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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-03-15, Collections de BAnQ.

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[" LES NÉGOCIATIONS SUSPENDUES Les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la CTCUM, réunis hier en assemblée spéciale, ont scellé le sort de «l'administration Hamelin» en mettant en marche le processus d'élection d'un nouvel exécutif, suspendant du même coup, pendant cinq semaines, toute négociation avec l'employeur.page A 3 ¦ X I i' a ¦ A' 2 photo Armand Trottier, LA PRE 25 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 35* â MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS, 1982, 98e ANNÉE, no 62, 58 PAGBSj 4 CAHIERS S'il est impossible de tracer un portrait-robot du jeune suicidaire, on peut dire que le cheminement psychologique qui entraîne les adolescents à mettre fin à leurs jours ressemble à un voyage au bout de l'angoisse et du désespoir.page A 8 ISOLEZ VOTRE MAISON soumii MLflMffl LES PEQUISTES ET LES RESTRICTIONS m 1 W0* I m, ¦ > R à Les militants péquistes réunis en fin de semaine à l'occasion du conseil national du Parti québécois ont fait preuve de réserve et modération en appuyant la politique de restrictions budgétaires du gouvernement qui donne à ce dernier une très grande marge de manoeuvre.page a s Le premier ministre Lévesque se laisse aller à quelques instants de douce rêverie pendant la réunion du Conseil national du PQ, hier, à Québec.photo PC Photothèque LA PRESSE LA CHASSE AUX PHOQUES jos Van Heusen (à droite), membre de «Greenpeace», a été arrêté par un agent de la GRC alors qu'il vaporisait de la peinture verte sur des bébés-phoques.page A 2 a Û.D O o c ai GAIN DE 5-2 A BOSTON LE CANADIEN À UN POINT LA TETE SOMMAIRE Annonces classées: C 5 - C 8 Arts et spectacles \u2014Informations: B 6 - B 9 \u2014Horaires: B 8 Décès, naissances, etc.: C 9 Economie : C 1 \u2022 C 3 Éditorial: A 6 Ëtes-vous observateur?C ô FEUILLETON: B 11 Horoscope: C 6 Le monde: C 4 Météo: A 2 Mots croisés: C 7 Mot mystère: C 7 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 8 Télé-câble: B 6 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1 Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 Le Canadien est en train de réussir l'impossible: rejoindre les Islanders au sommet du classement général.Bien secondé par Rick Wamsley et Larry Robinson, le Canadien a vaincu les Bruins, 5-2, hier, à Boston, s'approchant à seulement un point des puissants Uhnders.pages 2 et 3 :':ï';:.-:: photo Michel Gravel ÉDÏTO LA MEILLEURE FAÇON D'EXERCER LA JUSTICE PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 LA PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS CONTINUE \u2022 ¦ Alors que le Parti socialiste se voit largement «confirmer sa place de premier parti de France», le Parti communiste, demeuré sur son lourd échec des présidentielles qui l'avaient vu perdre le quart de son électoral, a de nouveau marqué le pas et provoqué la défaite de la gauche au premier tour des cantonales françaises.Son affaiblissement apparaît comme un phénomène durable.page C 4 ¦ LES CARICATURISTES GITÉ, UN CAS Dans le milieu des caricaturistes, Gité est un cas.Il doit sa vocation à une malheureuse chute dans un escalier qui a failli le rendre borgne et qui Ta exclu de la société des enfants et à sa haine profonde et durable de l'école.Depuis l'âge de 15 ans, Gité vit de son crayon, une vie en dents de scie, faite de périodes de vaches grasses, puis maigres, et ainsi de suite.page B 1 LUTTE A DRAPEAU page A 3 OTTAWA \\ A L page C 1 A 2 \u2022 Au moins deux commerces détruits Un incendie de quatre alertes qui a détruit notamment deux établissements commerciaux, à l'intersection des rues Wolfe et vSainte-Catherine, a paralysé la circulation durant près de trois heures hier après-midi, pendant que se déroulait plus à l'ouest le défilé de la St-Patrick.De plus, un bris survenu à une borne- fontaine a retardé le retour à la normale de la circulation, puisqu'un fort jet d'eau s'en échappait et allait donner presque de l'autre côté de la rue.Des employés de la ville ont été mandés sur les lieux pour effectuer les réparations nécessaires.photo Armand Trottier, LA PRESSE TUEE A COUPS DE HACHE Premier meurtre en Mauricie en 1982 M.Benoit Bailliez âgé de 65 ans, de Saint-Maurice, est «détenu comme témoin important ^relativement à la mort violente *de son épquse, Mme Georgette Lalande Bail lie, âgée de 62 'ans, qui a été découverte same-jdi, vers 12h 40, à l'intérieur de «son domicile du 2511 boulevard ISaint-Jean, à Saint-Maurice, ;localite située à environ 10 km îau nord de Trois-Rivières.: La victime a été tuée à coups de hache et de couteau dans sa 'chambre à coucher devant les -yeux horrifiés de sa mère, Mme 'Marie Lalande/ âgée de 87 ans, ;qui n'a pu rien faire pour sauver -sa fille.Elle est accourue chez 'une voisine qui a alerté les poli- ciers à son tour, Ces derniers sont arrivés en trombe et ont procédé à l'arrestation du suspect.Il semble que M.Baillie était dépressif depuis quelques temps et il a atteint la victime de plusieurs coups de hache à la téte et quelques dix coups de couteau au corps.Il demeurera incarcéré à la prison de Trois-Rivières jusqu'à l'enquête publique qui se tiendra vendredi prochain au Palais de justice de l'endroit.C'était lç premier meurtre à être commis dans la Mauricie depuis le début de l'année.photo AP UNIVERSAL PIPELINE ¦ Main criminelle à l'origine de l'incendie On soupçonne une main criminelle à l'origine de l'explosion qui a ravagé, peu avant minuit vendredi, une maison mobile dè; la firme Universal Pipeline sur le chantier du gazoduc Trans-Qué-bec à Blainville.\u2022Les pompiers de cette municipalité ont d'ailleurs été réduits à l'impuissance en arrivant sur les lieux de l'incendie qui «bouffait» là maison mobile abritant notamment des classeurs de la compagnie.L'unité des crimes contre la pro- priété de la Sûreté du Québec, qui fait enquête dans cette affaire, suggère qu'un ou des individus auraient mis le feu à partir des bonbonnes de gaz propane servant à alimenter la maison mobile.C'est la deuxième fois depuis un mois que des actes de violence sont commis sur ce chantier qui suscite des problèmes de placement syndical au niveau de l'Union des plombiers (local 144) du conseil provincial des métiers de la construction.L'impatience coûte des vies.?* Neuf personnes sont mortes dimanche matin dans une collision entre un train et un petit autobus, à Mineola, dans la banlieue de New York.L'accident a provoqué la mort de sept jeunes gens et de deux jeunes femmes et a fait un blessé.Il s'est produit à un passage à niveau de la ligne ferroviaire desservant Long Island.Toutes les victimes étaient âgées de 18 à 20 ans.Selon la police locale, le petit autobus a doublé une file de voitures aui attendaient le passage du train et a tenté de passer en contournant les barrières baissées.Deux morts sur les routes La route n'a fait que deux victimes durant le week-end, a indiqué hier la Sûreté du Québec.Dans la soirée de vendredi d'abord, M.Denis Perreault, 36 ans, domicilié à Trois-Rivières, a péri dans un accident survenu sur la route 30, dans la municipalité de Bécancour.Samedi matin, Mme Jocelyne Parent, 30 ans et résidant à Pointe-Lebel, a cepen- dant succombé à ses blessures par suite d'une collision frontale à l'intérieur des limites de cette municipalité du Saguenay.Par ailleurs, la Sûreté du Québec de Cowansville a repéché le corps de Stéphane Lefebvre, 5 ans, de la rivière Yamaska où il était tombé en jouant sur la berge.[LA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: -5 Max.: 5 ENSOLEILLÉ Québec La Quotidienne Tirage de samedi 4-8-3 États-Unis Min.Abitibi -12 Putoouois \u2014 7 lourenfid« \u2014 12 \u20acantoni de l'Est -9 Mo».Aujourd'hui Courier* Québec Loc-Soint-Jeon Rimouiki Caipésie Baie-Comeau -10 -9 -10 -6 -6 -8 -8 SepMles Canada Victoria 3 fdmonton \u201410 Regina \u2014 12 Winnipeg -10 Joronto 3 Fredcncfon \u201412 Holifa* -8 Çharlottetown-12 Saint-Jean \u20144 ,1 i ¦ 2 5 2 5 -1 5 -1 0 0 -2 -2 Enwletlle Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleille Ensoleillé Ce! vorioble Ciel vorioble Ensoleille Ensolieiiie Boston Buffalo Chicago Miami Ne/v York Min 8 1 6 23 4 Mai 17 11 9 29 12 Nlle-Orleans Pittsburgh 5 San Francisco « 8 Washington 9 Dallas 7 Min.Ma.13 22 17 15 20 14 les capitales Mo.Aujourd'hui 8 Nuageux 0 Port, nuageux \u20145 Neige légère 0 Neige 4 Plu.e -4 Venteux \u2014 1 Venteux -4 Vonteux \u20144 Nuageux Min.Moi Amsterdam 4 9 Athènes 8 16 Acapulco 21 30 Berlin 2 8 Bruvellfx 4 9 Buenos Aires 19 27 Copenhague 3 6 Genève 1 6 Hong Kong 17 21 Le Caire 12 17 Lisbonne 3 9 Londres 5 12 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidod Vienne Min 7 0 11 1 2 14 4 1 7 22 5 Moi 16 1 28 3 12 16 17 4 13 32 7 Père et bambin rescapés de la forêt KATEVALE (PC) \u2014 «Quand on a commencé à enlever les vêtements trempés du petit cars, il s'est mis à pleurer et à avoir froid.Tout ce qu'il a demandé, c'est un verre d'eau tiède.Une fois dans les couverture, il s'est réchauffé et il a été correct».C'est ainsi que Nicole Houde a décrit le bambin de six ans qui s'était réfugié avec son père chez elle en fin de semaine après avoir tous deux marché plus de quatre ' heures dans les bois et avoir été secourus finalement à l'aide d'une chaloupe pour traverser la rivière Magog, dans le Canton de Magog.«On n'était pas perdu, ils nous restait environ un mille à faire.J'étais fatigué, j'étais gelé, j'étais plus capable d'avancer.» Claude Leblanc, 29 ans, a expliqué hier soir pourquoi lui et son jeune bambin de six ans ont.^dû LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 BÉBÉS PHOQUES être secourus en bordure de la rivière Magog, samedi, après plus de quatre heures dans les bois trempés.Leblanc et son enfant, Chad, étaient partis de Victoria ville «sur le pouce» en matinée de samedi, afin de rejoindre un ami dans un chalet de Katevale, à la Plage des sables.«Il était rendu à peu près lh de l'après-midi et il nous restait peut-être huit milles à faire avant d'arriver.Le pouce ne pognait plus et je savais que si on prenait le bois pour marcher le long de la rivière, on n'en aurait pas très long à faire», a expliqué M.Leblanc.Mais le père et son enfant ont eu à faire face à plus d'un obstacle.Le doux temps des derniers jours avait fait fondre considérablement la neige dans le bois et l'homme et le bambin ont donc dû marcher souvent dans l'eau.^ Greenpeace abandonne GASPÉ (UPC, Reuter) \u2014 Les membres de la Fondation Greenpeace n'ont pas l'intention de poser d'autres gestes cette année pour nuire à la chasse aux phoques.Certains d'entre eux se trouvaient en fin de semaine à Gaspé Où leur bateau, le « Rainbow Warrior» est ancré, à la suite de l'arrestation de trois protestataires mis en prison vendredi pour avoir vaporisé de la peinture verte sur 150 bébés-phoques.Les trois hommes doivent comparaître en cour ce matin, à Percé.«Pour le moment, a déclaré le capitaine du «Warrior», nous attendons aue trois de nos membres soient libérés de prison.Nous croyons qu'ils seront jugés lundi et libérés sous cautionnement».Les trois protestataires risquent une amende maximale de $5,000 chacun, 12 mois de prison ou les deux pour avoir enfreint la Loi sur la protection des phoques.«Ensuite, a ajouté Peter Willcox, la route que nous devions suivre, le détroit de Cabot, est bloquée par la glace et notre bateau, vieux de 26 ans, ne tiendrait pas le coup».Le «Rainbow Warrior» se dirigera plutôt vers le New Jersey pou* protester contre le rejet prévu d'acide sulfurique dans la mer à 10 milles des côtes.A Londres, des opposants à là chasse aux phoques ont marché iusau'au Parlement, samedi, et ont remis au ministère britannique du Commerce 3,000 lettres de protestation contre cet événement annuel au Canada.Par ailleurs, la chasse aux phoques s'est poursuivie hier dans deux secteurs.Le navire «Bran-dall» qui a déjà tué 7,340 bébés-phoques sur un quota de 10,000 rentrera bientôt.La deuxième étape de la chasse, au large des.côtes du Labrador, a commencé; vendredi.Six gros navires cana-1 diens s'y trouvent de même que-trois navires norvégiens.Les Canadiens ont un quota de 57,000 peaux tandis que les Norvégiens, sont limités à 24,000 peaux.Touristes évacués LONDRES (AFP) \u2014 Près d'une centaine de touristes, en majorité des enfants, ont dû être évacués dans des circonstances difficiles d'un hôtel londonien ravagé par un; incendie, tôt hier matin.Deux clients adultes, trois enfants et un pompier ont été blessés.Il a fallu plus de deux heures aux pompiers pour circonscrire l'incendie, dont les causes sont inconnues.Toutefois, selon les premiers résultats de l'enquête, le sinistre ne serait pas d'origine criminelle.Un des enfants blessés s'est cassé un bras en sautant du quatrième étage de l'hôtel.-1 t 4 [ I Ce n'était pas de l'argent pur Tout comme tout ce qui brille n'est pas focément or, les articles de votre coutellerie ou de votre service à thé ne sont pas aussi nécessairement de l'argent pur parce qu'ils ont la couleur de ce métal.Nombre de personnes se sont rendu compte de cela, au cours des deux dernières années, alors que le prix fort payé pour l'or et l'argent incitait bien des gens à se départir de leur.argenterie, et cé pour apprendre que leur magnifique pot au lait était tout de plomb rempli.Dans la majorité des cas, il suffisait d'un petit test-minute, à l'acide, sur le coin d'un comptoir, pour amener l'acheteur potentiel à vous annoncer qu'il valait mieux rapporter vos articles chez vous que les quelques mai- gres dollars qu'on pouvait vous offrir.