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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1982-07-15, Collections de BAnQ.

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[" photo UPI DISCORDE À LA FRATERNITÉ QUANT À L'ÉMISSION D'UN PRÉAVIS DE GRÈVE page A 2 Le gardien de buts Bob Rigby du Manie résiste à l'assaut de Giorgio Chinaglia du Cosmos en première demie du match disputé hier à New York.I LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQ D'ICI A SEPTEMBRE VOUS VERREZ LES VRAIS EXPOS ! GARY CARTER page 1 CHEZ 14990 CLOUTIER.SERGE PARENT 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45 MONTRÉAL, JEUDI 1 5 JUILLET 1982, 98e ANNÉE, no 162, 60 PAGES, 4 CAHIERS MEETING AVEC DES SENATEURS photo PC OUVttTDC PHARMACIEN ST.RUE FLEURV LIVRAISON 7 JOUR! RENÉ LÉVESQUE Le premier ministre du Québec et son ministre des Affaires intergouvernementales Jacques-Yvan Morin se sont dits satisfaits hier de l'accueil que leur ont réservé à Washington une quinzaine de sénateurs républicains considérés comme de droite.page A 5 Photothèque LA PRESSE QUÉBEC N S'INQUIÈTE PAS DE LA BAISSE DE SA COTE DE CRÉDIT page C 6 LES JEUX D'ÉTÉ DE PAULINE MAROIS: REMPLACER LE PREMIER MINISTRE «J'ai tous les pouvoirs.Je pourrais même déclarer l'indépendance du Québec», déclare en riant la ministre Pauline Marois, qui assume les responsabilités du premier ministre pendant son absence de Québec.page A12 APPORTER SON VIN AU RESTAURANT: EJJtTO BATEAU SUPERFLU OU CHÔMAGE ACCRU PAR MICHEL ROY BAISSE page A 6 J SOMMAIRE 1 Annonces classées: B 6 à B 10 C 5 et sport 16, 17 Arts et spectacles: C 9 à C 12 \u2014Cinéma: C 8 Décès, naissances, etc.: B 11 Economie: C 1 à C 6 Êtes-vous observateur?: B 7 FEUILLETON: B 7 Horoscope: B 9 Le monde: A 11 Météo: A 2 Mots croisés: B 8 «Mot-mystère»: B 8 Quoi faire aujourd'hui: C 8 Télévision .\u2014Horaires: C 8 \u2014Télé-câble: C 9 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1 à B 3 \u2014La Loi et vous: B 2 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 ACTIVITÉ DANS ê EN UN AN La baisse de 23 pour cent du trafic au port de Montréal durant les cinq premiers mois de l'année fait dire au directeur général, Nicholas Beshwaty, que 1982 marquera une pause dans révolution du havre montréalais, qui avait connu une augmentation spectaculaire de ses profits en 1981.M.Beshwaty ne s'attend cependant pas à une baisse de revenus catastrophique, puisque les secteurs «intéressants», comme les marchandises générales et les conteneurs, maintiennent leur niveau d'achalandage._page C 1 Photothèque LA PRESSE IMMEUBLE Trust Royal LENSEK3NE QUI FAIT VENDRE Services immobiliers COURIER .parce que nous aidons plus de gens à vendre et à acheter plus de maisons que n'importe qui au Québec. A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUILLET 1982 B I : » ¦ fhypercube: complément «naturel» du cube de Rubik?PRÈS LE CUBE DE RUBIK, LE DODÉCAÈDRE Une invention qui a failli être québécoise Un inventeur québécois s'est fait damer le pion par un Hongrois qui a développé exactement le même produit que lui.En effet, M.Luc Robillard, un ingénieur de l'Ecole Polytechnique de Montréal essayait depuis quelques mois de mettre sur le marché un nouveau passe-temps de la lignée du cube de Rubik.CAROLE THIBAUPEAU L'hypercube, comme Ta nommé son inventeur, est un dodécaèdre, corps géométrique à douze faces identiques, soit douze pentagones réguliers, figures planes à cinq côtés égaux.Ceux-ci sont divisés en onze surfaces plus petites, de trois types et réparties comme suit: un plus petit pentagone au milieu, cinq losanges aux sommets de la figure plane et cinq trapèzes formant le nuieu des arêtes.62 pièces mobiles jouent sur six plans de rotation.En comparaison, le cube de Rubik a trois plans de rotation, six faces de forme carrée et 26 pièces mobiles.Les combinaisons, ou agencements de couleurs possibles, sont au nombre de 10 à la puissance 67 (dix suivi de 67 zéro) pour l'hypercube et de 48 à la puissance 18 pour le cube de Rubik.Eue Robillard s'empresse de mentionner que la difficulté d'un tel casse-tête n'a pas nécessairement de rapport avec le nombre (Te combinaisons possibles.Il a d'ailleurs rédigé un protocole jaour reconstituer l'hypercube/ ïavec une couleur unique sur chaque face.X Le 22 juin de la présente an- née, M.Robillard a présenté son invention au Centre d'innovation industrielle de Montréal (CIIM).La réponse est arrivée trois mois plus tard: «Nous vous déconseillons de mettre un tel produit sur le marché, c'est trop risqué dans la conjoncture actuelle.» Par ailleurs, deux compagnies approchées par M.Robillard, Irwin Toy et Parker Brothers, ont refusé de prendre le risque.M.Robillard estime avoir dépensé environ $3,000 en frais de mise au point, d'évaluation et d'avocats.En juin dernier, au cours d'une conversation avec le chroniqueur de «Jeux et stratégies» de la revue Science et v/e,M.Robillard apprenait que le hongrois Szlivka Kristof venait de faire breveter exactement le même produit, qu'il a baptisé «le diamant».La compagnie de distribution de jouets Interlude Cegi a accepté d'en faire la promotion.«J'ai accueuilli cette nouvelle avec un peu d'amertume.C'est encore l'histoire du petit Québécois incapable de recevoir de l'appui des siens et qui voit ses propres idées percer ailleurs que chez lui.Personnellement, je crois que si on fait la mise en marché de ce jeu à l'échelle mondiale, comme c'est bien l'intention d'Interlude Cegi il sera rentable.Il me semble que le dodécaèdre est le complément naturel de son petit frère le cube de Rubik.» L'avenir nous dira qui a raison, puisque que le «diamant» sera probablement sur le marché pour le temps des Fêtes, en Europe du moins.[LA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 10 Max.: 26 ENSOLEILLÉ ET RISQUE DORAGE ; DEMAIN: ENNUAGEMENT La Quotidienne Tirage d'hier 2-7-8 Québec États-Unis Abiiib.8 Ovtoouois 9 loortntiie» 9 Cantons de l'Est 10 Mouriàe 8 Québec 9 loc-Soint-Jeon 10 Rimouski 10 Gospésit 10 Boie-Comeau 8 SepMtts 8 Canada 24 24 24 26 24 24 24 24 21 20 20 Nuogcux Risque d'orage Risque d'oroge Ensoleillé Nuageux, orages Ciel variable Nuageux, orages Ciel variable aver.Ciel variable aver.Ciel variable Ciel variable Boston Buffalo Chicago Miami New York 20 12 19 26 21 33 26 30 33 31 Nile-OHéom Pittsburgh San Francisco Washington Dallas 21 17 13 25 22 34 28 25 34 33 les capitales Victoria 11 Edmonton 11 Regino 14 Winnipeg 15 Toronto 17 Frederkton 12 Halifax 14 Choriottetown 13 tint-Jean \u2014 Moi.19 17 27 27 29 27 25 25 Amsterdam Athènes Acopuko Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Geneve Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 17 19 26 16 15 7 18 16 28 21 15 16 27 32 34 29 29 12 29 30 30 34 20 24 Madrid Moscou Mexico Oslo Parts Rome Séoul Stockholm Tokyo TrWdod Vienne 13 18 13 17 18 20 22 î\\ 22 30 17 28 29 26 27 32 31 33 23 28 36 24 GRÈVE AVEC OU SANS PRÉAVIS?CTCUM: le président Bigeault coincé entre un animateur de radio et.son vice-président M.Jacques Bigeault, président de la Fraternité, a déclaré hier à un animateur de la station CKAC que les usagers du transport en commun seront avisés entre deux et trois jours à l'avance dans l'hypothèse d'un arrêt de travail illimité, menace que continue de laisser planer l'exécutif de ce syndicat depuis le début des négociations-marathon vendredi dernier.Mais un autre membre de l'exécutif de la Fraternité, le vice-président, M.Jim Flynn, a démenti plus tard ces propos du président, soutenant fermement que la grève illimitée demeure quotidiennement suspendue au-dessus de la tête des usagers.C'est d'ailleurs le même langage qu'on tient à la table des négociations, a-t-on appris de source patronale.Il semble de toute évidence que c'est la confusion (pour ne pas dire la division!) au sein de l'exécutif de la Fraternité.D'un côté les «radicaux», de l'autre les modérés, entre les deux.ceux qui en perdent leur latin.D'autre part M.Bigeault, pressé par l'animateur de révéler s'il y avait ou non «black-ou»t sur les discussions à la table de négociations, a rétorqué à son interlocuteur qu'il était lié par un tel «black-out», ne pouvant par conséquent aborder la litigieuse question des «partiels».Il était alors 13h40 et les deux parties avaient décidé de lever le «black-out» hier matin.vers lih20.Ensuite, M.Bigeault a soutenu que l'exécutif de la Fraternité informe ses membres, division par division, sur l'évolution des négociations chaque jour.