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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1983-07-27, Collections de BAnQ.

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[" [Taxe fédérale de 13 p.c.sur bière, vin et cigarettes OTTAWA (PC) \u2014 A court de fonds, le gouvernement fédéral se prépare à majorer de 13 p.c.les droits d'accise sur la bière, le vin, les spiritueux et les cigarettes.C'est ce qu'ont affirmé hier certains milieux d'affai- res qui ont souligné qu'Ottawa, entre-temps, continue de prêcher le plafonnement des prix et des salaires à 6 et 5 pour cent.La rumeur a d'ailleurs été confirmée par un conseiller ministériel qui a précisé que l'adminis- tration fédérale empochera ainsi des sommes additionnelles de l'ordre de $280 millions.Les taxes d'accise sont régies par voie législative et sont annuellement révisées selon une formule complexe tenant compte de l'indice des prix à la consommation.Ces taxes s'appliquent également aux bijoux et aux carburants.Le conseiller gouvernemental qui a confirmé ces futures hausses, précisant que les estima- tions de l'industrie étaient préci ses, a fait savoir que la nouvelle sera annoncée officiellement sous peu.A partir du 1er septembre, donc, une caisse de bière coûtera 30 cents de plus, tandis que le prix du paquet de 25 cigarettes grimpera de près de 7 cents, ont dit ces porte-parole au cours d'interviews.Toujours selon ces sources, le prix d'une bouteille de 710 ml de voir TAXE en A 2 LA MÉTÉO : ENSOLEILLÉ, MIN.: 15°,MAX.j 30°.DEMAIN: ENSOLEILLÉ .DÉTAILS PAGE A 2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, MERCREDI 27 JUILLET 1983, 99# ANNÉE, n° 172, 86 PAGES, 8 CAHIERS f / MiftsiMr à Lml t'ttt sactsietr m «Se ENTRE 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C m photo Robert Moilloux, LA PRESSE La Ronde, en toute sécurité S'il vous arrive un jour d'être coincé dans un manège de la Ronde, n'ayez crainte: l'équipe Prévention urgence sauvetage saura vous ramener sain et sauf sur la terre ferme.Elle l'a démontré avec éclat, hier, au cours d'un exercice de sauvetage ^du téléférique.pqge a 3 AUJOURD'HUI LACHINE SANS CHINOIS Lachine, qui doit son nom aux railleries des colons à l'endroit de l'explorateur LaSalle, a connu une expansion rapide grâce à son canal et au premier chemin de fer canadien.page C 1 McKENNA Le fleuriste montréalais McKenna conteste la Loi 101 qui l'oblige à distribuer catalogues et brochures en français seulement, à moins d'une demande écrite de l'Intéressé- page A 4 VIE DE CHIEN Des scientifiques canadiens se proposent d'exposer des chiens à de fortes doses de radiation, après lobotomie partielle, afin de mieux connaître les effets d'une éventuelle guerre nucléaire sur les êtres vivants.page A 3 SOMMAIRE Annonces classées.E 7 à E 11 Arts et spectacles.\u2014Informations.G 1, G 2 Bridge.B 6 Carrières et professions .C 2, C 3 Décès, naissances, etc.G 7 Économie.D 1 à D 6 Êtes-vous observateur?.E 8 FEUILLETON «Jusqu'au matin»: D 9 Horoscope.E 8 Le monde.B 2, B 3, B 6 Mots croisés.E 10 «Mot mystère».E 10 Quoi faire aujourd'hui.G 6 Télévision.G 1 \u2014Télé-câble.G 1 Vivre aujourd'hui.E 1 à E 6 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12 Mots croisés.12 Jamais depuis 50 ans les feux de forêt n'ont fait autant de ravages que cette année au Québec: il faut en effet remonter à 1932 pour trouver de pires dégâts.PILLES GAUTHIER Jusqu'à maintenant, 800 feux ont détruit 270,585 hectares de forêt commerciale, causant des pertes de $27 millions et éclipsant le record de 262,100 hectares de 1971, selon Dominique Bi-lodeau du Centre de coordination A de la luttre contre les feux de forêt du ministère de l'Energie et des Ressources.Il y a 51 ans, les incendies effaçaient 415,000 hectares de boisés.Hier, vingt-cinq feux faisaient rage, douze de plus que lundi.On en comptait dix dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, neuf sur la Côte-Nord, trois dans la région Québec-Mauricie, deux dans le Nord-Ouest et un dans l'Outaouais.Inflammabilité La belle température annoncée pour aujourd'hui et demain n'améliorera évidemment pas la situation.Déjà l'indice d'inflam-mabilité était qualifié hier d'«extrême» au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, « élevé » dans le Nord-Ouest, l'Outaouais, le sud du Québec et la région Québec-Mauricie, et « modéré» en Gaspésie.Depuis 48 heures, neuf incendies causés par la foudre se sont déclarés sur la Côte-Nord.Les statistiques ne comprennent que les incendies au sud du 51e parallèle, soit dans la forêt voir INCENDIES en A 2 Gilles Grégoire, alors qu'il était ramené à la prison, hier.téléphoto pc APPEL REJETE Gaudieri: Ottawa doit se plier au choix de Québec En vertu d'une entente datant de 1978, Ottawa n'a d'autre choix que de respecter la décision du gouvernement québécois qui a choisi l'Américain Alexandre Gaudieri pour diriger le Musée des beaux-arts de Montréal.Une source fédérale autorisée a déclaré hier à LA PRESSE que l'entente Cullen-Couture « donne une sélection finale au Québec pour les candidats à l'immigration, pourvu que ceux-ci satisfassent aux critères fédéraux de santé et de sécurité ».paàe A 2 SPORTS GAIN DE 5-0 Superbe performance de Bill Gullickson Bill Gullickson a accordé seulement trois coups sûrs, hier soir, et les Expos ont eu raison des Reds de Cincinnati, 5-0.Tim Wallach a aussi réussi un circuit, pages 2 et 3 Grégoire devra purger sa peine QUEBEC \u2014 Le député indépendant de Frontenac Gilles Grégoire est retourné hier derrière les barreaux, le juge Ross Goodwin, de la Cour supérieure, ayant rejeté sa demande LOUISE LAROUCHE de la Presse canadienne pour permission d'en appeler du verdict de culpabilité rendu contre lui.Le magistrat a expliqué qu'il aurait fallu des motifs extraordinaires pour accepter la requête d'en appeler de la décision du Tribunal de la jeunesse.Après analyse du procès, le juge Goodwin n'a pas trouvé de circonstances particulières qui auraient, dans l'intérêt public ou pour la bonne administration de la justice, justifié un appel.La requête de la défense était fondée sur des motifs constitutionnels, sur l'appréciation de la preuve et de la crédibilité de l'accusé par le juge André Sirois du tribunal de première instance.De plus la défense soutenait que le fait de n'avoir imposé le huis clos qu'à la deuxième journée du procès avait porté préjudice à M.Grégoire.voir GRÉGOIRE en A 2 UN ESSIEU DU NICE-PARIS SE ROMPT uatre Canadiennes sur 500 passagers perdent vie BARBENTANE, France (AFP-PC-AP-Reuter) \u2014 Quatre touristes canadiennes ont été tuées et 23 autres personnes, dont neuf Canadiens, ont été blessées dans un accident ferroviaire qui s'est produit hier matin en gare de Barbentane, dans le sud-est de la France, à 20 km d'Avignon.Selon le consulat général du Canada à Marseille, les quatre jeunes filles tuées sont Patricia Paquin, 18 ans, Maria Basile, 17 ans, Robyn Powell, 17 ans, et Leanne Jones, 17 ans.Une autre jeune fille, Mlle Col-linda Joseph, 18 ans, a été griè- vement blessée et a été admise à l'hôpital d'Avignon souffrant d'une fracture de la colonne vertébrale.Elle a dû subir une intervention chirurgicale.Son père, M.Edward Joseph, a obtenu une communication avec l'hôpital de Marseille.«Ils disent qu'elle est paralysée pour le moment», a-t-il dit.«Elle deviendra peut-être une paraplégique.» Neuf de ses camarades y ont aussi reçu des soins pour des blessures superficielles, a précisé le consulat.À Ottawa, un porte-parole du ministère des Affaires extérieu- res a dit que les autres blessés étaient Hans Ohman, qui a perdu un orteil ; Lisa Grant, Michèle Gramlich, Gail Holleron, Caroline Mcintosh, Heidi Moore, Marian Presley et Shelley Wilson.Un porte-parole de l'ambassade canadienne à Paris a dit que les dépouilles mortelles ont été transportées à la morgue de Ta-rascon et seront retournées au Canada « dans les 48 heures toutes dépenses payées par le chemin de fer ».Les jeunes touristes faisaient partie d'un groupe de jeunes gens et de jeunes filles, âgés de voir TRAIN en A 2 (RETRO * \u2022 Cet été, les prix travaillent pour vous chez votre maître épicier Voyez nos prix exceptionnels en pages b 4.b 5 A 2 la presse, montréal, mercredi 27 juillet 1983 INCENDIES suite de la page a 1 commerciale, où un hectare est évalué à $100 en moyenne.Selon Régis Proulx, ingénieur forestier au Centre de coordination, jusqu'à 800 personnes ont été embauchées sur une base temporaire pour combattre les incendies au cours de la période du 15 juin au 1er juillet, la pire jusqu'à maintenant.Kilos s ajoutaient aux 600 personnes à temps plein dont le travail est relié à la prévention, la détection et le combat.Le budget de base du ministère pour ces activités est de $22 millions par année, auxquels S'ajoutent des sommes pour faire face aux situations précises qui se présentent.Alors que ce budget supplémentaire s'élève \u2022 normalement à $3 millions par an, il atteint déjà $7 millions jusqu'à maintenant.L'escadrille gouvernementale d'avions-citernes comprend 15 CL-215 et 6 Can-' so et une quarantaine de petits avions sont loués pour la détection et pour guider les avions-citernes dans leurs manoeuvres.M.Proulx explique par ailleurs que le Québec enregistre bon an mal an 1000 feux de forêt.Il a cependant été confronté cette année, au cours de la deuxième quinzaine de juin, à des conditions à la fois « rares et bizarres », soit une absence de végétation, donc un sous-bois sec, combinée à des conditions météorologiques propices à la foudre.Ces conditions se caractérisent également par la présence d'une « brume sèche », qui réduit considérablement la visibilité, rendant la détection des feux beaucoup plus dificile.Enfin, les incendies causés par la foudre, qui frappe partout, sont en général plus difficiles à repérer et à combattre que ceux qui sont causés par l'homme.Ces conditions particulières expliquent pourquoi, de dire Dominique Bilodeau, les feux ont fait cette année considérablement plus de dommages que ceux de 1982 même s'il ont été moins nombreux.À la même date l'an passé, 843 incendies avaient détruit 7608 hectares.Les 270,600 hectares ravagés cette année équivalent à 2706 kilomètres carrés ou 10-14 milles carrés.TAXE Suite de la page a i rye sera augmenté de 91 cents.Il en sera de même du vin.Les majorations - 13.3 p.c.I pour la bière, le vin et les spiritueux et 15.9 p.c.pour le tabac -s'appliquent automatiquement, \u2022sauf avis contraire du conseil des ministres.Les taxes fédérales et provinciales viennent s'ajouter aux \u2022« droits d'accise et, dans le cas des boissons alcooliques, les régies provinciales des alcools prennent aussi leur part.Protestations Lan dernier, le gouvernement fédéral avait majoré les droits d'accise de 15.2 p.c, passant outre aux protestations des milieux d'affaires.Cette année, les milieux d'affaires ont demandé à M.Lalonde de faire preuve d'« opportunisme politique» et de limiter la majoration à 5 p.c.ou d'y renoncer totalement.Ils estiment qu'il serait « ridicule » d'exiger du patronat et des syndicats de respecter la politique des 6 et 5 p.c, si le gouvernement fédéral ne respecte pas lui-même ses propres règles.Pour sa part, le gouvernement ne s'estime pas en infraction de la politique des 6 et 5 p.c, faisant valoir que les majorations de taxes ne sont pas soumises à cette politique et que l'augmentation des prix à la consommation demeure fidèle à la politique de restrictions.Quant à M.Ken Lavery, président de l'Association des brasseurs du Canada, il souligne que le gouvernement « souhaite que chacun se serre la ceinture, tout en desserrant la sienne.Le gouvernement prélève plus que sa part ».L'industrie des brasseurs a connu un fléchissement de ses ventes de cinq pour cent, en 1982, provoquant la perte de 400 emplois.i i : j II »| i * I » | t l » i \"i ¦| i i » TRAIN suite de la page a 1 17 à 20 ans et originaires d'Ottawa et de la région.Le groupe, composé de jeunes élèves de dernière année du secondaire, qui venait d'effectuer un séjour à Nice, sur la Côte d'Azur, dans le cadre d'un programme d'étude des langues d'une durée d'un mois, regagnait Paris en train.Exception faîte de Mlles Joseph et Ohman, elles avaient toutes quitté l'hôpital, a précisé un porte-parole du groupe.M.Edmond Routhier, dans une interview téléphonique de Paris.M.Routhier, professeur de langue de l'école secondaire Sir Robert Borden de Nepean, en banlieue d'Ottawa, était le chaperon d'un autre groupe de 44 étudiants qui voyageaient dans un autre train, non impliqué «Jans l'accident.,t M.Routhier a dit que trois processeurs chaperonnaient les 29 Étudiants qui voyageaient dans [J.