La presse, 22 octobre 1983, Cahier A
[" Comment vont les affaires, madame Chose ?- A ÎOO ans MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983, ANNÉE, n° 245, 206 PAGES, 9 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, MIN.: -2°, MAX.: 12°.DEMAIN : NUAGEUX.DÉTAILS PAGE A 2 GREICHE et SCAFF OPTOMETRIES 24 SUCCURSALES 336-2607 | 1* Yves Thériault Yves Thériault meurt à 66 ans ROBERT BOURASSA A LA PRESSE-PLUS JOL1ETTE (PC)\u2014L'écrivain Yves Thériault, qui est décédé d'une crise cardiaque jeudi soir, à l'âge de 66 ans, au Centre hospitalier de Lanaudiè-re.était l'auteur de nombreux romans, dont l'un au moins, Agakuk,\u2014le livre qu'il aimait le moins et qui l'a le mieux servi, disait-il\u2014a été traduit en plusieurs langues.Le succès, toutefois, fut assez lent à venir, et avant de vivre de sa plume, Yves Thériault exerça une foule de métiers, camionneur, pilote d'avion, trappeur en forêt (le plus dur, disait-il), fonctionnaire et même boxeur.Avant de s'adonner à l'écritu-tre littéraire, il fut rédacteur pour l'Agence canadienne de publicité, à Montréal.Il produisit ensuite des sketches de radio-théâtre, puis des contes qui furent publiés, entre autres, dans La Patrie, Le Petit Journalet Le ^Bulletin des Agriculteurs._ En 1958, pour répondre à une sorte de défi d'un éditeur parisien, il écrivit le roman Agakuk, basé sur une histoire qu'il gardait dans un tiroir et dont l'action se passait en Floride: «J'ai transposé l'action dans le Grand-Nord, chez les Esquimaux.» Le livre connut un immense succès, et fut traduit notamment en allemand, en italien, en espagnol et en japonais.Parmi ses autres publications, on peut citer Contes pour un homme seul, publié en 1944 ; La Fille laide et Le Dompteur d'ours, 1950; Les Vendeurs du temple.1953; et Aaron,en 1954.Dans un télégramme adressé hier à la famille du romancier, le premier ministre, M.René Lé-vesque, a souligné l'apport de celui-ci à la société québécoise: «Nous lui devons entre autres voir THÉRIAULT en A 11 Notre société est suffisamment prospère pour ne pas restreindre l'accessibilité du public aux services essentiels, et à ceux de santé au premier chef, estime le nouveau leader libéral.M.Robert Bourassa.«Tant que j'exercerai le pouvoir, il ne sera pas question de remettre en cause cette accessibilité à l'assurance-santé».dit celui qui considère inacceptable qu'un individu doive consulter son compte en banque avant de se faire soigner.M.Bourassa pense qu'il y a d'autres moyens de réduire les coûts que celui-là.a -1 - il dit cette semaine à LA PRESSE-PLUS qui publie aujourd'hui la première grande entrevue du chef du Parti libéral du Québec (PLQ) depuis son élection de la semaine dernière.Il songe, par exem pie, à privatiser certains services tels lés buanderies, les cafétérias ou la comptabilité des hôpitaux, à moins que la hausse des coûts se stabilise.Le ticket ^modérateur?Très peu pour lui.Si le ticket modérateur est assez important, il détruit l'accessibilité et Tex-premier ministre s'y oppose résolument.S'il n'est que symbolique, il coûte plus cher d'administration qu'il ne rapporte, estime M.Bourassa.Il a beaucoup été question de cette formule au cours des derniers mois, et on sait que les problèmes de santé préoccupent fortement les citoyens dans le moment, notamment au Canada anglais où certaines provinces tolèrent la sur-facturation.Malgré les difficultés et les incertitudes actuelles, M.Bouras- sa pose toutefois un regard optimiste sur l'avenir du Québec.Le Québec est l'une des sociétés qui ont objectivement le plus d'avenir, soutient-il.On a des travailleurs extraordinaires, des syndicats qui se rendent compte que le secteur public ne peut plus être la locomotive du secteur privé, et de l'énergie à revendre.Il qualifie d'ailleurs de «mora lement criminel» le fait d'arrêter le développement hydroélectrique du Québec.«Nous sommes assis sur une mine d'or», affirme M.Bourassa se-voir BOURASSA en A 2 i 3 Texte intégral de l'entrevue dans le magazine photo UPC M.Robert Bourassa ¦t SPORTS NORMAND LÉVEILLÉ, DÉJÀ UN AN ! Le roman d'amour que Normand Léveillé vivait à l'été 1982 avec son amie Sylvie Bergeron coïncidait avec le début plus que prometteur d'une fructueuse carrière dans le hockey professionnel.Mais le 23 octobre, le destin tranchait.Il y aura un an demain.mais le couple continue à lutter pour son bonheur.page C 1 m à ARTS LE GALA TV-RADIO DU MET Le gala tv-radio marquant le centenaire du Metropolitan Opera de New York débute à 14 h aujourd'hui et se poursuivra jusqu'à 2 h demain matin, avec une seule interruption, de 18 h à 20 h, présentant, pendant dix heures, quelque 90 chanteurs et cantatrices.Les amateurs d'opéra seront donc comblés.___page B 25 SOMMAIRE Annonces classées.A 22, D 2 àD29 Arts et Spectacles.B 1 à B 28 \u2014 Cinéma.B 18 Bandes dessinées.Y 12 Bricolage.D 6 Bridge.Y 13 Carrières et professions ZI à Z 12 Décès, naissances, etc.C 24 Économie.A 19 à A 27 Êtes-vous observateur?.D 4 FEUILLETON «Jusqu'au matin»: D 18 « Génies en herbe ».Y 13 Horoscope.Y 12 Jardinage.D 7 Le monde C 23 Maisons d'enseignement.C 16 Mots croisés.D 11, Y 12 Quoi faire en fin de semaine: C 26, C 27 Restaurants.B 28 à B 32 Sciences.C 14 Sports.C 1 àC 12 \u2014 Chasse et pêche.C 8 Télévision.B 25 \u2014 Télé-câble.B 25 Timbres.Y 13 Vacances-voyage.Y 1 àY 14 .Vivre aujourd'hui.C 19, C 20 Les pacifistes occidentaux convergent vers les ambassades Les pacifistes n'ont pas réussi hier à bloquer les entrées du ministère de la Défense à Bonn.photolaser UPI BONN (d'après AFP, Reu-ter, UPI, AP, PC)\u2014Marches, défilés, «chaînes humaines», encerclement de bâtiments officiels: dans la plupart des villes européennes et du Canada, pacifistes et partis de gauche ont appelé à des manifestations contre le déploiement des euromissiles de l'OTAN.Un peu partout, trains, autobus et bateaux spéciaux oftt été prévus pour mobiliser des centaines de milliers de personnes en vue de clôturer une semaine d'action Pour la paix et le désarmement nucléaire et marquer le point culminant de «l'automne chaud» promis par les pacifistes à quelques semaines du début du déploiement des euromissiles de l'OTAN en cas d'échec des négociations de Genève.Dans la plupart des pays concernés par le déploiement: ¦ RFA : 108 Pershing II et 96 missiles de croisière.Les sites voir PACIFISTES en A 2 am iA m ! A ftfais)*iePu/s ¦ A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 dimanche ta CHRONIQUES LYSIANE G A GNON.Le clown de chez Eaton.page A 7 JACQUES BOUCHARD et PIERRE GRAVEL: Let couteaux .«'aiguisent au sein du PQ.poge A 10 jj PLEINS FEUX PARLES DAVID: La crise de la société israélienne sem-Je devoir être résolue par des élections anticipées.IE ANNE DESROCHERS: Les associations de consommateurs sont-elles démodées?GILBERT LA VOIE: Petit à petit, Brian Mulroney dévoile-son vrai visage, au grand plaisir du premier ministre Trudeau.CLAUDE-V MARSOLAIS: Après avoir été brûlé et déchiré, le fleurdelisé devra-t-il être changé pour susciter le respect de tous?V pages A 7 A 9 A 10 ?ARTS ET SPECTACLES \u2014 Louise Roy et Louis Saïa, qui écrivent en duo depuis 1977, comptent parmi nos écrivains les plus mûrs, et leur production est en pleine évolution.\u2014 Plus que tout autre, André Delvaux a su développer un cinéma qui s'enracine profondément dans les deux cultures de la Belgique, la flammande et la wallone.! page B 1 ?VIVRE AUJOURD'HUI Si le Dr Serge Mongeau s'est éloigné de la pratique médicale, il ne s'en intéresse pas moins à la santé, qui est devenue l'affaire de toute sa vie.page C 19 ?VACANCES VOYAGE Le voyage Montréal-Vancouver en chemin de fer permet de faire le plein de bien-être.et de beauté, la traversée des Rocheuses valant à elle seule le déplacement.page Y 1 ?SCIENCES Pour Jean-Marie Bisson, atteint de sclérose latérale amyotropique, il est extrêmement important que toutes les personnes frappées de cette terrible maladie sachent qu'elles ne sont pas seules.page C 14 ?LES VINS Chaque année, un certain nombre de vins font le saut des Maisons des vins aux succursales régulières.Parmi les moins chers des derniers arrivés, deux sont à essayer, affirme Jacques Benoit.page B 28 ?JARDINAGE Les plantes qui ont passé Tété au jardin doivent être acclimatées avant d'être rentrées pour l'hiver, afin d'amoindrir le choc du changement de milieu.page D 7 ?BRICOLAGE Utilisés à bon escient, avec bon mortier et bons joints, les blocs de béton sont pratiques pour le bricoleur.page D 6 ¦ f\\ à trois chiffres La Quotidienne OAn Tirage d'hier OUU à quatre chiffres 9710 (\"LA MÉTÉO\" DATE: Samedi, 22 octobre 1983 AUJOURD'HUI: Min.: - 2 Max.: 12 ENSOLEILLÉ DEMAIN: CIEL VARIABLE Québec .42 6 01 *w Max Abltlbi - 2 10 Outoouois - 2 12 lourentkJes - 2 12 Cantons de l'Est - 5 12 Mouricie - 2 10 Québec - 2 12 Lac Saint-Jean - 2 10 Rimouski - 2 10 Gaspésie - 2 10 Baie-Comeau - 2 7 Sep» Iles - 2 7 4* Canada * Vïctono 5 V Edmonton 2 \u2022.Rrgino 2 VVÏnnjpeç.2 Toronto 3 Frederktor - 3 Holifox 0 Choriottetown 0 Samt-Jeon 0 ! i Aujourd'hui Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleille Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Moi Aujourd'hui 13 Averses 13 Ensoleillé 17 Ensoleillé 15 Ensoleillé 11 Gel clair 10 i Ensoleillé 9 1 Ensoleillé 8 .Nuageux 5 Nuageux États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York 2 - 1 9 23 4 10 12 11 29 12 N -Orleans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas i Mm Mai 21 29 7 12 12 24 9 14 14 27 les capitales Amsterdam Amènes Axa pu ko Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres y».«\ttax.\t\tMm\tMas.2\t14\tMadrid\t7\t27 13\t22\tMoscou\t5\t12 23\t33\tMexico\t12\t26 3\t10\tOslo\t4\t9 7\t12\tParis\t7\t14 15\t23\tRome\t9\t25 6\t10\tSéoul\t9\t20 7\t15\tStockholm\t2\t9 26\t30\tTokyo\t14\t18 15\t29\tTrinidad\t27\t32 12\t29\tVienne\t13\t18 7\t13\t\t\t Neuf aspirants astronautes sont interviewés à Montréal Jeudi et hier, neuf aspirants astronautes ont défilé devant un comité de sélection du Centre national de recherche dans un hôtel de Montréal.Agés de 25 à 49 ans, ils sont diplômés en neurophysiologie, en physique molléculaire, en génie électrique, mécanique, etc.Des entrevues semblables avaient eu lieu mercredi, à Halifax, et, au cours des prochaines semaines le comité se déplacera successivement à Toronto, Calgary, Vancouver et Ottawa pour rencontrer d'autres candidats.Il en reste 68 en tout.En juin, plus de 4 000 personnes avaient répondu à une annonce publiée à la grandeur du pays par le ministre d'État chargé des Sciences et de la Technologie, Donald Johns ton, qui cherchait des Canadiens et des Canadiennes désireux de participer en tant qu'astronautes à des missions de la navette spatiale de la NASA, en 1985 et 1986.Dans un premier temps, quel- que 1 800 candidatures avaient été retenues.Ce nombre est ensuite passé à 68.Vers la fin novembre, quand les résultats des entrevues présentement en cours seront compilés, on retiendra 20 noms.Ces candidats s'en iront passer des séries de tests à Ottawa et, le 7 décembre, le ministre Johnston annoncera les noms des six premiers astronautes canadiens.Ils seront six, mais deux seule ment monteront à bord de la na vette spatiale américaine : un en 1985, l'autre en 1986.Les quatre autres recevront toutefois la même formation et pourront les remplacer si cela s'avère nécessaire.Les six seront à l'emploi du Centre national de recherche durant une période pouvant atteindre trois ans.Leur traitement sera fonction de leurs qualifications.Qu'iront faire nos deux astronautes canadiens dans l'espace?« Us s*embarqueront à bord de la navette spatiale en qualité de spécialistes de charges utiles », précise Mme Lise Beaudoin, res- ponsable des relations publiques pour le programme Astronautes canadiens.Un spécialiste de charges utiles, c'est un astronaute spécialement entraîné pour exécuter une seule expérience lors d'une mission unique.Le programme d'entraînement d'astronautes canadiens a été créé en vue de mener à bien deux expériences : une expérience liée au système de vision spatiale du CNRC et une autre relative au syndrome de l'adaptation spatiale.La mission du premier spécialiste de charges utiles est prévue pour l'automne 1985 tandis que la mission du deuxième devrait avoir lieu au début de 1986.Parmi les six astronautes finalistes, certains s'entraîneront pour l'expérience liée au système de vision spatiale, les autres pour celle relative au syndrome d'adaptation spatiale.Les entrevues menées présentement auprès des «68» durent en moyenne une heure et demie.Ceux qui se sont présentés au Régence Hyatt, jeudi et hier : le Dr.Douglas Watt, 39 ans, de l'université McGill, spécialiste en neurophysiologie: le Dr.Marvin Shapi ro, 49 ans, de l'université* Concordia, spécialiste en physi- J{ que molléculaire; le Dr.Allan 1 Mannard, 39 ans, spécialiste en * neurolophysiologie; M.Mark Wasserman, 29 ans.diplômé en 5; administration et en génie élec trique, à l'emploi de Canadian Marconi; le Dr.Daniel Guitton.45 ans, spécialiste en génie mécanique et en physiologie, employé de l'Institut neurologique de Montréal; M.Richard Boudreau, 25 ans, de l'Université de Sher brooke, diplômé en astrophysique et en génie mécanique, VI.Pierre Prince, 29 ans.de Trois Rivières, diplômé en éducation < physique et en kinanthropologie, I employé à la Régie sur la sécuri té dans les sports; le Dr.Réjean Plamondon.33 ans, de l'École polytechnique de Montréal, diplômé en physique et en génie électri que.Un neuvième candidat, M Harold Climenhaga, 29 ans, d'Ed monton, se trouvait en voyages d'affaires à Montréal et a choisi d'être interviewé ici.La vente des permis de Maislin devra être approuvée OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre de l'Industrie, Ed Lumley, a décidé que la vente des permis de camionnage de Maislin Transport Ltd effectuée au prix de $9 millions devait être soumise au Bureau d'examen de l'investissement étran ger (FIRA), a fait savoir un porte-parole du ministre, hier Les permis de camionnage de la firme montréalaise ont été vendus à Consolidated Freight-ways Corp.dont le siège est en Californie, laquelle prétendait que l'affaire ne relevait pas de la compétence du FIRA.Mais M.Lumley a réexaminé les arguments de la compagnie avec les autorités, hier matin, et a décidé le contraire.La compagnie soutenait au fond que les permis étant inuti lises, l'examen de la transac- tion ne s'imposait pas.Or de l'avis du gouvernement, le transfert des permis indique bel et bien qu'ils sont toujours actifs.Maislin.qui a pu poursuivre ses activités l'année dernière grâce à une garantie de prêt de $33 millions accordée par le gouvernement fédéral, a été mise en règlement judiciaire et a cessé ses affaires aux Etats-Unis et au Canada au mois de juillet dernier.Au début de cette semaine, ses créanciers ont voté à l'unanimité la mise en faillite de la compagnie.Le FIRA est à présent chargé de déterminer si le transfert sera bénéfique pour le Canada.Sa recommandation sera ensuite soumise au cabinet qui l'approuvera définitivement ou non.Un octogénaire se fait rouer de coups et voler Un octogénaire a été ligoté et roué de coups par un ban dit masqué qui lui a vidé les poches avant de s'emparer des bijoux et du sac à main de sa femme, tôt, hier matin.PAUL ROY_ L'incident s'est déroulé vers les 9h30.M.Marius Hamel, 81 ans, qui demeure au 487, rue Trenton, à Montréal, bricolait dans son garage quand un individu armé d'un revolver, le visage recouvert d'un mouchoir blanc, s'est amené près de lui.«Il m'a dit: Couche-toi mon hostie î », relate M.Hamel.Le bandit l'a ensuite ligoté solidement, lui a vidé les poches, asséné des coups de pied dans les BOURASSA SUITE DE LA PAGE A 1 Ion qui les surplus québécois offriraient une solution de rechange propre et économique aux Américains acculés aujourd'hui à recourir au nucléaire, au pétrole et, de plus en plus, au charbon générateur de pluies acides pour produire l'énergie dont ils ont besoin.En ce qui le concerne plus personnellement, où se situe-1-il sur l'échiquier politique ?Les notions de droite et de gauche ont éclaté avec la crise économique, estime le chef libéral en relevant un certain nombre d'étrangetés c'est un ministre communiste qui vient d'établir un ticket mo- dérateur dans les hôpitaux français.C'est le premier ministre grec Papandreou, pourtant très à gauche, qui force un minimum de 50 p.cent des inscrits à un syndicat à approuver une grève pour qu'elle ait vraiment lieu dans le secteur public.Et c'est aussi Reagan\u2014pourtant classé à droite\u2014-qui applique un défi cit keynésien.côtes et au visage, lui a pris ses clefs et est entré dans la maison « Il a pointé son gun et a dit à ma femme : va te coucher, la face dans le lit ! p:ile a obéi.Il a* ouvert les tiroirs, pris Ml bijoux qui s'y trouvaient et ramassé la saccoche de ma femme avant de partir.» Mme Yvonne Hamel, 77 ans.est allée libérer son mari et le couple a appelé la police.«Ils m'ont conduit à l'hôpital ma femme m'a accompagné pour ne pas rester seule , on m'a fait quatre ou cinq points de suture près de l'oeil », a raconté à LA PRESSE M.Hamel.À combien évalue t il le montant des objets volés ?« Je ne sais pas, on n'a pas encore calculé ça.On est encore trop faibles - En milieu de soirée hier, Mme* Hamel, encore sous l'effet du choc, était allée se coucher.Son, mari attendait leur fils médecinr qui devait venir passer la nuit* avec eux.«On va se replacer, de confier l'octogénaire, mais à soir, on est pas mal découragés.» PACIFISTES SUITE DE LA PAGE A 1 n'ont pas encore été révélées officiellement mais les premières fusées Pershing II doivent être déployées sur la base américaine de Mutlangen ( Bade-Wurtemberg ) ; ¦ Grande-Bretagne.16*0 missiles de croisière sur la base de Greenham Common (sud de l'Angleterre ) ; ¦ Italie: 112 missiles de croisière sur la base de Comiso, en Sicile; ¦ Belgique: 48 missiles de croi-s/èresur la base de Florennes; ¦ Pays-Bas: 48 missiles de croisière sur la base de Woens-drecht.Les partis de gauche et, souvent, les Églises protestantes et catholiques, ont accordé leur soutien aux pacifistes et écologistes.Ces derniers ont pris soin de programmer leurs manifestations aussi bien devant les ambassades d'URSS que des États-Unis et de brandir le slogan Désarmement à l'Ouest comme à l'Est afin de faire pièce au reproche qui leur est fréquemment adressé de «faire le jeu de Moscou».Au Canada, les militants contre le nucléaire se préparent à la Journée nationale de protestation contre la course aux armements qui se déroule aujourd'hui dans plus de 20 villes canadiennes.L'action des militants canadiens vise spécialement les essais des missiles de croisière au Canada.Toutefois, cette fois encore, c'est en RFA\u2014pays au coeur du problème du réarmement nucléaire de l'Europe\u2014que les manifestants doivent être les plus nombreux.Les pacifistes ouest - allemands affirment qu'ils mobiliseront près de trois millions de personnes, aujourd'hui, à Bonn, Hambourg, Berlin-Ouest, Stuttgart et Neu-Ulra.Entre le quartier général américain de Stuttgart et Neu-Ulm, l'un des lieux possibles du déploiement des fusées, une «chaîne humaine», longue de 108 km, devrait être formée par quelque 100000 manifestants.