La presse, 20 octobre 1983, Cahier A
[" Héritage LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, MIN.: -2°, MAX.: 8°.DEMAIN : GÉNÉRALEMENT DÉTAILS PAGE A 2 ÎOO ans MONTRÉAL, JEUDI 20 OCTOBRE 1983, 99* ANNÉE, n° 242 , 92 PAGES, 6 CAHIERS 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 46Ç SELON UN NOUVEAU SONDAGE DE GALLUP OTTAWA\u2014Il n'y a pas que la popularité des libéraux qui ait pris un coup à la baisée au GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa lendemain de l'élection du chef conservateur, M.Brian Mulro-\\ney, dans Central Nova, en Nou- velle- Ecosse, le 29 octobre dernier.Un deuxième sondage effectué par la maison Gallup entre le 1er et le 3 septembre, révèle que 80 p.cent des Canadiens prédisent une victoire des conservateurs aux prochaines elections fédérales, alors que seulement 18 p cent accordent encore aux libé- raux une chance d'être réélus.Deux p.cent se hasardent à prédire la victoire d'un gouvernement néo-démocrate.Ces chiffres divulgués aujourd'hui viennent renforcer les résultats du Gallup de la semaine dernière sur les intentions de vote des Canadiens, qui accordaient un appui de 62 p.cent au Parti conservateur, comparativement à 23 p.cent au Parti libéral et 14 p.cent au Nouveau Parti démocratique ( NPD ).Cette fois-ci, les personnes interrogées par la maison de sondage devaient répondre à la question: «Sans tenir compte de la façon dont vous avez l'intention de voter, quel parti politi- que, selon vous, a la meilleure chance de remporter le plus de votes dans la prochaine Section fédérale?\u2022 Contrairement au sondage sur les intentions de vote où le taux d'abstention a été très élevé (34 p.cent), B9 p.cent des personnes interrogées sur les chances des partis ont indiqué leurs prévi lions.Comme il fallait s'y attendre, c'est encore au Québec que Ton croit le plus aux chances de réélection des libéraux, mais seulement dans une proportion t!\" Xi p.cent, fil p.cent des Québécois voir CANADIENS en A 2 Le cahier du centenaire tiré à 360 000 exemplaires BBS Afin de garantir à ses lecteurs la meilleure qualité possible, LA PRESSE a décidé d'insérer à la main son édition régulière de 80 pages dans le cahier du centenaire.photo Robert Nadon, la presse Oyez ! Oyez ! C'est ce matin que les lecteurs de LA PRESSE retrouveront dans leur quotidien, le cahier du centenaire, qui se veut une source inestimable d'informations, un historique du quotidien depuis 99 ans, une veritable pièce de collection! Plus de 980000 exemplaires de ce cahier unique de 18 pages sur un papier antique teinté et développé spécifiquement par les laboratoires de la Consolidated Bathurst, ont été pré -impri mes lundi et mardi, pour cette journée historique.De c» nombre, 270000 seront destinés aux ventes quotidiennes du journal, 51 000 iront dans les écoles, cégeps, universités et 24 000 dans les centres com mer ciaux et des points de vente ou des c rieurs se chargeront de les offrir aux passants.Enfin, envi ron 15 000 exemplaires seront disponibles à $ I piece, pour tous ceux qui n'auront pu se le procurer la journée même (On pourra aussi acheter par la suite cinq exemplaires et plus de ce cahier du centenaire en s'adressant au Service à la clientèle de LA PRESSE.Il leur en coûtera $1 l'exemplaire plus les frais d'expédition.Ou encore en se présentant en personne au comptoir de la comptabilité.) D'ailleurs, c'est surtout pour offrir au public - lecteur une meilleure qualité, que LA PRESSE a décidé d'insérer à la main l'édition régulière de 80 pages dans le cahier du centenaire.Une centaine de person voir CAHIER en A 2 Challenger : production maintenue Même si Canadair a enregistré un déficit de $1,4 milliard en 1982 et s'achemine vers des pertes financières de $400 millions pour l'exercice en cours, la production de l'avion Challenger sera poursuivie.Le sénateur Jack Austin a déclaré hier que le programme ne sera pas abandonné et a recommandé aux Communes et au gouvernement de confirmer le programme de ventes à long terme de ce reacté.page C 1 SOMMAIRE Annonces classées.C 2, D 12 à D 18 Arts et spectacles.E 1 à E 6 \u2014 Cinéma.A 19 Décès, naissances, etc.D 19 Économie.C 1 à C 9 Êtes-vous observateur ?.D 14 FEUILLETON.D 13 Horoscope.D 14 Le monde.C 10 à C 12 Mots croisés.D 18 « Mot mystère ».D 18 Quoi faire aujourd'hui A 18, A 19 Télévision.E \u2014 Télé-càble.E 1 Tribune libre.-A 7 Vivre aujourd'hui.D 1 a D 5 TABLOÏD SP0BIS Bandes dessinées.18 Chasse et pêche.16 \\Mots croisés.18, À DOLLARD-DES-ORMEAUX Le directeur touche une allocation de départ avant d'être réembauché Le soir même ou le directeur général de Dollard-des-Ormeaux, M.Robert Thé-riault, démissionnait «pour des FLORIAN BERNARD raisons personnelles», il était embauché à titre de consultant en matière de génie et «d'affaires municipales diverses» au moyen d'un contrat dont les détails ne sont pas divulgués.En outre, il a reçu une allocation de départ équivalente à une année complète de salaire.Le tout s'est déroulé le 1 octobre au conseil municipal de Dol-lard-des-Ormeaux, présidé par le maire Gerald Weiner.Deux conseillers, MM.Keith Beards-ley et Edward Janiszewski, ont proposé que la Ville accepte la demission «pour raisons personnelles» du directeur général et lui accorde en guise d'allocation une somme équivalente à une année de traitement.La résolution est assortie du commentaire suivant: «Attendu qu'en raison des services rendus par M.Thé-riault pendant son emploi, il est juste et équitable de lui accorder une somme forfaitaire pour compenser la réduction de rente qu'il subira éventuellement en raison de cette retraite anticipée».Quelques instants plus tard, les deux mêmes conseillers pro- posaient que les services de M.Thériault soient retenus en qualité de consultant en génie et en affaires municipales.La résolution propose deux contrats dis tincts, le premier couvrant la période du 1er avril au 31 décembre 1984 et le deuxième du 1er janvier au 31 décembre 1985, «à des termes et conditions a in tervenir entre M.Thériault et la Ville».LA PRESSE a vainement ten-_voir DIRECTEUR en A 1J Les employés de Provigo de Montréal déclenchent la grève À partir d'aujourd'hui, 45 magasins Provigo sur 205, la majorité située dans la région de Montréal, sont paralysés par un débrayage.Il s'agit des anciens magasins Dominion dont les 2 200 employés ont pris un vote de grève à plus de 93 p.cent le 9 octobre.JEAN -PAUL SOUUÉ____ En annonçant hier la fermeture des 45 magasins ex-Dominion, le secrétaire trésorier de n nion des employés de commerce ( FTQ), local 500, M.Jacques Toupin, qui est également le porte-parole syndical à la table des négociations de Provigo, a souligné que même si la chaîne Provigo n'était paralysée que très partiellement\u2014160 magasins demeurant ouverts\u2014, «partout à Montréal on entendrait parler du conflit».M.Toupin a déclaré que le coût de l'arrêt de travail allait rapidement se chiffrer en terme de millions de dollars pour l'em- ployeur.