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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1983-06-27, Collections de BAnQ.

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[" LA MÉTÉO: CIEL VARIABLE, MIN: 12°, MAX: 22°.DEMAIN: BEAU TEMPS.DÉTAILS PAGE A 2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, LUNDI 27 JUIN 1983, 99* ANNÉE, n° 147, 50 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C LES RUMEURS PARIS-OTTAWA ET L'ENTENTE AVEC PECHINEY dit LILLE \u2014 À peine débarqué en France, après seulement quelques minutes d'entretien avec le premier ministre français Pierre Mauroy, M.René Lévesque a vite éprouvé le sentiment que tou- PIERRE VINCENT envoyé spécial de LA PRESSE tes les récentes rumeurs de rapprochement Paris-Ottawa et, par voie de conséquence, d'éloignement Québec-Paris se révèlent fausses et non fondées.Et, par ailleurs, après avoir couru aux dernières nouvelles auprès de ses ministres Jacques Pari-zeau et Yves Duhaime, qui participent depuis quelques jours à des négociations intensives en vue de la conclusion d'un protocole d'entente Pechiney \u2014 Société générale de financement, le premier ministre Lévesque témoigne d'un optimisme sans grande réserve : « Je ne peux pas vous donner d'assurance absolue que nous pourrons conclure un accord d'ici à la fin de ma visite en France, mais j'ai l'impression que nous allons probablement, très probable- Autres informations en page A 4 ment, en venir à une entente ficelée, définitive, d'ici à quelques brèves journées ».Vive le Québec librel À l'instar du premier ministre Trudeau qui avait, lui aussi, commencé son voyage en France par un bref séjour à Lille, René Lévesque s'est d'abord rendu en visite privée dans la capitale des Flandres avant d'entreprendre aujourd'hui son voyage officiel.Principale différence entre l'accueil réservé aux deux hommes politiques : ce fut plus protocolaire pour M.Trudeau et plus chaleureux pour M.Lévesque, rapporte une proche du premier ministre Mauroy.Après avoir passé en revue un régiment d'infanterie, à sa descente d'avion, M.Lévesque a foncé, en compagnie de son homologue français ainsi que d'une suite de ministres et de députés, dans un cortège de Peugeot vers le centre-ville de Lille où il inaugura le Palais des congrès et de la musique, assista à un concert dans une sJllc archi-remplie de 2 500 personnes, se fit remettre une médaille d'or à la mairie et eut droit à quelques bains de foule au voir LÉVESQUE en A 2 Défaite des Expos et bagarre au Stade photo UPC Petite bagarre classique, c'est-à-dire sans suites, hier à la 5e manche au Stade olympique.Keith Moreland (au centre) n'a pas prisé que Chris Welsh Tait atteint au cou et, poursuivi par le receveur Bobby Ramos, a foncé sur le lanceur des Expos pour venger son honneur : bref combat, aucun blessé.C'est Jody Davis qui a vraiment fait mal aux hommes de Virdon avec 6 points produits et un grand chelem, dans la victoire de 9-5 des Cubs.Défaite pas trop grave pour les Expos puisque les Cards ont perdu 5-0, chez eux face aux Pirates.pages 2 à 4 LES FREGATES Le Québec n'aurait pas gros du contrat OTTAWA FAVORISERAIT LE GROUPE ST.JOHN La Chambre de commerce de Montréal craint que le Québec ne subisse, lors de l'adjudication des contrats pour la construction de six frégates, le sort qui lui fut réservé dans l'affaire des F-18.Selon André Vallerand, vice-président de la Chambre de commerce, Ottawa entretient présentement un « préjugé favorable à l'égard du groupe St.John », au Nouveau-Bruns-wick, au détriment de Scan Marine, de Longueuil.Il rappelle que le contenu canadien de ce contrat de $2.4 milliards ne sera par ailleurs que de 47 p.cent.Si le contrat est adjugé aux chantiers St.John, les retombées ne seraient que de $447 millions au Québec, contre $600 millions s'il était accordé à Scan Marine.Il est également évident que l'entrepreneur choisi acquerra une expertise qui lui permettra de décrocher presque à coup sûr un deuxième contrat prévu pour la construction de six autres frégates.page C 1 Anjou, une ville surgie des marécages en 1956 Vingt-huit villes.Une ile et un îlot.La Communauté urbaine de Montréal.Tout au cours de Tété, LA PRESSE retracera, sous la plume de Florian Bernard, l'histoire anecdotique, sociale et politique de chacune de ces 28 villes dont le photographe Michel Gravel illustrera la vie d'aujourd'hui.Ces tranches d'histoire seront publiées à compter d'aujourd'hui, le lundi et le mercredi, par ordre alphabétique, d'Anjou à Westmount.On y verra comment Montréal est née d'une centaine d'annexions, comment Roxboro a été achetée en 1945 pour $45 000.Nous vous raconterons la vie de Hampstead, jumelée à Hampstead en Angleterre, et dont un règlement municipal interdit tout commerce.Nous vous parlerons de l'influence qu'a eue un petit mono-moteur « Blériot » sur le développement de Dorval.Nous vous rappellerons que Montréal-Ouest fut d'abord une butte fortifiée pour résister à l'invasion américaine.Des croquis vivants de chacune des 28 villes de la Communauté urbaine.page A 10 /F TEMPS ftsSS vire f- 7~ OHOM41Z>Pé&J j 1 .___' SQÏVnVIAIRE Annonces classées.C 2 à C 8 Arts et spectacles.\u2014Informations.B 4, B 5 \u2014Cinéma.B 7 Carrières et professions.C 2 Choix d'émissions.B 4 Décès, naissances, etc.C 9 Économie.C 1, C 2 FEUILLETON «Jusqu'au matin»: C 4 Horoscope.C 6 Le monde.B 6 Loteries - résultats:.A 5, B 3 Mots croisés.C 8 Quoi faire aujourd'hui.B 7 Télé-câble.B4 Télévision.B 4 Vivre aujourd'hui.B 1 TABLOÏD SPORTS I Bandes dessinées.14 Mots croisés.14 V * 'Vf I é IL A SAUVE LA GRANDE-BRETAGNE DE L'INVASION ALLEMANDE Un obscur Canadien était agent dévoué» de Churchill LONDRES (Reuter) \u2014 Un obscur homme d'affaires canadien, Arthur Purvis, est à l'origine du véritable «cordon ombilical » qui a sauvé, grâce à l'envoi de matériel américain, la Grande-Bretagne de l'invasion allemande à la fin de 1940.C'est ce que révèle une nouvelle biographie de Winston Churchill, Finest Hour, publiée hier et dont l'auteur est l'historien britannique Martin Gilbert.M.Purvis a travaillé en collaboration étroite avec Roosevelt et ses principaux adjoints pour contourner la loi de la neutralité et envoyer des fusils, des munitions, des tanks, des avions et de l'acier à la Grande-Bretagne.Les convois quittaient les ports du New Jersey, la nuit, à l'insu des isolationnistes américains et des navires nazis.Le rôle de Purvis, un industriel et un expert en explosifs, est mis en lumière pour la première fois dans cette biographie de Churchill.Décrit par Churchill comme «notre agent dévoué », Purvis a traité des contrats de