À Bonn, une autre chaîne, en forme d'étoile, reliera les ambassades «des puissances nucléaires».Cinq minutes avant midi, les «maillons» de la chaîne se donneront la main pour tirer symboliquement la sonnette d'alarme de «minuit moins cinq avant la catastrophe nucléaire».L'ancien chancelier Willy Brandt, le Prix Nobel de littérature, Heinrich Boell, la député des Verts Petra Kelly doivent prendre la parole.Mais, hier, le blocus symbolique de deux grands ministères ouest-allemands à Bonn (Défense et Coopération économique), premier temps fort prévu des deux derniers jours de la «Semaine d'action pacifiste» a tourné court.Les manifestants n'ont pas réussi à bloquer l'accès des deux ministères et empêcher les quelque 5 000 fonctionnaires de vaquer à leurs occupations habituelles.Pour bien montrer aux pacifistes qu'ils ne .se laisseront pas influencer par la pression de la rue, le gouvernement du chancelier Kohi a laissé savoir que les préparatifs pour l'installation des nouvelles fusées de l'OTAN commenceraient le 22 novembre.En Angleterre, les militants ont décidé de concentrer leurs efforts sur la seule capitale où deux cortèges de manifestants convergeront aujourd'hui à midi sur Hyde Park pour entendre différents orateurs, dont Neil Kinnock, le nouveau chef du Labour.En Belgique, les militants manifesteront demain après-midi à Bruxelles.Une semaine plus tard, le dimanche 29, ce sera le tour des Néerlandais, à La Haye.Des manifestations sont également prévues pour aujourd'hui à Stockholm et Vienne.En Italie, plusieurs milliers de personnes\u2014les pacifistes, mais aussi le Parti communiste, les fédérations syndicales, divers mouvements chrétiens ou protestants et même une délégation de prostituées de Trieste, selon lesquelles « mieux vaut être mercenaires de l'amour que de la guerre»\u2014sont attendues à Rome pour une marche de la paix.Un grand absent, le Parti socialiste, dont le leader, le premier ministre Bettino Craxi, a confirmé à plusieurs reprises que l'Italie serait fidèle à la décision de l'OTAN.En France, pays qui ne doit accueillir aucun missile et qui n'a pas été partie à la décision de Bruxelles de 1979, le Parti socialiste ne participera à aucune des manifestations organisées par un mouvement pacifiste divisé (une branche appuyée par le Parti communiste, l'autre de tendance écologiste-libertaire.AUJOURD'HUI $ 8 230 OOO Centraide OBJECTIF ! $16000000 LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 2 \u2014 10 \u2014 14 \u2014 19 \u2014 25 \u2014 31 complémentaire: 36 Les numéros du mis*-tot sont: 10\u201418 \u2014 20 \u2014 21 PROVINCIAL Le numéro gagnant du gros lot de $500,000 est 5256730 MINI-LOTO Le billet numéro 933243 $50,000 la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Soint-Jacques* Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de ¦ LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 U Mrvfc* d*« abonnement* «il ouvert du lundi au vendredi d* 7b à 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes onnonces Annonces aoiiefi 285-7070 285-7100 2154192 285-6901 V.ANNONCES CLASSÉES Conwnondes 285-7111 é» luné ou veeèej 8h è 17h Pourchonoer 285-7205 eu « vtmM % o 16*30 GRANDES ANNONCES Detects 215-7202 Nobonol, Téio-rrtsse 285-7306 Voconces, voyages 285-7265 Comores et professions, ooRÔnottont 285-7320 la presse îoo »«« LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 DES COURS OBLIGATOIRES POUR LES CHAUFFEURS DE L'ÎLE La Communauté urbaine sur le point de réglementer le taxi La Communauté urbaine de Montréal s'apprête à assumer la pleine et entière responsabilité du contrôle et de la régte-mentation de l'industrie du taxi sur l'ensemble de son territoire et à imposer des normes auxquelles seront soumis tous les ehauf feurs.C'est ce qui ressort du rap port du comité de travail divulgué hier matin par le président de la CUM, M.Pierre DesMaraU FLORIAM BERNARD Dans l'esprit de la CTM, lame lioration de l'industrie du taxi sur le territoire de Montréal devra passer d'abord et avant tout par le respect d'un code de déontologie et d'un cours obligatoire de formation pour tous les aspirants chauffeurs.Tous les chauffeurs qui détiennent un permis émis après le 13 août 1982 et tous ceux qui ont fait l'objet de plaintes au chapitre de la déontologie devront suivre ce cours.Il s'agira d'un cours de M heures, en plusieurs volets, beaucoup plus élaboré que le simple questionnaire auquel les aspirants chauffeurs étaient jadis soumis.Le cours portera notamment sur la géographie municipale, les zones d'opération, les é-difices publics et touristiques, les principales tours résidentielles et de bureaux, l'aide aux clients et aux personnes handicapées, etc.En outre, ce cours établira des mécanismes de collaboration avec la police en cas d'urgence.Tous les chauffeurs de taxi devront connaître la langue française et comprendre la langue anglaise.Ils devront posséder des antécédents honorables et seront soumis à une enquête de probité.Ils seront obligés d'avoir en tout temps un guide officiel du territoire de la CUM qui sera remis annuellement avec le permis Dm véhicules propres et récents La CUM insistera pour que les voitures soient propres et récentes.Le chauffeur devra être clairement identifié au moyen d'une pochette plastifiée, inaltérable, avec une photo-couleur deux fois plus grande que celle qui est ac- tuellement en usage.Cette photo sera renouvelée tous les cinq ans.La tarification, ses règles et les obligations des chauffeurs devront être affichées à l'intérieur de chaque voiture.En outre, le numéro du permis devra être inscrit sur le coffre arrière des voitures dans un caractère d'au moins 10 centimètres.Tout autre affichage commercial ou publicitaire sera prohibé, sauf l'identification de la compagnie et le dôme.Quant au taximètre, non seulement son modèle devra t il être approuvé par la CUM, mais en outre il devra être fixé en permanence au tableau de bord du véhicule et visible de tous les passagers.Les voitures devront être suffisamment grandes pour contenir quatre passagers, outre le chauffeur, et leurs bagages, ce qui aura pour conséquence d'éliminer les mini voitures qui ont fait leur apparition récemment dans l'industrie du taxi Postes d'attente La CUM entend également régle- menter les postes d'attente, leur surface et leur emplacement, et ceci dans le but de mieux servir le public.Un comité de coordination en aménagement sera créé et une politique globale des postes d'attente sera élaborée, en collaboration avec les compagnies et les représentants de l'industrie.C'est la CUM qui fixera le coût des permis et qui réglementera leur distribution.C'est également la CUM qui fixera les tarifs.Dans la cas de voitures malpropres, une amende sera imposée non seulement au propriétaire, mais également au chauffeur.La Commission permanente du transport en commun tiendra une audience publique concernant ce projet de réglementation de l'industrie du taxi le jeudi 10 novembre prochain, à 19 h 30.au Grand Salon de l'hôtel Méridien.Les personnes ou les organismes dé sireux de soumettre des mémoires doivent signaler leur intention au secrétariat de la Commission, 872-6823 d'ici le 26 octobre au plus tard.LES NOMBREUX VOYAGES DE L'ARCHITECTE FRANÇAIS Taillibert venait-il à Montréal en touriste ?Dernier avocat I s'adresser au juge Charles D*.Gonthier, hier après midi, au procès Tailli bert, un autre procureur de la RIO.Me Alain Létourneau.s'est montré parfois rinçant a l'égard de ce dernier En se demandant, par exemple, ce que celui ci était venu faire dans la méropole à plusieurs reprises, pendant la construction des installations olympiques.Atterrissait-il à Mirabel en simple touriste, pour venir pren dre quelques photos, au terme de traversées transatlantiques à $1 0 l'unité?Me Létourneau soumet que son titre d'architecte-conseil lui commandait justement de donner des.conseils a ceux qui avaient retenu ses services, et d'autant plus qu'ils étaient des novices dans l'utilisation du béton précontraint.Celui qui se présente avec un prototype, dit-il, a justement un devoir de surveillance.Et il doit faire état de ses doutes, lorsque ceux ci surgis sent.Me Létourneau rappelle à ce sujet que Billotey.l'adjoint de Taillibert, avait lui même soute nu que cette expérience eonsti tuait une vitrine de la technologie français en Amérique El qu'il était venu lui aussi venu au Québec régulièrement Pourquoi, sinon pour surveiller les travaux, pour la mal execution desquels la Régie réclame aujourd'hui, de Taillibert, le remboursement de $18 000 000?En matinée, par contre, l'un des procureurs de l'architecte parisien.Me Jean-Judes Chabot, était revenu sur la question fort LA PROSTITUTION CHEZ LES ENFANTS Pour de l'argent, des cadeaux, mais aussi pour l'aventure «J'essaie d'étouffer ma ré volte lorsqu'un enfant de 11 ans, blond, beau, fragile, m'avoue bien franchement qu'il se prostitue pour $2, $5 ou $10.Il a déjà tout vu, tout expérimenté : la drogue, l'homosexualité, le vol ».MARTHA OAONON L'enquêteur Michel Frechette, de la police de la CUM.ne se surprend plus de rien depuis qu'il fait partie de l'escouade de la moralité.Il lui arrive même d'appeler le bureau où il travaille «la garderie» tellement il y a de jeunes, de très jeunes enfants, qui viennent y raconter leur histoire.« L'autre jour, une secrétaire a poussé un cri détonne-ment en voyant entrer un p'tit gars haut comme trois pommes qui faisait partie d'un nouveau réseau de prostitution.Elle s'est dit : « Oh non ! pas lui.Il est trop petit».Il avait été entraîné par un camarade plus âgé.Sa nouvelle activité lui permettait d'avoir un peu plus d'argent à dépenser dans les arcades».Récemment, Michel Frechette et son collègue André Sauvé, ont procédé au démantèlement d'un réseau de prostitution impliquant 11 adultes (mâles) et 18 jeunes, dont plusieurs âgés de moins de 14 ans.Ce n'est pas tous les jours qu'on arrête autant de gens de ce milieu.L'affaire mérite d'être prise en considération ; elle porte à réfléchir.Les jeunes se prostituent pour de l'argent ( ils reçoivent en moyenne de $2 à $20 ), des cadeaux, mais aussi par goût de l'aventure.Ils expriment souvent certaines frustrations.! « C'est une mère de famille affolée qui a demandé notre aide.Elle venait d'apprendre que son fils de 13 ans se prostituait.Elle était folle de rage.Son mari, un chauffeur de camion, bon travaillant, était lui aussi renversé.Tous deux se demandaient pourquoi leur enfant s'était laissé prendre à un tel piège.Ils voulaient connaître les coupables ».Qui sont ces adultes qui incitent les jeunes à la prostitution ?« Des hommes de tous les milieux, riches ou pauvres : des ho- photo Michel GRAVEL, LA PRESSE Claude Lalonde mosexuels.On rencontre de tout.Certains ont des occupations importantes et sont très cultivés.D'autres travaillent bénévolement dans des organisations sorti ves ou autres qui sont très près des jeunes.Par exemple, il y en a un qui dirige une chorale, un autre qui conduit un autobus scolaire.Il n'existe pas de portrait-type », explique le lieutenant Claude Lalonde, lui aussi de l'escouade de la moralité.Il se souvient d'un couple de Westmount \u2014 « des gens très bien» \u2014 qui, un beau jour, se sont rendus compte que l'un de leurs amis avait des relations ho- mosexuelles avec leur tils.«Apres enquête, nous avons découvert que cet homme avait déjà eu des relations avec plusieurs autres jeunes.Pourtant, c'était un type très intelligent, un universitaire, qui avait pas mal d'argent.Sa façon de procedeer était bien simple : il devenait l'ami attentif, le conseiller de la famille.Par la suite, il invitait le fils à l'accompagner a son chalet durant un week-end ».Au cours des huit derniers mois, les policiers ont appréhendé une trentaine d'adultes ; ils ont interrogé de 75 à 80 jeunes.« Nos enquêtes sont toujours très étoffées.Une fois le réseau démantelé, il faut songer aux procédures judiciaires.C'est l'étape la plus difficile, la plus délicate.Les parents les jeunes seront appelés à témoigner, à patienter durant des heures dans les corridors du Palais de justice, à vivre des moments de grande tension ».précise M.Frechette.En général, ils sont satisfaits des sentences qui sont imposées aux adultes.Elles vont de l'amende a deux ans de prison.« Lors de leur témoignage en cour, ces hommes expliquent qu'ils sont très attires par les jeunes, qu'ils sont incapables de freiner leurs élans.Certains ont déjà vu des psychiatres, des psychologues pour parler de leur problème ».Parmi les personnes arrêtées dernièrement, il y a un homme marié, menuisier, père de deux filles, qui a eu une relation continue avec deux jeunes garçons durant très longtemps.« Il leur a fourni un deuxième foyer, il leur a donné du travail en échange de plaisirs sexuels.Les jeunes sont encore très attachés à lui ».Habituellement, l'adolescent ou l'enfant vit ses premières expériences dans son quartier, non loin de chez lui.Il se laisse entraîner par d'autres jeunes qui le présentent à des adultes.Un peu plus tard, il se met à frequenter les endroits publics, les toilettes des centres commerciaux, des gares.L'argent est vite gagné et « ça ne fait de mal à personne », est il amené à penser.litigieuse de la façon dont les ter-vices de son client avaient été retenus par la Ville en soutenant que non seulement il y avait pre somption de validité pour les ges tes posés par l'administration municipale, mais que si irrégularités ou illégalités il y a eu.ces dernières n'ont jamais causé le moindre préjudice à la RIO.L'oeuvre a été construit»», elle a servi aux fins auxquelles elle était destinée, et la Régie en a, au premier chef, bénéficié.Il s'agit bien de 100 ans.On aura note que le bandeau du journal porte toujours la mention «i*9e année-, tandis que les réjouissances de l'année du Centenaire battent leur plein.L'explication, c'est que LA PRESSE compte les années d'édition à partir du 1er janvier.Mais elle vit bel et bien sa 100e année depuis jeudi, com me en témoigne la page A 8.Allan Guttman.L enlevé pour financer un autre kidnapping Le mystère qui entourait, depuis le 12 février dernier, l'enlèvement d'un jeune avocat montréalais dont la famille n'aurait pas été particulièrement fortunée a été subitement levé hier devant un jury que préside le juge Gerald Ryan, au procès que subissent, pour ce crime, James Grabosky et Thomas Mullin.LEOPOLD LIZOTTE L'un de leurs présumés comparses, sinon l'un des instigateurs de l'affaire, James Do cherty.a en effet soutenu que Ton ne voulait que franchir une premiere étape lorsqu'on a investi le domicile de Me Allan Guttman.boulevard de Maison-neuve.À quelques pas.soit dit en passant, du poste 25 de la police de la CUM, qui dessert l'ouest de la métropole.Interrogé par le procureur de la Couronne.Me Gérald La Haye, Doeherthy déclara donc que si Ton avait tenté d'obtenir de la victime tout d'abord $15(f000.puis $.,oooo.dans un premier temps de sa mere et de l'un de ses frères ensuite, c'est que l'on voulait utiliser cette première et «minable» somme pour organiser le kidnapping d'un courtier en bourse bien connu (du non d'Ostiguy) pour la liberation duquel on aurait réclamé une rançon évidemment plus importante, et correspondant à sa fortune per sonnette et à celle de ses proches Quant a l'enlèvement de Gutt man, dans la soirée du 12 février, elle s'était déroulée d'autant plus rondement que le témoin était l'un des clients de l'avocat et connaissait ses allées et venues.Avant de le conduire, menotte, à sa voiture de marque Trans-Am, on lui avait cependant permis de retourner momentanément dans son domicile pour donner de la nourriture.à son serin.Tout le groupe, arme portait alors des écussons de police, afin d'éviter les Noupçons possibles de curieux éventuels.On l'avait ensuite detenu pendant vingt-deux heures, dans un garage de Dorion, mais tout ig qu'on avait pu tirer de lui, c'avait été sa montre, et une somme de $400 heureusement trouvée dans ses gousset s.Lors de sa liberation, on lui avat signifié, assez bizarrement, qu'on reviendrait le chercher dans deux semaines, avec l'espoir que, cette fois, ses proches pourraient combler leurs désirs en dollars.Eh oui ! Mais, entretemps, la police allait être alertée, et c'est «armé» d'un minuscule appa reil d'enregistrement dissimule sur sa personne qu'il devait, cette fois, affronter ses ravis seurs aux méthodes peu conventionnelles, il faut bien le dire.Les limiers de la CUM entraient alors rapidement en scène, et une quadruple arrestation en résultait.Demandez le Guide du régime d'épargne-actions et réduisez vos impôts.549 1(418 si*6 place place Vous avez sûrement déjà entendu parler du régime d'épargne-actions iréa).Vous aimeriez y souscrire car cela vous semble un excellent moyen pour réduire vos impôts du Québec.Cependant, vous hésitez car vous connaissez mal toutes les caractéristiques de ce régime.Le Guide du régime d'épargne-actions que nous mettons gratuitement à votre disposition répondra sûrement à bon nombre de vos questions.Vous y trouverez des explications détaillées sur les avantages et le fonctionnement d'un réa ainsi qu'une description claire et précise de celui offert par la Fiducie du Québec.Vous trouverez également dans ce guide une description du régime de placements en titres indexés (rpti) et des avantages fiscaux qu'il procure.Renseignez-vous davantage en communiquant avec un de nos conseillers.Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service l'est tout autant () desjardins DE L'AVENTURE.DE L'ACTION.r EST iORTI ! DE LA FANTAISIE ET DE L'HUMOUR À PLEINES PAGES ! m r * ~* m ra r m M A A r w 9 m ri LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 ABOLITION DU PÉAGE Michel Clair n'est pas satisfait du rapport * photo Armond Trottief, LA PRESSE Les principaux points du rapport de plus de 600 pages ont De gauche à droite, le maire Mercier, le député Rodrigue, les été présentés par les deux co-présidents du comité, le maire maires Jean Blanchard (Sainte-Thérèse), Bernard Parent Paul Mercier de Blainville, et le député Jean-Guy Rodrigue.(Saint-Jérôme) et Guy Théorêt (Sainte-Adèle).LES MAIRES ET DÉPUTÉS DES LAURENTIDES SONT UNANIMES Le péage sur les autoroutes doit être immédiatement aboli Un comité conjoint créé par le gouvernement, formé de i rots, députés péquistes et de cinq m figes de la région des Laurenti-dejUrecommande l'abolition immédiate du péage sur les autoroutes et accorde au ministre des transports trois mois faite connaître sa décision.pour JEAN-PAUL CHARBONNEAU Cette recommandation est contenue dans un rapport de plus de MO pages présenté au ministre Michel Clair et expliqué par la sifitq en conférence de presse, par les deux co-présidents du co-mjté, le député Jean-Guy Rodrigue, adjoint parlementaire du ministre des Transports, et par le mfoire Paul Mercier de Blainvil-le> J.d\" député Rodrigue, qui représente la circonscription de Vi-rrîont à l'Assemblée nationale, a expliqué qu'il était clair que le mot immédiat ne voulait pas dire demain matin, a Nous avons pris neuf mois pour préparer ce rapport et il bien normal que nous donnions quelques mois au ministre Michel Clair pour faire con-nâifre ses intentions.Cette recommandation est unanime et il s'egit aussi de ma position péronnelle sur le sujet», a précisé M.Rodrigue.Les autres membres du comité sont les députés P^ie Fallu adjoint parlementaire du ministre des Affaires munici- pèles et représentant du comté d£ (iroulx, et Jacques Dean, adjoint parlementaire du ministre djb Travail et représentant du cëmté de Prévost, ainsi que les jaires Guy Bélisle, de Saint-Eus-tâche, Jean Bianchard, de Sainte- Achetons tous VUS -jiamants.or, platine, argent, ilJOUX et joyaux antiques.pièces de monnaie, or ou argent.ingot.or ou argent; ^^f^ ES MEILLEURS PRIX |^^20r% JAYES COMPTANT .EVALUATION GRATUITE WV \\ CONFIDENTIELLE ftlSO 17H001UN.-VEN \u2014 11K00 - 14H0G SAMEDI BIJOUTERIE HERMAN ETABLI OEPUIS 191S \\ÏX\\7, RUE STE-CATHERINE OUEST £ - (pres de peel) SUITE 403 \u2014 844-2664 Rencontrer * '«Jne personne avec les mêmes Jfi* goûts, les mêmes affinités AIMER PARTAGER N\"est-ce pas là un idéal que chacun de nous caresse au fond de son coeur?ENFIN! .DONNER UN VISAGE À VOS REVES.» OUVERT: 1 Oh a 21 h Thérèse, et Guy Théorêt, de Sainte-Adèle.Certains observateurs se sont étonnés de voir sur ce comité provincial seulement des représen tants des Basses-Laurentides et que tous s'étaient déjà prononcés auparavant contre le péage sur les autoroutes.On retrouve aussi des voies rapides à péage dans l'Estrie et dans la région de Juliette.Le comité est d'avis qu'il faut retenir l'argument des usagers et des organismes qui soutiennent que la politique actuelle de financement de réseau autoroutier du Québec est discriminatoire et inéquitable pour les citoyens soumis au péage.Le Québec compte quatre autoroutes à péage: Lan rentides, Chomedey, Cantons de l'Est et Rive nord.Pour cette dernière, on retrouve des kiosques de perception jusqu'à Ber-hier et les automobilistes pourront y circuler sans payer prochainement entre cette municipalité et Québec.Lors de l'étude qui a conduit à la rédaction du rapport, le comité s'est rendu compte que les utilisateurs de ces autoroutes consomment un surplus d'essence en arrêtant et en repartant aux gué rites.Ces édiles soutiennent que les frais de perception et d'administration du péage sont beaucoup trop élevés.« Pour chaque $100 perçus en péage, l'Eat ne retire qu'environ $80.L'usager doit supporter un coût énergique additionnel de près de $20.Ce mode de taxation offre donc un rendement trop faible, en terme de revenus nets, pour justifier son main tien.» Si jamais ces revenus sont nécessaires au gouvernement, le comité croit que cette taxation devrait alors être remplacée par d'autres modes de redevances comme une taxation spéciale sur les frais d'émission de permis de conduire, sur les plaques d'immatriculation ou sur l'essence.Si d'autre part, le gouvernement décide de maintenair le péage, il faudrait penser, selon le comité, à mettre des kiosques de perception sur d'autres voies rapides de la province afin de ne pas causer de préjudice à aucun citoyen.Actuellement, 292 fonctionnaires du ministère des Transports sont affectées à la perception et à les gestion du péage sur les autoroutes.Advenant l'abolition, ce personnel devrait être intégré dans d'autres postes de la fonction publique à cause de leur statut d'employé permanent.« Selon les renseignements fournis, mentionne le comité, par le ministère des Transports, ces réaffectations devraient pouvoir se faire sans trop de difficultés.» Les prochaines semaines promettent donc d'être fort intéressantes en ce qui regarde ce dossier car une forte majorité de députés du gouvernement Léves-que affirment être contre le péage sur les autoroutes.A ce nombre, il faut ajouter les députés de l'opposition.Hier après-midi, les maires Mercier, Bélisle et Blanchard ont rencontré les membres du Mouvement anti-péage (MAP) pour Le consommateur d'aujourd'hui : confiant, réaliste et plutôt permissif Lorsqu'on l'interroge sur ses croyances et sur ses attitudes, comme l'a fait récemment l'Association des consommateurs du Québec, le consommateur d'aujourd'hui renvoie une image assez positive: il fait confiance jusqu'à un certain point aux organismes officiels, mais il sait se défendre par lui même.Par exemple, il ne renouvelle pas ses assurances sans négocier une baisse de tarif, et la moitié du temps il l'obtient.JEANNE DESROCHERS Le consommateur de 1983 sait que plusieurs lois visent sa protection, il ne les connaît pas aussi bien qu'il le voudrait, mais il cherche à s'informer, et apprécie particulièrement la revue Protégez-vous (qui a parmi les répondants deux fois plus de lecteurs que Le consommateur canadien).Quand il s'agit d'une loi aussi importante que celle des petites créances, il en est resté à l'avant-dernière mesure; il croit (à 41 p.cent) que le montant admissible est de $500.7 p.cent seulement des répondants se souviennent que le montant a été augmenté à $800.Pour Jean-Claude Beauchamp, président de l'organisme qui a commandé ce sondage à la maison spécialisée SEGMA, les résultats sont encourageants pour les associations de consommateurs, parce qu'ils démontrent que le public a besoin d'elles et apprécie les services qu'elles lui rendent.11 semble que le public ne croit à la crédibilité des régies, ou mécanismes de régulatiooïJJu marché qu'en autant que les consom- mateurs y sont représentés.Et il leur paraîtrait juste que le gouvernement finance la participation de ces représentants.Une bonne partie des répondants ne considère pas très important l'impact de la Régie des marchés agricoles; 39 p.cent seulement des répondants croient que sans sa présence le lait coûterait plus cher.Le consommateur d'aujourd'hui semble assez réaliste; il croit à la libre concurrence, il croit qu'elle favorise des prix plus bas, mais par ailleurs il favorise certains contrôles sur le monde des affaires.40 p.cent des répondants ne diraient pas non à la nationalisation du téléphone et du câble.