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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1983-12-21, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 /c \t_\t_ \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 21 DÉCEMBRE 1983 VICTOIRE DE 6-4 CONTRE LES CANUCKS Les Nordiques on repris leur allure Van Boxmeer, Weir et Sauvé au repêchage ¦ Tout te monde l\u2019attendait depuis longtemps ce fameux 500e but de Guy Lafleur.C\u2019est désormais fait accompli.Lafleur est devenu, hier soir, à East Rutherford, le troisième joueur du Canadien à atteindre ce plateau sélect.Il a marqué le sixième et dernier but du Tricolore dans une victoire de 6-0 aux dépens des Devils du New Jersey.Pierre Mondou et Bob Gainey ont obtenu des mentions d\u2019assistance sur ce but historique du numéro 10 du Canadien.Au cours de ce même match, Steve Shutt a enfilé le 400e but de sa carrière.Maurice Richard domine toujours la liste des meilleurs compteurs de l\u2019histoire du Canadien avec 544 buts, suivi de Jean Béliveau à 507.¦ Voici la liste des marqueurs de 500 buts, leur total en car rière, la date de' leur 500e et le gardien qui en a été victime: GORDIE HOWE, 801 buts, 14 mar.62, Gump Worsley PHIL ESPOSITO, 717 buts, 22 déc.74, Jim Rutherford BOBBY HULL, 610 buts, 21 fév.70, Ed Giacomin MARCEL DIONNE, 558 buts, 14 déc.82, Al Jensen JOHNNY BUCYK, 556 buts, 30 oct.75, Yves Bélanger MAURICE RICHARD, 544 buts, 19 oct.57, Glenn Hall STAN MIKITA, 544 buts, 27 fév.77, Cesare Maniago FRANK MAHOVLICH, 533 buts, 21 mars 73, Dune Wilson JEAN BELIVEAU, 507 buts, 11 fév.71, Gilles Gilbert GUY LAFLEUR, 500 buts, 20 déc.83, Chico Resch «WM.V LA r'RCWt, mONIKCAL, MCRLKtl» A I UtV-tMbKC lyôo / / «Ce n\u2019est pas normal d\u2019être surveillé comme suis à 32 ans» Guy Lafleur EAST RUTHERFORD, N.J.\u2014 Guy Lafleur admet qu\u2019il a changé d\u2019attitude depuis quelque temps, surtout depuis une rencontre avec son directeur général Serge Savard, la semaine dernière, au cours de laquelle Savard lui a demandé de s\u2019intégrer danvantage au sein de la jeune équipe.Depuis ce temps, Lafleur semble toujours de bonne humeur et surtout, il semble assumer son rôle de leader avec plus d\u2019entrain.«C\u2019est certain que les vétérans ont un rôle spécial à jouer auprès des jeunes, déclare l\u2019ailier droit.C\u2019est à nous de les conseiller, de les aider, de les encourager et de les motiver, mais les jeunes joueurs doivent aussi prendre leurs responsabilités.«L'équipe est en reconstruction et c\u2019est difficile à accepter pour chacun de nous qui sommes ici et qui avons beaucoup gagné au cours de notre carrière.Ca été frustrant pendant longtemps, mais maintenant, on s\u2019est replacé et on est devenus plus positifs.» Lafleur admet que la nouvelle administration a tout fait pour l\u2019aider.Il joue plus souvent puisque il passe de deux à trois minutes de plus sur la patinoire à chaque match.On est allé chercher le joueur de centre dont il rêvait.Sur le plan personnel, 011 a finalement acquiescé à sa demande qui date de plusieurs années déjà, à savoir de ne plus lui imposer un compagnon dans sa chambre, en voyage.Mais Guy reconnaît néanmoins que sa situation est plus difficile que jamais au cours de sa carrière.Pression et surveillance «Je n\u2019ai jamais eu à supporter autant de pression, dit-il.J\u2019ai l\u2019impression de toujours avoir la responsabilité des succès ou des insuccès de cette équipe et qu\u2019il en sera ainsi tant qu\u2019un jeune ne poussera pas derrière pour attirer vers lui les regards des gens.«C\u2019est évidemment facile de parler des erreurs du passé.Des mauvais choix au repêcha* ge.Des fois je me demande ce qui serait survenu si on avait repêché Denis Savard.S'il a été capable de faire marquer 50 buts à Al Secord.il ne nous aurait certes pas fait de tort.«Mais il va falloir encore attendre un certain temps avant d\u2019avoir une excellente équipe.Il va falloir compter sur de nouveaux jeunes car nous avons encore certaines faiblesses.* Lafleur estime qu\u2019un grand pas dans la bonne direction a été fait, mais qu\u2019il faut encore quelques bons jeunes joueurs.«Qu\u2019arrivera-t-il dans deux ans quand je ne serai plus là, quand Bob Gainey, Larry Ro-binson et Steve Shutt seront partis?Je plains un gars comme Mario Tremblay.«Je plains même Chris Che-lios avec toute la pression qu\u2019on lui a mis sur les épaules avant d\u2019arriver.On a tellement dit de bien de lui que s\u2019il déçoit, je ne serais pas surpris qu\u2019il se fasse huer à son deuxième match.» La grande différence, dit-il encore, c\u2019est qu\u2019il accepte main- tenant la situation et qu'il cherche comme ses patrons à tirer le meilleur d une position difficile.Même s\u2019il a une saison qui s\u2019annonce encore bien moyenne, l\u2019ailier droit se console à la pensée que personne ne s\u2019est encore imposé comme meilleur que lui au sein de l'équipe.