La presse, 4 mai 1982, Cahier A
[" LORS DES POURPARLERS CONSTITUTIONNELS photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE \"\"\"\"! LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRI m GAIN K EXPOS À SAN DIEGO page 7 PRISON À VIE POUR M.-A.LECLERC ¦ Accusée de complicité dans une affaire dé4 meurtre en Inde, la Québécoise Marie-Andrée Leclerc a été condamnée hier à l'emprisonnement à vie.page A 3 îlJLïf^ MONTRÉAL, MARDI 4 MAI 1982, 98e ANNÉE, no 103, 84 PAGES, 6 CAHIERS CLOUTIEH 384-4H _ SERGE PARENT, PHARMACIEN ] 1221 EST, RUE FUURV I / LIVRAISON 7 JOURS I \u2022-:.v>->-.Le croiseur argentin «Général Belgrano» a coulé après avoir été torpillé par le sous-marin britannique «Conqueror», dimanche.Environ 500 hommes, soit moins de la moitié de l'équipage du croiseur argentin «Général Belgrano», torpillé dimanche par un sous-marin nucléaire britannique, auraient péri dans le naufrage du bâtiment.Toutefois, seulement 123 hommes ont été retrouvés depuis et c croit que le nombre de morts pourrait atteindre 900.L'Argentine a qualifié cette attaque «d'acte perfide d'agression armée» car, selon le gouvernement argentin, le torpillage a à l'extérieur de la zone d'exclusion de 200 milles.on eu lieu page E 1 photo Pierre McCann, LA PRESSE MILLIERS photo Pierre McCann, LA PRESSE LA MODE QUÉBÉCOISE: OUI, MAIS De retour de Paris où elle a vu des centaines et des centaines de modèles, Ingrid Saumart se demande si la mode québécoise existe.Elle existe, dit-elle, mais elle est menacée.Les manufacturiers n'ont pas d'argent pour investir dans la promotion des modèles québécois, les créateurs se plaignent de n'être pas compris et les acheteurs ne se donnent même pas la page C 1 peine de regarder ce qui se fait ici.François Guenet: la nuit précédant son dernier défilé, il cousait lui-même les robes pour pouvoir les présenter.LES ANARCHISTES page A 8 EDITO LA TRISTE VIE À L'ÉCOLE SECONDAIRE PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 SOMMAIRE 3 Annonces classées: D 9 à D 15 Arts et spectacles: B 1, B 2, B 4 \u2014 Cinéma: B 3 Décès, naissances, etc.: E 2 Economie: D 1 à D 8 Êtes-vous observateur?D 13 FEUILLETON: D 11 Horoscope: D 10 Le monde: E 1, E 3, E 4 W Météo: A 2 Mots croisés: D 12 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 3 Télé-câble: B 2 Télévision: B 2 \u2014 Horaires: B 3 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 4 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Contact: 11 à 14 Mots croisés: 18 Y < SUNFLIGHT ET SKYLARK: I Les 3,000 Québécois touchés par la faillite des grossistes de voyages Sunflight et Skylark n'ont rien à craindre, a déclaré hier un porte-parole de l'Office de protection du consommateur, page D 1 LE PORT: BONNE PERFORMANCE _page D2j Pourquoi remettre à demain U planifie*!ion de votre \u2022 succession.> Consultez-nous dès aujourd'hui.Ce service est gratuit.ftteitifefem Ht-1111 tatnCiHMfcttbirmv «5-S230 airtruù (8!l)5».1«3 fecififiaiflfs 3SM770 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI ) 982 B DES MILLIERS D'ELEVES DANS LA RUE La contestation de note de passage fait boule de 1 Plusieurs centaines d'élèves du secondaire ont manifesté bruyamment devant les bureaux du MEQ, rue Fullum, leur désaccord à la décision du MEQ d'imposer dès septembre prochain une note de réussite de 60 p.cent aux examens, appliquant ainsi les normes du nouveau programme photo Pierre McCann, LA PRESSE Le mouvement de contestation à l'imposition par le MEQ des 60 p.cent requis pour la réussite des examens au secondaire, a fait boule de neige, hier à Montréal.Les élèves d'une quinzaine d'écoles et de polyvalentes de l'Est et du Centre-ville sont descendus dans la rue, entraînant ipso facto la fermeture par CECM de ces écoles pour une partie de la journée, sinon pour toute la journée d'hier.GEORGES LAMON_ Plusieurs milliers d'élèves, issus des quatre coins de la ville ont convergé vers le parc Lafontaine pour se diriger ensuite en nombre réduit, toujours encadrés par de nombreux policiers motorisés, vers les bureaux du ministère de l'Education (MEQ), situés au MO, que Fullum.out comme jeudi et vendredi, les manifestatns se sont rassemblés devant les bureaux gouvernementaux en scandant bruyamment des slogans hostiles à la mesure gouvernementale qui devrait commencer à s'appliquer progressivement au secondaire dès septembre et ce jusqu'en 1987.Les manifestants ont terminé leur ronde devant les bureaux de la CECM.Rencontre informelle A ce dernier endroit, certains de leurs porte-parole ont rencontré des représentants de la direction générale de la CECM à qui ils ont fait état de leur inquiétude, alléguant l'impuissance de leurs moyens pour faire entendre leur point de vue.A l'issue de cette rencontre informelle, les représentants de la CECM ont précisé qu'un comité pédagogique avait été chargé entre autres d'étudier le nouveau programme et de cette question des notes de passage d'examen fixée à 60 p.cent par le MEQ.Toutefois, il ont clairement indiqué qu'en pratique la CEM ne pouvait pas faire grand chose dans ce dossier qui relevait de la compétence du MEQ.Quant aux policiers, ils se soÇE contentés de faire respecter l'ordre par les jeunes manifestants tout le long de leur parcours, pris venant ainsi toute tentative beljj-queuse de la part des élèves don* la marche s'est déroulée plutôt calmement.Les % des écoles touchées, Rappelons que jusqu'ici les trois-quarts des 18 écoles sec on daires et polyvalentes de la CEM ont été touchées par ces arrêts sporadiques.Seules, les 12 écoles anglophones ont jusqu'ici refuse de se joindre à ce vaste mouvement de contestation.A la CECM.on estime qu'il s'agit d'un mouvement passager qïii ne risque nullement de connaître\" l'ampleur qu'avait connu la vieille capitale: des écoles avaient 1er mé leurs portes durant environ .trois semaines à la suite de la \\ contestation étudiante.PROTECTION DU CONSOMMATEUR Des accusations portées contre trois agences de location (PC) \u2014 L'Office de protection du consommateur (OPC) vient de porter des actes d'accusation contre trois agences de location de Montréal.Deux poursuites ont été intentées contre M.Gerald Dank, qui fait affaire à Montréal sous les raisons sociales des «Locateurs de logements» et des «Localisa-teurs de logements».L'OPC lui reproche des «représentations fausses et trompeuses»: une annonce parue en avril dans le quotidien «The Gazette» offrait un iogement qui était déjà loué.Six autres poursuites sommaire ont été signifiées par l'Office contre Monsieur Logement, Enr.(Location Éclair, Inc.): cinq pour représentation fausse et trompeuse à la suite d'une annonce dans «La Presse» offrant un logement qui était déjà loué, et une pour le fait d'avoir «omis de s'identifier en qualité de commerçant dans un message publicitaire».Les causes, entreprises à la suite d'une enquête de l'OPC en avril, seront entendues le 18 juin.CE SOIR AU PALAIS DE JUSTICE Audiences parlementaires sur la protection de la jeunesse Ce soir à 19 heures, la grande cour (salle 5.15) du Palais de Justice de Montréal se transformera en un forum touchant à la délinquance juvénile, sujet très chaud qui a de quoi délier bien des langues.Les neuf députés mem- NICOLE BEAUCHAMP bres de la commission parlementaire spéciale de la Protection de la jeunesse convient en effet tous les citoyens intéressés à venir faire entendre leur son de cloche sur l'application actuelle de la loi 21.particulièrement sur les aspects ayant trait aux jeunes délinquants.Le caractère novateur de cette commission parlementaire, composée de quatre députés de l'Opposition officielle et de cinq députés de l'équipe ministérielle en comptant son président Jean-Pierre Charbonneau, donne donc aussi le ton aux rencontres publiques tenues dans plusieurs régions du Québec.À Montréal comme ailleurs, des témoignages sur le vif de personnes provenant de tous les milieux (policiers, parents, jeunes qui sont passés par les centres d'accueil etc.) animeront les échanges.Ce qui tranche avec le style classique des audiences où les porte-parole de groupes organisés défilent à la tribune pour y lire un mémoire sur la question discutée.Le mandat de cette commission itinérante, créée le 19 décembre dernier, consiste à évaluer l'application de la loi 21 en vue d'apporter des correctifs susceptibles d'aplanir les problèmes majeurs soulevés par le traitement à la fois des cas de protection et de délinquance.Ce dernier volet de la loi de la Protection de la Jeunesse, qui suscite le plus de frictions et d'âpres débats parce qu'il prend source aux confluents du respect des droits des jeunes et de celui des droits des victimes d'actes délictueux, retient d'abord l'attention de la commission.Cel- le-ci recherche notamment à l vers ses travaux à établir un c census qui puisse assurer la cré bilité de la loi dans tous les milieux.Elle a déjà analysé les différent tes difficultés surgies sous le régi me de la loi 21.entrée en vigueur il y a trois ans, et un bilan préliminaire lui a inspiré des hypotheses de solution.Par le biais des rencontres publiques et privées en cours, la commission sonde ni plus ni moins les coeurs et les es- ; prits pour vérifier Pà-propos