- k Mais même ce test n'a rien d'infaillible, et c'est ainsi qu'un bijoutier de Laval, qui avait obtenu $1,941 pour un lot d'arti-~ cles d'argent devra rembourser $1,584 à la Compagnie Internationale de Recyclage des Métaux, parce que l'argent vendu : n'était pur qu'à 11.1 pour cent, alors que la teneur normale doit* être de 92.5 pour cent.Tout le monde est d'avis, cependant,\" que la différence ne peut généralement être décelée qu'au moment de la fonte, à la raffinerie.Le juge Gilles Trudel conclut; toutefois que la compagnie de recyclage a bel et bien le droit de , toucher cette différence en dollars.k U \u2022i b «a 4i *j *s 4i fi -1 m M 9% n i* ¦' *¦ r u t î Peine de 5 ans jugée suffisante pour un violeur La Cour d'appel a rejeté et à l'unanimité le pourvoi de la Couronne à rencontre de la peine de cinq années de pénitencier qui avait été imposée, en octobre dernier, à un jeune facteur, Claude Lauzon, qui avait reconnu sa culpabilité à 11 accusations, d'effraction, de vol et de viol aux domiciles de jeunes femmes chez qui il s'était rendu, la plupart du temps après les avoir épiées dans des bars de danseuses nues où il passait apparemment le plus clair de ses heures de loisir à se gaver d'images erotiques.Toujours chaussé de commodes espadrilles, il était apparemment fort habile à se hisser jusqu'aux appartements de ses victimes en escaladant les balcons avec une agilité d'alpiniste.Le prévenu avait finalement été appréhendé grâce à la propre agi-, lité de sa dernière victime, qui bien qu'entravée dans sa course par ses bas-culottes, «ravalés» sur ses talons, l'avait pourchassée jusque dans la rue, afin de pouvoir noter le numéro de la plaque mi-néralogique de sa voiture, stationnée dans une rue transversale du quartier Laval-des-Rapides.La poursuite trouvait le châtiment insuffisant, mais la Cour d'appel en décide autrement, en disant tenir notamment compte des six mois de détention préventive purees par le prévenu avant sa condamnation de l'automne dernier.il*\"» .\\9 9 ; » .f H V \\ II Le toit avait des vices cachés Même si le toit d'une maison pourrait sembler être le dernier endroit où pourrait se nicher un défaut ou un vice de construction, c'est pourtant là qu'un résidant de La Salle en aurait trouvé, quelques mois après l'achat d'une maison d'un chimiste de Kirkland.L'explication, c'est que la transaction s'était faite en hiver, que le toit était plat, et que c'est dès l'automne suivant, particulièrement pluvieux, que le nouveau propriétaire s'était rendu compte des fissures qui laissaient dégouliner l'eau dans son home.Tout en reconnaissant, à la suite de la preuve, que les défauts relevés à si court terme existaient avant l'achat, le juge Claude-René Dumais, de la Cour provinciale, a toutefois ramené-de $2,150 à $1,320 la somme que l'ancien propriétaire devra, payer au nouveau, pour les réparations que ce dernier a dû effect ( tuer pour se mettre définitivement à l'abri des intempéries.m UA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 la presse A 3 LES NÉGOCIATIONS PARALYSÉES POUR 5 SEMAINES Les chauffeurs de la CTCUM \u2022 déclenchent des élections La Fraternité des chauffeurs s,9 et opérateurs de métro de la Ju ÇTCUM a majoritairement déci-^;;dé hier en assemblée spéciale de ^.jtiettre en marche le processus d'élection en vue de se doter d'un nouvel exécutif, suspendant du même coup toute négociation *; avec l'employeur pour une période d'environ cinq semaines.PIERRE BÊUEMARE rC'est par un vote de 367 contre 166, et à la suite d'échanges viru-lents, que les syndiqués présents -ont scellé le sort de '«l'administration Hamelin» au v nom des 4,200 membres de la Fra-; limité, au terme d'une querelle *» 'interne qui a éclaté à la fin de fé-?\"vrîer avec le résultat que huit \\* 'représentants (sur 14) ont quitté \"leur poste à l'exécutif, en expri-\u2022 Jmant pour la plupart leur manque -\"''¦Hé confiance à l'égard de la direction.M.Normand Hamelin, le prési-'^-dent déchu, a vainement tenté d'éviter cette situation qui, en définitive, ne peut que faire l'affaire de la CTCUM qui se trouve désor- mais devant un groupe de syndiqués divisés, au moment précis où Ton cherche à renouveler la convention collective sous l'emprise de la loi spéciale adoptée en janvier par l'Assemblée nationale pour mettre fin aux débrayages dans le service de transport en commun sur le territoire de la CUM.Cette loi a prolongé le contrat de travail jusqu'au 11 mai et elle contient diverses dispositions pour favoriser un règlement d'ici là; d'ailleurs, l'enquêteur du gouvernement, M.Germain Jutras, entendra toutes les parties aujourd'hui lors d'une rencontre au Palais de Justice et il a deux mois pour faire rapport à l'Etat.Noyautage M.Hamelin, visiblement amer à cause de la tournure des événements, n'était pas certain hier d'assister à cette réunion, même s'il demeure président de la Fraternité jusqu'à l'élection du nouvel exécutif.Cependant, Me Guy Bélanger, conseiller juridique de cet organisme et présent à l'assemblée hier, a fait savoir qu'il se rendra au Palais de Justice ce matin.Le président consultera entretemps son entourage, «ceux qui me sont restés fidèles à l'exécutif», dit-il, avant de poser éventuellement sa candidature au poste qu'il occupe depuis août dernier et qu'il a également occupé de 1974 à 1979.Il a évoqué, après la tenue du vote à l'auditorium Le Plateau hier, la présence d'un noyau d'agitateurs qui, selon lui, se spécialisent à semer la bisbille au sein du syndicat.M.Hamelin a aussi regretté l'absence de la majorité silencieuse qui, pense-t-il, continue de lui faire confiance.«C'est malheureux que 533 gars puissent prendre des décisions importantes au nom des 4,200 membres de la Fraternité», a-t-il précisé, en ajoutant que le quorum pour une assemblée spéciale n'est fixé qu'à 100 personnes.Plus d'un étaient tout aussi déçus que lui hier et ne se cachaient pas pour affirmer «qu'on est en train de jouer le jeu de la CTCUM.Lawrence Hanigan (président de la Commission de transport) doit être mort de rire», ont-ils confié.C'est la deuxième élection à l'exécutif de la Fraternité en sept mois et une troisième sera nécessaire dans les trois mois suivant la signature de la nouvelle convention collective.«Les membres sont écoeurés et c'est pourquoi ils viennent de moins en moins à nos assemblées», a observé un membre à l'arrière de la salle.La Fraternité, qui a déserté les rangs de la CSN en raison d'un conflit idéologique, pourrait possiblement se tourner vers le Syndicat canadien de la fonction publique ou, tout au moins, conclure une entente avec le SCFP en échange d'un certain nombre de services, juridiques entre autres.C'est une hypothèse qui a été soulevée lors d'une conversation avec certains dirigeants de la Fraternité, mais c'est encore loin de rallier l'opinion de la majorité des membres.- le trèfle était à l'honneur, hier après-midi, rue Sainte-Catherine.Il y en - avait des petits, des gros, des trèfles en papier et des trèfles en.trèfle.photos Armand Trottier, LA PRESSE Si tout le monde est Irlandais à la Saint-Patrick, ce «tout le monde» incluait le premier ministre Trudeau, que l'on voit sur l'estrade d'honneur.Le ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Gérald Godin, était également de la fête.tout monde était irlandais.Vers 14h30, hier.Des dizaines de milliers de Montréalais sont massés le long de la rue Sainte-Catherine, dans le bout des «grands magasins».La parade de la Saint-Patrick, partie il y a une \u2022vingtaine de minutes de la rue At-water, sera là dans quelques se-t-çondes.PAUL ROY Mme Hubert, de Ville LaSalle, son mari et sa mère sont au poste.«Étes-vous irlandaise»?s'enquiert LA PRESSE.\u2014 «Non, mais ma fille de 12 ans, Josée, est dans la parade.» Lorraine McGlinchey, elle, est \u2022bien irlandaise.Même qu'il y a à :peine cinq ans, elle vivait à Dublin.Elle salue un groupe de .-jeunes gens qui commencent à défiler vêtus de jupes écossaises et TJouant de la cornemuse.«Est-ce \u2022l'émotion qui vous fait pleurer?» «Non, non, répond-elle, en essuyant une larme, c'est mon maquillage.» Lois Ramsey, de Pierrefonds: «Moi, je suis mi-écossaise, mi-irlandaise.mais le jour de la Saint-Patrick, je suis irlandaise à cent pour cent.» En fait, la Saint-Patrick se fête le 17 mars, donc mercredi.Mais hier, pour la foule, c'était tout comme.Tout comme aussi pour les employés du «Old Dublin Pub», rue Université.Sharon Auger, affairée: «C'est la première parade que je rate en 12 ans.Auger?C'est le nom de mon mari.De toute façon, tout le monde est irlandais aujourd'hui.» Brendan Nolan aussi est irlandais.Lui aussi vient de Dublin.Il vit à Montréal depuis trois ans.Mais étrangement, il ne semble oas partager la ioie ambiante.«J'espère juste finir la journée en vie/.» Nolan est chanteur de chansons et ballades irlandaises de son métier.Il travaille cinq soirs par semaine au «Old Dublin Pub».«Aujourd'hui, quand le monde va arriver de la parade, ca va être terrible! », confit-t-il à LA PRESSE en enfilant un pantalon, dans sa loge.Le jeune homme ne s'était pas trompé.Un peu passé 15h, quand il s'est approché du micro, le pub était «vert» de monde portant le trèfle, la «fleur de lys» irlandaise.A la deuxième chanson, une corde de sa guitare s'est cassée; à la troisième, la foule prenait la relève en tapant des mains et des pieds et en s'abreuvant de «Guinness Extra Stout», cette bière noire au goût amer dont raffolent les Irlandais.C'était la fête! Et il n'était que 3h de l'après-midi.Sus aux arroseurs publics C'est évidemment avec plaisir et soulagement que la majorité d'entre nous accueille le printemps et la fonte des neiges.Cependant, cette perspective agréable présente aussi ses inconvénients.Comme par exemple la présence de gadoue dans les rues lorsque dame Température ne peut se décider entre la neige et la pluie, entre la fin de l'hiver et le début du printemps.Il arrive trop souvent que les piétons deviennent les victimes des conducteurs qui se comportent comme de véritables chauffards en arrosant copieusement (et on pourrait, dans certains cas, ajouter volontairement) les piétons de gadoue.Pour le piéton arrosé, le résultat est fort désagréable: non seulement lui faudra-t-il faire nettoyer ses vêtements, mais dans bien des cas, il devra rentrer à la maison afin de changer de vêtements à cause d'un rendez-vous important qu'il ne peut se payer le luxe de rater.Lorsque la chaussée est ainsi recouverte de gadoue, et tout particulièrement près des trottoirs, l'automobiliste n'a pas le choix: il devrait faire preuve de civisme en roulant lentement et loin de la chaîne du trottoir, là où la gadoue a tendance à s'accumuler.\u2022 « » Quant aux piétons, qu'ils sachent qu'ils ne sont pas sans recours.Selon le constable Poxon, du Service de la police de la Communauté urbaine de Montréal, un piéton qui parvient à prendre le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule arroseur peut porter plainte au bureau du greffier de la Cour municipale puisque cet automobiliste contrevient à l'article 42 du règlement 1319 de la Ville de Montréal.Des syndicats qui concluent vite Les syndicats d'entretien et d'employés de bureau de la CTCUM entretiennent visiblement peu d'espoir envers le processus de négociation avec leur employeur puisqu'ils parlent déjà d'une grève possible pour mai prochain, présumant que d'ici là, la CTCUM ne modifiera pas d'un iota sa position actuelle.Devant une telle attitude, le ministre du Travail, M.Pierre Marois, n'avait donc pas d'autre choix que de nommer un commissaire enquêteur afin de faire la lumière sur les relations de travail à la CTCUM.Pour ma part, je reste convaincu que, contrairement à ce qu'on peut penser dans certains milieux, il ne suffirait de remplacer le président-directeur général Lawrence Hanigan et ses négociateurs pour ramener la paix à la CTCUM.Le malaise est ailleurs (pour ne pas dire idéologique) comme on le découvrira bien.Important congrès à Montréal en mai Pour la première fois de son histoire, l'Union internationale des transports routiers (IRU) tiendra son congrès annuel à l'extérieur du territoire européen et, pour la circonstance, elle a choisi Montréal.Le 18e congrès aura donc lieu du 20 au 25 mai, à l'hôtel centre Sheraton, sous les auspices de l'Association du camionnage du Québec Inc.(ACQ), et le comité organisateur sera présidé par Robert Goyette, ci-devant le très actif président de l'ACQ.«Je ne vais pas loin.» De nombreux conducteurs justifient leur refus tie boucler leur ceinture de sécurité par le fait qu'ils «ne vont pas loin».Or, selon la Ligue de sécurité du Québec, plus des deux tiers de tous les accidents surviennent à moins de 40 km (25 milles) du foyer, et la moitié de tous les accidents mortels se produisent à des vitesses inférieures à 64 knvh (40 rrvti).Ce qui devrait vous faire réfléchir lorsque l'avertisseur signale de boucler votre ceinture au moment du démarrage.Les ouvriers de la construction Des milliers de travailleurs de la construction se retrouvent dans une drôle de situation.Ils viennent de perdre leur carte de compétence parce qu'ils n'ont pas travaillé pendant suffisamment d'heures depuis deux ans (alors que l'industrie a traversé une période très difficile), et par conséquent ils ne pourront pas travailler sur les chantiers de construction au cours de 1982.C'est comme les saucisses quoi.Pas de travail, pas de carte, et pas de carte, pas de travail! Dépenser $55 millions pour en faire 18 La société Radio-Canada a réussi à mettre la main sur le dernier rapport sur les casinos préparé par la Société des loteries et courses du Québec et nous permettait ainsi d'apprendre que l'implantation d'un casino coûterait $55 millions pour la première année et ne rapporterait que $18 millions de revenus.Deux remarques.Tout d'abord, tout en concédant qu'une importante partie des dépenses sera limitée à la première année, on constatera que les revenus n'ont rien de spectaculaire.Mais il y a pire encore: les dépenses ne comprennent pas les coûts sociaux inhérents à l'implantation d'un casino dans une ville.C'est à ce coût qu'il faut porter la plus grande attention.LA COURSE À LA MAIRIE Raquette compte se décider vite RECHERCHÉ DEPUIS 1977 fi \u2022 * * Les USA ont remis Foley à la police de la CUM f: Richard «Dick» Foley, recherché au Canada depuis :; 1977 relativement au projet d'un I: important vol à l'Alliance Blindée, : a-fcté «livré» samedi aux policiers ; dcrla CUM par les autorités amé-\u2022 ricaines et il est présentement dé-tewu dans les cellules du quartier > général de la police.Foley, le roi du «stock-car» au g Québec, a été retracé en juin der-mer dans un motel de Miami en ?rapport avec une affaire de drogue impliquant également Brian Erb, le «célèbre» navigateur qui s'est fait connaître, il y a quelques années, à bord du navire «The Answer».Depuis l'été, la police montréalaise a soumis des demandes d'extradition aux États-Unis, et c'est finalement samedi que Foley descendait à Dorval sous escorte poli- i cière.On raconte toutefois que Foley aurait assisté au combat de boxe Leonard-Duran a l'été 1980 au Stade olympique et au dernier spectacle de Frank Sinatra au Forum.Les limiers étaient intervenus trop rapidement en 1977 pour démanteler le complot dirigé contre l'Alliance Blindée, si bien que Foley leur a filé entre les doigts, pendant qu'ils mettaient sous arrêt quatre autres personnes.QUÉBEC \u2014 Le député pé-quiste de Rosemont, Gilbert Paquette, songe à faire la lutte au maire Jean Drapeau à l'élection de l'automne prochain.PIERRE VENNAT M.Paquette a confirmé à LA PRESSE hier qu'il a été approché par certains éléments du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) pour être le candidat unique de l'opposition dans le cadre d'une coalition du RCM avec le Groupe d'action municipale (GAM).Pour le moment, la décision de M.Paquette n'est pas complètement arrêtée mais ses réflexions ne seront pas éternelles.