àe train qui a déraillé.L'un jl'eux, M.Mel Shea, professeur Hje français, a dit que les survivants « réagissent très bien ».« Ils sont calmes et l'effet de \u2022choc est minime », a-t-il dit.« Ils sont un groupe fantastique.Ils méritent des médailles ».Les deux groupes devaient se fendre à Paris dans le train qui a déraillé, mais à cause d'une confusion au sujet des billets, des officiers de la compagnie ferroviaire avaient oublié d'ajouter un wagon-lit pour les recevoir.Alors le deuxième groupe a dû attendre 30 minutes pour prendre le train suivant.Le rapide Nice-Paris, qui roulait à près de 140 km-h vers Avignon avec près de 500 passagers à bord, a déraillé à la suite de la rupture d'un essieu, selon les premiers éléments de l'enquête.Le choc a été tel que la locomotive, dont le mécanicien est sorti indemne, s'est détachée du premier wagon-couchettes qui s'est plié et dont le toit a été éventré.Comme des galettes Le second wagon s'est détaché du premier et a été lui aussi éventré, laissant voir des couchettes empilées comme des galettes.Tout autour, des couvertures, sacs à viande et oreillers maculés de sang.J'ai été tiré de mon sommeil par des trépidations de plus en plus prononcées, puis un grand bruit, un arrêt brutal.Nous avons été précipités les uns contre les autres, pendant que les valises nous tombaient sur la tête, raconte un des rescapés.Les secours sont arrivés très vite sur les lieux : 150 hommes en tout avec 15 ambulances, plusieurs fourgons de découpage avec des chalumeaux à moteur thermique, des voitures de pompiers et 20 médecins qui ont pénétré dans les carcasses des wagons pour soigner les blessés avant de les dégager.C'était un spectacle apocalyptique.Les premiers instants de panique passés, les rescapés ont fait preuve de courage et ont été évacués dans le calme, a déclaré un sauveteur.Ils ont tous été acheminés vers Avignon d'où, pour la plupart, ils ont poursuivi leur voyage à destination de Lyon ou Paris.Spectacle de désolation Hier au petit jour, la gare de Barbentane, localité au coeur dune importante région maraîchère regroupée autour de son église romane et son donjon du XlVème siècle, offrait un spectacle de désolation.Cette impression était accentuée par les sonneries, incessantes depuis l'accident, des passages à niveau et systèmes d'alarme de la SNCF.L'horloge de la gare s'est arrêtée, brisée, à l'heure de l'accident : 01h28.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffras 674 à quatre chiffres 8323 t \u2022m fLA MÉTÉO DATE: Mercredi 27 juillet 1983 ' AUJOURD'HUI: Min.: 15 Max.: 30 ENSOLEILLE.30 3 01 DEMAIN: ENCORE DU SOLEIL Québec ^ Min Ma*.Abitibi 15 28 Outoovais 15 29 Lourentides 13 25 Canton* de l'Est 15 29 Maurkie 13 25 Québec 13 25 Loc-Saint-Jean 12 23 Rimouski 12 20 Gaspésie 12 20 Baie-Comeau 10 18 SepMles 10 18 Canada ^ Vktoria 11 19 Edmonton 13 24 Regina 14 29 Winmpog 15 38 Toronto 1 à Predericton 10 25 Halifax 13 23 Chcriottetown 12 21 Saint-Jean 11 20 Aujourd'hui Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Aujourd'hui États-Unis Boston Buffalo Chicogo Miami New York Min.Max.20 26 17 19 27 18 31 27 35 27 N.-Orléans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min.Max.24 34 16 26 13 21 20 28 24 37 les capitales \tMin.Max.\t\t\tMin.Max.\t Amsterdam\t24\t28\tMadrid\t15\t30 Athènes\t22\t36\tMoscou\t11\t18 Acopulco\t28\t34\tMexico\t13\t28 Berlin\t15\t30\tOslo\t17\t29 Bruxelles\t15\t30\tPoris\t21\t29 Buenos Aires\t4\t12\tRome\t21\t36 Copenhague\t14\t24\tSéoul\t24\t29 Genève\t17\t32\tStockholm\t27\t32 Hong Kong\t28\t30 Tokyo\t\t24\t32 Le Caire\t22\t32\tTrinidad\t24\t33 Lisbonne\t16\t24\tVienne\t19\t29 Londres\t17\t27\t\t\t LE « CAS GAUDIERI » EST RÉGLÉ Ottawa doit se plier à décision de Québec OTTAWA \u2014 A cause d'une entente datant de 1978, le gouvernement fédéral n'a d'autre choix que de respecter la décision du gouvernement québécois qui a choisi l'américain Alexandre Gaudieri pour diriger le Musée des beaux-arts de Montréal.Une source fédérale autorisée a déclaré, hier, à LA PRESSE que l'entente « Cullen-Couture » de 1978 « donne une sélection finale au Québec pour les candidats à l'immigration, en autant que ceux-ci rencontrent les critères fédéraux de santé et de sécurité».MAURICE JANNARD \u2022 de notre bureau d'Ottawa Selon cette source, il faudra quelques semaines au gouvernement fédéral pour compléter l'enquête de sécurité et de santé sur M.Gaudieri et sa famille.Ce n'est qu'après ce délai que M.Gaudieri pourra occuper ses nouvelles fonctions à Montréal.On a expliqué hier à Ottawa qu'il y a deux façons pour un étranger de venir au Canada.La première est le permis de séjour temporaire, qui est accordé par le fédéral.Un tel permis pour M.Gaudieri a été refusé par le ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Lloyd Axworthy.Le rejet du ministre fédéral se basait sur le fait que les autorités du Musée des beaux-arts de Montréal n'auraient pas effectué toutes les démarches suffisantes pour trouver un candidat canadien compétent.L'autre voie pour travailler au pays est le certificat d'immigration.Depuis quelques années, le fédéral a cédé cette compétence au Québec sur les immigrants, se gardant les conditions d'entrée dans les domaines de la santé et de la sécurité nationale.Concernant l'admission de M.L'américain Alexandre Gaudieri.Gaudieri, le geste du Québec « vient de régler le cas », disait-on hier à Ottawa.Au ministère de l'Emploi et de l'Immigration, Ton a indiqué que la lettre du ministre Gérald Go-din concernant la décision du Québec n'était pas encore parvenue au ministre Axworthy.Ce dernier devrait commenter le cas Gaudieri aujourd'hui, alors qu'il revient de vacances et sera de retour à son bureau d'Ottawa.Mais, comme M.Axworthy a refusé d'accorder un permis temporaire à l'américain de la Géorgie, ses sentiments personnels sont bien connus et ce n'est sûrement pas de bonnes grâces qu'il se pliera à la décision québécoise.Par ailleurs, LA PRESSE a appris également que le canadien favorisé par Ottawa pour le poste de directeur du musée de Montréal n'était pas Guy Plamondon, du consulat canadien à New- UN ENSEIGNANT D'OTTAWA ET SES 44 ÉLÈVES ONT RATÉ LE TRAIN FATIDIQUE «C'était le destin» OTTAWA (PC) \u2014 Un enseignant d'Ottawa estime que c'est seulement la providence qui a permis à 44 de ses élèves et à lui-même de ne pas prendre le train de Nice-Paris qui a déraillé, hier matin en France, tuant quatre étudiants de la région d'Ottawa et en blessant neuf autres.«C'était le destin», a ajouté Edmond Routhier un professeur de français de l'école secondaire Sir Robert Borden lors d'un entretien téléphonique avec le Citizen.« Nous aurions été dans le wagon juste devant les autres », a précisé M.Routhier.M.Routhier a indiqué qu'il avait prévu joindre avec ses étudiants un autre groupe de 25 étudiants d'Ottawa dans le train de Nice-Paris.La confusion les sauve Mais à cause d'une confusion au sujet des billets, des officiers de la compagnie ferroviaire avaient oublié d'ajouter un wagon-lit pour les recevoir.Alors le deuxième groupe a dû attendre 30 minutes pour prendre le train suivant.Le premier train a déraillé tuant quatre étudiants \u2014 Patricia Paquin, 18 ans, Maria Basile, 17 ans, Robyn Powell, 17 ans et Leanne Jones, 18 ans.Mlles Paquin et Basile, des amies inséparables qui avaient économiser pendant des mois pour ramasser $1,800 chacune pour entreprendre ce voyage, venaient juste d'envoyer une carte postale à Matthew Ebbs, 18 ans, un ami de d'école.« Elles écrivaient que c'était un rêve, qu'elles ne pouvaient croire qu'elles étaient enfin là et qu'elles se verraient à leur retour », a révélé Matthew.Le père de Patricia a décrit sa fille comme « très belle ».« Elle est allée en France pour améliorer son français avant d'entrer à l'université ».Parmi les neuf blessés, Collin- da Joseph, 18 ans, est dans un état plus sérieux.Son père, Edward Joseph, a indiqué que leur médecin de famille était entré en contact avec les spécialistes de l'hôpital de Marseille oû elle se fait soigner.« Ils nous ont dit qu'elle était paralysée pour le moment.Elle pourrait être paraplégique ».M.Routhier était l'un des professeurs accompagnant environ 75 étudiants de la région d'Ottawa dans le cadre d'un cours de langue en France.M.Routhier a indiqué que son groupe est de retour à Paris.Tous les étudiants sont en état de choc depuis l'annonce de l'accident fatal.Les deux groupes faisaient partie d'un programme de cours de fin de secondaire subventionné par le ministère ontarien de l'Education.Le programme comprend un séjour d'un mois en France et des cours intensifs une fois par semaine pendant plusieurs mois.Le groupe, parti le 29 juin, devrait être de retour au Canada vendredi prochain.GREGOIRE SUITE DE LA PAGE A 1 Le député de Frontenac a été reconnu coupable et condamné à une peine de deux ans de prison moins un jour assortie d'une amende de $2,900 pour avoir incité sept jeunes filles mineures à la délinquance en commettant avec elles des actes d'immoralité sexuelle.Le député récidiviste devra purger un minimum de huit mois de prison au Centre de détention de Québec à Orsainville avant d'être admissible à une libération conditionnelle.Avant de rendre sa décision, le juge Goodwin a réfuté chacun des arguments constitutionnels de la défense.Les arguments Il a expliqué que l'accusation d'immoralité sexuelle contestée sous prétexte qu'elle serait trop vague, devait être reliée aux faits, à l'acte de dénonciation et à la preuve.« Dans ce contexte, a-t-il indiqué, il est clairement établi que le requérant a fait se prostituer des enfants, ce qui n'est pas admissible selon l'état actuel des moeurs.» Le magistrat a également tenu à rappeler qu'en vertu du principe de non-ingérence de la Cour supérieure sur les autres juridic- tions, il ne pouvait intervenir dans l'appréciation de la preuve et de la crédibilité de l'accusé par le juge Sirois sauf pour des motifs exceptionnels.«La permission d'en appeler est l'exception plutôt que la règle, a-t-il souligné à plusieurs reprises.Aussi aurait-il fallu un délit de justice manifeste ou encore un manque de juridiction pour que je puisse accorder cette permission.» En ce qui concerne le huis clos, le juge Goodwin a indiqué que le juge du Tribunal de la jeunesse avait entièrement justifié l'exercice de sa discrétion au nom de l'intérêt public et dans un souci de protection des jeunes filles appelées à témoigner.Impassible Immédiatement après que le juge lui eut refusé la libération sur cautionnement, Gilles Grégoire a été reconduit à l'extérieur de la salle par une porte latérale.Le député était impassible bien que son avocat, Me Pierre Gaudreau, le dise « déçu de ne pas avoir droit à un nouveau procès ».Me Gaudreau a également fait savoir à sa sortie du tribunal qu'il allait étudier le dossier avant d'entamer de nouvelles procédures.L'avocat peut, d'ici le 8 août, présenter une requête pour permission d'en appeler de la sentence imposée à son client.York.Il s'agit plutôt de M.Luke Rombult, l'actuel directeur-général de la Galerie d'arts de Vancouver.Joint au téléphone, M.Rombult a confirmé qu'il avait été effectivement intéressé par le poste à Montréal mais qu'il n'avait pas posé sa candidature.