«Jusqu'à l'expiration du délai fixé par le syndicat\u2014la conciliation s'est terminée à 16 h hier\u2014l'employeur nous a dit qu'il avait quelque chose à nous donner, a déclaré M.Toupin, mais il n'a rien déposé de nouveau depuis le vote de grève des employés».Si seulement les anciens magasins Dominion de Provigo sont touchés par la grève, c'est qu'il s'agit pour leurs employés d'une unité syndicale à part.Chez Steinberg, cependant, la conciliation continue.Dans les anciens magasins Dominion de Provigo, la grève, dès hier en début d'après-midi semblait inévitable.Les magasins de Pointe-Claire, de LaSalle, de Saint-Léonard, de Vallevfield, ainsi que celui de Côte-des-Nei-ges à Montreal avaient été fermés.Les employés, dans la plupart des cas, avaient refusé de revêtir des uniformes, ou arbo- voir PROVIGO en A 2 53 IMMEUBLE Trust Royal L'ENSEIGNE , i OUI FAIT LV VENDRE Jk AUJOURD'HUI ILE-DES-SOEURS Le projet de construction de tours d habitation d'une valeur de S15 millions dans une partie boisée de l'Ile-des-Soeurs se heurte à l'opposition de l'Association des residents de lile.page À 2 ÉDUCATION Dans le cadre des compressions budgétaires réclamées au MEQ, le Conseil du Trésor envisage diverses mesures, allant d'une hausse de 10 p.cent des frais de scolarité à une augmentation de la charge des professeurs d'université.page A 9 SESSION Pour le leader parlementaire du gouvernement, l'ajournement des travaux ne signifie pas pour au tant que d'ici au 15 novembre, les députés seront en vacances.page A 9 MÉTRO En 1995, Montréal comptera 80 stations de métro qui auront coûté aux contribuables plus de $2 milliards et dont ils devront de toute evidence supporter l'énorme déficit.page B I INFORMATIQUE Le premier Salon international de l'informatique, de la bureautique, de l'électronique et des communications ouvre ses portes au Palais des coït-grès de Montréal.page B 8 r 7 Ajoure ttAre ________ / ve LA Pfteese- j I J Trust Royal Services immobiliers * COURTIER W .parce que nous aidons plus F de gens à vendre et à acheter I plus de maisons que n 'importe qui au Québec. SONDAGE GALLUP la presse, montréal, jeudi 20 octobre 1983 » Les électeurs voient MALGRÉ L'OPPOSITION DES RÉSIDENTS Un projet de $15 millions dans les conservateurs au |a forêt de llle-deS-SoeurS pouvoir à Ottawa Parmi les Canadiens qui veulent bien faire leurs prédictions sur les prochaines élections fédérales, quatre sur cinq (80 p.cent) disent que les conservateurs seront les vainqueurs.Il n'y en a que 18 p.cent à croire que ce sera le Parti Libéral qui remportera les élections.Seulement 2 p.cent disent que ce sera le Nouveau Parti Démocratique.Il y a neuf mois, alors que M.Joe Clark était encore chef du Parti Conservateur, ce dernier faisait encore figure de gagnant mais d'une façon moins décisive : 55 p.cent des gens optaient pour les conservateurs et 38 p.cent pour les libéraux Les conservateurs prennent figure de vainqueurs dans chaque région dans des proportions variant de 88 p.cent dans les provinces de l'Atlantique à 64 p.cent au Québec.Les Ontariens voient le Parti Conservateur gagnant dans une proportion de 86 p.cent ; les gens des Prairies, dans une proportion de 85 p.cent ; ceux de la Colombie-Britannique, dans une proportion de 78 p.cent.La qestion posée était la suivante : «Sans tenir compte de la façon dont vous avez l'intention de voter, quel parti politique, selon vous, a la meilleure chance de remporter le plus de votes dans la prochaine élection fédérale ?» Dans le tableau ci-dessous, on a éliminé ceux qui ne voulaient pas se prononcer, soit 17 p.cent dans l'ensemble du pays.Les Québécois refusaient de se prononcer dans une proportion de 22 p.cent et les gens des Prairies, dans une proportion de 12 p.cent.Le parti qui remportera le plus de votes Conservateur Libéral NPD Autres Dans l'ensemble du pays, actuellement\t80%\t18%\t2%\t En décembre 1982\t55%\t38%\t5%\t1% Selon les régions actuellement\t\t\t\t Atlantique\t88%\t11%\t\u2022\t1% Québec\t64%\t35%\t*\t- Ontario\t86%\t13%\t1%\t- Prairies\t85%\t12%\t3%\t- Colombie-Britannique\t78%\t13%\t9%\t- A noter que le total des pourcentages peut ne pas atteindre 100 à cause de l'élimination des fractions.Les résultats du dernier sondage sont fondés sur 1052 interviews, à domicile, de personnes de 18 ans et plus, au début du mois de septembre.Un échantillon de cette ampleur comporte une marge d'erreur ne dépassant pas 4 p.cent 19 fois sur 20.CANADIENS SUITE DE LA PAGE A 1 estiment que les conservateurs formeront le prochain gouvernement.Ce sondage contraste fortement avec celui de décembre 1982 sur le même sujet.38 p.cent des Canadiens croyaient encore possible une victoire des libéraux, tandis que 55 p.cent prédisaient une victoire des conservateurs.Les nouveaux chiffres de Gallup contribueront encore davantage à renforcer la confiance des troupes de M.Brian Mulroney, qui ont toujours imputé, dans le passé, à M.Joe Clark les mal- heurs de leur parti.La popularité de M.Clark a toujours été plus faible que celle des conservateurs et que la cote de confiance accordée au premier ministre, M.Pierre Trudeau, dans les sondages.Or le Gallup du mois d'août, effectué après l'élection de M.Mulroney dans Central Nova, a révélé que le chef conservateur est plus populaire que M.Trudeau.Avec cette avance personnelle et celle de son parti, M.Mulroney devra être bien maladroit pour échouer aux prochaines élections.DIRECTEUR SUITE DE LA PAGE A 1 ' té hier d'obtenir des autorités de cette ville de la banlieue ouest de Montréal le montant des contrats accordés au directeur général démissionnaire de même que le montant exact de l'allocation de départ.En aucun endroit les résolutions de la Ville ne stipulent ces montants.Ils sont pourtant inscrits dans les contrats qui ont été signés par le greffier et le maire, mais ces contrats sont demeurés secrets jusqu'à maintenant.Le greffier de la Ville, Mme Hélène Plouffe, a déclaré à LA PRESSE hier que les membres du conseil qu'elle a consultés ont décidé de ne pas divulguer ces renseignements au journal.Visi- blement mal à l'aise, Mme Plouffe a déclaré que ces documents sont publics mais que les autorités municipales ne l'ont pas autorisée à les divulguer.Le directeur général par intérim de Dollard- des -Ormeaux.M.W.W.Lancaster, a pour sa part refusé tout simplement de discuter de la question, référant le reporter de LA PRESSE au greffier, avec les résultats que l'on sait.Quant au maire Gerald Weiner, il était absent de l'hôtel de ville hier.L'administration de Dollard -des-Ormeaux devra maintenant embaucher un nouveau directeur général.PROVIGO SUITE DE LA PAGE A 1 raient des macarons syndicaux, ce qui a amené les directeurs à décider la fermeture.À l'île-des-Soeurs, hier après-midi, même si le magasin Provi-go demeurait ouvert pour quelques rares clients, les stocks de viande et de légumes qui devaient être mis sur les étals pour le lendemain, avaient été déménagés par camion.Les employés, devant les préparatifs patronaux concluaient déjà qu'ils ne travailleraient pas ce matin.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 442 à quatre chiffres 4647 rLAMÉTÉŒ DATÉ: jeudi, 20 octobre 1983 AUJOURD'HUI: Min.: -2 Max.: 10 WS.PASS.NUAGEUX VENTS MODÈRES DCMAJN: PAS DE CHANGEMENT Québec Abttibi Ovtoouais Loorentides Cantons de l'Est Mouribe Québec Loc-Samt Jean Rimovski Boie-Comeau Sept-Net Canada Victoria Edmonton Regino Winnipeg Toronto Fredetxton Halifax Chariottetown -Jean Ain.\tMo.\tAujourd'hui \u20224\t9\tEnsoleille -2\t10\tEnsoleille -2\t9\tEnsoleillé -9\t8\tEnsoleillé -2\t6\tEnsoleillé -6\t8\tEnsoleillé 4\t6\tEnsoleillé -2\tô\tEnsoleillé -2\tà\tEnsoleille 2\t6\tEnsoleillé -5\t6\tEnsoleillé Me.\tMa».\tAujourd'hui 7\t11\t -2\t11\t ¦ô\t8\t \u20227\t6\t 3\t15\t 0\t16\t 6\tÏ5\t 8-\t.10\t 42 4 01 États-Unis Min.Mu.Boston 10 20 N.-Orleans Buffalo 2 13 Pittsburgh Chicago 8 16 S.Francisco Miami 23 28 Washington New York 9 18 Dallas les capitales Min.Max 19 27 4 10 14 21 10 22 22 29 Amsttridam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Bue.toi Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 8 13 23 10 \u20221 14 10 5 24 15 12 12 14 22 30 16 16 22 12 13 31 28 23 15 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Tnnidod Vienne 5 8 12 4 13 10 14 6 13 28 8 25 15 24 11 16 19 18 11 16 32 13 Le conseil municipal de Verdun a décidé daller de l'avant en autorisant un projet de tours d'habitation d'une valeur de $15 millions dans une partie boisée de l'Ile des Soeurs.Cependant, ce projet est fortement décrié par l'Association des résidents, qui veut garder intact ce territoire vert FLORIAN BERNARD Le maire de Verdun, Lucien Caron, s'est fait le principal promoteur de ce projet qui devrait, selon lui, rapporter environ $400 000 par année en taxes foncières.Il a réfuté les arguments de l'Association des résidents, soulignant que la partie boisée de l'Ile sera amputée de 2,3 p.cent seulement de son espace vert.La forêt de l'Ile de Soeurs s'étend sur plus de I millions de pieds carrés.Le projet en nécessitera environ 250.