La presse, 24 mars 1982, G. Informations générales
[" COLUMBIA, 2e JOUR Le bras canadien passe test HOUSTON (AFP) \u2014 Le bras télémanipulateur de Columbia a passé hier, avec une mention «honorable», son premier examen du 3e vol d'essais de la navette spatiale américaine.Il a permis en effet d'inspecter sous divers angles le nez de Columbia duquel une dizaine de tuiles de silice de protection ont été arrachées, ébréchées ou fendues.Grâce à sa maniabilité, et à la dextérité de Gordon Fullerton, les contrôleurs au sol ont pu constater que ces «égratignures» faites au bouclier thermique supérieur de la navette ne constitueraient aucun danger lors de la rentrée dans l'atmosphère, à la fin de la mission, le 29 mars.Selon tes spécialistes, ces tuiles ont sans doute été touchées par des morceaux de glace arrachés au gros réservoir de la navette lors du lancement lundi à lOhOO.L'inspection aurait toutefois pu être simplifiée et plus exhaustive si le mauvais fonctionnement d'un disjoncteur de bord n'avait pas mis hors service aujourd'hui trois caméras du bord, dont deux fixées au «canadarm».Leur perte, et surtout celle de la caméra fixée au poignet du bras, risque fort d'interdire la réalisation d'une des expériences scientifiques prévues: celle qui devait étudier les modifications apportées à l'environnement spatial de Columbia par sa présence, ses effluents gazeux, liquides et les poussières diverses qui s'en échappent.Fullerton enthousiaste Gordon Fullerton, très enthousiaste, avait commencé sa deuxième journée dans l'espace sur un train d'enfer, gagnant 25 minutes d'avance sur le plan de vol jusqu'au moment où le disjoncteur a lâché et où les deux astronautes ont dû abandonner toute idée de cuivre à la lettre leur plan de vol.Les autres expériences scientifiques «activées» par Jack Lous-ma semblent se dérouler normalement, selon le centre de contrôle de Houston (Texas), en particulier celle portant sur la production par electrophoreses à partir de sept millions de cellules de rein humain, d'urokinase, une enzyme dissolvant les caillots de sang et qui coûte extrêmement cher à fabriquer sur Terre.Si l'apesanteur facilite et accélère la production d'urokinase, la NASA espère ainsi persuader les firmes pharmaceutiques de l'intérêt de sa navette pour installer dans l'espace des laboratoires automatiques pour fabriquer toutes sortes de nouveaux médicaments ultra purs.L'une des premières expériences ouvrant la porte à ce type de laboratoire est prévue pour le 4e vol de Columbia, en juin, au côté de la charge utile militaire de l'armée de l'air.Dansl'après-mididemardi,les deux astronautes ont montré aussi aux spécialistes de Houston des images de petits nuages de particules non identifiées jusqu'à présent et qui semblent s'échapper ou entourer la queue de la navette restée braquée face au soleil pour poursuivre les expériences sur la résistance àla chaleur de ses diverses parties et surtout de ses moteurs.Le bras télémanipulateur de fabrication canadienne, à bord de la navette spatiale américaine Columbia, a subi hier son premier test, alors que la caméra située à son extrémité a permis d'examiner de près les surfaces où des tuiles anti-thermiques ont été endommagées ou arrachées au décollage.téléphoto UPI Des morceaux de tuiles trouvés HOUSTON, Texas (AP) \u2014 Les contrôleurs de la mission spatiale de Columbia ont fait savoir hier que la navette avait perdu des tuiles protectrices qui recouvraient le nez de l'appareil, mais ils ont ajouté qu'il s'agissait plutôt d'une «curiosité technique» que d'un problème grave.Les astronautes se sont servi du bras manipulateur pour inspecter, à l'aide d'une caméra, les endroits où les tuiles manquent.Une douzaine de tuiles se sont décollées, ont-ils déclaré.Il s'agit de tuiles blanches qui ont moins d'importance que les autres, ont-ils ajouté.Au moment du lancement, le pilote Jack Lousma a dit avoir vu des particules voler à travers le hublot de la navette.Les experts avaient,alors pensé qu'il pouvait s'agir de morceaux de glace tombant du réservoir externe de l'appareil.Toutefois, les autorités ont or- donné une inspection des