La presse, 16 juillet 1983, La presse plus
[" ?Montréal, 16 juillet 1983 volume 1, numéro 23 \u2022 AVENIR BRILLANT, MAIS.La bureautique: pénétration matique pages 2 et 3 LOGIRENTE: discriminatoire, injuste et inefficace m La chronique de Claire Dutrisac, en page 14 A v , EN PRIMEUR CANADIENNE: L'essai de la Lincoln Mark VII La chronique de Jacques Duval, en page 12 CHARLEVOIX: LA PERLE DU SAINT-LAURENT pages 10 eM 1 La mort du monstre de papier?Au tournant du siècle au Québec, il y avait probablement autant de travailleurs agricoles qu'il y a aujourd'hui d'employés de bureau.De la même manière, on peut penser que le nombre des agriculteurs aujourd'hui équivaut à celui des employés de bureau il y a 80 ans.Peu à peu les campagnes se sont vidée:, à mesure que l'industrie croissait et que les fonctions administratives proliféraient.Les tâches de bureau sont apparues massivement, dans les entreprises de service d'abord comme les banques et les sociétés d'assurance \u2014 les plus vieux gratte-ciel de Montréal en témoignent \u2014.puis en périphérie des usines et finalement \u2014 quel boom! \u2014 dans les gouvernements et les services publics.Curieusement, bien qu'à peu près la moitié de la population active du Québec d'aujourd'hui se retrouve dans des fonctions «de papier», le travail de bureau a connu, partout d'ailleurs, une croissance de productivité étonnamment faible en ce siècle.Le fait est d'autant plus frappant que la productivité a dans le même temps connu ailleurs, au champ comme à l'usine, des progrès remarquables, ainsi que le note Yves Le-clerc dans son reportage, en pages 2 et 3.La bureautique dans ce contexte se présente comme le preux chevalier apte à terrasser le monstre de la paperasse.Le-clerc atténue cette nouvelle croyance en signalant les obstacles nombreux que doit rencontrer l'instauration d'une bureautique vraiment intégrée.Il n'en reste pas moins que le marché de la bureautique dans le monde est évalué à 20 milliards $ pour 1985, observe Jean-Guy Duguay en page 4.Cette tendance fait craindre pour l'emploi.Françoise Côté a sondé les milieux syndicaux compétents à ce sujet.Son reportage paraît en page 5.Enfin, Huguette Laprise à Tokyo a jeté un oeil sur les difficultés que les Japonais \u2014 oui, même les Japonais! \u2014 rencontrent dans l'instauration de la bureautique.Son reportage en page 6.PLUS vous offre en outre cette semaine de suivre, avec Jean-François Lisée, la démarche de la Catalogne (six millions d'habitants) vers une plus grande autonomie par rapport à l'Espagne, en comparant bien sûr la situation catalane avec celle du Québec.La Rédaction I DES SENS Serge Grenier (Poursuivant ses vacances, notre chroniqueur a imaginé ce que pourrait donner PaduaJité qui Finféresse en 1986.) aménage son chalet d'Ogunquit, joue aux cartes» prononce des conférences, s'occupe à plein de ses enfants, travaille à ses mémoires.Et, à défaut d'être secrétaire général de l'Union des pays de langue française, il vient d'accepter la présidence de l'Association internationale des personnes seules.(personnalité PET se recycle Remis de sa cuisante défaite, l'ex-premier ministre Trudeau aménage sa maison de Montréal, fait du sport, prononce des conférences, s'occupe à plein de ses enfants, travaille à ses mémoires.Et, à défaut d'être secrétaire général des Nations unies, il vient d'accepter la présidence de l'Association internationale des dirigeants de faciles monoparentales.(cinéma Classiques Après la production des «Anciens Canadiens» de Phi!ippe-Au-bert de Gaspé qui a connu un succès de critique mais des salles vides, voici que Justine et Denis Héroux s'apprêtent à sortir le chef-d'oeuvre de taure Conan.On dit déjà que France Caste! est bouleversante dans le rôle d'Angéline de Montbrun.restaurant Une perle : Une perle noire, celle des Antil les: «Chez Tonton», le plus nouveau restaurant haïtien de Montréal.Service lent mais cuisine remarquable.Les cailles des Cayes, un pur délice.Ainsi que te porc Jean-Claude.' À l'étage, une sympathique petite boîte avec le groupe rock Toussaint-Louverture, la rage de Port-au-Prince.( showbiz - r i ii Partis Avec le décès de deux de nos auteurs-compositeurs-interprètes préférés, l'installation de Diane Tell au Chili, Boule Noire au Gabon, la deuxième et \u2014 probablement \u2014 dernière dislocation de Beau Dommage, la conversion de Donald Lautrec au bouddhisme, les tournées internationales de Belgazou, la retraite de Plume, les succès asiatiques d'André Ga-gnon, l'univers entier qui s'arrache Céline Dion, tes Simard en sabbatique, que reste-Mi?Qui va aller chanter à «Jasmin 86»?(personnalité è Ti-Poil se recycle Remis de sa cuisante défaite, « Vex-prem\\er ministre.Lévesque o CO Os o 5 i on o à la télé) Grands moments Superbe épisode du «Temps d'une paix».Qui n'a pas essuyé une larme furtive aux funérailles de mémère Bouchard?En revanche, qui n'a pas ri d'un bon rire à l'affrontement Mulroney-Bouras-sa, lors de la conférence constitutionnelle?Hein, qui?robot) Bon à tout faire Il balaie, il nettoie, i) lave la vais-, selle, il tond la pelouse, il promène te chien et il cuisine.Une merveille que ce robot.3000$ chez Radio Shack.H obéit aux ordres en français seulement.Il reconnaît son nom.Est-il vrai que l'ancien maire Drapeau aurait baptisé le sien Ma-louf?théâtre L'été, partout Avec 214 théâtres d'été, les critiques ne savent plus qui descendre.Nombre incroyable de reprises cette année: six Jean-Claude Germain, huit Michel Tremblay, quatre Gilles Richer, deux Claude Charron et pas moins de vingt-six Jean Barbeau.En seuls droits d'auteur, autour d'un quart de million pour Barbeau.promenade) Témoins du passé Hallucinante marche à pied parmi les raffineries de Montréal-Est, maintenant toutes fermées.On y plante des arbres, on y aménage une piste cyclable.Le ministre des Affaires culturelles, Claude Ryan, vient de décréter Tensembte site historique.Une bonne main pour Claude.\u2022 : ;^.>'i :;:.::-y'.\\ ¦ ¦ %;: jyï-/':' ' ' V.'.m sans papiers r eve o u réa I i té 'est, depuis un an ou deux, le terme à la mode autant dans les grandes entreprises que chez les fabricants d'équipement: bureautique ou burotique en français, «office of the future» ou « integrated office» ou «electronic office» en américain.On en parle comme si c'était déjà arrivé, ou presque.À peu près tous les constructeurs d'ordinateurs, et une foule de gens qui n'en sont pas, offrent toute une gamme de produits.Il y a un an encore, on croyait que c'était pour demain.Aujourd'hui, on commence à déchanter et à se rendre compte que l'évolution ne se fait ni aussi rapidement, ni de façon aussi harmonieuse qu'on l'avait prévu.Tout d'abord, de quoi s'agit-il?En un mot, de l'automatisation des fonctions du bureau.Assez curieusement, on a constaté récemment qu'à l'aube de l*«ère de l'information», les fonctions de manipulation et d'utilisation de cette information dans les entreprises ont à peine progressé depuis cent ans, malgré l'avènement de la machine à écrire, du téléphone, du photocopieur.On évalue (Scientific American, septembre 1982) à 20 à 30 p.cent les gains de productivité dans ce secteur depuis le début du siècle.En comparaison, le pourcentage équivalent pour la production de biens industriels est de l'ordre de 500, et celui pour la production agricole de 2 500! Par exemple, en 1880, un travailleur agricole nourrissait environ trois personnes; aujourd'hui, il en nourrit 80.Si l'on considère que plus de la moitié des travailleurs aujourd'hui oeuvrent dans le secteur de l'information au sens large, tel que défini par Edwin Parker et Marc Porat, il est clair que dans l'ensemble de nos sociétés évoluées, c'est là que peuvent se réaliser les progrès les plus spectaculaires (les travailleurs de production ne représentent plus qu'environ le tiers de la main-d'oeuvre, ceux de l'agriculture le un-vingt-cinquième).Le bureau sans papiers Il est donc normal que depuis quelques années, surtout grâce à l'apparition et à la croissance de l'outil remarquable de traitement de l'information que constitue le micro-ordinateur, un effort considérable ait été fait pour accroître la productivité dans le bureau.Au centre de cet effort se trouve le concept du «bureau sans papiers», où la création, la transmission et l'archivage des documents écrits sont remplacés par leur équivalent électronique intangible sur écran de télévision, le long de câbles et de fils électriques et dans des banques de données magnétiques.La première manifestation du phénomène est le traitement de texte qui, existant dans les limbes depuis la fin des années 1960, a pris son essor depuis environ cinq ans et continue aujourd'hui à se répandre assez rapidement dans les entreprises de toutes tailles, de même que chez les particuliers (ce texte, par exemple, est écrit sur un système de traitement de texte et «classé» non sur papier, mais sur disquette magnétique).Deuxièmement sont venus les systèmes de consultation de banques de données.Ceux-ci existaient depuis un certain temps, mais étaient réservés à l'usage des savants et des informaticiens.Ce n'est que