La presse, 11 juin 1982, Cahier A
[" 79.11 CENTS page C 1 ï CE SOIR À LAS VEGAS LA FIERTE DE HOLMES CONTRE LA GLOIRE DE GERRY COONEY pages 2 et 3 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45' MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 1982, 98e ANNÉE, no 135, 60 PAGES, 4 CAHIERS Exercice futil qui a permis aux chefs de gouvernement de l'OTAN de signer une déclaration finale préparée par des fonctionnaires.Aucun débat de fond.Telle est l'opinion exprimée sur le sommet de l'OTAN par son président d'honneur, le premier ministre Trudeau.page A 8 ÉBÎTO RÔLE INJUSTIFIABLE D'ISRAËL AU LIBAN PAR VINCENT PRINCE page A6 NERALEDÎX SIDBEC: FINI LES POIDS MORTS, DIT LÉVESQUE page A 5 COoMoi/ÇR Aie PAS Peo^cuvoe.lésais c$! ¦ \u2022 -M De l'eau pour les prisonniers palestiniens aux yeux bandés et poings liés.MALGRÉ LES PRESSIONS AMÉRICAINES ISRAËL POURSUIT SON OFFENSIVE AU LIBAN page A 9 SOMMAIRE 1 Annonces classées: B 10, B 11, C 5 à C 10 et Sport 14 à 16 Arts et spectacles: \u2014 Informations: B 5 à B 9 \u2014 Cinéma: A 10 Carrières et professions: C 5 Décès, naissances, etc.: A 11 Économie: C 1 à C 5 FEUILLETON: B 11 Horoscope: C 6 Jardinage: C 9 Le monde: A 9, A 12 Météo: A 2 Mots croisés: C 7 Quoi faire aujourd'hui: A 10 Télé-câble: B 5 Télévision: B 2 \u2014 Horaires: A 10 Vivre aujourd'hui: B 1 à B 3 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 UN WEEKEND QUI S'ANNONCE POURTANT CALME NOUVELLE IMPASSE ENTRE LA f ' V 9 \u2022 ' ., \" I i i TiYÏ du Trust Général le mode d'épargne d'un intérêt f \\ \u2022 Taux d'Intérêt élevé 5 \u2022 Sécurité du capital et des intérêts \u2022 Aucun coût \u2022 Taux d'intérêt garanti \u2022 Souplesse dans le paiement des intérêts \u2022 Conseillers financiers à votre service Intérêts versés annuellement.Période de 3-5 ans.| Depot minimum 500*.D'autres certificats a des taux différents sont offerts pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.Taux sujets à confirmation 30 ¦f A 2 \u2022 MONTRÉAL.MISES À PIED tr- m E ! \\ y.\u2022 : ; : : Jr : V ; r ft \u2022 \u2022 ft » \u2022 \u2022 * * ft k ft I « ¦ ?X t ê ft ft I C »- » c * « c l » t I : c < t< I < i i » -t r r \u2022 I V ; ;> ».».«.s \u2022.\u2022.S % t.I I .: I I I \u2022 ».( < \u2022» i I ¦.*« t Les pompiers d'Outremont pour la sécurité At Il y a quelques semaines l'administration d'Outremont a procédé à la mise à pied de cinq pompiers.Le 14 juin prochain, quatre autres pompiers le seront à leur tour.De façon générale, les effectifs des services d'incendie diminuent dans la plupart des villes de banlieue depuis quelques mois, ce qui selon le Syndicat de la fonction publique \u2014 FTQ \u2014 constitue une menace de plus en plus sérieuse à la sécurité publique.FLOR1AN BERNARD Pour le président de l'Association des pompiers d'Outremont, M.Jean-Louis Renaud, ces mises à pied ont été effectuées parce que l'administration du maire Pierre DesMarais II n'a pas réussi à imposer aux pompiers un statut de polyvalence, ce qui aurait permis à la ville de les affecter à diverses tâches, comme la patrouille dans les rues, la tonte du gazon, la distribution de contraventions en regard des règlements municipaux, etc.Les pompiers ont refusé d'accéder à cette demande de la ville, invoquant des questions de sécurité.Ils ont fait valoir qu'advenant un incendie majeur, il faudrait «récupérer» les pompiers un à un, à la grandeur du territoire de la ville, ce qui serait déastreux.Les citoyens en danger Le président de l'Association des pompiers d'Outremont, M.Renaud a par ailleurs affirmé, hier, que la sécurité des citoyens de plusieurs villes a été menacée à cause de l'incendie majeur de la Good Fellow Lumber, à Saint-Laurent.Cet incendie a mobilisé la plupart des effectifs des casernes avoisi-nantes, ce qui a laissé plusieurs villes sans protection efficace.A Outremont, par exemple, il ne restait que trois pompiers pour trois camions dans la caserne.Selon M.Renaud, la situation aurait été catastrophique si un incendie majeur avait éclaté à Outremont hier.* ' V\\\\ ' V H existe entre'six villes voisines (Saint-Laurent, Outremont, Westmount, Mont-Royal, Côte-Saint-Luc et Hampstead) un système d'assistance mutuelle en cas d'incendie.Le problème avec ce système, selon M.Renaud, est qu'il y a toujours une période où la caserne est à peu près vide parce que les pompiers qui doivent remplacer ceux qui sont prêtés à la ville voisine doivent être rejoints et rentrer au travaU.Cette opération peut nécessiter de longs délais pendant lesquels la population demeure sans protection efficace.Il arrive également que les pompiers appelés à remplacer les absents ne soient .pas disponibles ou qu'Us soient malades.Des économies douteuses Le président de l'Association a aussi déclaré qu'une ville comme Outremont tente de se servir de ce système d'assistance mutuelle pour sabrer dans son personnel en se fiant au fait qu'en cas d'incendie important, les effectifs des autres municipalités suffiront à la tâche.Mais si toutes les villes adoptent cette attitude, d'ajouter M.Renaud \u2014 comme ceci semble être le cas de plus en plus \u2014 les effectifs globaux diminuent et la sécurité de chacune des villes s'en trouve sérieusement diminuée.Le président Renaud a déclaré qu'il était de son devoir et de celui des pompiers d'alerter la population en regard de cette situation, qui va demander des correctifs dans les plus brefs délais.Aucune des villes concernées n'a encore commenté les déclarations de M.Renaud.La St-Jean: simplement uette a A Montréal, on fêtera le 24 juin dans la ruelle, dans la cour d'école, dans le parc, dans l'église, dans le Vieux-Port, dans son quartier.Rien de grandiose.MARTHA GAGNON On fera les choses simplement, à la bonne franquette: une course de lits dans le parc Fairview, une exposition sur l'histoire du faubourg à M'iasse, un pique-nique dans le parc Lasalle, une fête champêtre dans le parc Lo-mer-Gouin, des danses folkloriques à Saint-Léonard, un petit tour sur l'Ile Sainte-Thérèse, une parade de mode à l'ancienne sur la rue Adam, une dégustation de plats créoles à l'école le Nouveau Monde, un feu d'artifice dans le parc Bourgeau, etc.On fêtera en famille avec son voisin de palier, le dépanneur du coin, les enfants des Bouchard et des Côté, enfin! avec des gens qu'on rencontre ou que l'on croise à tous les jours.Loisir-Ville, un organisme à but non lucratif qui est responsable de l'organisation de la fête nationale dans la région métropolitaine, a dévoilé hier, la programmation pour les 23 et 24 juin.Une centaine de projets* dont 69 sont subventionnés seront mis de l'avant.Si l'on se fie aux commentaires du président Jean Pelletier, il y aura de tout pour tout le monde: une trentaine de feux de joie, une quinzaine de parades, une cinquantaine de repas communautaires, plusieurs manifestations sportives, différents jeux pour les enfants et une centaine de spectacles de danse, de théâtre et de musique.Le budget alloué pour la région de Montréal s'élève à $185,794.Le faubourg à M'Iasse Plusieurs groupes de citoyens et organismes communautaires dont les projets n'ont pas été retenus par le ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche ont tout de même décidé de fêter en se serrant les coudes.Les citoyens de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul ont réussi en faisant preuve de beaucoup d'imagination â ramasser des fonds pour organiser leur propre fête.Ils ont démontré qu'il est possible d'autofinancer certains projets sans avoir à toujours quémander l'aide du gouvernement.Ainsi, les gens de ce secteur ont organisé un gaz-o-thon, un danse-o-thon et un dîner bénéfice pour recueuiUir l'argent nécessaire.On s'apprête également à publier un journal de format tabloïd qui sera distribué à-travers le quartier.La plupart des activités se dérouleront sur la rue Olivier-Robert.Les cours reprennent à Wilfrid-Pelletier Les cours reprennent normalement ce matin à l'école primaire Wilfrid-Pelletier, fermée par les parents depuis le début du mois de mai dans le but de forcer la Commission scolaire Jérôme-LeRoyer à revenir sur sa décision de fermer définitivement l'école en septembre prochain.En effet, la commission scolaire a accepté l'intervention du ministère de l'Education dans ce dos- sier, à titre de coordonnateur, et a accepté également de considérer toutes les hypothèses qui seront formulées par le ministère.Les parents ayant déjà offert à la commission de confier l'étude du dossier à un tiers, sont heureux de la conciliation du ministère et ont immédiatement acquiescé à la demande du ministre de permettre la reprise des tours.\u2022 Photo La PRESSE, Robert Nadon Une Fête-Dieu empreinte de simplicité Il n'y avait pas de Chevaliers de Colomb en costumes d'apparat, ni de Filles d'Isabelle, ni soldats de la Compagnie Franche de la Marine, ni de cadets de l'Armée canadienne à la basilique Notre-Dame de Montréal, hier soir, à l'occasion de la célébration de la Fête-Dieu.«Seul le peuple de Dieu sera présent», avait dit au cours de l'après-midi un vicaire de la paroisse.Et c'est bien ce qui s'est produit, des milliers de fidèles, tous des gens ordinaires, ayant convergé vers le grand temple pour assister à une messe concélébrée présidée par l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, et pour participer à une procession aux flambeaux dans le Vieux-Montréal.EXPLOSION À L'EXPRO Une plainte au Tribunal du travail Au lendemain du rapport d'enquête sur l'accident à la compagnie de produits chimiques Expro de Valleyfield, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (Direction régionale de Longueuil) a décidé de porter plainte en matière pénale devant le Tribunal du travail.PIERRE BELLEMARE_ La dénonciation stipule que, «par action ou par omission, la compagnie a agi de manière à compromettre directement et sérieusement la santé, la sécurité ou l'intégrité physique de ses travailleurs».La compagnie Expro est donc passible sur poursuite sommaire d'une amende d'au moins $5,000 et d'au plus $20,000.L'accident qui est à la source de cette poursuite s'est produit le 15 avril dernier, lorsqu'un réservoir rempli de nitrocellulose a explosé, ne faisant toutefois aucun blessé.La CSN, qui représente les travailleurs d'Expro, est quançl même insatisfaite de la tournure des événements et persiste à exiger une enquête publique, de façon à faire toute la lumière sur les méthodes de travail dans les installations de Valleyfield.Elle estime aussi que le rapport d'enquête, signé par M.Gilles Gagné, «donne beaucoup d'arguments à la compagnie pour qu'elle sorte blanchie de toute accusation», a déclaré plus tôt cette semaine M.Gérald Larose, vice-président de la CSN.En attendant le gourou, poussières et démons ont été chassés de !'Expo-théâtre C'est par une opération de nettoyage tout aussi vaste que méticuleuse et acharnée de l'Expo-théâtre de la Cité du Havre que les adeptes montréalais CONRAD BERNIER_ de la Mission de la lumière divine \u2014 leur nombre s'élèverait à 2,000\u2014ont préparé avec ferveur et discrétion leur rencontre de 90 minutes, hier soir, à partir de 20 heures, avec le «gourou» Maha-rishi Andan qui, comme l'an dernier, est venu directement de Floride par avion pour présider une expérience collective de méditation transcendentale.C'est l'importance du «gourou-visiteur» et l'obligation absolue de le protéger contre toutes les formes possibles de poussières organiques, inorganiques ou chimiques, de saletés, de bacilles, de bactéries, de microbes et de.démons qui commandaient cette immense et impitoyable opération de nettoyage et de dépollution de l'Expo-théâtre jusque dans ses moindres coins, encoignures et recoins.Il aura effectivement fallu plusieurs heures \u2014 on parle d'une équipe de cinquante bénévoles ayant travaillé plus de quinze heures depuis mercredi \u2014 pour décrasser, démicrober, stériliser, désoxygéner et réoxygéner de fond en comble l'Expo-théâtre et pour en surveiller les approches.Même les terrains de stationnement ceinturant l'Expo-théâtre ont été vigoureusement lavés, hier, en fin d'après-midi! En bref, une opération micro-bicide et exorciste menée sans % tambour ni trompette par une équipe de volontaires qui se sont morfondus comme des galériens.ravis, peut-être même extasiés, et totalement réussie! A 19 heures, soit très exactement une heure avant l'arrivée du «gourou», 200 automobiles étaient déjà stationnnées à proximité de l'Expo-théâtre.Puis deux autobus \u2014 l'une en provenance d'Ottawa \u2014 ont surgi.On pouvait déjà prévoir que l'Expo-théâtre serait rempli avant même que le savantissime «gourou» ne s'y produise.' Georges Légère, qui serait, au dire de nos informateurs, le pilier de la «filiale montréalaise» de la Mission de la lumière divine avec Roland Gervais, a pour sa part refusé à La Presse toute information sur les structures de ce groupement, sur ses méthodes de recrutement et de financement, sur ses objectifs, sur son programme.Au cours d'une rencontre de cinq minutés, hier, vers 12h30, dans l'entrée de l'Expo-théâtre, Georges Légère, jeune, élégant, serein et ferme, s'est contenté de dire: «C'est privé et réservé à nos seuls invités; la porte est donc fermée à tous les médias sans exception».Un peu plus tôt, l'épouse de Roland Gervais avait pour sa part déclaré au téléphone: «Ce n'est ni un secte religieuse, ni une religion, ni un mouvement philosophique ou ésotéri-que, c'est simplement une expérience individuelle.qui n'a pas besoin de publicité.C'est notre droit de ne pas parler de notre affaire! ».Ceux qui ont envahi, hier soir, l'Expo-théâtre entre 18h30 et 19h30 étaient majoritairement des jeunes \u2014 autant de femmes que d'hommes \u2014 visiblement détendus et ravis.La location de L'Expo-théâtre est la responsabilité du ministère des Affaires culturelles.L'Argentine s'apprête à prier avec Jean-Paul II i.fLA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 15 Max.: 27 ENSOLEILLÉ CE MATIN, ENNUAGEMENT.AVERSES LE SOIR DEMAIN : NUEUX ET AVERSES Québec Min.Abihbi 8 Outoouais 15 L au r en tidoi 15 Contons de l'Est 13 La Quotidienne Tirage d'hier 940 Mauride 13 Québec 13 Loc-Saint-Jean 13 Rimouski 8 Gotpesie 8 Boie-Comeou 7 SepMles 7 Canada MM.Victoria 9 Edmonton 8 Regina 8 Winnipeg 5 Toronto 11 Fredencton 9 Halifax 7 Charlottcfcwn 8 Saint-Jean 2 Max.AwfovrtfNri 22 Ennuogement 26 Ensoleillé 26 Ensoleillé 27 Ciel variable 22 Cielvorioble 26 Ciel variable 22 Gel variable 20 Celvarioble 19 Ciel variable 16 Celvarioble 16 Cet variable Max.AuJovnThvi 22 25 19 18 20 24 21 20 9 États-Unis Min.Max.Min.Max.Boston 18 23 Nlle-Orléans 23 34 Buffalo 19 27 Pittsburgh 17 27 Chicago 13 26 Son Francisco 11 17 Miami 25 33 Washington 18 28 New York 15 24 Dallas- Les capitales Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres / MM.Max.16 23 19 29 25 32 14 20 13 22 13 21 9 14, 13 27 25 28 20 35 13 26 13 22 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne 16 2 11 6 16 15 18 4 19 27 15 Max.30 9 29 15 27 30 30 12 27 36 25 T Amende de $42,500 pour tripotage d'odomètres / Un revendeur de voitures d'occasion a écopé de $42,500 d'amendes, hier, après qu'il eût avoué avoir tripoté les odomètres de quelque 85 automobiles provenant de compagnies de louage.Albert Youhanan redonnait à ces automobiles, propres mais ayant considérablement roulé, un kilométrage plus susceptible d'attirer le client éventuel, puis présentait ces modèles comme pratiquement neufs.Une partie de la forte amende imposée, soit $3,500, était payable immédiatement, a précisé le juge Rhéal Bru-net, de la Cour des sessions, qui a accordé un délai de 48 mois à Youhanan pour acquitter la balance de la somme.Une sentence alternative de prison figure au dossier.Temps durs pour les forêts La période de sécheresse que connaît actuellement le Québec risque d'être désastreuse pour les forêts.Le centre de coordination du ministère de l'Energie et des Ressources anticipe l'éclosion de plusieurs incendies dans les prochai- nes heures et recommande à tous les utilisateurs de la forêt d'être prudents.Il y a présentement 32 feux de forêts en activité au Québec, Depuis les dernières 24 heures, on signale 19 nouveaux feux de forêts.