La presse, 28 décembre 1983, Cahier A
[" 1ÊÉÉ& ïwé - y-;« MAGASIN» À LAVAI CBT MAGASIN® AU «CENTRE laval UtKNti its UmOfts.wtw #1 * ** LA MÉTÉO: NEIGE PASSAGÈRE, VENT MODÉRÉ, MIN.: -12°, MAX.: -4°.DEMAIN: QUELQUES CHUTES.DE NEIGE.DÉTAILS PAGE A 2 Hors de la zone métropolitaine, 45cents Sept* Iles et Baie Comeau: 50 cents MONTREAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983, 99' ANNÉE 301, 70 PAGES, 5 CAHIERS NOTRE CONVERSATION RESTERA SECRETE, DIT LE PAPE HOME (d'après AFP) \u2014 Le ™ pape .Jean Paul II sait depuis hier pourquoi Mehmet Ali Agca voulait le tuer.Mais il ne le dira jamais à personne: «Ce que nous nous sommes dit restera un secret entre lui et moi.Ali Agca est un frère auquel j'ai pardonné », a déclaré le chef de l'Église après avoir parlé avec le terroriste turc qui avait tiré deux coups de pistolet contre lui le 13 mai 1981.Jean Paul II a pu serrer dans ses bras le terroriste dans sa cellule à l\u2019occasion de la visite qu'il a faite aux détenus de la prison romaine Rebibbia.Pendant vingt minutes.Ali Agca et le pape ont parlé à voix très basse, assis l\u2019un à côté de l'autre sur deux simples chaises: « C'était comme une confession », a commenté un prélat qui a pu entrevoir du couloir l\u2019entretien sans témoins dans la cellule, dont la porte avait été laissée entr'ouverte, à la demande du service de sécurité.À la fin, les deux hommes, le pape polonais âgé de 63 ans et l'ancien étudiant turc en sciences économiques âgé de 25 ans.habillé en jeans et col roulé, étaient très émus.Le prisonnier s\u2019est agenouillé devant le chef de l\u2019Église et il lui a embrassé les deux mains, dont l\u2019une porte encore les traces de la blessure causée par la balle du pistolet d*Ali Agca.Le chef de l\u2019Église catholique l\u2019a quitté en lui faisant tous ses voeux et en lui donnant un chapelet en argent et nacre.« Grazie.Grazie.(Merci.Merci.) », lui a répondu le terroriste.Le photographe pontifical, Ar turo Mari et un opérateur de la télévision italienne ont été autorisés à prendre les images du pape et du terroriste à la fin de leur entretien.Pendant que le chef de l\u2019Église repartait dans l\u2019étroit couloir de la section de haute sécurité, la porte de la cellule de quatre mètres sur cinq d'Ali Agca, était refermée.Il y restera le temps qu\u2019il faudra au juge liario Mar-tella pour conclure son enquête sur l\u2019hypothèse de complot international contre le chef de l'Église.Il regagnera ensuite le pénitencier d\u2019Ascoli, dans l\u2019Italie centrale, où il doit purger sa peine de prison à vie.Selon le traité du Latran, un attentat contre le chef de l\u2019Église équivaut à un attentat contre le chef de l'État italien.voir RENCONTRE en A 2 photo Denis Courville, LA PRESSE Quatre en quatre pour les Sabres contre le Canadien Les Sabres de Buffalo ont remporté une quatrième victoire en autant de confrontations avec le Canadien cette saison, gagnant 7-4 hier soir au Forum.Avec ce gain, les hommes de Scotty Bowman s approchent a deux points des Bruins de Boston et du premier rang de la division Adams de la LNH.Guy La-fleur a tout de même atteint les plateaux de 700 assistances et 1 200 points.pages 2 à 4 Seuls le photographe pontifical et un caméraman de la télévision italienne ont été autori sés à prendre les images du pape et du terroriste à la fin de leur entretien.\tphoto uf Les Nordiques ont raison des Whalers page 7 Beaudoin A L\u2019EGLISE STE-SOPHIE-BARAT LA PETITE PRESSE tous les jours À compter de mardi 3 janvier, les bandes dessinées en couleurs de LA PETITE PRESSE seront publiées quotidiennement ûans les pages centrales du tabloïd Sports et, le samedi, à l'endos du cahier Vacances Voyage.De plus, nous offrirons à nos lecteurs de nouvelles bandes en noir et blanc: le cégépien Maxime, Bouboule, version française du chat Garfield et enfin, Fred Basset, chien psychologue qui se permet même, à l\u2019occasion, d\u2019analyser ses maîtres.Le numéro de samedi 31 décembre inclura donc la dernière édition de LA PETITE PRESSE dans sa forme habituelle.ROCK 83 En 1983, les stars confirmées du rock ont fait un retour en force et le jeune chanteur noir américain, Michael Jackson, s\u2019est imposé comme une grande vedette internationale.page A 13 L\u2019INDUSTRIE DU SPORT La neige aidant, les articles de sport se vendent bien, et novembre a été particulièrement florissant avec une hausse de 20 à 25 p.cent par rapport à l\u2019an dernier.page C 1 estimes 175 sapeurs ont travaillé d\u2019arrache-pied pendant trois heures, tôt hier matin, pour circonscrire les flammes qui ravageaient le toit de l\u2019église Sainte-Madeleine-Sophie-Barat, dans le quartier Ahuntsic.On estime que les dégâts pourraient s\u2019élever à plus de un million de dollars.Cette église, construite en 1946, était célèbre par son architecture, ses verrières et son orgue.Elle faisait partie du « circuit des visites d\u2019églises » proposé aux touristes.Incontestablement l\u2019une des églises les plus belles de Montréal.page A 3 Annonces classées C 2, C 10 à C 14 Arts et spectacles.A 13 a A 16 \u2014 Horaires.C\t6 Bridge.E\t2 Centenaire.A\t10 Décès, naissances, etc.C\t15 Économie.C\t1\tà\tC\t5 Êtes-vous observateur?.C\t11 FEUILLETON.C\t11 Horoscope.0\t12 Le monde.C\t7 Mots croisés.C\t14 Quoi faire aujourd\u2019hui.C\t6 Télévision.A\t13 \u2014 Télé-câble.A\t13 Tribune libre .A\t7 Vivre aujourd'hui.B 1 à B 7 RARES ET CHERS En raison du gel qui a frappé la Floride, plusieurs fruits et légumes, dont les pamplemousses et les tomates, risquent de devenir rares et chers au Québec.^ R 2 REAGAN Prenant de vitesse la publication d'un rapport sur l'attentat ayant fait 241 morts chez les Marines au Liban, le président Reagan assume l\u2019entière responsabilité pour les carences dans les dispositifs de sécurité, page C 7 CENTENAIRE Il fait froid ?C\u2019était aussi le cas il y a 80 ans et il fallait alors batailler ferme pour monter dans un tramway de Montréal dont la fournaise était parfois.sans feu.\ta\tm TABLOÏD Bandes dessinées Mots croisés.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE la gouverneure générale?Faudra-t-il parler de Madame le gouverneur général, comme elle même le souhaite, selon ce gouvernante générale?La gou-vemeuse générale?La gouverneure générale ?Les discussions vont bon train dans les salons, ces temps-ci.LA PRESSE a consulté un linguiste de bonne réputation qui a examiné la question.« La gou- vemante générale?On ne peut vraiment pas », estime Jean-Claude Corbeil qui fut directeur linguistique de l\u2019Office de la langue française.Une gouvernante, on sait ce que c\u2019est : une nurse.voir MADAME en A 2 | lene qui iut longtemps ™ « Madame le président » du Parlement canadien.Mme Jeanne Sauvé, cause des problèmes linguistiques à ses concitoyens de langue française en accédant au poste de gouverneur général du Canada.qu\u2019ont rapporté les médias ?Optera t on plutôt pour Madame la / Les vigiles ' anti-Cruise ne désarment pas OTTAWA (PC) \u2014 Malgré la neige, le froid, la solitude.JeS nuits trop courtes et les mai-\u2018gres repas, les grévistes pacifis-!tes sont demeurés sur la colline parlementaire, à Ottawa, pour la -fêle de Noël, afin de protester 'contre la mise à l\u2019essai des missives Cruise en territoire albertain.Depuis le 18 avril, jour où ils ont monté le Camp de la paix, ils sont toujours résolus à demeurer jsur la colline parlementaire aussi longtemps que le gouvernement du Canada ne reviendra pas sur sa décision de permettre l'essai des missiles de croisière.Le lendemain de Noël et hier, ils sont restés là.blottis dans leur sac de couchage, sous leur toile orange, devant le parlement canadien.Hier, ils étaient trois sous la tente : Dave Savage, Stephanie Coe et John Levetts.Eux qui s\u2019attendaient à prolonger leur moyen de protestation durant trois jours en sont à leur 255e journée.Ils aimeraient bien que le gouvernement abandonne les essais du missile Cruise dès aujourd\u2019hui.pour qu\u2019ils puissent retrouver, comme ils esperent, la chaleur et le confort du foyer.Mais ce jour leur semble plutôt lointain.Aussi longtemps qu'il y a un espoir.nous resterons, affirme Stephanie.Celle-ci rappelle qu\u2019un porte-parole du bureau du premier ministre lui a laissé entendre, au mois de novembre, qu\u2019il y avait 10 p.cent de chances que la décision soit renversée.Consciente des nombreuses nuits froides encore à venir, Stephanie se console en disant qu'il ne reste que deux mois d\u2019hiver.« Il ne faut pas lâcher comme plusieurs Canadiens l\u2019ont déjà fait, souligne Dave.Notre présence est un symbole de ténacité qu\u2019il faut le maintenir.\u2022 Le jour de Noël, Stephanie a visité sa mère ; John a fété.mais Dave est resté au camp.MADAME SUITE DE LA PAGE A 1 Quelqu'un a qui on confie la garde vt réducation des enfants.Non vraiment.A moins de croire que Mme Sauve considérera désormais les 25 millions de Canadiens comme autant d éniants confiés à sa charge, on ne peut décemment pas la nommer gouvernante générale.Alors, Madame la gouverneu-se générale?« Les terminaisons en euse ont souvent un aspect péjoratif.constate M.Corbeil.Ce n\u2019est déjà pas tellement drôle d'occuper ce poste, si en plus il faut affliger sa titulaire de ce gouverneuse ».» Non.vraiment.Faut-il se resigner a adopter Madame le gouverneur général qui écorche les oreilles françaises comme «le table» ou «le femme »?Il est vrai qu\u2019au temps des Fêtes, on mélange un peu le genre des articles : il y en a qui mange « du dinde » et pren nent sans mal « une bonne beigne » pour dessert.Mais en temps ordinaire.Madame le gouverneur général se digère fort mal.Notre linguiste est toul à fait d accord là-dessus.Votons alors pour Madame la gouverneur général ?Cela sonne déjà mieux : i\u2019oreille est satisfaite si l\u2019accord grammatical ne l\u2019est pas tout à fait.«C\u2019est une solution plus élegante ».concède Jean-Claude Corbeil qui est rattache au Conseil de la langue française.Mais s\u2019il avait un conseil à donner, notre linguiste féminiserait carrément le titre.C\u2019est donc Madame la gouverneure générale qui aurait sa préférence.Tout comme Simone Veil.présidente du Parlement européen, se faisait appeler Madame la présidente.Au fait, qu\u2019est-ce qu'un gouverneur?«Fonctionnaire qui.dans une colonie, était le principal représentant de l\u2019autorité métropolitaine et le chef de l\u2019administration », dit le dictionnaire Robert.Au présent et au Canada.la gouverneure générale représente la reine.Et c\u2019est d\u2019ailleurs Sa Majesté qui.a Londres, a d abord annoncé la nomination de Mme Sauvé à ce poste.\u2022 mil Æt 1 m % h v t Le froid se faisant moins mordant, les Montréalais, jeunes et moins jeunes, ont commencé à envahir les pentes du Mont-Royal pour essayer skis, patins et traîneaux.\tphoto\tJean-Yves Létourneou, LA PRESSE Montréal comme un gros village.Montréal et son quartier des affaires prennent des airs de rue principale de grand village un dimanche matin endormi.Il en sera d\u2019ailleurs ainsi jusqu'au milieu de la semaine prochaine.PIERRE VINNAT Le mercure ayant enfin commencé à grimper quelque peu, des centaines de jeunes Montréalais, et quelques moins jeunes bénéficiant encore de congés pour la période des Fêtes, en ont profité, hier, pour aller étrenner les patins, les skis, traîneaux et autres étrennes héritees le jour de Noël.Il était temps.Le lendemain de Noël, seuls quelques braves s\u2019étaient risqués à braver le froid et surtout le vent; le Mont-Royal et la plupart des parcs de la métropole avaient l\u2019air déserts.Hier, c\u2019était beaucoup mieux, mais on ne pouvait pas dire que c\u2019était l\u2019affluen- ce.Autour du lac des Castors, un seul des trois terrains de stationnement était vraiment plein.Assez pour dire qu\u2019il y avait du monde, mais sûrement rien si on a compare avec certains dimanches matins.Sur les pentes, des skieurs bien protèges contre le froid empruntaient les pistes, sans se piler sur les pieds.Les amateurs de traineaux étaient plus nombreux au-dessus du lac des Castors que sur les côtes donnant sur la rue du Parc, peut-être parce que celles-ci sont plus exposées au froid.Quant aux patineurs, ils se comptaient par dizaines mais on a déjà vu trois ou quatre fois le même nombre.Ceux qui étaient là.toutefois, depuis des gens d\u2019un certain âge jusqu\u2019à de petites bonnes femmes volubiles patinant presque autant avec leur fond de culotte qu\u2019avec les patins proprement dit, s\u2019en donnaient à coeur joie.C\u2019est à se demander si ceux qui gèlent le plus ne seraient pas justement ceux qui ne sortent pas de chez eux et grelottent juste à écouter la météo.Le quartier des affaires, lui, était désert.La plupart des grands édifices à bureaux, banques, etc, du quartier des affaires étaient fermés, de même que la Place de la bourse.La station de métro du Square Victoria avait l\u2019air désert d\u2019une église paroissiale, le lundi après-midi.De même, les abords de la Place Ville-Marie et de la Place Bouaventure.Quant aux terrains de stationnement habituellement bondés du centre-ville, on aurait pu, hier, y entrer facilement avec une maison mobile et y camper sans problème.Au Terminus Voyageur et à la gare centrale, les voyageurs se faisaient nombreux.Quand le Québec est enneigé et sa population en bonne partie en congé, on voyage, par train ou par autobus, soit pour visiter la parenté, soit pour aller faire du ski en montagne.Si, comme prévu, c\u2019est aujourd\u2019hui moins froid, sans doute encore plus de gens seront-ils sur les pentes, les patinoires et peut-être sur les trottoirs des quartiers résidentiels.Pour ce qui est du quartier des afiai-* res, il faudra attendre la semaine prochaine pour que la cohue y revienne et la ville reprenne son air souvent inhumain.Pour le moment, Montréal ressemble à un grand village et reprend son souffle.L\u2019ASSOMPTION ET SES ENVIRONS Solution de rechange à la CTCUM, mais les usagers devront payer La municipalité de l\u2019Assomption et les municipalités environnantes ont trouvé une solution de rechange à la CTCUM sur leur territoire.Si les contribuables de ces municipalités n\u2019auront plus à combler le déficit d\u2019opération du système de transport en commun entre ces municipalités et le centre-ville de Montréal, les usagers devront toutefois en assumer le coût, ce qui, dans bien des cas, peut représenter une hausse assez importante.PIERRE VENNAT__________________ De toute façon, c\u2019est vendredi après-midi, à l\u2019hôtel de ville de l\u2019Assomption que seront dévoilés, en conférence de presse, les détails de l\u2019entente entre la Ville, ses voisines et la compagnie d\u2019autobus Deshaies, transporteur privé qui a décroché le contrat dans ce secteur.À la mi-novembre, les ministres Michel Clair et Jacques Léonard, respectivement responsables du Transport et des Affaires municipales au sein du cabinet Lévesque, avaient annoncé que la CTCUM perdait son monopole sur le territoire de l\u2019ancienne compagnie Métropolitain Provincial et que les municipalités étaient dorénavant autorisées à La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 959 à quatre chiffres 3103 \u201cLAMÉTÉQ DATE: mercredi 28 déc.1983 AUJOURD'HUI:\tMin.:\t-12\tMax.: NUAG.ET FAIBLE NEIGE PASS., VENTS MODÉRÉS DIMAIN: NUAG., CHUTE DE NEIGE -4 52 3 01 Québec Abvtib* Outoouais Lourentides Contons de l'Est Mouriae :Ouébec i- Saint- Jeon \u2022Idc-Saint -nron Regma Winnipeg Toronto Fredericton Holifox ChoHottetown Soint-^eon 18 -10 18 -10 Mtn Mu 0\t5 -17 -11 -19 -10 -17\t-9 -12 -8 -14 -10 -8 -1 -11 4*6 ~6 * Aujourd'hui Neige., nua Nua., neige Nua., neige Nua., neige Nua., neige Nua., neige Nua., neige Enn., neige Enn., neige Enn., neige Enn., neige Awjowdtwi États-Unis Min Moi.