«Dans quelques semaines au plus tard, je ferai connaître officiellement ma décision.En attendant, vous pouvez sûrement dire que je suis intéressé.» M.Paquette a d'ailleurs commencé ses consultations à ce sujet.Très engagé au sein du Parti québécois, M.Paquette s'interroge oour savoir s'il peut négliger son travail de député et de Gilbert Paquette militant péquiste au moins quelques mois, de façon à se concentrer sur la politique municipale.Il va sans dire, de toute façon, que s'il était élu, il devrait démissionner de son poste de député.Avant de prendre une décision finale, toutefois, il veut savoir des militants de son comté où ils le croient plus utile: député ou ' porte-parole de l'opposition anti-Draoeau lors du prochain scrutin municipal.M.Paquette ne croit pas que le fait d'être député péquiste depuis 1976 lui nuira au sein des éléments anglophones très influents au sein du RCM.Tout d'abord Darce au'il a été, sur la question de la loi 101, un des députés péquistes les plus ouverts au point de vue anglophone, et qu'ensuite on le voit et on l'entend souvent dans les médias électroniques anglophones.Identifié à l'aile «gauche» du PQ, il croit au contraire que cela peut l'aider au sein de cette clientèle.Toutefois, ajoute-t-il, c'est plu-.tôt les militants du GAM qui pourraient être méfiants à son égard, mais il n'entrevoit pas tellement de difficultés de ce côté.«En tout cas, moi je n'en aurai pas à travailler avec eux sur des objectifs municipaux communs.» Le ministre fédéral libéral Serge Joyal, qui vient lui aussi de Rosemont, portait les couleurs du GAM aux dernières élections et c'est un secret de polichinelle que le GAM aurait bien voulu compter sur les services de l'ex-ministre québécois des Affaires sociales et ancien député libéral de Saint-Laurent, Claude Forget, cette fois-ci. A 4 LA.PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 \\ Depuis des mois le gou ver-nement Trudeau tente de vendre un réacteur nucléaire au Mexique, la concurrence est féroce et les divers pays intéressés à ce marché de $10 milliards sont prêts à faire des concessions énormes.Pour tous les pays il s'agit de maintenir des emplois chez eux, mais pour le Canada c'est la survie même de la filière Candu qui est en cause.Afin de se faire une place le Canada semblait même prêt à vendre des réacteurs nucléaires Candu à rabais en offrant un financement «défiant toute concurrence» comme le dit l'adage commercial.L'opposition néo-démocrate a vivement critiqué le gouvernement à ce sujet affirmant qu'une vente à crédit portant un taux d'intérêt de 7 ou 8 pour cent était une subvention déguisée à l'industrie nucléaire.Ce sont les contribuables qui feront les frais d'une telle aventure dit le député Mark Rose, ils risquent d'y perdre des milliards de dollars puisque le taux commercial actuel se situe aux environs de 15 pour cent.Il semble que M.Rose devra refaire ses calculs puisque les six pays producteurs viennent de conclure un accord: on ne financera pas à moins de 12 pour cent.Considérant que le taux bancaire de Londres est encore à 15 pour cent cela demeure une aubaine, mais ce n'est plus le gaspillage éhonté dénoncé par le NPD.Il reste que de nombreux propriétaires aimeraient bien trouver un créancier qui accepte de faire des prêts hypothécaires à 15 pour cent.Après les bébés phoques, les castors De retour d'un voyage au Parlement Européen à Strasbourg, Vente à rabais pour le Candu ?le député Robert Gourd ne peut cacher son dépit face à la décision de ses homologues européens de bannir l'importation des peaux de «bébés phoques» sur ce continent.Selon M.Gourd, le vote adopté à 164 contre 10 a été pris sans vraiment que les parlementaires écoutent les deux côtés de la médaille.Le président du parlement M.Peter Deikert a même contremandé une rencontre avec une délégation des députés et sénateurs d'Ottawa à la dernière minute pour se rendre endosser la campagne contre la chasse aux phoques.«Je me demande si ces braves parlementaires aboliront ensuite les combats de taureaux pour faire plaisir aux Espagnols qui doivent sous peu faire leur entrée dans ce parlement», a dit M.Gourd.«Pourquoi ne pas faire campagne contre la mise à mort des agneaux ou des homards qui sontébouillantéssans merci»,d'ajouter M.Gourd.Au moins une réponse lui est parvenue de la part d'un député de Grande-Bretagne: «la prochaine bataille sera contre la chasse aux castors», a dit M.Johnson.Fête royale Selon un porte parole du Secrétariat d'Etat à Ottawa la visite de la reine Elizabeth en Canada sera marquée par une réception en l'honneur de 500 «Canadiens exceptionnels».Cette fête royale aura lieu dans un hôtel Holiday Inn de la capitale fédérale et ce sont les députés qui choisiront les héros de la soirée.Au moins un député libéral a dit que le choix de l'hôtel associé à une chaîne américaine lui semblait une bien étrange manière de souligner «l'indépendance du Canada».GILLES PAQUIN LA CRISE PARLEMENTAIRE À OTTAWA Le PC hésitant sur proposition Pinard OTTAWA (PC) \u2014 Les progressistes-conservateurs réfléchissent au compromis possible offert vendredi pour mettre fin à l'impasse sans précédent qui paralyse les Communes depuis près de deux semaines, mais ils se demandent s'il est aussi intéressant que présumé au premier abord.Le groupe parlementaire des conservateurs devait prendre une décision tard hier soir sur la suggestion du leader parlementaire des libéraux, M.Yvon Pinard, a déclaré un porte-parole.Un examen minutieux de l'idée dont M.Pinard a fait part aux re-oorters montre qu'elle n'est pas aussi prometteuse que les conservateurs le pensaient et «nous laisse avec un vrai problème», a dit le porte-parole.Le leader parlementaire conservateur, M.Erik Nielsen et son chef.M.Clark, ont déclaré vendredi que le compromis suggéré semblait démontrer que M.Pinard avait fait un pas «significatif», mais tous deux voulaient étudier la transcription de ses propos.M.Pinard avait suggéré que les Communes prennent mercredi un vote longtemps retardé et reprennent leur travail régulier jeudi, en laissant aux partis de l'opposition le choix des affaires à débattre.Négociations sur la loi Après ce vote, on pourrait négocier le projet de loi énergétique controversé de 149 pages qui avait provoqué le boycottage conservateur.Le projet de loi, principal é-lément du programme gouvernemental sur l'énergie, ne serait pas présenté avant vendredi midi.Dans l'intervalle, a dit M.Pinard, on pourrait discuter jour et nuit, au besoin, comment les Communes l'aborderont.Refusant de dire ce qu'il recommandera aujourd'hui à M.Clark et à son groupe parlementaire, M.Erik Nielson CP Laserphoto Nielsen a déclaré samedi que le scénario de M.Pinard n'était pas tout à fait ce qu'il souhaitait.Un autre porte-parole des conservateurs a déclaré hier que les conservateurs regimbaient faute de garantie qu'après leur retour aux Communes le projet de loi \u2014 qu'ils considèrent si général qu'il viole les droits des députés et du Parlement \u2014 serait scindé.«Qu'est-ce qui les empêche d'interrompre les négociations et de dire qu'il est impossible de s'entendre?Comment négocier quand ils imposent unilatéralement une date limite?» Broadbent accuse Le chef du NPD, M.Edward Broadbent, a accusé en fin de semaine les deux principaux partis de se conduire comme des enfants.Les conservateurs soutiennent que le projet de loi, qui amende 11 \u2022 photo Armand Trottier, LA PRESSE Joe Clark lois et en propose quatre autres, est présenté de manière à limiter le débat.M.Nielsen critique surtout le fait que le projet de loi ne doit Das être étudié en comité permanent, où des témoins pourraient se faire entendre, et que les quatre nouvelles lois seraient considérées complément comme des articles de la loi générale sur l'énergie.Le gouvernement entend accélérer la «canadianisation» de l'industrie pétrolière et faire autoriser de fortes taxes déjà en vigueur sur le pétrole et le gaz naturel.Le projet de loi accorderait aussi de nouveaux pouvoirs au cabinet oour taxer et créer de nouvelles sociétés d'Etat, verser $5 milliards de plus à Petro-Canada et autoriser le pouvoir central à exproprier des terres du Québec pour l'exportation de l'énergie du Labrador aux Etats-Unis.C'est en plein ça,l'auto-satisfaction! ¦ De nos jours, les histoires tristes ça commence souvent près d'une pompe à essence.Il faut dire que d'une augmentation à l'autre, les automobilistes ont de quoi y déverser le trop-plein de leurs ressentiments.Chez Honda, on tient compte de cette préoccupation importante : l'économie d'essence.Honda Ta déjà prouvé avec la gamme des modèles Civic, si économiques.Récemment, les nouvelles Accord et Prélude 82 ont également été améliorées afin de permettre d'éco^ nomiser davantage.Quant à la Civic FE, c'est la voiture qui consomme le moins d'essence en Amérique.Et aucun autre fabricant automobile ne peut rivaliser avec1 Honda en ce qui concerne le rendement de\" cette nouvelle voiture.Quelle que soit la voiture Honda que vous choississiez, vous serez toujours satisfait de son taux de consommation d'essence.Oui, Honda vous fait économiser de l'essence goutte que goutte.Et c'est en plein ça, l'autosatisfaction! 5,1 L/100 km* ou 55,4 mi/gar Qui dit mieux?\u2022Ville et grand* route combinées.Taux établi par Transport Canada pour la Crvic FE avec équipement standard »» c'est Pauto-satisfaction.MONTRÉAL Monda de Si^ Liée 440.boul.Dorchester ouest 879-1550 CARTIERVILLE UMer Auto Inc.12435.boul.laurentien 337-2330 CHÀTEAUGUAY Encore Automobile Lté* 266.boul.St-Jean Baptiste 698-1060/866-1956 DORVAL Garage Civic Ltée 2355.boul.Hymus 683-5533 Ile perrot La Boutique Automobile M PR.Rainville Inc.195-lôre Avenue 453-8416 REPENTrONY Laitier Auto Inc.110.Notre-Dîme 581-7571 st.LÉONARD Lombard! Auto Ltée 7200.boul Langelier 255-2222 ST.EUSTACHE AutOt Commoy Ltée 130.Dubois (Voie de Service 640) 491 06\u20ac0/491-0440 LAVAL Las Automobiles Honda A.K.S.Ltée 266.boul.Labello.Sto-Roso 625-1953 VILLE LASALLE Rallye Motors Ltée 0101.rue Clement 364-1121 LONGUEUIL Verchères Auto Inc.3551.Chemin Chambly 679-4710 LE LEADERSHIP Mulroney et Crombie prudents David Crombie et Brian Mulroney, deux aspirants en puissance au leadership du PC, ont tenu des discours pour le moins «prudents», hier matin, devant les militants conservateurs du comté de Saint-Denis.PAUL ROY Crombie, après avoir récité au complet le «Mon Pays» de Gilles Vigneault et s'être lancé dansr une attaqe à bras raccourcis contre le budget McEachen,, s'est même permis de vanter,^ sans insister toutefois, les qualités de leader de Joe Clark.\u2022 Mulroney, lui, a évité le sujet, s'en tenant au texte de son discours intitulé: «Changements; dans le processus budgétaire au Canada».Un sujet «technique»,' pas tout à fait un discours de course au leadership.i L'ex-maire de Toronto, exministre de la Santé dans la parenthèse conservatrice de 1979 à-Ottawa et député de Rosedale aux Communes, Crombie, corn-» me d'autres fédéraux avant lui,-! voit dans «Mon Pays», rien de moins qu'un hymne à l'unité canadienne.Vigneault ne chan-.te-t-il pas: «Ma maison c'est votre maison»?* Il a abordé la question du leadership en affirmant qu'il s'y connaissait, lui, en matière de leadership.«Et, a-t-il poursuivi, je n'ai jamais entendu qui que ce soit critiquer l'intégrité et la détermination de Joe Clark! » Du budget McEachen, il a dit que c'est un budget de privations, un budget qui prive les Canadiens de leurs droits au travail, à l'habitation, à la retraite, etc.Et du gouvernement Trudeau, qu'il est temps de lui signifier que l'on en a assez de ses cauchemars, que l'on veut vivre nos rêves.Processus budgétaire Le président de l'Iron Ore et candidat à la course au leadership conservateur de 1976, Brian Mulroney, a suivi son collègue Crombie au micro, présentant son projet de changements au processus budgétaire.Il propose notamment que le budget soit présenté chaque année à peu près à la même date, présentation qui serait précédée de débats sur l'orientation économique générale du pays.Ces débats pourraient avoir lieu au sein du comité de la Chambre sur les finances, le commerce et les questions économiques, qui soumettrait un rapport au gouvernement avant la présentation du budget.