La presse, 2 mars 1982, B. Économie et finance
[" DRAKE PERSONNEL font la différence ET FINANCE CA] B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 MARS 1982 v SOUTIEN DE L'EMPLOI des inconvénients pour les Canadiens La chute des prix internationaux du pétrole, qui comble de joie les consommateurs européens et américains, ne sera qu'une source d'inquiétude et de frustrations pour les Canadiens.Tandis que dans d'autres pays, le prix de l'essence à la pompe a déjà chuté de cinq pour cent, les consommateurs canadiens auront à supporter la perspective peu réjouissante de hausses en cascade pour encore quelques années.Mais surtout, cet effondrement des prix entoure d'un sérieux point d'interrogation l'avenir des «mégaprojets» énergétiques, et perturbe donc l'élément central de toute la politique industrielle canadienne et le fer de lance de la croisssance économique des années à venir.Un surplus record La crise qui secoue le monde pétrolier depuis quelques semaines s'explique tout simplement par un surplus de pétrole sur les marchés mondiaux, en fait, le pire depuis deux décennies.Et comme le veulent les lois du marché, dans une situation de surplus, les producteurs tentent de couper leurs prix pour écouler leur marchandise.On assiste donc à une concurrence beaucoup plus féroce que d'habitude entre les différents pays exportateurs.Ce surplus est attribuable à deux facteurs.Tout d'abord, les économies industrialisées ont enfin réalisé qu'il y avait une crise énergétique et ont réduit leur consommation pétrolière: que ce soit la montée des petites voitures aux Etats-Unis, les efforts de conservation de l'énergie, surtout dans l'industrie, ou le passage à d'autres formes d'énergie, comme la reconversion au charbon des aciéries japonaises.Le phénomène, plus temporaire, de la récession est en outre venu comprimer encore davantage la demande.C'est ainsi que 1982 sera la troisième année consécutive où l'Occident réduit sa consommation pétrolière.Des baisses de cinq pour cent en 1980 et en 1981, et déjà, une chute de cinq à sept pour cent pour le premier trimestre de 1982, selon l'Agence internationale de l'énergie.* Des prix en chute libre Les coupures de prix qui en ont résulté ressemblent presque à un mouvement de panique.Cela est surtout visible dans les transactions au marché «spot» de Rotterdam, où s'effectuent les transactions au jour le jour.Après avoir atteint $36 US en début d'année, le prix du baril a commencé à s'effondrer dans la troisième semaine de janvier pour descendre jusqu'à $29, une baisse de 20 pour cent.Les prix à long terme ont également commencé à bouger.Par exemple, le Mexique a coupé son prix de $2.50, l'Iran de $2.00, la Grande-Bretagne de $1.50, et l'on s'attend à d'autres douloureuses décisions pour les pays producteurs.Ottawa rejette le plan du pétrole: I d'urgence du Québec Baisse des prix si Tout cela commence à entraîner des baisses de prix à la pompe en Europe, mais même aux Etats-Unis, où le prix d'un gallon a baissé de 4 cents en un an, dans une période où tous les prix ont plutôt tendance à grimper.Au Canada, cela grimpe quand même Au Canada, on ne sentira pas directement les conséquences sur les prix, parce qu'au contraire, on est toujours dans un processus de hausse.Il faut rappeler que l'an dernier, le prix canadien du pétrole était à la moitié du prix mondial.Nous vivons donc encore le processus de rattrapage prévu dans l'entente sur le prix entre Ottawa et 1'Alberta, qui mènera le prix à 85 pour cent du prix mondial en 1986.Indirectement, une chute des prix mondiaux permettrait néanmoins à ce rattrapage de se faire plus rapidement.Et comme nos importations de pétrole coûteront moins cher, de réduire l'impact de la taxe fédérale pour le fonds d'indemnisation pétrolière.Mais cela perturbe tout ce que le Canada avait planifié.L'entente Ottawa-Edmonton prévoyait par exemple que les prix internationaux augmenteraient à un rythme réel de deux pour cent par année.C'est ainsi que !e prix du brut aurait atteint $47.30 le 1er janvier à Montréal.On est loin du compte puisque le prix se situe plutôt à $42.27 et que la baisse n'est pas encore terminée.Comme cela a été souligné il y a quelques semaines dans cette chronique, la plus grave conséquence de ces mauvaises prévisions est que cela remet en cause le succès éventuel des méga-projets, et de leurs centaines de milliards en investissement sur lesquels le gouvernement fédéral a tant misé pour faire progresser l'économie canadienne.Si le pétrole mondial vaut moins cher, le pétrrole que l'on pourra produire au Canada, soit par les sables bitumineux soit dans les nappes frontières, de l'Arctique ou de Terre-Neuve, risque