des ; : solutions envisagées.Elle consi- i dérera les opinions recueillies lors de l'élaboration de ses recommandations.APRES UN AN Le Centre sportif de Longueui! échoit à Edouard-Montpetit Le cégep Edouard-Montpe-tit s'est vu confier la gestion du Centre sportif communautaire de Longueuil.La décision résulte d'une entente intervenue entre les trois parties concernées: le cégep lui-même, la Régionale de Chambly et la ville de Longueuil.GERMAIN TARDIF_ Le problème de la gestion faisait depuis près d'un an l'objet d'un litige qui a eu ses répercussions jusque devant les tribunaux.La ville de Longueuil voulait gérer le complexe avec l'accord de la Régionale mais le cégep s'y objectait invoquant le fait qu'il était situé sur ses terrains, que ses buts étaient avant tout éducatifs et que le cégep était en mesure d'en assumer lui-même la gestion, ce qu'il fit.d'ailleurs, des septembre dernier.Le gouvernement, y compris le ministère de l'Education, avait donné son appui à la ville de Longueuil dans cette affaire.L'entente qui vient d'être conclue ne touche toutefois pas l'a-réna du centre sportif qui continuera à être gérée par la ville par l'intermédiaire d'une société privée avec qui elle a signé un contrat.L'accord prévoit que le cégep assumera la gestion comme elle le fait déjà mais sous la surveillance d'un comité tripartite qui aura pour mandat, entre autres choses, de voir à la répartition du temps d'utilisation du complexe entre les étudiants et le public longueuillois.Le règlement de ce conflit deVrait mettre un terme à la bataille légale qui mettait aux prises le cégep et la ville en Cour supérieure.Lancement du premier service héliporté de soins d'urgence UK** HA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 4 Max.: 20 Ensoleillé et quelques passages nuageux DEMAIN : Ensoleillé et chaud La Quotidienne Tirage d'hier 95 3 Québec Min Abitibi 0 Outaouois \u2022 4 Lourentides 0 Cantons de l'Est 0 Mauricie \u2014 2 Québec 0 lac-Sain*-Jean 0 Rimouski 0 Gaspésie 0 Boie-Comeou 0 Sept-lles 0 Canada États-Unis Max Au|ourd'hui 18 Ensoleille 20 Ensoleille 18 Ensoleillé 18 Ensoleillé 15 Ensoleillé 15 Ennuagemcnt 15 Ensoleillé 8 Nuageux 6 Nuageux 5 Averses 4 Neige ou pluie Min.Moi Min Boston 7 13 Nlle-Oléans 16 28 Buffalo 5 16 Pittsburgh 5 21 Chicago 8 24 San Francisco 8 21 Miami 21 27 Washington 11 23 New York 12 24 Dallas \u2014 \u2014 Les capitales Min Mai Victoria 4 10 Edmonton 3 21 Reçjina 8 26 Winmpeg 15 23 Freo'eiicton C 16 Halifax 3 10 Chariottetown 6 14 Saint-Jean 3 7 Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Min 10 10 22 2 3 14 4 Moi 14 22 34 13 14 18 9 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Romo Lisbonne Londres , 0 St-oul Min 5 6 11 1 8 6 8 Mo* 26 17 26 13 16 21 24 (PC) \u2014 Il s'écoulera peut-être un certain nombre d'années avant que le ciel québécois ne soit sillonné quotidiennement par des ambulances aériennes chargées de transporter les blessés graves directement vers les hôpitaux, mais un pas en ce sens a été franchi hier avec le lancement du premier service héliporté de soins d'urgence au Québec.Propriétaire d'une société ambulancière de Laval, l'Escouade médicale U.M.T.A.Q., M.Gilles Cousineau a affirmé au cours d'une conférence de presse tenue en bordure des pistes de l'aéroport de Dorval que les deux hélicoptères Twinstar spécialement aménagés pourraient répondre aux cas d'urgence dans un rayon de 200 milles de la métropole.«L'utilité première de ce service réalisé en coopération avec la division des hélicoptères de la Société Aérospatiale est de desservir les secteurs éloignés des grands centres urbains et d'atteindre les lieux difficiles d'accès comme les routes congestionnées, les zones accidentées et les édifices en hauteur», a expliqué M.Cousineau.vement, a souligné le fondateur du nouveau service.Économie Citant une étude effectuée par Statistique Canada en Colombie-Britannique, M.Cousineau a indiqué que le transport par hélicoptère avait permis de récupérer 65 pour cent des blessés à la colonne vertébrale.Si le service héliporté est à $550 l'heure, considérablement plus coûteux que les ambulances conventionnelles, il a pourtant sa place dans l'économie des soins de santé, a continué M.Cousineau.«Le coût estimé pour une victime qui reste paralysés toute sa vie est de $1.5 million, mais pire encore que les considérations financières, la misère humaine, l'anxiété, la frustration et le désespoir sont incalculables.» Au Québec, enseignent les statistiques, un accident mortel se produit à toutes les 5 heures, 37 minutes et 58 seconde.Combien de ces gens serait-il possible de sauver si l'intervention des services d'urgence de blessures graves à la colonne vertébrale.Délais trop longs Et bien souvent, en raison des distances, les délais d'intervention sont beaucoup trop longs.L'hélicoptère peut se déplacer à 150 milles à l'heure en ligne droite, ce qui le rend particulièrement apte à ce rôle ambulancier.De plus, seuls les centres où se pratique la neurochirurgie sont habilités à accueillir les blessés de cette catégorie et ils sont généralement situés dans les grands centres.Le responsable du service a ajouté que la moitié des cas de blessures médullaires étaient dus à des accidents de la route, ce qui dramatise davantage le rôle joué par l'hélicoptère comme compresseur de temps.L'hélicoptère - ambulance, un appareil turbopropulsé conçu par l'Aérospatiale est muni de tous les dispositifs nécessaires au transport et à la surveillance médicale Parmi les appareils de bord, on relève un défibrillateur, qui peut également servir à la surveillance de la fonction cardiaque, un distributeur de sérum ou de plasma, u^ dispositif d'alimentation en oxji*- \u2022V» et la majeure partie des instru-ments et des médicaments disponibles dans une salle d'urgence.«m On peut aussi utiliser l'ambulance volante pour assurer, ^ l'intervention rapide de médecin*?*!-» de techniciens médicaux d'urgen: ce ou de «paramédiques» sur les.lieux d'un sinistre ou encore l'acheminement de médicaments,' de sangs et d'organes vitaux ver* les hôpitaux.«Une autre de nos préoccupations sera le transport d'enfants nés prématurément ou brûlés, où l'élément décisif de survie est la rapidité et la qualité de l'intervention», a dit M.Cousineau.M.Cousineau s'attend à ce que.les centres hospitaliers et les corps policiers fassent appel h ses .\u2022.services.,.Son fondateur affirme n'avoir.obtenu aunine subvention couver- était plus rapide?.k0noK0n\u201e 2 731 -4471 err miJL EAGLE DE GOODYEAR VIVA/VIVA II DE GOODYEAR DIMENSION.BANDE BLANCHE\tREMPLACE LA DIMENSION\tPRIX DE VENTE CHACUN\tVOUS EPARGNEZ P155/B0R13\t155R13\t59.95\t10.00 P185/80R13*\t8R78-13\t69.95\t11.35 P185/75R14*\tCR78-14\t75.95\t11.25 P195/75R14-\tD.ER78-14\t79.90\t10.00 P205/75R14*\tFR78-14\t80.95\t13.10 P195/75R15\tER78-15\t82.95\t12.70 P205/75R15\tFR7B-15\t85.95\t14.00 P215/75R15\tQR78-15\t89.95\t15.85 P225/75R15\tH.JR78-15\t98.95\t12.20 P235/75R15\tLR78-15\t109.95\t16.95 TEL QUE REPRÉSENTÉ centre go goodyear centre go goodyear * ¦ t CÉN I Kt-ViUE, MONTREAL 1 1 \u2022«!, bool.d« Mouonnwv.849-8031 9170 tt, n» 5)mbf ©ok« 352-2662 5135,ru* Popm»ou 527-9854 * Lundi à vendrodi 7h30 a.m.à 5h30 p.m.Samedi 7h30 a.m.à 12h p.m.VERDUN 4000, av.Verdun 761 -4568 LAVAL (PONT-VIAU.1250, bout.Lobdl* 688-3575 \u2022 SAINT-LAURENT 1340, M^ tat et autres agences, a prédit NC* Perrin Beatty, ancien ministre responsable de la publicité sous le gouvernement progressiste-conservateur de 1979.Entente Canada-Irak ¦ Le Canada et l'Irak devraient; bientôt signer une entente qui empêcherait toute répétition de Ur£ situation dans laquelle se trouve actuellement General Motors du Canada qui a sur les bras 12,000 voitures dont personne ne veut.Le représentant du ministère des Affaires extérieures, qui a annoiw cé cette nouvelle, a ajouté que, la~ semaine dernière, le cabinet avait autorisé îe ministre du Commet, ce, M.Ed Lumley, ou l'ambassadeur du Canada en Irak, à signer l'accord sur le commerce et sur la coopération économique et technologique avec les pays du' - iScrSu une t'a ou* oc discussion ou il serait possible d'éclaircir des ; situations comme celle-là, a noté le porte-parole. At.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI ) 982 A 5 LORS DES POURPARLERS CONSTITUTIONNELS Québec a été trompé Joe Clark \u2022 o n Le chef conservateur, Joe v Clark, n'a pas employé le mot Jjghlson, mais il est clair dans son \u2022rit que le gouvernement du Jûébec a été trompé lors des pourparlers constitutionnels par je gouvernement Trudeau et tnêrne, dans une certaine mesure, par les gouvernements des autres provinces.PIERRE VENNAT K s M.Clark, qui accordait une longue entrevue hier matin à un groupe de journalistes de LA PRESSE, Considère que s'il est vrai que le Québec a accepté de laisser tomber son droit* de veto traditionnel, «c'est en échange de quelque chose», à savoir, la pleine compensation financière lorsque le Québec décide de se retirer d'un projet fédéral-provincial, bref lorsqu'il se sert de ce qu'on appelle la clause d'opting-out.Or.de souligner M.Clark, on a pris le droit de veto du Québec, mais on ne lui a pas accordé la pleine compensation.Ceci dit, M.Clark a reproché quelque peu au gouvernement Lé-vesque de n'avoir pas réussi, et peut-être de n'avoir pas fait les efforts nécessaires pour expliquer son point de vue aux autres provinces.