La presse, 16 août 1982, Cahier A
[" Je m photo Armand Trottier, LA PRESSE i GERULAITIS ABAT LE GÉANT LENDL LES EXPOS PERDENT 3-1 photo UPC pages 2, 3, 4 et 5 Rogers n'aurait pas dû lancer à Mike Schmidt 35 cents LES CONCORDES SE FONT ROSSER 46-8 À EDMONTON page 7 photo PC HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45* PÉNITENCIER LAVAL MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1982, NO 189, 46 PAGES, 3 CAHIERS \u2022 9 nt\u201eit^ QUÉBEC QUITTE L'ASSOCIATION CANADIENNE DE page A 5 L'EDUCATION AUX Selon certaines sources, il n'y aurait pas eu de véritable tentative d'évasion.Les coups de feu entendus par les voisins du pénitencier auraient été tirés par les gardiens pour inciter les détenus à regagner leur cellule.page a 3 page A 4 UN DÉPUTÉ PRÊT À DÉMISSIONNER OUR FAIRE PLACE À BOURASSA photo PC AU LAC-SAINT-J UN VOILIER E QUATRE MORTS D'UNE MÊME FAMILLE page A3 OSE BEGIN LACHERAIT DU LEST Israël aurait abandonné deux ou trois exigences clés dans le cadre du plan d'évacuation de l'OLP de Beyrouth mais aucun accord n'est encore annoncé.MGR GLEMP SE MONTRE PRUDENT Devant 300,000 fidèles réunis à Czestochowa, le primat de Pologne évite toute critique du régime de la loi martiale et appelle simplement au «dialogue», dans le but apparent de sauvegarder la prochaine visite du pape.page B 12 AUX FANS D'ELVIS page B 3 SOMMAIRE Annonces classées: B6 à B 10 Arts et spectacles: \u2014Informations: B3, B4 \u2014Cinéma: B5 Carrières et professions: A 10 Décès, naissances, etc.: B 11 Économie: A 9, A 10 FEUILLETON: B7 Horoscope: B8 Jardinage: B9 La mode du jour: B10 Le monde: B 12 Mots croisés: B9 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B5 Télé-câble: B3 Télévision: B5 \u2014 Horaires: B5 Vivre aujourd'hui: B1, B2 mm \u2022 ».« \u2022 EPS ¦ f.Uy ft \u2022 v - ' '\u2022' Ê \u2022 J \u2022 Mil s* \u2022 m 11 EUX PROGRAMMES POPULISTES LES CONSERVATEURS DE COLOMBIE-BRITANNIQUE VISENT UNE UNION AVEC LES INDÉPENDANTISTES ¦ Notre collaborateur à Vancouver, Daniel Raunet, rapporte que ce projet de fusion avec les indépendantistes du Western Canada Concept risque de provoquer une profonde division chez les conservateurs.Certains millitants évoquent même la possibilité de réclamer la démission du chef conservateur, Brian Westwood.page a 5 TABT/tfP SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 DUTOIT, GRAND MONTRÉALAIS DES LECTEURS DE LA PRESSE DIEPPE: LE GOUVERNEME s CANADIEN IGNORAIT V T page PORTÉE D E L'ENGAGEMENT Un Pleins feux de Pierre Vennot page A 8 ÉDÎT0 DES TRANSPORTS À RATIONALISER PAR JEAN-GUY DUBUC page a 6 .A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1982 i«  Des cérémonies grandioses pour baptiser la basilique Notre-Dame L'église Notre-Dame n'existe plus.Celle-ci a en effet été officiellement élevée au titre de basilique mineure hier, et c'est sous ce nom qu'il faut maintenant désigner le temple de la place d'Armes.Accédant du coup au même rang que l'Oratoire et la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, la basilique a fêté son baptê- me en grande pompe, avec un cortège de dignitaires ecclésiastiques et une foule recueillie.On a également profité de la circonstance pour décorer 21 personnes du mérite diocésain, alors que sept autres recevaient une décoration pontificale envoyée directement du Vatican.Photo La PRESSE, Armand Trottier Joyeux tintamarres et couleurs vives ont marqué la fête nationale acadienne CARAQUET (PC) \u2014 Toute l'Acadie a résonné hier au diapason de la fierté acadienne, exprimée à grands bruits par le déclenchement de tintamarres assourdissants marquant la Fête nationale des Acadiens.Vers 17h00.dans différentes localités, les gens sont sortis à l'extérieur et sont descendus dans la rue, faisant un vacarme tel que la fête nationale ne pouvait passer inaperçue, même pour une personne qui se serait fermé les yeux et bouché les oreilles.Défilés C'est probablement à Caraquet que s'est déroulé le plus grand déploiement, lorsque des milliers de personnes s'étaient massées le long d'un parcours d'environ deux kilomètres, regardant défiler une foule à pied, déambulant, dansant et chantant au son de la musique acadienne, tout en frappant sur les objets les plus hétéroclitesr- Autant les sons et la musique pouvaient être entraînants, autant les couleurs vives mettaient le coeur à la fête.La consigne avait été donnée et bien suivie de se costumer et de se déguiser.Après s'être bien réchauffés, ceux qui ne l'avaient pas vu en après-midi, ont pu se rendre sa- APPLICATION DE LA LOI DE POLICE Les petites municipalités réclament un moratoire NOTRE-DAME-DES-PRAI-RIES (PC)( \u2014 Essoufflées à l'idée d'avoir à se constituer prochainement un corps de police avec toutes les implications financières que cela suscite, les municipalités d'environ 5,000 habitants, réunies hier à Notre-Dame-des-Prairies, en banlieue de Joliette, se sont entendues pour réclamer du ministre de la Justice un moratoire sur l'application de la Loi de police actuelle.Quatorze petites municipalités ont pris part au front commun.Estimant que le contexte économique est bien différent et plus difficile qu'au moment où la loi 48 a été adoptée, en 1979, les petites municipalités de 5,000 habitants se disent étouffées à l'idée d'avoir à assumer les frais de la sécurité publique sur leur territoire.Elles soutiennent qu'il y a lieu de repenser les modalités de cette loi, au chapitre