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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-06-18, Collections de BAnQ.

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[" page B 1 E PLUS GRAND r j - photo UPI LES ^ EXPOS BATTUS 12-8 À CHICAGO FRANCONA À L'ÉCART DU JEU POUR 21 JOURS pages 2 et 3 _> ¦ iwi ¦ w w»\u2014 t-uiiL.ink.i nvrwu i aai i » i_ ~j SI LA GRÈVE DES MÉDECINS SE POURSUIT ¦ Notant qu'il est «un peu répugnant» que les médecins mettent la santé du public en danger pour une question d'argent, le premier ministre Lévesque a promis que le gouvernement interviendra par voie législative mardi prochain public en aanger pour une question a argent, le premier ministre Levesque promis que le gouvernement interviendra par voie législative mardi prochain au plus tard.Ce sont les mêmes médecins qui criaient au scandale lorsque les employés d'hôpitaux ont débrayé, a-t-i! rappelé.page a 3 m ARGENTINE pnuiu ur L'ARMÉE FORCE LE GÉNÉRAL 6ALTIERI À SE RETIRER La junte militaire argentine s'est effondrée, hier, ne pouvant survivre à la reddition de son armée devant les Britanniques.Le général Galtieri s'est démis de ses fonctions.Le ministre de l'Intérieur, Alfredo Saint-Jean, assure l'intérim.page A 8 LES MOYENS DE PRESSIC A 2 U PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JUIN 1982 Ci-haut: Stéphane, huit ans.Ci-bas: Mimi, de Brossard, 15 ans Photos La PRESSE, Jeon Goupil fXA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 8 Max.: 20 NUAGEUX POSSIBILITÉ D'AVERSES DEMAIN : PAS DE CHANGEMENT.La Quotidienne Tirage d'hier 2-4-3 Québec Abitibi Outooooi» Lourentides Contons de l'Es» Movrkie Québec Loc-Soint-Joon Rjrnoushi Govpcsif Baie-Comeoo Sepf-lles Canada Victoria Edmonton Rogino Winnipeg Toronto FrodVtcton Halifax Choriottetown Soint-Jean États-Unis 6 8 8 8 6 8 6 5 5 5 M 10 9 3 10 8 10 8 8 Moi.Avtowrd'Svt 18 Ensoleillé 20 Ensoleillé 20 Ensoleillé 20 Nuageux 20 Ensoleillé 20 Nuageux 19 Ensoleillé 17 Ensoleillé 16 Ensoleillé 13 Ensoleillé 14 Ensoleille Mo*.25 24 22 20 20 18 19 18 20 Boston Buffalo hicago Miami New York Moi 18 29 12 7 17 17 25 32 19 29 N Ile-Orléans 19 31 Pittsburgh 11 24 San Francisco 12 20 Washington 23 31 les capitales Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbon no Londres Moi.16 19 18 30 25 33 10 17 13 23 1 7 9 11 15 24 28 31 18 34 20 32 13 22 Madrid Moscou Mexko Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne MM.Mai.17 31 9 15 12 26 8 19 16 20 14 26 17 29 7 16 18 25 23 27 13 17 7 x Charles-Lemoyne: une situation normale, malgré une longue attente Hôpital Charles-Lemoyne, jeudi, 13 heures.Stéphane, huit ans, attend depuis huit heures du matin qu'on refasse son plâtre après une nouvelle réduction de sa mauvaise fracture.Son père espère être sorti de l'hôpital avec lui.avant la fin de l'après-midi.Deux kilomètres plus loin, Mimi de Brossard, 15 ans, faible, sourde et presqu'aveugle, sort du bureau privé de son docteur qui Ta reçue immédiatement et soulagée.Mimi est un caniche blanc, et son méde- cin, le Dr Desjardins est, bien sûr, un vétérinaire.' HUGUETTE ROBERGE Au moment de la visite de LÀ PRESSE à l'urgence de Charles-Lemoyne, en milieu de journée, trois heures à peine après le déclenchement de la grève générale illimitée des omnipraticiens, une vingtaine de personnes y patientaient.Depuis une heure, trois heures, cinq heures.Elles y ve- naient pour une fracture, un accident de travail (étirement d'un muscle de l'épaule), une «rougeur brûlante à la joue», une mauvaise grippe qui traîne, une blessure au doigt, une apendicite appréhendée, un étirement du muscle pulmonaire, une colique néphritique, des tests de mononucléose.Un seul cas d'urgence majeure, crise cardiaque, qui a suscité des soins immédiats.Cinq de ces cas auraient normalement été traités par le médecin de famille.Pas d'affluence au CLSC Centre-Ville ni à l'urgence de Notre-Dame Assez curieusement, la grève des médecins omnipraticiens du Québec semblait avoir eu hier un effet semblable à ce qu'espère M.Jacques Parizeau de son éventuel «ticket modérateur».Une brève visite dans un CLSC, celui du Centre-Sud, rue Amhesrt, laissait une impression de calme plat.Les services essentiels sont assuré, et il n'y avait pas foule, loin de là, dans la salle d'attente.JEAN-PAUL SOULIÉ A l'urgence de l'hôpital Notre-Dame, les deux préposées à la réception causaient calmement, et affirmaient que la journée était vraiment très calme.Aucune trace de nervosité due à une attente prolongée ne se manifestait chez les quelques patients présents.Pourtant, une enquête téléphonique révélait que l'affluence dans l'ensemble des CLSC de la province avait augmenté de 20%, approximativement.Dans la région de Montréal, des Laurentides et de la Rive sud, 18 CLSC sur 33 avaient débrayé.A travers la pro- vince, 52 CLSC sur 82 offraient des services d'urgence, les 40 autres assurant une pratique régulière.En somme, le mot d'ordre de grève lancé par la Fédération des médecins omnipraticiens a été suivi à moitié.Mais comme il fait beau, que les vacances sont proches, et que tout le monde sait qu'il y a une grève des médecins, les gens ont moins tendance à se sentir malades.Le public semble réagir par un «auto-ticket modérateur».Tous n'ont pas suivi Tous les médecins omnipraticiens n'ont pas suivi le mot d'ordre de leur Fédération.Le Dr Michel Ricard pratique dans l'Est de Montréal.Son père, le Dr Hector Ricard, à ouvert son cabinet il y a quarante-cinq ans.Ce sont des médecins de famille, dans la vieille tradition.Pour le Dr Michel Ricard, il est possible qu'il n'y ait pas d'accidents, mais il n'y croit pas.Il a pratiqué en milieu hospitalier pendant plusieurs années, à Amos, en Abitibi.«Il arrivera forcément un moment où les services Les centrales syndicales restent coites essentiels ne pourront plus suffire, il y aura des accidents, et les médecins dans leur ensemble en subiront les conséquences, dit-il».Il se souvient d'avoir passé parfois 48 heures d'affilée en service à l'urgence de son hôpital.Personne ne peut prévoir à quel moment une telle série d'urgences réelles peut se produire.D'ailleurs, le Dr Michel Ricard n'est pas certain de comprendre tous les aspects du problème.«J'ai lu des passages de la brique qui constitue les propositions, dit-il, mais je suis certain que seuls nos représentants aux négociations et les gens du ministère de la santé peuvent y comprendre quelque chose».Quant à la position du ministre Johnson, qui attend qu'il y ait un accident pour passer un décret, le Dr Ricard ne la comprend pas.Il sera alors trop tard, et le mal sera fait, surtout aux dépens des médecins, qui devront en supporter la responsabilité.Au CLSC Centre-Sud, le Dr Pierre Dongier ne s'attend pas à ce que la grève submerge son institution avant plusieurs jours, le temps pour le public de se faire renvoyer des urgences des hôpitaux.Mais il assure que les services essentiels sont donnés comme d'habitude.Bref, rien d'important à signaler pour l'instant, à Charles-Lemoyne où on a affecté à l'urgence une équipe médicale renforcée à horaire réduit (quatre médecins travaillant sur une période de six heures, plutôt que deux médecins par période de huit heures comme à l'accoutumée).Rien à signaler, si ce n'est l'extrême tension qui annonce la tempête.L'attente est longue, même en temps normal, à cet hôpital de la Rive sud plein à craquer (pas question de fermer des lits durant les vacances du personnel), débordé par les besoins de sa clientèle énorme et croissante, et qui ne peut compter sur les hôpitaux de Montréal pour recueillir son trop-plein de patients.Hier matin, 58 malades alités attendaient, à l'urgence, leur tour de monter sur les étages.Plus de 1,900 noms sur la liste d'attente en chirurgie, tandis que les cas de médecine spécialisée et de psychiatrie doivent nécessairement passer par l'urgence, c'est-à-dire sous l'effet d'une crise.Demain, le déluge?Elle sera plus longue aujourd'hui, l'attente, et encore davantage samedi et dimanche, à Charles-Lemoyne comme dans tous les autres hôpitaux où afflueront tous ceux qui n'en pourront plus d'être «raisonnables» et de prendre