« Et pourtant, dit Jean-Claude Beauchamp, il n'y a pas eu sur cette question de débat public qui aurait préparé l'opinion ».Beauchamp le trouve plutôt permissif, ce consommateur, qui n'utilise pas tellement les coupons-primes, mais qui, à 52 p.cent, veut bien que la pratique se continue; qui veut bien aussi, à 50 p.cent qu'on vende la bière et le vin dans les chaînes de supermarchés.L'ACQ, qui à maintes reprises a représenté les consommateurs à la Régie des marchés agricoles retient de ce sondage un argument qu'elle se promet de faire valoir auprès des producteurs.Ceux-ci prétendent depuis longtemps que la demande de lait a atteint son maximum, et que le prix n'a rien à voir là-dedans.Pourtant, 25 p.cent des répondants, surtout parmi les moins bien nantis, disent qu'ils achèteraient régulièrement pluJkie lait si le prix on était moins e*Sé.leur faire part du contenu de leur rapport.Le MAP avait décidé dans le passé d'entreprendre des mesures de pression à compter du 1er novembre si Québec n'avait pas décidé d'enlever le péage, mais à la suite du dépôt du rapport, le délai sera rapporté.L'un des maires a confié à LA PRESSE que si jamais Québec ne répondait pas dans quelques mois, des mesures de pression seront alors mises en place.« 11 n'est toutefois pas question d'aller dans l'illigalité », précise-t-il.Le ministre des Transports, Michel Clair, est insatisfait du rapport qui lui a été remis par le comité formé de députés et de maires de la région Laval-Ba** ses Laurent ides, étant donné que ces derniers n'ont pas rempli lout le mandat qui leur avait été confié.GILLES GAUTHIER Ce comité a recommande hier l'abolition pure et simple du péage sur les autoroutes dans les plus brefs délais.- Le mandat était d'étudier la question dans une perspective globale du transport terresi re des personnes dans la région ».a déclaré hier à LA PRESSE l'ait* chée de presse de M.Clair.Marie-Lyne Éthier.Le comité a complètement ignoré cette di mension.Le ministre a souligné cette lacune d'importance lorsque le rapport lui a été remis par les députés et maires hier matin, tout en les félicitant d'avoir analysé en profondeur le problème du péage.Manque à gagner : $800 millions en 10 ans Par ailleurs, l'abolition du péa ge sur les autoroutes entraînerait un manque à gagner de $800 millions pour le gouvernement sur une période de dix ans.somme qui devra être assumée par ceux qui utilisent une automobile ou par l'ensemble des contribuables.Le rapport établit en effet que les revenus nets de péage après soustraction des frais de perception - seront de $51.5 millions cette année et qu'ils s'élèveront graduellement jusqu'à $94 millions en 1992.À noter que ces projections sont faites en s'appuyant sur un décret gouvernemental qui fixe les augmentations de ta rifs jusqu'au 1er avril 1986: ils pourraient être plus élevés par la suite.Non seulement, écrivent les auteurs, l'État « devra apprendre à ne plus compter sur ces centaines de millions de dollars qu'il pouvait réinvestir auparavant dans l'entretien de son réseau d'autoroutes à péage ».mais « il faut compter qu'à moyen terme, les coûts d'entretien et surtout ceux de restauration du réseau routier et autoroutier hypothéqueront sérieusement le budget du ministère des Transports ».Le comité signale à ce sujet qu'on constate une « dégradation cons tante - du réseau Taxer tous les automobilistes Le rapport estime que cette perte de revenus pourrait être compensée par une taxe sur un ou plusieurs des éléments suivants : plaques d'immatriculation, permis de conduire et essence.Il note qu'une taxe de 1 cent par litre de carburant aurait rapporté $85 millions en 1981, alors que des frais supplémentaires de $1 pour les plaques et du même montant pour les permis aurait rapporté environ $3.2 millions pour chacun en 81.On souligne également qu'une taxe de s:> sur «s plaques et permis et de deux dizièmes de cent sur l'essence comblerait le manque à gagner de $51.5 millions de cette année.Sur le plan énergétique, le rapport souligne que le fait de ne plus arrêter à des postes de péage permetrait d'économiser 25 millions de litres d'essence par an.soit, à un coût de 50 cents par litre, une somme totale de $12 .> millions.On ne mentionne pas que la taxe sur ressente est dans le moment de 10 pour cent.Enfin le coût de l'intégration des 292 employés de la Direction du péage à la Fonction publique est estimé à $3.3 millions et celui du démantèlement des aires de péage à $2.5 millions.-t- Gouvernement du Québec Ministère des Communications Connaître les lois et règlements pour mieux connaître ses droits.et ses obligations * / ^^^^^^^^ \u2022 Loi sur laide juridique EOQ 13768-7 \u2022 Loi sur les poursuites sommaires EOO 19555-2 \u2022 Loi sur le recours collectif EOO 4437-0 \u2022 Loi sur l'aide sociale EOQ 1S324-3 \u2022 Règlement sur l'aide sociale EOO 19119-7 2,50$ 7,85$ 1.75 S 2,75$ 3.00$ En vente à la librairie de l'Editeur officiel du Québec : Les textes des lois et règlements du Québec Montreal sont publies séparément, en tirés à part, pour vous donner Complexe Desjaedms une information juridique sûre et precise Tel 873-6101 Les librairies de l'Éditeur officiel offrent ou par commande postale à : un grand nombre de ces publications.Ministère des Communications Passez y la.re votre cho.x! §3^^ g1k 7b5 Paiement par cheque ou mandai-poste a l'ordre de Les publications du Quebec Québec Enfin.un condominium luxueux 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LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Billet d'absence Que it vous engueule à mon tour.Oui vous.Je n'ai pas voulu le faire jeudi pour ne pas casser le party du centenaire, mais vous ne perdlei rien pour attendre.Cette semaine, à cause de vous.Je me suis fait engueuler par mes trois boss et par les téléphonistes du journal Parce que je n'avais pas de chronique samedi, ni mardi, vous vous êtes permis d'appeler au journal, et en grand nombre semble t il.Eh bien je vous interdis, vous m'entendez, je vous interdis d'appeler a LA PRESSE pour vous plaindre de ce que je n'ai pas écrit Kst ce que je vous appelle moi, pour me plaindre de ce que vous ne m'avez pas lu ?Soyons precis v.tre qualité d'abonné vous donne droit à 2 (deux) types d'intervention à mon sujet.1) - Vous appelez mes patrons pour leur dire que je suis beau, fin, génial.2) - Vous les appelez pour leur dire que je suis heavy, laid, crétin.Personnellement je préfère le premier type d'intervention, quoique le second n'est pas mal non plus, en ce sens qu'il implique que je suis lu même par les imbéciles, ce qui me confère du même coup une très large audience.En aucun cas.vous m'entendez, en aucun cas vous n'êtes autorises à intervenir auprès de mes boss pour leur demander pourquoi je n'ai pas écrit.Il y a à cela 2 (deux ) raisons essentielles ; i ) ils ne le savent pas pourquoi et ne le sauront jamais ; 2) très souvent ils ne savaient même pas que je n'avais pas écrit, et ne l'auraient jamais su si vous ne le leur aviez pas fait remarquer bêtement.Aussitôt au courant, les voilà qui me retournent la question.« Pourquoi n'as-tu pas écrit?», et c'est ici que ça se < «implique terriblement : je dois trouver une bonne raison.Or depuis cinq ans j'ai usé toutes les excuses.J'ai eu toutes les maladies, de la banale et providentielle grippe au bohu-bohu en passant par la peste bubonique, j'ai enterré 11 (onze) fois ma Krand mère, la première fois que j'ai dû m'absenter pour marier ma fille, elle avait trois ans et demi, je ne compte plus mes déménagements, et j'ai été immobilisé 879 fois par des tempêtes de neige dont la dernière le 5 juillet dernier.Je ne sais plus quoi inventer, je sèche sur mes billets d'absence.Je ne sais plus quoi inventer pour dire tout simplement que je n'avais pas envie de travailler.Pour dire, (vous.devriez savoir ça à votre âge, après tout il ne vous reste pas tant de temps à vivre), pour dire que le droit à la paresse est aussi inaliénable que le droit de disposer de son cul comme on l'entend.Les innocents J'ai couvert le procès Lortie sans mettre le pieds à Saint-Jérôme.Je l'ai couvert là où il se faisait vraiment : dans la rue et dans les conversations.Et dans la rue, croyez-moi, les jurés sont encore loin d'un accord.Ceux qui innocentent Claire Lortie sont aussi nombreux que ceux qui la croient coupable, et ce qui est curieux, exactement pour la même et fondamentale raison.Côté de la défense on Il'innocente d abord et avant tout parce qu'elle est femme.Côté accusation, on dit qu'elle est coupable précisément parce qu'elle est femme.« Et même pas belle! ».ajoutent les plus acharnés.Au fond, c'est bien là.la vraie question que pose ce procès : en votre âme et conscience, l'accusée est-elle belle ou laide?Le pire c'est que lorsque vous aurez répondu à cette question, vous ne serez pas plus avancé.Si elle est belle, bon, on n'en parle plus.Si elle est belle il y a bien des chances pour qu'elle soit con-ne.C'est souvent comme ça.Et si elle conne, elle n'aurait jamais pu inventer une histoire pareille.Mais attention, si vous la trouvez laide, ça ne prouve rien non plus.Parce que si elle est laide, il y a bien des chances pour qu'elle soit brillante.C'est souvent comme ça.Et si elle est brillante, elle ne peut pas avoir tué son chum, parce qu'elle sait très bien qu'avec la tète qu'elle a elle n'en re trouvera jamais un autre.Vous me suivez?.Alors vous voyez bien que belle ou laide, Claire Lortie est innocente.Vous allez me dire, oui mais elle a quand même reconnu qu'elle avait eu l'intention, et même qu'elle essayé, de découper le mort.Ouais, admettons, mais admettez aussi que vous cherchez la petite bête, parce que si elle l'avait découpé vivant, vous auriez trouvé encore quelque chose à redire.Je crois que dans ce procès, il faut s'élever au-dessus des détails et voir les choses le plus positivement possible.Exemple, le congélateur, pourquoi se poser des questions du genre « à quoi pensait-elle lorsqu'elle Ta acheté?», ce sont là des mémérages qui n'honorent pas la justice.Comme l'a montré un dessinateur qui distribue ses oeuvres le vendredi soir rue Saint-Denis, le congélateur ne peut être envisagé dans cette histoire que du point de vue statistique, pour démontrer que la criminalité baisse au Québec.La preuve c'est qu'elle est tombée en bas de zéro.Apprenons à danser Dans le hall du cinéma Crémazie où l'on donne le film de Carlos Saura « Carmen », deux femmes dans la trentaine, parlent danse.La première : « Cé tu assez beau la danse espagnole! ».La seconde : « Mets-en! j'aime assez ça que je me suis inscrite au centre culturel pour des cours de flamingo.\u2022 L'erreur est courante.C'est le fiamencoqui est une danse anda-louse, alors que le flamingo (en français le flamant rose) est une danse belge.Certes les deux se dansent de la même façon : avec les pieds.Il y a cependant une petite différence.Alors que les Andalouses dansent le flamenco en disant «Ole! », les Flamandes, comme l'avait si justement observé Jacques Brel, dansent sans rien dire.Ce qui, entre nous, est tout de même mieux que de dire des conneries.Deux hommes ont été trouvés assassinés Deux hommes ont été trouvés assassinés hier, l'un à Laval des Rapides, l'autre dans LONGUEUIL FACE AU FLEUVE Manoir pour retraités Appartement modèle ouvert tous les jours de lOha 17h 390, rue Bord-de-l'Eau 651-0290 un boisé de Valleyfield.Dans le premier cas, la victime, 45 ans, de Joliette, était dans sa voiture lorsque des travailleurs de la construction la découvrirent, une balle à la tête.Quant au second corps, il avait été abattu de plusieurs projectiles.La mort remonte à environ deux mois.Vous avez tout essaye sons succès?Pourquoi ne pas consulter la meilleure équipe du Québec, composée de médecins, diététistes.éducateurs physiques, animateurs, etc.CBON DE MONTREAL 276-2573 Des problèmes de chauffage?a des solutions pour vous 9190, BOUL LANGELIER, SAINT-LÉONARD 329-2491 Photo Pierre McCann, LA PRESSE Les réfugiés manifestent Plusieurs centaines de réfugiés en attente de statut ont défilé, hier midi, dans les rues du centre-ville afin de sensibiliser la population et les gouvernements fédéral et provincial à leur situation difficile.Partis du Square Victoria, les manifestants se sont rendus tout d'abord devant les bureaux du Ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration du Québec, rue McGill, pour se retrouver par la suite devant ceux de la Commission d'Emploi et d'Immigration du Canada, rue Saint-Urbain.Les réfugiés en attente de statut reprochent au gouvernement fédéral de leur avoir coupé les vivres depuis l'automne dernier, de les soumettre à un processus de tamisage long et complexe aboutissant pour la majorité d'entre deux au refoulement dans leurs pays respectifs.Au gouvernement de Québec ils demandent de prendre franchement position en leur faveur, de clarifier son rôle par rapport au gouvernement fédéral et de leur faciliter l'accessibilité à ses divers services.Plusieurs manifestants \u2014surtout des Iraniens\u2014 avaient pris la précaution de soustraire leur visage à la curiosité des photographes.ENCAN IMPORTANT DE 4 JOURS VISITE VENDREDI 21 OCTOBRE, lOh à 21 h SAMEDI 22 OCTOBRE, 10hà17h DIMANCHE 23 OCTOBRE, lOh a 1 7h ENCAN LUNDI 24 OCTOBRE, 19h 30 MARDI 25 OCTOBRE, 19h 30 MERCREDI 26 OCTOBRE, 19h30 JEUDI 27 OCTOBRE, 19h30 Gronde election de plus de 1000 articles de consignatturs, et continuons la liquidation de l'inventaire de G.lobelle, Antiquaire, de 6977 St-Denis, et lorge consignation de bijoux de suaession pour être vendu por l'ordre de la Court Provinciale comprenant: r ¦ JOZEF VAN ALKEN (1709-1749) Huile sur panneau 48,5 cm x 37,5 cm.Signé.Paire de vases de palais Medaillion Rose, 64 cm de haut.Mooters de sale à dmer (10 nue en noyer styfc Provincial, 10 ma styk Sheraton m ocojou, 7 ma en chêne style victorien).Mooters de chambre à coucher (5 ma en chêne ciselé style canadien, 5 ma style Sheraton marquette, 7 ma fini pocane).Superbes ntrines style Louis XV, bureaux, commodes et buffets ou dessus de marbre avec montures de bronze et marquettes CSoises ernbourrees de cuir style Louis XV, ensemble de 10 chaises antiques en acajou styW Oiippendoie, table à dmer artglotse en ocajou circa 1825, ensemble de 8 chaises style de l'époque de Jacques 1er, ensemble de salon 3 ma en bois dore et embourre en soie, poire de fauteuils en bois de dorure.Ensemble de 6 choises o diner William Morris.Cuno victorien ciselé.Superbe table style Soutte, vitrine avec montures de bronze et éoaSt de tortue.Ensemble de selon victorien 3 ma en noyer ciselé.Large sélection de chaises de soton, tables, se-aétares ou dessus pliant, tables écritoires, cabinet à boisson ciselé, etc.Q«ou de tables ontiques, meubles en chêne victoriens, meubles de soton et de boudoir de plusieurs périodes comprenont sofas, causeuses, choises, It sola, Ré* destais, 2 pianos.Plusieurs pièces décoratives.Importants rases de patois en porcelaine chinoise et joponaise et articles comprenont: MédoSons lose, Imar, Fo-mle Noire, Cantor, etc.Arhaes cloisonnés ae bonne qualité.Colectiora d'objets en croire et pot.Paravwts onen-toux marquettes.Choix de vaisselles en porcetome européenne et or ten taie et objets décoratifs, comprenant ensemble de thé, service à chocolat, Week, Sotsumo, Limoges, Sèvres, Autriche et bovorienne.Vases anglais et continentaux, épergnes, bob à fruits, etc.Collection d articles en cnstol oméocoin et européen, verre aribonol.Tapis de Perse et orientaux comprenant Tabrize, Kermon, Shirvan, Harnodon, chinois, indien, Kurdes tan et outres tapis orientaux tissés à lo moin, plusieurs ontiques.Grande sélection de lampes et plafonniers de qualités comprenant lustre en cristal, lampes et plafonniers style Tiffany, plafonnier en lohon.Choix de miroirs de qualité de toutes grondeur* et styles.Grand miroir avec monture en lortan.Articles en argent sterling et argent ptoqué comprenant couteXene en argent sterling, panier en argent, ensemble à thé ptoqué argent, canne ou bout en argent, ensemble de punch en argent ptoqué.Colection de pièces ae monnaie.Btfovx de succession comprenont coKers, bogues, bracelets, boucles cToreie, broches, montres en or, pasieurs pièces serties de cSomants, émeroudes, rubis, pertes, saphirs.Coliers de perles tf pertes d'eau froides.Sélection d'horVoges de choix comprenont honoge 3 ma style Louis XV, honoge de cheminée et horloge murale, hor-loge en marbre 3 ma, horloge 3 ma Art Deco, Kortoçe grandoèrt en morquetttrie, et horloge marquettée sur piédestal.TOUS EUROPEENNES ET INTERNATIONALES ET GRAVURES DEJA REÇUES: J Van Aken, A.de Breams*., > E.lûscouk,R.P.Broun, F.de Braeàeieer, F.Leski, H.Von Dongen, A.Goodwin, F.Morel, E.Dorner, M.Knapp, M.M.Jocobi, P.I.Ornriseaonck, H J.Spichotski, S.Herbert, M.F.Robes, G.Koxmer, J.Van RiemsoV, H.rrochasko, WAt Longley, G.Corel, C.Broley, B Sabrihus (attnb) M.Marieschi (ottnb) G.Kuboth, G.Erlemonn, E.Frond, W.A.Roudorfer, C.Formin, W.M.Hogarth.F.Schreiber, C.H.Roe, L kart, J.De VogeJ, Wai Kong Mon, J.H.lot, J.Scott, G.F.Chester, W.H.Wiffiarnson, J.Fruhmesser.Plusieurs bronzes.TOUS ET DESSINS CANADIENS DEJA REÇUS: Marie Claire, J.C.Fronchère, I W.Burton, A.Rousseau, A.Tatos-sian, B.Gokroith Corne», A.Soty, G.Merffor, N.G.Norwel, F.tocurto, F.LabeUe, N.leibovilh, L P.Trembb, G.tégoré, N.Letofsky, R.Gognon, R Dostie, F.Moorman, E.Werthier, D.Bourgeois, Prof Von Rutt, J.Jvtres, J.M.Bouchard, F.Tremblay, S.B.WUson, M.Poirier, I.Mosko, P.E.lemieux, M.Perron, M.Assier, T.K.Thomas, Etc., etc.UNE PRIME DE 10% SERA PAYABLE AU PLUS DU PRIX D'ACHAT SUR TOUS LES ARTICLES ACHETÉS À NOS ENCANS.CONSIGNATIONS TOUJOURS ACCEPTE».NOTRE COMMISSION EST DE 15% ÀU-OCSSÔUS DE $500.00 ET 10% AU-DESSUS DE $500.00, MINIMUM $20.00 PAR LOT.DESOLE, PAS D'ENhANTS.Empire Industries Inc.à notre salle d'encan 5500, rue Paré à l'ouest de Décarie 737-5343 737-8653 i Emprisonnée sur ordre d'un.commis de bureau Effectuant une apparente trouer dans la lutte entreprl se par plusieurs automobilistes ces dernières semaines, pour contrer les divers moyens mis en oeuvre par la ville pour récUJX rer les amendes impayées pour stationnement illégal, une -une femme de 21 ans, Diane BeaUfC gard, a obtenu hier l'émission d'un bref d'habcas corpus, de vant le Juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure.LEOPOLD UIOTTE Elle n'a pas été pour autant remise en liberté immédiatement mais son procureur.Me Michel Aubin, a obtenu quelle soit amenée en COUr des lundi matin, alors qu'on débattra, toujours devant le juge Pinard, la légalité ou l'il légalité des dix-huit condamna tions consécutives de prison qui lui ont été récemment imposées, prétendument par un commis de bureau de la cour municipale Condamnations qui, incidemment, totalisent plus de trois mois de detention.C'est en effet ce que Me Aubin a soutenu devant le tribunal, en expliquant que, dans un premier temps, le Juge en chef de cette cour avait délégué ses pouvoirs à un greffier.Ce que la loi l'autorisait à faire, semble t il.Mais peut être pas pour l'imposition de sentences consécutives.Ce que le proeureur de la jeune femme d'Auteuil conteste encore plus fortement, toutefois, c'est que le greffier, à son tour, ait dé- lègue ses propres prerogatives à un simple commis du tribunal de la rue Gosford, qui aurait exercé sa douteuse autorite par le truchement d'un tampon de (août chouc mis à son usage.Pendant les trois jours qui ont été retenus pour décider de cette affaire, on soulèvera également l impossibilité apparente dans la* quelle se trouve la prévenue d'invoquer l.i charte canadienne des droits, en alléguant que le traitement qu'on lui inflige, pour dix sept stationnements illégaux et ( une violation du code de la route, constitue une peine 'ruelle et inu sitée.Me Aubin invoquera également le fait que, pour de telles infractions, et par défaut d'entente nécessaire entre deux palliers dad ministration de la justice.Mlle Beauregard ne peut s'en tirer avec de simples travaux communautaires, alors qu'une telle éventualité est psssible pour des inculpés de délits plus graves commis contre des statuts provinciaux, par exemple.D'autre part, l'audition de l'affaire permettra vraisemblement de connaître les raisons précises qui ont pousse les autorités, dans ce cas, à ne pas se reposer sur le sabot de Denver pour « convaincre » la prévenue de payer les bil lets décernés, et subséquem ment, les condamnations a l'amende qui lui avaient été imposées alors que, régulièrement, elle aurait fait défaut de se pré senter à la cour.* 9 e n 4 t I 1 M On a eu un bel été.mais l'hiver sera froid.Alors, pourquoi condamner votre garage?l'innovateur du coupe-froid à ressort ajustable vous propose d'installer chez vous son coupe-froid pour porte de garage, étanche à 100% ; Garantie de 5 ans Nordica, la solution pour bricoler dans une atmosphère confortable ou pour ouvrir votre | porte tout l'hiver, sans avoir à la calfeutrer avec des tapis encombrants.