La presse, 18 mars 1982, C. Économie et finance
[" I I I I Un modedepargno SUPERIEUR Nos certificats de DEPOT GARANTI périMIM 2 Mi tf TRUST GEI\\IER/\\L Impôts: les Québécois, même pauvres, paient plus que les Ontariens Le ministre des Finances Jacques Parizeau a avoué la fin _ de semaine dernière aux dirigeants de son parti que l'écart entre le fardeau fiscal des Québécois et celui des Ontariens s'accroîtrait en 1982.Mais les contribuables québécois qui se sont déjà attelés à la .corvée de préparer leur déclaration d'impôt pour Tan dernier pourront s'apercevoir que cet écart s'est déjà accru en 1981! Avec un revenu brut de $25,000, un Québécois paiera $1,338 de -plus en impôts sur le revenu que son compatriote ontarien, un 'fossé de 23.7 pour cent.Ces résultats sont décourageants, parce qu'en 1979 et 1980, on avait effectivement enregistré une réduction de l'écart des taxes personnelles entre le Québec et l'Ontario, du moins pour les catégories de revenu moyennes et modestes.Mais ce rattrapage a pris fin.Et plus inquiétant encore, on sait déjà que le fossé s'agrandira en 1982.Ce sera encore pire si le premier ministre Lévesque met à exécution sa menace de hausser les impôts.rv Des préjugés vivaces La lecture du tableau ci-dessous permet de dissiper un préjugé vivace sur l'évolution de la taxation personnelle au Québec.'Ces chiffres ont été obtenus très simplement, en complétant des déclarations fictives à partir des formulaires pour le Québec et l'Ontario.Quand le ministre Parizeau a annoncé sa réforme de la fiscalité dans son budget de 1978-79, il accroissait le fardeau fiscal des plus riches pour réduire celui des moins riches.Il a ainsi réussi à ramener le niveau des impôts des faibles revenus en dessous du niveau ontarien.¦ lia Et bien, cela n'est plus vrai.En 1981, tous les Québécois, ou presque, qu'ils soient riches ou pauvres, paient maintenant plus qu'en Ontario.C'est ainsi qu'avec un revenu brut de $7,500, dont on soustrait les déductions habituelles, le Québécois célibataire paiera $601 d'impôt, contre $553 en Ontario, un écart de 8 pour cent.On arrive très rapidement à des écarts élevés de plus de 20 pour cent.Avec un revenu brut de $15,000, un revenu toujours très inférieur à la moyenne, l'impôt sera supérieur de $544, un écart de 21.8 pour cent.Paradoxalement, ce sont les couches moyennes qui seront les plus pénalisées, puisque les écarts les plus élevés entre l'Ontario et le Québec se trouvent dans les couches de revenus qui .tournent autour des $25,000 ou $35,000.Pour les hauts revenus ^de $50,000 et plus, l'écart se rétrécit! En cherchant bien, on trouvera toutefois quelques contribuables qui paient moins cher au Québec.Ce sont les contribuables imposés comme mariés, dont le revenu est inférieur à $10,000, parce que les exemptions personnelles pour conjoint à charge sont plus élevées au Québec.Tous les célibataires paient plus, quel que soit le revenu, de même que ceux qui ont des enfants à charge de moins de 16 ans, puisqu'il n'y a pas de déductions pour enfants au Québec.11 faut noter que les écarts avec l'Ontario sont parmi les plus élevés, puisque cette province est l'une des trois les moins taxées.* Le problème des cadres Ces tableaux rappellent par ailleurs que les contribuables \"-aux niveaux élevés de revenus sont les plus touchés.Cela explique notamment la révolte des cadres et du patronat en général .[-iflont la principale critique à l'égard du gouvernement péquiste porte sur la fiscalité.Cette réaction, parfois viscérale, s'explique toutefois par le 111!; fait que ce sont les milieux d'affaires qui sont les plus vulnéra-i bles à des écarts dans la fiscalité; bien plus que d'autres caté-\u201e- gories de gens dont les revenus sont aussi élevés, comme les médecins, les professionnels ou les fonctionnaires.Ils sont sensibles aux questions d'impôt parce qu'ils sont mobiles, savent ce que sont les taxes ailleurs et peuvent beaucoup -plus facilement se déplacer et déménager.Le vendeur de Jon-quière francophone unilingue, même s'il apprend que son collègue de Mississauga est moins imposé que lui, n'y peut pas grand chose.Ce n'est pas le cas de l'ingénieur de Canadair.Du côté de l'entreprise, ces écarts soulèvent des problèmes d'embauché réels, surtout pour celles qui ont une envergure nationale et des politiques d'embauché pan-canadiennes.L'avenir s'annonce mal Les milieux d'affaires sont d'autant plus inquiets que l'avenir s'annonce mal.1982 sera en effet pire que 1981.^ferCela est principalement dû à l'indexation.On sait que les autres provinces ne perçoivent pas d'impôt.Ailleurs au Canada, on ne remplit donc qu'une déclaration, où l'impôt provincial est calculé en pourcentage de l'impôt fédéral, par exemple 46 pour cent en Ontario.luuico tco piUniivw «tfj|jii\\fucut uuioi iv_ tiicvatiioittc vi *it- dexation fédéral, qui est intégral: à revenu réel égal, le taux d'imposition reste le même.Cette indexation sera de 9.8 pour cent en 1981 et d'environ 12.5 en 1982.Au Québec, l'indexation est partielle, ne portant que sur les exemptions.En outre, elle ne couvre pas l'inflation, avec 7.5 ^wur cent en 1981 et encore 7.5 en 1982.Moins bien indexés, les \u2014«contribuables québécois verront donc l'écart s'accroître avec les autres provinces.A cela s'ajoute le fait que le ministre Parizeau a annoncé dans son mini-budget de novembre qu'il abandonnait la baisse générale des impôts, promise en mars avant les élections.Dans l'ensemble, le ministre Parizeau affirme que l'écart Québec-Ontario passera de 8.7 pour cent en 1980 à 13.0 en 1982; et ce, malgré le fait que l'Ontario augmentera son taux de taxation de 2 pour cent cette année.r TTTS* déJà> sans Que l'on ne fasse rien ^ particulier, les choses empirent, on ne peut que s'inquiéter de l'impact sur l'économie.^des hausses additionnelles des impôts que Québec pourrait être \"tenté de décréter pour boucler son budget.»ift«ri»l Ann n nn 1.' /¦.