La presse, 22 janvier 1982, Cahier A
[" IMPASSE EN FORMULE 1 : 31 PILOTES SUSPENDUS Le Canadien gagne Photothèque LA PRESSE *** m page 7 pages 2,3,4 HILL PASSERAI AU STING Photothèque LA PRESSE LEONE À MONTRÉAL AVEC UN PROJET DE FILM page 5 mm MILLIONS page B 7 ^ 25 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 35' MONTRÉAL, VENDREDI 22 JANVIER 1982, 98e ANNÉE, no 18, 58 PAGES, 4 CAHIERS «CE N'EST PAS LE MOMENT DE SE PETER LES BRETELLES», DIT LÉVESQUE photo PC 4 r Sans dissimuler son soulagement de ce qu'on ait «évité le pire», le premier ministre Lévesque a répété hier qu'il n'était pas question de retirer les poursuites intentées contre les syndicats et les grévistes de la CTCUM.Ce qui ne semble pas inquiéter outre mesure les dirigeants de la CSN, qui affirment que même si, en mettant les choses au pire, le total des amendes pourrait atteindre $1.7 million, le fonds de défense de la centrale serait capable d'y faire face.pages A3, A 5 et B 1 photo PC ' 110 AUTRES SUCCURSALES DEVRONT FERMER LEURS PORTES RÉORGANISATION PLUS DIFFICILE QUE PRÉVU À LA BANQUE NATIONALE Le travail de réorganisation de la Banque Nationale du Canada va la forcer à fermer 110 autres succursales cette année.Le président du conseil, Michel Bélanger, exp lique que la banque n'a pas réussi à atteindre ses objectifs quant page B 1 à l'augmentation des dépôts par succursale.SOMMAIRE Bandes dessinées: 16 Mots croisés: 16 photo UPI Mgr Jozef Glemp POLOGNE: L'ÉGLISE EXIGE LA LEVÉE DE L'ÉTAT DE SIÈGE page C 3 Annonces classées: C 4 à C 9 Arts et spectacles: B 7 à B 9 Décès, naissances, etc.: C 10 Economie: B 1 à B 6 Êtes-vous observateur?: C 4 FEUILLETON: C5 Horoscope: C 6 Jardinage: C 9 Le monde: C 3 Météo: A 2 Mots croisés: C 7 Mot mystère: C 7 Quoi faire aujourd'hui: B 10 Télé-câble: B 9 Télévision: B 11 \u2014 Horaires: B 10 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TABLOÏD SPORTS INFORMATIQUE DES WEEK-ENDS D'INITIATION POUR LES MORDUS» ÉDTTO IL FAUT UN CHANGEMENT À LA TÊTE DE LA CTCUM PAR MARCEL ADAM page A 6 TOUS ÂGES ¦ Tous les samedis, le public a le loisir de suivre un cours organisé par l'Institut international de la communication, et les mordus de l'informatique s'en donnent à coeur joie, témoins les petits Jean-Christophe Sinclair, 11 ans et Claire Joly, 12 ans._page A 8^ M CTCUM t&û, photo Pierre Côté, LA PRESSE 'êSÊËËk Notre régime d'épargné - retraite: C'est son rendement SUPÉRIEUR qui le rend supérieur, i E pargne - retraite Dépôt garanti 2 ans Minimum 500 $ intérêt crédite annuellement.Taux sujet a confirmation TRUST GENERAL r \" Montreal/University: 871 - 7200, .Montréal/Place Ville Marie: 861 8383.Outremont: 739-3265.InMitution irtSCiitC l1.1 Rrgir île I «%MliaiH e depots du (iurhr« Mrmbrr dr la SocfetC d'jssui.wxr depol*.du C.vvid.t A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 JANVIER 1982 ISOLÉ À PARTHENAIS DEPUIS LE 7 JANVIER Le sort du journaliste salvadorien entre les mains d'Axworthy Victor Manuel Regalado Bri-to, journaliste salvadorien de 33 ans, incarcéré à Parthenais depuis le 7 janvier, a appris hier des autorités de l'Immigration du Canada qu'il devrait rester en prison, sans qu'aucune raison lui soit donnée.C'était la troisième fois que Victor Regalado comparaissait dans la plus grande intimité \u2014 surtout, pas de journalistes \u2014 cette fois au parloir privé du Centre de détention de Parthenais, devant un arbitre et des agents du ministère d'Immigration Canada.JEAN-PAUL SOUUE_ Lui et son avocat, M.Noël Saint-Pierre, n'ont obtenu aucune explication autre que «l'attestation», signée de deux ministres d'Ottawa, M.Lloyd Axworthy (Immigration) et Robert Kaplan (Justice) stipulant que M.Regalado «est une personne visée par l'alinéa 19(1) (f ) de la loi de 1976 sur l'Immigration ».C'est-à-dire que les deux ministres affirment qu'ils ont des raisons de croire que M.Regalado « pendant son séjour au Canada, travaillera ou incitera au renversement d'un gouvernement par la force.Fait assez inusité dans les traditions juridiques du Canada, les deux ministres peuvent signer une telle attestation sans jamais fournir de preuves à l'intéressé ou à ses avocats, et même sans que la personne visée soit mise au courant de ce qui se trame contre elle.C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Victor Regalado.Arrivée au Canada En février 1980, Victor Regalado, journaliste, photographe, appartenant au Département de journalisme de l'Université de San Salvador arrive au Canada.De 1977 à 1979, il a à son actif des reportages sur les conflits sociaux dans son pays, travaux fréquemment utilisés par la Commission des droits de la personne du Salvador, ainsi que par l'archevêché.Il milite également depuis longtemps au sein de l'Union démocratique nationaliste, (UDN) qui fait actuellement partie de l'opposition au Salvador.Au Canada, Victor Regalado donnera plusieurs conférences sur son pays dans diverses villes.Il participera même à des séances d'information en compagnie de la veuve d'Orlando Le Tellier, ancien ministre Chilien sous le gouvernement Allende, assassiné à Washington après le coup d'Etat sanglant de Pinochet.Attendu de pied ferme En août 1980, Regalado quitte le Canada pour le Nicaragua, où il assiste à un congrès de journalistes salvadoriens, puis il va au Mexique.C'est en novembre 1980 que les ministres Axworthy et Kaplan signent la mystérieuse «attestation», et quand au début de janvier cette année, Regalado se présente, par la route, à la frontière du Canada après avoir traversé les Etats-Unis, il se verra refoulé, emprisonné, jusqu'à l'intervention de plusieurs avocats de Toronto et de Montréal.Depuis le 7 janvier, Victor Regalado attend à Parthenais, au milieu des détenus de droit commun, que la situation s'éclaircisse: selon son avocat, il pourrait soit être admis comme réfugié politique, soit être expulsé aux Etats-Unis et de là au Salvador, avec les conséquences imaginables que l'on connaît.A la merci d'Axworthy La situation semble dépendre entièrement du bon plaisir du ministre de l'Immigration, Lloyd Axworthy.Pour Me Saint-Pierre, les autorités canadiennes devraient, à défaut de dévoiler les rapports qui ont amené l'émission M.Victor Regalado, journaliste salvadorien détenu depuis le 7 janvier dernier au Centre de détention ?e trouvait alors sur le balcon, au 8e étage) et c'est ce qui avait forcé la jeune femme à se dévêtir pour que rien n'arrive à son enfant.En partant, Latreille devait lui donner les clefs d'une autre auto, mais celle-ci avait été préalablement volée ailleurs.Alors que la sentence de Roy a été ajournée au 17 mars, par le juge Goulet, celle de Latreille, pour vioi, vols qualifiés et vol a été prononcée dès hier par le juge Guy Daviault.Et elle a été de douze années de pénitencier.Alors que le procureur de la Couronne, Me France Charbon-neau, avait réclamé une peine fort sévère en raison des circons- SOUS LE PQ, SELON UN SONDAGE CROP Profond malaise chez les Québécois non-francophones tances exceptionnelles qui avaient entouré toute cette affaire, l'ï.vo at de Latreille, Me Jacques Bertrand, avait fait valoir qu'il y avait également des circonstances atténuantes, et qu'on devait convenir que son client n'était pas dans un état normal, à ce moment-là, puisqu'il avait continué à conduire la voiture de la victime pendant trois jours, après cela, et que c'est d'ailleurs ce qui avait entrainé son arrestation comme celle de son comparse.Dans son cas, le juge Goulet a souligné que le jeune homme devait être condamné au même titre que Latreille parce que non seulement il n'a pas exprimé sa désapprobation devant les gestes que ce dernier a posés, mais qu'il y a littéralement participé en terrorisant la jeune femme.Le magistrat a souligné que la jurisprudence est à l'effet que la seule présence sur les lieux d'un tel crime, sans intervention pour le prévenir ou l'empêcher constitue une complicité rendant coupable du délit principal.On a même vu, il y a quelques années déjà, à Montréal même, une jeune fille qui avait été déclarée coupable d'un tel crime, parce qu'elle était simplement présente lorsque son ami, chef d'une bande de motards, avait ainsi violée une jeune fille, dans le local que son groupe occupait dans Test de la ville, et qui était souvent la scène d'orgies sexuelles où les victimes devaient souvent se soumettre aux exigences des membres de la bande tout comme à celles de son chef.Alors que tous les observateurs s'accordent pour noter que les sentiments de sécurité et de confiance en eux-mêmes ont cru chez les Québécois de langue française depuis l'arrivée au pouvoir du Parti québécois en 76, il en va tout autrement chez les Québécois non francophones qui sont en proie, eux, à un profond malaise, indique un sondage d'opinion effectué début décembre par le Centre de recherches sur l'opinion publique (Crop) pour le compte de l'émission «CBC Newswatch* et présenté par tranches depuis lundi a cette émission.Ainsi, sur le problème de la langue d'usage, aujourd'hui le français, et de sa prépondérance, 50 p.c.des 710 personnes interrogées jugent qu'ils ne devraient pas en être ainsi.Quasi autant, toutefois, soit 42 p.c, principalement les plus instruits et les plus fortunés, jugent la chose normale.Langue assez largement méconnue autrefois par les non-francophones (seulement 38 p.c.disaient la parler en 1971), le français, par ailleurs, est aujourd'hui parlé, très bien ou relativement bien, par 60 p.c.d'entre eux.Quoique la plupart affirment n'avoir jamais eu de problèmes de compréhension de la signalisation routière (65 p.c.) ou dans leurs rapports avec des fonctionnaires (77 p.c), la majorité (56 p.c.) souhaiteraient le retour à l'affichage bilingue et encore plus (90 p.c.) pour ce qui est de la signalisation routière.La vie politique Insatisfaits de Claude Ryan (65 p.c souhaitent son remplacement), la plupart, soit 57 p.c, estiment de même qu'ils n'ont pas de parti pour les représenter, tout en se disant relativement ou très satisfaits (63 p.c.) de la façon dont les libéraux, au sens large, les représentent \u2014 chiffre qui chute toutefois à 12 p.c lorsqu'il n'est question que du Parti libéral du Québec.Mécontentement qui n'appelle pas, à leurs yeux, la création d'un parti se vouant à leurs seuls intérêts, 59 p.c.se disant contre et seulement 30 p.c.en faveur.Mais.un tel parti existerait-il, 44 p.c voteraient pour lui, et 30 p.c.contre.Interrogés, par ailleurs, sur leur intention de se joindre ou pas à un quelconque organisme de promotion de leurs droits, 72 p.c.ont répondu qu'ils n'en formaient pas le