plusieurs milliards de dollars pour fournir des approvisionnements essentiels à la Grande-Bretagne en 1940, alors que l'invasion allemande semblait imminente.L'homme d'affaires canadien, mort dans l'écrasement d'un -K\u2014- Ferry Command en Angleterre, le 14 août 1941, était le chef d'un comité anglo-français nouvellement formé pour acheter du matériel de guerre aux Américains.Il avait été nommé à ce poste le 26 novembre 1939.Purvis a monté une mission britannique à Washington en décembre 1939, deux ans avant que les États-Unis ne décident d'en- voir CHURCHILL en A 2 BETTE MIDLER Le show de la Divine Miss M au Forum : un coup de foudre, un événement grandiose.page B 4 WALESA NE RENONCE PAS Lech Walesa affirme qu'il ne renoncera pas à la lutte pour les droits syndicaux, démentant ainsi l'article de L'Osservatore Romano.page A 2 SAUTE-MOUTONS Depuis un mois, des intrépides montent à bord du Saute-Moutons, un bateau de dix pieds, et plongent tête première dans le bouillon des rapides de Lachine.page A 3 DES LIVRES POUR L'ÉTÉ Entre les chaussettes et les slips ou sous les fesses du petit dernier, vous trouverez bien une place dans la voiture pour quelques-uns des livres que Reginald Martel vous conseille de lire cet été.page B 4 ÉDITORIAL Pour éviter que des oeuvres de charité comme les Petits frères des pauvres ne soient victimes d'erreurs administratives, Jean-Guy Dubuc souhaite que le gouvernement fonde un organisme ayant droit de regard sur l'administration de telles oeuvres.page A 6 -%-¦-;- À 2 \u2022 \u2022 A ( L'empoisonneur GRÂCE À LA PLUIE DES DERNIERS JOURS LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 JUIN 1983 déteste la sauce Les feux de forêt ont Gravy Master.NEWARK, New Jersey 5 (AP) \u2014 Les autorités ont découvert hier une troisième bouteille de sauce concentrée contenant suffisamment de poison pour tuer quiconque en avalerait une seule cuillerée et le'KBI a décidé d'intervenir dans l'enquête en cours.* » * \u2022 Deux autres bouteilles de Gravy Master Seasonning and Browning Sauce avaient été retrouvées samedi à la suite de la publication dans le New York Pçst% d'une lettre anonyme dans laquelle l'auteur indiquait à la police qu'il avait mis du poison dans quatre bouteilles de sauce qui se trouvaient dans quatre magasins Pathmark du New Jersey.« La présente est pour vous informer que j'ai versé de l'insecticide dans de la sauce Gravy Master, écrit l'auteur.J'ai laissé les bouteilles empoisonnées dans des magasins Pathmark de Belleville, North Ber-gçh, Jersey City et Weehawken.Vous saurez que je suis le responsable de ces empoisonnements et non un fou parce que j'ai marqué, jusqu'ici, au vernis à ph^le rouge, les bouteilles contaminées.Pourquoi je déteste les fabricants de Gravy Master, ça ne regarde que moi.Il vous suffit de savoir que tant qu'il y aura des gens assez stupides pour acheter cette merde brune, je continuerai à mettre du poison dans la sauce jusqu'à ce que la compagnie tombe en faillite.» Et la lettre est signée «Mort brune \u2022.Hier soir, la quatrième bouteille, celle de Belleville, n'avait toujours pas été retrouvée.Dans les deux premières bouteilles, on avait décelé 17 000 parties par million de sulphate de nicotine et dix fois plus encore de ce puissant insecticide dans la troisième bouteille trouvée à Jersey City.Selon un responsable de l'enquête, les bouteilles contaminées avaient visiblement été manipulées.La sauce débordait des contenants.Des souris de laboratoires à qui on a injecté le produit ont été prises de violentes convulsions et sont mortes peu de temps après.Ce concentré, qui sert à rehausser le goût et la couleur des sauces, des soupes et des ragoûts, se vend dans dix-huit Etats américains, mais la compagnie n'a pas jugé bon jusqu'ici de rappeler d'autres bouteilles que celles du New Jersey.: LÉVESQUE SUITE DE LA PAGE A 1 côufs desquels il a même eu le plaisir d'entendre les cris de « Vive le Québec libre ».D'autres mots ont sans doute bien résonné dans l'oreille de M.Lévesque.Ce sont ceux prononcés par le premier ministre Pierre Mauroy, dans son hôtel de ville de Lille : au sujet des liens « directs, privilégiés et permanents » entre le Québec et la France, M.Mauroy a dit, en ponctuant bien chacun de ses mots, «qu'aucune péripétie ne peut les remettre en cause ».Il s'agit là de la première déclamation officielle de la France sur les rapports franco-québé-< ois depuis que le premier ministre fédéral et son entourage ont donné à entendre que Paris et Ottawa étaient sur le point de s'entendre sur un sommet de la francophonie nouveau genre, dans lequel Québec jouerait un ro)e de second plan.La note de Michaud M.Lévesque a reconnu qu'il n'avait pas encore eu l'occasion d'aborder cette délicate question avec M.Mauroy, mais il est loin de.partager le pessimisme de son délégué général à Paris, Yves Michaud, qui faisait état, dans une note de service écrite au cfébut de cette année, de « va-cilleTnents suspects autour du projet de réunion des pays francophones » et qui alarmait Québec à propos des succès de la diplomatie du gouvernement fédéral à Paris.Selon M.Lévesque, son ami Michaud aurait tout simplement un peu trop mis à profit son ta- lent de styliste pour « secouer » ses supérieurs, « mais les rumeurs sur lesquelles il s'appuyait pour parler de soi-disant vacillements sont sans fondement ».Par ailleurs, M.Lévesque, qui veut maintenir «une prudence normale » sur ce projet a, de nouveau, dénoncé la « façon puérile et imprudente de M.Trudeau et de son entourage de relancer le débat sur ce dossier » et il a dit préférer le silence des Français au «bavardage incongru des fédéraux ».Les journaux français Tout au cours du week-end, les journaux français ont largement fait état du Québec dans leurs pages.On pouvait notamment y lire, dans des interviews accordées par M.Lévesque avant son départ de Québec, des précisions nouvelles de la pensée du leader péquiste sur l'indépendance et sur certain virage à droite de son gouvernement à propos de 1\"indépendance.Il dira par exemple que « si, d'ici à l'an 2 000, le Québec n'a pas accédé à l'indépendance, nos chances diminueront pour des raisons d'ordre démographique, social et économique ».Et, invité à justifier le changement de cap de son discours social-démocrate de ses premières années de pouvoir, M.Lévesque, tout en se défendant d'avoir complètement viré à droite, admet qu'il s'applique maintenant, plus qu'autrefois, à réhabiliter «jusqu'à un certain point» la notion de profit, afin, explique-t-il, d'inciter le secteur privé à créer de nouveaux emplois.CHURCHILL %JWJt DE LA PAGE A 1 trer en guerre.Chaque jour, il recevait les commandes de Londres, les transmettait à des fonctionnaires à Washington dont il était sûr, suivait chaque requête avec ténacité et réglait avec tact À ^dresse les difficultés qui sur-*Vffnrfient.Nouvelle biographie .Cette nouvelle biographie de Churchill, qui compte 1 274 pages, traite de la période 1939-1941 et-met en évidence les tentatives dp-d'homme d'État britannique pour faire entrer les États-Unis en guerre et les initiatives plus modérées et plus discrètes de Roosevelt pour en arriver aux mêmes fins.On y trouve aussi plusieurs bons mots de Churchill dont certains inédits.Gilbert est le premier historien à avoir eu accès au journal personnel de John Colville, qui.