¦ .,x » ?nînn] 1s« ET FINANCE CAHIER C LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MARS 1982 REVENU BRUT 7,500 _10,000 \u2022~T«,500 .,000 L'IMPOT A PAYER EN 1981 CÉLIBATAIRES QUEBEC ONTARIO ÉCART QUEBEC 8 0 \u2014 0 601 553 8.7 -9 1304 1166 11.8 539 2174 1813 19.9 1118 3040 2496 21.8 1949 6987 5649 23.7 5784 12333 9730 ' 26.8 10400 20565 16738 22.9 18671 35745 29767 20.1 33702 MARIÉS ONTARIO APRÈS DES HAUSSES EXORBITANTES Le prix de l'assurance auto se dirige vers la stabilité Les automobilistes connaîtront un certain répit en matière d'augmentation des primes d'assurance-auto en 1982, même si l'on doit s'attendre à des hausses non chiffrées encore mais qui seront nettement inférieures à celles de 1981.MICHEL ROESLER_ Si l'on en croit le rapport du surintendant québécois des asu-rances, en 1981, les hausses de primes en assurance auto ont été de 52 pour cent.Selon Sébastien Allard, vice président principal de l'Assurance Royale et président sortant du Groupement des assureurs automobiles (GAA), il faut attendre de connaître les effets des hausses de primes qui ont frappé durement les automobilistes québécois, en 1981, pour évaluer clairement la situation.Il a déclaré, d'autre part, à LA PRESSE que 1983 devrait être une année de stabilisation sur le front des primes sauf si l'inflation faisait grimper inconsidérément le coût des pièces de rechange et de la main-d'oeuvre.Il semble, pour l'instant, que la fréquence des sinistres, en assurance automobile, diminue sensiblement, à cause de plusieurs facteurs comme le chômage, le coût de l'essence, la hausse des taux d'intérêt, bref tout ce qui est nuisible à l'industrie de l'automobile ou qui oblige les automobilistes à moins se servir de leur voiture.Les coûts des réparations, par ailleurs ont tendance à diminuer grâce aux perfectionnements ap- portés par le GAA dans les centres d'estimation comme l'introduction de l'informatique qui donne au jour le jour le coût exact des pièces détachées et calcule le temps nécessaire à leur remplacement selon la réparation et le type de véhicule.Ce système informatisé permet d'avoir des estimations plus précises et par conséquent de réduire le coût des réparations.Hier, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle du Groupement des assureurs automobiles, Sébastien Allard et Raymond Medza, le directeur général de cet organisme, ont annoncé qu'en 1981 les frais de réparation ont chuté de 10 pour cent.De plus au début de 1981, le GAA lançait l'Opération qualité dans la perspective de mieux contrôler le coût des sinistres et d'améliorer la qualité des estimations produites dans les 21 centres d'estimation agréés.Cette formule a donné des résultats probants.Le montant des estimations d'un prix moyen de $630.47 à $533.39.Ce qui représente une réduction de 15.40 pour cent.Soit une réduction totale de $18 millions.Un moyen pour réduire sa prime d'assurance auto L'automobiliste qui en recevant le renouvellement de sa prime d'assurance automobile risque d'attraper une crise cardiaque, peut limiter les dégâts en acceptant d'assumer une partie de ses risques.A titre d'exemple choisir une franchise de $500 lorsqu'on assure sa maison réduit sensiblement le coût de la prime.Or $500 n'est pas une somme tellement élevée au point qu'un propriétaire est incapable de la payer.Il en va de même en assurance automobile.Généralement, les automobilistes ont une franchise de $250 pour leur assurance collision.C'est-à-dire qu'en cas d'accident ils vont payer les premiers $250 de réparation, le reste de la facture étant ensuite remboursé par la compagnie d'assurance.Personne n'empêche ce même automobiliste de réclamer une franchise plus élevée.Il lui suffit d'établir quel montant il est capable de payer en cas de sinistre.Enfin, l'automobiliste peut réclamer auprès de son courtier, une assurance dite tout risque et demander un déductible sur tous les dommages contre lesquels il est assuré, au lieu de le limiter à la seule collision.Il peut le réclamer en cas de vol, d'incendie, de vandalisme, de dégâts causés par la grêle, etc.Il est évident que s'il se fait voler un rétroviseur, son assureur ne lui versera rien puisque cet objet vaut moins que $250, si on choisit une franchise de ce montant.Mines: le secours fédéral est mal accueilli au Québec Volant au secours de l'industrie minière en difficultés, Ottawa vient de publier un document de travail intitulé «La politique minérale» mais les représentants des compagnies minières et des prospecteurs et surtout le gouvernement du Québec voient d'un mauvais oeil toute intervention du gouvernement central dans ce secteur, même sous forme d'«aide».FRAWCINE OSBORNE Au bureau du ministre québécois de l'Energie et des Res-souces, Yves Duhaime, on considère ce document comme une «ingérence nouvelle» du fédéral dans un domaine de juridiction provinciale et on n'a nullement l'intention de faire connaître à Ottawa les réactions de Québec à ce sujet.«Nous allons attendre qu'ils nous contactent», de déclarer l'attaché de presse du ministre, Roch Brisson.Contrairement à ce qu'affirmait le ministre fédéral responsable de l'industrie minière, Judy Erola, lors de la présentation du document au congrès de l'Association canadienne des prospecteurs à Toronto la semaine dernière, M.Brisson a déclaré que les provinces, le Québec du moins, n'ont jamais été consultées au sujet d'une «étude conjointe visant à donner aux petites sociétés minières un meilleur accès aux subventions».Autres propositions Le document fédéral propose également le développement de la fabrication d'équipement minier de haute technologie au Canada et l'amélioration de la qualité de vie des travailleurs miniers.Le président de l'Association des mines du Canada, David D.Thomas, déplore qu'Ottawa s'inquiète de problèmes d'équipement et de questions sociales au moment où l'industrie minière a grandement besoin d'une aide financière immédiate.Selon lui, le document fédéral ne propose aucune solution au problème du maintien de la concurrence de l'industrie minière canadienne sur les marchés internationaux.M.Thomas craint toute intervention gouvernementale dans le domaine minier, déclarant que toute autre contrainte administrative imposée par Ottawa n'était pas la bienvenue.Selon lui, ce dont l'industrie minière a besoin, c'est d'une politique d'exemptions fiscales pour l'aider à fonctionner de façon profitable, plutôt que d'agences gouvernementales additionnelles.M.Thomas a souligné les effets néfastes des mesures annoncées dans le dernier budget MacEachen concernant l'imposition des primes d'éloignement et autres bénéfices accordés aux travailleurs des régions nordiques, i de telles dispositions imposant un fardeau supplémentaire aux compagnies minières en difficultés.Prospecteurs Chez les prospecteurs, le président de l'Association canadienne des prospecteurs, John McAdam, est du même avis que M.Thomas: les compagnies minières ont besoin de concessions fiscales.Et à cet égard, M.McAdam a vanté le système en faveur au Québec, selon lequel les personnes investissant dans l'exploration minière peuvent déduire jusqu'à 166% pour cent de leur investissement de leur impôt sur le revenu.M.McAdam est d'avis que les fonctionnaires fédéraux qui ont préparé le document de travail sont peu familiers avec le fonctionnement des petites compagnies d'exploration minière, soulignant qu'il y a énormément de risques à investir dans de telles firmes, et qu'il doit y avoir par conséquent possibilité de rendements très intéressants.Chose certaine, M.McAdam indique lui aussi que ces compagnies aiment fonctionner indépendamment de toute intervention gouvernementale.