qu'un, alors que cette fantaisie est aussi répandue entre hétérosexuels.mais envers des femmes.Que l'homme soit en situation féminine, voilà surtout ce qui choque, dans ce cas-là.» Le responsable du groupe des «pères gais» de l'Association Gay-lnfo dénonce un autre préjugé, qui porte beaucoup de tort aux homosexuels souvent associés aux pédophiles.«La peur de la pédophilie est telle, que les hétérosexuels refusent de comprendre que la majorité des pédophiles sont des hétérosexuels, incestueux la plupart du temps, usant de la contrainte physique ou du viol avec leurs filles, petites-filles ou nièces, ce qui n'est généralement pas le cas de la minorité des pédérastes, qui ont surtout recours à la séduction.La réalité vécue par les fe imes La Situation vécue par les femmes, si elle manifeste quelques points communs avec celle des hommes, en matière de réprobation sociale, présente des caractéristiques qui lui sont propres et qui, tout en s'insérant dans la discrimination générale qui est encore subie par les femmes, se trouve prise en porte-à-faux dans la problématique féministe.En effet, étant donné que dans les préjugés populaires «toutes les féministes sont des lesbiennes», nombreuses seront les femmes qui refuseront de se dire' féministes, tout en travaillant à l'égalité des droits, nombreuses seront aussi ies* féministes\"qol- n'accepteront\" qu'avec gêne la présence de lesbiennes «visibles» ou militantes parmi elles; nombreuses, enfin, seront les homosexuelles qui, pour ne pas nuire à la cause féministe, dissimuleront leur orientation et tairont leurs revendications propres.Cependant, le pourcentage des militantes actives est encore moindre chez les femmes que chez les hommes et leurs moyens financiers étant plus restreints, leurs publications seront moins commerciales et plus difficilement diffusées.Il en v£ de même pour les bars, moins nombreux et moins fréquentés.Les tentatives de créer une communauté lesbienne commencent à donner des résultats et à rompre quelque peu l'isolement.Ainsi, au colloque d'octobre 1982, «Lesbiennes visibles l'une à l'autre», à Montréal, il y a eu 650 participantes.Luce Bertrand, psychologue, elle-même homosexuelle, souligne: «Les lesbiennes commencent à devenir gênantes lorsqu'elles s'attaquent aux préjugés populaires voulant que les femmes font l'amour entre elles «à défaut de» pouvoir séduire un homme, et qu'elles affirment n'avoir aucun plaisir à vivre une sexualité sur le mode hétérosexuel.» Luce Bertrand achève le dépouillement d'une enquête en cent questions auprès d'un millier de répondantes lesbiennes de toutes les régions du Québec, ce qui est un précédent mondial, la plupart des études sur le lesbianisme s'étant faites à partir d'un très petit nombre de cas de femmes particulièrement perturbées, en consultation médicale ou psychanalytique.Cette enquête démystifie bien des préjugés.«Le grand public, mais les hommes surtout, sont persuadés que les femmes utilisent des simulacres de pénis pour faire l'amour entre elles; or moins de 1 p.cent des répondantes ont essayé, sans y recourir systématiquement, des vibromasseurs ou autres artifices.De même, on imagine les lesbiennes comme des ennemies acharnées des hommes, ce qui est également faux: la plupart des répondantes ont avec eux des relations amicales, quelques-unes, de l'indifférence, très rares sont celles qui sont agressives.«On prétend également que les lesbiennes sont des malades, des déséquilibrées.Si c'est une pathologie, elle présente un symptôme avantageux: car non seulement des études démor>trent qu'elles ont une meilleure santé que les hétérosexuelles, \u2014 la majorité ne subissant pas les contrecoups des méthodes contraceptives ou abortives, de la grossesse et de l'accouchement, mais, d'après mon questionnaire, je constate qu'elles \u2014 «consultent jmo»Rfvde-^sy«-»de»k)u- tes sortes que la plupart des femmes mariées.» \u2014 Les* problèmes d'acceptation ne posent pas de problèmes psychologiques?\u2014 Oui, sûrement, mais une fois assumés, il y a une sorte d'aguer-rissement qui trempe le caractère.La majorité:, de mes répondantes s'estiment aujourd'hui en règle avec elles-mêmes.Celles qui ont le plus de difficulté, ce sont celles qui sont encore mariées et vivent encore avec leur mari et leurs enfants (29 sur 1 000).\u2014 Les lesbiennes sont-elles plus instables que les hétérosexuelles?\u2014 Ni plus ni moins: beaucoup vivent en couple (475) ou seules (294), qu'elles aient une amie ou non, ou avec leur famille (94), des amis (109) et parmi les plus âgées, on mentionne des relations de couple de 10, 15 et même 30 ans, plus brèves pour les plus jeunes, mais de manière très comparable aux femmes hétérosexelles de leur génération.\u2014 D'après votre sondage, on voit que les lesbiennes ont une plus forte scolarité que la moyenne des femmes hétérosexuelles: 382 ont des études universitaires ou des écoles de métier de même niveau, 230, collégiales, 336, secondaires et seulement 32 n'ont pas complété leur cours élémentaire.Est-ce que l'on admet plus facilement son homosexualité lorsqu'on est plus instruit?Ou parce > qu'il y a 818 répondantes qui sont célibataires?\u2014 Ce sont des facteurs qui jouent, sans doute.Mais comme ce sont les célibataires qui ont reconnu le plus tôt leur orientation sexuelle (16-20 ans), on peut supposer aussi qu'elles ont compris plus rapidement qu'elles ne devraient compter que sur leur travail.Les couples homosexuels Le Code civil reconnaît actuellement aux conjoints de fait certains droits en matière de régimes d'assurance ou régimes sociaux, comme la perception des pensions ou indemnités d'assurances versées aux conjoints, en cas d'invalidité temporaire ou permanente due à des accidents de travail, de la route ou à des actes criminels, ou en cas de décès du conjoint.Mais les couples homosexuels ne sont pas reconnus par le Code civil, bien que lors de la Commission parlementaire de l'automne 1981, les associations des droits des homosexuels et la Commission des droits de la personne aient demandé qu'il n'y ait pas de discrimination dans les réformes d'assurances des personnes ni dans les avantages sociaux sur la base de l'orientation sexuelle.La reconnaissance «légale» de l'homosexualité n'est donc pas complète, malgré les dispositions de la Charte et, avec l'abaissement de l'âge de majorité sexuelle à 18 ans, ce sont là deux-des grands dossiers qui occupent les milieux militants.Dans l'ensemble, donc, la situation des homosexuels au Québec, si elle est bien en avance sur la .plupart des pays, exception faite de certains États des USA, de l'Angleterre, la Hollande et des pays Scandinaves, n'est pas encore aussi rose que le fameux triangle qui les signalait jadis à l'atten- Mon gout de partir venait de là, beaucoup.notre liaison demeurerait toujours interdite et désapprouvée Claude Charron Désobéir m 1131 It W ¦ y >TS éditeur Les extraits que nous publions ici de «Désobéir», testament politique provisoire de Claude Charron, sont choisis: la confession de sa dissidence sexuelle tombe à point nommé pour illustrer de façon spectaculaire les problèmes que rencontrent les homosexuels dans la société.Si ces extraits constituent en quelque sorte la trame du propos de l'auteur, le livre n'est absolument pas une étude sur la sexualité comme pourrait le laisser supposer leur seule lecture. Mais je veux écrire encore quelques lignes difficiles.C'est l'homme politique qui en toute conscience et en toute connaissance a refusé d'élargir le combat au «droit à la différence», au droit d'être soi-même, au droit de donner, de participer, de fournir parmi les autres.Je l'ai refusé parce que j'estimais et j'estime toujours ce combat perdu à l'avance.Mais il y avait le fond de mon âme, qui sait ce qu'elle a fourni d'originalité, de créativité et de sensibilité au personnage populaire qui la reniait aujourd'hui et qui sacrifiait à d'autres causes celle de sa liberté.Mais il y avait mon coeur, qui sait lui ce qu'il a fourni de force à l'amour, que cet amour est sain et qu'il n'est pas honteux.Mon âme et mon coeur ne se rallièrent jamais et ne pardonnèrent pas au personnage d'avoir accepté la lâcheté obligatoire dans le métier.Denise, Pierre, Pauline, Mathieu et Robert, vous qui m'avez vu jeter à bout de bras tout ce qui me tombait sur la main dans mon bureau, vous qui m'avez vu me lancer sur mon lit de la chambre attenante à mon bureau, que j'appelais «l'auberge du capitaine» pour y dormir pendant les fins de cession, vous qui m'avez vu pleurer en criant «ils ne comprennent pas ce que je ressens», vous savez aujourd'hui que c'est à ce moment-là que j'ai quitté la politique.?Car c'est à lui que j'ai pensé ce soir-là; Denise encore, me l'avait suggéré.Je le rejoins chez lui, il m'invite tout de suite, quand je voudrais.Encore, toujours, prêt à m'aider.Je ne sais qui au ciel remercier d'avoir fait coïncider ma première élection à celle de ce Québécois extraordinaire, qui avait à l'époque plus que deux fois mon âge.Notre chef parlementaire d'alors était un psychiatre reconnu et ajoutait à sa profession qu'il adore un amour de la vie, un respect des êtres humains, une folie personnelle qui le rend radieux et lui fait traverser sereinement les plus dures épreuves, politiques comme personnelles, car il est le même homme dans l'une ou l'autre peau.Ce qui me fit rapprocher de lui à ce point, c'est d'avoir décelé que cet homme comprenait mon mécanisme et travaillait à l'entretenir soigneusement.Lorsqu'il me félicitait, dès les premières années, d'un travail bien accompli à l'Assemblée, d'une critique bien préparée, d'un discours bien senti, il ne le faisait pas parce qu'il se réjouissait de me voir atteindre cette performance en dépit de mes nuits tapageuses dans le Vieux-Québec ou le Vieux-Montréal, malgré mes nombreuses incartades de marginal et mes folies de la vingtaine.Camille savait, comprenait et, ma foi, m'encourageait à vivre comme je souhaitais le faire parce que c'est précisément dans cette vie, dans ces amitiés et ces amours que je puisais l'énergie qui faisait mon rapide succès.Cet homme m'a toujours bien aimé En roulant vera sa résidence d'Outremont, je racontai à Jean-Luc cette soirée de juin 1975 où j'avais parcouru le même chemin, dans un état presque aussi amo- ché.J'étais au milieu de ma plus difficile année à l'Assemblée nationale, j'allais avoir vingt-neuf ans et le tournant se prenait mal.Camille, que l'élection de soixante-treize avait éloigné do nous, me reçut inquiet et consolant à la fois.Il savait quelle tâche les six matelots du Parti québécois avait sur la mer rouge qui nous entourait.Mais il devinait surtout qu'en plus des désillusions de cette fin de la vingtaine déjà difficile pour chacun, je commençais à subir une pression bien personnelle due à l'écart croissant entre le personnage de plus en plus connu, respecté et imposant et l'être marginal jusque dans sa sensualité que je me découvrais être.Je voulais tout foutre en l'air.Ou pire, me mettre à regretter, à me culpabiliser d'être ce que j'étais,-à me frustrer dans mes désirs, ce qui à ses yeux m'assécherait à me rendre méconnaissable et à ne plus être aimé par ceux que mon originalité attirait.Il fut catégorique, ferme, et avec tendresse me remit sur le fil de fer.Je m'en allais lui dire, sept ans.plus tard, que le funambule venait de tomber.?C'est au bureau du Premier ministre, à neuf heures trente précises, que je retrouvai Denise, venue préparer le terrain.Puis l'homme bouleversé vint lui-même à ma rencontre.«Comment allez-vous ce matin?» \u2014 «Comme je s peux, et vous?» \u2014 «Je n'ai pas dormi beaucoup.» Réjeanne, sa secrétaire, ferma la porte pour nous laisser tout à fait seuls.Mais avant qu'elle ne le fît, il s'enquérit: «Avez-vous rejoint Camille?» L'homme des grandes circonstances, le sage du gouvernement était en route vers Québec et ne pouvait être contacté d'une manière confidentielle.Ainsi, nous en avions eu besoin tous les deux.«J'ai vu Camille hier soir et je vais vous dire ce qu'il m'a dit.Je suis sûr qu'il vous dira la même chose.» Puis j'ouvris mon livre, c'en était l'heure.Je lui évoquai très crûment être aux prises depuis des mois avec une profonde angoisse, mélange de cap franchi de mes trente-cinq ans et de mes douze ans de surmenage politique.Le goût de partir n'allait que croissant malgré mes inquiétudes: je n'ai pas de métier, je n'ai pas d'expérience administrative, je ne sais rien faire d'autre que diriger des équipes et faire des discours.Le Premier ministre arrêta cette dépréciation de moi-même en ne la rattachant qu'à une vue «bien noire» de ce que je pouvais représenter.Mais c'est là le divorce: ce que je représente et ce que je suis, lui dis-je.Je ne suis plus intéressé à traîner des images qui s'éloignent l'une de l'autre mais j'ai toujours peur de faire le saut et de quitter la sécurité d'un travail où je réussis à me maintenir parmi les premiers.Voilà pourquoi mon subconscient est survenu pour me délivrer de cette angoisse.?L'autre nouvelle fut beaucoup plus triste.On me pria un jour de rappeler chez moi à Montréal de toute urgence.Dans le frisson où on pense au pire pendant que l'on tient le récepteur, je composai mon numéro pour entendre Jean-Luc me répondre.Revenu chez «nous» pendant mon absence, il me prévenait, la voix tremblante et inquiète, que sans qu'on l'eût le moindrement prévenu par quiconque de ces innombrables conseillers politiques de ministres, une poursuite avait été intentée contre lui; cela apparaissait dans chaque quotidien de Montréal, sans compter le douteux honneur de faire la une «enfin!» d'Allô Police.Une photo prise secrètement de lui arrivant devant la maison et le titre qu'ils recherchaient depuis des semaines et sur lequel ils durent se vautrer.