La presse, 5 juillet 1982, Cahier A
[" EXPOS: CAVA MALI UNE SEULE pages 2 à 5 VICTOIRE A PITTSBURGH LE MUNDIAL FRANCE ET POLOGNE pages 12-13 EN DEMI-FINALE photo UPI 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45« MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982, 98e ANNÉE, no 153, 54 PAGES, 4 CAHIERS Israël impose maintenant un blocus total sur Beyrouth-Ouest, où elle a coupé eau et électricité.À rONU, la France et l'Egypte réclament que la paix au Liban soit rétablie en reconnaissant aux Palestiniens le droit à l'autodétermination, offensive diplomatique qui risque de se heurter, une fois de plus, au veto américain.page C 3 Photothèque LA PRESSE L'IMAGE PU photo UPI COUTISME NUIT À SON EXPANSÉ!! Jean-Luc Ponty, Cleo Laine et les groupes Uzeb et Noir sur Blanc sont en spectacle ce soir.JAZZl DANS LE «VILLAGE page A 10 Ils étaient 300 responsables, ce week-end, réunis à Saint-Roch-de-Mékinac, à célébrer le 75e anniversaire du scoutisme au Ils étaient autant, également, à déplorer que l'expansion du scoutisme soit difficile à concrétiser en raison même de l'image bourgeoise projetée par ce mouvement qui regroupe 43,000 .^a^ jeunes au Québec.S\" page B 1 SOMMAIRE 3 Annonces classées: C2, C4, C5 et Sports 14-15 Arts et spectacles \u2014Informations: A 10, A 1 1, A 13 \u2014Cinéma: A 12 Décès, naissances, etc.: C 7 Economie: C 1, C 2 FEUILLETON: B 6 Horoscope: C 4 Jardinage: C 5 Le monde: C3, C 8 Météo: A 2 Mots croisés: B 7 Quoi faire aujourd'hui: A 12 Télé-câble: A 10 Télévision: \u2014Horaires: A 11 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées 16 ^ Mots croisés: 16 ÉBÎT0 QUAND OTTAWA RENIE SA PAROLE PAR VINCENT PRINCE ___ page A 6 -.- photo UPI photo Armand Trottier.LA PRESSE LE MATCH BOEING-AIRBUS AUCUN \u2022» » «Le marché du 767 est mort», a admis récemment un important dirigeant de la société Boeing.Le manufacturier n'a pas vendu un seul avion depuis un an, bien qu'il possède un carnet de commandes fermes et optionnelles pour 289 appareils.Malheureusement, plusieurs transporteurs ont réclamé des délais de livraison, notamment United Airlines, sur 20 des 39 appareils commandés.Par ailleurs, Airbus, qui concurrence déjà Boeing en Europe, désire toujours s'implanter en Amérique, via le Canada.page C 1 Plus de 72,000 travailleurs sont à l'oeuvre dans les gigantesques usines de Boeing qui s'affairent, à l'heure actuelle, à produire surtout les nouveaux Boeing 767. T A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL LUNDI 5 JUILLET 1982 L'AFFAIRE EATON Comparution en août du comparse de Charron Du nouveau dans l'affaire Charron: l'hebdomadaire «Allo Police» révèle dans son édition du samedi 3 juillet l'identité de l'homme qui accompagnait l'ex-ministre lors du vol à l'étalage perpétré le 30 janvier au magasin Eaton par le député de Saint-Jacques.Il s'agit de Jean-Luc Gauthier, 29 ans, un résident de la région de Drummondville.Il comparaîtra le 5 août en Cour des sessions de la paix où il sera accusé d'être intervenu dans le travail d'un agent de la paix lors de l'arrestation de l'ex-ministre Charron.Dans un rapport de 29 pages préparé sur l'incident par le service de sécurité du magasin Eaton, il est fait mention à quelques reprises du jeune homme qui acompagnait Claude Charron.Les deux hommes étaient ensemble quand l'homme politi- que enfila son paletot par dessus un veston qu'il venait d'essayer.Gauthier aurait d'ailleurs lui-aussi tenté de glisser un veston sous son manteau.Il l'aurait replacé sur son crochet après avoir été apperçu par une préposée à la sécurité du magasin.Les deux hommes auraient quitté le magasin ensemble et Gauthier se serait interposé quand la jeune femme, les ayant rejoint, demanda à Charron de la suivre.Il serait intervenu une autre fois quand Charron est revenu escorté de préposés à la sécurité de Eaton après avoir été battu à la course.Il aurait dit à Charron: «Donne-leur le veston et suis-moi».Puis il aurait menacé les agents de sécurité de représailles.Il aurait finalement décidé de fuir à son tour après que les agents l'eurent menacé de poursuites pour entrave ù la justice s'il, ne mettait pas fin à son petit jeu.Carifête: 2 défilés, une âme Les Montréalais ont eu droit à deux défilés antillais, samedi.L'un qui partait des rues Sherbrooke et Atwater et qui se dirigeait vers le parc Trenholme, encore plus à l'ouest.L'autre défilé quittait l'intersection For-den-Sherbrooke et partait à l'assaut du parc Jeanne-Mance.Une dispute entre les groupes organisateurs serait à l'origine de ce dédoublement.LA PRESSE n'a toutefois pas cédé à la paniqué et a suivi les milliers de paradeurs qui faisaient route vers l'ouest.Un bien beau défilé plein de couleurs, de musique et de danse, qui avait été précédé la veille par l'élection du roi et de la reine de cette «Carifête».D'autres événements, musique, danse, ont également eu lieu samedi soir et hier.photos Pierre Côté, LA PRESSE PREMIER SPORT VRAIMENT POUR AVEUGLES Québec fait bonne figure au championnat de Goalball Dix jeunes Québécois, cinq filles et cinq gars, sont allés passer le week-end à Indianapolis, Indiana.Ils ont beaucoup joué au goalball mais ils n'ont pas vu grand chose: ils sont aveugles.PAUL ROY_ Ils représentaient le Canada au Championnat du monde de Goalball, un sport conçu pour les aveugles et les demi-voyants.Les filles se sont classées troisièmes sur six et les gars, quatrièmes sur 12 équipes.Pourquoi le Canada était-il représenté par deux équipes du Québec?Parce que nous sommes les champions du Canada depuis deux ans.Comment joue-t-on au goalball?Simple: deux tapis de sept mètres de largeur sur deux mètres et demi de profondeur.Les tapis sont à 14 mètres l'un de l'autre pour les filles, 18 mètres pour les gars.Chaque équipe dispose trois joueurs sur son tapis et il s'agit, en lançant un ballon sonore, de traverser le tapis adverse.Il faut donc savoir lancer et bloquer.Tout le monde porte un bandeau pour égaliser les chances.ou les malchances.Au Québec, le goalball se pratique à Québec et Montréal.L'équipe des filles vient majoritairement de Québec, celle des gars, de Montréal.Des noms?Chantai Rousseau, Manon Paradis, Lyne Cossette, Danièle Lessard, Nicole Charron, Mario Caron, Yvan Bourdeau, Pierre Lambert, Denis Rodrigue et Richard Leduc.Ils ont entre 16 et 22 ans.Nicole Charron, 22 ans, la seule Montréalaise chez les filles, avait remporté cinq médailles d'or aux Jeux panaméricains pour aveugles, à Mexico, l'automne dernier.Plus récemment, en juin, elle convolait avec Georges Bourgoin, aveugle lui aussi.Hier après-midi, Michel Lan-glois, le président de l'Association canadienne des sports pour aveugles, section Québec, s'était déplacé pour accueillir les deux équipes à leur retour à Dorval.«Le goalball, dit-il, c'est le premier sport pour aveugles qui n'est pas une adaptation plus ou moins boiteuse d'un sport pour voyants.C'est fait sur mesure pour nous, on peut aller au bout de nos capacités.» Louis Michaud, lui, n'est pas a-veugle.C'est l'entraîneur.Et il est aussi professeur d'éducation physique pour aveugles à Québec.Il dit qu'à Charlottetown, tous les ans, des voyants sont invités à participer à un tournoi de goalball.Règle générale, les aveugles sont moins dépaysés quand ils ont les yeux bandés, ils ont moins tendance à perdre l'équilibre.Dfun autre côté, les voyants ont souvent eu plus de chances de pratiquer des sports que les aveugles.Pour ce qui est des capacités auditives \u2014 le ballon est sonore \u2014 Michaud explique qu'il ne faut pas charrier: «C'est pas parce que tu es handicapé visuel que tu as «de grandes oreiiies.» La CS Le Royer fraudée de $1 million (PC) \u2014 Des accusations ont été portées contre trois hommes en rapport avec une affaire de fraude et de contrefaçon qui pourrait avoir coûté à une commission scolaire locale plus d'un million de dollars.M.Antonio Di Ciocco, président de la Commission scolaire Jérôme-Le Royer, a affirmé hier que trois ex-employés de la commission avaient été accusés la semaine dernière de fraude et de contrefaçon.Les trois hommes avaient été suspendus à la suite d'un raid effectué dans le bureau d'administration de la commission en janvier 1981.M.Di Ciocco a indiqué qu'au moins un autre employé, qu'il n'a pas identifié, pouvait être impliqué dans cette affaire.M.Ciocco a précisé que la police croyait que les employés achetaient du matériel d'entretien de divers fournisseurs qu'ils payaient avec les fonds scolaires.Mais ce matériel n'était bien souvent pas livré et les employés empochaient l'argent de la commission.riA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 10 Mox.: 24 ENSOLEILLE DEMAIN: BEAU ET PLUS CHAUD Québec Mm Afciîibi 7 Ovtoovoii 10 Lourentidos 8 Contons de l'Est 8 Mouricie 7 Québec 8 Loc-Soint-Jeon 7 Rimouski 8 Gospésie 8 Boie-Comeou 8 Septtle* 8 Canada Mo* Awfovrtfhwi 24 Ciel varioble 24 Ensoleillé 24 Ensoleillé 22 Ciel variable 22 Ciel variable 22 Ensoleillé 22 Ensoleillé 19 Ensoloillé 19 Ensoleillé 19 Ensoleillé 19 Ensoleillé V.c ton.-: 1 1 Edmonton, 12 Regina 12 Winnipeg 15 Toronto 16 Predericton 9 Halifax 10 Charlottetown 10 Saint-Jean 5 21 19 26 25 26 22 20 20 18 Nuageux Averses Averses Averses Ensoleillé Ensoloillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé OBJECTIF ATTEINT POUR L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Pierre Cole n'a pas effectué 1,000 tours dans les montagnes russes du Parc Belmont en vain: son marathon de ce week-end a drainé un montant substantiel vers le fonds de développement de l'hôpital Ste-Justine où il travaille.Et si cette institution pour enfants malades lance une nouvelle campagne de financement un de ces jours, il est bien possible que son imaginatif employé remonte sur les rails.MARIO fONTAjNE_ «Je me sens très très bien», de dire le jeune homme de 23 ans hier soir, à l'issue de 18 heures de «scé-nic».Tellement qu'il compte repeindre son nouvel appartement dès demain, après à peine quelques heures de repos! Il est vrai que Pierre Cole dit avoir passé une nuit fort reposante entre samedi et dimanche, couché dans le fond de la rame.Le froid lui piquait un peu les joues, mais il s'est quand même davantage reposé qu'au cours de sa première nuit, alors qu'il ne savait La Quotidienne TIRAGE DE SAMEDI 7-2-2 États-Unis Min.Moi.Boston \u2014 \u2014 Nile-Orléans Buffalo \u2014 \u2014 Pittsburgh Chicago 22 32 Son Francisco Miami 25 33 Washington New York 20 28 Dallas les capitales Min.Mor.Amsterdam Athènes Acopuko Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhogue Geneve Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 10 22 29 10 15 9 12 16 20 20 15 11 Mox.22 33 34 20 20 18 22 26 25 31 23 19 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul StocVhoJm Tokyo Trinidod Vienne Mki 19 15 12 8 12 15 21 10 17 Mo«.27 18 25 15 20 32 29 17 21 M 25 pas exactement comment se placer.Chose certaine, les vibrations ne le dérangent pas.«Je me tiens dans les montagnes russes presque toutes les fins de semaine, explique-t-il.Je n'ai plus d'émotions.Pour moi, quand ça fait quelques tours que je tourne, ça devient même endormant.C'est comme si j'allais en auto.» De fait, ce qui le chicote le plus ce n'est ni le bruit de la machine ni son parcours, mais bien les cris des jeunes filles affolées qui fusent selon lui à tort et à travers.La plupart crient pour s'entendre crier, soupire-t-il.Le train démarre à peine que déjà le concert commence! Un concert qui a dû être fourni en fin de semaine, puisque le «scé-nic» a fait «banc comble» les deux jours aux heures d'affluence.De fait, plus de 10,000 personnes ont franchi les tourniquets du parc d'amusement, une bénédiction pour Ste Justine.L'hôpital récupérait en effet une partie de chaque billet vendu.Les recettes ne sont pas encore comptabilisées, mais sembleraient à première vue combler les espoirs les plus optimistes.Employé à l'entretien ménager de l'institution, Pierre Cole n'écarte pas toute participation à un autre marathon «utile».Pas question pour lui, toutefois, de devenir un expert des jeux forains et d'inscrire son nom dans le livre des records, aux côtés des plus gros mangeurs de saucisses au monde et des éléphants à trois trompes.?APRÈS 2 JOURS DE GLOIRE AUX FRAIS D'ALITALIA pirate de Bangkok men COLOMBO (UPI-Reuter) \u2014 Le Ceylanais Sepala Eka-nayake, après avoir connu deux jours de gloire en menant la grande vie grâce à la rançon de $300,000 extorquée à Alitalia, a été inculpé hier d'extorsion de fonds et de détention d'argent volé.Il n'avait pas été inquiété à sa descente d'avion à Colombo car, selon les autorités, il n'avait commis aucun délit sur le territoire du Sri Lanka.C'est à la suite d'une entrevue, samedi, sollicitée par Micheli de Bitase, ambassadeur d'Italie, auprès de Shahul Hameed, ministre des Affaires étrangères srilankais, que le pirate de l'air a été arrêté à Galle, dans le sud du pays, alors qu'il regagnait son village natal.Il a été placé en détention provisoire jusqu'au 16 juillet et l'Italie a déposé une demande d'extradition aux termes de la Convention internationale sur la piraterie aérienne de 1970.Le juge d'instruction a également ordonné le blocage de Sri $280,000 déposé samedi dans une banque d'Etat par Ekanayake.Le détournement avait eu lieu mercredi entre New Delhhi et Bangkok.En plus de la rançon, le pirate avait réclamé et obtenu que sa femme, d'origine italienne, et son fils, le rejoignent.Ils ont ensuite quitté la Thaïlande avec un sauf-conduit.Non seulement le pirate souhaitait retrouver sa famille vivant en Italie, mais il voulait «donner une leçon au gouvernement italien», avait-il déclaré à des journalistes.Il avait été expulsé d'Italie pour trafic de drogue il y a deux ans.De source proche de la police, à Colombo, on précise d'ailleurs que l'inculpé a déjà été appréhendé pour détention de drogues dans au moins trois pays, au cours des huit dernières années.A son arrivée à Colombo, jeudi dernier, Ekanayake avait reçu un accueil enthousiaste de la foule.A un moment, la police a même dû intervenir pour le protéger.Il a affirmé avoîr eu pour Sépale Ekanayake photo UPI complices quatre Italiens et deux Libanais, avec lesquels il comptait partager la rançon.Il est ensuite descendu dans un hôtel de luxe, dépensant sans; compter pendant deux jours, en repas et en vins, avec des amis.La police a saisi sur lui une-somme de $10,000 et un montant égal sur son frère, Sathyapala, qui a été également placé en détention provisoire.\u2022 Après son arrestation dans le sud du pays, le pirate a été rame-! né à Colombo où la police l'a interrogé durant douze heures-avant de !e présenter à un,juge! d'instruction.Il ne semblait pas du tout inquiet de son sort et il a dit avoir «des solutions pour tout! problème qui pourrait se présent ter.» De source autorisée, on assure! à Colombo que le Sri Lanka a; l'intention d'honorer ses engagements internationaux et, de ce! fait, sa signature au bas de la; Convention sur la piraterie aé-^ rienne.CD LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982 LE 4e ET DERNIER VOL D'ESSAI DE COLUMBIA TRÈS RÉUSSI activité des USA dans la presse A 3 espace Meurtre maquillé par un - 4» 4» se fera dorénavant plus militaire incendie?Selon AP, AFP, Reuter, et UPI Le président Ronald Reagan n'a laissé aucun doute, hier, sur la détermination des Etats-Unis d'utiliser davantage l'espace à des fins militaires, au cours des prochaines années.En assistant au retour triomphal et hollywoodien de la navette Columbia, à l'issue de son quatrième et très réussi vol d'essai, le président Reagan a notamment déclaré que les Etats-Unis «devaient établir une présence plus permanente dans l'espace.» Faisant allusion à la première mission militaire que venait d'effectuer Columbia, le chef de la Maison blanche a souligné que les systèmes spatiaux dont disposait le Pentagone «avaient ouvert de nouvelles perspectives pour la paix, grâce à des méthodes permettant de vérifier les accords sur le contôle des armements nucléaires».Bien que le président n'ait pas annoncé, comme l'avait espéré la NASA, le lancement prochain d'une station permanente orbitale, les observateurs ont relevé que la Maison blanche avait rendu publiques les grandes lignes de la politique spatiale américaine en matière de défense.Ces nouvelles directives présidentielles, énoncées dans un document secret, confirment la volonté de Washington de développer de nouvelles armes spatiales pour contrer la menace soviétique.Un haut fonctionnaire américain a déclaré que les Etats-Unis suivent «avec une grande inquiétude les investissements massifs» de l'URSS dans l'exploitation militaire de l'espace.La mise au point d'une arme anti-satellites constitue une des priorités, en matière de défense, pour les Etats-Unis.L'URSS posséderait déjà une telle arme.Déjà, le Pentagone a formé un Space Command qui sera chargé de coordonner toutes les activités militaires dans l'espace.Super-production Par ailleurs, le retour de la navette spatiale Columbia, sur la base d'Edwards, hier, le jour même de la fête nationale américaine, s'est déroulée comme une super-production hollywoodienne.Par un soleil radieux, un parfum de patriotisme flottant dans l'air où battaient des centaines de drapeaux américains, Columbia, à l'issue de son quatrième et dernier vol expérimental, s'est posée en douceur devant un public émerveillé.