«On ne veut surtout pas de subventions», a-t-il dit, car pour lui, ce sont là des «cadeaux de Grec», la plupart du temps accompagnés de conditions.Compétence provinciale Chez les prospecteurs du Québec, Gilles Carrière, le président de l'association provinciale, fait valoir que les solutions, c'est au Québec qu'on doit les mettre de l'avant, car les ressources naturelles sont de compétence provinciale.M.Carrière se réjouit par exemple que la Commission des valeurs mobilières du Québec s'apprête à changer ses règlements de façon à favoriser de nouveau la formation de petites compagnies d'exploration minières qui, le plus souvent, sont celles qui découvrent de nouvelles mines.M.Carrière estime que le document fédéral est fait «d'intentions pieuses» ajoutant que «personne n'est contre la vertu», mais que son secteur en a contre les contraintes.«Qu'on nous laisse la liberté d'explorer et je pense que le secteur va bien se porter», a-t-il dit.A l'Association des mines de métaux du Québec, le président, Gonzague Langlois, se montre moins critique à l'endroit du document fédéral.Selon lui, toute aide est la bienvenue en ces temps difficiles.Une industrie en difficultés Il est évident que l'industrie minière canadienne connaît de graves difficultés.En raison de la récession économique et d'une production accrue dans plusieurs pays du Tiers monde, les prix des métaux sont actuellement très bas.Ainsi, le cuivre, qui se ven- dait près de $1 US la livre à la fin de 1979, n'était coté qu'à 73 cents la semaine dernière sur les marchés internationaux.L'argent, qui se vendait $9.20 l'once au troisième trimestre de 1981, a baissé à $8.74 au dernier trimestre.Et que dire de l'or, qui a atteint un sommet de $850 US au début de 1980 et qui depuis, a perdu 62 pour cent de sa valeur, ce qui n'est pas sans affecter les mines d'or du Québec.Une grosse compagnie comme Mines Noranda a perdu $42.7 millions au dernier trimestre de 1981, tandis que Hudson Bay Oil and Gas perdait $15.8 millions au cours de la même période.Amiante Au Québec, les différentes mines d'amiante ont annoncé des fermetures temporaires et des mises à pied pour pallier à une chute de la demande.Cominco, l'un des plus gros producteurs de zinc et de plomb au monde, cessera ses activités pendant le mois de juillet à ses installations de Trail et Kimberley, en Colombie-Britannique, en raison de la récession.Dans de telles circonstances, il est peu surprenant que les représentants de l'industrie minière souhaitent une reprise économique internationale accompagnée d'une hausse du prix des métaux et se montrent sceptiques face à un gouvernement fédéral bien intentionné offrant une aide qui ne saurait venir sans contraintes.Caisse de dépôt: NOS PAGES Les Laurentides boudées Malgré la meilleure saison de neige depuis longtemps, les Laurentides ne réalisent pas des affaires d'or.Page C3 Nouveaux alliés belges Dans le dernier texte de sa série intitulée: «La flambée du Groupe Power en Europe», notre collaborateur Robert Pouliot parle des «Nouveaux alliés belges».Page C2 Mûre pour la robotique La PME québécoise est mûre pour la robotique, selon les dirigeants de la nouvelle société d'automation Tecnex.Page C2 Effets sur le personnel Parmi les effets les plus évidents de la récession, mises à pied, fermetures d'entreprises, faillites et déficits viennent en tête de liste.Toutefois, les difficultés économiques actuelles suscitent aussi une véritable transformation des politiques de gestion de personnel.Page C7 Montréal veut sa part Grâce à des investissements comme le Palais des congrès, Montréal compte reprendre bientôt sa part d'un gâteau nord-américain de $25 milliards.Page C8 La crise de confiance achève Certains indices donnent lieu de penser que la «crise de confiance» que traversent le marché mobilier au Québec et la Bourse de Montréal finira par se résorber.Page C9 Indices Montréal: 270.98 (+0.79) Toronto: 1548.67 (+6.28) New York: 795.85 (-2.48) CANADIEN +5/100 82.26 $2 QUEBEC (PC) - Pour la première fois dans l'histoire de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en 1981, l'accroissemeent des biens sous sa gestion a dépassé les $2 milliards au cours de l'année.La CDPQ a connu une des années la plus active de son histoire et la valeur des biens placés sous sa gestion est passée de $11.7 milliards à $13.9 milliards.L'augmentation de $2.2 milliards résulte du revenu net de l'exercice s'élevant à $1.3 milliards, des contributions nettes des déposants de $732.3 millions et des gains nets de $87.4 millions sur ventes de titres.Ce sont là les faits saillants du rapport annuel de la CPDQ, déposé hier à l'Assemblée nationale par le ministre des Finances Jacques Parizeau.\"Le niveau très élevé qu'ont atteint les taux d'intérêt en 1981 a provoqué une chute dramatique de la valeur des titres à revenu fixe,\" souligne M.Jean Campeau, président et directeur général de la CDPQ.\u2022 « i La prépondérance de ces titres dans l'ensemble des portefeuilles de la CDPQ a contribué à accentuer l'écart existant déjà entre la valeur des placements inscrite aux états financiers et leur valeur de réalisation, a-t-il dit.\"Toutefois, les efforts de planification entrepris dès 1980 ainsi que le programme d'investissement de 1981 ont permis de ramener la proportion des titres à revenu fixe dans l'ensemble des placements à long terme de 86.4 pour cent à 82 p.c.et, en conséquence, de porter celle des titres à revenu variable à 18 p.c.