^ 1*.BUENOS AIRES (AFP) \u2014 Toute l'Argentine, en pleine guerre dans l'Atlantique Sud, va prier pour la paix avec Jean-Paul II lors du séjour d'une trentaine d'heures du pape, aujourd'hui et demain à Buenos Aires, séjour présenté comme «l'événement du siècle» pour un pays où le catholicisme est religion officielle.La population argentine (28 millions d'habitants), catholique à plus de 80 pour cent, s'apprête, dans l'un des moments les plus difficiles de son histoire, à réserver au pape un accueil «au-delà de toute imagination», se félicite-t-on dans les milieux ecclésiastiques, «en raison du symbole que représente, en ces moments précis, la présence, pour la première fois dans ce pays, du pape et la spontanéité de son acceptation à venir, qui constitue la plus grande preuve d'amour».Les deux offices religieux que le Souverain Pontife va célébrer en plein air à la basilique de Lujan aujourd'hui dans le parc de Palermo, en plein centre de la capitale, demain, vont provoquer «les plus grands rassemblements jamais vus dans le pays», même au temps de la plus grande gloire populaire de Juan Domingo Peron, prévoient les observateurs.L'Eglise argentine qui, de par le statut spécial accordé au catholicisme, pesait d'un poids déjà important dans tous les secteurs de la vie argentine, va encore accroître son prestige et son influence avec Iff venue de Jean-Paul II.La spontanéité avec laquelle a été décidée sa visite, après son voyage en Grande-Bretagne et son entrevue à Rome avec le président Reagan, et le caractère hautement officiel accordé à son séjour, sont en effet considérés comme une retentissante réussite pour le clergé argentin.Alors que chez «l'adversaire britannique», le Saint Père s'est tenu à l'écart de tout contact avec le gouvernement de Mme Thatcher, Jean-Paul II, à Buenos Aires comme «hote officiel» aura, à trois reprises au moins, des contacts avec les militaires argentins.Par trois fois, il verra, même si c'est en tant que chef de l'Etat, le général Galtieri qui, entre l'accueil et le congé, aura un entretien avec le chef de l'Eglise catholique dans l'historique Maison rose, le palais du gouvernement.Il est également vraisemblable, bien que la confirmation n'en a pas encore été faite, que Jean Paul II se retrouve en présence de la junte au complet, à sa descente d'avion ou lors de son passage à la Maison rose.En dépit des contacts avec le général Galtieri, les autorités ecclésiastiques argentines insistent pour oter toute signification politique qu'elle soit, à la visite du pape qui vient uniquement «apporter son message de paix et prier avec les Argentins en tant que pasteur universel de l'Eglise».Cependant, dans les milieux militaires et gouvernementaux, on se plaît à ajouter que si, en Grande-Bretagne, Jean-Paul II était «en visite», il sera, à Buenos Aires «chez lui».«C'est dans cet esprit que le peuple argentin va l'accueillir», a-t-on souligné.La libération de 244 détenus politiques, même si 116 d'entre eux vont demeurer en liberté surveillée, mesure d'assouplissement prise à l'occasion de la venue du pape, confirme, pour les observateurs, les répercussions politiques que ne manquera pas d'avoir la visite du pape.i % i \u2022 IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 la presse A 3 CTCUM: négociations encore rompues avec les chauffeurs Après trois jours de perturbations, le transport en commun promet de fonctionner normalement au cours du week-end.Les dirigeants de la Fraternité des chauffeurs d'autobus ont promis de rester calmes et de n'exercer aucun autre moyen de pression pour les jours à venir.Ils voudront sans doute permettre sans difficulté les déplacements de foules à l'occasion du Grand Prix automobile et des épreuves qui seront disputées au cours du week-end.penis masse_ Par ailleurs, les négociations qui avaient repris mercredi entre la Fraternité et la CTCUM sont à nouveau dans une impasse.De l'aveu du président de la Fraterni- té, M.Jacques Bigeault, les négociations ont été rompues à minuit et demi dans la nuit de mercredi à hier lorsque les deux parties se sont montrées inflexibles sur l'épineuse question de l'embauche de surnuméraires.Le litige se résume très simplement: la CTCUM ne veut rien négocier d'autre si la question des chauffeurs à temps partiel est rejetée par la partie adverse; la Fraternité ne veut rien négocier s'il lui faut envisager un débat sur les surnuméraires.Les choses en sont là.Retour de Morrissette Ce profond différend entre la CTCUM et ses 4,200 chauffeurs d'autobus n'est encore qu'un seul volet du projet de convention collective contesté depuis novembre dernier.Les usagers du transport en commun pourraient fort bien avoir d'autres surprises désagréables la semaine prochaine alors que l'on attend le retour de vacances du président du Syndicat du transport de Montréal, M.Jacques Morrissette, qui, à son tour, est en mesure d'organiser la contestation des 2,200 employés des garages et des ateliers.Autrement dit, si les chauffeurs d'autobus ont été les auteurs des perturbations que l'on a connues au cours de la semaine, les employés de l'entretien pourraient bien prendre la relève la semaine prochaine.La Chambre de Commerce s'en mêle Hier, la Chambre de Commerce du district de Montréal est revenue à la charge en livrant à la presse un document exigeant le retrait immédiat du droit de grève pour les employés de la CTCUM.En jugeant irresponsable l'attitude des dirigeants des divers syndicats de la CTCUM, la Chambre invite ces derniers à la plus grande pondération, compte tenu de la crise économique que vivent les Québécois à l'heure actuelle.«Dans une période où chaque jour des entreprises témoignent d'un esprit de solidarité en annonçant des réductions volontaires des salaires des cadres et dirigeants, «il serait temps, souligne la Chambre de commerce, que l'attitude des syndicats fasse place à un peu plus de maturité».La Chambre suggère au gouvernement «d'imposer de toutes pièces les conditions de négociation par voie d'arbitrage obligatoire».Le pompier Leblanc qui a été brûlé au cou, à l'oreille et aux poignets a été transporté à l'hôpital Saint-Luc par ambulance.Photos Paul-H.Talbot La Presse Un incendie spectaculaire survenu hier après-midi à Tangle des rues Roy et Saint-André a nécessité l'intervention de pas moins de 200 pompiers.Incendie rue Saint-André: vingt familles sur pave; blessés Un incendie qui s'est déclaré hier après-midi vers 14 heures à l'intersection des rues Roy et Saint-André à Montréal, a nécessité une alerte générale et l'intervention de quelque 200 pompiers.Une vingtaine de familles ont été chassées de leur logis et une dizaine de pompiers ont été blessés dont quatre ont été transportés à l'hôpital Saint-Luc souffrant de brûlures et d'asphyxie.raymonp Servais *\" \"\" Selon un porte-parole du Service des Incendies de Montréal, le feu aurait débuté dans les garages et hangars situés dans une ruelle entre les rue Saint-André et Menta-na, plus précisément à l'arrière du 3725 Saint-André.D'après un des premiers pompiers arrivés sur les lieux, l'alarme n'a été sonnée que plusieurs minutes après le début de l'incendie puisqu'à leur arrivée, le feu couvrait déjà tout l'arrière de l'édifice et se communiquait aux maisons avoisinantes à la hauteur des étages supérieures.J'ai tout perdu Tous les résidants ont été évacués, mais les logements situés entre les numéros civiques 3821 et 3851 de la rue Saint-André ont été complètement détruits.M.Pierre Gros d'Aillon, qui arrivait au domicile de sa femme, situé au 3845 de la rue Saint-André, a déclaré à LA PRESSE avoir aperçu une épaisse fumée qui se dégageait de l'arrière de la maison.«J'ai d'abord vu de la fumée à la hauteur du toit du logis puis quelques minutes plus tard, les flammes rouges et oranges faisaient leur apparition à la hauteur de la corniche de la maison.Au même nïoment les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux et les alertes se sont succédées.» «J'ai tout perdu dans la maison et je ne détiens aucune police d'assurance,» a déclaré M.Gros d'Aillon.Explosion Deux des pompiers blessés ont été brûlés aux poignets et au cou lors d'une explosion de fumée survenue au début de l'incendie.Le lieutenant Lamarre a eu les poignets brûlés tandis que le pompier Leblanc a été brûlé au cou et au visage autour de son masque.En plus des cinq alertes sonnées, six pompes additionnelles ainsi que troiséchelles ont été démandées sur les lieux du brasier qui dégageait une chaleur accablante par cette journée déjà très chaude.Des automobiles qui se trouvaient dans un garage situé à l'arrière des maisons ont été complètement détruites.Une maison de la rue Mentana, située à l'arrière des maisons incendiées et été endommagées par l'eau et la fumée.L'incendie n'a été mis sous contrôle que près de trois heures après le début du sinistre.On ignore pour le moment la cause exacte de l'incendie, mais selon un inspecteur en bâtiment de la ville de Montréal, si la ville prenait ses responsabilités et obligeait la démolition de hangars qui constituent de véritables trappes à feu, des incendies comme celui d'hier et celui survenu sur la rue Papineau ne se produiraient pas.C'était le deuxième incendie majeur à survenir en mois de 24 heures dans le grand Montréal.LA LOI 46 ADOPTEE A QUEBEC Une nouvelle CUM qui consacre la parité Montréal-banlieues L'adoption en dernière lecture, mardi, de la loi 46 par l'Assemblée nationale du Québec a créé une nouvelle communauté urbaine sur le territoire de Montréal.Cette loi, contrairement aux bills précédents, qui n'apportaient que des modifications mineures ou de concordance à la loi 75, a eu pour conséquence de doter la CUM d'une nouvelle structure et de nouveaux outils.florian bernard Cette loi parrainée par le ministre] des Affaires municipales, Jacques Léonard, appuyé par son prédécesseur et ministre à l'Habitation, Guy Tardif, a établi pour la première fois depuis douze ans la parité entre Montréal et la banlieue.Même si la métropole conservera une sorte de primauté morale sur la CUM, la banlieue pourra désormais au chapitre des voix et de la représentation exercer des pouvoirs égaux à ceux de l'administration de Montréal.Cette demande de parité, la banlieue n'avait cessé de la réclamer depuis la création de la première CUM, en 1970, par le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand.Quatre gouvernements représentant trois partis politiques se sont succédés à Québec avant d'accorder cette parité à la banlieue.Pas étonnant, dans de telles conditions, que les maires de banlieue aient manifesté leur satisfaction, hier, et qu'ils aient applaudi le gouvernement.Du côté de Montréal, toutefois, ce fut le mutisme.L'administration Drapeau-Lamarre a tenté jusqu'à la dernière minute de faire échec à l'adoption de la loi 46, estimant que Montréal y perdrait à la fois de son prestige et de son caractère de métropole.Pfes étonnant, également, que l'adoption de la loi ait donné lieu à des déchirements au sein des partis, y compris du côté du parti au pouvoir.Six députés péquistes ont voté contre la ligne de parti, soit Claude Charron (Saint-Jacques), Huguette Lachapelle (Dorion), Gilbert Paquette (Rosemont), Louise Harel (Maisonneuve), Guy Bisaillon (Ste-Marie) et Jacques Rochefort (Gouin).Un autre dé-.puté péquiste, Pierre de Belle-feuille (Deux-Montagnes), s'est abstenu.Les libéraux, pour leur part, ont voté contre la loi 46.Mais ce ne fut pas suffisant.La loi controversée a finalement été adopte à la majorité.Un jardin % zoologique à Terre des Hommes?Ne soyez pas surpris si vous entendez parler de la possibilité que Terre des Hommes soit un jour doté d'un jardin zoologique d'envergure internationale.C'est bel et bien un des projets que caressent les administrateurs de l'Association montréalaise d'activités récréatives et culturelles dans le cadre de leurs cogitations en vue de la «renaissance» des îles.Un jardin zoologique serait, estime-t-on à l'association, le complément idéal pour le parc floral dans l'île Notre-Dame, surtout s'il se mariait bien avec l'environnement naturel: Ce n'est pas la première fois qu'il est question d'un zoo à Montréal.Le maire Jean Drapeau rêvait d'un jardin zoplogi-que avant même qu'il ne songeât à proposer la candidature de Montréal pour les Jeux olympiques.D'ailleurs, le parc Angri-gnon n'existerait vraisemblablement pas aujourd'hui si sa vocation première n'avait été de servir un jour d'emplacement au futur jardin zoologique de Montréal.Ce jardin zoologique aurait également ceci de particulier que ce seraient les visiteurs plutôt que les animaux seraient en cage.Le couloir de visite serpenterait sur un terrain vallonné artificiellement.Le circuit transplanté sur l'île Et le circuit Gilles-Villeneuve?Il serait réaménagé sur la voie de ceinture de l'île Sainte-Hélène, où il pourrait être encore plus spectaculaire et plus accidenté que l'actuel parcours.En outre, assurent nos informateurs, il serait encore plus intéressant pour les spectateurs tout en s'avérant moins coûteux pour les commanditaires grâce à la possibilité d'utiliser les pentes naturelles pour asseoir les spectateurs sans enlaidir l'environnement par des gradins.Il serait toutefois indispensable que le nouveau circuit soit homologué par tous les organismes concernés, mais les promoteurs du projet ne croient pas qu'il y ait d'objections majeures à ce chapitre.Le bassin olympique?Les bâtiments disparaîtraient et le bassin deviendrait partie intégrante du jardin zoologique après modifications pertinentes bien entendu.La disparition de cet équipement, construit au coût de $25 millions et largement sous-utilisé depuis les Jeux olympiques, s'avérerait le seul point sombre de cet alléchant projet.Le coût préliminaire du jardin zoologique a été fixé à quelque $35 millions» trois fois moins que les $100 millions de déficits accumulés par la Ville de Montréal depuis 1968 dans les îles, pour rapiécer des pavillons et présenter des expositions qui n'étaient que le bien pâle reflet d'Expo 67.Une diminution presque anachronique La Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal annonçait plus tôt cette semaine la tarification du métro régional Montréal-Deux-Montagnes (ex-train de banlieue).Combinés à l'amélioration très sensible du service (le nombre de trains passera de 18 à 28 par jour), les nouveaux tarifs devraient contribuer à une augmentation importante de l'achalandage.La nouvelle tarification est évidemment avantageuse.Prenons l'exemple d'un citoyen de Roxboro.Actuellement, le transport collectif lui coûte au moins $81 par mois, soit $60 pour sa carte mensuelle du CN, et $21 pour sa carte mensuelle de la CTCUM.À partir du 1er juillet, le même contribuable verra le prix de la carte du CN coupé de moitié, tout en obtenant gratuitement le droit de correspondance à bord des véhicules de la commission.Il paiera donc $30 au lieu de $81, une diminution presque anachronique de 63 pour cent.Il faut dire que cette tarification ne tient pas encore cas des zones prévues dans le plan de Belleval de 1980.Selon le pdg de la CTCUM, M.Lawrence Hanigan, cette tarification a été établie sur une forme temporaire pour la bonne raison que l'intégration tarifaire inter-rives n'est pas encore un fait accompli.Quant à l'actuelle tarification, elle pourrait faire l'objet d'éventuels rajustements.Des «p'tites vite» au sujet de la CTCUM M.Hanigan a aussi répondu à différentes questions qui intriguaient certains lecteurs de cette chronique.¦ Au sujet de la station Plamondon, M.Hanigan dit avoir reçu du Bureau du transport métropolitain, responsable de la construction des prolongements du métro, l'assurance que la station pourrait être accessible au public d'ici un mois environ, ce qu'il hésite à confirmer.Cette station sera la dernière à être dotée d'escaliers mécaniques Westinghouse.M.Hanigan reconnaît que la commission a éprouvé de nombreuses difficultés avec cette entreprise au chapitre du service après vente de tous les escaliers des prolongements construits depuis 1975.La société Labadie sera le fournisseur des escaliers mécaniques dans les autres stations à venir.¦ Au sujet des rames en panne en tunnel, M.Hanigan nous assure que l'opérateur de là rame a la consigne d'aviser les usagers des raisons de l'arrêt.Mais, plus souvent qu'autrement, selon M.Hanigan, l'opérateur est tellement pris par ses communications avec le poste central et les manoeuvres à effectuer pour la remise en marche qu'il oublie de le faire.¦ La présence de la télévision en circuit fermé sur les quais des stations est présentement à l'étude, et elle deviedra sans doute un fait accompli d'ici deux ans tout au plus.M.Hanigan a rappelé que la télévision en circuit fermé avait été utilisée sur une base temporaire aux deux stations du Parc olympique, à l'occasion des Jeux de 1976.¦ Enfin, le président de la commission a confirmé que le rapport relatif à l'accident du printemps à proximité du garage Henri-Bourassa, sera finalement divulgué la semaine prochaine.Cet accident a fait des dégâts alors évalués à $1 million.Quatre accusations: l'ex-felquiste Yves Langlois comparaît * » « * » < Rentré la veille au Canada, l'ex-felquiste Yves Langlois, 34 ans, a comparu au Palais de justice de Montréal, hier, sous quatre accusations de complot, d'enlèvement, de séquestration et d'extorsion relatives à l'affaire Cross, en 1970.La comparution devant le juge André Chaloux, de la Cour des sessions, s'est faite de façon ex-péditive, le procureur de la Couronne, Me Ronald Schachter, ne s'objectant pas à la remise en liberté de celui qui était également connu sous le nom de Pierre Séguin.Cette remise en liberté provisoire est assortie d'une quinzaine de conditions: cautionnement de $5,000, assignation à résidence, interdiction de faire des déclarations publiques ou de devenir membre d'associations autres qu'un syn- dicat ouvrier.Langlois doit en principe subir son enquête préliminaire le 23 juin prochain, son procureur, Me Pierre Poupart, n'ayant pas voulu prédire si son client procéderait par aveu de culpabilité, comme l'a notamment fait l'ex-felquiste Marc Carbonneau, le 17 février dernier; un mois plus tard, Carbonneau était condamné à 20 mois de détention, un moyen terme entre les sentences rendues dans les cas de Jacques et Louise Cossette-Trudel, Jac-qtfàis Lanctôt et Nigel Barry Homer. - A 4 \u2022 1A PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 \u20222 il' Ni «5 LES OMNIPRATICIENS NE DÉBRAYENT PAS SEULS Inutile de se présenter aujourd'hui aux cliniques ?Inutile aujourd'hui pour la population montréalaise en particulier d'aller faire soigner un malaise inquiétant ou douloureux et des petites blessures dans les cliniques médicales privées.Elles s'afficheront presque toutes fermées.Sauf quelques CLSC équi- M1COUE BEAUCHAMP pés pour traiter les urgences mineures, seules les salles d'urgence des hôpitaux, où selon les endroits les malades sur pied risquent de pâtir d'une longue attente, dispenseront ces services.Le vent de fronde chez les 5,500 médecins généralistes, qui débrayent toute la journée à l'échelle provinciale, souffle en effet dans les hôpitaux anglophones af- filiés à la faculté de médecine de l'université McGill.Leurs médecins spécialistes emboîtent le pas au mouvement de contestation des omnipraticiens.Entre autres, les quatre plus grands hôpitaux universitaires anglophones, situés dans le centre-ville de Montréal \u2014 Royal Victoria, Général de Montréal, Général Juif et Montréal pour les Enfants \u2014 ont ainsi fermé pour 24 heures leurs cliniques externes et ont contremandé les interventions chirurgicales électives ou non-urgentes.Leurs activités se réduisent à celles d'un dimanche, avec le personnel médical d'une telle journée.