à l'âge de 26 ans, était le secrétaire privé de Churchill.D'après les écrits de Colville, il y avait beaucoup d'angoisse chez Churchill qui faisait montre publiquement alors d'un optimisme à toute épreuve.Gilbert est aussi le premier historien à décrire en détail l'aide britannique à la Russie de Staline après l'invasion nazie, en juin 1941.Malgré son horreur pour le communisme, Churchill n'avait pas hésité à aider les Soviétiques en leur envoyant un nombre de tanks correspondant à toute la production d'une semaine en Grande-Bretagne.Là Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 174 à quatre chiffres 9697 riiA MÉTÉO DATE: Lundi 27 juin AUJOURD'HUI: Min.: 12 Max.: BEAU TEMPS 22 DEMAIN: Québec Xbitioi Oùtaouois laurènîidei .Contons do l'Est ^auricie Québec Loc-Soint-Jeon Rimouiki Gqspésie .Boie-Comcau S«pMles Canada '\".Victoria Edmonton ffogino , Winnipeg Toronto \u2022 fredèrkton Halifax Charlottetown \" Saint*Jean 26 1 01 Min.Mo* 5 12 8 12 8 10 8 8 8 8 8 18 22 20 22 20 22 20 18 18 15 15 Min.Max.11 19 12 10 9 17 12 12 12 10 20 25 73 28 22 20 20 20 Aujourd'hui Ensoleillé Ciel var.Averses Averses Nuageux Averses Nuageux Averses Averses Pluie Pluie Aujourd'hui Averses Nuageux Ensoleillé Ensoleillé Averses Nuageux Orages Orages Ensoleillé États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.Max.16 26 13 24 33 34 24 32 16 26 N.-Orléans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min.Max 23 31 12 27 12 22 18 31 21 29 les capitales \tMin.\tMax.\t\t\t Amsterdam\t12\t22\tMadrid\t13\t27 Athènes\t20\t30\tMoscou\t10\t17 Acopulco\t26\t35\tMexico\t15\t30 Berlin\t15\t25\tOslo\t14\t22 Bruxelles\t15\t23\tParis\t17\t22 Buenos Aires\t6\t17\tRome\t15\t30 Copenhague\t18\t28\tSéoul\t20\t28 Genève\t14\t27\tStockholm\t12\t22 Hong Kong\t28\t31\tTokyo\t17\t22 Le Caire\t20\t32\tTrinidad\t25\t34 Lisbonne\t15\t22\tVienne\t14\t27 Londres\t14\t23\t\t\t enfin pu être maîtrisés La pluie des derniers jours n'a pas eu pour seul effet de reverdir pelouses et jardins ; elle a également mis un frein aux incendies de forêts qui ont dévasté le Québec la semaine dernière.La situation avait été reprise en main hier, quoique 86 feux faisaient toujours rage et que quelques jours de temps chaud pourraient raviver certains brasiers.MARIO FONTAINE Un peu plus de 800 kilomètres de forêt brûlaient encore sur le territoire il y a moins de 24 heures, sans compter la baie James qui dénombre à elle seule une soixantaine de foyers, peut-être le double si on inclut les plus petits.Mais, sur l'ensemble du territoire, la situation tend malgré tout à revenir à la normale.Les résidents qui avaient été évacués par mesure de précaution ont tous pu réintégrer leur domicile, notamment les 300 Indiens du village de Némaska.De la pluie La météo annonce de nouvelles précipitations au centre et dans s'Est du Québec, après celles de samedi qui ont aidé les sapeurs à contrôler les éléments dans l'Ou-taouais et en Abitibi.Ce front plu- vieux devrait graduellement faire sentir ses effets en Mauricie et dans le Saguenay-Lac Saint-Jean, où la situation était la plus difficile au cours des dernières heures, notamment dans le secteur de Chibougamau.Quatre feux échappaient à la maîtrise des pompiersen Mauricie, tandis que 500 kilomètres carrés de forêt commerciale ont été rasés au Lac Saint-Jean, un record par rapport aux dernières années.Selon le directeur général de la Société de conservation du Nord-Ouest, M.Jacques Deslauriers, quelque 2 000 hectares de terrain ont été dévastés en Abitibi-Té-miscamingue, ce qui est toutefois assez usuel pour cette région à ce moment-ci de l'année.Le printemps froid et pluvieux avait minimisé les conflagrations, qui ont eu la mauvaise idée de toutes surgir au même moment les beaux jours venus.Quelques jours de soleil dans ces forêts bien drainées et composées de connifères, et le risque devient considérable, explique M.Deslauriers.Pour l'heure, l'interdiction de faire des feux à ciel ouvert a cependant été levée dans ce coin du Québec.De la glace sous le brasier Le temps partiellement couvert qui devrait prévaloir aujourd'hui dans les régions les plus affectées facilitera le travail du millier de personnes qui s'activent à éteindre les divers sinistres.Celles-ci ont été confrontées à une situation étonnante à quelques reprises au cours du week-end.En retournant le sol incandescent avec leurs béliers mécaniques, des sauveteurs ont ainsi découvert une surface encore gelée sous à peine quelques pieds de terre.«On va certainement étudier ce qui s'est passé, car il a suffi de quelques jours très chauds pour amener des conditions particulièrement difficiles, alors qu'auparavant on avait subi un mois très pluvieux », de déclarer hier un porte-parole du ministère québécois de l'Énergie et des Ressources.Le retour de la pluie avait heureusement rejoint hier le barrage Gouin, atténuant les effets de ce sinistre particulièrement difficile à circonscrire au nord de La Tuque.Non seulement les averses freinent-t-elles la propagation du feu en mouillant les sols, mais le degré accru de l'humidité de l'air diminue parallèlement les risques de conflagration.Et vive la neige ! Certains sinistres n'ont pu être encore maîtrisés dans la région de Chibougamau, mais les spécialistes de Forêt Météo comptent sur des précipitations dans ce secteur pour atténuer le problème.Idem pour la baie James, où un temps froid (environ cinq degrés centigrades) devrait prévaloir, accompagné éventuellement de chutes de.neige! Contre cela, il n'est guère de feux qui résistent.De toute façon, on laisse le territoire brûler dans cette région, à moins que des installa tions électriques ou des campe ments nesoient menacés.Combattre ces feux se révélerait trop onéreux en regard du rendement potentiel, et on ignore même le nombre exact de sinistres.Au moins 57, disait-on hier, sans doute bien davantage.La situation s'améliore égale