leur mal en patience.Ailleurs (Notre-Dame, Saint-Luc) la journée d'hier a été perçue comme «normale» à l'urgence.On peut toujours tenir auel-ques heures.Mais aujourd'hui?Mais demain, alors que les accidentés du week-end pointeront et que l'effet cumulatif des besoins disciplinés temporairement se fera sentir.?Partout, on vit de l'espoir ténu qu'un règlement intervienne entre les Fédérations de médecins et le gouvernement avant que la «menace» à la santé publique, dont le ministre Johnson semble avoir besoin pour agir, ne se réalise.Un cadre supérieur en milieu hospitalier avouait hier à LA PRESSE: «Par crainte des poursuites, pas un médecin, pas un directeur général d'hôpital ne vous dira qu'il y a des morts durant les grèves affectant les hôpitaux.Mais tout le monde, dans ce milieu, sait bien qu'il y en a.».Encore peu d'impact Les grandes centrales syndicales, sauf la CSN, se retranchent derrière un mutisme total relativement à la grève des médecins.A la FTQ et à la CEQ, on n'ose pas se mouiller dans ce conflit, du moins pour l'instant.PIERRE 3ELIEMARE_ M.Serge Gagnon, secrétaire général de la Fédération des affaires sociales (CSN), a ainsi fait savoir que «le gouvernement, une fois de plus, prouve qu'il est incapable de négocier proprement avec ses employés».Mais le porte-parole de la FAS a ajouté que «l'on ne peut pas pour autant verser des larmes sur les médecins qui sont parmi les mieux payés dans la société».Cependant, le Conseil du patronat du Québec estime que cette grève est inacceptable et que les médecins, «malgré leurs griefs propablement justifiés, devraient trouver des moyens autres que la grève générale pour saisir la population de leurs problèmes», de faire savoir cet organisme par voie de communiqué.Le CPQ affirme être incapable de souscrire au moyen «ultime utilisé par les médecins», surtout au moment où l'on discute à Québec du projet de loi 72 sur le droit de grève dans les services publics.En somme, même si les médecins ont peut-être été poussés à bout par le gouvernement, même s'ils sont parmi les plus mal rémunérés au Canada, même s'ils en ont marre des négociations qui n'aboutissent pas, ils devraient toutefois faire preuve d'imagination pour faire droit à leurs griefs.«Ils n'en auront que davantage l'appui et le respect de la population», conclut le CPQ.Il est encore trop tôt pour mesurer l'impact du débrayage illimité des quelque 1,800 résidents et internes dans les 29 hôpitaux universitaires du Québec, dont une quinzaine dans la région de Montréal.Cependant, la situation diffère tellement d'un hôpital à l'autre qu'elle suggère facilement une explication axée sur le «militantisme syndical» des médecins spécialistes.HUGUETTE ROBERGE Ainsi, à l'hôpital Royal-Victoria, important hôpital universitaire anglophone de Montréal, 80 pour cent des 225 résidents et internes ont déserté hier leurs postes pour ne fournir que les services qu'ils offrent habituellement le samedi et le dimanche.L'hôpital contre-mandait toutes ses chirurgies électives, fermait ses 63 cliniques externes, ne gardant ouverts que le service de radiologie thérapeutique et le centre d'oncologie (traitement des patients atteints d'un cancer).Par contre, à l'hôpital Saint-Luc, où les 144 résidents et internes ont également débrayé, les blocs opératoires ronronnaient d'activité, les patients étaient admis pour y subir des interventions chirurgicales dites électives (ex: ablation de vésicule biliaire) et la trentaine de cliniques externes fonctionnaient normalement.L'explication: dégagés de leur tâche d'enseignement, les patrons (spécialistes) accomplissent tout le travail auprès des patients.Selon un porte-parole de Saint-Luc, Mme Line Danis, la situation est sous excellent contrôle, les patrons spécialistes travaillant.au moins aussi efficacement que les résidents et internes.A l'urgence et dans les unités de soins, où sont normalement affectés onze résidents et internes de garde en permanence (couchant à l'hôpital), ceux-ci sont présentement remplacés à temps plein par six patrons.Pots-de-vin: Rouleau est déclaré coupable L'ex-sous-ministre des Transports et ex-président de la Régie des installations olympiques, Claude Rouleau, a été reconnu coupable d'avoir accepté des pots-de-vin, à deux occasions, de la part de professionnels et d'entrepreneurs placés en relation d'affaires avec le gouvernement du Québec.Il ne connaîtra sa sentence que le 23 septembre prochain.MARIO ROY_ Le juge Raymond Bernier, de la Cour des sessions, a d'auire part acquitté l'ex-haut fonctionnaire sous six des huit chefs d'accusation portés contre lui, la preuve du ministère public s'é-tant avérée insuffisante pour démontrer que Claude Rouleau avait effectivement reçu, comme cela lui était reproché, deux sommes de $1,000 de la part d'un administrateur de la firme d'in- X génierie Desjardins, Sauriol & Associés.A ce sujet, le magistrat a noté le fait que la Couronne n'a jamais intenté de poursuites contre une brochette de hauts fonctionnaires (et même un ministre) dont les noms, tout comme celui de Claude Rouleau, apparaissaient dans la comptabilité secrète saisie par la Sûreté du Québec, en 1977, chez les ingénieurs impliqués.Au début du procès de Rouleau, en novembre dernier, cette liste avait été déposée sous ordonnance de non-publication.Demeurent donc les «avantages» qu'ont constitué, pour l'accusé, les travaux de planification et d'aménagement d'un quai et d'un mur de soutènement, à sa propriété du Lac-des-Deux-Montagnes.Les plans dessinés par les architectes Tru- deau, Gascon, Lalancette & Associés sont évalués à $300; l'ouvrage de pierre et de béton édifié par Simard & Beaudry Inc.représente un investissement qui se situe quelque part entre $6,400 et $24,000, selon les bases de calcul adoptées par les différents témoins appelés à se prononcer à ce sujet.Quoi qu'il en soit, il est établi que l'étude d'architectes et la firme d*entrepreneurs en construction jouissaient toutes deux, en 1972 et 1973, de contrats accordés par le gouvernement du Québec, des réquisitions de travail d'une valeur de $383,000 dans un cas et de quelque $14 millions dans l'autre.«L'accusé se pla- Sait dans une position de conflit 'intérêts.En agissant ainsi, il posait un geste illégal», tranche le juge Bernier, selon qui il n'était pas essentiel, pour qu'un verdict de culpabilité soit pro- noncé, que le public ait effectivement été financièrement lésé.En défense, outre des explications relatives à chacun des gestes qui lui étaient reprochés, Claude Rouleau avait produit une démonstration générale de bonne foi, de probité et d'honnêteté, des personnes de son entourage témoignant à l'effet que l'ex-sous-ministre des Transports sous le gouvernement Bou-rassa «n'aimait pas voir les pa-troneux.» Hier, à la suite du verdict de culpabilité prononcé par le magistrat, la Couronne n'a pas réclamé l'incarcération de Claude Rouleau, qui reviendra devant la cour en septembre, les procureurs en présence, Mes Philippe Ferland et Gabriel Lapointe, devant alors livrer leurs commentaires quant à la sentence à être rendue.Le code criminel prévoit une sentence maximale de cinq ans de détention.7 y LA PRESSE, MONTRÉAL VENDREDI 18 JUIN 1982 A 3 GRÈVE «ATTRISTANTE ET RÉPUGNANTE» (LÉVESQUE) Les médecins: une loi au plus tard mardi » QUEBEC - Le premier ministre Lévesque trouve «attristant, et même un peu répugnant» que les médecins fassent la grève pour une question d'argent, et il a indiqué clairement, hier, devant quelques journalistes, qu'au plus tard mardi de la semaine prochaine son gouvernement interviendra par voie législative, si le conflit n'est pas encore réglé.PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Notant que les questions de principes n'apparaissent pas au premier plan du litige opposant son gouvernement aux omnipraticiens et réaffirmant que l'offre de rattrapage de 14 pour cent faite aux médecins est «juste» dans les circonstances, M.Lévesque s'indigne qu'une question d'argent ait mené à la grève.