environs de la base de lancement et trois morceaux de tuiles ont été retrouvés.On ne sait pas, toutefois, s'il s'agit de tuiles perdues au cours de la présente mission de Columbia ou de missions antérieures.Cast la première fois, en effet, que l'on procède à une telle fouille près de la base.CAHIER G LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1982 INTERFÉRENCES SUSPECTES Moscou suit-il Columbia de près?HOUSTON (AFP) \u2014 Les radars soviétiques suivent-ils pas à pas le vol de Columbia dont le 4e vol d'essai, fixé au 27 juin prochain, sera à vocation militaire?Là question retient d'autant plus l'attention hier, un peu plus de 24 heures après le troisième lancement de la navette, que Jack Lousma a été dérangé, une bonne partie de sa première nuit dans l'espace, par des interférences radio dans ses écouteurs.Colonel du corps des Marines, Jack Lousma a dit avoir «sa petite idée» à ce sujet, sans préciser plus avant.La NASA, pour sa part, s'est bornée à déclarer qu'il pourrait s'agir d'interférences radars en provenance d'«une source».Une surveillance soviétique serait d'autant moins surprenante que, de leur côté, les radars du NORAD (North American Defense Organization*, Organisation de défense nord-américaine) surveillent tous les objets qui se trouvent dans l'espace, depuis leur lancement jusqu'à leur rentrée dans l'atmosphère, afin de déceler parmi eux les éventuels missiles intercontinentaux susceptibles de faire route vers les États-Unis.Pas surprenant Il n'est pas surprenant non plus \u2022que ces interférences aient été enregistrées chaque fois que des orbites amenaient Columbia à proximité du territoire soviétique, aux abords de l'Iran et de la partie sud du territoire chinois.La base spatiale de lancement soviétique de Baikonour n'est guère éloignée de l'Iran et toute cette partie de l'URSS surveille le flanc sud de l'OTAN comme le Moyen-Orient.Aux abords de la Chine, d'autre part, se trouve l'Afghanistan.Autant d'arguments qui peuvent faire accréditer l'idée d'une surveillance soviétique effective, somme toute normale, de ce 3e vol de la navette spatiale américaine qui peut servir de répétition générale à un «suivi» opérationnel, très attentif, de son 4e vol.Columbia transportera alors une charge utile ultra-secrète de l'armée de l'air américaine.CHAÎNE STÉRÉO MODULAIRE DE PANA- ^ SONIC: modèle SGV03 à la syntonisa-Mon FM précise; magnétophone à cassettes à chargement frontal; compte-tours; 2 enceintes acoustiques à 2 voies complètent l'ensemble.Prix courant Eaton 349.95 .\u2022\u2022.\u2022:\u2022:\u2022>*,\u2022 \u2022 : ¦\u2022\u2022, v.v.v.;.;.;.;.'.\u2022'\u2022'y.y.m < .: 149.96 DE RABAIS.TÉLÉCOULEUR MEUBLE À ÉCRAN GÉANT DE 26 PO.PANASONIC PC26H-81R et au côblosélecteur intégré offrant ainsi, si câblocompatible, 105 canaux; télécommande; senseur de lumière ambiante.Prix courant Eaton 1299.95 1149.99 ;sr>:-::.:.:'::>.:;;.:V,: j m.JRHHMNR 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courent.Selon l'armée salvadorienne, les quatre hommes ont été les victimes d'un accrochage entre les militaires et les maquisards, mais ces derniers ont accusé des groupes de la droite et le commandement militaire d'être les auteurs de la tuerie.La disparition des quatre Néerlandais porte à neuf le nombre des journalistes qui ont été tués depuis un an au Salvador.Trois journalistes de la télévision brésilienne ont déclaré le 19 mars qu'il avaient essuyé un tir des soldats salvadoriens, mais qu'aucun d'entre eux n'avait été blessé.À Santa Rita, là ou ont été tués les quatre journalistes néerlandais, c'est une équipe de quatre membres de la télévision britannique qui a dit s'être retrouvée encerclée par des hommes fortement armés, mais qui l'ont laissée partir., Les journalistes sont actuellement environ 300 au Salvador, en prévision des élections du 28 mars, sur lesquelles le gouvernement fonde ses espoirs pour mettre fin à une guerre interne qui a fait une trentaine de milliers de morts au cours des deux dernières années.Moyens d'identification Les correspondants qui tentent de faire le reportage des combats et d'entrer en contact avec les groupes