« Je n'ai pas été approché officiellement pour le poste et je n'ai pas vu non plus les exigences requises pour le poste », a affirmé M.Rombult.«Je comprends la position du Musée des beaux-arts, car pour de tels postes il faut avoir un esprit ouvert: il est difficile de trouver des Canadiens compétents dans ce domaine ».Bien qu'il soit trilingue, M.Rombult a souligné que dans le contexte politique actuel du Québec son éventuelle candidature aurait pu poser un problème puisqu'il dit ne pas parler couramment le français.Réactions à l'affaire Gaudieri (PC) \u2014 Deux peintres québécois estiment qu'il faut laisser à Alexandre Gaudieri la chance de montrer ce qu'il sait faire comme prochain directeur du Musée des beaux-arts.Pour Guido Molinari, « l'cxpé-rience de M.Gaudieri aux Etats-Unis ne pourra être que profitable aux artistes québécois et canadiens qui souhaitent faire connaître leurs oeuvres à l'extérieur des frontières ».«Le futur patron du musée est également plus apte à organiser des expositions qui sortiront du pays, ne serait-ce que pour en répartir les coûts », croit M.Molinari.L'engagement de l'actuel directeur de l'académie Telfair, de Savannah, Géorgie, étant survenu avant qu'on ait obtenu toutes les autorisations fédérales, «c'est peut-être une façon de leur taper sur les doigts (des dirigeants du MBA) », croit M.Molinari à propos du refus temporaire du ministre Axworthy.«Mais M.Bernard Lamarre et le conseil d'administration du musée « se sont donné beaucoup de mal » pour rechercher partout la personne la plus talentueuse, a conclu M.Molinari, et le ministre n'aura pas de raison de refuser une fois qu'il aura reçu toutes les demandes en bonne et due forme ».Mme Marcelle Ferron croit de son côté que le musée « a besoin de quelqu'un de cette trempe, qui est neuf à Montréal et qui pourra diriger.Cela permettra en tout cas d'éviter des erreurs comme l'exposition spécialement consacrée à Largil-lière et qui a coûté très cher au MBA.» A propos de ce peintre français du XVIIIe siècle, Mme Ferron a précisé que des tableaux de Largillière (qu'elle dit être relativement inconnus) avaient été montrés à Paris, peu avant Montréal, et que l'exposition en question présentait 17 autres peintres de la même époque.Des secouristes explorent les débris du rapide Nice-Paris dont le déraillement a causé la mort de quatre étudiants canadiens, hier.Photo AFP GILLES GRÉGOIRE Son séjour en prison peut coûter $ 157000 QUEBEC (PC) \u2014 Le séjour en prison du député indépendant de Frontenac, Gilles Grégoire, pourrait en théorie coûter jusqu'à $157,320 aux contribuables québécois.Cette somme représente le total des coûts afférant à deux années de détention à la prison d'Orsainville et du salaire qui sera versé au député.Car même derrière les barreaux, Gilles Grégoire pourra toucher son traitement.La loi de l'Assemblée Nationale indique en effet à l'article 17, que « le siège d'un député devient vacant si le député est condamné à une peine d'emprisonnement pour un acte criminel punissable d'une peine d'emprisonnement de plus de deux ans ».Or, M.Grégoire a été condamné à une peine de deux ans moins un jour, ce qui lui permet de conserver son siège à l'Assemblée Nationale.En partant du fait qu'il sera admissible à la libération conditionnelle après avoir purgé le tiers de sa peine, soit huit mois, on peut établir que l'incarcération du député coûtera au moins $52,432 à l'Etat s'il ne démissionne pas de son siège.Selon les chiffres tirés d'un document publié par le bureau du leader du gouvernement concernant le nouveau régime de pension des membres de l'Assemblée Nationale, la rémunération annuelle globale d'un député incluant le salaire et les diverses contributions de l'employeur, s'élève à $46,209.Les députés reçoivent également une allocation annuelle de dépenses non imposable de $7,500 dont il faut tenir compte.Quant au coût annuel moyen de détention à la prison d'Orsainville, le ministère de la Justice Indique qu'il se situe à $24,951.S'il ne purgeait que huit mois de prison et décidait de continuer à siéger à l'Assemblée nationale, c'est $30,800 que Gilles Grégoire recevrait à titre de rémunération globale et $5,000 d'allocation de dépenses.Les finir de détection s'élèveraient à $16,632.' s I-, LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 JUILLET 1983 la presse Des chiens soumis aux radiations (UPI, PC, AFP) \u2014 Le ministère canadien de la Défense entreprend cette semaine une série d'expériences au cours desquelles des chiens seront exposés à de fortes doses d'éléments radioactifs, pour permettre aux spécialistes de simuler et d'étudier les malaises qui surviendraient lors d'une guerre nucléaire.L'objectif à long terme de ces expériences est, selon le ministère, de minimiser les malaises dont pourraient souffrir les êtres humains dans l'éventualité d'une guerre atomique.Jusqu'à maintenant, six chiens (sur un lot de 20 Beagles) ont été « préparés » à cette fin: les chercheurs leur ont enlevé la partie du cerveau qui, selon eux, contrôle le vomissement et la nausée, et se proposent d'étudier la fréquence et l'intensité du vomissement que provoqueront les radiations.Au terme d'une journée d'exposition au cobalt-60, les chiens seront abattus, a précisé Kent Harding, du ministère de la Défense à Ottawa.M.Harding admet que des expériences similaires ont déjà déterminé quelles parties du cerveau contrôlent le vomissement, mais il souligne qu'une expérimentation plus approfondie est nécessaire.« Nous voulons confirmer ce qui a été découvert », a-t-il précisé, en ajoutant que les informations ainsi recueillies seront utiles pour le traitement des malaises provoqués par l'hypertension, ainsi que pour les chercheurs spécialisés dans l'étude des effets des radiations.Il y-a deux ans, l'approbation de ces tests par le gouvernement avait provoqué de violentes protestations de la part de groupes de défense des animaux.Mme Esther Klein, présidente de la Société protectrice des animaux du Canada, estime que ces expériences sont trop peu concluantes pour être scientifiquement utiles, et surtout, qu'elles sont trop cruelles pour qu'on les permette pour quelque raison que ce soit.« Ils ne savent pas exactement ce qui cause le vomissement et la nausée », a-t-elle dit, « alors pourquoi exposer des chiens aux radiations sans pouvoir ensuite les guérir?» Champ de tir Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense, Caspar Weinberger, a interdit hier l'abattage de chiens destinés à des expériences médicales militaires.Cette décision a été annoncée peu après la parution d'un article du Washington Post sur la prochaine mise en service, près de la capitale fédérale, d'un champ de tir qui aurait pour cibles des chiens dont les chirurgiens militaires étudieraient ensuite les blessures.Ce projet avait soulevé un tollé parmi les organisations de défense des animaux, qui avaient fait appel à trois membres du Congrès pour que l'on empêche « ce gaspillage choquant de vies animales ».Un porte-parole du Pentagone a révélé que M.Weinberger, qui possède lui-même un chien, a pris connaissance du projet en lisant son journal, et a immédiatement pris les dispositions voulues pour qu'il soit abandonné.Le porte-parole a ajouté toutefois que cette interdiction ne s'appliquait pas aux autres animaux de laboratoire utilisés à des fins de recherche.Alex Pacheco, président de l'Association pour le traitement humanitaire des animaux, s'est déclaré heureux de la décision du secrétaire à la Défense concernant les chiens, mais il a dit regretter qu'elle ne s'applique pas à d'autres animaux « tout aussi capables que les chiens de ressentir la douleur ».En tout, 80 chiens devaient servir chaque année aux expériences prévues au champ de tir, aménagé à Bethesda, en vue de l'entraînement des futurs médecins militaires à la pratique en temps de guerre et à la recherche de meilleurs traitements des blessures par balles.> £ \u2022\u2022.téléphoto UPI Alex Pacheco, président de l'Association pour le traitement humanitaire des animaux, exhibe l'un des chiens qui avaient été préparés au « champ de tir » par les laboratoires du secrétariat américain à la Défense.?A 3 m I photo Robert Mailloux, LA PRESSE Linda Boucher, une première expérience au Service à la clientèle de la Ronde, qui lui permet « d'expérimenter un tas de choses », et Jean Bouchard, qui terminait son cours de pompier, pour qui c'est un emploi d'été qui vient à point et en même temps un moyen de mettre la théorie en pratique.24 jeunes sont les «Anges gardiens » de La Ronde « On est un peu les yeux de La Ronde sur le terrain, on patrouille et on regarde.On connaît les secteurs les plus chauds et aussi les trouble-fête \u2014 toujours les mêmes.» GEORGES LAMON Linda Boucher, dans la vingtaine, fait partie du Service à la clientèle (SAC) de La Ronde.C'est par hasard que cette étudiante en deuxième année de droit, possédant une formation en archéologie, est venue à cet emploi, après un stage estival antérieur au ministère du Revenu.Pour elle, c'est une expérience très intéressante qui fait surtout appel à la psychologie, à la patience et au calme.Des patrouilles continues « On expérimente un tas de choses qu'on ne fait pas autrement, précise cette jeune fille très volu-bile à l'enthousiame débordant.Le plus gros de notre travail consiste en patrouilles, à aider les enfants perdus, les malades, les blessés.Il faut surtout user de patience avec les gens ; d'ailleurs, généralement, les gens qui nous voient arriver ne sont pas agressifs.Certains nous prennent pour des policiers et se sentent même rassurés.» Vous les reconnaîtrez facilement avec leur pantalon ou leur jupe beige, leur cravatte ou leur noeud rouge et leur écusson aux couleurs de La Ronde, avec un beau « Bonjour » dessus, et leur « walkie-talkie ».Ils sont 24, âgés de 20 à 25 ans, dont quatre filles à assurer jour et nuit la « surveillance » à La Ronde.Ils sont chargés de pallier à toutes les éventualités sur l'emplacement du parc d'amusement.Quelqu'un a-t-il besoin d'un renseignement ?Un enfant est-il perdu ou blessé ?Un homme est-il victime d'une crise cardiaque ?Une femme a-t-elle perdu son sac à main qu'ils sont là pour essayer de régler la situation.Ce ne sont pas des gardiens de sécurité mais une espèce de brigade de jeunes polyvalents entraînés pour affronter toutes les situations pour autant que faire se peut à La Ronde.Nouveau service Il s'agit d'un nouveau service expérimenté cette année par l'Association montréalaise d'action récréative et culturelle (AMARC), gestionnaire de Terre des Hommes et de La Ronde, pour informer la clientèle et aussi prévenir les ennuis à La Ronde.Jean Bouchard, lui, également dans la vingtaine, venait de terminer son cours de pompier.Ce secteur étant déjà surchargé à Montréal, il s'est retrouvé sans emploi cet été.On lui avait parlé de la SAC ; il a passé l'entrevue et a été embauché.