«Si j'étais ministre des Finances, souligne Mulroney, j'encouragerais une telle discussion prébudgétaire parce que plus il y aura de Canadiens qui comprendront davantage la situation économique, plus il est probable qu'ils seront disposés à accepter I les mesures pénibles jugées né-'| cessaires par le gouvernement pour le bien à long terme du pays.» Cuisine de réception 6 COURS avec dégustation, repas et livret donnés par Henri Bernard 3e cours FRUITS DE MER choix 24 mars (jour) \u2014 25 mars (matin) PROSPECTUS - RÉSERVATIONS 843-6481 En '\u2022Institut Pcrmi* d'«n»eigncinent: ( illIWclirC 1 \"Culture personnelle LTf^flfl C~7 en art culinaire» tïfïernara 2015 de la Montagne D Suite 610, MU.H3G1Z9 COURS DE FLEURISTE Une école de fleuri sterie fondée en 1963 qui connaît vraiment le goût des Québécois Rentêiçnêfnentt: Atelier de Montréal 388-6957 Permit ne 749316 AMnfotère de CfatucoHen culture < 4* ¦ t t * ¦ i I I 4 r I I t LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 i 4 « » I f \u2022 ' f I I I I ¦ I : \u2022 ¦ * i * \u2022 i \u2022 i 4 * 1 1 I ( 1 f 1 « » photo Pierre Côté, LA PRESSE Yves Bérubé i laserphoto PC Jacques Parizeau Les Québécois paieront 13% plus d'impôts que les Ontariens en 82 QUEBEC \u2014 Le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a soutenu hier que le fardeau fiscal des Québécois comparé à ceux des Ontariens s'accentuera cette année à cause de la crise économique.Cet écart atteindra 13 pour cent, comparé à 8.7 pour cent en 1980.Signalant que le gouvernement avait fait un effort pour réduire l'écart qui était de 12 CLAUDE V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec pour cent en 1978 en adoptant notamment l'échelle d'impôt la plus progressive au Canada, il a expliqué la perte de terrain prévue cette année au fait que les dépenses du gouvernement ldu Québec augmentaient plus vite ce qui l'obligeait à augmenter les impôts et les taxes.M.Parizeau a toutefois laissé entendre que le fardeau fiscal des Québécois serait toujours plus grand que celui des Ontariens en raison des exigences plus grandes du Québec en matière culturelle et sociale.«C'est un choix de société», a-t-il dit, sans préciser ce que devait être l'écart idéal.Signalant qu'il fallait concilier les objectifs dune saine gestion avec un certain degré de réalisme, le ministre des Finances a dit qu'il n'était pas normal que la rémunération des employés du secteur public soit en permanence supérieure à celui des grandes entreprises du secteur privé.Son objectif serait d'en arriver à une parité avec ce grand secteur.M.Parizeau est aussi préoccupé par la marge de manoeuvre du gouvernement.A son avis, cette marge de manoeuvre dans les dépenses gouvernementales devrait se situer entre P/i et 2 pour cent du budget alors qu'elle se situe bien en-dessous de ce pourcentage.En ce qui touche les emprunts, le ministre a souligné que le danger de trop emprunter sur les marchés financiers mettait en péril la confiance des institutions envers le Québec.Quant à la productivité du secteur public, il a soutenu qu'elle s'alignait assez bien sur celle des autres provinces.M.Parizeau a finalement averti les Québécois que le gouvernement doit faire preuve de brutalité au cours des deux ou trois prochaines années afin d'équilibrer ses objectifs budgétaires de manière à ne pas trop écraser les contribuables et de redonner au gouvernement une marge de manoeuvre convenable.Des coupures verticales De son côté, le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé a affirmé que cette année le gouvernement, au lieu de faire des compressions diffuses à l'ensemble de l'appareil, allait s'engager vers des compressions verticales, comme l'abolition de programme gratuit qui rejoint l'ensemble ou une partie des citoyens.Le ministre n'a pas voulu élaborer sur le sujet signalant qu'il ne fallait pas avoir des idées préconçues avant la tenue du Sommet économique de Québec, le 5 avril prochain.M.Bérubé est d'avis qu'il faut ramener l'augmentation des dépenses du gouvernement au même niveau que celui de l'augmentation du produit intérieur brut (11.3 pour cent en 1981).Or, devait-il signaler, l'augmentation de la masse salariale dans la fonctionpublique et pu r a publique s'est accrue de 18.9 pour cent l'an dernier.Or, il croit que le maintien des conditions de travail à ce niveau en période de ralentissement économique ne peut se faire qu'au détriment des services.Lors d'un panel qui eut lieu lors des assises, un économiste, M.Pierre Frechette, a suggéré au gouvernement de retourner à Ottawa pour obtenir que le Fédéral dénoue les cordons de sa bourse maintenant qu'il est prouvé que le gouvernement canadien faisait payer sa politique monétaire par le Québec.Si cette tentative se solde par un échec, l'économiste suggère au parti de faire le saut sur la scène fédérale en y faisant élire des députés.En conférence de presse, le premier ministre a dit qu'il partageait cette opinion mais que toutes les tentatives avaient été faites de la part de son gouvernement.Il a ajouté qu'il espérait que les réunions conjointes de fonctionnaires débouchent sur des propositions concrètes.Les Québécois devraient en savoir plus à la fin du mois alors qu'on connaîtra les conclusions de ces démarches.AU CONSEIL NATIONAL DE LA FIN DE SEMAINE Les péquistes ont évité les déchirements publics autour des coupures budgétaires \u2022 A 5 Le PQ au fédérai: discussion remise Le Parti québécois a remis au mois prochain la discussion publique sur son entrée éventuelle sur la scène fédérale, au grand PIERRE VENNAT dam de certains délégués à son conseil national qui ont l'impression d'en apprendre davantage sur la question par le truchement des médias que par les instances de leur parti.Samedi, le vice-président du parti, Sylvain Slmard, a confirmé aue le COmité d'étude de l'exécutif sur l'implication du parti sur la scène fédérale a terminé un rapport d'étape.L'exécutif national du PQ a décidé d'ajoindre deux de ses membres au comité et lui a demandé de lui remettre un rapport final à la fin du mois.À la mi-avril, l'exécutif national consacrera une journée complète à l'étude de la question et présentera un rapport au conseil national de juin.QUEBEC \u2014 Les militants péquistes, réunis en fin de semaine à Québec à l'occasion du Conseil national, ont entendu l'appel que leur avait lancé samedi matin le président du parti, M.René Lévesque, qui les avait invités à ne pas entreprendre des négociations sur la place publique afin de conjurer la crise économique.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec En effet, les militants ont été très réservés adoptant sans trop rechigner une proposition de l'exécutif sur la situation écono-i mique et budgétaire qui par sa rédaction donne une très grande marge de manoeuvre au gouvernement.Tous se sont ralliés aux grands principes de la lutte au chômage et aux inégalités sociales, à l'adoption par le gouvernement d'une politique de l'emploi et d'une politique de redressement budgétaire.Cette modération a fait dire au président du Conseil du Trésor, M.Yves Bérubé, que le PQ devenait de plus en plus réaliste sans renier ses idéaux de gauche.Il faut signaler que le premier ministre et ses ministres économiques avaient pris des précautions pour empêcher l'adoption de propositions jugées trop radicales à l'endroit de certaines classes de la population ou encore trop compromettantes pour l'action gouvernementale.C'est ainsi qu'au cours de la discussion de dimanche après-midi, on a interverti l'ordre des orateurs de façon à ce que le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, parle le dernier afin de dramatiser les difficultés budgétaires du gouvernement.On voulait éviter ainsi que les délé- René Lévesque Laserphoto PC gués de Montréal-Centre amen- tre ont bien tenté d'y apporter des dent trop dangereusement la pro- amendements comme la proposi- position de l'exécutif.tion de geler les salaires des plus Les militants de Montréal-Cen- hauts salariés de la fonction publi- que et parapublique mais ces propositions furent rejetées.Lévesque satisfait A la clôture de l'assemblée, M.Lévesque semblait heureux de constater que la solidarité avait gagné son parti et il s'est défendu de voir dans la modération de ses troupes l'émergence d'un nouveau rapport entre le gouvernement et le parti qui voudrait que celui-ci soit à la remorque de l'autre.Samedi, le premier ministre avait reconnu que son gouvernement n'avait pu voir venir la tempête économique malgré l'adoption en 1981 d'un budget d'austérité.Il avait souligné que les taux d'intérêt meurtriers avaient cassé les reins de l'économie québécoise qui s'est aggravée par la réduction des transferts fiscaux du fédéral aux provinces.M.Lévesque a indiqué que pour s'en sortir le gouvernement se devait de compresser de plusieurs centaines de millions les dépenses, d'augmenter la productivité du secteur public, et de mettre de l'avant son programme d'urgence pour la petite et moyenne entre-' prise.Par ailleurs, il a demandé à tous les citoyens de faire des efforts.A ceux qui s'en tirent le mieux, il les a exhortés à penser aux plus mal pris en donnant l'exemple de certains hauts salariés de la fonction publique qui ont renoncé volontairement à des augmentations de salaire.A l'ensemble des citoyens, il a demandé de pratiquer l'habitude de l'achat chez nous, politique qu'il veut accélérer au niveau des réseaux des affaires sociales et de l'éducation.\\ C'est de cette façon, croit-il, que l'on pratiquera la solidarité vécue qui permettra au Québec de sortir de la crise.Pour combattre le chômage: une politique de solidarité Devenus davantage «réalistes» tout en conservant «leur idéal de gauche», pour employer l'expression utilisée par le président du Conseil du Trésor, Yves Bérubé, devant certains journalistes, les militants péquistes ont adopté une résolution-fleuve visant à convaincre le gouvernement Lévesque de se donner une politique de l'emploi d'une ampleur sans précédent.PIERRE VENNAT Ils en avaient été bien préparés par les exposés techniques de trois universitaires hier matin et une remarque de Pex-ministre de la Fonction publique Denis de Bel-leval, qui après avoir dit que le Québec a eu raison dans les années 60 de mettre l'accent sur le socio-culturel, a affirmé qu'il devait maintenant voir à son développement industriel.Les militants péquistes considèrent donc urgent de mobiliser toutes les énergies et de canaliser toutes les ressources dans la lutte au chômage et la protection des personnes les plus vulnérables de la société.«Toutes les politiques économiques et budgétaires, tous les outils dont dispose encore notre gouvernement national, doivent être mis au service d'une politique de solidarité», a-t-on déclaré dans le préambule de la proposition-fleuve.I^s délégués péquistes désirent donc, notamment: \u2014 un accroissement marqué des programmes d'investissement des sociétés d'Etat, notamment d'Hydro-Québec, dans des secteurs de pointe créateurs d'emplois; \u2014 un plan d'urgence financé par un fonds spécial, destiné à maintenir les emplois dans les petites et moyennes entreprises bien gérées et rentables, par des prêts à taux réduits aux entreprises, par le support à la participation des travailleurs au financement de l'entreprise et par une aide spéciale à l'industrie de la chaussure et du meuble; \u2014 la réalisation de projets d'envergure fortement créateurs d'emplois visant l'amélioration de la forêt, l'équipement des fermes et la protection et l'amélioration de l'environnement; \u2014 la mise sur pied, conjointement avec les municipalités, d'un programme d'aide aux équipements communautaires; \u2014 l'accroissement de l'aide à la rénovation et à la construction domiciliaire; \u2014 l'établissement d'une protection des travailleurs contre les fermetures d'usines et les licenciements collectifs; \u2014 l'extension des programmes de main-d'oeuvre visant l'aide à l'emploi des jeunes et des assistés sociaux aptes au travail; \u2014 et enfin, une politique d'encouragement au partage d'em- plois à des conditions acceptables par les travailleurs et, là où cela est possible, le découragement du cumul d'emplois et du temps supplémentaire.Une discussion assez vive au sujet des futures négociations du secteur public, alors que certains auraient voulu qu'on recommande le gel des salaires des hauts salariés, est venue, en fin d'après-smidi, briser le climat de belle unanimité qui avait existé tout le week-end jusque-là, démontrant bien que sur ce point-là, l'unanimité est loin d'être faite au sein duparti.On a toutefois voté que le gouvernement du Québec se donne une politique de redressement budgétaire comportant notamment les éléments suivants: \u2014 une orientation misant sur la compression des augmentations Des toilettes aux députés fédéraux QUEBEC \u2014 Après l'incident avec la Saint-Jean-Baptiste de Montréal, alors que les députés libéraux fédéraux du Québec avaient été accusés publiquement de trahison, incident qui a d'ailleurs rebondi devant les tribunaux, voici celui des «bols de toilette».Le conseil national du Parti québécois a en effet adopté samedi après-midi une résolution visant à envoyer, à chacun des 74 députés libéraux du Québec à Ottawa, un beau bol de toilette tout neuf.La résolution péquiste déclare en effet qu'à la suite de leur performance dans le dossier constitutionnel, le bol de toilette «est le seul siège que les députés libéraux fédéraux du Québec sont aptes à occuper à Ottawa».des salaires plutôt que sur les coupures de postes ou de services à la population la plus défavorisée; \u2014 une politique salariale qui s'applique à toutes les catégories de personnes: autant les hauts fonctionnaires, les médecins, les députés et les professionnels, que les employés de bureau et les ouvriers; \u2014 un accent mis sur la restructuration des dépenses plutôt que sur le «saupoudrage» des compressions, de façon à réduire la progression rapide des dépenses tout en améliorant la qualité des services: contrôle des coûts des médicaments et des actes médicaux, restructuration des institutions de santé et des commissions scolaires, regroupement des programmes de sécurité du revenu, unification des services aux entreprises, etc.; \u2014 l'implication des diverses catégories de personnel dans les plans de redressement budgétaire des diverses institutions, offices et sociétés des secteurs public et parapublic, notamment dans les centres hospitaliers.ft Clemenl Pptenaude.pw hol INVITATION MAIGRIR Démonstration dun programme de contrôle du poids par la psychologie du comportement et la communication subliminale.Le lundi 15 mars à 19 h 30 Clinique Domus Medica 5555 es», rue Bélanger; Montreal 5.VP.appeler pour reiervation : 522-7347 Entree libre 522-8623 ^ ART CULINAIRE y MADAME REÇOIT Hors-d'oeuvre (24 mars) Menus de Pâques (31 mars) Cuisine végétarienne (22 mars) INSTITUT HflTIOHRL DES VlfiNDES IHC.10 216, boul.Lajeunesse 389-8241 Permit 749663 DATE DE PUBLICATION: SAMEDI 3 AVRIL 1982 DATE DE TOMBÉE: LUNDI 22 MARS 1982 F : ¦ fi mm la .,/ A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 La meilleure façon d'exercer la justice ¦Le ministre de la Justice, M.