« D'une part les gens exigent une diminution des taxes, a-t-il dit, mais chaque fois que nous présentons un projet destiné à atteindre un tel objectif, ils le contestent.Il est devenu quasi impossible d'administrer dans de telles conditions ».Le projet en question a été soumis par le principal propriétaire de l'Ile des Soeurs, les Structures Métropolitaines.Il a été précédé par une étude d'impact réalisée par la firme Gendron & Lefeb-vre.Cette dernière a recommandé aux autorités municipales de ne pas toucher à la partie boisée de l'Ile.Malgré cet avis, le conseil municipal a décidé d'autoriser le projet parce que, selon le maire Caron, il concilie à la fois les objectifs de sauvegarde des espaces verts et d'amélioration des finances municipales.Approbation de la CUM Avant d'être réalisé, ce projet devra toutefois recevoir l'approbation de la Communauté urbaine de Montréal, qui a frappé d'un moratoire tout développement sur certains sites protégés, notamment celui de la forêt de l'Ile des Soeurs.Pour sa part l'un des conseillers de l'opposition, M.Bill Mantel, s'est rangé dans le camp de ceux qui s'opposent au projet.Il fera également des représentations auprès de la CUM pour que cette dernière refuse de lever son moratoire sur le territoire boisé controversé.Pour le maire Lucien Caron, ce projet ne constitue qu'une première étape vers d'autres projets puisqu'il a confirmé à LA PRESSE l'intention de la Ville d'exproprier éventuellement le golf de l'Ile des Soeurs pour y réaliser des développements.Soulignons enfin, pour compléter le dossier, que la Société de biologie de Montréal et l'Université de Montréal ont présenté un rapport en 1981 signalant la disparition de la forêt de l'Ile des Soeurs entraînerait des effets écologiques négatifs.photo Paul-Henri TALBOT, LA PRESSE La foret de l'île des Soeurs est menacée par la construction de nouveaux condominiums.Comme beaucoup de résidents de l'île, Madame Maria de Rosario Sufrategue le regrettera beaucoup.Elle et ses chiens avaient l'habitude d'aller se promener dans les taillis près du fleuve.Le prix Nobel de chimie décerné à un Américain d'origine canadienne STOCKHOLM ( D'après AFP, Reuter et CP) \u2014 Le professeur américain d'origine canadienne Henry Taube, 68 ans.a reçu hier le prix Nobel de chimie pour ses travaux « sur les mécanismes de réaction de transfert d'électrons, notamment dans les complexes métalliques ».Pour leur part, deux autres professeurs américains, Subrah-manyan Chandrasekhar et William A.Fowler, se sont partagés le prix Nobel de physique pour leurs travaux concernant l'évolution des étoiles et les éléments chimiques dans l'univers.Né le 30 novembre 1915 à Saskatoon, en Saskatchewan, le professeur Henry Taube s'est fait naturaliser américain en 1942 et après avoir obtenu un diplôme de l'Université de Californie en 1940, il est entré à l'Université Stanford où il enseigne la chimie depuis 1962.Le nouveau lauréat du prix Nobel s'est déclaré « heureux et ex trèmement étonné » d'avoir reçu cet honneur.«Quand j'ai commencé mes recherches sur le fonctionnement des réactions inorganiques, a-t-il dit, personne n'y reconnaissait rien.Voici aujourd'hui que l'on reconnaît l'importance de ce domaine.Je ne suis pas la seule personne à travailler sur le sujet, mais j'ai été Henry Taube.photo UPI peut-être plus actif que les autres ».Le professeur Taube, qui recevra $240 000, est le 26ème Américain à devenir lauréat du Nobel de chimie, et le lOOème savant à recevoir cette distinction, qui a récompensé jusqu'ici des chercheurs de 19 pays.On estime que ses travaux jettent les bases théoriques pour des applications éventuelles dans des domaines aussi variés que la biologie, la chimie et l'électronique.« Au cours des dix dernières années, déclare l'Académie des sciences de Stockholm, il est apparu de plus en plus manifeste que les découvertes de Taube ont une grande portée, notamment en biochimie.Toute respiration liée à une consommation d'oxygène est également liée en effet à un transfert d'électrons et un nombre croissant de chercheurs travaillent d'après les idées de Taube ».Les lauréats de physique Le prix Nobel de physique est arrivé juste à temps pour coïncider avec le 73ème anniversaire de naissance du professeur Su-bramanyan Chandrasekhar, un Américain d'origine indienne, qui partage le prix avec son concitoyen William Fowler.Le lauréat, qui enseigne à l'Université de Chicago, est considéré par ses confrères indiens comme un mathématicien doué, un physicien distingué et un brillant astronome.L'Académie suédoise des sciences lui a remis le prix pour ses études théoriques sur les processus physiques influant sur la structure et l'évolution des étoiles Le professeur d'origine indienne a notamment étudié les effets relativistes, lesquels sont intéressants en raison des conditions extrêmes qui apparaissent aux der niers stades de l'évolution des étoiles Quant à William Fowler, 72 ans, de l'Institut de technologie de Pasadena, en Californie, il a reçu l'autre moitié du prix Nobel de physique pour ses recherches sur les reactions nucléaires dans les étoiles au cours de leur évolution.Ces réactions qui produisent une énergie irradiée, engendrent aussi les éléments chimiques à partir du matériel originel qui est essentiellement l'élément le plus léger, l'hydrogène On estime que le Pr Fowler a réalisé un travail de grande envergure en étudiant expérimentalement les réactions nucléaires intéressantes en astrophysique La théorie de la formation des léments chimiques dans l'Univers, qu'il a élaborée au cours des années 50, est toujours a la base de notre connaissance dans ce domaine et a été confirmée par les derniers progrès réalisés en physique nucléaire et dans la recherche spatiale.À l'occasion des 100 ans de LA PRESSE, le président éditeur Roger D.Landry tàte du clavier d'un terminal à écran cathodique.P*°io j«on goupil, la presse CAHIER SUITE DE LA PAGE A 1 T nés surnuméraires ont du reste été requises pour effectuer ce travail.Cette édition spéciale de LA PRESSE sera livrée aux heures habituelles.-«\u2014 À la suite de cette longue opération, il a fallu avancer l'impression de l'édition d'aujourd'hui de plus de trois heures.AUJOURD'HUI $7,020,000 Centraide OBJECTIF $16 000 000 7699992 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 OCTOBRE 1983 ¦a presse \u2022 A 3 HBO ana UN PROCUREUR DE LA RIO AU PROCÈS TAILLIBERT Un architecte ne peut engager une ville dans des dépenses désastreuses Puisant lout a tour ses argu monts dans le code d s'est pour sa part contentée de demander au juge Charles D.Gonthier de singifier à l'architecte parisien qu'il devra se contenter de ceux qui lui ont déjà été versés, et qui constituait, selon elle, une rétribution équitable et même généreuse des services qu'il a rendus à Montréal, dans la conception des installations de la rue Pierre de Cou-bertin Elle ajoute d'ailleurs que.pour Accolades données, la Ville promet des coups de griffe Représentée à l'audience par deux procureurs, Mes François Godbout et Neuville Lacroix, la Ville de Montréal a été pour le moins avare d'interventions, depuis le debut du procès Taillibert.Ayant décidé de s'en remettre à la justice, selon une formule d'ailleurs prévue par le code, elle avait toutes les apparences de ne pas contester formellement la réclamation de l'architexte parisien, tout en