«La dégradation des services médicaux offerts à la population, qui va s'accélérant dans cette province, nous pousse à poser ce geste.Nous sommes des professionnels sérieux qui ne pouvons accepter que le gouvernement sape lentement par ses politiques le meilleur système de santé au monde», a déclaré à LA PRESSE le Dr Phil Gold, porte-parole des hôpitaux universitaires affiliés à McGill.Le Dr Gold assistait avant-hier avec plus de 200 autres confrères à une réunion convoquée à la faculté de médecine de McGill, à laquelle participaient également le Dr Augustin Roy (président de la Corporation professionnelle des médcins du Québec) et des représentants des trois fédérations médicales (omnipraticiens, spécialistes, résidents et internes).Une résolution en a découlé, voulant que dans chaque hôpital affilié le Affiliation ou indépendance: les professionnels choisiront bientôt 4 ** f r : : ! 4 » 9 P * \\ Les 8,700 membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se prononceront au cours des prochains jours sur l'opportunité de s'affilier à l'une des trois centrales syndicales du front commun pour «s'en sortir mieux» lors de la prochaine ronde de négociation dans les secteurs public et pa-rapubh'c.LISA BINSSE Cette large consultation auprès des membres, qui doit prendre fin le 22 juin prochain, vise d'abord à savoir si cette affiliation est voulue.Si c'est la cas.les membres devront alors faire connaître leur préférence entre les trois centrales, CSN, CEQ, FTQ.Advenant un refus, la procédure d'affiliation prendra fin immédiatement.Les professionnels auront le loisir de choisir entre le camp du «oui» et celui du «non».Les partisans du «oui» y voient la possibilité de constituer un bloc de 90 p.cent des professionnels de l'Etat (le SPGQ ne représente que 40 p.cent de ces travailleurs); de négocier toutes leurs conditions de travail et avoir un mot à dire dans la négociation des salaires, de la sécurité d'emploi et des régimes de retraite; et la chance de bénéficier directement des acquis du front commun.Les salaires, la sécurité d'emploi et les régimes de retraite sont négociés à la table centrale entre le Front commun et le gouvernement.Seules les centrales syndicales peuvent faire partie du front commun.Les syndicats indépendants tel que le SPGQ sont exclus et doivent se soumettre à la politi- que salariale décidée par les trois centrales et le gouvernement.Dans le camp du «non», on craint la perte d'autonomie que cette affiliation engendrerait.On y est d'avis que les intérêts des professionnels seraient mieux défendus en tant que syndicat indépendant si «nos dirigeanto >ri donnaient la peine de former un cartel des professionnels des secteurs public et parapublic».Le gouvernement ne pourrait pas ignorer ce cartel puisqu'il serait alors le seul porte-parole des professionnels.Les partisans du «non» invoqueront probablement la hausse de cotisation qui pourrait résulter d'une telle affiliation.La SPGQ s'était dissocié de la CSN il y a quelques années justement parce que la centrale voulait augmenter la quote-part de la cotisation que les membres du SPGQ devait lui payer.corps médical délibère et se prononce sur l'à-propos «de retirer pour 24 heures les services non-essentiels».C'est comme si le couvercle d'une marmite à pression sautait après une ebullition de plusieurs mois.«Les compressions budgétaires, l'accentuation de contrôles de toutes sortes dans la distribution des soins qui laissent de moins en moins de place à l'exercice du jugement professionnel des médecins, les mesures négatives pour la répartition des médecins en régions rurales», a énuméré le Dr Gold.Sur ce dernier point, on sait que les résidents et internes (médecins spécialistes et omnipraticiens de demain) se rebellent contre le récent décret gouvernemental imposant des tarifs réduits de 30 p.cent pour les trois premières années de pratique des nouveaux médecins qui s'installeront dans les agglomérations universitaires.Ils se jurent de batailler ferme pour obtenir le retrait de ce décret en sollicitant l'appui de leurs aînés.En début de semaine, une cohorte d'entre eux entendaient se joindre aux rassemblements, à Québec et à Montréal, des omnipraticiens.Du côté de la Fédération des médecins spécialistes, dont les dirigeants poursuivent une tournée dans une quinzaine de villes d'importance à travers le Québec pour sonder les coeurs et les esprits de leurs membres au sujet de l'état des négociations avec le gouvernement, aucune consigne n'a émané à l'effet de se rallier activement aux moyens de pression des généralistes.Reste à savoir si l'assemblée constituante de la FMSQ \u2014 instance formée de 101 délégués représentant les quelque 6,000 spécialistes regroupés par discipline médicale au sein de 28 associations \u2014 qui se tiendra ce soir, abordera cette question que pose d'emblée l'agitation dans les rangs du secteur anglophone de Montréal.À 22:05 vendredi dernier, nous avions servi 700 homards, 400 biftecks de côte, 280 biftecks de contre-filet, 250 filets mignon, côtes levées, poulets et 1300 portions de pommes de terre au four et frites.Puis tout à coup, l'obscurité totale! Nous voulons nous excuser, chers clients, du désagrément que cette panne a pu vous causer, particulièrement si vous étiez au beau milieu de votre repas.À Hydro-Québec, merci d'avoir rétabli le courant temporairement et d'avoir travaillé sans relâche pour y arriver.À nos électriciens, merci de votre diligence en vue de nous permettre de rouvrir ce vendredi-ci.Grâce à vous, les plafonniers, les cuisines, le système de climatisation et les ordinateurs se portent mieux.Notre clientèle affamée vous est aussi reconnaissante! Un gros merci également aux policiers et pompiers du service d'urgence de ville St-Laurent et à tous les gens qui sont venus à notre secours.À la meilleure équipe de serveurs et ser- veuses et au meilleur personnel de boucherie, merci, de votre immense collaboration.Et, merci, mille fois, Montréal! Grâce à vous, nous sommes la maison de bifteck la plus achalandée en ville.Maintenant, nous sommes au courant.du pouvoir électrisant des gens qui nous entourent.LE B1FTHËQÛË} Spécial d'été DEUX HOMARDS de plus d une livre chaque $ 12 95 Ri k'.iii-/ \u2022 MU.iv.i dt-ux humard.d,- plu» d uni* Ijvt*chaque.Itrvii j\\fc ru.petit» pain» mji»im rt £r«ndr «alddr frairli.- (LE BIFTHEQÛEf Bifteck de côte 16 oz LE BIFTHEQUE Filet Mignon 12oz 95 Notrv fam«ua filn mignon de 12 ot délicieux et tendre à souhait, parfaitement préparé et servi tvtc la garniture habituelle Notre fameut bifteck de rote d'au moins I6n; .I leilli a point et succulent, et servi a\\t-c la garniture habiturlli- {LE BIFTHEQUE) LE BIFTHEQUE^ Bifteck de contre«filet N'olrr fameux bifteck de contre-filet de IH oz parfaitement assaisonne, parfaitement préparé, et aervi avec In garniture habituelle Boucherie Visitez notre boucherie et faites votre choix parmi nos meilleures pièces de boeuf Canada catégorie A, vieillies à point.Offres spéciales cette semaine: 1.Poulet à rôtir de la ferme 88$/lb 2.Oeufs Extra Gros 3.Viande hachée maigre 4.Caisses de Coca-Cola .99C/dz.\u20221.89/lb.*6.69/ch {LE BIFTHEQUE} MARCHÉ aux antiquités Offrez-vous le plaisir d'évoluer dans un cadre de belles antiquités et de pièces de collection.Choisissez au passage les fruits et légumes frais offerts dans nos stands.Dimanche seulement Aujourd'hui, nous recommençons en neuf! La plus grande maison du bifteck en ville 6705 Côte de Liesse Ville St Laurent 739 6336 ' NOTES POLITIQUES Le 24 juin: la SSJB-M à l'origine d'activités parallèles Face à la situation confuse et ténébreuse entourant l'organisation de la fête nationale des Québécois confiée par le gouvernement du Parti québécois à la Société des festivals populaires du Québec, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a décidé de tenir au moins deux activités parallèles pour souligner l'événement.Ainsi, le 21 juin, le président de la SSJB-M et porte-parole des Mouvenements nationalistes du Québec, Gilles Rhéaume, a décidé de donner un banquet en l'hon-neur de la chanteuse nationaliste Pauline Julien.Cette manifestation d'envergure qui rendra aussi hommage à la région de la Mauricie d'où cette chanteuse est originaire aura lieu à la salle paroissiale Saint-Jean-Baptiste, à Montréal.L'année dernière le mouvement nationaliste avait rendu hommage au Chanoine Lionel Groulx, en présence du premier ministre René Lévesque et du maire de la ville de Montréal, Jean Drapeau.Par ailleurs, la SSJB-M donnera une réception dans la Métropole le 18 juin, où différentes personnalités politiques, religieuses et du monde des affaires se retrouveront pour célébrer leur fierté d'être québécois.Plusieurs autres activités des SSJB et des Mouvements natio-naltes du Québec sont aussi prévues dans les différentes régions du Québec afin de souligner de façon positive la fête de tous les québécois.Consultation du PQ Les permanents du Parti québécois viennent de terminer une tournée d'information auprès des militants de cette formation politique à travers la province.De cette consultation, il ressort une constante.La majorité des militants désirent que le premier ministre René Lévesque procède le plus rapidement possible à un remaniement en profondeur de son conseil des ministres.Selon les informations obtenues par LA PRESSE, il ressort que les militants de la base estiment que depuis la prise du pouvoir par le PQ, il y a maintenant six ans, le président du PQ n'a pas fait preuve de trop d'imagination dans la composition de son cabinet.On lui reproche notamment son obstination à maintenir en poste certains ministres, qui ne font pas le poids.Et ce, pour des raisons strictements sentimentales, à savoir des députés qui détiennent des portefeuilles ministériels pour le seul mérite d'avoir été les premiers élus de cette formation politique à l'Assemblée nationale en 1970.C'est notamment le cas, estime-t-on de façon générale, du ministre des Loisirs, de la chasse et de la pèche, et député du Saguenay, Lucien Lessard.Ainsi, plusieurs soutiennent que depuis six ans le premier ministre Lévesque devrait apporter du sang neuf au cabinet, et ce dans le but de calmer notamment le mécontentement de la population qui ne cesse de croître dans tous les secteurs de la société.Mais comme René Lévesque n'est pas particulièrement reconnu pour écouter sa base, à moins que cela ne fasse son affairé, les voeux émis par les militants à l'occasion de cette consultation risquent de rester comme une lettre morte à la poste, une spécialité que l'on connaît bien avec le système postal du gouvernement fédéral.Le prix de la démocratie La démocratie ca coûte cher et le dernier bilan du Directeur général du financement des partis politiques, Pierre-Olivier Boucher le démontre.Dans le quatrième rapport annuel qu'il vient de soumettre au président de l'Assemblée nationale, il établit que les 12 partis politiques provinciaux reconnus au Québec et les 44 partis politiques municipaux se sont partgés, en 1981, une somme totale de $11,600,000.D'un autre côté le gouvernement du Québec a donné une somme de $5.5 millions pour le financement des activités de ces différents partis politiques, ce qui inclut $1.8 million en dégrèvements d'impôt accordé à 94,200 contribuables.Le NDP au provincial Le Nouveau parti démocratique, section Québec, continue de faire rire.Le chef du groupe néo-démocrate, Jean-Denis La-vigne, se promène en province en déclarant le plus sérieusement du monde et à qui veut l'entendre, que le minuscule mouvement politique qu'il représente dans la Belle province prendra une décision, d'ici un an, à savoir si on fondera un parti provincial.Pendant ce temps, à la «permanence» du NPD à Montréal, il n'y a pas de personnel, et les appels sont reçus par un répondeur automatique.Verdict le 17 juin pour l'ex-sous-ministre Claude Rouleau Accusé de fraude et d'abus de confiance, l'ex-sous-ministre des Transports sous le gouvernement Bourassa, Claude Rouleau, connaîtra le verdict de la cour, jeudi prochain.Le juge Raymond Bemier, de la Cour des sessions, a en effet pris la cause en délibéré, hier, après avoir entendu les représentations des procureurs en présence.MARIO ROY Huit chefs d'accusation pèsent contre l'ex-haut fonctionnaire, qui fut également président de la Régie des installations olympiques.Ces accusations ont entraîné un procès qui a débuté le 9 novembre dernier, et au cours duquel plus d'une centaine de documents ont été déposés en preuve par la Couronne.L'argumentation développée par le procureur de l'accusé, Me Gabriel Lapointe, veut que Claude Rouleau n'ait en aucun moment eu l'intention «d'échanger» des avantages avec les entrepreneurs et professionnels cités dans les accusations portées par le ministère public.Il s'agit des firmes Simard & Beaudry Inc.; Trudeau, Gascon, La la ne et te & Associés; et Des jardins, Sauriol et Associés.Me Lapointe soumet que les tractations ayant conduit à la construction, chez Claude Rouleau, d'un quai et d'un mur de soutènement (ouvrages dont l'évaluation marchande a été extrêmement variable, selon les té- moins appelés à la barre), n'ont eu aucune incidence sur la nature et la quantité des contrats gouvernementaux accordés aux firmes impliquées.Ce à quoi le procureur de la Couronne au dossier, Me Philippe Ferland, réplique que l'ancien haut fonctionnaire n'est pas carrément accusé de corruption, mais plutôt de s'être placé «dans une situation de conflit d'intérêts contraire aux standards appropriés; de bonne conduite.» Le juriste constate simplement que Claude Rouleau a tiré des avantages concrets de personnes qui étaient en relation d'affaires avec le ministère des Transports, et déplore que «les contracteurs ne fassent pas la différence entre la corruption et l'octroi d*avan: tages gratuits.» Outre le bénéfice représenté par les travaux d'aménagement de sa propriété du Lac-des-Deux-Montagnes, Rouleau aurait, à deux reprises, accepté des sommes d'argent de la part d'un administrateur de la maison Des jardins, Sauriol et Associés.Les événements mis en cause dans cette affaire se sont déroulés en 1972 et 1973.En 1977, Claude Rouleau faisait l'objet d'une enquête de la Sûreté du Québec, pour être ensuite dénoncé dans le rapport Malouf, sur le coût des Olympiques de 1976.L'enquête préliminaire s'instruisait, rôus ordonnance dé non-publication, en mai 1981. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 19821 JNPOORMATiONS Lévesque veut se débarrasser des «poids morts» de Sidbec QUEBEC \u2014 Le premier ministre Lévesque a déclaré hier que le gouvernement étudie la façon d'assainir l'essentiel des opérations de SIDBEC et «de se débarasser des poids morts qui font que le contribuable est obligé de payer sans arrêt et, à cause de la conjoncture, de plus en plus».«Il y a une limite à tout», a ajouté M.Lévesque, qui était interrogé sur cette société d'Etat lors d'une conférence de presse.GILLES GAUTHIER de notre bureou do Québec On se souvient que le ministre Rodrigue Biron déclarait la semaine dernière qu'il fallait oublier le rêve d'une sidérurgie intégrée.«Si on entend par «intégrée», disait hier M.Lévesque, que tous ces morceaux qui, jusqu'à une certain point, ont été ajoutés de bric et de broc et, dans certains cas, par pur opportunisme politique conjoncturel à l'époque, que tout cela doit être maintenu comme tel, il est évident qu'on ne voit pas le bout du tunnel».«Ce n'est pas nouveau, a-t-il également dit, que SIDBEC soit en déficit car elle porte une charge de dettes qui est absolument invraisemblable par rapport à ce que devrait être l'équité.Cela a été créé en cours de route, c'est maintenant incrusté dans les structures et ça prendrait un prix de fou pour en sortir».Après avoir rappelé que la crise affectait l'ensemble de l'industrie sidérurgique du monde occidental, le premier ministre s'en est pris au contrat signé par Sidbec, British Steel et Quebec Cartier Mi- ning (US Steel) pour la mise sur pied de Sidbec-Normines.