«Il n'y a pas de mots pour décrire cette réussite» s'est exclamé le président Reagan, tandis que son épouse, Nancy, déclarait: «C'est magnifique, vraiment magnifique.» «C'est le plus beau jour de ma vie, depuis la naissance de mes cinq enfants», affirmait pour sa part une Californienne perdue dans la foule d'un demi-million de personnes venues assister à ce grand spectacle.La NASA avait bien fait les choses en installant en toile de fond, devant la tribune présidentielle, Enterprise, le prototype de la navette qui avait été utilisé pour effectuer des vols à basse altitude.Pour faire patienter ses 20,000 invités officiels autour de la tribune d'honneur, la NASA faisait jouer des airs de jazz entraînants.Le président et Mme Reagan ont personnellement accueilli les deux astronautes à leur descente de Columbia.Le président a serré avec effusion la main des deux héros du jour, Thomas Mattingly et Henry Hartsfield, tandis que Mme Reagan les a embrassés sur la joue.M.Reagan a même tenu à tapoter affectueusement le fuselage de Columbia.«L'esprit pionnier est toujours bien vivant en Amérique», devait déclarer quelques instants plus tard le président.«Vous venez de nous faire le plus beau cadeau pour un 4 juillet», a-t-il ajouté en se tournant vers les astronautes.Challenger Le moment le plus spectaculaire, mis à part l'atterrissage de Columbia, fut le départ pour Cap Canaveral de la seconde navette, Challenger, sur le dos du Boeing 747 de la NASA.Challenger sera lancé pour la première fois de Cap Canaveral en janvier 1983.Avant de quitter la base Edwards, le président Reagan a entamé les paroles du célèbre chant patriotique «God bless America», qui fut repris en coeur par la foule.Des centaines de milliers de personnes avaient campé toute la nuit sur les lieux pour assister à cette arrivée.Ils avaient été dirigés sur des aires réservées à leur intention, en plein désert, en bordure de l'immense lac asséché de la base.«Méfiez-vous des serpents à sonnettes, apportez de l'eau et pensez à faire le plein d'essence», pouvait-on lire sur des avis distribués par la NASA.Le mieux réussi Selon les experts, le quatrième et dernier vol de Columbia est de loin le plus réussi.Les responsables de la NASA et les astronautes Mattingly et Hartsfield sont unanimes: la navette est désormais prête à entreprendre des vols de routine et à transporter dans l'espace des satellites, des laboratoires et les savants qui y travailleront.Le premier vol opérationnel aura lieu en novembre prochain.La navette placera alors deux satellites en orbite.La NASA prévoit d'ici septembre 1987 effectuer 63 vols, dont huit dans le cadre de missions secrètes du Pentagone.A compter de 1988, les vols devraient devenir bi-mensuels.Les temps sont révolus où l'on critiquait un programme jugé trop coûteux \u2014 la NASA a dépensé à ce jour plus de $12 milliards \u2014 et, devant la réussite quasi-totale du dernier vol, on se prend à imaginer les perspectives ainsi ouvertes par ce premiere «camion» de l'espace.wmmm -1 V vicV- \u2022 fmg m téléphoto UPI Le président Ronald Reagan et son épouse Nan cy se font expliquer par les astronautes Thomas Mattingly (à droite) et Henry Hartsfield le rôle des plaquettes recouvrant le nez de la navette spatiale Columbia, quelques heures après son atterrissage.«Nous devons envisager l'avenir de manière entreprenante en prouvant le potentiel de la navette et en établissant une présence plus permanente dans l'espace» a affirmé le président.La navette devrait renforcer la sécurité nationale en plus de développer le rôle de l'industrie privée dans l'espace et le maintien du libre accès de ce dernier à toutes les nations.Ce n'est pas un hasard si, lors de ce quatrième vol, Columbia transportait une mystérieuse cargaison secrète du département de la Défense.Selon certains observateurs, il s'agissait de détecteurs de radiations infra-rouges capables de déceler la chaleur émise par des missiles et des avions.Ces expériences, sur lesquelles on ne dispose d'aucun détail, n'ont pas été sans mécontenter certains responsables de la NASA qui estiment que leur organisme, qui jouit d'un statut civil, ne devrait pas être mêlé à des affaires militaires.Pour ce quatrième vol, Columbia a rempli avec succès les missions suivantes: tester les réactions de la navette à des expositions prolongées à des températures extrêmes, soumettre à de lourdes charges les bras téléguidés de l'engin qui devront, au cours des vols ultérieurs, être en mesure de mettre des satellites sur orbite ou les en retirer, procéder à titre expérimental à la fabrication de médicaments et d'autres substances difficiles, sinon impossible à produire en dehors de l'apesanteur.Téléphone spatial: un million d'appels BEDMINSTER, New Jersey (UPI) \u2014 Plus d'un million d'Américains ont syntonise le «téléphone spatial» durant la semaine passée par Columbia dans l'espace, ce qui a permis à une compagnie de téléphone d'encaisser pius de $1 million.Lorsque Columbia a touché terre, hier, à la base d'Edwards, environ 8,000 personnes étaient en li- gne, écoutant les conversations entre les astronautes et le centre de contrôle.«NOus avons reçu 8,000 appels durant les neuf dernières minutes du vol», a révélé Carolyn Zachary, porte-parole de l'American Telephone and Telegraph, qui avait mis en place une ligne spéciale permettant à tout Américain d'écouter les conversations qui avaient lieu entre la navette et le centre de contrôle.Au moment où Columbia revenait sur terre, la compagnie avait reçu 1,011,121 appels.Les organisateurs, qui ne savaient pas si un tel réseau intéresserait les Américains, ont été enchantés du résultat et renouvelleront l'expérience lors de nouveaux vols spatiaux.COLUMBIA Une fusée de départ retrouvée en bon état BASE D'EDWARDS, Californie (UPI) \u2014 Une des deux fusées de départ qui avaient coulé dans l'Atlantique après avoir propulsé la navette Columbia sur une première orbite, «n'est ni brisée, ni gravement endommagée», ont révélé des spécialistes qui ont pu la filmer sur le fond de l'Atlantique à l'aide d'une caméra de télévision.Le lieutenant général James Abrahamson, qui est directeur du programme de la navette spatiale, estime toutefois que la deuxième fusée est plus endommagée du fait qu'elle a touché l'eau à un angle presque horizon^ tal.Les radars ont permis de constater que les deux fusées ont plongé dans l'océan à près de six fois la vitesse normale.Les parachutes de freinage n'auraient pas fonctionné, estime-t-on.Ces fusées de départ se détachent de la fusée porteuse de Columbia deux minutes seulement après .le décollage.Elles reposent actuellement sous 3,500 pieds d'eau.On ne sait encore si; la NASA tentera de les récupé-: rer, chacune valant approximativement $25 millions.ENTHOUSIASMÉS PAR LEUR APPAREIL Les cosmonautes du Soyouz se plaignent du programme chargé if BAIKONOUR, URSS (AFP) \u2014 Les trois membres d'équipage du vol spatial franco-soviétique étaient en pleine forme, samedi, en fin de matinée, lors de la conférence de presse donnée à l'Hôtel des cosmonautes de la base de lancement de Baikonour.Ils avaient dormi huit heures au cours de leur premier sommeil terrestre, après quelque 190 heures passées dans l'espace.Le Français Jean-Loup Chrétien et ses deux camarades soviétiques, Vladimir Djanibekov et Alexandre Ivantchenko, paraissaient beaucoup plus reposés qu'à leur sortie du module de descente de Soyouz-T-6, dans la steppe Ka-zakhe, après leur atterrissage, vendredi.«Il est en pleine forme et a parfaitement récupéré.Hier, il était pâle, comme les deux autres, car il y a quand même un accroissement du rythme cardiaque au cours de la rentrée.Puis, le sang se répartit à nouveau différemment au sol par rapport à l'apesanteur», a déclaré le médecin général Raymond Carré, médecin du spationaute français.Pour les trois cosmonautes, le Soyouz-T est un appareil «remarquable», dont l'ordinateur de bord est presque équivalent à un quatrième membre d'équipage.Il a ainsi permis de réaliser la rentrée dans l'atmosphère à une demi-seconde près, par rapport aux calculs du centre de contrôle de Kaliningrad, près de Moscou.Trop chargé En revanche, avec diplomatie pour Ivantchenko et beaucoup plus de fermeté chez Chrétien, les trois cosmonautes se sont plaints du programme de travail extrêmement chargé qui a été le leur à bord.«Je refuserais de repartir avec un tel programme.C'est trop, beaucoup trop acrobatique.Si je devais repartir, je le ferais réduire de 40 pour cent», a dit Chrétien, ajoutant que le matériel des expériences françaises était souvent trop compliqué, trop sophistiqué et ne tenait pas suffisamment compte des contraintes imposées à l'Homme dans l'apesanteur.«J'ai été très content de savoir que mon coeur fonctionnait bien, même s'il s'était déplacé, comme prévu, et ce, grâce à l'expérience «échographie».En revanche, malgré son intérêt scientifique incontestable pour le sujet qui la réalise, a ajouté le spationaute français, je n'ai ressenti aucune impression particulière en la réalisant.Tout était normal pour moi.Aux scientifiques d'y découvrir des choses», a-t-il conclu.téléphoto TASS Les cosmonautes soviétiques Vladimir Dzhanibekov et Alexander Ivanchenkov et le Français Jean-Loup Chrétien descendant au cosmodrome de Baikonour, vendredi soir, quelques heures après leur atterrissage.à Un incendie d'apparence anodine, qui s'est déclaré samedi midi au 4250, rue Pierre-de-Coubertin, a peut-être été l'oeuvre d'un meurtrier utilisant ce camouflage pour maquiller son crime: le cadavre d'un homme a en effet été découvert par les pompiers venus dans l'appartement 24 éteindre un feu qui semblait à priori ce qu'il y a de plus banal.Des traces de violence sur le corps de la victime, en plus de nombreuses brûlures, ont mis la puce à l'oreille des limiers accourus sur les lieux du sinistre, à proximité du parc olympique.La thèse du meurtre n'était cependant pas encore formellement retenue hier soir par les policiers, qui n'avaient pas encore pu identifier la victime.Eclipse complète a ( \u2022 « I 4 4 1 \\ « I t « de lo lune ce soir Les couche-tard auront l'occasion, cette nuit, d'observer ce qui devrait être l'éclipsé de lune la plus complète à survenir depuis 1906.Le phénomène commencera 22 minutes après minuit, et sera parfaitement visible dans toute l'Amérique du Nord.à condition que les nuages n'aient pas été invités à la fête.C'est à compter de 2h38, et pendant quelques heures, que l'éclipsé sera totale.Six morts pendant le week-end Pour un deuxième week-end consécutif, un agriculteur est mort écrasé par son tracteur, cette fois aux Méchins, alors que les accidents de la route ont fait trois victimes et que deux personnes périssaient noyées.Agé de 66 ans, M.Léonidas Isabel a péri vers 16h30, samedi, à Les Méchins, dans le comté de Matane, alors que le tracteur qu'il conduisait s'est renversé sur lui à cause du sol détrempé,, et l'a mortellement écrasé.Pour sa part, Clément Gill, de Sainte-.Marthe-sur-le-lac, a perdu la vie;; lorsque sa voiture a heurté un pilier de ciment au poste de péage de Boisbriand, sur l'autoroute 13C« Le jeune homme de 29 ans se serait endormi au volant vers une ' heure, samedi matin.Quatre! heures plus tard, Pierre Mo-reau, 19 ans, de Shawinigan, décédait dans une collision frontale sur la route 113, à Lac-aux-sa-bles, dans le comté de Portneuf.Un dérapage suivi d'un capota-ge a enfin coûté la vie à un homme de 26 ans, Luc Duquette, à La Présentation.L'accident qui s'est révélé fatal à ce résident de Sainte-Madeleine, dans le comté de Verchères, est survenu vers 3h20, dans la nuit de samedi à dimanche.Du côté de l'onde, Michel Galant, 20 ans, de Ville Saint-Pierre, s'est noyé en fin d'après-midi samedi à proximité du parc provincial de Côte-Sainte-Catherine.Une autre noyade devait survenir presque en même temps et dans le même secteur, mais le nom de la victime ne peut être dévoilé, la famille n'étant pas encore avisée.* 9 \u2022 0 Gravement brûlé Un jeune garçon dont l'identité n'était pas connue au moment de mettre sous presse a été gravement brûlé dans l'incendie d'une maison de trois étages vers 19h58, hier soir, au 4673 de la rue Jeanne-d'Arc.Il a*, été transporté d'urgence à l'hôpital Maisonneuve.»\u2022 » Québécois arrêtés pour contrebande Trois Québécois ont été troti-* vés coupables de contrebande, possession et trafic de drogues, hier, à Albany, dans l'Etat de New York.Les trois hommes seraient Jean-Claude Lesage, Denis Leclair et Bernard Grégoire. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 198: RESTRUCTURATION SCOLAIRE SELON GÉRARD D.LÉVESQUE La nouvelle constitution garantit Le PQ, expert en l'éducation en anglais mais non la forme des Commissions \u2014JEAN CHRÉTIEN (Selon PC) \u2014 Le ministre fédéral de la Justice, M.Jean Chrétien, a affirmé hier que la nouvelle constitution n'avait pas juridiction sur le projet de restructuration des commissions scolaires au Québec, qui entraînerait notamment la disparition des commissions scolaires anglophones hors de l'île de Montréal.«(Le ministre de l'Education du Québec) Camille Laurin ne peut refuser l'éducation en anglais aux individus de langue anglaise, a affirmé M.Chrétien lors d'un interview sur les ondes d'une station r/adiophonique de Montréal.Ce droit est protégé dans la nouvelle constitution.Mais il peut tenter de leur rendre la vie plus difficile.» Le projet de réforme, rendu public le 21 juin, suggère la fermeture de plus de la moitié des commissions scolaires du Québec et l'abandon de leur dénomination religieuse.Les commissions scolaires anglophones cotinueraient d'exister seulement sur l'île de Montréal, alors que les écoles anglaises hors de cette région seraient gérées par des commissions de langue française.«Le problème, c'est que le Qué- bec a juridiction sur l'administration des écoles et qu'il lui revient de décider s'il y aura tel ou tel sorte de commissions scolaires, a dit M.Chrétien.«Dans la nouvelle constitution, le droit des individus à une éducation en anglais est garanti, mais le mécanisme par lequel cette éducation est dispensée aux individus est du ressort de la province.» Intéressé à la chefferie M.Chrétien a affirmé d'autre part qu'il serait intéressé à briguer la direction du parti libéral fédéral si le premier ministre Trudeau se retire.«Je ne peux décider avant que le poste ne soit vacant, a-t-il dit, mais si cela se produisait demain, je serais très porté à tenter ma chance.» Il a précisé que certaines personnes avaient essayé de lui faire abandonner cette idée à cause de la tradition dans le parti d'alterner entre un chef francophone et anglophone.«Si les Canadiens ne veulent pas d'un francophone parce qu'il est francophone, je n'y peux rien, a-t- il dit.Mais s'ils veulent Je meilleur, je vais offrir mes services et s'il y en a un meilleur que moi, je crois qu'ils devraient le choisir.» Le ministre de la Justice a également salué la venue du Parti québécois sur la scène fédérale.Il a appelé les Canadiens à se pencher sur le fait que le PQ dit pré- férer les politiques des progressistes-conservateurs.