ment du côté de l'Est du Québec, où seul un incendie à une cinquantaine de kilomètres de Fo-restville continue de donner du fil à retordre aux pompiers.Et s'il est impossible de quantifier quelque peu scientifiquement les dommages de cette frénésie dévastatrice, le moins qu'on puisse dire, c'est que la première grande vague de feux de l'été a laissé sa cicatrice un peu partout à travers le Québec.LE VICE-DIRECTEUR DU QUOTIDIEN DU VATICAN DÉMISSIONNE Lech Walesa sort renforcé de P«accident» de VOsservatore d'après Reuter, AFP, UPI et AP Lech Waiesa a affirmé péremptoirement, hier, qu'il ne renoncera pas « à la lutte pour les droits syndicaux », et il a exhorté les autorités polonaises à réexaminer les accords signés en août 1980 qui avaient donné naissance à Solidarité, syndicat aujourd'hui dissous.Le chef syndical démentait ainsi l'article publié par VOsservatore Romano, journal officiel du-Vatican, qui affirmait durant le week-end que le pape avait abandonné Walesa.L'auteur de l'article, le vice-directeur du journal, le père Virgilio Levi, a démissionné de son poste, samedi, « en raison des interprétations qui ont été faites de mon article ».Il a expliqué que ses écrits ne reflétaient que des considérations personnelles et n'étaient pas le miroir des politiques de Rome.à Varsovie, Walesa a fait taire les nombreuses rumeurs qui circulaient depuis sa rencontre avec Jean-Paul II, jeudi dernier.Non seulement ne renonce-t-il pas à son rôle de chef syndical, a-t-il dit en interviews à des stations de télévision américaine et britannique, mais « je dois diriger.Je dois accomplir ce que nous avions projeté en août 1980.» Il n'a laissé planer aucun doute, précisant qu'il était « totalement faux » que le pape lui ait demandé de s'effacer pour le bien de la Pologne.Il a fait savoir que l'événement le plus important qui attendait à présent le peuple polonais était l'anniversaire de la signature des accords de Gdansk : « Le mois d'août apportera la réponse à beaucoup de questions.En août, le peuple devrait demander à ceux qui ont signé les accords de les respecter ou les forcer à les réexaminer».Walesa a précisé qu'il n'abandonnera ses fonctions que le jour «où il y aura quelqu'un d'autre pour se charger de tous ces problèmes.Ce travail n'est pas si agréable, mais je ne fuirai pas comme un rat.Je ne m'esquiverai pas.» Le chef syndical dément ainsi les articles de plusieurs journaux occidentaux qui ont affirmé que le pape lui aurait demandé de s'effacer de la vie publique pour permettre le renouveau du dialogue entre le peuple et le gouvernement polonais.La popularité du chef syndical semble d'ailleurs plus forte que jamais dans son pays.Hier, il a été chaudement applaudi par près de 10 000 fidèles lorsqu'il s'est rendu à une messe en compagnie de son épouse et de ses sept enfants.L'office religieux s'est déroulé en l'église des chantiers navals Lénine, à Gdansk.Jean-Paul II et Walesa ont d'ailleurs évité de divulguer la teneur de leur conversation lors de la rencontre de jeudi dernier.« Accident » à VOsservatore Romano Entre-temps, les observateurs à Rome estiment plausible la thèse voulant que le père Levi aurait « accidentellement » parlé d'une mise à l'écart de M.Walesa.Lors d'une rencontre avec les journalistes, avant d'annoncer sa démission, le prêtre avait expliqué qu'il avait voulu faire l'éloge du chef syndical et analyser la situation actuelle.Il n'aurait pas voulu lui suggérer de s'effacer, mais voulait le féliciter de son comportement digne malgré la dissolution de Solidarité et le se- teléphoto ANSA-UPI Le père Virgilio Levi, vice-directeur du quotidien du Vatican, a remis sa démission à la suite de son éditorial choc qui laissait sous-entendre que Jean-Paul II avait retiré son appui à Lech Walesa.L'ancien leader du syndicat dissous Solidarité, Lech Walesa, se livrait vendredi à son sport favori, la pèche, après sa ration officielle, il a dénoncé certains journaux occidentaux qui, selon lui, ont politisé ce séjour.Il affirme que la mission papale était « exclusivement religieuse et morale », et il a rappelé que, dans le contexte actuel, tout ce que Jean-Paul II disait en Pologne était inévitablement transposé politiquement.Il n'en demeure pas moins que beaucoup rappellent que le pape a publiquement et à maintes reprises appuyé Solidarité et critiqué la politique du régime communiste de Varsovie.Certains! croient que ses agissements ont jeté un doute sur l'impartialité de l'Église.Ils rappellent notamment que tout en jouant un rôle très actif dans la vie politique de son pays d'origine, le pape a maintes fois, par le passé, interdit aux prêtres du reste du monde de s'impliquer personnellement dans la vie politique de leur pays Quoi qu'il en soit, les observateurs occidentaux estiment que l'affaire de VOsservatore Romano ne fait que renforcer la position de Lech Walesa en Pologne.En obligeant le père Levi à démissionner, le Vatican indique clairement que le héros des grèves de l'été 1980 reste l'homme à suivre pour la défense des idéaux représentés par Solidarité.Rome évite ainsi un affront aux autorités politiques de Varsovie tout en appuyant de façon détournée Walesa et Solidarité.À Varsovie, d'ailleurs, on note un certain flottement chez les autorités.La télévision d'État a rendu compte à deux reprises de l'article de VOsservatore Romano annonçant l'effacement politique de Walesa.Varsovie n'a toutefois pas fait part des démentis du Vatican, ni de la démission du père Levi contredisant le contenu de l'article.On note également que le bureau politique du POUP s'est réuni samedi à Varsovie pour « examiner la situation actuelle dans le pays et dans le monde ».Il est probable que les dirigeants polonais ont fait un bilan de la visite de Jean-Paul II, surtout que le bureau politique ne se réunit en .temps normal que le mardi.rencontre avec le pape.cret entourant son entrevue avec Jean-Paul II, alors que les deux hommes s'étaient rencontrés de façon très officielle, à Rome, il y a deux ans.Selon le prêtre-journaliste, il se serait laissé emporter par sa sympathie à l'endroit de Walesa et des Polonais \u2014 ce qui n'était un secret pour personne \u2014 sans se rendre compte des interprétations qui allaient être données à ses écrits.Les principaux journaux italiens donnent par ailleurs raison au père Levi.II GiomaJe, quotidien conservateur de Rome, qualifie de « réellement naïfs » ceux qui ont cru que le Vatican abandonnait Walesa.