les concernant.Des députés péquistes pré- sents, MM.Guy Chevrette et René Blouin ont refusé d'appuyer la cause des petites municipalités, arguant que la loi actuelle permet une foule d'aménagements, et que les municipalités sont étudiés cas par cas.Pour sa part, le député libéral de Maskinongé, M.Yvon Picotte, s'est rangé résolument dans le camp des municipalités contestataires, soulignant que la présente controverse démontre bien la pertinence de repenser l'application de la loi de police.Les petites municipalités apparaissent d'accord sur un point: si elles acceptent d'ouvrir la porte à un ou deux agents de police, elles se devront un jour de faire face à un syndicat, qui réclamera les mêmes conditions que celles consenties à la SQ tant au chapitre des salaires qu'à celui des deux hommes par voiture.Elles craignent le fardeau financier qui s'annonce, et se proposent de tenter d'infléchir le ministre Bédard.vourer le spectacle de «l'Acadie en fête» auquel participent, entre autres, Beausoleil-Broussard, Albert Belsile, et les Danseurs d'ia Vallée Saint-Jean.Des défilés bruyants ont également eu lieu à Bertrand, à Grand-Anse, Sheila, Tracadie et ailleurs autour de la péninsule.Richard Hatfield Le premier ministre du Nou-veau-Brunswick, M.Richard Hatfield, qui a assisté à une partie du spectacle de l'Acadie en fête, à Caraquet, en début d'après-midi, s'est ensuite rendu au Village historique acadien ou il a remis au président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick, M.Denis Losier, la proclamation royale reconnaissant la Pète nationale des Acadiens.le 15 août.Le premier ministre a lu.en français, le court texte de la proclamation qui porte la signature du lieutenant-gouverneur de la province, M.George Stanley.Le président de la SANB, M.Denis Losier, a remercié le gouvernement de M.Hatfield pour ce geste de reconnaissance à l'endroit des Acadiens.Il a toutefois averti M.Hatfield que cette pro- clamation ne ralentira en rien ses efforts pour que le 15 août devienne un congé férié, au même titre que tous les autres congés au Nouveau-Brunswick.La foule, rassemblée à cet endroit dans le cadre de la reconstitution de la Convention nationale des Acadiens de 1881, s'est alors mise à scander «Une journée de congé», à l'intention de M.Hatfield, qui a continué d'afficher sa bonne humeur.Il a déjà dit qu'il n'envisagera pas cette possibilité avant 1981.Jumelage de villes Toujours en ce 15 août, le Village historique acadien a amorcé le processus de jumelage avec un autre village historique acadien en Louisiane.D'ailleurs la fête nationale des Acadiens était célébrée pour la première fois, dimanche, à Lafayette, en Louisiane, et l'organisateur de cette célébration, M.Paul Martin, se trouvait au Village historique acadien.Il a eu un entretien téléphonique symbolique avec M.Daniel Thériault de Caraquet, qui travaille à Lafayette, et chacun a décrit la fête qui se déroulait dans sa ville respective.IMPORTANTE EXPÉRIENCE RATÉE Columbia: le télescope a refusé de s'ouvrir [M MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 13 Max.: 27 ENSOLEILLE DEMAIN: CIEL VARIABLE La Quotidienne TIRAGE DE SAMEDI 1 0 9 Québec Abttibi Outoouoit LourentieWs Contons de l'Est Mourioe Québtc Loc-Soînt-Jean RJmouski Gospéste Boie-Comeou Sept-lles Canada Victoria 11 Edmonton 10 Reg ma 12 Winnipeg 10 Toronto 17 freoVkton 12 Halifax 14 Charlottetown 14 Sain t- Joan 10 12 13 12 13 12 13 12 10 12 10 10 24 Nuogevx 27 Ensoleillé 26 Ensoleillé 27 Ensoleillé 26 Ensoleillé 27 Ensoleillé 24 Nuogeux 22 Ensoleillé 22 Ensoleillé 20 Ensoleillé 20 Nuogeux Ma» AuUurrl'Ki-i 22 Ensoleillé 24 Ensoleillé 24 Ensoleillé 24 Ensoleillé 28 Brumeux 26 Ensoleillé 26 Ensoleillé 22 Ensoleillé 22 Ensoleillé États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami Now York 18 16 17 25 19 29 28 29 32 29 Nlle-Orléans Pittsburgh San Francisco Washington Dallas 18 14 18 19 18 Mai 31 26 29 30 29 les capitales \tMin.\tMar.\t\tMin\tMax Amsterdam\t9\t19\tMadrid\t16\t36 Athènes\t23\t33\tMoscou\t17\t25 Acapuko\t25\t36\tMexico\t12\t26 Berlin\t9\t23\tOslo\t7\t19 Bruxelles\t14\t22\tParis\t16\t22 Buenos Aires\t10\t19\tRome\t18\t35 Copenhogue\t12\t19\tSéoul\t24\t25 Genève\t19\t28\tStockholm\t12\t20 Hong Kong\t28\t32\tTokyo\t26\t28 Le Caire\t22\t33\tTrinidad\t18\t27 Lisbonne\t16\t24\tVienne\t18\t26 Londres\t12\t22\t\t\t WASHINGTON (AP) \u2014 Une des principales expériences secrètes que devaient faire les astronautes, au cours du dernier voyage de la navette Columbia, a complètement échoué parce que le couvercle d'un télescope ne s'est pas ouvert comme prévu.C'est ce qu'ont fait savoir en fin de semaine des sources proches des responsables du projet militaire.Il fut question, à un moment donné, d'envoyer un des astronautes dans la soute tenter de réparer le couvercle, mais le projet a été abandonné, faute de temps.Ce télescope infrarouge, principal élément du projet militaire, était protégé par un couvercle en métal.Les astronautes n'ont pas réussi à l'ouvrir depuis la cabine.Le télescope devait inspecter l'horizon afin de recueillir des données de base qui auraient permis à d'autres navettes militaires de détecter des missiles et vaisseaux ennemis.Les astronautes, agissant à partir d'instructions de la base, ont cherché à enlever le couvercle en se servant du bras télémanipulateur canadien, mais en vain.Il s'agissait de la première mission spatiale militaire et