La presse, 10 juin 1982, Cahier A
[" ASSISES DE LA LNH TROIS GARDIENS DE CAMP page 8 RETROUVE SA TAUX D'INTÉRÊT ET LES EXPOS LA VICTOIRE pages 2 et 3 Carter accueilli au marbre après avoir claqué un circuit bon pour deux points dans la victoire des Expos 5-1 contre les Cards hier au Stade olympique.Si le dollar canadien continue à faiblir, les banques à charte devront probablement accroître leur taux préférentiel.Hier, c'est en grande partie grâce à une intervention de $500 millions de la Banque du Canada sur le marché des changes si le dollar a terminé à la hausse, à 79.38 cents américains, après avoir failli chuter au-dessous de 79 cents.page CI photo Robert Nadon, LA PRESSE 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45* MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982, 98e ANNÉE, no 134, 90 PAGES, 4 CAHIERS AUTOBUS Tél.: 3844990 LOUTIErV _- * \u2022 ».SERGE PARENT, PHARMACIEN 1221 EST.RUE FLEURY ^fttE* / LIVRAISON 7 JOURS Les employés de la CTCUM n'exerceront aucune pression, aujourd'hui, pour faire payer les usagers du métro et des autobus qui «oublieront» de payer leur dû.Les dirigeants syndicaux se défendent d'avoir donné une telle consigne à leurs cotisants, mais il n'en demeure pas moins que la rumeur a fait boule de neige hier dans la métropole.________________________ page A 3 photo UPI PLUS GRANDE BATAILLE AÉRIENNE DEPUIS 1973 ISRAËL ^^^^^^ U^^j i^^S^^fH^ Us Un soldat israélien observant un des 22 avions Mig syriens abattus page B 15 au cours de la bataille d'hier COURNOYER PRÊTA SUCCÉDER À RYAN page A5 Place d'Armes: un trou obturé Photothèque LA PRESSE -;- LIBAN: TRUDEAU DEMANDE À ISRAËL DE RETIRER SES TROUPES page B 15 IOUR SOMBRE POUR LA ROYAL NAVY À PORT STANLEY page B 14 SOMMAIRE [\\oo< \\A e\\' cot/e'.Annonces classées: B 16, B 17\\ C9àC Met Sport 26 à 28 Arts et spectacles: A 12 à A 14 \u2014 Cinéma: A 15 Décès, naissances, etc.: C 15 Économie: C 1 à C 9 FEUILLETON: B 17 Horoscope: C 12 Le monde: B 12 à B 15 Météo: A 2 Mots croisés: C 11 Quoi faire aujourd'hui: A 15 Télé-câble: A 12 Télévision: A 16 \u2014 Horaires: A 15 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1 à B 3 \u2014 La Loi et vous: B 2 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 30 Mots croisés: 30 CORVÉE-HABITATION BANQUES ET FIDUCIE MONTRENT page C 1 __.IE TABlOto SPORT___ DOUZE PAGES SUR m c/) L/AIMa LC IMDLU \u2014 .1 .-.¦ \u2022 _; ¦ I Ik^^ll i I 7 1 ^% Il i EDIT0 POUR UN ARBITRAGE DU CONFLIT À LA CTCUM PAR VINCENT PRINCE page A6 IMMEUBLE Trust Royal L'ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE ThistRoyal# O \u2022 \u2022 1*1* i Services immobiliers*' L .parce que nous aidons plus die gens à vendre et à acheter plus de maisons que n'importe qui au Québec.y .A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982 Pornographie: pénal a la priorité 4 é 4 4 4 4 É | 4 4 4 4 \u2022 « 4 ë Une directive émise par le ministère de la Justice du Québec le 25 novembre 1977, contredisant le Code pénal en matière de pornographie, ne cesse depuis de compliquer le travail des policiers et même d'embarrasser les tribunaux.Avant 1977, la police de la CUM inscrivait bon an mal an des centaines de poursuites pour des infractions «à la corruption des moeurs» à l'aide de matériels pornographiques (revues, films, etc).On n'en compte plus aujourd'hui qu'une dizaine par année.ANDRÉ CÉPILOT_ Pourtant, deux juges de la Cour municipale de Montréal ont statué, l'un en 1979, l'autre le 2 juin 1982, que le code pénal avait priorité sur la directive du ministère de la Justice concernant la pornographie.Aucun tribunal supérieur n'a encore renversé ces décisions.«La directive est très ambiguë et contredit en quelque sorte le Code pénal qui, lui, interdit toute forme d'obscénité», a déclaré à LA PRESSE le responsable de l'escouade de la moralité de la police de la CUMf Yvon De Grâce.«Dans le code pénal, le seul critère pour étayer notre jugement est de déterminer si le matériel saisi est insultant ou offensant pour les gens.» La directive, signé par l'ancien sous-ministre associé aux affaires criminelles, François Tremblay, retient comme critères d'obscénité les images d'actes sexuels accompagnés de violence (sadisme, masochisme, etc.), les images de bestialité ou l'utilisation d'enfants dans des scènes de sexe.Quant au matériel pornographique reconnu comme «hardcore», c'est-à-dire qui peut être outrageant, répugnant à tous, il doit \u2022être tenu hors de portée des enfants.Cette directive a été envoyée à tous les procureurs de la Couronne, à tous les corps policiers et à certains milieux ^d'affaires.2 Mais, depuis, deux faits sont venus compliquer un peu les cho-ses.Trouvés coupables 2 Le 5 décembre 1979, le juge Guy Robert, de la Cour municipale de Montréal, a trouvé coupable un producteur de revues pornographiques, Claude Perron, qui, pour sa défense, avait invoqué la fameuse «directive» du ministère de la Justice.Celle-ci, prétendait-il, l'avait induit en erreur quant à la légalité des photos obscènes qu'il s'apprêtait à faire imprimer.Le juge Robert a toutefois décidé que le Code pénal l'emportait sur une «directive» du ministère de la Justice.Cette décision a été portée en appel.La cause a été entendue le 16 avril 1980 par le juge Jean-Guy Riopel, de la Cour supérieure.Après plus de deux ans, le iuge n'a toujours pas rendu son jugement.La semaine dernière, un autre magistrat de la Cour municipale, Gérard Tourangeau, a condamné à l'amende le propriétaire d'un motel qui offrait des films pornographiques à sa clientèle, même si ces films ne comportaient pas de scènes de violence ou de bestialité, et ne montraient pas d'enfants.Le débat portait aussi autour de la question suivante: un motel est-il un endroit public ou privé?Le iuge Tourangeau a tranché qu'il s'agit d'un endroit public.L'avocat de M.Polloni, Me Pierre Paquet, a déclaré à LA PRESSE que son client n'en appellerait pas de ce jugement.Au moins deux causes similaires sont pendantes devant la Cour municipale de Montréal.Au cours de leur enquête sur les motels, à l'automne 80, les policiers de l'escouade de la moralité de la police de la CUM comptaient couper à la source l'approvisionnement des commerces en saisissant les films directement chez le fournisseur, Télé-Géant, à Québec.Un soir de décembre 1980, un groupe de policiers accompagnés d'un avocat s'apprêtaient à se rendre dans la Vieille Capitale effectuer une perquisition chez ce distributeur bien connu quand ils ont reçu l'ordre de la direction de la police de la CUM d'annuler l'opération.Les enquêteurs croyaient pourtant frapper un grand coup et au moins un camion était & leur disposition.Le responsable de l'escoudade de la moralité à la CUM, M.De Grâce, a expliqué hier que Télé-Géant n'était pas sur le territoire montréalais et qu'il revenait à la Sûreté du Québec d'intervenir.Déjà, durant l'enquête, à l'automne 1980, les enquêteurs de la CUM avaient voulu refiler le dossier à la Sûreté du Québec.Celle-ci avait fait valoir à son tour que cette enquête était du ressort exclusif de Montréal, d'autant plus que rien ne prouvait que les films contrevenaient à la directive ministérielle.Maintenant qu'elle peut s'appuyer sur deux jugements de la Cour municipale, la police de la CUM a-t-elle l'intention de revenir à la charge contre les fournisseurs de films pornographiques?M.de Grâce a déclaré que le service de police allait consulter ses conseillers juridiques.Le directeur de l'escouade de la moralité a d'autre part fait savoir que la police de la CUM avait demandé au ministère de la Justice de réviser cette directive.La question est à l'étude depuis février dernier à Québec.En attendant, les policiers de la CUM, comme les autres corps policiers à travers la province, se contentent de vérifications spo-radiques dans les différents établissements pour s'assurer surtout que le matériel pornographique reste inaccessible aux mineurs et empêcher la formation de réseaux clandestins.Mais les plaintes sont rarissimes.EN OPPOSITION AU PROJET DE LOI 48 Menace de démission de cinq administrateurs de la Ligue de taxi Dans une lettre adressée au ministre des Transports, M.Michel Clair, dont chaque député a reçu une copie, cinq des sept administrateurs de la Ligue de taxi de Montréal annoncent qu'ils démissionneront de leur poste le jour où la nouvelle loi touchant l'organisation de la Ligue A-ll entrera en vigueur.On pense que le projet de loi 48 sera adopté définitivement la semaine prochaine; les première et deuxième lectures ont déjà été eu lieu à l'Assemblée nationale.PENIS MASSE_ Toutefois, l'un des six administrateurs qui gèrent depuis deux ans les intérêts de la Ligue, s'est dissocié de l'action solidaire des cinq autres.M.Léo Bélanger ne croit pas que le point en litige puisse entraver la bonne marche de la Ligue.Le point qui irrite les autres administrateurs est contenu dans Claire Dutrisac à la Régie des Rentes Le Conseil des ministres vient de nommer par décret Mme Claire Dutrisac, collaboratrice de LA PRESSE, au conseil d'administration de la Régie des Rentes du Québec où elle siégera à titre de représentant des bénéficiaires.Pour Mme Dutrisac, cette nouvelle fonction s'inscrit dans le prolongement des préoccupations sociales qui ont animé et marqué sa carrière journalistique.«J'ai accepté ce poste parce que je trouve cela très important que les personnes âgées et les citoyens qui s'acheminent vers la retraite soient mieux renseignés, connaissent davantage ce régime publi-c»,a-t-elle déclaré.«Une réforme s'y amorce, et au fur et à mesure de son déroulement j'entends rendre des comptes de mon mandat aux bénéficiaires d'autant plus que j'ai toujours trouvé un non-sens au huis clos des conseils d'administration des établissements publics.J'espère aussi que les syndicats vont s'éveiller aux questions touchant le sort de leurs retraités, car leur désintéressement à cet égard fait partie du rejet global de la société envers ceux qui ont cessé d'être des travailleurs actifs», a ajouté Mme Dutrisac.nLAMÉTÉCT\" AUJOURD'HUI : Min.: 11 Max.: 26 NÉBULOSITÉ CROISSANTE DEMAIN : PEU DE CHANGEMENT -POSSIBILITÉ D'AVERSES La Quotidienne _7 6 3_ LOTO-SELECT 3752 Québec Abitibi 12 Outcouais 12 LourefltkJes 12 Contons de l'Est 12 Maur.cie 10 Québec 10 Loc- Soinf \u2022 Jean 10 Rimouski 10 Gospesie 12 Boie-Comeou 6 SepMles 6 Canada Min.Victorlo 9 Edmonton 3 Regina 7 Winnipeg 7 Toronto 13 \u2022 Fredonc ton 10 Halifax 9 Charloftelown 8 Saint-Jean 1 Mai.Aujourd'hui 24 Nuageux 26 Nébulosité \u2022 averses 24 Nébulosité \u2022 averses 26 Nébulosité \u2022 averses 27 Ensoleillé 25 Ensoleillé 26 Ensoloillé 25 Ensoleillé 24 Ensoleillé 22 Ensoleillé 21 Ensoleillé Mu* Aujourd'hui 17 19 17 10 21 23 14 19 18 États-Unis Min.Mon.Boston 10 16 Nile-Or loan s Buffalo 11 24 Pittsburgh Chicago 15 24 San Francisco Miami 23 31 Washington New York 13 23 Dallas Les capitales MJn.Moi.Amsterdam 18 23 Athènes 18 27 Acapulco 26 32 Berlin 14 18 Bruxelles 12 20 Buenos Aires 14 17 Copenhague 14 20 Genève 13 25 Hong Kong 25 28 Le Caire 17 32 Lisbonne 14 25 Londres 15 23 Min.Max.20 33 13 9 18 25 20 26 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne Min.Max.15 32 6 14 6 19 15 17 9 20 26 18 11 29 19 29 30 29 15 28 34 28 l'article 10 du projet de loi et prévoit que les administrateurs devront s'abstenir de disposer des sommes d'argent perçues sans l'autorisation du ministre, tant et aussi longtemps que l'élection d'un nouveau conseil n'aura eu lieu.Les administrateurs qui ont, à toutes fins utiles, lié leur démission au non-retrait de cet article du projet de loi, sont le vice-président, M.Lucien Bonhomme; le secrétaire-trésorier, M.Gilles Bessette et MM.Henri Biais, Manuel Ferreira et Georges Kabarikian.Le septième administrateur, le président non reconnu comme tel par le reste du conseil d'administration, M.Leonildo Pires, n'a pas été consulté à ce sujet, selon son propre aveu.Dans une émission radiophoni-que, hier, le vice-président de la Ligue, M.Lucien Bonhomme, a reconnu qu'au moins 3,000 chauffeurs de taxi n'avaient pas versé leur cotisation de cette année à la Ligue.Il se plaint également d'un trop grand nombre de détenteurs de permis par rapport au nombre de voitures-taxis en service.Selon lui, il y a 5,000 voitures à Montréal mais le nombre des chauffeurs autorisés atteindrait 16,000.Photo La PRESSE, Michel Grovel Les Jeux de Moscou sur film L'ambassadeur de l'URSS au Canada, le Dr.Alexander N.Yakovlev, a remi hier des copies du film des Jeux Olympiques de 1980 au maire de Montréal, M.Jean Drapeau.La cérémonie s'est déroulée à l'Hôtel de Ville, et l'ambassadeur d'URSS a exprimé sa certitude que les Jeux ne pourraient jamais être mis en danger par le boycott de certains pays.M.Drapeau a abondé dans le même sens, soulignant que les Jeux Olympiques étaient organisés par des villes et non par des Bats.¦ n 4 APRÈS LA RÉGIE DU LOGEMENT Les propriétaires s'en prennent maintenant à la Loi 57 L'Association des propriétaires d'immeubles du Québec \u2014 PROPIQ \u2014- qui a obtenu en Cour supérieure la cassation de 28 articles de la loi créant la Régie du logement, a maintenant l'intention de combattre certaines dispositions de la Loi 57 \u2014 réforme fiscale \u2014 notamment l'article 573 qui permet aux locataires de réclamer des diminutions de loyer rétroactives au 1er janvier 1980.FLORIAN BERNARD La Loi 57, adoptée en décembre 1979, a aboli la surtaxe qui frappait les immeubles de $100,000 et plus du territoire de la Communauté urbaine de Montréal.A la suite de cette abolition de surtaxe, le législateur a permis aux locataires de demander une diminution de loyer.Cette demande devait toutefois être formulée avant le 21 décembre 1981 et le locataire a reçu l'obligation, en outre, d'assumer le fardeau de la preuve devant les régisseurs.Jusqu'à maintenant près de 50,000 locataires du territoire métropolitain ont présenté des demandes de diminution de loyer suivant les dispositions de Particle 573 de la Loi 57.Seulement 4,000 cas, environ, ont été jugés: o- Le président de Propiq, Jules Maroist a déclaré, hier, que l'organisme qu'il dirige a l'intention de contester ces baisses de loyer, globalement; puisque d'après une analyse fait te par des conseillers et fiscalistes, ce que le gouvernement a retranché aux propriétaires, il l'a repris d'une autre façon, En effet, la surtaxe a été abolie sur les immeubles de $100,000, mais le pourcentage de la taxe de vente a augmenté, de sorte que les propriétaires d'immeuble n'ont rien gagné.D'autre part M.Maroist a expliqué que les propriétaires d'immeubles sont les plus importants consommateurs du marché courant: carburants, meubles, quincaillerie, menuiserie, fournitures électriques, etc.La hausse de la taxe de vente les a touchés directement et a annulé les effets de l'abolition de la surtaxe de la CUM sur les immeubles de plus de $100,000.SELON JACQUES CAMIRAND Lavoie a été tué parce qu'il avait «bavasse» «Lorsque j'ai immobilisé mon auto à un arrêt, Régis Lavoie a tenté de fuir, mais Frechette l'a vite rattrapé et ramené à l'auto.11 l'a ensuite battu à l'aide de la barre du cric, puis avec Drapeau, ils l'ont placé dans la malle arrière du véhicule».C'est ainsi qu'a décrit le témoin Jacques Camirand, les circonstances qui ont entouré la mort de Régis Lavoie, survenue vers le 30 août 1980.RAYMOND GERVAIS Selon le témoin, qui était appelé hier à la barre lors de l'enquête du coroner Maurice Laniel qui se tenait relativement à la mort de Régis Lavoie, un résidant de l'est de la métropole âgé de î5 ans, dont le corps a été retrouvé sous six pieds de terre sur une île de la Rivière-des-Prairies le 3 juin dernier, Lavoie aurait été tué parce qu'il avait bavasse contre Raymond Frechette.Camirand a raconté au coroner comment en cette soirée de la fin d'août, en compagnie de Raymond Frechette et de Ernest Drapeau, il s'était rendu prendre quelques bières dans une brasserie située à l'angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Pie IX dans l'est de la ville et comment le trio avait rencontré par hasard Régis Lavoie et comment tous les quatre ils étaient retournés à la brasserie prendre d'autres bières.