\tMin\tMon Boston\t-12\t-6\tN.-Orléans\t2\t4 Buffolo\t-*14\t-8\tPittsburgh\t-12-11 Chicogo -13-12 S Froncisco -13 16 Miami\t6\t13\tWashington\t-7\t-5 New York\t-11\t-8\tDallas les capitales Amsterdam\tMin 4\tMau 8\tModrid\tMm -1\tMon 16 Athènes\t9\t18\tMoscou\t-2\t0 Acopuko\t24\t33\tMexico\t6\t23 Berlin\t0\t5\tOslo\t-7\t0 Bruxelles\t5\t9\tPoris\t5\t10 Buenos Aires\t22\t33\tRome\t9\t15 Copenhogue\t-1\t7\tSéoul\t-10\t-2 Geneve\t3\t11\tStockholm\t-2\t3 Hong Kong\t14\t16 Tokyo\t\t0\t7 Le Caire\t10\t21\tTrinidod\t25\t29 Lisbonne\t9\t19\tVienne\t4\t9 Londres\t6\t13\t\u2022\t\t trouver elles-mêmes des solutions de rechange.Selon ce qu\u2019a consenti à dévoiler à LA PRESSE hier le maire de l\u2019Assomption, M.Aurèle Ven-ne, l'Assomption et les municipalités environnantes en sont venues à une entente à l\u2019amiable avec le transporteur Deshaies sans éprouver le besoin de créer un Conseil intermunicipal de transport.« Nous nous sommes parlés et ça a très bien fonctionné entre nous », a commenté le maire Venne en parlant des discussions que les différentes municipalités ont eu avec le transporteur.« Mais nous gardons tous notre autonomie, chaque municipalité signe un contrat différent avec le transporteur ».Selon les renseignements obtenus, les autobus Deshaies transporteront pour $3 le citoyen de l\u2019Assomption de chez lui au terminus Berri-Démontigny.Le déficit d\u2019opération, si déficit il y a, sera comblé par le transporteur lui-même ou par l\u2019usager grâce à une majoration de tarif.Il a été impossible de savoir si des « passes au mois », permettant de réduire le tarif par passage, seront offertes, mais le maire Venne note qu\u2019en laissant ses passagers à Berri-Démontigny, les Autobus Deshaies permettront à plusieurs d\u2019entre eux d\u2019épargner un billet de métro de 90 cents.« Et puis les tarifs de la CTCUM auraient augmenté en janvier de toute façon ».Si quelques usagers ont déjà alerté LA PRESSE, craignant la hausse de tarifs dans leur cas, le maire Venne, lui, se félicite, puisque le déficit d\u2019opération de la CTCUM dans sa région était assumé par chaque municipalité, bref par chaque contribuable, usager du service ou non.Dans le cas de sa municipalité de quelque 5 000 habitants, le montant de $40 000 prévu à cette fin aurait signifié $8 par citoyen, ce qu\u2019il considère comme énorme pour un service n\u2019étant utilisé que par une infime partie d\u2019entre eux.Outre l\u2019Assomption, les autres municipalités concernées par l\u2019entente sont TAssomption-pa-roisse, Saint-Gérard, Sainte-Marie, Crabtree, Sacré-Coeur et Saint-Paul de Joliette.Pour le moment, la ville de Joliette a été considérée comme « zone libre », mais, s\u2019il faut en croire le maire Venne, il n\u2019est pas impossible qu\u2019ultérieurement, elle se joigne également à l\u2019entente avec les Autobus Deshaies.le pape Jean-Paul II s\u2019entretient ici avec un terroriste des Brigades rouges, Valerio Fioruc- ci, à la chapelle de la prison à sécurité maximum de Rome où il a célébré une messe devant 500 détenus.Le Souverain Pontife a ensuite rencontré le terroriste turc Ali Agca qui a attenté à ses jours en mai 1981.téléphoto UPI RENCONTRE SUITE DE LA PAGE A 1 « Il a toute ma confiance » Pendant qu\u2019il allait visiter les autres sections de la prison romaine, le pape s\u2019est borné à confirmer aux journalistes: «Oui, Ali Agca a déclaré qu\u2019il se repentait de son geste.Je lui ai pardonné et il a toute ma confiance ».Dans la prison de Rebibbia, le chef de l'Eglise a serré hier les mains de voleurs, proxénètes, assassins, terroristes sans remords ou repentis et même, peut-être, de nombreux innocents encore en attente de jugement parmi les 150 détenus qu\u2019il a rencontrés dans la chapelle.Les noms des détenus qui ont assisté a la liturgie de la parole que le pape a présidée dans la chapelle de la prison Rebibbia.avaient été tirés au sort la veille.Le chef de l\u2019Église a voulu offrir à chacun d\u2019entre eux la possibilité de parler personnellement avec lui.Certains lui ont remis des lettres, d\u2019autres lui ont baisé la main, d\u2019autres encore l\u2019ont simplement serrée, un détenu l\u2019a embrassé sur la joue, en lui tenant la niain.Le brigadiste rouge Valerio Morucci, l\u2019un des responsables de l\u2019enlèvement d\u2019Aldo Moro, et le militant d\u2019Aulonomie ouvrière, lié à Toni Negri, Giuseppe Funaro, ont échangé quelques mots avec le souverain pontife.Ils étaient restés silencieux pendant les prières récitées par l\u2019assemblée, mais ils ont applaudi le pape, lorsqu\u2019il a demandé à tous les détenus de prier pour la paix, « un problème qui nous concerne tous et qui nous unit tous ».Mario Appignani, connu sous le nom de « Cheval fou », un libertaire de choc, connu pour ses protestations extravagantes (il réclame la légalisation du vol), est le seul à ne pas avoir respecté le bon ordre de la cérémonie.Il s\u2019est précipité sur le pape pour lui remettre un document qu\u2019il voulait lire au micro.Le souverain pontife a su contrôler très bien la situation : « 11 s\u2019agit d une lettre qui m\u2019est adressée et non d\u2019une lettre ouverte.Je la lirai plus tard », a-t-il dit.Applaudissements Les détenus et les gardiens qui les surveillaient ont applaudi ensemble, à plusieurs reprises, Jean-Paul II.« L\u2019Église apprécie et encourage les efforts en vue de faire évoluer le système pénitencier vers une situation d\u2019un plus grand respect des droits et de la dignité doJa per- é le pa|l*.H sonne», a affirmé conclu en adressant ses voeux d « une année meilleure que celle qui se termine » aux détenus du monde entier.Un extrémiste de droite, Luca Onesti, 25 ans, étudiant en psychologie.a accueilli le pape au nom de tous les 1 500 détenus de Rebibbia: « Nous tous nous garderons dans notre coeur le souvenir de cette journée ou vous nous avez permis de penser que nous ne sommes pas abandonnés et que nous ne sommes pas seuls contre le monde ».Un détenu avocat a lu un texte du prophète Jonas, un aumônier l\u2019Evangile.De nombreux cadeaux, dont un crucifix fabriqué en allumettes par un musulman converti, ont été offerts au chef de l\u2019Église.Une plaque en or, fruit d\u2019une souscription spontanée des prisonniers, rappellera au pape le souvenir «d\u2019un jour heureux », vécu par ceux qui « vivent dan* la solitude ».\t; «Vous n\u2019êtes certes pas des enfants.Mais au fond, nous sonv mes toujours des enfants et nou$ avons une mère au ciel a laqueK le je vous confie », a conclu Jean-Paul II en quittant les déte' nus.« Il a vieilli », a commenté l\u2019un d entre eux.« Je ne le crois pas.H est très ému », lui a réponduf a un autre.\t? LA PRESSF.MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 A 3 t * * > 4 I i » 4 » ?» * » ' » \u2022 ' » I I I I I I I I | I I I I \u2022 i » 4 » » » *¦ fr * fr » v * ?» * » * Cinq morts à Noël ¦ Au moins cinq personnes ont perdu la vie de façon accidentelle au Québec depuis le début du congé de Noël.La route a fait trois morts, soit MM.Patrick Bowers, 17 ans, de Beaupré, Michel Saint-Amant, 45 ans, de Montréal, et Gilles Ruest, 34 ans, de Saint-Nicho las.Deux autres personnes ont trouvé la mort dans des incendies.Par ailleurs, selon un porte-parole de la Sûreté du Québec, la vague de froid qui a frappé le Québec aura eu au moins un effet positif.En effet, le grand froid a retenu une foule de personnes chez elles, si bien que les routes ont été beaucoup moins achalandées qu\u2019à l\u2019habitude durant la même période.Ce phénomène serait particulièrement évident dans la région de Montréal et sur la Rive-Sud, où le nombre d\u2019acidents de la route a considérablement diminué par rapport à l\u2019an dernier.Collecte de sang du maire ¦ La Croix-Rouge rappelle que la collecte de sang du maire de Montréal, M.Jean Drapeau, aura lieu aujourd\u2019hui et demain à la station de métro Berri-de-Monti-gny, entre 10 heures et 20 h 30, les deux jours.Cette collecte est d une extrême importance, souligne la Croix-Rouge, puisque les unités de sang recueillies permettent de passer les fêtes du Nouvel An et les jours de congé sans inquiétude pour les personnes hospitalisées qui pourraient avoir besoin de sang.La Croix-Rouge ainsi que le maire de Montréal comptent donc sur la générosité des Montréalais.Le calme dans les hôpitaux ¦ Les salles d urgence des hôpitaux montréalais n\u2019ont pas été particulièrement fréquentées le jour de Noël, alors que des centaines de patients avaient envahi les services d\u2019urgence au cours des semaines précédentes.En majorité, les patients avaient abusé des plaisirs de la table et avaient oublié que la modération a bien meilleur goût.À titre d\u2019exemple, l\u2019hôpital Sainî-Luc a connu une baisse d\u2019activité de 60 p.cent le 25 décembre.4 r Pas de hausse du crime ¦ À l\u2019exception du vol à l\u2019étalage et de la fraude portant sur les cartes de crédit, le crime, en général, ne subit pas de hausse à l\u2019occasion des Fêtes.« Tout le monde pense que le crime augmente pendant les Fêtes, mais ce n\u2019est pas le cas », souligne le sergent Normand Bélair, de la police de la CUM.Ainsi, il y a un vol par effraction toutes les 20 minutes dans la région de Montréal, que ce soit pendant le temps des Fêtes ou en tout autre temps de l\u2019année.?< Moïse encore en prison Roch Thériault, alias Moïse, a de nouveau été incarcéré samedi dernier, à la prison de New-Car-lisle, en Gaspésie.La Sûreté du Québec a procédé à son arrestation après qu\u2019on l\u2019eut vu dans un I hôtel de New-Carlisle.Il avait été -libéré de la prison d\u2019Orsainville sous certaines conditions, dont celle de ne pas revenir en Gaspésie, et plus particulièrement à New-Carlisle, avant le début de février.Il s\u2019était également vu interdire la fréquentation d\u2019établissements hôteliers.Son transfert à Québec devrait avoir lieu dans les prochains jours et il comparaîtra alors devant le Comité des absences temporaires de la prison d\u2019Orsainville.Taxi pour les handicapés ¦ La Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal mettra en marche en février un projet-pilote de déplacement en taxi pour les personnes handicapées.Le nouveau service sera offert pendant trois mois et, s\u2019il s\u2019avere satisfaisant,'il sera implanté sur la totalité du territoire de la CTCUM.Le projet fait suite à l\u2019adoption par Québec de la loi 47 sur le transport par taxi.ohotoi Paul-Henri Tolbot, LA PRESSE Le curé Mario Cadieux: une confiance absolue en tes paroissien».Les dégâts son» considérables; ils pourraient atteindre le million de dollars.PLUS DE $1 MILLION DE DOMMAGES Un incendie dévaste Sainte-Madeleine-Sophie-Barat église Un incendie qui s\u2019est déclaré vers 4 h, hier matin, dans le toit de l\u2019église de la paroisse Sainte-Madeleine-Sophie Barat, dans le quartier Ahuntsic, a causé des dommages évalués jusqu\u2019ici à plus d\u2019un million de dollars.CONRAD BERNEER Cet incendie, qui a nécessité une alerte générale, a mobilisé 175 sapeurs pompiers pendant plus de trois heures.Un cour-cir-cuit serait à l\u2019origine de l\u2019incendie.Cette église, qui avait des murs extérieurs de pierre et une finition intérieure en briques, avait un seul point vulnérable: son toit de bois.Il y a à peine deux ans, on avait emprunté $100 000 pour le refaire et l\u2019isoler.Cette église, que des milliers d\u2019étrangers ont visitée depuis 34 ans parce qu\u2019elle était inscrite dans « le circuit de visites d\u2019églises proposé aux touristes *, était célèbre pour son style \u2014 du bénédictin Dom Belleau \u2014 sa trentaine de verrières provenant de la Maison Rheault, de Rennes, en France \u2014 elles avaient coûté $40 000 \u2014 et son orgue fabriqué par la célèbre Maison Casavant, de Saint-Hyacinthe, au Québec, et possédant f>6 jeux, en tous points identiques à ceux de la ba silique Notre-Dame, dans le Vieux Montréal.Cette paroisse, qui compte 2 000 familles, a été fondée en 1946; l\u2019église a été construite en 1949, et bénie par le cardinal Paul-Emile Léger, alors archevêque de Montréal.Elle a eu jusqu\u2019ici cinq curés.Le curé fondateur, Auguste Lemay, a maintenant 87 ans.C\u2019était un prédicateur de grand renom, qui attirait dans son église des foules énormes et généreuses.On dit qu\u2019il a, d\u2019une certaine façon, « payé lui-même la construction de son église ».Maxime Lacroix, l\u2019actuel curé de St-Edouard de Fabreville, lui succède.Vingt et un ans plus tard, c\u2019est le cardinal Léger qui, revenant d\u2019Afrique, s\u2019y installe pendant douze semaines.Pierre Gon-neville prend ensuite la relève pendant trois ans, et, finalement, c\u2019est Mario Cadieux, l\u2019actuel curé, qui devient le cinquième Des tonne» d\u2019eau ont inondé la belle église de Ahuntsic.curé résident de Ste Madeleine-Sophie-Barat.Hier, à quatre heures du matin, Mario Cadieux, 41 ans, s\u2019est fait réveiller brutalement par un pas sant qui avait vu que le toit de l\u2019église flambait.Pendant quatre heures, il a vu 175 pompiers tra vailler d\u2019arrache-pied pour circonscrire les flammes; il a vu des tonnes d\u2019eau inonder sa belle et grande église et les dégâts s\u2019accumuler.