elle avait été gardée secrète.Toutefois, une bonne partie de l'expérience prévue était connue à la suite de la publication de documents techniques survenue avant que le projet ne soit classé secret.Une institution : la fête des « sages » au Lac Noir Vieillir au Lac Noir, c'est certainement plus facile qu'à bien d'autres endroits.Une quarantaine de «sages», tous âgés de 70 ans et plus, en ont à nouveau fait l'expérience hier, alors qu'on reprenait à leur intention une petite cérémonie devenue presque une institution depuis cinq ans à ce lac situé à proximité de Saint-Jean-de-Matha.L'idée est d'ailleurs bien simple, et facile à appliquer partout: les aînés de la paroisse se rendent à la chapelle du lac une fois par année, où on accueille chacun d'eux avec un petit mot gentil.Puis c'est la messe et l'homélie prononcée par un ou une sage.Après quoi chacun s'en retourne tout simplement chez soi, où les enfants ont préparé le repas familial.«Aujourd'hui il n'y en a plus que pour les jeunes», explique le coor-donnateur de cette journée, M.Normand Prescott.Celui-ci constate que les participants en retirent énormément de joie, que cela ne coûte à peu près rien et que les personnes ainsi collectivement fêtées en ressortent valorisées.EN BREF Autre alerte à la bombe ¦ Une alerte à la bombe a semé l'émoi, samedi, à la centrale hydro-électrique de Carillon, sur la rivière des Oittaouals.On a dû fermer l'écluse et évacuer les résidants de'plusieurs maisons du secteur environnant, en raison des risques d'inondations, advenant une explosion.L'appel anonyme aurait été logé au bureau d'Hydro-Québec.Toutefois, les policiers n'ont rien trouvé au cours de leurs recherches.Il s'agit de la deuxième fausse alerte à la borne à cette centrale depuis deux semaines.Conseiller municipal acquitté ¦ Le conseiller municipal Gaston Goulet, de Sherbrooke, a été acquitté vendredi de l'un des chefs d'abus de confiance portés contre lui et il connaîtra le verdict au sujet de l'autre, le 27 août prochain.M.Goulet était sopçonné d'avoir demandé une considération quelconque à M.Gérard Boucher, soumissionnaire et entrepreneur engagé par la ville pour le déneigement de l'aéroport.Le juge a estimé que la preuve de la poursuite était insuffisante.Si près du but.Jason Pipoly, l'écolier américain de 11 ans qui voulait devenir le plus jeune à traverser la Manche à la nage, a abandonné, samedi, à six milles de son objectif et à 21 milles de son point de départ, après huit heures trente passées en mer.On ignore pour quelle raison l'enfant a abandonné son projet alors qu'il se trouvait si près du but.Téléphoto AP 4 morts à Saint-Pie ¦ Quatre jeunes hommçs de Farnham ont perdu la vie de façon tragique dans un accident survenu tôt, hier, près de Saint-Pie.Sylvain Mathieu, 19 ans, Michel Barber, 16 ans, Daniel Poissant, 19 ans et Michel Payant, 19 ans, ont trouvé la mort quand le véhicule dans lequel ils avaient pris place a frappé un ponceau d'acier, à Notre-Dame, près de Ste-Pie.Le conducteur Sylvain Mathieu et deux de ses compagnons sont morts sur le coup, et leur décès a été constaté à l'hôpital Honoré-Mercier, de St-Hyacinthe.Quant au quatrième, il est décédé peu de temps après son admission à l'hôpital Notre-Dame, de Montréal.Sous la violence du choc, la voiture s'est littéralement transformée en tas de ferraille.Collision de motos inusitée ¦ Un accident de la circulation inusité a fait un mort à Lac Brome, à l'heure du souper, hier, alors qu'un motard a perdu la vie dans une embardée impliquant plusieurs motos.Le nom de la victime n'a pas été révélé, pas plus que ceux de deux autres motards qui ont subi des blessures mineures dans l'accident.Les blessés ont été traités à l'hôpital Brome-Missisquoi-Per-kins, de Cowansville.L'accident s'est produit un peu avant 18 heures, sur la route 104, à Knowlton.Selon les renseignements fournis par la Sûreté municipale de Lac Brome, pas moins d'une trentaine de motos circulaient en groupe, et pour une raison inconnue, l'une d'entre elles a fait une embardée.Une chute s'en.est suivie, alors que d'autres motards, surpris par cette fausse manoeuvre, n'ont pu contourner leur compagnon, provoquant des collisions à la chaîne.Morts piétines par la foule ¦ Une fillette de 5 ans et un garçon de 9 ans sont morts piétines hier, à Guadalaraja, au Mexique, par la foule au moment où \u2022 plus de 20,000 personnes se pressaient pour assister au concert en plein air du groupe pop vénézuélien «Los Chamos».Quinze autres jeunes ont été sérieusement blessés.«Ceci!» fait 19 morts et 33 disparus ¦ Le typhon «Cecil», qui a balayé vendredi la Corée du Sud, a laissé derrière lui 19 morts et 33 disparus.Selon les autorités coréennes, plus de 4,000 personnes seraient sans abri.Le typhon, maintenant réduit à l'intensité d'un orage tropical, se trouvait hier matin au large des côtes occidentales de la Corée du Nord.Une bombe explose en Inde ¦ Sept personnes ont été tuées et seize autres blessées samedi soir, dont cinq grièvement, par l'explosion d'une bombe à retardement sur un marché de Nowgong, au nord de 1*Assam, dans le nord-est de l'Inde.La bombe a exposé alors que les gens se préparaient à faire leurs achats à la veille des fêtes pour l'indépendance de l'Inde.Cet événement intervient après 22 mois de troubles dans l'Assam qui ont coûté la vie à au moins 334 personnes.Les responsables de cette vague d'agitation demandent au gouvernement