«Il habite avec le ministre.» Je le sentais atterré, blessé cruellement, avec l'envie de tout foutre en l'air.Lui, qui avait été chômeur pendant sept mois avant de se trouver un travail, avait été remercié de ses services «comme par hasard».J'aurais, cette nuit-là, traversé l'Atlantique à la nage.C'est cette peine et cette décep- fois dans notre vie avant de mourir, je l'avais enfin eue par la grâce du ciel et par l'effort conjugé de deux êtres qui veulent s'aimer au-thentiquement et non seulement partager leur besoin de corps et leur peur de l'ennui.Nous avions multiplié les sacrifices que mon rôle public imposait, l'écartant de plusieurs plaisirs que tous les autres pouvaient faire partager à qui ils voulaient.Il en était venu à prendre en hostilité ce métier dont l'effet premier était de nous diviser, de défaire ce que nos efforts d'adultes parvenaient à rejoindre.Une soirée au concert, si cela était pour les couples de mes collègues occasion de détente, était pour moi et pour lui l'occasion d'offrir en pâture notre relation, de nous soumettre aux yeux réprobateurs et souvent méchants, de livrer mon âme au combat épuisant de l'amoureux fier et du politicien honteux et craintif, et de nous voir rentrer plus fatigués et tendus leur générosité, leur effort, leur talent peuvent être balayés par la méchanceté, la frustation, la jalousie d'un plus petit qu'eux?Et pourquoi y voyais-je une survie, un tour de force, presque une mystification?Parce que le conflit intérieur était de tous les instants, que la guerre rude faisait toujours rage entre ma volonté d'être moi-même, d'assumer ma différence sexuelle, de la dire et de la vivre parmi les autres, étant sur ce point ennemi juré de la répression qui castre les personnes et emprisonne les âmes dans la douleur.Parce que j'étais, je suis et je serai un militant et la jouissance et de la tolérance dans la vie.Et que mon être libertin, frondeur, provocant, était enfermé dans un personnage qui ne pouvait l'être.Que plutôt que le chemin de la musique, des arts et du spectacle où il m'eût été possible de vivre avec agrément, je faisais carrière dans un milieu tion venant de tous ceux qui le laissaient seul parce qu'il était un homme (et qui auraient accouru et se seraient insurgés avec véhémence si on s'en était pris à une conjointe) que je traînai chez mes amis les Leboeuf.La discussion de cette longue et chaude soirée, dans leur petit jardin de Montparnasse, me permit d'ouvrir mon-coeur comme jamais.Mon sentiment pour Jean-Luc, même si nous avions décidé de ne plus poursuivre notre vie commune vieille de quatre ans, était un sentiment noble, pur, généreux.Cet élan amoureux me faisait à moi le même engouement, la même joie, la même ivresse que celui que chacun pouvait avoir envers la personne de son choix.Ce que tout le monde se souhaite, cette passion, cette folie commune avec un autre être, le poids de l'absurdité tournée en dérision dans les jeux de l'amour, cette communication profonde, intime, heureuse avec un autre être, au moins une qu'avant de partir.Je me battais, pensais-je, pour la noblesse de nos sentiments pn sachant très bien que cette bataille est perdue, et le vieux soldat, stratège d'expérience et sur ce plan, jusque dans la peau, était épuisé.Mon goût de partir venait de là, beaucoup.Quoiqu'il advienne de moi, notre relation demeurerait toujours interdite et désapprouvée: je vivais au moins dans une société où elle était légale.Mais en quittant cet univers, je n'aurais plus à supporter ce terrible dilemme de nuire à un parti, à un groupe, à un mouvement, à une cause que l'on veut servir et que l'on sert bien parce que j'ai tout simplement envie d'aimer et que j'aime.Les regards, les quolibets, les insultes continueront sans doute à courir encore et toujours, mais au moins le stress, la douleur, la crainte de nuire à une équipe n'assailleront plus ma vieille peau.Comment font-ils pour supporter ce stress ces milliers d'hommes et de femmes qui savent que demain où l'on se fait fort de ne pas tolérer la différence qui était la mienne.Je pouvais bien, certains soirs, me sentir comme une colombe mais j'étais toujours à portée de fusil.Je savais qu'un jour cette coexistence serait en cause.Je souhaitais vivement que ce fût de mon propre chef, mais plus je célébrais les mois de cette guerre que je voulais de cent ans, plus je risquais que la provocation vienne de l'extérieur.Pourrai-je dire plus clairement devant le tribunal comment l'affaire de la porno est venue détruire l'équilibre même de mon être, mille fois plus que l'acte de délinquance qui l'a libéré Les canaux d'Amsterdam n'eurent cette fois aucun charme.La horde de touristes à caméra me refoula dans ce petit bar que je connais depuis dix ans, près du Leisedplein, et c'est là que j'écrivis des pages et des pages, bière par-dessus bière.Je regagnai Paris plus tôt que prévu et j'arrivai à la gare du Nord avec le soulagement d'entrer chez moi.-» m r r ¦ EN FRANCE L'homosexualité est en voie de banalisation oo Q LU i oc Z o D CL adia et Annie sont homosexuelles.Lesbiennes.À Sainte-Lumine de Clis-son, un village de 1 100 habitants au sud de Nantes, elles vivent ensemble au vu et au su de toute la communauté.Nadia et Annie avaient leur photo dans les journaux, le mois dernier.Elles ont même donné des interviews à la télévision nationale.C'est qu'elles aiment bien créer des précédents, faire avancer toujours un peu plus l'idée que les homosexuels sont différents mais normaux, qu'ils ont, eux aussi, des droits.Déjà en décembre 82, Nadia faisait reconnaître par un juge de Nantes que les deux enfants dont elle avait la garde depuis son divorce avec le dernier homme à avoir traversé sa vie et son lit ne couraient aucun «risque éventuel sur le plan psychologique ou sexuel du fait de l'homosexualité de la mère».Ce pas franchi, ies deux femmes ont voulu faire reconnaître officiellement leur statut de «concubines», afin de pouvoir profiter de la panoplie française des prestations sociales et familiales.Au garage Citroën du village, elles ont trouvé M.Truchon, le maire de Sainte-Lumine de Clisson, qui a bien voulu leur signer leur «certificat de concubinage», même s'il craint de devenir «la risée du pays».Avec ce document, elles ont convaincu la commission des Affaires sociales de les traiter en «conjoints» vivant «maritalement» et d'ajuster leurs prestations en conséquence.Elles s'attaquent maintenant à l'administration fiscale pour qu'Annie \u2014 qui travaille \u2014 puisse déclarer aux enfants à charge, ceux de Nadia.Un autre événement est venu le mois dernier attirer l'attention du grand public sur la question de l'homosexualité féminine.La cinéaste Diane Kurys a raconté sur grand écran comment sa mère, amoureuse d'une autre femme, a plaqué son mari pour aller vivre cette relation à l'époque, à la fin des années cinquante.\\ Le «Coup de-foudre» (c'est le ti- tre) d'Isabelle Hupert pour Miou Miou, principales interprètes, a reçu un accueil chaleureux tant de la critique que du public qui s'est pressé, mouchoir à la main dans les salles.L'événement, c'est que le film ne fait pas scandale.Ces deux exemples montrent que les Français commencent à accepter la présence homosexuelle.Un peu comme pour les immigrants ou les communistes, on peut être pour ou contre, mais ils sont là, il faut bien faire avec.Une attitude impensable il y a à peine dix ans.Briser l'isolement Se trouver, se connaître, sortir de l'anonymat, a été le premier réflexe des homosexuels français dans les années soixante-dix.Pour trouver un conjoint, un compagnon, il n'était évidemment pas question de demander à la famille, ou de chercher dans l'entreprise en affichant son homosexualité.C'aurait été courir au devant des quolibets, du rejet et parfois du congédiement.A partir de 76, le quotidien Libération (gauche indépendante) a débuté la publication de «petites annonces» homosexuelles.Une petite «agence de rencontre» par annonces classées.L'impact fut immédiat.On ne compte plus les couples homosexuels qui se sont formés grâce à cette porte de sortie de l'anonymat.Mais la résistance des pouvoirs à une telle initiative a été surprenante d'agressivité.En 77 et 78, l'État a lancé une dizaine de poursuites contre Libération, arguant que ses annonces étaient «obscènes» et pouvaient corrompre les adolescents, potentiels lecteurs du quotidien.Les homosexuels, surtout les membres de groupes militants, ont été l'objet de filatures de «fichage» de la part d'un groupe policier spécialisé.Le «groupe de contrôle des homosexuels».En 1978, les quelques publications homosexuelles existantes ont même été temporairement interdites.Un vent de fin de régime soufflait sur Paris le 4 avril 1981 lorsque 10 000 homosexuels» se sont »f.- -'-r * Jean-François Lisée retrouvés, ébahis de leur grand nombre, dans une manifestation d'une importance jamais encore égalée.La légalisation «Aucune discrimination, à plus forte raison aucune suspicion ne saurait peser sur des personnes en fonction de leur seule orientation sexuelle.» Il aura fallu l'arrivée de la gauche au pouvoir, le 10 mai 1981, pour qu'un ministre de l'Intérieur (de la Justice), envoie une telle directive aux corps policiers et démantèle le «groupe de contrôle des homosexuels».Dès la fin de l'année, l'Assemblée nationale rétablit l'égalité entre homosexuelles et hétérosexuels, en abolissant le «délit d'homosexualité» prévu par le code pénal.En France, la majorité sexuelle est établie pour tout le monde à 15 ans.Des relations sexuelles sont permises entre adultes et mineurs de plus de 15 ans, dès que le mineur est consentant et qu'il n'y a ni viol ni violence.Jusqu'en décembre 81, la majorité homosexuelle était de 18 ans, plutôt que 15, et les homosexuels qui enfreignaient cette règle étaient passibles de 6 mois à 3 ans de prison.PARIS «Les homosexuels sont plus à gauche qu'ils ne l'étaient avant», disait un organisateur d'un «bal homosexuel du 14 juillet» en 81.«On se montre plus, on a moins peur.» Ce vent de liberté a provoqué une explosion de paroles et de rencontres, les initiatives se sont multipliées.En province, on compte une quarantaine de groupes homosexuels, certains possèdent des locaux, qui profitent parfois de subventions locales ou gouvernementales.Ils organisent des permanences d'aide juridique, ou médicale, des bibliothèques.Selon les sondages d'écoute \u2014 contestés \u2014 «Fréquence gaie» est même au quatrième rang des «radios libres» les plus écoutées à Paris.En province, il y a des émissions gaies sur les radios libres de 33 villes.Certains préfèrent se regrouper par activité professionnelle: les «médecins gais», les «architectes gais», les «postiers gais».Le jet-set gai «Nous sommes passés de la répulsion à la fascination», affirme Jean le Bitoux, directeur du principal magazine homosexuel français, «Gai pied», qui vend chaque semaine de 25 à 30 000 exemplaires (en France, «prendre son pied» signifie prendre son plaisir, jouir).«Avant, les Français éprouvaient de la honte et du dégoût pour l'homosexuel, aujourd'hui il le confond avec la mode.» Pour Joël le Bitoux, l'image que les médias «normaux» projettent maintenant de l'homosexuel, c'est celle du jet-set, belle du circuit international touristique gai dont Paris, après San Francisco, devient une des capitales.«Les Français croient qu'un homosexuel, c'est quelqu'un qui va dans des boîtes de nuit très chics, qui sort souvent et très tard, qui s'habille d'une drôle de façon et qui a beaucoup de pratiques sexuelles très étranges.» Le Bitoux estime que cette nouvelle image reflète une réalité très partielle de la communauté homosexuelle parisienne et fait beaucoup de mal, au moment où les homosexuels veulent s'ouvrir, réfléchir sur leur condition et «cherchent un discours plus large que celui du militantisme, plus proche de la réalité».Car si aujourd'hui les homosexuels ont trouvé une certaine légitimité, une grande liberté d'action et de parole, s'ils sont tolérés par une partie toujours plus grande du public, ils ne sont toujours pas acceptés, encore moins intégrés.Dans !e processus de «banalisation» de l'homosexualité, l'image des riches homos «branchés» des boîtes de nuit du centre de Paris, jure complètement avec celle des villageoises tranquilles mais têtues de Sainte-Lumine de Clisson.?L'enfer c'est les autres Jean-Paul a 30 ans.Cuisinier dans une entreprise de Paris, ii vit depuis trois ans avec Jean-Claude, 35 ans, photographe en chômage.C'est par les petites annonces de «Libération» qu'ils se sont connus, en 79.C'est à cette époque que Jean-Paul a accepté d'assumer son homosexualité.Alors se pose le problème de la famille, des amis, des collègues de travail.À qui se confier?Décidément, pour » ¦ I1 » .p ¦ >*r* les homosexuels l'enfer c'est les autres.«Moi, la tolérance dans mon travail.Je ne la ressens pas.Ça dépend des milieux», dit Jean-Paul qui avoue «jouer les macho» avec les autres cuisiniers et parler au féminin de son ami Jean-Claude.«Lorsque pendant des années tu t'es moqué des- «pé-dés» avec tes amis, c'est dur de leur dire que tu es gai», ajoute-t-il.À certains, il m'a fallu un an pour leur parler.» Pour Jean-Claude, c'est un peu différent.Il a amené Jean-Paul chez ses parents un bon week-end et les a mis devant le fait accompli.«Au début, c'est toujours un choc, mais ils l'ont assez bien accepté.Évidemment, ils ne l'ont pas dit autour d'eux, ça reste assez discret.» «Le problème, raconte Jean-Claude, c'est de ne pouvoir se confier à coup sûr, mais c'est aussi un test pour (es amis; à un moment j'ai dû le dire à beaucoup de gens, mais tout le monde m'a dit «c'est correct».Si on m'avait dit «tu ne viens plus à la maison», j'aurais su à quoi m'en tenir sur ces amis-là.» «Il n'y a pas de problème, conclut Jean-Claude.L'homosexualité, c'est une sexualité comme les autres.Moi je suis gai.Mais je suis aussi photographe, j'aime la musique et je suis des tas d'autres choses.Le problème, ce sont les gens qui n'aiment pas les homosexuels.» \\ X; Aux USA Plus question de sortir placard: c'est fait Je suis assis à côté de Kevin Berrill, militant homosexuel attaché à la National Gay Task Force, l'un des plus importants lobbies gais d'Amérique, dont le siège social se trouve à Manhattan, tout près de Greenwich Village.M.Berrill parle au téléphone.Un second appareil branché sur la même ligne m'est offert pour écouter si je le voulais; je n'arrive pas à soulever le récepteur, et je préfère n'entendre qu'une moitié de la conversation.Il s'agit d'une «Gay Crisis Line», où les homosexuels qui ont été victimes de violence, d'intimidation, d'une quelconque injustice discriminatoire (ou qui souffrent simplement de ne pouvoir se révéler, de ne pouvoir «sortir du placard», selon l'expression américaine consacrée) peuvent appeler un interlocuteur de la NGTF.Ce n'est pas la pudeur habituelle qui m'empêche 9'écouter: un journaliste a tôt fait de justifier sa curiosité en se disant qu'il accomplit un devoir professionnel.C'est plutôt la raison de l'appel.Le correspondant de M.Berrill est un gai qui se croit atteint de l'AIDS, \"Acquired Immunity Deficiency Syndrome», cette maladie dont l'agent transmissible n'a pas encore été isolé, aux propriétés immunosuppressives radicales, et qui ouvre la porte à plusieurs infections fatales.Même si trois groupes, au sein de la population (les Haïtiens, les drogués qui pratiquent les piqûres intraveineuses, et les gais de sexe mâle), sont particulièrement visés, plus de 70% des cas d'AIDS repérés à ce jour touchent des homosexuels masculins.L'AIDS sème la peur Dans cette communauté, une certaine terreur, bien compréhensible, commence à se répandre.La Gay Crisis Line est donc monopolisée, depuis quelques mois, non plus par des victimes de «simple» discrimination, si l'on peut dire, mais par des gens qui croient qu'ils vont mourir.A son correspondant anonyme, Kevin Berrill explique patiemment que les symptômes de l'AIDS sont identiques aux symptômes de nombreuses autres maladies.Il récite ensuite les signes en question, recommande la visite à un médecin qui a reçu l'aval de la NGTF, etc.Comme tous ceux qui côtoient quotidiennement la pèùr étla sôùf- Robert-Guy Scully france, ils tentent de donner des conseils concrets, plutôt que du réconfort.Devant l'ampleur et la gravité de ce mal, la National Gay Task Force ne cherche pas \u2014 comme elle le ferait peut-être en d'autres circonstances \u2014 à démontrer que l'AIDS n'est pas limité à la communauté homophile.Son action sur ce terrain est moins sociale ou antidiscriminatoire que .purement humanitaire.Elle va au plus pressé, admettant qu'il s'agit d'une maladie largement gaie.Son travail consiste donc à exiger plus de fonds pour la recherche sur le syndrome, campagne qui a porté fruit lorsque le gouvernement fédéral décrétait, le mois dernier, que l'AIDS serait dorénavant la priorité première de tous les organismes de santé relevant de l'État national.Néanmoins, le caractère foncièrement lobbyiste de la NGTF se retrouve dans certains éléments de son action anti-AIDS.Ainsi, l'organisme milite toujours contre la discrimination (au travail, ou sur le plan du logement) qui viserait des homosexuels uniquement à cause de l'incidence de cette maladie chez les gais.L'on a également entrepris une campagne d'information auprès des médias afin de contrer des recherches \u2014 inexactes, selon la NGTF \u2014 démontrant que le contact non sexuel pouvait transmettre le syndrome, ce qui prédisposerait bien sûr les employeurs et les propriétaires d'appartements à écarter systématiquement les gais.