«Mais l'embargo (black-out)?», demande l'animateur, faisant allusion à la possibilité, pour les membres, de dévoiler des propos devant être tenus secrets.«Mais oui! », lance M.Bigeault.C'est à ce moment que l'animateur Pascau a lancé un appel aux 4,200 syndiqués, chauffeurs et opérateurs de métro, les invitant à lui faire part du contenu des négociations menées à huis clos.Un véritable orage téléphonique s'est abattu à la station radiophonique.Des chauffeurs, surtout des opérateurs, ont vertement contesté les paroles de leur président par des «Il ment en public» et des «C'est un maudit menteur».«Tout au plus, on nous dit que ça tourne rondement et que tout va bien aller avec Bigeault».Des appels ont aussi été dirigés à LA PRESSE, par ceux-là même qui ont organisé la pétition visant à exiger une assemblée spéciale dans le but de «modifier la décision de l'exécutif sur le recours immédiat à la grève».Les négociations continuent Me André Loranger, principal porte-parole de la CTCUM, estime toutefois que cette menace de grève, même assortie d'un préavis de deux à trois jours, n'est guère propice à faire avancer les pourparlers.Les progrès d'hier sont «extrêmement minces, sinon microscopiques», a également indiqué Me Loranger, et on se «remet à table» cet après-midi, après avoir passé la soirée à tâcher de débrousailler le dossier.On n'a toujours pas abordé depuis vendredi dernier l'épineuse question des «partiels» qui apparaît au point cinq de l'ordre du jour.Pour l'instant -\u2014 a-t-on appris à la levée de l'embargo \u2014 on piétine sur les quatre premiers items de l'ordre du jour.Par ailleurs, la Fraternité tente d'amener ses vis-à-vis à la table des' négociations à entreprendre les discussions tard dans la journée pour les poursuivre toute la soirée et jusque dans la nuit.«Nous n'embarquerons pas dans une ronde de négociations nocturnes, longues et improductives», a par contre indiqué Me Loranger, dont l'équipe tentera plutôt de négocier à des «heures normales», quitte à prolonger les pourparlers en début de soirée, s'ils évoluaient dans le bon sens.Formation de la main-d'oeuvre: faute d'entente, Québec pourrait perdre $108 millions À moins d'une entente avec Ottawa d'ici le 1er septembre prochain, Québec pourrait se voir priver de certains aspects du nouveau programme national de formation de la main-d'oeuvre et, plus particulièrement, de sa part de la somme de $108 millions affectée à la Caisse d'accroissement des compétences professionnelles.Ce fonds sera disponible aux établissements de formation qui sentent le besoin de se moderniser et «le premier arrivé sera le premier servi».LISA BINSSE Lloyd Axworthy, le ministre de l'Emploi et de l'Immigration du Canada, a confirmé hier lors d'une conférence de presse, qu'il n'y avait toujours pas d'entente avec le Québec en ce qui a trait à ce nouveau programme de formation, dont la loi qui le régit a été sanctionnée la semaine dernière, et qui doit démarrer le 1er septembre.Le gouvernement fédéral a besoin de l'accord des provinces pour la mise en oeuvre de ce programme de $1 milliard, qui vise à combler les pénuries de travailleurs spécialisés, surtout lorsqu'il s'agira de déterminer quels sont les emplois prioritaires dans chaque province et faire en sorte que les programmes de formation répondent adéquatement à ces besoins spécifiques.M.Axworthy a déclaré qu'il avait donné comme directive à ses fonctionnaires de faire tout pour en arriver à une entente avec les fonctionnaires du ministère québécois du Travail pour la date d'entrée en vigueur.Un fonctionnaire du ministère fédéral a ajouté que les discussions continuaient entre les deux paliers de gouvernement et que Québec «désire en venir à un accord».Les deux points en discussion portent sur une garantie quant aux montants qui seraient versés annuellement et les modalités d'utilisation du fonds qui accompagne ce programme national.Ces deux points ne comporteraient pas de «difficultés majeures» et le fonctionnaire semble avoir bon espoir qu'une entente soit conclue.Lorsque le ministre Axworthy avait expliqué les grandes lignes de son programme en janvier dernier, le gouvernement provincial avait déclaré qu'il ne voyait pas l'utilité d'un programme national de formation professionnelle mais avait tout de même participé à la conférence fédérale-provinciale sur le sujet à Vancouver.Clef de voûte Le programme national, «la clef de voûte de la stratégie du gouvernement dans le secteur du marché du travail pour les années 1980», vise à dispenser des cours de formation de toute première qualité en donnant à Ottawa le pouvoir de désigner les professions où il y a une pénurie nationale de travailleurs qualifiés et de dispenser des fonds en vue de moderniser les installations de formation.Les provinces tout comme les organismes sans but lucratif qui s'intéressent à la formation pourront se prévaloir des fonds cons- acrés à la Caisse d'accroissement des compétences professionnelles au cours des deux prochaines années.Cette somme pourra servir à établir ou agrandir des établissements de formation, défrayer les coûts d'exploitation initiaux ou simplement moderniser les équipements depuis longtemps devenus désuets.Le programme a été quelque peu modifié afin de le rendre plus accessible: des allocations plus é-levées pour les apprentis qui désirent poursuivre leur formation dans des professions en demande; l'élimination, dans certains cas, de la nécessité actuelle pour les adultes qui veulent un cours de formation d'avoir quitté l'école depuis un an (cette mesure vise à inciter les «jeunes décrocheurs»); permettre aux travailleurs de poursuivre leur formation dans des disciplines très spécialisées au-delà de la limite actuelle de 52 semaines; aider les employeurs à obtenir pour leur personnel canadien hautement spécialisé une formation à l'étranger; et, finalement, simplifier les ententes administratives afin de réduire la paperasserie et accélérer la formation.Ce programme vise également à favoriser l'accès au marché du travail pour certains groupes «spéciaux», c'est-à-dire les femmes, les autochtones et les personnes handicapées.D'ailleurs, sur ce sujet, M.Axworthy a affirmé que son nouveau programme n'est pas discriminatoire à l'égard des femmes comme le soutenait la semaine dernière le groupe Action Travail des femmes qui menaçait (et y songe toujours d'ailleurs) de poursuivre le ministre pour discrimination s'il ne modifiait pas sa politique.Actuellement au Québec des cours