«C\u2019est certainement pas normal d\u2019être couvert comme je le suis à 32 ans, fait il remarquer.Jamais au cours de ma carrière, je n'ai été l\u2019objet de tant de surveillance sur la patinoire.Je ne reviens pas encore de l\u2019attitude des Blues qui me couvraient à deux joueurs samedi, même dans un match de 6-3.C\u2019est comme s\u2019ils avaient été plus intéressés à m\u2019empêcher de réussir mon 500e qu\u2019à gagner le match! » V 95.LAFLEUR A BIEN RÉFLÉCHI ET A FAIT SON CHOIX «Montréal, c\u2019est ma ville; le Canadien c\u2019est mon équipe, je veux rester ici» C\u2019est le Canadien qui décidera si oui ou non Guy Lafleur poursuivra sa carrière après la saison prochaine.Son contrat de 10 ans viendra alors à échéance et c\u2019est l\u2019équipe et non pas Lafleur lui-même qui aura l\u2019option de renouveler l'entente pour une autre saison ou non.Le Tricolore doit faire connaître sa réponse au joueur de 32 ans avant le mois d\u2019août 1984, sinon il deviendra un joueur libre, capable d'offrir ses services à quiconque sans aucune forme de compensation.«Même si je n\u2019ai pas le dernier mot dans la poursuite de ma carrière à ce moment-là, je ne compte pas aller jouer ailleurs, révèle celui qui visait son 500e but, hier soir.J\u2019ai bien réfléchi et je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019aller ailleurs qu\u2019à Montréal.Je veux rester ici.» Lafleur change beaucoup d\u2019idée depuis quelque temps.Il est comme tous ceux qui, à un moment ou un autre de leur vie, connaissent des périodes noires.Tantôt, il voulait être échangé aux Devils, tantôt il voulait aller n\u2019importe où, luaU* maintenant le célèbre ailier droit a choisi.Il n\u2019est plus question non plus d'aller s\u2019établir à Québec une fois sa carrière terminée, que ce soit dans un an ou plus tard.«J'aimerais mieux rester à Montréal pour toujours, lance-t-il.C\u2019est devenu ma ville, mon chez nous.Si j\u2019allais ailleurs, je m\u2019ennuierais du Forum.J\u2019y ai vécu plus qu'à la maison et je ne vois pas comment je pourrais m\u2019en passer même après ma carrière.» Le poste de Béliveau Guy ne cache plus ses ambitions d\u2019avenir.Après avoir rêvé à un poste chez Molson, il se voit maintenant remplir les fonctions de Jean Béliveau, soit celle de vice-président auk affaires publiques du Forum.Béliveau, on le sait, parle de retraite depuis déjà un an.Il veut «finalement jouir de la vie et de ma famille» d\u2019ici quelques années.Il en a parlé à Lafleur qui avoue son intérêt pour le poste.«Je rêve de rester associé au hockey dans une fonction quelconque, mais pas sur une base directionnelle.- Je ne me-vois ni comme instructeur ni comme éclaireur,- mais je me verrais bien remplir des fonctions de représentations publiques comme celles de Jean.Il y a bien Marius Fortier qui m'a promis un poste avec les Nordiques si jamais j\u2019en avais besoin, mais je préférerais demeurer avec le Canadien.C'est mon équipe.» Ses sorties tapageuses Lafleur reconnaît par contre, qu'il a beaucoup pourfendu le Canadien sur la place publique et que celà pourrait lui jouer un tour.Mais, dit-il, «je l\u2019ai toujours fait dans l\u2019intérêt de l\u2019équipe, de mes coéquipiers et jamais dans le but d\u2019attirer un bénéfice personnel.» «Certes, je devrai apprendre à être diplomate si je veux devenir un représentant de l\u2019équipe, mais je suis ainsi fait.J\u2019aime que les choses soient claires.» Lafleur a fait plusieurs sorties publiques depuis quelques années.Il a d\u2019abord dénoncé le dirigisme qu\u2019on exerçait auprès de Bernard Geoffrion en demandant à la direction de le laisser coacher à sa guise.b ! Geoffrion -a confirmé le* .pix* pos de l\u2019ailier étoile la fin de semaine dernière en établissant clairement qu'à titre d\u2019entrai-neur il ne pouvait faire jouer les hommes qu'il désirait.Lafleur a également dénoncé l\u2019utilisation restrictive que faisait Claude Ruel de ses joueurs, ce qui créait un mauvais esprit d\u2019équipe.Ce jour-là, rappelle-t-il, «plusieurs gars étaient venus me voir pour que je parle.Comme j'étais le seul à pouvoir le faire, je n'ai pas hésité, même si je n\u2019avais pas à me plaindre puisque j\u2019avais toute la glace que je voulais*.Du leadership «Je sais que j\u2019ai beaucoup critiqué, mais je l\u2019ai toujours fait pour aider l\u2019équipe, rappelle Lafleur.Et je suis certain que les gens l\u2019ont compris.Ils m\u2019ont appuyé et ils ne m\u2019en ont pas voulu sinon ils n\u2019auraient pas été derrière moi comme ils l\u2019ont été au cours des deux dernières parties au Forum.» Lafleur assimile ses prises de position au leadership qu\u2019il voulait donner aux siens.«C\u2019était pour mol une autre façon d\u2019en (faire plus pour ççtte.équipe!^ AVEC SON 400e, SHUTT AUSSI ÉCRIT UNE PAGE D\u2019HISTOIRE EAST RUTHERFORD, N.J.\u2014 Guy Lafleur et Steve Shutt ont écrit une page d\u2019histoire de la ligue Nationale et du Canadien, hier soir.Les deux joueurs ont profite de la victoire de 6-0 du Canadien sur les Devils du New Jersey pour inscrire respectivement leur 500c et 400e buts en carrière.Lafleur qui a également recueilli une passe pour porter son total de points à 1,199 en carrière, a réussi son but historique à 34 minutes de la troisième période, sur un jeu qui a étrangement ressemblé à celui de Shutt à rengagement précédent.Sur le coup, tous les joueurs du Canadien se sont levés à leur banc pour applaudir le héros.Bobby Smith qui était au banc des pénalités a tapé du bâton sur la bande et la foule pourtant dé-vue de la tenue de ses porte-couleurs, s'est levée d\u2019un bond pour réserver à Lafleur l'ovation qu'il mérite aux cris de «Guy, Guy».Comme au Forum.