«L'hypothèque» Trudeau Il considère toutefois normal que le point de vue du Québec soit iffal perçu par les autres provinces puisque pour elles, surtout dans l'Ouest du pays, M.Trudeau est un Québécois, élu premier ministre grâce au support des Québécois, qui lui ont donné 75 députés sur 76.En conséquence, dans Tèsprit de plusieurs, le porte-parole des Québécois, c'est Trudeau.Selon M.Clark, le Parti Québécois n'est pas le premier à devoir supporter cette hypothèque.Les gouvernements Bertrand et Bouras-sa, avant lui, ont également eu de la difficulté à gagner l'appui des autres provinces face à un «Trudeau québécois, élu par des Québécois».M.Clark trouve cela d'autant plus déplorable qu'il considère que de tous les leaders conservateurs depuis la Confédération, il est celui qui comprend le mieux et défend le mieux les Québécois.Toutefois, jusqu'ici, il a obtenu moins d'appuis aux élections de la part des électeurs québécois que John Diefenbaker, par exemple, lequel n'était pas réputé pour sa compréhension des points de vue québécois.Le chef conservateur croit toutefois que, lui au pouvoir, la situation changera.Partisan du «Canada des communautés», d'un gouvernement respectant les divers régionalismes au sein duquel chaque province aurait ses représentants forts, il dit qu'il lui est même possible de s'entendre avec un gouvernement péquiste, malgré son option souverainiste clairement affichée.M.Clark refuse de croire que le gouvernement Lévesque était de mauvaise foi au départ et que par conséquent, à cause de son option, aucune entente constitutionnelle n'aurait été possible.«C'est M.Trudeau qui fait du Québec une province pas comme les autres, en la présentant comme pire des autres», a-t-il lancé à un moment donné.Pour un PC québécois Pour prendre le pouvoir, bien sûr, M.Clark a besoin de l'appui des Québécois.Si les sondages montrent que sa cote et celle de son parti ont monté, il aimerait avoir des militants plus vigoureux.Il a déploré qu'au Québec, là où ses militants auraient des chances de l'emporter, au lieu de mettre tous les efforts sur la prise du pouvoir dans certains comtés, «on fait beaucoup de querelles X contre Y», bref que le parti, au Québec, a trop été, dans le passé, en proie à des querelles de personnalités.Il a déploré également que les conservateurs du Québec ne jouissent pas d'une structure provinciale, rappelant que bien avant Peter Lougheed, du temps des 1 \u2022 ****** 7\"* RABAIS DE '300 à *1,000 DE CHRYSLER COLT 3 PORTES $5954 RAMPAGE * Transport inclus tout équipée *7997 * CHRYSLER VOUS OFFRE LA TRIPLE PROTECTION 5 ans ou 80,000 km ARIES 2 portes à partir de *6702 à partir de *8577 holiday location court terme J Dadge (ÏIKVSIIKi [ornions Ooûgo VENTF SERVICE )cauon court terme w mm amu/a\\n crédisites, il avait mené la bataille pour un parti conservateur fort en Alberta et qu'il ne le regrettait pas.' Ceci dit, ce parti, il ne peut le créer d'autorité et il comprend que les quelques militants conservateurs décidés du Québec désirent concentrer leurs efforts sur la lutte fédérale.Mais il admet que le fait de ne pas pouvoir compter sur une machine provinciale forte, comme dans l'Ouest, ou d'une tribune provinciale qui permettrait aux conservateurs d'être constamment présents dans les média embarasse.Sans oser répudier l'Union nationale comme telle, le chef conservateur a clairement indiqué que son souhait serait qu'éventuellement, un parti conservateur provincial émerge au Québec.Enfin, après avoir déclaré que le développement d'un sentiment régionaliste fort au pays était une chose tout à fait normale, et qu'avec lui, «il n'y aurait pas de Western Canada Concept», parce que pas nécessaire, il s'est défini davantage progressiste que conservateur.«En tout cas, je ne suis pas un tory», a-t-il conclu ses propos, tenus exclusivement en français.L'air du temps.Le leader conservateur Joe Clark en est toujours là.Il compte en effet sur les effets bénéfiques du temps avant d'affronter les délégués du parti au congrès de février à Winnipeg.C'est là qu'on lui signifiera, dans le temps, si son heure est arrivée.Rester où partir.Après sa défaite aux élections de 1980, la question demeure toute entière et se situe toujours dans le temps.Hier, au quatrième étage de l'édit ice de LA PRESSE, il rencontrait journalistes et chroniqueurs politiqes.Depuis un certain temps, le chef conservateur dans ses tournées nationales, profite de toutes les tribunes qui lui sont ouvertes.Entrevues aux journaux, aux radios et aux télévisions, etc.C'est un homme ponctuel.A 10 heures, comme prévu, il est accueilli à l'entrée de l'édifice de la rue Saint-Laurent.Pas une minute de retard, comme s'il n'avait pas de temps à perdre.Après avoir rencontré brièvement le président directeur général et éditeur du journal, M.Roger-D.Landry, l'entrevue débute.Six journalistes et autant de collaborateurs accompagnant le chef « tory »,un terme qu'il refuse d'employer se voulant d'abord et avant tout un progressiste et non un conservateur.photo P.H.Talbot, LA PRESSE Le leader de l'opposition aux Communes, M.Joe Clark, a pris contact avec le système électronique «Atex», hier, lors de son passage à LA PRESSE.Il se trouve ici en compagnie du chroniqueur politique Pierre Vennat et de Gilles Daoust, adjoint au directeur de l'information.__de bien neuf Puis on aborde différentes questions qui préoccupent le pays, dont la crise énergétique, l'inflation et les taux élevés d'intérêt, sans avoir pu obtenir une nouvelle vision de la société dans le temps.On glisse délicatement sur la question de son leadership.D'une question à l'autre, rien de neuf.En philosophe, il se Oit assuré de conserver le leadership de son parti, le temps jouant finalement pour lui.Onze heures trente, fin de l'entrevue officielle.Brève visite de la salle de nouvelles, où il prend un contact physique et visuel avec notre nouveau monde de travail, le système «ATEX» de composition de textes sur écran.Un peu nostalgique dans le temps, Joe Clark note sur l'écran cathodique dans un excellent français: «cela a bien changé depuis le temps où j'étais journala-tiste au Calgary Herald».Après cette brève incursion dans le temps et dans le monde journalistique, c'est l'heure du lunch.On se dirige à pied à travers les trottoirs éventrés du vieux Montréals, où l'on refait les canalisations souterraines, vers l'Auberge de la Belle Poule, pour prendre le déjeûner.C'est à ce moment que la lumière des temps s'embrouille et je m'interroge sérieusement sur les réflexions de Joe Clark dans le temps et l'espace où il évolue.POLITIQUES Le chef compte sur le temps L'heure n'est pas la même Visiblement, ce dernier ne fonctionne pas sur le même fuseau horaire que le nôtre.Assis à droite de l'honorable politicien, et après avoir commandé des rognons de veau, je jette un coup d'oeil sur sa montre, lorsque son bras arrête un instant de gesticuler, entre ses déclarations.Je contaste à son bracelet montre, qu'il est 19 heures.Inquiet, je jette un coup d'oeil sur le mien, où le cadran indique 13 heures.Manifestement, il y a quelque chose qui ne va pas.Première réflexion.S'il est une heure plus tard dans les Maritimes, il n'y a sûrement pas un aussi grand décalage horaire entre Montréal et Ottawa, quand même.A moins que mes souvenirs de la capitaile nationale soient si lointains.Mais après tout, j'en arrive à la conclusion que c'est peut-être pour lui une façon de contester le fait que Trudeau ait repris le pouvoir sous de fausses représentations à la suite de la décision de son éphémère gouvernement d'imposer une taxe supplémentaire de 18 cents sur le gallon d'essence.Le bénéfice du doute, quoi.Je continue donc d'observer ce curieux phénomène alors que la consersation, amicale s'il en fut une dans le temps, se poursuit.Finalement, après ma longue observation qui me laisse un peu absent des «grandes questions» que l'on discute, la lumière jaillit des ténèbres.Sans doute pour tromper ses adversaires libéraux et néo-démocrates, Joe Clark porte son bracelet-montre au poignet de la main-droite et non au poignet de la main-gauche comme la plupart des mortels que nous sommes.Une autre bataille de cloches, quoi, mais qui laisse une drôle d'impression.L'heure en couleurs Quoiqu'il en soit, selon la définition du vieux dictionnaire La-rouse trois volumes en couleurs, l'heure «c'est la vingt-quatrième partie du jour, qu'il s'agisse du jour sidéral, du jour solaire vrai ou du jour solaire moyen».Mais pendant l'insomnie, les heures paraissent longues.C'est sans doute ce que se dit Joe Clark en attendant l'échéance du congrès de février où un vote sur son leadership sera pris.A ce moment, il sera contraint de prendre acte de la volonté des militants et tenir un congrès au leadership, estiment certains.Brian Mulroney, l'ineffable président de l'Irori Ore, lui, est déjà en campagne, et il bat la semelle dans toutes les régions du pays.Dans le temps, et du moins publiquement, Joe Clark soutient que ce dernier ne