de la guérilla, doivent passer et repasser en travers de lignes qui se déplacent constamment, risquant des attaques des deux parties.Pour se faire reconnaître, la plupart des journalistes collent le signe «presse» en grosses lettres sur les pare-brise de leurs voitures de location, de leurs taxis et même de leurs scooters.Le gouvernement a également fait remettre aux journalistes des cartes demandant à ce qu'ils puissent bénéficier de certaines facilités partout où ils se rendent.Mais, à la suite de la mort des quatre Néerlandais, le 17 mars, il a conseillé aux journalistes, pour leur propre sécurité, de ne pas aller dans les zones hors du contrôle de l'année.Certains journalistes portent aussi des chemises bleu foncé sur lesquelles figure en jaune vif l'inscription suivante: «Je suis un journaliste, ne tirez pas».Dans un pays comme le Salvador, où le tourisme a pratiquement disparu à cause de la guerre, tous les grands hôtels ont été pris d'assaut par la foule des reporters, cameramen et photographes, qui ont établi leurs centres logistiques dans la capitale.Le directeur de l'un des hôtels dans le centre de San Salvador a déclaré: «Les affaires sont excel- laserphoto AP Les quatre journalistes néerlandais tués au Salvador, ici exposés à la morgue de la province de Chalatenango, portent à neuf le nombre de représentants de la presse à qui la violence dans le pays a coûté la vie.lentes.Dommage que la raison en face à un barrage de demandes, soit la tragédie que traverse notre se plaint que «Tout le monde soit pays».un journaliste» et que «les appels Une standardiste, ayant à faire à l'étranger soient tous urgents». LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 MARS 1982 Aggravation de la faim en Afrique dans les années 80 NAIROBI (AFP) \u2014 La faim et la malnutrition augmenteront encore en Afrique au cours des années 80, en raison notamment du peu d'aide apportée aux cultures vivrières et de l'absence de coordination des différentes aides agricoles, estime le Conseil mondial de l'alimentation.Dans un rapport soumis la semaine dernière à Nairobi (Kenya) aux membres africains du conseil, le directeur exécutif de cet organisme, M.Maurice J.Williams, souligne que «la production alimentaire par habitant a baissé de 15 p.c.dans les années 70», et qu'elle avait déjà diminué de 7 p.c.dans les années soixante.«La consommation de produits alimen- taires est inférieure de 8 p.c.à ce qu'elle était il y a dix ans \u2014 alors que les importations de céréales ont doublé au cours des années 70 pour atteindre 11 millions de tonnes en Afrique», indique le rapport.Le Conseil mondial de l'alimentation a été créé en 1974 par l'assemblée générale des Nations unies, en réponse à la crise alimentaire mondiale des années 1972-74.Son rôle est d'inciter les gouvernements et l'ensemble de la communauté internationale à adopter des politiques destinées à réduire la faim dans le monde, mais il n'exécute pas lui-même de programmes.L'aide totale accordée à l'Afrique subsaharienne est pourtant passée de 4,1 mil- liards de dollars en 1977 à 7,4 milliards en 1980.Mais une faible partie est consacrée au développement des cultures vivrières.Le rapport de M.Williams souligne que sur 22 projets de la Banque mondiale en Afrique au Sud Sahara, deux seulement visent spécifiquement à accroître la production alimentaire.Le choix entre cul- tures vivrières et cultures d'exportations (café, thé, cacao, etc.), ces dernières étant souvent les seules ressources en devises, est de plus en plus crucial en Afrique.Alors que la priorité aux cultures d'exportation a été récemment défendue dans un rapport de la Banque mondiale comme préférable pour les pays africains, ceux-ci ont, lors d'une réunion le mois dernier à Addis Abeba, réaffirmé leur attachement au «plan économique de Lagos», qui prône l'autosuffisance pour l'Afrique.Le rapport du conseil mondial pour l'alimentation soutient d'autre part la nécessité d'une coordination entre les différentes aides.La mise en place de stratégies alimentaires nationales, en Afrique comme ailleurs, faciliterait cette coordination dont l'absence peut exercer un