(L\u2019orgue est une perte complète et plusieurs verrières sont en miettes).Des centaines de paroissiens de tous âges sont accourus, consternés.Il les a écoutés, consolés, rassurés.Il a aussi crâné, pendant tout ce temps-là, pour ne pas laisser voir, qu\u2019il vivait intérieurement des moments d\u2019agonie, pour qu\u2019on ne découvre pas qu\u2019il était au bord des larmes.Mais, plus tard, épuisé, il l\u2019avouera discrètement, confiant, cependant, que ses paroissiens réagiront correctement et se montreront absolument solidaires et dignes du riche passé de cette paroisse.Et quand il parle de ses paroissiens, on le sent profondément convaincu, bouleversé, chaleureux, présent.LES VICTIMES DE ROCK FOREST N\u2019AURAIENT EU «AUCUNE CHANCE» Huit balles ont atteint Serge Beaudoin SHERBROOKE (D\u2019après PC) \u2014 Serge Beaudoin, qui a été tué lors d\u2019une fusillade policière dans un motel de Rock Fo-rest vendredi dernier, aurait été atteint d\u2019au moins huit projectiles tirés par une mitraillette et un revolver de gros calibre.C\u2019est ce qu\u2019ont révélé hier certaines sources, ajoutant qu\u2019une deuxième autopsie aurait été pratiquée sur le cadavre afin de faire confirmer ces faits.Pour sa part, le propriétaire du motel Le Châtillon, à Rock Fo-rest, ou la fusillade policière s\u2019est déroulée, faisant un mort et un blessé, a indiqué hier que la police « n\u2019avait donné aucune chance » aux deux hommes qu\u2019ils croyaient à tort être les auteurs d\u2019un vol meurtrier survenu la veille à Sherbrooke.De son côté, la Ligue des droits et libertés du Québec a émis le souhait, hier, que l\u2019enquête du coroner sur la mort d\u2019un jeune père de famille, Serge Beaudoin, abattu par des policiers de Sherbrooke « aille au fond des choses et ne permette à personne d\u2019esquiver ses responsabilités.» Plus tard hier, le ministre de la Justice du Québec, M.Marc-An-dré Bédard, a ordonné la tenue d\u2019une enquête de la Commission de police du Québec pour établir les circonstances exactes des événements de vendredi.Enfermé par les policiers Quant au propriétaire du motel où la fusillade s\u2019est déroulée, M.Guy Donahue, qui avait été enfermé par les policiers dans son appartement en compagnie de sa femme, il a précisé: «Je n\u2019étais pas là quand les coups de feu ont été tirés, mais seulement à voir les trous de balles dans les murs de la chambre et dans le matelas, on se rend compte que les poli-cers ne leur ont donné aucune chance.» La porte de la chambre de motel qu\u2019occupaient la victime, Serge Beaudoin, et son compagnon de travail, Jean-Paul Beau-mont, blessé au visage et au cou lors de l\u2019incident, a disparu dans l\u2019heure qui a suivi la fusillade, affirme M.Donahue.Cette information a été confirmée par le directeur du service de police de Rock Forest, M.Richard Parenteau, qui a précisé que la porte, à travers laquelle les policiers avaient présumé-ment tiré une vingtaine de coups de feu, avait été saisie par les policiers de Sherbrooke.Ceux-ci l\u2019ont en leur possession depuis le drame.M.Parenteau a également déclaré au cours d\u2019une conférence de presse que les armes de deux policiers de la Sûreté municipale de Sherbrooke avaient été saisies, ces armes étant « une mitraillette et un revolver.» Le survivant confirme Le survivant du drame, Jean-Paul Beaumont, 32 ans, de l\u2019An-cienne-Lorette, a également confirmé que les balles avaient été tirées au travers de la porte de la chambre du motel où il dormait en compagnie de son camarade de travail.M.Beaumont est maintenant Le portrait-robot du suspect du vol de la Brink\u2019s, publié hier.de retour chez lui après avoir été hospitalisé à Sherbrooke où l\u2019on a soigné ses blessures subies lors de la fusillade.Quant à son compagnon, Serge Beaudoin, 33 ans, également de l\u2019Ancienne-Lorette, il a trouvé la mort dans l\u2019incident, et à la suite de cette affaire, deux policiers de Sherbrooke, MM.Roger Dion et André Castonguay, ont été suspendus, avec solde, en attendant les résultats d\u2019une enquête menée par la Sûreté du Québec.Les deux policiers, qui ont remis hier leur insigne et leur arme à leurs supérieurs, semblent être cons- idérés comme » des gentlemen dans les milieux policier et judiciaire, des travailleurs compétents et laborieux ainsi que des hommes profondément humains », selon des témoignages recueillis par le quotidien La Tribune.Ils avaient posé du tapis toute la nuit Les victimes des événements de vendredi dernier, Beaudoin et Beaumont, avaient posé du tapis toute la nuit de jeudi à vendredi et ils s\u2019étaient couchés à cinq heures du matin.C\u2019est deux heures plus tard que la police a fait irruption au motel où ils logeaient.Le propriétaire de l\u2019établissement, M.Donahue, a raconté que deux policiers l\u2019avaient réveillé, à 6 heures, pour lui demander de voir le registre du motel.Ils lui ont signalé que le numéro de la plaque d\u2019immatriculation de la voiture des deux hommes n\u2019était pas le même que celui inscrit au registre.M, Donahue leur a fait remarquer qu\u2019il arrivait souvent que la personne qui s\u2019enregistrait n\u2019était pas nécessairement le chauffeur de l\u2019auto et qu\u2019elle donnait alors son propre numéro d\u2019immatriculation.Ce à quoi les policiers auraient répliqué qu\u2019il ne fallait pas se fier à ces apparences et qu\u2019ils avaient sûrement affaire à une voiture volée.Plus tard, M.Donahue a entendu des coups de feu et il dit se de mander encore pourquoi les policiers avaient apparemment tiré au travers de la porte puisqu\u2019ils avaient une clé de la chambre.Une fois la fusillade terminée, les policiers ont effectué une fouille complète de la chambre* de motel où ils n\u2019ont trouvé que.des habits de travail et du matériel nécessaire à la pose de tapis.11 n\u2019y avait pas d\u2019armes à feu ni\u2019 trace des $53 623 dérobés lors du vol de la Brink\u2019s commis à Sherbrooke la veille de la fusillade.Les policiers semblaient d\u2019ailleurs penser que des suspects dans l\u2019affaire du vol de la Brink\u2019s.se trouvaient dans le motel de; Rock Forest, ayant trouvé deux voitures volées ù proximité de l\u2019établissement.Dans l\u2019une des voitures, il y avait une arme à feu et des vêtements abandonnés.Hier, les policiers chargés de l\u2019enquête sur le vol de la Brink\u2019s ont publié le portrait-robot de l\u2019un des suspects dans cette affaire.L\u2019enquête du coroner dans une douzaine de jours Par ailleurs, Me Denis Bou-drias, qui présidera l\u2019enquête du coroner sur la mort de Serge Beaudoin, a déclaré hier à LA PRESSE que cette enquête se déroulera au Palais de justice de Sherbrooke et qu\u2019elle n\u2019aura pas lieu avant une douzaine de jours., Pour sa part, le ministère de la Justice a indiqué que l\u2019enquète confiée à la Commission de police du Québec ne débutera qu\u2019après ! celle du coroner Boudrias. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 Jetez un coup d'oeil sur ces remarquables économies.et hâtez-vous afin d'en profiter! *V-v.\t\u2022\tV .Groupe spécial de complets et vestons sport\t50% DE RABAIS Complets.Rég.2953-475$\tMAINT.260$-360$ Vestons sport.Rég.210$-295$\tMAINT.168$-236$ Pantalons.Rég.75$-120$\tMAINT.60$-96$ Pardessus.Rég.3853-595$\tMAINT.285$-376$ Imperméables.Rég.165$-265$\tMAINT.132$ Blousons\t20-50% DE RABAIS Tricots\t20-50% DE RABAIS Chemises sport.Rég.40$-70$\tMAINT.28$-35$ Chemises habillées.Rég.35$-42,50$\tMAINT.\t17,50$-30$ Cravates.Rég.253-50$\tMAINT.12,50$-25$ Do nombreux propriétaires de dépanneurs ont augmenté sensiblement, parfois jusqu\u2019à concurrence de 50 cents la bouteille, le prix des vins vendus dans leur établissement, au cours des deux dernières semaines.PIERRE OIWORAS________________ Cette augmentation qui frappe une fois de plus les consommateurs de vins est la conséquence d une nouvelle politique de la Société des alcools du Québec décrétée il y a deux semaines.La société d\u2019Etat a en effet décidé de réduire la marge de profit consentie aux grossistes et aux détaillants en vins, afin d\u2019augmenter ses revenus de $7 millions.Concrètement, cette politique signifie que le prix du vin vendu par la Société aux grossistes a augmenté Toute proportion gardée, la marge de profit consentie sur la vente de vin était de l\u2019ordre de 22 p.cent, soit 6 p.cent pour le grossiste et Ifi p.cent pour le détaillant.Aujourd\u2019hui, à la suite de l\u2019augmentation du prix de base de certains produits, le pourcentage de profit a diminué d\u2019environ 7 p.cent.Cette diminution est en partie absorbée volontairement par les grossistes.Les dépanneurs, eux, sont réticents.Par exemple, un détaillant qui vendait la bouteille de Chianti (embouteillé par la SAQ) au prix de $4.85 réalisait un profit de 16 p.cent.Aujourd'hui, s'il veut obto nir la même rentabilité, il doit vendre cette bouteille $5.35.S'il maintient son prix à $4.85, soit le même que celui affiché dans les magasins de la société d\u2019État, son profit n'atteindra plus qu'environ 9 p.cent.Pour sa part, M.Guy Dumont, le président de l'Association des petits détaillants du Québec, un organisme qui regroupe 1,200 propriétaires de dépanneurs, explique en effet que les grossistes et les associations de détaillants ont accepté cette réduction parce que, en contrepartie, la Société avait consenti à ce que tous les vins fabriqués ou embouteillés au Québec, soit environ 200 marques différentes, ne soient plus vendus dans les magasins de la société mais uniquement chez les détaillants.Cette mesure devrait entrer en vigueur progressivement d\u2019ici à septembre 1985.M.Normand Seguin, le président de l'Association des détaillants en alimentation du Québec qui regroupe notamment les épiciers, abonde dans le même sens.Selon lui, le prix du vin n\u2019augmentera pas dans les épiceries.Interrogés par LA PRESSE à ce sujet, plusieurs propriétaires de dépanneurs ont dit qu\u2019ils ne pouvaient se permettre une baisse de profit sur les vins.Il fallait donc en augmenter le prix.Pour certains d'entre eux, la vente du vin représente une part importante des revenus de leur commerce.Selon M.Dumont cependant, cette attitude peut être très néfaste pour les commerçants.« Nos profits baissent, bien sûr.Mais ce n\u2019est pas une raison pour augmenter les prix, explique-t-il.Dans ce cas, nous vendrons trop cher et ce sont les épiciers qui verront leur volume de ventes augmenter.Pourtant, si les dépanneurs décidaient de réduire leurs prix, ils pourraient devenir encore plus compétitifs face à certaines chaînes de détaillants (Provisoir, La Maisonnée) qui doivent faire face à des frais administratifs considérables.» Signalons que la politique de la Société des alcools aura au moins quelques effets positifs pour les * consommateurs.Le prix de cer- \u2022, tains produits, notamment des spiritueux fabriqués au Québec, coûte légèrement moin cher depuis une quizaine de jours.LA COUR D'APPEL DONNE RAISON AUX ONTARIENS Anjou ne pourra pas taxer un pipe-line Les énormes conduits souterrains par lesquels la Trans-Northern Pipeline Company achemine son carburant brut, lepuis l'Ontario jusqu\u2019à son usine de pompage de Montréal-Est, et ce depuis 1950.ne peuvent être taxés par Anjou où passe l'oléoduc.C'est ce que viennent de décider les juges L\u2019heureux-Dubé, Reauregard et Tyndale, de la Cour d'appel, i onfirmant ainsi un jugement précédemment rendu par la Cour supérieure.C\u2019est la firme elle-même qui avait réclamé un jugement de-cl aratoire sur la question, en soutenant qu\u2019on ne pouvait fixer une valeur locative pour ses installations « cachées », et que celles-si, au surplus ne constituaient ni une place d'affaires ni un siège social.Evidemment.La Communauté Urbaine de Montéral, dans une intervention * agressive \u2022 au dossier, avait voulu prendre faits et cause pour Anjou, mais le tribunal n\u2019a pas reconnu son intérêt dans le litige.La Cour d'appel fait par ailleurs remarquer qu elle rend sa décision après un examen complet des textes législatifs et réglementaires et de leur contexte, sous l'éclairage additionnel de la jurisprudence applicable.Et en recourant à la règle d\u2019interprétation stricte, qui doit être favorable au contribuable lorsqu\u2019il y a ambiguité.Si tant est qu\u2019il peut y en avoir dans ce cas, souligne-t-on Car pour retenir l\u2019interpreta-tion proposée par la ville, soulignent les trois magistrats, il faudrait donner aux textes une extension considérable, aller au-delà du sens usuel et courant des mots, et passer outre à l'intention du législateur, qui ressort du contexte, pour adopter une interprétention large et libérale.téléphoto UP1 Explosion meurtrière à Buffalo Une explosion consécutive à une fuite de gaz propane a fait au moins neuf morts et une cinquantaine de blessés hier soir à Buffalo et a détruit deux camions de pompier, dont celui que l\u2019on voit sur la photo.Un certain nombre de pompiers, alertés par un citoyen qui avait decelé une odeur de gaz dans l\u2019air, étaient déjà sur place quand l\u2019explosion est survenue vers 20 h 30, dans le centre de la ville, où quatre édifices ont été détruits par la déflagration.A L\u2019ASSOMPTION Les pollueurs ne doivent bénéficier d\u2019aucun droit acquis Les autorités municipales de l'Assomption, en banlieue est de Montréal, ne croient pas aux « droits acquis en matière de pollution \u2022.PIERRE VENNAT__________________ C\u2019est pourquoi, dans un mémoire adressé au ministre de l'Environnement, Adrien Ouel-lette, elles s'opposent au nouveau projet de règlement pour la prévention de la pollution des eaux par les établissements de production animale, tel que pré senté par le ministre, règlement considéré comme un « assouplissement » en faveur des producteurs de porc.Le point de vue des autorités municipales de l'Assomption est bien simple : ils ne veulent pas de deux poids deux mesures.« Les fonctionnaires du ministère nous obligent à se munir d\u2019équipement collectif très dispendieux et ce, sous peine d'une ordonnance afin de prévenir la pollution causée par nos égouts », écrivent les autorités municipales.\u2022 Il ne devrait pas y avoir deux poids deux mesures en matière de prévention de la poollution ni même de droits acquis ou de relâchement si la santé, le bien-être ou le confort de notre population est susceptible d'être modifie ».Dans son mémoire, le conseil municiopal de l\u2019Assomption déplore que le projet de règlement du ministère ne prévient pas les « accidents » comme il s\u2019en est produit le printemps dernier dans le rang de la Petiote ligne de St-Alexis-de-Montcalm et qui a menacé la prise d'eau de l'Assomption et tenu les municipalités environnantes en alerte.De plus, le projet de règlement gouvernemental inclut certaines municipalités du bassin de la rivière l'Assomption qui n\u2019y étaient jusqu'ici pas soumises, telles Notre-Dame-de-Lourdes et Saint-Antoine-de-La-valtrie.« Nous soulignons, concluent les autorités municipales de l\u2019Assomption, qu'agrandir le territoire mais réduire le contrôle ne réglera en rien le danger de contamination pour notre municipalité \u2022.d**7 Tous les articles proviennent de notre stock régulier.Achats en personne seulement.Ventes fermes.Utilisez votre carte H R Sherbrooke et de la Montagne \u2022 Fairview \u2022 Rockland \u2022 Place Ville Marie rue Sherbrooke ouvert, les |eudis et vendredis, jusqu'à 21 h.HOLT RENFREW OUIM Y Çcommodorepanasonjcr- Tecnnics A DV E\\TL \u2022 \u2022BLAUPUN^l^^^c 575, boul.Saint-Martin ouest à l\u2019ouest du boul.des Laurentides Laval 668-9880 6200, boul.Louis-Hippolyte-Lafontaine coin Beaubien, sortie Yves-Prévost Anjou 352*6200 avec des réductions allant jusqu'à des prix de détail suggérés par les grands noms AVEC LA RÉDUCTION Le vin: 50 DE LA MARGE DE PROFIT DES DÉTAILLANTS ET GROSSISTES cents de plus chez le dépanneur Le Sommet québécois de la jeunesse à l\u2019origine un regroupement pan-canadien de jeunes ?(PC) \u2014 Le «Sommet permanent de la jeunesse », dont la naissance devenait de plus en plus douteuse et tardive, se mettra à l\u2019oeuvre en avril et pourrait même déboucher sur un regroupement pan canadien de jeunes.À l'image du .Sommet québécois de la jeunesse, déjà, d'autres rencontres provinciales s\u2019organisent pour 19H4 au Nouveau Brunswick, en Saskatchewan, Alberta.LIA LÉVESQUE Colombie Britannique et au Marti toba.La confédération permanente de la jeunesse servira d\u2019organis- me consultatif, au nom de la jeunesse québécoise, en plus de prendre position sur un certain nombre de questions d\u2019actualité : chômage, suicide, politique, environnement.pacifisme, etc.Le Sommet québécois de la jeunesse, réunissant un millier de jeunes à Québec, du IX au 21 août 83, avait vu souffler sur lui un vent de contestation L\u2019ANEQ, l\u2019Association nationale des étu diants du Québec, avait annoncé l\u2019échec du sommet, avant même sa tenue.Alors que les jeunes de 15 à 29 ans provenant de 16 régions québécoises ne s\u2019étaient pas encore rassemblés, on parlait de récupération politique.Ix?s Ifi rassemblements préala- Le personnel « politique » ne devient plus automatiquement fonctionnaire QUÉBEC (PC) \u2014 Les quelque 300 fonctionnaires politiques qui gravitent dans l\u2019entourage des ministres et députés ne pourront pas intégrer automatiquement la fonction publique québécoise suite à la disparition de leur patron de la scène politique.NORMAN PELISLE Le député indépendant de Sainte Marie, M.Guy Bisaillon.