Éliminez les pertes de chaleur Utilisez votre garage toute l'année et ne laissez pas l'air froid passer.la solution étanche à votre porte Appelez maintenant au (514) 382-9150 Kiosque d'information présentement: PALAIS DES CONGRÈS A 6 ÉDITORIAL LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 PAUL DESMARAIS président du conseil d administration ROGER-D.LANDRY president et éditeur la presse MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL rjtrec tour de I information JEAN-GUY DUBUC Mi! f L'enthousiasme du nouveau Bourassa Le lecteur sera d'abord frappé par l'optimisme et la sérénité qui se dégagent de la longue interview à laquelle s'est prêté M.Robert Bourassa pour le supplément PLUS de LA PRESSE.L'homme politique, qui accède pour la deuxième fois à la direction du Parti libéral, présente une synthèse de ses positions sur les grandes questions de l'heure II ne cherche pas à annoncer dès maintenant des politiques nouvelles; i! tente plutôt de préciser et d illustrer sa pensée.Et il se tourne vers l'avenir, un avenir qu'il prépare avec enthousiasme.Optimisme, sérénité, enthousiasme.Une telle constatation, à propos des déclarations d'un chef de parti, serait presque banale en temps normal Mais, dans le Québec d'aujourd'hui, comme dans la plupart des sociétés occidentales, l'optimisme est passé de mode, r enthousiasme fait sourire et la sérénité se porte mal.On sait pourquoi: l'héritage psychologique de la crise économique est souvent fait d'amertume, de regrets ou de résignation Les hommes et les femmes, revenus de toutes les illusions sociales et oubliant les vieux rêves économiques, n accordent plus facilement la confiance aux gouvernements qui ont surtout montré ces dernières années leur inaptitude à conjurer les maux dont souffrent les pays développés, inflation, chômage, récession, décrochage et désespoir des jeunes sans travail.Jamais l'exercice du pouvoir n'a usé aussi vite les élus qui le détiennent.Et qui sont si souvent désemparés.D'où cette espèce de «désarroi idéologique» dont parle M.Bourassa à propos de la France, de la Grèce, des États-Unis.Il pourrait aussi parler de I Espagne, du Portugal, de l'Allemagne, de I Angleterre, du Mexique.La liste serait longue.Les équipes de gauche font des politiques de droite, et les conservateurs, devenus pragmatiques, se retrouvent auprès des socialistes.Parce que les épreuves se sont multipliées depuis sa réélection et qu'il affronte constamment depuis lors l'adversité de la conjoncture sociale et économique, le gouvernement issu du Parti québécois a perdu son dynamisme, son pouvoir d'inventer le changement et d'ouvrir à la jeunesse des perspectives exaltantes.C'est pourquoi, les militants et électeurs qui avaient tout misé sur l'espoir de 1976 digèrent péniblement leur déception à présent.Pour beaucoup de ceux-là, Robert Bourassa est la preuve vivante de leur échec, d'autant plus fâcheuse qu il était, il y a quelques années, le premier vaincu de leur grande croisade.N'en doutons pas, la lutte sera féroce entre le PQ et le nouveau Bourassa.On lui pardonne mal ce prodigieux retour à la vie politique, et en meilleure possession de ses moyens.Et les intellectuels n élèvent plus la voix parce qu'ils ne savent quoi penser.Ceux du Québec ne font pas exception.Il en va de même en Europe et aux États-Unis.Le désarroi les touche aussi, comme il rejoint dans notre société les cadres et les dirigeants des centrales syndicales.La CSN est de toute évidence en proie à une crise qui affaiblit sérieusement le mouvement syndical.Beaucoup de secteurs sont ainsi perturbés dans notre société et le gouvernement, malgré les espoirs de reprise, ne peut s'arracher à la crise.Ce qui fait la force de M.Bourassa dans cette conjoncture insolite, c'est qu'il a connu d'autres crises il y a longtemps.Il en est sorti à présent.Plus que jamais il est l'homme de raison.Mais aussi un pragmatique optimiste et enthousiaste qui propose aux Québécois un «message d'espoir», un modèle de société dynamique, «l'une des sociétés qui a objectivement le plus d avenir» et qui s'ouvre sur le monde.Michel ROY i i ?¦ Le martyrologe de l'année 1983 Dans les monastères, les moines mangent en silence.Pendant le repas, ou à la fin du repas, un clerc fait la lecture d'un livre dans lequel se trouve consignée la liste des martyrs chrétiens.Ce livre s'appelle le martyrologe.L organisation connue sous le nom d'Amnesty International (ou Amnistie Internationale en français) a voulu faire de la semaine du 17 au 23 octobre la semaine internationale du «prisonnier d'opinion».Le thème surprend un peu.si on ne sait pas que, dans différents pays, existe un «délit», qui est le délit d'opinion.Si vous êtes trouvé coupable d'avoir eu une opinion contraire aux vérités officielles, vous irez en prison pour avoir eu une opinion.C'est tout aussi simple que cela.Pour cette semaine du «prisonnier d'opinion», I organisation A.l.publie les noms et les dossiers dun certain nombre de citoyens et de citoyennes emprisonnés dans divers pays pour avoir entretenu, émis, défendu des opinions qui ne sont pas compatibles avec l'orthodoxie des gouvernements de ces pays.La liste constitue une sorte de «martyrologe» pour l'année en cours, bien qu'aucun office ne décerne à ces prisonniers et à ces prisonnières l'appellation de «saint et martyr».Voici quelques brefs extraits du martyrologe de 1983: «Sept ans dans un camp de travail, suivis de cinq ans d'exil intérieur, voilà le prix payé par l'écrivain ukrainien My-kola Rudenko, pour avoir dénoncé la violation des droits de la personne en Union soviétique.Sa femme, arrêtée pour avoir eu en sa possession les poèmes interdits de Mykola, purge actuellement une peine de dix ans de travail, à 700 km du lieu de détention de son mari.» Passons en Afrique du Sud: «Johnny James Issel, ardent défenseur des droits civils et politiques des Noirs, a passé la majeure partie des dix dernières années frappé de mesures d'interdiction ou emprisonné sans inculpation ni procès.» Nous voici au Guatemala «où l'avocate syndicaliste America Yolanda Urizar a curieusement disparu.Objet de menaces de mort en raison de son travail avec les syndicats locaux, America Yolanda Urizar a été enlevée en mars dernier par des hommes fortement armés, puis emmenée dans une jeep de l'armée.Elle n'a pas été revue depuis.» URSS, Afrique du Sud, Guatemala.Si vous voulez compléter votre tour du monde, A.l.peut vous offrir d'autres cas en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Syrie, en République populaire de Chine.Il est à noter que les détenus qui nous concernent ici ne sont pas des terroristes.Quel intérêt la diffusion des monographies et cas établis par A.l.offre-t-elle?Il faut comprendre que les régimes oppressifs sont également des fervents du secret.Si bien que la publication de la liste établie par A.l.a coïncidé avec la libération de quelques prisonniers, notamment afli Kenya et au Chili.Simple coïncidence?A.l.voit, au contraire, une relation de cause à effet entre la publication de ses dossiers, du reste très détaillés, et les mesures de grâce prises depuis.Le «consensus social» n'existe pas.Il n'existe pas dans nos démocraties.Les réfractaires à la ligne officielle y sont tolérés, bien que l'autocensure, phénomène sur lequel on n'aime guère se pencher, soit réelle.Dans les régimes totalitaires, le «consensus social» est imposé artificiellement à coups de pied, à coups de trique, à coups de crosse.Voilà pourquoi il y a des martyrs de l'opinion libre.^ Guy CORMIER | # (Tous droits réservés) Jean-Guy Dubuc Les faits divers, c'est aussi la vie Ces jours derniers, la publication de quelques nouvelles dans LA PRESSE a fait réagir un petit nombre de lecteurs.Donnons tout de suite deux exemples précis: on nous a reproché certains éléments de nos reportages sur le procès de Claire Lortie ou sur la condamnation pour grossière indécence de personnes arrêtées dans des toilettes publiques.La question est délicate et sûrement pertinente; il vaut la peine qu'on y réfléchisse un instant.Ces faits appartiennent à une catégorie de nouvelles qu'on appelle les «faits divers».Cette partie de l'information regroupe tous ces événements qui se produisent dans la vie des personnes ou des groupes, qui ont une dimension personnelle mais qui sont susceptibles d'intéresser une partie de la population pour diverses raisons.Ainsi, l'incendie d'un centre commercial ou d'une demeure prestigieuse, le meurtre d'un chef de bande ou le vol d'une banque, la chute d'un avion ou l'accident qui fait cinq victimes, tout cela fait partie des faits divers qu'on veut souvent connaître.Ces faits n'influencent pas la vie; mais ils la reflètent.Ils donnent un certain portrait de notre société.Ils sont heureux ou malheureux, plus souvent malheureux qu'heureux tout simplement parce que la tragédie crée plus d'émotion que la vie quotidienne des gens heureux.Certains journaux se spécialisent dans le fait divers; certaines revues, fort connues en Europe ou en Amérique, s'appelleraient-elles Paris-Match ou People, obtiennent de forts tirages en décrivant, le plus minutieusement possible, la vie privée, \u2014 ou les faits divers \u2014p de la vie des vedettes.Comme la catégorie est vaste et vague, on peut trouver, dans les faits divers, du meilleur au pire.Un journal d'information qui se veut complet et qui s'adresse à un public large et varié tente de choisir le meilleur, ce qui intéresse normalement une clientèle préoccupée de la vie de sa communauté sans penchant pour la sensation gratuite.Par exemple, cette semaine l'hebdomadaire français VEx-press, où fut longtemps éditorialiste le philosophe Raymond Aron.publie un reportage de deux pages sur «l'affaire Louis XIV».Comme présentation on a écrit: ^Dénoncée par son amant, Eliane Descombes a-t-elle tué son mari, le patron du restaurant Louis XIV?» L'article fait partie, dans la revue, de la section appelée «Société», où l'on re late la vie d'un peuple ou d'une communauté.L'Express n'a pas toujours raison de publier tout ce qu'il choisit de publier.Ni le New York Times, ni le Time, ni Le Monde.Mais ils ont raison de vouloir décrire à leurs lecteurs la société dans laquelle ils vivent.Bien sur, il y a la manière.Il y a l'insistance ou la subtilité, le sous-entendu ou la description morbide, l'accent sur le détail ou sur l'essentiel.Mais surtout, il y a la vérité ou la fantaisie, le portrait réel ou l'image tronquée, la vie ou le mensonge.Dans un journal sérieux, toutes ces questions se posent presque quotidiennement.On tombe facilement d'accord sur la nécessité de publier tel fait divers, tel événement ou telle situation dramatique du seul fait que tout le monde s'y intéresse.C'est peut-être à cause des personnes en cause, de l'ampleur du fait, de ses particularités ou d'autres traits qui en font une exception.Si tant de gens en parlent, il faut éclairer l'opinion publique, il faut renseigner convenablement, avec des faits, des citations, des précisions qui décrivent la vérité et la réalité.Tout ne convient pas nécessairement à la publication.C'est pourquoi le New York Times a choisi la devise «AH the news that fitto print».Et c'est pour- quoi le journaliste retient Tes sentiel.le pertinent, le nécessaire à la compréhension.Il peut se tromper dans son évaluation, cela va de soi Mais il a la res ponsabilité d'informer convenablement, de répondre aux qu« lions qu'une intelligence le moindrement curieuse peut se poser.Les événements cités plus haut ont suscité beaucoup d'inte rèt dans la population, conve nons-en.On peut discuter de telle présentation, de telle photo ou de telle mise en pages dans LA PRESSE; mais on ne peut mettre en doute la vérité du contenu et même la sobriété de la forme.Les faits et les contextes peuvent choquer: mais il faut se rendre compte que c'est la vérité qui choque, bien plus que le récit qu'on en fait.Écrire des faits divers, c'est dire à son lecteur: «Voilà de quoi est faite notre société.La réalité n'est peut-être pas belle: mais nous vous respectons assez pour vous la faire connaître le plus objectivement possible.» Il faut donc, avec les nouvelles des Parlements, des capitales, des finances et des sports, parler de faits divers.LA PRESSE croit que c'est son devoir et elle espère que, malgré les embûches qui guettent l'opération, elle répond à l'attente de respect et de vérité de la grande majorité de ses lecteurs.LECTURES La place des philosophes au Québec «Philosopher aujourd'hui, c'est ouvrir notre pensée à tous les objets.Cela ne signifie nullement qu'il faille penser tous les objets en même temps, mais qu'il n'y a plus pour les philosophes d'objet impropre pour la pensée.Désormais, l'universalité passe par la capacité de penser les objets les plus près de nous.» PIERE VENNAT La parution ces jours-ci de l'ouvrage collectif Objets pour la philosophie, rédigé par un collectif de philosophes québécois, arrive à point.Les philosophes québécois en effet s'interrogent publiquement dans les pages des médias comme Le Devoir et LA PRESSE sur leur rôle dans la société d'aujourd'hui.À la mi-septembre, Pierre Bertrand, professeur de philosophie au cégep Edouard Montpeut, affirmait en réponse au débat lancé par le professeur Maurice La-gueux, de l'Université de Montréal, que le philosophe se doit d'être un chien de garde.«La philosophie de l'avenir sera peut-être celle qui saura passer à travers tous les genres, littérature, poésie, sciences, jusqu'à en perdre son style traditionnel.Elle ne sera pas au service de ce qui est, mais bien au contraire se caractérisera par son caractère subversif, sa capacité de tout remettre en question.» C'est sans doute pourquoi les auteurs d'Objets pour la philosophie parlent de nationalisme, de prostitution, de syndicalisme, etc.«Ce livre sur la philosophie est éclaté, écrit-on en préface.Il n'est pas de ceux qui nous tiennent bien au chaud comme un grand manteau.Nous vous soumettons des écrits de toutes sortes qui nous obligent souvent à nous défaire de nos préjugés et de nos idées reçues.» Marc Chabot, qui enseigne au cégep Garneau, et André Vidricaire qui professé à l'UQAM, ajoutent que les philosophes vivent, tout autant que les autres, dans un univers culture) éclaté.«Si pendant plus d'un siècle, cet éclatement fut plus souvent annoncé que vécu, nous pouvons affirmer, sans risque de faire scandale, que cet éclatement est désormais en nous tous.Malgré cela, nous demeurons comme philosophes des rassembleurs d'idées.Non plus pour tout faire entrer dans un modèle, un genre ou une théorie, mais pour permettre la libre circulation des Jdees qui habitent les humains.» Marc Chabot s'interroge sur la possibilité de l'émergence d'une philosophie québécoise: «L'idée d'une philosophie québécoise nous a toujours fait peur parce qu'elle a été comprise et pensée comme une contradiction dans les termes.Comment une philosophie peut-elle se penser en dehors de l'universalité?Comment peut-on s'imaginer philosopher sérieusement en réduisant effrontément le statut de la philosophie?» Pourtant, ajoute-t-il, le monde philosophique réel, c'était la France, l'Allemagne ou l'Angleterre.Ainsi le Québec, il faut s'y résigner, ne sera jamais véritablement l'Occident, mais une périphérie, un quartier de pensée éloigné du centre.«Nous sommes des banlieusards philosophiques, ce qui explique en partie la somme considérable de textes nostalgiques sur ce centre de culture et de haut savoir que fut l'Europe française.» Ceci dit, les philosophes, écrit Chabot, n'ont pas fini de s'interroger: «Les philosophes, comme tous les autres personnages publics au Québec, poètes, chansonniers, sociologues, politiciens, ont longtemps pensé qu'un événement politique majeur, l'indépendance du Québec, allait solutionner notre problème d'existence.Depuis que la philosophie s'enseigne, depuis que des philosophes signent des textes, on retrouve toujours dans le tracé d'une oeuvre particulière cette préoccupation majeure et obsédante: nous sommes un peuple qui n'aboutit jamais comme peuple.Nous ratons toujours notre mise au monde ou nous ne cessons pas de la remettre à plus tard.Tous les intellectuels s'en désespèrent, eux qui auraient besoin d'une matière noble pour penser, eux qui n'en finissent plus d'attendre l'événement politique majeur qui enfin nous permettrait d'être pensé normalement, sainement, comme tous les autres peuples du monde.» Comme l'écrivait dans LA PRESSE, il y a environ un mois, Pierre Desjardins, professeur de philosophie au cégep Montmorency: «en réduisant ne serait-ce que du quart la place de la philosophie au collégial, on est sur un chemin qui ne mène nulle part».En un mot, le Québec a besoin de ses philosophes pour réfléchir.Objets pour la philosophie, collectif dirigé par Marc Chabot et André Vidricaire, Les Éditions pan-toute, collection Indiscipline, 300 P-, 16,95$._T_ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Malgré des semaines d'efforts, le maire Martin n'a toujours pas comblé le déficit de $100 000 AU cours des prochaines semaines, le Conseil municipal de Montréal devra se pencher sur le budget de la Ville pour Tannée 1984.Cette démarche est toujours attendue avec anxiété par les citoyens contribuables qui s'inquiètent, avec raison d'ailleurs, du coût des taxes municipales qu'ils devront assumer.En 1984, le budget de Montréal dépassera encore le milliard de dollars même en respectant la norme fédérale du 6 et 5 p.cent.Quand on pense en termes de centaines de millions, voire de milliard de dollars, il est bien évident qu'une différence de quelque $100 000 fait plutôt penser à une goutte d'eau dans l'océan.Pourtant, c'est avec inquiétude que le maire Médéric Martin a vu poindre le jour du 22 octobre 1917.Ce matin-là, il devait déposer son budget de 1918 sans avoir réussi, malgré des semaines de travail et beaucoup d'imagination, à combler l'écart de $92 795 entre les rêve nus prévus et les crédits de $16,3 millions requis pour administrer la Ville au cours de l'année suivante, et ce malgré un emprunt de $2,68 millions.Le maire hésitait à augmenter les emprunts, d'autant plus que le service de la dette représentait déjà 34 p.cent des engagements financiers de la Ville.L'augmentation des dépenses Pour justifier l'augmentation de 15,3 p.cent par rapport aux 1982 - L'Entraide économique fuit Aima en pleine nuit et déménage son siège à Québec.1962 - Le président Kennedy décrète un blocus contre Cuba à cause de la présence de missiles soviétiques cubain.en sol 1956 - Arraisonnement par l'armée française d'un avion transportant Ben Bella et les chefs du FLN d'Algérie.1918 - Sir Charles kirkpatrick, Canadien irlandais, est nommé lieutenant-gouverneur de la Crovince, une première depuis i Confédération.1915 - Un ingénieur parvient à relier par téléphone Arlington, en Virginie, à la tour Eiffel, à Paris, et l'échange de messages est entendu jusqu'à Honolulu.1904 - La flotte russe de la Baltique ouvre le feu sur des bateaux de pêche anglais.prévisions budgétaires de 1917, le maire Martin avançait cer tains motifs : augmentation de $50 à $150 par année aux poli ciers et aux pompiers, selon le grade; augmentation de $50 des commis de la Ville, dont le salaire annuel était porté à $1000; augmentation de $2,50 à $2,75 du salaire quotidien des journaliers.Le document du maire Martin était beaucoup plus riche en suggestions pour augmenter les revenus de la Ville.Sans doute valables à l'époque, ses propositions en feront sourire plusieurs, et pas seulement chez nos administrateurs publics.Jugez-en par vous mêmes.¦ Impôt nouveau pour l'enlèvement des ordures ménagères, dont les revenus prévus de $400 000 suffiraient pour combler les coûts d'incinération.Mais cet impôt ne devait pas toucher les propriétaires, que l'on disait surtaxés, et auxquels on voulait « ôter un prétexte pour hausser les loyers ».¦ Engagement au mois plutôt qu'à l'année de tous les fonctionnaires (policiers et pompiers acceptés) de façon à permettre à l'administration de procéder aux changements qu'elle jugera à propos.¦ Établissement d'un magasin municipal, pour mettre fin à la politique d'achats en petites quantités, de manière à obtenir de meilleurs prix des fournisseurs.¦ Envoi d'un seul compte aux citoyens pour toutes les taxes, ordinaires, spéciales ou autres.¦Établissement d'un inventaire suivi de près « afin que rien de ce qui appartient à la Ville ne puisse être enlevé ou détruit, sans la connaissance des autorités ».¦ Réduction du coût du foin acheté pour les chevaux de la Ville.En revanche, confirmation du rejet de la demande de $100 000 du chef des pompiers Tremblay pour l'achat de machi nés automobiles susceptibles de remplacer les chevaux.¦ Suppression des pensions payées par la Ville « à d'anciens recorders qui sont très riches ».¦ Instauration d'un système de contrôle pour les employés de l'Hôtel de ville auxquels il demande plus d'assiduité.Et question de ne pas se fier à son seul flair, le maire avait sondé ses principaux collaborateurs.Il soumit leurs suggestions : confection des pavages et des trottoirs aux dépens des propriétaires riverains; paiement des expropriations par les propriétaires qui en bénéficient; augmentation de la taxe immobilière, de la taxe d'eau et de certaines licences.Comme on peut le constater, l'administration municipale n'a jamais été une sinécure.Quant à l'aventure du maire Martin, elle ne pourrait pas se répéter aujourd'hui puisque la loi oblige la Ville de Montréal à déposer un budget équilibré.Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec, pose la pierre angulaire de l'édifice de l'école des Hautes études commerciales, au coin de l'avenue Viger et de la rue .ef pourtant la Ville surveillait ses Saint-Hubert.Vous aurez évidemment constaté qu'il s'agit d'un dessin d'artiste et non pas d'une photo.La photo n'a ete que plus tard.JMULiBS intérêts ! ON dit souvent que la tentation fait le larron.Et effectivement, les « emprunts de matériaux » faits au détriment de la Ville de Montréal ne sont pas un phénomène récent, comme en fait foi la narration d'un procès ouvert le 22 octobre 1917 devant l'honorable juge Bazin, de la Cour criminelle.Les accusés étaient au nombre de trois.D'abord, Armand M., accusé d'avoir volé, deux ans plus tôt alors qu'il était contremaître de la Ville, 35 sacs de ciment d'une valeur de $17,50 et d'avoir soutiré à la Ville, sous de faux prétextes, une somme de $84 pour le bénéfice de son frère Philippe.Mais M.n'était pas seul.Il était accompagné devant le tribunal de Gordien M., père et fils.C'est la présence de ce dernier qui captivait le plus l'attention des citoyens de l'époque, puisqu'il était échevin au Conseil municipal.Son malheur?Selon l'accusation, il avait conspiré avec son père pour frauder la ville de 2 000 voyages de terre, de 600 voyages de pierre, et de deux voyages de sable, le tout d'une valeur marchande de $2 000.On comprendra donc pourquoi le maire Médéric Martin suggérait dans la même édition la nécessité d'instaurer un système d'inventaire très serré, de manière à mettre un terme à ces «emprunts » de biens payés avec les taxes des contribuables.1884-1984 H- S 4 i- %t WÊK ir -* *9 lu 0 JF-w^- \u2022.»