«Au cours de la beuverie, Frechette a donné quelques claques sur la gueule de Lavoie à cause Sie ce dernier l'avait traité de ien plus tôt dans la journée.Frechette lui a dit que pour l'avoir «bavé» sur la rue qu'il devait lui remettre son chèque de Bien-être social», a déclaré le témoin.Des filles Toujours selon lui, Frechette au- rait alors décidé que le groupe sci rendrait à Saint-Jean chez une femme qu'il connaissait pour ren-1 contrer des filles.C'est chemin faisant que la ran-i donnée à pris une tournure dra-; matique pour Lavoie.A un certain moment, Frechette aurait donné à; nouveau quelques tapes à Lavoie pour lui rappeler de ne pas oublier! de lui verser son chèque du Bien-! être.A ce moment Lavoie lui au-; rait déclaré qu'il n'y avait pas de problèmes car il attendait un au-: tre chèque au montant de $1,500.'; Frechette lui aurait alors dit de lui donner $500.de plus pour que çai lui serve de leçon.; Peur «Après avoir placé le cadavre! de Lavoie dans l'auto, et avoir parcouru une certaine distancé,; Frechette et Drapeau m'ont de-i mandé d'arrêter la voiture pour se; débarrasser du cadavre, puis ils; ont frappé à nouveau Lavoie' avant de balancer son corps dans! un fossé.On est ensuite allé cher une amie de Frechette pour lavet^ notre linge qui était taché du sang! de Lavoie.» Toujours selon le témoin important, le groupe a tenté de trouver le corps de Lavoie, mais sans succès.«Ce sont Frechette et Drapeau qui ont réussi à trouver le cadavre le lendemain,» a déclaré Camirand.I ; Selon lui, ce sont Frechette et Drapeau qui ont insisté pour que Lavoie soit enterré sur son terrain, près de son camp d'été sur l'Ile.Gagné dans la rivière des Prairies.«J'ai accepté qu'on enterre le cadavre sur ma propriété car.j'avais peur qu'on se retrouvé deux dans la fosses si je refusais.» Selon le docteur André Lauzorx, pathologiste à l'Institut médico-légale, la victime est morte à la suite de coups répétés portés à lp tête et au visage avec un objet contondant et lourd.I< Logirente: une solution indispensable pour le Forum des citoyens âgés Forts de l'appui inconditionnel de 38 organismes, les porte-parole du Forum des citoyens âgés, de la Fédération de l'âge d'or du Québec et de l'Association québécoise pour la CONRAD BERNIER_ défense des droits des retraités et préretraités, ont conjointement averti, hier, le gouvernement du Québec que Logirente était «la solution de l'avenir» quant au logement des personnes âgées et que toute décision gouvernementale susceptible de compromettre le développement normal de ce programme et sa survie serait vigoureusement contestée et combattue.- Initialement conçu pour aider les personnes âgées de 65 ans et plus consacrant une trop grand part de leur revenu pour se loger convenablement, le program- me Logirente, que le gouvernement du Québec a lancé en 1980, voulait encourager les personnes âgées à demeurer dans leurs pro- Eres maisons, à loyer ou en cham-re plutôt que de recourir prématurément aux ressources du secteur public.Cette approche rejoignait, d'ailleurs, le désir maintes fois exprimé par les personnes âgées elles-mêmes, leurs associations et organismes.Le gouvernement du Québec en avait fait, pour sa part, une priorité avec la mise en application du programme de maintien à domicile.Bien que le principe de cette aide financière au logement soit hautement souhaitable et souhaité par les personnes âgées et par plus de quarante organismes, l'application actuelle du programme est à toutes fins utiles fort insuffisante, pour ne pas dire carrément lamentable.r.Selon les porte-parole du front commun Logirente, le taux d'effort demandé aux citoyens âgés ayant une possibilité d'aide est de 30 p.cent alors qu'il est de 25 p.cent pour les HLM.Deuxièmement, les montants mensuels versés \u2014 la moyenne est de $30 en 1981 \u2014 sont trop faibles dans plusieurs cas pour constituer une aide véritable.Logirente, ont à tour de rôle expliqué Mme Madeleine Bros-seau, MM.Gaspard Massue et Patrice Tardif, «s'adresse aux propriétaires, locataires et cham-breurs de 65 ans ou plus qui consacrent plus de 30 p.cent de leur revenu au logement, en tenant compte des loyers-plafond.Alors qu'on avait évalué pouvoir toucher 60,000 personnes avec ce programme au moment de sa création, en 1980, seulement 26,747 en ont bénéficié pour un montant de.$9.7 millions, soit 88 p.cent de locataires, 7 p.cent de chambreur$ et 5% de propriétaires, tandis que 25,000 autres ont vu leur demandé rejetée.En 1981, il a bénéficié à moins de 20,000 personnes et cer-.taines d'entre elles ont vu leur allocation diminuer de $13 à $2 pat mois.Cela suffit pour nous con-! vaincre que Logirente est en train de mourir de sa belle mort! ».v.- \u2022 Pour relancer Logirente et; en faire profiter le plus grand nombre aux meilleures conditions possibles, le Front commun Lo-girtmte suggère notamment une vaste campagne d'information destinée aux citoyens plus jeunes, une mobilisation systématique dè toutes les personnes âgées, une révision totale du contenu du programme et l'implication des offices d'habitation dans l'administration de ce programme. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982 la presse \u2022 A3 la contestation à la ctcum, jour 3 Les chauffeurs ferment les yeux sur le péage Aujourd'hui, troisième jour consécutif de contestation des chauffeurs d'autobus, à la CTCUM, le mot d'ordre est de laisser le péage «à la discrétion des passagers».PENIS MASSE_ Cette formule nouvelle, expérimentée pour la première fois ù Montréal, plaira sans doute davantage a la population qui a eu à subir depuis mardi les inconvénients d'interruptions de service du métro, puis des autobus, tour à tour.Hier, les dirigeants de la Fraternité se dérobaient à toute responsabilité concernant la gratuité des passages et encore aujourd'hui se défendent bien d'avoir donné pareilles instructions à leurs membres.Mais toute la journée, hier, le bruit courait que les chauffeurs et les changeurs dans les stations de métro n'exerceraient aujourd'hui aucune pression pour faire payer les usagers qui «oublieraient» de déposer leur ticket dans la boîte.Depuis le début de la semaine, les mesures de pression ont été prises au jour le jour, le comité exécutif de la Fraternité, composé de 14 membres, ayant reçu le pouvoir discrétionnaire de décider des moyens à prendre pour «faire débloquer les négociations».On ne sait donc pas aujourd'hui ce que nous réservent pour demain les dirigeants de ce syndicat de 4,200 membres.Et l'incertitude plane chez les organisateurs du Grand Prix Automobile de Montréal quant à l'assurance de transport en commun au cours du week-end.Pas de lockout pour le moment Face à ces perturbations qui ont incommodé autant les usagers que les automobilistes, le président de la CTCUM.M.Lawrence Hanigan, fait preuve d'un stoïcisme exemplaire.Selon lui, la Commission n'a pas songé encore à décréter un lockout et elle ne le ferait que le jour où «la situation le commanderait», c'est-à-dire dans le seul cas où la sécurité des passagers serait mise en péril.Hier, en l'absence des autobus, le métro est apparu comme la clef de voûte du système de transport en commun puisque la circulation n'a pas été aussi dense que la veille.Au contraire, l'absence des autobus semble avoir facilité les déplacements en ville.Service aux handicapés Dans un communiqué remis aux médias, la Fraternité des chauffeurs d'autobus dit regretter de n'avoir pu hier assumer un service essentiel en faveur des personnes handicapées mais affirme que «ce sera pour la prochaine fois» et «dans la mesure où la CTCUM voudra bien.collaborer».La Fraternité se dit «forcée de poursuivre son programme de pression, face à l'intransigeance de la CTCUM» mais qu'elle le fera «dans le même esprit de modération dont elle a fait preuve jusqu'à maintenant».Hier, une séance de négociation convoquée par le conciliateur du ministère du Travail, M.Normand Gauthier, a réuni les deux parties autour d'une même table.Notons que la veille, les discussions avaient coupé court lorsque les négociateurs de la CTCUM avaient annoncé que leur position demeurait inchangée sur la question des surnuméraires.La Fraternité n'accepte d'en discuter qu'une fois signé le projet de convention actuel.L'amende aux enfants malades Dans un autre ordre d'idées, l'exécutif de la CSN et son président, M.Donatien Corriveau, ont adressé hier un télégramme au premier ministre,,M.René Léves-que, lui demandant de pouvoir acquitter l'amende de $250,000 à laquelle les syndicats des employés d'entretien et des bureaux ont été condamnés pour leur grève illégale de janvier dernier, sous forme d'un don à un fonds de recherche pour les maladies infantiles au lieu d'être versé normalement au fonds consolidé de la province.La CSN voudrait que le premier ministre modifie la loi 47 en ce sens.photo Yves Beouchamp, LA PRESSE Spectaculaire brasier à Sf-Laurent: pompiers blessés, train immobilisé Cinq pompiers ont été blessés légèrement et incommodés par la fumée et la chaleur en combattant un spectaculaire incendie qui s'est déclaré hier vers 18h à ville Saint-Laurent, dans la cours à bois de la compagnie Bois Goodfellow Ltée, située sur la rue Stinson.L'intense chaleur du brasier a rendu la tâche des pompiers passablement difficile.Après deux heures de travail, les pompiers de Ville Saint-Laurent, Ville Mont-Royal, Hampstead, Côte-Saint-Luc, Westmount et Outremont, avaient contrôlé l'élément destructeur.Dès le début de l'incendie, la chaleur était telle que les fils électriques ont fondu, provoquant l'immobilisation du train de banlieue qui passait à quelques mètres de là.Les passagers ont dû descendre.Une enquête sera ouverte pour déterminer la cause de cet incendie qui pourrait être d'origine criminelle et qui a détruit plus d'un million de pieds de planches de pin et de bois franc dont la valeur est estimée par certains à plus de $500,000, tandis que d'autres parlent de dégâts pouvant s'élever à cinq millions de dollars.Shu Le prochain golf municipal dans une carrière de Saint-Michel?Après avoir défrayé la chronique pendant de longs mois à l'époque où se débattait la question de la construction du village olympique dans le «parc Viau», le terrain de golf municipal a sombré dans l'oubli le plus complet, les golfeurs ayant lancé la serviette face à l'attitude de l'administration municipale à leur égard.Le dernier article sur le sujet qu'on trouve au centre de docu-.mentation de LA PRESSE remonte au 26 mai 1979, il y a donc plus de trois ans.Pourtant, les golfeurs ne sont pas moins nombreux qu'en 1975, époque où ils tentaient désespérément de sauver leur terrain de golf.Alors qu'en est-il du terrain de golf municipal?S'il faut en croire M.Jacques Delisle, du bureau du président du comité exécutif de Montréal, M.Y von Lamarre, le prochain golf municipal pourrait être aménagé, ô surprise, dans l'une des carrières de Saint-Michel! M.Delisle ajoute même que l'emplacement de Rivière-des-Prairies réservé pour des fins «golfiques» au début des années 70 l'est maintenant pour l'aménagement d'un parc régional de 700 acres.Gaspillage de $3,7 millions L'abandon de l'emplacement de Riviëre-des-Prairies s'est fait plutôt discrètement.Il avait été initialement question du terrain de golf municipal de Rivière-des-Prairies au début de 1973, alors que la Ville de Montréal débloquait des crédits de $250 000 pour les études initiales.En juin de 1976, sensiblement à l'époque où elle apprenait aux golfeurs qu'ils ne joueraient jamais plus sur le terrain avec lequel ils étaient familiers, le Conseil municipal votait des crédits de $950 000 pour les premiers travaux sur le parcours de Rivière-des-Prairies.C'est donc une somme de $1,2 million que la Ville a engloutie inutilement à ce dernier endroit.Cette somme gaspillée venait s'ajouter aux $2,5 millions que l'administration Drapeau avait investis en 1966 et 1967 dans l'addition de 18 trous, l'amélioration du parcours existant et dans la construction d'un chalet, le tout en vue du «Tournoi du centenaire» de 1967, tournoi doté d'une bourse de $200 000, phénoménale pour l'époque et assumée pour moitié par la Ville de Montréal.C'est donc une somme totale de $3,7 millions que l'administration municipale a investie inutilement dans le golf en 15 ans.Historique du golf municipal L'historique du terrain de golf municipal remonte à 1923 avec l'ouverture d'un premier parcours de neuf trous, auxquels on ajoutait neuf autres trous trois ans plus tard.En 1966, on complétait l'ensemble par un deuxième parcours de 18 trous.Or, la plus grande partie de ce deuxième parcours se trouvait dans le «parc Viau».Cet emplacement où, ironie du sort, subsiste un ultime parcours municipal de neuf trous à normale 3, a été le premier touché par l'aventure olympique lorsqu'il fut décidé, en juin 1973.d'y construire le village olympique.En 1975, l'emplacement était utilisé comme tçrrain de golf pour la dernière fois, puisque après avoir été fermé au public avant et pendant les Jeux, il était ensuite transformé en parc familial.Enfin, le 26 octobre 1976, le conseil municipal débloquait d'autres crédits de S900 000 pour le futur terrain de golf de Rivière-des-Prairies, mais la Commission municipale du Québec refusait d'entériner la résolution du conseil tant que l'administration Drapeau ne lui soumettrait pas un aperçu détaillé du coût anticipé du parcours de golf.Le syndrome des Jeux olympiques commençait déjà à se manifester.Depuis, le dossier n'a pas évolué d'un iota jusqu'à aujourd'hui.Le terrain vague dès usines Angus auquel on a jadis pensé pour établir le village olympique en remplacement du-«parc Viau», est toujours dans l'actualité.On envisage d'y construire des unités d'habitation.Pas de prix de faveur pour le troisième âge Un lecteur demande à la Ville d'offrir un tarif spécial aux golfeurs du troisième âge sur le parcours de neuf trous.Actuellement, le tarif est de $4 pour un contribuable montréalais et de $8 pour un résident d'une autre ville.Tout en respectant la décision de la Ville de favoriser ses contribuables, ce lecteur propose qu'on exige des golfeurs du troisième âge des autres villes le tarif imposé aux Montréalais.Il devra cependant en faire son deuil, puisque selon M.Lamarre, la ville ne songe pas pour le moment à offrir un tel tarif aux gens du troisième âge.Les lignes blanches Si les lignes blanches tardent à faire leur apparition dans le centre-ville, il ne faudrait pas en conclure que les préposés ne font rien.Renseignements pris par M.Delisle, le quart des lignes blanches, la totalité des pistes cyclables et les trois quarts des traverses jaunes sont terminées.Dans un quartier comme Rivière-des-Prairies, tout est terminé, assure M.Delisle.Et la Ville de Montréal profite dé l'occasion pour inviter les automobilistes à ne pas se glisser dans l'espace de 200 pieds entre le camion marqueur et le camion d'escorte, parce que ce faisant, ils maculent inutilement les rues.