«Toute la recherche sérieuse,'à ce jour, m'explique John Boring, spécialiste de la question, tend à prouver que seul le contact sexuel intime peut véhiculer l'agent infectieux.» La culture et la sensibilité gaies L'urgence de ce problème tragique, et \" l'aspect nécessairement* NEW YORK militant des organismes gais à vocation sociale, comme la Task Force, masquent pour l'instant une réalité plus vaste et plus positive: l'émergence, en Amérique du Nord, d'une culture et d'une sensibilité gaies, beaucoup plus ouvertes et épanouies que leurs équivalentes strictement homosexuelles de la génération précédente.Cette réalité est sans doute apparue à la faveur des autres grandes prises de conscience des années soixante, celles des femmes et des Noirs notamment.Mais la difficulté fondamentale de la condition gaie vient de ce que, contrairement à la condition féminine ou noire, elle peut être dissimulée et réprimée à peu près parfaitement.Le choix de s'affirmer ou pas, de «sortir du placard» ou d'y demeurer, a donc constitué un dilemme pénible pour des millions d'individus, jusqu'à ce que le mouvement gai vienne littéralement les libérer.Qui peut nier qu'aujourd'hui, à New York (comme d'ailleurs à San Francisco, à Key West, à Provin-cetown, et dans tant d'autres «métropoles» gaies) que la présence homosexuelle, de sexe mâle particulièrement, constitue une influence civilisatrice?En effet, dans une culture où une certaine violence, une.certaine âpreté, sont devenues des faits quotidiens, les valeurs d'humour et de douceur\u2014valeurs issues de la vulnérabilité \u2014 manifestées par les gais représentent une sorte de contre-influence bienfaisante.Règle générale, à Manhattan, il est plus agréable de traiter avec un fonctionnaire gai, un serveur gai au restaurant, ou un commis gai dans les grandes surfaces.Les stéréotypes renaissent Stéréotypes, que tout cela?Sans doute.Paradoxalement, le prix * que la ' communauté homo- sexuelle doit payer, pour cette libération et cette acceptation sociales, est une plus grande uniformité.Aussi longtemps que les gais demeuraient cachés dans le fameux placard, ils portaient autant de masques que la population en général.Presque rien ne les distinguait.Maintenant, force est d'admettre qu'il y a bel et bien, aux USA, des modes vestimentaires gaies, des divertissements gais, des lieux gais, des publications gaies, des styles gais, et qu'on les reconnaît immédiatement.Par exemple, sans avoir aucunement l'impression de faire de la discrimination, je peux regarder les employés de la NGTF qui m'entourent et constater qu'ils sont habillés «comme des gais».Nous nous trouvons à Greenwich Village, qui est effectivement un «territoire gai».De la fenêtre j'aperçois Union Square, où loge le Village Voice, qui est à toutes fins pratiques un «hebdo gai».Pas plus que les Noirs, les homophiles libérés ne peuvent prétendre de nos jours à la conformité ou à l'invisibilité (même s'ils ont droit, comme tout le monde, à la diversité).Une population de vingt millions Combien de gais aux États-Unis?Selon John Boring, «environ vingt millions, les deux sexes compris.Nous hésitons à l'affirmer en tant que fait objectif, puisque les recensements nationaux ne posent pas la question et puisque, de toute façon, il y aurait sûrement un facteur de dissimulation chez les répondants.Toutefois, les études sociologiques tendent à indiquer qu'à peu près dix pour cent de la population est homophile, déclarée ou occultée.A San Francisco, où les gais ont cherché à se regrouper, pour mieux résister à la discrimination, la proportion atteint peut-être vingt ou vingt-cinq pour cent.» A ce propos, M.Boring confirme ce que je soupçonnais: si importante soit-elle pour la vie d'une communauté, une métropole régionale, en Amérique, ne peut jamais se substituer aux véritables métropoles que sont New York et Washington (pour les Chinois nord-américains, par exemple, San Francisco, Los Angeles et Vancouver sont les principaux centres démographiques, et pourtant, tout se décide dans la Chinatown de Manhattan).«Oui, la plupart des deux mille organismes gais militent surtout ici ou à Washington.C'est dans ces deux villes que nous avons le plus facilement accès aux fonds, aux médias, aux législateurs.» Une dernière interrogation: le mouvement gai n'est-il pas à prédominance mâle, et pourquoi?«Oui et non.La présidente de la NGTF, Virginia Apuzzo, est lesbienne.En effet, les mâles sont peut-être plus visibles au sein du mouvement.Là-dessus, je peux seulement vous offrir une explication qui relève du problème féminin en général.La société a toujours considéré la sexualité féminine, de toute manière, comme étant moins importante et moins digne d'intérêt que celle des hommes.Cela se répercute sur notre groupe.Les hommes, habitués à recevoir plus d'attention que les femmes, dans tous les domaines, sont gagnants même sur ce terrain.C'est une situation à corriger, lentement.» ?éditeur Jean Sisto éditeur adjoint Réal Pelletier secrétaire de rédaction Manon Chevalier collaborateurs au Québec Françoise Côté Gil Courtemanche Antoine Désilets Jean-François Doré Jean-Guy Duguay Claire Dutrisac Jacques Duval Guy Fournier Pierre Godin Serge Grenier Jean Hébert Dr Gifford Jones Dr Louise Laliberté Gérard Lambert Yves Leclerc Marie Lessard Mario Masson Pol Martin André Robert Gisèle Tremblay René Viau Toronto Patricia Dumas Calgary Diane hhi Vancouver Daniel Raunet New York Robert-Guy Scully Miami Ron Laytner MexiCO Pierre Saint-Germain Paris Jean-François Lisée Louis-Bernard Robitaille Bruxelles Claude Moniquet Rome Jean Lapierre Chypre Robert Pouliot Vienne Albert Juneau Tokyo Huguette Laprise Taiwan Jules Nadeau PLUS publie également des reportages exclusifs obtenus de l'Agence France-Presse et l'agence Inter Presse Service.publicité générale: Probecô Ltée Tél.: Montréal 285-7306 Toronto (416) 967-1814 de détail: La Presse, Ltée Tél.: (514) 285-6874 Le magazine PLUS est publié par Hebdobec Inc., CP.550 Succursale Place d'Armes Montréal H2Y 3H3, monté et imprimé par LA PRESSE, Ltée.Tous droits de reproduction, d'adaptation ou de traduction réservés.président du conseil d'administration Roger D.Landry directeur général Jean Sisto responsable des cahiers spéciaux Manon Chevalier secrétariat Manon Beaulieu Jél.:(514) 285-7319 invasion douce des trois roues Marc Lachapelle PLEIN AIR 3 J ».J i - 1 j 0 lors que Honda poursuit vaillamment son chemin, profitant de la décennie d'avance qu'elle possède sur sa cpncurrence, et des quelque 90 p.cent du marché que cela lui apporte, ses soeurs nipon-nes (on parle bien des sept soeurs du pétrole.) déploient des ressources considérables pour la rattraper.Les résultats de tous ces efforts sont souvent impressionnants.Yamaha présente trois nouveaux modèles de trois roues cette année, tous dotés de moteurs quatre temps, elle qui n'avait offert que des machines deux temps depuis 1980.Ce sont surtout les modèles de haut de gamme, les YTM200E et YTM225DX qui passeront à l'histoire.Ces deux-là sont en effet les premiers trois roues à être dotés dune transmission finale par cardan, comme on en retrouve sur les automobiles.Finis les ajustements et le graissage de la chaîne (bien que les chaînes à joints toriques des machines récentes restent lubrifiées fort longtemps).Il en résulte une fiabilité encore plus grande, une parfaite résistance à l'eau, au sable, etc., et une puissance livrée de façon constante, sans à-coups.Le YTM200E est surtout utilitaire avec son démarreur électrique et ses porte-bagages en équipement de série, alors que le YTM225DX est une machine sportive de grand luxe, un Grand Tourisme en quelque sorte avec sa suspension arrière dérivée des engins de motocross Yamaha.Chez Kawasaki, on innove aussi en présentant des trois roues équipés d'un différentiel, les seuls à être offerts en ce moment.On peut surtout vanter les mérites d'une telle solution en rapport avec une maniabilité supérieure à basse vitesse, en terrain relativement plat.Le différentiel se retrouvera certainement sur des machines purement utilitaires dans les années qui viennent.Les vertus du différentiel sont amoindries en terrain accidente ou une des deux roues motrices est souvent délestée sur des bosses où en virage.Elle tourne alors à vide alors que l'autre ne reçoit plus de poussée motrice.Heureusement, les Kawasaki qui possèdent un différentiel peuvent aussi fonctionner avec des roues arrières solidaires, après que l'on ait verrouillé le différentiel tel qu'indiqué.Pendant que tout le monde sprinte pour tenter d'arriver à sa hauteur, Honda poursuit son cheminement, ayant depuis longtemps atteint son second souffle.Le géant japonais tient la part du lion d'un marché que l'on peut facilement évaluer à 20 millions de dollars en ventes brutes au Québec seulement.On assiste donc à une évolution constante et consciente.Certaines des machines que produit Honda sont carrément conservatrices et cherchent à plaire au public déjà acquis à ses machines rouges, surtout I'ATC185S dont Honda a vendu plus d'unités aux États-Unis l'an dernier que tout autre de ses modèles tout-terrain, qu'ils aient deux, trois ou quatre roues (l'Odyssey, un mini-bolide d'autocross aussi très populaire).Alors, on s'applique chez Honda à raffiner la gamme, quitte, pourquoi pas, à se tourner vers les meilleures des innovations de la concurrence, chose qui reste à voir.En même temps, on poursuit le développement des machines sportives.Honda présente en 1933 un superbe trois roues ultrasportif, le ATC200X, équipé d'un moteur quatre temps très souple et puissant, dérivé de celui qui équipe la moto d'enduro XR200R.Il est aussi pourvu de freins à disque à l'avant et à l'arrière, d'une suspension à grand débattement également à l'avant et l'arrière et d'une transmission à cinq rapports en prise constante, complétée par un embrayage manuel.Cette machine, fort bien accueillie, comble un certain vide créé par la trop grande spécialisation de l'ATC 250R, le pur-sang incontesté des trois roues, avec son moteur deux temps et maintenant sa suspension arrière progressive à monoamortisseur, tirée directement des CR de motocross que fabrique Honda.Une ascension verticale Où donc s'arrêtera cette nouvelle invasion douce venue du royaume du Soleil levant?Où se situe le point de saturation, alors que la rumeur veut qu'il se soit vendu plus de trois roues que de moto-neiges, au pays même où elle fut inventée?Seules les années apporteront réponse à ces questions.Entre-temps, de plus en plus de Québécois rouleront sur trois roues, que ce soit en allant aux champs, à la chasse, à la pêche, ou en poursuivant le beau-frère ï^oiand sur un tracé.Pour les véhicules d'essai, merci à: Riendeau Sport, Varennes (Honda); Moto de l'Ile, Ile Perrot (Suzuki) et Grégoire Sport, Saint-Ambroise de Kildare (Yamaha).?Les nouveautés t7\u2014 m ¦Su \u2014:\u2014._ mWi.r Yahama YTM200E Le numéro deux japonais, grande rivale de Honda, présente cette année, pour la première fois, un impressionnant trio de trois roues à moteur quatre temps.Le premier, l'YTM200 est une machine de loisirs, qui vise IATC185S, le plus populaire des trois roues Honda.Mais ce sont les YTM200E et YTM225DX qui feront époque en étant les premiers trois roues à disposer d'une transmission finale par cardan (shaft drive).Cette dernière, qui est la règle dans le monde de l'automobile et sur les motos de tourisme surtout, élimine à toutes fins utiles l'entretien et les ajustements de chaîne des autres trois roues.Ils seront rapidement imités cela est certain.Mais cette caractéristique n'est pas leur seule qualité, loin de là.Alors que TYTM225DX devient, somme toute, le premier «Grand Tourisme Sport» des trois roues, avec son démarrage électrique et sa suspension arrière monoamortisseur, le YTM200E, lui aussi pourvu de ce type de démarreur, est une machine utilitaire équipée de porte-bagages en équipement de série.Très robuste, eHe profite de la puissance et du couple abondant de son nouveau monocylindre quatre temps de 196cc.L'apparence de ces trois nouvelles machines est fort réussie et ajoute à leurs nombreuses qualités mécaniques.Honda rfa qu'à bien se tenir.Prix: 2300$ Honda ATC200X: sportive avant-gardiste Le Honda ATC200X a remporté un succès éclatant du premier coup en apparaissant cette année.Cela était prévisible.Honda a certainement pressenti une forte demande pour une machine sportive disposant de toutes les qualités de son pur-sang trois roues, IATC250R, mais qui soit équipée d'un moteur quatre temps, plus souple, fiable et docile, au lieu du deux temps du ATC250R.Ce trois roues mérite pleinement tous les éloges reçus et son succès de vente.Etonnamment homogène, il propose une conduite sportive mais sûre, grâce à un équilibre indéniable, à des freins à disque avant et arrière et aux qualités intrinsèques de son moteur quatre temps de 192cc.Diposant d'une boite de vitesses à cinq rapports et d'un embrayage manuel, IATC200X répond instantanément mais sans brusquerie aux sollicitations du pilote.C'est une machine qui a tout pour combler le pilote de trois roues expérimenté qui cherche un rendement élevé et une monture qui sait, grâce à ses suspensions avant et arrière, affronter avec aplomb les terrains très accidentés.Elle ne cache nullement son.caractère et ne prétend pas être ce qu'elle n'est pas: un trois roues utilitaires.