«C\u2019est toute une sensation, de dire Guy.J\u2019avais hâte qu\u2019il vien- * ?Steve ?SHUTÏ Guy LAFLEUR Ryan WALTER ?SOMMAIEE\u2014 MARDI CANADIEN 6 NEW JERSEY 0 Première période 1.Canadien, Walter 8 (Smith, Nattress).15:20 Pénalités \u2014 Root Can 11:04, Lorimer NJ 14:03 Deuxième période 2.Canadien.Mondou 8 (Gainey, Lafleur).\u2022.1:10 3.Canadien, Shutt 8 (Walter, Smith).3:55 4.Canadien, Nilan 8 (Shutt.Chabot).16:03 Pénalités \u2014 Nilan Can.Vautour NJ 11:43, Broten NJ 14:28, Bridgman NJ 17:11.Troisième période 5.Canadien, Carbonneau 11 (Nilan.Naslund).3:42 6 Canadien, Lafleur 14 (Mondou.Gainey).8:34 Pénalités \u2014 Smith Can.Marini NJ majeu-ros 4:18, Meagher NJ 11:08.Tirs au but: Canadien.13\t14\t6\u201433 New Jersey .7\t8\t5\u201420 Gardiens \u2014 Sevigny, Canadien.Resch, New Jersey.Assistance \u2014 11.418 - l\u2019obtient enfin son ne car tout le monde semblait capable de marquer ce soir et Chico m'avait frustré en quelques occasions.» Le but est survenu quand Pierre Mondou a accepté une belle passe de Gainey à la sortie de son territoire.Lafleur a dévalé le long de son aile droite si bien que les deux Glorieux se sont retrouvés contre seulement DaVe Lewis à la défense.Mondou a fait une.passe parfaite à Guj qui a déjoué Chico Resch d\u2019un tii parfait dans le haut du filet.Le 400e Le but historique de Shutt est survenu en deuxième période.Il a lui-même saisi son propre retour de lancer à la suite d\u2019une échappée à deux contre un bien préparée par Ryan Walter.Resch n\u2019a eu aucune chance sur le jeu.«J\u2019ai été davantage préoccupé par ma léthargie que par mon 400e but récemment, a dit le héros.Mais je dois admettre qu\u2019il s'agit de toute une sensation d\u2019atteindre ce plateau.Quand j\u2019y regarde à deux fois, c'est quand même une étape que peu de joueurs ont franchie.» Shutt n\u2019a pas ramassé la rondelle de ce 400e but mais ses coéquipiers s\u2019en sont chargé.Ils l\u2019ont réclamée du juge de ligne Kevin Collins qui s\u2019apprêtait à la remettre en jeu.Shutt, par le fait même, a obtenu son 760e point en carrière, ce qui l'a fait passer devant Bernard Geoffrion au septième rang des marqueurs de l'équipe.Match parfait Le Canadien a joué un match impeccable, hier soir.On a beau dire qu'il a seulement vaincu les Devils, encore faut-il se rappeler que l'équipe montréalaise a eu toutes les difficultés du monde à vaincre qui que ce soit, cette année C'était une première victoire après quatre défaites consécutives à l'extérieur.En fait, la victoire n'a jamais fait de doute après que Lafleur, Shutt et Smith eurent pris Chico Resch d\u2019assaut des la mise en jeu initiale.C\u2019était une simple question de temps avant que le gardien craque et que les Glorieux emplissent le but.Steve Shutt sourit.Il vient d\u2019enfiler son 400e but.?éléphoto UPI Lafleur, le 1 Oe de l\u2019histoire EAST RUTHERFORD, N.J.\u2014 En réussissant son 500e but, hier soir, Guy Lafleur est devenu le 10e joueur de l\u2019histoire de la ligue Nationale à franchir cette étape atteinte pour la première fois par Maurice Richard, le 19 octobre 1952.«Je suis heureux d\u2019avoir réussi ce but sans délai parce que la pression devenait de plus en plus difficile à supporter, a dit la ve dette des Glorieux.Je me sentais l\u2019objet d\u2019une surveillance encore plus grande qu'avant depuis le match de samedi et maintenant, je vais pouvoir m\u2019attaquer a mon prochain objectif: le 544e du Rocket».Lafleur aura mis 8% parties pour atteindre son 500e, ce qui signifie qu\u2019il a considérablement ralenti au cours des dernières saisons, après avoir longtemps dominé par son rythme de pro duction.11 prend donc la cinquième place à ce chapitre.Phil Esposito a été le plus rapide, puisqu\u2019il a réussi son 500e but après 803 matches.Bobby Hull a suivi en 861 parties, Maurice Richard en 863 et Marcel Dionne en 887 parties.Gordie Howe (1,045 parties), Jean Béliveau (1,101), Frank Ma-hovlich (1,105), Stan Miklta (1,221) et John Bucyk (1,370) sont les autres joueurs qui ont réussi 500 buts et plus dans les 67 années d\u2019existence de la ligue Nationale.Hull le plus jeune A 32 ans et trois mois, cependant, Lafleur n\u2019aura été devancé que par Hull et Dionne à titre de joueur le plus jeune à avoir réussi l\u2019exploit.L\u2019ancienne vedette des Black Hawks avait 31 ans et deux mois et le petit castor 31 ans et 4 mois lors de leur jour de gloire.Bucyk était le plus âgé à 40.5 ans.Lafleur, par ailleurs, est devenu le troisième seulement parmi le groupe des 10 à marquer son 500e sur la route, avec Howe et Dionne.Une cérémonie pour ces buts historiques EAST RUTHERFORD, N.J.\u2014 Le Canadien a l'intention d\u2019organiser une cérémonie spéciale pour marquer les 500 buts de Guy Lafleur et les 400 buts de Steve Shutt au cours du match d\u2019hier.Selon Claude Mouton qui a assisté à la rencontre, les formes de cette cérémonie ne sont pas encore définies, mais elle devrait se dérouler dès le retour de l\u2019équipe à Montréal la semaine prochaine.