projet, contre 19 p.c.qui y sont décidés.Enfin, 51 p.c.d'entre eux estiment que René Lévesque doit rester à son poste (autre signe de la popularité du premier ministre), contre 27 p.c qui souhaiteraient le voir démissionner.La situation économique Ce qui ne signifie pas, loin de là, qu'ils se réjouissent, du point de vue économique, de l'administration du présent gouvernement.Car à leurs yeux (69 p.c), la situation générale n'a fait qu'empirer sous le gouvernement Lévesque, quatre p.c seulement jugeant qu'elle s'est améliorée.Et leur situation financière personnelle?Les réponses, dans ce cas, sont plus partagées: 49 p.c jugent qu'il y a eu dégradation, 40 p.c.que l'action du gouvernement n'y a rien changé, et deux pour cent qu'elle s'est améliorée.N'importe, le Québec reste pour eux un endroit intéressant ou très intéressant (45 p.c.) où brasser des affaires, quoique ce ne soit pas le cas pour 38 p.c.Nuance due à une sous-question: 57 p.c.estiment que, pour les non-francophones, l'endroit est peu ou prou intéressant, alors que 27 p.c.sont d'avis contraire.Côté travail, maintenant.En bref, 54 p.c croient qu'il est plus facile aux bilingues d'origine française de dénicher un emploi, deux pour cent que ce sont les bilingues du milieu anglais qui sont favorisés, et 36 p.c.que les chances sont les mêmes pour les deux groupes.On pourrait croire, tout ceci étant, que les non-francophones se sentent rejetés par la majorité française, ce qui n'est pourtant pas le cas: 58 p.c.se sentent acceptés ou même très bien acceptés, contre 28 p.c.qui pensent le contraire.Dans le cas de leur acceptation ou de leur rejet par le gouvernement du Québec, les chiffres s'inversent, 28 p.c, donc, jugeant être acceptés ou même très bien acceptés, et 58 p.c.estimant l'être peu ou prou.Partiront?resteront?Les deux tiers manifestent l'intention de demeurer au Québec, contre 16 p.c.qui disent vouloir partir dans les cinq prochaines années, alors que 17 p.c.sont hésitants, les motifs invoqués par ceux qui veulent quitter étant la politique linguistique, la situation économique, des problèmes d'ordre scolaire ou touchant les affaires, ainsi que leur sentiment d'être traités en citoyens de deuxième classe.Question obligée, enfin, 69 p.c.pensent que le Québec ne prendra jamais son indépendance, contre 15 p.c.qui le croient.Le Québec deviendrait-il indépendant, 29 p.c.resteraient quand même, contre 45 p.c.qui affirment qu'ils quitteraient, plus 25 p.c.qui ont laissé la question sans réponse.Effectué par téléphone du 4 au 13 décembre dernier, le sondage comporte une marge d'erreur de quatre pour cent, en plus ou en moins, 19 fois sur 20.Un bar à danseuses nues doit changer de vocation après 5 jours seulement Même si certains clubs de danseuses nues semblent être fréquentés par une clientèle aussi mâle qu'assidue, d'autres par contre, ont la vie dure et même plutôt courte.LEOPOLD LIZOTTE C'aura été le cas du «Coin-treau», ouvert sous l'étiquette de restaurant de luxe, l'automne dernier, mais qui, le 10 décembre, avait laissé tomber l'uniforme très conventionnel de ses serveuses pour la tenue plus sommaire et plus aguichante de ses danseuses, entièrement nues à la fin de leurs numéros.Situé près de la rue Pascal-Ga-gnon, au coeur même du parc industriel de Saint-Léonard (où, entre autres, de nombreuses entreprises de camionnage ont leur dépôt ou garage central) le «Cointreau» n'avait peut-être pas choisi le meilleur endroit pour y faire le succès d'une cuisine raffinée.Le propriétaire de l'établissement se serait vite rendu compte qu'il aurait plus de clients, à l'heure du lunch, pour les seins redondants d'une brochette de jolies filles que pour les meilleurs escargots du monde.11 démolit donc le mur de brique, qui divisait autrefois la salle à manger décorée avec grand goût et le bar fort discret qui était tout à côté pour libé- rer la place à une vaste salle d'où on verrait bien de partout, et pour doter celle-ci d'une scène bien éclairée, dotée d'un système de son particulièrement puissant.Dehors, au néon minuscule, on avait ajouté les «sous-titres» suivants, en couleurs vives: «Les plus belles filles nues.Elles dansent à votre table.Le club le plus erotique en ville.Danseuses 7 jours, de midi à 3h a.m.» Dans les fenêtres, on avait par ailleurs fait peindre, à un artiste d'occasion, les corps des plus splendides danseuses de la troupe.Puis en avant la musique, et plus haut les jambes.C'était le 10 décembre, encore une fois.Mais, cinq jours plus tard, le juge Alice Desjardins, de la Cour supérieure, émettait une injonction provisoire interdisant au locataire du petit centre d'achats où ce restaurant avait ainsi changé de vocation, de continuer l'exploitation de l'établissement de cette façon.Et hier, le procureur de la compagnie de gestion qui administre le petit complexe, Me Charles Binda, a réussi à obtenir du juge Jules Beauregard, que cette injonction soit prolongée jusqu'à l'audition «au fond» du litige.Me Binda avait soumis que non seulement le locataire n'avait pas respecté les clauses principales de location, touchant notamment le caractère de distinction que de- vaient conserver les lieux, mais que la transformation exécutée, le recours à une musique disco tonitruante et l'existence des placards de mauvais goût à la façade de l'immeuble, risquaient de chasser les autres locataires, soit les exploitants de petites boutiques au rez-de-chaussée, et les professionnels qui avaient aménagé leurs bureaux à l'étage.C'était particulièrement le cas, devait révéler l'avocat de la firme E.M.C.d'un bureau de comptables dont les locaux étaient situés juste au-dessus de la nouvelle discothèque.Certains clients auraient même menacé de retirer leurs dossiers de l'endroit, en raison de la néo-qualité de la clientèle du restaurant transformé, du bruit à peu près permanent, de nature évidemment à troubler les employés dans leurs calculs, et finalement, des risques accrus d'incendie.Le juge Beauregard a donc décidé que les enseignes tire-l'oeil doivent disparaître, comme les affiches de danseuses grandeur nature, et que celles-ci, au surplus soient invitées à aller se trémousser ailleurs.On pourra encore faire entendre de la musique aux clients, mais il faudra définitivement baisser le son, et troquer les sambas trop vives pour des «tunes» plus distinguées.\u2022 L'agent Desjean nie avoir voulu entraver une enquête policière En accompagnant Ginette Lafrance au poste 32 de la police de la CUM, le 20 juin 1980, l'agent Roland Desjean, du service de police de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ne voulait pas intervenir indûment dans l'enquête qu'amorçait le constable Denis Beau-champ relativement à un délit de fuite impliquant présumément Ginette Lafrance.CONRAD BERMIER_ «Ce que je voulais, a expliqué à plusieurs reprises l'agent Desjean, qui témoignait, hier, à l'enquête publique de la Commission de police du Québec, c'était d'établir en présence du policier responsable de ce dossier que Ginette Lafrance ne pouvait pas être impliquée dans un délit de fuite commis vers 19 heures dan.-, la soirée du 6 juin 1980 puisqu'elle avait passé la soirée avec moi et d'autres personnes».«En aucun moment, a également affirmé le témoin Desjean, Ginette Lafrance ne m'a parlé d'un délit de fuite dans lequel elle aurait été impliquée le 3 juin 1980.Si elle m'en avait parlé, Je lui < aurais conseillé, comme je l'ai fait pour un accident qu'elle a eu précédemment à Verdun, d'aller informer la police de la CUM».Plus tôt au cours de son témoignage, l'agent Desjean a affirmé que c'est à la demande de son amie Monique Nantel, qui était à l'époque une compagne de travail de Ginette Lafrance, qu'il avait accompagné celle-ci au poste 32 de la police de la CUM, le 20 juin 1980.Roland Desjean a aussi reconnu qu'il y avait eu altercation verbale entre lui et le constable Denis Beauchamp au moment où ce dernier invitait Ginette Lafrance à le suivre dans son bureau pour fins d'interrogatoire.«Il m'a parlé sur un ton rude, un ton très dur, a soutenu Desjean; il m'a dit, quand je lui ai montré mon insigne de policier et ma carte d'identité, que j'étais un policier de campagne et que je n'avais pas à me mêler de ses enquêtes.Les histoires d'un policier de campagne, ça marche pas avec moi, et je lui ai dit qu'il était un frappé! Quant à ma tenue vestimentaire, elle était convenable et je tiens à préciser que je n'ai jamais porté de boucles d'oreilles».Enfin, Desjean a avoué qu'il avait alors crié à Ginette Lafrance «de ne rien signer et de ne rien dire sans la présence d'un avocat» parce qu'il voyait «dans quel état elle se trouvait».Au cours de son témoignage, Ginette Lafrance a pour sa part affirmé qu'elle avait avoué au constable Desjean, avant de se rendre en sa compagnie au poste 32, le 20 juin 1980, pour y rencontrer le policier Denis Beauchamp, qu'elle avait eu un accident d'auto le 3 juin 1980.A son dire, c'est parce que la plainte portée contre elle faisait mention d'un accident survenu le 6 juin 1980 qu'elle a d'abord enregistré un plaidoyer de non culpabilité au moment de sa comparution en cour municipale de Montréal, le 19 août 1980.Elle a finalement identifié sa signature au bas d'une déclaration faite à l'agent Beauchamp le 20 juin 1980 entre 17h35 et 17h50 \u2014 celle-ci porte sur un délit de fuite présumément commis le 3 juin 1980 et non pas trois jours plus tard \u2014 et que Me Simon a versé au dossier de sa preuve.L'enquête a été ajournée au 1er février, 15h30.4 Michel Roy Michel Roy a La Presse Le journal LA PRESSE accueillera en mars prochain, dans sa page éditoriale, un vieux routier du journalisme québécois qui oeuvre depuis déjà plus de 23 ans au quotidien Le Devoir.DANIEL MARSOLA1S Michel Roy, 52 ans, a en effet accepté de venir diriger la page éditoriale du quotidien de la rue Saint-Jacques et il a confirmé, hier, qu'il occuperait ses nouvelles fonctions dans un peu plus d'un mois.Le rédacteur en chef du Devoir remplacera Marcel Adam qui, il y a quelque temps, a demandé à l'éditeur de LA PRESSE d'être relevé de ses fonctions.M.Adam, qui occupait le poste d'éditorialiste en chef depuis huit ans, reviendra au journal après quelques semaines de repos.En confirmant la rumeur de sa nomination, Michel Roy a tenu à souligner que son départ du Devoir n'a rien à voir avec une quelconque rupture de ban.«Il n'y a aucune rancoeur ou amertume dans le geste que j'ai décidé de poser, explique-t-il.Il s'agit, pour moi, d'une démarche personnelle.Après plus de 23 ans passés dans une même boîte, j'ai maintenant le goût de relever un autre défi.» Michel Roy confie qu'il a toujours été un «fan» de LA PRESSE, journal qu'il lit quotidiennement depuis son adolescence.