restant partie au litige.Le premier à s'adresser au juge Charles D.Gonthier, hier après-midi.Me Godbout.n'a pu qu'admettre que la situation de la Ville, dans ce débat, était rien moins qu'étrange.Coincée qu'elle se trouve, pourrait-on dire, entre un « architecte qui lui a rendu de merveilleux services » et ¦ un organisme gouvernemental tout justement mis sur pied pour lui venir en aide à un moment ou l'on craignait fort que les Jeux soient ratés ».Et le procureur des autorités montréalaises d'ajouter que nous sommes redevables autant au premier qu'à la Régie créée d'urgence pour le succès que l'on a finalement eu, à l'été 1076.Mais ces deux accolades don nées.Me Godbout a « annoncé » qu'il lui faudrait décocher quelques coups de griffe, et peut-être indifféremment des deux côtés, au cours de son propos.Il a alors entrepris de faire, en parallèle, une double historique des lois qui ont permis d'aider la métropole, qui avait déjà engagé plus de $600 millions dans l'aventure olympique, alors qu'on tendait également un main encore plus secou-rable (selon ce qu'il semble vouloir dire), à la compagnie Za-rolega, qui, elle, n'avait investi que $4 millions dans la construction d'un Village olympique dont le coût devait grimper à $74 millions, on le sait.En raison de l'heure tardive, on a cependant dû interrompre son intervention.Il la reprendra ce matin, mais déjà, il semble certain que la présente semaine n'aura définitivement pas permis à tous les procureurs de décorti quer ce dossier géant auquel on ajoutera vraisemblablement autant de pages d'arguments qu'il n'y en a déjà eu de consacrées à la preuve elle-même, au cours des prochains jours.notre ville, ce serait même illégal de verser plus, en raison du contrat qu'elle avait déjà qualifié d'illégal, après l'avoir tenu pour inexistant, tel qu'invoqué par le requérant Pendant toute la journée d'hier, elle ne s'en était pas moins également appliquée à dénicher les raisons que pourrait avoir le tribunal pour sabrer dans la réclamation amendée de $32 000 000 du demandeur.Et ce en soulignant avec emphase les contraditions multiples que l'on retrouve entre les sommes qu'il exige pour des travaux prétendument exécutés, dans ses factures, et le preuve faite en cour même, et par lui-même, dans la plupart des cas, à l'effet qu'il n'a définitivement pas touché à certains secteurs.Elle va plus loin encore, et soutient qu'on semble vouloir nous faire payer en double, ici et là, et que le requérant, au chapitre initial de la programmation, a largement emprunté dans les travaux et recherches préliminaires de M.Claude Phaneuf, et ce en regrettant qu'on ait tenté de ridiculiser cet ancien directeur des Travaux publics de la métropole, lors de son passage dans le box.Elle souligne immédiatement que la preuve de ses projets, il ne l'a pas faite en paroles seulement, mais avec des documents rédigés ou des esquisses dessinées il y a maintenant dix ou douze ans.Elle a également défendu les experts qui ont proposé une rénumération equitable pour Taillibert.il y a quelques années, et elle rappelle que pour être expert dans la tarification des services rendus, point n'est besoin d'avoir construit soi-même la Tour Eiffel ou une réplique nature des pyramides d'Egypte.L'épicerie Métro-Richelieu, anciennement P.P.Paillé, est une perte complète.ohotos Paul-Henri Tolbot, LA PRESSE DEUXIEME INCENDIE EN UN AN DANS UN MÉTRO-RICHELIEU Faut pas se décourager, je me remets au travail « Aussitôt que les pompiers auront range leur équipement, je me remets au travail pour reconstruire un autre Métro Richelieu C'est la deuxième fois en l'espace d'un an que nous sommes victimes d'un incendie.Il ne faut pas se décourager ».MARTHA GAGMON Impuissant, entoure de ses emplo>es, M.lean Debate, regarde brûler son épicerie.Quelques citoyens du quartier s'arrêtent pour lui donner une petite tape amicale sur l'épaule.Le feu qui a nécessité cinq alertes et la présence de 150 pompiers, a complètement détruit l'épicerie Metro Richelieu située au coeur d'Ahuntsic au 224 ouest, rue Fleury.L'édifice abritait aussi trois logements.Il aura fallu plus de trois heures pour maîtriser les flammes.« Tout s'est passe très vite.On a tout juste eu le temps de sortir en vitesse, la fumée était très dense.Nous étions une dizaine d'employés à l'intérieur ».raconte le boucher Real Richard.11 n'a pas perdu sa bonne humeur.«J'ai confiance de pouvoir retrouver mon emploi.m l'épicerie du coin! ».Le propriétaire lui donne raison : « Quand ça va mal.je me retourne très vite : soixante-dix jours après l'incendie en janvier 1982, il y avait un nouveau magasin au même endroit.Ce sera la même chose cette fois-ci.Nous accueillons 5 000 clients par semaine».L'epicene avait un chiffre d'affaires d'environ $3 millions par année et employait 22 personne Selon M.Debate qui est propriétaire depuis 1966, l'incendie aurait éclaté au sous-sol.Lorsqu'il a voulu aller voir ce qui se passait, la fumée commençait à monter et à se répandre.On i-gnore encore la cause exacte de l'incendie.V Le propriétaire, M.Jean Debate, songe déjà à la reconstruction.photo Poul-Henri Tolbot, LA PRESSE Les ogents de la SQ au moment de leur perquisition chez Armel & Armel, Tune de 10 plus importantes compagnies de fourrures au Canada LA CECO REFAIT SURFACE 70 perquisitions dans le domaine de la fourrure à Québec et Montréal Après plusieurs mois de silence, la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO) refait surface.Aux premières heures, hier matin, 200 policiers de la Sûreté du Québec de Montréal et de Québec, assistés des comptables des fraudes et faillites du ministère de la Justice, ont procède à plus de 70 perquisitions chez des manufacturiers, entrepreneurs, travailleurs à domicile, certains particuliers etxhez les associations patronales et syndicales qui oeuvrent dans le domaine de la fourrure.MARTHA GAGNON L'incident a fait beaucoup de bruit dans le monde des fourreurs, rue Saint-Alexandre.Une grande agitation régnait à l'intérieur de rédifice Mayor où logent plusieurs manufacturiers.Certains commerçants ne comprenaient absolument rien à ce qui se passait.Dans la rue, plusieurs véhicules de la Sûreté du Québec étaient stationnés en file.À différentes reprises, on pouvait voir des policiers sortir avec des valises ou des caisses contenant des documents.Aucune personne n'a été arrêtée au cours de l'opération-surprise qui a eu lieu simultanément à Montréal et à Québec.Ces perquisitions permettront à la Sûreté du Québec de compléter l'enquête qu'elle menait discrètement depuis plusieurs mois dans le domaine de la fourrure.Les mandats ont été émis dans le cadre de l'enquête sur le crime organisé de la Commission de police du Québec.Selon la relationniste, Mme Christiane Forcier, il s'agit du prolongement de l'enquête dans l'industrie du vêtement entreprise le 26 novembre 1980.Jusqu'à ce jour, on n'avait encore jamais dévoilé que le domaine de la fourrure serait lui aussi scruté à la loupe.Une fois que la Sûreté du Québec aura remis les documents aux commissaires, des témoins seront entendus à huis clos.Au moment même où les policiers effectuaient leurs perquisitions, le procureur-chef de l'enquête sur le crime organisé, Me Fernand Côté, nommait Me Suzanne Coupai responsable du dossier de la fourrure sur lequel on se penchera au cours de l'automne.Le ministre de la Justice a dégagé l'avocate de ses fonctions de substitut du procureur général, à Montreal, pour lui permettre de s'atteler à cette nouvelle tâche.Pour l'instant on ne sait rien.La commission entreprend la phase finale de son enquête dans l'industrie du vêtement.Il n'y a jamais eu d'audiences publiques et on ignore toujours s'il y en aura d'ici à la fin de son1 mandat.Il ne reste que très peu* de temps à la commission pour compléter