« Nous devons faire face à toutes sortes de situations en présence du public, explique-t-il.D'ailleurs, c'était un pré-requis d'emploi : aimer travailler avec le public.C'est assez rare qu'il y ait Lise Watier au nombre des « Grands Montréalais » Le nom de l'un des 25 « Grands Montréalais » choisis par un jury siégeant à l'hôtel Reine Elizabeth a été divulgué hier soir.Il s'agit de Lise Watier, une personnalité de la télévision qui s'est lancée par la suite dans les affaires en fabriquant des produits de beauté.Mme Watier est la première des 25 personnalités montréalaises âgées de moins de 40 ans qui ont mérité ce titre dans diverses catégories.Les noms des 24 autres lauréats seront annoncés d'ici au mois de novembre.En 1981, les ventes des produits de beauté Lise Watier ont totalisé $8 millions.des bagarres.Quand ils nous voient, certains fauteurs de troubles hésitent.Moi je trouve ça agréable comme travail, d'autant plus que c'est à l'extérieur.Ce que nous faisons aussi beaucoup, c'est la surveillance des bâtiments pour détecter les risques d'incendie.» Par ailleurs, l'horaire est exigeant et les heures longues : 13 heures et demie continues de présence à La Ronde, avec un quart de nuit et un quart de jour.Première expérience concluante Pour le directeur adjoint du service de l'exploitation de La Ronde de qui relève le SAC, cette première année d'expérience de ce service est jusqu'ici concluante, et tout porte à croire que ce service sera appelé à demeurer par la suite.» D'ailleurs pour M.Roger Anc-til, la présence à La Ronde de cette équipe de jeunes a sans doute été à l'origine du fait que « jusqu'ici on n'a pas eu de ^/oblemes sérieux à affronter ».Et pourtant chaque jour quelque 30 000 visiteurs se promènent sur l'emplacement ! « Nous faisons avant tout de la prévention, insiste M.Anctil, et nous pensons que 90 p.cent des situations peuvent se régler en se parlant.» D'ailleurs, M.Anctil ne tarit pas d'éloges à l'égard de cette équipe : « C'est une équipe très intéressante, des jeunes très diplomates qui savent faire face à toutes les situations.D'ailleurs, depuis l'entrée en service de l'équipe, nous avons, par exemple, résolu de nombreux vols cette année.» Toutefois, lorsqu'il s'agit d'événements spéciaux, comme la venue de chanteurs populaires rock, le service de l'exploitation de la Ronde fait appel à des équipes non identifiées (le Service d'ordre spécial) qui assurent la sécurité.Bref, on voulait donner une nouvelle image du service de prévention (pour ne pas dire sécurité) et M.Anctil croit pouvoir affirmer qu'on y a réussi.Suspendu à 60 mètres dans les airs?Pas de panique.La Ronde a tout prévu.\u2022 ¦ Vous imaginez-vous un instant suspendu à une soixantaine de mètres dans les airs, emprisonné dans un téléférique immobilisé sur son câble à La Ronde ?Une situation inusitée di-rez-vous ! Et pourtant.possible ! Inutile de prendre panique outre-mesure, l'équipe Prévention urgence sauvetage de La Ronde est prête à intervenir pour vous tirer de cette mauvaise posture.GEORGES LAMON Evidemment, ce genre d'intervention n'arrive que rarement, mais elle fait partie de l'entraînement des 24 préposés au sauvetage dans les manèges.Précisons tout de suite que le téléférique est muni d'un groupe électrogène fonctionnant à essence, qui lui permet de continuer à fonctionner normalement en attendant, par exemple, que le courant soit rétabli après une panne.Toute l'équipe en place Hier, ils ont démontré leur savoir-faire au cours d'un des exercices hebdomadaires auxquels ils sont astreints.Ils étaient tous là pour la circonstance: ambulanciers, pompiers, préposés à la SAC, déployant leur matériel avec une dextérité et une rapidité sans pareille, améliorant continuellement leur temps.Prudence et vitesse vont évidemment de pair dans le cas de sauvetage.Immédiatement on installe des poulies sur le câble pour pouvoir aller chercher les passagers de la cabine.En un rien de temps, emprisonnés dans des harnais, ils sont descendus en toute sécurité par le sauveteur.Tout cela n'a duré que 18 minutes.Il ne s'agissait que d'un exercice.! «Nous axons nos efforts sur des exercices de terre, précisait M.Roger Anctil, directeur adjoint de l'exploitation à La Ronde, qui assure ce service.Cela ne nous empêche pas de faire les mêmes exerices sur l'eau (le lac des dauphins).Le sauvetage se fait alors par bateau.L'an dernier, nous avons fait l'évacuation de deux passagers du téléférique au-dessus du lac, à la suite d'une panne de moteur, mais ce n'est pas courant.» Manèges faciles à évacuer D'ailleurs, M.Anctil nous rassure : tous les manèges sont faciles à faire évacuer en cas de nécessité.Dans le cas de certains d'entre eux, comme la grande roue, il s'agit de procéder par étapes pour éviter de débalancer la roue ; cette responsabilité in-; combe d'abord au préposé.Si besoin est, l'équipe de sauvetage prendra la relève.Selon M.Anctil, c'est surtout dans le minirail que l'équipe est régulièrement appelée à faire évacuer les passagers puisque, en cas de bris de courant, il n'est pas équipé d'un moteur auxiliaire lui permettant de poursuivre sa course et de débarquer ses passagers.Un manège a-t-il été mis en cause dans un arrêt temporaire ou à la suite d'un accident qu'il ne reprendra son service qu'après une minutieuse inspection.Car à La Ronde comme au parc Bel-mont du reste, on tient mordicus à la sécurité dans les manèges.Et jusqu'à présent on n'a eu à déplorer aucun accident sérieux at-tribuable à la mécanique.I i ï photo Robert Mailloux, LA PRESSE Les 24 préposés au sauvetage dans les manèges de La Ronde se livraient hier à l'un de leurs exercices hebdomadaires.En moins de 18 minutes, ils ont pu libérer un passager prisonnier du téléférique.DEVANT L'OBSTRUCTION DES SOUDEURS DU LOCAL 144 La fermeture des chantiers du gazoduc n'est plus exclue Quoiqu'il semble qu'une telle hypothèse soit prématurée, la fermeture des chantiers du gazoduc de Gaz Inter-Cité n'est plus tout à fait exclue.Surtout si cet employeur n'arrive pas d'ici la mi-août, par le biais de machines ou de soudeurs provenant de l'extérieur du Québec, à combler le manque actuel de soudeurs de pipeline qualifiés.USA B3NSSE_ Sur les quatre chantiers où se contruisent les embranchements du gazoduc, situés dans la Mauri-cie et dans l'Estrie, trois fonctionnent au ralenti et affichent un retard dans leurs travaux, faute de soudeurs.Le début des travaux a été retardé de quelques jours pour le quatrième, le tronçon Trois-Rivières-LaTuque, sous la responsabilité des Constructions Saint-Laurent.« Et, plus ça va, plus il va falloir que la situation soit clarifiée, de dire hier Michel Fortier, le directeur de marketting de Gaz Inter-Cité, responsable de ce projet de $500 millions.D'ici le 15 août prochain, si on n'arrive pas à faire fonctionner nos chantiers comme il se doit, on devra réévaluer la situation.Mais il est trop tôt pour ensisager une fermeture ».Mais cette menace pèse sur les chantiers.Les soudeurs du local 144 des plombiers les boudent toujours, refusant d'y travailler aux taux de salaire prévus par le décret québécois qui régit les travailleurs de l'industrie de la construction.Sachant qu'ils sont à peu près les seuls à avoir l'expertise requise pour cette soudure hautement spécialisée, ils exigent les avantages du National Pipeline Agreement évalué à $3 200 par semaine.Gaz Inter-Cité ne compte qu'une vingtaine de soudeurs qualifiés sur les quelque 60 dont elle a besoin.L'entreprise espère beaucoup des machines à souder de la firme américaine Diame-trics et sur la venue possible de soudeurs d'autres provinces.Machines satisfaisantes M.Fortier affirme que deux machines, sur les 30 qui seraient disponibles, ont été testées dans des laboratoires de la région de Québec et seraient satisfaisantes.Par contre, ces appareils n'ont pas été éprouvés sur les chantiers eux-mêmes où ils doivent arriver cette semaine ou la semaine prochaine.L'autre alternative envisagée est l'embauche de soudeurs provenant d'autres provinces.Or, deux entrepreneurs auraient entrepris des démarches dans ce sens, mais sans succès.Selon Jean-Claude Sureau, le nouveau gérant d'affaires du local 144, PeBen-Checo tenterait présentement d'obtenir des soudeurs, syndiqués avec l'Association unie des compagnons et apprentis de l'industrie de la plomberie yet de la tuyauterie des États-Unis et du Canada, de différents endroits du pays.Mais, en vain.M.Sureau indique que la réponse des locaux contactés est « passez par le 144 ! ».De toute manière il se dit convaincu que ces derniers ne viendront pas travailler au taux du décret.La compagnie Sintra, dit-il, tente sa chance auprès de soudeurs canadiens non syndiqués.Mais, aussi sans succès, pour le moment.M.Sureau évalue à une quarantaine le nombre de soudeurs non syndiqués au pays.Quoique plus incertain à leur endroit puisqu'il ne peut pas les empêcher de venir, il doute qu'ils viennent aux conditions actuellement offertes.Ces derniers négocient leurs propres conditions qui seraient similaires à celles prévues par l'entente nationale.Entretemps, M.Sureau a déclaré que le local prendra des prodécures contre des soudeurs qui oeuvrent présentement sur les chantiers.Ces mesures disciplinaires internes, prévues par la constitution de l'Association unie et pouvant aller jusqu'à l'expulsion, visent les soudeurs du local 825 de l'Association.Ce local a la juridiction territoriale dans l'Estrie.Mais, c'est le local 144 qui a la juridiction sur les travaux de pipeline.Par ailleurs, M.Sureau affiche des doutes sérieux sur l'efficacité des machines à souder qui n'effectueraient que deux «joints» par jours alors qu'une équipe bien rodée peut en faire quotidiennement 150.Quant aux soudeurs à l'oeuvre, il soutient qu'ils n'ont pas toute la compétence requise.Le nombre de mauvaises soudures serait élevé : ?5 sur 37 joints sur un chantier.Chaque reprise coûterait environ $3 000.Les soudeurs du local, profitant actuellement des vacances de la construction, doivent se prononcer à nouveau sur leur refus de travailler la semaine prochaine lors d'une assemblée générale.M.Sureau ne pense pas qu'ils changent d'avis. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 JUILLET 1983 LA LOI 101 RETOURNE DEVANT LES TRIBUNAUX Le fleuriste Kenneth McKenna lutte pour la publicité bilingue Le fleuriste montréalais bien connu, M.Kenneth McKenna de Côte des Neiges, a déposé hier une requête déclaratoire à la Cour supérieure pour contester la légalité de deux paragraphes du règlement de la Loi 101 qui empêchent les entreprises de distribuer librement des catalogues et des brochures bilingues.HUGUETTE ROBERGE C'est dans les locaux du groupe Alliance Québec, qui supporte son action, que M.McKenna s'est expliqué.Son objectif est d'amener les tribunaux à trancher: l'Office de la Langue française a-t-il ou non outrepassé ses pouvoirs en adoptant les paragraphes 9 et 15 du règlement de la Loi 101 qui élargissent la portée de l'affichage aux catalogues, brochures et dépliants ?Selon la réglementation, pour obtenir telle documentation publicitaire en français et en anglais (plutôt qu'en français uniquement), le client doit en faire la demande écrite.Publicité bilingue M.McKenna insiste sur le fait que sa famille et lui-même ont toujours été, depuis 100 ans, des membres actifs de la communauté montréalaise et qu'ils ont toujours utilisé l'anglais et le fran- Commission parlementaire sur la loi 101 en octobre (PC) \u2014 La Commission parlementaire sur la loi 101 se tiendra cet automne, probablement à la troisième ou à la quatrième semaine du mois d'octobre.Les dates exactes de la tenue des audiences, promises aux groupes anglophones depuis plusieurs mois par le ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration Gerald Godin, ne sont pas conues mais les travaux devraient durer quelques jours, a indiqué hier un porte-parole du ministère.La façon de procéder sera assez « flexible », a poursuivi M.Michel Beaubien, et to:;* les groupes intéressés seront priés, probablement à la mi-août, de présenter leur mémoire avant la fin de septembre.Tous les groupes intéressés par les questions de langue pourront présenter des mémoires puisque, a souligné le porte-parole ministériel, il n'y a pas que les anglophones intéressés par cette question.