- Marc-André Bédard, propose un amendement à la loi concernant les tribunaux.Il recommande que les audiences «se tiennent à huis clos lorsqu'elles concernent des procédures familiales, à moins que le juge n'ordonne une audience publique s'il l'estime utile dans l'intérêt de la justice à la demande d'une partie».Présentement, la loi présente la face renversée de cette situation: le tribunal peut ordonner le huis-clos exceptionnellement dans l'intérêt de la morale ou de l'ordre public ou encore pour le bien des enfants.Ce qui signifie que normalement, la loi protège ce que l'on est convenu d'appeler «la visibilité de la justice».L'opposition libérale s'est prononcée contre l'amendement Bédard: selon son porte-parole, M.Herbert Marx, député de Notre-Dame-de-Grâce, «le huis- clos devrait demeurer l'exception et non la règle».De façon assez surprenante, le ministre d'État à la Condition féminine, Mme Pauline Marois, appuie la thèse de l'opposition.Et elle est elle-même appuyée par des représentants du Conseil de presse et de la Fédération professionnelle des journalistes.Pour eux, qui se sont faits les avocats de la présence de la presse auprès du tribunal de la Jeunesse, il ne faudrait pas enlever aux journalistes le droit d'être les «témoins» privilégiés du bon déroulement de la justice.On veut bien accorder une grande latitude au tribunal quant aux règles qu'il pourrait imposer, mais on croit que la loi devrait plutôt favoriser la présence de témoins que le huis-clos.Il va de soi que l'on peut reconnaître au juge qui préside une cause assez de jugement La tâche ardue de Me Germain Jutras Il est difficile de savoir s'il faut être optimiste ou pessimiste à la suite de la nomination de Me Germain Jutras comme commissaire-enquêteur dans le conflit qui oppose la Commission Je transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) à ses employés syndiqués.Me Jutras est un expert des relations de travail dont l'intelligence et la probité sont reconnues aussi bien en milieu syndical qu'en milieu patronal.Il a eu à rendre des décisions arbitrales dans des conflits fort complexes et s'en est tiré avec honneur.Il est aussi réputé pour travailler avec diligence.Mais, malgré tout, cette nouvelle mission qu'on lui confie ne lui permet pas, d'une part, de déployer tous ses talents de conciliateur ou d'arbitre.Il n'est pas appelé, en effet, à rapprocher les parties, à leur proposer ou imposer des propositions, mais simplement à enquêter sur le déroulement des négociations actuelles.D'autre part, dans le même laps de temps, dont on doit convenir qu'il est très court (60 jours), on lui demande de départager en quelque sorte les torts pour le climat d'affrontement patronal-syndical qui persiste depuis longtemps à la CTCUM et qui nous a valu une grève à peu près tous les ans.C'est une double enquête.Celle qui porte sur la gestion du per- sonnel à la CTCUM, c'est-à-dire sur les rapports entre la partie patronale et la partie syndicale, est particulièrement délicate.Certes, Me Jutras pourra assigner des témoins et les forcer à parler.Mais, d'ores et déjà on peut prévoir qu'il sera confronté à des versions contradictoires entre lesquelles il lui faudra choisir celle qui lui paraîtra la plus vraisemblable.Mais, dans des cas de ce genre, le fait qu'un enquêteur soit seul à se prononcer est de nature à amoindrir l'autorité de son rapport.On pourra dire qu'il s'agit de l'opinion d'une personne, qui a ses préjugés comme tout le monde, et qu'une autre personne aurait pu retenir des conclusions tout à fait différentes.Le législateur aurait sûrement été mieux inspiré de nommer une commission de trois hommes.Au départ, en tout cas, la crédibilité de l'organisme y aurait gagné.Au surplus, comme on sera toujours en pleine période de négociations, n'est-il pas à craindre qu'une enquête publique contribue à accroître les tensions entre les parties plutôt qu'à les réduire?Si tel devait être le cas, on n'aurait sûrement pas atteint les buts recherchés et Ion pourrait même attendre plus longtemps que prévu la conclusion d'une entente à la Commission de transport.VINCENT PRINCE pour apprécier les arguments qui militent en faveur du huis-clos: l'expérience prouve que le tribunal a souvent l'occasion de l'imposer pour les raisons citées plus haut.Il s'agit de savoir s'il est opportun, pour mieux servir la justice, de faire une règle de l'exception.L'argumentation de l'opposition est extrêmement valable.Car dans notre système démocratique, l'exercice de la justice doit se faire au grand jour.Il n'est pas suffisant que justice soit rendue; il faut, de plus, que l'on sache qu'elle est bien rendue.C'est là un des éléments importants « qui distinguent la démocratie du totalitarisme: la transparence dans l'administration gouvernementale, particulièrement dans les questions de justice, est inhérente à la vie démocratique.Il faut donc prendre tous les moyens pour la préserver.La présence de la presse peut souvent représenter un moyen privilégié.Là-dessus, gouvernement et opposition s'entendent: il faut protéger un certain nombre de causes devant les tribunaux contre la présence du public en général.La presse peut adéquatement remplir la fonction du témoin qui protège le principe de la visibilité, i Mais on admet qu'elle doit respecter certaines règles.On est donc face à un nouveau dilemme: faut-il faire un absolu de la visibilité de la justice et respecter certaines exceptions pour le respect des personnes ou faut-il faire un absolu du respect des personnes et reconnaître les exceptions essentielles à la protection de la visibilité de la justice?En d'autres termes, la justice est-elle mieux servie par le respect des personnes ou par le respect de sa visibilité, les deux admettant des d'importance?exceptions Le ministre de la Justice met l'accent sur le respect des personnes.Il n'y a pas de cause de divorce qui ne soit très personnelle, mettant en cause des dimensions intimes.Il n'y a pas de cause intime qui gagne à devenir publique: plus le débat a de témoins, plus il se radicalise et plus il risque de blesser les parties en cause, leurs enfants ou leurs familles.Bref, presque inévitablement, il est préférable que personne, même pas des journalistes, ne soit témoin de ce qui touche l'intimité d'individus et ne concerne personne d'autre.La meilleure preuve de cela se trouve peut-être dans le fait que, très souvent, le règlement hors cour est de beaucoup supérieur à tout ce que le juge pourra décréter.Car l'affrontement devant des témoins risque de se \u2022 faire au détriment des personnes.Le principe de la visibilité de la justice peut également être respecté.Il suffit de laisser au juge le pouvoir de décider, pour' des raisons particulières, s'il y a! lieu de rendre publique une cause, qui touche l'intimité des, personnes.Car on sait que des, actions personnelles peuvent: avoir des répercussions sur une\" certaine partie de la population;.' Et surtout, il ne faudrait pas que le secret accordé au nom du* respect des individus desserve lâ# justice qui protège les mêmes' individus.En fait, concrètement, avec les exceptions existantes et celies qu'il faudra probablement faire, les résultats pourront étrangement se ressembler.La différence se trouvera dans le respect premier que l'on accordera à Jeu personne plutôt qu'à un principe.JEAN-GUY DUBlie Droits réservés La conférence sur les pluies acides, amorce d'un dur combat Il est fort possible, au train où vont les choses, que dans vingt-cinq ou cinquante ans, quand nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants parleront de nous, ils se souviendront beaucoup plus des ravages que nous aurons fait subir à leur planète, que de nos conquêtes spatiales, l'invention de la télévision ou de l'ordinateur.Et ils auront raison.En moins de cinquante ans, nous avons causé à l'environnement, par une industrialisation débridée, plus de dégâts qu'au cours des millénaires qui ont précédé.Les pluies acides sont un exemple.Nul ne peut dire avec certitude combien de nos lacs et rivières sont aujourd'hui pollués \u2014 et à quel degré \u2014 par les gaz que crachent les cheminées et que transportent les vents dune province à l'autre, d'un pays à l'autre.On sait que 240 lacs des Adi-rondacks sont déjà morts: aucun poisson ne peut y vivre.Au Québec, sur 1,300 lacs où l'on a fait -des prélèvements, 40 p.100 seraient atteints et 6 p.100 seraient morts.Des études ont indiqué que, si rien n'est fait, tout genre de vie, tant animale que végétale, pourrait disparaître des eaux de 100,000 lacs et rivières du Québec et de l'Ontario d'ici à 10 ans.Quel magnifique héritage nous préparons à nos enfants! i Heureusement, des cons-xiences s'éveillent depuis quelques années.Des mouvements écologiques ont vu le jour, telle la* SVP (Société pour vaincre la pollution), qui travaillent à conscien-tiser la population et à faire pression sur les gouvernements pour que cesse le carnage.Ce travail de sensibilisation commence à porter fruit.La semaine dernière, à New York, avait lieu une conférence internationale sur les pluies acides, à laquelle participaient 21 États américains et cinq provinces canadiennes, dont le Québec et l'Ontario.Initiative excellente car, de toute évidence, le Québec est impuissant devant le fléau, dont il est d'ailleurs beaucoup plus la victime que la cause: 60 p.cent des pluies acides qui tombent sur le Québec viennent du Mid-West américain et 25 p.cent de l'Ontario.Notre ministre de l'Environnement, M.Marcel Léger, a beau être animé des meilleures intentions (il a récemment ordonné à la mine Noranda, le plus grand pollueur du Québec, de réduire de 40 p.cent ses émissions polluantes d'ici à 1985), le Québec ne peut rien sans la collaboration de ses voisins.D'aucuns sont partis déçus de la conférence de New York; ils auraient voulu des solutions précises, un programme bien structuré.M.Léger, pour sa part, y a vu du concret.Au moins, les 150 participants ont reconnu que les pluies acides existent, qu'elles posent de graves problèmes et qu'il est urgent d'y apporter des correctifs.C'est une nette amélioration.Il y a moins d'un an, plusieurs des États représentés à cette conférence ne voulaient même pas entendre parler des pluies acides; ils accusaient le Canada d'inventer le problème de toutes pièces.Il y a plus: l'État de New York, qui apparaît comme le leader américain dans cette lutte qui s'amorce, ainsi que le Québec et l'Ontario, ont convenu du plan d'action suivant: \u2022 L'État de New York verra à sensibiliser les représentants de la Chambre et les sénateurs qui, au cours des prochains mois, seront appelés à réviser les normes du Clean Air Act.Le gouverneur Hugh L.Carey dirigera lui-même le «lobby» des États du Nord-Est à Washington.\u2022 Le Québec créera un Centre d'information sur les pluies acides et, à cette fin, versera une subvention à la Société pour vaincre la pollution (SVP), organisme qui, déjà, fait un excellent travail.\u2022 L'Ontario prendra la responsabilité d'une étude approfondie pour retracer de manière rigoureusement scientifique les origines exactes des pluies acides.Si la lutte paraît bien amorcée, elle est évidemment bien loin d'être gagnée.Les États industriels du centre des États-Unis, qui constituent les principaux pollueurs, s'opposent, en raison surtout des coûts que cela entraînerait, à l'établissement de normes qui les obligeraient à traiter le charbon destiné aux centrales thermiques pour en réduire la teneur en soufre.L'État de l'Ohio, qui a la réputation d'être le plus grand pollueur des États-Unis, n'était même pas représenté à la conférence.Reste à voir comment l'administration Reagan réagira.Les élections législatives qui auront lieu bientôt chez nos voisins du Sud devraient nous éclairer et exercer sur le dossier un impact considérable.Quant à nous, soyons optimistes.Faisons confiance aux jeunes qui, généralement, sont beaucoup plus respectueux de la nature que nous, les plus vieux.S'il fallait qu'ils marchent dans nos pas, alors il faudrait vraiment désespérerl Et souhaitons que le centre d'information que le Québec a mission de créer jouera pleinement son rôle d'éducation et de sensibilisation.Notre survie en dépend.JEAN TAlUimt Une visite et de multiples questions i Rien de démontre que l'urgence qui a commandé la visite très rapide du président Mitterrand à Washington soit le Salvador.La détérioration persistante des économies de presque tous les pays (y compris les États-Unis), l'accroissement du chômage, les taux d'intérêt excessivement élevés suffiraient déjà à justifier la poursuite d'un dialogue entre les deux présidents qui avait commencé en octobre dernier, lors de la visite de M.Mitterrand pour le bicentenaire de la bataille de Yorktown.Les événements de Pologne en décembre, l'imparfait accord sur les sanctions économiques à prendre contre la Pologne et la Russie, la mauvaise humeur de l'administration Reagan à la suite de l'achat de gaz sibérien par les deux membres principaux de la Communauté européenne ont mis ce voyage sous le signe d'une hâte d'autant plus grande que la France est l'hôte, à Versailles, l'été prochain, du Sommet des pays industrialisés.Mais il fut aussi question de l'Amérique centrale, au cours de la rencontre de la semaine dernière.Depuis la déclaration commune signée avec le Mexique sur le Salvador, la position française est amplement connue.«Elle n'était pas exactement conforme à la façon d'agir et de penser des États-Unis d'Amérique» (François Mitterrand).4 Et rien n'indique que les posi- \u2022 tions reèpectives aient changé.* Le gouvernement de M.Mitter-* rand croit que seules les solutions politiques sont valides en Améri- ' que centrale et rappelle le droit ' des peuples à disposer d'eux-, mêmes.De son côté, le président , Reagan ne parvient pas à dissiper.l'impression qu'il n'envisage pas* : d'autre solution que militaire.«Do we want a war with Nicarà-.-gua?» demande un membre du.