à bien tenté de faire modifier la loi de la fonction publique en faveur de cette intégration lors de la dernière nuit ou l\u2019Assemblée nationale a siégé, le 22 décembre, mais sa tentative a été vaine.* M.Bisaillon voulait que le personnel « politique \u2022 qui entoure les ministres et certains autres députés de l\u2019Assemblée nationale, comme le chef de l\u2019opposition ou les whips, soient automatiquement intégrés à la fonction publique au bout de quatre ans de service.L\u2019amendement de M.Bisaillon a cependant été rejeté par la Chambre par 77 voix contre 11 et sept abstentions.Il faut néanmoins souligner que le député de Sainte Marie a réussi à convaincre 10 de ses collègues péquistes à voter con tre la position défendue dans ce dossier par la ministre de la Fonction publique, Mme Denise Leblanc-Bantey, et par l'opposition libérale.Bisaillon Dans son argumentation.M.Bisaillon a rappelé qu\u2019avant 1976, tout membre d\u2019un cabinet politique était automatique- ment intégré à la fonction publique après un an de service.À l\u2019arrivée au pouvoir du gouvernement pequiste, en 1976.107 attachés politiques d\u2019allégeance libérale sont automatiquement devenus fonctionnaires, acquérant du même coup sécurité d\u2019emploi et une foule d\u2019avanta ges, a signalé M.Bisaillon.Le gouvernement du Parti québécois a cependant modifié la loi de sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, nul ne peut devenir fonctionnaire en passant par le biais d\u2019un cabinet politique.Le député estime qu\u2019une intégration des personnes après quatre ans de service au lieu d\u2019une seule année parait raison nable.Il s\u2019agit, dit le députe, de créer des conditions favorables pour permettre l'embauche de personnel qualifié dans les cabinets.Rejet La suggestion de M.Bisaillon a cependant été rejetée autant par la ministre Denise Leblanc-Bantey que par le porte-parole officiel de l\u2019opposition libérale dans ce domaine, le député Réjean Doyon, de Louis-Hébert.Selon Mme Leblanc-Bantey, l\u2019arrivée massive d'attachés politiques iiberaux dans la fonction publique au lendemain de la défaite libérale de 1976 a été une «situation ahurissante et exagérée» qu\u2019il faut éviter de revivre.Selon Mme Leblanc-Bantey, on ne peut pas, au moment ou il y a réduction constante de postes chez les fonctionnaires, accepter de grossir la fonction pu blique de cette façon.# V *\\\\ j - \\ Du 16 janvier au 8 mars.Jusqu\u2019à 67% de rabais/\u2019 Une économie pour chaque jour de la semaine.1 V ancouver aller-retour\t\tVictoria aller-retour |\t ¦ , \\lar.nier.1 jeu.sam.279s\tDim.lu», ven.329*\tMar.mer.jeu.sam.309*\tDim.lun.ven.359 1 Plein tarif économique courant: .S44 $ |\t\tI Plein tarif économique courant: 854 $ I a\tUn collaboration avec Air B.C.\t1\t 1 Edmonton aller-retour\t\tWinnipeg aller-retour |\t 9 Mar.mer.æ jeu.sam.249$\tDim.iun.ven.299$\tMar.mer.jeu.sam.1995\tDim.lun.ven.219* ^j^lein^ri^œnomiqueœuwt^^^^^J\t\tj Plein taril économique courant: 480 S 1\t Calgary aller-retour Mar.mer jeu.sam.Dim.lun.ven.Plein tarif économique courant: 712 S Autres V illes Nous avons également des tarifs réduits pour les destinations CPAir suivantes: Prince-George, Prince-Rupert, Fort Nelson, .Grande-Prairie, Terrace, Fort St.John, Watson Lake et Whitehorse.Pourquoi nous vous offrons le plein service pour bien moins que le plein tarif?Les 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d\u2019ailleurs failli dégénérer en chaos, avec insultes au micro, appels au boycottage, huées généralisées, contestation des décisions du président d\u2019assemblée, des règle ments et du comité organisateur, juxtaposés aux contraintes d'un horaire trop serre.A cause de ces embûches, plusieurs doutaient de la pertinence et de la volonté réelle d'assurer un suivi aux résolutions du Sommet québécois de la jeunesse.Organisme permanent en avril Or il semble qu'après s\u2019être embourbe» dans un dédale de procédures, le « Comité des 32 » réussira à accomplir son mandat.Un organisme permanent de la jeunesse s\u2019attèlera à sa tâche en avril.M.Louis-Marc Chiasson.coordonnateur du Comité des 32.expliquait avec enthousiasme le suivi du Sommet québécois de la jeunesse, lors d'une interview avec la Presse canadienne.Les 32 représentants proviennent de chacune des 16 régions identifiees, à raison de deux délégués par centre.Ils avaient été élus de justesse, quelques minutes avant la fin du Sommet québécois.S'ajouteront en janvier deux autres délégués, pour former un Comité des 34.puisque la Gaspesie et la Côte-Nord ont été scindees.Le comité était mandaté pour instituer l\u2019organisme permanent de la jeunesse, une confédération chapeautant 17 régions autonomes.Le congres de fondation de la confédération permanente de la jeunesse se tiendra vraisembla blement en mars.Il réunira 10 re présentants par région, soit 170 délégués, qui adopteront les statuts de l'organisme permanent, ses orientations et sa philosophie « Puis on donne un mois aux gens pour respirer et c\u2019est le grand** coup, l\u2019organisme permanent dé marre en avril ».Avant le congrès de fondation, plusieurs régions devront s\u2019incorporer comme organisme représentatif de la jeunesse régionale.Cinq le sont jusqu'à présent, soit le Saguenay-Lac St-Jean, l\u2019Abiti-bi-Témiscamingue, Laval, la r* Beau ce et Montréal Nord-Est.Résolutions concrétisées La brique du cahier des résolutions a été remise aux gouvernements fédéral ei provincial, de même qu\u2019au Mouvement Desjardins.\t* M.Chiasson, également délégué du Saguenay Lac St-Jean, as- ~ sure que l\u2019intention fédéra le de créer un ministere de la Jeunesse provient d'une idée du Sommet québécois de la jeunesse.Le ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et du Tourisme, Rodrigue Biron.a d\u2019ailleurs admis qu'une partie du plan de relance* concernant les bourses d'affaires aux finissants de cégeps «*t d'uni-versites avait été récupérée du Sommet québécois.Réunie sous le theme «S\u2019unir pour s\u2019en sortir», la jeunesse-québécoise a entraîné dans son giron quelques autres provinces, dont la Colombie Britannique, le \u2022 Nouveau Brunswick, le Manitoî ba.rAlberta et la Saskatchewan.Toutes tiendraient leur sommet provincial de la jeunesse en 11)84, annonce fièrement M Chiasson.Les jeunes souhaitaient se réunir pour faire valoir leurs revendications mais n\u2019osaient espérer que leur exemple serait suivi à la grandeur du Canada.Mais déjà M.Chiasson croit en la création d'un organisme pan canadien de consultation de la jeunesse des la fin de 1985.Pas d\u2019égalité pour la retraite et les rentes des femmes QUÉBEC (PC) - Dans plusieurs secteurs, les femmes ne sont pas encore sur un pied d\u2019egalité avec les hommes, ont déploré hier dans un communique les députes libéraux Herbert Marx (D'Arcy-McGee) et Therese La voie Roux (L'Acadie).Cette discrimination contre les femmes s'exerce notamment dans les régimes de retraite ou de rentes, dans les régimes d'assurance-vie ou dans plusieurs régimes d'avantages sociaux.Les députés Marx et Lavoie-Roux s\u2019étonnent de cette situation en dépit des nombreuses promesses du ministre de la Justice, M.Mare André Bé-dard.de mettre fin a toute for me de discrimination envers les femmes.Les députés libéraux signalent que l'Assemblée nationale a adopté une loi en décembre 1982 pour mettre fin a ce type de discrimination.Toutefois, la mise en vigueur de cette loi est conditionnelle au dépôt d\u2019un règlement par le ministre, ce qui n'a pas encore été fait Un exemple concret de discrimination : les primes d'assurance-retraite exigées par les compagnies d'assurance sont plus élevées pour les femmes, sous prétexte qu'elles vivent en moyenne plus longtemps que les hommes * Lévesque gagne le plus et Pawley le moins DRF 8400 WINNIPEG (PC) \u2014 La différence entre le salaire de M.Howard Pawley et celui de M.René Lévesque est de $33821.Et c'est le premier ministre du Marri toba qui gagne le moins.Un rapport réalisé par deux fonctionnaires de l'Ontario, qui fait suite à une étude comparative des salaires payés aux législateurs canadiens, révèle que le premier ministre néo-démocrate, M.Pawley gagne $56506.La rémunération annuelle du premier ministre du Québec, M.René Lévesque, atteint $90327.Les dix autres dirigeants provinciaux et des Territoires se situent quelque part entre les deux.Par exemple, le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.Bill Bennett, gagne $76527 et celui de la Nouvelle-Écosse, M.John Buchanan, $65614.L\u2019étude de MM.Robert Flem-ming et Thomas Mitchinson démontre également que les ministres manitobains sont moins bien payés que les autres ministres provinciaux canadiens.Seul le Yukon paye ses ministres moins cher qu\u2019au Manitoba qui paye en moyenne $50 506, mais la différence est seulement de $122 par an.« Certes les salaires du premier ministre et des ministres sont parmi les plus bas au pays », a déclaré M.Andy Anstett.leader parlementaire du gouvernement manitobain.Législateurs à temps partiel Selon M.Anstett, l\u2019explication de ce bas salaire réside dans le fait 3ue les membres de la législature e cette province «jusqu'à récemment ont eu tendance à se percevoir comme des hommes politiques à temps partiel ».C\u2019est seulement depuis les dix dernières années que les législa-' leurs manitobains se sont dévoues a leurs emplois à temps plein.Les avocats, lesi médecins, les fermiers et autres qui recevaient un revenu indépendant se sont organisés pour jouer leur double rôle, mais les salariés doivent maintenant quitter leur emploi s'ils sont élus.Le salaire de base des 57 députés de la législature du Manitoba est de $31814, ce qui les place au cinquième rang au pays, derrière le Québec?($44 702), l\u2019Ontario ($41475), la Colombie Britannique ($40 047) et le Nouveau-Brunswick ($37894).Les Territoires du Nord-Ouest se situent à la fin de la liste avec un salaire annuel de $17613.Comparaison difficile Le rapport de 96 pages mentionne qu'il «est impossible de parvenir à une comparaison juste entre les députés à travers le pays sans tenir compte des profits occasionnels et revenus additionnels qui s'ajoutent au revenu normal de chacune ries juridictions ».L\u2019étude mentionne que parmi les provinces et les territoires qui prévoient une allocation de logement pour les députés qui représentent des circonscriptions à l\u2019extérieur des capitales, le Manitoba se classe encore au bas de l'échelle avec une allocation de $-10 par jour lorsque le parlement siège.Les députés du Yukon reçoivent $29.80 par jour pour les repas mais leur logement est payé séparément.Les députés du Manitoba reçoivent également moins d\u2019argent pour le travail dans leur circonscription que ceux des autres provinces et des territoires qui ont une telle allocation. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d administration ROGER-D, LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUD\u20ac GRAVIl dtr«cteur de l'information JILAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef La séparation du SUCO et de l\u2019ACDI Il y a six mois qu'on se demande ce qu'il adviendra du Service universitaire canadien outre-mer (SUCO).On n'a pas encore de réponse; ou plutôt, on a des réponses contradictoires D une part, le gouvernement fédéral maintient sa résolution de couper les vivres au SUCO le 31 mars prochain, d'autre part, des membres du SUCO, appuyés par un nombre imposant d\u2019organismes québécois, se disent prêts à repartir à zéro pour survivre d'une façon ou d'une autre.Autour d'eux, des gens s\u2019interrogent à haute voix sur le SUCO et l'ACDI (Agence canadienne de développement international), comme les 251 universitaires dont LA PRESSE publiait la réflexion hier et comme le directeur de l'Institut Nord-Sud, M.Bernard Wood, qui s'expliquait dans le Globe and Mail d'hier également.La question est simple- est-ce à cause de son administration ou de ses options politiques que l'ACDI coupe subitement les vivres au SUCO?À Ottawa, on a déjà affirmé que si le SUCO acceptait une nouvelle structure administrative, le gouvernement pourrait recommencer à financer l'organisme.Raisons invoquées: déficit croissant; recrutement insuffisant de coopérants depuis deux ans; déficiences dans la comptabilité malgré l'aide de consultants payés par l'ACDI; changements trop fréquents dans l'équipe de direction.S'il est vrai que ce sont là les reproches, il est aussi vrai qu\u2019ils peuvent trouver leurs solutions.Mais du côté du SUCO et de certains observateurs, on croit qu\u2019il faudrait plutôt pointer du doigt des raisons politiques comme source de mécontentement d Ottawa.En juillet dernier, le directeur démissionnaire du SUCO, M.Jacques Jobin, reprochait à l organisme, «une perte du sens de la réalité au profit de l'analyse socio-politique et de l'action politique militante, ce qui n'est pas l\u2019objectif du SUCO.» Le directeur actuel, M.Alain Ambrosi, ne semble pas nier ce fait.Il insistait récemment, lors d'une assemblée générale du SUCO, sur le «devoir subversif» qui est celui des milieux progressistes: «Cette subversion multipopulai-re, disait-il, il faut la revendiquer.» Et en lançant un appel au premier ministre Trudeau, M.Ambrosi déclarait: «Ce n est plus une question administrative mais bien politique.Et il faut savoir laquelle.» Il sait pourtant «laquelle»: M.Ambrosi a lui-même convenu que ( implication du SUCO dans les causes de libération nationale, en Afrique particulièrement, a peut-être brusqué certaines gens et que cette action a «peut-être causé des problèmes au gouvernement canadien».Le conflit paraît donc manifestement idéologique et politique.Les universitaires cites plus haut ne s\u2019y trompent d'ailleurs pas en demandant: «Pourquoi donc punir pour ses exigences démocratiques et populaires en matière d\u2019aide un organisme si bien enraciné au tiers-monde et clairement identifié au Québec et à l\u2019Acadie?» Et la réponse suit: «Le passage de l'assistance à la solidarité signifiait dans les faits la promotion du principe de l'auto-déve-loppement, donc de la conscientisation, un enracinement plus profond et une identification plus grande au Québec et à l\u2019Acadie.» Comment se surprendre des hésitations d Ottawa?On devrait trouver normal que, dans l\u2019optique fédérale, comme le disent les universitaires, «l\u2019ACDI annonce la rupture avec le SUCO et ses exigences démocratiques et populaires».Qu\u2019est-ce qui fait problème?Le silence, les fausses raisons et les artifices d\u2019Ottawa.Comme dit Bernard Wood: «La seule façon de conserver l'appui de la population aux programmes d'aide se trouve dans un dialogue franc avec les Canadiens concernant nos politiques à ce sujet.» Le gouvernement a sûrement le droit, en subventionnant un organisme, de définir ses exigences.Mais il a également le devoir de les défendre ouvertement et honnêtement.J«cm*G«iy DUBUC REVUE DE PRESSE Le mystère Andropov persiste L'absence de M.Youri Andropov à la réunion plénière du Comité central intrigue beaucoup les éditorialistes français.Pour «Le Parisien libéré», «le mystère Andropov s\u2019épaissit.