depuis peu que se répand l'usage des banques publi-.ques de documentation et un peu auparavant celui des banques internes d'entreprises.Enfin, commence à prendre son essor l'utilisation des communications électroniques pour fins de travail de bureau.Par exemple, Bell Canada offre son réseau «intelligent» iNet et son système de courrier électronique Envoy; le CNCP a aussi son système, et plusieurs fabricants d'ordinateurs et d'équipement de communication offrent des «réseaux locaux» permettant de relier entre eux plusieurs ordinateurs ou terminaux.La voix et l'image Pourtant, ce n'est encore là qu'une part relativement mince de ce que devra comprendre éventuellement le «bureau électronique intégré».Presque partout, on ne se préoccupe pour l'instant que de Yves Leclerc données chiffrées et de textes écrits.Or, on est de plus en plus conscient qu'une bonne partie des transmissions d'information dans le bureau se font par la voix et par le graphisme, deux types de données que la bureautique actuelle (sauf rare exception, par exemple chez Wang) néglige complètement.Probablement les trois quarts des équipements actuels de bureautique sont orientés vers le traitement ou l'édition de texte.Or, Don Tapscott de la société Trigon de Toronto estime que ces activités ne représentent actuellement pas plus de cinq à huit p.cent du total des tâches de bureau.Si bien que le gain de productivité, qui est réel (de 100 à 250 p.cent par rapport au temps et au coût d'un document écrit) ne peut guère atteindre plus de trois à cinq p.cent sur l'ensemble des activités d'un bureau.En revanche, à peu près rien n'a été fait pour minimiser les pertes de temps les plus lourdes encourues: celles causées par l'impossibilité d'atteindre quelqu'un au téléphone ou d'organiser une rencontre entre plusieuFs personnes.Les débuts de solution offerts par les répondeurs téléphoniques et les télé-conférences sont encore loin de l'idéal.Quant au domaine de la schématique, ou «business graphies» comme on commence à l'appeler, il en.est à ses tout débuts et la plupart des terminaux et ordinateurs utilisés pour la bureautique sont incapables de représenter des images, même grossières.Pourtant, dans un grand nombre de cas, un organigramme ou schéma (histogramme ou «camembert») peut remplacer plusieurs pages de texte ou des tableaux de chiffres illisibles.Ironiquement, la plupart des systèmes qui permettent ce type de représentation ne fonctionnent actuellement.que sur papier.Compatibilité et intégration Ce qui retarde encore plus le progrès de la bureautique, c'est La bureautique arrive mal pour l'instant à intégrer les diverses fonctions du bureau \u2022- a*. m Cet été, au Québec, c'est super! Québec -3 00 f De l'homme vu comme ordinateur -, : : L'AN 2000 \\' - ;\u2022: ' >:¦\u2022¦¦\u2022: J -i i $ \u2022 - v.\u2022 v Yves Leclerc La Lincoln Mark VII 1984: v epuis le temps qu'on compare l'ordinateur à l'homme il fallait pourtant que l'idée vienne à quel-ju'un de faire l'opération contrai-e, et de comparer l'homme à l'or-tinateur.Je l'ignorais, et vous tussi sans doute, mais cela se fait lepuis une dizaine d'années déjà lans le cadre de la «psychologie ognitive», une branche des ciences humaines qui s'intéresse t la façon dont l'homme acquiert A assimile ses connaissances.«C'est une discipline, explique e professeur Luc Giroux de l'Université de Montréal, qui est domi-lée depuis quelques années par le >aradigme du traitement humain le l'information, qui postule ju'on peut voir l'ensemble des onctions cognitives humaines ;omme un système de traitement ie l'information symbolique.«Dans cette optique, l'activité cognitive est analysée comme oourrait l'être une machine infor-natique, c'est-à-dire en considérant à la fois ses composantes de natériel (mémoire à court terme, rtémoire à long terme, processeur central,*interfaces d'entrée-sortie) 3t de logiciel (procédures d'enco-lage, de décodage et de traite-nent, structure de représentation les données, stratégies de solu-:ion de problèmes).» Qu'est-ce que ce point de vue assez différent nous apporte de neuf?Dans l'ensemble, je ne saurais trop dire, quoique les psycho-ogues eux-mêmes semblent fort satisfaits des résultats acquis grâce à cette «métaphore de l'ordinateur».Ce qui m'intéresse ici, c'est plus particulièrement le travail que le professeur Giroux et ses collègues de l'U.de M.ont réalisé à partir de ce concept sur le problème de l'utilisation humaine des équipements informatiques, et en particulier de bureautique.L'essentiel de ce qui suit a été tiré d'une conférence donnée par Luc Giroux il y a deux mois sous le titre «La dimension cognitive de la bureautique» au Colloque annuel de l'Association de recherches en communication du Québec.Deux types de machines L'exercice consiste à considérer l'interaction homme-ordinateur comme, en réalité, un dialogue entre deux machines à traiter l'information qui sont «programmées différemment», et à voir comment on pourrait harmoniser le mieux possible les deux programmes pour rendre la communication plus efficace et plus agréable.Tout d'abord, note Giroux, alors qu'une machine industrielle de type classique a une fonction spécialisée (souvent unique) et fonctionne de manière analogique (commandes et cadrans reproduisant en gros le mouvement ou l'action de la machine), posant des problèmes d'ergonomie physique pour une tâche avant tout psychomotrice et perceptuelle, une machine informatique a un tout autre caractère.Tout d'abord, elle est moins spécialisée et accomplit des fonctions multiples; c'est une machine numérique, où les actions sont représentées non par des mouvements mais par des symboles; la tâche consiste essentiellement à manipuler de l'information, ce qui est une activité cognitive exigeant donc un «feedback» cognitif, et par voie de conséquence une mise au point ergonomique cognitive également.«Jusqu'ici, précise Luc Giroux, ces dimensions n'ont fait l'objet que de peu de recherches systématiques dans le cadre de la bureautique.Le design des systèmes repose plus souvent sur l'intuition des ingénieurs et des informaticiens, dont la psychologie n'est pas la préoccupation première.L'approche cognitive suggère une analyse plus formelle, afin que la notion d'une machine conviviale ou «user-friendly» soit autre chose qu'un ordinateur qui vous dit «Bonjour» en vous appelant par votre prénom.» Étude de l'interaction Pour y arriver, il faut d'abord analyser la ou les tâches à accomplir du point de vue d'un sujet qui les maîtrise bien, pour identifier clairement les dimensions importantes de chacune des trois composantes de l'interaction homme-système, soit: la compétence de l'usager, la nature de la tâche et l'architecture du logiciel (bureautique dans le cas présent).On étudie donc les paramètres, ou caractéristiques de la tâche, du sujet et de la machine, en gros selon le schéma suivant: a) Sujet: limites de mémoire courte et longue; capacités psycho-motrices, vitesse de traitement des opérations mentales, stratégies de résolution de problèmes, procédures de lecture et d'écriture; qualités individuelles.b) Tâche: degré de complexité et niveau d'expertise requis; aptitude à se décomposer en sous-tâches plus simples; niveau de rendement minimal (le gain dépasse le coût).c) Machine: efficacité des interactions, en général et selon les divers types; syntaxe des commandes; qualité de l'interface physique; universalité versus adaptation à la tâche.Une fois cette étude faite, on peut voir à quel point la machine et son logiciel sont bien adaptés et à la tâche et à l'utilisateur, et par suite prendre les actions correctives qui s'imposent, soit du côté de l'usager (meilleure formation), soit de celui de la tâche (meilleure définition ou subdivision), soit de celui de la machine (modifications au matériel, au logiciel ou les deux).Cette approche est trop nouvelle pour qu'on puisse se dire absolument curtain des résultats qu'elle pourra donner.Elle ne saurait faire pire que la stratégie «hit and miss» utilisée jusqu'à maintenant dans ce domaine: «Le Québec, conclut Luc Giroux, est à la recherche d'une voie de développement face aux nouvelles technologies.On parle entre autres beaucoup d'un «super-créneau» du logiciel.Une des voies à suivre est peut-être la mise au point de logiciels non seulement performants au point de vue informatique, mais qui tiennent compte de la psychologie de ceux qui les utilisent.» q ous venions de quitter le circuit de Sears Point dans le nord de la Californie et nous roulions sur une petite route en lacets de la vallée de Sonoma lorsque mon illustre passager résuma parfaitement toute l'importance de l'événement.