«Il se peut que nous fassions coïncider celà avec les trophées de l\u2019Excellence qu\u2019ils recevront tous deux, a dit Mouton.Chose certaine, nous ne pouvons laisser passer un tel événement sous silence.» Selon les règlements, la ligue octroie le «Milestone Award» à tout marqueur de 400 buts et à tout joueur qui atteint les 1,200 points.\tB#B# Ryan Walter qui a été l\u2019auteur d\u2019un superbe match, a ouvert le pointage en première période en faisant dévier un tir de Bobby Smith durant un avantage numérique.Mondou, Shutt et Chris Nilan avec son huitième de la saison, ont porté l\u2019avance à 4-0 après 40 minutes de jeu.Nilan a récolté son deuxième but sur jeu de puissance et son total de huit constitue pour lui un sommet en carrière.Guy Carbonneau a réussi son lie but de la saison au début du dernier engagement avant que Lafleur vienne mettre !a crème sur le gâteau avec son 14e.Même s\u2019il a été peu menacé en stoppant 20 rondelles, ie gardien Richard Sévigny a récolte son premier blanchissage de la saison.Deux gars soulagés EAST RUTHERFORD, New Jersey - «Enfin, a soupiré Guy Lafleur, la pression est partie.Je me sens plus léger de quelque 20 livres.Et ce ne sont pas des livres pour lesquelles je devrai verser une amende! » Telle a été la première réaction de Lafleur, qui a enfin obtenu le 500e but de sa carrière, hier soir, à East Rutherford, dans le vestiaire des joueurs.Entouré d\u2019une foule de scribes, chaudement félicité par tous ses coéquipiers, Guy répondait de son mieux à toutes les questions.«J'aurais préféré marquer ce but à Montréal, devant un public qui le mérite bien, mais l\u2019important, n\u2019est-ce pas, c\u2019est qu\u2019il soit compté.Le Démon Blond aura réussi l\u2019exploit sur le terrain des Devils! » Pour sa part, Pierre Mondou, qui a fait la passe à Lafleur, était très fier de sa collaboration.«Nous filions à deux contre un, a-t-il rappelé.Ii n\u2019était pas question que je lance.J'avais «Flowers» en tète et rien d\u2019autre.Nous travaillions tous à ce but et l\u2019occasion était belle.» Steve Shutt a lui aussi réussi un but historique, son 400e en carrière.«C\u2019est fait et c\u2019est heureux, a-t-il commenté.Chaque fois qu\u2019un athlète attend un but important, c\u2019est toujours douloureux.On sent que toute l\u2019équipe joue dans le but de nous aider et cette tactique aurait bien pu nous jouer un vilain tour.» Quand on a demandé à Shutt s\u2019il trouvait quelque peu ironique que lui et Lafleur aient obtenu leur but important le même soir, il a souri : «N\u2019est-ce pas typique de ma carrière?a-t-il rétorqué à son tour.Mais je suis content pour Guy.11 le mérite bien.Il a toujours bien joué, nous nous sommes toujours bien entendus ensemble.Désormais, nous pourrons tous deux viser notre prochain objectif, lui son 600e et moi mon 500e.Nous devrions être contents tous les deux.» LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 21 DÉCEMBRE 1983 0 3 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 21 DÉCEMBRE IVB3 Le duo explosif des années 70.Guy Lafleur et Steve Shutt.photo Robert Nodon, LA PRESSE LE 400e DE SHUTT DANS L\u2019OMBRE DU 500e DE LAFLEUR «Ce fut l'histoire de ma carrière» EAST RUTHERFORD, N.J.\u2014 Steve Shutt qui a passé toute sa carrière dans l\u2019ombre de Guy Lafleur joue encore les deuxièmes violons le jour même où il peut franchir le cap des 400 buts dans la ligue Nationale.BERNARD BRISSET Shutt qui l\u2019a toujours cédé en popularité à son célèbre ailier droit, a été «oublié» à deux reprises lors de l\u2019envolée vers l\u2019aéroport de Newark, quand le* gens de Québécair ont souhaité bonne chance à Lafleur pour son 500e but.Jamais son nom n\u2019a été mentionné.Dans les journaux new-yorkais, hier, on ne parlait que de la marque visée par Lafleur, sans faire mention de l\u2019étape importante de Shutt Et quand on sait toute la publicité dont a bénéficié Lanny MacDonald des Fiâmes de Calgary pour avoir récolté son 400e lundi soir, on se prend à éprouver du chagrin pour Shutt.L\u2019histoire d\u2019une vie «Ce fut l\u2019histoire de ma carrière, rappelle le talentueux ailier gauche.Très vite j'ai ap pris que les feux des projecteurs seraient toujours sur Guy et si ça m'a affecté au début, j\u2019y suis maintenant habitué.» Mais il y a une différence entre l\u2019habitude et la résignation et Shutt ne semble toujours pas accepter le phénomène.11 sait bien qu\u2019ailleurs, ses exploits ne seraient pas passés sous silence comme ils le sont à Montréal.«C\u2019est une question de style de jeu, dit-il encore.Guy est flamboyant.On le voit partout sur la glace et aucun de ses gestes ne passent inaperçus.Il est telle- ment spectaculaire.