de nous coûter bien plus cher que celui qu'offriront les pays producteurs.Bien des méga-projets risquent ainsi de ne plus être rentables.On en a déjà un avant-goût avec les péripéties de l'important projet de sables bitumineux de Alsands, que les partenaires abandonnent un à un et dont Ottawa ne veut même plus garantir la survie, l'estimant maintenant «utile», mais «pas essen-tieU.Ne pas sauter aux conclusions Il faut cependant nuancer ce scénario pessimiste.Tout d'abord, bien des observateurs estiment qu'il faudra produire du pétrole canadien même s'il coûte très cher, parce qu'il procure la sécurité énergétique.Par ailleurs, les spécialistes ont fait assez d'erreurs dans les années soixante-dix pour convaincre d'être prudents et ne pas prendre pour acquis une baisse des prix mondiaux, même prononcée.Certains pays risquent en effet de se laisser gagner par un faux sentiment de sécurité, encouragés par les surplus et la baisse des prix, et d'en abandonner leurs efforts de conservation et d'autosuffisance.Tout cela peut être rapidement anéanti, soit par une reprise économique trop rapide ou tout simplement une coupure des expéditions d'un important producteur pétrolier, comme l'Arabie Séoudite, qui recréerait la pénurie.Il ne faut donc pas oublier que la crise énergétique n'est pas terminée.CERTIFICAT DE PLACEMENT GARANTI Court terme aussi disponible.QUEBEC \u2014 Ottawa a opposé hier un fin de non-recevoir catégorique au plan d'urgence de soutien de l'emploi proposé par le gouvernement du Québec.GILLES GAUTHIER de notre buroou dé Québec_ Ce refus a été signifié lors d'une rencontre à Québec entre les ministres fédéraux Marc Lalonde, Herb Gray et Charles Lapointe et les ministre provinciaux Bernard Landry, Jacques Parizeau et Rodrigue Biron.Le fédéral avait déjà annoncé ses couleurs en faisant distribuer à la presse avant même que ne débute la réunion un communiqué dans lequel il affirmait que «le gouvernement canadien applique déjà des mesures plus complètes et plus substantielles que celles que propose le gouvernement du Québec».Plusieurs mois Le ministre de l'Energie, des Mines et des Ressources Lalonde, qui dirigeait la délégation d'Ottawa, a de plus expliqué que les modifications aux lois et règlements fédéraux qu'exigerait la mise en oeuvre de ce programme ne pourraient être complétées avant plusieurs mois.Le ministre d'Etat au Développement économique Landry a rétorqué sur ce point, au cours d'une conférence de presse qui suivait la rencontre, que la lourdeur administrative jouait moins à Ottawa quand il s'agissait de mobiliser pour les entreprises ontariennes Chrysler, Massey-Furguson, Ford ou Consolidated Computers.Le ministre des Finances Parizeau s'est pour sa part demandé qui des chômeurs ou de la lourdeur administrative avait la priorité.Le seul résultat de la rencontre d'hier a été la mise sur pied d'un comité fédéral-provincial qui devra examiner au cours du mois qui vient les possibilités d'harmo-nisauon et de coordination des programmes d'aide à l'entreprise administrés par les deux niveaux de gouvernement.Conférences de presse Les délégations ont donné des conférences de presse séparément à l'issue de la rencontre de quelque trois heures qui s'est déroulée à huis clos dans un local de l'Assemblée nationale, les ministres provinciaux rencontrant les journalistes au Parlement et leurs homologues fédéraux au Hilton.Le plan d'urgence mis de l'avant par le Québec exigeait des déboursés de $219.5 millions de la part d'Ottawa et de $73 millions pour la province et se composait d'un fonds d'aide aux PME qui éprouvent des difficultés financières temporaires et d'un programme de création directe d'emplois.Il aurait permis selon ses représentants une injection immédiate de $580 millions dans l'économie.Attention particulière Les ministres d'Ottawa ont fait valoir que «les PME font l'objet d'une attention particulière dans les programmes fédéraux d'aide au développement industriel et régional» et que le gouvernement du Canada consacre chaque année aux PME du Québec plus de $250 millions en subventions, prêts et garanties.Ils ont énuméré les instruments fédéraux qui leur sont accessibles: Loi sur les prêts aux petites entreprises, Programme d'expansion des entreprises, Banque fédérale de développement, Programme de développement des marchés d'exportation et Loi sur les subventions à l'industrie du MEER.«Les programmes existants peuvent apporter plus, et plus rapidement, que les $219 millions que le Québec nous demande d'injecter dans son plan», a expliqué M.Lalonde.M.Landry a répondu que le programme fédéral d'aide aux PME par financement d'obligations n'a prêté au Québec de 1979 à 1981 que 11.3 p.c.du $1.6 milliard engagé dans tout le pays.Opérations conjointes Selon M.Landry, les ministres fédéraux ont par ailleurs fait savoir au cours de la rencontre que «les opérations conjointes ne les intéressaient aucunement».