\u2022 Prix: 2350$ .Kawasaki Tecate Ce nouveau trois roues Kawasaki, montré ici en modèles de présérie, ne sera disponible qu'à la fin de l'été ou à l'automne 1983.Il constitue, avec son moteur deux temps refroidi par liquide, la première réponse d'un autre fabricant aux trois roues Honda ATC250R, le roi incontesté des machines sportives sur pneus-ballons.Cette dernière machine, à elle seule, a ni plus ni moins créé un nouveau sport motorisé.Désormais elle devra compter avec le Tecate et sans doute aussi avec les trois roues ultra-sportifs que sont à mijoter Yamaka et Suzuki.? surtout cause des ordinateurs?Yves Leclerc DEMAIN L'AN 2000 uatre kilos de patates, une livre et demie de steak de ronde, deux savons, une douzaine d'oranges, un ordinateur.Est-ce là votre liste d'épiceries typique de l'avenir?Y aura-t-il un jour chez votre supermarché du coin un rayon des ordinateurs comme il y en a un des céréales ou des cires à plancher?Probablement pas, mais je poserais af- firmer catégoriquement que non.Surtout pas après avoir appris ce que je sais depuis quelques semaines: Provigo vient de monter sur le train en marche des micro-ordinateurs, et de deux façons différentes.Tout d'abord, il y a la division «Héritage», celle des magasins à prix réduits et sans fioritures, qui a décidé d'utiliser un micro-ordinateur baladeur pour sonder sa clientèle sur ses goûts, ses exigences et sa réaction à la formule nouvelle que représente ce type de commerce.Il ne s'agit évidemment pas d'un ordinateur classique, mais d'un outil spécialement conçu pour cette fonction, et assez solide pour risquer d'être quelque peu malmené (par les clients d'une part, qui n'ont pas tous le doigt léger, et aussi pendant le transport d'un magasin à l'autre) tout en étant assez simple pour que l'usager occasionnel n'ait pas besoin de subir un cours avant de pouvoir s'en servir.Ce qu'Héritage propose, c'est en fait une liste de questions automatisée auxquelles on répond uniquement par des nombres, dans le genre: «Combien de fois venez-vous ici par mois?» ou en- core «Etes-vous satisfait du service (1 complètement, 2 très, 3 moyennement, 4 peu, 5 pas du tout)?» etc.Les réponses de chaque client sont comptabilisées à mesure, et périodiquement les données sont transférées dans un ordinateur central plus puissant qui se charge d'en effectuer le traitement statistique et de rédiger les résultats.D'autres applications Pour l'instant, il n'y a qu'un système du genre qui se promène dans les cinq magasins Héritage.Une fois une tournée finie, on recommence avec un questionnaire différent, qui peut être inspiré par les résultats du ou des précédents.Mais, affirment les créateurs du système, Info Zéro Un, c rte formule peut s'appliquer d'p itres manières, par exemple en installant des terminaux permanents et peu coûteux dans les magasins, et en faisant varier le questionnaire d'une semaine ou d'un mois à l'autre selon les besoins, ce qui permettrait d'avoir constamment le doigt sur le pouls du public.D'autre part, cette technique pourrait se répandre ailleurs, dans d'autres commerces, ou même dans d'autres types d'entreprises et de services: postes d'essence, services gouvernementaux ou publics, grands magasins, sociétés d'assurances, que sais-je encore?Les responsables du projet affirment que les réponses obtenues à un questionnaire proposé au pu- L'ENFANT ET L'ORDINATEUR BURROUGHS B-20 ILS ONT EN EUX TOUT CE QU'IL FAUT POUR EVOLUER ENSEMBLE! et enfant a déjà en lui tout ce qu'il faut pour fonctionner pendant toutes les étapes de sa croissance.Et notre ordinateur Burroughs B-20 a tout ce qu'il faut pour raccompagner dans son évolution scolaire.Pas besoin de lui ajouter de gadgets dispendieux en cours de route.Il est complet (/est un Burroughs.Ce qui évolue avec l'enfant, c'est la qualité exceptionnelle des logiciels Burroughs.Très variés, ces logiciels sont de nature à stimuler l'enfant dès Tes premiers moments de son apprentissage et â évoluer avec lui jusqu'au niveau post-universitaire.Développés au fur et à mesure de i'évolu lion technologique, ces logiciels sont créés par des Québécois selon les besoins des Québécois.Par la suite, ils sont distribués à travers le Canada et le monde entier.Le Burroughs B-20 est un système intégré, compact et multi-fonctionnei.Il peut servir à une infinité de projets éducatifs.Complètement autonome, il peut aussi être relié à n'importe quel autre réseau d'ordinateurs.Il permet également le partage des ressources par le branchement en rappes.Le Burroughs B-20 et les logiciels urroughs: un outilde croissance personnelle pour l'enfant tout au long de ses études.¦ ¦ r » Biarrou.||hLS Nous sommes présents dans votre vie plus que vous le croyez.Dans les écoles, depuis déjà plusieurs années, et par notre centre de recherche et de développement de logiciels de Montréal.Renseignez-vous sur le Burroughs B-20.Appelez à Montréal (514) 861-6741, à Québec (418) 658-5810.1 O z 1 m o OD blic de cette façon valent probablement autant statistiquement que celJes à un sondage traditionnel par entrevues en direct ou par téléphone, et presque certainement plus que des réponses à un questionnaire écrit sur une formule.Dune part, comme l'effort requis est moins grand, l'échantillon de clients atteint est probablement plus «aléatoire».En même temps, des sauvegardes (notamment quant à l'âge) permettent de vérifier la qualité et le sérieux des réponses.Enfin, il semble que le public ait moins de réticence à confier le fond de sa pensée à un ordinateur qu'à un intervieweur humain.Ce qui n'a rien d'exceptionnel: les tests faits il y a plusieurs années au moyen d'un programme simulant un psychanalyste (le fameux «Eliza») montraient aussi cette caractéristique.Au lieu des Corn Flakes La deuxième intervention du groupe Provigo dans le monde de l'ordinateur prend une forme plus classique: celle du concours de promotion.Au lieu de gagner une voiture, ou un lave-vaisselle, ou une provision d'un an de Corn Flakes, vous gagnez cette fois un ordinateur.Un petit bien sûr, un ordinateur «familial»» de Texas Instruments.Pourquoi un ordinateur?A première vue, on ne voit pas bien le lien entre le rayon des légumes et l'informatique.La réponse de la direction de Provigo, c'est que l'«image» qu'a toujours tenté de projeter la compagnie est une image «familiale», et que l'ordinateur est justement en train de devenir le dernier et un des plus en demande des produits pour la famille.D'ailleurs, le format du concours 'ait que ce sont non pas les clients de Provigo eux-mêmes qui ont des chances de gagner l'ordinateur, mais leurs enfants: pour avoir une chance, il faut dessiner sur une formule de participation ce que représente pour soi un ordinateur.J'ai vu quelques-uns de ces dessins affichés dans mon Provigo de quartier, ils vont du banal à l'étonnant.et en tout cas, ils prouvent que pour les entants d'aujourd'hui l'ordinateur est un joujou merveilleux, mais pas du tout terrifiant.pas plus que ne l'étaient pour nous les avions quand j'étais gamin.Le deuxième volet du concours est plus intéressant.et sans doute beaucoup plus coûteux pour Provigo: pour chaque ordinateur «familial» donné (il y en aura 242), la compagnie offre aussi un ordinateur scolaire, équipé de façon beaucoup plus complète, à une école du Québec.Cette fois, ce sont donc les établissements scolaires qui sont en compétition: ils doivent rédiger un texte expliquant ce qu'ils comptent faire avec un ordinateur scolaire, et pourquoi c'est leur école plutôt qu'une autre qui devrait en recevoir un.Méthode assez logique de les départager, bien sûr.mais je me prends à regretter qu'on n'ait pas fait pour les écoles le même règlement que pour les écoliers.Songez à ce que cela aurait donné si l'on avait forcé chaque directeur d'école à dessiner ce que représente pour lui l'ordinateur.?¦ Gaspésie: Jacques Cartier débarque cette année A?PLUS convie ses lecteurs, tout au long de Tété, à le suivre chaque semaine dans une des régions touristiques du Québec.Nous partirons cette semaine de Gaspésie, survolerons plus tard les Iles et/ de la Manîcouagan en passant par l'Abitibi, finirons la saison en beauté.à Montréal, premier centre touristique du Québec que bien des Montréalais même auraient peut-être intérêt à visiter, en vacances.Nos textes se veulent au service du voyageur: à lui de juger.Nous ne proposons que de courtes virées, deux, trois ou quatre jours, histoire de briser la monotonie du chalet, du voilier, de la Nouvelle-Angleterre, du pavillon de banlieue qui semble combler tous ses voeux.Bon séjour.iraditionnellement on en fait le tour, pour voir, Et c'est peut-être un peu dommage.La Gaspésie, c'est beaucoup plus que paysages grandioses, petits villages de pêcheurs, anses profondes, rochers aux formes étranges et centres d'artisanat.C'est une région touristique où il se passe beaucoup de choses, où l'omniprésence de la mer, l'extra-orainaire richesse de la faune et de la flore et l'accueillante joviabi-lité des Gaspésiens permettent des vacances très actives, des séjours plus courts et plus spécialisés, qui peuvent être vraiment taillés au goût de chacun.On peut pratiquer le canotage et la voile, faire la cueillette des «têtes de violon», aller à la pêche au saumon ou au thon, en haute mer; y faire de la recherche archéologique, pratiquer la plongée sous-marine et cueillir les «p'tites fraises», plus tard en saison.On peut y faire un pèlerinage à Notre-Dame, sur le mont Saint-Joseph, ou l'expérience assez extraordinaire d'un «18 trous» dans un décor à couper le souffle.La Gaspésie est vivante et les activités récréatives sont bien organisées.Elle offre autant de vacances ou de courtes virées «spécialisées» qu'il y a d'activités de loisirs.On peut visiter d'énormes installations industrielles, parcourir des sentiers écologiques d'une rare qualité.On peut pratiquer la descente en eaux vives, participer aux travaux du Centre éducatif forestier de Saint-Edgar et, bien sûr, les «chercheurs» professionnels et les autres trouveront à TAnse-à-Beaufils les plus belles agates du monde.En faisant vite, il vous sera possible de prendre une part active à cette chose unique au monde qu'est le Festival des «têtes de violons» de la Matapédia, ces délicieuses jeunes pousses de fougè- On a redécouvert Tait d'apprêter le,poisson.res.Si vous préférez le goût de la crevette, le populaire festival de Matane constitue l'événement à ne pas manquer.Ces deux festivals populaires ont lieu tôt en saison.Mais il y en a d'autres, plusieurs autres, qui se déroulent tout au long de la saison touristique.Les fêtes gaspésien-nes abondent en activités axées sur les activités typiques de la région.Par son importance et son caractère international, l'une de ces fêtes populaires tranche sur toutes les autres.En 1984, Gaspé célébrera dans un beau brouhaha d'activités nautiques plus spectaculaires les unes des autres le 450e anniversaire du voyage de Jacques Cartier vers le Nouveau-Monde.On pense qu'au moins 40 000 personnes viendront voir alors la parade des Grands Voiliers.Des dizaines de milliers d'autres assisteront aux départs de différentes compétitions sportives: la course Québec - Saint-Malo pour voiliers de course, et d'autres destinées aux catamarans, aux planches à voile et aux bateaux de croisière.Ce sera la fête de la mer et jamais, dit-on déjà, la baie de Gaspé ne sera plus aussi belle et vivante.Cette grande fête commence dès cer été.Les 23 et 34 juillet, dans le cadre du Festival Jacques-Cartier, il y aura deux compétitions de voile importante: «La Coupe du Golfe», première grande course au large à se dérouler au Québec et «La Randonnée de la Vieille», une extraordinaire compétition de planches à voile.Le petit groupe d'organisateurs, regroupés à l'hôtel de ville de Gaspé, prévoit que ces deux événements attireront quelque 12 000 visiteurs.Ils font face à des problè- Descente vers Percé mes nouveaux à Gaspé: aménagement de terrains de parking en périphérie, organisation de transport en commun, mise en place de centres médicaux d'urgence, héber-gement-jeunese, restauration, approvisionnement et quoi encore.«Des beaux problèmes si tous ces gens viennent», explique en riant Paul-Émile Beaudin, responsable des approvisionnements et services à la Corporation du 450e anniversaire de Cartier à Gaspé.Les fêtes de juillet 1983, ce sont une sorte de répétition générale.Pour tou$ ceux qui aiment la mer, ce sera la fête.Et une bonne raison de plus pour visiter la Gaspésie.Pour en savoir plus dans tous les cas et pour obtenir de la documentation touristique sur la Gaspésie, on peut téléphoner au 873-2015 de la région de Montréal, ou au 1-800-361-5405 de partout au Québec, sans frais. À table ! Qui pense Gaspésie pense bien entendu poissons, coquillages et crustacés.On en retrouve à présent sur la majorité des tables en saison, d'un bout à l'autre de la région, depuis le plus petit restaurant jusqu'à l'auberge la mieux cotée.On les sert à toutes les sauces et bien frais puisque les Gaspé- siens ont retrouvé semble-t-il (avec dit-on le petit coup de pouce nécessaire de certaines institutions gouvernementales) l'art de célébrer les fruits de mer à leur juste mérite.Chaque village de Gaspésie possède ce petit restaurant sympathique où l'ambiance et à la chaleur de l'accueil compensent sou- Dates repères Matapédia: le festival des Têtes-de-violon (mi-juin).Matane: le festival de la Crevette (mi-juin).Mont-Saint-Pierre: le festival du Vol libre ou deltaplane (troisième semaine de juin).Saint-Alexls-de-Matapédla: le festival de l'Érable (troisième semaine de juin).Bonaventure: le festival de la Traversée de la baie des Chaleurs (fin juin).Saint-Octave-de-rAvenir: le festival du Folklore inter-ethnique (fin juin, début juillet).Rivière-au-Renard: le festival des Pêches (fin juin, début juillet).Saint Jean-Baptiste-Vianney: le festival du Travailleur forestier (début juillet).Causapscal: le festival de la Petite fraise (mi-juillet).Gaspô: le festival de Jacques-Cartier (23 et 24 juillet).Percé: le festival international de la Voile (mi-août).Pasbébiac: les «14 milles» (début août).Port-Daniel: le festival international de la Pêche au thon (fin août, début septembre).Caplan: le festival du Souvenir (du 15 au 19 juillet).New Richmond: l'Exposition agricole (dernière semaine d'août).Carleton: la Semaine québécoise du nautisme (du 7 au 13 juin).Gaspé: les régates internationales (du 19 au 21 juin).vent très largement la richesse du décor et la qualité de la porcelaine.J.¦ Même s'ils sont difficiles à répertorier et que l'humeur du chef cuisinier transpire parfois sur la qualité de la cuisine, ces retau-rants de village offrent l'attrait additionnel de l'expérimentation et de la découverte.Ils devraient constituer un premier choix.Pour ceux qui exigent une cuisine plus recherchée, plus «officielle».l'Auberge Fort-Prével, entre Gaspé et Percé, constitue souvent une belle expérience gastronomique.L'Auberge Fort-Prével fait partie d'un domaine appartenant au gouvernement du Québec et fut aménagée à partir de fortifications construites lors de la dernière guerre.On y trouve un superbe terrain de golf.Auberge Fort-Prével, route 132, (418) 368-2281.Hébergement en motels, tous services, sept jours par semaine.54 unités, environ 45 $ par personne, par jour.Table gastronomique, terrain de golf, piscine.À Matane-sur-Mér, l'hôtel-motel Belle Plage est un peu moins cher (environ 32 $) et la cuisine y est dit-on excellente.Hôtel-motel Belle Plage: 1310, rue Matane-sur-Mer (418) 562-2323.À la porte.a région de la Gaspésie est très certainement la région touristique la mieux con-Inue et la plus fréquentée du Québec.