sont disponibles dans 62 spécialités et dans chaque cours trois places sont réservées aux femmes, encore une fois sur la base de la «première arrivée, première servie».Les quinze femmes qui désiraient suivre le cours en soudure s'y sont inscrites «trop tard» mais elles pourraient toujours profiter du programme national de formation en industrie.Par ailleurs, le ministre a profité de l'occasion pour souligner que le programme de travail partagé avait évité la mise à pied de quelque 18,000 travailleurs au Québec et 55,000 au pays.Fusillade dans une boutique: les voleurs en fuite, un client blessé Un homme âgé d'une trentaine d'années, Jean-Paul Na-deau, repose dans un état satisfaisant à l'hôpital Maisonneuve, après avoir été atteint de deux coups de feu hier après-midi, au RAYMOND GERVAIS cours d'une attaque à main armée survenue dans une boutique d'équipement sportif, située au 4119 de la 46e rue, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal.Deux bandits armés, dont un portait une cagoule de nylon masquant son visage, se sont présentés arme au poing peu après 15 heures hier, chez Armand Sport, dépositaire d'articles de chasse et pêche et ont ligoté un des deux clients qui se trouvaient sur place, ordonnant au deuxième de se coucher face contre le sol.A ce moment, le propriétaire de la boutique de sport, M.François Lacplle, qui habite un appartement situé à l'arrière de son magasin, est apparu armé et a ouvert le feu sur les deux agresseurs.Une fusillade a éclaté et M.Nadeau, le client qui n'était pas ligoté, a été atteint de deux projectiles, un à l'abdomen et un autre au bras gauche, tirés par les bandits.On ignore pour le moment si un des bandits a été touché par les balles du propriétaire.Les deux braqueurs ont pris la fuite à bord d'une camionnette dans une direction inconnue.L'enquête policière dans cette affaire a été confiée au sergent-détective Claude Fleurant du poste 44 de la police de la CUM.Motard et piéton victimes de la route Un 14 juillet Deux personnes se sont tuées, hier, lors de deux accidents de la circulation distincts survenus dans la région de Montréal.Daniel Moreau, 18 ans, de Saint-Hubert, a perdu la vie lorsque sa motocyclette a dérapé, sur la Grande-Allée, et s'est écrasée sur un poteau d'électricité.Par ailleurs, un piéton a été écrasé par un camion sur la route 341, à la hauteur de la municipalité de l'Assomption; on i-gnore pour l'instant l'identité de la victime.Entre-temps, les corps des deux hommes repêchés hier matin à une quinzaine de kilomètres au large de Sainte-Anne-de-Kouchibouguac, dans le détroit de Northumberland, ont été identifiés par la police: il s'agit de deux Québécois, Normand Parent, âgé de 46 ans, et son fils Ré-jean, 23 ans, de Gagnonville.Ils étaient au nombre des quatre passagers qui étaient partis dimanche de Cocagne à bord d'une embarcation de cinq mètres, à destination de l'Ile-du-Prince-Edouard, et dont on était sans nouvVJes depuis.Par ailleurs, un homme âgé d'une vingtaine d'années, dont l'identité demeurait un mystère hier, a sorti un pistolet et s'est tiré une balle dans la tête après qu'il eût été l'objet d'une chasse à l'homme consécutive à son refus de s'identifier, lors d'une enquête policière de routine à Sainte-Mélanie, près de Joliette.Les agents de la Sûreté du Québec ont tenté d'arrêter l'homme, qui avait pris la fuite à bord d'une voiture de marque Corvette, lors d'un barrage routier établi en début de soirée près de Sainte-Elizabeth, à quelque 20 kilomètres de Sainte-Mélanie.Lorsque les agents se sont approchés de la Corvette, que le fuyard avait immobilisée à la vue du barrage routier, ils ont Vu l'homme placer un pistolet neuf milimètres contre sa tempe et presser la détente.somptueux PARIS (AFP) \u2014 Le défilé de la fête nationale française du 14 juillet, organisé pour la première fois en soirée, s'est déroulé mercredi sur les Champs-Elysées dans un des décors les plus somptueux de Paris, dont tous les monuments étaient illuminés.Le président de la république a passé les troupes en revue en descendant la célèbre avenue.M.François Mitterrand a été ensuite accueilli sur la place de la Concorde par le premier ministre, M.Pierre Mauroy; le ministre de la Défense, M.Charles Hernu, et les hauts responsables militaires.Le défilé, qui commémore la prise de la Bastille en 1789, et auquel assistaient environ 350,000 personnes, a été ouvert par 40 tambours des trois armes et de la gendarmerie, suivis par les drapeaux des 40 régiments de réserve symbolisant «l'union de la nation avec l'armée d'activé».Dix musiques militaires se sont succédé pendant la cérémonie, s'arrêtant brusquement pour faire place au fracas de 25 hélicoptères Puma et Alouette III de l'aviation légère de l'armée de terre passant en vol tactique au ras des arbres de l'avenue des Champs-Elysées^ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUILLET 1982 la presse X A3 photo Robert Nodon, LA PRESSE L'animateur de radio-télévision Alain Montpetit.RELIÉ AU MEURTRE DE MARIE-JOSÉE ST-ANTOINE Alain Montpetit, le bon samaritain traité en larron «La seule chose que j'ai faite, ce fut d'essayer d'aider des gens que j'aime.Et si c'était à refaire, je le referais.» C'est ce qu'a déclaré l'animateur Alain Montpetit, hier soir, lors d'une entrevue qu'il a accordé à La Pressa après quelque réticence cependant, vu le traitement que lui font les médias ces jours-ci, certains allant même jusqu'à l'impliquer dans la mort tragique qu'a connu à New York Marie-Josée Saint-Antoine, une Québécoise devenue mannequin international.MADELEINE BERTHAULT Et c'est un homme littéralement malheureux que La Presse a rencontré.Malheureux surtout de «la douleur causée inutilement à la famille Saint-Antoine par cet étalage sensationnel et bourré de soupçon quant aux tragiques événements qui ont entouré le meurtre crapuleux de la jeune femme de 24 ans».Alain Montpetit était à New York depuis deux jours, après un voyage de quelques semaines en Europe, et se promettait de communiquer avec Marie-Josée, une bonne copine de famille.Mais le soir, à son hôtel, il regarde les nouvelles à la télévision et voit la photo de Marie-Josée et apprend alors ce qui vient de lui arriver.Bouleversé, il téléphone aux parents de la jeune fille et leur offre d'aller quérir des informations auprès de la police.«Sentant leur désarroi, j'ai voulu leur apporter mon support de façon active et peut-être utile», souligne Alain Montpetit.