«Notre politique d'un Canada est valide, a-t-il dit.L'idée d'une communauté des communautés des conservateurs est plus attirante pour le PQ parce qu'il sait qu'elle va l'aider à réaliser son objectif de séparation.» Lévesque rencontre les représentants d'AI I ia nce-Québec Le premier ministre René Lévesque rencontrera de nouveau les représentants d'Alliance-Québec, un organisme qui se veut le porte-parole de la population anglophone du Québec.Selon le président d'Alliance-Québec, Eric Maldoff, la rencontre, qui se déroule ce matin aux bureaux montréalais du premier ministre, portera en premier lieu sur la ligne de conduite adoptée en mai par cet organisme, lors de son congrès inaugural, ainsi qu'aux positions adoptées par elle vis-à-vis des nombreux problèmes affectant la communauté anglophone.Alliance-Québec espère que ce dialogue continu amènera le gouvernement à «prendre les mesures depuis longtemps attendues répondant aux légitimes revendications de la communauté d'expres- sion anglaise.» Cet été, avec MONSIEUR Muffler La garantie de qualité MICHELIN .c'est toute la différence Le plan de protection \"Hasard de route\" de Monsieur Muffler: Monsieur Muffler offre exclusivement à ses clients achetant des pneus dans une de ses succursales une protection \"Hasard de route\".Deux bonnes raisons d'acheter vos pneus chez Monsieur Muffler: \u2022 la garantie de qualité Michelin \u2022 le plan de protection \"Hasard de route\" de Monsieur Muffler SUPER SPECIAL D'ETE! 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900.boul Taschereau Greenfield Park MONTRÉAL EST 12105 est.Sherbrooke Ponteaux-Trembles LAVAL ET LAURENTIDES 1640.boul St-Martm Chomedey 495.boul.des Laurentides Sl-Antoine 695.boul Des Seigneurs Terrebonne QpQ r«»ssocu«t»Of > pour la protection .oes automoothstes.NUMÉRO CENTRAL: 337-0770 EXTÉRIEUR DE MONTREAL SHERBROOKE 1925 ouest.King QRANBY 545, Principale TROIS-RMÈRES 4975.Des Forges ST-MYACINTHE 2965.Dessaules HULL 570.boul.St-Joseph lois spéciales et motions de clôture QUEBEC (PC) \u2014 Les pé-quistes, après avoir eu en horreur les projets de loi spéciaux et les motions de clôture, sont devenus des experts dans ces deux domaines.C'est ce qu'affirmait le leader parlementaire de l'Opposition, M.Gérard D.Lévesque, au cours des derniers jours de la session, alors que le gouvernement, en trois jours, imposait le bâillon et adoptait une loi spéciale.Au cours du débat sur le projet de loi 82 (retour au travail des omnipraticiens), il a souligné qu'il s'agissait de la sixième loi spéciale du gouvernement depuis l'automne 1979, c'est-à-dire en deux ans et demi.Deux jours auparavant, il avait fait remarquer que c'était la cinquième fois que le gouvernement Lévesque utilisait le bâillon pour mettre fin aux débats concernant la fusion Baie Co-meau-Hauterive.Impatient M.Gérard D.Lévesque n'a pas manqué de comparer ce bilan avec celui du gouvernement Bou-rassa: sept projets de loi spéciaux et deux bâillons seulement, entre avril 1970 et l'automne 1976.L'Opposition a reproché au gouvernement de manquer de patience pour imposer ainsi le bâillon après seulement 20 heures de discussion.En décembre toutefois, le gouvernement avait été plus patient et avait subi le filibuster libéral durant plus de 37 heures avant d'imposer la clôture dans le débat sur le projet de loi sur HydroQuébec.L'Opposition a rappelé que le gouvernement Bourassa avait enduré plus de 80 heures de filibuster avant d'imposer la guillotine pour faire adopter le projet de loi 22 rendant le français langue officielle, en 1974.En décembre dernier, le ministre Duhaime avait accusé les libéraux de débiter des âneries en commission parlementaire pour retarder l'adoption du projet de loi sur Hydro-Québec.«Je n'ai jamais entendu autant de placotage en commission dans une semaine de vie parlementaire,» avait-il dit.Réaction \\ normale, le filibuster étant une tactique exaspérante pour ceux qui ont à la subir.Pourtant, du temps où six députés péquistes formaient toute l'Opposition, le PQ était passé maître dans l'art de mener des filibusters, dont certains sont mémorables.Ainsi, celui sur le salaire des I juges, particulièrement horripi-l lant parce que mené quelques! jours avant la Noël 1974, avait! tellement retardé les travaux de f la Chambre qu'elle avait dû siéger le 26 décembre.Un filibuster tellement fatigant que Claude Charron, épui-j sé, s'était évanoui et avait dû| être transporté à l'hôpital.Oubli Autre changement d'attitude î concernant cette fois-ci la pério-1 de des questions: le président de \\ l'Assemblée nationale a annon-cérécemment qu'il avait établi le principe que la quatrième ques- j tion appartenait toujours à1 l'équipe ministérielle.I Et pourtant, c'étaient des dé- ?pûtes du PQ qui, au printemps 1974, avaient suscité sur la pério-de de questions un grand débat dont !ps ténors avaient été MM.Lucien Lessard et Marcel Léger, j Ils s'étaient particulièrement élevés contre le fait que des dé-pûtes du gouvernement posaient des questions aux ministres lors des périodes des questions et avaient affirmé que celles-ci appartenaient à l'Opposition.Ils prétendaient que les députés de l'équipe ministérielle n'ont pas besoin d'attendre la période des questions pour demander quelque chose à un ministre.Même chose en ce qui concerne les fins de session, qui ressemblent parfaitement à celles de l'ancien gouvernement.Les cinq ou six députés péquistes de l'Opposition du début des années '70, accusaient le gouvernement Bourassa de faire a-dopter ses projets de loi à la vapeur en fin de session.Ces vétérans appartiennent maintenant au gouvernement, qui, au cours des deux dernières journées de la session, a fait a-dopter 22 projets de loi publics, sans compter une trentaine de projets de loi privés.Cyrille Felteau (collaboration spéciale) Un cas de misère noire A propos des gens favorisés par la fortune dès leur naissance, on avait coutume de dire qu'ils « étaient nés avec une cuiller d'or - ou d'argent - dans la bouche».Mais cela ne se dit plus guère.A l'extrême opposé, au sujet des pauvres congénitaux et permanents, un auteur qui n'a pas peur des mots, a osé s'exprimer ainsi: «Certains pauvres sont tellement malchanceux que, quand ce sera la mode de.chier de l'argent, eh! bien!, ils seront constipés! » Et pour pousser plus loin encore dans la voie du cynisme, on pourrait citer cette profonde pensée d'Alphonse Allais (qui en a commis bien d'autres): «La misère (noire ou grise) a au moins ceci de bon qu'elle supprime la crainte des voleurs.» Une fois la crainte des voleurs disparue, comment se débarrasser de la peur du lendemain, qui devait tenailler la pauvre famille dont LA PRESSE du 24 septembre 1892 décrivait ainsi le pénible sort: La misère noire.«Un cas des plus tristes est venu à la connaissance de la police hier après-midi.Un nommé Auguste Paquet, accompagné de sa femme et de ses quatre enfants, est venu demander asile et protection.«Paquet est presque paralysé des suites d'une blessure qu'il s'est infligée avec une hache.Sa femme est aveugle depuis douze ans, résultat d'un érysipèle.La pauvre femme porte un bébé de quelques mois dans les bras, et est sur le point de devenir mère une cinquième fois.L'aînée de la famille, une jeune fille, souffre d'un goitre, ou grosse gorge.Un des petits garçons est borgne.Une souscription a été faite ce matin en faveur des malheureux qui seront probablement placés dans des institutions.La famille demeurait à Saint-Sauveur, comté de Terre-bonne.» Voilà.On a maintenant une bonne idée de ce qu'était la «misère noire», en 1892, à Montréal.A parcourir LA PRESSE et d'autres journaux du temps, on constate que les cas de ce genre étaient d'occurence assez fréquente.Il est vrai qu'en l'absence de toute forme d'aide de l'Etat, les pauvres aussi démunis que ceux-là étaient entièrement à la merci de la charité publique (qui était, paradoxalement, d'ordre privé, puisqu'elle était assumée en grande partie par les communautés religieuses).Ces dernières qui, dans bien des cas, n'avaient pas encore commencé à recevoir des subventions régulières de l'Etat, devaient supporter un fardeau bien lourd, car la misère était grande, à la ville comme à la campagne, à la fin du XIX siècle.Ici, une question se pose tout naturellement: pourquoi cette famille de miséreux vraiment éprouvée au maximum avait-elle quitté Saint-Sauveur pour venir à Montréal y chercher «asile et protection»?Tout simplement parce que les localités rurales étaient tout à fait impuissantes à faire quoi que ce soit pour soulager ces cas d'extrême misère: elles ne possédaient aucune institution, aucun organisme capable de leur venir en aide.Ces malheureux devaient donc prendre le chemin de la grande ville, où existaient tout de même quelques institutions, des refuges, etc., en mesure de leur permettre de survivre au moins pendant quelque temps. t \u20ac t r I # t r \u2022 « i t t t \u2022 i « 4 t S » r r r r J r r t ?t ¦ « ¦ ¦ ¦ i V f r « r r » r » t ¦ ft I» ¦ M LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982 Entente inespérée à la Gulf de Shawinigan A 5 ¦ ¦ « t f r * t r r * SHAWINIGAN (PC) \u2014 Dans ™ un revirement inespéré, les employés et les acheteurs de l'usine de la Guylf de Shawinigan ont réglé, hier, leur litige, par voie de négociations.Après d'intensifs pourparlers de plus de six heures, les acheteurs de l'usine locale Gulf et le syndicat CSN de 309 employés, en sont venus à une entente de principe, pour une nouvelle convention collective de travail.Ce déblocage inattendu entre les deux parties comporte pour les syndiqués, des avantages sociaux non encore révélés publiquement.Ces avantages seront soumis aux travailleurs au cours d'une assemblée générale des syndiqués, prévue dans les prochains jours par les dirigeants syndicaux.Chez les observateurs, on s'accorde à dire que le syndicat a pris une sage décision de battre le fer pendant qu'il est chaud, en négociant de la sorte.Le seul point à résoudre, que conteste encore le syndicat, est la question du fonds de pension, au niveau de la compagnie Gulf.A Toronto «Il ne nous reste plus qu'à régler ce litige avec la haute direction de la Gulf à Toronto», a souligné M.Jules Bertrand, le président du syndicat local.Il précise qu'aucune assemblée générale ne sera convoquée chez les syndiqués, tant qu'une entente globale ne sera pas complétée avec la compagnie Gulf.Dès lundi, M.François Matte, négociateur assigné de la compagnie Gulf, serait en mesure d'annoncer la date des prochaines négociations avec le syndicat, con- cernant le tout dernier point de contestation.Selon Me Pierre-H.Vincent, conseiller juridique des trois industriels de Mont-Carmel, acheteurs de l'usine, la direction de l'usine Gulf à Toronto a déjà été mise au courant de cette entente de principe avec ses clients.Depuis les six derniers mois, poursuit Me Vincent, les acheteurs Rosaire Juneau, son fils Claude et Yvon Genest, ont injecté sans la moindre garantie, plus de $100,000 en études complexes fort laborieuses pour acquérir l'usine locale de Gulf.Le chiffre d'affaires annuel dépasse, à Shawinigan, les $30 millions et les clients sont notamment anglais et africains.PME achète multinationale «C'est la première fois en Mauricie, et peut-être au Québec qu'une petite et moyenne entreprise comme le groupe Juneau-Ge-nest entreprend d'acquérir une partie d'une multinationale», observe alors Me Vincent.' Afin de «sauvegarder» les installations de l'usine Gulf du Canada de Shawinigan et aussi les quelque 309 emplois permanents, le ministre de l'Energie et des Ressources du Québec, M.Yves Du-haime, a affirmé hier, en conférence de presse, que le gouvernement du Québec, par l'entremise du ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, est prêt à octroyer une subvention de $1 million, aux futurs acheteurs à la condition expresse que ceux-ci démontrent une «rentabilité» des opérations de l'usine.\u2022 ?i al *' 4* m r r t-¦ ¦ ¦ t * 3 r a* n' *' s-à 4.I.r ft ¦ ¦ r M n t \u2022 * W 4* *\u2022 ¦ \u2022 4* ft< .\u2022 t «.»4 I ¦ ft f Nouveau contrat aux usines CIP TROIS-RIVIERES (PC) \u2014 Les quelque 5,000 travailleurs des usines CIP de La Tuque, Trois-Rivières, Gatineau, Dalhou-sie (Nouveau-Brunswick) et Haw-kesbury (Ontario) viennent d'accepter majoritairement un nouveau contrat de travail d'une durée de deux ans, qui fera passer le taux horaire moyen de $11.70 à $14.55, au 1er mai 1983.Selon le représentant national du Syndicat canadien des travailleurs du papier (SCTP), M.Jean Martin, l'entente est survenue très rapidement, puisqu'il n'aura fallu que huit jours de négociations intensives pour en arriver à un accord.Régime de retraite Des améliorations fort appréciables ont également été apportées au régime de retraite des employés.Celui-ci est en effet modifié de façon à offrir aux retraités, après le 2 mai 1982, une rente basée sur le revenu des cinq années antérieures à la retraite.Cette modification n'est peut-être pas aussi substantielle que celle obtenue par les employés de l'Abitibi Price, qui ont un régime indexé au coût de la vie mais, se- lon M.Martin, elle coûte beaucoup moins cher.D'autres avantages ont aussi été obtenus pour les employés qui désirent prendre une retraite prématurée, à compter de 61 ans.Les primes de quart sont par ailleurs augmentées rétroactivement au 1er mai 1982.Les contributions de l'employeur sont majorées pour les primes d'assurances collectives sur la vie, l'hospitalisation et les médicaments, ainsi que l'indemnité d'invalidité à long terme.Enfin, la semaine de travail réduite est aussi accessible à tous les travailleurs de l'opération continuelle, de toutes les usines concernées.Selon M.Martin, cette entente chez CIP devrait donner le ton aux deux autres compagnies implantées dans la vallée du Saint-Maurice, Kruger et Consolidated Ba-thurst.Les négociations n'y sont pas aussi avancées, mais il semble qu'elles se déroulent normalement.Chez Kruger, les négociations devraient se poursuivre dans quelques jours.G.-B le rail affecté par une grève illimitée %! M w* *\u2022 h* ¦ \u2022 4.4.4.- .Si m ¦ ¦ M ¦ ¦ » m *¦ m 4 4 4 m 4 LONDRES (Reuter) \u2014 Les cheminots britanniques ont entamé, dimanche, une grève illimitée, passant outre à l'appel du gouvernement leur demandant de penser au pays d'abord et d'aller travailler normalement.Quelques trains seulement, sur les 8,500 du service dominical habituel, circulaient dimanche, mais un porte-parole de la compagnie nationale des chemins de fer britanniques (British Railways) a fait savoir que la direction était optimiste, espérant que lundi un plus grand nombre de cheminots se présenteraient au travail.Les dirigeants du syndicat des conducteurs de locomotive ont appelé à la grève pour la troisième fois cette année en raison d'une dispute de longue haleine sur le projet de B.R.d'introduire de nouveaux horaires, avec des heures irrégulières de travail.Mme Margaret Thatcher, première ministre, a fait appel samedi au patriotisme des cheminots, leur rappelant que la Grande-Bretagne a retrouvé sa confiance et son courage avec la victoire des Malouines.