fait que récolter des sous pour le fonctionnement du parti.JOE CLARK ATTAQUE LE GOUVERNEMENT Alsands: troisième victime de la politique énergétique libérale Alsands est la troisième grande victime de la politique énergétique du gouvernement libéral.Elle vient après les dégâts causés par les longues discussions qui ont précédé l'entente fédéral-Al-berta et qui ont entraîné le départ de nombreuses sociétés pétrolières.MICHEL ROESLER_ Elle vient aussi après l'échec de Cold Lake dont les retombées technologiques auraient été fort prisées.C'est en ces termes que le leader de l'Opposition, Joe Clark, a commenté, pour la Presse, le renvoi aux calendes grecques du projet de traitement des sables bitumineux du consortium Alsands.Les Libéraux ont manqué de souplesse, estime-t-il.Ils ont voulu, avec leur politique énergétique, à la fois accaparer plus de pouvoir et réaliser de confortables profits.Dans le cas d'Alsands,s'il n'y a pas eu un cash flow adéquat pour soutenir le projet il y a eu en revanche beaucoup de perte de temps.On aurait pu, ajoute-t-il, commencer les travaux en janvier 1980 et si le ministre Lalonde avait fait ses dernières offres, il y a seu- C'est pourquoi ce retard de deux ans lui aura été fatal.Joe Clark le regrette parce que, selon lui, le pays a besoin d'Alsands.Le traitement des sables bitumineux est nécessaire pour parvenir à l'autosuffisance énergétique à moyen terme.L'exploitation des pétroles d'Hi-bernia et de la mer de Beaufort viendra plus tard parce qu'elle implique un développement technologique qui n'est pas encore au point.Dans ces conditions, l'abandon du projet Alsands maintient pour encore longtemps le Canada sous la dépendance des pays de l'OPEP et l'argent que l'on débourse pour s'approvisionner en hydrocarbures aurait pu servir à développer nos réserves, regrette-t-il.Une politique nuisible Après l'échec du projet Alsands, Marc Lalonde cherche à relancer celui de Cold Lake, un autre programme de traitement des sables bitumineux.Joe Clark est sceptique.Cold Lake a été abandonné avant Alsands et il ne voit pas comment ce projet pourrait être repris, même avec de nouvelles conditions comparables aux dernières offertes aux membres du consortium Alsands si celui-ci, n'a pu-t-être sauvé.photo P.H.Tolbot LA PRESSE canadiennes, qui ont préféré aller faire des forages au Texas ou au Colorado.La méthode adoptée par Marc Lalonde consistant a acheter des sociétés existantes n'est pas la bonne.Il fallait laisser l'industrie canadienne qui tranquillement faisait sa place.En 1970 les Canadiens contrôlaient sept pour cent de l'industrie pétrolière et 37 pour cent environ en 1980.A cela il faut ajouter une politique fiscale décourageante.On aurait pu par des incitations fiscales pris aussi à la politique économique générale des Libéraux.Sans remettre en question la politique monétariste de la Banque du Canada, i) estime que si le monde des affaires était en confiance, les taux d'intérêt baisseraient de deux pour cent.« Le gouverneur de la Banque du Canada, Gerald Bouey, fait de la bonne politique, dit-il, le gouvernement non.J'en cherche une meilleure mais je ne l'ai pas encore trouvée.» La priorité doit être mise sur la lutte à l'inflation mais en même temps le gouvernement doit avoir une politique pour en réduire les effet comme le chômage.Alsands aurait permis de créer quelque 30,000 emplois.Cours de Cuisine Plein air por Henri Bernard Mets exotiques Mers froids \u2022 Solodes Dor D.Q.1 fois par semaine du 5 au 27 moi Rpncpinnpmontc du consortium n'aurait pas abandonné ce projet.Bien sûr l'état de l'économie n'est pas favorable.Il l'est encore moins qu'il y a deux ans.iâ politique uc Catiauiaïliaativsi! a été très nuisible à l'industrie pétrolière insiste Joe Clark.Non seu-lemnent elle a effrayé les grandes s&iété mais aussi une quantité de ft?mes plus petites, entièrement sociétés canadiennes tout en taxant les multinationales.Le gouvernement liberal a traité tout îfc monde à la même enseigne.rfAi leader de l'opposition s'en est 843-6481 Pemm d'emeijtnement de cuttur* penonnelle ~/ C7 2015 de la Montagne ÏTMUu Sui,e 610'Mt1, Mîc*2 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI 1982 EDITORIAL PAUL DESMAHAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef vie à l'école secondaire «Vivre à l'école secondaire»: ça semble impossible.Il semble que ceux qui fréquentent les écoles publiques du Québec doivent subir un milieu où ils ne peuvent ni convenablement s'instruire ni adéquatement apprendre à vivre.Il semble donc que l'école n'est pas un bon environnement pour celui qui la fréquente.C'est du moins le sentiment que l'on ressent à la lecture d'un récent «avis» que le Conseil supérieur de l'éducation vient de remettre au ministre de l'Éducation du Québec.Car si le rapport se résume en 20 recommandations pertinentes et insistantes, il faut conclure quelles sont là pour indiquer des lacunes.Et s'il manque tout cela à l'école moyenne, il faut reconnaître qu'elle ne peut prétendre au titre de lieu de formation ou simplement de vie pour un adolescent.Certains diront qu'il n'y a là rien qu'on ne sache déjà.Mais le ministère semble en être inconscient.Peut-être que la présentation de cet «avis» pourra l'éclairer sur son impuissance.Le rapport recommande, par exemple, «que I école favorise un climat de communication mettant l'accent, notamment, sur le regroupement des élèves.».À plusieurs endroits, c'est physiquement impossible.On a construit des classes, on a prévu des espaces pour l'enseignement mais pas pour la vie.Il n'y a pas de lieu de rencontre, pas de salle qui puisse permettre des échanges humains normaux.Il ne sert à rien de prétendre à la communication entre les personnes si elles n'ont aucun endroit pour communiquer.Si la communication est difficile entre élèves, il est évident qu'elle l'est encore davantage avec les professeurs.Là, il n'y a pas que l'absence de locaux qui fait problème; il faut aussi considérer les structures d'horaires et d'organisation pédagogique.Et il y a également la délicate question de la disponibilité des enseignants en dehors des heures de classe.C'est loin d'être réglé.Le rapport du Conseil recommande que les élèves puissent «rencontrer les enseignants après les périodes consacrées aux cours».Le Conseil doit bien savoir qu'une telle recommandation vient en conflit avec des ententes syndicales et que la disponibilité de certains enseignants n'est qu'un vague souvenir d'une époque révolue.Plus que cela, dans une espèce de vision utopique, le rapport voudrait «que chacun des élèves soit accompagné dans son chemine- ment scolaire par un enseignant à titre de titulaire ou de tuteur».On croit rêver.Même les maisons d'enseignement privé, avec un personnel souvent plus disponible, un nombre d'élèves ordinairement restreint et des locaux beaucoup plus appropriés, parviennent rarement à mettre en pratique le tutorat.Comment espérer vraiment l'implanter dans des écoles de 1,000 ou 2,000 élèves, avec un personnel mouvant, des horaires mal bâtis et des étudiants désintéressés?D'autres suggestions aussi uto-piques que significatives: «Que les enseignants puissent bénéficier de mesures de formation et de perfectionnement dans les domaines susceptibles d'accroître leur habileté à communiquer avec les élèves.» C'est donc affirmer qu'ils ne possèdent pas cette habileté.«Que les écoles mettent en place les mécanismes appropriés afin d'assurer la présence d'enseignants et de professionnels non enseignants aux activités des élèves dans l'école.» C'est dire que ni les uns ni les autres ne s'en occupent.«Que les écoles encouragent la participation des élèves à des projets à vocation communautaire.ou à des activités d'information et d'échanges.» C'est donc qu'elles ne le font pas.Bref, le rapport décrit tellement de lacunes qu'on parvient finalement à la conclusion que l'école ne répond pas à son rôle d'éducation et de formation.C'est reconnaître l'échec de la réforme.Une telle description peut-elle transformer la situation?On peut malheureusement en douter.Elle pourrait ouvrir les yeux des parents pour les inviter à prendre davantage leurs responsabilités V f V de complémentarité face à l'éco-^ le.Mais on sait que c'est beau?coup demander.1 ; Pour éliminer un bon nombre de ces défauts de l'école second daire actuelle, il faut changer b»er> des structures et encore plus-de mentalités.C'est sûrement avec une bonne dose d'inconscience que le Conseil fait ses recommàn?dations au ministère, aux commis-J sions scolaires, aux écoles et au< parents tout à la fois.Il y a là tout ce qu'il faut pour que chacunflp^ chacune lancent la pierre à l'autre; qui ne peut agir sans le consent sus des autres.Le Conseil a présenté beaucoup plus qu'un avis: il a signifié» au ministère la faiblesse de tout un système.