«C'est un bateau intéressant», dit-il.En sa qualité d'éditorialiste en chef, Michel Roy dirigera l'actuelle équipe éditoriale, mais il n'est pas exclu qu'il élargisse les frontières de son domaine.Expliquant sa conception de l'éditorial qui est, dit-il, «davantage explicative qu'optionnelle», il assure qu'il ne fonctionnera pas en vase clos et qu'il fera équipe avec la direction de l'information.«J'ai demandé, explique-t-il, à être étroitement associé aux centres décisionnels tant sur le plan de l'information que sur celui de l'orientation».Entré au journal Le Devoir en 1958, Michel Roy fut promu rédacteur en chef adjoint en 1970 puis rédacteur en chef peu après.Reconnu pour sa haute compétence et son remarquable talent d'animateur, il devint directeur intérimaire de ce quotidien à la suite du départ de Claude Ryan, en janvier 1978.Il fut relevé de ses fonctions de fli-recteur intérimaire par les administrateurs de l'Imprimerie populaire en septembre de la même année.Par cette mesure, les fiduciaires et les administrateurs l'écartaient définitivement de la course à la succession de Claude Ryan comme directeur du journal, mais le reconfirmaient dans ses fonctions de rédacteur en chef.En attendant la nomination de Jean-Louis Roy, le nouveau directeur du Devoir, qui ne vint incidemment que trois ans plus tard, il a fidèlement été à la barre de ce journal.Plusieurs offres d'emploi très intéressantes lui avaient été faites, semble-t-il, au cours des dernières années, mais chaque fois il avait refusé.Blessé dans l'explosion de sa camionnette (PC) \u2014 La police de Montréal fait enquête sur un incident qui a failli coûter la vie à un Montréalais, tôt hier matin, à Verdun.Un homme, conduisant une camionnette, a été gravement blessé lorsque son véhicule a explosé au moment où il démarrait.Les enquêteurs artificiers mandés sur les lieux ont estimé que la déflagration aurait eu pour origine une défectuosité mécanique plutôt qu'un attentat à la bombe.i LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 JANVIER 1982 NATIONALES.A 5 LEVESQUE ET LE CONFLIT À LA CTCUM « On a évité pire » QUÉBEC \u2014 Faisant un bilan de l'intervention gouvernementale dans le conflit à la CTCUM, le premier ministre Lé-vesque a déclaré hier que «ce n'est pas le moment de se péter les bretelles, parce que cela a été pénible pour tout le monde», tout en disant ressentir un soulagement évident étant donné «qu'on a évité le pire».GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Les événements ont par ailleurs permis selon lui «une sorte de retour, un minimum de réalisme et de compréhension des limites qu'on ne voudrait pas dépasser dans une société qui se respecte».«Pendant les deux derniers jours, a-t-il également déclaré, ce fut vraiment un exercice de responsabilité, une prise de conscience, de part et d'autre, que la limite était atteinte et qu'on ne devait pas aller plus loin.» Parlant également de la nécessité d'un «cadre» permanent en ce qui concerne les services essentiels, plutôt qu'un mouvement de dernière heure, M.Lévesque s'est dit d'avis que ce qui s'est passé à Montréal pourrait aider à la réflexion qui est en cours.Il a sur un autre plan répété qu'il n'est absolument pas question de retirer les poursuites contre les syndicats.Le premier ministre a par ailleurs rendu public le rapport des quatre émissaires gouvernementaux qui ont rencontré les repré- sentants des employés de la CTCUM mardi dernier.Le rapport des «quatre» Les «quatre» ont notamment, peut-on y lire, au cours des pourparlers qui se sont poursuivis jusqu'à 4 heures du matin mercredi, informé leurs interlocuteurs, «sans les mettre au courant du détail des sanctions prévues, du caractère exceptionnellement rigoureux des mesures» qui auraient été contenues dans la deuxième loi spéciale, que le gouvernement n'a finalement pas eu à présenter.Ils leur ont également fait savoir que le gouvernement «entendait faire en sorte que les syndicats concernés ne retirent de leur grève illégale aucune concession sur le contenu de la négociation» et «qu'aucune négociation n'aura lieu avec un syndicat quelconque tant qu'il défiera un ordre législatif de retour au travail».Ils ont par ailleurs accepté qu'un observateur du Conseil du trésor soit délégué à chacune des tables de négociations.«Non pas pour dicter quoi que ce soit, mais pour qu'on se tienne au courant de ce qui se passe», a soutenu hier M.Lévesque, niant que leur rôle soit de s'assurer que la CTCUM ne fasse pas de compromis qui excéderaient les normes de la politique salariale que le gouvernement est en train d'élaborer tout en admettant qu'il est normal que le Conseil, qui coordonnera les négociations avec le secteur public, «suive» l'élaboration de ce compromis.La nouvelle politique sur les services essentiels sera connue lors de la reprise de la session QUÉBEC \u2014 L'adjoint parlementaire du ministre du Travail, M.Robert Dean, a annoncé hier lors de la conférence de presse du premier ministre que le pro- CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec jet de loi visant à assurer aux citoyens le maintien des services essentiels minimaux dans la Fonction publique et parapublique serait déposé dès la reprise de la session en février.Selon lui, le projet de loi qui en est rendu a la dernière étape de sa préparation au ministère du Travail définira les services essentiels minimaux qui devront être maintenus lorsque les syndicats Robert Dean téléphoto CP exercent leur droit de grève dans les secteurs publics et parapu-blics.De plus, il semble que l'on ait retenu une suggestion qui avait été faite lors des séances de la Commission parlementaire du Travail l'automne dernier, soit la création d'une Régie permanente des services essentiels qui déterminerait le minimum des services à être maintenu dans tel ou tel établissement au moment d'une grève.Pour sa part, le premier ministre Lévesque tirant en quelque sorte la leçon des derniers événements à la CTCUM, est d'avis qu'il faille doter le Québec de toute urgence d'un cadre permanent qui régirait les services es- sentiels.«Ce serait plus que le temps qu'on finisse par se brancher là-dessus», a-t-il dit, après avoir indiqué qu'il en avait soupe des mouvements de dernière heure et qu'il n'avait pas l'intention de révéler les détails du projet de loi, «une nomenclature des horreurs», que l'Assemblée nationale aurait pu adopter si les grévistes du transport en commun avaient continué à défier la loi 17.L'un des membres du groupe de travail qui ont rencontré les syndicats récalcitrants dans la nuit de mardi à mercredi, M.Guy Chevrette, a laissé entendre que dorénavant au Québec les grèves illégales ne seraient plus payantes pour qui que ce soit.POUR ÉTABLIR LE CADRE GÉNÉRAL DES POLITIQUES SALARIALES Sommet de la solidarité au début de l'été QUEBEC \u2014 Le premier ministre Lévesque a soutenu hier en conférence de presse qu'il verrait d'un très bon oeil la tenue avant le début de l'été ji'un sommet de la solidarité auquel se- CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec raient conviés tous les représentants syndicaux des travailleurs de la Fonction publique et parapublique et qui viserait à établir le cadre général des politiques salariales avant que ne débute les négociations proprement dites dans ce secteur.L'idée d'un tel sommet émane de l'adjoint parlementaire du ministre du Travail, M.Robert Dean, qui en a puisé la recette de l'expérience suédoise des dernières années.Selon lui, il existe en Suède une politique salariale de solidarité exigée par le monde syndical de ce pays qui vise notamment à réduire l'écart entre les travailleurs les mieux payés et ceux qui sont les moins bien payés.Ainsi, en 1981, les demandes salairales pour les travail- leurs gagnant $33,000 dollars et plus ont été de 0 pour cent d'augmentation tandis qu'elles augmentaient proportionnellement à mesure qu'on descendait au bas de l'échelle salariale.«La solidarité, a déclaré M.Dean, a de multiples facettes.C'est comme un diamant.Une solidarité salairale a des implications comme la solidarité sociale et comme la solidarité syndicale.» M.Lévesque a indiqué que la tenue d'un tel sommet s'il se réalise devrait nécessairement se tenir dans une période calme, de préférence avant l'été, et après que la politlique salariale du gouvernement soit connue.Selon le whip-en-chef du PQ, M.Guy Chevrette, ce sommet ne devrait pas être l'occasion pour les forces syndicales de réclamer l'ajout de services additionnels car «on ne peut pas réclamer de nouveaux services en même temps que des augmentations salariales lorsque l'on connaît l'enveloppe budgétaire».Il perçoit l'événement comme l'occasion d'une prise de conscience collective tant des structures syndicales et patronales que de la population en général.Selon un constitutionnaliste Ottawa toujours son droit veto Même si Ottawa a obtenu l'accord de neuf provinces pour rapatrier la constitution, le Québec conserve toujours son droit de veto.C'est ce que soutient un expert anglophone en droit constitutionnel de l'Université d'Ottawa, M.Joseph Magnet, qui estime de plus MAURICE JANNARD de notre bureou d'Ottawa que la cause des Indiens de 1'Alberta devant les tribunaux de Londres pourrait retarder suffisamment la décision du Parlement britannique pour que les cours de justice canadiennes aient le temps de se prononcer sur la question du veto québécois.«Il fait peu de doute que si la Cour Suprême du Canada avait à statuer aujourd'hui sur cette question, elle se prononcerait en faveur du Québec», a-t-il déclaré hier lors d'une entrevue à LA PRESSE.Remontant le cours de l'histoire canadienne, le professeur Magnet a constaté qu'à chaque tentative fédérale de changement dans les pouvoirs législatifs des provinces «il n'y a jamais eu de modification sans que le Québec n'y consente».L'argumentation du professeur Magnet s'appuie sur quatre précédents: en 1937, pour l'assuran-ce-chômage; en 1951, sur le pouvoir de taxation indirecte; en 1964, lors de la Conférence des premiers ministres et en 1971, à l'occasion de la Charte de Victoria.