«Je me suis dis que ces gens-là, que je connais bien, voudraient savoir ce qui était arrivé à leur fille, d'autant plus qu'elle était très proche d'eux et que par ailleurs elle menait une vie correcte.» Le sergent-détective Argenzio de la police de New York, et chargé de l'enquête, a naturellement interrogé Montpetit mais ne l'a soupçonné en aucun moment.Cependant, à son retour à Montréal mardi dernier, Alain Montpetit a vent de rumeurs qui circulent sur son compte.Et il ne comprend pas.Lui qui revenait ici attiré par des perspectives de travail au Canada anglais qui s'annonçaient intéressantes afin de passer des entrevues, il se sent tout à coup «perdu comme un héros d'un film de Hitchcock».A la faveur d'un petit héritage dont il avait bénéficié à la suite de la mort de sa mère.Alain Montpetit avait décidé de prendre «des vraies vacances» et un peu de recul face à ce métier d'animateur (Bon dimanche à CFTM et autres émissions à CKMF) pour éventuellement réorienter sa carrière, lui qui n'a que 31 ans.Et tout à coup il se retrouve en plein cauchemar, sa réputation entachée par du potinage de haute-voltige, et sa carrière menacée.Et il sent au tréfond de lui une grande peine: les souffrances inutiles que tout cela cause à la famille Saint-Antoine «qui mérite pourtant beaucoup de respect tout comme leur fille qui était probe, intelligente et respectable».Les Caisses pop actionnent l'assassin d'une caissière Dans sa cellule du pénitencier Laval, l'assassin dune employée de la Caisse populaire Notre-Dame de la Salette, à Val-des-Bois, se voit maintenant réclamer une somme de $10.000 représentant le fruit du hold-up meurtrier qui y avait été perpétré il y a un peu plus d'un an.MARIO ROY Serge Damien est poursuivi en Cour supérieure par les assureurs du Groupe Desjardins, qui ont eu à compenser pour ces pertes, et dont la réclamation est également dirigée contre le présumé complice du gunman, Jean Thériault, qui doit subir son procès sous une accusation de meurtre au premier degré, au début d'octobre prochain, aux Assises criminelles du district de Hull.Quant à Damien, un ex-enquêteur du service de sécurité des Caisses populaires Desjardins, il a été reconnu coupable et condamné à la prison à vie le 22 juin dernier.Le 2\\) avril 1981, vers 17 heures, la Caisse populaire Notre-Dame de la Salette était victime d'un vol à main armée au cours duquel la caissière Darquise Cyr était abattue.Impliquant notamment un employé des caisses populaires, l'opération criminelle avait fait un certain bruit à l'époque.Aujourd'hui, Serge Damien est évidemment «sans travail et n'a aucune source de revenu», note le Groupe Desjardins, qui croit tout de même possible de récupérer ses avoirs.A la suite d'un accident de la circulation qu'il a subi en 1976, Damien pilote toujours devant la Cour supérieure une poursuite de Tordre de $78,600 contre celui qu'il estime être responsable des blessures qui lui avaient alors été occasionnées; aucune décision n'a encore été rendue dans cette cause.Les assureurs demandent donc au tribunal d'émettre en leur faveur un bref de saisie avant jugement sur cette somme, au cas où, cette fois, la Justice donnerait gain de cause à l'assassin de la caissière Cyr.Tollé des restaurateurs 1 devant «vin du client» LÉGALISÉ EN DOUCE PAR QUÉBEC Hier, 14 juilet, la guillotine est tombée sur la tête des restaurateurs.C'est en effet hier matin, à la surprise générale, qu'ils apprenaient l'existence de cette nouvelle loi qui permettra à n'importe qui d'apporter vin et alcool pour être consommés dans leurs verres.FRANÇOISE KAYLER Surprise, consternation, indignation, colère, toutes les réactions ont accueilli cette nouvelle dans le secteur de la restauration professionnelle.C'est-à-dire chez ceux qui ont réussi par leurs efforts à faire la réputation gastronomique de la table montréalaise, en particulier, et sur qui la promotion touristique se base largement pour attirer les visiteurs.C'est un désastre, c'est la mort de la restauration ont dit les uns.C'est insensé, c'est réduire à rien tout le travail fait depuis des années ont dit les autres.C'est notre coup de mort dans la situation extrêmement difficile que vit actuellement la restauration ont tous dit.Avec, en leitmotiv, des «je ne comprends pas».Qui a mis sur la table une proposition aussi stupide et pourquoi a-t-on adopté cet amendement sans consulter les premiers intéressés?C'est la question que tout le monde se pose.Jean-Claude Blondeau, directeur général de l'Association des restaurateurs du Québec, association qui groupe 2,000 membres, qualifie la situation d'insensée.Le projet de loi présenté par le ministre de la Justice, sanctionné le 23 juin, est passé dans le bill omnibus sans qu'aucune consultation n'ait été faite auprès de l'association.Pour son directeur, l'idée de cette proposition a germé dans l'esprit de quelqu'un qui ne connaît rien à la situation et qui ne peut mesurer les répercusssions qu'elle entrainera.L'application de ce règlement qui modifie la loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques va créer le désordre et la confusion et va détruire tous les efforts faits jusqu'à maintenant pour monter au Québec une industrie de la restauration digne de ce nom.Equilibrer la concurrence L'ADRQ a réuni les membres de son exécutif, a soumis le texte de l'article à ses avocats et étudie les mesures à prendre.Mais pour l'instant la situation est claire.Le 23 juillet, date à laquelle l'application sera en vigueur, les restaurateurs diront NON.De son côté, le président de l'Association des hôteliers du Québec, Pierre Bougain, refuse et déclare qu'aucune bouteille ne sera «admise» au Reine Elisabeth qu'il dirige.Un mouvement de contestation est en train de naitre parmi ceux qui travaillent pour le respect de la qualité et que l'on est en train d'assimiler MALGRE UNE CONDUITE EXEMPLAIRE EN PRISON Libération totale de Rose: nouveau refus de la CNLC La Commission nationale des libérations conditionnelles a encore une fois refusé à Paul Rose une libération totale à laquelle il a pourtant droit depuis décembre 1980.C'est du moins ce que son agent de libération a annoncé verbalement à Paul Rose, hier.Malgré une conduite exemplaire en prison et malgré deux recommandations émanant de deux agents de libération, et ce à deux reprises, la CNLC est intraitable.Claire Rose, la soeur de Paul, ainsi que le Comité d'information sur les prisonniers politiques, se sont dits «révoltés par cette décision» et soupçonnent une «vengeance politique».En effet, depuis que Paul Rose va à l'Université du Québec deux jours par semaine et est bénévole dans un centre pour personnes âgées, il est fidèlement retourné chaque soir en prison et n'a jamais eu de problème de fonctionnement à l'extérieur.aux établissements qui ne font que servir de la nourriture.Car tout semble né d'un problème engendré par la permission faite aux établissements non pourvus d'un permis de la Régie des alcools de permettre à leur clientèle d'apporter vins et spiritueux.Devant les représentations faites par certains restaurateurs pour trouver une solution à cette situation équivoque, on a passé cette loi qui nivelle pour «équilibrer la concurrence».Mais qui peut dire qu'il y ait une commune mesure entre un restaurant du coin, sans mettre pour cela de connotation péjorative, et un établissement qui fait de la cuisine et qui doit la servir avec des vins de même qualité?De tous côtés on essaie de prévoir l'ampleur de la confusion.Un restaurateur détenteur d'un permis doit payer son vin plus cher que le consommateur ordinaire et cette surtaxe de 5 p.cent qu'il paie se traduit par un timbre distinctif sur toutes les bouteilles qu'il sert.Quand un client apportera sa propre bouteille, quel contrôle aura la Régie?Et déjà les plus malins échafaudent des plans pour échapper à ses contrôles.Qui lavera les verres?On se pose aussi des questions pratiques: va-ton offrir de la verrerie fine aux clients qui apportent leur vin et pourquoi laverait-on les verres.Cette verrerie et son nettoyage, sa casse aussi, sont normalement défrayés par un pourcentage prélevé habituellement sur le prix de la bouteille.Va-t-on fournir le seau à glace pour rafraîchir le vin blanc et, pourquoi pas, le champagne apporté par le client?Qui va servir?Le garçon qui n'aura pas de pourboire puisque le vin ne sera pas porté sur l'addition?A trois heures du matin, on ne vend plus de vin.Mais puisqu'on ne le vend plus, le laissera-t-on boire quand même?On nous prend pour des