«C'est attris- tant, mais, aussi, c'est un peu répugnant, surtout quand on songe qu'ils (les médecins) sont les premiers à crierle plus fort au scandale quand les employés d'hôpitaux, qui sont loin d'être aussi bien payés qu'eux et qui sont moins au coeur de la santé publique qu'eux, décident de faire la grève.» Plus tôt, M.Lévesque avait défendu, devant les congressistes de l'Association des éditeurs de la presse hebdomadaire régionale francophone, les politiques de son gouvernement en matière de rémunération des employés de l'Etat.Un «réalisme collectif» Il a notamment fait valoir que Québec n'a plus les moyens d'offrir davantage de services à la population que maintenant, et que, de toute façon, les contribua- bles québécois sont en meilleure situation que les citoyens des Etats-Unis, où, a-t-il dit, il faut très souvent payer jusqu'à $10 000 par année pour envoyer étudier ses enfants ayant atteint le niveau collégial et où une famille de taille normale peut rapidement se retrouver sur le carreau si elle est frappée un peu trop durement par la maladie.Le chef péquiste a reconnu que ses politiques ne lui feraient sans doute pas gagner beaucoup de votes, mais il a soutenu qu'il n'y a désormais d'autres choix que celui de revenir à un «réalisme collectif».Au sortir de sa rencontre avec les éditeurs d'hebdos régionaux, M.Lévesque a précisé, à propos de la grève des médecins, qu'il se montrerait «aussi diligent que l'intérêt public l'exigerait».Il se dégage, par ailleurs, des propos du premier ministre que, lundi ou mardi de la semaine prochaine au plus tard, les parlementaires seront appelles à trancher la question, en votant une loi spéciale pour forcer le retour au travail des médecins.Ainsi donc, contrairement à la rumeur voulant que la session se termine dans la nuit de vendredi à samedi de cette semaine, et non le 23 juin comme prévu, il est maintenant certain que les parlementaires siégeront lundi et mardi de la semaine prochaine, et même «plus que possiblement mercredi, aussi», ajoute M.Lévesque, qui [>arle d'écourter sa participation à a Conférence annuelle des gouverneurs de États de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres des provinces de l'Est du pays.«Au besoin, je laisserai mes collègues là-bas, et je rentrerai le plus vite possible mardi».CONTEXTE PARTICULIÈREMENT DIFFICILE Une sombre perspective pour Le refus de Radio-Canada de diffuser le spectacle d'ouverture, la menace d'une grève dans le transport en commun, la difficulté de recueillir des fonds, l'absence de grands noms MARTHA GAGNON _ du domaine artistique et l'atmosphère d'incohérence dans laquelle les organisateurs semblent travailler sont autant d'éléments qui risquent d'assombrir la fête nationale.Au cours d'une conférence de presse hier, la Société des festi- Fête nationale vais populaires du Québec, l'organisme mandaté par le gouvernement pour coordonner toutes les activités, a dévoilé le programme des principales manifestations qui auront lieu à Montréal les 23 et 24 juin.Ce programme qui suscite déjà Pétonnement et la critique dans divers milieux comprend deux spectacles, dont l'un avec Ti- Gus et Ti-Mousse, Tex Lecor, Marcel Martel (le père de Renée Martel) et Jacques Michel et une comédie musicale ayant pour thème l'histoire du Québec et mettant en vedette Nathalie et René Simard.DEBRAYAGE DES MÉDECINS La situation est «parfaitement sous contrôle» QUEBEC - «La situation semble parfaitement sous contrôle», affirmait en fin d'après-midi hier un porte-parole du ministre des Affaires sociales Pierre-Marc Johnson lorsqu'interrogé sur les effets de la gnève des médecins omnipraticiens.GILLES GAUTHIER de notre bureou de Québec_ Comment le ministère pro-cède-t-il pour l'ensemble du territoire à cette vérification, dont M.Johnson disait hier matin à l'Assemblée nationale qu'elle est effectuée deux fois par jour?Les renseignements, explique-t-on aux Affaires sociales, viennent de quatre sources différentes.Il y a d'abord la direction des services de santé du ministère, dont les chargés d'établissements communiquent avec la direction des institutions, hôpitaux, CLSC, centres de soins prolongés ou centres d'accueil, pour vérifier par exemple ce qui se passe aux urgences.La direction générale des relations de travail des Affaires sociales communique pour sa part, deux fois par jour également, avec les directions de la douzaine de conseils régionaux de la santé et des services so-ciaux(CRSSS), qui sont en mesure, grâce à leur propre réseau, d'évaluer le fonctionnement général des services sur leurs territoires.On communique par ailleurs au moins quotidiennement avec les 32 Départements de santé communautaire(DSC), dont l'évaluation est en ligne plus directe avec la population en général.Et il y a enfin des contacts continuels avec l'Association des hôpitaux du Québec.Il est par ailleurs plus que probable, ajoute le porte-parole de M.Johnson, que le ministère sera mis au courant d'une situation particulière si elle survient entre les vérifications, effectuées le matin et l'après-midi.On poursuit en disant que l'évaluation se fait à partir des tendances observées d'une véri- fication à l'autre.On pourra ainsi constater une augmentation du nombre de patients ou du temps d'attente à l'urgence ou l'apparition d'événements spécifiques.«Les critères utilisés, disait hier M.Johnson, ne peuvent être intrinsèquement objectifs».Il a également déclaré que l'accumulation résultant de jours de débrayage de la part de la FMOQ depuis un mois et demi et des journées de grève en cours «pourrait nous amener rapidement à considérer qu'il y a détérioration» de la santé publique.Boudé à Rouyn et Ville-Marie Le ministère affirmait hier que le mouvement de grève avait été complètement boudé à Rouyn et Ville-Marie en particulier et qu'il n'était pas observé comnplètement à plusieurs endroits.Il y eu, ajoute-t-on, des débrayages dans 75 p.c.des hôpitaux de la province.L'autre 25 p.c.comprenait neuf hôpitaux à Montréal.La moitié des CLSC ont par ailleurs été touchés.Des «discussions continuelles» ont eu lieu hier entre les porte-parole du gouvernement et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, alors qu'il y a eu des «contacts téléphoniques» entre le mandaté de l'État et celui des omnipraticiens.Une rencontre est cependant prévue en-i tre ces derniers ce matin à Québec.M.Johnson déclarait hier matin que les spécialistes n'ont pas fait de débrayages et sont «prêts à parler».«En ce sens, ils ont agi, comme syndicat, d'une façon bien plus; responsable (que les omnipraticiens) et qui ne devrait pas être, moins efficace sur le plan des contenus.De façon réaliste et honnête, à l'intérieur des mandats que nous avons, je n'écarte pas la possibilité d'une entente avec la FMSQ.En ce qui a trait à la FMOQ, ça dépend toujours de leur attitude.Passer de 38 p.c.à 24 p.c, je regrette! Ils auraient pu passer de 100 p.c.à 58 p.c.aussi».te Radio-Canada fustigée A quelques jours des fêtes, la Société Radio-Canada a annoncé qu'elle nç pouvait s'engager à diffuser le spectacle «Heureux qui comme Québec», une comédie musicale qui relate l'histoire du Québec et à laquelle participeront une cinquantaine d'artistes dont la grande majorité sont inconnus du public.Dans une lettre envoyée à la Société des festivals populaires, le responsable du service des variétés, M.Michel Chamberland explique qu'après avoir pris connaissance du scénario, Radio-Canada en est venu à la conclusion qu'il lui était impossible d'offrir à ses auditeurs un spectacle de qualité, compte tenu du fait que le délai de préparation est trop court.Le directeur général du comité organisateur des fêtes, M.Andrew Savage, s'est dit extrême: ment choqué de cette attitude de la société d'Etat.«Peut-être que si notre spectacle s'était appelé «Peureux comme Québec», la réponse aurait été différente.», a-t-il lancé durant la conférence de presse.A son avis, Radio-Canada n'avait aucune raison de refuser de présenter ce spectacle à la population.La Société des festivals populaires se tourne maintenant vers Radio-Québec et le réseau TVA pour obtenir que l'un ou l'autre enregistre le spectacle qui sera présenté le 23 juin, au parc Maisonneuve.Concernant le choix des artistes qui participeront aux manifestations de la fête nationale, M.Savage a déclaré qu'il n'avait pas pour l'instant à dévoiler les cachets qui ont été offerts, pas plus que les critères de sélection.