«Il est clair, d'après les précédents, que le Québec a un droit de veto qu'il a exercé à quatre reprises», affirme le constitution- naliste dans un article qu'il vient tout juste d'ailleurs de publier.Professeur à l'Université d'Ottawa depuis cinq ans, M.Magnet a été auparavant secrétaire juridique à la Cour Suprême.Sur la question constitutionnelle il a représenté dans le passé le Conseil canadien des évêques catholiques de même que le Congrès juif du Canada.M.Magnet a fait ses études de droit à l'Université McGill.Veto limité Le spécialiste d'Ottawa croit, toutefois, que le droit de veto du Québec ne s'exerce que sur les modifications affectant ses pouvoirs constitutionnels en matière de langue, de droit civil, de coutumes locales, de religion et des écoles confessionnelles.Ce droit de veto sur les réformes ne toucherait également que les ententes politiques qui ont rendu possible l'union canadienne.«Ce droit du Québec, d'affirmer M.Magnet, ne peut s'appliquer lors d'un accord, par exemple, entre Ottawa et Terre-Neuve pour la redistribution des revenus provenant de l'exploration pétrolière en mer.» Le point de départ de toute l'analyse du professeur Magnet est basé sur le jugement de la Cour Suprême du Canada de septembre 1981 qui a déclaré que la résolution Trudeau sur le rapatriement de la constitution était légal mais non conforme aux conventions constitutionnelles, ce qui a forcé le fédéral à tenir une conférence des premiers ministres en novembre dernier.Le gouvernement du Québec n'a pas signé l'accord accepté par neuf autres provinces et il a demandé à la Cour d'Appel de la province de statuer si oui ou non le Québec a un droit de veto.La cause doit être entendue au mois de mars.Indiens à Londres C'est avec la cause des Indiens de rAlberta qui contestent devant les tribunaux britanniques l'accord de novembre dernier qu'intervient une espèce de course contre la montre pour le gouvernement du Québec.D'après M.Magnet, si le Parlement anglais vote la résolution présentée par Ottawa, la Cour d'appel du Québec et même la Cour Suprême décideront probablement de ne pas se prononcer sur la question du droit de veto du Québec, «le sujet pouvant n'être qu'académique».Par contre, il croit que les députés anglais attendront les décisions que rendront la Cour d'appel de Londres et la Chambre des Lords sur la requête des autochtones, cette dernière instance étant l'équivalent de la Cour Suprême en Grande-Bretagne.Les Indiens ont fait savoir qu'ils iraient en appel devant les Lords si la première cour ne leur donne pas raison.Ceci devrait donner, selon M.Magnet, suffisamment de temps aux tribunaux canadiens pour discuter le droit de veto québécois.«Il serait plus normal qu'il en soit ainsi et que cette question soit vidée au Canada», de dire l'expert constitutionnel.Il estime aussi qu'une décision en faveur du Québec par un tribunal canadien ferait rejeter par le Parlement anglais la requête d'Ottawa.De même, si les tribunaux britanniques acceptent la demande des Indiens de l'Alberta, le Parlement anglais ne se prononcera pas sur le rapatriement de la constitution, selon M.Magnet.REFERENDUM DU PQ Déjà 85,000 réponses (PC) \u2014 La permanence du Parti québécois a reçu jusqu'à présent (hier, à midi) plus de 85,000 pièces de courrier en réponse au sondage interne institué par la direction du parti pour résoudre l'équivoque du congrès de décembre dernier.C'est ce qu'a indiqué Mme Louise Cuerrier, présidente du scrutin, qui précise que les lettres entrent au rythme de 5,000 à 8,000 par jour.Si le rythme des entrées à cette consultation \u2014 que le chef de l'opposition Claude Ryan a appelé cette semaine «les renéren-dums» \u2014 se maintient, au moins 125,000 membres du PQ auront participé à cet exercice.Toutefois, Mme Cuerrier ne veut pas s'aventurer à prédire le nombre possible de réponses qui auront été acheminées à la permanence du PQ d'ici à la fin du scrutin, le 1er février.Téléphoto CP SALAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC: Personne ne pourra rêver en couleurs» Lévesque QUEBEC \u2014 La politique salariale du gouvernement en vue des prochaines négociations dans le secteur public et parapu-blic ne sera pas connue avant la fin du printemps mais il est d'ores et déjà assuré que l'indexation en fonction de la hausse du coût de la vie ne sera pas maintenue intégralement et que cette politique «ne permettra à personne de rêver en couleurs».GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Le premier ministre Lévesque a en effet déclaré hier que «cette idée de l'intégralité sacrée, intouchable, intangible de la compensation sous forme d'indexation, on ne peut pas l'appliquer», étant donné qu'il «y a une limite, dont on s'approche dangereusement, aux ressources dont notre société peut disposer».Il affiche que la pleine indexation est devenue «une espèce de vache sacrée» et admet qu'elle est «normale et même légitime» en principe mais que «c'est une chose à laquelle il faudra, chez nous comme ailleurs, renoncer pendant un certain temps».Il rappelle que des travailleurs du secteur privé ont accepté des coupures de salaires pour sauver leurs emplois, avant de faire appel au principe des vases communicants «dans une société qui a le moindre sens de la solidarité».Le contexte économique empêchera de discuter la politique salariale «mystérieusement en coulisse» et le gouvernement entend mettre toutes les cartes sur la table tant à l'intention de la population qui paie la note que des employés du secteur public et para-public.Il veut procéder le plus vite possible mais, expliquait hier le pre- mier ministre, il faudra d'abord attendre que les principaux paramètres du budget 1982-83 du gouvernement soient établis, ce qui mène à mars ou avril, et que les hypothèses éclairées puissent être établies pour les deux autres années à venir.Le gouvernement doit cependant attendre avant de franchir ces étapes d'y voir plus clair en matières d'accords fiscaux avec le fédéral, qui impliquent des sommes de plusieurs centaines de millions de dollars, et de péréquation.M.Lévesque estime également que la conférence fédérale-provinciale sur l'économie, qui se tiendra au début du mois prochain, permettra de dégager de meilleures perspectives.«Mais je n'ai pas l'impression qu'on va découvrir qu'il va y avoir de l'argent imprévu qui va nous tomber du ciel», de dire le premier ministre en faisant état de contraintes inévitables qui vont obliger le gouvernement à comprimer.Hypothèques à 14% jusqu'à 85% prix de vente Condominiums Joffre et Tellier Prix a partir de '33,900 i *59,900 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sont restaurés, il convient d'en tirer quelques enseignements.Nous avons dénoncé sévèrement l'attitude des syndicats dans ce conflit, surtout leur refus de se plier à la loi spéciale.Aujourd'hui des choses peuvent être dites qu'il ne convenait pas de dire quand il fallait en priorité prendre le parti de I État contre l'anarchie.Cette grève qui a encore obligé le législateur à adopter une loi spéciale met en question non seulement la conduite dans cette affaire de la CTCUM mais aussi celle du gouvernement et de la CUM.Depuis qu'il est au pouvoir le gouvernement a fait adopter cinq législations spéciales pour rétablir les services dans les secteurs public ou parapublic affligés de grèves.Aussi a-t-il pris le ferme engagement d'y mettre bon ordre en modifiant le code du travail.Il a convoqué une commission parlementaire à cet effet l'automne dernier.Mais il n'en est rien sorti de concret qui aurait pu éviter que ne se répète avec la CTCUM le même vieux scénario.N'ayant rien fait à ce chapitre, le gouvernement aurait dû au moins intervenir plus tôt pour empêcher un conflit qui apparaissait inévitable depuis quelques semaines.Pourquoi par exemple n'a-t-il pas imposé une médiation spéciale dès qu'il apparut, au cours de l'automne, que les deux parties s'acheminaient vers l'impasse?Ayant laissé les choses se dégrader jusqu'aux votes de grève, il aurait encore pu tenter une ultime démarche: rencontrer les dirigeants syndicaux avant le déclenchement du premier débrayage.Peut-être ainsi aurait-il aussi bien pu prévenir la grève qu'il a réussi à y mettre fin.Que dire maintenant de l'attitude scandaleusement abstentionniste de la CUM dans cette affaire?N'est-il pas étrange que ce machin n'ait rien trouvé à faire pour empêcher ce conflit, ni rien à dire après son déclenchement?Il est vrai qu'en vertu de ses structures biscornues la CUM n'a pas d'autorité directe sur la CTCUM.Mais cet organisme est composé d'édiles dont les villes et municipalités qu'ils représentent sont desservies par la CTCUM.Or quel parti ont-ils adopté dans ce conflit?Certainement pas celui de leurs commettants; sauf rarissimes exceptions ils ont laissé prendre leurs électeurs en otage, durant une semaine, sous un froid sibérien, sans une seule fois élever la voix.Bel exemple de courage et de responsabilité civique.Il est temps que le gouvernement instaure une certaine res- ponsabilité démocratique dans ces structures, à défaut de pouvoir le faire dans la mentalité de ces élus insensibles aux misères de ceux qui les ont élus pou» défendre leurs intérêts, en paroles sinon en actes.On n'a peut-être pas assez souligné, en dehors des milieux syndicaux de la CTCUM, l'ineptie de cette administration publique en matière de relations de travail.Huit grèves en huit ans c'est un record qui parle par lui-même.En supposant qu'à la CTCUM les torts soient également partagés, il faut néanmoins tenir compte actuellement d'un fait important.Tous les syndicats, représentant en cela la très grande majorité de leurs membres, répudient cette administration et réclament, comme préalable à la reprise des négociations, l'éloi-gnement de son président, en qui ils n'ont aucune confiance.Dans une telle situation une conclusion s'impose: un changement est nécessaire.Je ne veux pas juger et condamner sommairement M.Hani-gan.Peut-être l'enquête prévue dans la loi spéciale lui rendra-t- elle justice.Je n'en sais rien.Une chose cependant est sûre: M.Hanigan n'a plus de crédit auprès de ses employés comme interlocuteur patronal et ce n'est pas une loi qui peut le restaurer.Je ne connais pas une entreprise privée où un PDG aurait survécu aussi longtemps avec un tel dossier au chapitre des relations de travail.Même si un PDG n'est pas le seul ni même le principal responsable d'un tel climat, l'expérience enseigne qu'on a tout à gagner d'un changement d'interlocuteur, fût-ce à sens unique, dans une situation où les parties ne peuvent plus se parler.Dans le contexte actuel le gouvernement ne pourrait en toute logique remplacer M.Hanigan avant de connaître le résultat de l'enquête prévue dans la loi 47 sur les relations de travail à la CTCUM.Il donnerait l'impression d'avoir fait cette concession aux syndicats et surtout de le condamner avant de l'avoir