\\ Congrès, pendant que le sécrétai-.re d'État Haig accumule les preu- ' ves de la perfidie du Nicaragua/' \" servant complaisamment de trem- \u2022 *' plin à la révolution exportée par* \u2022 Brejnev et Castro.Preuves tellement fragiles, pour ne pas dire inexistantes, qu'elles en deviennent inquiétantes, dans la mesure où l'opération ressemble à un ~~ montage en vue de conditionner l'opinion à l'acceptation du coup : de force.La démocratie américaine trou-voira en elle-même les moyens d'exercer son sens critique.Du : moins, il faut le souhaiter.Le plan de développement pour l'Améri- \\ que centrale, auquel Washington associe quelques pays, est un pas.Ce qu'il faut encore, c'est l'examen critique de 20 ans de politique vis-à-vis de Cuba.Le bilan n'est-il pas négatif à tous égards?OUY CORMIER \" TRIBUNE LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 EN VRAC « t « t t » UN JOUR.SANS VERSER DE LARMES \u2022 \u2022L'accueil à l'hôpital fut glacial.L'infirmière qui me reçut me démontra sans peine sa déception en voyant une nouvelle patiente.J'avais le goût de pleurer et surtout de me sauver.J'allais accoucher de mon premier bébé et je me sentais étrangère et étourdie dans ce monde hostile.Sans discernement, elle me demanda de marcher jusqu'à une salle d'examen.L'atmosphère qui régnait puait le négatif; j'éprouvais un sentiment étrange.comme si j'avais commis un acte reprehensible.L'examen fut brutal, sans égards, et je me retrouvai malheureuse et frustrée.Je marchai jusqu'à la salle de travail que je découvrais avec déception.Prise de sang, sérum.la bousculade complète.La garde devait sûrement quitter son travail dans les prochaines minutes.Encore l'examen! Je sais bien que cela doit être fait mais avec tant d'indifférence! Ils attendaient que l'animal accouche! Je ne comprends pas encore pourquoi je n'ai pas fait sortir l'interne qui fut uniquement présente de corps dans la salle de travail.Sa froideur devant l'événement qui se déroulait me peinait profondément.Les contractions se rapprochaient à une allure affolante et je ressentais une douleur d'une intensité incalculable.Ils me demandèrent si je désirais du démerol.Mon médecin, me l'avait fortement déconseillé auparavant, alors je refusai call tégoriquement.Sans que je m'en aperçoive, ils l'avaient injecté et la drogue exécutait son travail.Le vertige et la nausée s'emparèrent de moi et je vomis.Ce contrôle que j'avais su si bien garder jusqu'à ce moment-là disparut.Je ne savais plus comment faire mes respirations.Il est inutile d'expliquer dans quel désarroi j'essayais de vivre mon bonheur.Le travail avait commencé à 'l'aube et il était 18heures.Mes forces déclinaient et j'avais encore un long chemin à parcourir.Ils m'offrirent impatiemment Tépidurale car je ne me décidais pas.Ils disaient que l'anesthésis- 4 ê ê « te partirait et que bientôt il serait trop tard.J'acceptai donc avec regret.Le moment crucial arrivait enfin.Ils me transférèrent dans la salle d'accouchement.cette fois, sur un lit! Comment décrire ces moments, comment comprendre que l'on puisse traiter des êtres humains d'une façon plus animale que la bête.Ils m'attachèrent les jambes de telle sorte que je n'aurais pu me sauver.Le combat que je menais pour la vie de mon enfant venait à moi si intensément que je ne me laissai pas distraire à leur crier leur indifférence.La tranquillité et la quiétude régnaient en moi, l'euphorie s'installait dans mon coeur.L'amour et la tendresse devraient nous entourer pendant ces quelques instants pour n'avoir d'autres souvenirs que la joie.Mon médecin était présent, tel un témoin.Tout fier, il se contentait de regarder, guettant l'erreur.La tête du bébé se présentait mal et l'interne s'empara des forceps.Il me les enfonça dans le vagin; c'est vrai que lui, ça ne lui faisait pas mal! Je me tordais de douleur, on me labourait le corps sans gêne.Mon médecin se décida enfin à prendre la place de cet interne peu scrupuleux.Sans doute que je me répéterai mais je dois le dire, tout autour de moi était d'une froideur si malheureuse.Certains médecins et infirmières qui savent tendre la main et donnent sans détour leur sollicitude comprendront ce message.Je voudrais comme tout être humain l'amour dans toute chose, mais combien de vibrations négatives s'accrochent à nous.Mettre un enfant au monde ne devrait pas être un combat avec un personnel affairé, mais un acte d'amour avec la vie et Dieu.Quand la femme pourra accoucher de son enfant sans verser de larmes, l'humanité saura crier sa joie de vivre dans une harmonie d'amour.Retiens tes larmes, femme, un iour viendra.Suzanne FORTIER Montréal Nos ce illettrés»» du secondaire M.Albert Doucet, directeur de l'école polyvalente Gérard Fil-lion, de Longueuil, s'indigne dans LA PRESSE du 24 février d'un mythe qu'on serait en train de créer autour d'un «diplômé du secondaire» illettré.Savez-vous, M.le Directeur, que 35% des élèves des écoles du Québec, de votre école, ne décrochent pas de diplômes parce qu'ils décrochent de l'école avant de terminer le cours secondaire (plus de 400,000 entre 1972 et 1977).Ça fait beaucoup de cas particuliers, chez vous et ailleurs.Savez-vous que des statistiques fournies par M.Claude Benjamin, président du Conseil supérieur de l'éducation, dans «Le Devoir» du 31 octobre 1981, révèlent que les résultats «bruts» de dix examens uniformes en sciences du ministère de l'Education, pour les années 1973-74 à 1976-77, montrent un taux d'échec de 60% dans cinq de ces examens et de 80% dans quatre autres.Ça fait beaucoup cTé-chécs dans votre école et dans nos écoles.Le nombre de vos cas particuliers augmente d'une façon effarante! Savez-vous, M.le Directeur, que pour masquer la médiocrité «effarante» des résultats de vos élèves, le ministère a développé une méthode de majoration de notes dont le caractère hypocrite n'échappe pas à la clientèle scolaire toujours selon M.Claude Benjamin (LA PRESSE, 30 octobre 1981), et que les enseignants découvrent qu'avec ce- système le taux d'échec, après normalisation, reste constant: 25 p.c.en sciences et 12 p.c.en français.Le nombre d'étudiants de votre école qui se verraient gratifier d'un diplôme bidon, d'un faux diplôme, dépasserait de 50% le nombre de ceux qui ont vraiment réussi leurs examens et méritent un vrai diplôme.Ça vous fait beaucoup d'élèves qui sont «loin d'être diplômés du secondaire».Savez-vous, M.le Directeur, que des écoles qui décrochent un record de près de 80% d'échecs, 4 sur 5, ça s'appelle une faillite scandaleuse.M.Doucet, ce ne sont pas les élèves mais les ministres de l'Education et leurs fonctionnaires, les directeurs des commissions scolaires, les conseillers pédagogiques, les directeurs d'écoles qui sont très en retard dans leur «compétence», qui possèdent un bagage à peu près nul pour s'occuper de gérer les écoles d'une façon efficace.Ils n'ont su que créer des dépotoirs, des «classes d'orthopéda-gogie» et de «professionnel court» pour «parquer» les élèves.Au lieu d'ajuster le fonctionnement des écoles pour répondre aux besoins des étudiants, ils s'entêtent à obliger les étudiants à s'ajuster à une école conçue par des gens qui auraient eu besoin de passer par «des classes d'adaptation scolaire» avant de se voir confier des responsabilités, comme celles qu'ils sont incapables d'assumer.Gérard BERNATCHEZ Enseignant, Yamaska, Québec la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7, rue Somt Jacques, Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et relies des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves « Courrier de lo deuxième closse \u2014 enregistrement numéro 1400 » Port de retour garonti ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert de 7h a 1 8h (samedi : 7h à 1 5h) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonce t Annonces «lossees 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi °h o 17h Pour changer 285-7205 du lundi ou vtndrtdi 9h o 16H 30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 Notional, Tele-Pre.w 285-7306 Vacances, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 Lettre aux féministes Chères féministes, Si vous niez que les femmes s'habillent pour plaire aux hommes (chronique d'Anne Richer dans LA PRESSE du 1er mars), vous niez la sexualité comme la nature Ta voulu.Exemple: les animaux (parade/ conquête \u2014 mâle/femelle).Femmes, qui voulez-vous séduire alors?Lorsqu'une femme porte des souliers à talons hauts, bas de nylon «transparents», jupe fendue aux trois quarts surmontée d'une jolie blouse de dentelle la plupart du temps assez «transparente» pour percevoir le petit soutien-gorge «transparent» (quand il y en a un), eh bien, je crois à ce moment qu'il est «transparent» qu'un homme soit en droit de penser que cette femme s'habille dans le but d'être jolie, de plaire et de séduire.Autrement, habillez-vous en bonnes soeurs et qu'on n'en parle plus.Mais, n'oubliez pas, mes soeurs, qu'à ce moment-là le bas de nylon est péché.Je ne vois pas alors ce que soeur Anne vient faire dans des bas de nylon.Laissez cela entre les mains et sur les jambes des vraies femmes, celles qui n'ont pas peur de pécher ou celles qui savent bien les porter.Soeur Anne a séparé le monde en deux: les féministes et les autres.Eh bien, soeur Anne et consoeurs, si vous voulez être logiques avec vous-mêmes, ce n'est pas le fait que la publicité dise que telle marque de bas plaît aux hommes qui devrait vous choquer, mais le bas de nylon lui-même que vous devriez bannir parce que ce bas, qu'il s'agisse d'une marque ou d'une autre, plaît aux hommes; c'est normal puisque c'est NOUS qui les avons «pensés».«fabriqués».comme tout le reste d'ailleurs.et ça depuis que le monde est monde.L.BRUNET St-Benoît de Mirabel nue des conducteurs québécois qui, se prétendant bien assurés, rejettent, d'un coup de volant, toute responsabilité vis-à-vis de la vie d'autrui et font sur la route ce que bon leur semble.Inconscience du ministère des Transports?S'il reste un doute sur la rentabilité des compagnies d'assurance-auto, pourquoi ces compagnies ne font-elles pas de l'assurance-vie?Pourquoi le gouvernement n'as-sume-t-il pas entièrement l'assurance-auto, quoi qu'il en coûte.sur la base de la performance individuelle?(A lui de voir à ce que cette performance soit positive.) Pourquoi, enfin, recommander aux compagnies privées d'assurance générale d'accroître leurs primes d'assurance-auto pour éviter la faillite?Si elles n'ont pas les reins assez solides, pourquoi les tolérer?Pourquoi?Que je sache, ce ne sont pas là des oeuvres de charité.André CHÈNIER Boucherville La répression en Iran L'alimentation chimique Depuis quelques années, «Consommation et Corporations Canada» oblige les fabricants de produits alimentaires (et autres) à indiquer sur le contenant la liste des ingrédients du contenu, par ordre d'importance.Ce fut certes une belle initiative de la part des fonctionnaires fédéraux pour informer les consommateurs canadiens de la façon dont ils s'empoisonnent à petit feu.Les additifs, préservatifs, essences et colorants artificiels allongent la liste des composants.Belle initiative qui me semble toutefois incomplète.Par exemple, «Sucre, cacao, lécithine (végétale), sel, essences naturelles et artificielles» composent une poudre de chocolat instantané.Mais y a-t-il 50% de sucre, 45% de cacao et 5% de divers; ou bien 85% de sucre et 10% de cacao.?La différence est de taille, et pourtant nul, sauf le fabricant, ne le sait.Il faudrait obliger les fabricants à indiquer les pourcentages de tous les composants de leurs produits, sur les contenants.Si vous appuyez cette suggestion, écrivez vos commentaires à: M.Charlie Shep-pard, Consommation et Corporations Canada, Directeur des produits de consommation, Place du Portage I, Ottawa-Hull, K1A 0C9.Michel BOURASSA Québec Aux autorités fédérales, Plusieurs organismes humanitaires tels que Amnistie Internationale, ainsi que des groupements actifs dans le milieu, ont fait état ces derniers mois d'une répression brutale sévissant contre toute forme d'opposition en Iran.Exécutions massives d'écoliers, mise à mort de femmes enceintes, «plus de 200 déclarations détaillées de torture» reçues par Amnistie (Bulletin de la section canadienne d'AI, janv.82), et au total, l'exécution de près de «8000 personnes au cours des 6 derniers mois» (M.Rajavi, rapporté par Reuter, 6 janv.82), indiquent une situation extrêmement grave.Ceci suscite la consternation et appelle l'intervention urgente des instances internationales et plus particulièrement celle de l'ONU.C'est pour cette raison que nous \u2014- 20 étudiantes et étudiants iraniens résidant au Canada \u2014 avons entamé à Montréal une grève de la faim le mardi 16 février.Notre demande est la mise sur pied par l'ONU d'une mission internationale d'enquête chargée de visiter les prisons iraniennes et d'observer les conditions de détention de quelque 27 000 prisonniers politiques.Nous nous adressons maintenant à vous, pour vous prier avec insistance d'intervenir le plus rapidement possible en vue de faire cesser les violations flagrantes des droits de l'homme en Iran et de mettre un terme au génocide perpétré par le régime de ce pays.Amir KHADIR pour: L'Association des étudiants musulmans (sympathisants des mojahédines) Haïti, visage de la misère Plus de mâles, plus d'argent M.Michel Roesler, LA PRESSE De toute évidence, à lire votre article sur le surintendant des assurances et les assureurs-auto (LA PRESSE, samedi 6 mars), ces derniers sont «de votre côté», comme Steinberg: du côté des hommes parce que, statistiquement mêlés à plus d'accidents que les femmes, ils paient finalement de plus fortes primes.Dans cette discrimination de sexe, ils trouvent évidemment leur compte.D'où leur insistance à exiger que le sexe demeure un critère de tarification.Ce qui se comprend d'autant plus que la majorité des conducteurs d'autos sont des mâles, au Québec et ailleurs.Plus de mâles, plus de primes; plus de primes, plus d'argent; plus d'accidents, plus de hausses de primes.Evidemment, un homme qui n'a jamais eu d'accident en trente ans, payera plus cher en prime d'assu- rance, année après année, non seulement parce que l'inflation a accru la facture de réparation (.), mais parce que la majorité des conducteurs étant mâles, statistiquement, il est inévitable qu'il y ait plus d'accidents de conducteurs mâles.Je regrette, à cet égard, de ne pas être né de sexe féminin.Les femmes sont plus prudentes, plus courtoises, plus «soucieuses de la vie et de l'intégrité d'autrui.Et je n'arrive pas à comprendre pourquoi le Québec a institué un système bâtard, où l'automobiliste doit faire vivre à la fois l'assurance d'État et l'assurance privée, même sans accident.Et je n'arrive pas à comprendre pourquoi, dans l'ensemble du Canada, la tarification ne dépendrait pas uniquement de la performance des conducteurs individuels, au cours des ans! Et qu'est-ce qui empêche le Québec, en la matière, de mettre l'accent, non plus sur l'assurance, mais sur l'insouciance bien con- En décembre 1981 je suis allé en Haïti avec mon époux d'origine haïtienne.Nous en sommes revenus lui et moi heureux d'être enfin chez nous.En lisant l'article de M.Guy Pinard, dans votre édition du samedi 13 février, j'ai revu le cœur au bord des larmes le manchot qui me montrait son moignon à tous les jours pour que je lui donne de l'argent.Je revoyais aussi le bambin qui m'effleurait en silence pour pour exorciser sur ma peau blanche la faim et la misère; univers dans lequel Duvalier l'a plongé comme dans un gouffre.En revoyant en pensée ces instants dramatiques, je suis convaincue d'une chose: je ne retournerai jamais plus en Haïti.Mais je suis tout de même heureuse d'avoir vu sur place ta vie du peuple haïtien et d'avoir senti dans toute sa cruauté la misère que notre culture nord-américai- ne ne nous permet pas de voir dans toute son ampleur.Dans cette île ravagée par la misère, la torture physique et morale et la répression, j'ai touché la «vraie» misère humaine ou inhumaine, devrais-je dire.Récemment j'ai rencontré des gens qui ont visité Haïti et leur réaction est semblable à la mien-né.