«C'est invraisemblable, c'est un contrat qui n'a ni queue ni tête même en période normale mais qui alourdit encore la position déficitaire de SIDBEC».«On est pris pour payer je ne sais pas combien à US Steel chaque année - il y a British Steel qui casque avec nous - pour des marchés aléatoires».Le député libéral Reed Scowen affirme pour sa part que le déficit du secteur minier de SIDBEC, soit celui qui découle de ses engagements dans Sidbec-Normines, s'est élevé à plus de $55 millions en 1981, et il estime qu'il atteindra $100 millions cette année ou en 1983 au plus tard si ce fameux contrat demeure en vigueur.Gilles Vincent, responsable du dossier au cabinet du ministre Bi- ron, indique pour sa part que les possibilités que SIDBEC demeure exactement ce qu'elle est dans le moment sont nulles, que des changements sont certains et qu'on doit s'attendre à la fermeture des départements qui ne sont pas rentables, à l'ouverture de nouveaux, à des spécialisations et à la formation, si possible, d'alliances avec des partenaires.Il indique à ce sujet que des alliances sont possibles pour la fabrication de tôles comme celles qu'utilisent Marine et Davie et que SIDBEC n'est pas en mesure de produire dans le moment.M.Vincent ajoute que si on ne réussit pas à trouver des partenaires, on aura le choix entre fermer ou «continuer si on est capable d'absorber les déficits à tous les ans».Lois 68 et 70: les syndicats s'inquiètent de l'offensive publicitaire du gouvernement QUEBEC (PC) \u2014 A la veille de sa rencontre avec les organisations syndicales en commission parlementaire, le gouvernement a mené hier une importante offensive publicitaire sur ses projets de loi 70 et 68 via l'agence de communications Telbec.Le gouvernement a en effet «inondé» en soirée, mercredi, le fil de cette agence par la transcription des nombreuses interventions faites à l'Assemblée nationale ces derniers jours par les députés ministériels.«Nous n'avons encore jamais vu ça.On dirait que le gouvernement est en proie à la panique», ont commenté hier des représentants syndicaux en prenant connaissance de cette propagande.ROBERT LEFEBVRE_ «On nous invite en commission parlementaire pour nous permettre de nous exprimer et on se lance dans une campagne de propagande quelqures heures avant.«C'est à se demander si le premier ministre Lévesque ne nous a pas convoqués que pour se donner bonne conscience suite à l'appel lancé par un éditorialiste», a dé- claré un porte-parole de la CEQ, M.Guy Bourdages.Optimiste Les centrales syndicales voient dans cette rencontre d'aujourd'hui la première occasion «de se parler face à face», à la suite de la proposition gouvernementale du 15 avril portant sur un gel modulé des salaires.Le nouveau président de la CSN, Donatien Corriveau, se présentera dans le Salon rouge de l'Assemblée nationale optimiste, croyant que cette rencontre éclairera les parlementaires sur la position du mouvement syndical dans la présente crise budgétaire et économique.Conjointement avec ses partenaires de la FTQ et de la CEQ, la CSN réitérera sa disponibilité à entamer dès maintenant les négociations, à condition que le gouvernement accepte de retirer ou de suspendre l'étude des projets de loi 70 et 68, traitant de la rémunération et des régimes de retraite des travailleurs du secteur public et parapublic.«Avec de telles lois, si elles étaient adoptées, comment pourrait-on prétendre à la négociation libre entre les parties?», observe M.Corriveau.Selon lui, les trois centrales sont prêtes à négocier dès maintenant sur la base de leurs priorités même si le front commun des dernières rondes de négociation n'est pas encore officiellement constitué.Les trois centrales se sont déjà entendues sur le principe de reconduire l'expérience de 1979.Il ne reste qu'à régler quelques modalités, a fait savoir M.Corriveau.Pas de négociation Entretemps, le gouvernement continue d'affirmer qu'il n'a pas l'intention dé retirer ses projets de loi, qu'ils sont nécessaires pour solutionner son problème budgétaire.Et s'il faut en croire un porte-parole du Conseil du trésor, la rencontre d'aujourd'hui ne constitue pas une table de négociation .«C'est pour nous permettre de comprendre tout ce que nous n'aurions pas compris, notamment la fameuse ouverture que certains ont vue dans la réponse des centrales syndicales à notre proposition du 15 avril», a déclaré M.Jean-François Cloutier, res- r Dossiers Vegas: Bédard ne peut rassurer les libéraux Si les dossiers Vegas 1 et Vegas 2 contiennent des informations si terribles qu'elles seraient de nature à faire trembler les libéraux, c'est le Solliciteur général de l'époque (1975), Fernand Lalonde, qui pourrait le dire.C'est en substance ce que le ministre de la Justice, Marc-André Bédard, a répondu hier, justement à M.Lalonde, qui l'interrogeait sur les dé-clarations faites, la veille, par le député Guy Chevrette.Ce dernier, excédé par la tactique des libéraux de lancer, sous forme de questions, des insinuations contre des personnes qui n'ont rien fait de reprehensible ou, à tout le moins, dont les gestes ré-préhensibles n'ont pas été prouvés, avait menacé de demander au ministre de la Justice de déposer les rapports Vegas et certains autres documents «qui vont faire taire certaines personnes».Hier, M.Lalonde a dénoncé ces méthodes qui s'apparentent à du chantage et a tenté d'obtenir du ministre Bédard qu'il révèle que ces rapports ne contiennent rien «qui pourrait entacher l'intégrité d'aucun des membres de cette Chambre».Le ministre a répondu que sa charge de travail ne lui permettait pas de refaire les analyses de dossier qui avaient été faites par son prédécesseur et qu'il n'était donc pas en mesure de traiter d'un rapport dont il ne connaissait pas le contenu.La sainte colère du député de Joliette Hier, au cours d'une conversation téléphonique, lé député Chevrette a reconnu que son intervention pouvait ressembler à une tentative de chantage.«J'étais trop en maudit, nous a-t-il dit.Je me suis mal exprimé.Je ne menaçais pas un député en particulier, je ne voulais viser personne.» Il explique que quand il a parlé de révélations qui pourraient «faire taire» certaines personnes, il voulait dire que s'il se mettait à révéler toutes les rumeurs plus ou moins fondées -mais en tout cas non.prouvées- dont il a pu prendre U r 1 % I PhotothèquëTATRESSE Guy Chevrette connaissance quand il était à la Commission Cliche, les gens d'en face se rendraient bien compte jusqu'à quel point pareil procédé peut être inique, et se tairaient.«Ça n'a pas d'allure, ajoute-t-il.C'est le genre d'insinuation que je ne tolère plus.Avec la télévision des débats, ce qui se dit en Chambre a une portée beaucoup plus grande et il faut cesser d'éclabousser pour le plaisir.Il faut penser que ces gens-là ont des enfants, une famille.» Il propose donc de limiter l'immunité parlementaire par un espèce de code d'éthique qui prévoierait des sanctions contre les députés qui se permettent de lancer toutes sortes d'insinuations sans en vérifier le bien fondé.«Les libéraux nous rétorquent que le PQ faisait pareil dans l'opposition.Moi je leur réponds qu'une gaffe ne justifie pas une autre gaffe.» Le lieutenant-gouverneur: Québec coupera le gras Il a été révélé lors de l'étude des \u2022 crédits du premier ministre, la semaine dernière, que, de toutes les provinces canadiennes, c'est la moins royaliste, le Québec, qui i traite le mieux son représentant1 de la Reine, le lieutenant-gouverneur.Il nous coûte plus dej $600,000, plus de trois fois plus qu'en Ontario.Interrogé alors par le député péquiste d'Arthabaska, ! Jacques Baril, M.Lévesque avait ! alors été incapable d'expliquer pourquoi on augmentait encore ses crédits, en pleine période de crise.Le premier ministre est revenu sur la question, hier, en conférence de presse.Il a redit qu'il n'était pas question de lui couper tout de suite les vivres.Comme il est en fin de mandat, et qu'il a pris des habitudes, a-t-il dit, il conviendrait mieux d'attendre l'arrivée de son successeur pour «couper dans le gras».D'autant plus que si on s'y mettait tout de suite, poursuit M.Lévesque, on pourrait nous accuser d'exercer une vengeance à la suite des différends qui ont pu survenir à la suite de la récente visite de la Reine.Entretemps, conclut en souriant le premier ministre, cela entretient quelques emplois -il n'y a pas de sots métiers- de marmitons, de deuxième chauffeur, etc, et dans une période de chômage, c'est peut-être mieux de ne pas gaspiller.Participation intense plutôt qu'aile fédérale Le ministre Marcel Léger va peut-être un peu vite quand il compte le premier ministre au sein des partisans de l'idée d'une aile fédérale du Parti québécois sur la scène fédérale.Hier, én conférence de presse, le premier ministre a dit qu'il lui apparaissait très prématuré de parler d'aile fédérale.Au Conseil national du prochain week-end, a-t-il expliqué, il sera uniquement ques- i tion du principe «d'une participation intense, aussi intense que possible, aux prochaines élections fédérales», et non des modalités.Il semble que M.Lévesque soit convaincu que le PQ doive partici- Ser à la prochaine campagne fé- I érale, comme il semble convaincu que c'est l'opinion de la majorité des membres du parti.Mais quant à la forme que cette participation doit prendre, le débat reste à faire.LOUIS FALARDEAU \u2014£- ponsable de l'information gouvernementale dans le cadre des négociations.En réduisant de 18,8 p.cent les salaires entre le premier janvier et le 31 mars 1983, le gouvernement récupérera environ $521 millions et les modifications qu'il entend apporter aux régimes de retraite lui procureront quelque $140 millions additionnels pour la seule année 1983.Outre les 3 grandes centrales, 5 autres organisations syndicales ont été convoquées: la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), le Cartel des organismes professionnels de la Santé (COPS) et la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Cette journée sera clôturée, pour le mouvement syndical, par une manifestation en soirée devant le Parlement.Les trois centrales attendent pas moins de 15,000 militants, malgré certaines difficultés, souligne t-on à la CEQ, à trouver des autobus pour les travailleurs de l'extérieur de Québec.CORRIDOR DE TRANSMISSION D'ÉLECTRICITÉ Moratoire six mois Le gouvernement fédéral ne pourra procéder à l'expropriation d'une partie du territoire québécois pour y construire une ligne de transmission de l'électricité à partir de Terre-Neuve que six mois après que la loi C-108 sur l'énergie aura été votée.Le ministre de l'Energie, Marc Lalonde, a apporté hier soir à la Chambre des Communes un amendement à son projet sur l'éneregie qui a pour effet de retarder pour une période de six mois une application de la loi qui a soulevé de nombreuses controverses au Québec.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottowo_ 1 Le ministre Lalonde a dit faire cet amendement à la suite de représentations du gouvernement québécois (le ministre Duhaime) et du député conservateur Roch La Salle.Il espère que cette nouvelle disposition permettra aux gouvernements du Québec et de Terre-Neuve de s'entendre et de mettre fin à leur contentieux sur les ressources hydro-électriques.«Je souhaite que ce délai additionnel donnera une autre chance aux deux provinces d'en venir à un accord», a déclaré M.Lalonde.Il a ajouté plus loin: «Il est triste de voir deux provinces divisées alors qu'elles sont aux prises avec un taux de chômage élevé et de nombreuses dettes».Le représentant fédéral estime que la querelle Terre-Neuve-Québec sur le développement des chutes Churchill au Labrador et des rivières de la Basse Côte-Nord fait perdre des centaines de millions de dollars et des milliers d'emplois chaque année aux deux provinces.Le député de Joliette, de son côté, s'est réjoui de Tamendement apporté par le gouvernement et a indiqué que son parti voterait en faveur.I M.Lalonde a fait savoir également qu'il avait, dans la journée même, envoyé une lettre au ministre de l'Energie du Québec, Yves Duhaime, de même qu'à celui de Terre-Neuve, les avisant du changement.Photothèque LA PRESSE Marc Lalonde Le projet de loi C-108 apporte des modifications à la loi sur l'Office national de l'énergie et lui confère, entre autre, le droit d'exproprier une partie du territoire québécois pour acheminer de l'électricité à partir de la province voisine.C'est le deuxième amendement majeur que le ministre Lalonde apporte au projet de loi.La semaine dernière, à la suite des représentations de THydro-Qué-bec, Ottawa enlevait du projet de loi le pouvoir à l'Office national de l'énergie de suspendre les contrats de vente d'électricité à l'étranger en cas de «commodité et de nécessité publique».Au début de son discours, hier, le ministre fédéral a reproché au gouvernement du Parti québécois d'avoir politisé et rendu émotif le débat sur le corridor électrique.Par contre, plus tard, M.Lalonde a dit qu'à la suite des discussions qu'il avait eues avec les réprésentants du gouvernement du Québec il avait la forte impression que Québec avait une1 attitude flexible dans sa querelle avec le gouvernement de Terre-Neuve.y,,.-\u2022>r::v:.:v: .\u2022 ^ - j \u2022 \u2022 ?5 :: I t 3 : ¦ ï ¦ \\ 4P A 6 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 rMroRiAL PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef Rôle injustifiable d'Israël au Liban Il paraît de plus en plus évident, à mesure que les jours passent, que l'invasion du Liban par Israël constitue beaucoup plus qu'une opération de nettoyage.Si l'objectif visé, comme l'avaient dit au départ les porte-parole israéliens, s'était résumé à refouler les Palestiniens suffisamment loin pour les empêcher de tirer sur les habitants du nord de ta Galilée, les combats auraient pu cesser dès le deuxième jour.En effet, dès le deuxième jour de l'invasion, la pénétration dépassait les quarante kilomètres dont on avait dit qu'elle serait suffisante pour placer la Galilée hors de portée des canons palestiniens.On est donc en droit de se demander si le but vraiment poursuivi par Israël ne serait pas plutôt l'éviction du Liban à la fois des Palestiniens et des Syriens.Les Palestiniens, parce qu'ils peuvent toujours se regrouper et hanter à nouveau les populations du nord d'Israël.Les Syriens, parce que, en pratique, ils ont le contrôle du Liban et protègent les Palestiniens.Israël n'a aucun grief contre le Liban lui-même.Il est vraisemblable aussi, comme il le prétend, qu'il n'a pas d'intentions annexionnistes.Il s'en prend au Liban uniquement parce que ce pays est incapable de se gouverner et que les Palestiniens en profitent pour organiser leurs raids contre Israël.Quant à la Syrie, le peuple israélien la soupçonne, par contre, de vouloir étendre son empire dans la région.En délogeant les Palestiniens et les Syriens du Liban, Israël se sentirait beaucoup plus en sécurité.Il pourrait, par la suite, donner son appui aux factions libanaises qui lui sont sympathiques et permettre à celles-ci de régner sur le pays.Il aurait, enfin, un voisin dont il n'aurait rien à craindre.Mais ce sont là de pures hypo- thèses.On ne sait jamais ce qui peut arriver avec un chef d'État comme M.Menahem Begin qui rêve toujours d'un grand Israël.Il pourrait être tenté de sauter sur l'occasion pour agrandir son territoire.Mais le contraire apparaît davantage plausible car, après tout, Israël a déjà suffisamment de problèmes avec les territoires qu'il occupe pour désirer s'en créer de nouveaux.Pourtant, même en acceptant cette hypothèse généreuse, il est difficile de justifier l'initiative israélienne.S'il fallait qu'un pays, chaque fois qu'il a raison ou croit avoir raison de se plaindre d'un voisin, décidait de se faire justice à lui-même, la paix du monde serait sans cesse menacée.Bien sûr, Israël représente un cas un peu spécial.C'est un État isolé dans une région où tout lui est hostile.Il a été habitué à ne compter que sur ses propres moyens et à vivre ainsi dangereu- sement.Mais, cas particulier ou pas, sa conduite est inacceptable en droit international.D'ailleurs, même des pays amis comme les États-Unis et le Canada n'ont pu s'empêcher de lui reprocher son invasion et de le supplier d'évacuer ses troupes du Liban.Le Proche-Orient continue de demeurer une poudrière.Israël, avec les troupes nombreuses qu'il vient de lancer dans la mêlée, pourrait bien la faire sauter à tout moment.On n'ose imaginer l'ampleur que pourrait prendre pareille conflagration.Israël proclame qu'il veut la paix.Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne prend pas les meilleurs moyens pour l'obtenir.Le meilleur moyen, il doit le savoir, serait de rechercher fébrilement une solution au problème palestinien.Dans la foulée des accords de Camp David, les États-Unis font bien leur possible pour relancer les négociations sur l'autonomie de la Cisjordanie et de Gaza.Mais, les Israéliens ne les soutiennent guère.De plus, par la façon arrogante dont ils se conduisent dans les territoires occupés, ils contribuent à aggraver le climat de méfiance qui éloigne toujours davantage les Arabes de toute table éventuelle de négociation.Pour le moment, les Israéliens doivent écouter le message qui leur parvient de partout: les massacres ont déjà trop duré.Déjà trop de vies humaines, y compris des vies tout à fait innocentes, ont été fauchées.Le carnage des armes doit cesser.La force ne saurait créer le droit.Il est dur d'avoir à dire ces chose d'un pays que, par ailleurs, on ne peut s'empêcher d'admirer pour son dynamisme et les valeurs démocratiques qu'il est seul à représenter dans ce coin du monde.Mais, s'il a droit qu'on respecte son intégrité territoriale, il doit aussi respecter celle des autres.Il n'a pas à se faire le gendarme du Proche-Orient.Si ce rôle s'impose \u2014 et on est autorisé à croire qu'il s'impose \u2014 c'est aux Nations unies de l'assumer.En d'autres termes, Israël ne se créerait pas d'ennemis comme il le fait maintenant si, au lieu de chercher à se faire justice à lui-même, il demandait à l'ONU d'accroître considérablement sa force de dissuasion dans la région pour empêcher les terroristes palestiniens de bombarder son territoire.Au fait, l'ONU, maintenant qu'elle a condamné Israël, devrait songer à se donner les moyens de lui prouver qu'elle est justement en mesure d'assurer véritablement sa sécurité.VINCENT PRINCE Pondant ce temps, au Canada.S'il devait y avoir ces jours .prochains des élections générales au Canada, le plus récent sondage Gallup indique que les libéraux subiraient une écrasante défaits et que les conservateurs de M.Joe Clark seraient portés au pouvoir.Même au Québec, où nous vivons presque en régime de parti unique, M.Trudeau ne gagnerait plus son plébiscite aussi facilement.> On peut jongler avec les projections et les probabilités, mais tout le monde sait qu'il n'y aura pas d'élections avant 1984.Les enquêtes Gallup ne servent en cas temps difficiles qu'à mesurer le degré d'insatisfaction d'une population déconcertée par la crise et qui, surtout, se résigne mal à admettre l'impuissance du pouvoir politique.Le chef conservateur se réjouit naturellement.Mais il doit bien savoir pourtant que les sondages comme celui de cette semaine expriment bien davantage l'opposition au régime Trudeau que l'adhésion au programme du Parti conservateur.Au chapitre de l'économie, celui-ci est-il si connu et si clair?Il se résume, pour l'essentiel, en quelques mots: rétablissement de la confiance, prélude à une relance des affaires.Ce n'est pas rien.Mais c'est un pari, un saut dans l'inconnu.Au point où en sont les choses dans » ?» ce pays, l'électorat sera bientôt disposé à le faire.Pendant ce temps, le prince qui nous gouverne se comporte en Europe comme un authentique chef d'État dont le monde nous envie l'intelligence, le charme et le prestige.Il a tenu sur l'impossible concertation des Sept à Versailles des propos d'une grande sagesse.Il a condamné comme il convenait l'invasion du Liban par les troupes israéliennes.Il a été reçu par le roi d'Espagne comme l'un des grands sages d'Occident.Il a fait hier à Bonn, lors du Sommet du Conseil de l'Atlantique Nord, un discours remarqué sur le désarmement qui témoigne en faveur du Canada d'une courageuse indépendance d'esprit à l'égard des États-Unis et de certains pays d'Europe.Dans les cercles de chefs d'États et de gouvernements, on recherche volontiers ses analyses et ses bons conseils.Le chancelier Schmidt, qui l'aime bien, et le président Mitterrand, qui a trouvé en lui un interlocuteur de qualité, sollicitent volontiers sa compagnie et ses avis.Le journal officiel du gouvernement yougoslave, saluant hier par un éditorial l'arrivée prochaine de M.Trudeau à Belgrade, voit en notre premier ministre rien de moins que «le printemps du Canada».La .formule est sibylline, mais fort belle et flatteuse.Toutefois, au Canada, le printemps est chargé de mauvais augures.Les banquiers réunis en congrès à Québec n'hésitent plus à dire ouvertement que le gouvernement a perdu la maîtrise de l'économie et que l'état général du pays, y compris l'esprit de ses citoyens, est une source de profonde inquiétude dans les milieux financiers.On ne parvient plus à s'expliquer chez les banquiers pourquoi la poussière s'accumule sur un budget déposé en novembre et que M.MacEachen, hier encore, hésitait à retoucher.Tout se passe comme si M.Trudeau, depuis qu'il a donné une Constitution nouvelle au Canada anglais, ne s'intéressait plus qu'aux grandes questions internationales.L'Opposition réclame tous les jours sa démission.À quoi bon?Devant l'ampleur du malaise économique, il se comporte comme s'il avait déjà démissionné.Quand il rentrera la semaine prochaine après une escale aux Nations-Unies (où il fera, bien sûr, une intervention majeure), M.Trudeau devra donner la preuve qu'il peut reprendre en main avec fermeté le destin de ce pays à la dérive.Ce sera le dernier grand virage de sa carrière politique.Saura-t-il le prendre?MICHEL ROY » i i i Le conflit des Malouines devient-il un conflit «banal»?La guerre entre l'Irak et l'Iran a éclaté en septembre J080.On en entendit parler pendant un certain nombre de mois.Puis, plus rien.Le mois dernier, elle redevint un sujet d'actualité, parce que l'issue du conflit est soudainement apparue évidente et qu'il est clair que l'Irak, par la bêtise de ses dirigeants, a perdu la guerre.Entre l'automne 1980 et le printemps de cette année, ce conflit, qui a tout de même fait 80,000 victimes, était devenu banal.Le conflit des îles Malouines (que la presse anglaise appelle Falkland) va-t-il se banaliser à son tour?Va-t-il durer assez longtemps pour perdre tout intérêt aux yeux de l'opinion, jusqu'au jour où on apprendra qu'il y a enfin un vainqueur et un vaincu?Peut-être.On sait déjà qu'un événement chasse l'autre, qu'une guerre chasse l'autre et qu'en cinq Jours il s'est perdu plus d'avions au-dessus du Liban que dans l'Atlantique Sud.Il faudrait sans doute être un grand expert militaire pour expliquer pourquoi les Anglais «perdent» ou ont «perdu» tant de lampe devant une proie qui ne demande qu'à être avalée.Ou peut-être faudrait-il, au contraire, être un grand expert politique?Entre la visite du pape en An- gleterre, à la fin de mai, et celle qu'il entreprend en Argentine il s'est écoulé deux semaines.La pause dans le conflit des Malouines peut-elle s'exliquer par la double visite dans des pays en guerre d'une personnalité religieuse extraordinaire, dont toutes les pensées sont vouées à la défense de paix?S'agit-il d'une coïncidence?Quelle que soit l'explication, la journée de mardi aura rappelé aux Anglais que la guerre avec l'Argentine n'est pas terminée, que l'impôt du sang, comme disent les poètes tragiques, est toujours réclamé.La journée de mercredi a été particulièrement sombre pour la marine anglaise.Pourquoi cette hésitation, qui persistait encore il y a quelques heures, en tout cas, à en finir avec Port Stanley et à refouler à la mer l'armée argentine, si visiblement mal préparée à la guerre?Irrésolution chez Mme Thatcher?Ce serait bien surprenant.On sait, toutefois, parce que le fait est de notoriété publique, que le gouvernement anglais a été invité par diverses instances à limiter l'étendue du massacre.Les explications officielles à la pause des deux dernières semaines ont été, il faut en convenir, à moitié convaincantes.Tantôt, l'attaque, fina- le était remise parce que la température n'était pas assez belle; tantôt parce qu'elle était trop belle.Ou le conflit va devenir banal, c'est-à-dire qu'il va se faire oublier à travers une cascade d'événements nouveaux se déroulant sur d'autres points du globe (exemple: la flambée au Moyen-Orient) ou il constitue le premier épisode d'une longue histoire aux rebondissements multiples, capable de modifier la politique étrangère des États-Unis.Sur le plan politique (à l'exclusion des aspects purement militaires) le plus grand souci de l'Angleterre a été de s'assurer de la solidité du soutien des États-Unis.Rien ne pouvait apporter une preuve plus probante de la solidarité entre Londres et Washington que les gestes et les propos du président Reagan, Itors de son passage à Londres, au début de la semaine.Tous les signes extérieurs de la solidité du front commun anglo-américain ont été réunis pour l'occasion.S.M.la reine elle-même, dans l'un des rares discours qu'il lui arrive de prononcer, s'est félicitée de l'appui du «peuple» américain.Cela rappelle les accents de la guerre contre l'Allemagne.Si on était au cinéma, on aurait l'impression d'un «remake».CHfYCOfUMff» S ODBRNB mm m .» i \u2022¦ .\u2022%\u2022 \u2022 f \u2022 (Elfe.' \u2022 .\u2022\u2022:> \u2022 - ¦ \u2022 ¦ \u2022 J1\" \u2022 i \u2022 \u2022\u2022.\u2022 , .\u2022 H PS , .\u2022 * .\\v .:., t .\u2022\u2022 -v * \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ' \u2022 fc* » ¦ .* .\u2022 .,\\ .\u2022 \u2022 v.'i'v \u2022 » I I I ' I A I Droits réservés MIS LA PRESSE ANGLOPHOBE Patronage Le Canada traverse une des pires périodes de son histoire: les nouvelles économiques sont toutes mauvaises, l'humeur du public est désespérément sombre, la confiance dans les gouvernements et Tes institutions* baisse chaque jour davantage.Et que font nos gouvernants à Ottawa pour nous remonter le moral?Ils ont, doux Jésus, nommé M.Jack Homer président des chemins de fer du Canadien National.Il serait exagéré de dire que cela dépasse l'entendement, car dans le passé le premier ministre Pierre Trudeau s'est révélé, capable de presque tous les mépris pour les convenances ou pour l'opinion publique.Cet intellectuel raffiné, avec sa vision d'une société globale juste, a démontré, sur le plan pratique, qu'il est le plus fervent adepte du patronage de toute l'histoire du -X- Canada.Les sièges au Sénat sont accordés aux quêteurs de fonds libéraux, les contrats pour la construction des ambassades sont donnés aux amis personnels.Et ce qui est peut-être le plus grave, la direction des grandes sociétés publiques, qui portent certains des noms les plus glorieux de ce pays, est confiée non seulement à des politiciens, mais à des ratés de la politique.The Globe and Mail Abnégation?Il arrive que certains exemples d'abnégation soient trompeurs, comme par exemple la proposition du député indépendant Bill Yurko, selon laquelle les membres du Parlement devraient accepter une réduction de salaire de 10 pour cent pour donner l'exemple aux Canadiens.n se trouve que M.Yurko re- -r- çoit une pension d'environ $2,000 par mois pour services rendus à l'assemblée législative de r Albert a.Et il y a aussi le cas d'un certain Michael Warren.Il a été engagé, à un salaire supérieur à celui du gouvernement de la Banque du Canada (.) pour diriger la société des Postes du Canada.Dans un geste grandiose, destiné à servir d'exemple, M.Warren a envoyé une note de service aux autorités postales canadiennes, disant qu'il «ne recommandera pas.de hausses de salaires de plus de cinq pour cent pour les cadres supérieurs en 1982».(Lui-même a annoncé qu'il n'acceptera pas d'augmentation en 1982.) (.) Après seulement cinq mois de service il avait reçu une hausse de salaire de 7.9 pour cent, «basée sur la performance»».C'était en février dernier.The Ottawa Citizen 7 T A 7 TRIBUNE .LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 LE PEAGE Une mesure discriminatoire M.Michel Clair, Ministre des Transports Québec Monsieur le ministre, Depuis quelques mois, le gouvernement du Québec a mis en oeuvre toute une série de législations qui pénalisent durement les automobilistes du Québec: taxe-ascenseur sur l'essence, augmentation du coût des plaques d'immatriculation et des taux d'assurance.Ajoutée à toutes ces mesures, la décision récente de plus que doubler les tarifs des péages sur les autoroutes est certainement la plus impopulaire.Au lieu de pénaliser équitable-ment tous les automobilistes, elle vient alourdir encore davantage le budget de ceux qui connaissent l'inconvénient de demeurer aux abords d'une autoroute et d'avoir à l'utiliser pour se rendre à leur travail.Je suis de ce nombre: un Jérômien qui doit voyager à Montréal chaque jour pour y travailler.Voyager pour moi n'est pas un luxe, mais une nécessité.Il est révolu le temps où l'on demeurait dans un périmètre rapproché de son lieu de travail.Je ne suis pas le seul dans ce cas si vous considérez l'affluence des automobilistes aux heures de pointe sur les autoroutes du Nord.Vous connaissez, sans dou- Pourquoi pas la p'tit train du Nord?Dans LA PRESSE du 27 mai dernier, cinquante-cinq conseils municipaux et chambre de commerce des Laurentides se disaient prêts à protester contre la décision du gouvernement du Québec de doubler le tarif des autoroutes.En raison des récentes et futures hausses de l'essence, il devient presque inabordable pour les vacanciers de jouir de nos belles Laurentides.Le p'tit train du Nord (déjà presque oublié) ne serait-il pas un élément de solution?Alors, Laurentides! Secouez-vous! Exigez des gouvernements la remise en service du p'tit train pour éviter de perdre le Nord! Imaginez le potentiel touristique pour chaque municipalité qui axerait une bonne publicité sur le p'tit train du Nord.Messieurs des conseils, pensez-y ! André VERNER Laval te, le taux élevé de chômage qui existe dans la région de St-Jé-rôme en raison du manque d'entreprises et d'industries de pointe.J'ai cherché en vain du travail dans mon milieu et comme beaucoup de mes concitoyens je dois descendre à Montréal chaque matin pour gagner de quoi subvenir à mes besoins.Et l'utilisation de l'automobile pour venir travailler est d'autant plus nécessaire qu'il n'y a pas de transport en commun adéquat dans la région des basses Laurentides.La solution du covoiturage que vous préconisez n'est pas encore au point et nécessiterait des aménagements dans les industries et plus de flexibilité dans les horaires de travail.Il n'est pas toujours facile de trouver un compagnon dans le voisinage et qui travaille au même endroit.Sans compter que les heures de travail ne concordent pas toujours.(.) Le mécontentement est profond dans la population et des moyens de pression seront certainement utilisés dans les mois à venir.Mais avant d'en arriver là, ne serait-il pas souhaitable d'envisager un dialogue franc et une consultation populaire avec les usagers des autoroutes?Nombre d'automobilistes, à travers le Québec, peuvent utiliser, pour se rendre à leur travail, des routes excellentes sans avoir l'odieux fardeau des péages et des inconvénients que cela entraîne: arrêts fréquents, retards, et pour l'avenir coûts exhorbitants.Je pense ici aux travailleurs des régions de Vau-dreuil, de Beauharnois, de St-Bruno et de tous ceux de la région de Québec.Pourquoi alors serions-nous plus pénalisés que les autres?(.) Il me semblerait prioritaire de laisser à un taux abordable pour tous les travailleurs les tarifs des autoroutes aux heures de pointe.Ce n'est pas un luxe que l'on se paie, lorsqu'on est obligé de voyager à ces heures-là.Et avant de mettre en place des tarifs si élevés, n'aurait-il pas été préférable d'envisager la mise en place d'un transport en commun plus adéquat pour desservir les banlieues des grands centres industriels, et spécialement la région de St-Jérôme?Il est difficile de croire que tous les usagers des autoroutes du Nord envisagent de déménager à Montréal.Cela ferait trop plaisir au maire Jean Drapeau! Renald TARDIF St-Jérôme Vf'*-* »*~:- sBSiuH m 4 '.- ?r * v Le «merveilleux» boulevard des Laurentides.PEUT-ON ENCORE SAUVER LAVAL?Il y a près de deux ans, un protocole d'entente était signé entre Ville do Laval et le ministère des Affaires culturelles afin que soient poussées plus à tond des études visant à protéger et à mettre en valeur le patrimoine bâti de l'Ile Jésus.Le rapport de la firme d'ingénieurs conseils chargée du projet a été rendu public il y a quelques semaines: rapport en plusieurs volumes faisant suite à d'autres initiatives tels l'inventaire Demeter (relevant 266 bâtiments d'intérêt patrimonial sur l'Ile Jésus) et le rapport de Henri Hamel concernant des mesures de protection et de mise en valeur du patrimoine architectural.Ville de Laval a évidemment bien du mérite de s'impliquer à ce niveau en injectant au-delà de soixante mille dollars.Toutefois, nous trouvons qu'il serait plus qu'urgent que l'on sorte au plus tôt du stade initial de l'optatif et des rapports et que l'on mette en application des mesures éminemment pratique concernant le zonage, l'affichage, le remisage extérieur, aménagements relatifs aux taxes pour les bâtiments patrimoniaux.Que Ville de Laval légifère au plus tôt que ses vieilles montées (Haut Saint - François, Saint-EIzéar, Laçasse, des Perrons) et ses rangs ne perdent ce qu'il leur reste d'intérêt architectural par des intrusions de nouvelles constructions, de garages, de commerces, etc.Avant que Ville de Laval ne devienne entièrement charcutée par un réseau routier démentiel, défigurée par des commerces aux affiches monstrueuses, truffée de «cours à scrap», à l'image de sa «merveilleuse» artère principale, le boulevard des Laurentides, nous souhaiterions des actions concrètes et positives pour la sauvegarde d'une partie de ce que fut jadis l'Ile Jésus.Daniel OLIVIER Auteuil, Laval A la défense de Claude Ryan Après la défaite de 1976, les libéraux ont vite compris qu'il fallait apporter à leur formation politique des changements majeurs.Ils sont allés chercher Claude Ryan, et avec ce dernier naissait le nouveau Parti libéral du Québec.Monsieur Ryan, a depuis doté le PLQ d'une pensée politique bien articulée.Il a démontré qu'on peut concevoir une société québécoise distincte et dynamique dans ce Canada riche d'avenir.Est-il besoin de rappeler toute sa série de victoires, y compris la plus déterminante, celle du référendum; car c'est bien lui, quoi qu'on en dise, qui a été le principal artisan de cette victoire.Mais voilà qu'on ne lui a pas encore pardonné cet écart de 3% du vote populaire aux dernières élections.Replaçons cette «défaite» dans son contexte.Rappelons-nous que quelques jours après le référendum.P.