«Si Rome avait pris la décision d'abandonner Walesa pour le sacrifier au nom d'intérêts supérieurs, tel Solidarité, il ne l'aurait jamais annoncée à la une de l'Osservatore Romano, mais, au contraire, l'aurait entourée du plus grand secret.» Le Corriere Delia Sera admet également que l'article du père Levi lui était personnel et ne reflétait aucunement la politique vaticane.téléphoto UPI Le départ du père Levi de l'Osservatore Romano pourrait annoncer des changements dans la politique rédactionnelle du journal, estiment certains observateurs, qui rappellent que l'équipe de rédaction du journal était divisée depuis quelques années.Le père Levi avait été nommé à ce poste par Paul VI.Voyage pastoral ou politique ?Hier, au Vatican, Jean-Paul II, lors d'une courte apparition place Saint-Pierre, a évoqué son pèlerinage en Pologne.Il a toutefois évité de faire allusion à la situation politique dans son pays et à la polémique suscitée par le père Levi.S'adressant à quelque 30 000 pèlerins, il les a remerciés pour leurs prières qui l'ont accompagné « dans mon voyage apostolique parmi les gens de ma patrie.» Le porte-parole du Vatican, le révérend Romeo Panciroli, a d'ailleurs affirmé hier que le voyage du pape en Pologne était « de caractère spirituel et pastoral de nature ».Dans une décla- Les pluies font 763 morts et disparus en Inde NEW DELHI (AFP) \u2014 Sept cent soixante-trois personnes ont péri ou sont portées disparues dans les inondations causées par les pluies de mousson qui se sont abattues sur l'État du Gujarat (nord-ouest de l'Inde) au début de la semaine.C'est ce qu'a révélé hier l'agence de presse indienne PTI, citant le bilan officiel du ministre de l'Intérieur.Quatre cent huit personnes sont mortes dans les inondations tandis que 355 autres sont portées disparues.Les dégâts sont évalués à plusieurs millions de dollars et des milliers de têtes de bétail ont péri.Les victimes sont pour la plupart de la région de Juna-gadh. la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 JUIN 1983 EN ACCIDENTS DE LA ROUTE ET NOYADE Le week-end de la St-Jean fait au moins 17 morts Le week-end de la Saint-Jean s'est révélé tout particulièrement tragique cette année : au moins seize victimes figurent en effet au triste bilan établi entre jeudi soir dernier et hier, dont de nombreux motocyclistes et plusieurs enfants.Cela avait bien mal commencé dans la nuit de jeudi à vendredi alors que trois jeunes ont perdu la vie à Delson, sur la Rive sud de Montréal, au terme d'une course folle à bord d'une Cadillac qui a embouti un mur de ciment.Il s'agit de Georges Doschoes.23 ans, de Saint-Philippe de Laprai-rie, de Christine Tamvakos, 16 ans, et de Josée Simard, 15 ans, toutes deux de Laprairie.Le même jour une collision frontale a fait une victime sur la route 195 à Matane : Suzie Jon- cas, 21 ans, qui y habitait.Puis, samedi matin, près de Granby, une femme et deux fillettes sont mortes et un homme a été gravement blessé lorsque l'automobile dans laquelle ils prenaient place a percuté un arbre puis a pris feu.Les victimes ont été identifiées comme étant Mélanie Gilbert, deux ans, Annie Gilbert, cinq ans, et Rosanne Leblanc, 30 ans.Le soir même, à Saint-Va-lérien, pas très loin de là, Yves Croteau, âgé de 19 ans, a perdu la vie après que son véhicule eût percuté un arbre.Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, un garçon de 15 ans, Stéphane Lé-veillé, est mort après avoir été happé par deux véhicules sur la route 335, à Saint-Lin des Lauren-tides.Plusieurs motocyclistes ont également perdu la vie dans des accidents au cours de cette longue fin de semaine.Le jeune Denis Dufour, 21 ans, de Baie Saint-Paul, est décédé vendredi lorsque sa motocyclette a pris le fossé sur la route 138, à Saint-Tite-des-Caps, dans le comté de Montmorency.Un autre accident de moto a fait une victime, vendredi soir, sur la route 138, près de Baie-Comeau.Il s'agit de Gilles Desbiens.19 ans.Enfin, une collision impliquant une automobile et deux motocyclettes, à Saint-Ferdinand, dans le comté de Frontenac, a provoqué la mort de deux personnes, samedi soir.Les victimes sont Sylvain Vigneault, 15 ans, et Mario Boucher, du même âge.Par ailleurs une collision entre une motocyclette et un cycliste jeudi, près de Trois-Rivières, s'était soldée par la mort du jeu ne Robert Trudel, 17 ans, du Cap-de-la-Madeleine.La camarde devait hélàs continuer d'agiter sa faux hier alors que la route a fait de nouvelles victimes.Denis Gauthier, 25 ans, de Saint-Bernardin en Ontario, est ainsi mort après avoir perdu le contrôle de son véhicule, sur la route 344, près de Lachute.De plus, une collision frontale entre deux voitures, survenue sur la route 243 à Cowansville, a causé la mort de Sarrell Brien, 21 ans.Enfin au chapitre de l'onde un jeune homme de 23 ans, Richard Verreault, est mort noyé samedi dans les chutes Jean-Larose.à Saint-Anne-de-Beaupré.Remonter les rapides de Lachine en Saute-Moutons, explosion I « ça brasse le Canadien » Edifice détruit par une criminelle La police de la CUM a établi hier que c'est par un geste criminel qu'un édifice situé sur la rue Bélanger, dans l'est de la métropole, a explosé tôt samedi matin.Le bilan : une succursale de la Banque Royale démolie, une maison de chambre désertée et un club social italien éventré.La police poursuit ses recherches en rapport avec cette affaire, et aurait déjà deux suspects en vue.Elle ignore toujours, en revanche, de quelle façon précise les individus en question ont procédé pour provoquer la conflagration qui a complètement détruit l'édifice.L'explosion, qui a réveillé le quartier vers deux heures samedi matin, a été suivie d'un incendie nécessitant trois alertes.Heureusement personne n'a été blessé au cours du sinistre.Deux personnes manquaient toutefois à l'appel hier, mais on croit qu'elles seraient en dehors de la ville pour le congé de la Saint-Jean.D'après les premières constatations, il semble qu'un produit inflammable ait été répandu sur le plancher de la banque, et on aurait retrouvé un détonateur dans les décombres.Le motif de ce crime ?On l'ignore encore.Le vol semble exclu, la façon de procéder des malfaiteurs ayant été assez peu discrète.De plus, il était arrivé à deux reprises depuis le début de l'année que des tentatives incendiaires aient été déjouée^ dans cette même bâtisse.Mais, cette fois-ci, les artificiers n'ont pas manqué leur coup.Cadavre identifié (PC) \u2014 La Sûreté du Québec a identifié le corps d'une femme retrouvé à l'état squelettique dans un boisé de Saint-Colomban en mai dernier.Il s'agit de France Alarie, âgée de 23 ans, de Blainville.Elle était disparue depuis novembre 1982.Sa disparition n'avait été signalée qu'en janvier 1983.Un homme de 32 ans de la région de Saint-Jérôme est détenu