son dossier; le mandat se termine normale-! ment le 31 décembre.Il peut toutefois y avoir une prolongation si le huis-clos est levé.Plus de 300 personnes au raient témoigné dans le cadre de cette enquête qui a pour but de faire la lumière sur l'indus-, trie du vêtement ; de vérifier si-certaines pratiques sont illéga-.les et s'il existe des liens entre-le crime organisé et ceux qui oeuvrent dans ce domaine.La commission doit remettre au procureur général un rapport é-; crit exposant les constatations qui auront été faites.Montréal est toujours la capitale de la fourrure au Canada.En 1980, 3 000 personnes travaillaient dans cette industrie où l'on compte de 300 à 100 manufacturiers, dont 90 p.cent sont des immigres.Il existe aussi une foule de sous-traitants qui font souvent ce qu'on appelle le travail au noir.Chez-eux, dans leur domicile, ils fabriquent des manteaux ou des pièces de manteaux qu'ils vendent à des manufacturiers à l'insu du fisc.La commission d'enquête et la Sûreté du Québec ont refusé de dévoiler les noms des manufacturiers et des entrepreneurs qui ont été visités.Les policiers se sont attardés longtemps chez Amsel & Amsel, l'une des dix plus importantes compagnies de fourrure au Canada qui produit une gamme variée de manteaux.Elle existe depuis 40 ans.À leur sortie des bureaux, les policiers ont déclaré qu'ils n'avaient pas à faire de commentaires.Il a été impossible de parler à des représentants p!e la compagnie.La prostitution des enfants et des adolescents: «Une réalité qui fait mal et qu'on a tendance à oublier» « À chaque jour, nous recevons des signalements d'enfants et d'adolescents qui se prostituent à Montréal.Même si la réalité fait mal, on a souvent tendance à l'oublier.On manque toujours de ressources pour venir en aide à ces jeunes et à leurs familles ».MARTHA GAGMON Mme Thérèse Johnson, directrice-adjointe à la Protection de la jeunesse, n'a pas etc surprise d'apprendre que la police venait de démanteler un réseau de prostitution impliquant plus d'une dizaine de jeunes, âgés de 11 à 14 ans, qui se sont laissés entraîner par des adultes.Il y a quatre ans, deux réseaux semblables avaient été mis au jour à Verdun.« L'incident est plus spectaculaire; il fait ia manchette des journaux.Mais il n'y a pas lieu de s'étonner.En août 1982, une étude révélait que la prostitution des mineurs était devenue un problème important à Montréal.Nous savons que cela existe mais les moyens pour y mettre fin sont difficiles à trouver.La prostitution d'enfants c'est l'affaire de toute une société.Nous sommes tous concernés », explique Mme Johnson.Durant la journée d'hier, la police de la CUM a référé dix de ces jeunes à la direction de la Protection de la jeunesse.Il est possible que d'autres cas soient soumis au cours des prochains jours.Il s'agit, selon Mme Johnson, d'enfants et d'adolescents provenant de Pointe Saint-Charles.« Nous n'avons pas encore débuté notre enquête.Pour l'instant, ces jeunes peuvent demeurer dans leur milieu familial.Des responsables sociaux iront discuter avec les parents pour connaître l'ampleur du problème.Évidemment, il n'y a pas de remède-miracle.Lorsque la famille est incapable d'aider l'enfant, il faut se mettre à la recherche de ressources adéquates.Elles sont très rares.Que fait-on avec une jeune qui se prostitue?À qui doit-on le confier?Est-il nécessaire de* l'envoyer dans un centre d'accueil?», demande Mme Johnson.La plupart du temps ces adolescents et enfants viennent de milieux défavorisés, s'ennuient, traînent dans les rues, éprouvent des problèmes à l'école et à la maison.Ils sont vulnérables.Mais il y en d'autres aussi qui vivent dans de bonnes familles et qui, un beau jour, se lais- sent entraîner à un « nouveau jeu ».Les parents ne savent rien.Une fois la classe terminée, l'écolier se rend dans un centre commercial, à la gare centrale ou au Complexe Desjardins, où il pourra se faire un peu d'argent.« Il n'est pas facile d'intervenir.On ne peut tout de même pas assurer une surveillance dans tous les endroits publics.Montréal comme les grandes villes américaines ne se préoccupe peut-être pas suffisamment des jeunes.Le chômage, la crise économique, la drogue amènent souvent l'adolescent à se prostituer».Et, les adultes?Qu'arrive-t-il à ces gens qui sont à la tète de ces réseaux de prostitution?«Je l'ignore», répond franchement Mme Johnson.« Je sais cependant que les preuves sont difficiles à accumuler; que les jeunes et même les parents refusent la plupart du temps de témoigner et que les policiers ne sont pas toujours capables d'obtenir la preuve hors de tout doute raisonnable».Dans le présent cas, l'escouade de la moralité de la police de la CUM a enquêté durant plusieurs semaines avant de démanteler le réseau de prostitution.Au-moins trois adultes (mâles) serraient impliqués. LM tKfcSSt, MON I KtAL, JfcUUI ^0 OUUbKt 1983 M b Morgentaler sera accusé formellement le 7 novembre WINNIPEG (PC) - Le Dr Henry Morgentaler et sept membres du personnel de sa eu nique d*avortemen{ di Winnipeg sont ¦ probablement coupables ¦ de conspiration pour procurer un .ivortmieui, a BOtttenu tuer un jutfe de Winnipeg, en ordonnant que les huit prévenus subissent leurproee devant un tribunal supérieur.« Un jury convenablement instruit pourrait probablement con-damner les hull accttséi de commenter le Jofa Kris Stefan-son, de la Cour provinciale du Manitoba, qui a preside l'enquête préliminaire dune dire.- de six jours des huit prévenus [Le juge Stephanson a ordonné au Chirurgien montréalais ainsi qu'au Dr Hught Scott, de Ste-Anne de l'resirçtt, en I hitario.el à six autres employees de la elini- 9lie il avortement d.Winnipeg, e comparaître en Cour du bane (ie la reine de Winnipeg, le 7 novembre, pour y être formellement accuses Le pro< ureur du Dr Morgenta 1er, Me Gieg Brodsky, a dit que puisque son client doit comparaître en ('our.a Toronto, également en novembre, sous des chefs d'accusation identiques, il nr s'attend pas a ce que le procès i&» Winnipeg puisse se dérouler ivant le mois de février 1984.Pas surpris Ni Me Brodsky ni le procureur de la Couronne, Wayne Mysh-howsky, n'ont été surpris de la décision du jutfe d'ordonner un procès Le |uga Stephanson a inside sur le fait que ce n'était pas à lui de decider de la culpabilité ou de rinntH'cnee des accuses à l'étape de l'enquête préliminaire, mais de décider, en se bas,mi sur la preuve qui lui a etc soumise, s'il y a des possibilités qu'un jury puisse condamner les prévenus.« Pans mon optique, ils ont conspire pour procurer des avor tements re qui est i ontraire au Code criminel -, at il tranché.Il a ajouté qu'il n'est pas >ans réaliser que les prévenus ont agi par convictions personnelles et LA PRESSE, mes amours Le Dr Henry Morgentaler semble songeur à la suite de la décision d'un juge de Winnipeg ordonnant que le médecin et sept membres du personnel de sa clinique d'avortement de Winnipeg, soient traduits en justice devant la Cour du banc de la reine le 7 novembre prochain.photo pc que le Dr Morgentaler a vainement tenté d'obtenir un statut d'hôpital de façon à pouvoir travailler en toute légalité.Contraire à la loi Néanmoins, a-t-il poursuivi, le chirurgien montréalais n'est pas parvenu à obtenir l'accréditation réclamée et, par conséquent, 11 agissait en contravention de la loi fédérale qui stipule que les avor-tements sont illégaux à moins qu'ils soient pratiqués dans une institution approuvée ou accrédi tée après approbation par un comité thérapeutique « Ce n'est pas parce qu'on dés approuve une loi qu'on est justi fié de ne pas la respecter», de dire le juge.