\" Les contributions nettes des déposants - dépôts reçus moins les retraits effectués - ont baissé de 17.5 p.c.en 1981.Comme en 1980, le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics - RREGOP - a été en 1981 le plus important déposant, ses contributions montrant une augmentation annuelle de 16.9 p.c.au cours des cinq dernières années. mûre pour la robotique La PME québécoise est mûre pour la robotique, selon les dirigeants de la nouvelle société d'automation Tecnex.Selon une étude de marché effectuée par la compagnie, une partie importante des 39,500 PME manufacturières du Québec sont en mesure d'intégrer cette nouvelle technologie à leurs opérations.PIERRE D'AMOUR_ Tecnex faisait hier, à l'Ile-des-Soeurs, son entrée officielle dans le monde des affaires avec l'inauguration de sa nouvelle usine et d'une nouvelle série d'ordinateurs qui incorporent la gestion comptable, la gestion manufacturière et, d'ici peu, la robotique.Tecnex, qui emploie 85 personnes, est l'élément-clé de la stratégie de diversification du Groupe BST, de Montréal.Cette maison est reconnue comme un des piliers de l'informatisation au Québec depuis plus de 20 ans.Axée principalement sur le marché des PME, Tecnex entend concentrer ses activités dans la province, tout comme d'ailleurs, la société-mère.Pour l'instant, les opérations de Tecnex se limiteront à la vente et l'entretien des ordinateurs TCX 2000, quoique le porte-parole de la compagnie, Serge Lefebvre, précise qu'une part importante des activités de la société sera consacrée à la recherche dans le domaine de la robotique.«D'ici trois ans, on sera en mesure de faire la robotisation à grande échelle.Cela ne créera pas de chômage, mais déplacera des emplois», explique-t-il.Si une bonne tranche de la PME manufacturière semble en mesure de se robotiser, le marché important de Montréal ne semble pas très entiché par cette nouvelle technologie.M.Lefebvre estime que cela tient à la prolifération des marchands de technologie de pointe qui aiguisent la concurrence et sèment la confusion parmi la clientèle.Ce n'est pas le cas, dit-il, des régions de Québec, de la Mauri-cie et de la Beauce qui semblent beaucoup plus ouvertes que la métropole à la venue des robots sur le chaîne d'assemblage.Cotes réduites de la BNC et de Simpson-Sears TORONTO (CDJ) \u2014 Dominion Bond Rating Service, de Toronto, a réduit la cote de divers types de debentures de Simpson-Sears Ltd., en raison d'une faible croissance des profits et d'un faible degré de rentabilité.De «AA», les obligations F M de Simpsons-Sears sont réduites à «A»; les debentures sont réduites de «AA» à simple «A» et toutes les émissions de debentures garanties sont réduites de double «A faible» à simple «A» faible.Par ailleurs, DBRS a réduit de «A» à triple «B» la cote des debentures de la Banque nationale du Canada en raison de faibles profits également et en raison d'un «effet spéculatif accru beaucoup plus accentué que pour la plupart des autres banques canadiennes».-ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MARS 1982 LA FLAMBÉE Les nouveaux alliés belges GENÈVE \u2014 Au 6 rue Bellot, la plaque gravée au nom d'André de Pfyffer, avocat n'a rien de singulier.Après tout, la plupart des juristes genevois se sont installés dans ce quartier en retrait des bruits de la ville, à deux pas du palais de justice.Et il suffit de vous méprendre d'adresse pour vous faire répondre: «Ah! Maître de Pfyffer?Là-bas, juste à côté, vous ne pouvez pas vous tromper».Un vrai village ou l'on croirait que les gens s'épient.ROBERT POULIOT (collaboration spéciale)_ Le cabinet de Me de Pfyffer respire l'air conservateur, la rigueur calviniste de la ville.Grand bureau, section de secrétariat, salle d'attente.Rien qui puisse suggérer qu'un groupe multi-milliar-claire, un conglomérat des conglomérats, ait pu s'installer sous le chapiteau d'un avocat qui siège sur quarante conseils d'administration.Et pourtant tel est Pargesa s.a., le holding suisse qui a fait le pied de nez au gouvernement de François Mitterrand l'automne dernier pour son programme de nationalisation et qui sert de nouveau passe-partout pour Paul Desmarais en Europe.Trois opérations financières réalisées en quatre mois par ce holding ont permis à Power d'avoir accès à un pool colossal d'investissements et d'actifs internationaux excédant les $3 milliards.Un pool de $3 milliards Ces actifs vont de la Banque européenne la plus active dans le financement du commerce pétro-.lier international, notamment avec l'Arabie Saoudite, jusqu'à un réseau de 30,000 wagons de chemin de fer selon certains analystes, sans oublier 2 pour cent de Petrofina s.a., 14 pour cent de la firme américaine de courtage Drexel Bumham Lambert, le contrôle de trois des plus grandes institutions financières belges et Radio-Télé Luxembourg (RTL), l'un des deux seuls grands réseaux électroniques européens de langue française où le capital privé est admis.Et ce n'est qu'un début car le holding commence à peine à s'emballer.La prise de contrôle de Petrofina de concert avec la Société générale de Belgique (le groupe financier belge numéro un) devient subitement possible en y adjoignant des actifs pétroliers d'Amérique du Nord.Après tout, Power ne contrôle-t-il pas déjà 13 pour cent de Sulpetro Ltd.de Calgary (et 27 pour cent en 1984 selon le capital émis aujourd'hui) via Consolidated Bathursts?On co-mence déjà à envisager la création d'un puissant groupe maritime international en combinant le know-how de Power via Canada Steamship Lines et l'expérience de grands armateurs flamands.De même, les communications sont un champs d'expansion future à l'heure des satellites privés où, une fois de plus, Power pourrait contribuer en associant des actifs à RTL.Que tout cela se réalise ou non importe peu.Cette moisson de projets témoigne plutôt de l'approche générale que les nouveaux alliés de Power en Europe ont adoptée.Comme un associé du holding l'expliquait, en refusant toutefois d'être identifié, «Parge- sa est d'abord et avant tout une table ronde d'idées où chacun doit soumettre des projets en fonction du territoire qu'il connaît le mieux.» Et Albert Frère d'ajouter dans une déclaration à «LA PRESSE»: «Si des projets sont à réaliser au Canada, ce sera Monsieur Desmarais qui les orientera vers nous.Il sera notre maître à penser dans ce domaine.» L'expérience et les ambitions de ces nouveaux alliés européens en disent long sur le style que Pargesa compte afficher au cours des prochaines années.Des nerfs d'acier Pour l'heure, la vedette est sans contredit Albert Frère «à la cinquantaine joviale, l'homme du pays noir» qui détenait 900,000 actions de