-^p' \">v* Ils ont vu en Haïti des choses qui dépassent l'imagination et qui les ont marqués pour le reste de leur vie.Il faut être complètement insensible à la douleur humaine et à sa responsabilité personnelle, chrétienne, morale, ou encore être «aveugle», pour apprécier à tous les points de vue un voyage en Haïti, et retourner à tous les ans s'y faire «dorer la bedaine», alors que des Haïtiens meurent.dans l'anonymat.Suzanne CHENIER St-Jérôme H ' .B.Priorité est accordée dans cette page aux lettres d'intérêt général se rapportant à des article* parut dam LA PRESSE, la concision est recommandée.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à lamachine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: « Tribune libre », LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.DE RENOVATION 2 SEMAINES SEULEMENT AVANT LA FERMETURE DU MAGASIN À 767 RUE STE-CATHERINE OUEST! Nous allons bientôt fermer notre magasin pour entreprendre d'importantes rénovations.Nous avons l'intention d'en faire le plus grand et le meilleur magasin de chaussures du Canada! 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portrait-robot des jeunes suicidaires à moins de tronquer l'essentiel: la part de mystère que renferme chaque être humain et qui échappe à toute prétention scientifique.Toutefois, quelques traits généraux se dégagent du cheminement psychologique qui risquent de conduire au suicide.L'histoire de Carole illustre bien l'itinéraire d'un voyage au bout de l'angoisse et du désespoir.Aînée d'une famille de cinq enfants, Carole, dès sa naissance ne se sent pas désirée.Le père hésite à reconnaître cette enfant.La fillette a environ quatre ans lorsque ses parents se séparent.Cette rupture lui inflige une blessure d'autant plus déchirante que la mère dénigre ouvertement le père absent.En réaction, Carole développe des maladies de peau qui retardent le début de son entrée à l'école où elle accumulera des résultats médiocres tout au long du cours élémentaire.A l'âge de 13 ans, au moment d'entreprendre la dernière étape du cours élémentaire, Carole quitte le foyer maternel, à la suite d'une mésentente avec l'ami de sa mère, pour aller habiter seule avec son père.Déjà perturbée, l'adolescente vit dans le climat de beuveries de son père.Celui-ci, loin de refréner les frasques de sa fille, l'y encourage.Carole bamboche, étourdit son existence dans l'alcool, la drogue et l'activité sexuelle.Ce régime permissif dure plusieurs mois jusqu'au placement de l'adolescente dans un centre d'accueil.Six semaines de réclusion s'écoulent pour elle qui, ainsi privée de ses moyens d'évasion et confrontée avec sa réalité, se met à divaguer.L'institution la renvoie chez sa mère en attendant un transfert dans un autre centre d'accueil plus approprié.Carole vient d'avoir 14 ans quand elle y entre.Elle adopte une conduite docile et passive face aux règlements et au train-train de l'établissement.Renfermée, elle communique peu avec son nouvel entourage et se retire dans son coin.Le peu qu'elle consent à livrer de sa détresse, Carole l'exprime en ces mots: «Personne ne peut m'aimer, vous faites semblant de m'aimer, je suis méchante moi.» Quatre mois passent.Un soir, seule dans sa petite chambre, Carole griffonne sur un bout de papier: «Adieu pour toujours.Dites bonne fête à mon frère et à ma soeur», puis, elle se pend à l'aide d'un vêtement.Des réactions impulsives L'histoire de Carole montre bien quelles adversités traversent les personnes susceptibles de devenir des suicidaires chroniques.La plupart du temps, l'acte suicidaire chez les adolescents relève d'une crise réactionnelle, et le geste en lui-même revêt un caractère très impulsif, sans scénario planifié.«N'ayant pas encore d'identité ferme, vibrant avec beaucoup d'intensité à tout ce qui les touche, les adolescents sont impulsifs et spontanés.Un événe- ment ressenti comme une perte qui s'ajoute à toutes sortes de tensions accumulées, peut rompre leur équilibre émotif précaire.Par l'acte suicidaire, ils réagissent à une situation rendue insupportable à leurs yeux», explique Maurice Barker, psychologue au sein de l'équipe de la section des adolescents de l'hôpital Sainte-Justine.«Une ambivalence empoigne les adolescents.Ils oscillent entre le désir de s'affranchir de leurs parents et la peur de perdre leur affection.Souvent, le passage à l'acte suicidaire d'un adolescent comporte donc un mélange d'agression contre soi et contre l'entourage», lui fait écho le Dr Claude Marquette, psychiatre au même hôpital.Entre l'hostilité tournée contre la société et la colère dirigée contre soi, la marge se réduit à une corde raide.«Quand on stoppe les agissements délictueux d'un jeune qui extériorisait ainsi sa désespérance, il faut canaliser son énergie.Sinon, il retourne son agressivité contre lui-même.Le risque suicidaire s'accentue au moment de l'arrestation», affirme Pierre Foucault, psychologue conseiller aux services p»rofession-nels de réadaptation de l'Association des centres d'accueil du Québec.Les tentatives de suicide: des appels à l'aide Les adolescents qui attentent à Pour les parents, un deuil pas comme les autres Devant le suicide d'un jeune, la plupart des gens blâment les parents.Ce réflexe exacerbe un deuil pas comme les autres, qui les meurtrit déjà profondément.La mort d'un enfant pour cause de maladie est déjà un dur coup.A plus forte raison, une mort délibérée produit-elle un choc, un choc d'autant plus dévastateur qu'un sentiment de culpabilité avive la douleur.«Même après cinq ans, c'est terriblement dur d'en parler.Bien que pareil événement résiste à l'oubli, je m'exerce à l'amnésie forcée.Sinon, l'existence ne serait pas vivable».témoigne un père dont un fils s'est suicidé avant d'avoir franchi le cap de l'adolescence.Il a accepté de relater les faits et circonstances qui ont entouré la mort de son fils Paul, afin que son témoignage fasse contrepoids aux préjugés tenaces poussant les familles ainsi éprouvées à étouffer la vérité, comme s'il s'agissait d'un secret honteux.«Plusieurs semaines auparavant, raconte-t-il, Paul avait séjourné à l'hôpital où on l'avait traité pour dépression.De retour à la maison, il avait repris espoir.Puis, il nous a semblé, à ma femme, et à moi, qu'il dégringolait à nouveau.Il avait encore besoin d'aide psychologique et nous nous sentions démunis devant cela.Avec le consentement de Paul, nous nous sommes alors adressés au même hôpital pour protéger notre fils.» Deux jours après son admission, Paul enroule une ceinture autour de son cou et se pend dans la salle de bain de sa chambre.«Quand les médecins m'ont appris son suicide, cela m'a assomme.Je me rappelle seulement avoir erré plusieurs heures comme un somnambule au volant de mon auto avant d'annoncer la mort tragique de Paul à sa mère et à ses trois frères», poursuit-il.S'armant de courage, cette famille n'a pas dissimulé la vérité à la parenté et aux amis du voisinage.«Une personne qui se suicide ou une personne qui se fait assassiner sur la rue, c'est la même fin tragique: la mort», note Monsieur Y.Cette vision des choses et les réactions compatissantes n'ont pas empêché le «pourquoi» culpabilisant.Qu'on le veuille ou non, un suicide transmet implicitement aux survivants un jugement négatif sur la vie vécue au sein d'un réseau de relations.Même les parents qui n'ont pas ménagé leurs efforts d'attention et de compréhension, tournent à rebours le film des jours précédant le suicide de leur enfant, à l'affût d'omissions ou de signes précurseurs alors restés inaperçus.S'il n'est pas tombé à bras raccourcis sur le manque de surveillance du personnel hospitalier, pour en faire un bouc émissaire, par contre le père de Paul a ressassé tant et plus les derniers moments d'échange avec son fils.«J'étais allé voir Paul, la veille de sa mort.Son compagnon de chambre déblatérait contre tous les parents de la terre.Paul lui a rabattu le caquet en lui disant: «Ferme-la! Moi je sais maintenant que les parents ont raison».Ce soir-là, contrairement à ses habitudes au cours de son hospitalisation antérieure quand les visites se terminaient, il m'a accompagné jusqu'à la porte de sortie et m'a longuement regardé m'éloi-gner», se remémore-t-il.Monsieur Y confie aussi avoir rencontré et interrogé les camarades de classe et les professeurs de son fils «pour comprendre ce qui s'est passé et vérifier si les attitudes de Paul n'avaient pas laissé transpirer ses intentions».«Vient un jour où il faut se faire une idée, sous peine de se condamner à une lente destruction, dit-il.Il faut bien accepter qu'un adolescent est une personne entièrement distincte de ses parents, capable de prendre des décisions et de les assumer.N'ayant aucun droit de possession sur la vie de mon fils, je ne pouvais pas l'empêcher de prendre la décision d'en finir.» Une juste perspective Ce père est ainsi parvenu à replacer les événements dans leur juste perspective: «Paul était un garçon brillant, doté d'une mémoire phénoménale, qui s'est très tôt passionné pour la musique.Mais il fut toujours un enfant difficile à cause de sa perspicacité précoce.Arrivé au niveau secondaire à l'école, il a commencé à décrocher et à expérimenter diverses drogues.Face à ses comportements, nous avons opté pour une institution susceptible de mieux l'encadrer.Il s'y plaisait et cela l'encourageait à terminer son secondaire et à entreprendre son cégep.Il s'est bien efforcé de rentrer dans le rang.Mais je crois qu'il n'était pas fait pour ce monde-ci, qu'il était incapable d'y faire face.» Ceux qui restent.Les autres membres de la famille de Paul portent différemment le poids de son suicide.«Sa mère ne s'en remet pas.Elle se reproche amèrement cette mort, convaincue d'en être la seule responsable.Son frère cadet, le plus bouleversé, éprouve beaucoup de difficulté à se brancher sur une voie qui le satisfasse, et est devenu irascible.Quant à ses deux autres frères, cela les a comme fouettés.Ils ont changé leur style de vie et se sont imposé une discipline très dynamique», conclut Monsieur Y.Les répercussions d'un suicide sur ceux qui restent sont donc énormes.Là-dessus, toutes les recherches convergent: ce deuil bourré de remords constitue un facteur de risque élevé de suicide dans l'entourage immédiat de la personne qui s'est enlevé la vie.«Il faut absolument liquider la culpabilité et s'assurer dans une famille que l'un des frères ou des soeurs ne s'identifie pas au suicidé», affirme Jean-Louis Campa-gna, directeur du Centre de prévention du suicide de Québec.Ce qu'on appelle «l'autopsie psychologique» aide les personnes ainsi affectées à surmonter leur deuil particulier.Ce soutien s'inscrit nettement dans le champ de la prévention.Mais en cette matière, le Québec tâtonne.DEMAIN: Les balbutiements du Québec en matière de rpévention.leurs jours veulent-ils vraiment mourir?«Une phrase revient comme un leitmotiv dans la bouche de ceux qui ont attenté à leurs jours: «Je ne suis plu* capable de continuer de vivre», répond Pierre Létourneau.«L'acte suicidaire des adolescents se rattache peu à une conception de la mort, d'ailleurs très différente de celle des adultes.Ils cherchent plutôt à travers ce geste une solution pour arrêter de souffrir», enchaîne le Dr Claude Marquette.Une tentative de suicide équivaut donc à lancer un appel à l'aide, un cri qui signifie: «Je suis trop malheureux.Occupez-vous de moi.» Dans cette foulée, un certain nombre de suicides réussissent accidentellement.A preuve, 13 des 49 adolescents, hospitalisés à Sainte-Justine pour intoxication volontaire durant les années 1977 à 1980, avaient avalé un cocktail de médicaments à portée de leur main, dont le degré de lé-talité a nécessité des soins intensifs pour les arracher à la mort.Bien que restreint, ce bilan interne de l'équipe de la section des adolescents de Sainte-Justine met néanmoins en relief le faisceau de problèmes qui se noue derrière une tentative de suicide.Plus du quart de ces 19 auteurs de tentatives de suicide - 17 garçons et 32 filles \u2014 s'adonnaient aux drogues.Iî n'existe pas de lien de cause à effet entre la consommation de drogues et le suicide.Cependant, comme tout suicide s'accompagne d'un état de dépression, les effets dépressifs de certaines drogues et de l'alcool enfoncent davantage dans la déprime ceux qui broient du rioir et essaient d'anesthésier leur angoisse.En outre, les jeunestlro-gués s'endettent rapidement envers leurs fournisseurs, qui les traquent sans merci.