entendu.Mais rien n'empêche M.Hanigan de se démettre lui-même, sachant très bien qu'il ne pourra jamais faire la paix avec une majorité d'employés qui, à tort ou à raison, n'a plus aucune confiance en lui et réclame son départ Ce faisant il poserait un geste dicté par la lucidité et le souci de l'intérêt public qui lui ferait honneur, cependant qu'il favoriserait une reprise des négociations sous de meilleurs auspices.MARCEL ADAM Lévesque, Ryan et le milieu anglophone À première vue, il est étonnant d'apprendre qu'un relevé d'opinion effectué par CROP pour le compte du réseau anglais de Radio-Canada démontre que 5t pour cent des non-francophones du Québec souhaitent que M.René Lévesque demeure cfief du PQ alors que 65 pour cent d'entre eux, par contre, préféreraient que M.Claude Ryan quitte la direction du Parti libéral.Est-ce à dire que les anglophones et les allophones éprouvent plus de sympathie pour M.Lévesque que pour M.Ryan?Sûrement pas et l'explication doit être trouvée ailleurs.bn n'a qu'à écouter, par exemple, les récriminations de plus en plus nombreuses du milieu anglophone contre divers aspects de la lof 101 pour se rendre compte que le PQ n'est pas en train d'effectuer de percées dans cette population, loin de là.On peut dire, plutôt, que l'impopularité du PQ ne fait que grandir chez les non-francophones comme en témoignent également les groupes de protestation qui naissent chez eux et sentent même le besoin de se fédérer.Une première devait d'ailleurs avoir lieu hier alors que des anglophones en colère décidaient de manifester devant les bureaux de l'Office de la langue française.Non, la seule explication que l'on peut trouver à la faveur dont bénéficie M.Lévesque dans la société non-francophone c'est qu'on le perçoit comme un modéré, comme un démocrate qui empêche son parti, grâce à son leadership, de se montrer plus mesquin, d'aller plus loin dans la voie des restrictions imposées à l'usage de l'anglais.Par contre, le 65 pour cent qui serait heureux de voir M.Ryan céder sa place à un autre exprime sans doute sa déception à l'endroit d'un homme dont il espérait bien davantage.M.Ryan a toujours été reconnu comme un homme sensible aux droits des minorités et, en particulier, de la minorité anglophone de la province.Dans le milieu anglophone on a probablement trop facilement pensé que l'ancien directeur du Devoir ne craindrait pas de s'engager à restaurer la plupart des privilèges dont il bénéficiait avant l'adoption de la loi 22 d'abord, puis de la loi 101.On s'est illusionné.Pas plus M.Ryan qu'un autre chef de parti qui ambitionne de se faire élire ne peut revenir complètement en arrière.Il se doit d'affirmer la prééminence du français et de promouvoir dans toute la mesure du possible la langue de la majorité.Le Parti libéral, sous un nouveau chef, ne saurait se comporter bien différemment.VINCENT PRINCE Droits réservés Malgré le Golan, l'Egypte et Israël font bon ménage Depuis son accession au pouvoir, le premier ministre israélien n'a cessé de proclamer qu'il était prêt à s'asseoir autour d'une table et à négocier n'importe quand, n'importe où et avec n'importe quel pays arabe, pourvu qu'on ne fixe pas de conditions préalables.Un seul pays s'est avisé de le prendre au mot, et il ne semble pas que ce pays ait eu lieu de s'en repentir.L'Egypte, le plus grand et le plus important des pays arabes, a accepté de négocier avec Israël, ce qui lui a valu les accords de Camp David grâce auxquels elle est en train de récupérer le Sinaï, territoire qu'elle avait perdu aux mains d'Israël lors de la fameuse guerre des Six jours.En acceptant de faire un premier pas difficile et héroïque, le président Sadate avait espéré poser un acte qui eut valeur d'exemple et force d'entraînement.Son attente fut vaine, ce qui, toutefois, ne l'a pas empêché de tenter de négocier un accord global qui aurait comporté une solution acceptable au problème palestinien.Hélas! les principaux pays intéressés, soit la Syrie et la Jordanie, n'ont pas reçu le message et, pour comble, les grandes puissances occidentales, y compris les États-Unis, ont plutôt nui qu'aidé au processus de Camp David en cherchant constamment i à se mériter les bonnes grâces des irréductibles du monde arabe.En dépit de ces obstacles toutefois, et en dépit de la hargne et de l'hostilité des «pays frères», l'Egypte peut maintenant se féliciter d'avoir obtenu ce qu'elle recherchait d'abord et avant tout: c'est-à-dire, le Sinaï.Mercredi, elle signait avec Israël un pacte préalable à l'évacuation de ce territoire qui est prévue pour le 25 avril prochain.On dit que les deux signataires sont sortis radieux des négociations qui les ont conduits à la signature du pacte.Il ne reste plus qu'une difficulté: la création d'une force de paix chargée de superviser le retrait israélien du Sinaï.Israël s'oppose à la participation de l'Angleterre, de la France, de l'Italie et de la Hollande à ladite force de paix depuis qu'à son sommet de Venise, en juin 1980, la Communauté européenne a exigé, comme condition à sa participation, l'intégration de l'OLP au processus de négociation.Israël a vivement réagi à cette ingérence européenne dans le dossier et exige maintenant un désaveu de la déclaration de Venise.Rien n'indique encore que les quatre pays européens veuillent s'amender si l'on en juge par ce qui vient de se passer à l'ONU où seuls les États-Unis ont voté contre la résolution réclamant des sanctions à la suite de l'annexion des Hauteurs du Golan par Israël.L'Angleterre et la France étaient parmi les cinq pays qui se sont abstenus de voter, mais leur abstention n'avait rien de positif.Au contraire, elle leur a fourni l'occasion de se montrer très sévères, non seulement envers l'annexion du Golan proprement dite, mais envers les méthodes et les principes directeurs de la politique israélienne.Il faut que l'opinion publique soit bien distraite pour ne pas voir l'hypocrisie d'un pareil comportement.On condamne à peu près toutes les initiatives d'Israël, et dans des termes apocalyptiques, mais on ne trouve jamais à redire de l'attitude de la Syrie qui, non seulement a toujours refusé de négocier, mais proclame sans cesse et à perdre haleine que jamais, au grand jamais, elle ne reconnaîtra l'État juif, et cela, même si l'OLP s'avisait un jour de le reconnaître.Il est plutôt affligeant de voir des pays présumés alliés censurer à tout propos Israël, alors qu'ils ne trouvent jamais rien de reprehensible aux «méthodes et aux principes directeurs de la politique» syrienne, ô pétrole! que de lâcheté on commet en ton nom! JEAN MULEHJN L'étrange marché de $90,000 avec l'assassin Robert Oison Des hommes de loi, des hommes politiques, des éditorialistes se sont élevés avec véhémence contre l'étrange transaction qui s'est récemment faite en Colombie-Britannique: on n'accepte pas du tout que la Gendarmerie royale ait versé $90,000 à la famille du meurtrier Robert Oison en échange d'informations.La réaction se comprend très bien: on est en face d'un procédé inusité, qui semble encourager le crime, qui récompense un assassin ignoble, qui fait poser, par la police, un geste de collaboration morbide autour de la mort de 11 enfants.Toute conscience est interpelée par une telle façon d'agir de la part de la police.Car il est indéniable qu'Oison est un des pires assassins qu'ont connus les annales judiciaires canadiennes, qu'il ne mérite aucune faveur de la Justice, qu'il n'est pas dans nos traditions de supporter la famille des condamnés.Pourtant, il ne faudrait pas se scandaliser trop facilement.On a dit que la somme avait été versée à Oison pour qu'il indique les endroits où étaient cachés les cadavres.Ainsi, les parents des victimes pouvaient obtenir l'évidence du crime: c'était principalement pour la paix de leur âme qu'on avait conclu le marché avec l'assassin.n Un tel motif peut paraître suffisant aux uns, insuffisant aux autres, en regard de la gravité du geste que devait poser la police.De fait, il ne semble pas proportionné.Par ailleurs, selon Allan Williams, Solliciteur général de Colombie-Britannique, la Justice n'aurait pas pu établir une preuve certaine contre Oison sans la découverte des corps.Il dit avoir beaucoup hésité mais qu'il a finalement accepté le procédé pour parvenir à la solution des crimes.Là, le motif prend de l'importance.Vaut-il mieux acheter les aveux d'un témoin ou laisser courir un criminel extrêmement dangereux?On dit: il est immoral de verser de l'argent à un criminel, même si c'est pour faire justice.Pourtant, le procédé est constamment employé: ce n'est pas d'hier que la police offre une rémunération quelconque au complice qui accepte de «passer à table», de «collaborer avec la Justice», de fournir des indications privilégiées en retour de certaines faveurs.Qui s'est scandalisé, la semaine dernière, quand, au procès pour le meurtre des assassins du directeur de prison Michel Roy, la Couronne a fait témoigner des «amis» des accusés pour bien les inculper?Le principe de la rémunération pour faveurs rendues existe depuis que la police existe.Et la po- \" lice d'aujourd'hui, comme celle d'hier, sait pertinemment qu'elle ne pourrait poursuivre ses enquêtes sans l'aide d'indicateurs, d'informateurs, de complices qui s'ouvrent le coeur.Dans certains pays, c'est par la torture qu'on obtient des aveux.Ailleurs, c'est par l'appât de la récompense.Le procédé n'est pas moral du seul fait qu'il fait partie de nos moeurs.Mais il ne faut pas le juger autrement que dans sa réalité la plus crue: la police a besoin de moyens semblables pour exercer son rôle de protection de la société.On peut alors se plaindre de la pauvre efficacité de la police; mais c'est autre chose, un autre débat qu'il faut malheureusement reprendre à divers moments.On sait maintenant que la police utilise même des informateurs ou des indicateurs pour poser des gestes illégaux, comme nous l'a clairement démontré la Commission Keable.Nous avons d'étran- -ges procédés policiers: le geste de la GRC envers Oison et sa famille ressemble tout simplement aux autres.Il est à limage de notre justice et de notre société.JEAN-GUY DUBUC 'K TRIBUNE LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 JANVIER 1982 Pour assurer la «C'est parce que nous aimons enseigner paix aux Postes que nous faisons du syndicalisme» La Société canadienne des Postes a mis au point une nouvel-If façon d'assurer la paix ouvrière en paraphant, le 11 janvier dernier, avec l'Union des facteurs du Canada qui représente quelque 23.000 de nos employés, une nouvelle convention collective de