À quoi cela servira-rK il?On peut craindre que ce soitsf peu de chose.r J JEAN-GUY DUBOC Le printemps des Polonais Les événements en Amérique centrale (les élections au Salvador en mars, par exemple) et la crise des Malouines (au mois d'avril) ont relégué la Pologne dans la marge.Il faut convenir également que la remise en «ordre» à laquelle procéda le 13 décembre dernier le général Jaruzelski paraissait avoir scellé le sort de Solidarité.Lech Walesa, le fondateur du mouvement syndical libre qui, pendant 18 mois, donna tant de soucis au gouvernement, était gardé à vue pendant que l'action de Solidarité était interrompue par décision de la junte militaire.De bouche à oreille, dans les rangs des militants, circulait un mot: l'hiver appartient à Jaruzelski mais le printemps sera le printemps de Solidarité.Cette pensée, elle a même été inscrite sur les murs.De temps en temps, éclatait le signe que le mouvement des travailleurs n'est pas mort, qu'il se terre mais que la clandestinité n'interdit pas toute forme de manifestation.Les imprimeries notamment n'ont pas été inactives.D'un autre côté, le régime militaire a su faire l'économie des vies humaines.Il s'est maintenu durant quatre mois non pas sans heurts mais certainement en évitant les carnages.Le coup du 13 décembre dernier n'a pas fait beaucoup de morts.La situation extrêmement tendue qui prévalait à la fin de novembre laissait présager le pire.Le pire ne s'est pas produit.Cette «normalisation» sans effusion de sang sinon sans larmes a valu à la junte quelques ralliements chez les opposants.Les derniers jours ont démontré que la résignation n'est pas générale.Le 1er mai, jour faste dans les pays communistes, a vu quelques manifestations populaires qui n'étaient pas toutes à la gloire des maîtres.Des slogans très hostiles au gouvernement ont fusé des poitrines.Les forces de l'ordre n'ont pas fait taire les hérétiques.Mais, hier, la police est intervenue dans les rues de Varsovie pour disperser les manifestants (20,000 personnes, selon les rapports).Cette bavure va-t-elle compromettre les efforts tentés par la junte pour Stabiliser la situation?Le régime venait de libérer 1,000 prisonniers et on sait que le gouvernement entretient des rapports suivis avec l'Église pour explorer les voies pouvant mener à une réconciliation nationale.L'Église de Pologne n'est pas une institution domestiquée.Dans un pays à forte majorité catholique, elle est proche du peuple.Proche du peuple, elle ne peut pas être (ou apparaître) trop proche du gouvernement.Elle réclame la fin de l'état de siège et travaille à l'adoucissement du sort des prisonniers, voire à leur libé- ration.GUY CORMIER Droits reserves \u2022 Cl *¦ L'avis du Conseil supérieur de l'éducation 1 i ' 1 // y a quelques jours, le Conseil supérieur de Véducation donnait son avis sur les conditions de vie des élèves de niveau secondaire.LA PRESSE reproduit ici les vingt recommandations que Vorganisme formulait alors à l'intention du ministre de l'Education, M.Camille Laurin.Le Conseil supérieur de Téducation fait les recommandations suivantes: 1) Que dans les lois de Téducation soit explicité le droit de toute personne de bénéficier d'une éducation minimale qui corresponde à la fin du cours secondaire.2) Que les élèves, en plus d'être renseignés sur les objectifs d'apprentissage qui leur sont offerts pendant l'année, soient invités, au début de chaque année, à participer à la détermination des objectifs scolaires qu'ils poursuivront; que les écoles, par l'entreprise du Conseil étudiant, du comité d'école, des enseignants et des instances décisionnelles, en supportent la réalisation.3) Que les commissions scolaires favorisent l'utilisation accrue des apports technologiques récents dans l'enseignement et dans les activités de l'école.4) Que les enseignants mis en disponibilité puissent être affectés, à rencontre de la pratique actuelle, à des groupes d'élèves tion pédagogique et pour des responsabilités de tutorat tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'horaire régulier des élèves.^ Thor 5) Que les commissions scolaires fournissent aux enseignants les conditions (temps, libération de tâches d'enseignement) et les moyens (locaux, matériel, support technique) nécessaires à la création et à la diffusion d'instruments didactiques originaux et adaptés aux besoins des élèves.6) Que les écoles expérimentent une variété de situations (en classe et en dehors de la classe) et de moyens (multidisciplinari-té, apprentissage modulaire individuel) d'apprentissage permettant à chaque élève, en raison de son rythme personnel et 'de ses capacités particulières d'apprentissage, d'atteindre un niveau satisfaisant de réussite.7) Que les commissions scolaires assurent l'engagement ou le maintien des services d'un nombre satisfaisant de personnes compétentes dans les domaines de l'information scolaire et de l'orientation professionnelle des jeunes; que les écoles dispensent une information scolaire accessible et adaptée aux besoins de tous les élèves en vue de non seulement les guider dans leur cheminement scolaire, mais également dans le choix qu'ils doivent poser pour leur avenir professionnel.8) Que le Ministère et les commissions scolaires mettent au point les mécanismes qui permettraient à l'élève qui a quitté ques crédits pour compléter son diplôme d'études secondaires de pouvoir les obtenir dans des établissements désignés à cette fin.?9) Que le ministère de l'Éducation rende plus facile à toute personne qui le désire l'accès à des institutions ou à des modalités de formation équivalentes qui conduisent à l'obtention d'un diplôme de fin d'études secondaires.10) Que les écoles reconnaissent l'importance d'un conseil des élèves et qu'elles en facilitent l'organisation; que ce conseil soit élu par tous les élèves et qu'il soit doté de pouvoirs reconnus pour les représenter et participer à l'application des droits, des libertés et des responsabilités inhérents à leur condition étudiante.11) Que les écoles encouragent la participation d'un grand nombre d'élèves à des activités d'information et d'échanges en facilitant l'organisation et la mise en place ,\\d'activités tels le journal étudiant, la radio étudiante, les forums publics, et autres occasions de rencontre et de dévouement qui répondent aux attentes et aux besoins des élèves et aux caractéristiques particulières de l'école.12) Que le Ministère et les communications scolaires assurent la production et la diffusion de document du type Jeunes, égaux en droits et responsables, guide d'interprétation de la Charte des droits et libertés de la personne, pouvant favoriser une meilleure connaissance des élèves; que les écoles assurent la participation des élèves à des études sur ces documents et qu'elles encouragent les élèvefy.produire des outils originaux leur permettant de mieux définir, connaître, appliquer et évaluer leurs droits et leurs responsabilités.13) Que le Ministère établisse des mécanismes pour reconnaître, à même le régime de sanction des études, des crédits attestant la réussite des apprentissages réalisés par les élèves à la suite de leur participation à des activités scolaires (dans le cadre des services complémentaires qui leur sont offerts à l'école), dont les objectifs auront été préalablement déterminés, auxquelles activités on aura consacré les ressources nécessaires.14) Que l'école favorise un climat de communication mettant l'accent, notamment, sur le regroupement des élèves par cycles, sur l'aménagement de locaux favorables aux rencontres individuelles et collectives des élèves et des enseignants et avec le personnel professionnel non enseignant.15) Que chacun des élèves soit accompagné dans son cheminement scolaire par un enseignant à titre de titulaire ou de tuteur, au choix duquel il puisse participer autant que faire se peut.16) Que des écoles fassent l'expérience d'horaires plus souples qui respectent la possibilité, pour les élèves, de rencontrer les enseignants après les périodes consacrées aux cours;; que ces au style d'apprentissage des élèves et à leur participation à des activités éducatives dans l'école.17) Que les enseignants puissent bénéficier de mesures de formation et de perfectionnement dans les domaines susceptibles d'accroître leur habileté à communiquer avec les élèves.18) Que les .écoles mettent en place les mécanismes appropriés afin d'assurer la présence d'enseignants et professionnels non enseignants aux activités des élèves dans l'école; qu'elles rendent accessibles les locaux et le matériel susceptibles de favoriser une participation accrue des élèves aux activités de leur choix.19) Que les écoles encouragent la participation des élèves à des projets à vocation communautaire (chantiers étudiants, coopéra! tives étudiantes, cours d'initiation et de formation à la coopération) - 20) Que les écoles favorisent ia participation des parents pa* leur présence accrue au comité d'école et aux activités de l'école, par la qualité de l'information qui leur est adressée, par l'élaboration de projets favorisant la concertation des parents avec les enseignants, no-» tamment avec les titulaires et avec les tuteurs., f ï Lettre t Tur do si petites populations», a ffiri lé M.Munro.Le ministre est d'accord, toutefois, pour donner plus de pouvoirs aux communau- - locales et pour créer des «gouvernements locaux sophistiqués».Un haut-fonctionnaire fédéral ;i a fail la tournée du Nord avec les médias a d'ailleurs souligné: «Ottawa veut que les richesses du Grand Nord profitent à l'ensemble de la population canadienne et non juste à un petit groupe».Moratoire En attendant que la question des revendications sur leurs terres ancestrales soit réglée et aussi pour des raisons d'environnement, les autochtones demandent qu'il y ait un moratoire sur les grands investissements énergétiques.Dans la région située au nord du 60ème parallèle l'on compte 16,200 Inuit, 10,740 Indiens et 6,500 Métis.La conclusion du rapport fait par le juge Thomas Berger, en 1977, de suspendre durant une période de dix ans la construction d'un pipeline le long du fleuve Mackenzie a satisfait ces derniers.Quant au moratoire de deux ans sur le pipeline de Norman Wells, George Erasmus le trouve insuffisant.