«Je puis vous dire qu'il ne s'agit pas de contrats faramineux et que les artistes qui font partie de la comédie musicale sont ceux qui se sont montrés les plus enthousiastes».Le directeur général a aussi refusé de donner le résultat de la campagne de souscriptions auprès des entreprises et hommes d'affaires.« Vous ne devez pas oublier que la Société des festivals populaires est un organisme privé et non public qui est subventionné partiellement par le gouvernement.Nos états financiers seront remis à nos membres lors d'une assemblée générale».A un journaliste qui demandait si le programme correspondait bien aux attentes des Québécois pour leur fête nationale, M.Savage a répondu: «les gens veulent s'amuser, se détendre.N'oublions pas que c'est une fête».Au parc Maisonneuve Le 23 juin, de 18h00 à lh30, la scène du rabibochage (le dictionnaire donne comme définition: la réconciliation) sera animée par les artistes énumérés plus haut.A compter de 21h30 le bûcher de plus de 20 pieds de hauteur sera allumé.De 22h00 à 23h30, on présentera la comédie musicale «Heureux qui comme Québec».Une production de la Société des festivals populaires qui- est aussi une idée originale de M.Andrew Savage.De minuit à lh30, le groupe Barde fera danser les gens sur un air de violon endiablé.En cas de pluie, les activités seront reportées au lendemain aux mêmes heures.Advenant une grève du transport en commun, le lieu des manifestations pourrait être changé.C'est du moins ce qu'a laissé entendre M.Savage qui avisera le public par l'intermédiaire de la radio et de la télévision.Le 24 juin l'archevêque de Mont-réal, Mgr Paul Grégoire, présidera la messe traditionnelle de la Saint-Jean, à l'église Saint-Jean Baptiste, angle Rachel et Henri-Julien.Un riche programme musical sera exécuté par un choeur de 130 voix.Trois comparutions pour une différence de $1,23 par mois! À la fin de 1980, Pierre Sormany achète un vieil immeuble de six logements à loyer modeste variant de $105 à $115.Comme l'édifice nécessite d'importantes rénovations, il sait bien qu'il ne peut en espérer un profit à court terme mais, en revanche, il compte s'en servir comme abri fiscal.D'ailleurs, après un an et demi de «propriétariat», les faits donnent entièrement raison à M.Sormany; il a dû investir plus de $5 500 et se retrouve avec un déficit d'exploitation de $3 000, ou $2 000 après impôts.Bon analyste de l'évolution financière à court terme, M.Sormany a été moins efficace dans son évaluation des tracasseries et de la lenteur proverbiale de la Régie du logement.Quinze mois d'attente En mars 1981, après avoir effectué les réparations les plus urgentes, M.Sormany avise ses locataires qu'il entend porter leur loyer à $125 (il s'agit d'appartements de quatre pièces et demie et non de garçonnières).Une seule locataire refuse l'augmentation, de $15 (ou 13,6 pour cent) dans son cas, et elle porte la cause devant la régie.La roue des ennuis est lancée pour M.Sormany.Tout d'abord, la régie met 10 mois à ouvrir le dossier (et le tout se déroule AVANT que le gouvernement menace de geler les salaires des fonctionnaires).Donc première convocation en février 1982.Pour se faire dire que les reçus des réparations effectuées depuis qu'il est propriétaire sont inutiles et qu'il doit plutôt justifier son augmentation par les dépenses de 1980, donc celles qui ont été effectuées par son prédécesseur.Quelle logique!.Nouvelle audition au début de mars.Le régisseur lui apprend alors qu'il a droit à une augmentation de 12,5 pour cent.Donc le loyer de la plaignante devrait être de $123,77 et non pas de $125.Une réduction de $1,23 par mois, ou $14,76 par année.Malgré le ridicule de la situation, M.Sormany est résigné à se soumettre à la décision du régisseur qui a pris l'affaire en délibéré.Pourtant, voilà qu'il était de nouveau convoqué le 10 juin, présumément pour entendre le jugement.Aussi n'est-il pas surprenant de l'entendre dire: «Je m'étonne de ce délai stupéfiant de 15 mois pour un tribunal qui justement a été créé pour accélérer le processus de règlements».D'autres mésaventures Les mésaventures de M.Sormany avec la régie n'allaient pas se résumer à cette propriété.Au cours de 1981, il décide de déménager au centre-ville.Il acquiert donc un immeuble de trois étages, avec l'intention d'occuper le troisième à partir du premier juillet de cette année.Donc en décembre, il envoie au locataire l'avis d'éviction prévu par la loi, mais ce dernier décide de contester cette éviction malgré le fait que M.Sormany est le propriétaire du logement, et qu'il a vendu sa maison afin de se reloger dans un de ses logements en juillet.Quelle naïveté! Et ops à la régie! Entre-temps, le locataire du deuxième déserte son appartement en prenant la précaution d'y laisser ses meubles, son chien.et des amis! Même si tout, présence non autorisée d'amis, non-paiement du loyer et abandon d'un animal par son Sropriétaire, prêche en sa faveur impossible, par exemple, 'évincer ce locataire afin de céder le logement à celui du troisième, pour que tout se règle: il lui faut obtenir au préalable un ordre d'éviction en invoquant le non-paiement de loyer ou tout autre prétexte légal.Et ops, encore une fois à la régie, qui décide d'entendre les deux causes conjointement à la fin de mars.La cause est effectivement entendue à la date prévue, et malgré le fait que M.Sormany semble avoir gain de cause sur toute la ligne s'il se fie aux remarques du régisseur, ce dernier veut rendre un jugement «qualifié», vers la mi-mai.Hélas, le 4 juin, M.Sormany attendait les jugements.Si le régisseur réfléchit toujours le premier juillet, M.Sormany se retrouvera au pire dans la rue ou au mieux dans un meublé fort dispendieux en attendant une décision de fonctionnaire plus ou moins pressé, même s'il est propriétaire de neuf logements, qui lui ont coûté $11 000 en investissements ($7 000 après impôts) en moins de 18 mois.«Ma conclusion?Je n'en ai aucune.C'est tout juste quelques cas nouveaux à verser au dossier de l'oppression bureaucratique et de la bêtise institutionnalisée», remarque M.Sormany.Quelques réflexions Les mésaventures de M.Sormany illustrent encore une fois le caractère inique de la Loi créant la Régie du logement, comme elles tendent à démontrer les avantages démesurés dont jouissent les locataires.Les mesures incitatives adoptées par le gouvernement pour relancer le bâtiment n'auront aucun effet tant que les promoteurs se verront confrontés avec un tel déni de justice.Autrefois, c'étaient les propriétaires qui abusaient de leur pouvoir, aujourd'hui, c'est exactement l'inverse.Il doit certes exister un juste milieu là comme ailleurs.Quand une loi permet à un locataire d'occuper un logement pendant de 12 à 15 mois en ne payant que le premier mois de loyer (question de mettre le pied dans la porte), cela grâce aussi à l'extrême lenteur admnistrative de ceux qui sont responsables de son application, il devient essentiel de changer la loi.Et n'allez pas croire qu'il s'agit d'un cas unique, les Sormany sont légion au Québec.service Autobus et métro: normal reprend.jusqu'à mardi Les autobus et le métro roulent normalement et conjointement depuis ce matin, la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro ayant décidé de suspendre l'application des moyens de pression au moins jusqu'à lundi soir, a indiqué hier son président Jacques Bigeault.MARC DORE \" M.Bigeault n'a pas élaboré sur les raisons qui motivent la décision de l'exécutif du syndicat, lequel a passé une bonne partie de la journée d'hier en délibération, mais il semble bien que l'arrêt alterné du service d'autobus et de métro depuis une semaine n'ait pas produit, en termes de négociations, les résultats escomptés.Le syndicat pourrait donc envisager le recours à d'autres moyens de pression dès lundi, l'exécutif se réunissant d'ailleurs l'après-midi de ce jour et une assemblée générale étant convoquée pour 20 heures.Cette assemblée en