effet «déstabilisant», note le rapport.Ainsi, un pays comme la Haute-Volta a compté en 1981340 missions d'assistance extérieure sans que le gouvernement parvienne toujours à fournir l'encadrement et la coordination nécessai-re, a estimé M.Williams. G 4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 MARS 1982 ON NE VA PAS À L'OUEST QUE POUR L'EMBAUCHE La Colombie-Britannique plutôt à cause du soleil?OTTAWA (CP) \u2014 «Est-ce que les fameuses parties de bains chauds et la perspective de se dorer nu au soleil à Wreck Beach attirent plus de migrants en Colombie-Britannique que les offres d'emploi?» demande le très sérieux Statistique Canada dans un communiqué remis à la presse.Eh bien oui.C'est en tout cas la conclusion d'une étude de cet organisme sur les raisons pour lesquelles les Canadiens ont émigré vers l'Ouest, entre 1976 et 1980.Seulement 10.6 p.c.des migrants en Colombie-Britannique ont déménagé dans cette province pour y trouver un emploi tandis que 15.1 p.c.l'ont fait pour a-méliorer leur condition de santé et profiter du climat et des paysages.Des raisons d'ordre économique ont incité seulement 26 p.c.des migrants à choisir la Colombie tandis que le pourcentage grimpe à 50 p.c.chez ceux qui ont choisi l'Alberta.L'étude démontre également que la Colombie attire des migrants plus âgés qu'en Alberta.ÉCRASEMENT D'UN BOEING 737 AU CANADA La Cour suprême des E.-U refuse la poursuite WASHINGTON (UPI) \u2014 La Cour suprême des États-Unis a ordonné hier à un groupe de Canadiens qui ont été blessés dans un accident d'avion impliquant un appareil fabriqué aux États-Unis, ou qui ont perdu des parents dans cet accident, de tenter de régler leur cause dans leur propre pays.Les juges ont en effet refusé de renverser une décision précédente empêchant les Canadiens d'inten- ter leur poursuite devant la Cour fédérale de la Californie.La poursuite en dommages vise trois compagnies américaines jugées responsables de l'écrasement d'un Boeing 737, en 1978, en Colombie-Britannique.Cet accident avait fait 43 morts et six blessés.Les Canadiens fondent leur poursuite contre Boeing.McDonnell Douglas et Rorh Industries, sur le fait qu'un dispositif de ren- versement de la poussée a mal fonctionné au moment de l'atterrissage, empêchant l'avion de reprendre de l'altitude pour éviter d'entrer en collision avec une déneigeuse qui se trouvait sur la piste d'atterrissage.Les Canadiens voulaient intenter leur poursuite aux États-Unis parce que les lois y sont plus avantageuses qu'au Canada dans ce genre de causes. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1982 \u2022G 5 .i.Des photos révéleront 'âge des brochets L'idée de la pêche vous démange?Vous rêvez déjà aux brochets monstres que vous allez sortir de l'eau dans un bouillonnement impétueux?Vous voudriez connaî- tre l'âge de ces prises dignes de devenir les vedettes de ces histoires figurant dans l'anthologie des plus beaux mensonges?Si tel était le cas, les spécialistes à qui vous pourriez vous adres- ser disposent maintenant d'une technique plus sûre pour déterminer l'âge exact du grand brochet (Esox Lucius L.), technique utilisant des photos des annuli des écailles de ces poissons que l'on a agrandies 70 fois.Cette techniaue faisant appel à l'utilisation de telles photos constitue une première et a fait l'objet d'une thèse de maîtrise réalisée par M.Gé- rard Massé, étudiant à l'UQAM, thèse qui a été publiée par le ministère québécois du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Au cours d'une entrevue téléphonique accordée à LA PRESSE, M.Massé a indiqué que selon les méthodes habituelles, la détermination de l'âge du brochet est difficile à effectuer avec certitude, étant donné que les écailles de ce poisson présentent de vraies et de fausses marques.Cependant, l'utilisation de grandes photos de ces écailles permettra de discerner le vrai du faux et donc, de réduire le taux d'erreur.