«Moi, par contre, je me distingue à ne pas me faire voir.Mon rôle est de couper au but afin de saisir les retours si possible.Aussi, je lance habituellement de façon très rapide.Ce n\u2019est pas mon style de faire des jeux fantaisistes.» Shutt reconnaît néanmoins qu\u2019il n'en serait pas là s'il n'avait pas évolué pendant tant d\u2019années avec Lafleur.Si le fait de jouer dans l\u2019ombre peut sembler un handicap pour certains, ce fut compensé par la grande satisfaction d\u2019évoluer pendant tant d'années avec l'un des meilleurs joueurs de l'histoire.Bien qu'ils jouent moins sou- vent ensemble depuis quelques années, les deux hommes sont à nouveau unis par des liens d\u2019amitié étroits après avoir eu leurs divergences.Ils ont fait le voyage côte à cote, devisant sans doute sur leurs sensations respectives à l'approche du grand moment.Moins de pression Lafleur lui-même ne croit pas que son coéquipier ait tant souffert de jouer derrière l\u2019immense ombre qu'il projetait.«J\u2019ai l'impression que Steve a mieux aimé que les choses se passent ainsi, dit-il.Il a toujours eu moins de pression.Ce serait bon si nous les obtenions ensemble ces deux marques.» Lafleur est l\u2019as et Shutt, le roi EAST RUTHERFORD/ N.J.\u2014 Serge Savard refuse de croire que Steve Shutt o été sous-estîmé par les amateurs de hockey montréalais.Au contraire.Selon lui, c'est tout a fait normal que Guy Lafleur ait recueilli seul toute la publicité et toute la lumière autour de ses exploits.«Tout simplement parce que Guy était le meilleur des deux, estime le directeur général.Si Steve n\u2019avait pas ioué avec Lafleur, n\u2019oubliez jamais qu\u2019il ne serait pas rendu à 400 buts aujourd'hui.» Savard compare la situation entre les deux hommes a un ieu de cartes.Lafleur est l\u2019as et Shutt, le roi.Quand donc, demande t-il, le roi est-il supérieur à ras?Jamais.«Je ne veux pas enlever quoi que ce soit à Steve Shutt, mais il doit se rendre a l\u2019évidence que sans Guy Lafleur, il n\u2019aurait jamais été le ioueur qu'il est devenu.Il a récolté quantité de buts en se tenant devant le filet adversaire# à ramasser les retours de lancers.On ne l\u2019a pas appelé «le vidangeur» pour rien!*\tB.B.Lafleur refuse comme plusieurs de dire que Shutt n'en serait pas rendu là sans lui.«On s'aidait mutuellement, rappelle Guy.Les grosses années, on les a jouées ensemble.II n\u2019aurait peut-être pas été rendu à 400 buts si je n'avais pas été là, mais je ne serais pas rendu à 700 passes.» C\u2019est pourtant tout un exploit d\u2019atteindre les 400 buts.Seulement quatre joueurs ont fait mieux que lui dans toute l\u2019histoire du Tricolore, soit Maurice Richard (514).Jean Beliveau (507), Lafleur et Y van Cour-nover (428).Il est de loin l'allier gauche le plus productif des annales et malgré son admission presque garantie au Temple de la Renommée, malgré le trophée de l\u2019Excellence que ce 400e lui procure, Steve aura connu une carrière de joueur de deuxième ordre.Il est le seul à avoir réussi 30 buts et plus par saison pendant neuf années e suite.Belle réalisation «Je suis fort conscient de tout ce que représente le 400e but et c\u2019est en quelque sorte une grande réalisation qui prouve que j\u2019ai accompli quelque chose de bon au cours de ma carrière.J\u2019y pense déjà depuis un certain temps, mais je dois avouer que j\u2019ai beaucoup plus songé au moyen de me sortir de ma léthargie cette année, qu'au ¦400e.» Avant la partie d\u2019hier, Shutt avait seulement sept buts à son actif, la pire fiche depuis le début de sa carrière.«Je n\u2019ai pas perdu espoir d\u2019en obtenir 30 cette année, mais il est temps que je me mette à produire!»\t.s\u2019en vient, Goodwin s\u2019en va EAST RUTHERFORD, N.J.\u2014 Le Canadien a effectué une transaction avec les Kings de Los Angeles, hier.Mais ce'n\u2019est rien pour écrire à sa mère.Le Tricolore a en effet obtenu le centre Dan Bonar, un joueur de 27 ans qui peut également évoluer à gauche.En retour, il a cédé aux Kings l\u2019ailier gauche John Goodwin qu\u2019on avait déjà présenté il y a un an ou deux, comme faisant partie de la relève des Glorieux.Goodwin prendra le chemin des Nighthawks de New-Haven tan dis que Bonar se rapportera aux Voyageurs de la Nouvelle-Ecosse avec des chances à peu près nulles de jouer un jour à Montréal.«Bonar est une petite peste, une espèce de bougie d'allumage qui m\u2019a rendu de grands services lorsque je dirigeais les Kings», a révélé le pilote Bob Berry.Tout en niant avoir eu quoi que ce soit à faire dans la transaction, Berry n\u2019a pas paru enthousiaste non plus à l\u2019idée de revoir son ancien équipier.Quant à Goodwin, un excellent marqueur qui a déjà gagné le championnat des compteurs de la ligue junior de l\u2019Ontario, il avait maille à partir avec son entraîneur John Brophy et on a finalement acquiescé à sa demande de l\u2019envoyer sous d\u2019autres cieux.«C\u2019est un bon petit joueur, mais il n\u2019est pas assez rapide pour la ligue Nationale», a expliqué Serge Savard.BLOC-NOTES EAST RUTHERFORD, N.J.