\u2022 Elle est facilement accessible en auto par la route 132 qui longe le Saint-Laurent.Le train assure le transport des voyageurs jusqu'à Gaspé; plusieurs villes possèdent des aéroports: Mont-Joli, Bonaventure, Gaspé, Sainte-Anne-des-Monts et Matane.Des bateaux-passeurs assurent la liaison avec la rive nord du Saint-Laurent, à Godbout et à Baie-Comeau, et à Matane, sur la rive sud.Le tour complet de la péninsule de Gaspé, à partir de Sainte-Flavie, représente 900 kilomètres.\u2022 La Gaspésie offre un des meilleurs réseaux d'hébergement du Québec.Dans le guide publié par Tourisme-Québec, on y dénombre une cinquantaine d'hôtels et de motels dotés de trois fleurs de lys et plus.\u2022 On trouve en Gaspésie bon nombre de terrains de camping bien aménagés et souvent situés sur des sites grandioses.Les municipalités et le gouvernement du Québec gèrent des terrains à Am-qui, Carleton, Percé, Mont-Saint-Pierre et dans les réserves de Pont-Daniel et de Matane, ainsi que dans le parc de la Gaspésie.Le magnifique camping du parc Forillon est administré par le gouvernement fédéral.?Des vacowces, m gasp&îe, ces* yxfur ! Cet été, vous voulez faire de la voile, de la pêche en mer ou encore des randonnées pédestres, ou tout simplement, vous laisser bercer par le son de la vague en observant les oiseaux ?.la Gaspésie vous attend avec ses nombreux parcs, son Rocher Percé, son île Bonaventure et ses milliers d'oiseaux, ses festivals de fruits de mer dans toute la région.Spectacles, musique, chansons, théâtre: vous serez ravis par tout ce qu'il y a à faire et à vivre, en Gaspésie.Alors n'hésitez pas! Cet été, passez de belles vacances en Gaspésie.Pour de plus amples renseignements au sujet de bons forfaits ou d'autres possibilités de vacances au Québec, téléphonez sans frais au: 873-2015 (région de Montréal) 1 -800-361 -5405 (ailleurs au Québec) ou écrivez à: Tourisme Québec CP.20 000, Québec (Québec) G1K 7X2 en S: O z -H SO m-> en m a Cet été, au Québec, c'est super » .» * f \u2022 t -m fit,.^ m ¦ I Québec CO Guy Fournier POUR RIRE Pour le Saint-Père Je ne veux paç refroidir Tar-deur des fidèles qui vont mettre un 2$ et, peut-être davantage, dans l'assiette de l'enfant de choeur ou du mar-guillier pour défrayer la visite du pape au Canada, l'an prochain, mais j'aimerais avancer quelques suggestions pour en réduire le coût.D'après un porte-parole de la Conférence des évêques catholiques, la visite coûtera très cher et les trois millions de dollars qu'on espère recueillir à la quête de dimanche ni-en paieront qu'une partie.Les gouvernements seront donc priés d'éponger le déficit.Ce n'est pas Jean-Paul II lui-même qui coûte cher.Le saint homme n'a que des besoins modestes et passe le plus clair de ses temps libres à prier.On n'a pas à se fendre en quatre pour meubler ses loisirs, comme on est obligé de le faire pour tout chef d'État célibataire, une vedette de cinéma, un prince ou une princesse.Le gros des frais est occasionné par les pieuses personnes qui veulent voir le pape de près, ce qui est une façon de parier, car la plupart ne le verront qu'à travers une couche épaisse de dignitaires et de gardes du corps, san?parler de la couche de personnes plus pieuses, qui occuperont les premiers rangs parce quelles auront couché sur place deux nuits à l'avance.Mais c'est excitant quand même.Encore aujourd'hui, je me souviens avec émotion de la visite du roi George VI, même si j'avais à peine six ans lorsqu'il vint réconforter les pauvres Canadiens au plus creux de la grande dépression.Juché sur les épaules de mon père, j'aperçus son képi galonné d'or et, frémissante et rose, la plume d'autruche du chapeau de la reine.Comment oublier ce moment, si fugitif soit-il, alors que je vis «en personne» un plus grand bout du couple royal qu'à tout autre moment de mon existence.À la télévision, ce n'est pas pareil: on les voit de pied en cap, mais le pincement de coeur et les fourmis dans les jambes n'y sont pas.On ne peut jamais dire qu'on y était.À Montréal, pour voir le pape, nos Seigneurs les évêques attendent 500,000 personnes.C'est du monde à la messe, comme on dit.Il faut aux Expos 25 grosses parties pour attirer autant de monde et au train où vont les choses le Manie n'aura pas autant de spectateurs d'ici la fin du siècle.Les évêques se demandent où ils vont prendre l'argent pour aménager assez de toilettée pour une fouîe pareille \u2014 on a beau venir voir le pape, on n'est pas des anges \u2014 et, surtout, pour construire une estrade assez élevée pour que presque tout le monde voit un bout de pape.Le Premier ministre Trudeau avait bien raison de dire, l'hiver dernier, que nos évêques ne sont pas forts en chiffres.Ils l'ont prouvé l'hiver dernier avec leur lettre sur l'économie et ils ie démontrent encore une fois.S'il y a un événement pour lequel on ne doit pas se faire de souci d'argent, c'est bien la visite du pape.D'abord, c'est un événement spirituel et deuxièmement, c'est un «naturel» pour une grosse commandite.Il faut éliminer les brasseries \u2014 elles monopolisent les manifestations sportives et leur appui risquerait d'être mal interprété \u2014, mais de grandes institutions comme Alcan ou Bombardier se disputeront la possibilité de pouvoir annoncer que la visite de Sa Sainteté est un hommage de leur entreprise.On paiera aussi les yeux de la tête pour pouvoir annoncer qu'au Canada, la tunique du pape est plus blanche grâce à Oxydol, que son saint siège à été poli avec Pledge, que ses mules sont blanchies au Nugget, que malgré les milliers de bénédictions, sa Timex marche toujours et qu'il a chaud aux muscles du bras grâce à Absorbine Jr, etc.Le Stade olympique est le site tout désigné pour la visite à Montréal.Comment y faire entrer un demi-million de personnes, direz-vous?Pas question: le stade servira plutôt d'estrade d'où le pape pourra être aperçu à l'aise à au moins un kilomètre à la ronde.On érigera une plate-forme sur le mat inachevé et c'est là que le pape dira la messe pour s'adresser ensuite à la foule qui envahira le terrain des installations olympiques.Quant aux dignitaires, on les logera dans le stade même, d'où ils auront sur le visiteur une exceptionnelle vue en contre-plongée.Ai-je le besoin d'ajouter que les commanditaires s'arracheront à prix d'or les panneaux-réclame du stade, puisqu'ils seront vus exclusivement par des personnes «en moyen».Enfin, c'est une suggestion seulement, les piscines olympiques étant à proximité, on pourrait obtenir d'un grand réseau de télévision américain une fortune colossale si seulement Sa Sainteté acceptait de marcher sur les eaux.Après tout, le Québec est la fille cadette de l'Église et même un père ordinaire est prêt à marcher sur la tête pour son «bebe».* ¦ Le musée plus prestigieux de l'automobile e musée automobile le plus prestigieux du monde a ouvert ses portes officielle-Iment le 10 juillet 1982 à Mulhouse en France.Ce ne pourrait être là qu'un fait divers si l'on se contentait de souligner l'ampleur et la richesse de cette collection unique de voitures sans en faire l'historique.En réalité, c'est une faillite retentissante qui est à l'origine de ce musée national qu'administrent conjointement la ville de Mulhouse et divers organismes de promotion touristique.La collection a été constituée par les frères Hans et Fritz Schlumpf, industriels du textile en Alsace, qui étaient passionnés de voitures anciennes.En vingt ans, ils ont acquis plusieurs centaines des plus belles voitures du monde, dont une gamme de Bugatti actuellement introuvables.Pour les non-initiés, soulignons que la marque française Bugatti connut son heure de gloire dans les années 30 lorsqu'elle fabriquait en petite série, dans un atelier de Molsheim non loin de Mulhouse, des voitures d'apparat et de sport d'un très grand raffinement qui valent aujourd hui une petite fortune.En 1976, les deux industriels al- Jacques Duval CONDUIRE saciens firent faillite et leur musée personnel fut occupé par le personnel des sociétés mises en liquidation pendant deux ans entre les mois de mars 1977 et 1979.Pendant tout ce temps, la collection demeura sous le contrôle exclusif du syndicat des entreprises en faillite.Ce n'est que le 14 avril 1978 que les véhicules furent classés au titre de monuments historiques par un décret du Conseil d'État.Dès lors, la collection devenait propriété de l'État qui, en mars 1981, décidait de former l'Association du Musée National de l'Automobile afin d'assurer sa gestion et son exploitation à des fins touristiques.En quelques mois seulement, le musée reçoit près d'un quart de millions de visiteurs et devient le site touristique le plus fréquenté d'Alsace.Et les visiteurs, amateurs de vieilles voitures ou non, ne sont pas déçus puisque ce musée est sans doute l'un des plus impressionnants au monde.La vaste salle d'exposition s'étend sur 17 000 m2 avec 6 000 mJ d'avenues de circulation décorées par 900 lampadaires inspirés de ceux du Pont d'Alexandre lii à Paris.Dans un cadre unique, on peut y admirer pas moins de 437 automobiles réparties en 29 quartiers et qui sont une merveilleuse synthèse de l'épopée automobile: Les pilotes de la F1 roulent en Mercedes ercedes-Benz a abandonné la Formule 1 il y a déjà plusieurs années mais les pilotes de Formule 1 n'ont pas abandonnés pour leur part la prestigieuse marque allemande.Même s'il n'est pas question que ce constructeur revienne en course automobile, il est amusant de constater que la plupart des pilotes qui disputeront en fin de semaine le Grand Prix La-batt du Canada au circuit Gilles Villeneuve font confiance aux voitures de Stuttgart pour leurs déplacements sur la route.Une récente vérification a permis de constater en effet que pas moins de 19 des 24 pilotes participant au championnat du monde des conducteurs roulent dans des Mercedes-Benz.Les seuls «dissidents» sont Manfred Winkelhock, Robërto Guerrero, Raul Bosel, René Ar-noux et Marc Surer.Arnoux est fidèle à son employeur et conduit une Ferrari aussi bien sur la route que sur la piste mais, chose surprenante, certains pilotes qui sont sous contrat avec des écuries représentant un constructeur automobile n'utilisent pas nécessairement les voitures de la marque dont ils défendent les couleurs.C'est le cas notamment de Eddie Cheever qui préfère se promener dans une Mercedes-Benz 500 SE plutôt que dans une Renault.Patrick Tambay a aussi opté pour une Mercedes-Benz 500 SEC au lieu d'une Ferrari tandis que Nelson Piquet, pilote numéro 1 de l'écurie Brabham-BMW, a tranché la poire en deux en se portant acquéreur d'une BMW 745i en plus de sa Mercedes-Benz 500 SEL.Chez Lotus, Nigel Mansell se fait voir à l'occasion dans une Lotus GT mais il est aussi propriétaire d'une Mercedes 500 SEL et d'une Jaguar.Voici la liste des pilotes de F1 et des voitures ?quTMs *aonduisaoU \u2022quand^à'sbr^^aVaVltiyatU4,4, Pilote Nelson Piquet Voiture personnelle Mercedes 500 SEL.BMW 745i Mercedes 500 SE et 500 SEC Manfred Winkelhock BMW 635 CSi Keke Rosberg Mercedes 500 SEC.450 SEL.Ferrari Ricardo Patrese Jacques Lafitte Michèle Alboretto Danny Sullivan John Watson Niki Lauda Elio de Angelis Nigel Mansell Roberto Guerrero Alain Prost Eddie Cheever Eliseo Salazar Andrea de Cesaris Jean-Pierre Jarier Raul Bosel Patrick Tambay René Arnoux Marc Surer Chico Serra Derek Warwick \u2022 ¦ ! \u2022 f t i m ?* t t t H H f f ?I Mercedes 500 SE-Mercedes 350 SL Mercedes 500 SEC Mercedes 500 SEC, VW Golf GTI, Jaguar Mercedes 500 SEC Mercedes 500 SEC.Porsche 911 SC Mercedes 500 SEL.Lotus.Jaguar BMW 323i Renault 5 Turbo.Mercedes 500 SEL Mercedes 500 SE Mercedes 500 SEC Alfa-Romeo, Mercedes 500 SEL Mercedes 500 SEL BMW 3231 Mercedes 500 SEC Ferrari * Ford Sierra Mercedes 500 SEL.VW Golf GTI Mercedes 500 SEL ^Mercedes 500 SEL.Alfa-Romeo « - - _ Cette Bugatti type 51 bi-place de course date de 1931.Elle avait un moteur 8 cylindres à compresseur de 2,2 litres à deux arbres à cames en tête de 180 ch.La plus célèbre des Bugatti est sans contredit ce monumental coupé Napoléon type 41 Royale qui fut la voiture personnelle d'Ettore Bugatti.Construite en 1930.conception, carrosserie, course et technique.On y dénombre 90 marques différentes dont plus de 40 marques françaises.En fait, toutes les époques de la production française sont représentées depuis 1878 avec le break à vapeur de Jacquot jusqu'aux années 50.Les Bugatti Ce sont toutefois les Bugatti, par leur nombre et leur rareté, qui constituent l'attraction principale de cet imposant musée.En tout, 122 modèles dont plusieurs prototypes réalisés à un seul exemplaire, enrichissent cette collection.On y retrouve par exemple, deux des six ou sept Bugatti Royale qui furent construites (le nombre de modèles produits n'a jamais pu être déterminé avec exactitude), à l'intention de monarques européens, dont la plus célèbre de toutes, le coupé Napoléon.L'histoire révèle que le nom de Royale vient du fait que le roi d'Espagne Alphonse XIII avait exprimé le désir d'acquérir le premier modèle en production.La Royale est, à ce jour, la voiture la plus lon- gue (6 mètres) et la plus volumineuse qui fut jamais construite.Son poids en ordre de marche oscillait, selon le type de carrosserie, entre 2250 et 3000 kg.Rien que le châssis à l'époque coûtait environ 100 000$ alors qu'une Rolls-Royce Phantom carrossée coûtait trois fois moins cher.Le coupé Napoléon exposé à Mulhouse fut, dit-on, la voiture personnelle du constructeur Ettore Bugatti et il avait été carrossé par son fils Jean.Il était animé par un moteur 8 cylindres en ligne de 12,7 litres à trois soupapes par cylindre dont les 250 ch.autorisaient une vitesse de pointe de 180 km/h.Bugatti était tellement convaincu de la perfection mécanique de la Royale qu'il la garantissait à vie, à condition qu'elle ne change pas de propriétaire.Une autre Bugatti digne de mention et qui illustre la diversité des créations de cet artisan est le type 51, une bi-place de course construite en 1931 qui pouvait atteindre 230 km/h et qui remporta le Grand Prix de Monaco aux mains de Louis Chiron.?WÊÊÊÊÊÊÊM ' .Corporation de disposition Crown Assets h* des?bièns de la Couronne Disposai Corporation ¦ Approvisionnements et \u2022.Supply and Services' Approvisionnement: Services Canada .Supply i Canada SURPLUS DU GOUVERNEMENT VENTE PUBLIQUE \u2022 Automobiles \u2022 Familiales \u2022 Camionnettes \u2022 Camions de 3 tonnes Inspection et vente Le mer.15 juin 1983 de 09h00 à 18h00 Le feu.16 juin 1983 de 09h00 à 18h00 Le ven.17 juin 1983 de 09h00 à 18h00 Le sam.18 juin 1983 de 09h00 à 15hQ0 Date de clôture Les offres seront reçues sur les lieux jusqu'à 15h00, le samedi 18 juin 1983 \u2014 date de clôture.Les formulaires d'offre d'achat et les conditions de vente seront disponibles sur les lieux.Ueu de la vente CORPORATION DE DISPOSITION DES BIENS DE LA COURONNE 300, rue Notre-Dame Ville St-Pierre (Montréal), Québec (514) 283-6297 L'honorable Jean-Jacques Biais Ministre \u2022 The Honourable Jean-Jacques Biais Minister 72 fi mjmÊm ^ Xi La Mercedes-Benz 300D.Une diesel hautes performances.Et mieux.Le Sedan Mercedes-Benz 300 D Turbodiesel est l'automobile diesel la plus performante vendue au canada.Mais ce n'est pas tout.La 300 D Turbodiesel est aussi Tun des sedans les plus civilisés qui soit - qu'il s'agisse de voitures diesel ou à essence.Ce que vous découvrirez bien vite en l'essayant.