Paribas France (moins d'un pour cent).Ce «self made man», de la même trempe que Desmarais et que d'aucuns décrivent comme l'homme le plus riche de Belgique, n'a rien de la vieille noblesse belge dont les héritiers dirigent encore les plus grandes institutions du pays.A 17 ans Frère quitte l'école pour vendre clous, crampons et chaînes que fabriquait son père près de Charleroi.Cela durera presque 15 ans jusqu'à ce qu'il prenne le contrôle des laminoirs du Ruau pour enfin, dès 1970-71, créer une aciérie ultramoderne à Hainaut-Sambre.Au fur et à mesure, il reprend de petites entreprises sidérurgiques en difficulté pour se retrouver enfin grand patron du plus grand complexe national de l'acier.Le groupe Frère-Bourgeois vaut maintenant FB 7 milliards (près de $200 millions).Certes petit à côté de Power mais son portefeuille d'investissements dans un pays aussi petit que la Belgique vaut probablement deux, trois fois plus qu'au Canada.Ainsi racontait-il l'anecdote suivante récemment à un collègue belge: «Il y a près de cinq ans, je recevais le baron Wado Empain, en même temps que le patron des grands magasins Carrefour et quelques autres amis français.Au moment où nous nous apprêtions à aller dîner, on sonne à la porte.C'était François Mitterrand.Nous accompagnes-tu au restaurant, lui fis-je?Eh bien, savez-vous que Wado Empain nous quitta avec les autres.Il n'était pas question pour lui de se mettre à table avec Mitterrand.En Belgique, nous ne connaissons pas cela.Nous pouvons vraiment parler à tout le mnnHp pt pritrpfpnir rioc pnntnptc » Pas surprenant que Frère ait été l'avocat d'un «accord de réconciliation» avec Paribas France.Et c'est aussi lui qui soumit à Pargesa le projet d'acquisition du groupe Bruxelles Lambert, aidé en cela par son allié de longue date Pierre Scohier de Cope-ba.I Professeur de finances le soir à l'université, Scohier dirige le troisième plus gros holding financier de la Belgique où siège d'ailleurs Albert Frère comme vice-président et actionnaire important (io pour cent).«C'est tout juste si vous avez le temps de placer un mot lorsque vous conversez &vee*tai», de confier un analyste finaSSJer bruxellois qui venait de déjeuner avec Scohier.«Vif d'esprit, -bouillant d'idées, il considère son rôle comme celui d'optimiser des organisations d'entreprises.Il achète à vil prix, restructure et vend aussitôt après.C'est le type de marchand d'esclaves, du «slave driver» pour qui j'adorerais travailler.» Selon l'un de ses associés, Scohier est de ceux qui a le plus violemment réagi contre la nationalisation française dés actifs étrangers de la Compagnie financière ae Paris et des Pays-Bas (Paribas).«En France, ouî, s'ils le veulent, mais pourquoi.£b£z nous, à l'étranger?» T^ZZ Sans la participation de Copjfta à la rébellion des actionnaires, Pargesa n'aurait probablement pas vu le jour.Car Copeba détenait une part substantielle des participations de la société-mère à l'étranger, tant dans le GroOpe Power que dans Paribas (Sûisjg).Avec Frère et quelques autrçs porteurs, les Belges contrôlent 29 pour cent du holding suisse.Volvo, qui dès la formatfâ&cte Pargesa avait souscrit FS 60 millions, demeure un actionnaire plus distant et moins visible que les autres, même si l'empire suédois aura droit aussi à son fauteuil flu nouveau conseil d'administration de la Bruxelles Lambert.* À l'extérieur du champ de Pargesa figure André Leysen, le patron de Gevaert Photoproduits, une compagnie d'investissements qui vient d'échanger son contrôle d'Agfa-Gevaert pour 10 pour cent des actifs du conglomérat ouest-allemand Bayer.Selon lui, «l'Étjt providence, c'est fini».Et s'insjri-rant de la nouvelle vague de conservatisme qui souffle à travets l'Occident, il est devenu le nouveau fer de lance du patronnât flamand.Il croit que le salut de la Belgique passe désormais par l'Europe.Bien que le plus petit allié dans l'opération Bruxelles-Lambert déclenchée lundi, le rôle de Gevaert pourrait s'accroître a\\x fur et à mesure des futures prises de participations de Pargesa à l'e- ptiffcllo inror./>nnHnontoln wm iï^;PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MARS 1982 3 ET FINANCE C 3 \u2022 I ' ' 1 * ¦ gkonnuMift NEIGE MAIS RECESSION ET CONCURRENCE Les touristes de l'extérieur du Québec boudent les Laurentides ,,n Rocteur Pierre Laurin .Simpsons Limitée est o'$#r?use d'annoncer la nomination du Docteur Pierre à son conseil 1 Kl administration.Le Docteur I ^UâiirTn est directeur de -l'École des Hautes Études \u2022 Commerciales de Montréal.Il ; a,(j§jà été membre du conseil - -Economique du Canada et il ?^administrateur de plusieurs entreprises .canadiennes d'envergure Problèmes de * financement ?financier* assurée ii a la iuife des banques -'COMPTANT DISPONIBLE ' \"rW Fini : onw rt ioln uitkment it Taux très compétitifs Stnrict imrMdiol et cor.fio«rihti '.'.UCOIPCIATION D'HYPOTHEQUES FT DE FINANCE RAPIDE 342-4488 Malgré la meilleure saison de neige depuis longtemps, les Laurentides ne réalisent pas des affaires d'or.Souvent les pentes de ski réussissent à attirer plus de sportifs qu'au cours des deux dernières années mais les hôtels et les restaurants souffrent de la baisse du nombre de congrès et de touristes de l'extérieur du Québec à cause de la récession et de la vive concurrence.LAURIER CLOUTIER et JEAN-PAUL CHARBON NEAU Des difficultés financières frappent deux ou trois centres de ski des Laurentides, qui en comptent 27 sur une soixantaine de kilomètres, et des hommes d'affaires se plaignent des fonctionnaires qui réévaluent actuellement la valeur de leurs propriétés et leur demandent aussi de payer en 20 jours des factures salées, reliées à la nouvelle loi sur les pourboires.Les statistiques précises demeurent rares toutefois car aucun organisme ne se charge de les colli-ger.Aussi, la perception de la situation diffère grandement d'une entrevue à l'autre.Un directeur des ventes signale des mises à pied généralisées «comme on l'a jamais vu malgré la neige» en raison d'un taux d'occupation de «30 à 32 pour cent comparativement à 60 ou 65 pour cent» Tannée précédente.Il estime que les prix des Laurentides dépassent la compétition et qu'il faut améliorer les installations pour relancer la région.Pierrette Jutras, du Motel des pentes, se réjouit toutefois d'une «saison excellente» à St-Sauveur.Même son de cloche au Gray Rocks où «Biff» Wheeler, le petit-fils du fondateur, vient d'acheter les intérêts de son frère Tom.Réal Charrette signale toutefois une «légère diminution de huit pour cent» de l'achalandage récupérée par une hausse des tarifs.Les Américains ont skié chez eux, profitant de leur meilleure saison de neige depuis quatre ans, d'autant plus qu'ils craignaient les tarifs québécois, incluant maintenant les pourboires, selon la loi.André Goyer, directeur général de l'Association touristique des Laurentides, insiste que la région demeure «une destination très choyée» des Ontariens par exemple lors du «mid term holiday» de la fin de mars.