«Nous lançons un appel à tous les conducteurs de train, leur demandant de penser d'abord à leur famille, à leurs collègues et à leur pays et de continuer à travailler demain», a-t-elle déclaré devant un rassemblement de sympathisants conservateurs.Que lundi Le vrai impact de la grève ne sera toutefois mesuré que lundi, alors que les trains des grandes lignes, de banlieue et de fret fonctionnent normalement avec toute leur capacité.Les services dominicaux normaux sont toujours réduits, les cheminots ne travaillant le dimanche que volontairement, sur la base des heures supplémentaires.Les deux parties paraissent déterminées à se battre jusqu'au bout.M.David Howell, ministre des Transports, a déclaré dimanche que «cette fois-ci une solution doit absolument être trouvée, non pas à l'aide de reports et de promesses floues, mais par l'introduction sans ambiguïté de méthodes de travail dictées par le bon sens, qui ont été acceptées ailleurs depuis longtemps».Suicide religieux Deux membres d'une secte religieuse, qui avaient retenu en otages les 15 personnes prenant place à bord d'un autobus, ont invité les policiers à les abattre, afin qu'ils puissent ressusciter trois jours et demi plus tard.Les autorités policières ont révélé que les agents avaient réussi à blesser le couple à l'épaule et se préparaient à le maîtriser lorsque la femme, Kate Haigler, a tiré une balle dans la tête de son mari, Keith, et a tourné l'arme contre elle-même.Les deux sont morts sur le coup.Un porte-parole de la police a affirmé par ailleurs que ces morts auraient pu être prévenues si le présumé messie de la secte de l'Ubiguité, à laquelle appartenait le couple, était intervenu.Emory Lamb a refusé à deux reprises, samedi, de se rendre sur le pont où le couple détenait les 15 otages.Le couple qui croyait en lui comme en un nouveau messie, serait peut-être encore vivant si Lamb les avait invités à se rendre.Lamb a affirmé qu'il ne connaissait rien des projets des Haigler et n'assume aucune responsabilité pour leur mort.Haigler avait affirmé avoir eu une vision au cours de laquelle il a compris qu'il ressusciterait après trois jours et demi s'il était tué.La photo nous montre Keith Haigler, gisant sur le sol au milieu des policiers de l'unité d'élite de la ville de Jasper.Téléphoto UPI Trois hôpitaux seraient transformés pour accueillir des malades chroniques Le Conseil régional de la santé et des services sociaux du Montréal métropolitain examinera, le 15 courant, une recommandation d'une de ses commissions d'étude à l'effet de fermer trois hôpitaux de la région pour les convertir en institutions pour patients chroniques.Les trois hô- pitaux visés seraient le Reddy Memorial, le Montreal Chest et l'hôpital Saint-Jeanne-d'Arc, selon un article paru samedi dans un quotidien de Montréal.Selon le comité d'étude, cette conversion permettrait d'économiser $6 millions en plus de créer 500 lits pour patients chroni- ques.Si le CRSSS approuve la recommandation, elle sera soumise au ministre Pierre-Marc Johnson pour approbation finale.Ce projet fait partie d'un «plan de rationalisation» à l'étude depuis plusieurs mois et ne surprendra pas grand monde dans le milieu, le ministre ayant déjà an- Fauteuil volant Simple livreur, Larry Walters ne manque pas d'imagination.Pour se rendre de chez lui, à San Pedro, en Californie, au désert de Mojave, distant de 160 kilomètres, il a délaissé sa camionnette pour le fauteuil volant.Voici la formule: prenez un bon siège de jardin et attachez-y une poignée de ballons gonflés à l'hélium.Ca marche si bien que deux heures plus tard, M.Walters avait atteint l'altitude de 4,900 mètres, de quoi donner des frayeurs aux pilotes de ligne.Ce sont leurs appels angoissés aux aiguilleurs du ciel qui ont donné l'alerte.Mais, entretemps, Paé-ronaute en avait eu assez, il faisait trop froid.Alors, calmement, il a épaulé sa carabine à air comprimé pour crever les ballons un par un, avant de se poser à Long Beach, en Californie.Totalement néophyte en matière de navigation aérienne, M.Walters s'est seulement inquiété à l'approche de lignes à haute tension.«Là, j'ai eu peur, a-t-il déclaré.Désormais, je ne quitterai plus le sol.» Téléphoto AP nonce que «des murs allaient tomber».Quant au choix des hôpitaux, il est sans doute motivé, dans le cas de Sainte-Jeanne-d'Arc, par sa proximité de l'Hôtel-Dieu; pour ce qui est du Montreal Chest, il est déjà occupé presque aux trois quarts par des malades chroniques.Hamilton toujours paralysée La GRC cherchera à coincer les trafiquants de drogue par des méthodes économiques EDMONTON (PC) \u2014 Des «unités» spéciales de la GRC sont à Edmonton et dans six autres villes canadiennes pour déterminer si la plume est plus efficace que le revolver de calibre .38 pour combattre les trafiquants de drogue.Les agents seront armés de plumes, d'ordinateurs, de grands livres de banque, de bilans financiers et, surtout, de patience.Il s'agit de rendre le trafic de la drogue aussi peu profitable que possible.Non seulement les agents chercheront-ils à vérifier l'actif des trafiquants relié à la drogue, mais aussi dans quelle mesure l'actif légitime d'un trafi- quant a été financé par la drogue.On a pris des mesures semblables, plus strictes encore, aux Etats-Unis, il y a quatre ans.Là, même si la police perd une cause en cour criminelle, elle peut obtenir des confiscations en cour civile.Le surintendant Rod Stam-ler, de la GRC, reconnaît que le système canadien est peut-être moins efficace que l'américain, mais, dit-il, c'est au législateur d'y voir.Appauvri Quoi qu'il en soit, les agents spéciaux de la GRC recevront un en-trai/iement.spécial.On n'oublie pas que le millionnaire texan Rex Cauble s'est trouvé appauvri de $25 millions après l'intervention contre lui de la U.S.Drug Enforcement Administration.Celle-ci lui a confisqué plus que les biens et l'équipement qui lui servaient pour le trafic de la drogue.On l'a poursuivi jusque dans des entreprises légitimes qu'il avait financées grâce aux narcotiques.L'an dernier, la U.S.Drug En-forcement Administration a confisqué de $250 à $300 millions provenant du commerce de la drogue.«Nous espérons en faire autant proportionnellement», dit M.Stamler.HAMILTON (PC) \u2014 Rien n'indique une reprise prochaine du service de transport en commun à Hamilton, qui est paralysé par une grève depuis le 11 juin.Le conflit donne beaucoup de fil à retordre au secteur commercial de Hamilton, ainsi qu'aux gens âgés, qui ne pourront bouger de chez eux aussi longtemps qu'il n'y aura pas de transport en commun.De leur côté, les responsables de l'équipe de football des Tiger Cats ont rappelé que l'ouverture de la saison de football provoquera d'énormes embouteillages dans les rues si le conflit n'est pas réglé d'ici là.POUR EMPECHER DES MISES À PIED Appel à Ottawa BURNABY, C.-B.(PC) \u2014 Le Syndicat des travailleurs des télécommunications a demandé l'intervention de la Commission des relations de travail pour empêcher la mise à pied de 1,800 employés de la B.C.Telephone.Cette dernière a remis la liste des noms au syndicat vendredi.Dans un communiqué, la B.C.Tel a indiqué à chaque employé prévenu de sa mise à pied qu'il serait rappelé au travail d'ici six mois.Elle justifie cette décision en invoquant une diminution sensible de ses revenus à court et à long termes, à la suite de la récession Selon le vice-président du syndicat, M.George Yawrenko, la décision ne découle nullement de difficultés économiques mais de changements technologiques.Tout en projetant de licencier ses travailleurs, la compagnie a investi $452 millions en améliorations techniques, a-t-il dit.Il est confiant que la commission fédérale rejettera le projet de la B.C.Tel, d'autant plus qu'elle viole le Code du travail stipulant qu'un avis de 16 semaines doit précéder la mise à pied de plus de 300 personnes par une même compagnie.Le syndicat a déjà refusé un programme de partage des heures de travail suggéré par l'employeur.Chaque employé aurait travaillé de 30 à 60 minutes de moins par jour, mais personne n'aurait été mis à pied.Les superviseurs de B.C.Tel ont pour leur part accepté une telle réduction de leurs heures de travail. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982 PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration IlOGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adjoint WON DUBOI8 directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef Quand Ottawa renie sa parole Pour M.Dennis McDermott, président du Congrès du travail du Canada, le projet de loi que vient de présenter à Ottawa le président du Conseil du trésor, M.Don Johnston, pour limiter respectivement à 6% et 5% les augmentations de salaire dans la fonction publique fédérale, constitue un geste immoral.Le qualificatif est peut-être fort, mais il est certain que cette façon de sabrer dans des conventions signées de bonne foi, et de décider unilatéralement de conditions de travail pour l'avenir, équivaut à se moquer du processus de la négociation.Dans notre régime parlementaire, les élus du peuple ont tous les pouvoirs, y compris celui de répudier des contrats où le gouvernement était partie.Mais, la légalité ne saurait tout excuser.Aujourd'hui, le gouvernement se rend compte qu'il a consenti des augmentations de salaires trop généreuses aux employés de l'État et que ces augmentations ont un effet inflationniste.Cette constatation est juste, mais l'aveu a quelque chose d'ironique quand on se souvient que les porte-parole de ce même gouvernement n'acceptaient pas qu'on leur dise, à l'époque, qu'ils achetaient leur paix à trop fort pnx.La constatation est juste, non pas tellement que les salaires dans la fonction publique fédérale comportent des montants fabuleux, mais parce que ceux-ci ont valeur d'exemple.On n'a qu'à se rappeler le cas des travailleurs de la Voie maritime à qui le gouvernement Pearson, coincé par des échéances trop rapprochées, se crut obligé dans les années 50 de consentir des hausses de salaires exorbitantes.Ce ne fut pas long avant que l'industrie de la construction soit obligée de s'aligner sur ce qu'Ottawa avait concédé.Il aurait mieux valu pour le gouvernement fédéral de se montrer plus ferme au moment où il se laissait aller à signer des conventions que beaucoup d'observateurs lui signalaient comme étant abusives.En réalité, le geste que pose aujourd'hui Ottawa ressemble étrangement à celui que faisait, il y a quelques semaines à peine, l'administration Lévesque au Québec.Dans les deux cas, il y aura eu reniement de la parole donnée et atteinte sérieuse portée à la crédibilité de l'État-employeur.Dans les deux cas.les négociations à venir n'ont plus beaucoup de sens.Dans les deux cas.enfin, on applique le même pourcentage de réduction aux plus bas comme au plus hauts salariés, ce qui constitue, à sa face même, une injustice envers les plus démunis.On comprend les protestations qui n'ont pas tardé chez les syndicats de la fonction publique et les moyens de pression qu'ils ont déjà commencé à appliquer.Par contre, comme les employés de l'État étaient et continueront d'être malgré tout des privilégiés par rapport à leurs confrères et consoeurs occupant des fonctions semblables dans le secteur privé, ils ne peuvent s'attendre à énormément de sympathie dans le grand public.Ils ne peuvent même pas s'attendre à beaucoup de compassion de la part de leurs confrères syndiqués du secteur privé.Déjà, des militants en vue de ce secteur privé ont clairement fait savoir qu'il n'était pas question de recommander la solidarité à leurs membres.En d'autres termes, la contestation dont a parlé M.McDermott ne devrait pas aller très loin en dehors du secteur public.Et la population n'admettra pas facilement qu'on batte en brèche l'autorité de ses élus.D'autre part, il semble bien que le gouvernement fédéral se berce d'illusions s'il croit vraiment que le secteur privé acceptera librement de restreindre lui aussi à 6 ou à 5 pour cent les hausses de salaires de ses travailleurs.Le Canada n'a pas de tradition en ce sens.On n'a pas vu dans nos usines des restrictions librement consenties comme aux États-Unis.Le secteur privé ne marchera que s'il y est contraint.VINCENT MINCI LTfiiie HMWMEçr ces Fo/ws pu eues.Ce qui restera aux anglophones Le livre blanc sur la réforme scolaire suscite déjà beaucoup de commentaires.C'est normal: il touche finalement tout le monde.On ne change pas une structure scolaire, surtout pour l'intégrer davantage à la société, sans affecter cette société.Et si la population ne réagit pas à ce sujet, on peut nécessairement douter de sa qualité de vie démocratique.Il est donc normal que la communauté anglophone réagisse, et même assez âprement.D'une part, parce que les politiques du gouvernement, principalement avec la loi 101, a déjà commencé à lui retirer certains privilèges ou à changer ses traditions; d'autre part, parce que le livre blanc transforme des structures qui ont servi, dans le passé, à protéger la cohésion anglaise au Québec.Les recommandations du livre blanc risquent fort d'altérer cette cohésion; et cela, aucune minorité ne peut facilement l'accepter.D'abord, il faut dire que les anglophones ne sont pas seuls à s'inquiéter: leurs inquiétudes rejoignent celles de plusieurs francophones.Ils peuvent avoir des raisons particulières, par exemple, de s'objecter à la disparition du suffrage universel au niveau des commissions scolaires; mais ils ont comme alliés plusieurs francophones qui s'objectent à la nouvelle proposition tout simplement pour des raisons de vie démocratique.Il va de soi que retirer des pouvoirs à la population représente un triste abandon de pouvoir.Ce n'est pas une question de langue ou de minorité mais simplement une défense de droit.Mais, dans le projet Laurin, les commissions scolaires anglophones sont fortement pénalisées: en dehors de Montréal, elles cessent tout simplement d'exister.À Montréal, elles conservent la majorité de leurs pouvoirs; mais les pouvoirs de toutes les commissions scolaires seront fortement limités dans la nouvelle structure.Celles-là comme les autres seront pénalisées, mais pas plus que les autres.En accordant plus de pouvoirs aux écoles, le rôle des commissions scolaires est considérablement altéré, cela va de soi.Le véritable problème se trouve dans les régions extérieures à Montréal, qu'elles en soient tout près, comme celles de ia Rive sud, ou plus éloignées, comme celles des Cantons de l'Est.Là comme ailleurs, comme pour les francophones, les anglophones ne pourront conserver une certaine autorité sur les commissions scolaires que s'ils ont des enfants fréquentant l'école.Mais en plus, pour avoir droit de présence à ces commissions, ils devront y compter au moins trois écoles anglaises et dix pour cent de la population scolaire totale.À cette condition-là, ils auront droit de former un \u20acComité linguistique», avec certains pouvoirs d'opérations, mais ils se trouveront nécessairement noyés au sein de la majorité francopohone.Pratiquement, les anglophones risquent fort de perdre toute influence sur les écoles de l'extérieur de Montréal où ils enverront leurs enfants.Pourquoi à Saint-Lambert et pus à Pointe-Claire?Pourquoi des distinctions géographiques aussi arbitraires?D'accord, les anglophones du Québec sont mieux traités que tous les francophones du reste du Canada.Mais on ne sauve pas une démocratie en limitant les droits d'une minorité au niveau le plus bas qu'entretiennent des voisins qui ne respectent pas la démocratie.Joan-Guy DUBUC Droits réservés ma (Collabora ( ion speela le ) Ivan Guay Le «nouveau» budget mène le pays à la crise Le ministre fédéral des Finances, M.Allan MacEa-chen, n'a pas fait mentir les observateurs sérieux.Il a été fidèle à lui-même, c'est-à-dire qu'il a présenté un 3e budget qui ne sort pas l'économie des ornières où l'avaient mise ses deux budgets précédents.Il l'a d'ailleurs confirmé dans son texte qui déclare que «le plan d'action (du budget) s'inscrira donc dans le cadre de l'actuelle politique monétaire et fiscale».M.MacEachen est têtu, mais les faits le sont encore davantage, quelle que soit son obstination.Pour comprendre la situation, il faut savoir que M.MacEachen n'a pas présenté un nouveau budget sept mois et demi après le précédent pour changer la politique économique de son gouvernement, mais pour changer l'image de son gouvernement, accusé de manquer de «leadership» et dont la crédibilité est en chute libre.Il a donc tenté de redonner confiance dans son gouvernement et, par la même occasion, dans l'économie.Mais comme il était à prévoir, il a raté ses deux objectifs.Bien sûr, si le gouvernement n'avait pas très souvent trompé les attentes des citoyens dans le passé, il aurait pu encore faire illusion, puisque les gens dans les périodes difficiles, s'accrochent aux espoirs les plus fous.Mais en l'occurrence, il faut être un partisan inconditionnel du parti libéral pour avaler la couleuvre du dernier budget.Sur le plan économique c'est, en effet, une imposture.On peut badiner avec les questions politiques, culturelles ou autres.Mais on ne peut pas badiner avec les questions économiques, car il s'agit surtout de faits concrets qu'on ne change pas avec des opinions et des préjugés.C'est pourtant ce que tentent constamment de faire les gens qui sont en politique, quelle que soit leur intelligence.A peu près tous les politiciens croient vraiment, en leur for intérieur, que l'économique peut et doit obéir à la politique.C'est une des plus tenaces illusions du folklore politique.C'est ainsi que M.MacEachen et ses collègues du gouvernement, qui ont pourtant tous un quotient intellectuel normal, proposent de réduire le taux d'inflation à 6 pour cent en deux ans.Pourquoi pas à 4 ou 8 pour cent?M.MacEachen ne le dit pas, car c'est un chiffre arbitraire, une image politique.Aucune analyse économique sérieuse ne peut le justifier.D'ailleurs, de 1975 à 1978, après trois ans de contrôle des prix et des salaires, le fédéral n'a pas pu atteindre cet objectif, alors que les taux d'intérêt n'avaient pas la moitié de la virulence actuelle.Pourquoi les politiciens s'acharnent-ils à dire à peu près n'importe quoi à la population, comme si celle-ci était composée de débiles mentaux?C'est une illustration du fait que les politiciens ont non seulement aucune formation économique sérieuse dans leur ensemble, mais qu'ils croient vraiment que l'économie peut obéir à la politique.D'ailleurs les hommes politiques dans tous les pays sont dépassés par les événements économiques et leurs propos, comme leurs actes, apparaissent d'autant plus incongrus dans ces situations critiques.Actuellement l'économie du pays est passée de la récession à la dépression.Mais on n'ose pas le dire, ni même le penser, pour ne pas démoraliser la population ou se déprimer soi-même, et l'on agit comme s'il s'agissait d'une petite récession passagère.