À titre indicatif, signalons que dans les eaux de la région de Montréal, les brochets dépassent rarement l'âge de dix ans, la moyenne des prises portant sur des individus de trois ou quatre ans.Dans des eaux où la pêche est moins intense et l'eau plus froide, les grands brochets peuvent par contre atteindre les 20 ou 25 ans, ce qui fait de belles pièces puisque la taille de ces «monstres» est alors proportionnelle à l'âge.Jeux, hasard et maths En cette ère de «ru-bikomanie», en cette époque de débats sur les possibilités d'aménagement de casinos, en cette période de bingos faisant salle comble, la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal présente, dans le cadre de ses «Belles soirées et matinées», une activité portant sur le hasard, les jeux et les mathématiques avec M.Marcel Bertaud, professeur de mathématiques et de statistique à l'U.de M.En trois soirées, soit les 24, 31 mars et 7 avril prochains, le professeur Bertaud abordera différentes questions, telles «Les jeux de hasard: une aliénation, un passe-temps, ou une source de profit?\u2014- Les mathématiques: une torture, une curiosité, ou un outil précieux?\u2014¦ Y aurait-il un instrument qui permette de maîtriser et de mesurer le hasard et de gagner au jeu?» G 6 TECHNOLOGIE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1982 Un million d'emplois éliminés d'ici à 1990 ¦B OTTAWA (PC) ^ \u2014 Un leader syndical a fustigé les autorités fédérales, hier, pour avoir omis d'inclure des représentants syndicaux au sein d'une commission d'enquête formée récemment pour étudier les progrès technologiques qui, aux dires des syndicats, pourraient éliminer plus d'un million d'emplois féminins d'ici à 1990.M.John Fryer, président du Syndicat national des fonctionnaires provinciaux, fort de 230,000 membres, a déclaré que «l'étude ne vaudra même pas le papier sur lequel elle sera imprimée» parce que les personnes directement concernées ne sont même pas représentées.«Qu'est-ce qu'une poignée d\\.universitaires peuvent nous apprendre au sujet de nos emplois», a dit M.Fryer au député libéral John Ev^ns, re- présentant du Parti libéral à une table ronde ayant pour thème la microtechnologie.C'est le ministre fédéral du Travail, Charles Caccia, qui a annoncé, la semaine dernière, la création de la commission d'enquête constituée de quatre universitaires et de Katna Ray, directrice du bureau des femmes au sein du ministère du Travail.Les commissaires vont étudier la recherche et accepter des mémoires avant de soumettre leur rapport au ministre dans six mois.M.Fryer a averti le libéral Evans qu'à moins que les gouvernements ne négocient avec les syndicats les changements technologiques, «ils nous obligeront à lutter jusqu'au bout».L'impact des banques de données, des écrans cathodiques, du courrier électronique, des mini-ordinateurs et des robots électroniques se fait déjà sentir et pourrait affecter au-delà de 1.5 million de femme d'ici à 1990, a-t-on appris à cette conférence.Décès du cardinal Pericle Felici ROME (Reuter) \u2014 Le cardinal Pericle Felici, ex-secrétaire général du concile de Vatican 2, est décédé brutalement dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 70 ans.Doté d'une forte personnalité et d'une parfaite connaissance du latin, il avait dirigé de 1962 à 1965 les débats du concile oecuménique qui avait rassemblé les évêques à la basilique Saint-Pierre de Rome.Considéré comme un bastion du conservatisme et un fervent défenseur de l'infaillibilité papale, le cardinal Felici est, dit-on, responsable de l'échec de nombreuses propositions de réformes, notamment dans le cadre de la révision de la loi canon.4 f Né à Rome le 1 août 1911, ordonné prêtre à l'âge de 22 ans, devenu évêque en 1960 et cardinal en 1967, on le comptait parmi les candidats potentiels à la papauté à la suite des décès successifs de deux papes en 1978. G 8 STATIONNÉ EN RFA Un soldat américain condamné à mort pour le meurtre d'une jeune Allemande LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1982 BAD-KREUZNACH, RFA (AFP) \u2014 Un soldat américain de 22 ans, Lion B.Redmond, stationné en RFA, a été condamné à mort pour meurtre le 4 mars par un tribunal militaire américain à Bad-Kreuz-hach, en Rhénanie Palatinat, ont annoncé hier les autorités militaires américaines.Le jeune soldat a été reconnu £çupable d'avoir tué, en juillet 