«C'est la destination par excellence pour ceux qui MM \u2022 UJLi AVO MAZDA Prêts?partez! AVO MAZDA a votre Mazda RX7 a votre couleur a votre prix a pour vous l'expérience a pour vous le service MURB Classe 31 Soft costs RENDEMENT POSITIF 842-5482 IVACO - URJ ¦ 1 Il IKl M l»« / il I .* \\__ y CHEZ AVO, NOUS AVONS ET VOUS AVEZ! AVO auto 3900, rue Jean-Talon ouest Tél.: 342-3772 Dividende sur les actions privilégiées série D AVIS est par les présentes donné qu'un dividende trimestriel de $0.625 l'action a été déclaré sur les actions privilégiées série D en circulation d IVACO INC.payable le 1er avril 1982 aux détenteurs inscrits à la clôture des affaires le 16 mars 1982.Daté à Montréal, Québec, ce 4 mars 1982 PAR ORDRE DU CONSEIL LE VICE-PRÉSIDENT PRINCIPAL ET SECRÉTAIRE MICHAEL HERLING En voyage d'affaires, le temps c'est de l'argent.Aussi est-il de prime importance de trouver un hôtel qui offre ce dont on a besoin, quand on en a besoin.Comme le Royal York par exemple.Du Royal York, le centre financier de Toronto n'est qu'à quelques pas.En effet, le réseau souterrain vous donne accès aux principaux édifices à bureaux de Toronto, ainsi qu'à des centaines de boutiques et services, sans prendre la peine de mettre le nez dehors.Au coeur des activités artistiques, le Royal York compte 13 restaurants et bars où ça bouge vraiment, de sorte que vous pouvez sortir le soir sans même quitter l'hôtel.Pour vous épargner temps et ennuis, le Royal York offre bon nombre de services faits sur mesure pour le voyageur d'affaires: enregistrement et acquittement rapide-, des préposées à l'acceuil dans le hall i pour répondre à toutes vos questions; et des salles de conférence offrant toutes les commodités dont vous pourriez avoir besoin.Finalement, le Royal York est d'une facilité d'accès exceptionnelle.Que ce soit par les autobus qui quittent nos portes directement pour l'aéroport à toutes les 20 minutes, ou par le métro et Via Rail accessibles par les galeries souterraines.Le Royal York.Tout ce dont vous pourriez éventuellement avoir besoin, à portée de la main.Pour réserver, composez sans frais le numéro ci-dessous.CPHôtels H Royal York 100 Front Street West Toronto.Ontario M5J1E3 (416)863-6333 loi il ne veulent pas être déçus.Les grands centres et des petits aussi vont bien même si les touristes deviennent plus exigeants».Une étude de 1977 montrait que 1.2 million de vacanciers avaient passé au moins une nuit dans les Laurentides, sans parler des 83 pour cent qui disposaient de chalets.Le directeur général a toutefois entendu parler lui-aussi de difficultés au Mont Alouette.Les banques réticentes De son côté, Me Gerald Freed, président de Ski Morin Heights, déclare qu'il doit trouver $1.75 million parce que «les banques ne veulent pas aller plus loin».Il a investi $12 millions jusqu'ici dans son projet et compte continuer.Manlio Castellani.du Mont Avi-la, qualifie «d'assez bonne» la saison de ski mais se plaint «du manque de touristes de l'extérieur du Québec.On vit avec les clients locaux».Louis Dufour, du Mont St-Sauveur, reconnaît que les skieurs avaient le choix des pentes enneigées cette saison et qu'il faut surveiller les coûts.Mais il ajoute que les skieurs ont «peut-être augmenté de 10 à 15 pour cent» chez lui, que «les gens ne coupent pas dans leurs loisirs» et que l'avenir s'annonce prometteur pour St-Sauveur, plus près de Montréal.J.N.Laurent Dupras, président-propriétaire du Mont Gabriel, du Mont Olympia et du Chantecler et qui n'a pas dit son dernier mot dans le cas de la vente du Mont Tremblant, déclare connaître sa meilleure de 11 saisons de ski.Chute des congrès et fonctionnaires Du côté des touristes toutefois, les Laurentides qui en profitent d'habitude beaucoup, accusent une baisse de la visite américaine et ontarienne.Les congrès ont aussi baissé «de 25 à 30 pour cent.La récession nous frappe de plein fouet.Avant, les compagnies venaient en congrès deux ou trois jours.Les gens ne sortent plus.Deux centres de ski sont à vendre».Les banquiers exigent aussi maintenant un endossement personnel du président lors d'emprunts, aux taux actuels.Puis, les fonctionnaires s'en mêlent.«Depuis la guerre, nous ajoutions 15 pour cent de service à la facture, dont de sept à 10 pour cent retournaient aux employés alors que le reste couvrait les frais de transport au ski, golf, etc.Mais la loi, modifiée presque en sourdine il y a deux ans, exige d'inclure le service dans la facture, ce que nous n'avons pas fait.Ces jours-ci, les inspecteurs nous réclament $175,000, payables en 20 jours.Ils font le tour.Ils vont mettre les compagnies à terre» au moment où elles abordent en avril et mai leur saison creuse, avec de 2,000 à 2,500 mises à pied.S'ajoute une nouvelle évaluation, contestée par plusieurs, alors que la baisse des profits ne permet pas d'améliorer le cachet des Laurentides.Laurent Dupras vient d'ailleurs d'écrire sa façon de penser au ministre Rodrigue Biron.Enfin, Alain Robillard.président du Conseil central des Laurentides de la CSN, doit affronter une avalange de fermetures et de mises à pied de tous les secteurs de l'économie.Il affirme que «50 pour cent de la population active est en chômage».Il demande une zone désignée.LA GLC 1982 Commandez la vôtre dès maintenant pour livraison en avril PRIX A PARTIR DE '5890 Transport et préparation en sus Voyez-la sans plus tarder chez JAC r AUTO 3612, boul.St-Jean Dollard-des-Ormeaux près du centre commercial Fairview 626-8120 l3R\\QU^ rière* dan* no»»*-\" ni «rions 1981 McGILL COLLEGE s Une nouvel le adresse reflétant le succès de prestigieuses compagnies.1981 McGill College Un nouveau standard de luxe au coeur des affaires de Montréal.Une rùdtiuttion de louis Dreyfus Immobilier Appelez Monsieur fonts tàufint 844 2J43 Ces debentures ayant été vendues, la présente annonce ne paraît que pour mémoire.Nouvelle émission 60 