(A o z > Montréal 4815, rue Buchan Coin Victoria-Jean Talon Montréal, Québec (514) 735-3581 Mercedes-Benz Canada Inc.SERVICE DES VENTES Greenfield Park 845, boul.Taschereau Deux min.du Pont Champlaiiv Greenfield Park, Québec (514) 672-2720 00 CO CO 60 p.cent des joggers sont estropiés difiante la conférence après le repas, mais combien différente des propos tenus pendant l'apéritif! Nous étions conviés dernièrement à un dîner-causerie portant sur les plus récentes méthodes de diagnostic et de traitement des blessures sportives, et surtout celles du jogging.Tête-à-téte compromettant avec le conférencier invité, médecin de renom, qui me confiait pendant le cocktail n'avoir pas toujours suivi ses propres conseils.Avec le résultat qu'il souffrait beaucoup.L'homme paraissait pourtant en bonne forme physique.Comment \"fle pas l'être quand on courait soixante milles par semaine jusqu'à récemment?Entraînement auquel il dut renoncer à cause de l'apparition de douleurs articulaires aux membres inférieurs.Des douleurs si exécrables qu'il ne pouvait plus conduire son automobile que sur de courtes diô'ances, oo es Claire Dutrisac De Caïphe en Pilate, de représentant en représentant de la CTCUM, les citoyens des quartiers Mile-End et Laurier se sont faits condamner.Condamner à attendre un autobus de la ligne Saint-Denis (30-31) sous la pluie, la neige, sous un soleil ardent, ou dans les éclaboussures des voitures parce que la CTCUM leur refuse de construire un abribus au îoin des rues Saint-Denis et Laurier.Soulignons que la plupart des 963 signataires d'une pétition appuyant cette demande sont des retraités.La majorité d'entre eux souffrent de malaises physiques; ils ont entre 70 et 85 ans.Z «J'aime le métro.» Le maire Drapeau chante «J'aime le métro» mais il n'en use pas.Il en ignore donc les inconvénients, particulièrement à certaines stations dont précisément la station Laurier.Bien entendu, copie d'une lettre, en date du 23 mars 1983, adressée à M.Guy La-fontaine, directeur du Service de l'aménagemnt du Réseau CTCUM, lui a été transmise.De même qu'au président du Conseil exécutif de la Ville, M.Yvon Lamarre, à M.Laurence Hannigan, président de la CTCUM et à M.Pierre Desmarais II, président du comité exécutif du Conseil de la CUM, et à d'autres cadres.Bref, tous les û tu if) i z O o.et pire encore, ses genoux endommagés ne lui permettaient plus de pratiquer son sport favori, le squash.Comme des millions d'autres, il avait choisi le jogging afin d'améliorer sa condition physique et pour évincer le stress.Sans succès puisqu'il venait de rejoindre le peloton des 60 p.cent de joggers trop grièvement amochés pour être en mesure de courir.Rien de mystérieux là-dedans, le jogging est une discipline qui gruge les articulations.L'entrechoquement des os Rares sont ceux qui connaissent l'impact réel du jogging sur leurs chevilles, leurs genoux et leurs hanches.Chaque foulée entraîne une mise en charge dix fois supérieure au poids normal du corps sur chaque jambe à la fois.Approximativement 40 000 fois par semaine pour un jogger moyen! Quelques chocs de plus, et c'est VIEILLIR «gros bonnets» en cause, y compris le député provincial de Mercier, M.Gérald Godin et le député fédéral de Laurier, M.David Berger.Les citoyens de Laurier et Mile-End ont l'appui de leur conseiller municipal respectif, M.G.Goergoulis et M.R.Perreault.Malheureusement, ces conseillers ne sont pas «du bon bord» comme on dit.Des appuis, ça ne manque pas! À la fin du mois de mai dernier, le Comité Projet Abribus, une initiative des personnes âgées, en collaboration avec la Maison d'Aurore, un organisme communautaire de quartier, donnait une conférence de presse afin de dénoncer le «manque d'éthique» qui a marqué leurs relations avec la CTCUM et faire connaître leurs patients et tenaces efforts pour parvenir à leurs fins.Ce comité a d'abord étudié sérieusement la situation avant d'entreprendre des démarches multiples, le 5 avril dernier.Impossible de parler au directeur du service en cause.Ce n'est que le 25 avril que M.René Laviolette, de la Maison d'Aurore, réussit à parler à M.Lafontaine.En vain.On met donc sur pied «l'opération téléphone».Chaque jour, une personne appelle et déclare être d'accord avec le projet d'abribus.Entre le 2 et le 6 mai.l'opération l'adieu aux Addidas pour les deux tiers des adeptes.Quasi-religion de toute une génération, on se rend compte aujourd'hui que le jogging entraîne des effets secondaires.Un orthopédiste: «Les risques de blessures sont si élevés, que c'est un sport que je ne recommande plus à mes patients».Un autre: «Comprenez-moi bien.Je ne dis pas de cesser de faire de l'exercice; mais pas dans un domaine avec 60 p.cent des chances de s'estropier.Je préfère la bicyclette, la natation et même la marche.» Pour sa part, le Dr Godfrey, chef du service de réhabilitation de Wellesley, à Toronto, ne s'explique toujours pas cet engouement, cette ferveur des masses pour le jogging.«Pour en avoir fait leur credo, plusieurs finissent chez l'orthopédiste.» Tendinite, entorse, lombo-sacrée, inflammation musculaire chez les plus jeunes; fracture des pieds et des os du bassin chez les plus âgés; irrita- Dr Gif tord Jones tion des mamelons chez les femmes.Et au moins un cas connu d'engelure du pénis.Que faut-il d'autre?Commencer un entraînement graduel Bon nombre d'accidents arrivent aux nouveaux convertis qui brûlent les étapes.Tous les spécialistes recommandent de longues marches comme prélude au jogging.Pour les quarante ans et plus, ils suggèrent une heure de marche quotidienne pendant plusieurs mois avant de prendre l'as-\u2022saut au pas de course.Et manifestement, nul ne devrait jamais courir avec un excédent de poids.De fait, la pire erreur est de s'entêter à continuer de courir quand déjà les premières douleurs ont surgi.Il importe de laisser le temps guérir les blessures, sans quoi on peut être sûr et certain que les symptômes s'aggraveront.À l'instar du ski et des plongeons de voltige, le jogging ne SE SOIGNER convient pas à tout le monde.Combien d'individus correspondent aux cinq pieds et sept pouces et aux 135 livres, tailles et poids idéals pour la pratique de ce sport?Néanmoins, si la mouche vous a piqué au point de ne plus pouvoir vous en passer, procurez-vous au moins une paire de souliers adéquats.Par ailleurs, avis aux amis des joggers: des sociologues ont noté que certains d'entre eux ont tendance à rejeter un conjoint qui ne se conforme plus à leur propre image.Je sens les joggers en colère me rappeler que tous les sports comportent des risques d'accident, notamment les troubles de la prostate chez les cyclistes.Cela est exact, tout comme je pourrais me casser une jambe en jouant au tennis demain matin.Mais je guérirais et j'aurais la possibilité de revenir sur les courts.Le conférencier invité, lui, ne fera plus jamais de jogging.?Combien d'abribus pour un lampadaire?téléphone s'intensifie.En vain.Quinze organismes soutiennent le comité qui réclame l'abribus de même qu'un nombre impressionnant d'hommes d'affaires, de professionnels et de commerçants du coin.Et toujours, M.Lafontaine se dérobe.jusqu'au 26 mai dernier.Pour aboutir à l'impasse.Des critères La CTCUM a des critères pour accéder à une demande d'abribus.D'abord, il faut disposer de l'espace nécessaire à l'installation d'un abribus.La condition est remplie dans le cas qui nous occupe, car sur le coin, il y a un garage.C'est un coin dégagé.Ensuite, intervient l'intervalle entre les autobus.Si l'attente est courte, pas d'abri.Mais rue Saint-Denis, elle est en moyenne de 22 minutes et varie, selon les heures, de dix à 32 minutes.Un troisième critère, c'est l'achalandage de l'arrêt.La CTCUM aurait procédé à son enquête et conclu que moins de 50 personnes prennent l'autobus entre 6 et 18 heures.Ce n'est pas assez.«Voilà pourquoi, madame, votre fille est muette.» Mais, fine mouche, la CTCUM ne compte que ceux qui montent à bord de l'autobus, oubliant allègrement ceux qui ont attendu puis, lassés, sont partis.Alors le comité a entrepris sa propre enquête, le 3 mai dernier, par un jour pluvieux, comme il se doit par le temps qui court.L'avant-midi, onze persorînes ont pris le bus; l'après-midi, quarante personnes en ont fait autant.Total des usagers: 51.Le matin, cinq voyageurs se sont lassés et sont partis: l'après-midi, douze les ont imités.Le potentiel total des usagers est donc de 74 personnes.pour peu qu'un abri leur permette de se reposer sur un banc, soustraites aux intempéries.De bons arguments Le comité a étayé sa demande d'arguments pertinents pour préférer l'autobus au métro qui suit une voie parallèle et qui explique la lenteur du service en surface.Ouvrir les portes d'entrées du métro quand il y a un courant d'air est un tour de force; il n'y a pas d'escaliers mobiles pour descendre; il y a 89 marches! Aux heures de pointe, la bousculade est à craindre pour qui n'a pas les jambes solides.Enfin, le soir, l'éclairage est insuffisant.Trop peu ! Connaissant nos édiles municipaux, et leur maire à qui ils obéissent comme un seul homme, j'ai dans l'idée que le comité du Projet Abri a demandé trop peu.Un seul abri quand il y en a dans des quartiers fashionnables (j\"en ai vu très récemment) où l'on se promène plus souvent en voiture qu'en autobus, c'était exiger trop peu.Pas assez grandiose, ce projet.Pas assez spectaculaire! Pas assez ¦coûteux; la CTCUM débourserait environ 1 000$, car 75 p.cent de la somme totale serait payée par le Ministère des Transports.Impossible de trouver là un motif à augmenter les taxes.N'allez surtout pas croire que c'est de la pure mesquinerie de la part de M.Hannigan.Car enfin, M.Hannigan n'a pas dit son dernier mot.Il n'a même pas prononcé le premier mot de toute l'histoire.M.Drapeau non plus.Mais lui, il a des excuses.On connaît son caractère laconique quand il doit répondre à des questions.Il dira peut-être oui.dans un an, deux ans, trois ans.NI faut qu'il y pense sérieusement.Peut-être appellera-t-on M.Tail-libert pour concevoir des abris originaux et très chers.Ah! vraiment, quand on pense à ce problème, il faut redouter que les autorités responsables d'une telle incurie, aillent, de désespoir, se pendre aux lampadaires à 12 000 $ chacun! En faisant attention de ne pas les briser.Et peut-être, un jour, des citoyens de ces quartiers diront-ils en relevant la tête: «La fierté a un £bri!»k.et ce sera juste dans tous les sens du mot.? PHOTOGRAPHIER Antoine Desilets Pour une fois, le voyeur fut vu! hotographier, c'est souvent rendre visuellement une Idée, une pensée, un état d'âme ou un état d'esprit.Et l'élément de continuité ou, si vous préférez, la courroie de transmission entre le concept et la feuille de papier sensible est une mécanique, l'appareil-photo, la caméra, le Kodak, quoi! Bon.N'allez pas attribuer cette belle péroraison à un subit (et bien improbable!) accès de sérieux.Non, non, non! Je vous dis cela pour vous mettre en condition tandis que je m'apprête à vous expliquer comment j'en suis venu à réaliser la photo^cte cette semaine.Vous avez sûrement, comme moi et beaucoup d'autres, fait à un moment donné le geste d'écarter avec prudence (ou indiscrétion!) le coin d'un rideau ou les lames d'un store vénitien.Quel que soit l'objectif ou le spectacle recherché en cette occasion, il arrive presque immanquablement que celui qui pose ce geste se sente, de façon plus ou moins justifiée, dans une situation d'espionnage et qu'il éprouve une certaine anxiété à l'égard de ce qui se cache «de l'autre côté».Cette émotion qui, chez certaines personnes et dans certains cas, peut atteindre une intensité «qui.frise 'la 'démence'(ou même., l'indécence!), je l'ai moi-même un jour éprouvée au cinquième étage d'un édifice de la rue Edouard-Montpetit d'où j'escomptais que la vue sur le versant nord du Mont-Royal devait être sensationnelle.Je me suis donc approché d'une fenêtre et, dans l'état d'âme que vous savez, j'écartai de deux doigts anxieux et appréhensifs les lames du store qui dissimulaient à mes yeux le panorama convoité.qui prit tout à coup une importance nettement moindre que le geste machinal que je venais de faire et que je décidait à brûle-pourpoint de fixer sur la pellicule» (en couleurs, 200^ASA) qui se trouvait à ce moment dans mon Nikon.Heureusement pour moi et mon inspiration, j'y avais par hasard monté un objectif 28mm; pour réaliser mon image, il m'a donc suffi de tenir mon appareil de la main droite et de cadrer, tout en écartant le store de ma propre main gauche, qui devenait du coup sujet de la photographie.Le problème serait devenu plus compliqué avec un 135 ou un 200mm, à moins d'avoir le bras long, bien sûr! Incidemment, les esthètes d'expérience auront remarqué que cette image se conforme scrupuleusement à la règle des tiers.Aux esthètes de moindre exr périence, je rappellerai que cette règle, que d'aucuns appellent «d'or» (rien à voir avec Georges), consiste à placer le sujet principal d'une image non pas au centre du cadre mais à l'intersection d'une ligne verticale et d'une ligne horizontale le traversant à l'un de ses tiers (haut ou bas, gauche o.u droit).Par incidence, ce moment d'émotion fut enregistré pour la postérité à 1 / 250 de seconde et à f/11.ce qui nous apprend peu de chose sur la durée du moment lui-même, qui aurait donc pu être assez bref.Sur ce, bonnes ph(?f tos! ?O z -H 70 I m O < , I i * | A,- ,:\\ | \u2022 i t - ( 1 1 \u2022; ftp | IJC Gérard LamDert POUR ÉCOUTER Que reste-t-il de Janis la sorcière inspirée Deux disques importants: «CHEAP THRILLS» (disque CBS) «PEARL» (disque CBS) |reize ans après sa mort que reste-t-il de Janis?De Janis Joplin, on a tout dit tout écrit C'est l'occase à ne pas manquer.une fois encore, par amour pour ce personnage exceptionnel.Pour les femmes de sa génération, son existence a pris une valeur exemplaire.Dans la rock-music, elle a transposé pour l'âge électrique la beauté lacérée, et la senteur du blues.Sur la scène rock'n'rollienne, elle a été la première femme blanche à faire de la moindre de ses apparitions une .célébration du sexe, de la gentil-fesse à revendre joyeuse et brutale.Et en cela, aucune fille même dans la «new wave» ne l'a jamais égalée.Sans doute la plus grande chanteuse blanche que le rock ait jamais accueillie.Elle disait «Je désire tout ressentir profondément.La musique est plus qu'un art c'est un dédoublement de la personnalité.» Janis Joplin est née le 19 janvier 1943 à Port-Arthur, Texas, petite ville aux fins fonds de l'État.Fille de la petite bourgeoisie, Janis s'est toujours sentie étouffée par son milieu: «Au Texas, j'étais une beatnik, une fille bizarre, et comme je n'avais pas réussi, pour mes parents, j'étais une fille perdue.» A dix-sept ans cette robuste fille du Texas s'enfuit de la ville pétrolière de Port-Arthur où «la seule pers- pective pour une jeune fille