de New Delhi l'expulsion de près de cinq millions d'immigrants originaires du Bangladesh et du Népal.Un avion militaire s'écrase ¦ Un avion militaire s'est écrasé samedi, au décollage de Managua, au Nicaragua, entraînant la mort de 19 personnes, dont 14 militaires.Parmi les victimes civiles se trouve Marcos So-marriba, ancien commandant de la guérilla et membre du gouvernement actuel.L'avion devait se rendre dans un secteur proche de la frontière hondurienne où se déroulent de violents combats avec les forces anti-gouvernementales.Attentats contre des firmes aériennes ¦ Les locaux des compagnies aériennes «Air France» et «Lufthansa», au rez-de-chaussée de deux immeubles modernes, au centre de Lisbonne, ont été pratiquement détruits, hier soir, par l'explosion de deux engins de puissance moyenne qui n'ont cependant pas fait de victimes, personne ne se trouvant sur les lieux, au moment de l'explosion.Les deux attentats n'ont pas encore été revendiqués.Scandale embarrassant pour Dublin ¦ Le gouvernement irlandais pourrait avoir à faire face à un scandale embarrassant à la suite de l'inculpation pour double meurtre d'un homme arrêté, vendredi, au domicile même du plus haut magistrat du pays, le procureur général, qui fait office de ministre de la Justice.Le procureur, M.Patrick Connoly, qui a quitté Dublin au cours du week-end pour des vacances aux Etats-Unis, aurait reçu l'ordre de regagner immédiatement l'Irlande par le premier ministre, M.Charles Haughey.L'affaire pourrait être particulièrement embarrassante pour le gouvernement de M.Haughey, dont le parti ne dispose que d'une infime majorité à la Chambre.Quant à l'accusé, un diplômé d'université en chômage, il a été inculpé du meurtre d'une infirmière et d'un fermier ainsi que d'un cambriolage commis le mois dernier en Irlande. LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 16 AOÛT 1982 1 \u2022 A3 PÉNITENCIER DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL Deux «nouveaux» détenus origine de l'émeute?a Alors que la routine habituelle reprend son cours à St-Vin-cent-de-Paul, les responsables cherchent à savoir ce qui a mis le feu aux poudres.ANDRÉ PEPIN_ Il semble que l'arrivée de deux nouveaux pensionnaires, la semaine dernière, à ce pénitencier à sécurité maximale de Laval, puisse être à l'origine du soulèvement qui a nécessité une intervention massive des forces de Tordre au cours de la nuit de samedi.Or, dans la nuit de l'émeute, le directeur du pénitencier, M.Pierre Viau, a précisé aux journalistes qui suivaient l'événement qu'une bagarre avait effectivement éclaté, à 23 heures 15, entre deux nouveaux détenus et un autre qui séjournait à l'endroit depuis plus longtemps.La direction n'était toutefois pas en mesure de fournir l'identité des belligérants.Hier, un gardien de l'institution, qui ne veut pas être identifié, a précisé que cette hypothèse, si elle n'est pas encore confirmée par les enquêteurs, semblait très plausible.Les règlements de comptes à force de bras sont monnaie courante à l'intérieur de cette forteresse.Le 18 mars dernier, par exemple, un détenu incarcéré au pénitencier Leclerc, était transfé- ré à Laval.Deux heures seulement après son arrivée dans le secteur du dôme, il était sauvagement battu par d'autres détenus.Dans le jargon du «milieu», on dit qu'un tel ne «passe» pas.Les murs ont des oreilles et la loi du milieu, ses muscles.Au cours de son histoire maintenant vieille de 109 ans, le «vieux pen» de Saint-Vincent-de-Paul a été dénoncé à deux reprises par des commissions royales d'enquête et secoué par des prises d'otages ainsi que par deux gros «bingos», le 17 juin 1962 et le 27 septembre 1976.Vendredi dernier, le soulèvement de 260 détenus a fait craindre aux autorités que ne se répète le carnage qui a coûté la vie à trois gardiens du pénitencier Archambault, le 25 juillet dernier.Le scénario était sensiblement le même.Au moment de regagner leurs cellules avec les gardes non armés, trois ou quatre détenus en sont venus aux coups, provoquant ainsi le soulèvement de la population carcérale.Heureusement pour eux, les gardiens ont pu fuir les lieux de l'émeute et refermer les grilles derrière eux, évitant ainsi d'être pris en otage.Il n'y a donc pas eu de véritable tentative d'évasion, les prisonniers se contentant de saccager le poste de contrôle et d'inonder les lieux avec des boyaux d'arrosage.Les tables de billard ont aussi été bri- Un voilier motorisé explose: 4 morts SAINT-GEDEON (PC) \u2014 Quatre membres d'une même famille ont péri hier après-midi, à Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean, dans l'explosion de leur voilier motorisé après que son mât fut entré en contact avec une ligne à haute tension de 161,000 volts.La Sûreté du Québec a identifié les victimes comme étant Jean Saint-Onge, 38 ans, d'Alma, son épouse, Andrée, 37 ans, et leurs deux fis, Patrick, 12 ans, et Maxim, neuf ans.La tragédie s'est produite alors que l'embarcation, longue de huit mètres et dotée d'un mât haut de 10 mètres, traversait un chenal entre un havre pour yachts de plaisance et le lac Saint-Jean.La ligne à haute tension est suspendue au dessus du chenal.L'accident a provoqué une panne qui a privé d'électricité 21,000 abonnés durant près de six heures.Saint-Gédéon est située à une dizaine de kilomètres d'Alma et à environ 225 kilomètres au nord de Québec.M.Pierre Viau sées par les mutins.Selon les autorités de