marchands de soupe a dit l'un.Dans ces conditions je ne vois pas pourquoi je vais collecter les taxes pour le gouvernement et dans ces conditions je vais mettre toutes mes factures à $3.25 a dit un autre.Et tous prédisent que les prix des repas vont automatiquement devoir grimper.En fin de course ce sera le consommateur qui sera De Micheline Delbuguet de Chez La Mère Michel (en haut à gauche), à Alain Creton de chez Alexandre, en passant par Jean-Pierre Boquier des Halles et Peter Muller du Guillaume Tell, c'est la consternation et la colère.' * 1 J Mais la question qui étonne le plus les restaurateurs est celle-ci: comment se fait-il que le ministère du Revenu perde délibérément des milliers de dollars, dans une situation économique critique, en se privant de la taxe de 10 p.cent perçue sur chaque bouteille vendue par un restaurant, sans parler du 5 p cent du timbre sur lequel s'applique aussi le 10 p.cent?Déjà le mot circule: peut-on imaginer une situation plus absijr.I de que celle dans laquelle la rësr tauration a été plongée hier matin?Celle qui dirait à^x clients: vous pouvez apporter vo^ tre nourriture.Enfant libéré par l'escouade tactique du frère dans Test de Montréal, le père s'est emparé de son enfant après s'être armé d'un couteau de cuisine et d'un tournevis.Se Deux hommes ont été arrêtés hier soir par la police de la CUM à la suite de l'enlèvement lundi matin d'un enfant de deux ans du domicile de sa mère qui en avait la garde.Le petit tant traqué, le père a pris la fuite dans îa et sa mère ont été immédiatement confiés au ruelle, menaçant de blesser le petit garçon.Ce-Département de protection de la jeunesse sont finalement les policiers de l'escouade (DPJ).L'un des deux hommes arrêtés est le tactique qui ont réussi à maîtriser les deux' père de l'enfant.L'autre est le frère du père.Lorsque les policiers sont arrivés au domicile hommes et à libérer l'enfant.photo Denis Courville, LA PRESSE-_^- A 4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 15 JUILLET 1982 r$our vaincre les incendies majeurs \\ \\ % il ; m M * ê ê Un «QG» mobile pour les pompiers de Montréal En neuf mois, l'unité mobile \u2022,7\u2014 de commandement du , Service des incendies de Montréal est devenue un outil indispensable pour les pompiers.A tel point que la direction songe à mettre un deuxième camion de ce genre sur la route si le besoin s'en faisait sentir.\u2022 in J RAYMOND GERVAIS Equipé d'une foule d'appareils de communications et de cartes, 'le fourgon identifié comme l'unité 005 a pour mission d'assurer un \"contrôle et une coordination plus efficaces des ressources humaines et matérielles engagées dans des interventions importantes.L'unité mobile de commandement est appelé à se rendre - fcur la scène d'un incendie nécessitant deux alertes et plus.! En plus de l'appareil de télécommunication qui se trouve à bord de tous les véhicules du Ser- vices des incendies, ce fourgon x\\ spécialement aménagé est équipé d'appareils radios pouvant rejoin-.dre différents services munici-: paux et publics dont la présence ?sur la scène d'un incendie majeu- re pourrait être requise.Un téléphone mobile doit être ajouté à l'équipement de communications sous peu.Quoique encore incomplet, le répertoire de plans d'intervention du Service pour les édifices publics est plus élaboré qu'il ne l'était il y a quelques années.Par exemple, les pompiers possèdent maintenant des plans d'intervention détaillés pour tous les hôpitaux de Montréal, la majorité des grands hôtels, les centres d'accueil, le métro, les édifices municipaux et quelques-unes des grandes tours de la métropole.Cinq dessinateurs travaillent à plein temps à ces plans et à leur mise à jour.Ces plans indiquent entre autre le nombre d'étages de l'édifice, les accès, les ascenceurs, la localisation des circuits électriques, les conduits d'aération, la localisation de produits dangereux ou explosifs, etc.A défaut de posséder les plans de tous les gros édifices, les pompiers disposent de toutes les cartes d'utilisation du sol de la ville de Montréal.Ces cartes indi- quent les numéros civiques des é-difices, le nombre d'étages, le genre de commerce s'il y a lieu, les édifices adjacents, le nombre de bornes-fontaines ainsi que leur emplacement.Un autre livre indique le réseau d'approvisionnement en eau avec le diamètre des conduites d'eau de telle sorte que les pompiers n'aient pas à lutter contre un incendie alors qu'ils doivent faire face à un manque de pression dans les bornes-fontaines.Selon le lieutenant Raymond Al-lard, un des officiers responsables de l'unité mobile de commandement, le temps qu'on sauve aujourd'hui à cause du 1 005 est appréciable au niveau de la coordination des effectifs et se reflète dans le temps de l'intervention.«Le fait de pouvoir faire un croquis de l'édifice en flammes et de connaître la localisation exactes de chacune des équipes affectées à lutter contre l'incendie est également un atout de sécurité pour les pompiers», a déclaré M.Al-lard.Lors d'incendies majeurs, tous les services utilitaires, tels que po- photo Jeon Goupil, LA PRESSE Les pompiers du 1 005 consultent la carte murale de la ville à bord de l'unité de commandement.lice, Hydro-Québec, service social, etc., doivent se rapporter à l'unité de commandement et c'est de là que s'organisent les secours.Le fourgon possède même une plate-forme sur le toit pouvant servir de perchoir aux photographes et cameramen des médias d'information.Le véhicule est facilement identifiable par son clignotant vert.i i x r.\\.'ai l % ¦ # » * -i.» * : ¦ < ù Promostyle Internationale Inc.Grande vente de liquidation de marchandises «du 15 au 24 juillet».Avons fermé notre magasin de Toronto « House of French Furniture » 550 000 $ de marchandises de 40 à 50% de réduction du prix 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parti devrait être dirigé par un «comité paritaire» formé de neuf membres, dont le candidat à la mairie et quatre membres de chaque parti.Point important: «Toute décision du comité paritaire sera exé- cutoire pour chaque parti», c'est-à-dir» qu'une fois cette nouvelle formation politique créée, ni le RCM ni !e GAM ne pourront faire cavalier seul lors de la prochaine campagne électorale et prendre des décisions contraire au programme et à la stratégie qui seront définis par les dirigeants de la nouvelle formation politique.Bref, si cette forme de projet d'alliance est acceptée par le GAM (le contraire serait étonnant puisque que cela répond à leur principale revendication), cela aura pour effet de faire perdre au RCM et au GAM leur autonomie propre lors de la prochaine campagne électorale et d'éviter que les deux partis se lancent dans des chicanes de clocher.L'éventuelle création de ce nouveau parti ne veut cependant pas dire que le RCM et le GAM disparaîtront comme entité politique.Au contraire, ces deux partis continueront d'exister et chacun aura à défendre ses propres intérêts ou éléments de programme électoral auprès de la nouvelle formation politique.La décision du Conseil exécutif du RCM de proposer cette nouvelle forme d'alliance a pour but de convaincre le GAM de la nécessité de regrouper tout de suite leurs forces respectives en vue de la prochaine campagne électorale.25 intellectuels » à la défense de l'alliance \\ Un groupe de 25 professionnels et universitaires montréalais font présentement pression sur les dirigeants du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) et du Groupe d'action municipale (GAM) dans le but de les inciter fortement à reprendre les négociations en vue de créer une alliance entre les deux partis.MICHEL GIRARD_ Un tel projet d'alliance vise essentiellement à permettre aux forces d'opposition de se doter de la meilleure organisation possible pour mener une «vive lutte» contre l'administration Drapeau-Lamarre, lors des prochaines élections municipales.Ce groupe est dirigé par le directeur de l'Institut national de la recherche scientifique, secteur urbanisation, Luc-Normand Tellier.Dans une lettre qui a été envoyée le 6 juillet dernier au président du RCM, Jean Roy, et à celui du GAM, Gaspard Fauteux (et dont LA PRESSE a obtenu copie), le groupe signale que «dans les circonstances présentes, l'intérêt de la population montréalaise et de la démocratie doivent primer sur toute autre considération et que cet intérêt exige un front commun des forces progressistes municipales».