1981, une jeune Allemande qu'il raccompagnait chez elle en voiture, après une soirée passée dans une discothèque avec d'autres «G.I».En cours de route, il décida de faire un détour par les vignobles.Sans raisons apparentes, selon le porte-parole de la 8ème division d'infanterie américaine, à laquelle il appartenait, Lion B.Redmond a brutalement frappé à la tête la jeune Ilona Wietraz-chaski, 18 ans, avec un objet massif.Il abandonna le corps dans les vignes, puis regagna sa caserne, les vêtements tachés de sang.Le jugement doit être confirmé par un tribunal militaire américain aux États-Unis.Si tel était le cas, Lion B.Redmond serait exécuté.Le statut des troupes américaines en RFA interdit en effet l'exécution des condamnés à mort sur le territoire ouest-allemand où la peine capitale a été abolie en 1949.Enquête sur la collision entre un bateau turc et un sous-marin nucléaire NORFOLK, Virginie (AP) \u2014 La Marine américaine mène actuellement une enquête en vue de déterminer les raisons pour lesquelles un sous-marin nucléaire et un bateau turc sont entrés en collision lundi soir, près des côtes virginiennes.L'accident n'a fait que des dommages sans gravité et personne n'a été blessé.Aucune matière radioactive ne s'est échappée u «USS Jacksonville*, disent les autorités.Le sous-marin avait quitté Norfolk pour faire des essais dans la région de Virginia Capes tandis que le bateau turc, le «General Z.Dogan», se dirigeait vers Richmond depuis Istanboul, avec une cargaison de tabac, quand les deux vaisseaux sont entrés en collision à environ 40 km à l'est de Cap Charles.Le sous-marin, d'une longueur de 110 mètres, se trouvait sur la surface cherchant des eaux plus profondes pour plonger.Après la collision, les deux bateaux ont pu rentrer au port par leurs propres moyens.Le sous-marin s'en est tiré avec quelques bosses et égratignures, sans avoir été troué.Le capitaine du bateau turc a déclaré qu'il avait aperçu le sous-marin trop tard pour éviter la collision et il n'a pas précisé les manoeuvres faites alors par ses marins.Sur le registre Lloyd des bateaux, on peut lire que le «General Z.Dogan» est un cargo dont le port d'attache est Istanboul.Son propriétaire est D.R.Deniz Makliyati.Le bateau a été construit en 1970 à Gdansk, en Pologne.DURANT LA GUERRE 39/45 Des chauves-souris munies de petites bombes incendiaires NEW YORK (AP) \u2014 Les États-Unis ont dépensé pendant la Seconde Guerre mondiale quelque deux millions de dollars pour un système d'armes faisant intervenir des animaux \u2014 des chauves-souris transportant de petites bombes incendiaires \u2014 qui devaient être larguées sur le Japon.Selon le magazine American Heritage, ce projet, qui fut abandonné en 1944, est dû à un chirurgien-dentiste de Pennsylvanie, le Dr Lyte Adams, qui venait de visiter des cavernes de Carlsbad, dans le Nouveau-Mexique, où vivent des millions de chauves-souris, quand il apprit l'attaque japonaise sur Pearl Harbor.Il réussit à rencontrer le président Roosevelt et à le convaincre.Un haut responsable du comité de recherche de la Défense nationale reconnut lui aussi que l'utilisation de ces petits animaux pouvait avoir un effet très démoralisant surtout pour un «peuple superstitieux».Deux chercheurs mirent alors au point de petites bombes au napalm munies d'un retardateur pour que les engins n'explosent qu'une quinzaine d'heures plus tard après le largage par avion.Mais la capture des animaux fut beaucoup plus difficile que prévu et les spécialistes ne réussirent pas à fixer correctement les mini-bombes.Aussi, après un essai qui fallit tourner au désastre en Californie \u2014 certaines d'entre elles, «équipées», s'étant posées sur des maisons ou réfugiées dans des voitures, l'armée américaine a finalement abandonné le projet lancé 27 mois plus tôt. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 MARS 1982 Un château de Turin ornementé de motifs d'inspiration iroquoise ¦ Un.?4î?.au d«e T,Urin en Italie' construit en 1672 comporte des motifs d inspiration iroquoise dans l'ornementation de ses fenêtres, mais ce fait n a été constaté qu'en 1968.GERMAIN TARDIF_ Dans une documentation fournie par le président de la Société d'histoire de Longueuil, M.Edouard Doucette, ce dernier rappelle que le prince de Carignan fit construire un château peu après que le régiment dont il était titulaire eût remporté une grande victoire contre les Iroquois en Nouvelle-France.Le marquis Salières (Henri de Chastelard), colonel du régiment, ramena en France cinq Iroquois faits prisonniers ainsi que des trophées de guerre: manteaux de chef, casques de plumes, etc.L'architecte du château, le père Guarino Guarini utilisa ces formes exotiques comme cadre de fenêtres.Pendant longtemps ces motifs restèrent énigmatiques, n'appartenant pas à l'iconographie de l'époque, et passèrent pour une pure fantaisie de la part de l'architecte.Ce n'est qu'en 1968, lors d'un congrès consacré à Guarini, à Turin, qu'Augusta Lange, de la Surintendance des Archives du Piémont, décripta ces formes.En haut des fenêtres ainsi décorées, on peut voir un visa stylisé vu de face et surmonté d'un bandeau de plumes en aigrette, puis, autour des fenêtres, la longue parure qui descend jusqu'aux pieds des chefs indiens.Le régiment de Carignan avait été levé dans le Piémont et la Savoie et ses effectifs étaient en grande partie composés de soldats aux noms à consonnance italienne qui adoptèrent au cours des années une forme autographique française dont plusieurs se retrouvent encore ici.G 9 A Saint-Hubert, on ne veut surtout pas de hausse de la taxe foncière Le groupement des propriétaires et résidents de Saint-Hubert, qui compte environ 900 membres, ne s'oppose pas, comme tel, au projet d'un deuxième GERMAIN TARDIF aréna à Saint-Hubert, mais plutôt au fardeau additionnel de la taxe foncière qu'entraînerait la location d'heures de glace par le service municipal des loisirs.C'est la mise au point qu'a faite le fondateur et ex-président de cet organisme, M.Jean-Marc Jutras, qui en est maintenant l'un des deux vice-présidents.L'utilisation de l'aréna que projette de construire la société Coréna, organisme à but non lucratif, coûterait à la ville aux environs de $300,000 par année pour 3,000 heures de glace, ce qui entraînerait pour le contribuable une hausse de $13.75 de la (axe foncière en 1983.Comme Corena, dans son entente avec la ville, s'engage à gwser à celle-ci 10 pour cent de sëS*pro-fits annuels, le surplus né d£,çe 10 pour cent et de la taxe sur la bâtisse elle-même, après le paiement du coût de la location, entrai ne-rai t une réduction de la taxe;foncière, selon un porte-parole de la ville.Sur ce point, M.Jutras efcîrrime son incrédulité et accuse la direction municipale de jeter de la poudre aux yeux de tout lé,'ttïonde en énonçant de tels propos.\" ^ Il a ajouté que l'entente entre la ville et Corena, si jamais elle est entérinée, fera de la ville l'endosseur de Corena et engagera la municipalité à assumer sa dette si l'aréna est déficitaire, ce qui aura pour effet d'alourdir davantage le fardeau fiscal au cours de nombreuses années à venir. G 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1982 MASCOUCHE HEIGHTS Quatre candidats sont en lice ».t.pour l'élection complémentaire Quatre candidats se feront la lutte jusqu'au 4 avril afin d'obtenir le siège de conseiller municipal du quartier numéro 2, Màscouche Heights, où 3,159 contribuables auront droit de vote.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les candidats sont Mme Hu-guette Trudel-Girard, fonctionnaire provincial, Henri Krynski, dessinateur industriel, Jean-Paul Lavallière, un homme d'affaires à la retraite, et François Locas, un vérificateur à l'emploi d'une importante institution bancaire.TouS, sauf M.Krynski, demeurent àaxxs le quartier où il y aura élection.1*1 Les quatre candidats sont indé- pendants, mais M.Locas a mentionné que s'il était élu, il travaillera avec l'équipe en place à l'hôtel de ville de Màscouche.M.Krynski semble être celui qui est le plus connu.Il avait tenté de se faire élire comme conseiller aux dernières élections municipales et il avait mordu la poussière.Il y a quelques semaines, il a pris la vedette à quelques reprises lors d'assemblées du conseil.Il a même demandé la