À propos du Monument national Le président de la société Saint-Jean-Baptiste, M.Gilles Rhéaume, précise que la société n'occupe plus le Monument national et n'en est plus propriétaire.La saleté des vitrines tombe donc sous l'entière responsabilité de l'École nationale de théâtre.La Fête nationale s'organise péniblement \u2022 » « c ¦ I .1.Les ballons multicolores, les guirlandes et la musique qui donnaient un air de fête à la conférence de presse hier, ne parvenaient pas à cacher les nombreux problèmes auxquels doit faire face la Société des festivals populaires du Québec qui est responsable de l'organisation de la fête nationale du 24 juin.MARTHA GAGNON_ Deux semaines avant le jour J, le directeur général, M.Andrew Savage, ne pouvait dévoiler le programme complet des festivités, ni les montants recueillis jusqu'à maintenant auprès de commanditaires.Cette rencontre avec les journalistes avait uniquement pour but de présenter le nouveau tjièmc des célébrations de la Sfiint-Jean-Baptiste, «Comme on aime on fête», qui apparaîtra sur tput le matériel officiel.Ce thème est illustré par une fleur de lys stylisée sur fond bleu entourée de coeurs rouges symbolisant les 15 régions du Québec.On a aussi lancé la chanson des fêtes, une composition de Fran- cine Charrette et de Michel La-moureux, intitulée «Ca fait déjà un an».L'interprète est Elise Bélanger.Cette ambiance joyeuse s'est vite évanouie lorsque les journalistes ont abordé la question des appels d'offres et de services qui semble soulever le mécontentement; ainsi que les difficultés d'organisation.Concernant le premier point, M.Savage a paru choqué de l'attitude des reporters qui voulaient avoir des explications sur le court délai de 21 heures accordé à des entreprises pour soumissionner.La Société de communications et de relations publiques de Jacques Ouimet & associés aurait, comme l'a déjà mentionné LA PRESSE, éprouvé des difficultés à se plier à cette procédure hâtive.\u2022 ^ Selon le directeur général, l'entreprise concernée a eu 50 heures et non 24 pour remettre sa soumission.«Il s'agit d'un délai suffisant qui correspond à une semaine de travail.Je ne comprends pas que l'on fasse toutes ces histoires puisque la firme en question a pu soumissionner dans le temps exigé.Le 2 juin ils ont reçu la formule et le 4 juin, ils nous l'ont fait parvenir».La Société des festivals populaires a toutefois décidé de laisser tomber ce contrat évalué à environ $17,000.C'est ce qu'a confirmé M.Savage en invoquant comme raison principale les contraintes budgétaires.«Nous avons été obligés d'organiser nous-mêmes la conférence de presse d'aujourd'hui», a-t-il précisé.Toujours d'après les renseignements obtenus, six entreprises avaient répondu à l'appel d'offres qui visait à retenir les services de professionnels en vue Oregne en région Certains présidents de comités régionaux se plaignent de l'organisation actuelle de la fête nationale et mettent en doute la compétence de la Société des festivals populaires du Québec.A l'issue de la conférence de presse hier, M.Jean-Pierre Ruest, président de la corporation des fêtes pour la région de Québec, a fait le commentaire suivant: «Personne n'est au courant de rien, les organisations régionales sont reléguées au dernier plan.On fait fi de nos recommandations, tout est centralisé et contrôlé par un petit groupe de personnes».Le responsable de la région de te Lanaudière, M.Robert Turcotte, est du même avis.Selon lui, «les organisateurs sont perdus et ne savent guère où ils s'en vont.La question des assurances n'est pas encore réglée et le programme des activités n'est pas terminé».«C'est une erreur de nous ignorer», ajoute M.Ruest.Il reproche à la Société des festivals d'avoir dépensé de l'argent pour des affiches et des macarons.alors qu'il aurait été possible d'utiliser ceux de l'an dernier.Interrogé à ce sujet, le directeur général, M.Andrew Savage, a simplement déclaré: «c'est un tissus de mensonges, il restait très peu de matériel».d'organiser un programme de publicité et de promotion.La Société a-t-elle exigé le même délai pour les autres demandes de soumissions?A cette question le directeur a répondu: «Non c'est très variable».Appel aux financiers A plusieurs reprises hier, M.Andrew Savage a rappelé que les fêtes se dérouleraient sous le signe de l'austérité.«l'austérité joyeuse».Il a lancé un appel pressant aux groupes financiers et industriels pour qu'ils collaborent généreusement à la campagne de souscriptions.On espère aller chercher environ $300,000.«Nous souhaitons vivement que les commanditaires viennent à la rescousse de la fête nationale.Car notre préoccupation principale c'est le manque d'argent.Nous sommes incapables, par exemple, d'engager des artistes qui réclament des cachets exhorbitants».Comme on le sait, le budget qui était de $3.2 millions l'an dernier est passé à $1.5 million.Quant au programme des activités, il a été impossible d'obtenir des informations complètes.A Montréal, il semble 'bien que le clou des réjouissances sera la comédie musicale «Le bal des violons» qui a déjà été présentée au Québec par la Société des festival populaires, il y a trois ans.On parle d'une nouvelle version, d'un spectacle adapté spécialement pour l'occasion et auquel participeront une cinquantaine d'artistes.Actuellement, les organisateurs discutent avec Radio-Canada de la possibilité de présenter en direct à la télévision ce ; spectacle qui aura lieu (très pro- \u2022 bablement) au parc Maisonneuve.; Mais il faudra attendre encore ; quelques jours avant de connaître le programme définitif.Plus de ; 600 projets seront financés par le \u2022 gouvernement.Il n'y aura pas de grand défilé comme ce fut le cas l Tan dernier.N En dépit de tous ces problèmes, M.Savage s'est dit confiant de pouvoir offrir aux Québécois un «beau 24 juin».En atte'ndant, la Société des festivals populaires a beaucoup de pain sur la planche.% â A4* t \u2022 TJ0TE3 POLITIQUES LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1902 DOSSIER DE LA FÊTE NATIONALE \u2022 * M Lévesque à la rescousse de Lessard Encore une fois, le premier ministre du Québec, René Lévesque, devra se porter personnellement au secours de son ministre Lucien Lessard, dans le contexte de la Fête nationale du 24 juin.On se souvient que Tan dernier, M.Lévesque avait dû intervenir en catastrophe auprès d'un certain nombre, d'entreprises pour les convaincre de comman-\u2022 diter les chars allégoriques du défilé de la Saint-Jean.Cette année, c'est pour corriger un gaffe commise par Lucien Lessard à l'endroit des mouvements nationalistes du Québec, au moment où il a expliqué pourquoi il confiait le mandat de l'organisation de la : Fête à la Société des festivals po-1 pulaires plutôt qu'aux Sociétés Saint-Jean-Baptiste ou Mouvement national des Québécois.Dans un télégramme qu'il a fait parvenir hier à M.Gilles Rhéaume, président de la Société Saint-Bapfiste de Montréal et porte-parole des Mouvements nationalistes du Québec, le premier ministre Lévesque indique qu'il accepte de le rencontrer.Cette rencontre qui devrait avoir lieu d'ici quelques jours fait suite à un télégramme de protestation adressé à M.Léves- que par Gilles Khéaume dans lequel ce dernier s'élevait contre les «graves allégations formulées à l'endroit les mouvements nationalistes québécois, en regard de l'organisation de la Fête nationale» et qui étaient contenues dans un document présenté au Conseil des ministres par le titulaire responsable des manifestations du 24 juin, le ministre des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche, l'ineffable Lucien Lessard.Le député péquiste du Sague-nay devait d'ailleurs reprendre ces accusations à l'Assemblée nationale, suite aux interrogations formulées au sujet de ce document par le député libéral Fernand Lalonde.En résumé, les accusations portées par le ministre alléguaient que le gouvernement ne pouvait confier la responsabilité d'organiser la fête des québécois aux SSJB et aux MNQ, car ces mouvements avaient une trop grande visibilité politique partisane et qu'ils n'étaient pas non plus à l'abri d'accusations de corruption, etc.Dans un premier temps, Gilles Rhéaume avait refusé la suggestion formulée par René Lévesque qui incitait celui-ci à rencontrer son ministre Lessard pour avoir des explications.Au cours d'un entretien avec LA PRESSE, hier, le président de la SSJB-M a expliqué, en substance, que devant la gravité des faits il n'était pas question pour lui de rencontrer ce ministre qui a porté un dur coup à la crédibilité de ce mouvement nationaliste qui fête cette année son 148e anniversaire.Gilles Rhéaume profitera de sa rencontre avec le premier ministre René Lévesque pour lui rappeler le cheminement historique de ce mouvement, fondé en 1834 par Ludger Duvernay.La force considérable qu'a pris ce mouvement nationaliste au cours des années au Québec a été basée essentiellement sur l'organisation des fêtes populaires qui ont toujours regroupés tous les éléments dynamiques de .la société en faisant abstraction, du moins pour ces circonstances, des allégeances politiques.D'ailleurs, a souligné le président montréalais, au moment où le gouvernement du Parti québécois a décidé de bureaucratiser ces fêtes en 11177, en enlevant le dossier àâ la SSJB, le mouvement ne recevait que depuis quelques années seulement une faible subvention du gouvernement.L'on sait que le coût des fêtes de l'année dernière a été de plus de $5 millions, dont un déficit d'opération d'environ $1 million qui est épongé à même le budget de 1982.Encore une fois, le gouvernement dépensera un peu plus de $3 millions cette année.Crédibilité Gilles Rhéaume souligne aussi que l'organisation des fêtes populaires et de quartier n'avait jamais été contestée sous des gouvernements précédents dirigés par Daniel Johnson, Jean-Jacques Bertrand et Robert Bou-rassa, et ce même si la SSJB-M ne cache pas son option politique de favoriser l'accès du Québec à son indépendance.Cette situation ne nous a jamais empêché de mettre sur pied de véritables activités populaires, dit-il.Il ne voit pas comment Lucien Lessard peut prétendre qu'il ne pouvait reconfier ce dossier aux mouvements nationalistes, ce qui aurait évidemment impliqué une moins grande bureaucratie.Car selon lui, il est impossible de tenir ce genre d'activités avec les structures que le gouvernement Lévesque a mis sur pied.Bien qu'intéressé par ce dossier, Gilles Rhéaume a précisé qu'il aurait refusé de prendre ce dossier très complexe en main à deux mois d'avis, comme Ta fait la Société des festivals populaires.Tout en n'excluant pas que son mouvement serait peut-être prêt à s'occuper de ce dossier l'an prochain à la condition que les règles du jeu redeviennent comme autrefois, il se refuse de faire cette revendication lors de sa rencontre avec le premier ministre Lévesque.«Mais je ne puis accepter p!us longtemps, à la suite des interventions de Lucien Lessard, qu'il y ait un tel climat de suspicion à l'endroit de notre mouvement», a -t-îl souligné.Car, a-t-il poursuivi, comme on a organisé les fêtes au Québec pendant 140 ans, il est bien sûr que dans l'esprit des citoyens on associe toujours la SSJB à ces fêtes même si on n'a rien à y voir, du moins officiellement, depuis 1977.Mais dans le contexte actuel, j'ai presque peur que la Fête du Canada prenne plus d'ampleur que la Fête des québécois.Je ne blâme par le Canada, a-t-il précisé, il fait ce qu'il a à faire, mais ce serait dommage pour nous, a conclu Gilles Rhéaume.Décidément, ce pauvre Lucien Lessard s'est encore une fois de plus mis les deux pieds dans le même plat.Et encore une fois, son ami René Lévesque va tenter de le rescaper.Mais trop c'est comme pas assez.comme le veut le dicton populaire.LES MÉDECINS SPÉCIALISTES .DU QUÉBEC A LA RECHERCHE D'UNE SOLUTION JUSTE ET ÉQUITABLE \\ ê A < à 4 » I * « t « ¥ 4 - 4 * 1 m « .Ù à à C « « c 4 * % -, H H e - h * m \u2022 l v La Fédération des médecins spécialistes du Québec vient de soumettre ses propositions en vue d'en arriver à une entente négociée avec le gouvernement du Québec.Compte tenu de la conjoncture .économique actuelle, les médecins spécialistes ont adopté la position suivante: \u2022Acceptation du gel de leurs honoraires pour 1982-1983.\u2022 Rattrapage de 24,5% pour compenser la hausse des coûts depuis juin 1978.Cette proposition témoigne de la volonté des médecins spécialistes du Québec de contribuer à l'amélioration de la situation économique de la province.Cet effort est consenti en dépit des faits suivants: \u2022 La dernière hausse tarifaire négociée (6%) des médecins spécialistes date du 1er juin 1978.\u2022 Les augmentations tarifaires depuis 1971 totalisent 34,5%.\u2022 L'indice du coût de la vie s'est accru de 137% depuis 1971.Les médecins spécialistes du Québec sont convaincus du bien-fondé et de la justesse de leurs demandes.La Fédération des médecins spécialistes du Québec est constituée d ' associations regroupant les spécialités suivantes: Allcrgologues-immunologucs ; anesthésistes-réanimateurs; biochimistes; cardiologues; chirurgiens cardio-vasculaires et thoraciques; chirurgiens généraux; chirurgiens plasticiens; dermatologistes et syphiligraphes; endocrinologues; gastro-enrérologucs; hématologistes-oncologistes; internlstes et rhumatologues; spécialistes en médecine nucléaire; microbiologistes; néphrologues;\" neurochirurgiens; neurologues; obstétriciens-gynécologues; ophtalmologistes, orthopédistes; oto-rhino-laryngologistes; pathologistes; pédiatres; physiatres; pneumologues; psychiatres; radiologistes; radiothérapeutes spécialistes en santé communautaire; urologues.