«Notre groupe, dit-on dans la lettre, juge particulièrement malheureux que le GAM et le RCM n'aient pu en arriver à une entente sur la forme que devait prendre l'éventuelle alliance, alors qu'ils étaient arrivés à un accord sur un programme commun, sur le partage des districts électoraux et sur le principe de la présentation d'un candidat commun à la mairie».Les membres du groupe trouvent que «la désunion des forces progressistes constitue le premier obstacle à l'éclosion d'une vie démocratique normale à Montréal».Ils affirment que «tout doit encore être tenté pour vaincre cet obstacle dont les conséquences sont innombrables en termes politiques, mais aussi en termes des débats qui doivent avoir lieu sur les déficiences évidentes du type d'urbanisme pratiqué par l'administration du Parti civique (le parti du maire Drapeau), sur le déclin démographique de la Ville de Montréal, sur la diminution du rôle traditionnel de métropole de notre ville, et sur les défis nombreux que Montréal devra relever au cours des prochaines années pour qu'elle puisse à nouveau assumer un réel leadership».Le groupe de professionnels et d'universitaires invite donc le GAM et le RCM à reprendre immédiatement les discussions sur le défunt projet d'alliance.Les membres de ce groupe offrent même leur collaboration pour aider les deux partis dans leurs négociations.Ils se proposent même de collaborer avec le GAM et le RCM pour trouver la perle rare qui acceptera de se porter candidat ou candidate à la mairie. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUILLET 1982 LÉVESQUE SATISFAIT DE SA VISITE À WASHINGTON Le projet d'indépendance ne LE SECRÉTARIAT DE PROSPECTIVE' Un rêve de MacGuigan qui fait plus peur aux Américains coûte cher aux WASHINGTON \u2014 Le projet d'indépendance du Québec ne semble plus faire peur aux Améri-cainsjl n'effarouche même pas les politiciens les plus à droite des États-Unis.C'est en tous les cas avec cette impression très nette que René Lévesque est rentré, hier soir, de sa visite à Washington, où il rencontrait des sénateurs républicains.«Je suis allé leur dire ce qu'est notre objectif final.Et je dois vous dire aussi simplement que je PIERRE VINCENT envoyé spécial de LA PRESSE__ l'ai senti que ça n'a pas eu l'air de les déranger d'aucune façon qu'on puisse envisager l'indépendance, la souveraineté du Québec.Ça ne leur paraît pas anormal.Même ceux qui vivent loin du Québec et qui pourraient voir ça comme une chose étrange, ça n'a pas eu l'air de les renverser d'aucune façon.» Cela dit, M.Lévesque se défend bien d'avoir cherché à «tirer la couverte», d'avoir cherché des appuis chez les Américains, et il insiste pour dire qu'il n'est allé dans la capitale américaine que pour expliquer le cheminement du Québec depuis le référendum, depuis la proclamation d'une nouvelle constitution au Canada dont le Québec n'est pas partie et pour raconter le Québec à quelques an- nées à peine d'une élection qui portera sur son projet de souveraineté politique.\u2014 Le dernier voyage de M.Lévesque à Washington remonte à 1979.Chuck Grassley, sénateur de l'Iowa, homme de droite, a déclaré, au sortir de la rencontre avec le premier ministre du Québec, que lui et tous ses collègues avaient été favorablement impressionnés par la conception que M.Lévesque se fait des relations idéales qui devraientprévaloir entre le Canada et les États-Unis.À un journaliste canadien anglais qui lui demandait comment il réagirait si le Québec devenait soudainement un pays indépendant et socialiste, le sénateur Grassley a dit souhaiter que «quoi qu'il arrive, nous continuiions à entretenir des relations amicales», ajoutant que, de toute façon, il se garde bien de s'immiscer dans les questions de politique interne d'un bon voisin.Invité à Washington par le sénateur Jesse Helms, qui a mission de «veiller» sur les bonnes relations entre les États-Unis et les pays du monde occidental, le premier ministre Lévesque rencontrait, hier, à l'heure du lunch, une vingtaine de sénateurs républicains dans un petit salon du Capitol.Au menu: du Bar-B-Q avec une sauce piquante, «quasiment mexicaine, ce qui tombait exactement dans mes goûts, alors ça partait bien», dit M.Lévesque, qui ajoute que cette rencontre d'environ trois quarts d'heure s'est déroulée dans Les quarante fautes Je vous propose un jeu aujourd'hui.Et j'invite le gagnant ou la gagnante à souper.Mais que je vous explique d'abord de quoi il s'agit.Depuis que je signe cette chronique j'ai bien dû recevoir une centaine de lettres qui relevaient, parfois avec ironie, parfois avec indignation les fautes d'orthographe qui émail lent ma prose à l'occasion.Des fautes qui sont, je ne m'en cache pas, autant attribuables à ma propre ignorance qu'à l'inattention de mes amis typographes.Je m'étais toujours promis de me venger de ces lettres.Je savais que j'avais quelque part, dans mes affaires, une DICTÉE-PIÈGE que j'espérais bien un jour, pour peu que je la retrouvasse, balancer dans les dents des pères-la-virgule de toutes espèces! Eh bien je viens juste de la retrouver cette dictée-piège et vous la soumets.Je sais, je sais, l'orthographe est la science des ânes, mais il s'agit ici beaucoup plus d'un jeu que d'un test ou d'un examen.Je sais encore, il existe une dictée-piège très connue des spécialistes du genre: celle des \u2022cuisseaux de veau» et des \u2022cuissots de chevreuil».mais ce n'est pas celle-là! Celle-ci est beaucoup plus difficile et pas très connue!.C'est un texte qui a été spécialement préparé par un académicien français (Maurice Druon) qui a savamment réuni les difficultés les plus méconnues de notre langue.Le voici donc ce texte.J'y ai introduit, au passage, 40 fautes, quarante! CORRIGEZ-LES.Ne corrigez pas où il n'y en a pas (il n'y en a pas dans les noms propres) et un dernier conseil avant de vous garocher sur vos dictionnaires: justement, méfiez-vous des dictionnaires! (Envoyez-moi vos corrections.Je doute de recevoir une seule copie parfaite, le gagnant ou la gagnante sera donc celui ou celle qui aura fait le moins d'erreurs.Je l'invite dans le restaurant de son choix à mon retour de vacances, vers la mi-août).Amusez-vous bien.