sera toutefois une d'information, et ne devrait donc pas être appelée à prendre de décidons.L'exécutif détient déjà le mandat de déclencher les moyens de pression nécessaires pour faire avancer les négociations.Cette soirée de lundi risque ainsi d'être un moment déterminant pour la suite des négociations entre la CTCUM et ses syndicats.Outre la Fraternité, le Syndicat du transport de la CTCUM, qui regroupe les travailleurs de l'entretien et des garages, tient une assemblée générale qui aura à se prononcer sur le moment du déclenchement de la grève générale illimitée.Le syndicat a déjà voté le principe d'une telle grève.Accusations Par ailleurs, les usagers du transport en commun adapté ont fait hier une sortie énergique contre le Commission de transport de la CUM et la Fraternité de ses chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, les accusant de «se servir des personnes handicapées pour se donner bonne conscience auprès de l'opinion publique».Selon la présidente du Regroupement des usagers du transport adapté (RUTA), Marie-Blanche Rémillard, ni la Commission, ni le syndicat ne se préoccupent vrai- ment du problème causé aux handicapés par l'arrêt du service spécial d'autobus mis à leur disposition.Madame Rémillard, qui était entourée des représentants de plusieurs associations de handicapés et bénéficiait de l'appui de l'Office des personnes handicapées, a expliqué que même si les deux parties se disaient prêtes à négocier l'établissement de services essentiels, elles s'opposaient lorsqu'arrivait le moment de déterminer laquelle aurait le «contrôle» sur ces services.La porte-parole du RUTA a cependant précisé qu'à son sens, et dans la situation de rapport de force qui est la leur, les deux parties défendent des positions logiques sur la gestion des services essentiels.Le RUTA, tout en affirmant croire que malgré tout, une entente sur les services essentiels aux handicapés n'est pas si éloignée, se dit «exaspéré» par la situation actuelle qui brime selon ses représentants les handicapés dans leur droit au travail, à la scolarisation et aux services de santé.Sans faire appel directement à l'intervention gouvernementale.le RUTA estime que la situation ne sera pas modifiée tant que le projet de loi 72 sur les services essentiels n'aura pas été adopté par l'Assemblée nationale.Carte et stationnement Sur un autre plan, la CTCUM a fait savoir hier que la question d'un possible remboursement, sous une forme ou sous une autre, aux utilisateurs de la carte autobus-métro (CAM) ne serait pas tranchée tant que le conflit avec les employés de la Commission ne serait pas réglé.Enfin, un porte-parole du bureau du président du comité exécutif de ls Ville de Montréal a indiqué qu'aucune directive précise n'avait été donnée aux préposés au stationnement concernant les automobiles contrevenant aux règlements du stationnement durant les périodes d'absence de service d'autobus.On suppose à l'hôtel de ville que les préposés feront preuve, comme lors de situation antérieures semblables, d'une certaine tolérance, en autant évidemment que soient garanties la régularité du flot de circulation et lH sécurité. A 4 .NOTES PQLTriQDBSL LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JUIN 1982 inauguration de LG3 coûtera un demi million Le «party» d'inauguration de la centrale hydro-électrique de LG3, à la Baie James, le dimanche 20 juin, coûtera la mignonne somme d'un demi million de dollars à la Société de développement de ce complexe mis en chantier sous l'administration de l'ex-premier ministre libéral, Robert Bourassa.C'est ce qu'a appris LA PRESSE en consultant le dossier confidentiel de la SEBJ préparé par la direction des relations publiques de l'entreprise et dont le coordon-nateur général est le relationniste François Aubin.Une somme colossale compte tenu de la période d'austérité imposée par le gouvernement Lévesque à ses employés, dans le but de remplir les trous qui se sont creusés à la suite de son administration, depuis six ans.C'est le ministre de l'Energie et des Ressources, Yves Duhaime, qui représentera à cette occasion le gouvernement du Québec, alors que le premier ministre René Lévesque sera à Rock Port, près de Boston, où il participera à conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre.Dépenses somptuaires La SEBJ, dans ses estimations, prévoit recevoir 96 invités spéciaux, 45 journalistes et 10 travailleurs, représentants de différents Documentation La Presse Yves Duhaime métiers et qui ont oeuvré sur le chantier.La location des quatre avions Convair, d'hélicoptères pour les représentants des médias d'information et d'un Twin Otter pour les invités pour assurer le transport inter-chantiers et les frais d'aéroport, coûtera $39,000.Par ailleurs, l'accueil de tout ce beau monde pour une seule journée de fiesta, comprenant la bouffe, les drinks et le gîte des employés de la station de télévision TVA, qui diffusera les agapes, amènera des déboursés de l'ordre de $54,000.La SEJB a aussi autorisé un dé- boursé de $102,000 comme contribution spéciale au réseau de télévision TVA pour s'assurer que l'événement soit «couvert».Dans un louable souci d'économie qui le caractérise, l'organisme ne va quand même pas jusqu'à assumer tous les frais de TVA et permet au réseau de combler la différence de coût grâce à divers commanditaires.! Cette émission de deux heures, sera animée par la vedette de variétés, Michel Jasmin.Mais ce n'est pas tout comme largesse.L'identification visuelle, l'aménagement de la salle d'accueil et de l'intérieur de la centrale, le site de la cérémonie, tentes, kiosques, un circuit fermé de télévision pour reproduire les cérémonies sur place, et le site de l'enregistrement du spectacle et de l'émission de TVA, etc, coûteront la somme de $103,500.Autres dépenses D'un autre côté, le thématique de l'entreprise coûtera $47,000.Cette opération comprend l'application du symbole, la recherche et les entrevues avec les 10 travailleurs servant à illustrer le thème, frais de déplacements de ces travailleurs, une sculpture, c'est à dire une oeuvre collective confiée à un québécois et fabriquée par les travailleurs avec des rebuts du parc d'équipement avec une fontaine intégrée, etc., Tout ceci pour un budget spécial de $345.500.Mais ce n'est pas tout.ocumentotion La Presse Miche! Jasmin En effet une somme de $103,200 est aussi prévue dans le budget régulier de la SEJB pour cette inauguration, pour un grand total de $448,700.Et comme il y a inévitablement des imprévus, le faste de cette cérémonie atteindra sûrement le demi million de dollars.Le gouvernement Lévesque pourra toujours prétendre que c'est une somme modique, si l'on considère qu'en octobre 1979 l'inauguration de la centrale de LG2 avait coûté aux environs de $1.4 millions.pour ce projet qui avait été décrié à l'époque par l'opposition péquiste qui devait re- connaître, une fois rendu au gouvernement, que Robert Bourassa avait eu raison de l'entreprendre.La dernière somme prévue au budget régulier de la société a été consacrée à la publication de brochures, de traduction, des livres, d'un film, de bandes filmées sur les travaux, de matériel photo, d'un jeu d'affiches pour les travailleurs et pour une édition spéciale du journal «En Grande».LG3 c'est nous autres.Le thème retenu pour l'événement est «LG 3, c'est nous autres».Heureusement, car au prix ou ça coûte pour l'inaugurer.! Le document dont LA PRESSE a obtenu copie note les faits suivants en ce qui a trait aux objectifs visés par la SEBJ: «Si la mise en service de la centrale LG3 n'a pas la même importance que celle de LG2 ni la même symbolique qu'aura celle de LG 4 dans quelques années, elle nous fournit, en cette période de calme relatif, une occasion toute choisie pour mettre en évidence une thématique très dynamique.Nous désirons en effet souligner les immenses retombées des projets d'Hydro-Québec et de ses filiales, autant pour ceux qui y participent que pour l'économie du Québec en général».On aurait pu ajouter : «Autant aussi pour les organisateurs de party de la SEBJ et pour leurs invités».LES MEDECINS SPÉCIALISTES ET LA