\\ La Fédération des* médecins spécialistes du Québec Daniel Johnson Loi 68: Johnson suggère de négocier QUE BEC-Le député libéral de Vaudreuil-Soulanges, M.Daniel Johnson, estime inacceptable que le gouvernement modifie unilatéralement les régimes de re-_ traite des employés des secteurs^ public et parapublic alors même^ que les conventions collectives de ces employés ne viennent à expiration que le 31 décembre.Faisant allusion aux lettres; d'ententes signées en décembre 1979 par le ministre Parizeau où on y prévoyait que le gouverne- : ment s'engageait à rencontrer la partie syndicale lorsqu'une haus-.se des cotisations est requise afin de discuter de tout réaménagement de bénéfices jugé pertinent, M.Johnson a accusé le gouverne- -ment de renier sa signature afin ' de justifier la qualité de sa gestion des fonds publics.; ________ CLAUDE V.MARSOLAIS (de notre bureau de Québec) Le Parti libéral croit que le gouvernement au lieu de présenter ce projet de loi aurait dû négocier de bonne foi avec les centrales syndicales pendant les sept mois qui restent à écouler avant l'expiration des conventions collectives et présenter un plan global de redressement des finances publiques qui tienne compte de la composante «rémunération des employés».Pour sa part, présentant le projet de loi 68, le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé, a soutenu que cette réforme administrative était absolument nécessaire car dans sa forme actuelle, le régime de retraite risquait d'hypothéquer dangereusement l'avenir puisqu'on comptabilise déjà un déficit actuariel de S9 milliards de dollars.Selon lui, jusqu'en 1973, les cotisations des fonctionnaires et des enseignants pour leur régime de retraite étaient versées directement dans le fonds consolidé de la province ce qui permettait de déguiser le déficit réel du gouvernement.M.Bérubé prétend que ce système qui faisait payer par les jeunes générations le coût de la retraite des plus âgés n'était pas si grave tant et.aussi longtemps que les pensions,payés demeuraient modestes.Or, depuis que les pensions sont devenues généreuses, ce système risquait d'affecter dangeureusement le service de la dette dans le futur.Sous les libéraux Le parrain du projet de loi a reconnu que l'ex-ministre libéral des Finances, M.Raymond Garneau, avait senti la menace en remplaçant les anciens régimes de retraite par un nouveau et en commençant à comptabiliser la contribution de l'Etat.Ce n'est qu'en 1978 que le gouvernement actuel a commencé à constituer une caisse pour payer les fonds de retraite des employes.Or, cette année, le gouvernement s'est aperçu qu'il devrait augmenter de 26 pour cent sa contribution aux régimes en vertu des ententes passées ce qui représente $285 millions additionnels.En pleine crise budgétaire, le gouvernement n'avait tout simplement pas les moyens de se payer un tel surplus et iï a donc décidé de modifier les régimes de retraite.Les modifications apportées par le projet de loi introduisent l'indexation proportionnelle pour la première année de la pension tandis que pour les années subséquentes les pensions seront indexées au coût de la vie moins 3 pour cent.M.Bérubé soutient que cette indexation partielle est suffisante pour assurer une pleine protection du pouvoir d'achat aux retraités étant donné que leurs besoins ne sont pas les mêmes qu'une famille moyenne.Quant aux primes payés par les cotisants aux différents régimes de retraite (RRE, RRF et RRE-GOP), elles seront ramenées à 50 pour cent alors qu'auparavant elles variaient de 30 à 42 pour cent.Toutes ces mesures feront économiser $141 millions au gouvernement cette année et $680 n\\\\\\-.J, lions en trois ans.* j, LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN .982 \u2022 PL -S prendre la succession de Ryan Cournoyer intéressé à > L'ancien ministre du Travail dans le gouvernement Bou-rassa, Jean Cournoyer, sera candidat à la direction du parti libéral advenant le départ de Claude Ryan.C'est ce qu'il a lui-même FLORIAN BERNARD confirmé, hier après-midi, sur les ondes de la station radiophonique CKVL, en ajoutant qu'il ne voudrait pas devenir le candidat de l'establishment du parti, mais celui des militants de la base.« Je suis sérieusement intéressé à diriger le parti libéral, a dit M.Cournoyer, et j'accepterai d'être candidat si d'ici le congrès à la di- rection j'obtiens les appuis nécessaires de la part des militants».La décision de M.Cournoyer n'a pas vraiment surpris les observateurs.Depuis plusieurs semaines, déjà, l'ex-ministre laissait filtrer certaines informations qui traduisaient son goût de retourner en politique active au plan provincial.Il avait d'ailleurs préparé à l'aide d'un avocat et économiste, Jean-Pierre Bel isle, un important document politique dans lequel il propose un nouveau contrat social pour le Québec.Ce'document -dont LA PRESSE a obtenu copie -constitue un véritable programme politique en 22 pages.Il faut créer chez-nous, déclare M.Cournoyer, un ordre social Chers amateurs de sport.À la radio un soir de cette semaine je suis tombé sur une ligne ouverte sportive qui avait invité le joueur de hockey Michel Bossy à répondre aux questions des chers auditeurs.Ça tombait bien, Michel Bossy est une de mes idoles.Même s'il n'est Das convenable d'avoir encore des idoles à mon âge, je m'en suis gardé quelques-unes pour mes soirées drabes Plume, Mohammed Ali, Bette Midler et Michel Bossy.On pardonne tout à ses idoles, la preuve j'ai même pardonné à Bossy de faire le coconrico dans une annonce de poulet, comme s'il avait besoin de ça pour vivre.Si j'étais l'agent de Michel Bossy, je vous promets bien qu'il ne ferait pas le petit soldat dans la cuisine du Colonel.Je trouve d'ailleurs, de façon générale, qu'il serait temps que les athlètes arrêtent d'engager des agents pour leur apprendre à compter, ce dont ils ont le plus besoin c'est d'agents qui leur apprennent à vivre.Il en est quelques-uns à qui ça reviendrait très cher, comme Réjean Houle et Bob Gainey qui ont tout à apprendre.Il en est d'autres dont on prendrait soin pour presque rien, Bossy, Gret-zky, Lafleur.Oui, je sais, ce sont aussi les meilleurs sur la glace, mais n'en tirez aucune règle, ceux qui flyent le plus haut sur la glace ne sont pas nécessairement des aigles dans la vie, souvenez-vous de Cournoyer, de Orr, de Béliveau.Et même de Ken Dryden qu'on disait intellectuel parce qu'il était toujours en train de lire un gros livre, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que c'était toujours le même gros livre, dont le titre était: «Comment avoir l'air intelligent en lisant un gros livre.» En fait, la mode des vedettes brillantes est toute nouvelle dans le hockey.Lafleur a été le premier et aussi le plus méritant parce que le plus exposé à la bêtise ambiante: le forum est en effet le plus haut lieu de l'insignifiance de toute la Ligue nationale de hockey.Pour ce qui est de Gretzky, nul ne peut encore dire ce qu'il deviendra, marionnette dans un commercial contre la dope à 19 ans, on peut craindre qu'il devienne Jesus freak à 25 et marxiste-léniniste à tendance albanaise à 32.Mais pour l'instant il a du charme et ne dit pas trop de conneries.Il a même de l'humour, ce qui est un miracle dans un sport où le rire a longtemps été provoqué par de la crème à barbe dans les chaussettes ou, plus coquin encore, par le barbier lui-même, en l'occurrence un vétéran de l'équipe qui rasait les poils pubiens d'une recrue immobilisée par quinze autres joyeux tôtons qui n'en pouvaient plus de plaisir.Quant à Michel Bossy, il est la plus grande vedette des trois, ne serait-ce parce qu'il a la chance de triompher à New York.Il est aussi le premier timide dans ce sport d'intimidation à avoir osé élever la voix: «Ce n'est pas parce que je n'ai jamais arraché la tête de personne que je suis une tapette.» Ce qui n'est pas aussi facile à dire qu'on le croit, surtout à New York devant un public qui a justement choisi le hockey parce que c'est un sport où il n'y a pas de tapettes, ni de nègres.Avec tout ça, j'ai oublié ce que je voulais vous dire.ah oui, je voulais vous dire que le plus pénible quand on a une idole c'est d'avoir à la partager avec une bande de schmuks qui n'en finissent plus de baver à ses pieds.Ce soir-là, les schmuks se sont surpassés à «L'heure des amateurs de sport».Fade comme à son habitude, l'animateur ronronnait les lieux communs qui donnent le ton à ce genre d'émission, selon le principe bien connu du vacuum: on tire sur la chaîne et le bol se vide, on tire sur le fil et un autre auditeur est déjà en ligne.m Allô, félicitations M.Trudel pour votre émission.je voudrais demander à Michel, as-tu ressenti de la pression après avoir signé ton contrat de $5 millions.Qu'est-ce que tu penserais d'un échange Mark Napier-Denis Potvin?Crois-tu que les Islanders vont gagner la coupe Stanley Van prochain?» Infantiles curiosités, mémérages de fond de «grosses Mol», mortelles banalités.«Mais ils n'en meurent pas, au contraire ils en mettent d'autres au monde: «AJlô Michel, devine quoi.je suis enceinte!.si c'est un garçon, et je suis sure que ce sera un garçon, on Vappelera Michel en ton honneur, es-tu content?» Allons bon, voilà la relève assurée.Certains soirs quand j'y pense, certains soirs de férocité il me semble que je pourrais détruire le forum à coups de pied.Et puis tiens, pendant que j'y suis, mordre le nez de Claude Mouton.Le courrier du pied Il y aura un courrier du genou la semaine prochaine, mais j'ai ici deux lettres de coureurs à pied qui ne peuvent pas attendre.Celle d'un médecin de Montréal, le docteur Guy Blanchard et celle d'un publiciste Roger Gagnon qui n'ont pas du tout apprécié mon billet sur le marathon.mils auraient dû être 120,000 au lieu de 12,000», m'écrit le médecin en m'expliquant que le marathon c'est bon contre le vieillissement, contre le tabagisme, l'alcoolisme, le stress, la drogue, le sexe (?).et l'infarctus.Même refrain moral du côté du publiciste, courir c'est mieux me dit-il que de regarder la tivi, que «d'boère d'ia bière», que manger des chips, et que de se regarder enfler la bedaine.D'abord je vous ferais remarquer que je n'ai jamais dit que le marathon était en soi une aberration.Je ne sais trop et je ne veux pas savoir si courir 42 km par une grosse chaleur est une bonne ou une mauvaise chose pour un homme de 50 ans, je dis seulement que personne ne vous oblige à en faire un show.«Mais c'est pour l'exemple.» m'explique le publiciste.C'est justement ce que je vous reproche monsieur, de courir pour l'exemple.Courez donc pour votre plaisir sans chercher à l'imposer à ceux qui le prennent ailleurs, fût-ce dans les chips ou dans la bière.Il y a eu avant; un martyr célèbre qui s'est mêlé de courir pour sauver le monde, ça n'a pas donné les résultats escomptés, voyez dans quelle forme physique et mentale nous sommes presque 2,000 ans plus tard.C'est d'ailleurs ce que constate en terminant le médecin, «Si nous ne changeons pas nos habitudes de vie, nous allons vers la liquidation de Véquilibre physique et mental, la liquidation de la famille, du sens du devoir, de la responsabilité, de la discipline, de la productivité.nous continuerons de glisser sur la pente raide», menace-t-il.Si vous saviez, docteur, comme ce genre de discours là en a fait glisser plusieurs, plutôt que de les faire courir.meilleur qu'ailleurs, et ne pas craindre de jeter par-dessus bord des traditions ou des institutions qu'on croyait immuables.Ce nouveau contrat social, l'ex-ministre souhaite qu'il soit soumis à un débat public auquel prendrait part le plus grand nombre de citoyens.Le « contrat Cournoyer » propose cinq objectifs précis qui sont, à toutes fins utiles, l'ossature de son éventuel programme politique: ¦ Etablir un plan d'action pour cinq ans avec tous les intervenants, qu'ils soient du secteur public ou privé; ¦ Diminuer la dissatisfaction générale et assurer la paix sociale au Québec; ¦ Considérer le secteur public et le secteur privé comme les deux partenaires égaux de l'Etat; ¦ Promouvoir l'activité économique et l'enrichissement individuel et collectif; ¦ Stabiliser l'économie du Québec à moyen terme.L'Etat, déclare M.Cournoyer, doit cesser de susciter des confrontations.Pour y arriver, il faut amener les patrons et les syndiqués à négocier des conventions collectives d'une durée de cinq ans, en prévoyant d'une part une hausse des salaires de 6 p.cent par année, mais également des profits limités à 6 p.cent par année.Au delà de ces profits, les entreprises auraient l'obligation d'investir les surplus dans le capital humain et physique, de façon à créer de nouveaux emplois et à assurer le progrès de l'économie sur tous les plans.Le « contrat Cournoyer » prévoit en outre la création d'une commission ad hoc ( pas une régie ) pour contrôler les salaires, les profits et les prix.Une culture, une langue et une société spécifiques ne sont bien protégées que si elles reposent sur une économie vigoureuse et agressive, déclare M.Cournoyer.Le nouveau contrat social du Québec devra, selon lui, favoriser le systè- M.Jean Cournoyer me capitaliste et encourager l'initiative individuelle par divers mécanismes incitatifs.« Le parti gouvernemental ne peut plus se contenter d'être un éternel planteur de drapeaux à fleur de lys » écrit-il.Par ailleurs M.Cournoyer affirme sa foi dans le système fédéra- Photothèque LA PRESSE liste.« Une fois pour toutes nous devons reconnaître que le Québec fait partie intégrante de la fédération canadienne où deux paliers gouvernementaux se partagent des juridictions différentes.Jl faut définitivement cesser de faire du Québec un Etat dans un Etat».: ASSEMBLÉE NATIONALE » La fin de la session rend les députés nerveux et agressifs ¦ ?QUEBEC \u2014 Est-ce à cause de la chaleur ou à cause du stress de fin de session, toujours est-il au'hier, à l'Assemblée nationale, les parlementaires étaient nerveux, agressifs, plus prêts que jamais à bondir de leur siège.PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Le premier ministre Lévesque s'est soudainement souvenu du temps où les membres de son parti étaient considérés par les libéraux et les unionistes comme «l'équivalent de la peste et du choléra»; le leader parlementaire de l'Opposition, perdant pour une rare fois son «self control», a demandé «réparation» et a soutenu mordicus qu'à l'époque où il était ministre, il traitait avec respect tous ses fonctionnaires, y compris «ses» péquistes; le ministre Pierre-Marc Johnson, sentant sans doute son vieux sang bleu jaillir dans ses veines, s'est lancé dans une violente attaque contre les méchants «rouges»; Guy Chevrette a menacé d'éclabousser bien du monde en faisant déposer en Chambre par le ministre de la Justice des informations qu'il a jadis apprises, sous le couvert du secret, alors qu'il siégeait sur la Commission Cliche.Tout ça étant inspiré par les questions, qualifiées de «pure provocation» par M.Lévesque, des députés libéraux Yvon Picotte et Michel Gratton, portant tantôt sur les «extravangantes» allocations de départ à des hauts fonctionnaires .et tantôt sur les «partisanes» nomanations de présidents d'élection.«Le gouvernement va-t-il pendant encore bien longtemps dilapider les fonds publics, en versant des sommes de $50,000 , $80,000 ou même $100,000 à des amis du régime?», a commencé ou plutôt recommencé le député de Maskinon-gé, qui faisait allusion aux primes de séparation payées par le gouvernement à certains hauts fonctionnaires.Le premier ministre a de nouveau défendu sa politique toute nouvelle, concernant les limitations pour calculer les allocations de départ (un mois par année de service, jusqu'à un maximum de six mois, et, dans le cas des personnes ayant plus de dix ans de service, jusqu'à un maximum de dix mois), et il a réitéré que ces négociations de départs constitueraient une «sacrée économie» pour les contribuables.Ces nouvelles règles s'appliquent déjà aux établissements du réseau des Affaires sociales, et M.Lévesque a promis, hier, qu'il verrait à doter le réseau de l'Education d'une politique semblable dans les plus brefs délais.Le libéral Yvon Picotte est alors revenu à la charge en interrogeant et M.Lévesque et le ministre Pierre-Marc Johnson sur le cas de ce fonctionnaire, reconnu coupable d'une fraude d'une quarantaine de milliers de dollars, qui s'est peu de temps après facilement replacé dans le réseau des Affaires sociales.