\u2022 \u2022 \u2022 M.MacEachen veut relancer l'économie en y injectant $2.3 milliards en deux ans, dont $800 millions cette année.Or l'économie du pays est une machine d'environ $348 milliards.Une poussée de $800 millions cette année et $1.5 milliard Tan prochain ressemble à la poussée d'un enfant sur un autobus embourbé jusqu'aux moyeux.C'est tout à fait ridicule.D'autant plus que cette poussée n'existera que sur papier, puisqu'elle sera plus qu'annulée par une hausse d'impôts d'environ $1.3 milliard à cause de la réduction de l'indexation des tables d'impôts, à 6 et 5 pour cent.Sans compter les réductions des pensions de vieillesse, des allocations familiales, des salaires du secteur public, etc, dont l'indexation ou la croissance sera limitée à 6 et 5 pour cent.En d'autres termes, le fédéral va injecter $2.3 milliards dans l'économie mais va en soutirer $3 milliards.Voilà ce qu'on ose appeler la relance de l'économie.C'est en réalité la relance des illusions comptables développées dans les deux budgets précédents.Bien sûr, on peut rétorquer que ce n'est pas l'affaire de l'Etat mais des entreprises privées, en régime capitaliste, de relancer l'économie.Mais c'est l'affaire de l'État de ne pas empêcher les entreprises privées de relancer cette économie.Or c'est précisément l'État par ses déficits astronomiques, qui a été le principal facteur de l'inflation, qu'il a en plus aggravée par sa politique monétariste.C'est pourquoi les mesures de relance, d'ailleurs timides, auront peu ou pas d'effet.Le programme de relance de la construction domiciliaire, par exemple, est largement illusoire avec les prix exorbitants des maisons et les taux d'intérêt hypothécaires excjssifs et croissants, alors que la dépression menace les emplois des acheteurs éventuels.On peut alors se demander ce qui'caractérise le mieux le nouveau budget.Est-ce l'évaluation du déficit budgétaire, qui a presque doublé (de $10.4 à $19.6 milliards) en sept mois et demi, ou le culot de M.MacEachen qui cherche à attirer les mouches de l'investissement avec le vinaigre budgétaire?Ce budget est surtout caractérisé par des mesures si timorées qu'elles équivalent à de l'attentisme, c'est-à-dire l'attente de la fin de la dépression.D'ailleurs ce «nouveau* budget n'a de neuf que l'aveu implicite des erreurs magistrales et de la faillite des deux budgets précédents.Ce budget va en outre plus contribuer à accroître l'inflation et le chômage qu'à redonner confiance dans l'économie.Comment peut-on, en effet, relancer une économie en pleine dépression en réduisant le pouvoir d'achat de la majorité des consommateurs, les gagne-petit, et en ne protégeant pas les gains d'investissement des griffes du fisc?Ou bien on veut relancer l'économie, ou bien on veut réduire les déficits budgétaires.On ne peut avoir les deux à la fois.D'autre part, comment peut-on réduire l'inflation en ne réduisant pas la taille de l'État fédéral qui accapare à lui seul 19 pour cent du produit national brut, et en maintenant les taux d'intérêt artificiellement élevés?La réponse est évidente: le nouveau budget aggrave la situation et mène le pays à la crise socio-économique la plus profonde depuis les années 30.POINT DE VUE Salut, petit prince La princesse de Galles a livré la marchandise attendue et promise.It's a boy! En ce pays où la Magna Carta vit le jour mais où la loi du mâle, qui serait inconstitutionnelle chez nous, est en vigueur, c'eût été une grande déception, à peine amoindrie par la victoire des Falkland et la performance de l'équipe anglaise au Mundial, si le petit prince avait été une petite princesse.L'enfant, dit-on déjà, sera beau comme sa mère, et héritera, un jour lointain du siècle prochain, de la couronne de son père.Puisse-t-il avoir la tête et les oreilles solides! ROBERT DÉCARY_ Êlize, sa grand-mère, était aux nues, ce qui n'est pas peu dire pour une reine si prude.La relève, mâle, est arrivée pour longtemps, encore qu'on ne sache pas sur quel royaume elle régnera: s'il s'en est fallu de peu que les Falkland se fissent malouines, qu'en sera-t-ii, alors, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de Gibraltar?Jour de joie pour les parents et grands-parents, qui sont au-dessus des problèmes de lignée.Jour de déception pour les frères de Charles le dauphin, qui reculent d'un cran dans leurs ambitions royales, et pour les femmes d'Angleterre, Anne, sa soeur Anne, la première, qui se doutent bien qu'un jour, ce ne sera jamais leur tour, et qu'Êlize est la dernière, pour un jol?bout de temps, des souveraines.L'ère des chapeaux ronds tire à sa fin sur le trône d'Angleterre.Dans quel monde vivras-tu.petit prince aux yeux bleus et aux oreilles porteuses de couronne?Heureux au moins est ton pays, qui sait déjà quel sera son chef dans un demi-siècle et dont la stabilité politique est assurée, à moins de contretemps imprévisibles, par-delà toute partisanerie! Heureux déjà est ton pays, en ces moments incertains et de remise en question, qui se paie le luxe de respecter son chef d'État et ses héritiers et de ne pas leur tenir rigueur des affres de la récession! Qu'on dise ce qu'on voudra, ici, du rôle de la couronne, tu portes déjà sur tes frêles épaules le poids de l'histoire, de la continuité, du respect de l'ordre et des valeurs établies, tu es le garant de jours qui, s'ils ne sont pas meilleurs, ne seront pas pires, tu es l'espoir inlassable du retour à l'âge d'or, tu es le lien entre les joyaux d'hier et ceux de demain, tu es d'une lignée qui te conduira, si les dieux et les vents te sont favorables, jusqu'à la fin du monde.Régneras-tu, un jour, sur le Canada, et si oui, sur quel Canada?Ce Canada, qui a mis cent quinze ans à se débarrasser de la mère des Parlements, en mettra-t-il autant à rapatrier sa monarchie?Sera-t-il encore de ton empire, quand tu monteras sur le trône, ou sera-t-il devenu le plus grand des États américains, ou sera-t-il un état souverain associé à 1'Alberta ou à Terre-Neuve?Le Québec aura-t-il fait bande à part et filé à l'anglaise?Justin Trudeau aura-t-il succédé à son père?Claude Ryan aura-t-il été canonisé?René Lévesque aura-t-il fini ses jours à Ste-Hélène?Autant de questions fascinantes auxquelles tu trouveras un jour la réponse.Ta douce tête sera allégée du serment des députés de l'Assemblée nationale.Ceux-ci, en effet, gênés de saluer en toi le petit-fils d'une reine que les Québécois aimeraient davantage si elle n'était plus la leur, s'apprêtent à donner leur allégeance au peuple québécois plutôt qu'à ta grand-mère.Geste purement symbolique, s'il en est, qui veut faire d'un serment d'office un serrement de coeur.Il n'est pas mauvais que les élus se souviennent, eux dont c'est la devise, qu'ils servent le peuple avant de servir le chef, et que charité bien ordonnée, en politique, ne commence pas par soi-même.Nos vaillants représentants, s'étant ainsi abreuvés à la fontaine des grands symboles, seront-ils pour autant plus disciplinés, moins badauds, plus portés vers la chose (publique, s'entend)?Tu faillis naître le 24 juin, d'une mère elle-même née le 1er juillet, ce qui aurait fait de toi le roi le plus \u2022 dualiste» que le Canada ait connu.Tu es au monde, petit prince, et déjà tu n'es pas de notre monde.Tu appartiens à un lendemain qui échappera à la majorité d'entre nous.Tu seras sans doute couronné sur la lune et tu épouseras une étoile.Que tu règnes ou non sur nous, les dieux soient avec toi: les brises sont si rares en cette période lourde de contraintes et d'angoisses, qu'il faut saluer celles qui passent et leur souhaiter longue vie.Et, si le coeur t'en dit, quand tu auras vieilli et nous aussi, viens faire un tour: le Québec n'est pas que matraques et hiver, et plus ta couronne sera devenue étrangère, plus l'accueil sera chaleureux.N'oublie surtout pas d'amener ta maman.\\ i ff A 7 r- téponse aux 96 étudiants de Sarei CAMILLE LAURIH Ministre de VÊducation LA PRESSE a publié récemment une lettre signée par 96 étudiants de Sorel interpellant le ministre de l'Éducation, monsieur Camille Laurin, au sujet du régime de vie.que ces derniers subissent à l'école secondaire.Le ministre de VÊducation a jugé bon de leur donner la réplique.Chers étudiants et étudiantes, .Je vous remercie d'avoir pris la peine d'exprimer, par écrit, dans une lettre ouverte aux médias québécois, les sentiments qui vous animent face à l'école.Je ne suis pas surpris de vous voir condamner, non pas tant la nouvelle note de passage de 60% \u2014 qui est un appel à l'excellence \u2014 mais plutôt le climat qui règne dans les écoles secondaires depuis déjà trop longtemps.Je veux ici m'attarder à cette question car elle m'apparait fondamentale.Comment, en effet, des étudiants peuvent-ils s'épanouir et recevoir une solide formation quand ils se sentent étrangers à tout ce qui compose l'école dans laquelle ils vivent?A mes yeux, le coeur du problème de l'école secondaire, malgré les moyens importants dont elle dispose et les personnels qualifiés qui la servent, c'est d'avoir été conçue et fabriquée sur le modèle industriel, technocratique et dépersonnalisé, qui a prévalu si longtemps dans la grande entreprise.Or, tout au contraire, l'école doit viser à devenir une maison où il fait bon vivre, où les étudiants se sentent chez eux parce qu'on y cultive des valeurs qu'ils partagent, qu'on y emploie des méthodes pédagogiques adaptées à leurs besoins et à leur niveau d'apprentissage, qu'on y crée un milieu dont ils assument toute leur part de responsabilité.C'est pourquoi il me semble urgent qu'on humanise l'école, cet instrument essentiel du développement individuel et collectif des Québécois.Cette humanisation constitue également la seule et unique réponse au problème des décrocheurs qu'il nous faut régler à tout prix.Pour atteindre ces objectifs, il nous faut bâtir ensemble une école où le dialogue entre parents, enseignants et élèves se poursuit constamment sous le signe de la complémentarité, du respect, de l'amitié et du dépassement.9 L'étudiant et l'étudiante ne sont pas des objets que l'on façonne.La transmission du savoir n'a rien à voir avec le travail en miettes et la production en série.La relation éducative ne peut être une pure communication passagère, minutée, morcelée et anonyme.Cette conviction nous est commune.Elle inspire déjà notre nouveau régime pédagogique aussi bien que notre projet de réforme.Il s'agit en somme de créer un climat et un cadre institutionnel qui valoriseront et favoriseront tout aussi bien l'acte d'apprendre que l'acte d'enseigner.A la faveur des discussions que j'ai eues avec plusieurs d'entre vous, j'ai annoncé la fin de l'ère de la normalisation des résultats scolaires.Dorénavant, vous serez donc appelés davantage à porter le poids de vos succès ou de vos échecs scolaires puisque vos résultats seront de moins en moins pondérés par la «moyenne» des autres.C'est là un acte de responsabilité qu'il vous revient d'assumer.SECURITE ET CONFORT SIÈGE DE BAIN REMBOURRE siège de transport rembourré pour la baionoire.BARRES DE BAIN douche telephone, bain tourbillon, rampe de sécurité, transfert pour le bain.UBRET En 1977, cette opération de normalisation s'exerçait sur 58% des examens.Elle n'était plus que de 27% en 1981 et elle disparaîtra dans un proche avenir.Car les nouveaux programmes sont maintenant au point.Ils seront bientôt complétés par des guides pédagogiques et des manuels appropriés.L'implantation de ces outils pédagogiques est commencée et s'accélérera graduellement.Vous pourrez bientôt recevoir ces livres ou ces manuels «bien faits que vous apporterez à la maison», comme vous le dites si bien.Ces améliorations considérables devraient diminuer les taux d'échecs.Et qui plus est, vos diplômes auront désormais une valeur égale et reconnue, quelle que soit l'école où vous les aurez obtenus.C'est là un autre objectif qui nous est commun.Car vous refusez, comme moi, la médiocrité ou l'honnête moyenne.Ce que vous voulez vous aussi relever, c'est le défi de la compétence et de la responsabilité.Dans cette optique de faire «plus et mieux», je comprends mal que vous puissiez vous plaindre de la longueur de la journée scolaire et du nombre de jours de classe par année.Le Québec est à cet égard le moins exigeant des pays occidentaux.Notre journée scolaire est plus courte et notre année scolaire compte moins de jours qu'ailleurs.Je ne crois pas qu'on puisse prétendre à une plus grande compétence professionnelle en diminuant le temps d'enseignement au profit de récréations plus longues.Par ailleurs, il m'apparait souhaitable que l'on puisse diversifier les méthodes et les situations d'apprentissage.Je sais qu'on le fait dans plusieurs classes et dans plusieurs écoles du Québec.Plus ces pratiques se généraliseront et s'affineront, plus le temps passé à l'école deviendra agréable et fructueux.Vous dites dans votre lettre qu'il faut que «tous ensemble nous changions l'école avec la collaboration de tous ceux qui voudront nous appuyer».La réforme scolaire que j'envisage lance exactement le même appel.Elle veut recentrer l'école sur les besoins éducatifs des étudiants issus d'un milieu donné.Elle requiert la collaboration de tous en réaffirmant que l'éducation est une tâche commune.Dans l'école de demain, des étudiants du 2e cycle du secondaire pourront faire partie du conseil d'école, lieu de décision et de responsabilité éducative.Et partout où vous en manifesterez le désir, vous pourrez vous donner un conseil de vie étudiante, qui s'intéressera aussi bien aux questions de la vie pédagogique qu'à celles de la vie parascolaire.Et le conseil d'école sera tenu d'entendre les avis que ce conseil de vie étudiante voudra bien lui donner.L'école de demain sera aussi l'école de la communauté locale.Qu'il s'agisse d'aide au troisième âge ou aux groupes défavorisés, de tâches écologiques ou de projets de loisirs, d'entreprises éducatives ou de toute autre activité, vous pourrez davantage vivre au coeur de votre communauté une participation à la fois féconde et formatrice.Je vous invite donc, à mon tour, à devenir encore plus une «présence active et responsable».Cela rejoint, je crois, votre désir de «changer l'école».Centrons l'école encore plus sur le développement des personnes.Faisons de l'école un lieu de responsabilité et, pour mieux dire peut-être, un lieu de responsabilité partagée.C'est le pari que je fais pour l'école de demain.C'est le pari de la réforme que je m'apprête à vous proposer.LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982 Des inspecteurs trep peu au courant < 1 ?