travail (sujette à l'approbation des syndiqués).Depuis cette date, toute une série de nouvelles contradictoires ont vu le jour au sujet du coût et du contenu de cette entente proposée.On a suggéré que les implications financières de cette entente dépassaient les limites du raisonnable.Je suis d'avis qu'il est important de corriger cette fausse impression et que tous nos clients connaissent les points principaux de cette entente.L'entente proposée est digne de mention surtout à cause du fait que les deux parties ont assumé leurs responsabilités conformément à notre nouveau mode de négociation, plus raffiné, qui vise à en arriver ensemble ù des compromis sans avoir recours à une tierce partie qui devrait alors prendre les décisions difficiles.L'entente a été conclue sans retard abusif, les deux parties ont reconnu les conséquences de la grève de l'été passé subies par nos clients de même que l'augmentation récente des tarifs postaux.Lorsque les progrès de la négociation devinrent difficiles, comme c'est souvent le cas en de pareilles circonstances, les parties ont trouvé des façons originales de continuer les discussions.Ceci nous a amenés à présenter avec succès la « négociation de la productivité ».L'entente proposée a été conclue parce que le Syndicat et la Direction ont travaillé ensemble à définir toute une gamme d'économies possibles en rapport avec la distribution du courrier.Nous avons alors négocié une formule de partage de telles économies entre le Syndicat et la Société.Le Syndicat a appliqué sa portion à des augmentations salariales et des avantages accrus.La Société, de son côté, appliquera sa part des économies à la réduction du coût total de l'entente conclue et à l'amélioration du service de distribution du courrier.En chiffres, l'entente proposée représente, pour la Société, une augmentation de 11,9 pour cent la première année et de 10,1 pour cent la seconde.Pour le Syndicat, l'entente représente une valeur de 12,6 pour cent pour chacune des deux années de la durée du contrat.La différence entre ces chiffres provient des économies réalisées et partagées.Il en résulte donc que l'entente proposée est loin d'être inflationniste.Pour la Société, et donc, in- m Si m R.Michael Warren directement, pour ses clients, l'augmentation des coûts se situe à un niveau moindre que la moyenne des ententes conclues tant dans le secteur public que dans le secteur privé.Ce sont là les faits.Nous avons donc une entente qui.si elle est ratifiée par les membres du Syndicat, représentera un « gain » pour tous, la Société, ses em ployés et.ce qui est encore plus important, ses clients.R.Michael WARREN Président et Directeur général Société canadienne des Postes À LA DÉFENSE DES ASSISTÉS SOCIAUX (Réponse à M.Maurice Biais, LA PRESSE, 29 décembre 1981.) Il faut beaucoup de prétention et de fatuité à cet individu pour appeler «examen de conscience» et «long moment de réflexion» l'étalage public de ses préjugés sur les assistés sociaux.Qu'on fasse, dans LA PRESSE, l'apologie de sa réussite personnelle et familiale, obtenue à «coups de pied (on) sai(t) où», passe encore, mais que l'on affecte de comprendre la situation de prestataires d'assistance sociale en évoquant même la «charité chrétienne», sans en manifester toutefois un seul micron, cela m'apparaît une belle tartufferie.M.Biais abuse du sens des mots et méconnaît l'existence et l'expérience de la misère; M.Biais pratique la suffisance à défaut d'introspection; M.Biais méprise les gens démunis qu'il aide quand même contre sa volonté par ses impôts; M.Biais mérite pour sûr une visite de Mlle Roberge pour qu'elle y constate le rose et le bleu de cette «famille où le père, la mère et les enfants, d'un commun accord, se donnent la main pour faire face au coût de la vie qui grimpe tout le temps».Il est temps certes d'être positif, et de voir la vraie vie là où elle se trouve! GeorgesHenri CLOUTIER Montréal L'éditorial de M.Vincent Prince, publié dans LA PRESSE du 11 janvier dernier et commentant la «démission» du président de la CEQ, Robert Gaulin, m'inspire un certain nombre de commentaires.Et pour commencer, une nuance importante: Robert Gaulin n'a pas «démissionné».Il a annoncé qu'il ne sollicitera pas, en juin prochain, un nouveau mandat à la présidence de la CEQ.C'est une nuance qui a son importance car Robert Gaulin n'a pas annoncé qu'il s'en allait sur le champ.Ce n'est pas seulement un manque de rigueur que de qualifier sa décision de «démission», c'est également une dimension importante qui y est ajoutée et qui peut fausser la perception du lecteur.De plus, on ne saurait ignorer un commentaire de l'éditorialiste, commentaire qui constitue un jugement de valeur injuste pour ceux qui militent dans leur syndicat et dans leur Centrale.Parlant des instances de la CEQ, M.Prince indique: «Ceux qui aiment l'enseignement sont rarement prêts pour :$ jour- nées consécutives, 1 fois par année, pour aller discourir sur des problèmes syndicaux.» En termes plus clairs, cela signifie qui* 'elles et ceux qui participent au Conseil général n'aiment pas l'enseignement.Et c'est ainsi que M.Prince reprend la vieille opposition entre le syndical et le pédagogique, comme si les deux notions s'opposaient.Il serait peut-être utile de rappeler que sur «les 3 jours» dont parle l'éditorial, il y en a un qui est un samedi, précisément parce qu'un grand nombre de dé-légués(es) ont beaucoup de réticences à quitter leurs élevés.Et qu'en fait, ce sont des personne qui sacrifient aussi leurs fins de semaine parce qu'ils croient à la valeur de l'action syndicale.Il serait également utile de m gnaler que les problèmes d'edu-cation occupent une place primordiale dans ces instances ou l'on «discourt sur les problèmes syndicaux.» Il serait aussi équitable d'indiquer que «ces enseignants ordinaires qui préfèrent l'enseignement au syndicalisme» ne se sont jamais posé la question en ces La Pologne paie le prix de Yalta La tragédie polonaise de l'après-guerre et l'horreur subséquente du 13 décembre 1981 nous ramènent à l'accord de Yalta de 1945.C'est à cette époque que l'on permit (surtout Roose velt) à Staline de traduire brutalement et insidieusement à sa manière, ces tristes paroles: «La Pologne sera désormais dans la sphère d'influence communiste.».Et ce.au mépris de la volonté de tous les Polonais dont l'appartenance à la culture et aux traditions occidentales est incontestable.Le résultat de la guerre s'avéra désastreux, non seulement pour la Pologne mais pour tous les pays satellites «libérés» par l'armée rouge, forces de vivre sous l'impitoyable botte d'une puissance coloniale et de son idéologie haie.C'était d'autant plus cruel pour la Pologne, si l'on tient compte de son appui loyal à l'effort de guerre allié et de ses terribles pertes en vies humaines et en richesses matérielles.En imposant les principes de l'orthodoxie marxiste (modèle soviétique) à l'économie et à la vie sociale en Pologne, l'État polonais, jadis florissant, dont les surplus agricoles répondaient aux besoins de presque toute l'Europe occidentale, devint l'un des États les plus pauvres du vieux continent.Sous l'administration de la clique corrompue, incompétente et malhonnête de marionnettes soviétiques, la pénurie fit tache d'huile, atteint la nourriture et devint presque généralisée.Le résultat de cette mauvaise administration brutale: plus de 20 milliards de dollars en dettes extérieures avec aucun espoir de les payer.Dans un mouvement spontané, la réaction à cet état de choses devint SOLIDARITE, un mouvement de travailleurs dans le soi-disant «État des travailleurs».Le but de Solidarité était de guérir la Pologne du parti, de l'économie en faillite et de tout l'héritage de ces 35 années de règne communiste désastreux Les 16 dernier- mois de l'histoire de l'après-guerre donne la synthèse des méthodes utilisées par les Soviétiques pour discré diter et puis étrangler l'unique syndicat libre du bloc soviétique.Par d'habiles manipulations, l'Union soviétique et ses pantin^ à Varsovie essayèrent de faire porter à Solidarité et a ses amis en Occident le blâme pour tous les maux dont souffre la Pologne et pour l'économie en faillite.La nation polonaise, jadis indivisible, donnant tant de preuves de sacrifices et d'héroïsme durant les 1,000 anné?s d'histoire, semble menacée de désintégration.Le fait que la loi martiale soit imposée par des Polonais contre des Polonais est à porter au crédit de la diabolique politique soviétique de ^Diviser pour régner».Seul le communisme est capable d'arracher aux humains leur dignité par la terreur, le chantage, la combinaison pénurie-corruption ainsi que le recrutement systématique de criminels de droit commun dans la police, dans l'armée et au gouvernement.Faire l'éloge de la clique de Ja-ruzelski pour sa «pacification» de la nation polonaise par la force brute équivaut à aider l'URSS dans sa conquête du monde.Quelques politiciens à Ottawa, de même que tout homme de bonne volonté, devraient le comprendre .Andrzei WOLODKOWICZ Ottawa termes.Tous ont choisi l'enseignement: certains, en plus, ont opté pour le s\\ ndicalisme.Il serait enfin juste de mentionner que depuis des années, c'est l'action syndicale qui a constitué l'instrument le plus efficace pour contrer la détérioration du service public d'éducation.Qui donc aime davantage l'enseignement, ceux qui sabrent dans les budgets de l'école, qui entassent des élèves dans les salles de cours, qui intègrent sans mesure de soutien les enfants en difficulté d'apprentissage dans les classes régulières, ou ceux qui se réunissent pour discuter et pour decider de la façon d'empêcher de telles coupures?Qui donc aime davantage l'enseignement, ceux qui diminuent les services aux élevés ou ceux qui luttent pour les améliorer?Le syndicalisme et renseignement ont les mêmes exigences: engagement continu, implication dans le milieu, capacité de travailler avec des groupes, dévouement, disponibilité, sincérité.Dans un cas comme dans l'autre, «cent fois sur le métier, il faut remettre son ouvrage.C'est ainsi que les meilleurs enseignants font les meilleurs syndicalistes.Parce que pour être un bon syndicaliste il faut être un bon enseignant 9 Il est vrai que ce sont les personnes les plus militantes de la Centrale qui participent au Conseil général: il est vrai qu'il y a déjà eu des accidents de parcours et que les membres ont déjà rejeté des recommandations de cette instance.Il ne s'agit pas de nier la réalité.Mais expliquer cette réalite par le fait que ceux qui se retrouvent dans les instances n'aiment pas