«Pourquoi ce petit ami péquiste, après s'être accusé d'un vol, parvient-il à se placer comme directeur général dans un foyer, soit un poste supérieur à celui qu'il occupait auparavant dans le réseau?», s'écrie le député de Maskinongé.Après avoir reconnu les faits de façon plus explicite qu'il ne l'avait fait la veille, en réponse à la même question, le ministre des Affaires sociales explique qu'en vertu des anciens règlements le ministère ne pouvait contrevenir à une décision d'un conseil d'administration d'un établissement.Tout en laissant une certaine autonomie aux établissements, la nouvelle loi 27 donne plus de latitude au ministre, ajoute-t-il.Pierre-Marc Johnson déclare, par ailleurs, qu'il n'est pas dans ses intentions de s'ingérer dans les responsabilités des conseils d'administration des établissements du réseau, «dont certains sont dominés par bien des rouges au Québec.Je ne me sens pas coupable de voir qu'il y a certains conseils d'administration qui sont irresponsables dans le réseau des Affaires sociales», dira-t-il aussi un peu plus tard.Ce sujet ayant pris la majeure partie de la période des questions, le libéral Michel Gratton s'est ensuite levé pour ramener sur le tapis son thème favori de ces jours-ci: la nouvelle méthode pour nommer les présidents d'élections, qui, a-t-il dit, est une forme de «patronage un peu plus sophistiqué» que sous l'ancien gouvernement.«On pourrait dire que la poutine libérale est maintenant remplacée par la ratatouille péquiste», a lancé le député de Ga-tineau.Après avoir rappelé que l'ancien premier ministre, Robert Bourassa, avait promis pendant six ans de réformef le système des caisses électorales, mais qu'il avait fallu attendre l'arrivée au pouvoir du PQ pour que cela se fasse, M.Lévesque s'est dit fier d'avoir changé ce qu'il a continué d'appeler «la poutine traditionnelle de nommer n'importe qui, selon les caprices de l'heure ou les caprices partisans de tel ou tel comté.VENTE AUX ENCHERES PAR CATALOGUE EN TROIS SÉANCES DE GRAND INTÉRÊT POUR LES COLLECTIONNEURS ET EXPERTS VISITES: SAMEDI 12 juin, lOh à 17h DIMANCHE 13 juin, lOhal/h LUNDI MARDI 14 juin, lOh a 21 h 15 juin, lOh a 18h ENCAN: MARDI 15 juin 1982, 19h30 MERCREDI 16 juin 1982,19H30 JEUDI 17 juin 1982, 19h30 Tous ces articles sont dans l'encan Professeur C.Stefanoff\u2014 24 x 36 ART CANADIEN IT EUROPÉEN Dl QUALITÉi S.COSGKM.R.W.PHOT, 0.MAIL.L H.BOUCHARD, M.A FORTIN, D.LAWIEY.C STEFANOFF, L HOtDON.A NOW.MAJK CLAjftE.A TATOSSUN, S BOtENSTflN.R.SWPKINS.G.FfBFFfl, B GALBRAJTH-CORNELL, R.W.BURTON, R.NEYIN, A lALBfîTt.D A fales, N.IEIBOVîTCH, 0.BOURGEOIS et PLUSIEURS AUTRES.MEUBLES ANTIQUES IT CONTEMPORAINS l Ensemble dt soilt à 6tm 9 ma tn chérie itjrle espagnol, ensemble dt soilt dt dîner tn ucojou 9 ma tn style Duncon Phyfe, plusieurs ensembles dt solle o dîner fronçât tt ongbs, ensemble de sdW à dintr ArtDtco et Art-Nouvmv.Voiiielier onhqvt tn chérit onglois, 10 choivet pouf nil à omtqut chases rembourrées, horologe grond-pere style Louis XV, tt ptotun outre» on style ongb's.Art-Oeco tt china seoe.Burtou (ftiécvtif bombé tn monpttttrit, bureau dt domt tn forint dt horicot tn morquttttrit.Stcthart ciselé, burtou Gov.WinffVop.secrétaire ovtc devant pfiant, bureau tn tpmtflt.PJuweun enitmbles dt MM à roucher comprtnont un tn ocojou dt 5 ma, MMjMMI dt MM à coucher 7 ma Htppltvfctt, tnitmblt à coucher sn/lt Louis XV avec files peintes 7 ma.Gronde sélection dt meubles de dffértr.tes époques tt style.PORCELAINES, CRISTAL, ARGENT IT ASSIETTES, ITCl Ensemble à dwer 123 ma tn porcebne Hu»Kr*nreuthtr, ensembles à oW limoges, voset, ossiettes, fourmes a> Royal Vienna, Royal Worcester, Lennox, Nippon, Bing & Grondoh, Royal G)oennogtn, loyal Doulton, HummeJI, Jor dt Royal Doutan, verront tn entrai dt Doum tt outres.Diligence antique tn poretloine dt Sait.Ensemble de thé tn argent S ma A/t-Ctdo avec payee tn ivoire, ensenrie de M et cote 6 ma dt Moppin L Webb, régit antiqut en orgent 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ébént.forues importants comprenant: buste dt Napoléon, figurines de soldats romains, marne* en braut, figurines siamoises tn bronit, bustes ontiques et figuroiei Sélection dt tapis orientaux et de Perse Bijoux comprenant-, boudes d oreilles tn dbnonf, bogues, bracelets, caters plusieurs sertit dt àomonts, saphirs tt grenats, coter dt paries 35\".Montres de poches tn a et orgent.F^éces dt mcmnaei, hmbrts e» mecbflet.Centooes «f objets intérnsonh pour tous les gouts et budgets.UNE PRIME DE 10% SERA PAYABLE EN PLUS DE PRIX D'ACHAT SUR TOUS LES ARTICLES ACHETÉS DANS CET ENCAN TERMES: Dépôt de 25% sur choque achat \u2014 argent, Mastarcard, Visa ou American Exprast xeuloment CONSIGNATIONS TOUJOURS ACCEPTÉES DURANT LES HEURES D'AFFAIRES INDUSTRIES EMPIRE INC.737-5343 à notre salle d'encan 5500 rue Paré à l'ouest de Décarie 737-8653 A 6 EDITORIAL LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982 i » PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SI8TO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROT éditorialiste en chef .y- Pour un arbitrage du conflit à la CTCUM |H Les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro se divisent prêts à poursuivre leurs moyens de pression, à aller jusqu'à la -grève générale illimitée, au be-\u2022'soin, pour démontrer à la CTCUM qu'ils sont résolus à bloquer sa tentative d'introduire des surnuméraires dans leurs rangs.\u2022 * Ils proclament d'ailleurs, avec des collants sur des autobus qui ne leur appartiennent pas, que .leur geste vise avant tout à assurer la sécurité du public.En d'autres termes, ce serait pour r-.notre bien qu'ils nous font subir £ des grèves sporadiques, et nous menacent de grèves illimitées.Malheureusement, même dans leurs communiqués aux journaux, ils doivent admettre que la sécurité du public coïncide, comme par hasard, avec leur propre intérêt.S'il y avait des employés à temps partiel pour les heures de pointe, le matin et le soir, les syndiqués actuels auraient moins de chance » - ».: » \u2022 r ' i I f de faire du surtemps payé à taux et demi.Certains témoignages viennent d'ailleurs mettre en doute leurs affirmations concernant la sécurité.Des responsables de commissions de transport dans les villes américaines où le système des chauffeurs à temps partiel existe nous disent que ces «partiels» ne sont pas impliqués plus souvent que les chauffeurs réguliers dans des accidents.Le syndicat prétend aussi qu'accepter des «partiels» équivaudrait à cautionner du «cheap labour».Il nous permettra de prendre tout cela avec un grain de sel: la CTCUM verserait $12.50 l'heure à ces «partiels».Si c'est ça du «cheap labour», il y a beaucoup de Montréalais qui voudraient bien sen faire offrir.Mais, passons.Aujourd'hui, toujours pour montrer leur opposition à cette introduction de «partiels», ils projetaient, à ce qu'on apprenait hier après-midi.» i.i \u2022 t ¦ i \u2022 i -\u2022 » i t.i.i.II » ii i \u2022 \u2022f i » i.> \u2022 n »\u2022 *\u2022 L'Allemagne ne rêve plus à l'Amérique Les sommets se suivent et se ressemblent peu.Après le sommet de Versailles, celui de Bonn.Il serait excessif d affirmer qu'après le sommet économique (Versailles) s'ouvre aujourd'hui, dans la capitale de I Allemagne fédérale, celui des armées.Car I OTAN, dont la conférence commence aujourd'hui, n'a jamais été, dans son origine et dans son principe, uniquement et exclusivement militaire.Il n'en demeure pas moins vrai que l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord se sent si bien concernée par les questions de défense et de désarmement qu'elle a publié le 4 mai une étude détaillée des forces respectives des pays du Pacte de Varsovie et de I OTAN.Retenons que les pays du Pacte de Varsovie ont 4 millions de soldats, face aux 2.6 millions de l'OTAN.Que les pays de l'Est disposent de 60,000 tanks quand l'OTAN peut compter sur 22,670 de ces engins, que les forces aériennes sont à peu près égales.M.Willy Brandt, qui a précédé M.Schmidt au poste de chancelier, se lamentait sur le sort de son pays: «Au point de vue économique, l'Allemagne est un géant.Mais, c'est un nain au plan politique.» Au point de vue économique, le «géant» allemand a trébuché comme tous les autres depuis.Mais, au point de vue politique, sous le chancelier Schmidt.l'Allemagne a acquis une dimension nouvelle.Les raisons de cette affirmation nouvelle doivent-elles être recherchées dans une relative émancipation vis-à-vis des États-Unis?L'Europe compte deux interlocuteurs de poids: la France et l'Allemagne.Les souvenirs qui restent tenaces dans les générations qui ont connu la guerre n'ont pas empêché une collaboration entre les deux nations que les réalités commandent et qui a été bénéfique.Mais l'espoir d'une réunification avec l'Allemagne de l'Est n'est pas éteint.En 194 6, les jeunes Allemandes rêvaient d'épouser des Américains.En 1 972.elles n'y pensaient plus.Aujourd'hui, la jeunesse allemande se méfie de Reagan.Cette méfiance est réciproque.L'Allemagne est tentée par le neutralisme.L'accueil que réserveront Bonn et Berlin au président Reagan montrera jusqu'où vont des tendances réprouvées par Washington.La réunion de Bonn s'ouvre avec la participation d'un nouveau partenaire, l'Espagne, qui n'a pas, sur le conflit des Maloui-nes, des vues tout à fait identiques à celles de la Grande-Bretagne.GUY CORMIER de ne pas exiger le paiement du passage de la part des usagers.Ils proclamaient, en quelque sorte, que le transport serait gratuit pour ceux qui aimeraient ne pas payer.Tout cela, même si leur fonction comprend à la fois la conduite de leur véhicule et la perception des péages.Évidemment, on veut essayer ainsi de s'attirer la sympathie du public.On agit, pour ce faire, comme si on était propriétaire du service, comme si les autobus et le métro appartenaient au syndicat.Il y a fort à parier que la population ne sera pas dupe: ce qu'elle veut, ce n'est pas de voyager gratuitement mais de pouvoir compter sur un service qu'on ne lui retirera pas à la première occasion venue.Il se peut, malgré la faiblesse de ses arguments, que le syndicat ait raison.Admettons-le même pour le bénéfice de la discussion.Mais même, alors, on ne nous fera pas croire que c'est par la force qu'on nous en convaincra.Si le syndicat est si sûr de ses arguments, il devrait au moins accepter d'en discuter à la table de négociation.Et il pourrait attendre d'en avoir discuté avant de tout mettre sens dessus dessous.De toute façon, puisque le syndicat prétend qu'en dehors de la question des chauffeurs surnuméraires, les autres problèmes pourraient probablement se régler aussi vite et assez facilement, on se doit de demander à la CTCUM de mettre pour le moment toute cette affaire des surnuméraires entre parenthèses pour s'attaquer à ces autres problèmes.Mettre cette affaire entre parenthèses ne signifierait évidemment pas la laisser de côté.On aurait là, cependant, l'occasion de vérifier les prétentions syndicales.Il serait intéressant, en effet, de savoir les concessions que le syndicat serait disposé à faire pour combler l'écart qui demeure toujours substantiel entre les offres patronales et les demandes syndicales à des chapitres comme les salaires, les primes de toutes sortes, la durée de la semaine de travail, l'amplitude, etc.Si le syndicat envisage un règlement facile de ces questions, c'est sans doute qu'il est prêt à faire la majorité des concessions.Il témoignerait de sa sincérité en cherchant à faire cette preuve au plus tôt.Et on a du mal à croire que la CTCUM verrait des objections à ce que cette preuve soit faite.D'autre part, si le syndicat est justifié de voir à ce que l'entrée éventuelle de surnuméraires à la CTCUM ne signifie pas de mises à pied chez ses membres, il devra expliquer à la population en vertu de quel principe ou de quel droit il peut s'opposer à ce que la CTCUM s'efforce de réduire ses dépenses d'exploitation.Mais, mieux encore, si le syndicat est convaincu de la justesse de sa lutte, pourquoi n'accepterait-il pas de faire trancher l'ensemble du débat par un tribunal d'arbitrage?Ml ; Dans un cas comme le transport en commun, il doit Savoir que, même s'il avait .raison sur toute la ligne, il est moralement impossible de lui permettre d'imposer ses volontés par la force.On n'est pas dans le secteur privé où un différend n'affecte que les parties en cause.Ici, des centaines de milliers d'usagers sont touchés.Ils sont des victimes innocentes.on par Le syndicat a eu l'occas les grèves qu'il a déjà déclenchées de saisir l'opinion publique de ses griefs.Il l'a fait jusqu'ici de façon plutôt civilisée.La CTCUM, de son côté, n'ayant pas rporalè-ment le droit de lock-out, il ne serait que logique qu'on s'.en remette à des tiers qui jugeraient en équité.VINCENT PRINCE v £sr- ce ms scbnede sadomasoo/Ishb', ou Droits réserves Les amendes devraient être proportionnées au revenu - ¦ \u2022 \u2022 ( * .\u2022 LIBRE OPINION I I ' Le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, vient de déposer un projet de loi visant à éli-miner «considérablement» \u2022l'incarcération pour défaut de paiement d'amende.JEAN-CLAUDE BERNHEIM 1 Coordonnaleur.Office des droits des détenu(é)s de la Ligue des-droits et libertés Le ministre a déclaré que «les mesures qu'il propose visent à humaniser le système de recouvrement des amendes», mais dans les faits qu'en scra-t-il?Dans une étude approfondie, intitulée Prisons du Québec: prisons des pauvres, Mme Tina Hattem démontre hors de tout doute que 13% des admissions des personnes incarcérées dans une prison provinciale, suite à une condamnation, le sont pour non-paiement d'amende et que seulement 2% de celles-ci refusent de payer l'amende, soit 380 fersonnes.Les 98% restants sont financièrement incapables de payer l'amende imposée parce que trop pauvres.En 1978, cet état de fait concernait quelque 7,500 personnes.Malheureusement, en ce qui concerne les années subséquentes, les rapports annuels du ministère de la Justice n'ont pas publié de chiffres à fcfce sujet.Dans l'état actuel le projet de loi s'il était adopté ne changerait pas grand-chose à la situation sinon que les plus pauvres de notre société se verront «saisir leurs meubles ou salaire».Dans sa thèse, Tina Hattem a étudié la situation des clochards en contact avec le système pénal.Pour Tannée 1979, elle a constaté que 307 de ceux qui étaient traduits devant un juge étaient condamnés à une amende.Qu'adviendra-t-il de ces personnes?Il est évident que le nouveau système n'humanisera pas la situation; au contraire, elle sera catastrophique pour les plus démunis puisqu'elle les mettra dans une situation financière encore plus précaire pour ceux qui ont quelques meubles; pour les autres la prison sera encore leur lot.Pour ce qui est de l'emploi des travaux communautaires, ils sont censés être une alternative à l'amende.On voit là comment sous un aspect «réformiste» un gouvernement récupère une mesure sociale censée diminuer la population carcérale.D'ailleurs, quel est le rôle fondamental des travaux communautaires?Ne serait-il pas de mettre en place un mode de contrôle social administré par les citoyens?En d'autres mots, ne vise-t-on pas à faire de chaque citoyen un bon gardien de prison?Revenons à la question qui nous préoccupe actuellement.Si le gouvernement, dont trois ministres sont criminologues, MM.Guy TARDIF, Michel CLAÏR et Rénald FRECHETTE, veut vraiment rendre plus juste notre société, il se doit de modifier radicalement la situation et instaurer un système civilisé.Dans cette perspective, l'Office des Droits des Détenues de la Ligue des Droits et Libertés propose l'instauration du système de jour-amende.La notion de jour-amende n'est pas nouvelle car déjà dans le code rural français de 1791 et dans le code des délits et des peines de 1795 elle était inscrite et appliquée.Au cours du 19e siècle, dans les diverses propositions avancées, il y avait unanimité sur la nécessité pour le juge de tenir compte, en fixant le montant d'une amende, de la situation personnelle et financière du condamné.D'une manière générale, l'amende prononcée contre les pauvres était et est généralement trop élevée et contre les fortunés trop basse; ainsi elle était et est devenue une «peine sociale».Le système des jours-amende a été introduit en Finlande en 192}, en Suède en 1931 et au Danemark en 1939 ainsi qu'en 1975 en république fédérale d'Allemagne, en Autriche et en Hongrie en 1979 (premier pays socialiste à avoir adopté ce système).On le trouve d'ailleurs aussi dans certains codes ou projets en Amérique latine.Au Pérou (1924), au Mexique (de 1929 à 1931) et à Cuba (1936), au Costa Rica (1971), en Bolivie (1973), et au Salvador (1973), le système est dans le code, par conséquent en application.