l'institution Laval qui ont dû recourir au gaz lacrymogène, les dommages s'élèveraient à quelque 20,000 dollars.Les coups de feu entendus par les citoyens vivant ù proximité du pénitencier auraient été tirés uniquement par les gardiens de l'escouade d'intervention intérieure, pour inciter les détenus à regagner leurs cellules.Cette opération s'est poursuivie jusqu'à environ trois heures de la nuit.Des fouilles systématiques ont toutefois été entreprises au cours du week-end pour déterminer avec certitude si les détenus n'ont pas été, ou ne sont pas encore en possession d'armes offensives.Les autorités ont par ailleurs permis à des détenus qui en avaient manifesté le désir de nettoyer les dégâts causés par ce début de soulèvement.Les visites ont par ailleurs été interrompues pour permettre la tenue de l'enquête interne demandée par le bureau du Solliciteur général.Les prisonniers qui ont participé au soulèvement font partie de la population régulière du pénitencier à sécurité maximale.L'établissement compte deux autres catégories de détenus: le secteur de ségrégation (une centaine) et le secteur de protection (150).Les sections sont séparées par de hautes clôtures et les détenus d'un groupe n'ont jamais de contacts avec les autres.Ce n'est qu'en 1981 que doit être terminée la construction d'un nouveau centre sécuritaire à Drum-mondville.Photo Armand Trottier LA PRESSE LE PIQUE-NIQUE DES MONTRÉALAIS UN FOUR QUI N'ENTAME PAS L'OPTIMISME DES ORGANISATEUR Des tables vides, une plaine de jeux quasi déserte, une batterie d'organisateurs dé^us mais pas découragés: le grand pique-nique familial organisé samedi par le Ville de Montréal n'a pas obtenu le succès escompté, à peine 1,000 personnes se retrouvant ensemble, au meilleur moment, pour s'amuser à l'Ile Sainte-Hélène.Un temps généralement beau mais chancelant à certains moments explique en partie ce manque d'intérêt, estiment les res- ponsables de la ville.Ils ne se tiennent toutefois pas pour battus et pourraient reprendre, l'an prochain, cette formule qui fut déjà très populaire, avant Expo 67.Ceux qui se sont déplacés, s'ils n'ont pas eu le dépaysement des grandes foules, ont toutefois eu droit à des exécutions musicales, sauts en parachute, clowns, jeux de groupe, billets à tarifs réduits pour la piscine, la visite du vieux fort, etc.Collation des grades à Trois-Pistoles Evénement doublement [rare à Trois-Ptstoles hier: trois personnes y ont reçues des doctorats honorifiques, de surcroit décernés par l'Université de Western Ontario.Il s'agit de l'ambassadeur canadien aux Nations Unies Gérard Pelletier, de Mme Gabriellc Léger, l'épouse de feu le gouverneur général Jules Léger, et d'un professeur de Western, université qui entretient une école d'été depuis 50 ans afin de permettre à ses étudiants et à son personnel d'apprendre le français.Funeste week-end: 15 morts Le bilan tragique de la fin de semaine fait état de 15 victimes d'accidents mortels, le plus dévastateur d'entre-eux s'étant produit dans la nuit de samedi à dimanche sur la route 234, près de St-Hyacinthe.Quatre personnes ont alors perdu la vie lorsque le véhicule dans lequel elles prenaient place a frappé un ponceau.Il s'agit de Sylvain Mathieu et de Daniel Poissant, tous deux âgés de 19 ans, et de Michel Barber, 16 ans.Us habitaient tous Farnham.L'identité de la quatrième victime n'a pas été révélée, la famille n'étant pas encore avertie.Très tôt la veille, c'était au tour d'un résident de St-Esprit, dans le comté de Rousseau, Luc Gariepy, 28 ans, de perdre la vie à la suite d'une perte de contrôle à Ste-Ju-llenne.Le véhicule de Jean-François Rancourt Ta pour sa part entraîné dans la mort lorsqu'il est allé heurter un mur de pierre à Ste-Rose, dans l'est du Québec, vers lh45 samedi matin.Il avait 21 ans et habitait Ste-Justine.Cinq minutes plus tard, le véhicule d'Armand Martin, un Montréalais de 2a ans, frappait le pilier d'un pont à St-Lin.Encore quelques minutes et c'était au tour de Jaroslaw Boczniewicz, un autre Montréalais, mais de 37 ans celui-là; il s'était endormi au volant à Henryville.Puis, le matin du môme jour, une collision entre deux voitures à St-Georges coûtait la vie à Réiean Desaulniers, 22 ans, de St-Tite.Coïncidence funeste, deux personnes nées exactement le même jour, soit le 29 septembre 1945, sont décédées à une heure d'intervale samedi avant-midi, l'une, Michael Bouchard, d'Ottawa, étant électrocutée en coupant une branche à Luskville, l'autre, Sacha Goulet, de St-Joseph, dans une collision survenue entre deux motos dans cette localité.En fin d'après-midi, une citoyenne de St-Ursule, Thérèse Beland Lessard, 65 ans, y trouvait la mort à la suite d'une perte de contrôle consécutive à une collision.Dans la nuit de samedi à dimanche, une jeune femme de Ste-Louise, Brigitte Guay, mourait à St-Rock des Aunaies après avoir heurté le garde fou d'un pont.Elle aurait célébré son vingtième anniversaire dans quelques jours.Ce matin-là, un habitant de Gatineau, Daniel Robert Green, 36 ans.a été projeté d'une moto sur laquelle il prenait place pour se fracasser la tète sur un poteau de cette ville.Enfin, dimanche après-midi, un garçonnet de 13 ans, Pierre Hayeur, compléta ce triste bilan lorqu'il fut fauché par une voiture à Howick ou vivent ses parents.Dutoit, Grand Montréalais ?