SANTÉ AU QUÉBEC Les médecins spécialistes jouent un rôle de premier plan dans le domaine de la santé au Québec.Ce sont les médecins spécialistes qui traitent5 enseignent et effectuent la recherche clinique et fondamentale permettant à notre médecine de se maintenir parmi les meilleurs au monde.Pourtant, la comparaison des échelles de tarif applicable aux médecins spécialistes des différentes provinces du pays démontre que le Québec occupe le dernier rang, bien en-deçà de la moyenne canadienne.La demande de rattrapage de 24.5% soumise par la Fédération des médecins spécialistes du Québec pour compenser la hausse des coûts depuis juin 1978 est tout à fait raisonnable à la lumière des renseignements contenus dans le tableau suivant: Comparaison des échelles de tarif applicable aux médecins spécialistes en 1981* 70 80 90 100 110 120 130 140 (Indice national = 100) M ¦ Canada Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Nouvelle-Ecosse Manitoba île du Prince-Edouard Ontario Nouveau-Brunswick Terre-Neuve Québec \u2022 Direction des ressources de santé, Direction générale des systèmes d'information, Santé et Bien-être Canada, Ottawa, Ontario L'ensemble des demandes présentées par la Fédération des Médecins spécialistes du Québec vise à éviter une dégradation des services.Il en va de la bonne santé des Québécois.Les médecins spécialistes du Québec sont convaincus du bien-fondé et de la justesse de leurs demandes.La Fédération des médecins spécialistes du Québec est constituée d ' associations regroupant les spécialités suivantes: Allcrgologues-immunologues; anesthésistes-réanimateurs ; biochimistes; cardiologues; chirurgiens cardio-vasculaires et thoraciques; chirurgiens généraux; chirurgiens plasticiens; dermatologistes et syphiligraphes; endocrinologues; gastro-entérologues; hématoiogistes-oncologistes; internistes et rhumatologues; spécialistes en médecine nucléaire; microbiologistes; néphrologues; neurochirurgiens; neurologues; obstétriciens-gynécologues ; ophtalmologistes, orthopédistes; oto-rhino-laryngologistes; pathologistcs; pédiatres; physiatres; pneumologues; psychiatres; radiologistes; radiothérapeutes spécialistes en santé communautaire; urologues.» bp Fédération ejes médecins spécialistes du Çuébec > u 100,000 FONCTIONNAIRES DE PLUS SOUS BOURASSA Défendant la loi 70, Bérubé vole la vedette QUEBEC \u2014 Bien que le chef de l'Opposition, M.Claude Ryan, eût qualifié à l'instar du président de la FTQ, M.Louis La-berge, la projet de loi 70 d'abject et d'odieux et d'être la conséquence de la mauvaise administration du gouvernement actuel, c'est le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé, qui a volé le show hier en Commission parlementaire des Finances et des Comptes CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec publics lorsqu'il a démontré que cette mauvaise administration avait été héritée du gouvernement Bourassa puisque celui-ci avait créé 100,000 postes de fonctionnaires entre 1970 et 1976.Prenant un ton théâtral au grand amusement des représentants ministériels de la Commission et même des représentants de l'Opposition, M.Bérubé, chiffres en main, a révélé que le nombre d'employés des secteurs public et parapublic était passé de 239,559 en 1970-1971 à 339,663 en 1977-1978 ce qui signifiait que les 100,000 emplois promis par l'ex-premier ministre Bourassa Pavaient été dans le secteur public.«C'est le scandale le plus incroyable que l'on puisse imaginer de l'administration libérale passée parce que non seulement il a créé 100,000 nouveaux fonctionnaires mais il les a rendus millionnaires en leur accordant un taux d'enrichissement de leur salaire de 4 pour cent par année », a dit M.Bérubé en signalant que depuis 1977-1978 l'actuel gouvernement avait réduit de 4,000 les effectifs qui se situent présentement à 335,030 employés.Une solidarité à bon marché Dans ses remarques sur le projet de loi fixant la rémunération des employés des secteurs public et parapublic de janvier à avril 1983, M.Ryan avait rappelé qu'aucun gouvernement antérieur n'avait été placé dans une telle position par la crise économique.«Lorsqu'un gouvernement est obligé de faire appel à la solidarité de tous, c'est qu'il en est réduit aux extrémités», a-t-il dit en s'attaquant au ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, pour avoir sous-estimé le coût de la convention de 1979 d'au moins $2 milliards.Selon le chef libéral, face à la crise budgétaire, le gouvernement n'avait que trois recours, soit réduire le personnel, recourir aux emprunts ou compresser les dépenses.«Comme le gouvernement avait dépensé sans compter les années précédentes, il s'est re?trouvé comme Duplessis vers la fin des années 1930 qui s'était vu signifier par Wall Street et la rue St-Jacques la limite de son crédit.» M.Ryan ne partage pas la solution du gouvernement qui consiste à réduire les salaires de ses employés en restreignant le droit d'association et de négociation durant une certaine période.Il rappelle à ce sujet que l'oppression dans les pays étrangers a toujours débuté par la restriction des libertés syndicales.Même si son parti n'a pas l'intention de flirter les syndicats pour se valoir des votes, il estime néammoins ce projet de loi d'une extrême répugnance.Dans sa réplique, le ministre Bérubé devait signaler que le Parti libéral ne s'était jamais prononcé sur le fonds de la question et qu'il n'avait proposé aucune solution au problème de la crise budgétaire.Il a ajouté que même si la loi 70 était adoptée, un article prévoit que la négociation aura toujours prédominance ce qui laisse suffisamment de lattitude aux syndicats pour discuter d'un arrangement plus acceptable.Enfin, à une remarque du député de Vaudreuil-Soulanges, M.Daniel Johnson, qui lui faisait remarquer que le gouvernement n'avait pas eu le mandat électoral de réduire unilatéralement les salaires des employés du public et parapublic, il a signalé qu'au contraire l'intention de comprimer les dépenses faisait partie de l'enjeu électoral.Il a d'ailleurs rebaptisé le slogan de la campagne 1981 «Faut rester forts» par «Faut comprimer pour rester forts».Le député péquiste de Belle-chasse, M.Claude Lachance, a même nargué les libéraux quant à l'appui de la population envers le gouvernement sur cette question.«La population est d'accord.Vous voulez un référendum là-dessus! » > LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JUIN 1982 ÉLECTRICITÉ DE CHURCHILL FALLS Lalonde n'est pas étonné de l'attitude de Peckford A 5 OTTAWA \u2014 Le ministre fédéral de l'énergie, Marc Lalonde, s'est dit «peu étonné» que le premier ministre de Terre-Neuve, Brian Peckford, refuse de poursuivre les négociations avec le gouvernement du Québec sur l'électricité provenant des chutes Churchill.«Quand on voit quelle attitude M.Peckford a prise dans notre dossier (négociations sur les ressources de pétrole en mer) il ne faut pas se surprendre de sa réaction face au Québec», a déclaré le ministre Lalonde aux journalistes, hier, à la sortie de la Chambre des Communes.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottowo Le ministre fédéral trouve «regrettable» le geste de Terre-Neuve.Puis il a ajouté: «Québec est prêt à rouvrir les discussions, mais, en refusant de négocier, M.Peckford ne sert pas les intérêts des citoyens de sa province».Le projet de loi C-108, adopté la semaine dernière à Ottawa, permet au fédéral de construire sur le territoire québécois un corridor de lignes de transmission d'électricité en provenance de Terre-Neuve.Toutefois, suite aux représentations du Québec, la loi a été amendée pour inclure un moratoire de six mois sur la construction du corridor électrique et pour permettre des négociations durant ce délai entre les deux provinces.