À la fin d'une recherche comparative sur L'amende en droit allemand et étranger, il a été constaté que le système des jours-amende est, dans sa conception théorique, nettement supérieur au système classique.Aussi la longue pratique en Suède et en Finlande et les expériences récentes en Autriche et en Allemagne font preuve du bon fonctionnement du système des jours-amende.Le système des jours-amende est appliqué tant pour les questions criminelles que pour les autres types d'infraction.La conception moderne de l'amende est celle d'une «sanction autonome», c'est-à-dire une alternative à l'emprisonnement et non une contrepartie.En république fédérale d'Allemagne, certaines pratiques se sont développées se traduisant par les condamnations suivantes: \u2014 ivresse au volant: 20 à 10 jours-amende; \u2014 blessure par imprudence: 12 à 15 pouvant aller jusqu'à 30; \u2014 homicide par imprudence: 80 à 100 pouvant aller jusqu'à 180.Le paiement de l'amende en une seule fois est exclu.Le jour-amende correspond plus ou moins à l'équivalent du revenu moyen du condamné pour une journée, en république fédérale d'Allemagne.C'est en 1932 que la Suède adopta un système de jours-amendes dont le but avoué était d'annihiler les disparités entre riches et pauvres résultant de l'imposition de sanctions pécuniaires pour réprimer les offenses criminelles.Aujourd'hui, il semblerait que ce système soit pleinement accepté tant par l'administration judiciaire que par le grand public.Le Danemark et la Finlande auraient, eux aussi, adopté un système se rapprochant du modèle suédois.Le mécanisme d'application du système suédois est assez simple.Le calcul de l'amende est effectué en multipliant un chiffre (de 1 à 120 ou de 1 à 180 pour les offenses multiples) reflétant la gravité de l'offense, par une somme d'argent (de 2 couronnes à 500 couronnes) représentant un jour-amende, déterminé suivant la capacité de payer du contrevenant.La détermination de ces deux facteurs \u2014 gravité de l'offense et ressources du contrevenant \u2014 se fait indépendamment l'une de l'autre; le nombre de jours-amendes ainsi que la valeur de chacun sont révélés lors du procès.Ce bref exposé démontre clairement qu'il est possibledejréali-ser des mesures plus justes et plus équitables tant pour les individus que pour la collectivité et ce, à partir d'une structure plus humaine et plus souple qui se situe à l'extérieur du système de répression.Afin que toute cette question ait le temps d'être bien étudiée et les propositions plus élaborées, l'Office des Droits des Détenues répète sa demande au ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, de convoquer une commission parlementaire sur cette question.Sources bibliographiques HATTEM, Tina Prisons du Québec, prisons des pauvres Mémoire de Maîtrise es sciences (Criminologie) Université de Montréal, 1980, XI127 pp.CANADA L'amende Commission de Réforme du Droit du Canada Document de travail no.6,1974 GREBING, Gcrhardt Les expériences allemandes du système des jours-amendes Revue de droits pénal et de criminologie , avril 1980.¦ \u2022 \u2022 mm \u2014 - «**«.'>w*4*w^ i * i \u2022 / TRIBUNE LIBRE A 7 ««Climat de terreur.» Chauffeurs de taxi harcelés, humiliés par des policiers Si vous n'êtes jamais allé à Moscou, vous pouvez avoir un certain aperçu de ce que c'est si vous venez un de ces matins au stand de taxi du General Hospital.Voilà: Vous êtes assis dans votre auto ou vous êtes en train de bavarder avec vos collègues (en attendant les clients qui ne viennent plus), quand une voiture de police fait son apparition.C'est comme si on avait lâché un renard dans un poulailler: les uns démarrent, les autres courent pour s'installer proche de leur taxi; d'autres prennent une attitude servile et docile à côté, prêts à sauter au moindre geste du grand maître AU LIEU DE COURIR LES BANDITS.Montréal André De Luc a Directeur des opérations Police de la CUM .' Montréal, Québec Monsieur, ^ ¦ LA PRESSE du 31 mai rapporte que, selon vos dires, vous manquez d'effectifs pour combattre le vol et le recel.Permettez-moi de vous suggérer de mettre en pratique une notion de gestion assez élémentaire connue de tous les administrateurs: ÉTABLIR SES PRIORITÉS.Comme exemple d'utilisation de vop Groupes, je vous soumets copie de la contravention qu'un de vos fins limiers m'a remis après une surveillance, assis dans' sa voiture, cachée derrière un édifice.Il s'agit de la non-observance d'une enseigne placée sur le terrain du Centre sportif Claude-Robillard.J'imagine qu'au ; même moment, quelque part'.en\" ville,.ce bon policier aurait pu servir à un travail un peu plus relevé, travail destiné entre autres à combattre le crime et les criminels, ratais quelqu'un chez vous en a sûrement décidé ainsi.Les voleurs ont la vie facile, dit LA PRESSE, les automobilis*-tes l!ont moins.Question de priorité?ou de facilité?i Georges PAQUET, ing.Laval * .* 4 « * qui approche cahier à la main.Les uns tremblent de peur, les autres de colère.Les jurons fusent.Le policier s'avance de mauvaise humeur, conscient de la panique qu'il a produit, mécontent jusqu'au bout des orteils du fait que nous existons.Il ouvre la portière, passe la tète et commence à tirer les fils de mon «meter» (pour la centième fois).\u2014 On va faire une inspection! Je fouille dans le coffre à gants pour trouver un papier que d'autres policiers m'ont donné hier, après une inspection.Il le regarde comme s'il ne savait pas lire et me demande de sa grosse 1 voix: \u2014i Qu'est-ce que c'est?Qui c'est qui l'a donné?\u2014 Vous, les policiers.\u2014 On va faire une inspection! ! ! C'est comme une obsession.Aujourd'hui il est arrivé avec un autre qui s'est mis à photographier les petites taches de rouille sur certaines autos.Depuis des jours et des semaines, chers concitoyens du Québec, nous payons (et combien!) 400 policiers (au moins) qui passent leur temps de cette façon.Vous trouvez ça logique?S'il y en a parmi vous qui croient encore qu'ils reverront la police humaine du bon vieux temps,' avec laquelle on était des copains détrompez vous!.Nous sommes de pauvres gens qui vivons au jour le jour, qui ne pouvons depuis longtemps nous payer des vacances.Nous faisons des Journées de 12 à 14 heures pour gagner à peine de quoi manger.Nous ne pouvons pas lâcher et partir en Alberta (comme tant d'autres Québécois) parce que alors nous perdrons le permis de taxi que nous avons payé souvent avec les économie d'une vie.Nous sommes des gens sérieux, la plupart âgés; nous avons toujours gardé nos voitures en bon état parce que nous savons mieux que des policiers ou des gouvernements que c'est notre outil de travail.Pourquoi alors nous harceler, nous humilier?Pourquoi ce climat de terreur que nous avons si souvent déploré dans les pays totalitaires?George IORDACHE Chauffeur de taxi Montréal i < ê ê « è 4 I \u2022 4 * « 4 i 4 4 4 * « ?: I * f la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de lo Presse Associée et de Router.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 »\u2022 Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Le service des abonnements est ouvert de 7 h a \\ 8h (tamedi : 8h30 à 13h) REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 28W070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commande 285-71 11 du lundi ou vtndrtôi 9h o 17H Pourchonçer 285-7205 du lundi ou vendredi % à 16830 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tde-Pre.w 285-7306 Vacances, voyoaes 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982 L'ÉCOLE SUR LA SELLETTE Contre «l'école d'autrefois» Réponse à la lettre de M.Marcel Charette, psycho-éduca teur, parue dans LA PRESSE du 31-5-82, sous le titre \u2022Ah! la bonne vieille école d'autrefois.» À l'heure où chaque foyer reçoit un fort débit d'informations de leurs deux téléviseurs couleurs; où bientôt chacun manipulera l'ordinateur domestique pour diverses tâches; à l'heure où prolifèrent les appareils électroniques, il me semble qu'on manque de jugement quand on clame: «Revenez mes soeurs, revenez mes frères» pour que l'Eglise reprenne en main l'école et l'éducation de nos enfants.Nous vivons à l'heure de la «médiatisation», de la «massification»: toute notre société «s'informatise».Qu'est-ce que vous demandez aux frères et aux soeurs de nos églises catholiques au juste?Voulez-vous que l'éducation ne soit que l'affaire de l'Eglise?Faire comme si elle seule disait la vérité?Voulez-vous que les valeurs de l'école soient de concert avec celles de l'Eglise?Evidemment, faut reconnaître qu'il peut y avoir du bon.Mais qu'entendez-vous précisément quand vous souhaitez un retour «à la bonne vieille école d'autrefois»?Que les classes soient dociles?Que les élèves soient silencieux?Que les pupitres soient en rangées?Qu'on punisse quiconque ne se confor-* me pas aux directives «unilatérales» (voilà un mot bien à la mode) de l'institution?Que l'élève agisse seulement quand on lui dit d'agir?Le but premier de cette éducation «d'autrefois» était de faire de l'élève un(e) bon(ne) catholique.L'école enseignait des valeurs comme la soumission, la dociiité, la résignation.Les éducateurs de cet «autrefois» s'appuyaient sur une didactique usant grandement des idées peu réconfortantes du diable et du pèche.Vous savez bien que ce n'est pas ainsi qu'on apprend le respect des valeurs de la communauté et des individus.Se soumettre n'est pas comprendre et accepter.En imposant des idées, des directives, l'enfant n'aura pas la chance de se former à l'autonomie et se conformera, sans comprendre, à l'autorité donnée.Vous savez bien qu'à cette «école d'autrefois» correspondait aussi une «société d'autrefois».! Quand vous parlez de base à fournir aux jeunes afin qu'ils (elles) puissent faire des choix, vous faites une grossière erreur de vous retourner vers l'école d'hier.Pensez plutôt à l'école de demain.Pensez, par exemple, qu'un petit garçon qui commencera sa première année l'an prochain, sera un futur travailleur et citoyen de l'an 2000.Laissez donc l'école d'autrefois au passé.Les choses de la vie évoluent rapidement.C'est à l'école à lui apprendre à vivre en société, à s'adapter, à se sentir concerné et à pouvoir agir sur elle.L'école secondaire n'est pas dans ses plus beaux jours.Toutefois, divers projets et nombre d'études se font actuellement pour tenter d'améliorer cette école secondaire qu'on trouve tous un peu défaillante.L'enseignement individualisé, l'introduction de l'informatique à l'école, les ateliers de communication ne sont que quelques-uns des plus significatifs.Je me demande bien ce que vous voulez dire quand vous parlez «d'instruire décemment» et «d'éduquer convenablement» si vous ne parlez pas d'autonomie, de responsabilité, de respect de la personne et si on ne parle pas d'apprendre aux jeunes à comprendre et à gérer ce flot d'information et ce rythme rapide.Le Rapport Parent sur l'éducation, réalisé au début des années 1960, devant la perspective d'une société toujours de plus en plus «médiatisée», prévenait les enseignants d'une double charge: «D'abord apprendre à s'en servir (des médias) pour le progrès de leur enseignement, ensuite montrer à leurs élèves comment dégager le message utile et les valeurs culturelles authentiques que ces techniques peuvent leur apporter, sans se laisser jamais dominer par elles».Vous vous demandez quels modèles les adultes fournissent aux enfants?Cette affaire n'est pas que le fruit seul de l'école.Les modèles viennent d'un mode de vie, d'un type de société, d'un genre de système économique.L'enfant voit d'abord le modèle qu'offrent ses parents.Ensuite les modèles de la télévision viendront s'imposer.Ces modèles sont nombreux et entremêlés: autant Bernard Derome que ' Goldorak servira ainsi.Yves Bertrand et Paul Valois démontrent clairement, dans leur ouvrage Les options en éducation (MEQ), qu'un type particulier de pédagogie amènera un type particulier d'individu, plus tard, dans la société.L'école aurait avantage à se demander quelle sorte d'individu elle souhaite engendrer.Vous êtes alarmiste quand vous dites que la principale préoccupation du ministère de l'Éducation est l'éducation sexuelle.Vous l'êtes encore plus quand vous dites que les profes- seurs et la population en général ne savent plus écrire correctement.Ça n'est sûrement pas pire qu'avant, je dirais même que c'est maintenant mieux.D'ailleurs rien ne sert de le cacher, l'ortographe pourrait facilement être simplifiée si l'on se décidait à faire une certaine réforme là-dedans.L'école d'hier correspondait à un rythme de vie donné: rythme qu'on ne retrouvera jamais à moins de débâtir nos villes, fermer un bon nombre \"de centre commerciaux, de «désinformali- ser» notre société, réduire nos systèmes de communicationiet de retourner, pour la plupart d'entre nous, en campagne sans nos deux télécouleurs.Et encore, il n'est pas sûr que l'école pourra alors être comme celle de votre «autrefois».(.) Marcel DUPLESSIS étudiant en Enseignement des langues et des lettres à l'UQAM, suppléant-enseignant à,la Commission scolaire des Mille-Iles et au réseau scolaire Chomedey de Laval Vive l'école moderne! Laissons l'école d'autrefois au passé.