-r des lecteurs de LA PRESSE S'il n'en tenait qu'aux lecteurs de LA PRESSE, c'est le \\ chef de l'Orchestre symphonique de Montréal, M.Charles : Dutoit, qui serait le Grand Montréalais de 1982 parce que c'est -lui qui, à leur avis, a le plus marqué la scène montréalaise au cours de Tannée.Au classement général du concours présenté sous les auspices de LA PRESSE, M.Dutoit vient en effet au premier rang des candidats éligibjes, avec 166 voix, devant le regretté Gilles Villeneuve avec 65, M.Roger-D.Landry, président et éditeur .de LA PRESSE, avec 37, le receveur Gary Carter, des Expos, avec 29 et l'animateur de télévision Michel Jasmin, avec 23.Chez les politiciens, on retrouve MM.Yvon Lamarre, avec 15 > voix, Pierre Elliott Trudeau (10), René Lévesque (8), Pierre*!! Des Marais II (5), Claude Charron et Camille Laurin (2)-9Z* Claude Ryan, Jacques Parizeau et Gérald Godin (1).La notion de «candidat eligible* est importante puisque tous les Grands Montréalais préalablement choisis (et qui forment .le jury de cooptation) étaient nécessairement exclus.Pas moins de 180 des quelque 1100 bulletins ont été rejetés de la \u2022 sorte.Mais à tout le moins, ces votes indiquent l'engouement des Montréalais pour certaines personnalités.À titre indicatif, il est bon de savoir que le maire Jean Drapeau a reçu 220 voix, le Dr Armand Frappier 75, le cinéaste Gilles Carie 48, le chorégraphe Ludmilla Chiriaeff 15 et le Dr Paul David 36.Est-ce un signe des temps?Toujours est-il que Guy Lafleur n'a reçu que 4 votes, soit seulement trois de plus que Youppi.La popularité du «démon blond» traverse donc une dure période! Quant au hasard, il fait parfois drôlement les choses.Ainsi,\\.le gagnant du premier prix (deux billets d'avion pour Los Angeles par Air Canada), M.Roger Laçasse, d'Hydro-Québec, est, iin ancien journaliste à LA PRESSE, et il avait proposé le nom du pdg de LA PRESSE.Pour sa part, la gagnante d'un week-end royal à l'hôtel Reine-Elizabeth, Mme Luce Beullac, de Prévost, avait proposé le nom de M.Paul Desmarais, président de Power Corp., entreprise propriétaire de LA PRESSE.Mais avant de conclure hâtivement qu'il s'agissait d'une affaire de famille, sachez que le tirage au sort a été effectué par M.Pierre Labrie, commissaire au développement touristique de la C1DEM.Le directeur des promotions de LA PRESSE, M.Normand Martin (au centre), a assisté à la remise des prix du concours du Grand Montréalais de 1982 par les représentants des commanditaires.Mme Luce Beullac, de Prévost, reçoit le deuxième prix (un week-end royal au Reine-Elizabeth) des mains de M.Reginald Groome, président de la chaîne Hilton.M.Roger Laçasse (à droite), s'est mérité deux billets d'avion vers Los Angeles, qu'il reçoit des mains de M.Roger Perreault, représentant d'Air Canada.Des voitures de Ste-Thérèse pour les ministres Le ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, M.Rodrigue Biron, vient d'émettre une directive invitant ses collègues du cabinet des ministres à n'acheter dorénavant que des voitures assemblées à Sainte-Thérèse.Le directeur général de la fabrication à l'usine de Sainte-Thérèse, M.André Brien, est évidemment heureux de cette décision gouvernementale, d'autant plus justifiée dit-il que General Motors compte pas moins de 1246 fournisseurs au Québec, auxquels la multinationale verse bon an mal an quelque $150 millions par année.L'usine n'emploie que les 2250 ouvriers nécessaires pour un quart de travail, et avec la reprise anticipée, l'addition d'un deuxième quart permettrait de ramener le niveau d'emploi à 1000 ouvriers à Sainte-Thérèse.S'ils se soumettent à la directive de leur collègue Biron, les ministres auront le choix entre trois types de voitures de modèle 1983, soit la Pontiac Grand Prix, la Oldsmobile Cutlass et la Pontiac Grand Lemans (la version américaine connue sous le nom de Bonneville sera également assemblée à Sainte-Thérèse, une première pour cette usine de GM).Cette diversité s'avère un heureux présage pour l'usine puisqu'on 1982, elle n'assemblait qu'une seule marque, la Cutlass.L'art de contourner la loi Décidément, les encadreurs ne manquent pas d'imagination lorsqu'il s'agit de «se soumettre» à la loi toi relativement à l'affichage unilingue français.On faisait état récemment d'un premier encadreur de la rue Saint-Laurent dont le subterfuge était amusant.Or, plus au nord sur la même rue, un autre encadreur affichait «Encadrements Montréal Picture Framing* au-dessus de sa porte.Son affiche visiblement récente comportait quatre panneaux.Il a donc conservé les deux premiers, ce qui donne «Encadrements Montréal Pi», et s'est contenté de renverser les deux derniers ' avec les mots «cture Framing», en espérant sans doute qu'un 9 jour, le gouvernement assouplira sa politique concernant l'affichage.C'est sans doute le même raisonnement qu'a retenu la maison d'importation «Cameo Importers*.Elle s'est contentée de cacher le mot -Importers* avec du ruban gommé.Sauf qu'à certains endroits, le ruban gommé pend lamentablement.Encore le mot «ingénieur» À son tour, M.Marcel Boily, de Jonquière, président de la Fraternité des «ingénieurs» de locomotive, n'est absolument pas d'accord avec l'Ordre des ingénieurs du Québec quant à l'utilisation du mot «ingénieur».L'argumentation de M.Boily ne rencontrerait pas l'agrément des linguistes puisqu'il admet qu'il s'agit d'une traduction littérale de «locomotive engineers*.En revanche, il marque un point quand il affirme que la fraternité a été fondée en 18GÎJ, « bien avant celle des