* Mercredi dernier, par contre, dans la capitale fédérale, le premier ministre terre-neuvien a rejeté catégoriquement l'idée d'entreprendre de nouvelles discussions avec Québec.De toute évidence, le litige sera réglé par les tribunaux.Comme également, selon toute Les ministres sont d'accord pour réduire leurs salaires OTTAWA (PC) \u2014 Plusieurs membres du cabinet ont affirmé, hier, qu'ils sont disposés à accepter une réduction de leurs émoluments pour encourager les Canadiens à réduire leurs propres exigences salariales.Tout en refusant de confirmer ou d'infirmer les rumeurs émanant du caucus libéral de mercredi vcmlant que le traitement de $102,100 des membres du cabinet soit réduit, les ministres interrogés se sont dits d'accord avec le principe.Le président du Conseil du trésor, M.Donald Johnston, a dit qu'il a lui-même accepté une diminution de salaire lorsqu'il est venu en politique active et le ministre du Commerce, Ed Lum-ley, a confié qu'il avait réduit son propre salaire quant il était maire de Cornwall.«Personne n'apprécie une baisse de salaire, mais c'est parfois nécessaire», a dit M.Lumley en se rendant à la salle du conseil des ministres où on devait se pencher sur les divers remèdes économiques prescrits la veille par le caucus libéral.MAGIC TOUCh J LA TOUCHE AAAGIQLit VENTE PAYEZ ET EMPORTEZ MAGNETOSCOPES CASSETTES COMPACT MODÈLE SL-2000 Marc Lalonde vraisemblance, la querelle entre cette province atlantique et le gouvernement fédéral sur la propriété des ressources pétrolières au large des côtes, sera tranchée par les tribunaux.La Cour super' rieure de Terre-Neuve doit se prononcer bientôt sur le litige, après quoi la Cour Suprême du Canada entendra la cause.Téléphoto UPC Le ministre Lalonde a répété hier que c'est le gouvernement de Terre-Neuve qui avait quitté la table de négociations dans le contentieux qui l'oppose avec cette province.Il a rappelé également que le fédéral en était venu à une entente sur les ressources gazières avec la Nouvelle-Ecosse, il y a quelques mois.GRATUIT à l'achat d'un Bata Pak SL-2000 \u2022 souple valise de transport \u2022 pile au nickel-cadmium rechargeable \u2022 ruban nettoyant Betamax à rendement élevé VIDEO COULEUR TRINICON [¦modèle HVC-2200 GRATUIT a l'achat d'un Beta Pak SL-2000 et d'une caméra couleur HVC-2200 \u2022 Hoosie de transport \u2022 Adoptevr C.A.\u2022 We ou nickeUodmium GRATUITcarte de membre club video pour un an, à l'achat de l'un de ces ensembles.Grand assortiment de films tout récents* Lévesque se dit convaincu que les négociations reprendront un jour ou l'autre avec Terre-Neuve TELECOULEUR 20\" modèle KV-1945 \u2022 Image Trinitron \u2022 Commande de jynfonno1taneipre.ià 105 touches \u2022 Contrôle o di.larxe «eipreu commender » \u2022 Convertuseunnfégré PRIX r 9 SPECIAL TELECOULEUR 22\" modèle KV-2145 \u2022 Tube imoçje Trinitron \u2022 Récepteur 105conoux \u2022 Contrôle o distonc» «e»pres»commonder» PRIX SPÉCIAL STEREOS PORTATIFS Enregistreuse à cassettes portative 8 Enregistreuse à cassettes portative § Enregistreuse a cassettes portative QUEBEC \u2014 Le Premier ministre Lévesque s'est dit convaincu qu'un jour ou l'autre les négociations reprendront entre PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Québécois et Terre-Neuviens au sujet des questions d'hydroélectricité en provenance du Labrador.«Et ce sera peut-être Terre-Neuve, sans Peckford, qui le demandera! », a-t-il laissé tomber, comme pour bien montrer son peu d'empressement à rouvrir ce dossier.Appelé à commenter les fracassantes déclarations du Premier ministre terre-neuvien, qui a répété par trois fois, mercredi, à Ottawa, son refus de s'asseoir à une table de négociations avec Québec, M.Lévesque n'a pas paru du tout impressionné par le ton énergique de son homologue.«Je n'y ai ?El «SP0KEN ENGLISH» L'ANGLAIS PARLÉ POUR CEUX QUI DÉSIRENT: \u2022 Apprendre l'anglais de tous les jours \u2022 Perfectionner leurs connaissances de l'anglais parlé \u2022 Le parler plus couramment et avec plus de souplesse \u2022 Se sentir plus à l'aise en le parlant PETITS GROUPES 5 à 7 participants par niveau \u2014 MAXIMUM à tous les^niveaux.Conversation dirigée par des moniteurs qualifiés d'expression anglaise.SANS GRAMMAIRE \u2022 Accent mis sur la conversation courante \u2022 Adaptée selon les besoins de chaque niveau \u2022 Corrections nécessaires appliquées selon le contexte des phrases utilisées SESSION SEMI-INTENSIVE * 3 SEMAINES (4 fois par semaine lundi à jeudi) MATIN APRÈS-MIDI 10h00-12h30 ou 13hl5-15h45 ou SOIR 18h15-20h45 'Toute séance manqué* peut-être reprise durant la 4e semaine.FRAIS DE LA SESSION 150 $ (tout comprit) déductible d'impôt concernant inscriptions faites du 21 juin au 26 juin inclusivement.Après cette date les frais seront de 165 $.Entrevue de crissement et Inscription sur rendez-vous seulement.f ê \u2014 Pour autres renseignements, composez; 844-9396 CCFA LE CENTRE DE CONVERSATION FRANÇAISE ET ANGLAISE CCFA INC.ronde en 1969 (Situé en face de l'université McOiH) foconflv par /?mlnkfèr* dm l'Éducation rien trouvé de nouveau», a-t-il commenté, ajoutant que, selon lui, il est clair que Brian Peckford et le ministre fédéral de l'Energie, Marc Lalonde, ont des «attitudes complices».M.Lévesque rencontrera M.Peckford au début de la'semaine pro-chaine, à Rock Port dans le Maine, à J'occasion de la rencontre des chefs de gouvernements de l'Est de l'Amérique du Nord, mais il a laissé enlendre qu'il ne lèverait pas le petit doigt pour y relancer la vieille querelle Québec-Terre-Neuve.modèle WMI 2 entrées poor écouteur PRIX SPÉCIAL 128s modèle WM II n PRIX 1)1 SPÉCIAL V 198* Modèle TPS-L 2 GRATUIT: 5 cossettes LNX-90K à l'echat d'un WALKMAN PRIX SPÉCIAL 189J 5343, Chemin Queen Mary ilp 481 -2702 Stationnement gratuite l'arriére du magasin.Nous» faisons le service sur.tout ce que nous vendons.Conséquences pour les citoyens Notre employeur, le Gouvernement du Québec, nous provoque depuis plusieurs mois, et fait preuve du plus grand mépris pour ses plus proches collaborateurs, les employés de l'État.Nous sommes d'ailleurs vos serviteurs.Vous pouvez éventuellement croire que le Gouvernement est justifié de récupérer 521 000 000 $ de ses employés entre le 1er janvier et le 31 mars 1983, mais avez-vous pensé aux conséquences?Ne croyez-vous pas, vous qui êtes employé du secteur privé, que votre patron ne sera pas tenté de faire la même chose?Et pourquoi pas, le Gouvernement le fait bien lui! Pourtant, certains de vos avantages sont les conséquences de nos conventions collectives.Vous qui êtes commerçant, avez-vous songé à ce que sera votre chiffre d'affaires du premier trimestre de 1983, si dans votre localité les employés du secteur public et parapublic sont en nombre important?Prenez par exemple la région métropolitaine de Québec où près de 150 000 000 $ ne seront pas disponibles au cours de cette période, la situation ne sera sûrement pas des plus gaies.D'autres mises à pied, fermeture de commerces, manque à gagner, etc.On ne peut sûrement pas appeler cela la relance économique, c'est de la pure inconscience!.SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES PROVINCIAUX DU QUÉBEC INC.4 I A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 JUIN 1982 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOI8 directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef Quatre jours pour prévenir la catastrophe Cette grève inacceptable des médecins généralistes, résidents et internes entre aujour-d'huidanssadeuxièmejournée.Ne dramatisons pas: rien ne permet encore de conclure à la catastrophe, ni même à l'état d'urgence.Les personnels médicaux assurent les services dits essentiels, et même davantage.On ne signale en tout cas depuis 24 heures aucun incident majeur.Et les spécialistes restent à leurs postes, du moins jusqu'à nouvel ordre.S'il en est ainsi ce matin, on doit en attribuer la cause principale à une réaction naturelle des citoyens.Ils ont choisi en ce premier jour de grève de rester à la maison, plutôt que de se rendre au centre hospitalier ou chez le médecin, même s'ils souffraient d'indispositions mineures ou indéterminées.Mais, aujourd'hui et demain, plus encore la semaine prochaine si les spécialistes font grève à leur tour, l'appréhension, l'incertitude, l'anxiété gagneront toute la société.Les premières conséquences paraissent mineures.Mais les effets cumulatifs feront naître bientôt le désarroi dans les coeurs et les esprits.Sur les conseils des médecins, les patients n'oseront pas déranger les grévistes pour se plaindre d'un malaise supportable.Mais comment le profane mesure-t-il la gravité réelle d'un mal qu'il tolère?