« On touchera tous les aspects de la vie et tous les milieux seront intéressés à participer et à parler de la langue au travail, de l'éducation, des syndicats; on attend les groupes ethniques, des intellectuels, des gens employés dans les nouvelles technologies et es francophones ».Jf » m* .* < Achetons tous v0s DIAMANTS.OR.PLATINE.ARGENT.BIJOUX ET JOYAUX ANTIQUES.PIECES DE MONNAIE.OR OU ARGENT LINGOT.OR OU ARGENT.LES MEILLEURS PRIX PAYÉS COMPTANT ÉVALUATION GRATUITE CONFIDENTIELLE 9h39-17llOILUM.-UM.llhl -U!;33 SAMEDI BIJOUTERIE HERMAN Vf 9 ¦e *% m ** \"c \"i *; i 4 ETABLI DEPUIS 1915 1117.RUE STE-CATHERINE OUEST (PRES DE PEE( ) .SUITE 403 \u2014 844-2664 Rencontrer une personne avec les mêmes goûts, les mêmes affinités ¦ i AIMER PARTAGER N'est-ce pas là un idéal que chacun do nous caresse au fond de son coeur?w ENFIN! *\u2022 H.'4 \"i I r« O 4| il ft t * If* .DONNER UN VISAGE À VOS RÊVES* OUVERT: 10hà21h 524-1176 Institut de la Recherche Humaine 847.rue Cherrier (Metro Sherbrooke) Montreal Quebec 529-3363 Chicootimi 696-1 ©66 çais dans leurs transactions commerciales.Il affirme, sans apporter de chiffres cependant, que ce genre de règlement lui a causé des torts importants, comme à de nombreuses autres entreprises de la région de Montréal, qui se trouvent sérieusement handicapées lorsqu'il s'agit de promouvoir leurs produits ou leurs services auprès de leur clientèle anglophone.« Je n'exige pas de pouvoir distribuer des catalogues en anglais seulement, dit-il.Je veux seulement pouvoir, en tout respect de la loi, distribuer des catalogues bilingues que le public pourrait recevoir à sa porte sans problème.De l'avis même du ministère de la Justice du Québec, ce droit aurait dû m'ètre accordé par la loi 101, alors que la réglementation le restreint de façon illégale.» Trois études Il y a plus d'un an, rappellent les porte-parole du groupe Alliance Québec, dans une étude réclamée par le gouvernement du Québec, le doyen Yves Ouellette de la faculté de Droit de l'Université de Montréal affirmait que bien des règlements adoptés dans le cadre de la loi 101 étaient illégaux.Le gouvernement commande alors à ses propres experts en rédaction de textes juridiques une analyse sur le même sujet.Cette analyse-maison, rendue publique en juin dernier, aboutissent aux mêmes conclusions.Un troisième rapport, établi cette fois par un comité conjoint composé de représentants du cabinet du ministre Gérald Godin.du Conseil de la langue française, de l'Office de la langue française et de la Commission de surveillance, fait également état de la photo Pierre McCann, LA PRESSE M.Kenneth McKenna : le dire avec des fleurs ne suffit pas.« légalité douteuse » de ces règlements.Les paragraphes 9 et 15 de la réglementation ne représentent que deux des quelque cinquante articles dont la légalité est contestée.Ce ne sont pas des dispositions de la loi 101 elle-même qui seraient ici en cause, mais bien des règlements qui en découlent.Pechiney : une menace pour l'environnement?(d'après CP) \u2014 Si l'on en croit les conservationnis-tes, l'aluminerie géante qui doit être aménagée à Bécancour pourrait créer un énorme problème écologique.«Les administrateurs de Pechiney veulent obtenir notre électricité, mais ils refusent de s'embarrasser de problèmes d'environnement », affirme Daniel Green, porte-parole de la Société pour vaincre la pollution.Le mois dernier, le premier ministre Lévesque a signé à Paris, avec la société d'État française Pechiney Ugine Kuhl-mann, une entente en vertu de laquelle cette entreprise sera propriétaire des deux-tiers de l'aluminerie de $1.5 milliard, le gouvernement québécois étant l'autre partenaire.M.Green et quatre autres conservationnistes ont écrit une lettre ouverte au ministre de l'Environnement du Québec, Adrien Ouellette, que LA PRESSE a publiée lundi, réclamant du gouvernement qu'il tienne des audiences publiques sur l'effet que ce projet aurait sur l'environnement.Le groupe dit avoir obtenu « de façon officieuse » un raport sur la question effectué par les soins d'une firme montréalaise pour la compagnie Howmet Aluminum, de Greenwich, Connecticut, une filiale de Pechiney.Cette étude, effectuée en 18 mois au coût de $300,000, affirme que l'aluminerie dégagerait dans l'atmosphère 990 tonnes de flurorure par an.Par comparaison, la raffinerie de l'Alcan Aluminium, à Arvida, en émet annuellement 1,296 tonnes.Ces gaz, poursuit le rapport, franchiront le Saint-Laurent, se diluant dans l'atmosphère si rapidement que les villages avoi-sinnants ne seront aucunement affectés.Toutefois, M.Green s'est déclaré fort sceptique à ce sujet, faisant remarquer que les émis- sions de l'usine de la Reynolds Metals Co., à Massena, dans l'État de New York, près de la réserve indienne de Saint-Regis, et celles de la raffinerie de l'Alcan se propagent dans toutes les directions sur de nombreux kilomètres; les gaz provenant de l'usine d'Arvida sont considérés comme responsables d'une réduction de la production laitière des fermes environnantes, et « l'Alcan a même mis sur pied un programme d'achat des vaches qui ne produisent plus de lait ».Selon l'écologiste, l'étude, effectuée par la firme André Marsan et Associés, de Montréal, ne précise pas de quelle façon les déchets solides et liquides seront éliminés, et n'en donne pas non plus la composition chimique.Les déchets solides de l'Alcan comprennent de l'arsenic, du cyanure et du plomb, « matières extrêmement dangereuses ».Pour sa part, le maire-adjoint de Vézelay, en France, Calliope Bcaud, a écrit un livre sur les problèmes écologiques causés à sa ville par la raffinerie de Pechiney qui s'y trouve.L'ouvrage cite de nombreuses affections contractées par les travailleurs et les enfants de la région.« Pechiney est connu en France comme le pollueur no 1, et ici, au Québec, nous sommes prêts à l'accueillir avec un don de plus de $600 millions et des contrats d'électricité à rabais », a souligné M.Green.Aucun commentaire n'a pu être obtenu du ministère de l'Environement à ce sujet, mais Pierre Lundahl, de la maison André Marsan, a fait remarquer que la nouvelle raffinerie ne pouvait être comparée à des usines moins modernes: les techniques de contrôle de la pollution de Pechiney ont été vendues sous garantie à d'autres entreprises installées dans des pays où les contrôles sont extrêmement stricts, a-t-il dit.En vigueur du 27 juillet au 30 juillet, ou jusqu'à épuisement de la marchandise .v!\\ ;\u2022.':*:¦:'*¦woS^KmX-.: Guy CORMIER Aux \u2022 \u2022 \u2022 y* STOP ce?es*-^4, / .__.ni'i'Y ¦ 1.'s (Tous droits réservés) ANALYSE En marge du projet de loi 1 Des règles juridiques inexistantes Voici la deuxième tranche d'une étude préparée par des juristes oeuvrant au sein de regroupements de locataires et dans des bureaux d'Aide juridique.Il s'agit de Ernest Beaudry, France Goyette, Pierrot Péladeau, Josée Villeneuve et Elaine Zachaïb.2 \u2014 Le projet de loi 106 Les règles juridiques existantes Il existe déjà au Québec certaines règles juridiques touchant certains de ces dossiers de renseignements personnels.Il y a les règles de confidentialité des renseignements personnels détenus par plusieurs types de professionnels, par exemple celles qui concernent les dossiers médicaux.Il s'agit ici de ce que l'on appelle communément le secret professionnel.Pour ce qui est des organismes publics, le gouvernement du Québec adoptait, il y a un an, le projet de loi 65 sur l'accès aux documents et sur la protection des renseignements personnels dans les organismes publics.Cette loi consacre pas moins de 50 articles strictement sur la protection des renseignements personnels détenus par les organismes publics.Une section complète de 20 articles traite des droits des personnes concernées par ces renseignements.Le projet de loi devrait être mis progressivement en vigueur dans les années qui viennent, le gouvernement du Québec ayant incité les organismes publics à appliquer volontairement l'esprit de la loi d'ici sa mise en vigueur complète.Cela n'a pas empêché ce gouvernement de dépenser 42000$ en janvier dernier pour aller tripoter dans les banques informatisées des cégeps et commissions scolaires pour obtenir des listes d'enseignants grévistes, opération qui aurait été à rencontre de la loi si elle avait été en vigueur.\u2022 La Commission Paré dont les travaux et recommandations ont servi à la rédaction du projet de loi 65 avait aussi recommandé «qu'une étude devrait RAPIDEMENT être faite afin que des mesures de protection de la vie privée adaptées aux sociétés privées et autres organismes détenant des renseignements personnels soient mises en application».Il n'existe pratiquement aucune réglementation de l'usage des dossiers personnels pour le secteur privé.Il n'y a que quelques grandes entreprises comme des banques et des assureurs qui se sont donné des règles de conduite minimales afin de préserver leur crédibilité auprès du public.Il existe bien les dispositions de la loi sur la protection du consommateur traitant des dossiers de crédit, seulement quatre articles en tout, mais en pratique inappliquées.Les bureaux de crédit du Québec préfèrent volontairement appliquer les dispositions de la loi ontarienne qui comporte plus de _'h_ trente pages de textes législatifs et réglementaires: libre circulation inter-provinciale d'informations sur les consommateurs oblige.Pour le reste c'est le vide total, ou plus simplement la loi de la jungle.Deux ans après la Commission Paré, rien de sérieux n'a été tenté.La loi 106: pire que le vide législatif actuel?Aux citoyennes et citoyens préoccupés par la prolifération des banques de données personnelles, aux locataires qui, inquiets, interpellent leurs députés pour demander ce qu'ils allaient faire au sujet des listes noires, les députés et ministres brandirent fièrement leur copie du projet de loi 106 en déclarant que là était la solution que tous cherchaient.La lecture attentive du projet de loi nous permet d'affirmer que nos députés et ministres ne l'avaient pas encore lu et que le gouvernement du Québec est tout à fait i-gnorant de la problématique des dossiers de renseignements personnels dans le secteur privé.On aurait pu s'attendre minima-.lement à ce que l'on reprenne les principes et dispositions du projet de loi 65 applicables au secteur privé en précisant et ajoutant ce qui lui est spécifique.Ceci indépendamment des critiques qui pourraient être faites au sujet du projet de loi 65.Il n'en est rien.Le chapitre touchant au respect de la réputation et de la vie privée n'a que 4 articles, 3 seulement applicables aux dossiers personnels.Le premier article (art.33) ne fait qu'établir le principe que toute personne a droit au respect de sa réputation et de sa vie privée (sans définir) et qu'il ne peut y être porté atteinte sans son consentement ou sans que la loi ne l'autorise.Quant à l'article 35, il déclare tout d'abord que toute personne peut consulter et faire reproduire à ses frais un dossier la concernant constitué ou détenu dans le but d'informer un tiers (soit une autre personne).Ensuite il spécifie que toute personne peut faire rectifier une information inexacte, incomplète ou équivoque et faire supprimer une information non