ingénieurs civils», dit-il.Il y a là une question de droits acquis qu'il serait sans doute intéressan-.te de débattre devant les tribunaux.Notons au passage, que la dernière édition du Larousse en trois volumes fait état d'un «ingénieur de marine» pour identifier l'officier de la marine nationale française chargé de la conduite des machines à bord des navires de guerre.Cependant, dans la garde côtière canadienne, on dit que ce poste est occupé par un «chef mécanicien».! C A4» LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1982 Robert Bourrassa pourrait tenter de se faire élire à l'Assemblée nationale TROIS-RIVIERES - L'ex-pre-mier ministre Robert Bou-rdssa pourrait fort bien faire un retour en politique active avant même qu'il n'ait annoncé officiellement sa candidature à la direction du Parti libéral du Québec.Au moins un député de l'Ile de Montréal est prêt à démissionner pour offir sur un plateau d'argent sa forteresse libérale à l'ancien député de Mercier.C'est ce que LA PRESSE a appris, le week end dernier, lors du colloque provincial organisé par la Commission jeunesse du Parti libéral et qui a réuni 425 jeunes dans la capitale de la Mauricie.Evidemment, le problème de la succession de Claude Ryan était au centre des discussions qui ont retenu, dans les coulisses, une grande partie de l'attention des participants.Et ce, aussi bien chez les jeunes, que chez les députés, les organisateurs et les permanents du PLQ qui ont pris part à cette réunion.La perspective d'un retour en politique active de Robert Bouras-sa, comme candidat lors d'une éventuelle élection partielle, vient de refaire surface parmi ses sup-porteurs.Elle découle directement du fait qu'un consensus semble s'être dégagé à l'effet que le congrès au leadership ne devrait pas avoir lieu avant au moins un an.Certains préféreraient que l'élection d'un nouveau chef ait lieu le plus près possible de la prochaine échéance électorale.Plusieurs estiment en effet que le leader intérimaire Gérard-D.Lévesque, en qui on a la plus grande confiance, doit d'abord consacrer ses efforts à refaire l'unité à l'intérieur du parti, et redonner du mordant au PLQ dans son rôle d'opposition.Une excellente tribune Par ailleurs, la stratégie mise de l'avant pour provoquer malgré tout le retour de Bourassa à l'occasion d'une élection partielle serait en effet de prendre à contre pieds d'éventuels adversaires.Elle permettrait à celui-ci de bénéficier de l'excellente tribune que constitue l'Assemblée nationale, avec la télédiffussion des débats, pour faire passer son message et démontrer à la polulation qu'il est maintenant un tout autre homme.Dans le contexte de la crise économique actuelle, ce dernier pourrait facilement, advenant sa réélection, s'approprier les dossiers de ce secteur fort important et devenir le critique économique officiel de l'opposition face au gouvernement du Parti québécois.Depuis les départs successifs d'André Raynauld et Claude Forget, à la suite des divergences de vue avec Claude Ryan sur les questions économiques, les observateurs estiment en effet que le Parti libéral n'a pas donné sa mesure et qu'il a pour ainsi dire laissé l'administration Lévesque agir sans véritable opposition.Et l'un des successeurs possibles de Claude Ryan, parmi les noms qui circulent, le député de Vaudreuil-Soulanges, Daniel Johnson, a qui on a confié le dossier économique, n'a pas fait fureur.Sans doute trop préoccupé à bâtir son image, ses interventions placées sous le signe de la plus grande prudence, lors de ses critiques à la suite de la présentation du dernier budget de Jacques Pa-rizeau/ ont déçu bon nombre d'observateurs.Alors qu'il avait une occasion en or de se faire valoir, Johnson s'est tout simplement contenté Photothèque LA PRESSE Robert Bourassa d'employer des lieux communs pour dénoncer le budget Parizeau.Reconquérir les jeunes D'un autre côté, depuis son départ à la suite de la défaite de son gouvernement en 1976, Robert Bourassa est méconnu des nouveaux électeurs québécois.On a pu le contaster lors du colloque de Trois-Rivières.Ces jeunes, pour la plupart, en étaient à leur première expérience comme participant à un colloque politique.Ils avaient bien sûr entendu parler de l'ex-premier ministre libéral, mais la majorité était incapable de situer vraiment son action.C'est sans doute pour l'une de ces raisons, qu'on reste sceptique face à son retour.Il semble bien que Robert Bourassa ait beaucoup de travail à faire auprès des jeunes qui avaient appuyé massivement, lors du congrès de 1978, l'arrivée de Claude Ryan.Et si la constitution du PLQ n'est pas modifiée à l'occasion du congrès de septembre, les jeunes auront un rôle déterminant à jouer lors de choix du prochain chef.Car prétensement, même s'ils ne représentent que sept pour-cent du membership, ils ont droit à une représentation du tiers des délégués lors des congrès.Cette situation n'est évidemment pas normale.Cette disposition avait été adoptée lors du congrès général du PLQ en 1971, alors qu'après son élection à la tête du parti en janvier 1970, Robert Bourassa avait décidé de changer substantiellement les statuts et règlements du Parti libéral de l'époque.A la suggestion du président sortant, Larry Wilson et du directeur de l'organisation et de l'animation Pierre Bibeau, les délégués lors du congrès d'orientation de septembre, dans la Vieille capitale, se pencheront sur ces différentes