À quoi reconnaît-il les signes d'une affaire qui ne souffre aucun délai?Les affiches posées aux portes des généralistes hier annonçaient «fermé» avec l'avertissement suivant: «Si vous avez besoin de soins médicaux urgents, rendez-vous au centre hospitalier ou au CLSC le plus près, ou appelez le docteur Pierre-Marc Johnson, ministre des Affaires sociales.» Dans cette douteuse forme d'humour caustique, on distingue une autre illustration du faux rapport de force entre médecins, gouvernement et bénéficiaires.Les médecins possèdent la science de soigner et de guérir.C'est un extraordinaire pouvoir, indispensable à la collectivité.S'ils s'avisent d'en priver la société pour obtenir de l'État des avantages accrus, les plus vulnérables seront les malades, les faibles, les enfants, les démunis, les vieux.C'est une forme de chantage qui confère au rapport de force un caractère de domination.Mais on entend heureusement des témoignages qui montent des milieux hospitaliers et médicaux.Plusieurs médecins, par l'entremise des médias et au sein de leurs assemblées syndicales, ont eu le courage d'élever la voix à titre individuel contre les débrayages annoncés.On peut constater que le tiers environ des généralistes et près de 20% des spécialistes ont exprimé, par bulletins de vote ou par abstentions, leur désaccord avec les consignes de grève des fédérations.D'autres témoignages retiennent l'attention.M.André Brous-seau, président de l'Association des hôpitaux du Québec, a d'abord dénoncé comme il convenait les incroyables méthodes de négociation en usage dans les fédérations: elles consistent à contester d'abord et à négocier ensuite.Il est incontestable de régler des différends de cette façon, qui fut hélas celle de la FMOQ et que la FMSQ adopte à son tour cette semaine.Il demande ensuite au gouvernement de procéder sans délai à l'adoption d'une loi spéciale pour mettre fin à la grève déclenchée hier et prévenir celle des spécialistes qui risque d'éclater mardi.Enfin, M.Brousseau déplore avec raison que les directeurs des quelque 200 centres hospitaliers du Québec n'aient jamais été consultés, ni par les fédérations ni par le gouvernement, pour définir les services essentiels en cas d'arrêt de travail dans leurs institutions.La Corporation des médecins, par son président, le Dr Augustin Roy, regrette naturellement la situation causée par la grève, sou- haite la reprise des négociations, annonce qu'elle veillera au maintien des services essentiels, rappelle les médecins à leurs obligations déontologiques et constate pour finir qu'il n'est pas en son pouvoir d'interdire ou d'empêcher des grèves.Celles-ci paraissent inévitables aux yeux du Dr Roy parce que le régime de la négociation est fondé sur le rapport de force entre les fédérations et l'État.Comment ne pas souhaiter ici que l'Ordre des médecins se prononce en termes explicites contre le principe même des arrêts de travail déclenchés par les fédérations qui regroupent ses membres?S'il avait naguère soupçonné que les médecins pourraient un jour envisager le recours à la grève, le législateur aurait sans doute interdit ce mode de contestation par la loi comme il a su le faire à l'égard des policiers et des pompiers.C'est en fin de compte du côté du ministre des Affaires sociales qu'il faut attendre la solution.M.Johnson a défini au début de cette grève la position du gouvernement qui se propose d'intervenir par une loi spéciale dès qu'il apparaîtra que la santé publique est soumise à des risques trop considérables.En réalité, le «risque» existe déjà et constitue dès maintenant une menace.Il est vrai, toutefois, que ce risque et cette menace sont circonscrits aussi longtemps que les services essentiels sont effectivement assurés et que les spécialistes ne font pas grève.Ce qui signifie que le ministre dispose d'un court délai de quatre jours pour régler le différend avec la FMSQ.S'il devait échouer, M.Johnson serait contraint d'intervenir par la voie législative dès le début de la semaine prochaine.Par mesure de précaution, il peut se mettre à rédiger sans tarder son projet de loi.MICHEL ROY Le ménage de la FTQ dans son syndicat du vêtement La FTQ vient de se rendre à l'évidence.Il se passe des choses pas très catholiques dans le secteur syndical du vêtement pour dames.Une enquête quelle a menée sur les activités de son affiliée, l'Union internationale des ouvrière du vêtement pour dames (UIOVD), l'a convaincue, en effet, que ceux et celles qui oeuvrent dans cette industrie sont très mal protégés par leur syndicat.ii n'est jamais trop tard pour voir la lumière.Après avoir traité plutôt à la légère les révélations faites par mon confrère Pierre Vennat sur les irrégularités sérieuses qu'on pouvait observer dans ce milieu, révélations qui remontent déjà à au moins trois ans; après avoir pris plus ou moins au sérieux les plaintes formulées par des femmes de ce syndicat; après avoir dénoncé le gouvernement qui a autorisé la CECO à mettre son nez dans cette industrie; après avoir refusé, enfin, il y a à peine sept mois, de mettre l'UlOVD en tutelle, il fait bon de voir la FTQ se raviser et reconnaître que la solidarité syndicale n'autorise pas à passer l'éponge sur toutes les bêtises de ses affiliés.La série d'articles que mon confrère Vennat a consacrée en 1979 à cette industrie avait particulièrement fait état de pratiques patronales-syndicales qui s'apparentaient à de la collusion.Il y était question de griefs non défendus, de pots de vin, de fraudes diverses, de décisions prises sans consultation des militants de la base, etc.Il avait qualifié le tout de «jungle du vêtement».Mon confrère n'avait pas été le seul à s'inquiéter de ce qui se passait de ce côté.Le ministre du Travail, dès 1977, avait décrété une tutelle sur le syndicat, justement parce qu'il soupçonnait que des délits pouvaient y être commis.Malheureusement, cette tutelle fut déclarée illégale pour vices de forme.Il y eut aussi, sur le même sujet, un dossier assez étoffé de «vie ouvrière» qui concluait dans le même sens.Enfin, des midinettes osèrent se mettre au blanc pour dénoncer leur syndicat.Tout ça aurait dû ouvrir les yeux de la FTQ.Au lieu de penser qu'il y avait une sorte de conspiration pour salir un syndicat, cette dernière aurait été bien avisée, au contraire, de remercier tous ceux qui avaient le courage de la mettre devant les faits.Mais, encore une fois, mieux vaut tard que jamais.Il est rafraîchissant d'entendre M.Louis Laberge dire que le syndicat en cause n'était ni vraiment efficace, ni vraiment démocratique.Il est même allé jusqu'à dire qu'il n'y aurait pas eu de syndicat dans ce secteur que ça n'aurait pas fait grande différence.Le surveillant de la FTQ à l'intérieur de l'UlOVD aura évidemment pour tâche de s'assurer qu'on redonne le pouvoir aux membres, qu'on mette fin à toutes les pratiques incompatibles avec un véritable syndicalisme, qu'on se dote des outils nécessaires à la défense des intérêts des membres qu'on extermine toute trace de discrimination, etc.Les 15,000 membres de ce syndicat seront sûrement heureux de voir qu'on est décidé à procéder à ce ménage que souhaitait d'ailleurs l'actuel président, M.Gilles Gauthier, alors qu'il présidait la Ligue d'action démocratique.La plupart de ces membres sont des femmes.Un grand nombre sont même des immigrants.Ils sont donc particulièrement vulnérables s'ils ne peuvent compter sur une protection syndicale sérieuse, sur un syndicat éveillé et incorruptible.Il convient, enfin, de signaler que la FTQ n'est pas la seule centrale à avoir eu des problèmes avec un affilié dans ce secteur.On apprenait, en effet, ces jours derniers que la CSD venait de se remettre du choc que lui avait causé la condamnation pour fraude de l'ex-président de sa Fédération du vêtement (8,200 membres).Là aussi, heureusement, il a été décidé de faire le ménage.VINCENT PRINCE X'est Moivsmèux VOUS TQûuVFZ PA?
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