«Pour reprendre, de poursuivre Landry, les paroles d'un des interlocuteurs: nous nous sommes fait rouler\u2014 j'atténue un peu son mot \u2014 par les provinces et nous n'avons plus l'intention d'avoir des opérations communes avec elles.Donc, nous gardons nos programmes et vous gardez les vôtres».Quant au volet de création directe d'emplois du plan québécois, la délégation d'Ottawa lui a opposé le programme, moins coûteux selon elle, mis de l'avant il y a quelques semaines par le ministre fédéral de l'Emploi, Lloyd Axworthy.M.Lalonde a déclaré que la rencontre d'hier matin avait été \u2022constructive* et que «l'atmosphère était à la discussion sérieuse».«J'espère, a-t-il poursuivi, que cela augure d'un changement d'attitude de la part du gouvernement du Québec.S'il est prêt à faire un travail sérieux plutôt qu'à lancer des injures et à simplement faire de la politique, nous sommes prêts à discuter».La délégation du Québec a pour sa part exprimé sa «déception profonde» à l'issue de la rencontre, M.Landry qualifiant le communiqué émis par Ottawa avant même le début de la réunion d'«excessif dans son langage et dans son ton» et «près de l'arrogance» à certains points de vue.«Il n'y a pas eu d'en-gueulade, mais le communiqué en était une».Communiqué Tout en exprimant le refus du fédéral, ce communiqué affirmait que «même si toutes les économies occidentales subissent aujourd'hui les effets de la récession économique, il est évident que ce phénomène est particulièrement accentué au Québec par le haut taux de fiscalité provinciale et l'incertitude politique».On y faisait également état, entre autres, de délais et d'indécision de la part du Québec dans le contentieux résultant de l'annulation du projet d'usine d'eau lourde LaPrade.M.Parizeau a déclaré à ce sujet que les ministres fédéraux ont laissé entendre hier que lea $200 millions qu'Ottawa a promis de dépenser au Québec à la suite de la fermeture de cette usine pourraient être dépensés dans la centrale Gentilly 1, «ce canard boiteux qui ne fonctionne pas et qui leur appartient».Le Québec avait annoncé qu'il mettrait sur pied son propre programme d'urgence si le fédéral ne participait pas et il a réitéré hier son intention.Le conseil des ministres devra procéder à des réarrangements maintenant que les fonds disponibles sont moindres mais M.Parizeau estime qu'il pourra être annoncé au cours des semaines qui viennent, tout en n'excluant pas que les modalités générales de financement fassent partie de son prochain budget, qu'il entend toujours présenter à la fin d'avril ou au début de mai.La FMO démarre avec $5.2 milliards La Fédération des caisses populaires Des jardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec (FMO) a complété dimanche son dernier exercice financier.La nouvelle FMO a alors fait hier ses premiers pas, grâce à la fusion complétée avec la «petite» Fédération de Montréal des caisses Des jardins, avec 372 Caisses pop et des actifs de $5.2 milliards.A elle-seule, la nouvelle Fédération compte des actifs de $1.5 milliard et des liquidités de l'ordre de $800 millions.LAURIER CLOUTIER_ Au cours d'une entrevue, le président Guy Bernier a fait une évaluation de ses résultats du 28 février, encore tout chauds.L'ex-FMO avait prévu des excédents de $7.5 millions.Mais ils ont totalisé $8.1 millions, ce qui n'a pas empêché l'ex-FMO de transmettre à ses Caisses pop des ristournes trimestrielles d'un total de $12.5 millions.Les prévisions de $7.5 millions ne tenaient pas compte de Visa alors que l'ex-FMO a dû, depuis cette acquisition, supporter sa quote-part de comptes à recevoir de plus de $40 millions.Elle a aussi ajouté $1.6 million à ses réserves qui totalisent $14 millions.Les actifs de l'ex-FMO ont augmenté de $344 millions, passant de $1.056 à $1.4 milliard.Par ailleurs, la performance du groupe provient en partie d'une démarche originale de Guy Bernier.Alors que la campagne des Obligations d'épargne du Canada de 1980 avait provoqué un recul de $100 millions des dépôts, celle de 1981, promettant 19.5 pour cent alors que les taux d'intérêt piquaient du nez, risquait de causer plus de dégâts.L'ex-FMO a alors subventionné ses Caisses pop afin qu'elles puissent aussi offrir 19.5 pour cent.L'opération «a coûté $3 millions mais a rapporté $100 millions de dépôts».L'ex-FMO a aussi accordé des subventions de $1.4 million pour la stabilisation et l'expansion de Caisses pop.L'ex-FMO complète son année avec de «très fortes liquidités», alors que d'autres traversent actuellement une crise à ce niveau.