**Kp?r 1 V »¦ T I i À l'occasion des fêtes commémorant son 100e anniversaire, LA PRESSE salue fièrement, en cette année, la naissance de Un hommage à LA PRESSE Les médias d'informations éprouvent de plus en plus de difficultés à conserver leur jeune clientèle.Mais quand on demande à François Paquin, de Vaudreuil, ce que LA PRESSE représente pour lui, force est de constater par son témoignage qu'il a littéralement grandi avec LA PRESSE.Laissons-lui la parole.En tant que Québécois de vingt-quatre ans, LA PRESSE représente beaucoup plus pour moi qu'un simple quotidien.À cinq uns, ce grand journal me permettait d'apprendre, avec l'aide de mes parents bien sûr, à lire avant tous mes copains à la rentrée du primaire.Puis j'ai pris goût au contenu, au point de lire le quotidien tous les jours et ce, avant le début de mes dix ans.Dés lors, ma préférence allait à Véditicn du samedi.Tout au long de mes études secondaires, collégiales et universitaires, LA PRESSE conserva sa place de privilégiée parmi mes lectures.Comme un joueur de golf qui améliore son handicap, mon jeu de « scrabble » s'est révélé le grand gagnant, le plus grandi de mes lectures passionnées et assidues.Puis vint le marché du travail.Oeuvrant dans un intéressant milieu fortement anglophone, le quotidien de la rue Saint-Jacques ne voit pas son rôle diminué pour autant.Au contraire, il demeure, outre ma famille et mes relations, mon attachement le plus profond à notre si belie langue.Si LA PRESSE a fait beaucoup pour la collectivité, elle a fait encore plus pour l'ensemble des individus qui en ont profité chacun à leur façon.Longue vie à LA PRESSE et à tous les gens qui la font, Foglia inclus, cela va de soi ! Que d'hommages.Trefflé Ber-thiaume n'aurait pu demander plus.À l'intention des collectionneurs Harmel Landry, de Piessisvil-le, est un collectionneur qui ne recherche pas les objets coûteux.Son intérêt se porte plutôt sur des objets relativement anodins comme il le dit si bien dans sa lettre.Alors, au lieu de jeter vos macarons, cartons d'allumettes, boutonnières ou autocollants, il vous invite à les lui faire parvenir, en vous adresssant au 1504 Saint-Charles, Plessisvilie, Québec G6L 2B4.qui fait partie de cette nouvelle génération dont LA PRESSE demeurera le fidèle témoin.\u2014\u2022 te» s i î .1 m M\u2014. too A PRESSE.C A H A DA.LA Mtë&SE entend souligner de façon spéciale la naissance de tout enfant plaire polychrome du certificat ci-dessus.Pour obtenir cet exemplaire qui verra ie jour au cours de Tannée du centenaire, soit entre le 20 sons aucune autre obligation, il suffira d'écrire à l'adresse suivante: octobre 1983 et le 20 octobre 1984.Sur présentation d'une photocopie LA PRESSE, Promotion, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, Québec àu certificat de naissance, les heureux parents recevront un exerm H2Y 1K9.m AUJOURD'HUI 0 Magasin Eaton centre-ville Cinquième étage - Exposition « Cent ans d'histoire de l'imprimerie*: exposition animée de différentes pièces d'équipement jadis utilisées pour l'impression de LA PRESSE; présentation de l'équipement informatisé de traitement de textes actuellement en usage; personnel expérimenté sur place pour répondre à vos questions; exposition de centaines de photos anciennes et nouvelles; présentation de vieux numéros du Magazine illustré de LA PRESSE.Jus qu'au 29 octobre inclusivement.Vitrine principale (com Sainte-Catherine et University) - En montre, une presse à bras.Jusqu'au 13 novembre inclusivement.0 Maison de la poste Vitrine extérieure - Présentation d'articles et de chroniques phi-iatéliques.Présentation du livre de l'année 1897 de LA PRESSE, ouvert à la première page de l'édition du 19 mai 1897, jour où l'on a illustré à la une les timbres émis à l'occasion du jubilé de la reine Victoria.Jusqu'au 15 novembre inclusivement.# A la radio 10 h « CKAC - L'émission Le Festival de l'humour québécois est consacrée au centenaire de LA PRESSE.- LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 i Malgré des semaines d'efforts, le maire Martin n'a toujours pas comblé le déficit de $100 000 AU cours dos prochaines semaines, le Conseil municipal de Montréal devra se pencher sur le budget de la Ville pour l'année 1984.Cotte demarche est toujours attendue avec anxiété par les citoyens contribuables qui s'inquiètent, avec raison d'ailleurs, du coût des taxes mu nicipales qu'ils devront assumer.Kn 1984, le budget de Montréal dépassera ont ore le milliard de dollars même en respectant la norme fédérale du 6 et 5 p.cent.Quand on pense en termes de centaines de millions, voire de milliard de dollars, il est bien évident qu'une difference de quelque $100 000 fait plutôt pen ser à une goutte d'eau dans l'océan.Pourtant, c'est avec in quiétude que le maire Médéric Martin a vu poindre le jour du 22 octobre 1917.Ce matin là, il devait déposer son budget de 1918 sans avoir réussi, malgré des semaines de travail et beaucoup d'imagination, à combler l'écart de $92 795 entre les revenus DféVUJ et les credits de $16,3 millions requis pour administrer la Ville au cours de l'année sui vante, et ce maigre un emprunt de $2.68 millions.Le maire hésl tait à augmenter les emprunts, d'autant plus que le service de la dette représentait deja 34 p.cent des engagements financiers de la Ville.L'augmentation des dépenses Pour justifier l'augmentation de 15.3 p.cent par rapport aux ^ mm 1982 - L'Entraide économique fuit Aima en pleine nuit et déménage son siège à Québec.1962 - Le président Kennedy décrète un blocus contre Cuba à cause de la présence de missiles soviétiques cubain.en sol 1956 - Arraisonnement par l'armée française d'un avion transportant Ben Bella et les chefs du FLN d'Algérie.1918 - Sir Charles Kirkpatrick, Canadien irlandais, est nommé lieutenant-gouverneur de la Erovince, une première depuis i Confédération.1915 - Un ingénieur parvient à relier par téléphone Arlington, en Virginie, à la tour Eiffel, à Paris, et l'échange de messages est entendu jusqu'à Honolulu.1904 - La flotte russe de la Baltique ouvre le feu sur des bateaux de pèche anglais.previsions budgétaires de 1917.le maire Martin avançait certains motifs : augmentation de $50 à $150 par année aux policiers et aux pompiers, selon le grade; augmentation de $50 des commis de la Ville, dont le salaire annuel était porté à $1 000; augmentation de $2.50 à $2,75 du salaire quotidien des journaliers.Le document du maire Martin était beaucoup plus riche en suggestions pour augmenter les revenus de la Ville.Sans doute valables à l'époque, ses propositions en feront sourire plusieurs, et pas seulement chez nos administrateurs publics.Jugez-en par vous-mêmes.¦ impôt nouveau pour l'enlèvement des ordures ménagères, dont les revenus prévus de $400 000 suffiraient pour combler les coûts d'incinération.Mais cet impôt ne devait pas toucher les propriétaires, que l'on disait surtaxés, et auxquels on voulait *ôter un prétexte pour hausser les loyers ».¦ Engagement au mois plutôt qu'à l'année de tous les fonctionnaires (policiers et pompiers exceptes) de façon à permettre à l'administration de procéder aux changements qu'elle jugera à propos.¦ Établissement d'un magasin municipal, pour mettre fin à la politique d'achats en petites quantités, de manière à obtenir de meilleurs prix des fournisseurs.¦ Envoi d'un seul compte aux citoyens pour toutes les taxes, ordinaires, spéciales ou autres.¦Etablissement d'un inventaire suivi de près « afin que rien de ce qui appartient à la Ville ne puisse être enlevé ou détruit, sans la connaissance des au to ri tés ».¦ Réduction du coût du foin acheté pour les chevaux de la Ville.En revanche, confirmation du rejet de la demande de $100 000 du chef des pompiers Tremblay pour l'achat de machines automobiles susceptibles de remplacer les chevaux.¦ Suppression des pensions payées par la Ville « à d'anciens recorders qui sont très riches ».¦ Instauration d'un système de contrôle pour les employés de l'Hôtel de ville auxquels il demande plus d'assiduité.Et question de ne pas se fier à son seul flair, le maire avait sondé ses principaux collaborateurs.Il soumit leurs suggestions : confection des pavages et des trottoirs aux dépens des propriétaires riverains; paiement des expropriations par les propriétaires qui en bénéficient; augmentation de la taxe immobilière, de la taxe d'eau et de certaines licences.Comme on peut le constater, l'administration municipale n'a jamais été une sinécure.Quant à l'aventure du maire Martin, elle ne pourrait pas se répéter aujourd'hui puisque la loi oblige la Ville de Montréal à déposer un budget équilibré.Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec, pose la pierre angulaire de l'édifice de l'école des Hautes études commerciales, au coin de l'avenue Viger et de la rue Saint-Hubert.Vous aurez évidemment constaté qu'il s'agit d'un dessin d'artiste et non pas d'une photo.La photo n'a été utilisée que plus tard.et pourtant la Ville surveillait ses intérêts I ON dit souvent que la tentation fait le larron.Et effectivement, les « emprunts de matériaux » faits au détriment de la Ville de Montréal ne sont pas un phénomène récent, comme en fait foi la narration d'un procès ouvert le 22 octobre 1917 devant l'honorable juge Bazin, de la Cour criminelle.Les accusés étaient au nombre de trois.D'abord, Armand M., accusé d'avoir volé, deux ans plus tôt alors qu'il était contremaitre de la Ville, 35 sacs de ciment d'une valeur de $17,50 et d'avoir soutiré à la Ville, sous de faux prétextes, une somme de $84 pour le bénéfice de son frère Philippe.Mais M.n'était pas seul.Il était accompagné devant le tribunal de Gordien M., père et fils.C'est la présence de ce dernier qui captivait le plus l'attention des citoyens de l'époque, puisqu'il était échevin au Conseil municipal.Son malheur?Selon l'accusation, il avait conspiré avec son père pour frauder la ville de 2 000 voyages de terre, de 600 voyages de pierre, et de deux voyages de sable, le tout d'une valeur marchande de $2 000.On comprendra donc pourquoi le maire Médéric Martin suggérait dans la même édition la nécessité d'instaurer un système d'inventaire très serré, de manière à mettre un terme à ces «emprunts » de biens payés avec les taxes des contribuables.1884-1984 \u2022T.J\" .-3»'\" 5# v- il \\ 4L >\u201e:¦« \\ à À l'occasion des fêtes commémorant son 100e anniversaire, LA PRESSE salue fièrement, en cette année, la naissance de Un hommage à LA PRESSE Les médias d'informations éprouvent de plus en plus de difficultés à conserver leur jeune clientèle.Mais quand on demande à François Paquin, de Vaudreuil, ce que LA PRESSE représente pour lui, force est de constater par son témoignage qu'il a littéralement grandi avec LA PRESSE.Laissons-lui la parole.En tant que Québécois de vingt-quatre ans, LA PRESSE représente beaucoup plus pour moi qu'un simple quotidien.À cinq ans, ce grand journal me permettait d'apprendre, avec l'aide de mes parents bien sûr, à lire avant tous mes copains à la rentrée du primaire.Puis j'ai pris goût au contenu, au point de lire le quotidien tous les jours et ce, avant le début de mes dix ans.Dès lorst ma préférence allait à Védition du samedi.Tout au long de mes études secondaires, collégiales et universitaires, LA PRESSE conserva sa place de privilégiée parmi mes lectures.Comme un joueur de golf qui améliore son handicap, mon jeu de « scrabble » s'est révélé le grand gagnant, le plus grandi de mes lectures passionnées et assidues.Puis vint le marché du travail.Oeuvrant dans un intéressant milieu fortement anglophone, le quotidien de la rue Saint-Jacques ne voit pas son rôle diminué pour autant.Au contraire, il demeure, outre ma famille et mes relations, mon attachement le plus protond à notre si belle langue.Si LA PRESSE a fait beaucoup pour la collectivité, elle a fait encore plus pour l'ensemble des individus qui en ont profité chacun à leur façon.Longue vie à LA PRESSE et à tous les gens qui la font, Foglia inclus, cela va de soi! Que d'hommages.Trefflé Ber-thiaume n'aurait pu demander plus.ài intention des collectionneurs Harmel Landry, de Plessisvil-le, est un collectionneur qui ne recherche pas les objets coûteux.Son intérêt se porte plutôt sur des objets relativement anodins comme il le dit si bien dans sa lettre.Alors, au lieu de jeter vos macarons, cartons d'allumettes, boutonnières ou autocollants, il vous invite à les lui faire parvenir, en vous adresssant au 1504 Saint-Charles, Plessisville, Québec G6L 2B4.mm onmss ! V £ fi m qui fait partie de cette nouvelle génération dont LA PRESSE demeurera le fidèle témoin.1î 1' : : 1 R'ïii II I 4hdl» i'rrstvUnt cl \u2022 tfffrur HTHKAI L-jA.PRESSE.CA MA D A LA PRESSE entend souligner de façon spéciale la naissance de tout enfant plaire polychrome du certificat ci-dessus.Pour obtenir cet exemplaire qui verra le jour au cours de l'année du centenaire, soft entre le 20 sans aucune autre obligation, il suffira d'écrire à l'adresse suivante: octobre 1983 et le 20 octobre 1984.Sur présentation d'une photocopie LA PRESSE, Promotion, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, Québec du certificat de naissance, les heureux parents recevront un exem- H2Y 1K9.AUJOURD'HUI 0 Magasin Eaton centre-ville Cinquième étage -Exposition « Cent ans d'histoire de l'imprimerie»: exposition animée de différentes pièces d'équipement jadis utilisées pour l'impression de LA PRESSE; présentation de l'équipement informatisé de traitement de textes actuellement en usage; personnel expérimenté sur place pour répondre à vos questions; exposition de centaines de photos anciennes et nouvelles; présentation de vieux numéros du Magazine illustré de LA PRESSE.Jusqu'au 29 octobre inclusivement.Vitrine principale (coin Sainte-Catherine et University) - En montre, une presse à bras.Jusqu'au 13 novembre inclusivement.0 Maison de la poste Vitrine extérieure - Presentation d'articles et de chroniques phi-latéiiques.Présentation du livr* de l'année 1897 de LA PRESSE, ouvert à la première page de l'édition du 19 mai 1897, jour ou Ton a illustré à la une les timbres émis à l'occasion du jubilé de la reine Victoria.Jusqu'au 15 novembre inclusivement.# A la radio 10 h -r CKAC -L'émission Le Festival de Vhumour québécois est consacrée au centenaire de LA PRESSE.- SUR L'ACTUALITÉ A 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Renard et le Corbeau ersion de Pierre Trudeau Petit d petit Brian Mulro-ney laisse voir son \\ rai \\ i sage.Au grand plaisir du pre .mier ministre Tnideau qui n'a pas cesse de le louangcr depuis une semaine, signalant sans arrêt à quel point les opinions dti nouveau chef conservateur sont (ompatibles avec les politiques du gouvernement liberal.loute cell a coin menée avec l'adoption, aux Communes, de la résolution d'appui aux fran- ; cophones du Manitoba De passage, quelques jours plus mrd, à London, en Ontario, m Trudeau a dresse un portrait tort flatteur de son nouveau rival.\u2022 Il a contribue à un effort de stabilité à la Chambre, il se montre moins outragé que lu plupart des polit ma l, ( qu'il pose une question, ii sembla demander des informations au lieu de jouer à marquer des points.Je pense qu'il arrive dans un état d'esprit positif, cherchant à diriger une opposl tion qui ne fera pas que s'opposer au gouvernement, mais pro posera également des alternatives \u2022 Le Renord et le Corbeau À un an de I « lions, il \\ s lieu de s*» surprendre de m chef politique flatter ainsi son adversaire, tel le renard de La GILBERT LAVOIE (de notre bureau d'Ottawa) fontaine.! es malheurs de | la nadair ont donne l'oocasiôfl à M.Trudeau de continuer, men re di, dans la même veine II faut dire que M.Mulrom-v lui B OU vert la porte.Interm,.ni! le premier ministre sur les pertes financières encourues par PàviOttnerie de Montreal avec le Challenger, le chef conservateur a propose la création d'un comité spécial des Communes « afin de trouver des su huions pour sauver Canada?r et cette technologie, dans I intérêt même du Canada».- C'est de l'avenir que je me soucie », a t il conclu, en faisant valoir qu'il ne voulait pas se Inner dans une Chasse aux sorcières La d« deration constituait un viragt evident pour le Parti (onsen teur qui fait le procès de Can| dair depuis un an.demandant plus ou moins ouve rte ment que l'on mette la clef dan- la porte.Tnideau était r i\\ | Je suis heureux d'entendre le chef (h PoppOSition nous declarer que son parti désire sauve r Canadair Ktanl donné ta critiques que nous avons entendues SU cour» de l'année écoulée, de la part des deputes de changer quelque chose il faut se battre.Finalement c'est toujours la même affaire.Plus on s'occupe de dossiers, plus on a conscience des besoins, plus on s'énerve \u2022.« Et on n'a pas forcément plus d'argent », pourrait ajouter Louise Picard, dont le travail le >itue entre l'animation, l'organisation, la course au trésor.Depuis quelques années elle s'est spécialisée dans la recherche de fonds pour des projets !t femmes, particulièrement à Mont-Laurier.« Le mouvement des femmes a fait apparaître des problèmes sociaux et les femmes veulent des services en fonction de leur nouvelle vie: les garderies sont un exemple typique \u2022, déclare Louise Picard.Qu'il s'agisse d'un centre d'auto santé, d'une maison d'hébergement, d'une garderie, de l'organisation de ANNE RICHE» loisirs, la voie est toujours la même pour obtenir de! SOUS, On attend de l'Étal Providence, de l'Étal Mâle la manne qui fera vivre OU survivre le projet durant un an, deux ans peut être Les débuts Comment Louise l'est elle n trouvée, do jour au lendemain, investie du role ingrat d'avoir à trouver de l'argent pour mettre sur pied des services?Apres sa formation de cera miste.un mariage, plusieurs voyages, elle se mei so rieusement à la recherche d'un emploi.On est en 1975.Son mari devient journaliste a Mont-Laurier, elle le suit et tàte de tout elle même dans ce metier.Puis elle enseigne le «flèche», plus près de se formation artistique.Petit à petit elle s engage dans son nouveau milieu et accepte sur l'instigation de la ville de Mont Laurier de diriger une recherche sur le sport, subventionnée par un programme té déral d'emploi.Elle met au jour une realite : le sexisme dans le sport.« C est la premiere foi i qu'on parlait de ca dans la région », fait-elle remarquer.Plus tard, enceinte, elle présente un projet de recherche sur la contraception et la périnatali té: bottin sur la contraception, rapport de 250 pages.« Pour moins de $190 par semaine », precise t elle Sa vie économique oscille entre le salaire d'un projet subventionné et des près tations d assurance chômage.Toujours du temporaire, tou jours de l'aléatoire.« 11 faut bien gagner sa vie, même si on travaille les trois quarts du temps bénévolement.Présenter un projet, c'est un travail à plein temps.Voir la bonne personne, arriver au bon moment, respecter les normes, remplir les formules.Sans être sûre que le projet va être accepté.Sans et re sûre d'avoir une part du gâteau de ce projet ».Un projet quel qu'il soit, suppose de la réflexion, de l'étude, de la stratégie 11 faut pouvoir orchestrer l'action, travailler avec des intervenants locaux qui ont leur travail régulier durant ce temps, les réunir tous, ce qui n'est pas une mince affaire.Et c'est long.« Pour avoir deux chambres dans une maison destinée à des femmes victimes de violence il a fallu la prise de conscience des colloques régionaux sur la violence, il a fallu étudier les besoins de la région.La ville commande une étude: comment va se passe actuellement dans les cas de vin lence conjugale?Comment ça pourrait se passer en matière d'intervention?».Et final» ment le projet se réalise.Les difficultés financières En dépit de cette concertation et de l'énergie qu'y mettent beaucoup de gens, de l'évidence du besoin, la maison se retrouve en difficulté financière, comme toutes les autres maisons d'he bergement de la province.Qu'il s'agisse des garderie?, de l'école, des ser\\ ices de santé, les femmes passent une grande partie de leur vie dans des activités parallèles, où elles se re trouvent très souvent marginalisées.L'exemple de Louise Picard est celui des centres d'auto-santé, illustration d'un style de vie nouveau que des femmes choisissent parce qu in satisfaites du système, mais qui déplaît beaucoup aux gouvernements.Louise Picard attend beau coup de la réflexion des femmes sur l'épineux problème du fi nancement des groupes de femmes, au cours du forum qui se tiendra à la fin du mois.«.Je suis certaine qu'il peut y avoir des solutions concrètes qui nous sortiront de ce misérabilisme chronique », conclut-elle.LUNDI: Apprivoiser l l'ordinateur photo Michel GRAVEL Pour assurer des services qui répondent aux besoins des femmes, il faut des Louise Picard pour partir à la chasse.des gros sous.Le financement des projets de femmes tel qu'il se pratique à l'heure actuelle n'assure pas la viabilité à long terme des projets, ni la sécurité à celles qui se dévouent.Le forum économique apportera sans doute des éléments de solution.Un millier de femmes au Palais des Congrès Les femmes : une force économique insoupçonnée Tel est le theme du forum organise par le Conseil du statut de la femme, et qui reunira plus d'un millier de femmes au Palais des Congrès, les 29 et 30 octobre prochains Comment valoriser la production domestique, humaniser le tra-vail.démystifier le développement économique, sortir de l'insécurité économique, s'approprier le développement technologique, financer les projets de femmes, apprivoiser l'argent* investir les lieux d'influence Autant de questions, autant de thèmes qui seront discutés en ateliers.Les principales recommandations pre sentées eh plénière orienteront les action- futures du Conseil du statut de la femme.Le forum sera surtout l'occasion d examiner ensemble les voies de solution aux nombreux problèmes auxquels sont confrontes les femmes dans leur nouvelle vie.et il y a fort a parier que des idées originales viendront insuffler de l'espoir.