À l\u2019Est rien de nouveau, dit-on couramment.Et pourtant, une réunion plénière du Comité central du parti communiste d\u2019Union soviétique, la plus haute instance dirigeante du pays, s\u2019est ouverte à Moscou sans que Youri Andropov y assiste, comme sa fonction de secrétaire général l\u2019y oblige.Le mystère de son absence à l\u2019occasion du traditionnel défilé de la Place Rouge, qui marque chaque année l\u2019anniversaire de la révolution d\u2019octobre, s\u2019épaissit donc.Fera-t-il sa réapparition pour fêter en quelque sorte le quatrième anniversaire de l\u2019entrée de l\u2019armée rouge en Afghanistan?Il est permis d\u2019en douter, principalement pour deux raisons: à savoir tout d\u2019abord que M.Andropov serait atteint d\u2019une grave maladie rénale, à savoir ensuite que l\u2019ancien «patron» du KGB tient à conserver l\u2019image de marque «libérale» qu\u2019il Vêtait lui-même forgée en faisant circuler en Occident la rumeur selon laquelle il \u2022était opposé à l\u2019invasion soviétique de l\u2019Afghanistan».Pour «Le Figaro», M.Andropov prépare sa succession: «Officiellement, Andropov gouverne p£r écrit.Aucune ambiguïté: du fond de son lit, le chef suprême veut rester le leader déterminé qui, lors de son discours inaugural, en novembre 1982, fixait au pays un programme de relance économique.Avec une double recette: sanctions disciplinaires pour les paresseux et les incompétents, récompenses matérielles pour les bons travailleurs.En somme, Andropov continuerait à avancer ses pions.Les porte-parole soviétiques sont nombreux à rappeler en confidence que Franklin Roose-velt fut grand.et malade.Le forfait d\u2019hier semble démontrer que ce parallèle est dépassé.Maintenant, Andropov est un homme pressé.À défaut d\u2019avoir le temps de réaliser son programme, sa santé déclinante lui impose de préparer la voie à un héritier selon son coeur».C\u2019est aussi le mystère de l\u2019absence du numéro un soviétique qui préoccupe «Le Matin».«Le mystère autour de la maladie du secrétaire général reste entier.Le chef du PCUS a de toute évidence suffisamment de pouvoir politique pour procéder à un remaniement qui lui est favorable, mais il reste physiquement incapable de se montrer en public.La version officielle, maintenue jusqu\u2019à la session du comité central du PCUS, date du 30 octobre et est de la plume de Youri Andropov lui-même.Le secrétaire général (.) avait alors annoncé qu\u2019il souffrait d\u2019un «refroidissement».De son côté, un porte-parole du Kremlin devait déclarer que le numéro un soviétique s\u2019occupait «activement des affaires du parti, de l\u2019État et de la défense».On ne devait pas en apprendre davantage de source officielle et c\u2019était déjà beaucoup de la part d\u2019un régime qui avait passé quasiment sous silence huit ans de maladie de Leonid Brejnev».Agence France-Presse L\u2019évolution du secteur minier au Québec au cours du dernier siècle Or, amiante, accidents, conjoncture Voyons maintenant le comportement de l'industrie de l'or au Que-bec au cours des 100 dernieres années.L\u2019or autant par sa valeur symbolique qu'économique a toujours suscité des mouvements souvent excessifs de la part d\u2019une partie de la population.Que l'on songe à la ruée vers l'Ouest américain et à celle du Klondike.à la suite des découvertes d'or dans ces régions, dans la dernière partie du 19e siècle.Au Québec, on distingue très nettement trois périodes pendant lesquelles l'or a été la cause d'activités intenses de prospection du territoire québécois.Une première vague s\u2019est d'abord manifestée lorsque M.Charles deLéry découvrait par harsard des pépites d'or dans un des affluents de la rivière Chaudière en Beauce et obtenait, en 1846, du gouvernement provincial, les droits exclusifs d'exploiter le minerai d\u2019or sur la Seigneurie Rigaud-Vaudreuil qui incluait tout le territoire de la vallée de la Chaudiere.L.Gonzague LANGLOIS Peu après, une compagnie était formée pour la récupération de l\u2019or dans les sables des rivières formant le bassin de drainage de la Chaudière, soit la rivière des Plantes, la rivière du Loup et surtout la rivière Gilbert.Des découvertes intéressantes étaient faites dans ces rivières, entre autres, plusieurs pépites d\u2019or de plus de 50 onces chacune dont la plus importante pesant 71 onces.La production d\u2019or, cependant, n\u2019a jamais été très importante au cours de la période 1850-90 et n\u2019a guère rapporté plus de 50000$ à 100000$ par année.On estime cependant à environ 2 millions de dollars la valeur totale de la production d\u2019or de la Beauce au cours de cette période.D\u2019ailleurs, à partir de 1860 jusqu'à 1883, les nombreux conflits entre les propriétaires de terrains ont, à toutes fins utiles, annihilé la production d'or dans la Beauce.C'est probablement l\u2019origine de l\u2019image qui circule encore de nos jours sur les Beaucerons, à savoir que ce sont des spécialistes des cours de justice.En somme, ce qui avait été bâti par les prospecteurs en Beauce, a été détruit par les avocats.La deuxième vague importante de la prospection pour l\u2019or est survenue dans l\u2019Abitibi, à l\u2019occasion de la découverte du dépôt de No-randa en 1922.Tel que mentionné auparavant, les prospecteurs ontariens, après avoir parcouru le nord-est de l\u2019Ontario, se sont ensuite dirigés plus à l\u2019est, du côté du Témiscamingue et de l\u2019Abitibi.La découverte de Ed Horne, à Noranda, les a d\u2019ailleurs fortement encouragés à intensifier leurs recherches dans cette vaste région.C\u2019est ainsi que plusieurs dépôts de minerai aurifère ont été découverts à cette époque, non seulement dans la région de Rouyn-Noranda, mais aussi dans les régions de Cadillac, Malartic et Harricana, région au coeur de laquelle devait s\u2019établir Fa ville de Val-d\u2019Or.En fait, quelques mines d\u2019or commencèrent leurs opérations avant 1930, parmi lesquelles, outre la mine Home, on peut mentionner la mine O\u2019Brien, en 1928, les Mines Siscoe et les Mines Malartic, en 1929.L\u2019augmentation du prix de l\u2019or de 20$ à 35$ l\u2019once décrétée par le président Roosevelt, en 1934, a été l'occasion d'une extraordinaire relance de la prospection et de la mise en valeur du minerai aurifere dans le nord-ouest québécois.Les dépôts déjà découverts mais non rentables à un prix de 20$ l\u2019once, le sont soudainement devenu à 35$ l'once.C'est ainsi que des opérations minières exploitant des dépôts de .2 d\u2019once d'or à la tonne et moins, sont devenus profitables du jour au lendemain et l\u2019on a vu surgir dans le nord-ouest du Quebec, pas moins de 35 exploitations aurifères au début des années 40, produisant au-delà d\u2019un million d\u2019onces d\u2019or annuellement, pour une valeur de production qui a atteint, en 1942, un total de 42 millions de dollars.Avec la fin de la Deuxième Guerre mondiale et le début de la période inflationniste qui a influencé les coûts d\u2019exploitation à la hausse, le prix fixe de 35$ l\u2019once pour l'or, est vite devenu insuffisant de sorte que l\u2019industrie de l\u2019or a commencé à décliner dans le nord-ouest.En 1948, le gouvernement fédéral, dans le but d\u2019éviter de trop nombreuses fermetures de mines d'or, accordait une aide spéciale qui permettait de porter le prix de l'once d\u2019or à un maximum de 48,50$.Cette mesure a permis pendant quelques années, de ramener la production de l\u2019or au même niveau qu\u2019au début des années 40.Cependant, à partir des années 60, le déclin de l\u2019industrie de l\u2019or a continué de s\u2019amplifier jusqu\u2019en 1971, alors que le prix de l\u2019or a été libéré par les USA, de ses liens politiques et a commencé à refléter beaucoup plus adéquatement l\u2019économie mondiale.En 1971, par exemple, la quantité d'or produite avait diminué à 400000 onces pour une production de 22$ millions.Depuis quelques années, avec l\u2019augmentation phénoménale du prix de l\u2019or qui a atteint, en 1980, une moyenne de 600$ l\u2019once, nous assistons à la troisième relance de l\u2019industrie de l\u2019or au Québec.Cette dernière phase a relancé les investissements en exploration, lesquels ont totalisé plus de 125 millions en 1981 et 1982.En 1983, on peut s\u2019attendre à ce que la production atteigne 850000 onces, pour une valeur d\u2019au-delà de 400000000$.L\u2019or qui, en 1925, avait été le véritable point de départ de l\u2019industrie minière au Québec, est en train d\u2019assurer un nouveau départ à ce même secteur industriel, 60 ans plus tard.L\u2019amiante Enfin, un produit minéral qui ne peut être passé sous silence, parce qu\u2019il a occupé une place très importante au cours des 100 dernières années, c\u2019est l\u2019amiante.C* minéral, que les mineurs appelait roche à coton, a été repéré dans les Cantons de l\u2019Est, vers 1878.Très vite cependant, l\u2019extraction de cette fibre a pris tellement d'ampleur, qu\u2019en peu d'années, le Québec est devenu le plus important producteur d'amiante au monde.Le développement rapide des produits d'amiante, tels que les isolants, les ciments, les papiers, les briques, etc., a entraîné une importante hausse des prix de l'amiante qui a permis un développement rapide de l\u2019industrie.Alors que la production d'amiante n\u2019était qu\u2019à peine un millier de tonnes en 1883, elle avait augmenté à 8000 tonnes en 1890 et son prix se situait déjà entre 30$ et 130$ la tonne.En 1910, la production atteignait 70000 tonnes et en 1925, 280000 tonnes pour une valeur totale de 11 millions de dollars.En fait, l\u2019industrie de l\u2019amiante a continuellement progressé au cours du siècle dernier, pour atteindre son apogée en 1979, avec une production de 1,3 million de tonnes et une valeur de 533 millions de dollars.Malheureusement, la publicité aussi énorme qu\u2019exagérée sur les effets cancérigènes de l\u2019amiante, à partir de 1976, a miné cette industrie au cours des 4 dernières années, de sorte qu\u2019en 1983, la production aura diminué de plus de la moitié en quantité aussi bien qu\u2019en valeur, à cause de la fermeture de plusieurs marchés tant européens qu\u2019américains.L'industrie de l\u2019amiante à qui on prédisait, il n\u2019y a pas si longtemps, un autre siècle de prospérité, a été sacrifiée, si on peut dire, sur l\u2019autel des grands prêtres de l\u2019environnement et de la qualité de la vie.Considérations générales Au cours du siècle dernier, l\u2019industrie minérale québécoise a produit pour plus de 30 milliards de nouvelles richesses dont la moitié au cours des 15 dernières années.Depuis, elle a donné annuellement de l\u2019emploi à plus de 25000 travailleurs directement dans les entreprises d\u2019extraction.Cela a procuré 5 fois plus d\u2019emplois dans les services connexes ou dans les industries rattachées au secteur minier, soit en aval, soit en amont.Par ailleurs, lorsqu\u2019on examine l\u2019évolution des salaires dans ce secteur iodustriel, on s\u2019aperçoit d\u2019abord que le secteur minier a toujours assuré à ses travailleurs un salaire supérieur à tous les autres secteurs industriels.Ce salaire, de moins de 1$ par jour en 1883, se situe présentement à plus de 125$ par jour et on remarque que même pendant la grande dépression économique des années 30, le salaire dans les mines atteignait 4$ par jour, soit quatre fois plus que dans les autres secteurs industriels.Enfin, il faut se rendre compte que l\u2019exploitation des richesses minières, surtout par méthodes souterraines, présentent des risques sérieux qui ne peuvent être contrôlés que par des programmes de sécurité rigides et un entraînement spécial des travailleurs miniers.On peut constater en examinant les anciens rapports au cours de cette longue période, que la sécuri- té dans les mines s\u2019est établie à la suite d\u2019un très long processus.En 1928, par exemple, sur un total de 16000 travailleurs miniers, on déplorait 24 accidents mortels.En 1945, le nombre de travailleurs miniers avait augmenté à 19000, mais on déplorait encore un nombre similaire d\u2019accidents mortels.A partir de cette date, la sécurité dans les mines est devenue une préoccupation beaucoup plus présente pour la direction des entreprises, de sorte qu\u2019en 1961, le nombre des travailleurs avait augmenté à 32,000 mais les accidents mortels avaient diminué à 19, dont 13 dans les mines et 6 dans les carrières.En 1982, selon le rapport de la CSST, on n\u2019a eu à déplorer qu'un seul accident mortel.Les catastrophes sont toujours possibles et celle de Belmoral, même si c\u2019est la seule au cours des 35 dernières années, en est une de trop.Cependant, il y a tout de même eu une énorme amélioration depuis 40 ans au niveau de la sécurité du travail du mineur, malgré le fait que les conditions intrinsèques à l\u2019exploitation des mines et carrières, existent toujours.La réalité est donc fort éloignée de l\u2019image encore cir-culée chez la population, sur les dangers courus par les travailleurs miniers, image qui n\u2019a pratiquement pas évoluée depuis un siècle.Au cours des deux dernières années, le secteur minier québécois, aussi bien que canadien, a dû faire face à une conjoncture qui pourrait affecter sa prospérité pour plus d\u2019une décennie.Cette conjoncture réunit trois facteurs défavorables à son expansion: tout d\u2019abord, la demande mondiale des produits miniers a une forte tendance à la baisse, à cause de la miniaturisation des équipements électroniques, l\u2019avènement des plastiques et la diminution du poids des automobiles; en second lieu, la concurrence des pays sous-développés augmente considérablement à cause de l'augmentation impressionnante des activités de recherches de dépôts miniers dans ces pays, lesquels, à cause de leur niveau de vie, peuvent produire à des coûts très bas et inonder les marchés internationaux afin de se procurer les devises étrangères dont ils ont un urgent besoin; enfin la période inflationniste vécue depuis 15 ans et le haut standard de vie de notre population contribuent à augmenter rapidement les coûts de production de nos matières premières à un tel point qu\u2019il devient de plus en plus difficile de faire face à la concurrence internationale.Comme en 1883, alors que le premier élan de notre secteur minier québécois avait accusé un net recul, de même, 1983 sera non seulement une des pires années de la dernière décennie, mais sera aussi une année annonciatrice d\u2019un futur encore plus incertain.Le second siècle débute difficilement pour notre secteur minier, expérons que la situation pourra se redresser comme il nous a été à même de le constater dans le courant du siècle dernier Droits réserves LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 TRIBUNE UBR£ A 7 L\u2019application de la clause Québec dans l\u2019Outaouais Avant de concéder l'abandon de la clause Québec en retour d\u2019une preuve que les minorités francophones canadiennes reçoivent les services éducatifs équivalents à ceux de la minorité anglophone du Québec, le gouvernement québécois aurait avantage à se demander s\u2019il peut se permettre de telles largesses à l\u2019égard de sa propre majorité.Il n\u2019est pas du tout évident que la clause Québec ne soit pas essentielle à la survie de la langue française au Québec et à l\u2019intégrité culturelle de la majorité francophone.Dans l'Outaouais, troisième centre urbain du Québec en terme de population et porte d\u2019entrée du Québec face à l\u2019Ontario, la clause Québec apparaît être un outil dont nous ne saurions nous passer sans craindre le pire.L\u2019Outaouais