« Ce n'est pas au tribunal de décider s'il approuve la loi ou bien s'il est d'accord avec une loi.» Au cours de l'enquête prélimi- naire, sept femmes ont confessé avoir subi un avortement à la clinique Morgentaler qui a ouvert ses portes le 6 mai dernier et qui a fait l'objet de deux descentes de la police au cours du seul mois de juin.Les sept femmes ont identifié le Dr Scott comme étant le chi rurgien qui a pratiqué les avorte-ments.Le procureur du Dr Morgentaler a soutenu que les avortements avaient été pratiqués pour des besoins médicaux et que la santé mentale ou physique de la majo rite des femmes avortées à la clinique était menacée.En plus des docteurs Morgentaler et Scott, les autres accusés sont: Lynn Crocker, Lynn Hil liard, Barbara Burr et Valérie Turnbull, tous infirmières, et Ma-rylin Weizner et Patricia Turc-zak, conseillères.Je n'ai pas la mémoire des anniversaires.Tour vous dire, un jour.il n'y a pas m longtemps, je recois un telcpho ne d'un ex < hum de ma blonde qui me demande si elle et là.Elle n'y était pas et je n'ai pu l'avertir que plus tard, «Suis la soiree: \u2014 Au fait ton e\\ « appelé \u2014 Je sais.Il m'a i .mie au bureau.\u2014 Ah bon.Qu'est ce qu'il te \\ ou lait?\u2014 Il voulait me souhaiter bon anniversaire.\u2014 Hon, c'est vrai.l'CUSC mol C'est bientôt je crois, autour dirai?\u2014 C'était hier.Je me suis souvenu de ca < et te semaine, au bureau quand un de mes boss ma dit Oublie pas.pour jeudi, tu fais U chro nique sur le centenaire de LA PRESSE- Pour cire >ur de ne pas oublier, j ai consigné I dans le carnet ou je note tout ce que j'ai à faire Sous acheté! des chêUSSetiCS \u2014- paver mon compte de gai graisser mon bicycle pour l'hiver, j'ai écrit anniversaire LA PRESSE Et ma blonde qui a accès ,m carnet est tombée dessus \u2014 Tiens, c'est l'anniversaire de qui a LA PRESSE \u2014 Mais de LA PRESSE elle même ma chère Elle a cent ans \u2014 Ah ben ça c'est le bniiqm > tu fêtes l'anniversaire de ta vieille vache a lait, mats le mten tu l'oublies' \u2014 T'as pas cent ans.\u2014 Non.112.d race à toi Mes blondes >nt toutes etc.plus ou moins jalouses de LA PRESSE qu'elles traitent comme une rivale.Il y en a mente une, par ailleurs charmante mais un peu vulgaire, qui, lors qu'elle voulait me demander si j'allais au bureau, me disait toujours: -Tu t'en vas encore chez ta vieille putain?-.Jalousie sans élégance certes, mais quelque part justifiée, t 'était l'époque ou |e pass.us nus nuits à LA PKKSSK D.- la a dire que je couchais avec, c'est question d'interprétation Mais il est exact que lorsque je sortais de là.à l'aube souvent, jetais ans si cerne et frippe qu'après une nuit de débauche.Et combien de fois, en me glissant dans le draps, somme de répondre à la fatidique question: -D'où tu sors?», combien de fois me suis je senti inexplicablement cou pable en repondant: -Je sors du bureau-.Pas si inexplicable que ça en fait, si je me -.entais coupable c'est qu'au fond |e mentais LA PHKSSE n i |a mais été un bureau Surtout en ce temps là.c'était mon domi< i le.C'est quand je rentrais chei nous que j avais l'impression de découcher.J'ai passe à LA PRESSE quelques unes des plus belles heures des on/e dernières an nées de ma vie.l'y ai SCCeSSOi-rement écrit, mais j'y ai aussi lu, mangé, bu.fumé, écoute de la musique, regarde la TV.loué aux cartes, fait de la bicyclette dans les allées, joue au football avec les pot.-, de colle et bien d'autres choses .1 y ai ri.Pleuré?Pleure aussi oui.une fois OU deux.Je me souviens, une fois, ma fille m'avait appelé, il fal lait qu'elle me parle, absolument, urgent, uni' niaiserie de gamine j'imagine, je n'ai ja mais su parce que je l'ai en voyée revoler -J'ai pas l'temps la.rappelle moi- Klle m'a rap pelle, cinq secondes après «Tu m'écœures.LA PRESSE m'écoeure La prochaine fois qu'on me demande si c'est bien mon pere qui écrit dans le journal, je dirai oui.mais 'est pu mon père.» Quelques unes des plus belles heures disais je Mats ce dont je suis le plus reconnaissant à cet te vieille dame straight, c'est d'avoir non seulement supporté ma folie douce, mais de l'avoir aussi encouragée.Il lui a fallu souvent plus de culot pour publi er mes chroniques que te n'avais eu de plaisir à les écri re.Je me souviens d'un soir de grand vent, (quand il > a du vent la fumée vous revient dans la face) dans un compte rendu de m itch de baseball, j'avais resussi à cacher le coeur du f re re Andre sous le coussin du troi sième but., de l'avoir retrouvé dans LA PRESSE l« lendemain m'avait empli de gratitude pour la vieille dame, pas si straight après tout, et bien prête a rire quand on sait eomment la chatouiller.Quelques unes des plus belles heures, quelques unes de plus plates aussi.Apres la lune de miel il y a eu la rupture, la glève.VA l'apres grève Ce que j'appelle l'époque bungalow.K< rire avec le sentiment qu'oi: est en train de tondre le fa/on.LA PRESSE devenue meg.re toujours à ronchonner, à compter ses cents Vn même temps s opérait les changements tech nologiques.le super confort me nager qui nous est tombe dessus au plu.s mauvais moment on avait si peu le gout de mettre la main à la pâte qu'on a pris nos ordinateurs pour des fours microondes, on faisait dans le réchauffe LA PRESSE a cent ans.c'est bien.Mais d'après quelques fossoyeurs de metier que je connais, elle a bien failli ne jamais les avoir.Mais on ne sait pus trop pour quoi, ni trop comment, revoilà la vieille sur ses pattes Elle a pris beaucoup de mieux depuis un an.Kile recommence I svu gner.Comme >i ça avait du bon sens, a son age'.Centenaire' \\ eue/y voir!.elle est à veille d'avoir a nou veau vingt ans.Kn somme tout le contraire de mes autres blondes qui ont vingt ans quand je continence à tripper avec, et \\ six mois aprèl ¦ LA Gl£ UNE PURE MAZDA.« * 4 Ia Mazda GLC1984 à traction avant possède les -i mêmes caractéristiques d'ingénierie et de design que les Mazda 626 et RX-7 Et pourtant, cette voiture construite selon des normes aussi élevées est offerte à prix remarquablement bas.En tait, la Mazda GLC représente un achat tellement avantageux qu'elle est aujourd' hui l'une des voitures les plus vendues dans le monde entier.De toutes les GLC, la hatchback Sport (ci-dessous) est la plus populaire.Une vraie sportive, non seulement par son allure mais aussi par sa conduite, elle offre une foule d'avantages: volant matelassé ajustable, toit ouvrant escamotable, dos -sîers séparément rabaissables à l'arrière, essuie-glace/lave-glace de lunette arrière et bien d'autres caractéristiques qui rendent les voitures de luxe tellement desirables.La GLC vous est aussi offerte cette année dans une toute nouvelle version, la berline LX à quatre portes (ci-contre).Un mariage parfait du confort raffiné et du pur plaisir de conduire.La GLC 1984 se présente en six versions, dont la hatchback à trois portes, la populaire hatchback Sport à trois portes et la totite nouvelle berime LX à quatre portes.Ce sont toutes de pures Mazda à prix très abordable.MAZDA DEFINIT LES NORMES.ALBI AUTOMOBILES LTEE 3300 boul.Sic-Marie Mascouche 474-2481/2 AUTOMOBILES LOUIS DAOUST INC 2905 rue Notre Dame, Lachlne 637-1153 IACAUTO LAVALTRIE 651 rue Notre Dame, Lavaltrle 568-4141 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St-Hyaclnthe BOULEVARD LAURIER AUTOMOBILE LTEE 5255 boul.Laurier 774-134S Val-David LACROIX AUTOMOBILE LTEE 990 ROUte #117 322-3937 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 20 OCTOBRE 1983 PAUL DES M A RAI S président du conseil d administration ROGER D LANDRY président st éditeur la presse MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVE! scieur de I intormal.on JEAN-GUY DUBUC \u2022 en h«f Il faut des prix stables et libres Les Canadiens ont toutes les raisons de se réjouir que l'inflation en septembre soit tombée à cinq pour cent.Cela fait onze ans qu elle n avait été aussi faible, le Canada rejoint de ce fait le groupe select des pays à inflation modérée Avant de trop se féliciter de cette bonne