à titre de témoin important en vertu d'un mandat du coroner.L'enquête a été fixée au 4 juillet.Saint-Colomban est situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Montréal.Un militaire avoue un assassinat QUEBEC (PC) \u2014 Disparue depuis près d'une semaine, la jeune Nathalie Du-fresne, âgée de 18 ans, de Sainte-Foy, près de Québec, a été retrouvée assassinée, dans la nuit de vendredi à samedi, dans un boisé près de la base militaire de Valcartier.Les enquêteurs de la Sûreté municipale de Sainte-Foy ont été conduits sur les lieux du drame par un militaire de 20 ans résidant à Valcartier et originaire de Saint-Hubert.Le militaire a avoué aux policiers avoir étranglé et poignardé la victime après l'avoir emmenée dans son appartement.Le suspect qui doit comparaître aujourd'hui devant le coroner, s'est livré à la police en compagnie de son avocat.Il a raconté aux policiers avoir été sous l'influence de l'alcool et de drogues le soir du crime.Ils ont l'air bien gentils, comme ça, les rapides de Lachine quand on les regarde depuis la rive.Mais vus d'une embarcation d'aluminium qui plonge tête première tout droit dans le bouillon, leur mignon ronron se transforme en grondement impétueux et les vagues de dix pieds paraissent encore plus haute et « brassent le Canadien » avec ardeur.MARIO FONTAINE Evidemment il est inutile de passer chez son coiffeur ou son esthéticienne avant de monter à bord du Saute-Moutons, un bateau de dix mètres qui amène depuis un mois ses 25 passagers dans les eaux tumultueuses du Saint-Laurent, en amont du pont Champiain.Bien au contraire l'exercice ressemblera successivement à la douche et au bain tourbillon, avec quelques scènes du déluge en prime.« Ceux qui veulent vraiment se faire mouiller, assoyez-vous dans les premières rangées », avertit le capitaine Jacques Riel.Parce que malgré les cirés jaunes, les bottes, le casque et la ceinture de sécurité qu'on enfile avant de partir, pas de doute, le taux d'humidité va sensiblement augmenter au cours des prochaines 90 minutes.La ballade commence pourtant bien doucement, avec le tour de l'île Sainte-Hélène et les byes-byes aux plaisanciers.C'est la partie de l'expédition que Chan-tale préfère : voir Montréal à partir du fleuve, particulièrement lors de la sortie de 19 heures alors que le ciel commence à se teinter de rose sur le retour.Mais voilà, on n'a pas quitté le quai Victoria, voisin de la Place Jacques Cartier, depuis une demi-heure que le sport commence.Le léger esquif mu par deux moteurs de 350 forces chacun fait connaissance avec l'écume, grimpe sur les vagues, redescend, tournoie.Contrairement au rafting, on ne descend pas ici les rapides en canot pneumatique, mais on les remonte sur des banquettes rigides.L'impression est très différente : au lieu de lutter contre le courant on le domine, on joue à trouver les vagues les plus capricieuses.Une super « Pitoune » « C'est comme monter au sommet d'un édifice.D'en bas cela ne paraît pas si haut, mais quand on est en plein dedans, on se rend compte que c'est plus impressionnant que ça en a l'air », commente Gaétan Malo, qui y a amené ses enfants Marjolaine et Fa- photos Pierre Côté, LA PRESSE « Ceux qui veulent vraiment se faire mouiller, assoyez-vous dans les premières rangées », avait prévenu le capitaine Jacques Riel.bien.Claude Rouleau aussi a bien aimé son expérience, mais il s'attendait à plus d'action.Faut dire qu'il organise lui-même des descentes de rivière, alors.Cela ressemble un peu à une super « Pitoune », ce manège de La Ronde où l'eau et les éclabous-sures font partie de l'expérience.Surtout que, paradoxalement, l'effet augmente à mesure que le niveau du fleuve baisse : les vagues ont le temps de se former davantage et par conséquent d'opposer un meilleur barrage au bateau.Avec à peine un pied de tirant d'eau, celui-ci arrive à remonter complètement ces rapides menacés par le projet Archipel, qui les musèlerait par un barrage hydro-électrique.Aucune embarcation n'avait jusqu'à présent réussi l'exploit de les remonter commercialement, et les pilotes se sont promenés pendant un mois au milieu des vagues pour trouver la « passe » permettant de dominer le Grand Récif.Ce qui change du bon vieux temps, où on se contentait de descendre les rapides.La bonne société de l'époque s'entassait à bord de vapeurs qui remontaient souvent le Saint-Laurent jusqu'à Kingston par le Canal Lachine, pour en revenir doucement et se laisser glisser dans le tourbillon blanc en donnant d'adorables frissons aux passagers.Ceux du Rapids Prince ont cependant frissonné un peu trop longtemps à leur guise en 1949, lorsque le navire s'échoua au milieu de la tourmente.Depuis finies les excursions, jusqu'à ce que le Saute-Moutons, auquel le Saute-Mouton II viendra prêter main-forte à compter de cette semaine, se relance à l'assaut d'une des attractions les plus négligée de la région métropolitain.Il y a six sorties par jour, et il en coûte $25 par adulte et $20 par enfant pour une excursion de 90 minutes environ, équipement fourni.Que d'eau I Bien enveloppés dans leurs cirés et bottés de frais, les passagers du Saute-Moutons qui remontent les rapides de Lachine se moquent des vagues qui se ven gent en les arrosant copieusement.La CSST fait des efforts pour s'améliorer En mai dernier, je faisais état de la façon un peu cavalière avec laquelle j'avais été accueilli par un préposé au téléphone de la Commission de la santé et de la sécurité au travail.Et je soulignais que la réception avait été beaucoup plus chaleureuse à Québec qu'à Montréal, un genre de comparaison qu'on n'apprécie guère à la CSST.La remarque n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd.M.Paul Boucher, directeur des services financiers, a vivement réagi.Il a consulté le dossier du client dont il était question puis m'a invité à aller voir sur place comment fonctionne le système téléphonique de la Commission, qui demeure son principal lien avec les employeurs, et il profitait de l'occasion pour m'expliquer le mode de facturation de l'organisme.La facturation D'abord la facturation.M.Boucher justifie le recours à deux types de facture (avis de cotisation et état de compte) par le fait que la CSST veut se prémunir contre les mauvaises créances.Ce problème n'est pas imaginaire.Comme le précise le rapport financier de 1982, la CSST a dû porter la provision pour mauvaises créances de $6,5 millions en 1981 * $17 millions en 1982.En procédant comme elle le fait, note M.Boucher, chaque facture devient autonome, de sorte que la Commission peut poursuivre un employeur qui tarde à payer sans que ce dernier ne jouisse d'un nouveau délai à chaque facture.Quant au texte de la mise en demeure qui accompagne une facture impayée, M.Boucher reconnaît qu'en mai encore le style en était agressif et autoritaire, mais il estimait que cette attitude .s'imposait à ce moment-là.