est confrontée à la région urbaine Ot-tawa-Carleton, trois fois plus populeuse et à 80 p.cent anglophone.La langue de travail y est l\u2019anglais et ce, dans tous les secteurs, y compris la fonction publique fédérale.Du côté québécois, la langue de travail est le français sauf à l\u2019intérieur de la fonction publique fédérale située à Hull et dans les secteurs de service la desservant.Un autre Mirabel Le gouvernement fédéral a procédé, au cours des années soixante-dix à l\u2019implantation d\u2019environ le cinquième de ses ministères et agences à Hull, sans tenir compte du caractère français de l\u2019Ou-taouais.Parmi les premiers ministères à traverser la rivière, le ministère de l\u2019Environnement comptait 88,9 p.cent d\u2019unilingues anglophones.Conséquemment, la langue des affaires dans les secteurs avoisinants est devenue l\u2019anglais.Le gouvernement fédéral refuse, encore à ce jour, de reconnaître le visage français de Hull, à 90 p.cent francophone.Tout récemment, on annonçait la venue prochaine du 23000e fonctionnaire, un arrivage en provenance de la Défense nationale cette fois.Four le gouvernement fédéral Hull n\u2019est pas la métropole d\u2019une région du Québec mais un quartier de la ville d\u2019Ottawa.Ce mépris de l\u2019identité culturelle, sociale et économique du Québec et de l\u2019Outaouais a amené la Société nationale des Québécois de l\u2019Outaouais a identifier le gouvernement fédéral comme étant le principal agent d\u2019anglici-sation de l\u2019Outaouais.Sans oublier que cette dépendance accrue de l\u2019Outaouais québécois envers le secteur gouvernemental n\u2019a rien de prometteur au plan économique.La croissance en main-d\u2019oeu-vre de ce secteur est certes un des plus faibles sans oublier que l\u2019immense majorité des achats en biens et services se fait du côté on-tarien.Aller plus loin La SNQO a fait part récemment à la Commission parlementaire étudiant la Charte de la langue française de cet état de faits.Nous avons demandé au gouvernement du Québec d\u2019entreprendre, dans les plus brefs délais, des négocia tions avec le gouvernement fédéral en vue de franciser la fonction publique fédérale à Hull, comme cela s\u2019est fait ailleurs au Québec.La SNQO verrait d\u2019un mauvais oeil que le Gouvernement néglige cette demande urgente et élimine un instrument vital de l\u2019affirmation du caractère français de l\u2019Ou-taouais: la clause Québec.Cette mesure a permis jusqu\u2019à maintenant de contenir adéquatement 1 arrivée d*Anglo-Canadiens dans l\u2019Outaouais.Les 200000 francophones de l\u2019Outaouais ont besoin de l'appui masif de leur gouvernement et de l\u2019ensemble des Québécoises et des Québécois.Alors que la francisation s\u2019amorçait dans l'Outaouais comme ailleurs au Québec, le gouvernement fédéral avait déjà imposé l\u2019anglais comme langue de travail et de service.Le gouvernement du Québec peut-il rester indifférent à cet affront plus longtemps?Avant de se pencher sur le sort des minorités canadiennes-fran-çaises, le Québec devrait faire le tour de ses régions.Ainsi verrait-il dans l\u2019Outaouais que la clause Québec constitue un minimum vital dont on ne saurait pas se passer.De plus, à sonder le coeur et l\u2019esprit des Québécoises et des Québécois de l\u2019Outaouais, les ministres et députés du Gouvernement se sentiraient inspirés par la volonté farouche qui se manifeste ici à l\u2019égard de la langue française, en dépit du gouvernement fédéral et en dépit de l\u2019Ontario.Mais encore faut-il qu\u2019on veuille écouter, comprendre et épauler.Déjà le gouvernement n\u2019a pas fléchi sur le plan de l\u2019affichage.Le visage du Québec restera français, comme il se doit.Mais encore faudrait-il, du moins dans l\u2019Ou-taouais, que cette affirmation ne soit pas un symbole mensonger.Four ce faire, le gouvenement du Québec se doit de maintenir la clause Québec dans l'Outaouais.Accords de réciprocité ou pas, la clause Québec est un minimum pour assurer l\u2019intégrité culturelle et sociale de l\u2019Outaouais.L\u2019abandon de la clause Québec dans l\u2019Outaouais entraînerait la minorisation inévitable des francophones.Est-ce là l\u2019objectif de la Charte de la langue française?Jacques DUPONT président Société nationale des Québécois de l\u2019Outaouais Le cours de la dernière chance Un Noël québécois Je rêve d'une célébration, ou pour l\u2019instant d\u2019une simple gigue, les petites particules de soleil qui me compose s'unifieraient à celles de mes proches.De cette incroyable intensité humaine, les milliers de concepts unicolores, prisonniers de notre quotidien, en perdraient leur couleur mensongère.De cette répulsion symbolique de couleurs, originerail, telle une synthèse féerique, un vent multicolore qui donnerait le signal d\u2019une métamorphose trop souvent refoulée.Des nuages apparaîtraient et sonneraient la Charge en faisant entendre leurs percussions.Les arbres du voisinage se feraient alors trombones et saxophones.Les animaux, sous une telle brise d\u2019envoûtement, se feraient flûtes et trompettes.Fendant que certains oiseaux s\u2019improviseraient chefs d\u2019orchestre, des centaines de colombes sortiraient de ces nuages célestes, comme pour signifier un fabuleux débarquement.Fuis, survolant les eaux, elles entameraient avec les poissons un chant si grandiose, que ciel et terre donneraient l\u2019impression d\u2019être enfin réunis.Les montagnes feraient écho de cette fête de continents en continents.Et de cette immense communion de tendresse, rejaillirait une force à faire fondre l\u2019orgueil de l\u2019humanité.une force que chaque être ne peut découvrir qu\u2019en se faisant majestueusement plus petit que les autres, une force avec laquelle chaque petit être aurait le pouvoir de se transformer en véritable poterie, pour tenter d\u2019atteindre un modèle de bonté infini.Une force avec laquelle il nous serait possible de déballer le petit peintre, la petite musicienne, le petit écrivain et la petite comédienne qui sommeillent en chacun de nous, et qui traînent depuis trop longtemps au pied du sapin incarnant l\u2019entité humaine que la divinité nous a laissée.Le dépouillement de ces étrennes ferait, enfin, des habitants de notre planète des êtres dont les occupants de la crèche de la Pensée seraient mi-femme, mi-homme, et surtout, mi-enfant.Une force qui représente l\u2019emballage des cadeaux d\u2019un prodigieux message, dont chaque être humain en possède son petit mot, son petit souhait, sa petite note de musique.Ces partitions de tous les peuples permettront un jour à la race humaine de jouer le merveilleux concerto de la béatitude.Cette extraordinaire force philharmonique rapprochera les étoiles si près de la Terre, que chaque interprète pourra cueillir la sienne et s\u2019envoler.À l\u2019instar des mages guidés vers leur destinée, nous dessinerons une formidable Voie lactée de traîneaux, en route vers l\u2019infini.Enfin, nous irons donner autant qu\u2019un enfant aurait toujours voulu le faire.Une force que l\u2019enfant, qui vit en chaque être sur Terre, réussit à fredonner de son lointain berceau.la chaleur de la symphonie de l\u2019Amitié! Sylvain CHARTRAND Pointe-aux-Trembles RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE ITEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reutcr.Tous droits de reproduction des informations particulières 6 LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxieme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT\t285-6911 Le service de» abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonce! Annonces douées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes\t285-71 1 1 du lundi ou vtndrtdi 8h a 17h Pour changer\t285 7205 du lundi ou vtndrcdi % a 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants\t285-7202 National, Télé-Prtsse\t285-7306 Vocancts, voyages\t285-7265 Camtrts et professions, nominations 285-7320 J\u2019ai assisté au colloque sur le projet de relance de l\u2019enseignement professionnel.Étaient présents hauts fonctionnaires du ministère de l\u2019Éducation, sous-ministres, directeurs généraux de Commissions régionales d\u2019écoles, directeurs adjoints d\u2019écoles secondaires, représentants de la CEQ, représentants du monde des affaires, parents et représentants d\u2019autres organismes que j\u2019oublie Un seul groupe du milieu scolaire, j\u2019en suis sûr, n'était pas présent: les élèves du secondaire ou des cégeps.Ce colloque faisait suite à plusieurs qui ont eu lieu depuis quelques années sur ce sujet.Il a été question bien sûr de tout ce qui touche l\u2019enseignement professionnel, mais j\u2019aimerais ici ne reprendre qu\u2019un sujet: celui du professionnel court, cette clientèle d\u2019élèves qui suivent le cours de la dernière chance.Il est rare qu\u2019un sujet fasse l\u2019unanimité lors de ces rencontres sauf peut-être celui sur les conditions de réussite de l\u2019enseignement du professionnel court.Et l\u2019un des aspects est bien sur le nombre d\u2019élèves par classe.C\u2019est tout juste si nous ne nous applaudissons pas lorsque nous affirmons qu\u2019un groupe de 12 élèves est l\u2019idéal pour ce type d\u2019enseignement.Et nous poussons presque tous de hauts cris lorsque l\u2019on pense à des classes dépassant ce nombre et nous pleurons presque lorsque l\u2019on parle de 20, 21, 22 élèves par groupe dans un atelier ou une classe d\u2019enseignement de professionnel court.Je suis toujours sorti de ces colloques persuadé de notre bonne foi à tous, de notre franchise et aussi de notre volonté à vouloir le bien de ces élèves qui sont les plus démunis dans notre système.Mais hélas! il y aura encore ce lundi ou j\u2019entrerai dans mon école, dans mon secteur où je verrai des classes de professionnel court à 18, 19, 20 et 21 élèves.Alors pourquoi ces groupes surchargés?Pourquoi est ce que j'accepte cet état de choses?Bien sûr, je peux toujours dire que j'ai fait mon possible.Il est vrai que je me suis rendu jusqu\u2019à la loi 111 l\u2019an passé pour le respect des ratios.Était-ce assez?Certainement pas! Pourquoi le directeur-adjoint de mon école accepte-t-il lui aussi?Et le directeur de mon école n\u2019y peut-il rien lui non plus?Le comité d\u2019école et de participation acceptent eux aussi.Messieurs les conseillers pédagogiques et coordonnateurs de renseignement et vous, Monsieur le directeur général, êtes-vous aussi démunis, aussi impuissants et aussi tolérants que moi face à cette stupidité: 21 élèves dans une classe de professionnel court incluant un handicapé auditif et un handicapé visuel?Et vous, Messieurs les commissaires, n\u2019êtes-vous que des administrateurs de taxes scolaires ou êtes-vous, tel que je pense, des femmes et des hommes de bonne foi?Pourtant vous aussi vous le savez que ces classes existent; que faites-vous?Ou que pouvez-vous faire?Il y a bien sûr les hauts fonctionnaires du ministère de l\u2019Éducation à qui il est facile de faire porter le blâme.Je suis sûr, après vous avoir entendus parler, de vos bonnes intentions.Mais pourtant, vous aussi vous acceptez.Ne me dites pas que vous êtes.à préparer justement une transfor mation du système.Dans tous Tes documents récents du ministère, pas un seul ne parle de ratios d\u2019élè ves dans une classe de profession nel court, on ne mentionne qu\u2019un changement de vocable, soit l\u2019inversion des lettres.On ne parlera plus de P.C.mais de C.P.\u2014 ( ) cela nous fera une belle jambe! Pendant les trois dernières années, il vous aurait pourtant été fa cile de donner des directives aux commissions scolaires leur demandant de limiter le nombre d\u2019élèves du professionnel court à 12 élèves et de donner en même temps les budgets supplémentaires engendrés par cette mesure et ne me dites pas que c\u2019est par manque d\u2019argent surtout! Pas cette année! Vous qui avez en banque S.'iOO millions sortis tout droit des poches des professeurs l\u2019an passé.Face aux jeunes auxquels j\u2019enseigne, j\u2019ai honte de faire partie d\u2019un groupe d\u2019adultes qui rationalisent un état de fait si stupide.Jacques DUBOIS Vanier Questions posées, réponses données Monsieur Michel Roy éditeur adjoint Monsieur, Sous la signature d\u2019Anne Richer.LA PRESSE du 10 décembre x:\\.(B 9), tirait: Quatre noms émergent de la consultation pour la présidence du Conseil du statut de la femme.Le texte ne fait aucune mention de l\u2019origine de la décision de faire émerger ces quatre noms.Dans le but d\u2019ajouter un complément d\u2019information à cet article, pouvez-vous répondre aux questions suivantes: a) Qui de la ministre à la Condition féminine, de la responsa ble du dossier de la présidence du CSF, ou de la journaliste qui a signé cet artic le est responsable de cette décision?b) Cette décision a été prise sur la base de quels critères?e) Qui parmi les personnes nommées plus haut a pris la responsabilité d\u2019inciter ceux et celles qui ne s\u2019étaient pas encore prononcés de faire leur choix parmi les quatre noms qui ont émergé au détriment des nombreuses autres candidatures?Vous comprendrez facilement qu\u2019il est important pour toutes les femmes du Québec qui sont de près ou de loin impliquées dans cette consultation d\u2019identifier la personne qui, à ce stade-ci, a tenté d\u2019orienter le choix final qui doit se faire seulement le 10 janvier prochain.Recevez, Monsieur l\u2019éditeur adjoint.l\u2019expression de mon entière confiance en la diligence que vous mettrez à éclaircir cette intervention plutôt énigmatique, vous en conviendrez.Claire COUTURE Montréal P.S.: Auriez-vous l\u2019obligeance de publier cette lettre ainsi que les réponses dans la tribune libre.Ces/ le Premier ministre qui nomme lu présidente du Conseil du statut de lu femme.Il n'est obiifie d'aucune façon de consulter qui que ce soit.Cependant il a consenti, suite à une proposition des femmes reu-nies au dernier colloque «Les femmes et l'économie».à ce que les groupes de femmes soient consultés.La candidate ne se présente pas elle-même; il ne s'agit pas d une campagne électorale.Le nom de la candidate choisie par un groupe est achemine au Secrétariat de la Condition féminine.Le Premier ministre, en principe, devra choisir une future présidente qui a au moins l'appui d'un nombre suffisamment représentatif de femmes.Il y a effectivement d'autres candidates que ces quatre présentées dans LA PRESSE.Mais comme nous / avons dit dans l'article, ce sont ces quatre qui émergent.Pourquoi émergent-elles ?Tout simplement parce que ce sont les groupes eux-mêmes qui les ont mis en évidence.Comment le savons-nous?Par les groupes de femmes et par le Secrétariat à la Condition féminine.Tout simplement.Personne parmi celles que vous nomme/ plus haut ne veut favoriser l\u2019une ou l'autre de ces femmes.La décision de les faire connaître ne visait nullement à dévaloriser d'autres candidates.On le sait, la province regorge de femmes valables.Il s'agissait tout simplement d'aller dans le courant de la consultation populaire.Et il suffit maintenant de vérifier que cette consultation n'a pas été un leurre.Anne RICHER Hull est de l\u2019autre côté de la rivière Monsieur Pierre April Directeur du bureau d\u2019Ottawa La Presse Canadienne La présente a pour objet de vous faire part de la consternation des autorités municipales de la ville de Hull à la lecture d\u2019articles parus dans Le Devoir et LA PRESSE du mardi 29 novembre dernier relativement au début des travaux de construction du Musée national de l\u2019homme et de la Galerie nationale du Canada.Nous comprenons mal que des journalistes d\u2019expérience «basés* dans la région de Hull-Ottawa réussissent à commettre une dépêche de nouvelles qui doive servir à alimenter les grands médias du pays sans mentionner que le Musée national de l\u2019homme, devant coûter approximativement 80 millions de dollars, sera construit à Hull.Cette omission nous semble d\u2019autant plus flagrante et inexcusable qu\u2019à deux reprises dans la dépêche, on indique que le musée sera érigé «de l\u2019autre coté de la rivière».Après des décennies d\u2019interventions hulloises à cette fin, le gouvernement du Canada, en 1969, a choisi d\u2019élargir sa présence régionale et son dynamisme économique au territoire de la ville de Hull ainsi devenue partie intégrante de la Région de la Capitale nationale et nous apprécierions grandement que les dépêches émanant du pupitre de votre agence puissent être fidèles à cette réalité.