pertinente qui lui est injustement préjudiciable.L'article, tel que rédigé, ne s'appliquerait qu'à une infime minorité de dossiers: ceux constitués ou détenus dans le but d'informer un tiers.En pratique, il ne toucherait que des dossiers dont traite déjà la loi sur la protection du consommateur.Plus, une telle formulation permet facilement de se défiler.Une entreprise comme Crédit-Pro-prio qui déclare avoir à elle seule des informations sur plus de 20000 locataires, ne fournit aucune information sur ceux-ci aux propriétaires: elle leur donne un avis d'acceptation ou non du risque que tel locataire représente.Les associations de propriétaires et la plupart des entreprises ne tiennent des dossiers personnels que pour elles- mêmes, à l'usage exclusif de leurs employés ou de leurs membres.En précisant que ce droit ne s'applique qu'à une catégorie fort limitée de dossiers, le projet de loi exclut implicitement tout droit qu'aurait une personne sur la quasi-totalité des dossiers la concernant.Les droits d'accès et de correction n'ont de sens que si la personne est informée de l'existence des dossiers.Il n'y a aucune obligation d'informer une personne de l'existence et des usages d'un dossier (y compris communication et vente d'informations).Comment pourra-t-elle s'assurer qu'elle a accès à tout le dossier alors qu'il est si facile de dissimuler ou même de détruire des informations qui ne sont que des traces électriques dans le ventre d'un ordinateur?Nulle part ne sont précisées les conditions d'un consentement valable à fournir et laisser utiliser des renseignements personnels.Il est difficile de ne pas consentir quand en dépend l'accès à un emploi, un service, un logement.La personne devrait pouvoir être informée sur l'identité des solliciteurs et utilisateurs des informations demandées, des usages exacts auxquels elle consent, des conséquences pour elle d'un non-consentement.Ceci permettrait à la personne de donner un consentement éclairé, de pouvoir contester toute cueillette ou utilisation d'information»- non pertinente, abusive ou non prévue au départ.Nulle part on oblige à tenir trace des consultations effectuées et des usages faits des informations au dossier.Comment alors évaluer les dommages causés par des informations fausses ou inexactes et comment acheminer les rectifications aux personnes qui ont consulté le dossier pour prévenir les dommages futurs?Le projet de loi ne permet aucun recours lorsque les modes de cueillette d'informations sont plus que discutables, lorsque la gestion des dossiers est non sécuritaire ou inadéquate, lorqu'on transmet ou entrepose des informations au-delà des frontières de la province ou du pays.Le dernier article en cause, l'article 36, précise que lorsque la loi ne prévoit pas les conditions et modalités d'exercice des droits d'accès ou de rectification du dossier (comme c'est justement le cas présentement) c'est le tribunal qui les déterminera sur demande de la personne intéressée.Ainsi donc, s'il y a désaccord entre la personne et l'entreprise sur la seule question de l'accès au dossier, c'est la personne qui devra assumer les frais et les risques d'un recours qui pourrait prendre des années avant de se voir confirmer son droit d'accès au dossier.Si en plus il y a désaccord sur l'exactitude ou la pertinence d'une information, on repart en grande dans le processus judiciaire.Il y a ici un déséquilibre flagrant pour l'exercice individuel d'un droit à peine précisé qui peut être aisément contesté par des entreprises pouvant se permettre de faire cheminer leur cause jusqu'en Cour suprême.^ _g_ L'absence de toute précision sur les procédures de constitution de dossiers et sur la pertinence que doivent avoir les informations recueillies et les usages qui en sont faits ouvre la porte à de nombreux litiges et laisse les tribunaux sans outil ni ligne directrice.Le critère de «pertinence» des informations colligées introduit à l'article 35 sans plus de précision peut soulever bien des discussions.Ainsi, si dans l'affaire Commission des droits de la personne contre Paquet le tribunal a réaffirmé la légitimité de la discrimination contre les assistés sociaux au nom du droit de refuser un logement pour des motifs économiques, une cour pourrait très bien trouver pertinent et légitime qu'un fournisseur de service ou de logement exige d'une femme un très grand nombre d'informations sur ses sources de revenus, dépenses, habitudes de consommation ou de vie puisqu'elle constitue un risque économique potentiel car 60% des Canadiennes gagnent moins de 5 000$ par an! Conclusion Du rapide survol que nous venons de faire du chapitre du projet de loi 106 sur le respect de la réputation et de la vie privée, nous devons en constater le caractère tout à fait inadéquat, inconsistant et même dangereux quant aux droits des personnes vis-à-vis des dossiers constitués sur elles.Le Code civil traite essentiellement des droits et obligations des personnes dans leurs diverses relations quotidiennes entre elles.Or, de plus en plus les dossiers de renseignements personnels sont des outils qui interviennent de façon déterminante dans ces relations.Il est donc juste et pertinent d'inclure dans le Code civil un chapitre qui en traite spécifiquement.Mais le gouvernement du Québec ne peut se permettre de faire preuve de tant d'ignorance du phénomène que d'inefficacité ou d'insouciance dans ses interventions législatives.Il ne le peut d'autant moins que c'est lui qui veut mettre le Québec à l'heure du virage technologique et qu'il avait en main les recommandations et travaux de la Commission Paré déjà concrétisés dans une loi touchant la protection des renseignements personnels que détiennent les organismes publics.Il faut donc exiger du gouvernement du Québec et du ministre Bé-dard en particulier qu'ils effectuent une révision radicale et en profondeur du chapitre concerné du Code civil de façon à ce qu'il permette un exercice clair et véritable des droits de la personne en matière de renseignements personnels.Il faut aussi exiger que le gouvernement s'engage concrètement à étudier et mettre en place toute législation ou mesure particulière susceptible de créer des mesures préventives, de solutionner les problèmes liés aux communications transfrontières de renseignements personnels et de faciliter un exercice rapide et peu coûteux des droits au respect de la réputation et de la vie privée déclarés dans le Co(j^civil. TRIBUNE LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 JUILLET 1983 Le français progresse À rencontre des Charles Gaston-guay, un démographe de l'Université d'Ottawa qui prétendait récemment que le Canada s'anglicisait de plus en plus, nous affirmons avec force le contraire: le Canada se francise de plus en plus.Cela peut sembler paradoxal si nous reconnaissons que les chiffres mis de l'avant par M.Caston-guay sont exacts.Celui-ci se base uniquement sur les transferts linguistiques alors que l'anglicisation ou la francisation doivent tenir compte de plusieurs autres éléments.Nous soutenons que l'utilisation du français, tant par les pouvoirs publics que par les individus et les corporations, est de plus en plus grande au Canada et c'est pour cela que nous affirmons: le Canada se francise de plus en plus.L'exemple le plus évident est le fait que, même si le pourcentage des francophones au Canada est moindre qu'il y a 50 ans, l'utilisation à la Chambre des communes de la langue française et dans les services gouvernementaux fédéraux est de plus en plus fréquente.Sans doute on est loin de l'égalité parfaite des deux langues au Canada, mais le seul fait que les chefs des deux grands partis politiques au pays sont parfaitement bilingues donne à la langue française un prestige et un souffle nouveau que personne ne niera et qui ne s'éteindront jamais.Il est erroné de vouloir se servir uniquement de chiffres sur la langue parlée au foyer pour prétendre que la langue française est en régression.Le dynamisme du Québec et le fait que le francophones exercent un pouvoir politique indéniable ne sont que deux des facteurs qui nous permettent d'affirmer que le Canada se francise.Quelques autres faits positifs: la présence de la radio et de la télévision françaises dans toutes les provinces; le Nouveau-Brunswick est officiellement une province bilingue; l'Ontario fait un travail extraordinaire, pas assez connu, pour assurer à sa population francophone des services en langue française; etc.Même avec les prévisions les plus pessimistes de certains démographes, le français continuera d'être une force au Canada.Avec la Charte des Droits et Libertés, avec la loi sur les langues officielles, avec la volonté et la détermination des hommes politiques, tant anglophones que francophones la langue française a fait des progrès immenses au cours des dernières cinquante années.Ne pas le reconnaître, c'est nier l'évidence.Marcel THÉRIEN président Institut Politique de Trois-Rivières Ostracisme des Anglais?On aura remarqué les protestations récentes, de la part d'Alliance Québec par exemple (Eric Mal-doff), contre de prétendus abus de la loi 101, les fulminations de O'iVleara contre la loi 101 et même contre Eric Maldoff (qu'il juge trop peu combatif), contre The Gazette et même contre Trudeau (qu'il juge tous trop peu combatifs en faveur des malheureux anglophones du Québec), etc.Des lecteurs non avertis pourraient en déduire que les francophones au Québec (5 307 370) malmènent vilainement la minorité anglophone (706 115), la réduisant à la pauvreté et à l'impuissance.D'une étude que je poursuis, qui paraîtra bientôt dans Science et francophonie, concernant l'Acade-my of Sciences de la Royal Society of Canada (Académie des sciences de la Société royale du Canada), j'extrais quelques statistiques qui me paraissent pertinentes.Chacun sait que les sciences, surtout celles de la nature, donnent la clé de la richesse et du pouvoir.Or, on trouve, parmi les membres de cette académie, vivant au Québec, plus d'anglophones que de francophones.Dans le vaste océan anglophone de l'Amérique du Nord, la francophonie ne fait même pas surface au Québec, pour le domaine qui nous occupe: elle se trouve minoritaire sur son propre territoire.En effet, on compte 53 Que-beckers pour 16 Québécois; anglophones 54%, francophones 46%.Ces nombres, traduits en per capita, signifient un académicien francophone pour 115 370 Québécois, et un académicien anglophone pour 13 323 Quebeckers.L'impartialité de l'académie n'est pas en question.Lorsqu'elle élit un nouveau membre, les choix et les élections se font selon le strict mérite scientifique.Mais on peut se poser des questions sur les mérites et démérite du système canadien actuel, et sur les chances des Québécois dans ce système.De toute façon, malgré la Révolution tranquille de 1960, malgré la loi 101, malgré le virage technologique qui est en train de s'affirmer au Québec, on voit que les Québécois, qui contrôlent le domaine de l'éducation au Québec depuis toujours, n'ont pas tout à fait écrasé les Quebeckers, leurs concitoyens.La carte qui ne vint pas Monsieur Michael Warren Président-directeur-général Société canadienne des postes Au mois de mars 83, une amie me faisait parvenir par courrier première classe, d'une boite postale de la Place Ville-Marie \u2014 Montréal, une carte de remerciements.Nous sommes aujourd'hui le 12 juillet, je demeure en face de l'Université de Montréal, rue Edouard-Montpetit (rue qui n'est pas des plus inconnues) et j'attends toujours cette carte).Le 22 mars 83, je faisais parvenir, enfin je le tentais, une lettre pour m'inscrire à un cours offert par l'Université de Montréal.Cette lettre, après renseignements pris, n'a jamais été reçue.Et pourtant, elle avait été bien affranchie.adressée, bon code postal et adre s-se de retour.La période d'inscription terminée depuis le début de juin et le nombre limite d'étudiants étant atteint, je me retrouve donc non inscrite.J'avais déjà planifié des vacances puisque le cour^ se donne en semaine intensive du 15 au 19 août 83, ainsi que mes sessions d'études automne 83 et hiver 84.Ma seule ressource est d'attendre à la dernière minute pour voir >i un étudiant ne se désisterait pas et ainsi je prendrais sa place.J'ai fait part autour de moi de ces deux «incidents» et plusieurs m'ont dit qu'ils avaient déjà eu ce genre de problèmes avec le service postal canadien (.).Céline LANGLOIS Montréal SAUTEZ LES RAPIDES DELACHINE ¦'f.