démission du gérant de la ville parce qu'il avait fait un rapport interne aux élus au sujet de l'augmentation de taxe à faire Tan prochain, année d'élections municipales.Le président de la Commission municipale du Québec a exonoré le gérant.Par la suite, M.Krynski a mentionné en pleine assemblée, devant une salle remplie, qu'il était pour faire une déclaration aux journalistes et demander au ministère des Affaires municipales et à la Commission municipale de faire enquête sur l'administration du maire Gilles Forest.Rien n'a encore été fait.L'élection dans le quartier no 2 est devenue nécessaire à la suite de la démission du conseiller Thomas Wood, survenue le 29 janvier.M.Wood était membre du groupement dirigé par le maire Forest.Le conseil municipal est composé de six conseillers et du maire.Actuellement, deux conseillers sont considérés comme étant dans l'opposition.Les bureaux de scrutin seront situés à l'école Holy Rosary et ils seront ouverts de 9h à 18h.Uni-media acquiert Contact Laval La Société générale de publications, connue également sous le nom d'Uni-media, vient de se porter acqéreur de l'hebdomadaire Contact-Laval.Cette entreprise possède plusieurs quotidiens et hebdomadaires, dont le Courrier Laval, compétiteur du nouveau journal qu'elle vient d'acheter.Le directeur général du Cour- rier Laval, M.Mino Dallosto, a déclaré, hier, que les deux journaux étaient pour continuer à opérer indépendamment.La transaction est intervenue vendredi soir.Le Contact Laval appartenait à l'Imprimerie Transcontinentale, dont le président est M.Rémi Marcoux.Le président de la SGP est M.Jacques Fran-coeur.Le Courrier Laval a un tirage de.71,500 copies alors que le Contact * tire à 70,000 exemplaires.De plus, le Courrier a des éditions spéciales pour Ahuntsic et les Basses-Lauren tides.Quant au Contact, il a un numéro spécial' pour Ahuntsic.Il semble que le personnel de ces deux journaux ne sera pas touché par cette transaction.4 \u2022 ¦ Pollution: assouplissement des normes pour les autos WASHINGTON (AP) \u2014 Faisant fi des protestations de manifestants porteurs de masques chirurgicaux, un comité du Congrès des États-Unis a décidé hier de relaxer les normes relatives à la pollution de l'air par les moteurs d'automobiles.Le sous-comité sur le commerce et l'énergie de la Chambre des représentants a rejeté les amendements visant à maintenir les normes d'émission d'oxyde de carbone et d'azote actuellement déterminés par la Loi sur l'air pur.Les législateurs ont préféré donner leur appui à un projet de loi soutenu par l'industrie de l'automobile et qui, selon ses adver- saires, aura pour effet de doubler l'émission d'éléments polluants en la portant au niveau qui était autorisé en 1980.Une vingtaine de manifestants, ¦ portant des masques chirurgi-.eaux, ont assisté, silencieux, au débat, avant de quitter les lieux en criant: «Vous nous tuerez tous». G 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1982 Il y a cent ans, Robert Koch ouvrait la voie à la victoire sur la tuberculose OTTAWA (PC) \u2014 Il y a eu exactement 100 ans hier, le Dr Robert Koch se présentait devant un groupe de scientifiques de l'Université de Berlin pour annoncer qu'il avait découvert le bacille qui causait la tuberculose.Cette découverte valut au médecin et microbiologiste un prix Nobel, en 1905.Mais ce n'est en fait qu'en 1944, avec la découverte de la streptomycine, le premier antibiotique efficace contre la maladie, qu'on put combattre la tu- berculose avec succès.Au début du 20e siècle, a dit le Dr Earl Hershfield, directeur de l'Association pulmonaire du Canada, des dizaines de milliers de Canadiens étaient frappés par la tuberculose, qui en tuait un sur deux.«On l'appelait la reine des maladies», a rappelé le Dr Hershfield.Il y a 25 ans Il y a à peine 25 ans, il y avait encore 16,000 lits pour les patients atteints de tuberculose au Canada.En 1980, Statistique Canada n'a pu trouver que 2,841 nouveaux cas de tuberculose.Et sur ces 2,841 nouveaux cas, il faut en compter 392 chez les Indiens et Inuit et 1,085 chez les immigrants."]
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