«Les femmes peuvent tout faire, si elles le veulent», teile est l'idée générale qui se dégage des entrevues effectuées dans le cadre de cette série d'articles qui commence aujourd'hui et qui se rattache directement à certains themes qui seront abordés lors du forum.Anne Richer a rencontré six femmes qui vivent chacune des expériences à travers lesquelles bien des femmes peuvent se retrouver.Certaines d'entre elles ont trouvé des réponses, d'autres en sont encore à s'interroger.Elles ont toutes eu l'humilité de témoigner et le souci de partager avec d'autres leur cheminement.I \u2022 i i I I I I » » I I I I « I i LA SEMAINE DE LA CONSOMMATION Plus que jamais, le regroupement s'impose k A \\ quoi travaillent les associations de consommateurs, de nos jours.' Est-ce que l'Office de la protection du consommateur n'est pas là pour rassembler les griefs, pour redresser les torts?Cet office arrivant pour les associations comme l'aboutissement du travail de plusieurs années, les membres ont pu penser qu'ils pouvaient laisser tomber leur vigilance, l'État vieillait.À l'Association des consommateurs du Québec, les 4 000 membres actifs ont commence à s'éparpiller.À la fin de 1981.il n'en restait que 500.Ces 500 qui n'ont pas cru à l'État-providence sont maintenant 800.Si on leur ajoute les membres actifs des deux fédérations d'ACEFs (associations coopérative d'économie familiale), cela fait quelque 3 000 personnes qui croient que les associations de consommateurs ont encore un rôle à jouer.Et on peut leur ajouter 1 500 membres d'une nouvelle fédération, ie Mouvement des consommateurs handicapés du Québec.La Miuf Le dossier de la MIUF est la plus belle victoire des associations de consommateurs.Si au Québec les victimes ont pu s'organiser rapidement, et peser sur les décisions officielles, c'est qu'elles ont pu se regrouper autour de diverses associations locales, quand il est apparu clairement que la solution ne viendrait pas d'en haut.En cette semaine de la consommation, une invitation est laj^ée : » Faitefcdonc partie d'une association de consommateurs ».Encore faudrait-il connaître leurs sujets de préoccupations, qui sont bien différents d'un groupe à l'autre.L'ACQ a fonctionné pendant une vingtaine d'années comme section québécoise de l'Association des consommateurs canadiens, pour s'en séparer juridiquement en 1978, tout en restant son représentant provincial.Les derniers liens ont été coupés l'année dernière, et une nouvelle section québécoise a été créée, qui a repris le sigle ACC(Q).L'ACQ est très impliquée dans la représentation collective des consommateurs devant les organismes de régulation du marché, que ce soit le CRTC ou la Régie des marchés agricoles.Puisqu'on nous reconnaît le droit d'intervenir, dit le président Jean-Claude Beauchamp, il faut qu'on nous en donne les moyens.Beauchamp a suivi la suggestion faite par Ralph Nader, lors d'un passage à Montréal.11 a demandé à Bell Canada d'ajouter au relevé mensuel, quand la compagnie avertit les abonnés de ses demandes d'augmentations de tarifs, un paragraphe les avisant qu'ils peuvent manifester leur accord ou leur désaccord par l'entremise des associations de consommateurs dont l'adresse serait incluse.La même demande sera éventuellement faite à l'Hydro, qui a toute liberté d'augmenter ses tarifs sans faire appel à une regie.Les tarifs d'Hydro sont en partie des taxes cachées, ces « taxes indécentes » que dénonce l'ACQ.qui voudrait faire reconnaître le principe de « la visibilité de ce qu'on paye », pour l'électricité comme pour les alcools, le tabac ou l'essence.L'ACQ se bat sur plusieurs autres fronts: \u2014 les assurances/ leurs coûts prohibitifs au Québec, leur jargon et leurs chinoiseries; après bien des années d'étude de ce sujet complexe, on arrive a des propositions concretes, comme celle des contrats standardises; \u2014 la publicité des sen ices professionnels; on a longtemps proclamé que les membres des professions libérales ne devaient pas discuter d'argent, qu'ils n'étaient pas des marchands.L'ACQ voudraient qu'ils affichent leurs prix à la porte, pour qu'on puisse les choisir en connaissance de cause; \u2014 les technologies nouvelles, leur impact sur le consommateur; l'industrie n'est pas seule à avoir besoin d'aide pour passer le pont.11 ne faut pas, selon l'ACQ, laisser la moitié des clients manquer le bateau photo LA PRESSE M.Jean-Claude Beauchamp, président de l'ACQ.IP \u2022 Des luttes nombreuses Aux luttes de l'ACQ, il faut ajouter celles que mènent les Associations coopératives d'écomomie domestique regroupées en deux fédérations, la FACEF et la FNACQ (Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec : \u2014 les consultations budgétaires sont le principal travail de ces ; groupements; ; \u2014 une nouvelle loi des petits débiteurs est proposée, pour faire place aux techniques actuelles qui ne règlent pas grand'chose, comme la loi des faillites et le dépôt volontaire; \u2014 l'isolation des maisons, les programmes de bi-énergie et autres subventions permettent a des exploiteurs de s'improviser spécialistes du jour au lendemain; c'est une situation que surveil lent de près plusieurs des ACEFs; \u2014 Telebec.filiale de Bell Canada, imposerait des tarifs extravagants dans certaines petites municipalités; les abonnés d'Artha-baska, par exemple, paieraient ie service téléphonique deux fois plus cher que ceux de la ville voisine ^e Vlctoriaville, situation qui a été dénoncée lors du Sommet sur les communications; \u2014 les coupures d'électricité dans les quartiers les plus démunis Inquiètent certaines des ACEFs, particulièrement dans les Can tons de l'Est; \u2014 les ristournes dans la distribution de lait continuent d'intéresser la FNACQ, qui a mis sur pied des comités sur l'agro-alimen-taire, des cours sur l'alimentation, etc.La FNACQ a ses bureaux au 885 de la rue Sainte-Hélène, à Lon-gueuiî (tel 677-6394).La FACEF est logée au 1212 de la rue Panel, à Montréal (tel 5260823) \\ Les handicapés j Le Mouvement des consommateurs handicapés du Québec réunit quatre groupes de la région de Québec, préoccupés de faire } connaître les handicapés comme consommateurs, plutôt que corn- * me bénéficiaires: \u2014 les levées de fonds qui n'arrivent pas à se rendre aux premiers intéressés les inquiètent particulièrement; i)s se préoccu pent aussi des équipements spécialisés, comme les fauteuils rou lants, qui semblent faire l'objet d'un monopole lorsqu'ils sont fournis par l'administration publique, et qui ne répondent pas tou jours aux besoins (fauteuils trop larges, mieux adaptés aux cou loirs d'hôpitaux qu'à ceux des maisons ordinaires).La seule enumeration de tous ces dossiers chauds donne une réponse éloquente a^Ja question posée au début de ce reportage.-+-:- LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Yves Thériault un bohème organisé, un conteur qui aimait \u2022 Jetais costaud et dur.J'ai choisi des métiers difficiles.™ J'ai été chauffeur de camion, l'ai conduit des tracteurs de construction, j'en ai vendus, et, tenez-vous bien, i'ai aussi été boxeur professionnel durant deux ans.Je me suis même battu au forum.Je n'aimais pas ça, mais cela me rapportait entre 15$ et 50$ le combat C'était en 1933-34.» Cost entre autres choses ce que confiait Yves Thériault, quand je l'ai rencontré dans sa maison de Rawdon.il y a huit mois En apprenant sa mort, ce matin, je rossent s encore la for- m GILLES NORMAND te impression que j'ai éprouvée, au début de février 1963, en entrant chez lui.Sa compagne.Lorraine Bois venue, nous avait ouvert la porte.C'était déjà étonnant.Jadis, il l'aurait fait lui-même.11 ne l'a jamais dit, il était bien trop orgueilleux, trop fier.J'ai compris, en entrant, qu'il voulait sans doute éviter l'air glacial de février Je revoyais Thériault pour la première fois depuis quinze ans.A l'époque, l'homme que j'avais laissé dans un bar du Vieux Montréal, c'était un chêne.Là, dans le fond de la cuisine, près du poêle, je n'ai pu retrouver celui que j'avais connu.Yves The riauît était devenu un vieil homme.Pourtant, il n'avait que 66 ans.Ce jour-là, j'ai parlé avec sa voix, avec ses yeux dans lesquels brillaient parfois une étincelle goguenarde.C'est tout ce que je reconnaissais de lui.Mais quel conteur, il était encore.11 fallait l'entendre raconter, en fumant sa pipe, l'incendie de l'hôpital des incurables, à Montréal, survenu alors qu'il n'avait que sept ans.Il faisait revivre toute la scène, avec les pompiers et leurs voitures à cheval, la grande échelle sur une voiture tirée par quatre chevaux, «les belles pompes en cuivre».Yves Thériault aurait fort pu ne pas être écrivain.N'avait il pas quitté l'école après huit années de fréquentation, à l'âge de 15 ans, pour travailler.Il devait sans doute à sa mère son goût pour l'écriture.«Ni mon père, qui était menuisier, ni ma mère n'étaient des intellectuels.Ils n'avaient pas conscience de ce qu'écrire voulait dire.Mais ma mère, qui lisait beaucoup, m'incitait à faire de même», racontait il.Il avait appris à écrire en analysant minutieusement l'écriture de François Mauriac, puis en lisant «le dictionnaire», à la recherche du mot juste.Et il était devenu un écrivain assez habile pour s'amuser à défier la syntaxe, comme il aimait à le dire lui-même.Avant d'écrire des livres, il était passé par la plupart des postes de radio du Québec, travaillant comme annonceur, et par bon nombre de salles de rédaction de journaux.Il avait signé plusieurs grands reportages dans les hebdos à la mode du temps.Le Petit Journal et La Patrie.Dans ce dernier, il a tenu un courrier du coeur pour hommes seulement.Et il a été rédacteur en chef à Sept-Jours.«Je suis un gars qui écrit parce que c'est mon métier d'écrire.Je suis très intelligent mais j« ne suis pas cultivé.Des gens pensent le contraire, grand bien leur fasse», m'avait-il dit, ce qui m'avait amené à lui demander s'il avait des auteurs préférés.«Oui, moi», avait-il répondu avec une pointe de malice dans Pèeil.C'est air gouailleur qu'il avait toujours quand il s'apprêtait à se payer la tête de quelqu'un.a rire Yves Thériault s'est éteint à Tôge de 66 ans.Il y a 15 ans c'était un vieux chêne.A 11 «J'aime bien les auteurs qui écrivent comme moi», avait il renchéri avec un énorme éclat de rire.«Les écrivains n'osent pas le dire, mata ils aiment toujours ceux qui écrivent comme eux.\u2014 Et qui écrit comme VOUS?\u2014 Personne.Je ne le sais pas vraiment.Je lis très peu de Québécois aujourd'hui.Je n'en ai pas le temps.» Du temps, il n'en avait pas gros, en effet.Il était plein de projets.En plus de textes qu'il préparait pour la télévision, il était à planifier une tournée de quelque 25 bibliothèques publiques, pour y rencontrer ses lecteurs à travers le Québec.Au moment de sa mort, il devait partir pour l'Abitibi.Il avouait avoir écrit uniquement pour gagner sa vie, et non pas par besoin viscéral.Il se disait âpre au gain.Il savait cependant la place qu'il occupe dans la littérature québécoise.Une place importante, comme il disait.Il avait, bien avant les autres, connu les plus grands succès populaires, en particulier avec la vente de plus de 270,000 exemplaires d% Agaguk Mais cela ne l'empêchait pas d'être un peu jaloux des succès encore récents d'Yves Beauche-min, avec Le Matou et de Roger Lemelin avec Le Crime d'Ovide Plouffa Yves Thériault ne s'était jamais tout à fait remis de cette thrombose cérébrale en 1970, qui l'avait laisse paralyse du rant quelques temps et qui l'avait forcé à réapprendre à parler, à marcher et même à signer son nom.Cette maladie lui avait appris à vivre au jour le jour.«Le soir, au moment de me coucher, je me dis: j'ai survécu aujourd'hui», disait il Personnelle, courageuse aussi, est son oeuvre s Yves Thériault a écrit des contes, des récits, des romans, des pièces de théâtre, des essais, des textes polémiques et aussi, sous un pseudonyme, des petits romans populaires \u2014 il fallait vivre; il a écrit pour les REGINALD MARTEL adultes, les adolescents et les enfants: il a écrit dans les journaux, pour la radio et la télévision.Les nombreuses bibliographies de Thériault ne sont pas tout à fait semblables.Et pour cause: l'oeuvre est immense.Une production de qualité inégale, c'est-à-dire marquée de sommets qui l'ont inscrite depuis longtemps parmi les oeuvres les plus fortes de la littérature québécoise.Oeuvre absolument personnelle, aussi, et je pense en écrivant cela rendre à Thériault le plus bel hommage.Cet écri- vain, qui n'a pas eu de disciples \u2014 encore qu'il ait poussé bien des jeunes à l'écriture \u2014, n'a pas eu de maîtres.Personnelle, courageuse aussi, l'oeuvre de Thériault.C'est avec lui que 1 univers romanesque québécois franchit de façon décisive les frontières étouffantes.Pour agir à leur mesure, les héros de Thériault ont besoin, parfois, de la moitié d'un continent.Ils vivent ici, là, tout près, nais aussi au Labrador, dans les Plaines de l'Ouest, dans le Grand Nord.Ou alors, comme Aaron, dans cet au-delà du monde qu'est un ghetto montréalais.Des fous peut-être, ces personnages.Habités par des rêves fantasques mais que leur passion rend capables de tout, le meilleur et le pire, l'amour interdit et la mort donnée, reçue.Héros grisés par le besoin d'une absolue liberté, attentifs surtout è leurs pulsions les plus profondes, capables en un seul geste c4i en deux mots, mais bien pesés, d'abolir les contraintes de la culture, de la religion, d'une civilisation qui prétendent les brimer.Le temps, maintenant, séparera le meilleur et le reste.Aga- guk surtout demeurera un clas-sique des littératures québécoise et universelle.Un critique profond, M.André Bro-chu, dans la longue analyse41 qu'il fait du roman, écrit ceci que j'aime, parce qu'y est signalée la liaison entre la connaissance et la déraison : « Aga-gukest un roman heureux parce qu'il se situe dans un ailleurs et un passé où l'héroïsme est encore possible.Par héroïsme, il faut entendre la maîtrise de soi et de la nature, laquelle suppose une authentique science du réel.» Agaguk, certes, pour l'héroïsme, pour la nature et les autres à maîtriser, pour que dure ce qui doit durer.Agaguk mais aussi dix, peut-être quinze livres inoubliables, de ceux qui réinventent chaque fois le plaisir de lire, qui n'est rien d'autre que le plaisir de rêver la vie, de la rêver meilleure, plus exaltante, plus excessive.Des romans, des récits et des contes ouverts, en ce sens qu'on y entre, malgré le dépaysement, sans qu'il soit utile de savoir en déchiffrer les mécanismes d'écriture.Tout coule de source, sans que l'écrivain ne paraisse s'arrêter un seul instant à cette complaisance qui consiste à se regarder écrire, à chercher l'effet.Car le style d'Yves Thériault, c'est peut-être de n'en pas avoir.Et pourtant, on reconnaît ses livres entre tous.L'oeuvre de Thériault, plus que toute autre sans doute, a été lue par ses compatriotes, ceux qu'il a éblouis et ceux qu'il a scandalisés.Ce n'est pas la seule sanction d'une oeuvre, c'est en tout cas la plus sûre.Les Québécois, indifférents comme tout autre peuple aux querelles sur la modernité, ont compris très vite qu'elle prenait place, cette oeuvre, dans la durée.La morale qui vient de soi, la passion qui dévore les amants, la quête d'un pays du coeur et de l'esprit où l'humain enracine à sa guise ce qui appartient à lui seul, voilà ce que Thériault nous a donné, voilà ce que nous avons aimé.* Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome III, 1940 à 1959, pages 16 à 21.Fides, Montréal, 1982.! L Yves Théric^t.vers la fin des années 60.THÉRIAULT SUITE DE LA PAGE A 1 une meilleure compréhension de la culture inuit, que son oeuvre romanesque nous aura permis d'aborder avec un regard neuf.Cette figure dominante de notre vie culturelle nous laisse en héritage une oeuvre remarquable, que nous conserverons comme un bien éminemment précieux.».Yves Thériault était membre de la Société des gens de lettres de Paris, de la Société des écrivains canadiens et de la Société des auteurs dramatiques.Né à Québec en novembre 1915, fils de menuisier, sa famille s'installe dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, quand il avait trois ans.Dans ce secteur cosmopolite, il devient aussitôt bilingue et apprend ensuite à se débrouiller en yiddish.Vite absorbé par la lecture, le jeune Thériault devient pour plusieurs compagnons le type à lunettes s'attirant la moquerie et qui doit se bagarrer pour être respecté.Adolescent rébarbatif à la religion catholique, il préfère fréquenter la synagogue.Les premières pages de son roman Aaron sont en fait sa propre^ traduction de la Genèse, qu'il avait trouvée dans unt vieille édition allemande de la Thorah, le livre sacré des juifs.Convaincu qu'il n'avait pas la «qualité poétique», il postule quand même en 1935 pour être annonceur à CKAC, la station montréalaise alors bilingue.Ainsi Thériault faisait en anglais et en français les réclames des petites pilules Carter.Au bout de 15 jours, CKAC choisit un permanent parmi deux concurrents meilleurs que les autres.L'un d'eux est le futur écrivain et l'autre, qui sera choisi, est Roger Beaulu.La famille du défunt a fait savoir hier soir que la dépouille mortelle ne sera pas exposée, et que les cendres seront inhumées dans quelques jours dans la plus stricte intimité.Toutefois, un service commé-moratif se déroulera le vendredi 28 octobre, en l'église Notre-Dame-de-Gràce à Montréal.La famille demande aux personnes qui auraient aimé faire parvenir des tributs floraux d'adresser, à leur place, des dons à la Fondation du Québec des maladies du coeur.Yve:i Thériault laisse dans le deuil son fils Michel et sa fille Marie-Josée, leur mère, Mme Michelle Blanche!-Thériault, ainsi que sa compagne, Mme Lorraine B#ismenu.x Clément Richard Ce qu'ils ont dit d'Yves Thériault Avec la mort d'Yves Thériault, des écrivains ainsi que des éditeurs et des universitaires ont salué hier la disparition d'«un conteur magnifiquement doué ».« d'un des pères de la lit térature québécoise », « d'un pionnier », alors que quelqu'un disait voir dans l'oeuvre abondante de Thériault (plus d'une soixantaine d'ouvrages) « une des grandes oeuvres fondatrices sur le plan romanesque ».De son côté, le ministre des Af faires culturel les Clément Richard a souligné qu'il a écrit « sur les aborigènes du Québec des pages d'anthologie dont on trouverait peu d'équivalents dans les littératures américaines ».«Comme tout le monde, j'ai lu Agaguk, la Fille laide.Histoire d'un petit homme, a dit de son côté Yves Beauchemin, l'auteur du Matou.Je garde le souvenir de sa vitalité, de son courage, qui s'est exprimé dans le nombre de livres qu'il a écrits mais aussi dans le dynamisme presque sauvage qui les anime.Cela se voit même dans sa phrase qui est heurtée, violente, très belle.On perd un grand écrivain.» JACQUES BENOIT_ Comme beaucoup d'autres, la romancière Louise Maheu-For-cier parlait hier encore au présent de l'écrivain: «Je pense que c'est une sorte de père dans l'écriture québécoise.C'est quelqu'un qui a joué un rôle fort important.D'exemple.De persévérance.C'est très beau.» Le poète Gaston Miron: « J'ai une grande admiration pour lui, parce que c'est vraiment l'écrivain qui s'est vécu comme à temps plein, qui s'est construit un statut d'écrivain permanent dans des conditions très difficiles.» Pour Miron, Thériault fut aussi un novateur: « On a souvent dit qu'il était excentrique à la société québécoise, alors qu'il a été le premier à jeter un regard sagace et critique sur notre société avec des livres comme pour un homme seul, la Fille laide, le Dompteur d'ours.Et en parlant de la condition juive, esquimaude, il nous parle de nous-mêmes, il nous renvoie à nous-mêmes.» Novateur, Thériault le fut aussi en ayant été le premier à parler de mondes d'ici mais dont personne ne savait rien, ceux des Inuit, des Indiens, estime Michel Tremblay.«Ce qui m'avait frappé dans mon adolescence, ajoutait-il hier, c'était la présence de la sexualité dans son oeuvre.Il a écrit des choses là-dessus alors que personne n'en parlait.» Selon le professeur et écrivain Gilles Marcotte, autrefois critique littéraire de LA PRESSE, son oeuvre est «certainement une des oeuvres importantes pour le Québec.Elle a une position un peu spéciale: c'est l'oeuvre d'un conteur magnifiquement doué, mais qui n'a peut-être pas obtenu le même type de succès que celles d'écrivains comme Ga-brielle Roy et Roger Lemelin parce que ses romans ne visaient pas à décrire de façon réaliste la vie telle qu'on la vivait généralement.Il y a chez lui un côté fantastique, mythique.» Comptant parmi les « grandes oeuvres fondatrices sur le plan romanesque », aux dires de l'écrivain et professeur André Bro-chu, « son oeuvre n'a peut-être pas le fini et le prestige formel d'autres qui sont venues par la suite mais elle est parmi celles qui ont permis leur apparition.On peut le situer dans une tradition qu'on a appelé le roman du pays, qui remonte à Aubert de Gaspé, à Louis Hémon, en passant par Savard.» De même, et comme Miron, André Brochu fait observer que si Thériault a souvent créé des héros qui n'étaient pas de langue française, ceux-ci « au fond reflètent les aspirations du peuple québécois ».