l'enseignement n'est ni juste pour eux, ni conforme a la vérité.Je suis une enseignante, militante syndicale a l'Alliance des Professeurs de Montréal et à la CEQ.Pour moi, comme pour l'écrasante majorité de mes collègues, c'est PARCE QUE nous aimons l'enseignement et que nos écoles publiques sont menacées que nous faisons du syndicalisme.Lorraine PAGE Secrétaire de la CEQ.Vice-présidente de l'Alliance INSINUATIONS MENSONGÈRES I >n parlera encore beaucoup de l'impair incroyable et honteux commis par le maire de Calgary, qui a déblatéré, en ce début d'année, contre les gens de l'Est du Canada.Complètement mensongères, les insinuations du maire de Calgary comportent tout ce qu'il y a de plus raciste.Non seulement tente-t-il de salir la reputation des gens de l'Est, mais spécialement celledes Québécois en disant qu'il y a plus de Québécois que d'Indiens dans les prisons ! Ainsi, il commet un double racisme : Outre les Québécois, il inculte carrément les Amérindiens en ne tenant pas compte de leur situation sociale imposée par le pouvoir politique.Aujourd'hui, j'aurais honte d'être citoyen de Calgary, de TAlberta et même de tout l'Ouest canadien aussi.Jean-François LACOURSIÊRE Etudiant en Droit Université d'Ottawa Le maire Ralph Klein LES DEMANDES SALARIALES DES SYNDICATS SUÉDOIS La fédération nationale des syndicats suédois ( LO ou Land-sorganisationen) est reconnue internationalement pour son sens des responsabilités, la compétence de ses économistes et son rôle constructtf dans le développement social et économique de la Suède depuis plus de G0 ans (cf «Modem Social politics in Britain and Sweden», par Hugh Ileclo, Vale University Press).Etant donné la réputation de la LO et les négociations salariales actuellement en cours un peu partout au Québec et, en particulier, à Montréal, on peut peut-être se demander quelles étaient les exigences salariales de la LO pour ses membres en 1981.A titre d'information, les voici (notons au départ qu'une inflation de 9% était prévue pour 1981).Salaire Augmentation demandée $33,000 0.0% ($0) $30,000 0.9% ($270) $25,000 3.0% ($750) $20,000 5.5% ($1,100) $15,000 10% ($1/500) $13,000 13% ($1,690) $11,250 16.4% ($1,845) Michael LAUGHREA, Z Ph.D\\ Montréal Télévision payante: LAV ALI N veut se faire entendre L'Hon.Jean-François Bertrand Ministre des Communications Québec Monsieur le Ministre, A l'occasion d'un colloque au sujet de la télévision payante récemment tenu à Montréal et organisé par l'Association nationale des téléspectateurs, vous avez pris position en faveur d'un groupe en particulier avant même que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) n'ait terminé ses réflexions en la matière, ajoutant même que ce groupe était «le seul à pouvoir garantir le contenu québécois».Les quelques précisions qui suivent vous démontreront, nous l'espérons, que notre groupe, SHOWPLACE-PLACE AUX SPECTACLES, a aussi la prétention de servir les intérêts culturels et économiques de tous les Canadiens, y compris les Québécois, dont nous sommes.Une chaîne nationale, deux canaux Une chaîne nationale, deux canaux (anglophone et francophone) dont l'un est sous contrôle distinct de LAVALIN à Montréal pour la programmation française avec 30% des budgets globaux.Lors des audiences du CRTC, plusieurs groupes ont présenté des demandes en vue de l'obtention de permis régionaux, mais aucun n'a réclamé de permis pour desservir le groupe francophone.Tous ont conclu que le marché québécois pris seul, n'était pas rentable.C'est simple, mais déterminant.SHOWPLACE - PLACE AUX SPECTACLES, surtout devant l'absence de demande pour le Québec, a présenté une requête couvrant l'ensemble du pays et s'est engagé à bien servir les deux communautés linguistiques.Nous offrirons une programmation unique provenant à 70% des provinces anglophones et à 30% des milieux francophones, surtout du Québec, et diffusée dans les deux langues par la voie de deux canaux et couvrant l'ensemble du pays.Ceci n'empêchera pas, à l'occasion, une présentation desservant une région en vue d'un objectif bien précis; au contraire, nous croyons à l'importance des régions et nous entendons les servir adéquatement.Nous devons toutefois admettre qu'un réseau national offre une base financière plus stable, des possibilités élargies et, surtout, un choix de programmes plus intéressant tout en ne nous privant pas, comme nous l'avons fait remarquer, des sources régionales.LAVALIN entend bien gérer son potentiel pour produire le plus grand nombre possible d'oeuvres francophones et canadiennes illustrant notre culture dans cequ'elle a de meilleur et d'unique.Un important apport économique Dans la demande de SHOWPLACE - PLACE AUX SPECTACLES au CRTC, la société LAVALIN s'est associée à Standard Broadcasting (Argus Corporation), en tant que deuxième actionnaire principal.Pour s'assurer que les francophones seront bien servis dans leur langue par une programmation de qualité égale, nous avons signé un protocole prévoyant un contrôle, par une division autonome, sous la responsabilité de LAVALIN inc., de 30% du budget de SHOWPLACE - PLACE AUX SPECTA-CLES.Les francophones forment 28% de la population canadienne et pour des raisons d'intérêt dans la programmation, surtout de langue anglaise, se sont moins abonnés au câble que leurs concitoyens.Vous savez sans doute, Monsieur le Ministre, que LAVALIN inc.est la principale société d'ingénierie du Canada regroupant maintenant plus de 6,000 personnes, qu'elle a été fondée à Montréal, Québec, son siège social, et qu'elle est la propriété d'actionnaires francophones québécois.C'est pourquoi notre réputation et notre longue expérience dans la vie économique professionnelle et culturelle nous ont permis sans aucune crainte de garantir au CRTC ce que vous appelez le «contenu québécois».Je n'insiste pas sur les retombées économiques évidentes engendrées par la télévision payante, car elles sont nombreuses et le Québec doit s'y associer pour son industrie importante de la production, du cinéma, du spectacle et du doublage.Une programmation flexible saura protéger nos intérêts tout en stimulant nos capacités.Trente pour cent de la production sera canadienne dès la première année et nous atteindrons 50% à la troisième année tout en conservant en tout temps 30% de produits francophones.Nous avons également prévu la création d'un fonds de développement pour aider la conception et les idées de production étant convaincus que le potentiel québécois est immense en ce domaine.Conclusion Nous continuons à croire qu'une licence nationale offre plus d'avantages culturels et économiques qu'une mosaïque d'entreprises régionales.Une programmation unique mais servie à l'aide de deux canaux, l'un français l'autre anglais, répon- dra aux intérêts des francophones.De plus, cette programmation dans laquelle les intérêts et la part de production des francophones sont assurés, permettra aux Canadiens de mieux se connaître et ainsi, mieux comprendre notre diversité.Nous voulons aider à percer le mur des deux solitudes en télédiffusant la production canadienne dans les deux langues, et permettre ainsi avec deux grands groupes du pays de commencer à mieux se connaître et s'apprécier mutuellement.Nous ne voulons pas d'une production québécoise destinée aux seuls Québécois ou d'une production canadienne anglophone destinée seulement à ses ressortissants.Tous ces engagements ne se réaliseront qu'en autant que le groupe qui les propose s'appuie sur une capacité financière bien assise.Argus Corporation et LAVALIN inc.représentent dans leur communauté respecti-.ve, une puissance financière et un dynamisme sans pareil.Nous croyons.Monsieur le Ministre, que SHOWPLACE -PLACE AUX SPECTACLES garantit un contenu qui sert les intérêts culturels et économiques des Canadiens, y compris des Québécois.Jacques GILBERT, Vice-président, LAVALIN inc.» la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publ.ee par LA PRESSE LTEE.7.rue Somt.Jacques.Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves «Courrier de la deumeme classe \u2014 Enregistrement numéro ' 400 - Port de retour garanti ABONNEMENT 285-6911 Le servie* des abonnements est ouvert de 7 h a 1 8h ( vnmodi : 7h a 1 5 h ) REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 9ti o 1 ,\"h Pourchonaer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h a \\ 6K30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Tele-Presw 285-7306 Vacances, voyoget 285-7265 Ca*ieres et professions, nominations 285-7320 1 A 8 L'informaticoman LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 JANVIER 1982 qui chambardera la société de dema déjà accessible au grand publ CABANE DU MONT-DE-L' ETERNEL Moïse et sa bande L'informaticomanie! « Fléau » dos années 80 qui est appelé à très court terme à balayer l'ensemble du continent nord-américain, si bienque la majorité des gens en seront bientôt atteints et vivront à l'heure de l'électronique.A partir de la maison, s'il-vous-platt! PIERRE BELLE MARE_ C'est à ne point douter que l'ère de l'informatique, qui sort à peine de ses premiers balbutiements, chamboulera la société de demain.Un exemple.Une artisane montréalaise confectionne sur micro-processeur les canevas lui servant à faire ses dentelles, notamment des dessus de table.Résultat: au lieu de consacrer trois ou quatre jours à ses canevas, elle les réalise maintenant en moins de.quatre heures.En marge du tourbillon de la période des fêtes, l'Institut international de la communication à Montréal a ainsi lancé, en toute discrétion, un nouveau programme d'initiation.Initiation à l'informatique, bien sûr.En une journée (le samedi), les gens, le grand public a le loisir de suivre un cours organisé par l'Institut, en collaboration avec le journaliste Yves Leclerc et les clubs Momi (TRS 80) et Apple, qui regroupent des «mordus» de l'informatique.On en était samedi dernier à la cinquième expérience et on devra la renouveler le week-end prochain, tant la demande est forte.