«Qui aurait pu croire, il y a quelques années à peine, que l'on en viendrait un jour à comparer une grosse voiture de luxe américaine à une Mercedes-Benz et à en faire l'essai sur une piste de course?» C'eût été impensable et franchement ridicule.C'est pourtant le programme qu'avait organisé la compagnie Ford pour l'avant-pre-mière de la toute nouvelle Lincoln Mark VII 1984 et je dois dire tout de suite que la voiture s'est montrée parfaitement à la hauteur don tel affrontement.Bien sûr, mon interlocuteur n'était pas tout à fait impartial mais même si Jackie Stewart fait de la publicité pour Ford, il n'a pas perdu pour autant sa lucidité et il conserve des vues très éclairées sur le statut de l'industrie automobile.Et, concernant la nouvelle Mark VII de Lincoln, il n'a fait qu'exprimer le fond de ma pensée.Dans son édition 1984 et plus particulièrement dans sa version LSC (pour « Luxury Sports Coupe»), cette voiture est littéralement méconnaissable.Fini les pneus à flanc blanc, le toit de vinyle, les glaces de custode «opéra» et toutes ces fioritures inutiles.En lieu et place, on a conçu une voiture au style épuré qui reprend le thème de la récente Thunderbird et dont les phares parfaitement intégrés ont permis d'obtenir un coefficient aérodynamique très favorable de 0,38.Allégée d'environ 150 kg et raccourcie d'une trentaine de centimètres, le seul indice qui permet de l'associer à sa devancière est le traditionnel renflement au niveau du coffre arrière.Le pedigree Le styliste en chef de Ford, Jack Telneck, n'était pas d'accord avec cet artifice mais il avoue que c'est l'une des rares concessions qu'il a dû faire à la haute direction.Pour le reste, lui et les ingénieurs assi- gnés au développement de la voiture ont eu carte blanche et c'est ce qui fait que la Mark VII LSC a hérité d'une direction à crémaillère, de quatre freins à disque, d'une suspension à air unique contrôlée par micro-processeur et qu'elle roule, tenez-vous bien, sur des Good Year Eagle GT à taille basse.Voilà un pedigree assez exceptionnel, il faut en convenir, pour une voiture qui n'était autrefois qu'une opulente boulevardière sans aucune prétention sportive.Or, cette bourgeoise enracinée est devenue un séduisant coupé Grand Tourisme amplement capable de donner la réplique à une Mercedes-Benz 380 SEC et, ce qui ne gâte rien, à moins de la moitié du prix.Les puristes vont sans doute s'objecter mais quand on peut se lancer à fond sur un circuit de vitesse au volant d'une voiture de 3625 livres sans que les pneus ne déjantent dans les virages ou que les freins vous faussent compagnie après quelques tours, il y a matière à réflexion.Le simple fait de pouvoir se prêter à une utilisation aussi abusive est déjà une référence qu'une balade sur la route a tôt fait de confirmer.La Mark VII n'est ni une voiture de course, ni une voiture de sport mais son comportement routier nous montre bien qu'elle a fait l'objet d'une transformation radicale par rapport aux précédents modèles de cette lignée.Suspenson inédite L'une des caractéristiques les plus intéressantes de cette Lincoln est sa suspension à air à contrôle électronique mise au point conjointement par les ingénieurs de Ford et la compagnie Good Year.La voiture roule en quelque sorte sur un coussin d'air plutôt que sur des ressorts en acier et c'est ce qui a permis d'améliorer la tenue de route sans pour autant nuire au confort.Le système, que l'on dit fiable et très durable, a été expérimenté sur plus de deux milliards de milles et il permet de corriger constamment l'assiette de la voiture en fonction de la charge, des accidents de terrain et de l'incli- CONDUIRE Jacques Duval absolument méconnaissable Voitures et vignobles naison de la carrosserie que ce soit en virage ou en freinage.Il est important de souligner que le système agit sur les quatre roues et qu'il compense automatiquement la poussée latérale ou longitudinale.La suspension bénéficie en plus d'amortisseurs pneumatiques et de barres stabilisatrices à l'avant et à l'arrière.La version LSC se distingue par des éléments de suspension renforcés, une direction à faible démultiplication et un rapport de pont plus élevé pour de meilleures accélérations.Ce modèle vise nécessairement les acheteurs de grandes routières européennes et il est certain que la clientèle traditionnelle de Lincoln risque de s'y sentir un peu dépaysée.Elle pourra toutefois se rabattre sur les versions Bill Blass ou Gianni Versace qui, tout en respectant la nouvelle architecture de la Mark VII, sont plus orientées vers le luxe, le confort et la douceur de roulement.Par rapport à ces dernières, la LSC propose une présentation intérieure beaucoup plus sobre sans chrome ou simili-bois, même si tous les accessoires habituels sont en place.On peut même obtenir en option un compas à affichage digital qui est très pratique pour ceux qui ont tendance à perdre le nord.Le groupe moto-propulseur est identique dans toutes les versions et consiste en un V8 de 5 litres à injection électronique jumelée à une boîte de vitesse automatique à 4 rapports.Précisons toutefois que la voiture sera offerte éventuellement (quelques mois après son lancement en septembre) avec un moteur 6 cyl.turbo diesel de 2,4 litres fabriqué par BMW et une boîte automatique ZF également de construction allemande.On a beau avoir réalisé plus de 2000 essais de voitures dans sa vie et fait de la course automobile avec un certain succès, on se sent toujours un peu intimidé quand on se retrouve en compagnie d'un bonhomme qui a été trois fois champion du monde des conducteurs.Par la correction de son comportement routier, la Lincoln Mark VII m'a toutefois permis de ne pas faire sourciller mon célèbre compagnon de voyage.à moins que l'impassibilité fasse également partie de son rôle chez Ford.Conclusion Avec le lancement de la Mark VII et celui des Mustang SVO et EXP Turbo qui eut lieu au même moment (et dont nous traiterons bientôt), Ford a brillamment démontré que l'agrément de conduite jouait désormais un rôle de tout premier plan dans l'élaboration de ses nouveaux modèles.Après tout, on ne convie pas les journalistes à une piste de course en compagnie de Jackie Stewart pour admirer une nouvelle calandre ou des enjoliveurs chromés.?La nouvelle Lincoln Mark VII 1984 est considérée comme une cuvée très spéciale par la compagnie Ford et on a tenu à souligner le caractère exceptionnel de ce millésime en procédant à son lancement dans un cadre hors de l'ordinaire.Délaissant le décor asphalté des pistes d'essai de Dearborn, on avait convié les journalistes dans la vallée de Sonoma en Californie, une région vinicole réputée possédant un cachet typiquement européen.Avec la vallée de Napa située à proximité, ce coin des États-Unis compte pas moins de 140 «wineries» ou viticulteurs qui produisent plusieurs vins de très haute qualité.L'essai de la Mark VII LSC fut d'ailleurs suivi par la dégustation d'un Cabernet sauvignon 1979 et d'un curieux mais agréable Car-neros Spiceling (moitié Riesling, moitié Gewurztraminer) dans les caves de Buena Vista, la plus ancienne maison du genre en Californie.Fondée en 1857, cette entreprise a marqué le début de l'industrie du vin dans cet État américain.Une caisse de vin du même producteur était décernée à il'auteur du meilleur temps dans un slalom organisé par Lynn St.James (pilote Ford à ses heures) pour mettre à l'épreuve la maniabilité des nouveaux modèles.J'aurai bientôt l'occasion de faire «l'essai» de ce Chardonnay 1980.Ford avait établi son quartier général au splendide Sonoma Mission Inn qui propose, entre autres services, une cure de remise en forme de cinq jours (diète, massages, bains de boue et tout Je kit) pour un modeste 1 800$ US.Le dirigeable Good Year était de la fête avec son impressionnant nouveau tableau électronique en couleur proclamant les mérites des nouveaux produits Ford.et de leurs pneus Good Year.Les journalistes avaient d'ailleurs droit à un p'tit tour de «blimp» et à une leçon abrégée de pilotage.Un jeu d'enfant.Edsel Ford, le fils de Henry jr., était aussi de la partie.Après un apprentissage en Australie, il travaille maintenant comme assistant-directeur du département des nouveaux produits.La piste de Sears Point où avait lieu la présentation des modèles 1984 appartient à l'ancien pilote de course Bob Bon-durant qui y donne un excellent cours de conduite haute performance en utilisant notamment une impeccable flotte de 15 Mustang GT.L'école possède également une impressionnante Ford LTD 1983 utilisant la même mécanique que la Mustang GT 5 litres.Un modèle identique avec boîte de vitesses manuelle à 5 rapports sera commercialisé à partir de 1984%.Les policiers l'attendent avec impatience.Deux restaurants à ne pas manquer dans les parages: Hotel Depot 1870 à Sonoma et l'Auberge du soleil à Rutherford Hill.Ce dernier surplombe la vallée de Napa et sert une cuisine absolument exquise.Réservations de rigueur.Oubliez les prix d'aubaine pour les vins de Californie.Même sur place et chez le producteur, les bons Cabernet ou Chardonnay vont chercher dans les 10$ ou plus us.n Jacques Duval et son.«copilote» Jackie Stewart au cours de l'essai de la nouvelle Lincoln Mark VII 1984. ri V Dr Gifford Jones SE SOIGNER ébut de l'après-midi, à Honolulu: «Mon doux, pourvu qu'aucune connaissance ne m'aperçoive!» Je venais littéralement de me traîner à quatre pattes jusqu'à une église historique et reposais allongé sur un banc.Personne de mes connaissances, mais un groupe de femmes entre pour visiter l'église.Il fallait voir leur air abasourdi quand elles se sont approchées de moi.