À 9a défense de la brochure II ce Jeunes égaux en droits» ¦pwj Les 22, 25 et 26 mai derniers, par le biais de sa chronique quotidienne, Guy Pinard nous faisait part de ses réflexions personnelles, ainsi que celles de M.Emile Robichaud, directeur de l'école secondaire Louis-Riel.Je voudrais surtout attirer votre attention sur l'article du 26 mai qui s'acharnait particulièrement sur une publication de la Commission des droits de la personne: «Jeunes, égaux en droits et responsables».Cette brochure (38 pages) est destinée à sensibiliser les jeunes à la connaissance et au respect de la Charte des droits et libertés de la personne.Le 26 mai, Pinard commençait en nous révélant que M.Robichaud était profondément inquiet parce que (textuellement) «.contre toute logique pédagogique, on impose un document unique, alors que dans tous les autres domaines on offre toujours aux écoles un choix de matériel didactique».Premièrement, je ferai remarquer à Messieurs Pinard et Robichaud que la «logique pédagogique» concerne exclusivement l'acte de transmettre de l'information d'une personne à une autre.L'existence d'un document de travail unique, s'il est de bonne qualité, n'a rien à voir avec la pédagogie.Ainsi il y a quelques années, au début de l'implantation des cours de phy- sique et de chimie il y avait documents- uniques (PSSC et CHEM study, traduits de l'américain).Votre argument ne tient absolument pas M.Robichaud, car même lorsqu'il y a plusieurs manuels disponibles, les choix sont faits aux niveaux du ministère de l'Education ou des commissions scolaires.La diffusion de «Jeunes égaux en droits.» n'a rien eu d'exceptionnelle.La brochure de la Commission des droits n'a pas été imposée dans les écoles; au contraire, ce sont les directions d'école qui n'ont pas cessé d'en empêcher la distribution auprès des jeunes.Il ne faut pas que les jeunes entendent dire qu'ils ont des d/oits! De toute façon, je vous fais remarquer que si ce document\u2014 qui n'est selon vous qu'une vulgaire interprétation de la Charte \u2014 ne vous plaît pas, RIEN ne vous empêche d'enseigner aux jeunes leurs droits et libertés directement à partir de la Charte elle-même! A moins, bien sûr, que l'existence d'un document unique ne vous inquiète encore! Quant à vous, M.Pinard, je ne .dispose pas de l'espace nécessaire pour relever toutes les déformations et les énormités dont votre article était farci.Vous parlez de «laxisme», de «langage flou», de «forme inquiétante», de «contenu troublant», de «germe «CATASTRONICS», REFLET D'UNE CULTURE FÉTIDE On le sait bien: P«art» a le dos large.Cette fois-ci, l'art a surtout eu la tête basse.Voici à nouveau que se nomment «artistes», des gens qui exhibent des crimes gratuits en vue d'obtenir des «sensations fortes» dignes d'adolescents pubères.«Catastronics», performance présentée les 29 et 30 mai à Véhicule Art, a témoigné d'une telle, médiocrité.Les «rêves désespérés de la génération préguerre nucléaire» promis se sont révélés comme des fantasmes'attardés d'une «conspiration culturel- : le néoiste» qui croit que le sang des animaux sert de publicité capable de «financer ses opérations».L'art peut évoquer la violence, le sadisme, le masochisme.L'in- dividu qui y croit et se l'impose le fait de son droit.Si les néoistes veulent du sang, qu'ils s'offrent le leur.Mais qu'on vende le sang des autres pour un prix d'entrée de cinq dollars en s'affublant de P«art» comme justification relève de pratiques faciles et écu-lées.Si c'est la tendance actuelle dans la performance, «Catastronics» est le reflet d'une culture croupie.Des gens qui n'ont pas de respect pour eux-mêmes pourraient au moins en avoir pour lés autres: Les néoistes n'en seraient pas pour autant innovateurs, mais ils, ne seraient au moins pas infantiles.«Catastronics» a prouvé que le ridicule tue.Diane LASSONDE Montréal d'esprit conflictuel».Mais vous nous charriez littéralement! Et la meilleure façon de s'en rendre compte, c'est de se procurer soi-même la brochure.C'EST TRES FACILE, il suffit de téléphoner à la Commission des droits (873-5146 poste 555), elle vous sera postée GRATUITEMENT.Pourquoi n'avez-vous pas fourni cette information élémentaire dans votre article du 26 mai?Sans doute pour que les gens ne constatent pas par eux-mêmes la très grande qualité du travail des auteurs, qu'ils ne constatent pas que partout dans cette brochure, on ne parle de droits et de responsabilités que simultanément.J'ai d'abord cru à votre im-compétence journalistique.Mais un mot vous a échappé qui a lais-r sé voir vos vraies couleurs.Vous dites que le contenu de la brp-.' chure est très troublant car/il cherche «visiblement à modifier le rapport de force parents-! enfants».Moi, c'est vous que je[ trouve troublant, monsieur Pinard.Ainsi le rapport de force parents-enfants (selon vos pro-; près termes) est une chose qu'orr ne doit pas modifier?, ! Vous êtes troublant, monsieur! Pinard, mais monsieur Robi-; chaud lui, qui s'amuse à jouer au» cowboy aux frais de l'État en fai-1 sant ceinturer l'école Louis-Riel; par les policiers, est carrément\" révoltant.Vous «trippez» sur une: discipline toute faite d'apparences et qui passe à coté des véritables problèmes de l'éducation.Ainsi, les jeunes ne portent pas de jeans à Louis-Riel?Ainsi, il n'y a pas de graffiti sur les murs?Moi, j'ai envie de vous demander quelle proportion de ces étudiants réussissent bien leurs études, et combien seront intéressés à les poursuivre au CEGEP?Combien ont des problèmes d'alcool ou de drogues?; Je crois que les directeurs d'écoles qui emploient les mêmes méthodes que vous masquent leur incompétence et leur manque d'imagination par une autorité arbitraire et destructrice.J'espère que la Commission des droits prendra les moyens ¦ nécessaires pour que cette bro-; chure soit distribuée comme prévu.C'est son devoir et soh^ mandat de le faire.Benoît roux Montréal J'ai lu la brochure et je maintiens cet que j'en ai dit.K G.P.> i A 8 RÉSULTATS DU RÉCENT SONDAGE GALLUP Des libéraux fédéraux prévoyaient «pire que ça» LA PRESSE, MONTREAL; JEUDI 10 JUIN 1982 -\u2014-^ \u2014*-x\u2014^ .¦ * é.m ' ~M a ' Kl r OTTAWA- Pendant que les conservateurs se réjouissaient hier de leur bonne fortune dans le dernier sondage Gallup, les libéraux tentaient de se consoler en expliquant qu'ils s'attendaient à *pire que ça».Selon ce sondage réalisé au début de mai, les conservateurs récoltaient 11 p.cent des intentions de vote , contre 39 p.cent en avril alors que les libéraux reculaient de un point pour atieindre 3:* p.cent.Le NPD chutait de 24 à 21 p.cent.gilles paou1n de notre bureau d'Otla*,a Au dire du chef conservateur Joe Clark, ces données révèlent le manque de confiance grandissant de Ja population envers les politiques économiques du gouvernement Trudeau.Les gens se rendent compte que le PC est le seul parti vraiment national qui offre des propositions précises de changement de dire M.Clark en citant en exemple la question énergétique.1 Se disant très heureux des résultats M.Clark a soutenu que la popularité de sa formation était en- photo Armand Troftier, La Presse Pour Joe Clark, le récent sondage révèle le manque grandissant de confiance de la population canadienne à l'égard du gouvernement.core plus grande que ne le disait Gallup puisque l'enquête sous-es-timait l'importance des municipa- lités rurales au profit des grandes villes.L'avance des conservateurs est constante depuis huit mois de conclure M.Clark, si le gouvernement déclenchait des élections prochainement il serait sûrement défait.Moindre mal Convaincus qu'il fallait s'attendre à «pire que çà» les députés libéraux paraissaient presque soulagés de constater qu'ils étaient loin derrrière les conservateurs mais qu'ils n'avaient glissé que de un p.cent.Pour le député de Laprairie Pierre Deniger: «les gens ne comprennent pas les politiques du gouvernement et les députés devront aller les expliquer dans leur province».Il s'est dit peu étonné de la faiblesse de son parti.Son collègue de Mégantic Claude Tessier s'est montré peu inquiet de la situation affirmant que la population manifestait ainsi sa sagesse.Le caucus est beaucoup plus violent que les électeurs a t-il dit.Dennis Dawson de Québec trouve que les données du sondage sont encourageantes pour les libéraux puisqu'il prévoyait tomber au même niveau que le NPD.Il entend lui aussi profiter des vacances parlementaires pour aller défendre son gouvernement.Le député ontarien John Reid a indiqué que ses camarades du caucus véhiculaient depuis plusieurs jours une rumeur à l'effet que le Gallup serait catastrophique .J'ai l'impression que quelqu'un préparait les esprits a t-il dit.Pour le leader du gouvernement en Chambre, le ministre Yvon Pinard : « les élections ne sont pas pour demain, il reste encore deux ou trois».Le chef socialiste Ed Broadbent a reconnu que les électeurs étaient mécontents du gouvernement mais affirmé que la remontée des conservateurs n'était que temporaire.Nous devrons convaincre les gens que nous offrons la seule alternative réelle.Temporaire ou non, les libéraux prennent la menace au sérieux puisque leur chef refuse toujours de déclencher des élections partielles dans les trois circonscriptions vacantes.\u2022y la plupart des équipes de la Formule 1 préfèrent Vàlvoline à foute autre huile à moleur.Au feu vert de la Formule 1 du Grand Prix c'est Vàlvoline l'huile de course qui assure la protection du moteur.C est pourquoi la plupart des équipes ont choisi Vàlvoline pour la course du Grand Prix Canadien qui se dispute cette semaine sur Pile Ste-Hélène.L'huile à moteur des circuits les plus exigeants au monde.Choisissez vous aussi Vàlvoline en toute sécurité pour votre conduite de tous les jours et la protection de votre moteur.Profitez de la remise avec ce coupon.i i i i i i i i i -! 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TREMBLES U\"' \u2022 POINTED AIPE ' \u2022 -n\".' , f 0UEBEC G* \u2022.:.\u2022,.0UEBEC p .\u2022 OoCBEC '.;,i \u2022 ¦ MV 0UEBEC \u2022\u2022 \u2022 - 0UEBECP*.y i.i,% REPENTtGNf Pi*« WM0USKI CirrtlOtlf Hfl«0uS> RI VIE RE ^HJ LOUP C«fl(f« c0om R .\" lui ROSE ME RC GaH\"tfs Oes Mjws SCARflOfXXJCH V:4'U.'0wkR^«rci tr0isrivieres0as4?htwi Rq»h Victoria ville CJrrttom 1*4 Bo.\\ » »mc\\ VAL 0 or C*\"i-if.o» Ou N^C VILLE st -laurent GiWt N .n»i-«* vue suauaent (Piy.e VflU * j ^,\\\"'\u2022'' v'.ï .' .\" : .\u2022 \u2022 \u2022*!.1 \u2022 \" \"' ' '» - ;> , \u2022 ' A Hydro-Québec, merci d'avoir rétabli le courant temporairement et d'avoir travaillé sans relâche pour y arriver.s A nos électriciens, merci de votre diligence en vue de nous permettre de rouvrir ce vendredi-ci.Grâce à vous, les plafonniers, les cuisines, le système de climatisation et - \u2022 / V -4- \" « i f.ê # i LE BIFTHËQUË} Spécial d'été deux HOMARDS de plus d une livre chaque 12 95 Régulez-vous avec deux homards de plus d'une livre chaque\", servis avec riz, petits pains maison et grande salade fraîche.les ordinateurs se portent mieux.Notre clientèle affamée vous est aussi reconnaissante! t Un gros merci également aux policiers {LE BIFTHEQUÉ1 et pompiers du service d'urgence de ville St-Laurent et à tous les gens qui sont venus à notre secours.A la meilleure équipe de serveurs et serveuses et au meilleur personnel de boucherie, merci, de votre immense collaboration.Et, merci, mille fois, Montréal! 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12h00 \u2022 lôhOO - 21h00.Do plus en plus do pré-retraités et de retraités sont désireux de réfléchir sur les différents aspocts de la retraite, afin de mieux la vivre.00:30 TERRE NOUVELLE Reprise à 4h30 \u2022 12h3C - I6h30 - 2lh30.Les sortes de drogues offertes sur le marché mondial, lours effets, et les raisons qui peuvent amener un |eune a les consommer.01:00 ABC DES VINS Reprise à 5h00 - I3h00 - I7h00 - 22hOO.(Voir encadré).01:30 VOTRE MAISON DU RÊVE À LA RÉALITÉ Reprise à 5h30 \u2022 13h30 - 17h30 - 22h30.Daniel E.Ménard et Wendy J Singer nous parlent des services de rc'ocalisation et de ventes garanties.02:00 HISTOIRE DE LA MUSIQUE Reprise a 6h00 \u2022 UhOO \u2022 23hOO.La renoissonce anglaise.La richesse de l'époque elisabéthaine en musique.02:30 LA SANTÉ DANS VOTRE ASSIETTE II Reprise à 6h30 \u2022 I4h30 \u2022 23h30 Les huîtres: la composition chimique, le goût, les vitamines.Le homard, la langouste, la crevette, le crabe.03:00 ACTION SANTÉ Reprise à 7h00 - 15h00 - 20h00.Une émission s'odressant à tous ceux qui sont sensibles à l'importance du conditionnement physique.Le conditionnement physique chez la femme: exercices, bienfaits, motivation.03:30 COURS DE GARDE-ENFANTS Reprise à 7h30 - 15h30 \u2022 20h30.a-limée par Suzanne Monange, cette émission s'adresse oux |eunes de 12 à 18 ans.Le jeu \u2022 et la sécurité.08:00 TÉLÉ-UNIVERSITÉ \u2022QUEL MÉDIA CHOISIR*.«LA PROMOTION DES VENTES ET LA PUBLICITÉ POSTALE-.09:00 FRENCH FOR CANADIANS Invitation à la langue franchise avec films, sketches et onimation.18:00 À DISTANCE Gisèle Gollichon (photo), courriériste parlementaire à Québec pour Radio-Canada, nous fait part de son expérience.Arts-Québec, au canal TVAQ 29 à 19h00.Pour les régions qui reçoivent 30 canaux ou plus TVRQ 25 22:00 L'ENTREVUE DE LA SEMAINE: L'invité de la semaine: M.Claude Pichette, recteur de l'Université du Québec à Montréal.Pour les régions qui reçoivent 21 canaux TVCQ 24 17:00 ABC DES VINS: En compagnie de Véronique Lus-sier et Noël Pasquier, découvrez la composition des divers liqueurs et spiritueux.> Ces émissions sont présentées aux abonnés des s/stèmes de câblodistribution faisant partie du Réseau Inter-Vision Cablevision nationale 270-6161 Télécâble Vidéotron 656-2111 Télécâble de la Rive Sud 833-1920 Câblovision Haut Richelieu 346-1127 Transvision Rive Sud 655-6300 Télécâble des Mille Iles 471-2710 [Ts] ou [20] s'adresse aux abonnés oui reçoivent 21 canaux; (2^) ou (3^) s'adresse aux abonnés qui reçoivent 30 canaux ou plus.À QUÉBEC: «Sports et Loisirs» est diffusé au canal 29.«Enfants et jeunesse» au canal 26 et «Cours» au canal 25.< Les Télé-infonnations La Presse: 34 heures par jour sur le câble \u2022 - LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982 Théâtre sun valley dôs le 19 juin IlilIHIII comédie de Muriel Resnlk adaptation Marcel Mltholt miae en acène Louia Lalande FRANÇOISE FAUCHER LOUIS LALANDE GABRIELLE MATHIEU SERGE BOSSAC imiiif iitffttf tttïtiftiitif tt MARDI A VENDREDI 20h30 \u2022 SAMEDI 19h30 et 22h30 RÉSERVATIONS: (514)229-6655 VAL-MOI AUTOROUTE OES LAURENTIDES SORTIE 87 Les Cinémas et Ciné-Parcs Odéon Dim.à Jeu.* Le film principal débute au crépuscule dans les Ciné-Parcs ! CONAN LE BARBARE 2e dim ou* ciné-porcs loiilomont Champioin 1 JearvTolon Longueuil 1 524-1685 725-7000 679-7451 ouverll do» 7 00 autti oui ctné-parc» Laval 4 Odéon 1 si Mathieu 622-5555 655-0692 659-3445 »o»he (M l»uoo) °8 et au Vaudreuil 1.455-5154 LE SUPER SPECTACLE DES THÉÂTRES D'ÉTÉ 1982 UN SUCCÈS DE BROADWAY ET PARIS UNE COMÉDIE DE NEIL SIMON PAUL BERVAL JACQUES ZOUVI LOUIS DE SANTIS FRANCINE MORAND BENOiî DAGENAIS GÉRARD DELMAS SYLVIE BEAUREGARD JEAN-L0UIS PARIS decon tt cottwm ouatante ah products oiàfefortWeve: mue et) ictnt JACQUES ZOUVI CLAUDE FORTIN SUZANNE GIR0UX VINCENT DAVY Dt»M0|«m rtyjrdi.mtrtrfdt.j«vdi.vffi WfcOS wxiwdi l|H3S»i22h05 HMl rwxdi, m«tcrt- l-ôOO:567-1444 JAWS CLOSE ENCOUNTERS RAIDERS «u'OHOItt \"!< nui moi o» ImOS'HI Al oufucr.Carttt de credit accepteet m Galeries d'Anjou Le jeudi Le vendredi Le samedi Le dimanche 10 juin 11 juin 12 juin 13 juin 11h, Uhet 17H30 16S30 et 21 h 10h, 13h30ot 19H30 12h, 15h30o» 19h Bientôt à: Carrefour Laval, Contro Fairview, Promenades Saint-Bruno, Joliette, Saint-Jérôme, Valleyfield, Saint-Jean, Sorel, Saint-Hyacinthe, Granby.Les billets sont en vento 2 semaines à l'avance, aux centres commerciaux participants.I », m* \u2022 V.v \u2022 \\.« il* ,il a peur, il est complètement seul ., if est à 3 millions d'années J lumières de chez lui.; .\u2022 \u2022 - .\u2022 '.y* EX THE EXTRA-TERRESTRIAL Billets en vente à Tentrée du Cirque.Entente: ( 12 nnh et moins) 6.50$ (taxe incluse) 4.50$ (avec bon de rabais McDonald's) Adultes: 7.50$ (taxe incluse) Un film de STEVEN SHIKI.BERG ET.THE EX1KATERRESTRIAL DEE WALLACE PETER COYOTE IIKNRY THOMAS UNIVERSAL PICTURE PQ^S^^l ™ Au plaza Alexis Nihon PlAZfl ALEXISItlHOII'l SQUARE DECURIE 1 NIVEAUDurVtUOATWAW 93S-i2*6 OKAtlE SUD Of JEAN-IAlON 341-3100 BROSSARD 3 I ODEON 1 - LAVAL MAIL CHAMPIAIN 465-5906 CWUtJOOO-ftOUl Sî.MAITIN 617-530; Alex.12:30-2:40 -5r00-7.)0 \u20229:20 Decorie, Broiiordet la vol; 5 00-7:10.9:20 CIRE PARC SI-IYIATHIEU lOUTf 1S SUD - VHS PIAnSSUlG SCBTiE 38 659 JUS I6I-06S9 A 3 MUES DUAPIAWE CIRE-PARC UAUOREUIL I riANSCANAWWNt VHS ÎOtONÎO (S0ITIE2) 455-SIS4 161-0659 A 10 MINUTES DU CINTRE D'ACHATS fAllVlfl* 2e film aux ciné-para: John Belushi «Continental Divide « A 13 SOLDE DE DISQUES ET CASSETTES PolyGram Records s, » .