000 000 $ Canadian Utilities Limited Debentures 17,50%, série 1982 Date d'émission: le 15 mars 1982 Date d'échéance: le 15 mars 1997 rix: 99,50 plus l'intérêt couru, le cas échéant, devant rapporter 17,60% Wood Gundy Limitée Greenshields Incorporée Dominion Securities Ames Limitée Pitfield Mackay Ross Limitée Nesbitt Thomson Valeurs Limitée Richardson du Canada Midland Doherty Limitée Houston Willoughby Limited , McLeod Young Weir Limitée Burns Fry Limitée Pemberton Securities Limited Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Walwyn Stodgell Cochran Murray Limitée Bell Gouinlock Limitée Lévesque, Beaubien Inc.Bache Halsey Stuart Canada Ltée McDermid, Miller & McDermid Andras, Hatch & Hetherington Moss, Lawson & Co.Limited Ltd.Limited Odium Brown & T.B.Read Ltd.MacDougall, MacDougall & MacTier Inc.mars 1982 Scotia Bond Company Limited Molson Rousseau Inc.Tassé & Associés Limitée Peters & Co.Limited CP et a sont les marques déposées de Canadien Pacifique Limitée » > Le consommateur canadien vieillit et a moins d'argent OTTAWA (PC) \u2014 Le consommateur canadien vieillit, a moins d'argent à dépenser, surveille davantage les prix et se montre plus exigeant.C'est pourquoi toute compagnie désireuse de rester en affaires tout au moins jusqu'à la prochaine décennie doit pouvoir offrir produits et services en fonction des exigences et des possibilités d'un consommateur plus averti.C'est du moins là le tableau de la société de consommation que dépeint le Conference Board of Canada dans la nouvelle édition de son Manuel des marchés de consommation du Canada.«Le consommateur canadien, note Charles Barrett, vice-président du Board, se montrera bien plus prudent en matière d'achats.Avec la hausse des prix et la ponction supplémentaire exercée sur son revenu disponible il Profits modifiés (CDJ) \u2014 Gaz métropolitain, que la Commission provinciale du gaz et de l'électricité a autorisée à reporter en 1982 certaines dépenses de l'exercice 1981, a modifié en conséquence ses résultats de 1981.Au lieu d'un profit net de $11.8 millions ou 59 cents par action, le profit net de 1981 est maintenant de $13.l millions ou 69 cents par action, comparativement à $10.1 millions ou 55 cents par action en 1980.Le revenu des ventes de gaz reste de $404.2 millions.tentera de s'assurer que ces biens et services jugés essentiels sont valables et durables.Il est plus que probable qu'il sera plus disposé à dépenser temps et argent à apprendre comment on peut faire durer objets de luxe ou produits non-essentiels».Le marché de rinformatique dominé par IBM TORONTO (PC) \u2014 Les derniers chiffres du Centre national des données indiquent que le marché canadien de l'informatique continue d'être dominé par la compagnie IBM.Selon les données pour 1981, IBM détient plus de 22 pour cent du marché des ordinateurs utilisés par le secteur des affaires, le gouvernement et les institutions scolaires.En 1980, ce pourcentage était d'un peu moins de 22 pour cent.Par ailleurs, le marché des ordinateurs glisse graduellement du Québec et de l'Ontario, où se retrouvaient 65 pour cent des systèmes en 1981, vers l'Ouest du pays.Aucune des 20 premières compagnies de ce secteur au pays n'est de propriété canadienne.Reflet d'une certaine relance WASHINGTON (Reuter) \u2014 De 70.6 pour cent en janvier, le taux d'utilisation désaisonnalisé de la capacité des manufactures est passé à 71.8 pour cent en février, aux Etats-Unis.Ce taux d'utilisation de 71.8 pour cent est inférieur aux 79.8 pour cent de février 1981.L'augmentation mensuelle, toutefois, est la première depuis juillet dernier, mois où le taux d'utilisation était de 79.8 pour cent.Il reflète une certaine relance depuis le minimum de janvier.Dans les usines d'autos et de pièces d'autos, le taux d'utilisation s'est accru de 3.5 pour cent en février mais il est resté inférieur à 50 pour cent.Dans l'industrie primaire, il est passé de 67 à 67.9 pour cent, mais il était de 81.5 pour cent en février 1981.Le secteur des biens durables fonctionnait le mois dernier à 67.5 pour cent de sa capacité, comparativement à 65.9 pour cent en janvier et 78.5 pour cent en février 1981.Enfin, le secteur des biens non-durables fonctionnait à 73.4 pour cent de sa capacité, comparativement à 72 pour cent en janvier et 86.8 pour cent en février 1981. I IA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 MARS 1982 J3C0N0MIE ET FINANCE.La récession transforme les politiques de gestion du personnel Parmi les effets les plus évidents de la récession, mises à pied, fermetures d'entreprises, faillites et déficits viennent en tête de liste.Toutefois, les difficultés économiques actuelles suscitent aussi une véritable transformation des politiques de gestion de personnel.FRANCINE OSBORNE L'un des orateurs invités à la conférence annuelle de l'Association des professionnels en ressources humaines du Québec (AHRPPQ), Jim Walker, vice-président de Towers, Perrin, Fo-rster et Crosby, expliquait à LA PRESSE que la récession incite les entreprises à se préoccuper de plus en plus de la gestion des ressources humaines.En effet, les firmes souhaitent réduire au minimum leurs coûts de fonctionnement et surtout continuer à motiver leur personnel, en dépit des circonstances difficiles.En raison du chômage et des mises à pied, la mobilité des travailleurs est largement réduite.On ne quitte pas son emploi facilement quand on sait qu'on risque de ne trouver rien d'autre.De plus, les compagnies ont tendance à diminuer leur personnel, plutôt qu'à l'augmenter, ce qui réduit d'autant les possibilités de promotion au sein de l'entreprise.Quand dans les années 1970 il fallait quatre ou cinq ans pour atteindre un certain échelon, il en faut maintenant dix et plus, de souligner M.Walker, qui ajoutait qu'actuellement, la croissance des entreprises est le plus souvent assurée grâce à des fusions, ce qui n'augmente généralement pas le personnel, bien au contraire.Par conséquent, il est de plus en plus difficile de motiver les gens et de maintenir le moral des troupes, de sorte que les départe- ments du personnel, et les firmes d'experts-conseil dans ce domaine, comme Towers, Perrin, Fors-ter et Crosby voient leur rôle prendre de l'importance.Un autre effet de la récession sur les entreprises, c'est le vieillissement du personnel.La mobilité et l'embauche étant réduites, il est évident que la moyenne d'âge des employés monte, ce qui occasionne