Éditeur et distributeur, André Bastien, de Libre Expression, qui a à son catalogue six titres de Thériault, note que « son souci n'était pas de renouveler le genre romanesque, mais d'écrire de bons livres » et qu'« il a influencé plus de gens qu'on ne pense dans le courant qui compte pour le public, celui du véritable roman ».Pour l'édi teur Alain Stanké.dont Agoak de Thériault a été le premier titre publié, ce fut un « pilier de la littérature québécoise », « un gars qui écrivait avec les tripes.On aurait dit qu'il n'imaginait pas, que tout était vécu.» D'après Victor-Lévy Beau-lieu, romancier et éditeur, qui a publié quatre Thériault, il aura été un « écrivain très important, un pionnier qui a réussi à prouver l'existence de la littérature québécoise et qu'elle pouvait être possible, le premier à foncer dans le tas et à dire qu'op pouvait écrire plus de deux livres dans sa vie ».De son côté, l'écrivain Jean-Pierre Guay et président de l'Union des écrivains québécois, disait hier trouver « remarquable » que Thériault ait publié toute son oeuvre au Québec, l'influence de Thériault étant à ses yeux pour quelque chose dans le plaisr que trouvent aujourd'hui les jeunes romanciers à « raconter des histoires ».Gilles Marcotte André Bastien A 12 \u2022 Répondez par oui ou par non à ces 12 questions\tOUI\tNON 1.Votre enfant examine les objets ou lit de très près9\t\t 2.Votre enfant a souvent les yeux rouges?\t\t 3.Votre enfant regarde la télé de trop près (moins de 6 pieds)?*\t\t 4.Votre enfant a souvent les yeux qui piquent, chauffent ou pleurent?\t\t 5.Votre enfant plisse les yeux pour voir de loin?\t\t 6.Votre enfant cligne ou se frotte souvent les yeux?\t\t 7.Votre enfant a un oeil qui louche (tourne vers l'intérieur ou l'extérieur)?\t\t 8 Votre enfant se cache ou se ferme un oeil pour mieux voir?\t\t 9.Votre enfant se plaint de voir double?\t\t 10.Votre enfant saute des lignes ou des mots lorsqu'il lit?\t\t 11.Votre enfant inverse souvent des lettres ou des chiffres?\t\t RÉSULTATS 12- Votre enfant se frappe souvent sur des objets?\t\t ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦\t\t 12 non: Votre enfant semble avoir une bonne vision.Assurez-vous en, en consultant votre optométriste annuellement.De 8 à 11 non: La qualité de !a vision de votre enfant est douteuse.Voyez votre optométriste.De 0 à 7 non: Votre enfant a un problème de vision qui semble important.Voyez votre optométriste immédiatement.\\foyez-y! les Optométristes du Québec: une garantie de professionnels l'association des Optométristes du Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEOI 22 OCTOBRE 1983 Les négociations reprennent chez Provigo Los négociations repren* dront mardi entre Provigo e$ ses 2,200 employes on grève, Ai l'invitation du conciliateur vcrM au dossier.Sans qu'on en coi naisse la teneur, il est acquis qu< la compagnie déposera de noi velles offres en vue de mettre un terme au débrayage qui paralysa 45 de ses 243 magasins depuis jeudi.MARIO FONTAINE « Nous continuerons simple ment lefc négociations q& n'étaient pas terminées lorsqof cette grève a été prématurértieH déclenchée.J'ai confiance qu'il puisse trouver des points dentetë te, mais il faudra que les deik parties utilisent leur imagination et oublient un peu l'approche fï galiste », de déclarer hier ui porte-parole de Provigo.M.J»i ques Lesage.> |j| Celui-ci considère enVffet qi* certaines questions cruciales à tel conflit, la sécurité d'etnfjloi par exemple, méritent une apVrocfi| nouvelle et qu'on n'ira nulle paît si chacun s'en tient à ses .pot* tions actuelles.Le problème de \\\\ àvéi V 500, M.Thomas Kukovica, le syn dicat se présentera à la rencontre; avec de le désir de vraiment né-1 gocier, mais n'entend pas pouri autant céder sur les droits ac quis.Dans ses propositions initia les, Provigo entendait en effet; augmenter la semaine de travail de ses emplèyés, diminuer leurs salaires et sabrer dans les clau ses normatives.Les travailleurs J ont rejeté ces\\{ffres à 98 p.cent il \u2022 y a 15 jours, ft 93,3 d'entre eux J donnaient alors un mandat de** grève à leur exécutif, qui l'a mis à exécution cetw semaine.Une assemblée du comité de! stratégie de I Union se tiendn lundi soir, en vuç de préparer 1; remontre du lendemain ave< Provigo.Dans l'intervalle la' grève se poursuit, une grève san« violence, ians vandalisme.Le?piqueteurs se consentent poui l'instant de distribuer des broM chures aiix clients, leur expli-îî quant le/enjeux de leur lutte et les invitant à s'approvisionne) chez Steinberg.« t'ne stratégie suicidaire», commente le représentant de Provigo M Lesage.Un rfcandat de grève plane éga lement sur cet autre géant dt\" l'alimentation, mais ne sera pas appliqué tant que le dossier Pro vigo sera en suspens C'est 1< même syndicat qui représente les 10,000 employés syndiqués des sécurité d'emploi se pose une acuité particulière aux enV ployés de ce géant de l'alimentation, puisque la majorité des nia gasins opérant sous le nom dé deux entreprises.Cela^nrempé-Provigo sont des franchises, coiv cnera toutefois pas les négocia-cessions ou affiliés.L'arrêt de teurs svndicaux de rencontrer les travail en cours ne touche que lf^\\ porte-parole de Steinberg lundh anciens Dominion.matin, ou là aussi oV nouvelle^ ()fl Au dire du président de l'Union fres de la compagnie devraien des emplovés de commerce, local être déposées.Laurentides : un syndicat CSN passé àja FTQ L'exécutif de la CSN Construction de la région des Laurentides a décidé de joindre les rangs de la FTQ-Construction.On sait que les centrales syndicales sont en pleine période de maraudage dans le secteur de la cons* traction et que la centrale qui, lors du vote d'allégeance prévu pour le 7 novembre, obtiendra une majori té de voix sera appelée à représenter tous les syndiqués de la construction lors des prochaines négociations avec les associations de constructeurs.; Dans, un .communiqué, le vice-president de la CSNConstrUc-tion des' Laurentii M.Raymond Pili déclare que l'on a ci^é de passer à î^i FTQ parce que loi considère que la CS1 Construction n'a pluj rien à offrir aux tra* vailleurs de ia conslj traction, à cause prirç* cipalement dei graves difficultés qu< celle-ci rencontre a< tuellement au niveai de l'organisation etdi financement.idiences obliques sur %enir du Canad C'est alx CaiUdiENS qu'il appartient d^définir l'avenir de leip pays.participez aux audiemes publiques sur l'union ÉCONOMIQUE et les perspective de développement du Canada.Comment améiIorer notre économie Comment conoxier nos IMPÉRATIFS ÉCp|oMlgÛESjT nos objectifs) développement?ient amene! employeurs et salariés à tra/ailler plus efficacement e^emble ¦ Codent améliq^r les RELATIONS FÉDÉRkÊè provinciales ConIment amen A gauche: Escarpin à bout ouvert en peau de serpent bourgogne, noir, café, anthracite, rose noir.125 S.A droite: Escarpin à bout ouvert en chevreau noir, ambre, canneberge, gris.95 $.A A LES GALERIES D'ANJOU \u2022 LES PROMENADES ST.BRUNO \u2022 LE CARREFOUR LAVAL PLACE VERSAILLES \u2022 LES TERRASSES*iCENTRE ROCKLAND » GOUVERNEMENT k ÊTfrE PLUS ATTENTIF AUX BESOINS jES ens de ite< les LA COMMISSION TEINDRA DES AUPINCES PUIUQUES k MONTRÉAL LE 31 OCTOBRE, 9H3dl 16H30.SAISONS SHERBROOKE OUEST L'ÉTl Kmv.h ^ nt,in»i^>i«'Ci \"ii I « nfluflift l DMin |ir\\r|n(Hnt'lll Vfii-jk I.M I IA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22XTOBRE 1983 A 1 3 en composant sans tarder le numéro de téléphone de votre région.¦ .En vous abonnant avant le 15 novembre .t vous courrez la chance de gagner 1 des 10 téléviseurs couleurs -vous au câble*.de notre concours: ua i eievision sans le câble.c'est Terre des Hommes sans la Ronde Cost Muriel Millard sans ses paillettes C'est Laurel sans Hardy.» gilles latuiippe «Avec le câble, on va droit au but!» michael BOSSY t Grâce au câble, n un tour de main, toutes les nouvelles i internationales et les spectacles du monde.» juliette huot i-.*.< «Le câble?Pour une télévision â son image! C'est en avoir plus, et tout de suite.» serge turgeon Le câble m'offre un immense choix d'émissions variées de qualité exceptionnelle.» yoland guerard «Agréable.culturel.divertissant.instructif.le câble c'est une nécessité dans ma vie.» LUCIEN FRENCHIE» jARRAUO ¦y - ».V Le câble, c'est \\ l'événement impoiant en télévision.¦ gilles phiuppe deorme ¦ \u2022te câble, clst du s fort et beaucoup plis!» pierr* M0NO0U Le câble.C'est la télévision complète!» jean pierre coallifr «Le câble, mon ouverture sur le monde! BENOIT MARLEAU >> «Dans ma profession le câble devient autant un outil de travail qu'un moyen de divertissement.» rejean tremblay « Moi, je parie sur le câble» jacques beauchamp « Le câble, c'est un outil de travail: j'y vois évoluer tous les artistes.» ED0UAR0 remy «Le câble, c'est la télévision de demain a la disposition des gens d'aujourd'hui.» martial oassylva « Plus de choix, donc plus de liberté: faites votre propre programmation avec le câble.\u2022> FRANCINE GRlMALOI .3* \u20aci r i Le câble, une fenêtre sur la communication.» REAL GIGUERE or- ter «Je suis abonnée au câble parce que j'ai le choix.» VERONIQUE BEUVEAU \u2022 Ma famille est comblée, mon garçon regarde les bandes dessinées, ma fille, les émissions de variétés et moi, les sports; ça c'est avoir le choix: grâce au câble.» «oger joubert Le câble, quelle aubaine pour un pantouflard comme moi.» JACQUES PROULX Le câble m'est indispensable pour savoir ce qui se passe dans le monde du spectacle.» ANDRE ROBERT I V Le câble, c'est un journal en mouvement.On peut le consulter à volonté.» JEAN paul sylvain «J'arrête tout pour le câble!» DANIEL BOUCHARP « Entre nous, c'est câblement bon!» SERGtLAPRADr \"Le câble.un pas en avant vers le monde des communications.accessible à tous.» REINE MALO «Le câble me procure un large choix d'informations sociales et culturelles, de bons films et les émissions sportives.» JACQUELINE GARE AU \\ i.«Le câble.c'est beaucoup plus que la télévision.» denis heroux Je souscris au câble depuis le début et je suis des plus satisfait de la programmation.» claude mouton ras L'univers entier sur demande, chez moi, du bout des doigts! jean guy moreau Le câble, c'est excitant comme un bon match de hockey.» BERNARD BRISSET < Choisissez le câble.et laissez-vous séduire!» danielle ouimet I Les meilleurs films de l'heure et tous ceux que j'ai manques chez-moi, grâce au câble.» paul berval f Le câble est devenu le pain quotidien de mes yeux.\u2022» DORIS LUSSIER «Le câble est indispensable à tous ceux qui veulent avoir une ouverture sur le monde.» JEAN CLAUDE LORD ¦ M «S'abonner au câble, c'est ouvrir une grande fenêtre.» yves taschereau Je suis un gros mangeur» de télévision; je bouffe de la télé payante.» stephane venne «Bien installée chez moi, je fais le tour du monde, grâce au câble.» louise latraverse MONTRÉAL 383-0006 Du lundi au vendredi de 9h à 18h30 QUÉBEC 687-4650 / SHERBROOKE 566-7711 / V l(TOR1AN 11.LE 758-0501 / ( AP-DE-l A-MADELEINE 375-0161 lEADHARNOlS 429-6423 BUCKINGHAM 986-8318 SI - JEROME 436-3514 / JOLIETTÉ 759-8181 / SI-JE AN 346-1127 GATINÉAI 663-7753 / 1.IMS 687-4650 S.T-Hl'BERT 383-0006 / KIT-LAURIER 623-2410 si vous n'a» / pus déjà reçu pui la poste les r lukiiu-nts d« ce concours, vous pouie/ en obtenir une copie, sur demande au (îroupe \\ ideotroh, *>o.Beaubien ouest, Montréal, Quebec. V A 14 INFOKVMTIDMS LA PRESSE, MONREAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Charbonneau démissionne du Secrétariat à la Jeunesse COURSE AUX Trudea Ces» sur la pointe des pieds que le député de Vercheres.Jean Pierre Charbonneau, a quitté, cette sein.une.le Secrétariat à la Jeuness.dont il assumait la responsabilité depuis sa création on mars dernier, à titre d'adjoint parlementaire du premier ministre Rene 1 e\\ esque.M.Charbonneau a remis sa demission, âpre-avoir « constaté qu'il ne disposait pas des outils et du pouvoir ne cessa ires pour mener sa tâche à bien ».Mais la porte n'a pas cla-jiié.H UG U ETTE^ ROBERGE Le ge$U de .Jean-Pierre Charbonneau qui ( unserve son poste d'adjoint au premier ministre -n'a pas été annoncé officiellement.C'est à reculons, visiblement mal à l'aise, qu'il a simple ment confirmé la nouvelle hier.Èn soirée, au COUTS d'une entre vue qu'il accordait à LA PRESSE à la permanence nationale du Parti Québécois a Montréal, M.René Lévesque a commenté l'incident en des termes qui indiquent que la raison de la demi-sion de M.Charbonneau est qu'il ne faisait pas partie du conseil des ministre^ EMENTS veut rapprocher Moscou et Washington Photo Armand Trottier, LA PRESSE M.Lévesque a repris la responsabilité du Secrétariat à la Jeunesse.4 f> Nouveau programme ¦ In nouveau programme dont l'entrée en vigueur pour trois ans a été annoncée hier par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, poursuit un double but : améliorer l'aide offerte jusqu'ici aux éleveurs de truites arc en ciel, dont le maximum passe de $25 000 à $40 000 : introduire pour la première fois au Québec une aide financière technique à l'élevage du saumon de l'Atlantique et des moules.Le ministre Jean Garon a expliqué au cours d'une conference de presse que.de 1977 à 1982, le nombre de pro ducteurs de truites d'élevage est passé de 113 à 410.que la production est passée de 152 tonnes à 700 tonnes et que notre degré d'autosuffisance est maintenant de 22.5 p.cent au lieu de 5 3 p.cent.L'élevage du saumon et des moules représentent une voie d'avenir pour les régions maritimes du Québec, notamment la Gas-pésie et la Côte-Nord, a dit M.Garon.Garon ne sera pas candidat ¦ Quand je serai convaincu que l'indépendance du Québec ne se fera pas, je quitterai la vie politique, a déclaré hier le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Jean Garon.« Je souhaite que l'indépendance du Québec se fasse.En attendant, je souhaite que les intérêts du Québec soient défendus à Ottawa.Mais ce n'est pas mon intention de me présenter à Ottawa », a-t-il dit.a quelques journalistes.M.Garon a ajouté qu'il était en faveur de la participation du Parti québécois aux élections fédérales.« Je pense que c'est une bonne chose et que ça aurait dû être fait avant.» Ministre pressé ¦ Le ministre canadien des Affaires extérieures, Allan MacEa-chen, voulait sauver du temps lorsqu'il a pris un siège sur un vol commercial en direction d'Amsterdam, pendant qu'un Challenger vide était transporté en Europe, a déclaré hier le ministre aux Relations extérieures, M.Jean-Luc Pépin.Celui-ci répondait aux questions du critique conservateur en matière de revenu Perrin Beatty, qui demandait pourquoi le ministre MacEachen, qui se sert du Challenger au cours de sa tournée au Moyen-Orient, n'avait pas utilise l'appareil pour se rendre en Europe.Les règlements de l'aviation internationale interdisent au Challenger d'effectuer des vols transatlantiques sans escale.S'il avait utilise cet appareil, M.MacEachen aurait dû faire un arrêt en Islande.Contrats dans les poches ¦ « Nos firmes rentrent au Québec avec des contrats dans les poches, » a déclaré hier a Paris le ministre québécois du Commer ce extérieur.M.Bernard Landry, qui pilotait depuis mercredi un groupe de 15 entreprises québécoises participant à Toulouse au Salon international des techniques et énergies du futur.Sans donner de détails précis, M.Landry a expliqué que des contrats avaient été signés, que d'autres étaient en voie de l'être et que toutes ces ententes étaient liées à des domaines de hautes-technologies, particulièrement à la bio-technologie.Le ministre a déclaré que le salon de Toulouse était « une des activités du genre les plus prestigieuses de la planète» et il a estimé que les 15 entreprises québécoises présentes étaient « au diapason » de leurs concurrents internationaux.« Au début du printemps dernier, a expliqué M.Lévesque, on a lancé un plan d'actinn spécifique pour les jeunes.Le Secrétariat à la Jeunesse a été créé, à titre experimental, et j'ai demandé à M.Charbonneau d'en assumer la responsabilité.A cause de son dévouement aux intérêts des jeunes et de son travail à la direction de la Commission parlementaire sur la revision de la Loi de la Protection de la Jeunesse.«Tout l'été, M.Charbonneau a travaillé comme un forcené.Pourtant, cet automne, on en est venu à constater qu'il s'agissait là d'une mission impossible pour un adjoint parlementaire, en rai son des mandats inter-ministé-riels que ce travail implique et du danger de confrontation administrative.Et il n'est pas question de créer un nouveau ministère.On a déjà assez de ministères, et peut-être trop ! « M.Charbonneau et moi avons étudie le problème et il m'a offert sa démission comme adjoint parlementaire.J'ai refusé, tout en acceptant de lui retirer la responsabilité du Secrétariat à la Jeunesse.J'ai donc repris, jeudi der nier, la responsabilité directe du Secrétariat à la Jeunesse.C'est devenu mon dossier.» M.Lévesque affirme qu'il réussira à « trouver le temps nécessaire » pour piloter ce dossier.« Au cours des derniers jours, je l'ai fait et je dois dire que j'ai trouvé ça passionnant, et l'équipe du Secrétariat est vraiment formidable.Mais ce n'est pas parce que j'étais jaloux de Charbonneau que je lui ai piqué son dos sier! », blague-t-il.«Vous savez, à mon poste, on doit voir à l'ensemble des dossiers gouvernementaux, mais on n'a générale ment aucun dossier précis.Cette fois, j'en ai un î » À son adjoint parlementaire soulagé de la responsabilité du Secrétariat à la Jeunesse, le premier ministre a déjà confié le mandat «de dégager des perspectives de l'action gouvernementale en vue de l'Année internationale de la Jeunesse en 1985.M.Charonneau accompagnera également le minisire Guy Chevrette la semaine prochaine à l'Ile Maurice où se tiendra la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones.« Pas question, dit-il, de mettre un terme à ma carrière politique.J'ai encore beaucoup à dire et à faire en politique î ».OTTAWA \u2014 Alors qip certains le destinent à la re traite dès décembre, le pifcmier ministre Trudeau se prépare depuis un mois à ce qui *rait, s'il réussit, le point culminant de sa carrière politique : inter de rapprocher Moscou etlWa-shington dans le but de mittre fin à l'escalade de la coursëuux armements.T GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa Le ministre d'État aux Behi lions extérieures.M.Jean Luc Pépin, et le bureau du prettitr ministre ont confirmé que M Trudeau a mis sur pied un gr«i pe de travail d'une douzaine V personnes chargées de le cm seiller sur la façon de diminu^ les tensions entre les deux graÇ des puissances.Il n'est pa; écarté que le chef du gouverne^ ment se rende à Moscou dans le\\\\ cadre de cette démarche, mais aucune décision n'a encore été prise sur le sujet.Interroge aux Communes d'Ottawa hier, le ministre Pépin a indique que la mis*» sur pied du groupe de travail s'inscrivait dans la ligne de pensée de Pen gagement pris au Sommet de Williamsburg, de travailler à réduire la menace de la guerre « Le premier ministre recueille les opinions de nos diplomates partout dans le monde, pour savoir quand, comment et où les tensions est ouest pourraient être réduites » a indiqué M.Pepin, en ajoutant que le chef du gouvernement ferait part de ses réflexions sur le sujet iors d'un discours qu'il doit prononcer jeudi soir prochain à l'Université de (iuelph en Ontario.De son coté, le secrétaire-adjoint du cabinet pour les Affaires étrangères et la défense, M.Bob Fowler, a déclaré à LA PRESSE que M.Trudeau travaillé activement « à la récherche d'une meilleure athmosphè-re entre l'Est et l'Ouest», mais il a nié que cette démarche puis se imener le Canada à s'ingérer dars les négociations américa-no loviétiques sur la limitation de b course aux armements.« Sous n'avons jamais eu la moindre intention de nous insérer dans ces discussions.Il '-'agit là de négociations entre les deux super puissances.Les .Russes et les Américains sont les seuils à la table.l'OTAN et les pays du Pacte de Varsovie ne sont pas là.Il ne s'agit donc pas du tout de nous engager dans ces négociations ».M.Fowler n'a pas été plus spécifique sur la forme que pourrait prendre la démarche de M.Trudeau, et il a qualifié de prématurées les rumeurs voulant que le premier ministre se rende» à Moscou.« Ce n'est pas à écarter, mais c'est de la spéculation.Nous n'en sommes pas là encore, mais il ne fait aucun doute que la possibilité d'un engagement personnel est à étudier.Mais de quelle façon et dans quel but.ce qu'il veut faire surtout, c'est réduire les ten sions et rouvrir le dialogue ».L'annonce de cette nouvelle initiative du premier ministre, lévoilée à la suite de ce qui res imble fort à une fuite calculée la part du gouvernement, a edé de deux jours les inanimations qui doivent marquer #jourd'hui en Europe et dans uk?vingtaine de villes cana-dannes, la journée nationale de pntestation contre le déploiement des missiles Cruise et Peshing 2.fe gouvernement canadien a patailleurs annoncé jeudi qu'il investirait $500 000 dans des travaux dt recherche en commun ave plusieurs pays alliés, afin d'anéliorer la technologie de détetionxies armes nucléaires.La vriiieuion des arsenaux a toujfurs «[institué une pierre d'achoppement des négocia- super-puissances, rt un raffinement des méthodes utilisées pourrait facilte* les négociations.Fiscalité municipale: Québec appellera devant Cour en supreme QUÉBEC (PC) \u2014 Le gouvernement québécois va porter en appel devant la Coui suprême une récente décision de la Cour d'appel du Québec qui déclarait inconstitutionnels certains articles de la loi 57 sur la fiscalité municipale.Le ministre de l'Education, M.Camille Laurin, a précisé à.la Presse canadienne hier qu'il cherchera à accélérer les procédures judiciaires en demandant à la Cour suprême de procéder « par préséance » dans ce dossier.Dans un récent jugement majoritaire, deux juges de la Cour d'appel, MM.Malouf et Kaufman, donnaient raison à sept commissions scolaires anglophones du Québec qui contestaient la loi 57 adoptée en 1979 par l'Assemblée nationale.Ces commissions scolaires estiment que Québec n'a pas le droit de limiter le montant des taxes scolaires qu'elles imposent aux contribuables.La loi 57 fixait ce maximum à 6 p.cent des dépenses nettes qu'elles effectuent.Si la Cour suprême entérinait le jugement de la Cour d'appel, toutes les commissions scolaires du Québec pourraient hausser les taxes scolaires jusqu'à les fixer au même niveau que les taxes municipales Dans un jugement rédigé uni quement en anglais, deux juges de la Cour.d'appel ont approuvé la position des commissions scolaires qui contestaient la loi 57.Le seul juge francophone du tribunal, M.Vallerand, a exprimé sa dissidence.Le njnistre de l'Education, M.Camitt Laurin.a indiqué hier que Ufisemble des procédures intentas devant les tribunaux au sujet i'ju financement des eom-missids scolaires n'allait pas re-tarderj'étude de la réforme scolaire , e projet de Ioj 40) par l'Assenblée nationale.