* \u2022/& fit4'-.CHARIOTS OF FIRE ALAN PARSONS EYE IN THE SKY 599$ Ditqtm mkroullon» e» coiMtft\\ 599$ D>\\qj*\\ micrewllont «t cutv«M«t KATE & ANNA HcGARRIGLF.Love Oor & Over 59S$ J.J.CALE Grasshopper Diiqo«i nikroulIon 1 «I caiMtttt 599$ BEST OF THE ZOMBIES 399$ ERIC BUROOH.'ANIMAIS CHICK CORE A GEORGE BENSON Eric Burdon Animals Grands succès/ OQQS Vol.2 0W* Grands succès/Vol 1 399$ 399$ 399$ Light as a feather Microiilloo trulcmiint Blue Benson 399$ VELVET UNDERGROUND &NICO Disques microsillons et cassettes Offre valable jusqu'au 16 juin 3416, avenue du Parc 845-4445 Coin Sherbrooke et Bleury Métro Ptoco-dos-Àils .S* Columbia ruM3Mrr;rNU r jg^ i c-minrc \\ UN U.M Lt ÎVAS tit.tman V.I.UC l.OlKlrt.0 / BILL MURRAY .LES BLEUS .?HAROLD RAMIS ?WARREN OATES ?P.J.SOLES * JOHN CANDY ?\u2022 .! U ELMER BERNSTEIN scinauo u LENBLUM & DAN GOLDBERG h HAROLD RAMIS hoouiifap IVAN RF.ITMAN n DAN GOLDBERG Borri, prog, simple ties bleu»»: , himzlpas IVANREITMAN C/'SÎHèJt PAPWAPNlf COiUMbJA FILM 1:00,3:05,5:10,7:15,9.20.2e f\\\\m oui Vert/un ef Btoiwd «Terreur sur la ligna» DÈS DEMAIN 2e fi/m oox lui ESVA f Oné-Porc, LA \"MAC H! HE \"A REV EH.\t, BERRI 1\t\tUERDUH ST-œNlS STE-CATHttINE 218-71 i5 3M1 fé ftUNGTON ^68.J09J BROSSÛRD 1 CIP1E - PORC LÛUflL-1 MAIL CHAMPlAIN 445-SvOô AUTOROUTE DES LAURENTIDES SORTIE 14, 622 555S CII1E PARC BOUCHERUILLE 1 li CIHEPARC CHATEAUGUAY 1 TRANSCANADIENNE .'SORTIE 'S: 6S5 55^5 vtxS * VILLES Oli PONT MERCIER CHATEAUGUAT 691-1310 861-OoSO Dans le cadre des spectacles Laurent/Cfe GUY LATRAVERSE/KEBEC SPEC ^ Présente Raymond Devos «Le maître incontesté.Le spectacle qu'il nous offre tient absolument du génie.» P.Beaulieu, La Presse «Il est génial, merveilleux, extraordinaire.c'est sûrement un show à ne pas manquer.» S.Gauthier.Journal de Montréal THEATRE- ARtHMJIN 1004 Ste-Catherine est METRO BERRI 20h00 Guichets (288-2943) tous les jours de midi à 9hOO commandes téléphoniques ( 288-4261 ) tous les jours de midi à 6 hOO Billets en ientç à tous kK- comptoirs ®TlCKETR^N, 288-3651 \u2022: \u2022 '.\u2022\u2022 \u2022 \u2022 LE SAMEDI 3 JUILLET, C'EST LA JOURNÉE LA PRESSECKAC À TERRE DES HOMMES UNE JOURNÉE DE PLAISIR ET DE THÉÂTRE 500 BILLETS À GAGNER! Au programme 11 hOO C'est la balade en petit train des chanceux et la visite guidée des, -jardins internationaux.- jj 12hOO Les gens prévenants auront apporté leur «lunch* et pique-niqueront à leur aise.15 h OO Place au théâtre! Et au rire! Avec Jean Faubert.Ghislaine Paradis.Olivette Thibault et Yvon Bouchard, les vedettes de cette grande comédie de Leonard Gershe.«Libres sont les papillons», qui sera ; à l'affiche tout l'été au Théâtre des îles Brador.La mise en scène est signée Florent Forget.18h00 .-M I Et le plaisir continue! Chaque gagnant recevra un Supervisa de La Ronde et pourra s'en donner à coeur joie toute la soirée.CKAC573 la presse m © lli RÈGLEMENTS 1.Pour participer nu concoure, il suffit U'Inscrlro vos nom.ndrosso ot numéro de télèphono sur lo coupon de participation (ou sur une reproduction talto h In main oxcluant toutos reproductions mécaniques ou photocopios) ot do te lairo parvenir a l'adresse indiquéo 2.Los coupons do participation seront publiés dans LA PRESSE du 7 au 19 |uin 1982 3.L'attribution des 250 laissej-pnssor pour doux personnes se fera par tirage au sort lo 23 iuin 1982.4.Los omployes de LA PRESSE, de CKAC-73 cl do Terre dos Hommes ainsi que lours familles no sont pas étigibles 5.Los droits on vertu do la loi sur lus concours ont été payés.Tout liligo quant à la conduito do co concours publicitaire ot À l'attribution d un prix devra étro soumis a la Régio dos loterios ot courses du Québec.POUR UN PLAISIR FOU Concours «Journée spéciale à T.D.H.» LA PRESSE, C.P.5020 Succursale Place d'Armes Montréal (Québec) H2Y 3M1 NOM: ADRESSE: APP.: VILLE: CODE POSTAL: NO DE TELEPHONE: A 14 En vedette: Harry Douglass (autrefois du sroupe «Deep River Boys») La salle Bonaventure présente la Revue Cotton Club L'ambiance, le rythme et les grands succès des beaux jours de Harlem.Retrouvez Tambiance des étourdissantes années 20 et Pour assister à une \u202230.du temps où le jazz de Harlem faisait vibrer le soirée de jazz enle monde entier La revue Cotton Club vient nous rappeler vante,^ téléphonez toute la*gloire d'Amsterdam Avenue imprégnée de cette musique typiquement américaine La Revue Cotton Club revit devant vous au son de l'orchestre de Paul Notar et de la guitare de George Walker Du lundi au samedi, deux spectacles en soirée, du lundi au jeudi, entrée gratuite pour le second spectacle.eine au 861-3511 \\ lizabebh VOTRE GUIDE DES MEILLEURS SPECTACLES EN VILLE CINÉMAS UNIS AUCUN LAISSEZ °ASSER \\XS UNS jour Le PARISIEN 1 Jinstt c*r*i«iM o iti mi un film ce Claude wEiCuO UN FILM KXCEPTIONNKL.7 30.9.40 ELYSEE 1 V/'.>î.Allemand ovtt \\ I fr» INC.HEURES D'AFFAIRES Lundi à mercredi 9h a 17h30 jeudi et vendredi 9h à 21 h 100 modèles au choix LANTERNES D'ALUMINIUM COULÉ lanterne 0 poleou de 3\" avec verre blanc $305o ND-703 Prix modelo mura ND-3400 7Vj * L.8 *h.12\" $275 Ces prix sonf en vigueur pour le mois de juin seulement.CAPUCHON-COUVREUR ï ABSORBEU GRAISSE ET LES ODEURS DE LA CUISSON Mod«lf 30, fini cui«\"t, 2 1 1 1 40'] PRIX NET > Ixtro - 81%/- 10% S»KiAL ENJOLIVEZ VOTRE DEMEURE AVEC UN NOUVEL ABAT-JOUR \u2022 CHOIX DE GLOBES DE REMPLACEMENT?CENTRE D'ACHATS CHAMPLAIN (a la tortie du pont tunnel Lafpntaine) 7780, rue Sherbrooke Toi.: 351-0860 PLUS DE 40 ANS AU SERVICE DU QUÉBEC 2,000 FIXTURES AU CHOIX TOUJOURS AU PRIX DU GROS Rabais et bas prix chez Simpsons .pour apprécier pleinement l'été Rabais 5696 ENS.BARBECUE «DURAMARK» AU GAZ.Comprend ens.tournebroche, et tablette latérale.Brûleurs jumelés acier inoxydable, 40,000 BTU.Surface de cuisson 483 po2 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jour et ou composez 842-7221 nuit MO \u2022 \u2022 \u2022 C 'EST LA SOLUTION I M i w LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 10 JUIN 1982 SOMMET DE L'OTAN \u2022h Le spectre de la guerre hante les participants BONN \u2014 Le spectre du champignon nucléaire sera omniprésent au sommet des pays membres de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) qui débute ce matin à Bonn sous la présidence d'honneur du premier ministre canadien, M.Pierre Elliott Trudeau.?_ GILBERT LA VOIE (envoyé spéciol de LA PRESSE)_ Au moment où les chefs des pays membres de l'alliance se réuniront ce matin dans les édifices du parlement allemand, quelque 200,000 manifestants se rencontreront juste en face, de l'autre côté du Rhin pour protester contre l'installation de missiles nucléaires américains en Europe par les alliés de l'OTAN.Des dispositifs de sécurité extraordinaires ont été mis en place pour protéger les leaders d'éventuels actes de terroristes.Quelque 17,000 policiers venus de plusieurs villes allemandes, ont établi des cordons de sécurité sévères dans un rayon d'un mille entourant le Bundestag.Les deux artères principales qui traversent Bonn sont soumises à des contrôles strictes, par crainte d'une attaque par des commandos suicides de la faction terroriste dite de l'Armée rouge connue préalablement sous le nom de Ba-der-Meinhof.C'est la décision de 1979, des pays membres de l'OTAN de renforcer leurs dispositifs de défense et d'accroître de trois pour cent par année leur cqntribution aux forces armées, qui constitue la principale critique des différents mouvements pour la paix, qui manifesteront aujourd'hui à Bonn.La venue subséquente au pouvoir de l'administration Reagan aux Etats-Unis et une discussion publique sur la possibilité d'une guerre nucléaire limitée à l'Europe ont renforcé les critiques contre l'OTAN.Déjà le 10 octobre dernier, 300,000 personnes ont manifesté à Bonn, et la semaine dernière, une autre manifestation à réuni environ 80,000 personnes.Dès hier, les responsables de la manifestation d'aujourd'hui faisaient le tour des salles de presse des différents pays, pour faire valoir que l'installation des missiles Cruise et Pershing 2 en Europe, nuiront à la détente et pourraient forcer les Soviétiques à diriger leurs propres missiles, les FF-20, vers l'Europe pour détruire les ogives de l'OTAN advenant un début de conflit entre l'Est et l'Ouest.L'escalade - Les États-Unis sont conscients de la crainte de l'escalade des ar- mements chez leurs alliés de POTAN, et le président, M.Ronald Reagan, a profité hier midi d'un discours devant le parlement allemand pour proposer à l'URSS de nouvelles réductions de troupes et des armes conventionnelles en Europe.Il a suggéré que le total des effectifs de personnel de terre et de l'air de l'OTAN et du Pacte de Varsovie soient limités respectivement à 900,000 personnes.Cette proposition, destinée à relancer les négociations de Vienne, qui piétinent depuis neuf ans, constitue le troisième volet de l'offensive de la Maison-Blanche en ce sens.Le premier volet concernait l'élimination des armes nucléaires euro-stratégiques, présenté le 18 novembre dernier, tandis que le deuxième présenté le 9 mai, cherchait à réduire d'un tiers les arsenaux nucléaires stratégiques des deux superpuissances.Le message du président hier demandait néanmoins un renforcement des armes conventionnelles des alliés, de manière à être en mesure de riposter efficacement à une attaque soviétique sans avoir à recourir aux armes nucléaires.M.Reagan a aussi signalé les difficultés de l'Occident.La consultation Le premier ministre Trudeau a déclaré de son côté à l'occasion d'un dîner offert aux chefs d'Etat, que si l'alliance doit tirer sa force «des valeurs qui nous sont communes, il devrait s'ensuivre un consensus sur les politiques qui en découlent.» Le Canada entend insister devant l'OTAN sur la consultation préalable des alliés dont les superpuissances avant toute action militaire.Le secrétaire général de l'Organisation, M.Joseph Lund, a lancé pour sa part un a-vertissement à ceux qui souhaitent un désarmement unilatéral de l'Ouest en déclarant que beaucoup de personnes ignorent ce faisant les motifs qui ont mené les pays à se réunir au sein de l'OTAN après la deuxième guerre mondiale.Cette réunion des chefs d'Etat membres de l'OTAN, la première depuis 1978, ne donnera pas lieu à des décisions sur les politiques précises, mais vise plutôt à obtenir une reconfirmation du rôle de l'Organisation à un moment où de nouveaux conflits tels que la crise au Moyen-Orient font peser encore davantage les dangers d'une guerre nucléaire.La rencontre vise à obtenir ainsi une détermination plus forte des alliés, de manière à accroître les pressions sur les Soviétiques pour les amener à négocier le processus de détente et de désarmement.Le Japon juge prioritaire un accord «réel» sur le désarmement NATIONS-UNIES (Reuter, AFP, CP)\u2014 C'était au tour du premier ministre japonais, M.Zenko Suzuki, de prendre la parole hier, à l'occasion de la session spéciale de l'ONU sur le désarmement.Dans son discours, M.Suzuki a exhorté les Etats-Unis à «négocier sérieusement» à partir du 29 juin à Genève afin d'aboutir à un accord sur une réduction de leurs forces nucléaires stratégiques.Le premier ministre japonais a également demandé que l'URSS retire tous ses missiles nucléaires à portée intermédiaire de son territoire et qu'en contrepartie, les Etats-Unis suspendent leur projet de déployer de nouveaux missiles en Europe.De telles décisions, a-t-il dit, «renforceraient considérablement la sécurité non seulement en Europe, mais en Asie et dans le reste du monde.» Le Japon, qui est le seul pays a avoir souffert de «l'holocauste nucléaire», a ajouté M.Suzuki, considère «prioritaire» un accord sur un «réel désarmement nucléaire».Par ailleurs, M.Suzuki s'est fait l'avocat de l'usage pacifique de l'énergie nucléaire, demandant l'interdiction des essais souterrains et la signature du traité de non-prolifération des armes nucléaire par tous les pays.Il a en outre exprimé le souhait que le Comité sur le désarmement parvienne rapidement à un accord sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes chimiques qui «vien- nent juste derrière les armes nucléaires» pour leur pouvoir destructeur.Pendant ce temps, les agents d'immigration des Etats-Unis continuent de filter les entrées dans leur pays depuis la frontière qui sépare ce pays du Canada.Une survivante d'Hiroshima, Setzulo Thurlow, de Toronto, a en effet été détenue pendant plusieurs heures hier, alors qu'elle s'apprêtait à monter à bord d'un avion à destination de New York.Mme Thurlow, une pacifiste militante de 50 ans, n'avait jamais eu de difficultés auparavant à se rendre aux Etats-Unis même pour participer à des activités pacifistes.Le révérend John Morgan, président du Canadian Peace Congress, s'est vu lui aussi refuser l'entrée aux Etats-Unis, parce que le groupement qu'il représente est affilié au World Peace Congress, un organisme que le département d'Etat considère comme un mouvement communiste dont les visées sont de nuire aux gouvernements occidentaux.Selon Duke Austin, agent du Service américain de l'immigration, les membres du World Peace Congress et des groupements affiliés sont considérés comme des personnes indésirables aux Etats-Unis.On estime que plusieurs centaines de personnes qui désiraient se rendre à New York dans le cadre de la session spéciale de l'ONU ont été refoulées à la frontière américaine./ Les plaisirs de Vété débutent avec «Coleco» chez Simpsons! NI r 4 5C .v .-> 2*.7 W \u2014\\\\ét h Ja y es il t .-v «y r «il * \"V- 4 * m \u2022' s- An (\u2022\u2022\u2022> \u2022Y è o § 3£ y Y 1 123 456 789 0 Pataugeuses, carré de sable, landaus et tricycle.tous à bas prix et rabais .Rabais $7 A.CARRÉ DE SABLE COUVERT «MR.TURTLE*.Polyethylene moulé.Rebelle à la rouille et léger.Facile à vider et nettoyer.Vert.122 x 88 x 16 cm.(sans couvercle); 122 x 88 x 21 cm (couvert).Modèle 1977.(39.99) vente 32\" Rabais $5 B.PATAUGEUSE «SLIDE 'N SPLASH* «MR.TURTLE*.Robuste polyethylene moulé.4 sièges moulés aux coins.Bouton de vidange.Vert lustré.138 x 26 x 153 cm.Modèle 701.(24.99) vente 19\" Rabais $2 C.PATAUGEUSE «FRAISINETTE» «SLIDE 'N SPLASH*.Robuste polyethylene rebelle à la rouille.Avec décalque décoratif.115 x 26 x-140 cm.Modèle 22550.Pour enfants de 2 à 6 ans.07.99) vente 15\" Prix Simpsons D.(NON REPRÉSENTÉE) PATAUGEUSE «SCHTROUMPF*.Polyethylene moulé, construction sans joint.153 x 31 cm.Modèle 22661.Rabais $2 E.POUSSETTE «FRAISINETTE*.Vinyle.Pour enfants de 3 à 6 ans.Modèle 9128.(21.99) vente 19\" Rabais $2 F.LANDAU «FRAISINETTE».Carter polyethylene moulé, capote vinyle.Pour enfants de 3 à 6 ans.Modèle 9338.(24.99) vente 22\" Rabais $3 G.POUSSETTE «FRAISINETTE» EN FORME DE FRAISE.Cadre ton vert.Pour enfants de 3 à 6 ans.Modèle 9183.(19.99) vente 16\" Rabais $9 H.TRICYCLE «DUKES OF HAZ-ZARD».Sécuritaire.Modèle facile à conduire, émettant son de moteur de course.(34.99) vente 25\" Dimensions approximatives.Les prix entre parenthèses sont les prix ordinaires de Simpsons.Rayon 470, jouets, au cinquième, centre-ville.Aussi à Fairview, Anjou, Laval et St-Bruno.s Venez, écrivez.ou composez 842-7221 jour et nuit.H if .MO "]
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