- Le défenseur Gilbert Delor-me a eu la mauvaise surprise d'être à nouveau retranché de la formation pour le match d\u2019hier soir contre les Devils.Le jeune joueur parfaitement rétabli de son infection à un pied n\u2019a appris la mauvaise nouvelle qu\u2019après la période de réchauffement.Les Devils avaient une fiche de 5-3-2 avant d\u2019affronter le Canadien et de 5-5-2 depuis l\u2019arrivée du nouvel entraîneur Tom McVie.On dit d\u2019ailleurs que McVie s\u2019est assagi depuis sa nomination, mais demandez-le à Richard Garneau, juste pour rire.Le défenseur Bob Hoffmeyer des Devils, a purgé une première partie de suspension, hier, à la suite de son attaque à coups de bâton contre Brian Bellows, des North Stars en fin de semaine.Hoffmeyer doit comparaître devant Brian O'Neill de la LNH aujourd\u2019hui à Toronto.Si on se demande encore pourquoi personne n\u2019a chanté l\u2019hymne national samedi au Forum, c\u2019est que André Turp l une des belles voix du Québec, ne s'est jamais présenté.Avant le match d\u2019hier, le Canadien avait conservé une fiche de 11-11-2 depuis l\u2019arrivée de Bobby Smith tandis que les North Stars ont cumulé 12 victoires contre 6 défaites et.3 nulles .a vpç.Kejth Acton et Mark Napier.\tB.B. 83 mais ?' :, »\t\u2019 *\u2019 ' \u2018 \" \u2019 ' \"> t '¦ '\t«¦\"\u2019»:»\u2019\t.\u2022 .t -¦ r\t|\t,,,\t;\t*.\t«\u201e,\t.IL PRÉPARE UN GRAND COUP MAIS.Mario Cusson: $160 000 de gains en 83 mais toujours dans le rouge L'INCIDENT DE SAMEDI AU FORUM La parole aux photographes peut-être pas touché la grosse partie de cette somme, mais certains avocats se sont payés joyeusement pour leurs efforts.Après avoir payé ses dettes des années précédentes alors qu\u2019il se battait pour des bourses souvent dérisoires, Cusson se retrouve avec quelque chose comme $25,000 dans son compte de banque.et la perspective charmante de devoir verser plus de $30,000 au fisc canadien et québécois.Autrement dit, Cusson a besoin d\u2019un vrai conseiller d\u2019affaires, un bonhomme comme Pierre Lacroix ou Norm Ca-plan.Des hommes habitués à prendre en charge l\u2019administration des affaires des athlètes et qui sont entourés de comptables, de fiscalistes et de gestion naires.Il y a encore bien plus.Cusson est un homme libre depuis le 20 décembre.Le contrat d\u2019exclusi-le liait au promoteur Spitzer est maintenant échu.t Mais comme Spitzer est le seul promoteur à Montréal, on voit mal comment le champion canadien pourrait jouir d\u2019un certain pouvoir de négociations.Après tout, Spitzer peut le faire sécher pendant des mois en montant des cartes autour des frères Hilton.Hilton-Poole.Hilton-Pink, Hilton-Sigouin.«C\u2019est pourquoi je suis en photographes?La dernière fois, il a fallu s\u2019époumonner pour que Ken Dryden se tourne vers les caméras».Il s\u2019est produit des incidents qui auraient pu mal tourner samedi dernier.Ainsi, un des cameramen de Radio-Canada a failli être atteint par le tir de Jean Béliveau.Et d\u2019autres photographes ont failli entrer en collision avec des joueurs qui patinaient à travers le groupe.«F.X.Seigneur est bien bon pour nous faire des mamours quand il a besoin d\u2019une photo de son Ronald (Corey), mais dès qu\u2019il a sa photo, il oublie complètement qui l\u2019a prise.Un peu de planification miserait pas de trop dans ce boYdel», a conclu un autre photographe consulté hier après-midi.¦ Les photographes qui travaillent régulièrement au Forum sont furieux.Pas tellement contre le commentaire de Bernard Brisset qui soulignait lundi matin comment les artistes de la lentille et du déclic à répétition avaient créé de la pagaille lors de la cérémonie honorant les douze Glorieux des années 50.Ceux qui étaient au Forum ou qui ont regardé le match à la télévision ont noté que les photographes couraient partout sur la glace, qu\u2019ils avaient failli faire tomber des joueurs et qu\u2019ils avaient donné une allure de zoo à l\u2019ensemble de la cérémonie.Un des photographes parlant au nom de plusieurs de ses collègues, m\u2019a rejoint hier: «Nous avons passé pour de beaux sauvages alors que c\u2019est le Forum Mario Cusson, champion canadien des mi-moyens, a gagne dos bourses totalisant $160,000 en 1983 et pourtant, a la veille de ses fiançailles le 31 décembre, il se retrouve sans le sou.«L\u2019année lîf83 aura été une annee à oublier, confiait Cusson hier après midi, et je suis mau-ditement content qu\u2019elle se termine enfin*.Et son oeil?«Ca guérit bien.J\u2019ai rencontré le docteur Meunier hier et il est satisfait.J\u2019ai encore une bosse causée par un caillot, mais ça devrait disparaitre avec des massages et du temps.Un peu de temps».Le contrat d\u2019exclusivité de Cusson le liant avec Henri Spitzer a pris fin le 20 décembre.11 en signera un autre, très exclusif, le 31 décembre prochain.Un contrat de fiançailles,.contre Johanne Labonté.qui est en tort dans cette histoire.Nous n\u2019avons jamais su comment on avait monté le scénario de la cérémonie, jamais personne ne nous a indiqué des endroits où nous devions nous tenir pour prendre nos photos et en plus, Claude Mouton, a trouvé le moyen de faire insulte à l\u2019ensemble de la profession en nous ordonnant de «raculer» comme si nous étions des parias».Ce confrère photographe suggère d\u2019ailleurs à la direction du Forum de préparer un scénario pour toutes ces cérémonies qui s\u2019accumulent à mesure que les victoires se font rares.Comme d\u2019installer des tapis sur la glace pour les photographes ou des cordons si les invités ont à se déplacer: «Et pourquoi ne pas prévenir les