(Lettre adressée à l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec \u2014 OJIQ) Je suis étonnée de recevoir de l'OIIQ ce questionnaire qui vise à élaborer des normes de compétence pour les infirmières, dans une période d'importantes diminutions de postes dans les services de santé.Je m'étonne aussi des questions qu'il contient.C'est vraiment le rôle de l'infirmière qui est énoncé dans des normes oui, mais ce rôle ne se voit que dans les livres ou dans les théories.JAMAIS dans la pratique quotidienne nous n'avons le temps de faire tout ce qui est énuméré dans cet énoncé.Naturellement que personne ne peut s'opposer à ce que ces normes entrent dans les critères de compétence et je ne le ferai pas moi non plus, mais je me vois dans l'obligation de vous rappeler que tout ceci est loin, très loin du travail quotidien de l'infirmière soignante, surtout en cette période de coupure de postes.Comment pensez-vous que l'infirmière qui a 7 ou 8 patients à soigner dans une journée peut trouver le temps de mettre en pratique ces belles théories de profil de santé, d'enseignement, de collecte des données, de plan de soins?Je constate donc que le secteur de l'inspection professionnelle de l'OIIQ dans son désir de mettre sur pied des normes et des critères de compétence pour les infirmières est loin de répondre à nos besoins à nous, infirmières soignantes.En recevant ce questionnaire je me sens plutôt découragée et de moins en moins motivée à accomplir mon travail quotidien d'infirmière soignante.Sûrement qu'il y a longtemps que les membres du secteur de l'inspection professionnelle n'ont pas travaillé auprès des patients.Je me surprends aussi à vous dire que si l'OIIQ est tant préoccupée par la qualité et la compétence de ses Infirmières, elle devrait se préoccuper aussi du milieu de travail de ces mêmes infirmières?Je n'ai rien entendu ni rien lu venant de l'OIIQ contre les coupures du gouvernement dans les services de santé, contre les centaines èt centaines de coupures de postes de ces mêmes infirmières, contre le travail de «service essentiel» que celles qui restent doivent faire quotidiennement.(.) Lisette JETTE, inf.Et vous, Madame Gagnon ?Soins de la santé mal conçus M.Pierre-Marc Johnson, Ministère des Affaires sociales L'Association des étudiants en médecine de McGill a décidé, lors d'une assemblée générale de ses membres, de s'opposer au décret gouvernemental découlant du projet de Loi 27 publié le 7 juin 1982, lequel précise les conditions de l'exercice de la médecine au Québec.Elle s'y oppose pour diverses raisons dont voici les plus importantes: 1) À l'instar de la plupart de nos concitoyens, nous sommes violemment opposés au recours à des décrets gouvernementaux pour éviter la discussion et la négociation, alors qu'il n'existe aucune situation d'urgence.2) L'adoption d'un tel décret à pareil moment est totalement injustifiée.Les nouveaux médecins ont été avisés des amendes financières après avoir signé baux et contrats, ce qui leur interdit une nouvelle répartition quand bien, même ils voudraient se plier aux désirs du gouvernement.3) D'autres solutions ont été proposées, notamment l'assignation à certains systèmes d'enseignement universitaire, la charge de certaines zones mal desservies.Celles-sci méritent plus d'attention qu'on ne leur en a accordé jusqu'ici.4) En tant que futurs médecins, nous sommes éminemment conscients du fait que certaines clauses du décret, notamment les amendes financières qui visent une nouvelle répartition*des médecins, ne s'appliquent qu'aux nouveaux médecins sans nullement toucher les membres des deux syndicats de médecins existants.Il nous est donc impossible de participer aux débats et négociations relatifs à ces clauses.5.Nous nous inquiétons de ce que le gouvernement établisse des règles sur l'exercice de la médecine, sans consulter le corps médical à ce propos.Dans l'ensemble, nous sommes inquiets de l'avenir des soins de la santé au Québec.Les programmes gouvernementaux de règlements arbitrairement imposés, tant par ieur contenu que par leur caractère coer-citif, ne serviront qu'à dissuader les médecins de participer avec dynamisme, intérêt et foi à un système de soins de la santé essentiellement bien conçu jusqu'ici.Michael ZAJDMAN Président Association des étudiants en médecine de l'université McGill Madame Lysiane Gagnon LA PRESSE Chère madame.Comme vous, je suis plutôt favorable à l'abolition du droit de grève dans les hôpitaux.Néanmoins, j'ai été estomaqué par l'accusation de «lâcheté» que vous portez contre le gouvernement et le ministre Marois qui ont la malheureuse idée de ne pas penser comme vous sur ce point (LA PRESSE, 5 juin).Vous avez, en effet, l'injure un peu facile.À vous en croire, si le ministre s'acharne ù proposer une solution qui heure 80 ou 85% de l'opinion publi * que, qui déplaît en plus au patronat et lui vaut les foudres des éditorialistes et chroniqueurs, ce serait par lâcheté! À l'inverse, il faudrait peut-être louer votre courage, à vous qui nagez dans le sens du courant?Car enfin, vous avez la partie facile: ce n'est certainement pas votre employeur qui vous blâmera d'attaquer les néqiiisîes.En période de crise économique, l'opinion publique endossera volontiers n'importe quelle critique contre le gouvernement actuel.Si le ministre ose vous répondre, vous jouirez d'un droit de réplique presque illimité.Voilà la position très confortable d'où vous vous permettez de juger les autres et de les accuser de lâcheté.Cette accusation, vous la portez d'ailleurs contre tout le gouvernement.Vraiment, c'est un peu fort! II faut, au contraire, pour gouverner le Québec en ce moment un courage exceptionnel, celui dont le premier ministre, par exemple, a fait preuve depuis 22 ans à travers les défaites électorales, la répression d'octobre 1970, les harcèlements de la GRC.les déchirements internes du Parti québécois, le cuisant échec référendaire, les épreuves personnelles et la crise économique actuelle; toutes choses qu'aucun autre dirigeant québécois ou canadien n'aurait pu m-caisser.À votre place, je ne me sentirais pas très fière.Selon vous, «la lâcheté» inspire le projet de loi présenté par le ministre Marois.Pour ma part, sans appuyer ce projet, je lui vois plusieurs autres explications possibles: peut-être le ministre fait-il une autre évaluation que la vôtre de la dernière grève; peut-être croit-il au principe du droit de grève ou craint-il que son abolition ne conduise à des conflit» pires encore que ceux que nous avons connus.Peut-être finalement se trompe-ML .Car nos dirigeants ne sont pas infaillibles.Et vous, madame Gagnon?C) Alors, quand vous croyez qu'Us se trompent, avant de ieur faire la morale ou de les injurier, pourquoi ne tremperiez-vous pas votre plume sept fois dans l'encrier?Yves BEAUCHEM1N écrivain.Longueuii \u2022 ¦\"* ' - .* ¦ * ¦ ^ *>* \u2022' ¦ *\" v **\u2022' *mîf'.' ¦\" : :\"¦ *i\"v\"''\".'**.\".'.¦ * * .\u2022 i , ¦ :\u2022.\u2022¦! Sur le projet de loi 72 dont vous parlez, il est assez normal, contrairement à ce que vous en dites âu 5e paragraphe de votre lettre, qu'on en attribue la responsabilité è l'ensemble du gouvernement, puisque tout projet de loi déposé en chambre a d'abord reçu le feu vert du eonseU des ministres.Quant à h question de fond, enfin, sachez que je me suis alignée non pas sur les positions du patronat, contrairement à ce que vous insi-nuezf mais sur celles des citoyens les plus faibles et les plus vulnérables de tous, soit Izs malades eux-mêmes, le tout faisant suite à de longs reportages que j'ai mol-même effectués dans ce domaine des dernières années .Lysiane Gagnon S.V.P.un peu de pudeur Mme Lysiane Gagnon LA PRESSE Un petit mot pour vous encourager dans votre travail.J'apprécie beaucoup votre style, le choix de vos sujets et le courage qui émane de tous vos écrits.J'ai savouré particulièrement vo- tre article du 3 juin dernier, paru dans votre chronique du journal LA PRESSE, intitulé -Divorcer.en public».En effet, un peu plus de pudeur et de discrétion lors des auditions de certaines causes à caractère familial n'enlèverait rien à la liberté de presse et ne menacerait nullement le principe sacré du droit à un procès public.A mon humble avis, il existe une marge entre un tel droit et «l'obligation» de procéder publiquement.Il n'est pas inutile non plus de rappeler ici, que de telles causes relèvent, dans les faits, du droit privé même si elles sont soumises à des lois d'ordre public.De plus, il est aisé de constater les conséquences fâcheuses de telles enquêtes tenues publiquement dans de petites villes où tout le monde se connaît- Marwan BACHIR avocat à Baie-Comeau 1 Le Mouvement laïque déçu du projet Laurin M.Camille Laurin Ministre de l'Education Après avoir pris connaissance du Livre Blanc sur la réforme scolaire, le Mouvement laïque québécois ne peut qu'exprimer sa vive déception en constatant que la confessionnalité y est maintenue dans tous ses éléments, exception faite des commissions scolaires, et ce au détriment de nos libertés fondamentales et de la démocratisation de l'école.Au chapitre des «droits et libertés de conscience et religion», nous retrouvons une longue série de droits et de protections pour l'enseignement religieux confessionnel alors que le droit à la liberté de conscience est loin de bénéficier de protections équivalentes.Ainsi les comités confessionnels catholique et protestant sont mainte- nus et, contrairement à ce que vous nous aviez indiqué lors de notre récente rencontre, leur pouvoir ne se li-mitera pas aux seuls cours d'enseignement religieux.En effet les comités confessionnels pourront recommander «le rappel des programmes d'études autres que les programmes d'enseignement de la religion, ainsi que des guides pédagogiques, des manuels et du matériel didactique s'ils sont jugés par eux incompatibles avec les convictions religieuses de la confession qu'ils représentent.(4.2.4-i).Ce pouvoir leur est donné afin d'assurer «que l'ensemble des enseignements et des pratiques de l'école soit en cohérence avec les valeurs et les perspectives véhiculées par l'enseignement religieux ou par la pastorale».Des amendes selon le revenu N.B.Monsieur Michel Roy LA PRESSE Dans le cadre d'une libre opinion publiée dans LA PRESSE le 10 juin dernier, une inexactitude s'est glissée dans le texte.Quand j'ai écrit que Mme Tina Hat-tem démontre dans sa thèse que seulement 2% des personnes incarcérées refusent de payer l'amende qui leur est imposée et que les 98% restants sont financièrement incapables de payer l'amende imposée parce que trop pauvres, il aurait fallu lire «au moins 97% des personnes condamnées à une amende l'acquittent» et par conséquent la faible proportion (3%) des cas de non-paiement d'amende au niveau judiciaire se Priorité est accordé* dont cette pope aux lettres d'intérêt général te rapportant à des artkht parât dan* LA PRESSE.Lo condtion est recofn mondée.let correspondents doivent inscrire littbhmant leurs nom, adresse et numéro de télé-pôono.LA PKESSl ne s'enoooe pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou outres documents non publié*.Vautour anume l'entière rotpontabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abrégor tes lettres selon l'espace ditponibh.Si possible écrire à fa machino, à doubh intorUgno.Prière d'adresser vos lettres comme suit: «Tribune libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Ploce d'Armes, Montréal, H7Y 3MI.f la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue SaintJocques, Montréal H2Y 1K9.Seule lo Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de re'.our garanti.ANNONCES CLASSEES Commands* du lundi ou vtnortdi 9fc o 17h ABONNEMENT 585-6911 le vervico d«» abonnement» e»t ouvert d.7h o 1 8h (MiTMdi : 8h30 a 13h ) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grondes onnofxss Annoncts clos sets 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 285-7111 2&-7205 Pour chancer du lundi ou vendredi % o 16h30 GRANDES ANNONCES Défaillants 285-7202 r^tionol.Ttlt-Prtiit 285-7306 Vtconctt, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominarions 285-7320 transforme en une forte proportion dos admissions aux établissements de détention provinciaux du Québec, soit 43% des personnes admises dans ces centres de détention, incluant les admissions suite à une sentence intermittente.Il va sans dire qu'une des raisons principales du non-paiement d'amende découle de la situation sociale et économique des personnes considérées et c'est pourquoi nous proposons que le montant des amendes soit imposé en fonction des capacités de payer ou du revenu et qu'un délai suffisant, de l'ordre de six mois minimum, soit accordé pour le paiement.Il va de soi que ce système devrait exclure toute forme d'emprisonnement et être inclus dans un'mécanis-me relevant du droit civil.Jean-Claude BERNHEIM Coordonnateur, Office des droits des détenu(e)s Un livre intéressant M.Reginald Martel Critique littéraire Monsieur, Je ne suis pas d'accord avec votre critique de «L'Homme du pire-vire«, de Mme Henriette Grégoire.J'ai trouvé ce livre très intéressant et je ne comprends pas où vous êtes allé chercher toutes ces objections.Il est bien écrit et l'histoire est captivante de la première page à la dernière.Quand vous le commencez, vos ne voudriez pas le laisser.Cela veut tout dire, il me semble.Je vais bientôt atteindre l'âge d'or moi aussi et je ne prétends pas être mise au rancart.Au contraire, j'ai bien l'intention de faire tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire quand je travaillais.J'aimerais bien avoir le talent de Mme Grégoire pour raconter mes souvenirs.Espérant que si c'est le premier livre qu'elle écrit, ce ne sera pas le dernier.Gaetano BOEMI Montréal Nous retrouvons ici la définition exacte de l'actuel projet éducatif confessionnel.L'école publique continuera donc de «reconnaître et assumer la dimension religieuse de la personne humaine et son ouverture à la transcendance comme orientations et inspirations du projet éducatif.(4.2.4-j).Dans ce contexte, le maintien du statut juridique confessionnel que chaque école pourra renouveler à volonté n'est pas qu'un simple «symbole» mais constitue bel et bien une protection juridique pour le projet éducatif confessionnel qui s'est avéré discriminatoire face au droit à la liberté de conscience.Des personnes ne partageant pas les convictions du groupe local majoritaire continueront à se heurter à une organisation scolaire publique conçue pour le privilège des conceptions religieuses de certains mais financée à même les contributions de tous.Si nous ajoutons à ces éléments la L'exemple Afin de donner un bon exemple aux médecins, je propose aux députés à l'Assemblée nationale qu'ils passent une loi effectuant une réduction de leur salaire, en sorte qu'ils gagnent dorénavant moins que tous leurs homologues dans les autres provinces.protection légale dont jouira l'enseignement religieux confessionnel, l'encadrement «autre» pour les élèves trop peu nombreux pour obtenir un cours proprement dit, le maintien de la pastorale, le maintien de l'enseignement religieux dans la tâche du titulaire à l'élémentaire, le maintien des commissions scolaires confessionnelles à Montréal et Québec, nous pouvons déjà considérer que tous les problèmes de discrimination, de marginalisation, de services de mauvaise qualité, d'injustice engendrés par l'actuel confessionnalité scolaire demeurent sans solution.Après ce Livre blanc tout reste à faire pour assurer le respect du droit à la liberté de conscience à l'école publique et nous déplorons que votre ministère n'est pas* fait de ce droit le centre de la réforme.Daniel BARIL président.Mouvement laïque québécois De plus, cette nouvelle législation devra stipuler que tout député, durant ses trois premières années à l'Assemblée nationale, ne gagne que 70% du salaire établi pour ses confrères.Marilyn MARSHALL, M.D.Montréal VF NT F 90% DE RABAIS W E Em I E àm\\J /U OFFRE SPECIALE REPETEE Commandez maintenant et épargnez grâce à nos prix spéciaux.Vous .