«Mais, c'est mieux que rien», dit-il.Une spécialiste des affaires du Nord (elle y a séjourné plus de quinze ans), Claire Barnabe, conseillère maintenant à Ottawa pour le gouvernement des Territoires du Nord Ouest, estime que les peuples natifs du Nord devront regarder la réalité en face.«Les autochtones doivent comprendre que les Blancs sont dans le Nord pour y rester.Ils pensent peut-être avec raison que Jacques Cartier n'aurait jamais dû mettre les pieds au Canada, mais on ne peut refaire l'histoire».Mme Barnabe croit également qu'Ottawa gardera le contrôle des ressources naturelles.«Il apparaît improbable, dit-elle, que le gou- vernement central laisse les richesses du Nord à 45,000 personnes».Toutefois, l'une des dispositions de la nouvelle constitution canadienne est venue compliquer la situation, aux yeux des représentants locaux, i^a nouvelle charte permet aux provinces d'avoir des visées territoriales sur les régions nordiques et de s'agrandir.L'article 42 mentionne «le rattachement aux provinces existantes de tout ou partie des territoires».Pour être acceptée, la modification doit recevoir l'accord du Sénat et de la Chambre des Communes, de même que l'assentiment de sept provinces formant au moins la moitié de la population canadienne.Le leader du Conseil élu du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, George Braden, s'y oppose fortement.«Cette disposition de la Constitution est très offensante pour nous et nous croyons que le gouvernement fédéral devrait être le seul décision-naire sur les limites géographiques».Selon M.Braden, le Québec, l'Alberta et la Colombie-Britannique auraient de telles ambitions.Toutefois, au fédéral l'on affirme que cet article a été mis dans la charte uniquement pour obtenir l'assentiment des provinces sur la nouvelle constitution et que le gouvernement central s'opposerait à ces visées extra-territoriales.L'immense source de revenus que recèle la région arctique explique sans doute l'attitude d'Ottawa.FIN LES ANARCHISTES DU QUÉBEC t l1 \u2022 ' diffuse Répartis essentiellement dans les deux plus grandes villes, Montréal et Québec, les anarchistes déclarés, qui sont une couple de cents tout au plus, n'en ont pas moins mis sur pied avec les années un certain nombre d'institutions (publications, librairies, etc.) autour desquelles ils gravitent.JACQUES BENOIT ¦BH L'une des plus prestigieuses est sans aucun doute le Groupe de la pensée sauvage, fondé au printemps 79, et qui a organisé depuis plus dune vingtaine de conférences suivies de débats.La prochaine, TA h c de l'anarchisme, avec Dimifri Roussopoulos comme conférencier, a lieu le lundi 10 mai au Café Borduas, qui est, à Montréal, un de leurs points de rassemblement (1 257.rue- Amherst).Visant à mettre de l'avant la pensée libertaire, les conférences peuvent porter néanmoins sur les sujets les plus diver., principalement, indique un des fondateurs du groupe, Stephen Schecter, professeur â l'UQAM, «sur des expériences qui huent en dehors des expériences officielles»: la poétesse Janou Saint-Denis y est passée pour parler de Gauvreau et des années 50, un spécialiste du grand anarchiste russe Kropot-kine a traité de celui-ci, Roussopoulos et le secrétaire général du groupe marxiste-léniniste En lutte.Charles Ciagnon, ont tenu un débat sur l'Etat et la notion de paru, eii Les publications «Nous vivons dans un monde qui n'est pas fait pour le monde, qui nous tue physiquement et qui tue nos capacités psychiques de créer, d'aimer et de lutter, écrit le journal «anar» la Nuit dans son numéro paru en janvier.Notre existence quotidienne est au service du capital et de l'État; nous vivons et mourons par le capital et par l'État, pour le capital et pour l'État.Les problèmes que ce mode de vie (ou de mort; entraîne, de la pollution à la maladie mentale en passant par l'inflation, sont résolus par toujours plus de capital et toujours plus d'État, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas résolus du tout mais reproduits à une plus vaste échelle.* rition du quotidien le Jour, !a Nuit («où il n'y aura plus de maître du tou(», porte le journal en sous-ci 7 tre, par allusion au «où nous serons maîtres chez nous» du Jour) la Nuit, résolument anarchiste, paraît, depuis, de façon très irrégulière: pas de signatures, une mise en page plus ou moins soignée, les articles étant, toutefois, de bonne tenue.Autre publication du milieu, le Q-Lotté, un journal ronéotypé de Québec, qui en est à plus dune trentaine de numéros.Enfin, troisième et dernière publication (ce qui donne une certaine idee de l'importance du courant anarchiste), une revue de langue anglaise.Our Generation, qu'anime depuis le début des années i>0 Dimitri Roussopoulos en qui tout'le monde s'accorde pour reconnaître «le fil conducteur, rame» de l'anarchisme québécois depuis deux décades, et aussi le pont entre francophones et anglophones.Revue pacifiste au départ portant alors le titre de «Our Generation against Nuclear War*, Our Generation, tirée aujourd'hui à environ 3 500 exemplaires, est lue, dit-on, dans les milieux intellectuels et universitaires d'une vingtaine de pays.Quoique, précision, il ne s'agisse pas d'une publication seulement anarchiste, puisqu'on y explore, également, nombre d'autres voies socio-politiques possibles.Il y a enfin à Montréal une librairie spécialisée dans l'anarchisme, la librairie Alternative, boulevard Saint-Laurent, au sud de la rue Sherbrooke, qui tient le- oeuvres de Bakounine, de Kro-potkine, etc.de même que des journaux et des revues du mouvement.L'influence de l'anarchisme Impossible de mesurer, avec cactitude, l'influence ou l'absence d'influence de l'anarchisme.Dépourvus d'organisation formelle, structurée, ce que véhiculent les anar-i histes est, essentiellement, un certain nombre d'idées (voir LA SE d'hier).Avec, au coeur de tout cela, une idée clé, à savoir ; prise du pouvoir \u2014 de tous les pouvoirs \u2014 par le peuple.C'est la même idee, plus ou moins défor-n qu'incarnent les courants autogestionnaire et participation-niste.Pour Abe Limonchick, président du Rassemblement des citoyens de Montréal jusqu'en 1980, on en a vu des manifestations au Québec dans les comités de citoyens des anr.60, dans le Front d'action populaire (le FRAP), au sein, dans une certaine mesure, du PQ, alors que le RCM, pour sa part, »ui en se dissociant des anar chistes sur l'essentiel, c'est-à-dire U ni < eux-ci, en a retenu le principal, l'idée, «car pour le RCM l'action à la base, la démocratie Abe Limonchick, un anarchiste dissident, photo Pierre Côté, LA PRESSE ait 5 dans les quartiers, le contrôle des élus par les citoyens sont quelque chose d'essentiel».Pas étonnant, en conséquence, ainsi que le signalent Limonchick et Schecter (celui-ci fut actif dans le parti trois ans et en fut un temps le vice-président), que le RCM ait attiré à sa fondation, en 74, des anarchistes «que le projet de décentralisation et de remise du pouvoir aux quartiers séduisait», note Stephen Schecter.Mais, déçus, les anars finirent par le quitter, car pour eux, indique Limonchick, «le RCM est devenu un parti électoraliste, opportuniste, qui renie ses principes».Reste, dit-il en substance, que le RCM, comme d'ailleurs son pendant à Québec, le Rassemblement populaire de Québec, a su retenir du courant libertaire le plus précieux, chose que charriaient également, ajoute-t-il, «les péquistes déçus des manifestations d'élitisme des premiers députés du PQ» et qui f urent du groupe des A retenir de tout cela, autrement dit, une influence diffuse de l'anarchisme, alors que les açjar- chistes comme tels restent, eux, plus ou moins prisonniers, pour ainsi dire, de leur sphère propre.L'histoire L'anarchisme québécois n'est pas sans racines.Ainsi, note-t-on, un groupe libertaire, le Groupe anarchiste de Montréal, se manifesta en 1905, entre autres pafr une lettre à LA PRESSE.En 1910, le journal la Vérité signale la fondation, un an plus tôt, du cercle de libre pensée Alpha Oméga, formé, écrit-il, de «socialistes à allures d'anarchistes, de révolutionnaires et de toute une bande de sectaires enragés».Plus tard, au début des années 30, apparaît une librairie anarchiste, la librairie de l'Université ouvrière, rue Montcalm.Enfin, beaucoup plus tôt, en 1898, l'un des plus célèbres anarchistes de l'histoire, le prince Kro-potkine, donnait une conférence au Canada anglais, à Toronto.CJ < / i r-\\ i~> i .»\"> C f ^» \" ?~ »» » stade ou on essaie de développer un courant de pensée.» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI 1982 De Kaboul aux Malouines Vous êtes-vous déjà demandé ce que connaîtriit de ; l'univers une personne qui se contenterait, pour seule et \u2022 unique source d'information, du télé-journal quotidien?Le phénomène est particulièrement frappant à la tété américaine, qui a cet avantage de nous offrir plus d'images et plus de films que les autres chaînes, et des «couvertures» exceptionnelles dès qu'il se passe un gros événement quelque part mais qui par contre pousse jusqu'à la caricature les tares les plus profondes de l'information télévisée.et notamment la concentration exclusive sur un pays donné en période de crise\u2014 un pays qu'ensuite on abandonne à l'indifférence général», dès que la mode change.Il y a bien sûr, en permanence, ces «must» que constituent l'information nationale, les questions reliées aux intérêts du pays émetteur et ce qui touche de près les grandes puissances (ainsi le conflit israélo-arabe est-il en général suivi quotidiennement).C'est au sujet du tiers-monde ou des îones obscures de la planète que se produit le phénomène de la rotation.Ainsi ces dernières années, la télé s'est occupé successivement, mais pour un temps seulement, des boat-people, du Nicaragua, de l'Iran (ça, ce fut le gros hit: la caméra, chaque jour, se plaçait devant l'ambassade amnéricaine pour y filmer les manifestations rituelles et ne bougeait pas.même si, à quelques pas de là, la vie suivait son cours.).Ce fut ensuite le tour de l'Afghanistan, puis des boat-people \u2014 d'Haïti celte fois, puis de la Pologne.Walesa ici, Walesa là, le charme slave et les chantiers de Gdansk.(A la même époque d'ailleurs certains couturiers empruntaient styles et couleurs à l'Europe de l'est: foulards bariolés, jupes paysannes, corsages à la slave, le style polonais quoi.).\\ Presque du jour au lendemain, exit la Pologne, void le Salvador: les équipes de télé du monde occidental avaient, toutes en même temps, quitté la Pologne où il ne se passait plusrien sauf l'oppression quotidienne, et avaient pris l'avion pour tel Salvador.où ils restèrent, jusqu'à ce que, du jour au lendemain également, le gros spotlight de la télévision se tourte vers l'archipel ignoré des Falkïands.Exit le Salvador, doit on ne parlera plus désormais qu'à l'occasion.> Le même phénomène d'oubli profond après une surexjosition abusive s'est produit avec l'Iran: une fois les otages Kbérés, l'Iran disparut, sauf pour de brefs retours épisodiques,des bulletins de nouvelles où il avait tenu la vedette tous les >oirs durant plus d'un an.L'autre jour, tout à coup, alors qtfon était plongé jusqu'au cou dans la guérilla salvadorieme, qui s'amène à l'écran?Ce bon vieux Ghodbzadegh, l'air plutôt piteux et on le comprend puisque, apprend-on, le voici coidamné à mort.Tiens, se dit-on, quelle surprise! L'Iran existeencore, on l'avait oublié! Et que s'est-il donc passé pour que Giodbza-degh se retrouve à ce point en disgrâce?A ce moment-là, déjà, on commençait à se lasser le voir toujours les mêmes images de cadavres adolescents dins les bidonvilles d'Amérique centrale.Comme d'ailleurs pur le Vietnam dans le temps: à un moment donné, il y a saturation, les émotions s'émoussent, et même les cadavres font paitie de la routine.On s'habitue, on s'habitue.Mauvais pour hs ratings.Mais on dirait qu'un dieu veille sur le marketing de la télévision.Dernièrement le dieu du marketing s'est imarné dans une poignée de militaires argentins, dont la gierre d'opérette a pris l'allure de la grosse histoire de l'année.\\vec l'affaire des Falkïands, changement de décor, changemeit de personnages: les grandes avenues de Buenos Aires, la marine britannique, les drôles d'Anglais des Malouines, le suspense d'une bonne vieille guerre traditionnelle, avec des sous-marins-.Que se passe-t-il en Afghanistan?Au Zimbabwe?On n'en sait rien: ces semaines-ci, pour la télé, le monde est réduit à l'archipel des Falkïands., Bien sûr, la presse écrite fonctionne aussi selon des critères analogues, en concentrant son attention sur le problème international de l'heure.Mais c'est à un moindre degré, car les exigences de l'image et du spectaculaire y sont moins déterminantes, et un journal peut aborder dans une même livraison un plus grand nombre de sujets internationaux car l'infrastructure à mettre en branle est infiniment moins lourde et moins coûteuse (la télé doit montrer des images, donc déplacer des équipes et du matériel, tandis qu'un journal peut se contenter des dépêches des agences de presse; s'il veut une «couverture» originale, il lui suffit de dépêcher sur place un reporter, voire un photographe, avec, pour tout équipement, un calepin de notes et un appareil-photo).Autre différence fondamentale: en termes quantitatifs, il y a toujours plus d'informations, donc plus de diversité, dans un quotidien que dans un bulletin de nouvelles, dont les fextes, mis bout à bout, ne rempliraient même pas une page ie journal grand format.Je ne dis pas ça pour déprécier la télé.Moi aussi j'aime bien voir, de visu, à quoi ressemblent les rizièns vietnamiennes ou les montagnes afghanes, et comment au juste on a tiré sur le pape ou sur Reagan.Ils nous montrent çi dans le détail, et en ralenti en plus, et il y a des fois, franchement, où ça vaut bien un «Colombo»! Mon cher Pierre.FIN Se souvient-on de l'accueil ridicule fait à l'ex-premiei ministre Barre à l'aéroport de PAncienne-Lorette, alors qut je ne sais plus qui lui a plaqué sur la tête un bonnet «Davy Ciocket» avec queue de chat sauvage?Le pauvre homme devait ensuite se faire chanter, Place Desjardins: «Mon cher Raymond, c'est à ton tour.»! On pensait qu'une fois aurait suffi.Eh bien non, on a remis ça avec le premier ministre Mauroy: tarte aux bleuets géante et danses de folklore, et, pour son départ de PAncienne-Loiette, une petite cérémonie assez gênante pour qui a un tant soit peu le sens du ridicule: encore une chorale, et Fabienne Thibtault en solo avec une chanson où elle parle à un ami (qu'elle titoie évidemment), et enfin le fameux «Mon cher Pierre, c'est à ton tour.», refrain qui fut repris, au pied de la passerelle, par les ministres Landry et Morin.Un de nos confrères, qui était sur place, nous dit qu'en fermant les yeux à ce moment, il a eu la vision de Bernard Landry et Jacques-Yvan Morin en culottes courtes de scout.M.Mauroy d'ailleurs a finement commenté: «Ce n'est pas un gouvernement, c'est une chorale! ».J'ignore ce qu'il avait en tête, mais moi j'aurais mis dans cette remarque une bonne dose d'ironie.Car enfin, pourquoi s'entêter à mettre en scène ces numéros de foklore et de sentimentalité trop lourde, qui ont si peu à voir avec la réalité québécoise moderne et avec les faÇtns d'agir des diplomates normaux?Pourquoi ne pas se présenter comme des adultes moyennement civilisés, capables de réserver les «mon cher machin c'est à ton tour» aux fêtes de faïiille, de faire sobrement leurs adieux à un dignitaire de passage, et d'utiliser en tout temps, avec des visiteurs étrangers, le vouvoiement nUJ.ilKrill'à WillVPl nrHm M» «h-~mm£mm*t*rur [Sages ue ia irancopnome internationale?Comment si fait-il qu'on semble encore incapable de faire la différence eltre un accueil cordial et chaleureux et la familiarité kétaine? LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI 1982 A 9 ¦ - En coupant ce cordon,vous tranchez le problème.Nous, de STT, pouvons comprendre la légère méfiance avec laquelle vous contemplez toutes ces nouvelles entreprises qui surgissent dans l'interconnexion Nous pouvons aussi comprendre qu'il puisse vous en coûter d'abandon-ner un service que vous utilisez depuis des années.Vous pouvez maintenant poser un tel geste sans inquiétude.Parce que nous sommes là, nous, STT.Nous sommes une jeune entreprise, mais le domaine des communications nous est connu depuis longtemps.C'est que, voyez-vous, notre société STT est le fruit de l'association du Canadien National et du Canadien Pacifique Ltée.Devons-nous en dire plus?En d'autres mots, vous pouvez acheter vos installations en communications commerciales d'une entreprise, la nôtre, qui a le souci au plus haut degré d'un service prompt et qui a recours aux technologies les plus récentes de rintercorinexion Oui, pour nous, la clé du succès, c'est le service.Tout notre personnel du.service à la clientèle doit subir une première formation rigoureuse, qui se continue de façon quasi-permanente.Et sa première préoccupation, c'est de vous servir sur-le-champ.Ensuite, nous ne dépendons pas d'un seul fournisseur.Nous vous recommanderons le matériel qui répondra le mieux à vos exigences, qu'il s'agisse d'un petit appareil à touches ou de l'installation PABX la plus grande et la plus sophistiquée.Nos ingénieurs sont passés maîtres dans l'exécution de telles tâches et vous avez le choix d'acheter ou de louer Nous pouvons vous offrir un logiciel d'une conception avancée à options très souples pour les rapports de gestion et aux caractéristiques les plus récentes quant à la productivité.Tout le matériel que nous offrons, de la conception la plus avancée, provient de manufacturiers canadiens ou internationaux.En nous faisant confiance, vous faites