- V ! À BORD D'UN BATEAU JET! Lors d'une expédition de 90 minutes vous passerez plus de temps (45 minutes) sur les eaux vives que pendant deux journées complètes de rafting! DÉFIEZ LE CHENAL PRINCIPAL DES TUMULTUEUX RAPIDES! \u2022 Départs quotidiens du quai Victoria au Vieux Port de Montréal 9h-11 h-13h-15h-17h-19h \u2022 2 bateaux jets «saute-moutons» \u2022 Capacité: 25 personnes/bateau Renseignez-vous sur nos tarifs! RÉSERVATIONS : 284-9607/843-4745 Ceux-ci sont devenus instruits et savants, même plus que les anglophones des autres provinces, si l'on en juge par les données suivantes.Dans le Canada hors Québec, on dénombre 517 tels académiciens Canadians, pour une population de 11 212 345, soit un per capita d'un académicien pour 27 490 anglophones.Voici un sommaire de ces per capita.Québécois (francophones): un pour 115 370.Quebeckers (anglophones): un pour 13 323.Canadians (anglophones) hors Québec: un pour 27 490.On voit que les anglophones du Québec ont à peu près deux fois plus de chances d'accéder à l'académie que ceux du reste du Canada.D'après cela, on pourrait soutenir que l'éducation anglophone est meilleure au Québec que dans le reste du Canada.Il apparaît que le Québec ne maltraite pas beaucoup sa minorité anglophone.Au contraire, on peut prétendre que les Québécois se sont sacrifiés pour le bénéfice et le bien-être de cette minorité anglophone, artisane principale du système canadien actuel.Ce succès des Quebeckers est à rapprocher de la SEPARATION dont ils jouissent depuis 1875.Après 11 ans d'efforts, les -Separatists* anglophones de la PAPT (Provincial Association of Protestant Teachers) obtenaient la SÉPARATION qu'ils réclamaient, le Québec abolissant à leur demande le ministère de l'Éducation.On peut juger que Dawson, chef de la PAPT et premier président de la Royal Society of Canada en 1882, avait vu juste et qu'il avait bien organic' l'avenir pour la communauté anglophone du Québec.La SEPARATION, jointe aux autres traitements bienveillants que, pendant plus d'un siècle, les Québécois allaient accorder aux Quebeckers, n'a évidemment pas nui à ces derniers.Elle leur a permis d'accéder à l'épanouissement personnel, ils ont pu atteindre un développement scientifique remarquable.Allophones: il faudrait réviser quelques chiffres, mais non les conclusions, à cause des allophones: 425 275 au Québec, 2 750 350 hors Québec.Populations: d'après Louis H.Di'smarais.Lettre d'Ottawa, avril 1983.-SEPARATION AND ISOLATION », Dou* McCall.Les Nouvel les - The News, 29 juin 19K3.Pierre DEMERS Science et francophonie Candide Samantha La CEQ se défend C'est avec un certain serrement de coeur que j'ai pris connaissance de la lettre d'un groupe de jeunes intitulée: «La C.E.Q.les écoeure», dans LA PRESSE du mercredi 6 juillet 83.J'ai ressenti moi aussi de \u2022l'écœurement» devant les affirmations gratuites de ce?jeunes nationalistes, malheureusement mal renseignés.Traiter les syndicats auébécois (surtout la C.E.Q.) de prostitués du fédéral, relève à mon sens de l'inconscience, ou de la stupidité pure et simple.À ces signataires de l'article je fais simplement savoir que je suis membre de l'Alliance et délégué syndical d'un groupe de 175 professeurs, autrefois péquistes convaincus.L'attitude actuelle de la C.E.Q.est simplement antigouvernementale et non antiquébécoise.Si s'élever contre un appareil gouvernemental que l'on juge inadéquat et réactionnaire est une attitude antinationaliste, je me demande alors à quoi sert la multiplicité des partis à l'intérieur dune démocratie.Est-ce que les Français qui ont voté pour Mitterrand au lieu de Giscard d'Estaing l'ont fait pour améliorer le sort de la population ou pour faire de la nation française un satellite de Moscou?Je suggère à vos jeunes de se renseigner un peu mieux à l'avenir avant d'écrire des choses qui n'ont ni queue ni tête.Je pourrais affirmer au nom de 95% de syndiqués de la fonction publique, que le vote massif en faveur du Parti libéral aux dernières partielles était une manifestation de mécontentement pour un gouvernement péquiste, autocrate, déphasé, dépassé et en perte de vitesse totale, un gouvernement incapable de respecter ses engagements.Si la liberté d'opinion dans un système démocratique permet de tels revirements politiques, nous ne pouvons que nous en féliciter.Au contraire, un rejet actuel du gouvernement Lévesque s'impose pour tout Québécois averti, surtout la jeunesse qui est la première à pâtir de l'incompétence des politiciens en place.Il se trouve malheureusement qu'après le P.Q.il n'y a pas d'autre alternative que des libéraux démodés eux aussi.Mais nous, dans la fonction publique, sommes convaincus qu'un gouver-menent libéral si corrompu qu'il fût à l'époque, ne nous aurait jamais «matraqués» autant que le P.Q.Nous nous sommes simplement ravisés pour «choisir de deux maux le moindre».Si choisir le moindre de deux maux, en situation de cul-se-sac, se trouve être de la «trahison» ou de la prostitution, eh bien je suis fier d'être une «putain» membre à part entière de l'Alliance et de la C.E.Q.À ces signataires de l'article du 06-07-83 je demanderais: «Quelle solution préconiser dans les circonstances actuelles?» Je signe ici en tant que Québécois convaincu, soucieux des droits, quels qu'ils soient, de la nation québécoise, mais pas avec le P.Q.JEAN-PIERRE DIANE Montréal la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Soint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17H30.RÊ0ACTI0N PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 8h a 17h Pour chancer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h o 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vocances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 A LA DEMANDE POPULAIRE NOUS CONTINUONS NOTRE IfCMTC ACHETEZ MA,NTENANT VELN I II AU PRIX DE L'AN PASSÉ r PAYEZ EN 90 JOURS SANS INTÉRÊT ET FRAIS D'ADMINISTRATION Nouveaux 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travers les siècles, nous illustre dans une vingtaine de fables l'erreur grave que constitue la naïveté en politique.Relise/ «Le cochet, le chat et le souriceau».«Le chat et un vieux rat», «La génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion».«Le vieux chat et la jeune souris», pour ne mentionner que les plus connues.Moins connue.«Les loups et les brebis» (III, 13) décrit exactement la situation actuelle: les loups, désirant un traité de paix avec les brebis, proposent d'échanger avec elles des otages, garants du sérieux de leur projet de désarmement bilatéral, les loups, leurs louveteaux, et les brebis, leurs chiens; comme il fallait s'y attendre, après une période de calme euphorisant, les louveteaux, devenus «loups parfaits et friands de tueries», dévorent les brebis, tan- dis que dans le camp des loups, les ^M boM< *.S*»«« Expire 3-8-83 V \\ Expire 3-8-83 f Vi Expire 3-8-83 If ALIMENTS SAINS \u2022 PRODUITS DE REGIME M Chaque four épargnez de 10% à 50% de rabais du prix 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PUCIVOTU 197, MHIL T A SCH LA U ChMm MçniM mumM mmfn CENTRE COMMERCIAL DOMAINE TROIS-RIVIÊRES, QOtlEC M é) itacS Dom cv cci, 6* t cov^iM ocSd JMM HKvàtiâ ci*n iwnii è Mira cWttMr LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 JUILLET 1983 A peine 75 litres de carburant dans les réservoirs du Boeing 767 | GIMLI, Manitoba (PC) \u2014 ™ Un enquêteur fédéral de l'aviation a révélé hier qu'il restait tout juste des résidus de carburant dans les réservoirs du Boeing 767 d'Air Canada qui a atterri d'urgence au Manitoba dans la nuit de samedi.Admettant que les jauges d'essence électroniques de l'appareil semblaient défectueux, la compagnie n'a pu encore déterminer les raisons exactes de cette panne sèche.Elle a toutefois fait savoir que ses autres Boeing 767 seront cloués au sol à chaque fois que les jauges électroniques ne fonctionneront pas parfaitement.Le porte-parole de Transport Canada, Rémi Paquette, a précisé que, pour des raisons qui demeurent obscures, les réservoirs de l'avion contenaient seulement 75 litres de carburant lorsqu'ils ont été examinés en début de la semaine.Cette quantité de combustible pour l'appétit d'un 767 corres- pond à des résidus.L'avion a donc été sans puissance à partir du moment où il a survolé le lac Red, en Ontario, près de la frontière manitobaine, a-t-il précisé.Cela signifie que le pilote d'Air Canada, le capitaine Rob Pear-son, un pilote de planeur entraîné, qui était familier avec la* piste de Gimli, a dirigé son appareil à régime réduit sur 160 kilomètres avant d'atterrir sur la piste désaffectée maintenant utilisée pour des courses d'accélération.Différentes hypothèse M.Paquette a déclaré à plusieurs reprises que toutes les personnes qui étaient à bord sont chanceuses d'être en vie.Il a ajouté que les enquêteurs ignoraient toujours ce qui a pu causer le manque de carburant et qu'ils explorent toutes les possibilités, dont la défaillance humaine, la sur-consommation de carburant, le bris de la conduite d'essence, des problèmes du sys- tème de ventilation et une panne réelle de carburant.Il a ajouté qu'il était également possible que la confusion ait été causée par une confusion relevant du calcul des réserves de carburant en mesures métriques.« Si vous prenez des mesures en croyant que celles-ci s'inscrivent en gallons alors qu'en réalité elles figurent en litre, vous amenuisez votre réserve réelle de carburant de 75 p.cent », a-t-il expliqué.Les responsables qui ont testé manuellement les réserves de l'appareil, pourraient avoir donné des lectures en litres, lectures qui pourraient avoir été involontairement transformées en gallons par les responsables.Pas d'héroïsme Entre-temps, à Montréal, le pilote de l'avion rescapé, le capitaine Rob Pearson, a déclaré : « Je ne me prends pas pour un héros ».«J'ai seulement appliqué ce que j'avais appris au cours de ma formation.Cela a été un effort d'équipe et l'avion a été assez bien maîtrisé », a-t-il ajouté.Le pilote s'est refusé à tout commentaire sur la possibilité que l'incident ait été causé par une panne d'essence.