invités qu\u2019il y aura des Le 5 décembre dernier, Cusson touchait un chèque de $120,000 pour le payer des huit minutes passées dans le ring à combattre Dave Hilton jr.Formidable, ce sont dits ses amis et parents.C\u2019est de la grosse argent, s\u2019est exclamé le bon peuple.Oui, de la belle argent! Sauf que Cusson devait payer 10 p.cent à son conseiller d\u2019affaires Robert Dubois et un autre 10 p.cent à son entraineur Chuck Tallahmi.Pour l\u2019année, ça fait un total de $32,000.On rajoute à cette somme les frais énormes encourus par Cusson pour son entraînement à Miami et à To ronto.Surtout Miami ou Cusson a passé quelques mois à différentes reprises pendant l\u2019année.Comme Larry Holmes De plus, il ne faut pas oublier que le champion canadien a dû verser de sa poche la belle petite galette de $25,000 pour se libérer de son contrat avec Georges Drouin.Drouin n\u2019a Mario Cusson est bien content que Tannée 83 prenne fin.Il a encaissé des pertes monétaires importantes dont un montant de $25 000 qu'il a légué à son ex-entraîneur Georges Drouin.Mais il prépare un grand coup.\tphoto\tArmand\tTrottief\tla\tpresse train de me préparer une porte de sortie.Je ne suis pas cave.Si Larry Holmes est capable de devenir son propre promoteur aux Etats-Unis, je suis capable de faire de même au Québec.Je peux faire ma propre promotion ou confier la promotion de mes combats à un homme de mon choix.Bob Dubois a déjà rencontré quelqu\u2019un» soutient Cusson.Ce quelqu\u2019un, c\u2019est le promoteur Roger Martel.Et Martel, qui se repose à Miami, admet qu\u2019il est plus qu\u2019intéressé par la proposition transmise par le gérant de Cusson: «Quel promoteur ne serait pas intéressé par Mario Cusson.C\u2019est la garantie que sa seule présence va remplir le Centre Paul-Sauvé.J\u2019ai parlé à Robert Dubois et je prévoir rencontrer Cusson à la fin de décembre» de dire Martel au cours d\u2019une conversation téléphonique.recettes.C\u2019est un coup sur» reprend Cusson.Il n\u2019est pas question d'abandonner la ceinture Henri Spitzer a laissé entrevoir la possibilité de voir Cusson abandonner son championnat des mi-moyens pour entreprendre sa carrière internationale chez les légers: \t» /\u2022\t*\u2019\t'y.' .a- # \u2018 t ÎY \u2022\tt *\u2019**\t( J \u2022 >\t\u2022 \u2022 ''/f*- Les «mondiaux» à Montréal ¦ \u2018\t.\t-V.\t*\t,.\t\u2022 -v\t4\t*\t-\t;-X C\u2019est le genre de spectacle que l\u2019on verra en août 1984, au Bassin olympique de Montréal, alors qu\u2019il fera un peu plus chaud qu\u2019aujourd\u2019hui.Cette embarcation est un double seuil.En médaillon, on reconnaît le jeune directeur-général de l\u2019organisation de ces championnats mondiaux, Richard Lachan- *©\u2022\tFWothèque\tLA\tPRESSE MONTREAL 1984 Le sigle officiel du 5e championnat du monde des poids légers de l\u2019aviron.La chaloupe des aristocrates de la rame py La grosse chaloupe pos-l sède un lien de parenté avec l\u2019aviron.Le canot aussi.-Le kayak et le canoë sont également de la famille.Pour les uns, c'est la raine, pour d\u2019autres la pagaie, et quand on dit aviron, on pense à l'instrument qui sert à diriger et non seulement à «pousser».Tel qu'il est aujourd'hui, le sport de l\u2019aviron nous vient de Grande-Bretagne, comme plusieurs autres sports «gentlemen» tels le tennis, le golf, i\u2019équitation (selle anglaise), le badminton, le curling.ij Ses défenseurs disent de l'aviron qu'il est considéré comme le sport le -plus-complet pour-la- -musculature et le développe- ment physique, faisant appel uniformément à tous les muscles du corps.On distingue ses embarcations armées en couple ou en pointe, en couple lorsque le rameur utilise simultanément deux rames placées de part et d\u2019autre, et en pointe lorsque chaque rameur n'actionne qu\u2019une seule rame, plus volumineuse, sur l\u2019un des deux côtés.L\u2019embarcation peut être «barrée», soit un barreur couché à l\u2019avant ou assis à l\u2019arrière du bateau, qui rappelle aux rameurs leurs défauts techniques tout en les stimulant par rap- - port à la position des autres con- r\tf l 9 - currents.L\u2019avironneur fait dos à la li- gne d\u2019arrivée et rame comme dans une chaloupe, mais son embarcation est beaucoup plus longue et effilée, très légère et munie d\u2019un siège appelé coulisse pour chacun des rameurs.La coulisse, sur rails, se déplace pour permettre à l\u2019athlète d\u2019aller chercher l\u2019eau le plus loin possible avec son aviron.Calé sur des étriers, il se cabre ensuite vers l\u2019arrière pour propulser le bateau vers l\u2019avant.Un «huit» de $30,000 tes ces embarcations, celle de l'aviron est la moins large, la plus longue, la plus fragile et la plus sophistiquée.Un «huit» par exemple peut coûter $30,000 en bois léger ou en fibre de verre ou de carbone.Le simple skiff se vend au moins $1.500 et il mesure de 25 à 30 pieds de long.Aux championnats du monde au Bassin olympique en août, quatre types d\u2019embarcations seront au programme, soit le skiff (individuel), le double seuil, le quatre avec barreur et le huit avec barreur.Au total, puisque les équipes seront masculines et féminines, on assistera à huit finales.Les 400 participants à ce «mondial» logeront à l\u2019Universi- té de Montréal ($25 par jour, repas inclus), et le organisateurs prévoient boucler avec un budget de $150,000 grâce à l'appui de Sport-Canada, du Ministère québécois du Loisir, et de l\u2019aide technique de la Ville de Montréal et de la compagnie d\u2019aviation KLM, ainsi que de quelques autres commanditaires.Notons que les cinq clubs d\u2019aviron qui existent actuellement au Québec sont ceux de Montréal, de Laval, de Bou-cherville, de Vaudreuil et de Trois-Rivières, respectivement dirigés par Tom Dientsman, Mike Boer, Michel Guay, Karol Sauvé et Alain Côté.