confiance au Canadien National et au Canadien Pacifique Ltée.Appelez-nous.Réflexion faite, nous vous aiderons même à couper ce fameux cordon! - Systèmes de terminaux de télécommunication Une association du Canadien National et du Canadien Pacifique Ltée.Montréal (514) 342-6051 Toronto (416) 365-7000 L 11 i> \\ A 10 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI 1982 POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE opposition réclame démission de Lalonde Qualifiant la politique énergétique du gouvernement de désastre national* conservateurs et néo-démocrates, à la Chambre des communes, ont demandé la démission du ministre Marc Lalonde.MAURICE JANNARD de notre bureeau d'Ottawa Pas moins de sept députés ont pris la parole hier pour interroger le ministre de l'Energie lors de la période des questions qui fut dominée largement par l'abandon du projet Alsands.A sa sortie de la Chambre, M.Lalonde a refusé de répondre aux médias d'information, renvoyant les journalistes à sa déclaration de vendredi dernier.Manifestement, le ministre de l'Energie n'a pas l'intention de se rendre aux souhaits des partis de l'opposition.En Chambre, aux députés qui ont exigé sa démission pour les dizaines de milliers d'emplois qui ne verront pas le jour, le ministre a défendu sa politique en disant que trois gouvernements provinciaux, rAlberta, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique avaient signé avec satisfaction l'accord énergétique avec le gouvernement fédéral.M.Lalonde a rappelé aussi qu'aux Etats-Unis la compagnie Exxon venant d'abandonner un important projet, «une décision, a- , ¦ t-il souligné, qui n'a rien à voir avec notre gouvernement».Il a réitéré la déclaration du président de Shell, principal actionnaire d'Alsands, pour abandonner le projet.Les raisons invoquées par l'industrie tiennent à la baisse des prix internationaux du pétrole et au taux d'inflation très élevé.Puis, le ministre s'est lancé dans une description des autres projets énergétiques qui seraient complétés.Ce à quoi le député néo démocrate de Vancouver-Kin-gsway, Ian Waddell, a répondu que les projets énumérés par M.Lalonde s'élevaient à $4.2 milliards, tandis qu'à lui seul Alsands privait l'économie canadienne de $13 milliards.Le conservateur Bill Jarvis a affirmé que la politique énergétique du gouvernement avait fait perdre 200,000 emplois au Canada.«Puis-je demander au ministre si cela ne serait pas le temps qu'il offre sa démission, étant donné cette performance?», a déclaré Jarvis.Une demande reprise par le député Waddell.Le ministre Lalonde soutient toujours qu'avec de plus petits projets (comme Carmont à Montréal) et ceux qui seront réalisés dans les régions frontalières, la mer de Beaufort dans l'océan Arctique et dans l'Est, aux large de Terre-Neuve, le Canada pourra être, en 1990, autosuffisant en matière énergétique.Selon M.Lalonde, la demande de pétrole qui était de 1.7 millions de barils par jour l'an dernier aura baissé à 1.45 millions de barils dans dix ans.Documentation LA PRESSE Marc Lalonde Le cadeau idéal pour la Fête des Mères: UN BEAU GAUFROIR DE PAPETERIE ¦\u2014¦b~i.5590, avenue CASTLEW00D CÔTE SAINT-LUC, QUÉBEC H4W1T9 Commande par téléphone en utilisant votre carte VISA Livraison dans les 3 jours W.D.ARMSTRONG INC.651, Notre-Dame ouest 842-5881 .ri* La valorisation de I énergie Canadienne est une source d emplois pour les Canadiens.¦ .« ¦ \"'\".*.\"*\".?\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022**.-' ° .!' * \u2022\u2022 .\u2022\u2022 \u2022 \\ .':*\u2022 .h- *.\u2022!\u2022\u2022.'\u2022: * \u2022 '\u2022 Vy \u2022 'i ¦¦ \" .:'-\u2022'\u2022 ¦ \u2022'\u2022 .\u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 < s ' .fc.\u2022\u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022\u2022 .\u2022.\u2022?.\u2022 .- \u2022 « .\u2022»\u2022\u2022¦ De la même manière qu'un caillou jeté dans un étang produit.des ondulations se propageant sur toute sa surface, les exportations de gaz naturel ont des effets bénéfiques pour toutes les régions du pays, car elles contribuent dans une large mesure au dynamisme de l'économie \u2022et sont une importante source de devises.Comme nous disposons de vastes réserves en accroissement constant, nous pouvons développer nos'marchés d'exportation.Ces marchés représentent de nouveaux emplois pour les Canadiens.Des milliers d'emplois dans les industries manufacturières, la construction et le secteur tertiaire./'\u2022\u2022' \u2022 Mais ce n'est pas tout.Les exportations de gaz naturel améliorent-la balance des paiements du Canada, accroissent les recettes fiscales et rapportent des milliards de dollars qui profitent à l'ensemble de l'économie sous la formé de nouveaux investissements, de nouvelles possibilités d'expansjon pour les entreprises, et de nouveaux projets d'exploration dans le domaine de l'énergie.Il s'agit là d'un processus bénéfique ;MÈÈ pour tous, et TransCanada compte JP| bien continuer à favoriser son 2 H ÎLÎ f .a déroulement, pour que les J| flf j Canadiens de toutes les régions % Mil Ifl* ' du pays puissent en profiter ~ %m[ £¦¥ ' £ Mettons l'énergie de demain au .,>.,'%' % A ÏM' '\\âj #V service du Canada.Dès aujourd'hui.%% \\\\'[; ;B; Mi :ëjr- \u2022 \u2022 \u2022/' .ém m f 1 \u20221 i l iï s ç*% % m \u2022 J TransCanada PipeLines *scanins.* LE GAZ NATUREL: ENERGIE D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN.Y.POUR ESSO Pas question de rouvrir Cold Lake La compagnie Esso Resources, qui a mis au rancart l'été dernier son projet de Cold Lake, n'a pas l'intention de rouvrir ce dossier malgré des offres avantageuses de dernière minute faite au consortium d'Alsands, un investissement semblable qui vient d'être abandonné.Joint par LA PRESSE hier à son bureau de Calgary, un porte-parole d'Esso, M.Bill Rainbird, a déclaré que la société pétrolière n'avait pas demandé de nouvelles propositions aux gouvernements.«Le temps n'est plus propice pour ce genre de projet et les conditions financières sont trop difficiles pour de tels investissements», a affirmé M.Rainbird.Celui-ci a souligné qu'Esso avait été mise au courant la se- maine dernière des propositions nouvelles que les gouvernements d'Ottawa et de r Alberta avait présentées aux promoteurs d'Alsands, mais que sa compagnie n'avait pas fait de requête pour qu'elles s'appliquent aussi au projet de Cold Lake.L'investissement d'Esso dans le sud de l'Alberta devait s'élever à $12 milliards et produire 140,000 barils de pétrole par jour à partir des sables bitumineux.Vendredi dernier et hier, le ministre fédéral de l'Energie, Marc Lalonde, a affirmé que son gouvernement était prêt à discuter avec Esso si cette compagnie était intéressée par les récentes propositions.La déclaration d'Esso vient de mettre un terme à cet autre espoir.DEVENIR COLLECTIONNEUR D'ART, CEST FROLE.SUFFIT D'OUVRIR UN COMPTE RU PERMANENT.Voici l'occasion rêvée de mettre la main sur une magnifique gravure canadienne à tirage limité, numérotée et signée par l'artiste.Choisissez parmi 16 lithographies qui reproduisent les oeuvres originales de 14 artistes canadiens contemporains, rassemblées spécialement pour l'occasion.« Lorsque vous ouvrez un compte de chèques ou d'épargne avec un dépôt minimum de 200$, vous pouvez choisir la 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LES PLUS BELLES CHANSONS D'AMOUR ET APPORTERONT AINSI LEUR SOUTIEN À LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT DE LA Fondation Canadienne de la Fibrose Kystique Courez la chance d'être un des 100 gagnants de six (6) billets permettant d'assister à cette journée mémorable qui débutera dès 15hOO avec différents spectacles d'animation, fanfares, parades et, à 16h00, le tout dernier spectacle de Sylvie Tremblay.RÈGLEMENTS 1.Pour participer au concours, il suffit de répondre à la question posée, d'inscrire vos nom.adresse et numéro de téléphone sur le coupon de participation ou sur une repioduction faite à la main (excluant toutes reproductions mécaniques ou photocopies) et de le faire parvenir à l'adresse indiquée.Les coupons de participation seront publiés dans LA PRESSE du 26 avril au 15 mai 1982 (sauf les 27 avril.4.6,11 et 13 mai).3.L'attribution des 100 prix, comprenant six (6) billets pour assister au spectacle du dimanche 30 mai 1982 présenté à la piste Richelieu, se fera par tirage au sort entre les 3 et 22 mai 1982 sur les ondes de CJMS ' 1280.4 Les employés de LA PRESSE, de CJMS / 1280, de La Grande Virée ainsi que leurs familles ne sont pas éligibles.5.Les droits en vertu de la loi sur les concours ont été payés.6.Tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire et à l'attribution d'un pnx devra être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.Envoyer ce coupon à: Concours «La Grande Virée» CJMS/1280 C.P.1280, Station C Montréal, Québec H2L4N7 Nommez un animateur entendu sur les ondes do CJMS'1280: NOM:__ ADRESSE:.APP.: * i * I i 1 VILLE: CODE POSTAL \\ TÉLÉPHONE A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 MAI 1082 Epargnez jusqu 'à Pour laisir : < i Cuisinait m Ensemble à fondue au chocolat de Chef Mates.Un délice en tout temps! 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