«Une honte, ivre à deux heure de l'après-midi!» Pourtant, ma! en point comme je l'étais, même Une sciatique Honolulu une remontrance du pape n'aurait pas pu me faire lever de ma couche.Je gisais là depuis une heure.Un éternuement royal avait déclenché un élancement électrique dans toute la jambe droite, me transfigurant brusquement en un idiot incapable d'articuler un mot.L'ancienne église était l'abri le plus près où je pouvais me coucher.Des plus grands aux plus hum-Dles, 80 p.cent de l'ensemble de la population souffre, un jour ou l'autre, d'une douleur aiguë au dos.I nomas Jefferson, blessé en labourant devant ses esclaves; John Kennedy, que seule sa chaise berçante soulageait, et Ernest Hemingway qui devait écrire debout! Plus récemment, des vedettes comme Elisabeth Taylor, Barbara Streisand et Lee Trevino ont aussi connu les affres des douleurs lombaires.Qu'importent les causes! Il existe maintes théories pour expliquer les raisons d'un aussi grand nombre de victimes des maux de dos, mais l'une des plus populaires est celle de l'évolution: l'Homme n'est pas bâti pour se te- nir debout, mais pour circuler à quatre pattes.Ce n'est pourtant pas l'avis du Dr lan MacNab, orthopédiste de réputation internationale de Toronto.«Les animaux, les Dachshunds notamment, sont plus fréquemment atteints de maladies discales que les êtres humains.En outre, comment présumer de la posture de nos ancêtres avant la position debout?» soutient-il.Pour le Dr Hamilton Hall, autre orthopédiste, l'usure et la fatigue des facettes articulaires des vertèbres sont les causes les plus courantes- des maux de dos.Autre point de vue, celui du Dr Casey, spécialiste de la douleur à l'Université du Michigan, qui croit plutôt à un phénomène social, une manière de maladie collective.Enfin, d'aucuns suggèrent que les douleurs cervicales et lombaires sont d'origine psychologique, ce que confirme l'expression populaire «avoir quelqu'un sur son dos».Et pour quelques-unes, les maux de dos seraient plus plausibles à invoquer que la migraine la nuit venue! Toujours est-il qu'allongé sur mon banc d'église, toutes ces hypothèses m'apparaissaient comme une farce monumentale.Je n'avais nul patron «sur le dos», et encore moins de troubles socio-affectifs.Mon seul problème consistait en une hernie discale comprimant le nerf sciatique, résultat d'un éternuement intempestif.Surtout le repos au lit En crise aiguë, la recherche d'une façon de soulager la douleur devient parfois aussi exaspérante que la douleur elle-même.D'aucuns médecins vous recommandent des enveloppements humides chauds, les autres ne jurent que par la glace, allez donc savoir! Personnellement, plusieurs craintes m'effleuraient l'esprit cet après-midi là.Je savais qu'une telle douleur augurait des embêtements.D'abord, il me faudrait regagner l'hôtel en me traînant et m'aliter pour plusieurs jours.Et puis ensuite annuler mon voyage de retour car le traitement le plus efficace contre une douleur lombaire est le repos total au lit, de l'aspirine et des doubles punchs hawaiiens Quant aux plus débrouillards, ils dénichent une paire de mains expertes pour masser leurs muscles endoloris.Mais plus oppressante était la crainte que la douleur persiste en dépit de ce traitement initial et conservateur.Je me disais qu'à moins d'être paralysé, jamais aucun orthopédiste ne parviendrait à me persuader à m'enlever un disque.Sous le sceau de la confidence, l'un des plus grands chirurgiens au Canada m'a déjà confié un jour: «Je suis parmi les meilleurs, mais ne me demande pas de t'opérer.Tu guériras avec le temps».À l'instar des hysterectomies et des cholecystectomies (ablation de la vésicule biliaire), il se pratique nettement trop de dis-coïdectomies de nos jours.Le Dr Tinneson de Philadelphie affirme: *Une intervention ne s'impose pas lorsque vous pouvez tolérer la douleur.» Néanmoins, il arrive que la douleur persiste et soit intolérable.Etendu sur mon banc, je songeais à la chance que j'avais de connaître une nouvelle technique qui permet d'éviter de passer au bistouri.Nous reparlerons de ce nouveau procédé la semaine prochaine.?Logirente: discriminatoire, injuste et inefficace! Trompe-l'oeil: c'est le mot flagellant utilisé par le Front commun pour désigner le programme Logirente, dans un mémoire présenté au ministre de l'Habitation et de la % Protection du consommateur, M.Guy Tardif, au début de juin dernier.Ce Front commun est formé de l'AQDR (Association québécoise o pour la défense des droits des re- £ traités et préretraités: la FADOQ (Fédération de l'Âge d'or du Qué- û bec) et le Forum des Citoyens d âgés.2 Ça dégringole! Depuis sa création en 1980, Lo- 5 girente n'a apporté qu'une aide très peu significative à moins de 4 < p.cent des personnes âgées du n Québec, environ 20 000 sur rf\" 564 000.Et le mémoire souligne £ que l'extension du programme z (que l'on demande malgré tout) à j ceux qui ont de 55 à 64 ans ne £ ferait qu'augmenter «l'illusion de l'aide»! d Rappelons que Logirente avait £ deux objectifs: l'un, habillé d'humanisme, voulait aider les person- 6 nés âgées qui consacraient une ï trop forte part de leurs revenus à se loger convenaoïement; l'autre, par ce biais, voulait les inciter à demeurer chez elles plutôt que de recourir aux HLM ou aux établissements du réseau des Affaires sociales.C'est un but nettement économique et qui semble primer le premier.Malgré tout, Logirente se situe dans une visée plus large qui s'appelle le maintien à domicile.En 1980, lors de sa création, ce programme comptait toucher 60 000 personnes: 26 747 seulement ont pu en profiter; 25 000 demandes ont été refusées.En 1981, 20 000 bénéficiaires étaient inscrits dont certains ont vu leur allocation diminuer de 15,21$ à 2,15$ par mois.En 1982, au 14 janvier 1983.les chiffres étaient les suivants: 16 729 acceptations, 6167 refus et 2500 cas encore à l'étude.Demandes totales.25396.Ces données, fait ressortir le mémoire, impliquent «un dépérissement accablant du programme Logirente».L'incitation à demeurer chez soi est mince! Une course à obstacles Quand on lit le mémoire du Front commun, on a limpression qu'il /-> VIEILLIR V_J s'agit plutôt d'une course à obstacles pour que le gouvernenemt réduise au minimum l'application de son programme.La majorité des 65 ans et plus résident dans deux catégories d'habitations détenues par le secteur privé: des maisons de chambres et des logements modestes.On sait aussi que les HLM ont la préférence des personnes âgées mais le nombre de celles qui en profitent est minime en comparaison du besoin et de la demande.Les listes d'attente sont plus longues que le nombre d'unités déjà occupées.On ne doit pas ignorer aussi que le gouvernement trouve cette formule fort onéreuse.Quatre obstacles freinent l'application du programme.D'abord, Logirente fixe son allocation à 30 p.cent d'un loyer plafonné souvent crevé dans la réalité.Tant pis pour ceux qui paient un loyer plus élevé! Dans les HLM, le pourcentage est de 25 p.cent des revenus du locataire, donc de sa capacité de payer.Le Front commun s'élève contre cette discrimination et demande que le calcul des revenus soit fait d'une façon comparable et que les revenus admissibles soient fixés au-dessus du seuil de pauvreté reconnu.Autre discrimination: le loyer de base d'un HLM comprend les ser- Claire Dutrisac vices de chauffage, l'eau chaude, les taxes, une cuisinière, un réfrigérateur et souvent un terrain de stationnement.On est loin du compte avec les frais afférents que reconnaît Logirente, et encore, une allocation forfaitaire est versée, non le coût réel de ces frais.Le gouvernement ne respecte pas le principe qu'il a lui-même énoncé, à savoir qu il ne faut allouer plus de 25 p.cent de ses revenus au loyer.Le programme Logirente non seulement exige une contribution de 30 p.cent mais il ne couvre que 70 p.cent du loyer plafonné, donc une proportion encore plus mince du loyer calculé en tenant compte en partie des frais afférents.Les personnes en hébergement disposent de 90$ par mois pour leurs dépenses personnelles, somme que souvent les personnes âgées à domicile n'ont pas.Cependant, leurs besoins en loisirs, transports, visites sont aussi grands, sinon plus.Le loyer plafonné des chambres est fixé à 145$ par mois.Dans certaines localités, ça va, dans les centres urbains c'est souvent insuffisant.Le loyer plafonné d'un logement pour personne seule a été porté à 215$ et pour un couple à 230$ par mois, sans tenir compte de l'augmentation des coûts réels: chauffage, eau chaude, etc.Cette politique freine la recherche de logement dont le loyer serait trop élevé.Faut que les taudis se louent.non?Ces deux éléments, le pourcentage de l'allocation et le plafonnement du loyer doivent être revisés si l'on veut être efficace.Interdit d'entrer Les personnes âgées de 55 à 64 ans comptent parmi les plus démunies de notre société.Elles ne disposent que d'un faible revenu provenant soit de l'assuran-ce-chômage, soit de l'aide sociale et parfois, dans très peu de cas, d'une rente de