« Il y a eu beaucoup d'émotions.Nous avons été très occupés par les manoeuvres.Nous n'avons jamais eu le sentiment que l'atterrissage ne se déroulerait pas bien », a-t-il conclu.Lès deux moteurs de l'avion ont stoppé alors que l'appareil volait à une altitude de 40 000 pieds.L'enregistreur automatique de vol (boite noire) a également cessé de fonctionner dés que le dernier moteur fut tombé en panne, soit 15 minutes avant l'atterrissage.Les conversations qui se sont déroulées ultérieurement entre le pilote et le co-pilote ne sont donc pas disponibles.semaine.ne, la sur-coi Cette quantité de combustible burant, le b pour l'appétit d'un 767 corres- d'essence, de: .1 Devant la loi canadienne Marie-Andrée Leclerc n'est pas Vie criminelle mm (PC) \u2014 Marie-Andrée Leclerc est en-W trée à l'hôpital hier, jour dè son 38e Jtmiversaire, où elle sera soignée pour un cancer des ovaires.Nous devons faire un examen clinique avant de choisir le traitement de chimiothérapie à employer», a dit le Dr Carrol Gîrondin, directeur de l'Hôtel-Dieu de Lé- ~Si le recours à la chirurgie n'est pas nécessaire, a-t-il ajouté, « elle pourrait ren-tjgr chez elle dans deux semaines et se f ai-r#«soigner dans une clinique externe ».Mme Leclerc, ancienne secrétaire médicale, est rentrée au domicile de ses parents à Lévis dimanche, venant de New Delhi.La Cour suprême de l'Inde lui a donné l'autorisation de demeurer au Canada durant un an pour être soignée dans un hôpital.CSndamnée pour meurtre en Inde, elle a ijïterjeté appel.Le Dr Grondin a expliqué que Mme Leclerc, qui a été conduite à l'hôpital par sa soeur dans la matinée, semblait en « assez bonne forme» bien qu'elle était pâle et amaigrie.* Les derniers jours lui ont été pénibles.BHe a passé 30 heures en avion et le retour dahs sa famille lui a causé une forte ton sjtçn.» Mme Leclerc a reçu un gâteau piqué d'une bougie pour fêter son anniversaire mais, a noté le Dr Grondin, « nous faisons cela pour tous nos patients ».Justice canadienne Bien qu'elle ait été condamnée à la prison à pertétuité par un tribunal indien relativement au meurtre d'un touriste israélien, Marie-Andrée Leclerc ne peut être considérée par la Justice canadienne comme une criminelle, parce que les délits qui lui sont reprochés ont été commis en pays étranger.Telle est l'affirmation faite hier par un porte-parole du ministère des Affaires extérieures, Mme Réjeanne Dodd.Au ministère des Affaires extérieures, *dh reconnaît que le Canada a joué un rôle très actif dans le retour de la Lévisienne au Québec.Cette affaire, ajoute-t-on, ne concerne désormais que la Justice indienne et la principale intéressée.Le Canada hè peut s'immiscer dans les affaires de la Justice indienne, précise Mme Dodd.URSS: dix touristes tués dans un accident d'autocar MOSCOU (AFP) \u2014 Dix touristes étrangers, dont neuf Allemands de l'Ouest, ont été tués et six autres grièvement blessés dans un accident d'autocar qui s'est produit dans la nuit de lundi à mardi, près de Koursk (500 km au sud de Moscou), selon des sources diplomatiques à l'ambassade d'Allemagne de l'Ouest.La dixième victime serait de nationalité autrichienne, selon des renseignements non officiels recueillis par cette ambassade.Les six blesses sont tous de nationalité ouest-allemande.Une cinquantaine de personnes \u2014 des Allemands de l'Ouest et des Autrichiens pour la plupart \u2014 se trouvaient dans l'autocar, immatriculé en RFA et conduit par un ressortissant ouest-allemand, ajoute-t-on de même source. I Steinberg: les I débats ont repris ¦ Toutes les objections préliminaires for- I mulees par les procureurs de la compagnie Steinberg ayant été rejetées par le juge André Forget de la Cour supérieure, les débats de fond sur la requête en injonction Interlocutoire et permanente des employés de la boulangerie ont pu reprendre hier matin et continueront probablement toute la semaine.L'injonction demandée par l'Union des employés de commerce, local 501-FTQ, vise à forcer cette entreprise d'alimentation à rouvrir sa boulangerie sur la rue Pierre de Coubertin en à réembaucher les 165 employés ( 389 syndiqués et 7ti cadres ) mis a pied.La boulangerie a été fermée le 16 juillet dernier, trois semaines avant la date prévue.Pour «vendre» le Palais des Congrès ¦ Quelque 150 représentants de divers organismes américains, européens et canadiens seront reçus par Montréal, à la fin du mois prochain, dans le cadre d'une gigantesque campagne d'information destinée à leur démontrer que la Métropole dispose désormais de tous les outils permettant de répondre aux besoins des organisateurs de congrès Ce voyage est organisé et coordonne par le Palais des Congrès en collaboration avec l'industrie touristique et les gouvernements.Les délégués invités représentent des organismes regroupant 2,2 millions de congressistes potentiels.Les fraudes à l'interurbain ¦ A compter du 19 septembre prochain, les téléphonistes de Bell Canada vérifieront tous les appels interurbains logés à partir d'une cabine publique et facturés à un troisième numéro.La vérification se fera auprès du numéro facturé.Si aucune réponse n'y est obtenue, l'appel sera quand même logé.Mais, à compter du 17 octobre, ces appels ne seront plus acheminés si la facturation n'est pas approuvée au numéro in-^ diqué.Ce délai a pour objectif de permettre aux abonnés de Bell d'obtenir une carte d'appel, distribuée sans frais.En 1982, Bell a subi 250 000 cas de fraude sur appels interurbains qui ont entraîné des pertes de $1,3 million.Il s'agissait d'une hausse de 90 pour cent par rapport à 1980.7UP en grève?¦ Les quelque 150 embouteilleurs de la c ompagnie 7UP de Montréal ont refusé les dernières offres patronales et ont opté de recourir à la grève le quatre août prochain.L'employeur réclame d'augmenter la semaine de travail de 40 à 44 heures et offre des hausse» salariales de 5.4 et 4 pour cent pour un contrat s'étalant sur trois ans.Le syndicat proteste également contre les visées de la compagnie qui voudrait abolir certains droits acquis pertinents aux vacances, aux congés fériés, aux droits d'ancienneté et aux assurances collectives Entente à Câble-TV ¦ Le> vendeurs de Câble-TV.appartenant au syndicat Nabet.ont conclu une entente avec leur employeur après avoir subi un lock-out de dix jours.En vertu de l'accord, ils seront dorénavant libres de choisir leurs heures et journées de travail mais devront réaliser un nombre minimal de ventes pour conserver leurs emplois.Ils ne seront rémunérés qu'au pourcentage d< -ventes.Cette commission a toutefois été haussée de 50 pour cent.Activités dans l'île ¦ Les activités éducatives et récréatives organisées par le ministère de l'Environnement sur l'ile Sainte-Thérèse se poursuivront duran; six semaines supplémentaires.Une équipe d'animation y reçoit les citoyens de tous les âges.Au programme: sentier d'interprétation, rallye ec.oiogique, observation d'oiseaux, sentier historique, ateliers d'argile et de peinture, sports et jeux, spectacles pour enfants, course au trésor.Située entre Pointeaux-Trembles et Varennes, l'ile est accessible par bateau-passeur.Pour de plus amples renseignements: 253-3333, Pourvoiries à Anticosti Le ministère du Tourisme, Chasse et Pêche a lancé un appel d'offres pour la mise en valeur de deux nouveaux territoires de pourvoirie sur l'île d'Anticosti.Un des deux territoires n'a jamais été exploité et le second ne l'a été que partiellement.Trois pourvoiries ont déjà été données en concession sur ce territoire.Les autorités désirent, d'ici à trois ans, tripler la clientèle de ce paradis de la chasse et de la pêche.La rue de l'Église sera revitalisée ¦ La revitalisation des artères commerciales de Montréal se poursuit.L'entreprise Charles Duranceau, bénéficiaire d'un contrat de $415 384 à cette fin, vient d'entreprendre pour le compte de la Ville le réaménagement complet de la rue de l'Église, dans le secteur sud-ouest de la métropole.Le tronçon commercial qui sera refait, s'étend de la rue Drake à la rue Eadie.Les trottoirs seront refaits et élargis des deux cotés de la rue.Du côté est, l'espace le permettant, des dalles imbriquées ajouteront une nouvelle touche de couleur à cette artère.Le projet prévoit aussi l'installation de grilles d'arbres.Au cours de l'hiver, les autorités installeront 52 nouveaux lampadaires semblables à ceux de la rue Laurendeau.Par après, le réaménagement sera complété par l'installation de bacs à fleurs, de bancs publics et de corbeilles à déchets.Des arbres munis de protecteurs y seront plantés.Achat de l'école des Saints-Anges ¦ La Ville de Montréal vient d'acquérir de la Commission des écoles catholiques l'école des Saints-Anges, située boulevard Saint-Joseph, entre les rues Gamier et de Lanaudière.L'école est réservée à la coopérative «La Communale» qui prévoit recycler le bâtiment et en faire une habitation de 32 logements.JVloISQn \u2022 lôS 500 I présumée pénurie de personnel aimmUwa^ \u2022 .bb- Les malades de employes de |OUr Saint-Charles-Borromée déclenchent la grève contredisent le syndicat Les activités de la brasserie Molson seront paralysées dès 5h00 ce matin alors que les quelques 500 employés de jour déclencheront la grève.Le syndicat n'est pas satisfait des dernières offres patronales qui n'abordent pas les clauses normatives qui sont à la source de ce conflit.LISA BINSSE____ Un porte-parole de l'Association des employés de Molson, le syndicat indépendant qui représente les 900 employés syndiqués de cette entreprise, a déclaré hier que les derniers pourparlers intensifs n'avaient rien donné.Les négociations som «au point mort».Il a ajouté qu'une nouvelle rencontre en présence du conciliateur ne changerait rien à la situation.Les nouvelles offres patronales, donneraient aux employés de Molson «environ l'équivalent de ce qui s'est donné dans les autres compagnies» mais, pas la parité, comme ils l'exigent.Ces offres «n'apportent rien» quant aux clauses normatives, dont le fonds de pension, et le mandat de grève obtenu en fin de semaine portait exclusivement sur les clauses normatives, a-t-il rappelé.Outre la parité salariale, une hausse d'environ 8 p.cent pour chacune des deux années de la nouvelle convention, les employés veulent obtenir un meilleur fonds de pension, la sécurité de travail et la protection contre la sous-traitance.Ils veulent aussi inscrire dans leur convention collective des avantages que la famille Molson leur accordait et qui sont menacés par la venue de nouveaux administrateurs.Espérant éviter la grève, la compagnie déposait ses nouvelles offres «substantielles» au terme d'une rencontre de plusieurs heures devant le conciliateur dans la nuit de lundi à mardi.Le président du syndicat, Rejent Lussier, déclarait pour sa part qu'il n'y aurait pas d'arrêt de travail si la compagnie présentait de nouvelles offres «raisonnables».Sous la précédent contrat, échu le 31 décembre dernier, les salaires étaient de $512 par semaine pour un travailleur à la production et de $614 pour un vendeur.Le Comité des bénéficiaires de l'hôpital Saint-Charles-Borromée considère comme « très exagérée » l'affirmation du Syndicat des employés, selon laquelle une sérieuse pénurie de personnel durant la saison des vacances compromet la qualité des soins aux patients.HUGUETTE ROBERGE Selon M.Claude Brunet, porte-parole de ce comité affilié au Comité provincial des malades, la pénurie n'est ni généralisée, ni dramatique.Il admet cependant que l'établissement a connu quelques difficultés en raison des vacances du personnel régulier et.du taux d'absentéisme élevé « les diman- ches, quand il fait très beau ».« En se plaignant avec fracas et inflation verbale des problèmes de remplacement de personnel auquels tous les hôpitaux sont confrontés, le syndicat risque de- faire perdre à plusieurs employés la possibilité de prendre leurs vacances entre juin et août.Alors que nous n'avons pas constaté une sérieuse diminution de la qualité et de la continuité des soins.Le Comité des bénéficiaires accepte que, de façon temporaire et exceptionnelle, les employés d'une agence privée soient appelés pour des remplacements.Et c'est en dialoguant avec la direction, que nous avons obtenu qu'aucun employé unilingue anglophone provenant d'une agence ne soit embauché.» Moquette «Dynasty» de «Burlington Carpets».la plus demandée chez Simpsons! vente m.ca.Prix ord.Simpsons 29.98 \u2022 L'ÉLÉGANCE PAR EXCELLENCE! 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