«On utilise aucune marge de crédit aux banques ou à la Caisse centrale Des jardins et on dispose de $500 millions de le fonds des dépôts à terme.Notre marge autorisée aux banques s'établit à $150 millions» et la Caisse centrale en fournirait sans doute autant, pour un total avec les dépôts à terme de $800 millions.Guy Bernier a aussi précisé que le coût par $100 d'actifs a baissé de $0.02 à $0.50.La croissance des dépenses nettes s'est arrêtée à 9.6 pour cent, dans le contexte inflationniste actuel.Au niveau des marchés, l'ex-FMO a formé 250 préposés aux prêts commerciaux de ses Caisses pop.La marge de crédit Crédit-Matic aux membres a également connu le succès alors que Desjardins accusait récemment un certain recul dans les prêts personnels.L'encours des prêts agricoles a grimpé de $28.4 à $56.1 millions en mars 1981, un bond de 97 pour cent, alors qu'on prévoit $90 millions, une hausse de 60 pour cent, pour le 31 mars 1982.«On ne refuse aucune demande acceptable».Grâce à ces mesures, l'ex-FMO a connu une progression substantielle dans le crédit commercial, les prêts agricoles et à la consommation.La nouvelle FMO doit se donner incessamment un nouveau vice-président, Marketing, qui rapatriera les dossiers orientés strictement sur les produits.Les élections de la semaine dernière ont également muni la nouvelle Fédération de quatre nouveaux dirigeants, dont trois de l'ex-FMO.Deux nouveaux administrateurs s'ajoutent pour le «lie secteur», Robert Guerriero et Yvon Paquette, élu aussi vice-président.Les membres de la Commission de crédit passent de trois à cinq, avec Yves Malo et Claude Lyonnais.Enfin, Yves Léonard fut réélu 1er vice-président.Essence: deux cents de plus au Québec NOS PAGES Que fera Desjardins?C'est demain au cours d'une réunion des directeurs généraux des différentes fédérations des Caisses populaires que le Mouvement Desjardins décidera si oui ou non il va participer à la nouvelle politique de crédit agricole annoncée récemment par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, M.Jean Garon.Page B3 Fiscalité et immigration L'attrait des avantages fiscaux joue un rôle significatif dans l'explication des mouvements migratoires interprovinciaux récents.Page B2 CN pourrait acheter Cast Actionnaire à 18 pour cent de la compagnie de transport maritime Cast, la société Canadien National n'écarte pas la possibilité de s'en porter acquéreur si elle ne réussit pas à sortir de son actuelle impasse financière.Page B8 Admirai intéresse Inglis Inglis est prête à acheter une partie des actifs de Admirai.Page B8 Contre le programme énergétique national «Le programme énergétique national fait partie d'une politique économique plus vaste qui sape la capacité de toutes les industries au Canada à affronter l'avenir», a déclaré hier William Wilder, président de Hiram Walker Resources.Page B8 Deux points de vente en moins Le marché «extrêmement faible» du transport routier vient de forcer la compagnie Bédarco, de Montréal, à se départir de ses deux points de vente de camions Kenworth en faveur de la firme Canadian Kenworth.Page B7 Vente de Daigle-Aqua Autrefois québécoise à 100 pour cent et détentrice de 40 pour cent du marché provincial, la compagnie Daigle-Aqua devra continuer à fabriquer des bouches d'incendie, valves et autres équipements municipaux comme filiale d'une compagnie ontarienne.Page B7 Indices (+2.88) Montréal: 294.96 (+9.67) To to n to : 1681.01 (+4.00) New York: 828.39 OTTAWA (PC) \u2014 Depuis minuit hier soir, le pix du pétrole à la pompe pour les automobilistes canadiens a augmenté de 1.6 cent le litre , en raison de Taccord sur le prix du pétrole conclu entre Ottawa et l'Alberta en septembre dernier.Pour les automobilistes québécois toutefois, cette hausse se trouve majorée par le mini-budget déposé d'automne dernier par le ministre québécois des Finances M.Jacques Parizeau qui faisait doubler la taxe provinciale sur l'essence.Au Québec c'est donc d'environ de 2 cents le litre que les automobilistes verront augmenter leur litre d'essence, comparativement à 1.6 cent dans les autres provinces.C'est du moins ce qu'a tenu à rappeler hier en conférence de presse le ministre fédéral de l'Energie, M.Marc Lalonde, qui a toutefois renouvelé l'engagement d'Ottawa à ce que le prix canadien du pétrole ne dépasse jamais la norme de 75 pour cent du prix international en vertu de l'accord Ottawa-Edmonton.CANADIEN +34/100 81.57 Les transactions peuvent se faire par téléphone.1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 161/4%171/
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