retraite minime.Les femmes seules constituent la majorité de ce groupe et 80 p.cent vivent sous le seuil de la pauvreté.Mais.défense d'entrer! Logirente n'est pas pour elles!.La Régie du logement La Régie du logement n'est pas une défense efficace contre les hausses de loyer.Les locataires préfèrent les accepter plutôt que d'avoir recours à la lourde bureaucratie de la Régie et de mécontenter un propriétaire souvent mieux armé pour justifier ses augmentations.Deux autres barrières sont dressées devant les postulants au programme Logirente.Les moyens de diffusion utilisés ne rejoignent pas la clientèle visée; les dépliants sont souvent transmis avec de tels retards que les délais mentionnés pour retourner le coupon sont déjà expirés au moment de la réception.Enfin, la procédure d'adhésion au programme e$t trop complexe et décourage les demandes.Bref, Logirente est un programme qui, amélioré, serait valable.Comme il est, c'est un sépulcre blanchi! ? PHOTOGRAPHER Antoine Désilets «Ainsi pont, pont, pont.» C'est où ce pont-là, M.Désilets?Ben voyons! C'est le pont de l'île! «L'île?» L'île! L'île d'Orléans! Celle que Félix Leclerc habite et dont il a fait le tour.» Vous le saviez, bien sûr! Sauf que vous ne laviez peut-être jamais vu comme ça.Pourtant, placé dans un certain axe et regardant le pont de très loin, c'est ainsi qu'il vous apparat trait.Mais pour reconstituer cette image, les connaisseurs savent déjà qu'il faut employer un super-télé-objectif, dans ce cas-ci un Nikkor 500mm catadioptrique à ouverture fixe de F/8.Comment suis-je «tombé» sur cette image?En regardant dans mon rétroviseur, au retour d'un reportage chez le Grand Poète de l'île.et par le hasard de mes recherches sur les jeux de lignes, les perspectives percutantes et les formes symétriques, qui sont assez rares dans la nature car cette Dame se complairait plutôt dans l'asymétrique et le désordre organisé! Je cherche quand même et inutile de vous dire quel tour a pu faire mon sang au moment où j'ai ainsi « vu » le pont de l'île! Ma voiture s'est presque d'elle-même arrêtée sur l'accotement, à la surprise du journaliste qui m'accompagnait: «Qu'est-ce ce que tu fais?» La réponse est toujours la même: «Je fends des poteaux.Oups! Je prends des photos! Attends-moi, j'arrive!» Mise en piace du télé, prise de position au beau milieu de la route (ne laissez pas vos enfants faire ça!) et trois ou quatre clichés en rafale au 1 /500 de seconde à F/8 avec le filtre rouge léger incorporé à l'objectif: film Kodak Tri-X 400 ASA et tirage sur papier Kodak no 3.Toute l'oDération (excluant le tirage!) a duré moins d'une minute, même si j'ai attendu que deux autos se croisent, toujours pour ajouter à la symétrie! J'avais aussi bénéficié de «l'effet téléphoto», qui est dû à ce que cet objectif ne «voit» que 3 ou 4 p.cent du champ couvert par un objectif normal: il nous révèle ainsi des rapports dimensions/distance entre les objets que la vision «normale» ne nous permet pas de percevoir étant donné qu'ils ne s'établissent qu'entre des objets très éloignés du point d'observation.Les objectifs à longue focale nous permettent donc «d'aller chercher» de «petites scènes» qui se passent au loin, sans pour autant «aplatir» ou changer la perspective, comme on le croit souvent.Dommage que nous soyons la plupart du temps trop préoccupés par l'immédiat et la proximité des choses et que nous laissions aux faucons et autres «longs voyeurs» tout le plaisir de déceler ce qui se passe plus loin que le bout de notre nez.! ?c f L f < r Mario Masson Di OUR TER Sous regard d'un soleil noir futur Sous le regard d'un soleil noir, Francis Dho-mont, no 9109 dh, série gramme I.N.A.G.R.M., Harmonia Mundi, 1982.jolie.Douce parfois, quand d'euphorie le corps s'absente et l'esprit respire un brin d'éternité.Alors nul se profile, et le passé est échu enfin.Que le moment présent.L'immanence prend forme.Un soleil qui dérive.Un rire harmonieux.Souvent les yeux.Rayonnement de l'être, un fragment oublié.Le bonheur, peut-être.Folie.Dure aussi.Toujours trop longue.Noire comme un sang malade.Sombre de désirs virulents inaltérables.Le repli dans l'ourlet.Le manque.La perte.De quoi?D'un rien vu comme un tout.L'impossibilité à vivre.Le cerveau se tord dans une résille poisseuse qui en excite les extrémités, les chauffe à les blanchir, en dissocie les liens, les effiloche aux quatre vents de l'âme.N'en reste qu'une image, altérée, lourde comme un miroir au teint bistre, chevauchée d'éclairs, lucidité si brève, sous le regard d'un soleil noir.Un univers d'implacable enfermement, celui de la schizophrénie, quand l'être fait naufrage.Étrange entrée en matière! C'est qu'il est question de démence dans ce disque marqué par des paroles de fous.Déjà le titre effarouche.Un soleil noir, la chaleur refusée, la mort lorsque d'aventure la lumière s'éclipse.L'intérieur, lorsque les sons ruissèlent, estomaque tout autant.Une telle rencontre, celle des textes de Laing l'anti-psychiatre et de la musique électro-acoustique de Francis Dhomont, ne peut être banale.Ronald D.Laing.Il a marqué, un jour, de son pas décidé la psychiatrie.La remettait en question.C'est une longue histoire, parfois scientifique.Au bout de cette réflexion, des gens, ordinaires, à sortir du tunnel, celui de la perte de la conscience.Pour eux, la réalité n'est pas que celle qu'ils construisent pour survivre, happés par leur inexistence même, immobiles, minéralisés.Le schizophrène est seul, avec pour tout langage que son silence.Francis Dhomont, touché par ces énoncés venus de bouches trop souvent closes, tente ici de reproduire l'émotion contenue de la schizophrénie.Pour y parvenir, il utilise la musique électro-acoustique, souvent décrite comme incompréhensible, inorganisée, à la limite de l'audible, en bordure de la folie,mais si parfaite donc, en ce sens, pour rendre palpables le déséquilibre et l'instabilité.Car avec la musique électro-acoustique, nous sommes bien loin des conventions.Partons d'abord de la musique tonale, où harmonie et mélodie sont réglées par l'obligation de respecter un ton principal.Beethoven, Bach, Mozart, Ravel l'ont explorée avec grand bonheur.Mais certains musiciens, comme Schonberg, rêvaient de supprimer la tonique en introduisant la notion de SÉRIE, pour ensuite composer de la musique sans tonalité, donc atonale.Ce système prit le nom de dodécaphonisme.Puis tout naturellement, la musique dodécapho-nique devait devenir un sous-ensemble de la musique sérielle, plus riche de possibilités, plus énigma-tique aussi.Dans la foulée, la différence ne devait plus simplement se faire entre le son et le silence, mais entre ie bruit et le silence.Parallèlement l'apparition de techniques nouvelles, fondées sur l'électronique, devait modifier le paysage musical.Francis Dhomont se situe à la pointe de cette recherche.La mélodie, i'harmonie et le rythme n'ont plus pour lui le sens qu'on leur accorde habituellement.Il leur a substitué plutôt, pour parler des sons, les notions de hauteur, d'intensité, de durée, de timbre, de couleur, de forme, de masse, de pente ou de vitesse.La musique électroacoustique, fermentant dans les lieux obscurs des laboratoires où les oscilloscopes! les rubans magnétiques, les égalisa-teurs ont remplacé les pianos et les violons, relève de l'émotion pure.Un moment lancinante, elle vibre à la limite de l'audible, s enroule sur elle-même, scintille, et enfle pour devenir grosse comme un boeuf.Puis elle s'éteint, stridence acariâtre dont la couleur change brusquement.Chute vertigineuse.Les sons graves respirent, hachés, s'unifient et éclatent.Et un bruit comme de l'eau qui goutte.Musique vive comme les sentiments.Colérique, parfois grossière, tendue comme lorsque l'on vient de se frapper la tête contre une porte mal fermée, qu'on a le goût de lui donner un coup de poing rageur et que le geste s'arrête en pleine course.Cette gestuelle n'a prise qu'une fraction de seconde.La musique électroacoustique réagit et ondule à la même vitesse, si près qu'elle est des sens.Ce côté inorganisé, trouble, arythmique, sauvage s'adapte bien à la lecture des textes de Laing.Nulle autre qu'elle peut rendre cette insatisfaction profonde, la misère morale, la fuite hors du temps qui caractérisent la schizophrénie.Lisez le texte suivant, presque poésie de Laing, accompagné de la musique de Dhomont.Un souffle métallique jaillit qui diminue pour exploser lorsque le désir est inassouvi.La voix qui déclame, claire au début, tordue et ravagée par la suite, se noie dans les sons sérieux qui la côtoient.Écoutez.Je n'ai jamais eu ce que je désirais J'ai toujours eu ce que je ne désirais pas Ce que je désire je ne l'aurai pas Je désire ce que je ne puis avoir PARCE QUE ce que je ne puis avoir EST ce que je désire Ce texte, une litanie, est la vie même qui passe, par le désir.Certains s'y font, d'autres pas.Qui sont les plus malades?n 00 Des Québécois s'illustrent au «World Open » LU < to < -LU OC y-Z O to La 11e édition du fameux «Worl Open» a permis cette année à un nombre inhabituel de Montréalais de s'enrichir tout en pratiquant leur passe-temps préféré.Dans pas moins de quatre sections sur sept, nos ressortissants ont partagé la première place tout en s'assurant de prix en argent dans les quatre chiffres.Dans la section «Open», obligatoire pour les plus de 2000, le champion du Québec Kevin Spraggett s'est brillamment comporté avec un score de 7-1, exae-quo avec le GM argentin Quinteros et les Ml Bass, Shirazi et Zalts-man.Bass et Zaltsman sont d'origine soviétique tandis que Shirazi est iranien bien qu'il réside aux É.