% Le directeur André LACROIX Maison du Citoyen Hull Débat de fond sans délai M.Camille Laurin Ministre de l\u2019Éducation Québec Considérant la nécessité de modifications aux structures scolaires; considérant le désir manifesté en ce sens par la population; considérant la teneur confessionnelle de la loi 40 et la possibilité que le dé- bat soit à nouveau différé: le Mouvement laïque québécois refuse la contrainte du statu quo ou de la loi 40 et réclame que le débat de fond sur les enjeux de la réforme scolaire ait bel et bien lieu et le plus tôt possible.Daniel BARIL président N.B.- Priorité est occordée sous cette rubrique aux lettres d\u2019intérêt général se rapportant 6 des articles parut dam LA PRESSE.La concision est de rigueur.tes correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni a retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies, l'ovteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.SI possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: mTribune libre», LA PRESSE, C.P.4200, succ.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3MI.À René Lévesque Je sais bien qu\u2019en général on ne parle pas de poil dans la maison du tondu et que la calvitie est une maladie plus ou moins honteuse dont aiment rarement qu\u2019on y fasse allusion ceux qui on sont affligés.Mais il est des chauves dont le crâne est une cible si invitante que la tentation d\u2019y diriger quelques fléchés est pratiquement irrésistible.A plus forte raison s\u2019il s\u2019agit de se payer la tète de César Notre petit César a nous, qui occupe le trône du Premier Consul à la curie québécoise depuis longtemps (déjà!), possède, en plus d\u2019une intelligence exceptionnellement brillante, un sens de l\u2019humour qui ne se dément jamais et qui a même fait la joie récemment d*un président de république qui se trouve justement le successeur (mutatis mutandis) dos fameux empereurs romains.C\u2019est pour cela que j\u2019ai pensé qu\u2019il trouverait .réjouissante la lecture d*un petit poème à peine vicieux que le défunt Martial, un impénitent es-brouffeurde la plume qui sévissait à Rome au bon vieux lemps du paganisme.fit à l\u2019adresse de ses ennemis intimes qui.comme notre petit César, avait le sommet «à poil*.Le voici dans son intégrité.En original d\u2019abord, ot ensuite en traduction pour les quelques ignorants qui no sauraient pas le latin.«Raros colligis hinc et hinc capillos et latum nitidae.calvae campum temporibus tegis coma lis, sed moti redeunt jubente vento reddunturque sibi caputque nudum cirris grandibus hinc et inde eingunt: Vis tu sinipiicius senem fateri?Ut tandem videaris unus esse, tonsor jam reliquos metat capillos: ealvo turpius est nihil comato.» Que René Ciouast, latiniste éméri-te.traduit par «Tu ramenés tant bien que mal ton cheveu rare et tu caches le vaste éclat de ton sommet sous la broussaille d\u2019a côté, mais, au gre du vent, la voici à sa place rendue, voici ta calvitie de houppettes flanquée.Ne veux-tu bonnement confesser ta vieillesse?Pour paraître toujours le même, abandonne au coiffeur la glane qui te reste: rien de plus laid qu\u2019un chauve chevelu! » Voilà.On ne saurait couvrir d'un plus séant chapeau un chef aussi méritant.DorisLUSSIER Les hausses de tarifs et le transport en commun Dès janvier prochain, les usagers du transport en commun de Montréal feront face à une nouvelle hausse de tarifs, la cinquième depuis 1978.En tant qu'utilisateurs de ce service public, nous questionnons la pertinence de telles augmentations.Jusqu\u2019à maintenant, la C\u2019TCUM légitimait ces hausses par le taux d\u2019inflation, les coûts d\u2019amélioration du service, etc.Far quoi prétend-elle justifier la prochaine hausse?Un surplus de 12$ millions à la CTCUM en 83, une économie potentielle de t$ millions liée à l'abolition de la surtaxe sur l\u2019essence pour 8-1.auraient pu nous laisser espérer le maintien (ou même, pourquoi pas, une baisse! ) des tarifs actuels, Or, il n\u2019en est rien.Seul un maigre 2.2$ millions sera retourné aux usagers, le reste étant redistribué aux municipalités de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Nous sommes, encore une fois, relégués au second plan.Pourtant, à Laval (CTL), Trois-Rivières (CITF), Québec (CTCUQ,), dans l\u2019Outaouais (CTCRO) et sur la Rive-Sud (CTRSM), les commissions de transport ont décidé de maintenir leurs tarifs au taux actuel en retournant aux usagers la presque totalité des économies dues a l\u2019abolition de la surtaxe sur l\u2019essence.Maintenant qu\u2019il est impossible de fermer les yeux sur les conséquences désastreuses liées à l\u2019utilisation massive de l\u2019auto en ville, les différents intervenants provinciaux et municipaux dans le domaine du transport cherchent, officiellement, à «revaloriser» le transport en commun.Mais dans les faits, l\u2019incohérence des interventions, le manque (volontaire?!) de coordination ep-tre les acteurs, en freinent l\u2019essor.A Montréal, la décision de la CUM de hausser, une fois de plus et sàns raison apparente, les tarifs, n:aj-dera en rien la «cause* du transport en commun.Alain FOHT1ER.Michèle ANDRÉ.Janine CHARLAND, Eric SKULSKI, Marie-Dominique LA-H AISE, Ruth FRANCOEUR, Sylvie GAUVIN, Rodrigue DÉCARIE, Sophie DUCHARME, Lucie GIN-GRAS, Raymond GOUIN, Jacques BRIÈRE, Charles E.BOUCHER, Richard MARCOUX, Agathe MO-QUIN.L\u2019abolition d\u2019un poste de bibliothécaire r» r Monsieur Jean-Guy Bergeron Ville de Deux Montagnes Monsieur le maire.C\u2019est avec regret que j\u2019ai appris que vous n\u2019envoyez pas de représentant au sein du COBREN, organisme qui regroupe les directeurs des différentes bibliothèques de la région du Nord incluant la Bibliothèque centrale de prêt.Votre décision d\u2019abolir le poste de bibliothécaire professionnel pour la ville de Deux-Montagnes, même si elle a été le résultat d\u2019une consultation limitée auprès des amis de la bibliothèque, entre autres, vient entacher de façon évidente l\u2019image dynamique et le rayonnement d\u2019un de vos services municipaux.Il est certain que votre absence du réseau régional vous prive de beaucoup d\u2019informations pertinentes au domaine des bibliothèques et que la qualité des services rendus par deux employés au lieu de trois en souffre grandement.Comment une personne spécialisée en loisir peut-elle coordonner adéquatement le travail de catalogage et de développement des collections?Qui peut prendre des initiatives et partici- fît per par exemple à une campagne de promotion de la lecture?Il est très important de vous entourer de gens compétents.Sans doute vous posez-vous les mêmes questions que moi.N\u2019y aurait-il pas avantage à réévaluer les deux postes permanents que vous conservez et n\u2019y aurait-il pas lieu de rétablir celui d\u2019un professionnel?À moyen et à long terme vous enrichiriez votre équipe de gestionnaires et vous vous assureriez d\u2019une compétence dans le domaine de l\u2019information documentaire.Je vous prie, Monsieur le maire, de prendre en considération les remarques que je me permets de vous adresser.Je suis confiante que vous comprendrez que nos intérêts dans ce domaine visent la poursuite d\u2019un but commun: le mieux-être social, culturel et économique de votre communauté par une meilleure accessibilité à l\u2019information.Rachète TREMBLAY Présidente Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec T- t\u2022 I ?I» *> Importées du Maroc Produit des É.-U cont.907 g (disponible au Québec seulement) narSarii But MINERALE MOMTCLAIR bouteille 750 mL POIRES BARTLETT EH DEMIES DEL MONTE Canada de fantaisie, bte 796 ml CROUSTILLES MÉTRO sac 200 g ETRO CHOCOiAT w&m \u2022\u2018\u2018rc1 rwxun.'^ les prix annoncés dans cette page sont en vigueur dans tous les magasins de vos maîtres épiciers Métro participants du lundi 26 décembre au samedi 31 décembre 1983 jusqu'à 17h00 Mous nous réservons le droit de limiter les quantités Si un article venait à manquer, n'hésitez pas à demander un bon d'achat différé.Si certaines marques de commerce de produits annoncés ne sont pas disponibles dans certaines régions, elles seront alors remplacées par une autre marque de commerce de mène nature et d'un coûtant égal ou supérieur Pas de vente aux marchands Photos à titre mdicatif seulement.Surveillez les heures d'ouverture de la periode des fetes chez votre maître épicier Métro.A 8 r \u2014 * * mtà n 14 4 « ( LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 + -f « « I 4 I I J *\ti .\u2022H\u2019# r - '.i* \u2022r DES SKIS DE DESCENTE, BOTTINES, FIXATIONS, VÊTEMENTS DE SKL CHANDAILS, GANTS, SKIS DE FOND, CHAUSSURES DE SKI T DE FOND, FIXATIONS, EQUIPEMENT DE HOCKEY PATINS, VÊTEMENTS EN MOLLETONNÉ, GOUï RAQUETTES, TENNIS, PÊCHE, CAMPING, ARTICLES POUR LE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE, BICYCLETTES, ACCESSOIRES ET CHAUSSURES! EN FAIT DE CHOIX, QUALITÉ, SERVICE ET PRIX.Centre Laval 1600.boul Le Corbusier.Laval 688-1021 Le Mail Champlain 2150.boul Lapimere Brossard 671-7275 Le Mail West Island 3149, boul des Sources Dollard-des-Ormeaux 683-8400 C\u2019ILSi IHJtt A HATT1UÏ! sports Les Galeries d Anjou 7201.boul Les Galeries d Anjou Ville d Anjou 353-9000 Les Promenades St-Bruno 226.boul Les Promenades St-Bruno 653-1364 1175 ouest, rue Ste-Catherine 288-0181 VISA jilm A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 \t\u201ci i ^ jaju dns Q , du service fédéral des douanes et de l'accise, procédait le 28 décembre 1926 à la découverte, sur la rue Mullins.à Montréal, de la distillerie clandestine (ou alambic) la plus considérable de l'histoire de la production illégale de boissons alcoolisées, puisqu elle avait une capacité de 2 000 gallons par semaine.Le montage photographique permet de voir l\u2019édifice de la rue Mullins et scs installations à l'intérieur.L'inspecteur Kcarney paraît dans deux des photos du bas.Le froid, les tramways et les citoyens PLUSIEURS personnes se plaignent, depuis quelques jours, et plus particulièrement depuis les grands froids que nous avons, du service absolument déplorable que leur donne la compagnie des tramways, rue Amherst.Il arrive la plupart du temps qu'aux heures de la fermeture des bureaux et des ateliers, les tramways ne se succèdent qu'à un intervalle de 10 à 12 minutes.Aussi y a-t-il, à chaque intersection de voies de tramway, où les porteurs de correspondance ont le temps de se former par groupes trop nombreux pour prendre place dans un seul tramway, des batailles vraiment disgracieuses ou l'idée du bien-être individuel l\u2019emporte sur toute galanterie.On veut sa place, on ne veut pas geler plus longtemps, et pour décrocher cette place, on luttera ferme, sans crainte de bousculer, de condamner à dix minutes supplémentaires de froidure intolérable, de faibles femmes, des dames et des jeunes filles qui n\u2019ont même pas la ressource d\u2019entrer dans un bar pour se réchauffer.Ceux qui ne peuvent trouver place sur les trop rares tramways, murmurent, pestent, jurent contre la compagnie des tramways qui semble ne pas se soucier des plainte du public, et ne pas vouloir augmenter suffisamment le nombre de ses voitures aux heures ou, forcément, le trafic redouble.Aux heures ordinaires de la journée, c\u2019est encore pire.Ainsi, hier après-midi, deux dames que nous ne désignerons pas autrement que Mmes X et Z, mais dont nous avons les noms, ont attendu, vers 4 heures, un tramway de la rue Amherst, pendant un quart d\u2019heure, à l\u2019angle des rues Duluth et Parc-Lafontaine.Elles étaient gelées quand arriva le tramway se dirigeant vers le sud ; elles croyaient tout de même avoir l'occasion de se réchauffer en pénétrant à l'intérieur, mais pas du tout, la fournaise était sans feu, et tout le monde claquait des dents et gre-lotait.(.) Hier soir (28 décembre 1903), à 7 heures 55, le représentant de LA PRESSE accompagné d\u2019une dame, attendit le tramway sur le parc Lafontaine, jusqu'à «heures 13, soit 18 minutes sous une température de 18 degrés sous le zéro.Les citoyens du parc Lafontaine se demandent s\u2019ils ne sont pas contribuables comme les autres, et si la compagnie des tramways a le droit de les négliger de la sorte.On avait cru qu'avec le nouveau circuit de la rue des Commissaires passant par le parc Lafontaine, les tramways allant vers le nord et le sud se seraient succédé à toutes les trois ou quatre minutes, mais il n'en a été de rien, parait-il ! On commence à s'exaspérer.Ce texte remonte à S0 ans.Pourtant, ne trouvez-vous pas qp\u2019on pourrait, hormis le chauffage, rappliquer à bien des si-tuations contemporaines '! SAMUEL Parslow.l'un des héros qui se sonl illustres durant l'année terrible qui vient de s'écouler Sam Parslow a été, hier après midi (28 deeembre 1898), convaincu par ses pairs du meurtre d'Isidore Poirier, et comme sa complice.Cvrdélia Viau, il expiera sur Péchafaud son crime odieux.C'en en ces termes que LA PRESSE rendait compte, dans son édition du 29 décembre, du sort réservé à Samuel Parslow, un sort que d'aucuns croyaient amplement justifié devant la violence noté dans ce qu'on avait appelé a l'époque la « boucherie de Saint-Canut ».Dans son adresse au jury avant que ce dernier ne se retire pour délibérer, l'honorable juge Taschereau n'avait laisser planer aucune équivoque quant à ses convictions personnelles.Après avoir émis l avis que par son attitude même Parslow s\u2019était en quelque sorte trahi au lendemain du crime, le juge avait souligné : « Parslow était l'obligé de Poirier, il était son ami.son protégé.Sa mort mystérieuse aurait du susciter en lui.le premier, le doute que son bienfaiteur avait perdu la vie en des circonstances que lui, Parslow, devait éclaircir.On l'interroge; il ne sait rien.Toute la paroisse s'empresse à aller dire une prière prés du cadavre du paroissien le plus estime de Saint Canut ; Parslow s'en garde.N'est-ce pas l'indice le plus fort contre lui ?» Les aveux de Parslow Dans son examen des circonstances probantes à son avis, le juge avait voulu éliminer tout doute qui aurait pu subsister dans l'esprit des jurés quant aux aveux de Parslow et à leur validité légale.La défense, pouvait-on lire, a tente de faire croire que l'aveu de Parslow était l'effet d'une influence à laquelle Vaccusé n'a pu résister.La défense a cherché, a tenté de rejeter toute l'horreur du crime sur la malheureuse qui a déjà été condamnée, afin de disculper Parslow qui aurait été hypnotisé par Cordélia Viau et qui aurait fait une confession, dans un moment de dévouement suprême et avec l'espoir de sauver la misérable.L'honorable juge blâme fortement la conduite des avocats de la défense qui.pour ainsi dire, insultent au malheur d'une malheureuse dans l'espoir de sauver leur client.Une fois l\u2019intervention du juge terminée», le jury devait se retirer vers 4 h de 1 après-midi.Quinze minutes à peine plus tard, il était de retour avec un verdict de culpabilité.La condamnation Après que Me Éthier, l'avocat de Parslow eut essuyé un revers de la part du juge dans sa tentative pour porter la cause devant un tribunal supérieur, à cause de vices de procédure à son avis, le juge coiffa la tricorne officiel, mis ses gants noirs, et demanda au prisonnier s'il avait quelque chose à dire avant que la sentence soit prononcée.