économisez aussi sur le chauffage, la peinture, l'entretien, etc\u2014 BOÎTE DE MÉTAL EN ALUMINIUM HIVER-ÉTÉ AVEC MOUSTIQUAIRES * Remplacez vos vieilles fenêtres et revalorisez votre maison.CHANGEZ CECI ACHETEZ MAINTENANT PAYEZ EN NOVEMBRE \u2022 PAS D'INTERET \u2022 Weal pour rénovatëi \u2022 Fortes et durables \u2022 Facilement nettoyobles ou enJevcbles de l'intérieur «flg D'ACHAT APOMrOtf X)Ufi.iOtt«iRNDEStMAlN£ \u2022TERMES FACILES» \u2022 Fonctionnement facile ' ¦ \u2022 Choix de couleurs \u2022 Première quolité \u2022 Fartes sur mesure \u2022 Main-d'oeuvre et garantie écrite de 5 an» TELEPHONE: DEMONSTRATION 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Crédit social peut sortir le peuple canadien de la crise économique.Les délégués ont approuvé une résolution en faveur du rétablissement de la peine capitale pour les meurtriers et une autre contre les avortements payés par l'Etat.Pas de Québécois La plupart des délégués étaient de l'Ouest; seulement deux venaient du Québec, ancien château-fort du créditisme.Dans son allocution, M.Hattersley a signalé que le billet d'avion de ces derniers coûtait environ $450 et que cette somme aurait peut-être été mieux dépensée à recruter des partisans au Québec.Téléphoto UPC Dans une interview, M.Hattersley a exprimé l'espoir que son parti ferait beaucoup de gains aux prochaines élections en Ontario.Le président du parti, M.Benjamin Bissett, a dit que les crédi-tistes voulaient protéger les Canadiens contre le système bancaire, les bureaucrates et les offices de commercialisation.Au cours des discussions, on a souvent cité la Bible.Les délégués se sont mis d'accord sur le fait que la constitution devrait être approuvée par toutes les provinces, et par référendum.Le Crédit social, né en Alberta durant la crise économique des années 1930, reste en faveur d'une réforme monétaire.Presque à l'unanimité, les délégués au congrès ont voté en faveur d'un plafond de six p.c.sur les intérêts des prêts des banques à charte.Fiterman satisfait de ses entretiens à Ottawa (Selon AFP) \u2014 M.Charles Fiterman, ministre français des Transports, son homologue canadien, M.Jean-Luc Pépin, et le ministre canadien des Relations extérieures, M.Pierre De Bané, ont fait part de leur satisfaction à l'issue de leurs entretiens de vendredi et samedi à Ottawa, a indiqué un communiqué publié à Paris, hier par le ministère français des Relations extérieures.MM.Fiterman et Pépin, selon le texte du communiqué, ont notamment convenu d'intensifier les échanges de personnel dans le domaine de la formation et dans des domaines techniques particuliers.«Se connaissant mieux, nos ministères dégageront d'autres champs , AVIS IMPOKIANTÀTOUSIES DETENTEURS DE POUCES LONDON UFE de coopération», ont commenté les ministres.Dans le domaine aéronautique, les ministres «se sont félicités» de l'accord administratif intervenu en décembre entre les deux ministères.«Cet instrument a déjà permis de donner un cadre plus précis et d'exploiter nos intérêts réciproques, par exemple dans le domaine de la terminologie de l'aéronautique», a précisé le communiqué.Par ailleurs, la négociation de certains amendements à l'accord aérien bilatéral est «en voie de résolution favorable».Autre dossier Selon le communiqué, les deux pays comptent aussi entreprendre l'étude d'un «dossier concernant, entre autres, la coopération industrielle», pour «différents équipements reliés à l'aéronautique, le radar et les hélicoptères particulièrement».M.Fiterman a également rencontré M.De Bané à propos du projet d'une participation canadienne au programme de Tairbus A-320.La participation de la France à l'exposition internationale sur les transports, qui se tiendra à Vancouver en 1986, a également été évoquée.La princesse Anne en visite officielle Quand le gouvernement présenta son budget en novembre 1981, la London Life était très inquiète de la décision prise sur la taxation de vos polices d'assurance-vie.C'est pourquoi nous, ainsi que d'autres membres de l'industrie, avons voulu soumettre notre cas au gouvernement.Nous leur avons demandé d'écouter nos arguments et de reconsidérer sérieusement les changements de taxes proposés dans ce budget.Et nous avons obtenu l'heureux résultat que voici.Si vous possédez, ou vous considérez l'achat d'une police d'assurance-vie permanente avec paiements de primes qui s'échelonnent sur une période de 20 ans ou plus, vous n'avez pas à payer de taxes.C'est aussi simple que cela.De plus, il n'y a pas de nouvelles taxes sur les polices d'assurance-vie permanente et dotation émises avant le 29 juin 1982.Nous réalisons, bien sûr, que ceci ne représente qu'un bref aperçu de la révision sur les taxes.Pour plus de renseignements sur votre police personnelle, n'hésitez pas à en parler avec votre représentant de la London Life.London Où chaque vie est unique.London Life.Compagnie d'Assurance -Vie Siège social London.Canada OTTAWA (PC) \u2014 La princesse Anne est arrivée hier soir à l'aéroport d'Uplands, près d'Ottawa, amorçant une visite de deux semaines au Canada.La princesse, qui prenait place à bord d'un Boeing 707 de l'Aviation canadienne, a été accueillie par le gouverneur général Ed Schreyer, son épouse Lily, et le secrétaire d'Etat Gerald Regan.Après le salut traditionnel de 21 coups de canon et la présentation à diverses personnalités, Anne a inspecté une garde d'honneur et s'est rendue à un dîner d'honneur à Rideau Hall, résidence officielle du gouverneur général.Agée de 31 ans, la princesse, qui est présidente d'honneur du Fonds canadien d'aide à l'enfance, doit en rencontrer les administrateurs, ce matin à Rideau Hall, avant de faire une excursion sur le canal Rideau et de visiter une ferme expérimentale.Cet après-midi, le premier ministre Trudeau organise un dîner en son honneur qui sera suivi d'une réception à Rideau Hall.La princesse quittera la capitale à cinq heures de l'après-midi, pour se rendre à Whitehorse, au Yukon.Elle y passera deux journées.Il s'agit de la première visite d'un membre de la famille royale dans ces territoires, depuis 27 ans.Elle se rendra ensuite en Saskatchewan pour visiter Regina, Wilcox et Saskatoon.Le 14 juillet, elle s'envolera vers le Manitoba pour une visite de quatre jours à Winnipeg, Brandon et Selkirk.Son départ vers Londres est prévu pour le 17 juillet.11 s'agit du premier séjour au Canada de la princesse Anne depuis 1979 et de la deuxième visite royale britannique cette année.La reine Elizabeth et le prince Philip se sont rendus à Ottawa en avril dernier pour présider les cérémonies marquant le rapatriement de la Constitution.La Chambre de Commerce du Canada désavoue le budget OTTAWA (PC) \u2014 La Chambre de commerce du Canada (CCC) est revenue sur sa décision d'appuyer le nouveau budget fédéral, en affirmant qu'il ne fera pas diminuer l'inflation ou ne rétablira pas la confiance des investisseurs.Le président de la Chambre de commerce, M.Sam Hugues, a déclaré au cours d'une entrevue que le ministre des Finances M.Allan MacEachen pourrait bien être forcé de démissionner si le gouvernement décide de présenter un nouveau budget à l'automne pour tenter de renflouer notre économie en péril.Lundi dernier, M.Hugues avait qualifié le budget de «pas dans la bonne direction» et était l'un des seuls à faire son éloge.«Mais il y a tellement d'éléments qui ne nous plaisent pas .que nous devrions dire que nous n'aimons pas le budget», a-t-il déclaré vendredi au cours de l'enregistrement de l'émission «Question Period» diffusée hier.En outre, dans un communiqué émis par la Chambre de commerce, celle-ci juge que le ministre des Finances a bien reconnu l'existence d'un problème d'inflation et d'investissement, mais que le budget ne résout pas ces problèmes.La CCC s'inquiète de l'importance du déficit et, selon elle, ce seul déficit aura pour effet d'alimenter les attentes inflatio-nistes et de miner la confiance des investisseurs.La chambre se félicite du contrôle exercé sur le salaire des fonctionnaires, mais estime que le gouvernement n'a fait aucun effort pour réviser ses priorités et réexaminer les programmes existant.Enfin, elle croit que les taux d'intérêt continueront à monter parce que le gouvernement devra financer son énorme déficit en contractant des emprunts, ce qui augmentera la concurrence sur les marchés.Selon M.Hugues, étant donné leur influence sur le taux d'inflation, les prix des produits pétroliers devraient être soumis au contrôle d'un organisme fédéral (semblable au CRTC) pour qu'ils puissent être modifiés sans passer par le système compliqué des ententes fédérales-provinciales.M.Hugues croit que le gouvernement devra présenter un nouveau budget à l'automne.Il estime que M.MacEachen a effectué «un virage de presque 180 degrés» depuis la présentation de son budget de novembre en reconnaissant l'importance du rôle de l'entreprise privée.Mais, selon lui, il n'existe aucune garantie que le gouvernement ne changera pas de politique l'année prochaine, ce qui ne contribue pas à rétablir la confiance des investisseurs.Enfin, selon lui, la reprise de l'économie dépend largement de la demande mondiale de matières premières canadiennes.EHBBBF L'Ontario veuf des contrôles pour tous ¦ Le ministre du Revenu de l'Ontario estime que des contrôles nationaux sur les prix et les salaires seraient beaucoup plus efficaces que ceux imposés aux seuls fonctionnaires, dans la lutte à l'inflation.«Chacun est responsable de ce problème et chacun doit participer à la solution qui nous permettra d'en sortir», de dire George Ashe.Il commentait alors les rumeurs voulant que le gouvernement ontarien s'apprête à trancher dans les budgets dans le but de participer à la lutte contre l'inflation.«Il est bon que le gouvernement soit un leader dans ce domaine et donne l'exemple» dit-il.Il a ajouté toutefois que les idées qu'il a exprimées lui sont personnelles, n'en ayant pas encore discutées avec le premier ministre William Davis.Peckford ne croit pas au gel des salaires ¦ Le premier ministre Brian Peckford de Terre-Neuve a peu d'espoir que le gel des hausses salariales, à six pour cent, dans la fonction publique fédérale, puisse relancer l'économie canadienne.«Le gouvernement fédéral semble croire que si les provinces emboîtent le pas à ce gel salarial, il pourra réduire l'inflation de 11 à six pour cent en douze mois», d'expliquer M.Peckford en interview.«Malheureusement, je dois dire en toute franchise, après avoir consulté des spécialistes, que cet objectif est imposssible à atteindre.» Les premiers ministres provinciaux ont rencontré M.Trudeau à huis clos la semaine dernière, après la présentation du budget.M.Peckford estime que cette rencontre aurait dû avoir lieu avant la présentation du budget MacEachen.Le maire d'Ottawa refuse le gel ¦ Le maire d'Ottawa croit que le plafonnement à six pour cent des hausses salariales accordées aux fonctionnaires fédéraux ne doit pas automatiquement s'appliquer à tous les paliers de gouvernement.Mme Marion Dewar a ajouté que les fonctionnaires municipaux ne doivent pas être dans l'obligation d'accepter les limites de six et cinq pour cent pour les deux prochaines années.Elle a par ailleurs exprimé l'espoir que les 1,300 fonctionnaires syndiqués d'Ottawa réclameront des augmentations inférieures aux 11 et 10 1/2 pour cent obtenues dans leur actuel contrat collectif.Mme Dewar croit que des limites spécifiques au chapitre des hausses salariales nuiraient au processus normal de la négociation.Elle espère que les fonctionnaires de la capitale fédérale ne réclameront pas plus de six et huit pour cent de hausses lors de la négociation du prochain contrat, Tan prochain.Contrôles dénoncés en Nouvelle-Ecosse ¦ La Fédération du travail de la Nouvelle-Ecosse a dénoncé la décision du gouvernement de cette province d'imposer le gel des salaires des employés de la fonction publique.Le président de l'organisme, M.Chester Sanford, estime que les employés du gouvernement ne devraient pas avoir à payer pour les erreurs des employeurs.Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse a annoncé, vendredi, qu'il imposait un plafond pour les augmentations de salaires de ses 3,500 employés de six pour cent cette année, et de cinq pour cent en 1983.Ces mesures ne s'appliquent pas aux employés syndigués, mais le premier ministre John Buchanan a indiqué qu'il ne rejetait pas la possibilité de les inclure éventuellement dans cette politique.Trudeau devra écouter les provinces ¦ Le premier ministre de l'Ile-du-Prince-Edouard, M.James Lee, estime que le seul élément encourageant de la dernière conférence des premiers ministres pays est la coopération évidente entre les participants.M.Lee n'est toutefois pas d'avis que cette rencontre ait marqué une nouvelle ère des relations fédérales-provinciales.Il précise que la poursuite de la coopération dépendra de l'attention que portera le premier ministre Trudeau aux requêtes des provinces.Lors de la rencontre de mercredi, les premiers ministres provincaux s'étaient notamment attaqués au déficit fédéral de $19.6 et au programme énergétique national.Campagne contre l'arrosage des arbres ¦ Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse pourrait bien être aux prises avec les «protecteurs» de l'environnement après avoir approuvé le mois dernier l'arrosage des arbres, par trois sociétés de pâtes et papiers de Cap-Breton, au moyen de 2,4 D et de 2,4,5 T.Des groupements communautaires s'opposent à Scott Maritimes Ltd, Bowa-ters Mersey Pulp and Paper Ltd et à Nova-Scotia Industries Ltd.Elizabeth May, bien connue comn.e auteur, est au nombre des organisateurs de la campagne contre lMtilisation des deux produits chimiques, principales parties composantes de Nagent orange», le défoliant employé par les Etats-Unis ai* Vietnam.!-'-r4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982 A 9 - A ¦ î â .s - it a;f \u2022 r > i \u2022 ai iJJI £ < i Si vous achetez une Lada,etsi vous perdez votre emploi dans Ies12 mois; \u2022 ->?;:\u20ac« qu'à 0*1 Ifléi 511 vous recevrez jusqu'à 2 O$pour i > : - > sus effectuer vos paiements.*200 $ par mois, jusqu'à ce que vous soyez de nouveau employé.(Maximum de 12 mois.) » * : une garantie ée qui vous couvre désormais pendant 2 ans ou5000\" Et vous ne payez que4998$.¦ Si le climat économique incertain vous a fait hésiter à acheter une Lada, voici une chose certaine: Si vous veniez à perdre votre emploi, vous recevrez quand même 200$ par mois, jusqu'à concurrence de 12 mois.Difficile à croire, n'est-ce pas! 