-U.depuis quelques années.En route vers ce succès, Spraggett a défait Connors (2125), Getz (2213), Frankle (2341), Kopec (2416), Ftacnik (GM 2570) et Frias (2511), en plus d'annuler contre Quinteros (2581) et Dlugy (Ml 2506).Les cinq vainqueurs du «World Open 1983» ont empoché chacun 2420 $US.Dans la section 2 (1900-2000), Vidhyadher Kachroo est premier exaequo avec 6%-1S et gagne 1 200 $ tout comme François Parent dans la section 4.Dans la section 3 (1800-1900) il s'agit d'un véritable balayage puisque Thomas Balla et Benoit Alain terminent avec 7-1, se partageant les deux premiers prix, soit 1 500 $ chacun.Malgré ces succès et ceux des années antérieures, on remarque une baisse de la participation québécoise (une quinzaine de joueurs environ) et une baisse générale.Seulement 840 joueurs au total, c esi peu si on songe que le tournoi avait été déplacé de Philadelphie à New York.On peut peut-être expliquer cet insuccès relatif par la tenue du «New York Open» d'avril, qui, avec sa bourse de 100000 $, a sûrement porté ombrage au «petit» 57 000 $ du «World Open».Je crois toutefois que l'explication réside davantage dans la formule même de ces tournois.Les hauts coûts d'inscription nécessaires pour financer une bourse distribuée un peu comme dans une loterie créent un certain désabusement, surtout chez les nouveaux joueurs.Ceux-ci sont amenés à penser beaucoup trop en fonction des bourses par rapport au plaisir de jouer aux échecs.Beaucoup de joueurs ordinaires éprouvent beaucoup de plaisir à participer à un grand tournoi à cause de l'opportunité qu'ils ont de côtoyer des maîtres et des grands maîtres.Sous cet aspect, le «World Open 1983» était particulièrement raté.La section ouverte qui incluait tous les meilleurs joueurs était située à l'étage des salles de réception au-dessus du rez-de-chaussée, tandis que les Jean Hébert sections 2 à 7 se retrouvaient groupées 18 étages plus haut! Évidemment ces inconvénients n'affectent pas beaucoup les fanatiques qui s'y rendent année après année, mais pour d'autres, c'est décevant surtout lorsqu'on ne gagne pas d'argent.Spraggett-L Ftacnik World Open 1983 défente Gruenfeld 1-d4 Cf6 2-c4 g6 3-Cc3 d5 4-Cf3 Fg7 5-cxd5 Cxd5 6-g3 G-0 7-Fg2 Cb6 8-0-0 Cc6 9-e3 e5 10-d5 Ce7 11-e4 Fg4 12-a4 c6 13-a5 Cc4 14-Db3 Cxa5 1 5-Da2 b6 16-b4 Cb7 17-Fg5 c5 18-d6 Cxd6 (Forcé.Si 19.Dxd6 20-Tfd1 Dc7 21-Cb5) 19-bxc5 (Les noirs auraient l'avantage après 19-Cd5?Cxd5! 20-Fxd8 Cxb4 suivi de Tfxd8) Cdc8 (Si 19.bxc5 alors 20-Cd5 serait fort) 20-Da3! (Un nouveau coup! Jusqu'ici tout avait déjà été joué et analysé.Pour le pion en moins les blancs exercent une pression suffisante sur le jeu noir.) Tb8 21-Tab1 Dc7 22-Tfc1 bxc5 23-Txb8 Dxb8 24-Dxc5 f6 25-Fe3 Td8 26-Cd2! Ff8?(Meilleur était 26.Fe6) 27-Da5 Td6 28-Cc4 (Selon Spraggett les blancs ont ici un avantage décisif) Tc6 29-Cd5 Rg7 30-Dd8 (30-Cb4!) Rf7?31-Cxe7 Txc4 (si 31.Fxe7 32-Dd5 Te6 33-h3 gagne le F / g4) 32-Txc4 Fxe7 33-Dh8 Fe6 34-Dxh7 Re8 35-Tc1 1 -0.?ERRATUM PLUS présente ses excuses aux amateurs d'échecs à propos de l'absence des diagrammes qui devaient accompagner la chronique de Jean Hébert de la semaine dernière.Diagrammes et les textes d'accompagnement seront publiés dans une prochaine chronique.(NDLR) ¦¦Ci \u2022 > m m m vv: \u2022\u2022:.:> ¦ M hommes I la qui donnent une âme un hôtel La tradition et la réputation d'une chaîne a sans aucun doute son importance en hôtellerie.On sait tout de suite qu'un Holiday Inn et un Quatre Saisons n'offrent pas la même catégorie de service et de confort.Et on ne peut s'empêcher de s'interroger sur ce qu'il adviendra du Reine Elizabeth maintenant que le Canadien National, qui a fort peu d'experts en ce domaine, a décidé de l'exploiter à la place de la chaîne Hilton, qui en a beaucoup.Il ne fait pas de doute non plus que la personnalité de son directeur général influe sur celle d'un hôtel, même s'il doit fonctionner dans le carcan et selon les contraintes que lui impose son organisation.Il y a peu de métiers qui exigent autant de versatilité et de qualités diverses.La direction d'un grand hôtel de plusieurs centaines de chambres, cela exige d'abord un administrateur chevronné, un négociateur et directeur de personnel qui sache négocier de multiples conventions syndicales tout en motivant des employés qui, selon leurs fonctions, se croient souvent des piima donna; un communicateur qui a le sens des relations publiques; un diplomate qui apaise les tempêtes possibles au sein dune clientèle issue de toutes les couches sociales; et une personnalité assez forte qui déteint sur ce qui n'est, en somme, qu'une autre masse de béton et de verre.Il doit aussi avoir été un globe-trotter increvable qui a appris son métier sous toutes les latitudes et longitudes de la planète.La preuve qu'un directeur général peut «faire» un hôtel est ici en la personne de Georges Villedary qui est revenu prendre charge du Centre Sheraton alors que celui-ci n'était toujours qu'un squelette dont on désespérait qu'il soit jamais achevé.Et en période de crise hôtelière, on se demandait bien quelle place il pourrait se faire au soleil.Il lui a fallu à peine plus d'un an pour faire beaucoup d'ombre autour de lui.J'avais connu Georges alors qu'une bande de joyeux lurons dont je faisais partie avait établi quartier général d'été au Relais des Cavaliers de Sainte-Marguerite où il était le gérant.et notre souffre-douleur car les lurons étaient parfois plus joyeux qu'ils n'auraient dû.Il aurait pu acheter cet hôtel quand Louis Tavan dut le céder, mais c'est à ce moment qu'il prit la décision, capitale pour sa carrière, de retourner oeuvrer pour de grandes chaînes et reprit son itinéraire à travers le monde.Quel a été ce périple qui forme un futur directeur général et qu'a-t-il appris à diverses étapes?C'est fascinant.École hôtelière à Nice.Cuisinier à l'hôtel Beauséjour sur la Côte.Garçon à l'hôtel de la Plage à Evian-les-Bains.Réceptionniste à l'hôtel Montfleury à Cannes.Garçon à l'hôtel Ambassadeur à Pans.Chef de rang dans un établissement thermal.Cuisinier et garçon à La Flarnberge à Paris.Chef de rang à La Pergola à Paris (où il a appris comment faire les achats aux Halles chaque matin avec le patron et où il acquit ses premières notions de gestion).Capitaine au restaurant Jour et Nuit sur les Champs-Elysées.Garçon dans trois hôtels britanniques (où il apprend l'anglais) et où son «carré» est toujours le plus propre car il y passe personnellement l'aspirateur).Émigré au Canada en 1964.Garçon au Beaver.Maître d'hôtel des banquets à La Bastogne de Québec.Assistant maître d'hôtel au Hilton de Dorval.Gérant du Relais des Cavaliers où il rencontre sa femme Geneviève qui y est gouvernante et qui l'appuiera dans sa décision de réintégrer les grandes chaînes, mais il a quand même appris le système comptable au Relais.Il devient spécialiste d'ouverture d'hôtels pour la chaîne Commonwealth Holiday Inn du Canada et participe à l'inauguration de huit d'entre eux, surtout en Ontario (il apprend les rouages d'une organisation internationale).On l'envoie entraîner du personnel en Barbade et à Antigua.Directeur adjoint du Holiday Inn de Sudbury.Première direction générale: au Holiday Inn dont il fait l'ouverture à Longueuil.Gérant général au Holiday Inn de Val d'Isère.Même poste au Holiday Inn de Madère.Idem au Holiday Inn de Québec.Pendant tout ce temps, il suit des cours en gestion et en marketing.Change de chaîne: gérant général de l'Auberge des Gouverneurs (centre-ville) à Québec (apprend pour la première fois comment fonctionne un hôtel à congrès).Gère, pour le groupe Bristol, un hôtel et restaurant (genre Gibby's) à l'aéroport de Toronto.Et après toutes ces étapes (vous les avez comptées?) il accepte en mars 1981 le défi du Centre Sheraton que lui propose cette chaîne.