\\ A trop se débattre pour surnager aux pressions de tous genres, il suffit d'un ennui et tout bascule dans le désespoir.Interrogés sur les circonstances de leur geste, les jeunes tirés de l'impasse à Sajnte-Justine ont invoqué des motifs d'abord reliés à leur famille (rejet parental, mésentente'avec le nouveau conjoint à la suite d'un divorce, conflits orageux avec les parents, etc.), ensuite à leur vie sentimentale (peine d'amour, etc.), puis à l'école (échecs scolaires, etc.).S'il ne faut ni surdramatiier ni banaliser une tentative de suicide, le danger de récidive s'estompe ou persiste selon la personnalité de l'adolescent, son degré d'autonomie et le soutien qu'il reçoit dans son milieu quotidien.Dans une proportion de 40 p.cent, les 49 adolescents recencés à Sainte-Justine ont répété leur geste.«Les adolescents se rebellent promptement quand ils s'aperçoivent que leur tentative de suicide n'a rien changé aux attitudes des adultes qu'ils côtoient.Ils laissent de moins en moins de place à la négociation», remarque le Dr Jean Wilkins, responsable de la section des adolescents de Sainte-Justine.\\ \\ - ¦ i t % i photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Le Dr Jean Wilkinsf responsable de la section médecine des ' adolescents à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal.Scandales politiques en Allemagne de l'Ouest VIENNE \u2014 Depuis environ un mois, l'Allemagne de l'Ouest est la scène d'une série de scandales politiques qui risquent de tourner mal pour la coalition libéral-socialiste au pouvoir.Le quotidien «Frankfurter Rundschau», qui ne cache pourtant pas ALBERT JUNEAU collaboration spéciale ses préférences pour l'équipe gouvernementale, parle même d'un \u2022Watergate allemand» et perçoit déjà des signes avant-coureurs d'un effondrement du cabinet Schmidt.Le gouvernement fait face, en effet, à un scandale retentissant sur le financement des partis, mettant en cause deux membres de l'exécutif: le ministre des Finances, M.Matthoefer (socialiste) et le ministre de l'Économie, M.Lambsdorff (libéral).D'autres personnages haut placés sont également impliqués.Le financement occulte des partis Les membres du gouvernement sont soupçonnés de s'être livrés à un trafic d'influence, dont le grand groupe industriel, Friedrich Flick, aurait tiré profit en ne payant pas d'impôt sur une transaction importante, en échange d'avantages fiscaux.Flick aurait subventionné directement ou indirectement le Parti socialiste ou le Parti libéral.Les deux ministres ont catégoriquement nié leur culpabilité et ils ont de plus reçu la confiance totale du chancelier Schmidt.Le parquet de Bonn a ouvert une enquête dont on devrait connaître bientôt les résultats.En réalité, ce scandale politique en est un parmi bien d'autres.Depuis quelques mois, en effet, une enquête est en cours sur le financement occulte des partis politiques.Des poursuites sont déjà en- gagées contre près d'un millier de firmes et de personnes, qui auraient versé de l'argent dans les caisses des partis en passant par des fondations.Tous les partis seraient impliqués, sauf celui du Bavarois Joseph Strauss.Aussi, l'opposition s'est-elle montrée très prudente jusqu'à maintenant dans ses critiques, sachant bien qu'elle pouvait être arrosée à son tour à tout moment.Opérations immorales Ces événements surviennent à un bien mauvais moment pour la classe politique qui se voit déjà aux prises avec deux autres scandales d'importance.Le premier met en cause la Fédération des syndicats ouest-allemands \u2014 un allié des socialistes \u2014 et la société de construction Neue Heimat de Berlin, dont ils sont propriétaires.Après une enquête de l'hebdomadaire «Der Spicgel», le directeur et deux membres de la direction de la société d'habitation, qui construit et gère des logements sociaux, durent démissionner parce qu'ils avaient usé de leur position pour s'enrichir personnellement, légalement mais immoralement.Le second scandale implique le service de renseignement de la République fédérale (BND).Une revue d'extrême gauche «Kon-kret», a révélé le témoignage d'un ancien agent fédéral, aujourd'hui responsable des services de sécurité en Bavière, d'après lequel le BND aurait placé un des siens dans l'entourage de M.Nixon, un autre auprès du cardinal Koenig de Vienne et un troisième au Vatican.Contestation chez les socialistes et les libéraux L'accumulation de ces scandales a créé sur les bords du Rhin une atmosphère lourde, qui n'est pas sans rappeler celle qui régnait en 1974 lorsque la découverte de l'espion Guillaume provoqua la chute du chancelier Willy Brandt.Les conséquences pourraient être graves pour la coalition Schmidt-Genscher qui traverse la période la plus difficile depuis les élections de novembre 1980.Il ne se passe pas de semaine où l'avenir de la coalition n'est pas remis en question.La presse qui, par penchant naturel a tendance à grossir les événements, a plus d'une fois annoncé la fin prochaine du gouvernement libéral-socialiste.Déjà, l'été dernier, les libéraux avaient menacé de rompre l'alliance devant l'obstination des socialistes à vouloir réaliser un large programme d'investissements publics pour lutter contre le chômage.Après avoir eu gain de cause en juillet, ils ont dû céder de la corde le mois dernier, non sans avoir mené un débat dont la coalition est sortie affaiblie.Le chancelier Schmidt a dû poser la question de confiance en Chambre.Mais l'essentiel se passe à l'inté- rieur de chaque parti (libéral et socialiste) menacé de divisions par la fameuse question du réarmement.L'aile gauche socialiste s'organise en force efi vue du prochain congrès du parti en avril, où elle veut tout simplement rejeter la politique actuelle du parti et du chancelier Schmidt et opter carrément pour un désarmement unilatéral.Les libéraux sont également aux prises avec un fort mouvement de contestation.Plus de 700 membres du parti, dont 11 députés sur 54, ont réclamé, il y a deux semaines, la tenue d'un congrès extraordinaire pour redéfinir la position du parti en ce qui concerne l'implantation des nouvelles armes nucléaires américaines sur le territoire allemand.L'autorité du président du parti, M.Gefi-scher, qui est aussi ministre des Affaires extérieures, a été directement mise en doute.La situation politique en Allemagne de l'Ouest apparaît donc de plus en plus instable.i ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 MARS 1982 ¦ «L'indépendance ne se fera pas par le pouvoir» DE F.-A.ANGERS «Si une armée de travailleurs ne se lance pas tout de suite dans la bataille, dans dix ans, l'indépen- dance ne possible! » sera plus PAUL ROY Pour François-Al- bert Angers, qui prenait la parole samedi soir au banquet de clôture du 148e Congrès annuel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, la nation québécoise vit présentement une situation d'une gravité exceptionnelle.Et pourtant, dit-il, la mobilisation ne se fait pas.«Pourquoi?» SSJBM: un problème de relève Dire que la Société Saint - Jean -Baptiste s'est mise à l'heure de «Bozéjeu-tifes» serait une exagération.En fait, rage moyen des participants au Congrès annuel de la SSJBM, ce ^reek-end, à l'hôtel Méridien, devait friser la cinquantaine.Le président de la Société, Gilles Rhé-aume, lui-même un jeune, à 30 ans, est le ftféïnier à admettre qu'il y a un problème de relève.\u2022 h mm »Mais en fin de semaine, il y en avait ûèS' jeunes.Pas des tonnes, mais des vrais, de moins de 30 ans.Bernard Morin, 26r8hs: Marie Leroux.21 ans; Serge Paquet-te, 23 ans; Robert La-douceur, un ex-Méoui dé 21 ans qui a été élu conseiller général samedi après-midi.Vendredi soir, un atelier-jeunesse a même réuni pas loin de 40 .jeunes.Bernard Morin, pour un, se dit plus à l'aise au sein de la SSJB qu'au sein du PQ.«Pour moi, c'est la question nationale qui est la priorité.Or, le PQ, en tant que gouvernement, doit s'occuper de chômage, d'inflation, c'est olus lourd comme appareil.Ici, on peut parler d'indépendance les mains libres.» Morin admet qu'avant le référendum, la SSJB était principalement constituée de «p'tits vieux» et de «p'tites vieilles» mais que le changement est désormais amorcé.L'apathie des moins de 20 ans l'inquiète toutefois.C'est, dit-il sur cette clientèle qu'il va falloir faire porter les efforts de recrutement.VINYLE UN MATÉRIAU IDÉAL POUR: souris m po«t! patio Contre-portes Contre-fenêtres Distributeurs: Produits: \u2022 Solaris \u2022 Supervision Garantie 5 ans SOLARIS HI , ., fenêtre coulissante Estimation 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ont le choix entre plusieurs batailles à livrer aujourd'hui: «Tu peux être pour l'indépendance, contre le nucléaire, tu choisis souvent ce qui est le plus à la mode.moi, je suis allé vivre dans l'ouest et j'ai trouvé ça écoeurant comment on était traités les Québécois! » Comment Morin et ses amis s'entendent-ils avec les «p'tits vieux» de la SSJB?«Il y a une solidarité entre nous, après tout, c'est notre histoire, c'est le fun; moi, mon grand-oncle est mort à Saint-Denis.» Mais Morin, qui a vaguement l'allure Paul Piché, avoue que personnellement, il aurait préféré que le 148e congrès ait lieu dans une cabane à sucre plutôt qu'au Méridien en fin de semaine.À cause de notre esprit de parti, conclut-il.Cet esprit qui nous fait accepter que le parti (québécois) déroge à sa ligne.«Ce n'est pas tellement le parti qu'il faut blâmer comme les partisans qui acceptent ces dérogations.S'il y a un blâme que j'adresserais au Parti québécois, c'est celui d'avoir voulu éteindre toutes les voix nationalistes qui auraient voulu le critiquer.» Pour François-Albert Angers, une fois écartée la possibilité d'une révolution armée, il ne reste plus qu'une façon de préparer l'indépendance du Québec: créer une assemblée constituante qui rédigerait une constitution québécoise, puisque le Québec n'est pas partie de la constitution dont s'apprête à se doter le Canada.Rappelant, par ailleurs, aue ce sont les «états généraux» de 65-67 qui ont amené le Parti québécois au pouvoir, le conférencier a souligné que c'est ce travail à la base qui ne se fait plus.Selon lui, le PQ doit éviter de céder à la tentation du pouvoir.«L'indépendance ne se fera pas par le pouvoir, elle se défera par le pouvoir.peut-être faudrait-il retourner dans l'opposition, reprendre l'éducation populaire, obtenir un mandat clair.» Samedi après-midi, les membres de la SSJBM ont procédé à l'élection de leurs conseillers généraux et confié un deuxième mandat à leur président Gilles Rhéaume.m- TAPIS DE PERSE ET D'ORIENT Une occasion inespérée d'obtenir un tapis de qualité faisant partie d'une vaste collection de 602 tapis.ENCAN PUBLIC La compagnie d'assurance nous a autorisés à vendre par encan public, au plus haut enchérisseur, les tapis de Perse et d'Orient récupérés.La collection comprend: Nain de soie, Isfahan de soie, Isfahan semi-antique, Kashans antiques, Qums antiques, Afshars, Shiraz, Tebrizes, Sennehs, Kirmans, Bakhtiars, Afghans, Kazak, Chinois, Yahyalis, Baloochis et Bokjaras, de 3' x 2* à 18' x 12'.TOUS LES TAPIS FURENT NETTOYES ET SÈCHES SUR-LE-CHAMP ET ILS SONT EN PARFAIT ÉTAT.AFIN DE LIQUIDER TOUT LE STOCK, L'ENCAN DURERA 2 JOURS CONSÉCUTIFS.DATE ET HEURES: 17 et 18 mars, à 20h00 Inspection de 11 h à 18h VILLE MONT-ROYAL 90f AV.ROOSEVELT PERMIS #31 4.3 li 100km cote routière (65.69 MAG) Honda Civic 1300FE Hatchback 5 vitesses m .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.\u2022A' ¦ 5.0* H/lOOkm cote routière (56.5 MAG) Honda Civic 4 portes Sedan 5 vitesses » chez 5.7 li/100km cote routière (49.56 MAG) Honda Accord Hatchback 5 vitesses 5.8 li/100km cote routière (48.7 MAG) Honda Prelude Sport Coupé 5 vitesses En 1982, les acheteurs Honda de la province en auront plus pour leur argent.30 améliorations importantes ont été faites sur la carrosserie seulement.Plus de 40 améliorations techniques ont été apportées au fameux moteur Honda afin d'en accroître encore la fiabilité, qui fait pourtant déjà l'envie de l'industrie automobile.Aux acheteurs de la province en 1982, Honda garantit ses voitures contre la corrosion pendant 60 mois/kilométrage illimité, ce qui est incroyable en soi.Mais Rallye va encore plus loin.Si vous achetez et prenez livraison de votre Honda chez Rallye Honda de LaSalle en mars, avril ou mai 1982, Rallye étendra la garantie contre les perforations dues à la rouille pendant 7 ans/kilométrage illimité.La garantie s'applique même au deuxième ou troisième propriétaire de la voiture.Du jamais vu dans l'industrie.Et c'est absolument gratuit.À tous les points de vue.Honda llauto-satisfaction RALLYE * Cote routière selon Transport Canada -1- Angle Clément et Lafleur à LaSalle 364-1121 Rallye vend l'antirouille Thermoguard qu'on vous donne gratuitement durant cette promotion. A 10 Edmonton: la grève du transport en commun se poursuit EDMONTON (PC) \u2014 Les employés en grève depuis un mois des transports en commun d'Edmonton ont rejeté à 89 p.cent une offre de convention collective qui leur aurait donné Tannée prochaine la parité de salaire avec ceux de Calgary, a annoncé hier le président de leur syndicat.Depuis le 15 février, plus de 125,000 citoyens d'Edmonton qui normalement prennent l'autobus ou le tramway doivent se débrouiller pour aller autrement au travail et en revenir.M.Philip Heiland a dit que plus de 1,000 des 1,300 syndiqués avaient voté dans un hôtel du centre-ville.La ville offrait aux employés de plus d'un an de service $12 de l'heure, avec effet rétroactif au 1er janvier.Ils gagnent actuellement $9.85.Le projet de convention prévoyait aussi une hausse jusqu'à $12.70 de l'heure à compter du 9 janvier 1983 et jusqu'à $14.40 de l'heure au 10 juillet 1983.Les négociations sont compliquées du fait que la ville insiste sur son droit d'emolover des chauffeurs ou conducteurs à temps partiel et de déterminer des heures de travail flexibles.Un bon effet de la grève des infirmières La grève des infirmières de ___l'Alberta a eu au moins un effet positif.En effet, elle a per-, mis à John Scaife, qui devait subir une intervention chirurgicale complexe dans la jambe, d'éviter ce traumatisme puisque pendant la grève, l'os sur lequel les médecins devaient pratiquer une greffe s'est ressoudé de lui-même."]
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