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autant le système de billetterie efficace, la mise en train de l'animation gratuite sur la rue St-Denis (qui pour la première fois justifie son qualificatif de «Village»), la courtoisie du personnel d'encadrement rendent le festival humain, autant la programmation tente de donner une vision quasi encyclopédique du jazz.Pat Metheny et McCoy Tyner, deux très grands artistes de l'idiome, le disaient eux-mêmes: on peut asssis-ter à ce festival et avoir une idée presque complète de ce que le mot «jazz» signifie en 1982.La soirée d'ouverture, le vendredi, était déjà clairement à l'enseigne de la diversité.Se partageaient presque à égalité l'affiche (chacun des groupes joua près d'une heure et demie) l'Orchestre Sympathique, jeune quatuor éminemment coté des amateurs d'ici, et le «big band» de Maynard Ferguson, un Montréalais d'origine qui s'est imposé dans l'industrie du spectacle américain par pusieurs thèmes de FESTIVAL DE MONTREAL Marc Degaidins (collaboration spéciale) film, dont le plus célèbre est celui de «Rocky».L'Orchestre Sympathique est depuis près de 4 ans l'une des forces les plus intéressantes de ce qu'on peut appeler le «jazz québécois».Axé sur les percussions et u-tilisant les instruments harmoniques en contrepoint, l'O.S., comme on le surnomme, a réussi à se donner un «son» très personnel.Cependant, des changements au sein de l'ensemble paraissent avoir un peu débalancé l'équilibre déjà trouvé.La prestation du groupe, trop longue pour le contexte, était particulièrement froide, voire même cérébrale, et les nouvelles compositions, très inspirées de la musique latino-américaine, sont beaucoup moins originales de forme et de son.Peut-être faudra-t-il attendre un peu, histoire que l'Orchestre Sympathique retrouve son souffle.Les «big bands» reviennent à la mode par les temps qui courent, et beaucoup de musiciens profitent de cet engouement pour refaire surface.C'est un peu le cas de Maynard Ferguson qui, depuis 5 ou 6 ans.est sorti de la pénombre où l'évolution du jazz l'avait confiné.Ferguson a toujours été un musicien de grand ensemble; sa technique est quelconque en tant que trompettiste, et son talent principal est de pouvoir jouer fori dans le registre haut de l'instrument.Son ensemble de onze musiciens, tous jeunes et tous «en santé», est très moyen.Dans les passages rapides il est puissant, mais dans les moments plus subtils, les musiciens faus- sent avec évidence.Le répertoire de Ferguson est également un peu éparpillé, constitué de quelques standards réarrangés, de pièces originales plutôt «pompier» et de succès de la musique populaire; il n'a rien d'intéressant.On pourra voir la différence jeudi, alors que Buddy Rich prendra la scène avec un ensemble de très haut calibre.C'est cependant à minuit que le jazz repris le dessus avec une prestation extraordinaire du pianiste McCoy Tyner, accompagné d'un groupe très revitalisé.Tyner, qui est un des plus importants improvisateurs modernes, était accompagné de musiciens très «électrifiés», à l'opposé de l'ensemble plus traditionnel qu'il avait encore avec lui il y a six mois.Les six musiciens se sont permis de vertigineuses explorations rythmiques et harmonieuses sans pourtant jamais perdre le fil, ou s'égarer dans une démarche intellectuelle.Le tout était empreint de plaisir, de joie et de vivacité et Tyner nous a gratifié de brillantes interventions au piano, en particulier une passionnante étude en solo de «Prélude to a kiss» de Duke Ellington.John Coltrane, le grand saxophoniste, disait de Tyner: «Il a tellement de goût qu'il peut faire les choses les plus délirantes et leur donner de la beauté.» C'est précisément ce qu'il a fait vendredi.Tout comme Pat Metheny et Jaco Pastorius samedi, deux spectacles fondamentalement différents, mais aussi modernes que fous f»t dont nous parlerons demain.En attendant, ce soir, au Théâtre St-Denis, Jean-Luc Ponty donne un spectacle à 19h; Cleo Laine, une très grande chanteuse britannique mêlant jazz et classique fait de même à 23h.Uzeb.groupe local de jazz électrifié (très), jouera à la salle Marie-Gé-nn-i.ajoie de l'UQAM à 22h30, précédé sur la même scène, dans le cadre du Concours de jazz de Montréal, à 20h30, de Noir sur Blanc, un groupe s'inspirant de l'école européenne de jazz de chambre.> emissions a ne pas manquer V TVSQ 15-31 MINUIT TÉLÉ-BILLARD 82 Tournoi «Billard Canada», ronde V* de finale.En reprise: mercredi à 15 h 00.TVSQ 15-31 TÉLÉ DES SPORTS 07 00 LA BONNE HABITUDE le conditionnement physique avec lo collaboration de Kino-Ouebec.07:30 LA BONNE HABITUDE Voir 7 h 00 08:00 PHILATÉLIE Cette semaine: classification et identification.08:30 LA BONNE HABITUDE Voir 7 h 00.09:00 LES QUILLES Tournoi «Champion» de petites quillet.Semi-orofesiicrnels.Part.: Pierre Roy et Yves RarKourt vs Daniel Bolduc et Daniel Richeliou.10:00 BASKETBALL Les meilleurs matchs de la ligue collégiale de basketball AAA.Cette semaine: John Abbott vs Les Vikings de Moisonneuve (masculin) 12:00 TÉLÉ-BILLARD 82 Voir encadre.1400 HANDBALL 3e championnat mondial de handball Catégorie junior.Cette semaine: USA vs Fronce.15:30 SKI NAUTIQUE Championnat conodien de ski nautique \u2022p«eds nus».Epreuves de slalom, figures et souts.17:00 LA 30NNE HABITUDE Voir 7 h 00.17:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation de» courses du somedi.18:00 LE MONDE DES COURSES Ligne ouverte, en direct de Blue Bonnets, animée par Robert Arel.18:30 CHASSE ET PÈCHE Le tir a Tore: les techniques, (équipement, le tir de compétition et le tir de chasse.19.30 LES QUILLES Voir 9 h 00 20:30 EQUITATION Concours hipp.qu* de Terre des Hommes.Classe: sauteurs Port Lmda Southern, Lynda Younger, Fred »f ko Gorzo.23:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Voir 17 h 30 00:00 TELE-BILLARD 82 Voir 12 h 00 02:00 LES QUILLES Vou 9 h 00.03:00 BOXE PROFESSIONNELLE Gola de boxe présenté par les Promotions HFS.Finale opposant: Coats vs Holtett.06:30 PHILATÉLIE Voir 8 h 00.TVRQ 25 22:00 LES SAMEDIS D'HERMES: Cinthya Dubois reçoit Solange Chaput-Roland qui nous parle de ses ouvrages.TVSQ 20-26 TÉLÉ DES JEUNES 08.00 MLLE CLÉ DE SOL Les enfants opprennent un chant gestuel «Un petit pouce qui marche», ils miment ensuite «Le bon roi Dogobert», puis exécutent une dense 09:00 PLUCHE ET BRINDILLE Reprise 13 h 30.Brindille inventera une histoire en utilisant le plus de mots possible commençant par la lettre «T».09:30 LEÇONS DE CHOSES Reprise à 18 h 30.Avec Ronald Pelletier, l'oncle Pierre nous parle de la conquête de (\"espace.10:00 CUN D'OEIL Ire partie: Clin d'oeil aux animaux: le rhinocéros.2e partie Clin d'oeil à la nature: la météo.10:30 ENFANT DU THÉÂTRE Aujourd'hui, les enfants construisent des marionnettes de carton et un théâtre.11 00 GRENIER SOUS LA MER Oncle Pierre nous parle de l'arrivage des poissons à Dorval et de tout le processus de dédouanement, quoruntaine, expédition et transport.11 30 HISTOIRE DE LA MUSIQUE Reprise à 19 h 30.La musique de divertissement prend naissance à la fin du XIXe siècle.12:00 PAROLE AUX JEUNES Reprise a 18 h 00.Des jeunes de niveau secondaire discutent de différents thèmes: la pollution.13:00 FAIS DODO Reprise à 19 h 15.14:00 COSMOTEC Meurise veut savoir qui étaient ces humains qui vivaient dans ces champs, avant l'arrivée de ses ancêtres en Amérique.14:30 MAG 26 Magazine hebdomadaire conçu pour les jeunes et leurs parents.Y sont annoncées et commentées les activités artistiques ou sportives.15 00 MINI-FEE M.Camille, le professeur de Mini-Fée, doit épouser une riche héritière.Cependant, Mmi-Fée empêchera ce plan de réussir.15 00 PLUCHE ET BRINDILLE Brindille découvrira la différence entre les lettres «U» et «V».16:00 LES OURSONS \u2014 DESSINS ANIMÉS \u2022 Comment ils s'endorment».16:15 1.2.3.4.Conditionnement physique pour enfonts d'âge préscolaire 17:00 MLLE CLÉ DE SOL Les enfants chantent en canon «Chante mon ami».Ils exécutent ensuite une danse «Le Bastinglo», puis miment «Ma tortue, je n'en peux plus».19 00 BIBLIN BibeJin découvre que Jésus priait; Bibiin es* invité à identifier le tribunal devont lequ Jésus priait: Sanhédrin.A Elizabeth Chouvalidzo s'entretient avec Yvon Dufour (photo), qui a fait la mise en scène de la pièce tCharimori» de Pierrette Bruneau, jouée au théâtre Ste-Adèle jusqu'au 4 septembre.«La ruée vers l'art», une émission à voir ce soir à 22h30 au canal TVAQ 29.Pour les régions qui reçoivent 30 canaux ou plus COURS DE GARDE-ENFANTS: QUESTIONS D'EXAMEN (SÉRIE 1) 1.Que foire si un enfant pleure?Quels types de jeux sont recommandés pour un enfont de 1 à 4 ans avant le coucher et pourquoi?Comment les parents peuvent-ils vous aider à faire respecter leurs instructions par l'enfant?Les réponses aux 5 séries de questions doivent être acheminées à: La Ligue de sécurité du Québec, 6785 ouest, rue St-Jacques, Montréal, Québec, H4B 1V3.Pour les régions qui reçoivent 21 canaux TVIQ 6 19:00 PROTÉGEZ-VOUS (VOLET 1) Spécial Vacances «Plein air»: il est question de camping (les terrains et l'équipement), de Vacances-familles et d'Agricotour.As Ces émissions sont présentées aux abonnés des systèmes de câblodistnbution faisant partie du Réseau Inter-Vision Cablevision nationale 270-6161 Télécâble Vidéotron 656-2111 Télécâble de la Rive Sud 833-1920 Câblovision Haut Richelieu 346-1127 Transvision Rive Sud 655-6300 Télécàble des Mille Iles 471-2710 15 ou s'adresse aux abonnés qui reçoivent 21 canaux; @ (26) ou (3j) s'adresse aux abonnés qui reçoivent 30 canaux ou plus.À QUÉBEC: «Sports et Loisirs» est diffusé au canal 29.«Enfants et jeunesse» au canal 26 et «Cours» au canal 25.< ri8ANS| [adultes! NAUGHTY NETWORK AUSSI DEUXIEME GRAND FILM - 18 ANS adultes / 1 s* (JE BEAUER 5117 PARK 844 1^32 I AUSSI DEUXIEME GRAND FILM « pussyest 5380 Si LAURENT 845 5215 Continuel des 10h am/sam.dim.dès midi 15 deux programmes différ«nts 5,00$ pour l'un ou l'autre 18 AN S Adultes UN NOUVEAU PROGRAMME! Accord présente le «la série A» « En scène » McCoy Tyner vendredi 2 juillet, 23h Pat Metheny samedi 3 juillet, 19h Jaco Pastorius samedi 3 juillet, 23h Sonny Rollins dimanche 4 juillet, I9h Betty Carter dimanche 4 juillet, 23h Jean-Luc Ponty lundi 5 juillet, 19h Cleo Laine et John Dankworth lundi 5 juillet, 23h Sonny Terry et Brownie McGhee Willie Dixon mardi 6 juillet, 19h Wynton Marsalis mardi 6 juillet.23h Buddy Rich jeudi 8 juillet.I9h Dexter Gordon jeudi 8 juillet, 23h Omette Coleman vendredi 9 juillet, 19h Billets (sièges réservés) $9.50 en vente aux comptoirs Ticketron (?frais de service) et au Théâtre St-Denis.(IL RESTE DES CARTES DE MEMBRE EN VENTE AU THÉÂTRE ST-DENIS).FESTIVAL EROTIC NONSTOP I^^cn,, Col Irk A \"de BARBARA fwonanti.crousWmti.521 le ¦ à GIRL IN THE POOL\" peints et |am?is vus.Nous ne craignons pas de stimuler le spectateur en éveliant sa sensualité.Odile L a THREE FOR FUN\" 722 SEXE 722-1510 722-1*51 6430.PAPINEAU angle BEAUBIEN CBNIEIVIA FESTIVAL INTERNATIONAL EE MO Concerts du dimanche après-midi Voyage dans l'histoire du Jazz : l'Ensemble de Sayyd Abdul Al-Khabyyr, Le Trio de Marius Cultier, Makoto Ozone dimanche 4 juillet.Un.sur la rue St-Denis Sonny Greenwich The Widespread Jazz Orchestra, le Trio de Jacques Labelle dimanche 11 juillet.Un.sur la rue St-Oenis 3e édition du 2 au 11 juillet 1982 Animation et concerts gratuits Terrasses Village St-Denis Trio de Guy Nadon lundi 5 au ieudi 8 luillet.i Sri et 24h.¦ La Cour - L'Orchestre Sympathique vendredi 9.samedi 10 juillet, i I5h et 24lï.\u2022 La Cour \u2022 Dixieband 2.3.4.9.10.11 juillet.14h.I8n30.2lh30.parade sur la rue Si-Denis Steve Holt vendredi 2 au vendredi 9 juil.I8h30.21h30.\u2022 St-Sulpice» St-Jovite Quartet vendredi 2 au samedi 10 juillet.I8h30.21h30.¦ Les Retrouvailles \u2022 au Vieux Port Café-terrasse Charlie Biddle et OUver Jones vendredi 2 au dimanche 4 juillet.I7h Fraser MacPherson lundi 5.mardi 6 juillet, T/h Grande Scène Minnesota Jazz Dance Company dimanche 4 juillet.2ih Ballets-Jazz de Montréal mercredi 7 juil.ieudi 8 mil.2lh Les Télé-informations La Presse: 24 heures par jour sur le câble 1 t 52999 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JUILLET 1982 or 11 y Reginald Martel Le directeur général du Salon international du livre de Québec (SILQ), M.Lorenzo Michaud, vient de répondre vertement aux accusations du directeur littéraire des éditions Québec/Amérique, M.Gilbert LaRocque.(Chronique «Littérature» du lundi 21 juin.) En cinq pages qui sont une magnifique pièce d'humeur, M.Mi-chaud fait savoir à M.LaRocque \u2014 que ni les éditeurs ni le gouvernement ne subventionnent le prix Robert-Cliche, contrairement à l'accusation formulée.Le prix est soutenu par les mécènes recrutés par le SILQ; \u2014 que les manuscrits sont sou- QUÉBEOÂAAÉRIQUE ET LE PRIX ROBERT-CLICHE Une belle colère, mâtinée « humour, de L.Michaud mis au SILQ et non pas aux Quinze, éditeur du prix Robert-Cliche, ce qui ne réduit en rien la qualité de l'échantillonnage; \u2014 que si QuébecyAmérique a des manuscrits intéressants, cette maison n'a qiTà les éditer, comme c'est son rôle; \u2014 qu'il ne connaît pas d'auteurs qui refuseraient d'être édités par les Quinze et qui se priveraient ainsi de la chance de gagner le prix Robert-Cliche; \u2014 que les romans soumis sont lus par des connaisseurs, une assurance que n'offrent pas tous les éditeurs; \u2014 que le p.-d.g.des éditions Québec/Amérique, M.Jacques Fortin, a refusé à l'origine d'être l'éditeur des prix Robert-Cliche; \u2014 que s'il veut créer de nouveaux prix littéraires, M.LaRocque n'a qu'à le faire.«Si vous voulez, conclut M.Michaud, aider la cause du livre au Québec, nous ferons route ensemble.Sachez toutefois que je n'ai jamais cédé au chantage et aux menaces.Si vous voulez nuire au prix Robert-Cliche, vous me trouverez sur votre chemin.» Réaction aussi, ça va de soi, chez les Quinze.Le directeur litté-raire François Hébert écrit: «Quand le prix Robert-Cliche a été fondé par Lorenzo Michaud et que ce dernier a proposé aux éditeurs québécois de s'y associer, aucun n'a relevé le gant, sauf les éditions de l'Homme (maintenant relayées par les Quinze).Depuis, le prix a fait ses preuves, des auteurs de talent se sont manifestés et leurs livres se sont vendus.Monsieur LaRocque de Québec/Amérique voudrait maintenant une part du gâteau.«Comment s'y prendre?En nous dénigrant.Notre travail d'édition ne serait pas assez «soigné», assez «professionnel»?Les ouvrages primés n'auraient pas «d'envergure réelle»?Allons, Monsieur La Rocque! Monsieur le requin, on voit votre aileron.Je connais de vos livres qui.mais laissons les critiques et les lecteurs libres d'en juger.«Vqus jouez au pur, au grand démocrate, à l'éditeur compétent, tandis que nous, pouah! Et vous voudriez éditer le prix Robert- Cliche de concert avec d'autres éditeurs?Avec nous aussi, j'imagine, non?Mais vous nous dites incompétents, et ce serait sûrement vous abaisser que de travailler ainsi avec d'autres.Ironique pour un prix de la relève du roman.» De tout en bref Une dame de 83 ans, Mme Alice Basile, me demande de lui faire connaître par cette chronique l'adresse de Mme Françoise Mo-rin, responsable de la revue LE TROISIÈME ÂGE, qui organise chaque année un concours littéraire destiné aux personnes âgées.Elle a des choses à raconter.J'imagine! Voici l'adresse: 8003, rue Saint-Denis, Montréal H2R 2G2.Et bonne chance, Mme Basile! Tous les soirs cette semaine, à 19h30 à la chaîne MF de Radio-Canada, le comédien Yves Massi-cotte lit le journal intime du romancier Louis Caron.D'autres journaux intimes seront entendus; tout au long de l'été.\u2022 Québec/Amérique se félicite du succès obtenu en Europe par le Matou d'Yves Beauchemin.Ce qu'on en dit: une vraie féte.un formidable conteur.absolument merveilleux.imagination fracassante.une Comédie humaine québécoise.un livre fastueux.attention, plaisir fou ! Les pires exemples sont ceux qui viennent de haut.Lu dans le Rapport d'activité 1981-1982 du ministère des Affaires culturelles, ce bout de phrase: «.une subvention (.) destinée à défrayer une partie du coûides livres.» Le rédacteur de cette chronique sera en vacances pendant quelques semaines.Il vous souhaite de bonnes lectures, québécoises ou non.A 1 f » I j I si 4*1 S \"» ¦ » m .I » i i «1 i ¦'Jft Bot*»* 1 30 3 3C 5 X.7 30.* 50 2e film au» c me-parc t JEAR-TALOR il wwi in cA'rttwt uni is j tues * t ist m ma riwooo BROSSARD 1 CIRE-PARC ODEOH 1 1 CIRE -PARC CHATEAUGUAY 2 rilHKAHOWW i04T« ;S'-llUM0, '8 ISS4t*lt!S4W 4»UUM0urW MHUIlHl CkaiujGU' èfllJIO 141 OIS» ^HE-PARC LAVAL-1 11 CIRE-PARC STJEROItlE a.xia-i .i.trvic*'.JOtT» 14; 4Î1SSSS «vTotourtoauuwtnofs 10W44 4JM7TJ STEVEN SPIELBERG ^ .¦¦JJk-C^> réalise son m» CD CD Vagabond STC CD CBS News with Dan Rather (DOOSeeing it our way CD You asked for it rftj That's Life CD Chips Q(]Si Family Feud CD Joker's Wild rt)T © MaA-frS^H CDc A communiquer iô r Princess iA sc Insight PSAC r2L oc A communiquer j r PM Magazine CD CD CD Justice pour tous CD Andy Griffith CD The stationary Ark CD MacNeil (40) Le rendezvous ' CD Nightly Business Report (99) Aujourd'hui la vie 19:30 O O ft CD CD Angle CD Family Feud OOOtCD (40) Huit ca suffit (DOOMr.Merlin (DMaA*S*H CD You Asked for it O CD iX Bizarre d) Hogan's Heroes CDr Entertainment Tonight CDc Cameraction dj)oc Fashion pot pourri (2)sc Fashion pot pourri A r All in the Family CDX®r Private Beniamin CD CDr The little house on the prairie CD Ray Saint Germain country O CD IX House calls CD air CD Best of the West CDc Adventure in Living (Si)se Join in step oc Rough Rider Call-in CD CD CD Station soleil CD Sport Fishing CD CD Evening at Pops (99) A communiquer 20:30 OOGD CD CD Télésélection «Les Grands romans-Détroit» CD(DOOCT>(a;r WKRP in Cincinnati OOOtCD (40) Marisol (D Benny Hill O CD OS Thrill of a lifetime nr CD Baseball CDC Black Is il se Soundtrack CO The Planet of Man 21h 21:00 0D
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