>< « F.l.Au contraire de l\u2019aviron et de la chaloupe, en canoë et en kayak le pagayeur (genou au plancher) actionne son aviron de l\u2019avant vers l\u2019arrière et fi1 1 1 1 fait face à son objectif.De tou- ^ H Les sophistiqués de la rame ™ présenteront leur championnat du monde au Bassin olympique de Montréal, dans sept mois.Il s'agira du 5e championnat du inonde des poids légers de Taviron.| Ce n'est pas qu\u2019on veut demeu-rer discret à propos de l'événement.mais les organisateurs du rRANÇOIS BELIVEAU «mondial» de ce sport n'ont pas encore vraiment commencé leur «0| >eration séduction», étant toujours occupés par les diverses étapes de la préparation.Le directeur général du Comité organisateur, Richard Lachance, 26 ans, s'est entouré d'une équipe de collaborateurs jeunes, agressifs et décidés et selon lui, l\u2019échéancier est même devancé.|«U nous reste maintenant à faire connaître le sport et intéresser la population à l\u2019évenement.Si ces championnats du monde n\u2019ont pas le panache des championnats mondiaux de gymnastique qui auront lieu à Montréal en 1985, c\u2019est parce que l\u2019aviron n\u2019est visuellement pas autant spectaculaire.Les courses se déroulent sur 2,000 mètres et ce n'est vraiment que dans les 500 derniers mètres que l'on peut ap-pre cier le suspense.» Une semaine après Us Olympiques Michel CJuay, l\u2019ex-vice-prési-dent du COJO, préside le Conseil d\u2019Administration de ces championnats mondiaux.Richard Lachance, «sur le tcrrahi», est pour sa part assisté de Richard Tremblay, Daniel Blanche, Jean-Fran-çois Thibodeau et Alain Côté, l\u2019actuel président de l'Association Québécoise d'aviron, ainsi que par une quinzaine de responsables de comités.L\u2019aviron est divisé en deux grandes catégories, les poids lourds et les poids légers.Or, seuls les poids lourds sont traditionnellement invités aux Jeux olympiques.[ «Nous avons justement profilé des Jeux de Los Angeles pour soumettre notre candidature, à Lucerne en Suisse, en août 1982, explique Richard Lachance.Ainsi, nos championnats du monde auront lieu à Montréal, à mi-che-min entre l\u2019Europe et Los Angeles, une semaine après les Olympiques, du 22 au 26 août, et seulement pour ies poids légers.A cause des Olympiques, on sépa re donc les lourds des légers.Et ce sera la première fois que ces «mondiaux» auront lieu hors de l\u2019Europe.» Lachance ajoute que l'Association québécoise, très jeune et riche de seulement cinq clubs et 600 rameurs, voyait dans cet événement l'occasion idéale de mieux faire connaître la discipline, de «vendre un sport trop peu connu».Les Allemands favoris «Nous avons un peu poussé sur l\u2019Association canadienne pour présenter notre dossier à Lucerne, se basant sur le fait que la Fé- dération internationale existe pour développer l\u2019aviron.Avec ces championnats du monde qui, nous l\u2019esperons, seront télédiffusés par Radio-Canada, nous parviendrons à sensibiliser une bonne partie de la population.» Jusqu\u2019à ce jour, les aviron-neurs européens ont dominé ce sport et ils n'avaient pas d'énormes distances à franchir pour participer à de grandes compétitions.contrairement aux nord-américains obligés à chaque fois de franchir rAtlantique*.Le Canada a déjà été une puissance, mais il y a longtemps.Aujourd'hui les Allemands de l\u2019Ouest et les Soviétiques sont les grands favoris, loin devant les Américains.Les Australiennes également, s\u2019imposent.Ensuite, émergeant légèrement de la masse des autres pays, les Suédois et les Hongrois.Au Canada, les clubs de St.Ca- tharines, en Ontario, sont de loin les meilleurs, suivis ensuite par ceux de Vancouver et de l'Université Victoria.Au derniers Jeux Panaméricains, une médaille d\u2019argent attribuée à un duo féminin a été une belle surprise pour l\u2019Association canadienne.Ces championnats du monde regrouperont environ 400 concurrents provenant de quelque 52 pays.Selon les organisateurs québécois, le Canada devrait, cette fois, décrocher au moins deux médailles, dans les huit finales.LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 21 DÉCEMBRE 1983 13 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 21 DÉCEMBRE 1983 PHILOMlNf OU EST-CE QUE TU F Al S\u2019 J ENFILE DES FLOCONS \\ DE MAIS POUR l ARtRE DE NOEl f 9 OU EN PENbESTU\u2019 .RIEN QUE Ça\u2019 \u2022* 1 « IE N AURAIS PAS DU LE FAIRE EN REGARDANT UN FILM* BOZO FERDINAND PEANUTS JE SüiSWETE POUR LA PIECE DE NOEL ai-,E.a.RDUN ANGE\u2019 ~&D~J L :>\\)\t
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