nouvelle, il serait bon de se rappeler trois choses: une hausse des prix à la consommation de cinq pour cent était considérée excessive il y a vingt ans, I économie ne s est pas encore remise des efforts faits pour ramener l'inflation à ce niveau; et il n'y a aucune garantie qu elle ne remontera pas à des niveaux inacceptables.Pendant les années soixante et jusqu en 1972, l'inflation était inférieure à cinq pour cent.La croissance économique était forte et l'on craignait une surchauffe de l'économie quand la hausse des prix dépassait trois ou quatre pour cent.Le Canada a encore un long chemin à parcourir s'il veut retrouver un climat économique aussi sain.En effet, une croissance économique soutenue est impossible sans une certaine stabilité des prix.Un peu d inflation peut parfois aider à stimuler la croissance, mais à la longue, les investissements productifs et la création d emplois souffrent d'une hausse trop rapide des prix On s'en est rendu compte pendant les années soixante-dix, alors qu'il était de plus en plus difficile d atteindre un rythme de croissance élevée et que I inflation devenait incontrôlable.Cette dégradation a atteint son point le plus bas il y a un an: linflation était encore de plus de 10 pour cent alors que l'économie traversait la récession la plus forte et la plus longue depuis les années trente.Linflation n était pas étrangère à la sévérité de cette récession, car Ottawa avait décidé qu'il fallait agir avec tous les moyens nécessaires pour ramener la stabilité des prix.En gros, cet objectif a été atteint, mais le Canada n'a pas fini d'en payer le prix.A cause de la récession, des centaines de milliers de personnes sont maintenant au chômage Cela représente un manque à gagner économique certain et des souffrances humaines incalculables.Par ailleurs, les perspectives de créer assez d'emplois dans un avenir rapproché sont franchement mauvaises.On estime que le taux de chômage chez les jeunes restera proche de 35 pour cent pendant encore deux ans.L'erreur qu il ne faut pas commettre, c'est de prendre cette stabilité toute relative des prix pour acquise et de trop stimuler I économie pour résorber le chômage.Les mauvaises habitudes se perdent lentement.Un danger demeure: que des politiques fiscales et monétaires, visant à stimuler l'économie, soient interprétées comme une licence à I augmentation des prix et des salaires.Pour contourner ce danger, le Conseil économique du Canada propose que les gouvernements surveillent révolution des prix et des salaires.Sans compter qu il est difficile de déterminer les critères qui présideraient à cette surveillance, la contrainte n est qu'un mauvais succédané à une attitude plus responsable de la part des gouvernements, des chefs d'entreprise et des employés.Une inflation de cinq pour cent est capable de redonner confiance aux investisseurs et ainsi créer de nouveaux emplois, mais il faut qu'elle reflète la liberté des marchés Toute contrainte officielle sur les marchés ne peut que mettre en doute leur stabilité fondamentale et décourager les investissements.Frédéric WAGNIERE L'hommage à Raymond Aron Raymond Aron, qui vient de disparaître subitement à I âge de 78 ans, a été à la fois un grand professeur, un grand écrivain et le prince des éditorialistes.L'hommage à sa mémoire, qui coule à pleines pages, non seulement dans la presse de sa patrie, la France, mais dans les journaux américains et anglais, donne une idée du vide créé par sa disparition.Ce qu'on peut dire ici de Raymond Aron n'ajoutera pas grand-chose à sa stature.Mais la gratitude commande que soit au moins rappelé le souvenir d'un homme qui, pendant toute sa vie a pris résolument la défense de l'intelligence contre les entreprises corrosives de la déraison et de l'absurde.Quelques-uns des nôtres, qui ont été ses élèves au Collège de France, auront sans doute l'occasion de dire tout ce que la pensée contemporaine doit au philosophe et à l'historien.Du grand public lecteur il était surtout connu comme journaliste et éditorialiste.Il avait été rédacteur en chef de la France libre à Londres (de 1940 à 1944), fondateur des Temps modernes avec Jean-Paul Sartre, dont il devait se séparer plus tard avec un certain éclat, il fut longtemps éditorialiste au Figaro.Un éditorialiste se juge aux souvenirs qu'il laisse.Si, d'une oeuvre forcément éphémère, parce quelle est asservie à l'actualité quotidienne, il ne reste, après des années, pas une seule page, voire pas un seul jugement à citer, la cause est entendue.Or, certains articles de Raymond Aron, donnés à l'Express en 1982, au Figaro en 1967, restent en 1983 incroyablement vivants.En 1967, il avait écrit pour le Figaro trois articles sous le titre «Le Québec, le Canada et la France».Il était venu ici «pour faire le point de la question».Il avait tout de suite perçu que le Canada contemporain, qu'avait étudié 30 ans auparavant André Siegfried (dans «Le Canada, puissance internationale»), avait changé par l'apport de l'immigration d après-guerre.La partie ne se jouait plus entre deux nations, mais entre trois nations.«L'immigration d'après-guerre a créé une troisième nation, en dehors des deux nations que les Québécois appellent fondatrices: les Néo-Canadiens, aussi nombreux que les Britanniques et les Français.» Sur l'indépendance du Québec: «L'indépendance est-elle possible?Parmi les États membres des Nations unies, beaucoup n'ont ni la population, ni les ressources, ni la compétence administrative du Québec: environ six millions d'habitants, un revenu par habitant supérieur à celui de la France, un régime démocratique solidement établi, combien, parmi les États nouveaux, possèdent autant de titres à la reconnaissance internationale?» L'auteur ajoutait: «Pourtant, la décision appartient aux seuls Canadiens français, désormais nord-américains et non européens.Les Français n'ont pas de conseil à leur donner, quelle que soit l'aide qu'ils peuvent et doivent leur apporter» (le Figaro du 13 octobre 1967).Sur Israël, on pourrait citer un article prophétique de l'Express du 2 juillet 1982, pendant que se déroulait au Liban la folle entreprise des Begin et Sharon: «Les Israéliens devraient méditer le mot de Hegel commentant l'épopée napoléonienne: l'impuissance de la victoire.» Dans un monde, le nôtre, qui sait tout mais ne comprend rien, qui est asservi aux slogans et soumis au harcèlement des propagandes les plus insidieuses, la disparition d'une grande intelligence libre comme celle de Raymond Aron est itltlf Douve ou*f ceumniBer ça a/Ae&ve ff* Tocs l& mur Art* vie.ou HH> 8vA Sud verte la Pcx/£ tto! Jean-Guy Dubuc 100 ans de faits et 100,000 idées Cent ans d'information.c'est une montagne de connaissance et de savoir.Des générations ont connu et découvert l'histoire du monde, des peuples, des sciences et des arts dans les pages de LA PRESSE.Les Montréalais ont suivi l'histoire de leur monde dans LA PRESSE.Pour cela, il faut avoir confiance en celui qui apprend et qui montre.La confiance n'a pas manqué.Rappelez-vous: combien de fols n'avez-vous pas entendu quelqu'un fonder sa preuve en affirmant: «C'est vrai, c'était é-crit dans LA PRESSE.» Car avant d'affirmer, avant d'analyser, avant de commenter, il faut s'informer.Un bon journal est d'abord celui qui véhicule une bonne information.La plus récente, la plus complète, la plus honnête, bref, la meilleure.Et cela, LA PRESSE l'a fait, pendant 100 ans.Elle est même allée plus loin: elle a offert depuis longtemps à une clientèle préoccupée de se former une opinion, des prises de position nombreuses, variées, fondées et ayant eu, somme toute, une influence.Bien sûr, pas au tout début.Il faut relire nos premières pages et revoir notre histoire pour se rappeler qu'un journal d'information ne pouvait se permettre, il y a 75 ou 100 ans, d'afficher