«Je ne suis pas coupable et j'implore la clémence de la Cour»,dit un Parslow au teint livide, en tremblottant et en pleurant.C'est alors que le juge entreprit de lire son long jugement.1978 \u2014 Dix détenus trouvent la mort dans l'incendie de leurs cellules à la prison de Lancaster, en Caroline du Sud.1975 \u2014 Six enfants de la famille Huss perdent la vie dans les flammes de leur domicile, à Montréal.1970 \u2014 Arrestation de Francis Simard, Paul et Jacques Rose, présumés ravisseurs et assassins du ministre du Travail du Québec, M.Pierre Laporte.1968\u2014 Des commandos israéliens sabotent 13 avions commerciaux libanais a l'aéroport international de Beyrouth.1955 \u2014 Le Cornet IIImet un temps record (pour l'époque) de six heures et 18 minutes à relier Montréal à Londres.1950 \u2014 L'armée chinoise traverse le 38e parallèle et envahit la Corée du Sud.1948 \u2014 Assassinat du premier ministre d'Égypte, No-Icrashy Pacha.1945 \u2014 Quelque 12 000 soldats canadiens rapatriés débarquent du Queen Elisabeth à New York.1928 \u2014 Des rebelles afghans bombardent la légation britannique à Halala-bad, en Afghanistan.1923 \u2014 On retrouve le cadavre du commandant de Grenadan, du ballon français Dixmude précédemment tombé à la mer.______ Décès à l'âge de 91 ans, de l'ingénieur Eiffel.qu'il termina de la façon suivante : «Samuel Parslow, vous êtes condamne à retourner dans la prison commune de ce district, et à y être détenu dans un lieu sûr, et séparé de tous les autres prisonniers.jusqu'au 10 mars prochain, et là et alors, dans l'enceinte des murs de cette prison.à être pendu par le cou jusqu'à ce que mort s'en suive ! Et que Dieu ait pitié de votre âme ! » Un dernier coup d'éclat Mais il fallait bien qu'une telle affaire ne se terminât pas simplement.En effet, au sortir de la cour, unanimement, les 12 membres du jury décidèrent de signer conjointement une déclaration dans laquelle ils affirmèrent avoir voulu recommander, mais sans succès, Parslow à la clémence du juge.Selon eux, la demande avait été refusée par le juge Taschereau, qui leur avait demandé de se contenter de rendre un verdict de culpabilité ou de non-culpabilité.Par cette intervention, le jury émettait indirectement le souhait (mais en vain, on le verra plus tard) que Parslow puisse échapper à la potence.Une dernière anecdote, en terminant, le journaliste de LA PRESSE devait clore son article en disant que des 12 jurés, pas moins de sept avaient du se contenter de faire une croix, étant incapables d\u2019écrire.Guy Pinard ¦ A la télévision 10 h 30, Télé-Métropole \u2014 Dans le cadre de l\u2019émission Entre nous animée par Serge La-prade, Claudette Tougas, de LA PRESSE, présente la chronique Cent ans de pages féminines.Il 145 X75 Publicité parue dans LA PRESSE en décembre 1934. LA PRESSE, MONTKtAl, MERCREDI 28 DÉCEMME 1983\tA\t11 î n\t .\ti.\t¦\t¦¦¦\t¦\t¦\t.\t'\tf \u2022¦'Al ¦\u2019 â èi \u2022 \u2022\ti /l f n f « I fil » * I * i i i \u2022 i i i ( * i i i f fit l i i i f \u2022 ! I I I I I \u2022 \u2022 I I \u2022 ! I \u2022 ( f I I I f I Un gros merci, Canada.de la part du personnel de General Motors du Canada d\u2019un océan à l\u2019autre.\u2022 i I i i I i » i f 1 * i \u2022 i » i | ; 4 * .4 # | \u2022 f « I « i \u2022 i ' » i ' i i i Nous avons eu une très bonne année.Le nombre de nos employés a maintenant atteint 42 747 personnes au Canada.Bien sûr; il y a une raison à cela.Nous fabriquons un plus grand nombre de voitures et de camions GM d\u2019une qualité jamais égalée.Il semble bien que beaucoup de gens sont de cet avis, puisque vous avez acheté plus de 400 000 véhicules General Motors en 1983.Ce succès s\u2019explique en partie par la reprise de l\u2019économie canadienne.Mais, selon nous, ce succès est dû avant tout à la qualité des véhicules que nous fabriquons.Nous avons pris 1 \u2019engagement de continuer à construire ces véhicules selon les nonnes les plus élevées qui soient.Nous avons essayé de montrer notre appréciation en aidant les moins fortunés que nous.Les contributions que nous avons faites au Programme d\u2019entraide de Noël ont dépassé toutes nos attentes et nous ont permis de partager notre bonne fortune avec les gens dans le besoin à travers le Canada.Au nom de nous tous et de nos familles, nous vous souhaitons, ainsi qu \u2019à ceux qui vous sont chers, une Nouvelle Année heureuse et prospère en 1984.>\tI /\t) /\t/ \u2022\tt \u2022\tt '\t/ \u2022\tt \u2018\t\u2022,\tf t\tt t\tt t\tt f\t# f\t\u2022 \u2022\t\\\tf \u2022\t\u2022 » &\t«\t* \u2022\t» »\t» *\ti\ti *\u2022\tf S\t1\t\\ t i i r e i t r I I » \u2022 I i ) j i « i I I > I I l I i I i \u2022 I i i I t i i l | l l i I « t I i ¦ i t » i i i , l t I f ! | I I \u2022 | I > \u2022 I I t I I I { I ! I I 11 i ' ! I ' f < i i ( .i » t f , t ' I t , | » ) f i l i f i i t i i ¦ i t i l ^ i « » « ' S I * I » » l ' f * ' i i ' 1 l » J t t t Canada î l I » \\ t t ! i I i! j f \\ * \u2019 I f f t f 9 i I \u2022 i \u2022 \u2022 I t i i ! i « | DE LA PART DU PERSONNEL DE GENERAL MOTORS DU CANADA\ti A 12 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1983 L'ex-sénateur Jean Marchand, président de la Commission canadienne des transports, assistait hier à l\u2019église Saint-Sacrement, en compagnie de plusieurs personnalités du monde politique, aux funérailles de son épouse, Georgette Guertin, morte à Québec le jour de Noël.\ttéléphoto\tCP Un visage brisé par le chagrin QUEBEC (PC) \u2014 Environ 800 personnes ont assisté hier au service funèbre de Mme Georgette Guertin Marchand, épouse de l\u2019ancien sénateur et nouveau président de la Commission canadienne des transports M Jean Marchand, à l\u2019église du Saint-Sacrement, dans la vieille capitale.Parmi les personnalités politiques présentes se trouvaient le lieutenant gouverneur du Québec, M.Jean-Pierre Côté, le mi- ¦\t¦\t-¦¦¦' i.\t¦ nistre fédéral du Travail, M.André Ouellet, l\u2019ex-ministre de la Défense nationale, M.Gilles Lamontagne, ainsi que le maire de Québec, M.Jean Pelletier.L\u2019écrivain québécois Roger Le-melin a lui aussi assisté aux funérailles.Avant le début des obsèques, M.Marchand et sa fille, Marie-Eve, ont accepté les condoléances de nombreux amis et proches de la famille Le service funèbre a été célébré par le curé Louis-Philippe Lépine, de la paroisse Saint-Sacrement, qui a aussi prononcé l\u2019homélie.Des lectures ont par ailleurs été faites par la fille et le petit-fils de la défunte.Après la cérémonie, qui a été relativement courte, la dépouille a été transportée dans un cré matorium pour répondre au dé sir qu\u2019avait exprimé Mme Marchand Les conservateurs ont réussi à donner le pas au Communes en 1983 OTTAWA (PC) - L\u2019année parlementaire à la Chambre des Communes s\u2019esi terminée sur une note d\u2019affrontement qui re- DENIS LESSARD flète on ne peut mieux le climat de tension et d\u2019agressivité qui aura caractérisé le travail des députés au cours des 12 derniers mois.À quelques heures de leurs va cances des Pètes, les conservateurs ont vainement tenté de ren verser le gouvernement, pour l\u2019entraîner dans des élections précipitées.Toujours aigris d'avoir perdu l\u2019élection de 1980 et aiguillonnés par leur cote de popularité en constante ascension, les conservateurs ont su, cette année, influencer le rythme de la joute parlementaire à Ottawa.Toutefois, le gouvernement libéral a réussi à faire adopter des projets de loi instituant des réformes qui resteront longtemps marquées aux annales parlementaires.Le 14 novembre dernier, le gouvernement en arrivait à abolir les fameux tarifs du Pas du Nid de Corbeau sur le transport par rail des céréales de l'Ouest, tarifs qui étaient demeurés inchangés depuis 87 ans.Ce n\u2019est toutefois qu'au terme d'un débat houleux de 311 heures que 1rs parlementaires ont adopté le projet de loi C-155 que les sénateurs ont entériné en sept heures.c < » \u2022» * * 1 f Ê i y» » àA Ta Con't\"un; Îe^on-éa' ut Suite à l'adoption du projet de Loi 46, intitulé «Loi sur les conseils intermunicipaux de transport dans la région de Montréal et modifiant diverses dispositions législatives», et aux consultations qui ont eu lieu entre les municipalités concernées et la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, nous désirons vous informer des modifications suivantes concernant le réseau suburbain de la C.T.C.U.M.LE SERVICE AU SECTEUR SUD-OUEST Modifications Les municipalités du secteur SUD-OUEST concernées sont: Châteauguay, Mercier, Saint-Paul-de-Châteauguay, Sainte-Martine, Maple Grove, Saint-Timothée (village et paroisse), Salaberry-de-Valleyfield, Beauharnois, Melocheville, Léry et Kahnawake.Le nouveau service suburbain SUD-OUEST, pour sa part, comptera cinq lignes d\u2019autobus.Ces cinq lignes seront les suivantes: la ligne 260 Polyvalente Louis-Philippe-Paré, la ligne 261 Valleyfield/Beauharnois, la ligne 263 Châteauguay, la ligne 265 Sainte-Martine/Saint-Paul-de-Châteauguay et la ligne 266 Châteauguay /Sainte-Marguerite.La ligne 260 Polyvalente Louis-Philippe-Paré effectuera le trajet suivant: Léry, Châteauguay, Kahnawake et la station de métro Angrignon.La ligne 261 Valleyfield /Beauharnois: Salaberry-de-Valleyfield, Saint-Timothée village, Saint-Timothée paroisse, Melocheville, Beauharnois, Maple Grove, Léry, Châteauguay, Kahnawake et la station de métro Angrignon.La ligne 263 Châteauguay: Châteauguay, Kahnawake et la station de métro Angrignon.La ligne 265 Sainte-Martine/Saint-Paul-de-Châteauguay: Saint-Paul-de-Châteauguay, Sainte-Martine, Mercier, Châteauguay, Kahnawake et la station de métro Angrignon.La ligne 266 Châteauguay/Sainte-Marguerite: Châteauguay, Kahnawake et la station de métro Angrignon.Abolition À la demande des autorités municipales, les localités suivantes ne seront plus desservies par le réseau suburbain de la C.T.C.U.M.: Franklin (ville), Godmanchester (canton), Saint-Anicet (paroisse), Huntingdon (ville), Saint-Urbain-Premier, Saint-Étienne-de-Beauharnois, Saint-Stanislas-de-Kostka, Sainte-Barbe (paroisse), Saint-Louis-de-Gonzague (paroisse), Très-Saint-Sacrement (paroisse), Saint-Jean-Chrysostome (paroisse), Saint-Chrysostome (village), Howick (village), Ormstown (village), Sainte-Malachie-d Ormstown (paroisse), Saint-lsidore (paroisse).LE SERVICE DU SECTEUR EST Modifications Les municipalités du secteur EST concernées sont Repentigny, Charlemagne et Le Gardeur.Le nouveau service suburbain EST, pour sa part, comptera deux lignes d\u2019autobus, soit la ligne 267 Repentigny et la ligne 269 Le Gardeur.La ligne 267 Repentigny circulera entre Repentigny et la station de métro Radisson.La ligne 269 Le Gardeur partira de Le Gardeur, Charlemagne, Repentigny et atteindra la station de métro Radisson.Abolition À la demande des autorités municipales, les localités suivantes ne seront plus desservies par le réseau suburbain de la C.T.C.U.M.: L\u2019Assomption (ville et paroisse), Joliette (ville), Saint-Gérard-Majella (paroisse), Sacré-Coeur-de-Jésus (paroisse), Crabtree (village), Saint-Jacques (village), Saint-Jacques (paroisse), L\u2019Épiphanie (paroisse), L\u2019Épiphanie (ville), Saint-Roch-de-l\u2019Achigan (paroisse), Berthierville (ville), Sainte-Geneviève-de-Berthier (paroisse), Saint-Joseph-de-Lanoraie (paroisse), Sainte-Marie-Salomé (paroisse), Saint-Alexis (village), Saint-Paul-de-Joliette, Saint-Antoine-de-Lavaltrie, Lavaltrie (village), Saint-Sulpice (paroisse), Lanoraie-d\u2019Autray.LE SERVICE DU SECTEUR NORD-OUEST Abolition À la demande des autorités municipales, les localités suivantes ne seront plus desservies par le réseau suburbain de la C.T.C.U.M.: Rigaud (ville), Sainte-Madeleine-de-Rigaud, Hudson (ville), Vaudreuil (ville), Saint-Lazare (paroisse), Dorion (ville), Pincourt (ville), Ile-Perrot (ville).CES MODIFICATIONS ET ABOLITIONS SERONT EN VIGUEUR LE 1er JANVIER 1984.Toujours cette année, le gouvernement a réservé un enterrement de première classe au projet de loi S-31, destiné à empêcher la Caisse de dépôt et placement du Québec de prendre le contrôle du Canadien Pacifique.Devant l\u2019opposition conjuguée des conservateurs, des néodémocrates et des milieux d\u2019affaires québécois, Ottawa a battu en retraite et décidé de laisser mourir son projet au feuilleton.Le 13 juin, les Communes, après plus de deux ans de débats, adoptaient le projet de loi C-85, créant Canagrex, société de la Couronne, vouée à la promotion des produits alimentaires canadiens sur la scène internationale.Les dernières foulées de la session ont aussi vu l\u2019adoption d\u2019un projet sur la restructuration des pèches et le développement industriel et régional.En octobre, le projet de loi C-163 instituait une commission sur la sécurité aérienne, à la suite d'une série d\u2019inquiétants incidents.Le projet de loi abolissant le ministère de l'Expansion économique régionale fut finalement adopté en oc tobre dernier.Le 1 janvier, le Parlement avait accepté de modifier le code criminel pour abolir la notion de viol au profil de l assant sexuel.Le controversé projet de loi du solliciteur général Robert Ka-plan, destiné à créer une agence canadienne de renseignements, est finalement mort au feuilleton après avoir, des son dépôt le 25 mai.soulevé des tollés de protestations.L\u2019ambitieux discours du Trône qui, le 7 décembre dernier, donnait le coup d\u2019envoi i) la seconde session du gouvernement élu en 1980 promettait toutefois une nouvelle version du projet fédéral.Scandales L\u2019année avait pourtant bien de buté pour les parlementaires fédéraux qui, des le premier janvier 1982, s\u2019accordaient une nouvelle augmentation de salaire de 52 p.cent.Deux mois plus tard toutefois, soit le 15 février, les Communes étaient plongées dans un débat acrimonieux sur des subventions fédérales de $1 million à un projet impliquant l\u2019ex-ministre libéral, Alastair Gillespie.Sans coup férir, l\u2019opposition réclame la tête des ministres MacEachen et Marc Lalonde.En juillet, le gouvernement modifiera finalement ses règles sur les conflits d\u2019intérêts pour les membres du Cabinet.Le débat sur « l\u2019affaire Gilles-pie» était à peine dans l\u2019ombre que, le 10 mars, le quotidien The Gazette y va d\u2019une série d'arti des dévastateurs sur de présumés pots de vins reçus par le député de Lincoln, Br.vce MacKasey, pour faire du lob bying pour une firme montréalaise.L\u2019ex ministre du Travail invoquera ses privilèges de député et sera finalement blanchi devant les tribunaux.Le 15 avril, consternés, les contribuables canadiens apprennent qu\u2019ils ont perdu $1
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