«Cette expérience tentée avant les fêtes deviendra une institution permanente, comme c'est le cas dans plusieurs Etats américains», a confié M.André Laplante, responsable du programme micro-ordinateur.Le journaliste Leclerc a enchaîné: «Les personnes (une trentaine chaque semaine) viennent nous voir surtout pour se faire une idée précise du micro-ordinateur, avant de s'en procurer un.Tous repartent en fin de journée hautement satisfaits», dit-il.Possibilités à l'infini C'est inouï la gamme de possibilités offertes par ces petits engins, ces cerveaux capables de s'occuper de la gestion de portefeuille, «dressées» pour la comptabilité des PME, apprivoisés pour servir de «muses» aux musiciens en quête de nouveaux accords, assez sophistiqués aussi pour épauler les sculpteurs.La liste pourrait s'allonger à l'infini.Tout simplement incroyable ! Cédons à la tentation pour un seul autre exemple: vous êtes bien assis dans le salon et vous voulez savoir quel est l'horaire de tous les transporteurs aériens en Amérique du Nord dans la soirée.Bon! Un coup de fil à une des banques de données chez l'oncle Sam et le truc est joué.pour une poignée de dollars.Le prix d'un « drink » double.Parmi la «clientèle-robot» de l'Institut depuis le début de l'expérience, on a reçu des familles complètes désireuses de se mettre à l'écoute des progrès technologiques.On compte d'ailleurs quelques adolescents et adolescentes dans ces groupes «d'étudiants d'un jour».Vraiment, il est charmant de les voir évoluer dans ce milieu encore mystérieux pour le commun des mortels.Durant l'entrevue que je faisais avec les dirigeants de l'Institut, la petite Claire Joly, 12 ans, de Can-diac, s'interpose gentiment et demande au journaliste Leclerc: «J'ai fait un programme, monsieur, venez voir s'il est correct».Un peu plus tôt, elle s'amusait à jouer au «brake-out» avec un ordinateur et elle a glissé d'une voix feutrée: «J'en profite, je n'ai pas de microprocesseur chez moi ».Un jouet et un outil Plus loin, Jean-Christophe Sinclair, 11 ans, d'Outremont, doni le père est analyste à Loto-Québec, est fier d'avoir « appris 20 mots du langage « basic* sur un total de 192.Dans quelques temps, a-t-il ajouté avec assurance, on va l'enseigner à l'école».Plus sérieux, le jeune Delor-mier Lasalle, 13 ans, laisse tomber: «J'ai reçu un micro-processeur pour Noël et mon père m'a envoyé ici pour que je m'initie au monde de l'ordinateur.Pour moi, c'est autant un instrument de travail qu'un jeu, un divertissement».M.Gérard Blanc, personne-ressource de l'Institut fraîchement débarquée au Québec il y a environ un mois, a rappelé une anecdote: «J'ai déjà passé une nuit entière pour préparer un programme que j'ai finalement détruit avant d'aller au lit.Uniquement pour me distraire.C'est comme les maniaques des mots croisés».Dans un sens, a poursuivi M.Blanc, il s'agit d'une forme de masturbation intellectuelle.» C'est peut-être aussi une façon d'oublier, de temps à autre, la tenaille économico-sociale dont les tentacules rejoignent de pluj-en plus profondément le tissu humain.Le micro-ordinateur, ur allié professionnel et à la fois ur jouet.pour la classe aisée ! Construction: pas de négociations sans regroupement Afin de voir débuter le plus tôt possible les négociations pour le renouvellement du décret dans l'industrie de la construction qui prend fin en avril, l'Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) a décidé de prendre l'initiative et a convoqué les cinq centrales syndicales concernées à une réunion exploratoire le 2 février prochain.LISA B1NSSE Cette décision viserait à inciter les centrales syndicales et plus précisément la FTQ-construction, la CSN et le Conseil provincial international, à s'entendre dans les plus brefs délais sur un cartel de négociation.La négociation dans la construction doit débuter en février, c'est-à-dire trois mois avant l'échéance du décret.Rappelons qu'aucune centrale n'a obtenu la majorité lors du dernier maraudage et, par conséquent, elles doivent maintenant s'entendre entre elles pour former un regroupement pour fins de négociation.La négociation ne peut débuter sans une entente sur un regroupement.Or, cette entente est loin d'être chose faite.Il y a actuellement deux projets de protocole d'entente sur la table, l'un provenant de la CSN et l'autre de la FTQ-construction, et aucun n'a rallié l'assentiment de tous.En effet, comme il fallait s'y attendre, le Conseil provincial international, qui détient 24 p.cent des votes d'adhésion et la majorité dans certains métiers, a rejeté le projet de la FTQ-construction le jugeant inacceptable surtout parce que la centrale y maintient son droit de veto.Il est probable que la CSN le refuse pour la même raison.Projet inacceptable Pour Maurice Pouliot, le directeur général du Conseil, la FTQ-construction ne détient pas une majorité mais 45 p.cent des votes et donc n'a pas droit à un droit de veto.Par conséquent, le Conseil provincial international va préparer son propre projet et va le soumettre à la CSN, qui représente 19 p.cent des 92,000 ouvriers de la construction, à la CSD qui en représente moins que 10 p.cent et à la FTQ-construction.Le Conseil, qui a l'intention de participer à la réunion de l'AECQ, se propose de présenter un projet de protocole qui vise à atteindre «le plus grand degré de représentativité pour l'ensemble des travailleurs de la construction».Rappelons que le Conseil provincial international avait accep- té le projet de protocole soumis par la CSN et dans lequel la centrale suggérait un cartel tripartite, disant qu'il reflétait ce que le Conseil préconisait comme regroupement.La FTQ-construction l'a rejeté parce qu'il faisait fi de son droit de veto.Dans son propre projet, la FTQ-construction se veut le porte-parole a la table centrale puisqu'elle a obtenu le plus grand nombre de votes et maintient son droit de veto, deux prérequis qu'elle tient à conserver et que la CSN et le Conseil lui refuse.Rappelons qu'à défaut d'entente, le ministère du Travail a déjà laissé entendre qu'une fois de plus il devrait amender la loi des relations de travail dans l'industrie de la construction afin de trouver un mécanisme de négociation satisfaisant.doivent uerpir avant le 1er mars QUEBEC (PC) \u2014 Roch «Movse» Thériauit et ses il disciples ne pourront plus résider dans leur cabane en bois rond de la forêt de Saint-Jogues après le 28 février.C'est ce qui ressort du jugement rendu hier matin par le juge Hubert Walters de la Cour supérieur qui a ainsi accueilli la requête en éviction contre la bande de «Moïse» présentée par le ministère québécois de l'Energie et des Ressources.En vertu d'une «convention» négociée par les requérants et les intimés, il a été entendu que dès le 1er mars, la bâtisse située dans le canton Honorât du district de Bonaventure, ainsi que les meubles et tous les biens s'y trouvant encore, deviendront la propriété de l'Etat sauf le caveau qui pourra être maintenu comme entrepôt à nourriture et demeureur propriété des intimés jusqu'au 30 juin prochain.Les membres de la secte continueront d'y avoir accès jusqu'à cette date et devront le démolir au plus tard le 30 juin, à défaut de quoi le ministère de la Justice verra à le détruire aux frais des intimés et la nourriture qui s'y trouvera alors deviendra ïa propriété de l'Etat.Terres publiques Ce jugement de la Cour supérieure met donc fin à l'occupation, depuis l'automne 1978, de terres de la Couronne par le groupe de «Moïse».Thériauit s'y était installé pour attendre la fin du monde qu'il prévoyait pour le mois de février suivant.«Moïse» et son groupe s'est d'abord bâti une cabane rudi-mentaire dans la région du Lac Sec, a quelques milles au nord de la petite localité de Saint-Jogues, entre New Carlisle et Paspébiac en Gaspésie.Avec le temps et pour répon- dre aux besoins d'un groupe grandissant, la cabane a été agrandie et meublée.Avant l'intervention de la police, en décembre dernier, elle logeait 12 adultes et sept enfants de un à 13 ans.Dans ce décor bucolique, la secte y vivait «paisiblement», cultivant la terre et (levant quelques animaux.Le ministère des Affaires sociales assurait cepen-dans la substance du groupe en lui versant des prestations mensuelles de plus de $2,000.Début de la fin Les ennuis de «Moïse» auraient commencé au début de l'automne dernier quand des bûcherons de la région qui avaient obtenu un droit de coupe dans ce secteur, s'y présentèrent.Selon la police, il y aurait eu échauffourée entre ces bûcherons et des membres de la secte.Des accusations précises de voies de fait ont d'ailleurs été portées contre «Moïse» à ce sujet.L'autre événement qui a alerté l'opinion publique et contribué de toute évidence à sonner le glas de la secte fut la découverte au début de décembre des ossements calcinés d'un enfant de deux ans, près du campement.L'enquête du coroner a démontré que cet enfant de la secte, Samuel, fils de Jacques «Nathan» Giguère et de Maryse «Rebecca» Grenier, avait subi des sévices corporels quelques jours avant son décès survenu en mars 1981.Le chef du groupe, toujours détenu à New Carlisle en compagnie de son «bras droit».«Nathan», subira son enquête préliminaire la semaine prochaine en rapport avec la mort de cet enfant et relativement à huit autres chefs d'accusation.Un événement à ne pas manquer: des prix {entrais vus si bas en électrenique 2 JOURS SEULEMENT: VEND.22 JANVIER, SAMEDI 23 JANVIER ¦ Ouvert vendredi de 15 heures à 21 heures, samedi de 8:30 a.m.à la fermeture, à notre centre de liquidation au 760 est, St-Zotique, Montréal 495*1267 MAGMAS0HIC c AUDIO ^ JVC y.« .> fek SONY Noir et blanc à partir de qvontité: 4 à partir de 14 po.couleur $235 t s125 our 40 warts quantité: 20 Récepteur 60 watts 5 quooHt.30 20 po.couleur à partir de $315 quantité: Panasonic Panasonic 20 po.coalawr modèle PC-2010, démontrateur s488 RADIO-REVEIL am-fm $1950 Magnétophone à cassette avec dolby à partir de «125 Table tournante Technics, magnétique.à partir de M15 quanttt.: Me Oscar d'Amours, remet au docteur Gloria Jeliu, pédiatre, de l'hôpital Ste-Justine, un chèque destiné au fonds de recherche de l'hôpital.photo Jean-Yves Lérourneau ENFANTS MALTRAITÉS ®SANYO Arrêtons le r \u2022 ; - «as H i i I vente 49\" (74\") C RABAIS $25 \u2014MANTEAU 3/4 EN VELOURS CÔTELÉ POUR DAMES.Doublure, col et poignets peluche «Orlon» acrylique.Brun, taupe ou bourgogne.Tailles moyennes 8 à 16.Rayon 301.manteaux pour dames vente 739 J.CHAUSSETTES POUR GARÇONS.Rayures.72% coton/25% nylon extensible/3% spandex.Bleu ou marine.Pointures 8 à 10%.Rayon 269.vêtements pour garçons venfe 44\" (59\") Q.RABAIS 25% \u2014 RADIATEUR À AIR PULSÉ ¦G.E.C.».750/1500 watts.Modèle FH5 Rayon 690.quincaillerie venfe 8\"(ii.\") D.RABAIS $3 \u2014 COMBINAISON NYLON.Bretelles à même Blanc ou beige Tailles 34-42.Rayon 326.lingerie.venfe 99* (e.250) (El.>2) RABAIS 50*- A 60% \u2014 DESSOUS -AN-TRON.NYLON POUR DAMES Rose foncé, bleu.Iilas.beige ou blanc P.M.G E.Culotte El.Bikini Rayon 326.lingerie venfe 2695 (36\") K.RABAIS $10 \u2014 CAFETIERE-FILTRE AUTOMATIQUE «PHILIPS».CAP.4 TASSES.Modèle HD5185.Rayon 426.articles ménagers 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