des positions préci- ses.On laissait cette tâche aux «journaux de combat», à ceux qui servaient les idéaux d'un parti politique ou d'une école de pensée.LA PRESSE n'a jamais voulu être un journal de combat: elle a défendu des idées mais elle a toujours refusé le parti pris.Lentement, elle a commencé à publier des éditoriaux, des commentaires, des analyses et des prises de positions venant de ses journalistes ou de ses collaborateurs.Aujourd'hui, sa page éditoriale, sa page des lecteurs, ses chroniques et ses «pleins feux» servent à orienter la pensée de milliers de personnes, pour les aider à prendre des décisions ou simplement à se former une opinion personnelle qui les satisfasse.LA PRESSE reçoit, chaque jour, des dizaines de lettres de lecteurs qui réagissent à ce qu'ils lisent et qui veulent participer au débat.Bravo: on s'en réjouit.Si LA PRESSE peut aider une partie de la population non seulement à entendre mais aussi à s'exprimer, non seulement à savoir mais aussi à juger; si elle peut susciter l'échange et le partage d'idées, elle aura accompli ce que bien peu osent et savent faire aujourd'hui.Où sont-ils, aujourd'hui, nos leaders de pensée?nos maîtres à penser?Il fut un temps, encore récent et bien vivant pour plusieurs d'entre nous, où le monde francophone profitait d'un ensemble de penseurs exceptionnels.De France ou d'ailleurs, mais principalement de Paris, on pouvait s'associer à leur pensée et à leur influence.Pour les uns, c'était Emmanuel Mounier, pour d'autres, Jean-Paul Sartre.On repensait sa vie à la suite d'une pièce de Claudel ou de Montherlant, on avait besoin de critiquer Mauriac ou Gide.On savait réfléchir, penser et choisir.Au Québec, les intellectuels avaient aussi leurs maîtres.Ils n'avaient pas nécessairement la taille de ceux d'outre-mer; et très souvent, ils n'étaient que les interprètes des grands de là-bas.Mais ils parlaient, ils écrivaient, ils réfléchis saient à haute voix et invitaient à la réflexion personnelle.Ils se cachaient parfois dans des collèges, dans les universités ou dans les villages; on connaissait vaguement leur nom dans le peuple, mais on profitait de ce qu'ils étaient.Ils existaient par ce qu'ils transmettaient; maintenant, on les connaît sans avoir besoin de les nommer.Pourtant, ils furent nombreux et variés.Mais aujourd'hui., nommez-moi des leaders de pensée de cette envergure.Dites-moi le nom de celui qui vous aide à réfléchir, qui vous suggère des r i (Tous drt>e M la.ne a travailler 0*4 M2 en longueurs de w oie la tonguiur Coiffeuse et lavab Wirolm Oessus imitation Je m ai Die laoïe d entretien Modèle pie assemble rade .1 u jrlr :li iiPMj., ID 1 H Robinets non-incluv 64 88 Perceuse Black & Decker 3/R\" UTILITAIRE A vitesse rtgtdûle c! inverseur de narc\"* ^ ^ Q Q ûa 1230 u/mn \" 400 1 71 32 BELOEIL Cyr It Nepveu inc.215 Bréboeuf 467-3351 BEAUHARNOIS Léonard Veilleux Itée 245 Chemin de la Beauce 429-4691 CHERTSEY Jean Riopel inc.8225 route 125 MORIN HEIGHTS Centre const Morin Heights Itée 568 Chemin du Village 226-2411 OKA \u2022 Le carrefour du bricoleur d'Oka 265.rue St-Michel 479-8441/6342 ÔRMSTOWN R.S.D'Amour & Fils inc.STE-AGATHE DES MONTS Jules Labelle inc.451 rue Leonard (819) 326-3304 STE-ANNE-DF5-PLA!NrS Cyr & Nepveu inc.323 Montée Gagnon 478-0907 882-2222/861-1036 30 rue Church 829-2767/2851 STE-CL0THILDE R.Marcil & Frères inc.454-4608 335.route 209 592-2331 /826-3135 LACHUTE Cyr & Nepveu inc.225 rue Principale 562-5285 RICHELIEU Ostiguy it Frères inc.1200 Chemin-des-Patriotes 658-4371 STE-MARGUERITE Cantin & Riopel inc.310 Chemin Ste-Marguerite 22842526 LAVAL Mill work Itée 3838 boul.St-Martin 688-3082 RIGAUD 6.Chicoine Itée 30 Ste-Madeleine 451-5316 STE-THÉRÊSE Matériaux Paré inc.227 boul.René-A-Robert LAVAL Archambault de Ste-Rose Itée 134 boul.Ste-Rose 625 1917 ST-ANDRÉ EST Cyr & Nepveu inc.54 rue Principale 537-3737/3333 LONGUEU'L Piroco Itée 1325 boul.Curé Poirier 0.VARENNES Bois LM.G.Inc.1527 Pays-Brûlé 652-3997/652 430 6220 6138 677-2897/5284 ST-AD0LPHE D'HOWARD Gratton & Frères inc.1643 Chemin du Village VILLE ST-ANT0INE Les Contreplaqués St-Antoine inc.327-2424 16.683 route 117 432-6555 MONTRÉAL Dagenais & Desjardins Itée 9200 est boul Gouin 64ft-3888-9 St-Jovite ST-JOVITE Claude Forget inc.(1979) 425-2784 VILLE STE-CATHERINE Centre de rénovation Trudeau inc.4320 route 132 632-9760 MONTRÉAL Guy Bell Itée 2875 Hochelaga ST-RÉMI R.Marcil 6 Frères inc.44 St-André Ut prix annoncés t'appliquent à de* achats payét comptant et emportés par le client.m ^^^^ LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 20 OCTOBRE 1983 Les USA refusent un visa au « miraculé d'Hiroshima » I Lêfl II.its Unfa ont refusé; lundi, un visa d entrée .» M.Tadahiko Murata, celui qu'on appelle « le miraculé d'Hiroshima \u2022 - âgé de 5 ma I l'époque, :i était I 1.8 Idiome tre de l'explosion et reconnu comme un ardent partisan du désarmement GEORGES LAMON A 11 M.Murata.qui B\\ ait du reste été invité comme or,.leur à Boston et ensuite par deux eon grossistes américains, n'est*d'ailleurs pas le seul.Déjà, un général Italien à II retraite, aujourd'hui sénateur et militant contre le désir memem.M Mj,,(, p lstj srs( Vl, également refuse le droit d'entrée aux États l'nis Les Américains estimaient que M.Pasti représentait «une menace contra la sécurité nationale \u2022 Tournée canadienne À partir d'aujourd'hui.M Murata effectue une tournée canadienne en faveur du désarme ment sous l'eejde du /eu Son ta le Syndicat n.i tional des employeurs des compagnies d'assu rance japonais, engagé dans le désarmement au .lapon M Murata.par l'entremise du mouvement Symposium POUT la paix, profite de cette occasion pour participer au lancement du film de l'Office national du film du Canada /'/us /amaïs (inibukushu Ce film de Martin Duckwortk et de Audrey S< hrimer, qui vient d'ailleurs de remporter ie prix ipécial du jury pour les films sur le Japon, raconte l'histoire de quelques sur\\i\\ants d'Hiroshima, dont M Murata en est le personnage principal.fi sera présenté aujourd hui.à 20 heures, en version anglaise, a l'Université McGill et.en version française, après demain, à L9et21 heu res a l'UQAM (salleGérin-Lajoie), Le \u2022 miraculé d'Hiroshima ».qui demeurera au Canada jusqu'au 3 novembre, participera demain à une rencontre avec les syndicalistes et les militants pour la paix et après-demain à un rallye pour la paix, qui partira du square l'hilipps Le iil octobre, il sera l'invité de six parlementaires canadiens.Le 1er novembre il se rendra à Sudbury et a Vancouver le 3, pour finalement retourner à Hiroshima le 5 novembre.Hydro-Québec offre I toute la population la possibilité de visiter le site des travaux de remplacement de l'évacua-teur de crue à la centrale de la rivière des Prairies.Situé en pleine ville, le chantier sera ouvert au public le samedi 22 octobre de 9 h à 17 h ; en cas de pluie, les visites seront remises au samedi 2*J octobre.C'est donc un rendez-vous au centre d'information, où l'on pourra également voir une bande vidéo et examiner la maquette du nouvel évacuateur.Le centre est situé au 11101, rue Touchette à Montréal-Nord, à proximité de l'intersection Saint-Michel et C.ouin.L'ENERGIE D'ICI L'ÉLECTRICITÉ a Toutes les visites sont gratuites.Pour des raisons de sécurité, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas admis.Les visiteurs sont priés d'utiliser le stationnement des employés d'Hydro-Québec, dont l'entrée se trouve sur le boulevard Couin près de la rue J-J-Gagnier En tout autre temps, on peut prendre rendez-vous pour des visites organisées du chantier en téléphonant au (S14) 321-0825, du lundi au vendredi, entre 10 h et 16 h.La technologie européenne abordable Renault Alliance \u2022.ne manquez pas le bateau! 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