\u2022 Nous parcourions, à l'entour des Baux-de-Provence, le pays baussenc où de tous temps se sont succédés les poètes occitans.En quête d'un mast tomba-t-il en ruines, qui convint à nos ressources pécuniaires, nous nous étions assurés l'aide d'un au-tochtone fringant, excellent, selon les ouï-dire et autres on-dit, aux affaires extravagantes, tel le drainage des résurgences dans les zones aquifères et l'asepsie des entreprises séricicoles.Nous croyions en l'effet convaincant de son esbrouffe et de son bagout pour le cas où nous lourions un gite et conclurions un bail amphytéotique.Le quidam nous mena, de cimes en thalwegs, jusque dans un vallonnement, au diable vauvert, où naguère il avait chassé à vau-vent, et où croissaient yeuses, myrtes et cytises, et des cistes agripés au roc schisteux, et même un marronnier-d'Inde aux thyrses violacées ou amarantes.Un bâtiment décrépi s'élevait sur un terre-plein jonché de tuileaux roses-pâles et de faîtières ébrèchées.Une vieille catar-rheuse sans appâts mais non sans acné, portant besicles, sarrau dégrafé et socques cloutées, entrebailla l'huis, et nous invita, d'un sourire auquel manquait trois dents, à pénétrer dans une salle toute abimée communiquant de plain-pieds avec des absidioles décorées de tableaux religieux pendus là comme des ex-voto.Dans l'office contigùe, la malpeignée nourrissait une chèvre bréhaigne, deux agneaux nouveaux-nés couchés sur des bat-flanc, un jars, un verrat et quelques canards-d'Inde.\u2014 Cette métairie, nous expliqua-t-elle d'une voix toute heureuse, date des époques même des schismes ariens.Je la tiens de feue ma trisaïeule qui s'en était arrogé les droits en avance d'hoirie.Je me suis constituée une retraite par la cession sous seing privé de la nue-propriété: un bailleur de fonds, ancien quincaiiler du baillage, est depuis quelques temps mon débiren-tier.\u2014 Au temps pour moi, dit notre gardian, les yeux dessillés sur le champ.Contrecarré par le plus de contre-temps et contre-ordres possibles, nous quittâmes ce repaire de cathares.PS \u2014- Evidemment, pour l'occasion ce texte a été soigneusement corrigé! Ne cherchez pas d'autres fautes que les 40 qui ont été faites volontairement.La version exacte sera publiée à mon retour de vacances.Photothèque La Presse René Lévesque une atmosphère «détendue» et «informelle».Pendant cinq à six minutes, au début de la rencontre, M.Lévesque a passé le nouveau message de son gouvernement en matière de relations intergouvernementales: Québec veut brasser plus d'affaires avec un plus grand nombre de partenaires, les Québécois sont des gens pragmatiques, intéressés à faire des affaires.Puis il y a eu une longue période de questions.Les sénateurs républicains ont entendu avec ravissement M.Lévesque leur dire tout haut ce qu'ils doivent se résigner à penser tout bas à propos de la politique énergétique du Canada et de l'agence fédérale de tamisage des investissements étrangers au Canada.Qualifiant d'abord l'achat de Petro-Canada «d'idiotie par les temps qui courent», le chef du gouvernement du Québec a ensuite déclaré à ses interlocuteurs américains qu'il trouve «absurde» qu'Ottawa permette à ses bureaucrates du Foreign Investment Revue Agency (FIRA) de tamiser de manière arbitraire les investissements étrangers au Canada.«C'est complètement idiot, au point que beaucoup d'investisseurs ne se donnent maintenant même plus la peine d'étudier des projets.» Mises à part les industries culturelles, Québec favoriserait une plus grande ouverture face aux investisseurs étrangers.D'ailleurs, le modeste lobby québécois aux États-Unis tente de décrocher pour le Québec quelques lucratifs contrats que le riche département de la Défense américain octroiera prochainement à des chantiers maritimes et à des entreprises spécialisées en aéronautique.Plus tôt, hier matin, M.Lévesque a rencontré le président de la Chambre des représentants, M.Thomas P.«Tip» O'Neill, et le sénateur Ted Kennedy, mais par égard pour les hôtes républicains, expliquent les proches du premier ministre, on a évité de faire trop d'éclat avec sa visite aux bureaux de ces deux éminents démocrates.Le séjour de vingt-quatre heures de M.Lévesque à Washington n'a, du reste, raconte-t-on, eu aucun écho notable dans la presse américaine et il en a été ainsi, raconte-t-on, parce que l'initiative de ce voyage est venue des sénateurs républicains, qui voulaient cette visite pour «consommation interne»: ils ont même voulu que cette affaire reste entre eux et le Québec, sans y mêler le Canada, puisqu'ils ont poliment mais fermement décliné les offres de service insistantes des fonctionnaires fédéraux de l'ambassade du Canada à Washington.contribuables OTTAWA- Un rêve du secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures Mark MacGuigan, qui a déjà coûté $225,000 aux contribuables canadiens, continue d'être entretenu par le gouvernement même si personne ne sait trop ce qu'il deviendra.GILLES PAQUIN (de notre bureau d'Ottawa) Lancé à l'instigation du ministre en juin 1981, le Secrétariat de prospective, un organisme à but non lucratif qui se propose d'éveiller les citoyens aux difficultés du Tiers-monde, a reçu une promesse de subvention de $500,000 d'Ottawa avant même de préciser ce qu'il comptait en faire.Un an après avoir touché et dépensé la moitié des fonds prévus lors de sa création, le Secrétariat n'existe que sur papier et son directeur David MacDonald tente toujours de définir son rôle exact.L'incertitude qui entoure l'orientation de l'organisme suscite des réserves de la part du gouvernement, cependant, et le Conseil du trésor a jugé bon de bloquer tout nouveau versement jusqu'à ce que la situation s'éclaircisse.A court d'argent, le Secrétariat se voyait donc forcé de remercier ses huit employés et de suspendre le paiement du salaire de M.MacDonald.Ce dernier continue cependant de travailler à titre bénévole à partir d'un bureau qui lui est prêté par le Centre de recherche en développement international, à Ottawa.Sans désavouer son protégé, le ministre MacGuigan a indiqué qu'il devait démontrer au gou- vernement qu'il méritait 'toujours sa confiance avant d'obtenir d'autres fonds.«C'est à eux de jouer».Un rôle nébuleux : Selon M.Jacques Hébert, ami du premier ministre et membre du conseil d'administration du Secrétariat, le mandat du groupe n'était pas très clair dès le départ, et il n'est pas étonnant qu'il rencontre des problèmes en ce moment.«Nous avons connu des conflits internes, a-t-il dit, ce gui explique le peu de réalisations à ce jour.Cela tient sans doute aussi au manque de réflexion préalable au lancement, ajoute M.Hébert.C'est un peu moche ce qui arrive.» D'après M.Hébert, le Secrétariat n'a pas eu vraiment le temps de prendre son envol; mai?un certain travail de préparation a été accompli depuis l'arrivée Be M.MacDonald.A son avis, ;ie groupe a toujours sa raison d'être, mais devra se redéfinir à l'automne.Voué à l'éducation fJu publique, il ne fait pas double emploi avec les organisations existantes telles Oxfam, Suco ou l'Agence canadienne de dévelop-pement internationale elle même, affirme t-il.Son avis n'est cependant pas partagé par certains membres du Conseil canadien pour la coopération internationale, qui regroupe quelques 80 mouvements actifs dans le domaine de l'aide au Tiers-monde.Richard Har-mston, le directeur du Conseil, a d'ailleurs émis des réserves publiquement à cet effet, et souligné qu'il s'agissait d'une subvention énorme pour un seul mouvement.vous NOUS ! Gratutt 1 Simple- ! GratuitI Frosty J Gratuit 1 Simple* ! S À L'ACHAT D'UN HAMRl JRCFR ÇIMPI I' î HFÇÇPRT I AITIFR (\\J n*\\ À l'ACHAT ITI IN \\ A L'ACHAT D'UN HAMBURGER SIMPLE, DOUBLE OU TRIPLE I I i DESSERT HAMBURG BON CHEZ WENDY DU 15 AU 26 JUILLET 1982.'Supplément pour le fromage.Un bon par client.Bon non vjlable avec toute autre offre ou avec le Petit Regal ACHAT D'UN ;OU TRIPLE A L'ACHAT D'UN HAMBURGER DOUBLE I 1 BON CHEZl^ENDY DU 27 JUILLET AU 2 AOÛT 1982.Un bon par client.Bon non valable avec toute autre offre ou avec le Petit Régal I I I I I I I | BON CHEZ WENDY DU 3 AU 9 AOÛT 1982.