-E.Trudeau entreprenait des «discussions constitutionnelles avec le Parti québécois ( ! ) alors que ce dernier devait normalement déclencher des élections dans les semaines ou les mois suivants.La perche était tendue sur un plateau d'argent et nos péquistes n'allaient pas rater si belle occasion de s'accrocher au pouvoir; on connaît la suite.On entend même des députés fédéraux dire que le PLQ devra régler le problème du leadership de M.Ryan.Il n'est pas exagéré de parler, comme J.-C.LecTerc, de la per-didiedeses ailiers.Mais le Parti libéral et le Québec tout entier peuvent-ils se permettre de perdre Claude Ryan?N'est-il pas l'homme le plus apte à redonner à beaucoup d'entre nous cette fierté perdue d'être Québécois et Canadiens?N'est-il pas encore l'homme le plus susceptible de «ré-unir» la grande majorité des Québécois?(Oublions les trudeauistes inconditionnels qoi croient que le PLQ se doit être une succursale servile d'Ottawa, et les na-tionaleux enrubanés de fleurs de lys.) .Il est vrai que, selon les sondages, M.Ryan n'est pas le plus populaire des chefs de parti.Mais que valent les sondages quand nous sommes tellement habitués d'entendre les mêmes clichés: il ne «passe» pas, il manque de charisme, il n'est pas politicien, ou même il est trop honnête! Comme si l'honnêteté n'était pas précisément ce qui nous fait le plus cruellement défaut à l'heure actuelle.Pourtant, une remontée de popularité est bien possible.Il faut d'abord que les militants libéraux se montrent dignes de leur chef et lui redonnent cette confiance dont il a besoin pour nous doter collectivement d'une société stable, juste et prospère.Et si le point de départ de cette remontée venait des députés libéraux de l'Assemblée nationale qui ont gardé leur confiance en monsieur Ryan?S'ils (elles) le disaient bien haut, bien fort?» P.LABELLE Montréal Triste image du Québec?.Pas du toutI Se peut-il qu'en 1982 un journaliste qui n'a pas eu droit à son deuxième verre d'apéritif devienne injuste dans ses propos?Se pourrait-il qu'un journaliste qui s'est fait inviter à un repas officiel n'ait d'autres propos à parler que de la mauvaise qualité de la nourriture?Est-il pensable qu'un professionnel du gouvernement invite des gens à un restaurant connu de Montréal et qu'il soit rendu responsable de la mauvaise nourriture de restaurant?Peut-on croire que ce professionnel coupable de lèse-repas soit mentionné deux fois en caractère gras, mais que le nom du restaurant soit passé sous silence?Peut-on parler de mesquinerie administrative pour un repas du midi sur semaine à 19,00 $, alors que de délicieux repas sont ser- vis le midi dans les restaurants du Vieux Montréal pour quelque 7,00 $, plus un carafon de rouge à 6,00 $, plus un apéritif à 1,00 $, soit pour moins de 19,00 $.Doit-on avoir honte d'une politique de restrictions budgétaires alors qu'on sait très bien que votre journaliste aurait été le premier à parler des dépenses exagérées que le gouvernement engage pour recevoir ses visiteurs si la réception avait été à la hauteur des soi-disant pratiques internationales.Ayant été moi-même en poste à l'étranger pendant de nombreuses années, je peux affirmer qu'un seul apéritif est la pratique habituelle et qu'il m'a déjà été donné de manger plus ou moins bien sans penser nécessairement que mon hôte ne savait pas recevoir.Et je ne vous parle pas des balades d'autobus.Non, ce n'est pas possible de croire que l'article de votre col-' laborateur Jacques Bouchard intitulé «Une triste image du Québec» (La Presse du II mai 1982) soit le fruit d'une réflexion profonde sur les pratiques internationales du Québec.J'aime mieux croire qu'il s'agit plutôt des potinages d'un journaliste en mal d'un deuxième apéritif à une réception ou il s'était fait inviter.Bernard DAGENAIS Ex-conseiller de presse à la Délégation du Québec en France Ex-directeur des Communications au ministère des Affaires intergouvernementales M.Dagenais, qui est mainte-nnnt directeur des communications au ministère de I Rduca- f/on, a snns doute mal compris.En tant que Québécois j'ai été très mal à l'aise et j'ai eu honte lors de cette réception.Ce que j'ai rapporté, c'est que j'ai vu des invités belges se faire refuser bêtement un autre verre au bar, alors qu'ils en demandaient un deuxième.Et ce dont j'ai rendu compte, c'est le grand étonnement sur les visages de ces gens qui ne sont pus habitués à ce genre de pratique.Et je maintiens, malgré les affirmations de M.Dagenais, que ces personnes ne pratiquent pas ce genre de «politesse» lorsqu'ils reçoivent des visiteurs étrangers.Ayant moi-mùme vécu en Europe pendant quelques an-nées, je puis aussi affirmer que les allégations contenues dans le septième paragraphe sont fausses.Jacques Bouchard YVRAC Dos conserves dangereuses Mme Monique Bégin Ministre de la Santé et du Bien-être M.André Ouellet Ministre de la Consommation et des Corporations Ottawa Il y a beaucoup de conserves qui sont vendues dans des boîtes finies en étain.Cet étain se dissout progressivement dans l'aliment.Lorsque celui-ci n'est pas consommé rapidement, la concentration d'étain peut arriver à faire changer son goût et même provoquer des empoisonnements chez le consommateur.Personnellement, j'ai déjà été empoisonné assez gravement en mangeant des tomates en conserve dans cette sorte de boîte.L'analyse faite par le Service canadien de la Protection de la Santé a révélé que la concentration d'étain n'atteignait que la moitié de la norme permise.Quand lap Tout le monde sait que la discrimination fondée sur la race et la- couleur est interdite selon la Charte des droits de la personne.Pourtant, des actes discriminatoires se commettent intentionnellement, fréquemment et impunément, particulièrement dans le domaine de Phéberge-ment.SaiLjon que des personnes de couleur se voient habituellement refuser un logement?Le cas est d'autant plus grave qu'il se pratique selon des méthodes honteusement directes.Ainsi au téléphone, une question: «De quelle nationalité êtes-vous?» Et la réponse fatale: «Je suis Haïtienne et j'ai des enfants.» Alors il Dans ces conditions, je-ne su) aucunement protégé par ce Service de contrôle.Lorsque je fais mon épicerie» je tente d'éviter d'acheter lera conserves contenues dans de*B boîtes finies en étain, mais c'est.k pratiquement impossible puis^,, qu'il n'y a aucune indication sur ^ l'emballage.Dernièrement, j'ai \u2022 acheté une boîte de coeuréorl d'artichauts, mais je n'ai pas osé1 les manger, parce que le goûtiOl était changé.Nft Je souhaite qu'une loi soit pas-*-sée, afin d'obliger les compa-gnies à indiquer sur la boite: (1) f*| si sa finition est en étain; (2) l^q date de mise en conserve.,3 Ces deux indications permettraient aux consommateurs qui*-sont affectés par l'étain à des,, concentrations inférieures aux', normes, d'être protégés en étant'* informés avant d'acheter.Yvon THÉ ROUX Trois-Rivières .* n'en faut pas davantage.:.«Malheureusement.je n'ai pa^\\ de logement pour les Haïtiens! » ?*?Par ailleurs, si un Blanc (j'en ai fait l'expérience) veut bien accompagner une personne de couleur dans sa pénible démarche, alors là tout change: les logements sont disponibles et toutdevient.facile., grâce à lâ&l couleur blanche! On ne pourra jamais assez dénoncer cette odieuse discrimination! Quand donc notre terr humaine effacera-t-elle à tpu jamais ces misérables séquelles préhistoriques! ** Catherine PRINCE-LACHANCB^ professeur de philosophie^ Lavais De drôles de Québécois C'est une vérité de La Palice que d'affirmer que les députés représentant le Québec à Ottawa défendent peu ou pas les intérêts de leur province.Du reste, ces députés ont-ils, quelque intérêt en la prospérité du Québec?Un Québec faible et pauvre a bien moins de chance de choisir l'indépendance.Nous avons appris récemment que plusieurs de ces députés avaient choisi de payer leurs impôts à la province d'Ontario plutôt qu'au Québec, dont le champion carriériste André \u2022A M Ouellet qui avoue demeurer erf h Ontario depuis plusieurs années, même s'il compte sur les électeurs de la circonscription de*3 Papineau, à Montréal, pour s& faire élire.c:t Il tombe sous le sens que toutfx contribuable québécois a intérêts à ce que la province retrouve s$ 0 prospérité, car une réduction^ d'impôts en résultera; mais ces* députés ne paient pas d'impôts^, au Québec, et n'ont par consé>* quent aucun intérêt à ce que leè^ impôts baissent.(.) \\ Jean GAUDETTË^ Montréal, Un danger à la sécurité Le critère de danger à la santé et la sécurité publique peut être facilement invoque dansle cas d'une grève à la Commission de Transport de la Communauté urbaine de Montréal.En effet, dans le cas de grève à la CTCUM sans maintien d'autobus et métro aux heures de pointe, il est beaucoup plus difficile pour poli» ce, pompiers et ambulances de répondre à des appels d'urgence, .surtout dans le centre-ville de Montréal, à cause du congestion-o > nement aux heures de pointe.\\ A mon avis, le ministre duu, » Travail, avec son projet de loi.^ sur les services essentiels a en- ?core un trop gros parti-pris en^T, faveur des'syndicats et un énor- , me mépris pour les nombreux*\" usagers de la CTCUM.Le minis-'*; tre du Travail devrait donc dé- ^ \\ missionner ou être congédié.Marc WILLIAMS Oùtremont Prisonnier du Marathon».tf Dimanche matin, le 30 mai,*** tout un secteur du quartier Rose-, mont était paralysé à cause.di parcours emprunté par les parti cipants au marathon.Pourquoi Je ne suis pas contre le sport, loin de là, mais je suis contre les manifestations sportives lorsqu'elles pénalisent une partie de la population.Je m'explique.\u2022B.Priorité est accordée dons cette 009.ou* lettres d'intérêt général se rapportant à des artkU t parut dans LA PRESSE.La concision ett rocornman-dee.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne t'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni è retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à h machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: m Tribune libre m, LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y3M1.n'avait-on pas prévu une rue li-, bre pour sortir du quadrilatèr où nous étions enfermés?Un0J agent de police particulièrement\" gentil a tenté vainement de frayer un chemin vers une sortieJ à deux voitures de résidents qui'* devaient se rendre, un à l'aéro-'-*! port, l'autre à l'hôpital Maison- ' neuve.Tout était bloqué.Quant aux agents spéciaux de sécurité,;* certains n'avaient aucune notion j de la politesse élémentaire.J'espère que l'an prochain, on^ pensera à remédier à cette situa-' t tion illogique.Longue vie quand' ' même au marathon! 1 M.Laurent \" Montréal* l 11a la presse I RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE ITEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations do « LA PRESSE » et colles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service dei abonnements oit ouvert de 7h a 18h (samedi : 8h30 à 13h) RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Gmmi** annonces 285-6892 Annonces dottétt 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 ou lundi ou vendredi 9h à 17k Pourchanfjtf 285-7205 du lundi ou yttr>àn)4\\ 9h à 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tele-Presse 2857306 VacorKtt, voyage* 285-7265 Carrières et profesitoni, nominationi 285-7320 n up 11 fi a *1- A 8 INFORMATIONS LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 \u2022 4 I t < r r - :;î; > y Hi \" 4 \u2022 ttawa n'exclut pas les sanctions contre Israël Le gouvernement canadien va étudier la possibilité de prendre des sanctions économiques contre Israël à la suite de son invasion armée au Liban.Parlant au nom du gouvernement, en Pabsence du premier ministre et du secrétaire d'État aux Affaires extérieures, M.Pierre De Bané, ministre d'État aux Relations extérieures, a déclaré hier aux journalistes dans la capitale fédérale que la question des sanctions économiques contre Israël «va certainement être étudiée par le cabinet».MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Des centaines de milliers de manifestants se sont regroupés à Bonn afin de protester contre la présence des armes nucléaires en Allemagne de l'Ouest et contre la visite du président Rea- gan.Les effigies «belligérantes» du chancelier Helmut Schmidt et du président Reagan étaient évidemment à l'honneur.téléphoto UPI Trudeau dénonce futilité sommet de Bonn BONN \u2014 La rencontre au sommet des seize pays membres de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) a pris fin hier à Bonn sans progrès réels sur les questions de défense et de détente vis-à-vis de l'URSS, à un point tel que son président d'honneur, le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, a déploré la futilité de l'exercice devant la presse internationale et il a affirmé que les chefs n'avaient fait qu'estampiller la déclaration finale préparée par des fonctionnaires, sans débattre les questions de fond.GILBERT lÂ\\rÔ!Tmmmmm^ envoyé spéciol de LA PRESSE M.Trudeau est sorti déçu de cette rencontre, où les pays n'ont même pas pris position sur l'invasion du Liban par Israël, qui a pourtant constitué l'essentiel de leurs discussions de coulisses, et où le Canada a échoué dans sa tentative pour obtenir l'assurance que les négociations sur le désarmement avec l'URSS ne seraient pas liées aux considérations économiques ou politiques des États-Unis.«Je suppose que je pourrais vous répondre par le cliché habituel et vous dire que les pays de l'OTAN sont unis et que l'alliance est forte.Mais je ne pense pas que ce genre de sommet puisse être productif.Si vous regardez le communiqué, je ne pense pas qu'il dise beaucoup plus que ce qui a été dit à plusieurs reprises dans ce genre de forum.J'ai répété ma critique à ce sujet pendant la réunion: lorsque l'on réunit seize chefs d'État ou de gouvernement qui ont parcouru des milliers de milles pour discuter d'un sujet aussi important que l'OTAN, je pense qu'ils devraient faire autre chose que simplement ratifier un communiqué qui a été cuit et réchauffé par les fonctionnaires.» M.Trudeau a expliqué que la réunion, de quatre ou cinq heures, n'a donné l'occasion aux chefs qu'à lire des discours préparés par leurs experts, et n'a pas permis de dialogue sur les points de divergence.Faisant état de la manifestation contre la course aux armements, qui a réuni 200,000 personnes à Bonn pendant le som- met, le premier ministre a déclaré que les manifestants n'avaient obtenu aucune opinion originale de la part des chefs d'État, à part celle émise dans ie communiqué final qui n'apporte rien de neuf aux critiques contre le déploiement des armes nucléaires.Au cours de son discours de la matinée, ie chef de l'État canadien avait insisté sur l'importance de discussions sincères avec les Soviétiques pour réduire la course aux armements, et il avait demandé que ces négociations soient accordées à d'autres considérations, telle l'économie.Il a toutefois reconnu en fin de journée que deu* pays seulement l'avaient appuyé publiquement , et trois ou quatre autres en privé.II a admis que le président Reagan ne partageait pas son point de vue à ce sujet.Dans une critique à peine voilée contre les États-Unis, M.Trudeau a déclaré que certains pays membres de l'OTAN sont persuadés que le bloc des pays de l'Est est sur le point de s'effriter, et qu'il importe d'agir de telle façon à accélérer cet effritement.«Mais d'autres pays croient que l'empire soviétique survivra un peu plus longtemps, qu'il a des intérêts stratégiques et qu'il dispose des moyens militaires nécessaires pour défendre ses intérêts.Cette conviction nécessiterait une toute, autre forme de réaction de notre part».Le Premier ministre a lancé une autre critique à l'endroit des Américains, en expliquant que lorsque l'administration Reagan s'oppose aux lignes de crédit trop avantageuses des pays de l'Ouest à l'endroit des pays de l'Est, elle semble oublier que le blé vendu par les agriculteurs américains aux Soviétiques est indirectement subventionné par le billet des programmes d'aide du gouvernement des États-Unis aux producteurs.Appelé à se prononcer sur les chances d'une entente dans les négociations à venir sur le désarmement, M.Trudeau a déclaré «que la gageure est bien mince».Même si l'invasion du Liban a constitué l'une des plus grandes inquiétudes dans les coulisses du sommet de l'OTAN, les participants n'ont pas jugé bon de faire une déclaration à ce sujet.11 est évident que les États-Unis par exemple n'auraient pu s'entendre avec le Canada ou les pays de la Communauté économique européenne pour dénoncer clairement l'attitude israélienne, et le premier ministre l'a reconnu indirectement en déclarant qu'il aurait fallu de longues heures pour produire un point de vue commun sur le sujet.En ce qui a trait à la position canadienne, le premier ministre n'a pas écarté la possibilité de l'adoption d'autres mesures par le gouvernement pour faire pression sur Israël, mais il a exprimé l'opinion que des sanctions économiques ne changeraient rien_ à la politique actuelle de Jérusalem.Il a ajouté que l'invasion du Liban n'assurera pas les Israéliens de la stabilité recherchée au Moyen-Orient.