«Dans quoi me suis-je embarqué?» se dit-il la première fois qu'il contemple la charpente inachevée de 32 étages.En deux ans donc, il a fait d'un chantier en construction une belle grande machine de 585 chambres qui ronronne, tant elle semble fonctionner sans heurt.Qu'est-ce qui fait donc qu'un directeur général donne le ton et un style à son hôtel?Georges Villedary a là-dessus la discrétion (une autre qualité) des grands hôteliers.L'attention au petit détail, me dit-il.Il mise sur le sourire d'un employé à un client, plutôt que sur l'application stricte des principes généraux.Il se flatte de savoir motiver son personnel (je sais pour en avoir rencontré plusieurs que les 15 personnes-clés de la direction forment une équipe enjouée et homogène).Mais il faut aussi savoir demeurer franc-tireur.Il faut, c'est certain, un sacré tempérament camouflé derrière le sourire de rigueur.Deux autres hôtels montréalais ont un nouveau directeur général: Dino Vondjidis au Régence-Hyatt et Bernard Agache au Bonaventu-re qui, eux aussi, ont dû débourlinguer pour apprendre leur métier.Il sera intéressant de voir comment, eux aussi, personnaliseront ces grandes machines.Au Régence-Hyatt c'est déjà commencé avec la réouverture du Tour de Ville, le remplacement de la disco Régine par un dîner-théâtre et !a transformation du bar La Rencontre en terrasse à vin.?DE 5 À 7 André Robert J'ai ouï dire que.Il n'y a pas autant de jalousie qu'on le colporte entre les grands chefs.Ainsi, cinq d'entre eux, dont Jean Cayer, Alain Jorand du St-Trop', Jacques Robert du Tournant de la Rivière et Pascal Gellet, de la Chamade, se donnent rendez-vous en moyenne une fois par mois pour échanger certains de leurs secrets.Ces réunions se font au nouveau Grand Café Van Dreys, sur la rue Selmont qui est le nouveau rendez-vous des gens de ce secteur d'Outremont et de Ville Mont-Royal.Pour ceux qui s'interrogent, le nom de ce restaurant est bien celui de son proprio, mais transformé.Il s'appelle Georges Vondrejs et son papa était d'origine tchécoslovaaue .Un autre nom célèbre de notre restauration vient de disparaître.André Vaillancourt et Roger Bélanger, qui avaient acheté le Castel du Roy sur la rue Drum-mond et qui avaient tenté de lui redonner son lustre du passé sous ce vocable, ont constaté que le nom était devenu plus un handicap qu'un atout.Exit le Castel qu'ils ont rebaptisé Casa Nueva et consacré à la cuisne italienne.Ça bouge dans le secteur Côte-des-Neiges, presque autant que sur Crescent, dans le domaine de la restauration.Ainsi, le Crazy Horse qui avait fermé après un incendie, a été racheté par des intérêts canadiens-français et redécoré à 100 pour cent.Il rouvrira le 2 août sous forme de piano-bar (avis aux intéressés: on cherche le chanteur-musicien qui l'animera.Le Paesano appartient maintenant au propriétaire du Toit Rouge.Et sur la rue Lacombe, un Vietnamien dépense 400000$ pour ouvrir.une pizzeria! (?)! Au travers de tout ce remue-ménage voguent deux indélogeables: Vito et Bernard Rousseau, du Bouvillon, qui furent les pionniers de ce secteur il y a plus de vingt ans et qui continuent d'y prospérer.Le départ de Dieter Peikert semble avoir donné le coup de grâce à la discothèque Kathryn 333 de l'hôtel Parc Régent.On ne sait pas encore quelle en sera la nouvelle vocation.Quant à Dieter, il vous accueille maintenant au club Rhapsodie de l'hôtel Quatre-Saisons.?r C 0 \u2014 ç n > p c 3 n r C r r n o c S3.Quand minou decide d'ignorer sa litière.< \u2022v%* La grande majorité des chats sont à la hauteur de leur réputation: ils sont naturellement propres.Ils apprennent dès leur bas âge à fréquenter la boîte de sable et c'est là un comportement copié sur celui de la mère.On sait aussi que les chatons dépendent a la naissance entièrement sur elle pour «leurs besoins»; ils sont incapables de déféquer ou d'uriner par eux-mêmes et c'est la langue rugueuse de la mère qui stimulera leur réflexe urogenital ou d'élimination.Jus-qu à l'âge de trois semaines environ, on ne trouvera aucun excrément dans la nichée car la mère ingère le tout.C'est probablement là un exemple typique de comportement ancestral passé de génération en génération et qui assurait à l'origine la protection des petits car les odeurs étaient ainsi grandement réduites et les éventuels prédateurs ne soupçonnaient même pas la présence de chatons à croquer.Ce n'est que vers l'âge de quatre semaines que le réflexe d'élimination s'instaure chez le jeune qui commence à déféquer de lui-même mais la chatte toujours présente lui indiquera les lieux appropriés; la boîte ou le petit coin du jardin.Et le petit, comme sa mère, creuse un trou, s'exécute et racle ensuite minutieusement le sol pour enterrer le tout, toujours en vue de dérouter les ennemis.Un auteur éthologiste avait déjà avancé une autre théorie pour expliquer ce dernier comportement.Selon lui, il est possible que le fait d'enfouir tout excrément avait au départ pour but de contrôler la transmission de parasites ou d'agents pathogènes éliminés dans les selles et ainsi protéger l'espèce.De plus en plus de problèmes.Pourtant, il n'est pas rare que le propriétaire d'un chat se plaigne de sa soudaine malpropreté: il semble qu'il a subitement «oublié» où se trouvait sa boîte ou encore qu'il cesse tout à coup d'attendre qu'on veuille bien lui ouvrir la porte pour sortir.C'est cependant q parmi les chats de maison, ceux ^ qui ne sortent jamais et chez les chats d'élevage que les problèmes sont les plus nombreux.Certains chats prennent littéralement leur boîte en aversion.Si on veut résoudre le problème, il faut évidemment en trouver les causes et c'est co o lu Û lu < CO < lu or CO 00 rarement facile.Certains chats, trop ancrés dans leurs petites habitudes n'accepteront pas, par exemple, qu'on lui procure une nouvelle boîte de forme ou de couleur différente.Changer la boîte de place peut encore être une frusta-tion «énorme» selon les critères d'un autre.Les nouveaux produits mis sur le marché, tant la litière elle-même que les désodorisants ne sont peut-être pas au goût du chat: ils masquent peut-être les odeurs (selon notre olfaction) mais ils peuvent aussi en dégager d'autres perceptibles par les sens plus aiguisés du chat.C'est souvent le cas de la litière additionnée de chlorophylle.Une expérience malheureuse Parfois la cause de l'aversion tire son origine d'une expérience malheureuse vécue dans la boîte: un chat est constipé et éprouve des malaises à déféquer, il pourra alors associer la douleur à la boîte.Pour un autre ce sera un problème de diarrhée.Pour un autre ce sera un traitement qu'on lui aura administré alors qu'il était à éliminer: certains propriétaires profitent alors du fait que le chat est dans cette position où il ne peut pas se défendre pour donner les pilules prescrites.Dans d'autres cas encore, c'est simplement une boîte que l'on ne nettoie pas assez fréquemment.Le chat est dédaigneux et choisira plutôt de déféquer sur un tapis propre.L'emplacement de la litière est encore à considérer: le chat est discret et peut-être n'ap-précie-t-il pas que sa boîte soit à un endroit où «tout le monde le voit»,.préférant nettement un coin du salon plus tranquille et moins fréquenté! Un autre aspect à considérer chez le chat qui élimine tout juste à côté de sa boîte: peut-être a-t-on oublié que le chat a grandi et que la «petite» boîte achetée quand il avait trois mois est maintenant nettement trop petite.Une autre expérience malheureuse pour le chat est encore d'avoir été prive pendant quelques jours de sa boîte: aurait-on malencontreusement ou accidentellement fermé la porte de la salle de bain lui interdisant i accès?Et c'est pendant cette période qu'il aura choisi un autre endroit pour y revenir toujours.Un problème possiblement génétique Une autre explication au problème dont la solution est encore plus difficile serait que certaines lignées se sont peut-être rendu compte finalement que les prédateurs n'existent plus et qu'il n'est peut-être plus nécessaire d'être «si propres».C'est ce qu'avancent certains auteurs.Le problème a été principalement observé auprès de chats appartenant à desraces très (ou trop) populaires chez qui on a sélectionné pour la «beauté* mais en oubliant de sélectionner pour «les bonnes manières».Les chats sauvages étaient des bêtes solitaires.Nos chats domestiques le sont encore dans l'âme et n'apprécient pas toujours la compagnie trop nombreuse de leurs semblables.On a même l'impression qu'ils fixent entre eux des nombres limites.Ainsi, on peut très bien posséder cinq chats sans problème, un sixième arrive et alors commencent les problèmes de malpropreté qui ne sont que le résultat de frustration.Pour d'autres maisons, le nombre limite pourra être de deux ou d'autres douze, tout dépendant des dimensions, du nombre de pièces, etc.Cette surpopulation peut entraîner des pressions «sociales» trop fortes se traduisant par des dégâts indésirables.Les solutions ne sont pas aisées et demandent toujours beaucoup de patience, de compréhension et de stratégies.Si par chance, il n'a choisi qu'un seul autre endroit, on peut y placer sa boîte pour éventuellement la relocaliser à l'endroit antérieur en la déplaçant de quelques centimètres par jour.Une autre solution efficace est d'y placer son bol de nourriture, le chat ne souillant jamais l'endroit où il mange.Si le problème dure depuis longtemps, que l'on a éliminé les causes physiques (emplacement, forme, dimensions de la boîte) ou que les endroits inappropriés sont trop nombreux, il faudra y voir des causes génétiques ou de frustrations.mais peu importe la cause, il faudra alors procéder à un réentraînement systématique.Le confinement dans une cage pour quelques jours ou pour quelques semaines où il n'y a de place que pour un lit, les bols de nourriture et la boîte de litière pourra suffire.NOS LES BETES ri Dr Louise Laliberté Dans d'autres cas, la solution pourra prendre plus d'envergure.Ainsi on recommande de confiner le chat dans une petite pièce (peut-être la salle de bain) et de recouvrir au complet le sol de li- tière: le chat sera alors obligé d'éliminer.dans la litière, que Ion réduira graduellement pour ne laisser après quelques jours que la seule boîte.Puis tout doucement on permettra l'accès au reste de la maison.