était d'épouser son voisin de palier».En 1966, Jams est à San Francisco, epicentre de l'acid rock.C'est la musique psychédélique qui tente de reproduire par le son les effets des hallucinogènes; en fait il désigne aussi la musique créée sous l'influence de la drogue notamment le LSD (acide ly-sergique diethylamide).Chet Helms, qui loue des studios de ré-pétition à Haight Ashbury, a remarqué sa manière de chanter.Chet Helms, c'est un hippie, un vrai de vrai.Poète, chanteur folk, producteur, c'est un personnage public de la génération électrique.Pour l'instant, Chet Helms est le manager de Big Brother and the Holding Company.Le groupe joue une musique futuriste, il s'inspire en effet d'un certain free jazz (Pharoah Sanders ou Cecil Taylor), mais en le traitant avec des instruments du rock électrifié.Cependant les musiciens cherchent le changement en s'inspirant des expériences du Jefferson Airplane.Chet Helms pense à cette fille fantastique; Janis accepte avec enthousiasme la proposition du manager de Big Brother.Parachutée auprès de ses musiciens qu'elle ne connaît pas, elle va s'intégrer parmi eux avec une aisance étonnante.C'est la métamorphose.Sa puissance vocale savait s'exprimer aussi bien sur les ryth- mes rapides que sur les tempos lents, avec une sensibilité et une émotion communicatives.Très exceptionnelle et cependant disciplinée, elle réussit à marcher sur les pas de Bessie Smith.Elle apporte autre chose qui n'appartient qu'à elle, une nouveauté qui bouleverse l'idée qu'on se fait habituellement d'une jeune chanteuse blanche: «Chet m'a dit que Big Brother cherchait une chanteuse, alors je me suis dit qu'il fallait risquer le coup.Je n'avais jamais chanté comme ça auparavant.D'abord, j'ai voulu chanter très simplement, comme ça debout.Mais chanter ainsi devant un groupe, c'est impossible, ayec le rythme et le volume du son.On est obligé de chanter fort, de bouger sauvagement, quand on a tout ça derrière soi.Et maintenant je suis incapable d'avoir un autre comportement.J'ai essayé d'être cool, de ne pas hurler, mais ça n'a jamais fonctionné.» En août 1967, c'est le festival pop de Monterey, première des grandes fêtes de la musique rock; c'est la vitalité incroyable, la fureur de vivre d'une musique nouvelle, inventée par une génération nouvelle de musiciens, stimulée par un public qui a des préoccupations, des besoins différents de ceux de ses aînés.C'est à Monterey que les gens commencent à parler d'elle avec enthousiasme.Janis hurle, explose, trépigne, qui parle de la vie, de l'amour et du sexe, Janis devient le symbole même de cette vitalité.En septembre «Cheap Thrills» apparaît sur le marché du disque avec la célèbre pochette dessinée par Robert Crumb.Cet album devient le meilleur vendeur de l'hiver 68-69.Janis est sacrée reine de la rock music.Cependant il semble à Janis avoir épuisé les possibilités de Big Brother and The Holding Company.Tout, autour d'elle, la pousse à vouloir aller plus loin, à assumer seule son nouveau statut de star, à goûter davantage cette relation nouvelle qui s'est instaurée entre elle et son public.Elle ne peut plus, désormais, être la chanteuse d'un groupe californien.Janis la sorcière inspirée.Sa puissance vocale est surprenante, frénétique,- gutturale, insistante, rauque, rebelle, crue, primitive, une voix qui coupe comme une lame.Ces concerts étaient toujours frénétiques, elle avait un sens inouï du théâtre.Quand je chante dit-elle c'est un orgasme.Robes en velours, dégoulinante de paillettes.Insolite, éclatante.Elle supplie, crie, hurle, pleure, s'affole, se consume, ondule ses poignets, lèvres tremblantes, torturée; trépignante, trépidante, mé- duse les foules.Janis Joplin c'est 1 une boule de feu magnétique.Elle se défonce, elle remue les gens.Une sorte de gitane opulente.Et la subversion que représentait le jeu de hanches d'«Elvis-the-Pelvis», n'est rien à côté de cette chanteuse qui incarne l'image d'une sexualité féminine totalement libérée.Son public masculin ne s'y est pas trompé; à chaque concert fusent de la salle des propositions qu'elle accueille avec humour.Chansons amours, boissons poisons.Le blues était devenu sa façon d'embrasser son malheur, une célébration l'unissant à la peine.Si la créature cinglée que le public connaissait si fabriquée, si pathétique était assez réelle dune certaine façon.C'était une gosse perdue, c'était une fille à l'intelligence aveugle et en dehors de la folie superficielle il se trouvait une vie en elle qui brûlait comme les merveilles de la création, comme le talent qu'elle avait la chance de posséder.Janis a gueulé comme personne avant elle, le blues toute sa courte vie durant.La vie brûlée par les deux bouts, une fiole de nitroglycérine.Elle est morte le 4 octobre 1970 à Los Angeles dune surdose d'héroïne.Lire absolument le bouquin de Myra Friedman.?Karpov, un grand champion CO GO to i oc Z o % étrôné ou pas en 1984, le Soviétique Anatoli Karpov passera certainement à l'histoire comme un des grands joueurs de l'histoire des Échecs.Champion du monde depuis 1975, il domine incontestablement la scène mondiale depuis la retraite de Bobby Fischer en 1972.Il remporte la grande majorité des tournois auxquels il participe et ces tournois sont soigneusement choisis: toujours les plus forts.Encore récemment, Karpov ajoutait un autre succès à sa fiche soit une première place au championnat soviétique 1983.Pour le champion mondial, remporter un championnat national peut sembler n'être qu'une formalité mais la réalité est tout autre.13 des 15 adversaires du champion étaient cotés à plus de 2520, tandis que Z.Azmaiparachvili (2455) fut le seul à battre Karpov.Depuis qu'il est champion du monde, Karpov a remporté ce tournoi à deux reprises en autant d'essais.C'est tout un exploit si on compare ces résultats avec ceux des prédécesseurs de Karpov, les Spasski, Pétros-sian, Botvinnik.Malgré tous ses faits d'armes, Karpov demeure, sans doute injustement, un champion assez peu populaire.C'est que son style de jeu a la réputation d'être très technique et par conséquent un peu aride.Dans l'esprit de plusieurs, le gain typique de Karpov est une longue finale de 80 coups où celui-ci endort littéralement son adversaire en exploitant un avantage microscopique sinon inexistant.Très tenace et fort dans les positions simplifiées, il est vrai que Karpov remporte un bon nombre de parties de ce genre.Mais en regardant davantage ces parties, on s'aperçoit qu'il possède bien d'autres qualités, dont, entre autres, un sens tactique très aiguisé.La partie qui suit, contre le GM hongrois Gyula Sax (2560), en est un exemple remarquable.Karpov-Sax Linares 1983 Sicilienne Scheveningen 1- e4 (Comme Fischer, Karpov ne jure que par ce coup.) c5 2-Cf3 e6 3- d4 cxd4 4- Cxd4 Cf6 5- Cc3 d6 6- g4 h6 7- Tgl Fe7 8- Fe3 Cc6 9- De2 Fd7 10- h4 Cxd4 11-Fxd4 e5 (À cause de la menace g4-g5, les noirs doivent réagir énergiquement au centre.) 12- Fe3 Fc6 13- Dd3 Da5 14- 0-0-0 (La lutte pour l'importante case d5 est engagée.À cet égard la poussée g4-g5 est plus menaçante que jamais.) Cxe4!?(Sacrifiant une pièce pour obtenir l'initiative.La suite aurait pu être 15- Cxe4 d5 16-Cg3 d4 avec de bonnes compensations pour le sacrifice.) 15-Cxe4 d5 16- Db3! (Redonnant la pièce pour garder le roi noir au centre.) dxe4 17- Fc4 TI8 (Après 17.0-0- 18- g5 l'attaque serait bien trop forte.) 18- Td5!! (Un sacrifice de qualité positionnel tout à fait surprenant.) Fxd5 19- Fxd5 Td8 20- Fc4! (20- Fxb7 Fc5! donnerait de l'air aux noirs.) Fb4?Les blancs menaçaient Fb5 et Dxb7.) 21- c3 b5 22- Fe2 Fd6 23- Dd5! (Le matériel n'est pas important.) Re7 24- Fc5! Fxc5 25- Dxe5 Rd7 26- Dxc5 Dc7 27- Df5! (Après 27-Fxb5 ou Dxb5 le roi noir réussirait à se «cacher» en c8 et b8.) Re7 28- Dxe4 Rd7 29- Df5 Re7 30-Te1! Td6 31- Fc4 Rd8 32- Fxb5 Jean Hébert a6 33- Fa4 g6 34- Df3 Rc8 35-Te7! Tdf1 (Si 35.Dxe7 36-Da8 Rc7 37-Da7 Rd8 38-Db8 mat.) 36-Rxd1 Dxe7 37-Da8 Rc7 38- Da7 Rd6 39- Db6 1-0 (39.Re5 40-Dd4 Re6 41-Fb3 mat.) Voici le classement complet du championnat soviétique 1983 mentionné précédemment: Karpov 9Vi/15, Tukmakov 9, Vaganian et Polougaievski 8Va, Balashov 8, Maianiouk, Pétrossian, Psakhis et Romanichine 1% Agzamov, Azmaiparachvili, Beliavski et Razu-vaev 7, Geller et Youssoupov 6%, Lerner 5%.Ceux qui ne seraient pas convaincus de la force de ce tournoi n'ont qu'à réfléchir à la 12e place de Beliavski (2570), la 14e de Geller (2575) et ravant-dernière place de Youssoupob (2565)! Citation «J'aime jouer aux échecs presque à la folie et je suis des plus heureux de jouer trois parties par jour contre les meilleurs joueurs.Je ne suis pas fatigué des tournois au système suisse et je ne m'en fatiguerai jamais.» (Walter Brow- ?ne, GMI) on résiste difficilement 8 ?5 A7 André Robert orraine Cordeau du Téléthon, Suzane Mia-Dumont au nom de Clémence ou de iCharlebois, Louise Ouimet de Sogides, Brigitte Derome du Régence-Hyatt.je connais bien leurs voix à la fois charmeuses et efficaces, séductrices, convainquantes et précises.Quand le téléphone sonne à mon bureau, c'est presque à coup sûr l'une d'elles qui vient me proposer un autre «5 à 7», une première, un lancement, une grande virée, une interview.Elles sont l'orgueil de toutes les féministes, ayant depuis dix ans presque entièrement monopolisé leur profession avec une ténacité et une capacité de travail qui ont fait rendre grâce à leurs compétiteurs masculins.Qui sont-elles?Les attachés de presse, les «relationnistes» des maisons d'édition ou de disques, des hôtels, des compagnies de théâtre, des impresarios.Elles n'acceptent pas qu'on leur dise non: «Tu vas venir, tu promets?Voyons, tu peux trouver un petit cinq minutes; fais-ça pour moi!» Comment leur résister?.Brigitte Bujnowski des Éditions Québécor, Denise Bisonnet-te, Mireille Lemelin, Marguerite Biais pour les Serres ou le Monte Carlo, Marie-Claude Munero du Parc Régent.\u2022 .je me rappelle Jocelyne Du-mont-Jérôme, d'Air Canada qui tranchait, presque seule dans ce milieu dominé par les hommes au début des années 60.Elle fut une pionnière avec Madeleine St-Jac-ques, mais toutes (même ses rivales les plus féroces) s'accordent à désigner Francine Chaloult comme celle qui leur a vraiment ouvert la voie.Francine, alors femme d'un médecin d'Abitibi, n'avait jamais travaillé quand elle commença comme réceptioniste dans une agence de spectacles de Montréal où elle rencontra Guy Latraverse et où, ayant vite assimilé tous les aspects du métier, elle en vint à s'occuper de sa publicité.Elle a son propre bureau depuis 9 ans et une clientèle qui est un palmarès de notre show-biz: Claude Dubois, Francine Chaloult Diane Dufresne, Clémence, Jean Lapointe, Dodo, Ferland, Edith Butler, Dédé Gagnon, Louise Forestier.C'est elle qui a orchestré les campagnes de «Pied de Poule», du Salon des Métiers d'Art, de celui de la Femme, de Brazil Tropical.Elle se rappelle avec fierté les 300000 personnes qu'elle attira pour acclamer Diane Dufresne, Michel Rivard, Fabienne Thibault au grand spectacle de la Fête nationale il y a deux ans; ou de la célèbre Chant'août à Québec.Et pourtant, elle fonctionne avec une seule assistante, Jocelyne Brousseau, dans un bureau quelle a installé chez elle afin de garder contact au travers de ses folles journées avec son homme, le journaliste Georges-Hébert Germain, et voir grandir leur fille.Elle est tenace, enjôleuse, comme les autres.Caroline Carel, Jodie Goodman du Château Champlain, Micheline Bernard de la Compagnie Jean Duceppe.et Thérèse David, qui porte un nom dont la publicité est déjà faite (son père, le célèbre cardiologue; son frère, le producteur de films) mais qui s'occupe, elle, de faire connaître les autres.De ses études en musique, elle a d'abord gagné sa vie comme discothécaire à la radio où, croisant tout le monde, il était presque normal qu'elle devienne attachée de presse de Guy Latraverse il y a dix ans, avant de se lancer à son compte en 1977.Elle aussi travaille chez elle à St-Lambert avec une seule assistante.Ses clients ne sont pas les moindres: Ginette Reno, Yvon Deschamps, Jean-Guy Moreau, les événements culturels O'Keefe, les campagnes de deux hôpitaux dont l'Institut de Cardiologie (où son papa s'était opposé à ce qu'on la désigne).Elle n'a jamais travaillé pour son frère: «On se serait chicané au bout de deux jours!» Ce dont elle est la plus fiè-re: avoir mis sur pied le super moto-cross Molson, et de ses connaissances en gestion publicitaire.C'est une fonceuse comme.Georgine Coutu de la maison Eaton, Jeannine Lahaye du Parti Conservateur, Line Pothier du Ritz-Carlton, Michèle Leroy du Quatre-Saisons.et comme Andrée Peltie Qvii, à l'AMARC, se charge de nout» aire savoir tout ce qui passe à la Ronde et à Terre des Hommes depuis quatre saisons.En quinze ans.elle a travaillé elle aussi pour les principaux impresarios dont Michel Gélinas et Samuel Gesser, et jadis la Comédie Canadienne dont la fermeture l'incita à lancer sa propre maison.comme Claudette Dumas-Ber-gen qui a mis le Centre Sheraton «sur la carte» en l'espace d'un an et qui s'est déjà mérité le trophée de la meilleure relationniste de la chaîne nord-américaine des 200 hôtels Sheraton.Pourtant, elle n'est du métier que depuis trois ans après avoir fait de la radio à Vancouver et Toronto.Alors que-* l'on désespérait de jamais voir s'achever cet hôtel, elle nous envoyait des marteaux pour nous faire savoir que les travaux avaient repris; ou elle venait nous porter du Beaujolais nouveau dans nos studios, en tenue de vendangeuse; et elle récoltait 60 000$ pour les Grands Ballets à son gala d'inauguration.ou encore Danielle Papineau-Couture qui fit son apprentissage auprès de Thérèse David et qui cumule les campagnes de la pièce de Janette Bertrand, de Louise Portai, de «La Déprime» depuis ses débuts, de 3 théâtres d'été, de «3roue», du Festival du Mime ef du spectacle que présenteront Plume et Offenbach au Forum en septembre.Comment ont-elles aussi soudainement délogé les hommes de ce métier?«Il faut énormément de patience, de discernement, de souplesse; nous nous adaptons à toutes les situations,» dit l'une.«La méticulosité dans le détail, que les hommes ont beaucoup moins».\u2014 «Nous sommes mieux organisées».Mais, j'en sais quelque chose, et Francine Chalout me l'a avoué, c'est surtout que: «Il est plus diffk cile de dire non à une femme!» Oui, Richard Chamberlain est ici, mesdames! i * Dans le désir de le voir de plus près, ne hantez pas, mesdames, les halls d'entrée de nos grands hôtels à compter de la semaine prochaine dans l'espoir d'y croiser, ou d'approcher Richard Chamberlain.Le troublant ecclésiastique de «The Thorn Bicds», le héros fougeux de «Shogun» vient passer un mois à Montréal pour le tournage de «Race to the Polé», l'histoire de l'explorateur Frederick Cook qui prétendit vainement avoir été le premier homme à atteindre le Pôle Nord.Il a demandé qu'on le loge dans une màison'pri-vée plutôt qu'à l'hôtel.C'est plutôt pour éviter les foules que par souci d'économie: il est payé 600 000 $ pour son rôle.Espérez quand même une rencontre fortuite.bien que Chamberlain n'a pas, et ne semble jamais avoir eu, de femme dans sa vie! * C'est un double événement que fêtait ces jours-ci Patrick Tréard, le chef exécutif des Peaux Jeudis et de l'hôtel de la Montagne.C'était Je 10e anniversaire de Thursday's dont Patrick était déjà le chef quand Iq célèbre restau-rant-disco ouvrit ses portes le 24 mai 1973 avec le dixième de sa 'capacité d'aujourd'hui.Patrick y est le roi montréalais du carré d'agneau: il en apprête facilement quelque 15 000 par année.Et pour fêter le tout, il a enfin trouvé la maison de ses rêves pas trop loin de son travail, rue Cherrier.