* Il n st pas question der il ûment le procès latif jbrmal et l'echéan vu sira respecté », minis re.retar-s légis er prédit le Y.Loi 101 : le fossé s'est rétréci entre gouvernement et la communauté anglo ! QUÉBEC \u2014 Ce qui frappe après la première journée d'audition et de discussion des mémoires sur la loi 101 en commission parlementaire, c'est de constater à quel point le fossé s'est rétréci depuis six ans entre le gouvernement péquiste et la communauté anglophone.Non pas que le gouvernement ait annoncé de façon ferme quelque amendement à sa Charte de la langue française ou encore que les anglophones aient renoncé à leurs principales revendications.C'est surtout le LOUIS FALARDEAU (de notre bureau de Québec) climat qui a changé, le ton qui s'est adouci, de sorte qu'il saute aux yeux que les deux parties se comprennent mieux et qu'on peut penser qu'elles sont prêtes à sfc faire un certain nombre de concesssions.Alors qu'il apparaissait tout à fait exorbitant, il y a six ans au moment de l'adoption de la loi, le prix à payer par le gouvernement pour faire la paix avec la communauté anglophone semble maintenant beaucoup moins élevé.Et s'il n'est pas évident qujl acceptera dç l'acquitter en 'er, il faudrifH au'il fasse preuve de beaucoup d'entêtement pour que le contentieux qui sépare les deux communautés ne soit pas réduit de façon importante.Tous les participants n'ont pas manqué de souligner jeudi que les mentalités avaient évolué et que l'objectif de la francisation du Québec était maintenant largement accepté.Le meilleur exemple de cet état de choses a été donné lors de la comparution du Conseil catholique d'expression anglaise, alors qu'on s'échangeait de part et d'autres des propos gentils et des sourires entendus.Interrogé par le libéral Clifford Lincoln à savoir si son groupe, qui présentait quatorze demandes, ne serait pas finalement satisfait si le gouvernement se rendait aux six points principaux identifiés dans une étude réalisée par Tom Sloane pour le Conseil de la langue française, Frank McLaughlin a évité de vraiment répondre, mais il n'a pas manqué d'indiquer que tout le monde qui se trouvait là avait une large expérience des négociations ! Et quand Gérald Godin a voulu aller plus loin et lui a demandé, en terminant, si la demande d'abolir les tests linguistiques pour les professionnels était prioritaire, M.McLaughlin s'est contenté de répondre, en souriant, « Bonsoir M.le ministre! ».ft Gérald Godin Plus tôt, un autre porte-parole du groupe, M.Richard McCono-my, avait voulu résumer ainsi leur message : « C'est une attitude qui est changée jusqu'à un certain point.Nous ne sommes plus sur le 'show' qu'on était et sur la force de ne pas se comprendre qu'on était.Semble-t-il qu'il faut eji prendrqKVVaiUage à Clifford Lincoln ce point-ci et tenter de créer un autre esprit de coopération.» Même s'il ne nous appartient pas de démêler la stratégie de négociation du Conseil et des autres groupes anglophones qui ont déposé des mémoires, leurs priorités sont évidentes et peuvent se résumer ainsi : -Ils ne demandent pa* que l'anglais obtienne un statut de langue officielle mais ils veulent que leur langue obtienne un statut, qu'elle ne soit plus simplement une « autre langue », au même titre que le portugais ou le coréen.Cela pourrait se traduire notamment par une plus large permissivité à l'égard de l'affichage en anglais ; -Ils veulent que leurs institutions conservent leur caractère anglais.Cela veut dire par exemple que les communications pourraient se faire dans cette langue entre anglophones.Quelle logique y a-t-il, font-ils valoir, à obliger une commission scolaire à communiquer dans les deux langues avec ses professeurs ?Cela voudrait dire aussi que certaines de leurs ins t it ut ions, par exemple celles qui accueillent les citoyens les plus défavorisés -les malades chroniques, les vieillards, les enfants en difficulté d'apprentissage- pourraient être prioritairement réservées aux anglophones et donc fonctionner largement en anglais.Cela impliquerait, surtout, que la lbi soit précisée afin qu'il soit clair que c'est le bilinguisme institutionnel et non individuel qu'on impose aux institutions anglophones afin qu'elles soient en mesure de répondre au droit qu'elle crée à être servi en français.Les représentants du Conseil se sont dits persuadés, par exemple; qu'un hôpital anglais pouvait garantir un seriice en hone à ses clients franco-sans que pour autant employés aient à être %|fc< \\ franc phone tous i biling -Ils feulent également que le gouvernement fournisse en anglais, particulièrement aux membres les plus vulnérables de la communauté anglophone, les aeivices, renseignements, formuhires et documents dont ils ont besoin.Le ministre Godin s'esttkjà engagé à faire traduire un daeument particulier et à exercer des pressions sur son collègue \\des affaires sociales pour «que cette revendication soit exaucée ; -Ils \"demandent enfin que la clause Canada remplace la clause Québec.Tout indique que le gouvernement ne cédera pas et laissera faire le travail par la Cour suprfme.Le minittre Godin ne s'est pas engagé qu)nt aux autres recommandations et il est évident qu'il ne la satisfera pas toutes totalement.Mais la modération affienée )ar se* collègues mi-nistérielsi'par PJerre De Belle-feuille par exemple, laisse croire que'Le gouvernement pourrait [aire un\\bôut de chemin sur èia^une.Quitte à durcir un pé la loi sous d'autres aepects -jmgue de travail, francisation œs inscriptions sur les voitures t les appareils électriques- afir.de faire mieux accepter les ccicessions par les éléments lefolus nationalistes du parti.V % 1 -\\\u2014* r LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Pas de trace de celui qui voulait profiter de l'enlèvement de Mélanie A 15 C'est hier que devait sins-truiic.devant le Juge Uu-gues Saint Germain, l'enquête préliminaire du jeune homme?de 28 ans, Oliver Sylvester Tweed, qui aurait voulu profiter de l'enlèvement de la petite Mélani»» Descamps, l'été dernier, pour tenter d'extorquer quelque! centaines de dollars au père de la jeune victime, subscquemment trouver morte au pied d'un arbre, on le sait.t lu Selon la polue.Tweed aurait telephone au père de la bambin»- alors que les recherches piétl naient, pour lui dire qu'il était l'auteur du kidnapping et que s'il voulait obtenir des indications sur l'endroit ou retrouver son en fant, il fallait dépoter $400 dans le hall d'une maison d'apparte- ments du boulevard Metric 8oll dans le voisinage de IVndroit u lui-même demeurait.Ses instructions suivies, après alerte à la police, il devait être rapidement appréhende.Lors de sa comparution, son procureur obtenait ((pendant sa liberation sur parole.Mais hier, alors que la Couron ne avait tsstignc pas moins de neuf témoins pour déposer I BOB enquètr c'est en vain qu'on appe la son nom dan», lea corridors vol sins de II latte où siégaît le juge Saint Germain.De guerre lasse, ce dernier ordonna donc l'émission d'un nou-veu mandat d'ami COQtTt le pre venu, dont personne ne connaîtrait les allers et venues au cours des dernières semaines La vente anniversaire Rabais 15% à 50% 13% de rabais sur nos manteaux faits sur mesure.15% à SO% de ratjais sur nos modèles prêts-à-porter.CS FOURRURES// S|K;( i,ilisu\\srn fourrures depuis 1877.323.boiil.Don lirsirrrsi.Montn'cil.QC Trl.:288 4ir>l suiiioiinrinriii gràttlitii I.urirrc *0, 'm l ! 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anS sont les jeunes d'hier, ceux de \\£'t « jeans generation ».Chute des profits chez Consol Bathurst De piètres résultats dans les secteurs du papier-journal et du carton ondulé ont fortement réduit les bénéfices de Consolidated Bathurst au troisième trimestre, sans compter le coût initial d'une entreprise en association avec MacMillan Bloedel et les frais d'interruption de deux vieilles machines à papier-journal (aux divisions Belgo et Laurenti-de).Sur un chiffre d'affaires de $335.9 millions, la compagnie n'a enregistré que $7.5 millions de profits (22 cents par action) au troisième trimestre, comparativement à des bénéfices de $9.4 millions (39 cents par action) sur des revenus de $339.9 millions au troisième trimestre de l'an dernier.Pour les neuf premiers mois de l'exercice, les profits s'élèvent à $25.6 millions (78 cents par action) en regard de $44.6 millions ($1.89 par action) et le chiffre d'affairs à $1.04 milliard comparativement à $1.07 milliard l'an dernier.Néanmoins, les livraisons de papiers spéciaux, de pâte blanchie et de contenants de verre se sont accrues au troisième trimestre et les prix se sont améliorés pour certains produits.En août, une vente d'actions de la filiale Diamond Bathurst, de la Pennsylvanie, a donné lieu à un gain extraordinaire, qui n'est cependant pas précisé.En septembre, enfin, Consolidated Bathurst a conclu un accord de financement au montant de $12 millions, pour l'achat et l'installation d'équipement de contrôle informatisé .Cette acquisition visait à améliorer les normes de qualité dans plusieurs usines de pâte et de papier.La compagnie Consolidated-Bathurst a déclaré un dividende trimestriel régulier de 20 cents sur ses actions de catégorie A et l'équivalent en actions sur ses actions de catégorie B.Ces dividen- (I des seront payes le lu décembre aux actionnaires inscrits aijl novembre.! «4 AES Data licencie 200 employés < .i AES Data Inc., une manufacture montréalaise de bureautique, a licencié 200 em-' ployés à la suite de la décision de limiter le nombre de ses produits.La firme, propriété de Canada Development Corp.de Vancouver, a congédié des concepteurs, des techniciens et du personnel d'administration à ses bureaux de Saint-Laurent dans la banlieue montréalaise.« Les produits en cours de mise au point ont été abandon i nés pour nous permettre d'etre: * plus concurrentiels », a declarej un dirigeant de la compagnie' jeudi.Deux installations d'Ails i Montréal continuent de prodai»S re du matériel de traitement de'; textes, et les emplois ne sont pas menacés.Canada Development Corp.est une société de L'est ion dans laquelle l'Etat federal a ts pour cent d'intérêt.Son actif esi de $7.5 milliards.Presse canadienne' certificats de DÉPÔT GARANTI doublement avantageux TRUST GENERAL Institution inscrite 4 la Regie de lassurance-dépots du Québec w Montant maximum garanti: 60 000 $ \"par client (2 ans) 10 (18 mois) 1 chance de gagner par dépôt de 1 000 $ pour 1 ou 2 ans 2 chances de gagner par dépôt de 1 000 $ pour 3.4 ou 5 ans Let dépôts garantis d*épargna-retraite et les obligations d'épargne du Canada soitt aussi admissibles au concours.Date limite 10 décembre 1983.Détails aux sure uvales.Intérêt annuel Dépôt minimum 10001 Intérêt annuel Dépôt minimum ! 000 \u2022 Montréal/Unlvaralty: 1100.University.871-7200 Montréal/Place Ville-Marie: Galerie de» Boutiques.861-8363 Outremont: 1.Vincent d'indy.739 3265 NOUVELLE SUCCURSALE: VILLE WON! ROYAL: CENTRE ROCKLAND.341 Laval/Chomedey: Place du Carrefour 687 Granby: 398.Principale.378 8461 1414 6780 A 20 ÉCONOMIE ET FINANCE IA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 OCTOBRE 1983 Grâce à la «Miller».O'Keefe se hisse au|nouvelles 1 financieres premier rang des brasseurs au Québec La brasserie O'keefe a rem porté la première bataille dans la guerre des nouvelles mai ques de bière lancées par les brasseurs cet ele sur le man he que bocois Selon les analyste de l'industrie de la bière.O'Keefe s'est hisse au premier rang des brasseurs sur le marché du Québec grace au SQCCèl rem- Borté auprès du pu lie par sa nouvelle marque « Miller » présentée depuis juin dans un nouveau contenant.Molson dominait auparavant le mai ehé avec 39 p.cent de la bière vendue au Québec O'keete.qui accaparait H p cent du marché ce printemps, se retrouve maintenant a en\\ iron 37 p.CMIt, tandis que Molson a reculé au lour de 33 p.cent (en septembre).Labatt s'est à peu près main tenu à 30 p.cent.Ctfl chiffres proviennent dune analyse du mar che menée par une brasserie qui ne \\eut pas être cite Pour l'analyste De vid Scbulman, de la maison montréalaise Geoffrion Leclerc, il ne fait pas de doute que la brasserie «> Keefe, qui ne con trôlait que le quart du marché il y a cinq ans.a dépassé Molson pendant Tété.Mais, avec la reprise du hockey (Molson pos sede le Canadien), la situation peut revenir quelque peu à ce quelle était aupara vant.precise M.Schulman ( \"est O'Keefe qui a déclare la « guerre des bouteilles », en juin, en introduisant sur le marché la « Miller » dans un contenant allongé, mettant fin à une période « calme » de M ans au cours de laquelle les brasseries s'en étaient tenu à une bouteille standard (petite bouteille brune) \u2014exception faite de la Heildeberg de O'Keeofe Kn août.Molson mettait en vente sa «nouvelle» Brador dans une bouteille allongée.Enfin, fin août, Labatt répondait à ses concurrents en lançant la « Classique \u2022, dont le contenant emprunte également la form* allongée.La « Miller \u2022 a at ea pare neuf p.cent de tout le marché de la bière depuis son lancement, indique M.Schulman.Dans un marche où la consom- COMPAREZ TOUS NOS TAUX! Termes ^ ordinaires r\tm 1 AN\t10!* 2 ANS\t11!* 3 ANS\t11!* 4 ANS\t11!* 5 ANS Termes ^ spéciaux V\tm 15 MOIS\tio%-26 MOIS\t11!* 33 MOIS\t11!* 49 MOIS\t11% 59 MOIS Placements à terme garantis payé annuellement Tac» passitxes ôe changer sans préavis Montréal: 612.Saint-Jacques (514) 282-1880 Quebec (418) 6Sl-02~7 \u2022 Ottawa (613) 238 6084 mation n'augmente plus (la consommation de bière a diminué d'un p.cent au Québec cette année), l'augmentation de la part d'un brasseur se fait nécessairement au détriment des autres.La marque « Miller » n'a pas seulement fait descendre les ventes de bière des autres concurrents, mais aussi les ventes de marques appartenant à O'Keefe elle-même.C'est ce que les gens de l'industrie de la bière appellent la « cannibali sation phénomène par lequel une nouvel le marque de bière gruge le marché d'autres marques, généralement les plus populaires (la « Mil 1er \u2022 a ainsi gruge une partie du marche de la marque « O'Koe fe la plus vendue au Québec \u2014 15 p.cent du marché total).Ce phénomène de « can nibalisation » a fait gagner 5 points de pourcentage à O Keefe sur le marché que bécois.Cela signifie que la \u2022 Miller \u2022 a sur tout « cannibalise \u2022 les marques de La batt et Molsen.sou tient M.Jean Lafleur.directeur du marke ting chez O'Keele Parce que O'Keefe doit payer des mie vances aux Amen cains sur sa nouvelle « Miller », elle doit re duire sa marge bene Aetata sur la venu de cette marque, admet M.Lafleur.O'Keefe a décidé de ne pas pratiquer un prix supérieur pour la « Miller COfll ram ment à Labatt « I Mol son qui ont majoré les prix de leurs nouvel les marques « Btaill donne que la marge benefieaire est réduite, le bras seur doit emmener la nouvelle marque \u2014 d'origine étrangère \u2014 de prendre nin trop grande pan du mar ché, car ses profits en seraient affectes an trement » croit l'analyste Schulman.Cette remarque t'applique égalemeni à la marque « Budweiser » de Labatt.ajoute I il (OU peut en dire autant de la marque « Caria berg » de O'Keefe: toutes les marques d'origine étrangère, comportant le paie ment de ttÔA \\ am < réduisent la marge bénéficiaire du brasseur).INSTITUTION INSCRITE REGIE DE L ASSURANCE DÉPÔTS DU QUÉBEC Crédit foncier FIDUCIE CREDIT'FONCIFR MEM8«i SOCIETE O ASSURANCE DÉPÔTS DU CANADA CPG Agent vendeur Obligations d épargne du Canada Tau» svjfet a cna->gern#«t m».»tuî©n ment* a \u2022* Règ-e de i Assurance d*pots du Queb#c Le trust ê /a mesure de chacun tffWrtfioÔM if T»u»T O* 1* l»NOuf OtPAAQNI Les transactions peuvent se faire par telephone Centre Commerçai 6633 es: rn 63 20 40V.18 40V, 18 29*.5* 42'A 115 10% 6* 35 V.64 V) 16 V.m 14 net inoV +V, inch \u2014V.\u2014N *Vn +V.-10 -V, inch.+ Vi +V.nch \u2014% inch.inch.-'/, -Vj inrh + Vk +V.+ 10 +'6 «ch +V.WHkom 12 Wen Areoi 5% W«t Deep 47V, W«t rWéncp 43 Wen Rand Cam 6\".Wrtcfcx* 35 12% 5* 48 45\".7Vj 36Vj -% f* + 1% DA mch par F H Deocon, Modcpon he I TJE DOLLAR MONTREAL (PC) \u2014 Le dol lar américain a clôturé a fermé vendredi en hausse de 7-100 et cotait $1.2318 face à la devise canadienne La livre sterling a baissé de 2-25 à $1.8473.NfcW YORK \u2014 Le dollar canadien a perdu 1-20 à $0.818 et la livre a cédé 11-50 à $1 4990.I Venez nous rencontrer au Salon de la PME.vous pourriez gagner un système de gestion avec son Apple Ile.VENEZ VIVRE L'EXPÉRIENCE $2,395 INCLUANT «L'OUTIL EDUCATIONNEL» PAR EXCELLENCE «LOGO» (MAINTENANT EN FRANÇAIS) Mi \u2022 Traitement de texte \u2022 CP/M 80 EN SUPER SPECIAL (liVlEfâ] démontre les possibilités d'un nouveau logiciel I H HJELiJ pour Apple pensé et conçu par un de ses professeurs à l'intention des dirigeants des PME.In vaste champ s'ouvre à ses multiples applications.flJVnifin présente MIRA DEMO, un film pilote de 4 minutes I fi (LEiLzJ animé et produit par ordinateur, conçu par un de ses professeurs.Un visionnement à ne pas manquer entreprises.vous présente PME Gestion, un bulletin mensuel publié depuis 3 ans à l'intention des petites (TiT/cfn!] offre-en collaboration avec la station Radio Cité I H (LEE JiJ la chance de gagner un système de gestion avec Apple Ile et périphériques.Il suffira de déposer un bulletin de p> participation dans la boîte-concours.les règlements sont affichés au kiosque.APPLE lie + 64k RAM + CARTE Dh KO COLONNES + I LECTEUR DE DISKETTES ET CONTROLEUR + I MONITEUR APPLE AVEC SON SUPPORT VENTE LOCATION SERVICE DKPOSITAIRF jcippkz Ontre de m»; $4 50 à $4 75 le 50 Ib lavées.$6 50 à $7 OC en boite de 50 lb: I -P.-E $1 40 à $1 50 te 101b; $2.50 a $2 60 le 20 Ib.$5.25 à $5 75 le 50 lb;N-8 $4 50 à $4 751e 50 Ib ! TAL «Italia Con Amore».Venez l'Italie en fête! Venez assister aux spectacles de musique, danses et expositions spéciales.et beaucoup plus encore! ART/EXPOSITION CENTRE-VILLE Objets d an prêtés par le Musée des beaux-arts de Montréal jusqu'au 29 octobre, au sixième, durant heures d ouverture LITHOGRAPHIES DE GUARNIERI Jusqu au 29 octobre, au sixième, durant heures d ouverture Photos d oeuvres d'art d Alinari Jusqu'au 29 octobre, au deuxième, durant heures d'ouverture «OLIVETTI» \u2014 L'ÉVOLUTION DU DESIGN Jusqu au 29 octobre, au deuxième, durant heures d ouverture PEINTURES SUR PAPIER D'ITALIE Aujourd'hui 22 octobre de 10 à 16h à «La Cave», centre-ville \u2022LA CHAMBRE ITALIENNE» Jusqu'au 29 octobre, au sixième durant heures d ouverture COSTUMES DES MEDICI Jusqu'au 29 octobre au rez-de-chaussée, centre-ville durant heures d ouverture ANJOU Photos d'oeuvre d'art d Alinari Jusqu'au 29 octobre durant heures d ouverture CALLIGRAPHE D'ITALIE Aujourd hui 22 octobre de 10h à 16h MUSIQUE ET FOLKLORE CENTRE-VILLE Danseurs et musiciens d'Italie Troupe «Trevi» Aujourd'hui 22 octobie.1 ih à I5h MUSICIENS Jusqu'au 26 octobre (sauf le samedi), de 11 h à 14h ANJOU DANSEURS Troupe «Délia Famiglia Abruzzese» Aujourd'hui 22 octobre.11 h à 15h CUISINE CENTRE-VILLE 1 chef de L «Accademia délia Cucina» Aujourd hui 22 octobre de nhà 15h à «La Cave- ANJOU 1 chef de L« Accademia del'a Cucina» Aujourd'hui 22 octobre de 11 h à 15h Étage supérieur CONCOURS Pour les concours ci-dessous, vous devrez remplir et déposer votre formule de participation aux endroits indiqués ci-dessous, au plus tard le samedi 29 octobre 1983.à midi CENTRE-VILLE CONCOURS D'AUTO «INNOCENT!» Jusqu'au 29 octobre Rez-de-chaussée Concours «Lagostina» Jusqu'au 29 octobre à «La Cave» CONCOURS ALITALIA Jusqu'au 29 octobre Agence de voyages CONCOURS «KRIZIA» Jusqu'au 29 octobre Rez-de-chaussée CONCOURS MOTOCYCLETTE «VESPA» Jusqu'au 29 octobre Rayons des jouets au cinquième et Boutique «Variation» au deuxième PROMOTION ET CONCOURS «ARMANI» Aujourd'hui 22 octobre, dernier tirage aujourd'hui Rez-de-chaussée ANJOU CONCOURS D'AUTO Jusqu'au 29 octobre Entrée du Mail CONCOURS LAGOSTINA Jusqu'au 29 octobre Étage supérieur CONCOURS ALITALIA Jusqu'au 29 octobre Agence de voyages L autre télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision La ut m télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision L autre télévision ¦ 1 t I I I i [ I ITALEXPORAMA Défilés de mode italienne les 28 et 29 octobre Palais des Congrès 19h 2.50 le billet, disponible aux kiosques italexporama de tous les magasins Simpsons DIVERS CENTRE-VILLE Kiosque Boutique du Voyage Aujourd nui 22 octobre durant heures d ouverture à «La Cave» Pièces de monnaies et timbres Jusqu'au 29 octobre au septième durant heures d'ouverture 44 9 fi)- 1 00 ANJOU Kiosque Boutique du Voyage Aujourd hui 22 octobre durant heures d ouverture ! 10 o fi)- MD RANDE LIQUIDATIO PEINTURES À L'HUILE OUVERT DIMANCHE DE MIDI À 17h00 4$ ^ POUR TOUS LB STYLES DE DECOS il Qmmx parmi dot fftittioffl «fi cigoiooiVrotion Powr \u2022out 1*4 stylo* d« FORMAT pour ENTREE ou iUREAU «59 INCLUANT LE CADRE VILLE LA S ALLS PLC* I MA&T (onDoui *4Mrm4n) WÊÊ R444 R OSCHt M l£SGM.E«CSfc>UI.315 tou> tiow-t 437-2444 INOUVELLE AU«ffff.ft< HWteSft '\u201e I EST AO»T$MAlS0«iSI 421.30(9 Leonard Berustein.Placido Domingo.Luciano Pavarotti.Birgit Nilss0f>.Louis Quihco.Joan Sutherland, Tatlana Troyanos.Jon Vickers, Frederica Von Stade, Theresa Stratas etc.À l'occasion du 100* anniversaire du Metropolitan Opera House de New York un concert-gala réunissant les plus grands noms de l'atl musical.Retransmission simultanée au réseau MF de f o fiHii/on du cT«£ C ACM\" fjirVFP».» TOQ tou de tt Goncor» 661-234 S A L'OUEST Ur GALfftCSS' cAJKST D32.3O07 RIVE SUD ' .V««l£STASCHCRÏ*U '39 t*u- 'i«V'Mi, 463-6O40 OTTAWA \u2022ftpcj^O» 224-4627 4*«»*%l 'R.irt^-C'in KJ.I Radio Québe I "]
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