«Il y aura toujours des Palestiniens, il y aura toujours une Organisation de libération de la Palestine, et je suis inquiet des effets que cette guerre aura sur d'autres pays arabes plus modérés dans le passé».Le communiqué final de l'OTAN réaffirme les principes de défense de la liberté qui ont été à la base de la création de l'alliance, et appuie les démarches actuelles des États-Unis pour une reprise des négociations sur le désarmement, tout en recommandant, comme à Versailles, une plus grande prudence dans le commerce avec les pays de l'Est.La plupart des autres grands thèmes de Versailles y sont également repris en plus court, notamment le dialogue Nord-Sud, les efforts pour assurer la stabilité économique, renforcer la lutte à l'inflation et lutter contre le chômage.Selon toute évidence, l'influence du Canada n'a pas été plus forte à Bonn qu'à Versailles, et ces deux rencontres internationales ont surtout démontré aux pays de l'Ouest au'après avoir obtenu la chance du coureur l'an dernier, après son élection, le Président américain a démontré cette année qu'il a des idées bien précises, et qu'il entend les mener â terme, quoi qu'en pensent ses alliés.M.Trudeau poursuit son voyage à l'étranger à Belgrade en Yougoslavie, où il passera la fin de semaine.Le ministre n'a pas voulu dire si cette possibilité avait déjà fait l'objet de discussions au cabinet ni quand le sujet serait abordé.Toutefois, M.De Bané ajoutait plus loin: «Les Israéliens sont allés trop loin».L'on sait que mecredi dernier le premier ministre Trudeau a é-crit au premier ministre Begin pour condamner le geste de l'État hébreu.«Je suis profondément consterné par l'avance massive des forces israéliennes en territoire libanais.Elle représente une nette escalade du conflit», écrivait M.Trudeau.A la suite de l'invasion des îles Malouines par l'Argentine, le gouvernement canadien a pris des sanctions économiques contre ce pays de l'Amérique latine.Ottawa a bloqué toutes les importations en provenance de ce pays et mis fin, de son côté, aux ventes d'équipement militaire à l'Argentine.Si les troupes israéliennes demeuraient stationnées au Liban, le ministre De Bané a affirmé que le Canada «ne pourrait reconnaître ce geste».Plusieurs questions des journalistes sont demeurées sans réponse et tmt visiblement embarrassé le député de Matane.M.De Bané est lui-même d'origine libanaise.Alors qu'on lui demandait si personnellement il était en faveur des sanctions contre Israël, il a répondu: «Je ferai connaître ma position personnelle au cabinet d'abord».1,500 Canadiens Interrogé à la Chambre des Communes sur le présent conflit par le député libéral de Chateau-guay, Ian Watson, le ministre d'État aux Relations extérieures a lu une partie du télégramme envoyé dans la journée même à Ottawa par l'ambassade canadienne à Beyrouth, la capitale du Liban qui était alors assiégée.«Beyrouth est actuellement bombardée sans merci par mer, par air et par terre», a écrit l'ambassadeur.Il y a présentement 1,500 Canadiens établis au Liban.Selon M.De Bané, ce sont pour la plupart des gens qui sont nés au Liban et qui sont venus s'installer au Canada plus tard et ils ont été naturalisés citoyens canadiens.Puis ils sont retournés au Liban pour y travailler.Le ministre a affirmé qu'il n'était pas question pour l'instant de fermer l'ambassade canadienne à Beyrouth ni de ra-« patrier les Canadiens qui y vivent malgré l'état de guerre au Liban.«C'est l'ambassadeur canadien au Liban qui prendra cette décision», a dit M.De Bané.Groupes libanais Par ailleurs, plusieurs groupes libanais du Canada , hier, à Ottawa, ont demandé au gouvernement canadien de prendre des sanctions contre Israël à la suite de l'invasion du Liban.«Nous demandons que le Canada exerce sur Israël la même firession qu'il a montrée lorsque 'Argentine s'est servie de la force armée pour atteindre ses objectifs», a déclaré leur porte-parole, Oussama Mohtar, lors d'une conférence de presse en matinée dans la capitale.Le directeur du Bureau de la Libération de la Palestine à Ottawa, Abdullah Abdullah, a également demandé des sanctions canadiennes contre Israël.A LA VEILLE DU RALLYE DE NEW YORK Queen's Park accorde son appui aux mouvements anti-nucléaires TORONTO \u2014 La législature ontarienne a accordé son appui moral hier aux mouvements anti-nucléaires, à la veille du départ de plusieurs centaines de To-rontois pour le rallye international contre l'armement nucléaire qui se tiendra à New York en fin de semaine.Par ailleurs, les autorités américaines semblent avoir radouci leurs positions hier à l'égard de citoyens canadiens se rendant au rallye puisqu'elles ont donné droit de passage à Mme Kay Mac Pherson, ancienne présidente de la Voix des femmes, qui avait été refoulée mercredi, le 2 juin.PATRICIA DUMAS (colkrborotion spécialo)_ Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, a déclaré en Chambre, dans le cadre d'une déclaration de huit pages sur le désarmement nucléaire, que la question sur laquelle nous réfléchissons est la question ultime touchant aux gestes humains ou inhumains que l'homme peut poser envers son semblable.C'est une question qui va au delà de toutes juridictions établies, c'est une question de conscience, de responsabilité et d'intelligence personnelles.J'espère que tous ceux qui travaillent honnêtement pour la paix et la sanité dans le domaine nucléaire recevront l'appui de tous ceux d'entre nous qui se préoccupent vraiment des générations futures et de notre responsabilité envers elles».Les deux par- Bill Davis Photothèque LA PRESSE tis de l'opposition ont officiellement accordé leur appui à la déclaration.Près de 500 personnes doivent quitter Toronto aujourd'hui pour se rendre au rallye de New York.Cinq autobus, dont trois du Congrès canadien pour la paix quitteront Toronto à 20:00 heures pour se rendre aux États-Unis par le pont de la Paix à Buffalo.Hier matin, un premier autobus, transportant 49 membres et amis de la Voix des femmes, est passé sans difficulté à cet endroit même si Mme Mac Pherson, une activiste des mouvements féministes et pacifistes en Ontario et au Canada, deux fois candidate néo-démocrate aux élections /édérales, était de la partie.Mme Mac Pherson était un des troisCanadiensrefoulésàlafron-tiere américaine alors qu'ils se rendaientaurallyesurlapaix.Le révérend John Morgan, ministre derEgliseunieàTorontoetmem-bre exécutif du Conseil mondial pour la paix a été refoulé à l'aéroport de Toroitfo lundi, M.Di-; mitri Roussopoulos a été refoulé à i Montréal.Selon la loi MacCarran, ! derépoquedumaccarthysme,le Congrès mondial pour la* paix figure aux côtés des mouvements communistes, contraires aux intérêts américains.Selon un officier américain de la douane à Toronto, il existe une liste de 50 pages en deux colonnes de personnes et d'organismes suspects selon cette loi.Les officiers de douane américains au pont de la Paix hier ont semblé oublier cette loi.Parmi les gens sur l'autobus de la Voix des femmes se trouvait unministrede l'église unie de Toronto, le révérend Grinfell Zwicker qui, depuis lundi, est en probation pour un an pour avoir participé à une manifestation contre Litton Industries qui fabrique des missiles.Armes nucléaires: les Argentins trouvent ridicules les craintes des conservateurs OTTAWA \u2014 Selon le chargé d'affaires argentin à Ottawa M.Carlos Tecco, il est «ridicule et enfantin» de croire que l'Argentine utilisera la technique GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa nucléaire canadienne pour mettre au point des armes atomiques.M.Tecco réfutait ainsi lesi craintes véhiculées par certains' députés conservateurs aux Com-j munes à l'effet que son pays pourrait utiliser la technique canadien-| ne pour se doter d'armes atomiques.Depuis deux semaines, le député de St-John, M.John Crosbie demande en vain au ' gouvernement canadien de suspendre la livraison de combustible nucléaire à ce pays.Le chargé d'affaires a fait ces commentaires au cours d'une conférence de presse convoquée par l'ambassade pour commémorer le 153e anniversaire de la création d'une administration argentine sur les Iles Malouines.j Selon M.Tecco, l'Argentine n'a,' pas l'intention de se munir! -*\u2014 d'armes nucléaires en utilisant la technique acquise au Canada.«On ne fait pas une bombe nucléaire en deux ou trois semaines a t-il dit.D'ailleurs, l'Argentine a déjà un réacteur nucléaire allemand en service sur son territoire depuis quelques années et aurait pu facilement utiliser cette filière à des fins militaires si elle l'avait voulu».Tnvité à commenter l'appui du Canada à la Grande-Bretagne dans la guerre des Malouines, M.Tecco a dit déplorer cette position d'Ottawa Ce n'est pas l'Argentine qui est à Poirigine du conflit mais la Grande-Bretagne a affirmé M.Tecco.Agression coloniale Reprenant les arguments de son gouvernement M.Tecco a rapellé que la Grande-Bretagne avait dès 1831, expulsé par la force les argentins habitant les Malouines.En mars de cette année la Grande-Bretagne a récidivé en chassant des ouvriers argentins qui travaillaient en Géorgie du Sud a t-il dit.L'envoi de sous-marins nucléaires britanniques devait par la suite entraîner une escalade du conflit a expliqué M.Tecco.«L'agression belliqueuse des britanniques à comme seul but de réinstaurer le colonialisme anachro-qique et l'installation des forces militaires pour contrôler l'Atlantique Sud ».M.Tecco a réitéré la volonté de son pays de négocier une solution pacifique à la crise mais à la condition que la souveraineté argentine soit reconnue sur les Iles.L'échéancier, la compensation des biens des habitants et le partage des ressources peuvent par T contre faire l'objet de discussions a t-il dit.Le chargé d'affaires a par ailleurs rejeté la proposition britannique réclamant le droit à l'autodétermination des citoyens des Iles Malouines.Ce principe ne s'applique pas aux Iles a-t-il dit, les pays non-alignés l'ont reconnu dans la déclaration de Lima en 1975.Il n'y a que 800 familles sur les Iles, une forte proportion des habitants sont des travailleurs temporaires qui quittent les lieux après un séjour d'un ou deux ans.-*-T- LA IKESSfc, MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 Liban: Israël poursuit l'offensive malgré les pressions de Reagan d'après AFP,Reuter,UPI,AP Au cinquième jour de l'offensive «Paix en Galilée» déclenchée, au Liban, par le gouvernement Begin, alors que les combats font rage dans le sud du pays entre Israéliens et Syriens et que la pression israélienne s'est accentuée hier sur Beyrouth dont les quartiers ouest et sud ont été bombardés par les avions juifs, le président Ronald Reagan a adressé, hier, au président du Conseil israélien, un nouveau message - le second de la journée -pour demander l'arrêt des combats et le retrait des troupes israéliennes du Liban.Mais Israël semble résister aux pressions américaines.D'après la radio d'état israélienne, le nouveau message du président Reagan constitue la réponse à la lettre que le chef du gouvernement israélien lui avait adressée à la suite du premier message du président des Etats-Unis.La radio israélienne avait affirmé que, dans son premier message, M.Reagan se contentait de demander à M.Begin l'arrêt immédiat des combats au Liban.Selon M.Larry Speakes, porte-parole de la Maison Blanche, le fprésident Reagan a demandé éga-ement à Israël de retirer ses troupes du Liban.On avait évoqué à un moment la possibilité d'une visite de M.Haig aujourd'hui en Israël.Mais le chef de la diplomatie américaine a confirmé que les Israéliens «n'ont pas fait apparaître assez de souplesse pour qu'une visite vaille d'être tentée à l'heure actuelle».A Washington, le Pentagone a annoncé que des unités navales, dont le porte-avions John F.Kennedy, étaient arrivées au large de Beyrouth pour évacuer les ressortissants américains qui le désirent.Le secrétaire d'Etat Haig a révélé que M.Leonid Brejnev avait envoyé un message au président Haig pour exprimer sa préoccupation devant l'invasion israélienne, sans toutefois l'accompagner de menaces d'intervention comme il l'avait fait en 1973.A Jérusalem, un haut responsable israélien a indiqué que M.Begin demanderait un cessez-le-feu à la condition que ' les Syriens n'attaquent plus les forces israéliennes, qu'elles reviennent à leurs positions de départ et n'installent pas de nouvelles rampes de missiles dans la Vallée de la Bekaa.Quant au ministre israélien de la Défense, Ariel Sharon, il a affirmé qu'Israël exige la création d'un cordon de sécurité allant jusqu'à 45 km au-delà de sa frontière avec le Liban où l'armée israélienne n'a pas l'intention de s'y maintenir.De son côté, l'Arabie Saoudite a lancé une grande offensive diplomatique pour mettre fin à ce qu'elle considère comme «un carnage injustifiable d'Israël».Le prince Saud Al-Fayçal, ministre saoudien des Affaires étrangères, s'est rendu hier à Bonn, où il a rencontré le président Reagan et le chancelier Helmut Schmidt, et à Paris avant de gagner Londres aujourd'hui où il doit avoir des entretiens avec Mme Margaret Thatcher.Sur le terrain, d'après Radio-Beyrouth, la capitale libanaise, notamment l'aéroport international de la capitale et les quartiers résidentiels, a été pilonnée, toute la journée, par air ou par mer et de violents affrontements ont eu lieu aux abords de la ville.La radio libanaise a annoncé qu'une tentative de débarquement sur l'aéroport de la capitale avait été repoussée.Des appareils israéliens volant à haute altitude ont largué des tracts prévenant la population qu'Israël avait assemblé un grand nombre de chars pour envahir la ville et ordonnant au commandant des troupes syriennes de la FAD de les retirer de Beyrouth.A Tel Aviv, M, Shimon Peres, chef de l'opposition travailliste, a déclaré cependant que l'Etat juif n'avait pas l'intention de pénétrer dans Beyrouth.Pour l'instant, l'aviation israélienne a déjà fait 10.000 morts dans la population civile libanaise et palestinienne.Ce bilan du Croissant Rouge palestinien est donné comme provisoire et va sûrement s'alourdir.A l'autre extrémité du front, les Israéliens ont poursuivi leurs duels d'artillerie avec les Syriens Appel à Galtieri ' en faveur de journalistes emprisonnés Le Comité pour la libération des journalistes britanniques détenus en Argentine est interve-' nu aujourd'hui pour la première fois auprès du président de ce pays, le général Leopoldo Fortu-nato Galtieri.Le câble envoyé au chef de l'État argentin l'informe de la campagne internationale lancée f>ar le Comité, formé de personnages appartenant à de grands or-, ganes d'ifirmation de divers pays, pour que les trois journalistes du \u2022Sunday Times» et de l'«Observer» emprisonnés depuis le 13 avaril dernier soient immédiatement libérés.Le Comité souligne qu'aucun motif d'ordre politique n'anime ses membres et qu'il n'est pas question pour eux de prendre part dans le conflit de l'Atlantique-Sud, mais qu'ils sont profondément engagés à défendre la liberté de l'information et le principe selon lequel les journalistes dûment accrédités dans un pays ne doivent pas être emprisonnés dans l'exercice de leur mission d'information.i Au Canada, le Comité compte deux membres: MM.Roger-D.Landry, président et éditeur de LA PRESSE, et M.Roy Megarry, du quotidien torontois «Globe and Mail».Un groupe multiethnique dénonce le.«massacre» perpétré au Liban Une trentaine de représentants de divers milieux religieux, politiques, syndicaux et sociaux ont dénoncé hier à Montréal «le massacre de milliers de civils palestiniens et libanais par les troupes israéliennes» et exigé «de nos gouvernements et des Nations unies une action immédiate pour obtenir le cessez-le-feu et le retrait immédiat des envahisseurs israéliens du Liban».PIERRE SAINT-GERMAIN «i t' ¦ ¦ ¦ 9 a t t r a I a a a ¦ I » \u2022 a a a i' a * a Au cours d'une conférence de presse multiethnique, les participants ont appelé l'opinion publique à exercer des pressions sur «les gouvernements canadien et québécois» afin que les Nations unies convoquent sans délai la Conférence internationale sur le Moyen-Orient, avec la participation de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).«La tenue de cette Conférence, qui a déjà fait l'objet d'un accord entre les Etats-Unis et l'Union soviétique, est la seule voie pour un règlement général qui pourra garantir la paix, la sécurité et l'indépendance de tous les peuples du Moyen-Orient, y compris les peuples d'Israël et palestinien», souligne le communiqué remis à la presse.