- Enfin, une erreur trop souvent commise est celle de croire qu'on enraie complètement l'odeur en u-tilisant des produits à base d'ammoniaque.Au contraire le chat n'y verra qu'une plus chaleureuse invitation puisque le nez pourtant fin du chat ne fera pas de différence entre l'ammoniaque du désinfectant et celui de son urine.?CADEAUX W .MONDE ENT1Q- GapbnDuval 3 PANIERS SUSPENDUS COULEURS: BLANC, ROUGE, BRONZE, ARGENT GapbnDuval 6700 Côte-des-Neige s (Piaza Côte-des-Neiges) 735-3633 Suit frais ; 1-800-361-6482 5800 bouL Cavendish (MaHCatwdish) 483-5761 Temps chaud, soleil brûlant! La gorge desséchée?Alors, assoyez-vous à l'ombre, relaxez et savourez lentement, très lentement, un dessert glacé tel qu'un Parfait aux Fraises.Que c'est rafraîchissant! Ummm! _i V_t LGaspacho en gelée (pour 4 personnes) 2 sachets de gélatine Knox 500 mL (2 tasses) d'eau froide 5 mL (1 c.à thé) de bouillon de poulet en poudre (2 c.à thé) de vinaigre de vin feuille de laurier gousse d'ail écrasée et hachée boîte de tomates de 398 mL (14 on), coupées en dés 45 mL (3c.à soupe) d'oignons hachés concombre pelé, évidé et coupé en dés piment vert, coupé en dés branche de céleri, coupée en dés quelques gouttes de jus de citron sel et poivre mL 1 1 1 1 1 1) Mettre les oignons, les concombres, les piments et le céleri dans une casserole contenant 375 mL (VA tasse) d'eau bouillante salée et citronnée.Couvrir et faire cuire 4 minutes.2) Placer la casserole sous l'eau froide pour arrêter la cuisson des légumes.3) Égoutter et mettre les légumes de côté.4) Mettre la gélatine dans une casserole.Ajouter l'eau froide et le bouillon de poulet en poudre; mélanger et faire chauffer de 4 à 5 minutes pour dissoudre la gélatine.5) Retirer du feu.Saler, poivrer.Ajouter le vinaigre, l'ail, la feuille de laurier, les tomates et leur jus; mélanger et placer le tout au réfrigérateur pour épaissir le mélange.6) Dès que le mélange commence à épaissir, ajouter les légumes; mélanger et laisser prendre au réfrigérateur pendant 1 heure.(N'oubliez pas que le mélange restera toujours un peu mou.) 7 Verser la gaspacho dans des coupes individuelles et servir avec la sauce.Préparation de la sauce: 125 mL (Vi tasse) de crème sûre 5 mL (1 c.à thé) de sauce Worcestershire 2 mL (% c.à thé) de moutarde sèche quelques gouttes de jus de citron sel et poivre persil haché Bien incorporer tous les ingrédients.Des plats de fraîcheur CUISINER 2.Rôti de ronde (pour 4 personnes) 1 rôti de ronde de 1,4 kg (3 livres) 30 mL (2 c.à soupe) d'huile 15 mL (1 c.à soupe) de moutarde sèche 1 oignon coupé en gros dés 45 mL (3 c.à soupe) de céleri haché 1 carotte coupée en petits dés 1 feuille de laurier 2 mL (% c.à thé) de thym 2 mL (Va c.à thé) de basilic 375 mL (1 % tasse) de bouillon de boeuf chaud 15 mL (1 c.à soupe) de fécule de maïs 45 mL (3 c.à soupe) d'eau froide Préchauffer le four à 200° C (400° F) 1) Badigeonner le rôti avec 15 mL (1 c.à soupe) d'huile et le saupoudrer de moutarde sèche.2) Placer le rôti dans un plat à rôtir et le faire cuire au four pendant 54 minutes ou compter 18 minutes par livre.3) À la moitié du temps de cuisson, saler, poivrer le rôti.4) 15 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les oignons, le céleri et les carottes.5) Ajouter les épices et le reste de l'huile.Saler, poivrer.6) Dès que le rôti est cuit, le retirer et le mettre de côté.7) Placer le plat à rôtir sur l'élément du poêle, à feu vif, et faire saisir les légumes de 3 à 4 minutes.8) Ajouter le bouillon de boeuf.9) Mélanger la fécule de maïs et l'eau froide.Incorporer le mélange à la sauce et passer le tout au tamis.10) Servir la sauce avec le rôti.Accompagner le tout de pommes de terre au four et des petites carottes glacées.Préparation des carottes glacées: 3 carottes coupées en bâtonnets 15 mL (1 c.à soupe) de beurre 15 mL (1 c.à soupe) de sirop d'érable 1) Mettre les carottes dans une casserez contenant 500 mL (2 tasses) d'eau bouillante salée; faire cuire de 10 à 12 minutes.2) Retirer du feu.Égoutter les carottes.3) Mettre le beurre et le sirop d'érable dans la casserole.Ajouter les carottes et les faire cuire à feu vif de 2 à 3 minutes.(Pour glacer les carottes) 4) Servir avec le rôti.Pol Martin 3.Parfait aux fraises (pour 4 personnes) 1 125 mL 500 mL 50 mL 500 mL sachet de gélatine Knox ('/* tasse) d'eau froide (2 tasses) de crème glacée à la vanille, molle (% tasse) d'amandes hachées (2 tasses) de fraises lavées, équeutôes et tranchées 1) Mettre la gélatine dans une petite casserole.Ajouter l'eau froide et faire cuire à feu moyen de 3 à 4 minutes en remuant constamment avec un fouet de cuisine pour dissoudre la gélatine.2) Placer la crème glacée dans le bol d'un blender oi d'un robot-coupe; mettre en purée.3) Ajouter la gélatine et mélanger le tout.4) Verser n tout dans un bol et laisser épaissir au réfrigé rateur.5) Dès que le mélange commence à épaissir, verser 6C mL (4 c.à soupe) du mélange dans une coupe.Recou vrir de fraises tranchées et d'amandes hachées.6) Répéter la même opération pour remplir les coupes.7) Décorer avec une fraise.Remettre au réfrigérateur e laisser prendre pendant 1 heure. Lectures de vacances pour tous les goûts aux Editions La Presse U petite ettk Claude Jasmin La petite patrie, c'est I?première, cel'e qui a abrité l'en-tance.Claude Jasmin la décrit.160 pages (adieu dsasseur rjer lOllUi Un dieu chasseur Jean-Yves Soucy Un roman d'une grande force, deux fois primé.224 pages \u2022 M .vit** Lettres _ au Surhomme Lettres au Surhomme Andrée Maillet de l'Académie canadienne-tranç-v:.! À travers trente-deux lettres passionnées, c'est une génération qui revit, une époque qui renaît de ses cendres.224 pages .Maria Chapde^tine Maria Ctupdetame Louis Hémon Texte intégral de l'oeuvre de Louis Hémon, illustré de nombreuses photos tirées du film do Gilles Carie.176 pages Histoires édifiantes Madeleine Ferron Neuf récits tout imprègnes des particularismes, des nuances et des sons qui témoignent de l'originalité de la Beauce.160 pages L'enfirouapé Yves Beauchemin L'histoire d'un gars qui devenu révolutionnaire malgré lui, se venge de la société en enlevant un député.C'est la crise d'octobre.260 pages andré vacher IA LOUVE DE KAN1APISKAU * ' - ROMANS ; .4 »»\"wfi«n La louve de Kaniapiskau André Vacher Le second roman d'André Vacher, consacré aux premiers habitants du pays de la baie James.184 pages ANDRÉ VÂCfclER a* L'été du Grizzly André Vacher L'histoire vécue d'une semaine d'effroi dans la région de Banff 200 pages Le prix de ia liberté Alexandre Richelieu Dans ce teat autobiographique.Alexandre Richelieu raconte comment li a réussi a échapper, avec sa femme, à une vie sans issue 132 pages LesPlouffe Roger Lemelm Ce roman, qui a fait l'objet d'une série télévisée et d un film grandiose, évoque- chez nous des resonances toujours particulières 295 pages POIHTEC B0081B ET Pointe-Calumet Boogie-Wocgie Claude Jasmin Suite de La petite patrie l'oeuvre à grand succès de Claude Jasmin 136 pages SâlITE-ABèlS ^ «susse** Sainte-Adèle-la-vaisselle Claude Jasmin Après La petite patrie et Pointe-Calumet Boogie-woogie, voici I apprentissage de la réalité 132 pages L'Euguétionne Louky Bersiamk Le premier grand roman féministe québécois 400 pages Les anthropoïdes Gerard Bessette Un roman novateur sur le plan du langage Une fresque immense d une puisante intensité dramatique 300 pages 00 LU LU < to < .LU a: _ h- Z O to 2 O Normand Rousseau! Latouibicre JE La tourbière Normand Rousseau L'histoire d'une famille et de l'angoisse qu'elle vit dans le voisinage inquiétant d'une tourbière 192 pages Offre spéciale aux abonnés de LA PRESSE \u2014 20% de rabais BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir le(s) livre(s) indiqué(s) par un crochet : ; ) La petite patrie 1010 ( ) Lettres au Surhomme ( ) Histoires edi'iattos ( ) La louve de Kanapiskau ( ) Le prix de ta liberté ( ) Pointe-Calumet booçie-Woogie ( )LEuguélionne ( ) Un dieu chasseur 1010 ( ) Maria Chapdelaine ( ) L'enfirouapé ( ) L'été du Grizzly ( ) Les Plouffe ( ) Sainte-A'Jèie-la-vaisselle ( ) Les anthropoïdes ( ) La tourbière ( ) Moi.mon corps, mon âme.Montreal, etc.IMPORTANT : Joignez à cette commande un chèque ou mandat payable iux Éditions La Presse.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement M/Card ?no VISA ?Numéro d'abonné de LA PRESSE.:.Prix\tPraéttH.régulier\ttumsa 4.95 S\t3.95 s 5.95$\t4.75$ 9.95$\t7.95$ 7.50$\t6.00$ 6.50$\t5.20$ 3.50$\t2.30$ 13.95$\t11.15$ 4.95$\t3.95$ 9.95$\t7,95$ 9.95 a.\t7.95$ 9.95$\t7.95$ 9.95$\t7,95$ 3.50$\t2.60$ 9.95$\t7.95$ 4.50 S\t3,60$ 6.50$\t5.20 S NOM.ADRESSE.I A retourner aux : Éditions La Presse, Ltée 7, rue St-Jacques, Montréal, Québec | H2Y 1K9 I I VILLE.| PROVINCE.| CODE POSTAL.' 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