| 1 \u2022Supplément pour le fromage.Un bon par client.H< m non valable avec toute autre offre ou avec le Petit Regal 8 RESTAURANTS À MONTRÉAL 685, boul.Labelle, près de Samson (Chomodey) 214, boul.Labelle, coin Grande*Côte (Rosemère) 3600, boul.des Sources, (Dollard-des-Ormeau\\) 122, boul.Saint-Martin, près du boul.des Laurentides (Chomedey) 7650, boul.Taschereau, 1 mille à l'Ouest de l'autoroute 15 (Brossard) 5180, boul.Décarie, près du chemin de la Reine-Marie (Montréal) 2690, chemin Chambly, Plaza K-Mart (Longueuil) 8051, boul.Newman, près de Thierry (Ville LaSalle) \u2022m.c.aut.par Wendy'» International (g) 1982 \\ 6 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUILLET 1982 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse 1 Bateau superflu eu chômage accru Que doit faire le gouvernement en temps de crise: ou bien faire construire un traversier qui n'est pas absolument nécessaire en y mettant le prix fort pour éviter des mises à pied au chantier maritime de Lauzon?Ou bien réfréner ses tendances inflationnistes, renoncer au projet, réduire ses dépenses au risque d'aggraver le chômage dans la région de Québec?MM.Jean-Luc Pépin, ministre des Transports, et Herb Gray, ministre de l'Industrie et du Commerce, sont les deux acteurs de ce dilemme.Le premier reconnaît qu'un nouveau bateau assurant la traversée entre la Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve n'est pas indispensable avant deux ou trois ans; mais songeant au sort de 1,500 employés menacés de perdre leur travail à la Davie Shipbuilding, M.Pépin serait disposé à passer dès maintenant la commande au nom de CN Marine pourvu que M.Gray comble par une subvention la différence entre le prix demandé par la compagnie de construction navale ($130 millions) et les crédits que Transports-Canada avait prévus à ce poste ($90 millions).Autrement dit, M.Pépin prie M.Gray de subventionner l'un de ses projets en puisant les fonds nécessaires dans l'un ou l'autre des programmes qu'il administre pour aider l'industrie ou lutter contre le chômage.Le hasard a voulu que le ministre de l'Industrie soit saisi de la requête de son collègue en pleine Chambre des communes au moment où LA PRESSE révélait qu'il a généreusement favorisé son comté de Windsor par des prêts sans intérêt à des entreprises dont l'une ne répondait même pas aux normes du programme.En toute justice pour M.Gray, il faut dire qu'il n'y a pas de commune mesure entre l'affaire de Windsor et la demande qui lui est faite de se porter au secours de Lauzon.Dans ce dernier cas, il ne s'agit plus d'un prêt sans intérêt de quelques millions, mais d'une subvention de $40 millions qui représente plus de 30% du coût total du traversier.D'une part, les milieux d'affaires adjurent le gouvernement de restreindre ses dépenses, d'éîiminer les projets jugés moins essentiels, de réduire son déficit.D'autre part, le ministre des Finances reconnaît dans son budget qu'il incombe aussi au gouvernement de combattre le chômage et de faire échec à la récession.Ainsi, M.Gaston Gourde, député de Lévis (où se trouve le chantier de Lauzon), estime que le gouvernement regagnerait indirectement par l'impôt et les retombées économiques ce qu'il verserait pour construire le traversier.Il y gagnerait aussi en maintenant les emplois bien rémunérés de 1,500 personnes.Mais le vérificateur général, le secteur privé et beaucoup d'économistes vont se récrier.Voici un cas où l'État ne peut pas à la fois stimuler et restreindre, limiter et encourager.Il faut faire un choix politique.Quand reprendra l'activité économique entre le Canada et Terre-Neuve, ce traversier sera presque indispensable.Mais, dans deux ou trois ans, il coûtera plus cher encore.Il serait donc indiqué de le faire construire maintenant par les travailleurs de Lauzon.Mt .Michel ROY Les obus perclus sont des dangers Une armée qui ignore, ou feint d'ignorer, ce qu'il advient de ses pièces d'armement après un exercice n'est pas totalement responsable.Et une armée qui ne prend pas toutes ses responsabilités ne peut totalement rassurer la population qu'elle doit protéger.L'accident de Nicolet, qui a coûté la vie d'une personne et blessé neuf autres personnes, est susceptible de poser un certain nombre de questions à une armée qui offre bien peu de réponses.Car on ne peut facilement mettre la faute sur l'imprudence de civils que personne n'a informés.Et l'on ne peut surtout pas utiliser des arguments de «sécurité nationale» pour taire des situations qui mettent en danger la vie de la population.D'accord, en 30 ans d'activités balistiques, après des centaines de milliers d'obus qui ont été lancés de toutes les façons, on ne peut tirer de conclusions définitives pour un seul accident mortel.Mais on peut au moins supposer que c'est le hasard, plus que la prudence, qui a joué en faveur de l'Armée et des habitants qui l'entourent.À Nicolet, l'armée connaît le nombre d'obus utilisés et le nombre de ceux quelle récupère.Elle sait que quelques projectiles perdus demeurent dans la région plus ou moins éloignée; mais elle refuse d'alerter la population.«Nous publions des avis dans les journaux deux fois par année», dit un officier.Qui va qualifier cette espèce de procédure routinière d'information?Conséquence: des projectiles dangereux sont abandonnés près des maisons, mal identifiés parce que peu définis par les autorités, encore capables d'exploser et de tuer, gardés sous silence par ceux qui les ont tirés et qui peuvent les identifier.Et quand, dans une enquête, des avocats tentent d'utiliser l'argument de «sécurité nationale» pour cacher les méthodes de recherches d'obus manquants, on se sent encore moins protégés par ceux que l'armée emploie.Passe encore de faire des erreurs.Mais les nier aussi gros- sièrement?Jton-Ovy DUttUC Un avertissement pour la province Personne ne saurait se réjouir de la décision de Standard and Poor's de baisser d'un cran la cote de crédit du Québec sur le marché des emprunts.Cela signifiera que la province et Hydro devront désormais payer plus cher le loyer de l'argent dont ils auront besoin.C'est malheureux mais, en même temps, on peut espérer que les autorités provinciales verront enfin dans cette décision un avertissement plus sérieux que ceux qu'elles ont ignorés jusqu'ici.Bien des voix se sont élevées depuis quelques années pour dire au gouvernement qu'il vivait au-dessus de ses moyens et endettait beaucoup trop la province.La social-démocratie ne dispense pas d'avoir les deux pieds bien à terre.Il est vrai qu'il y a des utopistes qui s'imaginent qu'un gouvernement n'est pas soumis aux lois normales de l'économie, qu'il peut accumuler indéfiniment déficits par-dessus déficits.Ce n'est pas ce que pensent les prêteurs et c'est l'opinion de ces derniers qui comptent.On reste surpris de voir qu'Hydro-Québec a été mis sur le même pied que le gouvernement.Le fait est que ses emprunts sont endossés par la province et que, maintenant, celle-ci peut puiser à même ses profits.La solvabilité d'Hydro s'en trouve modifiée.I Vincent PRINCE JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de Information MICHEL ROY éditonalisto en chot isRAéLi'e*?apures- masm'vrws.7c/S
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