«J'ai honte de ce que mon peuple fait actuellement au Liban et je supplie Israël de cesser le massacre en cours», s'est écrié un Canadien d'origine juive, M.Raphael Ryba, président du Comité pour la paix aux Moyen-Orient.Des pasteurs de l'Eglise unie et de l'Eglise luthérienne, s porte-parole de centrales syndicales, dont MM.Sylvio Ga-gnon, secrétaire général de la CSN, André Morin et Jean Saint-Denis, de la CEQ, de la Fédération des comités de parents et de différents autres mouvements ont également dénoncé l'invasion israélienne du Liban.Quatre députés péquistes, Mme Louise Harel, MM.Guy Bisaillon, Rolland Dus-sault et Adrien Ouellette, se sont d'autre part élevés, dans un communiqué, contre l'action israélienne tout en reconnaissant les droits nationaux du peuple palestinien.Après avoir remercié les participants de leur appui, le représentant de l'OLP au Québec, M.Edmond Omram, a déclaré «que seule une volonté ferme d'imposer des sanctions politiques et économiques à Israël, par les pays qui l'appuient ouvertement ou implicitement, tel que le Canada, arrêtera les ambitions illimitées des envahisseurs israéliens».De son côté, un représentant du Mouvement national libanais, M.Antoine Chehla, a affirmé: «Nous sommes prêts à combattre jusqu'au bout l'invasion israélienne.» Par ailleurs, des membres de l'Union nationale des étudiants marocains ont diffusé un communiqué condamnant «le silence honteux des régimes réactionnaires arabes» devant l'invasion israélienne.Les animateurs de la conférence de presse ont annoncé qu'une marche pour le retrait des troupes israéliennes du Liban aura lieu samedi à Montréal.Les manifestants se rassembleront au square1 Philip et se rendront jusqu'au consult général d'Israël.dans la région du mont Hermon, installés dans la nuit au centre de au sud de la Bekaa, tandis que la plaine pour remplacer ceux dé- leyr aviation bombardait les nou- traits la veille.Le président syrien velles rampes de missiles syriens a reçu des propositions d'aide des pays islamiques.L'Iran a annoncé son intention d'envoyer des troupes pour soutenir les forces palestiniennes et syriennes.Des prisonniers palestiniens, capturés par les soldats israéliens dans la région de Tyr, sont ligotés et forcés de s'étendre face contre terre.téléphotos PA Les Anglais déterminés à prendre Port Stanley malgré de lourdes pertes d'après ÀFP,Reuter,UPI,AP Secoué par les raids dévastateurs de l'aviation argentine, Londres, en dépit des craintes sur le sort des civils aux Falkland qui pourraient servir d'otages, a réitéré sa volonté de reprendre par la force la capitale de l'archipel défendue par 7000 Argentins.A Buenos Aires, on jubile, on parle de «mouvement de repli des Britanniques» tandis qu'à l'occasion du «jour de la souveraineté nationale sur les Malvinas», les chefs militaires de la junte ont juré «de ne pas capituler».Six Britanniques ont été tués sur une péniche de débarquement lors de l'attaque argentine de mardi et cinq autres blessés sur la frégate Plymouth, a déclaré, hier, le ministre de la Défense, M.John Nott, qui s'est refusé à donner le chiffre des pertes sur les bateaux de débarquement Sir Galahad et Sir Tristram.Le ministre a cependant affirmé que les pertes encourues par les forces britanniques lors de cette attaque n'avaient en rien diminué la capacité d'intervention de la force britanni- que et que l'assaut sur Port Stanley était imminent.Toutefois, le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a reconnu que les forces britanniques «avaient subi mardi un nombre considérable de pertes*.La presse londonienne, pour sa part, fait état de «graves pertes» qui, selon des experts militaires britanniques, pourraient retarder l'assaut final.Toute la presse britannique titre à la une sur «le désastre de Bluff Cove», «la tragédie du Sir Galahad» et «l'horreur dans l'enfer de Cove» et s'attend à la publication du plus lourd bilan des pertes britanniques.Celles-ci s'élèvent jusqu'à présent à 135 morts au moins et 150 blessés.Le ministre Nott a toutefois réaffirmé la détermination de Londres de mener l'opération jusqu'à son terme.Quant à Mme Thatcher, elle a fait savoir haut et clair que Londres, après la reconquête, était disposé à transformer les Falkland en une «forteresse»: extension de la piste de l'aéroport principal, installation de missiles anti-aériens, présence de sous-marins et de navires de guerre.Le raid aérien argentin a coïncidé avec la fin d'une période de mauvais temps sur les Falkland.Mais, après une brève amélioration, la pluie et de grosses formations nuageuses sont revenues hier, a annoncé un météorologue du gouvernement américain.En attendant, l'Argentine a célébré, hier, le «jour de la souveraineté nationale sur les Malvinas» et multiplié les déclarations de combattre jusqu'au bout.Sur le terrain, de source militaire argentine, on laisse entendre que les forces britanniques dans le secteur des Monts Kent et Fitz Roy -deux collines stratégiques qui contrôlent l'accès à Port Stanley -ont amorcé un repli «pouvant reporter de deux bonnes semaines l'assaut contre Port Stanley annoncé comme imminent depuis huit jours».Par ailleurs, selon les services de renseignements américains, le Pérou a envoyé 10 Mirage-5 à l'Argentine qui a perdu le tiers de sa force aérienne.On ignore si les avions péruviens ont participé à l'attaque de mardi.Selon certaines rumeurs non confirmées, le Pérou aurait livré à l'Argentine des missiles Exocet.Israël a les mains libres d'après AFP L'impuissance, l'indifférence ou l'attentisme du monde arabe, de l'Occident et même du bloc sovétique ont laissé depuis six jours les mains libres à Israël au Liban.ti Soudain, hier, au moment où 'l'Etat hébreu annonçait qifïl iétait décidé à entrer dans Beyrouth, la radio de Jérusalem a annoncé que le président Ronald Reagan avait adressé un message urgent «sommant Israël» de mettre immédiatement fin aux hostilités au Liban.On ignore pour le moment la portée exacte de ce message qui serait la conséquence de consultations urgentes entre Washington et Moscou.Le message ne demanderait pas cependant le retrait israélien du Liban.En attendant, le risque d'une guerre avec la Syrie, dont les forces se heurtent déjà aux troupes israéliennes, n'empêche pas Jérusalem de lancer des assauts répétés et dévastateurs sur les places fortes palestiniennes, faisant au passage des milliers de victimes libanaises.Le gouvernement libanais assiste dans une impuissance totale à cette nouvelle violation de sa souveraineté et ses appels à la communauté internationale, notamment celui demandant la réunion d'urgence de la Ligue arabe, résonnent dans le vide.Tout en demandant le retrait israélien, les Etats-Unis s'étaient refusés jusqu'à présent à toute condamnation ou à toute sanction contre Jérusalem.Il semblait en fait, selon les observateurs à Washington, que l'administration américaine s'accommodait du fait accompli et semblait y trouver même un aspect positif, estimant que la destruction de la puissance militaire palestinienne serait de nature à faciliter, en fin de compte, un règlement du conflit israélo-arabe.Les pays arabes sont, pour leur part, accaparés par leurs propres préoccupations, leur impuissance ou leur éloigne-ment.Le président Reagan, qui recevait hier à Bonn le prince Saoud, ministre saoudien des Affaires étrangères, devait lui apporter des éclaircissements sur son attitude.Ces pays ont multiplié leurs condamnations verbales et le roi Khaled a assuré mercredi qu'il n'hésitera pas à déployer dans tous les domaines les efforts susceptibles d'appuyer la cause palestinienne.Il n'a pas été question pour autant d'un éventuel embargo pétrolier.Riyad, commelesautresEtatsdugolfe, sont conscients de leur vulnérabilité et leurs regards inquiets se tournent tout autant vers l'Iran que vers Israël.Le plus puissant Etat arabe, J'Egypte, se trouve quant à lui pratiquement neutralisé politiquement et militairement par les accords de Camp David et ses relations avec Israël.Pourquoi renflouer le déficit budgétaire du Québec avec le salaire des employés de l'état?.Monsieur Lévesque, % - Votre Gouvernement, sur la base d'une étude effectuée par le Bureau de recherche sur la rémunération, prétend que notre rémunération globale est supérieure à celle des employés du secteur privé.Compte tenu de cette prétention, votre Gouvernement veut décider unilatéralement, d'avance et à la baisse, quels seront nos salaires à l'échéance de la présente convention.Cette décision aura donc comme conséquence de réduire le salaire de vos employés de 18,85%.Pourtant, Monsieur Lévesque, vous n'êtes pas sans savoir que votre propre étude, même si elle se compare avec des entreprises non syndiquées, établit que les employés manuels (ouvriers) devraient avoir un rattrapage de près de 5%.Monsieur Lévesque, on reconnaît un homme par le respect de ses engagements.Et nos droits?SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES PROVINCIAUX DU QUÉBEC INC.* « À A 10 ! r LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 JUIN 1982 AUJOURD'HUI POUR CETTE CHRONIQUE, VEUILLEZ ADRESSER VOS LETTRES COMME SUIT: «QUOI FAIRE AUJOURD'HUI» LA PRESSE, 7 RUE ST-JACQUES, MONTRÉAL H2Y 1K9 Films - Le café «Lire et délire», 371 est, rue Roy, présente le film «Deux épisodes dans la vie d'Hubert Aquin», le 11 juin, à 20h; «Poésie rencontre avec Sylvain Campeau».à 21 h; «Le Volcan» (réflexion sur la vie et la mort de Malcolm Lowry), suivi de «Deux épisodes dans la vie d'Hubert Aquin», les 12 et 13, à 19h.Le dimanche, de 11 h à 13h, déjeuner classique avec musiciens; à partir de 13h, films pour enfants.Le café est un endroit d'achat, de vente et d'échange de livres, d'expositions, de musique et est ouvert tous les soirs.Renseignements complémentaires, 284-1790.Bazars - Un bazar pour femmes et enfants seulements se tient au Centre communautaire des Musulmans du Québec, 7 445, rue Chester, quartier Notre-Dame-de-Grâ-ce, le 12 juin, de 12h à 18h.Renseignements complémentaires, 484-7918.- La sixième foire artisanale de plein air de Beaconsfield se tient les 12 et 13 juin, de 11h à 17h.au Centre récréatif de Beaconsfield, 303.boulevard Beaconsfield.Festival chinois La fête du Bateau-Dragon sera célébrée par le Service à la famille chinoise du Grand Montréal, le 12 juin, de 10h à 18h, dans le quartier chinois: expositions et kiosques, dessins pour enfants, promenade à dos d'âne; dégustation de gâteaux chong; défilé de mode; jeux.Invitation à tous.Conférence - Une conférence sur la science chrétienne sur le thème «Suivre Jésus-Christ aujourd'hui?» sera donnée par M.Charles-Etienne Houzé.es., membre du Conseil des conférences sur la science chrétienne, le 11 juin, à 20h.au Tritorium du cégep du Vieux-Montréal.Entrée libre.Garderie.Bienvenue à tous.Renseignements complémentaires, 341-6697.Réunions - Le Comité d'abjuration de la religion catholique tient une soirée d'information à l'intention des gens désirant abjurer la foi catholique, le 11 juin, à I9h30, en la salle A-2875 du pavillon Hubert-Aquin de l'UQAM.- Toutes les personnes intéressées à l'Association des devenus sourds du Québec sont invitées à la première assemblée générale qui aura lieu le 12 juin, de 9h à 16h.au Centre Champagnat.5 017.rue Saint-Hubert.Renseignements complémentaires.Madeleine.324-8488 ou Michelle, 389-0503.Soirées de danse - Les «danses de la Gargouille» organisées par le Service des loisirs de la Ville d'Outremont pour les adolescents de 14 ans et plus se tiennent tous les vendredis de l'été, de 20h à minuit, à la Patinoire Outremont, 999, avenue McEachran.Prix d'entrée: 2,50 $.La première de ces soirées se tient le 11 juin.- L'Association Spirale-Amitié invite toutes les personnes séparées ou divorcées à sa danse anniversaire, le 11 juin, à 20h, au YMCA de Saint-Laurent, 1 745, boulevard Décarie.Renseignements complémentaires, 932-4908.- Carrefour-Rencontre organise des soirées pour personnes seules tous les vendredis, à 20h30, à l'auberge de la Vieille Gare, au 138.rue Richelieu, à Beloeil.Renseignements complémentaires, 467-4394.- L'Association Harmonie regroupant des personnes seules (séparées, divorcées, veuves) tient une soirée de danse tous les vendredis, à 20h30, au 445, rue Yvon-Berger, quartier Sainte-Rose, à Laval.Renseignements complémentaires, 625-6550.Activités physiques; randonnées - Le cercle Projet-Soleil, association mixte pour personnes seules de 35 à 55 ans.tient une journée récréative à Ausa-ble Chasm, le 15 juin.Renseignements complémentaires et réservations: 389-1533.- Le club «Les ailes du ciel», organisme à but non lucratif, invite toutes les personnes intéressées au vol libre à venir se renseigner sur ce sport, ses centres d'exposition et à assister aux démonstrations qu'il donne à la Montagne Coupée, à Saint-Jean-de-Matha, près de Joliette.Les 12 et 13 juin, on organise également une sortie de régate et une rencontre amicale.Les spectacteurs peuvent aussi participer aux soupers organisés par le club.Renseignements complémentaires.Mme Claire Menard.324-6000.- L'école de plein air DAHU organise un voyage d'initiation à l'alpinisme dans les Rocheuses, du 14 août au 6 septembre, (accessible aux débutants).Renseignements complémentaires.484-2529.- Des randonnées guidées sont organisées, pour les groupes, dans le parc du mont Saint-Bruno pour favoriser la découverte des traits naturels marquants de la région des collines montérégiennes.On peut y acquérir des connaissances intéressantes sur son histoire géologique, la diversité de ses habitants et son histoire humaine de la colonisation à nos jours.On peut aussi y faire la découverte de la culture des pommes et de la chênaie rouge.Toute personne intéressée à se joindre à un groupe est invitée à consulter les babillards-interprétation installés au poste d'accueil du parc et à l'entrée de l'ère de pique-nique, près du collège.Renseignements complémentaires et réservations: (514) 873-2843 ou (514) 653-7544.- Au Vélodrome, il y a du «cyclisme populaire) tous les lundis, mercredis et vendredis, de 20h à 21h30.Il faut cependant réserver: 252-4456.Admission: 4 $ par participant.Renseignements d'ordre général sur les activités du Parc Olympique: 252-4422.- Parcs Canada offre des visites guidées, à heures fixes, le long du canal de Lachine, tous les jours de la semaine.Les départs pour les visites à pied se font à I4h, au pavillon Monk, à l'angle de la 7e Avenue et de la rue Saint-Joseph, à Lachine (autobus 191, métro Lionel-Groulx).Pour les visites à bicyclette (chacun doit apporter son vélo), les départs se font à l'angle des rues McGill et de la Commune.Renseignements complémentaires, 283-6054.En vrac - L'Association des parents consommateurs de la Rive-Sud tient un comptoir de vente et d'échange de livres usagés dans le stationnement de la Place du Commerce, 1 680, boulevard Provencher, à Brossard, de 10h à 13h, le 12 juin.En cas de pluie, l'événement sera remis au 19 juin.- Le Club social Dalse, association de bienfaisance accordant de l'aide aux nécessiteux, aux malades et aux vieillards, tient une campagne de souscription jusqu'au 15 juin.On peut faire parvenir ses dons à l'adresse suivante: c.p.2, Outremont, Québec.- Le centre récréatif Notre-Dame-des-Neiges, 5 347, chemin de la Côte-des-Neiges, organise un camp de jour pour enfants de 6 à 12 ans, du 28 juin au 27 août.Les activités se dérouleront du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30.Les inscri-pitons se prendront du 14 au 18 juin, de 13h à 20h30, au coût de 20 Spar enfant pour l'été.Renseignements complémentaires, 733-1478.- En prévision de la fête des pères, l'Association des marchands détaillants de Place-Bonaventure organisent un défilé de mode, le 12 juin, au niveau métro, à 14h30.- Contact Montréal offre un stage supplémentaire de danse, du 14 au 18 juin, au studio 303, 372 ouest, rue Sainte-Catherine, avec Gurnay Bolster.Evelyn Ginz-burg, Andrew Harwood et Jo Lechay.Renseignements complémentaires.935-8473 ou 849-1028.- Une exposition d'oeuvres carcérales réalisées par les filles détenues de Tan-guay se tient à la Résidence Sainte-Emilie.4 837, rue Adam, les 10 et 11 juin, de 19h à 22h; le 12, de 13h à 21 h: le 13, de 9h30, à 18h.Cet événement est organisé TELE HORAIRES Midi 12:00 \u20225 12 O'clock News and Weather Œ> Room 222 O O Midday News CdD The Doctor *JD The Noon Report CD WWNY News (tj Tic Tac Dough O u Spider mon COr News 8 Midday GCiC Lasalle chez soi Œ r Noon at ten O The Cisco Kid il r CD Family Feud fD The Joys of Collecting © Home Again CD Vegetable soup 12:10 rx Across the Fence O O Midday 12:15 O Nouvelles de midi IS O Votr' été O t Les p'tits bon hommes © (40) Le 10 vous informe 12:25 OOCD Le Tele journal O O t Le monde Cfj A la ferme 12:26 O Community Announcements 12:30 O O 1 O G) Allé Bou Bon J, t O Jô.r ii Young and Restless & O O McLean at Large O De tout pour tous HD CD r Search for Tomorrow O O t CD (40) A la bonne franquette CXKID r tf) Ryan's Hope CD c Community Cooks CD Pulse, 12.30 CD People Patterns CD Guitar with Frederick Nocd tl> Electric Company (99) Au tneôtre ce soir 13b 01:00 CD Cf r Days of Our Lives fX That's Life O O t CD (40) Votre amie Suzanne
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.