« Nous voulions, dit-il, frapper dur pour montrer que nous étions sérieux ».Maintenant que le but a été atteint, M.Boucher a demandé à ce que la formule soit modifiée pour que le ton en soit plus modéré.Pour ce qui est de l'amende de 5 p.cent et du taux d'intérêt de 1,5 p.cent par mois, M.Boucher n'y peut rien, puisqu'il s'agit là, dit-il, de normes gouvernementales.Le système téléphonique En ce qui a trait au système téléphonique, M.Boucher veut bien reconnaître que la commission n'est évidemment pas à l'abri de la mauvaise humeur ponctuelle de l'un ou l'autre de ses employés.Cependant, précise-t-il, tous les efforts imaginables sont déployés pour que les employeurs reçoivent l'accueil le plus cordial et le plus compétent possible.Et le téléphone ne dérougit pas, comme en témoignent les statistiques compilées pour la période de quatre semaines se terminant le 26 mai, et marquée par pas moins de 7 798 appels provenant des seuls employeurs.En mars, on avait même atteint un sommet de 11600 communications téléphoniques.Il importait donc de mettre en place un service de téléphone efficace utilisé par un personnel expérimenté et capable de répondre sur-le-champ à toutes les questions.Quant au temps de réponse, la Commision a choisi une norme de 90 secondes d'attente en ligne.En mars, cette norme était respectée pour 56 p.cent des appels, et en mai, le pourcentage avait grimpé à 80 p.cent.Une machine énorme La Commission de la santé et de la sécurité au travail est un des organismes les plus méconnus du gouvernement provincial même s'il touche un Québécois sur trois.Voici quelques chiffres tirés du rapport annuel de la CSST déposé à l'Assemblée nationale le 17 juin.Le régime couvre 1,95 million de travailleurs et 144 836 employeurs cotisants, qui ont versé $667,4 millions à la Commission.Les revenus totaux de la Commission se sont chiffrés par $888,3 millions, comparativement à des dépenses de $946,1 millions, comprenant un total de $805,4 millions couvrant le coût des primes payées au cours de l'année, les intérêts et l'amortissement des primes des années précédentes et l'augmentation de la réserve.Soulignons à cet égard que la Commission a dû traiter près de 311 000 demandes, et qu'au 31 décembre 1982, elle versait 41239 rentes.Enfin, cette grosse machine assure un emploi à 2 568 fonctionnaires et ses placements à la Caisse de dépôt et de placement du Québec totalisent $1,6 milliard.Ce sont là des chiffres étourdissants qui permettent de comprendre que si la Commission était le moindrement inefficace, le dossier pourrait rapidement tourner à la foire.Les retombées économiques des Jeux Un lecteur de l'avenue Ontario est, M.Pierre Beaulieu, reproche aux journalistes qui traitent du déficit olympique de ne pas mentionner également les retombées économiques des Jeux.Qu'en est-il au juste?Une seule étude a été faite sur le sujet, par le Bureau de la recherche industrielle de l'université McGill, et j'en ai publié les résultats en exclusivité dans LA PRESSE le 6 novembre 1979.Sans entériner complètement les conclusions des auteurs, rappelons que l'étude concluait que les dépenses d'immobilisations de $1,065 milliard avaient entraîné des retombées économiques de $1,51 milliard, le facteur multiplicateur de 1,5 étant très loin du facteur 7 prévu en 1973.Mais les retombées économiques ne remboursent pas l'énorme déficit olympique et ne peuvent en aucune façon justifier le gaspillage d'argent dans le chantier olympique.Car si tel était le cas et en utilisant le même facteur multiplicateur, il aurait suffi de gaspiller $1 milliard de plus pour porter les retombées économiques à $3 milliards.C'est un raisonnement plutôt bizarre.Le défi de l'homme de $6 millions bientôt relevé Ils redressent les nez, coupent les ventres, remontent les seins.D'autres ressoudent les os ou transforment leurs patients en momies le temps que leurs brûlures se cicatrisent.Mais, disent les chirurgiens plastiques, on n'a encore rien vu et l'homme de $6 millions commence déjà à trouver des émules ici.MARIO FONTAINE « Le défi de la bio-mécanique est en train d'être relevé, affirme le docteur Jean-Paul Bossé.On implante ici-même des micro-processeurs dans le corps de certains patients, et avec succès.C'est certes l'un des domaine de recherche qui va le plus se développer au cours des prochaines années, avec notamment la chirurgie intrafoetale ».Le docteur Bossé préside un congrès international de chirurgie plastique, qui s'est ouvert hier à Montréal.Plus de 1500 spécialistes venus de 58 pays pour s'entretenir de sujets aussi divers que la façon de refaire des cranes, de réparer des larynx, voire même de remonter les phallus.Les controverses agitent souvent cette branche très spécialiste de la médecine, entre les « plasticiens » et les chirurgiens esthétiques.Mais le travail des uns et des autres déborde toujours un peu dans l'autre camp, ce qui devrait atténuer les divergences au cours du congrès.Domaine relativement peu connu, la chirurgie plastique ne compte que 85 praticiens au Québec, auxquels s'ajoutent à peine trois ou quatre recrues par an.Les principaux besoins de la population sont toutefois satisfaits, qu'on parle de reconstructions à la suite d'accidents, de déformations congénitales, d'anomalies diverses.Il reste en revanche de la place du côté de la chirurgie esthétique, sans doute la plus réputée auprès du grand public.Qui n'a pas connu quelqu'un au visage « remonté » ou qui se soit fait injecter du silicone là où la nature s'était montrée trop parcimonieuse ?Si, du côté plastique, les sexes sont à peu près également représentés, du côté esthétique on dénombre environ 20 femmes pour chaque client masculin.Et pas toujours par simple coquetterie.Les ablations du sein dues au cancer et la mise au point de prothèses bien adaptées représentent ainsi un défi de taille dans ce secteur, qui retient l'attention d'une bonne partie des délégués.D'autres domaines de pointe seront également explorés, dans lesquels le Québec devrait faire bonne figure.Malgré les restrictions budgétaires et le nombre restreint de spécialistes locaux, ceux-ci semblent en effet avoir assez bonne réputation au plan international et leurs innovations retiennent l'attention plus souvent qu'à leur tour. A 4 Virulentes attaques contre Ottawa PARIS (PC) \u2014 Les journaux français ont rapporté samedi les propos que le premier ministre Lévesque avait tenu lors d'entrevues avec des journalistes de ce pays, plus tôt durant le mois de juin, à Québec.Les déclarations de M.Lévesque sont une suite de virulentes attaques contre le gouvernement fédéral.