* Où a-t-on les meilleures chances de croiser des têtes d'affiche dans une ville comme Laval où il n'existe pas d'équivalent du faubourg St-Denis ou du centre-ville montréalais?Plus souvent qu'autrement, vous les trouverez au Picrate, le grand restaurant du boulevard des Laurentides qu'Alex de Civita a réaménagé au coût de 400 000 $: Fernand Gignac, René Simard, Jacques Desrosiers, Pierre Labelle et Roland Saucier, entre autres, en sont des réguliers.J'aimerais bien savoir comment ils font pour rester minces et résister à une deuxième portion du superbe linguine aux crevettes dont je me suis fait une fête.* Je ne croyais pas que l'on puisse cueillir des marrons au Québec: c'est pourtant sur la terrasse de sa maison d'Oka que Louise Beaulne récolte les siens que son mari Michel incorpore dans un de ses desserts; dè même que l'oseille qui parfume son sau-mtin* pousse dans sa fenêtre de cuisine.Les habitués de la marina z d'Oka de même que leurs voisins, ^ comme Gratien Gélinas, connais- jjf sent bien leur restaurant Clémenti- r\" ne.Les Montréalais peuvent main-tenant apprécier la savoureuse £ cuisine bourgeoise des Beaulne m qui viennent d'ouvrir leur Clémen- 2 tine 2 sur la rue Mackay (juste eh zl face de l'Elysée Mandarin).L'en- L droit est charmant mais à décon- £ seiller aux «régimeux»: on trouve ^ de la crème dans presque toutes ^ les sauces de Michel, et les cre- g tons avec la miche de pain chaud sont offerts d'office à tous les ^ clients.?J\\J ¦ CO CO Ox Pour réussir ses vacances, le chenil reste souvent la seule solution LU < CO \u2014i < \u2022LU Z O to osséder une bête risque parfois de sérieusement compromettre des vacances et leur seule planification entraîne inévitablement la prise de décisions importantes: QUOI FAIRE AVEC LE CHIEN OU LE CHAT, L'AMENER AVEC SOI OU LE CONFIER À UNE GARDERIE?Il peut certes être fort agréable de voyager avec son animal favori mais certains ne peuvent tout simplement pas supporter les déplacements.Ils sont malades en voiture, deviennent impatients, salivent, défèquent et rendent la vie de touriste pénible et malheureuse.Il est parfois aussi impossible se se faire accompagner par son chien ou son chat: l'hôtel ou les amis chez qui on séjourne ne sont pas toujours heureux de les accueillir.Que faire avec lui si on s'arrête pour visiter, si on assiste à des spectacles, si on décide de détendre au soleil sur une place interdite aux animaux?Il faudrait peut-être se demander si la bête ne sera finalement pas plus heureuse de rester derrière que d'accompagner sa famille en vacances.Peut-être que se retrouver dans un endroit de villégiature inconnu plutôt que dans une garderie ou tout simplement à la maison ne lui fera pas tellement de différence.Prendra-t-elle autant de plaisir aux longues randonnées en voiture que soi?Quand on amène son animal d'ailleurs, c'est souvent davantage pour se faire plaisir.Si le séjour n'est pas trop prolongé, la solution la moins trauma- tisante pour un chat et même un chien est encore de le laisser à la maison si quelqu'un qu'il connaît bien le visite et reste un bon moment avec lui deux ou trois fois par jour.Mais si l'absence se prolonge de plus de trois à cinq jours, l'animal aura peut-être de la difficulté à s'y accommoder, pourra prendre de mauvaises habitudes, oublier sa propreté.et on devra songer à la pension, à moins qu'un ami accepte de le prendre chez lui.Les avantages sont intéressants: l'animal recevra des soins personnels et il n'en coûtera presque rien surtout si on peut «rendre la pareille».Mais ces bons amis ne sont pas toujours disponibles, hélas! Reste la garderie Il faut certainement admettre, au départ que l'animal que l'on confie à une garderie ne sera sûrement pas aussi choyé que chez lui.Il n'aura certes pas accès au lit, ne sera pas autant gâté et ne recevra pas tous les petits soins individuels auxquels il est habitué.Mais tant qu'à gâcher ses vacances et celles de toute la famille, vaut mieux se résigner à lui trouver un chenil.Cependant choisir la meilleure garderie est encore une préoccupation sérieuse.Comment évaluer la qualité d'une pension est une question souvent posée par les propriétaires de bêtes.La recommandation de son vétérinaire devrait être une bonne garantie.Mais il serait quand même prudent de visiter l'endroit car, il faut l'admetttre, la qualité d'un établissement peut varier d'une saison à l'autre tout comme Même si certaines pensions sont mieux équipées que d'autres, il faut bien admettre que la bête en garderie ne recevra pas tous les petits soins auxquels elle est habituée.le service d'un hôtel ou d'un restaurant.Telle pension qui présentait des conditions satisfaisantes est peut-être dépassée par le nombre plus grand de pensionnaires ou encore, il peut s'y être produit des changements de personnel importants.Il ne faudrait donc pas se fier uniquement à la publicité qui en est faite ou aux seuls renseignements téléphoniques qu'on y donne.Pourquoi ne pas visiter la pension au cours d'une randonnée quelques semaines avant le départ?Il faudra alors tenir compte des conditions d'hébergement, de l'espace réservé à chaque animal, des dimensions des aires d'exercice, s'enquérir du type de nourriture, de la fréquence des repas etc.Si on refuse de faire visiter, attention.C'est de mauvais augure! Il faudra aussi attacher une grande importance aux questions d'hygiène: les odeurs devraient être discrètes et les sols propres.L'endroit où l'on entrepose la nourriture et où l'on prépare les repas devrait aussi attirer l'attention.Discutez avec les responsables et évaluez leur personnalité.Quelle est l'attitude des employés vis-à-vis les animaux?Surtout assurez-vous que rétablissement est placé sous contrôle vétérinaire ou que l'on est d'accord pour faire appel en cas de besoin au praticien qui suit régulièrement votre bête.Un bon critère d'évaluation du sérieux de l'entreprise est de voir si l'on exige que tous les pensionnaires soient préalablement vaccinés avant leur admission (sans oublier la vaccination contre la parvoviro-se).Les chats en garderie.Les chats sont des animaux fort particuliers qui souvent perdront l'appétit s'il ne leur est pas donnée l'affection qu'ils désirent.Il faudrait donc être certain que les préposés aux soins des chats soient bien des amateurs de chats.Deux ou trois caresses et un bon brossage quotidien rassurent le chat qui, la plupart du temps, retourne à sa cage ou ses quartiers pour vider ses plats et faire sa toilette.Il est bon de laisser au chat en pension, un coussin ou une couverture sur lesquels il a l'habitude de dormir.Les chats sont extrêmement attachés à leur maison et à leur environnement: l'objet familier aura un effet calmant et rassurant sur le pensionnaire dépaysé.NOS AMIES LES BÊTES Dr Louise Laliberté Après quelques jours de pension rares sont les chats qui ne se seront pas habitués à leur nouvelle vie et qui même ne s'y sentiront pas sécurisés.Plusieurs vétérinaires acceptent de prendre en pension des animaux et spécialement des chats.Même s'ils y sont généralement en cage, ils profitent alors de supervision vétérinaire constante et c'est peut-être finalement le meilleur temps pour une chirurgie élective, (castration, stérilisation, dégriffage, etc.).?AUBAINE SPÉCIALE .CaplanDuvd Distributeur d'arachides Une nouveauté qui animera les conversations Pratique Hygiénique Un simple toucher et vous obtenez juste la bonne quantité d'arachides 999$ 6700 Côte-des-Neïges (Plaza Côtedes-Neiges) 735-3633 Sans frais 1-800-361-6482 5800 boul.Cavendish (Mail Cavendish) 489-5761 on naissez-vous M.Vincenzo Agnesi?Non?La prochaine fois que vous servirez des pâtes à votre famille, pensez à ce monsieur qui en 1824 fonda la première industrie commerciale de pâtes à Pontedassio, Italie.Ne croyez-vous pas qu'il nous a simplifié la vie?Car, imaginez le vide qui existerait dans nos menus quotidiens sans la présence des pâtes.SINER V Des pâtes au menu?Pol Martin 1.Soupe d'avocat froide (pour 4 personnes) 2 petits avocats mûrs 30 mL (2 c.à soupe) de beurre 1 petit concombre, pelé, évidé et émincé 45 mL (3 c.à soupe) de farine 1,2 L (4' 7 tasses) de lait chaud 1 mL (1 c.à thé) de muscade 30 mL (2 c.à soupe) de crème sure quelques gouttes de jus de citron sel et poivre ciboulette hachée 1 ) Peler les avocats.Mettre la chair d'avocat en purée en la pressant à travers une passoire avec le dos d'une cuillère.2) Arroser le tout de jus de citron et mettre de côté.3) Faire chauffer le beurre dans une casserole à feu moyen.Ajouter les concombres, saler, poivrer; couvrir et faire cuire de 4 à 5 minutes à feu doux.4) Ajouter la farine et bien mélanger le tout; faire cuire de 2 à 3 minutes.5) Ajouter le lait chaud et la muscade; mélanger le tout avec un fouet de cuisine.Saler, poivrer et faire cuire de 8 à 10 minutes.6) Verser la soupe dans une passoire.Ajouter la purée d'avocat au liquide; remuer le tout.7) Assaisonner au goût et laisser refroidir le tout.\u2022 8) Ajouter la crème sure et garnir le tout de ciboulette.Servir.2.Ravioli aux champignons (pour 4 personnes) 1 paquet de ravioli congelé 30 mL (2 c.à soupe) d'huile 1 oignon haché 227 g (Va livre) de champignons émincés 30 mL (2 c.à soupe) de farine 1 boîte de tomates de 796 mL (28 onces), égouttées et hachées 500 mL (2 tasses) de bouillon de boeuf chaud 1 mL (Vi c.à thé) de thym 2 mL ('/a c.thé) de basilic 1 feuille de laurier 45 mL (3 c.à soupe) de fromage parmesan râpé sel et poivre 1) Suivre le mode de cuisson sur le paquet des ravioli.Égoutter et mettre de côté.2) Faire chauffer l'huile dans une casserole à feu moyen.Ajouter les oignons et faire cuire 2 minutes.3) Ajouter les champignons et la farine; saler, poivrer et faire cuire 3 minutes.4) Ajouter les tomates et les épices; remuer le tout.Assaisonner au goût et faire cuire 3 minutes.5) Ajouter le bouillon de boeuf et le fromage; mélanger le tout.6) Ajouter les ravioli et faire mijoter de 4 à 5 minutes.Servir.7) Note: Si vous utilisez un consommé commercial, utilisez moitié eau, moitié consommé.3.Petits gâteaux à la Napoléon (pour 4 personnes) 50 mL VA tasse) de beurre mou 125 mL (Va tasse) de sucre à glacer 300 mL (1 % tasse) de farine tamisée 30 mL (2 c.à soupe) de liqueur Mandarine Napoléon 5 mL (1 c.à thé) de vanille 1 gros oeuf Préchauffer ie four à 190 C (375 F) 1) Beurrer et fariner une plaque à pâtisserie.Mettre de côté.2) Défaire le beurre en pommade dans un bol.Ajouter le sucre à glacer et mélanger les ingrédients avec un batteur électrique.3) Ajouter la farine et incorporer le tout avec une spatule.4) Ajouter la liqueur et la vanille; mélanger à nouveau.5) Ajouter l'oeuf et mélanger le tout pour obtenir une pâte assez ferme.6) Mettre la pâte dans un sac contenant une douille unie ou étoilée.7) Former des petits biscuits sur la plaque à pâtisserie.Faire cuire au four pendant 15 minutes.8) Laisser refroidir et décorer avec des cerises.O z -I 50 m> > m Q 00 « Des livres pour tous les goûts et tous les budgets aux Editions La Presse.LE GUIDE Le Guide du Québec Rédigé par un collectif d'experts québécois en tourisme Le plus nouveau et le plus complet.Tout ce qu'il faut savoir sur les 18 régions touristiques du Québec: Comment s'y rendre, où se loger, se restaurer, les choses à voir et à faire.Nombreuses cartes et illustrations 432 pages Le guide du vin 83 Michel Phaneuf Il y a un grand nombre de vins offerts au Québec, environ 750 dans les magasins de la Société des alcools et 560 dans les Maisons des vins.Devant toutes ces bouteilles, même l'amateur averti peut se trouver désemparé.Ce guide renferme des appréciations sur quelque 775 vins vendus au Québec.246 pages DE MEILLEURES PHOTOS 2CO FrlOTOe KXPUOtfMS Fartes de meilleures photos Tom Grimm et Michèle Grimm Avez-vous rêvé de prendre la photo idéale d'une circonstance heureuse, d'un paysage enchanteur, d'un visage aimé?Avez-vous réussi?Si non, voici l'ouvrage qu'il vous faut.250 photos explicatives, 256 pages Le suide de l'auto 83 Jacques Duval Acheter une voiture sans se renseigner peut causer des déceptions pendant plusieurs années.Dans la 17e édition de ce guide, l'auteur analyse les toutes dernières nouveautés ainsi que l'impressionnante production d'automobiles 1983.Il permet ainsi au lecteur de connaître à fond un marché en constante évolution et de prendre, le moment venu, la bonne décision.432 pages/64 pages couleurs Cultivez vos légumes dans le jardin, sur le toit ou sur le balcon Joan Lee Faust Traduit et adapté par Marc Meloche Ce livre vous indique la façon de choisir et de cultiver 55 variétés de légumes et vous donne des renseignements complets sur la préparation des sols, les outils de jardinage, les fertilisants, le compost, le paillage, l'arrosage et l'extermination des insectes.274 pages/ 31 photographies/61 dessins, 100 illustrations en couleurs 00 LU 5 i 8 !S .: Lé guide Jean Page.de la PÊCHE au Quebec Le suide Jean Page de la pêche au Québec TOUT SUR: les poissons sportifs, l'équipement et les techniques, les méthodes de conservation, les façons d'apprêter le poisson, les parcs et réserves, les étangs ensemencés/piscicultures, les ZEC et pourvoiries.Un guide indispensable pour tous les pêcheurs du Québec.400 pages illustrées M, Membre de I AMOclâilun dn éditeur* c A;./i,.'irni \u2014 \u2014 h aux abonnés de LA 0% de réduction BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir le(s) livre(s) indiquas) par un crochet: ( ) Le guide du Québec 9,95$ 7,95$ ( ) Le guide du vin 83 8,95 $ 7,15$ ( ) Faites de meilleures photos 12,95$ 10,35$ ( ) Le guide de l'auto 83 14,50$ 11,60$ ( ) Cultivez vos légumes 9,95$ 7,95$ ( ) Le guide Jean Page de la pèche 12,95$ 10,35$ IMPORTANT: Joignez à cette commande un chèque ou mandat payable aux Éditons La Presse.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement.M/Card ?VISA ?n°: Numéro d'abonné de LA PRESSE.À retourner aux: Éditions La Presse, Ltée 7, rue St-Jacques Montréal (Québec) H2Y1K9 Nom.Adresse.Ville.Province.Code postal.Tél.:.TOTAL (plus 1 $ pour frais de poste et Cf-JOint.manutention) \u2022 t.; -, s JS COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 Économisez temps et argent en commandant vos livres des Éditions La Presse par téléphone.Vous n'avez qu'à composer le numéro 285-6964, donner votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD et le tour est joué.Ce service vous est offert du lundi au vendredi de 9h à 16h.Prière de noter que les échanges et les remboursements ne sont pas acceptés."]
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