d'autres problèmes, d'ajouter M.Walker, dont la compagnie newyorkaise a plusieurs bureaux au Canada, notamment à Montréal.Le gestionnaire prévoit également que la situation actuelle prévaudra pendant plusieurs années encore, même lorsque la situation économique s'améliorera.En raison de coûts d'exploitation de plus en plus élevés, dus surtout à la montée des produits énergétiques, et de la concurrence internationale de plus en plus forte, les compagnies voudront garder leur personnel au minimum, créant des conditions semblables à celles d'une période de récession, même en temps de prospérité.Devant les participants à la conférence annuelle de l'AHRPPQ, M.Walker a invoqué la nécessité d'une approche intégrée dans la gestion de personnel, les différents spécialistes (gestion, dotation, planification et avantages) devant d'après lui mettre leurs ressources en commun pour agir plus efficacement.Selon lui, l'évolution de l'économie force de plus en plus les entreprises à planifier à plus long terme dans le domaine de la gestion du personnel.L'AHRPPQ compte près de 1,200 membres tant francophones qu'anglophones et organise colloques, conférences et déjeuners-causerie à l'intention des spécialistes de la gestion de personnel.¦¦¦¦ m.BANQUE FÉDÉRALE DE DÉVELOPPEMENT La Société canadienne (^hypothèques et de logement met en vente l'ensemble d'immeubles d'appartements Va) Bélair.à Québec Réalisé en 1980.cet ensemble constitue une excellente occasion d'investissement.Ces cinq immeubles entièrement occupes, et situés dans un secteur de marché où le taux d'inoccupation est de dtfux pour cent, offrent de nombreux avantages, notamment: \u2022 chauffage à l'électricité avec réglage individuel \u2022 installations pour la lessive dans chaque immeuble \u2022 à proximité des transports en commun, des établissements commerciaux et des écoles.Marcel Baril Vincent Cacciatore Guy Desmarais Fernand Dostie Bernard Grégoire Guylaine Saucier LHonorable Charles Lapointe, ministre d'État à la petite entreprise, et Guy Lavigueur, président de la Banque fédérale de développement, sont heureux d annoncer les nominations suivantes au sein du Comité consultatif régional de la Banque pour la province de Québec: Monsieur Marcel Baril, président de Marcel Baril Ltée; Monsieur Vincent Cacciatore, président de Cacciatore & Fils Inc.: Monsieur Guy Desmarais, président de Geoffrion, Leclerc Inc.: Monsieur Fernand Dostie, conseiller en administration publique et parapublique: Monsieur Bernard Grégoire, président de Rescope Inc.: et Madame Guylaine Saucier, président-directeur général de Le Groupe Gérard Saucier Ltée.Le Comité évalue périodiquement les activités de la BFD au Québec et fait des recommandations à la Banque sur les besoins et préoccupations des petites et moyennes entreprises.La BFD est une société de la Couronne établie par le Gouvernement du Canada pour promouvoir la création et l'expansion des entreprises canadiennes en leur fournissant de l'aide financière et des services de gestion-conseil.Les appartements Val Bélair \u2022 Cinq immeubles de trois étages, 72 logements \u2022 Près de la base de l'armée canadienne de Valcartier avec accès facile au centre-ville \u2022 Certifié comme immeuble à logements multiples (MURB) \u2022 Bénéficie des avantages du Programme d'aide au logement locatif (PALL) La date limite pour soumettre une proposition est le 8 avril 1982.Les personnes et organismes intéressés à se porter acquéreurs de cette propriété devraient écrire immédiatement (en citant le numéro de référence RFPL-23) pour s assurer qu ils seront invités à soumettre une proposition.Ils devraient en môme temps fournir des renseignements sur leur situation financière ainsi que sur leur expérience en construction et en gestion de propriétés.Il faudrait adresser toute communication au: Directeur Division de la mise en marché des propriétés immobilières 555 ouest, boul.Dorchester, pièce 820 Montréal, (Québec) H2Z1B1 Les proposants jugés compétents recevront les données relatives à ces immeubles, les conditions générales et une invitation à soumettre une proposition détaillée.Société canadienne d'hypothèques et de logement L'honorable Paul Cosgrove ministre Canada Mortgage and Housing Corporation Canada Train de nuit, bonnes affaires! SiGB De plus en plus de gens d'affaires choisissent le train de nuit Le Cavalier pour se rendre à Toronto.En plus d'offrir l'excellent service VIA 1, le train de nuit présente divers avantages qui en font le train du succès en affaires.Voyez vous-même! Après une journée de travail normale, vous avez le temps de relaxer, de passer la soirée en famille, avant de monter dans le véritable hôtel roulant qui vous transportera durant votre sommeil.(Vous pouvez monter en voiture une heure avant le départ.) Et vous arrivez à destination frais et dispos pour entreprendre votre journée.Peu importe la formule VIA 1 que vous choisirez, vous pourrez profiter du service de boissons de la voiture café-bar et vous aurez droit à un petit déjeuner léger avant l'arrivée.Et, de plus, c'est économique! Aller simple voiture-coach Aller-retour sept-jours* SERVICE VIA 1 Chambrette t Chambre l'une ou deux personnes) 34$ 51$ 24$ de supplément 49$ de supplément Peinture lustrée d'extérieur à l'alkyde Blanc titane 140-110 pas plus de Émail semi-lustré d'intérieur au latex Super blanc titane 162-110 pas plus de UIMS UIMS Fauteuil en voiture-club de nuit et lits du haut ou du bas également offerts à plus bas prix.Le Cavalier quitte la gare Centrale tous les soirs à 23h35 (la gare de Dorval, où le stationnement est gratuit, à 23h59).Appelez donc votre agent de voyages ou VIA au 871-1331.Notre standard téléphonique est ouvert 24 heures par jour.\"Offert à certaines conditions.VOYAGEZ BIEN.PRENEZ LE TRAIN.** «nu nrxmm » ***rw 0Ktf* UH* 41 assïïï Émail fini perle » d'intérieur à l'alkyde Super blanc titane x 120-110 pas plus de Peinture mate d'extérieur au latex acrylique \u2014 Blanc Lys 260 110 pas plus de H^uSes 16^?li?es \u2022Pn« en vigueur pour le blanc seulement Ces peintures peuvent être teintées moyennant un léger supplement Fini mat-satiné au latex vinyle-acrylique d'intérieur Super blanc titane 160-110 LE 4 LITRES C 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 MARS 1982 NOMINATION  Ou ÉCONOMIE ET Montréal compte reprendre sa part de l'industrie des congrès 842-8636
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