« Depuis 10 ou 15 ans, le gouvernement fédéral est des plus inefficace, des plus improductif.Disons que ça été l'état avec la pire administration des pays que Ton dit « évolués », a-t-il confié à l'hebdomadaire de gauche Le Nouvel Observateur.Dans le quotidien Le Monde, M.Lévesque déclare : « avec son image francophone, le gouvernement fédéral a été plus ou moins le plus incompétent que nous avons eu ».« Il nous a désappointé à plusieurs points de vue.la bande d'incompétents que nous avons eu depuis 15 ans.a diminué le Québec à chaque occasion possible.Peut-être ne l'ont-ils pas fait consciemment, mais ils l'ont fait », a précisé M.Lévesque.Des ce Vive uébec » LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 JUIN 1983 Le Québec, accueillent Lévesque à Lille re7art LILLE (PC) \u2014 Des «Vive le Québec» ont accueilli hier à Lille le premier ministre René Lévesque, peu avant qu'il n'assiste à la réception que donnait en son honneur le premier ministre français Pierre Mauroy, qui est également maire de cette ville du nord de la France.Au moment où il arrivait à l'Opéra de Lille pour cette réception suivie d'un dîner, M.Lévesque a été invité par son hôte à traverser la rue pour aller rencontrer les quelque 200 Lillois qui attendaient son arrivée.A la surprise des services de sécurité, les deux hommes se sont mêlés à la foule visiblement heureuse de ce geste.M.Mauroy leur a déclaré que c'est en leur nom qu'il s'efforçait de bien recevoir le premier ministre du Québec, de la même façon que lui-même a été reçu au Québec Tan dernier.« Vous voulez, je crois, qu'on le reçoive bien?» « Oui, oui.On connaît le Québec et on l'aime bien », de répondre la foule.«Si vous allez au Canada, vous serez bien reçus, tous », leur a dit M.Mauroy, et plusieurs Lillois l'ont immédiatement corrigé : « Au Québec ».M.Lévesque, lui, s'est contenté de sourire, et comme si la foule avait voulu excuser son maire, elle a clamé « Vive le Québec ».M.Lévesque s'est rendu à Lille À son arrivée à Lille, le premier ministre Lévesque a passé en revue les troupes française, en compagnie du premier ministre français Pierre Mauroy.photo AP hier pour rendre une visite de courtoisie et « d'amitié » à son homologue français, qui le lui a d'ailleurs bien rendu.M.Lévesque a été accueilli à sa descente de la Caravelle présidentielle par M.et Mme Mauroy, et par le 43ème Régiment de l'armée française qu'il a été invité à passer en revue.Une cérémonie qui Ta visiblement mis mal à l'aise.Il était accompagné dans ce voyage de Paris à Lille des ministres Jacques Parizeau, Jacques-Yvan Morin et Clément Richard.Le ministre de l'Energie et des Ressources, Yves Duhaime, était resté à Paris pour travailler, semble-t-il, sur le dossier Péchi-ney.M.Lévesque et Mme Corinne Côté-Lévesque ont ensuite été conduits au Palais des congrès et de la musique où le premier ministre du Québec a dévoilé une plaque commémorant l'inauguration de cet imposant édifice érigé en plein centre-ville.MM.Lévesque et Mauroy ont ensuite eu un bref entretien à l'hôtel de ville puis ce fut la réception et le diner à l'Opéra de Lille en présence de 400 invités.de la francophonie \u2014GÉRALD GODIN (AFP) \u2014 Si le Québec meurt, la France et le reste de la francophonie suivront à plus ou moins long terme, estime le ministre québécois des Communautés culturelles et de l'Immigration, M.Gérald Go-din.Que la France le veuille ou non, le Québec est la partie la plus exposée du grand corps francophone dans le monde, a-joute le ministre dans la dernière édition du Courrier français, journal de la communauté des Français du Canada et publié à Montréal.Le Québec est le canari de la France, affirme encore M.Go-din, qui compare en effet le Québec à l'oiseau que les mineurs emportaient avec eux au fond des puits afin de s'assurer qu'il y avait dans les galeries suffisamment d'oxygène.Si l'oiseau mourrait asphyxié, les mineurs savaient que leur vie était en danger.Il y va donc de l'intérêt de la France que le Québec soit fort et qu'il ait le pouvoir de déterminer ses politiques, conclut M.Godin, dont les déclarations, notent les observateurs, coincident avec la visite officielle en France du premier ministre québécois, M.René Lévesque.Verres de contact PERMA//J minces, souples et M permanents ! §54 Conçu pour être confortable jour et nuit, ce genre de lentilles est recommandé pour port .Y% permanent parce qu'en tout temps, il transmet à la cornée de l'oeil l'oxygène nécessaire à lui conserver sa limpidité.5 VENEZ LES ESSAYER! 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30 115 5,412 100,034 1 464 750.90$ 349 783.80$ 1 819.20$ 99.30$ 10.00$ 39 1 5 855 209.00$ la course * pied.un sport une victoire une fete 20km Richelieu ÎLE PERROT 3 juillet Numéros non décomposables 1 lot boni de 100 000 $ l 574 B 052 2 lots bonis de 50 000 $ chacun 291 A 472 757 B 957 5 lots bonis de 10 000 $ chacun 130 A 412 696 B 379 696 B 464 713 B 018 795 B 497 10 lots bonis de 5 000 $ chacun 300A134 357A299 435A368 638A165 130B819 131B280 178B191 330B858 541B156 782B880 200 lots bonis de 1 000 $ chacun La modsWei d'encaissement des lots paraissent su verso dei bMiu et des Acnés de sélection.En cas de dkperttt entre cette sste de numéros payants il tste oTTiCKiie, cette oermere i pfioose.1Ù4A430 106A36C 111A993 128A294 132A653 132A822 171A85S 176A234 197A96b 214A9C8 215A536 219A100 241A063 243A643 244A08C 251A3Û4 252AÛ43 25YA154 27CA180 2 7 ù A 8 S 2 281A720 295A04G 306A663 313A507 319A684 3i3A135 3.^ iar./s, : mémoire d'utilisateur I de 128 Ko, logiciel J Texte E, contrat d'entretien de 3 ans NOTA: Remises I quantitatives offertes.Montréal, remplissez ce bon ou joignez-) voire une de visite et postez le tout dès aujourd'hui (Ou téléphonez suis frais au numéro ci-dessous.) 6 juillet O 9:30 13 juillet a 9:30 20 juillet D 9:30 ?14:00 ?14:00 ?14:00 Nom (Écrire en lettres moulées) Poste_-!_Tel__ Entrcpi.i Adresse\u2014 Ville_ ( ENTRE NATIONA1 Dl RENSEIGNI MENTS IBM CP 657 Don Mill* (< Jr.uruO MJC2T( Pros.( .*)( postal L * Marque oN posée d'International Husinr^ Machines Corporation IBM Canada Ltée, «ompannic afïîlict esi un usager in* rh OSM.P.ih.-:-' J APPELEZ SANS FRAIS au 1-800-268-7793 ou POSTEZ LE BON DÈS AUJOURD'HUI r v F.utes votre part vous aussi' Pou' \u2022 mw ti»r un coureur, téléphonez à |
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