questions, dont la possibilité de choisir le nouveau chef au suffrage universel.C'est aussi à cette occasion que Robert Bourassa, qui a indiqué hier qu'il participerait à ces assises, aura l'occasion de proposer aux délégués certains solutions qu'il envisage pour sortir le Québec de la crise économique qu'il traverse.DERNIERE CHANCE LIQUIDATION DERNIERE CHANCE MOBILIERS de BUREAUX DANS L'AFFAIRE ROGER TETU INC.TOUT L'INVENTAIRE D'UN IMPORTANT MANUFACTURIER DOIT ÊTRE LIQUIDÉ TOUT DOIT ÊTRE VENDU (manufacturier) 200 ensembles de pattes pleines (panel legs) Chêne nafurel ou noyer Credence 20\"x 72\" 249$ 20,x57\" 209$ fini mélamine, chêne naturel BOIS Latéral, 2 tiroirs Chêne ou noyer 185$ QUANTITE LIMITÉE EN3060SL2 30\" x 60\" 184$ 24\"x42\" 1 38$ mélamine chêne naturel ou noyer.CLASSEURS 2 tiroirs.Bois chêne ou noyer.EN 16242NF 98$ 3 tiroirs 148$ igftB QUANTITE LIMITÉE TEL QUE PHOTO 164$ Même base 4 branches 149$ EN 18 SUL 2 30\" x 60\" avec retour droite ou gauche chêne ou noyer 265$ tfcrLi ' ¦ .m-i \" -v '.\\.'., \"C.Série futuriste Fini chêne naturel et brun 36\" x 72\" 474$ 30\" x 60\" 41 9$ 30\" x 60\" avec retour 495$ Credence 21 \"x 72\" 468$ PL-2048-ST PL-S Table secrétaire GAMME COMPLÈTE DE BUREAUX 124$ VENTE DIRIGÉE PAR QUINTAL ENCANTEUR LA FOIRE D'AUBAINES INC.Cyrille Faîteau (collaboration spéciale) Question: Comment peut-on avoir la nostalgie d'un lieu où on n'est jamais allé?Réponse: Il ne faut jamais sous-estimer les pouvoirs évoca-teurs de l'imagination, que Ton décrit aussi, parfois, et non sans raison, comme la «folle du logis».Pendant une trentaine d'années, soit de 1889 à 1919, ce grand parc d'amusement de l'Est, sis au sud de la rue Notre-Dame à la hauteur de la rue Pa-net, fut extrêmement populaire pour diverses raisons: la modicité de son prix d'entrée (10 cents); la qualité et la variété des spectacles qu'on y présentait, l'accueil que l'on faisait, le samedi après-midi, aux parents avec leurs enfants, la vente libre de la bière allemande (lager) le dimanche comme la semaine, etc.À l'automne de 1892, prenant sans doute ombrage de la popularité du parc Sohmer, des groupes d'anglo-protestants de l'ouest de Montréal firent des représentations auprès d'une Commission fédérale d'enquête pour que la vente de la bière y soit prohibée le dimanche.Cette démarche provoqua immédiatement une véritable levée de boucliers dans la population.Des magistrats en vue, tel le juge Alexandre Lacoste, se portèrent aussitôt à la défense du parc Sohmer, en affirmant devant la Commission que les ouvriers y trouvaient, à bon marché,.des divertissements sains.Un journal qui paraissait à 180 milles de Montréal, «L'Événement» , de Québec, jugea opportun d'apporter son appui à la cause du Parc Sohmer: «L'incident ne nous regarde pas le moins du monde», écrit-il, mais, comme quelque jour, nous pourrions être à Québec aux prises avec la même misère, nous prenons la parole \u2014 ou plutôt la plume \u2014 pour défendre l'institution du Parc Sohmer, ouverte la semaine, ouverte le dimanche, et où l'on débite de la bière allemande, liquide inoffensif et dont le seul inconvénient jusqu'ici a été d'infliger des ventres monstrueux (.!) à ceux qui en font leur boisson ordinaire.Les protestants voudraient voir le débit de bière allemande interdit et le parc fermé le dimanche.La grande majorité des citoyens veut avoir le parc ouvert ce jour-là et prendre un verre de «lager beer» si ça leur convient.Nous sommes de leur avis.Le parc Sohmer est une institution recommandable à bien des points de vue; c'est le rendez-vous, le dimanche, de tous ceux qui, la semaine, travaillent sans merci ni trêve, ne peuvent jouir d'une minute de récréation et ne peuvent non plus en procurer à leurs familles.Le dimanche, après les offices, ils sont libres et vont se distraire à bon marché au parc.Toute la famille peut s'y rendre sans entamer notablement les gages de la semaine.» Pourquoi Sohmer?Mais pourquoi ce nom de parc Sohmer?D'après Léon Trépa-nier, les promoteurs du parc Sohmer, MM.Ernest Lavigne et Louis-Joseph Lavoie, en tant qu'exploitants d'un magasin de musique, avaient bénéficié d'un appui financier de la part d'une firme de New York, la Cie Sohmer, qui fabriquait des pianos.\u2022 Celui qui a le mieux parlé du parc Sohmer et de ses attraits est, sans contredit, Victor Barbeau.Écoutons-le.«Les joies du cirque passaient, hélas! bien vite.Par bonheur, il nous en était réservé d'autres qui, elles, se prolongeaient de mai à septembre.Nous les trouvions au parc Sohmer.Comment le décrire si vivant qui m'en soit resté le souvenir! Je revois d'abord l'emplacement rue Notre-Dame (aujourd'hui, le parc Campbell).Du côté du fleuve, une vaste terrasse servait de promenade et de café.On y dégustait les meilleures glaces en ville.Un coin à l'ombre abritait une modeste ménagerie: des La nostalgie du parc Sohmer lions, des tigres, et surtout des singes.Dans la partie consacrée au commerce (colifichets de toutes sortes) trônait un orgue mécanique rutilant d'or.On le disait le plus grand du monde.De nombreux petits personnages, chacun dans une niche, y simulaient les mouvements des musiciens: violon, tambour, flûte, à la grande admiration des badauds.V «Je revois, ensuite, la salle ou, plus exactement, l'immense hangar qui en tenait lieu et tel qu'on devait en construire beaucoup plus tard pour les dirigeables.Les deux côtés en étaient ouverts, sauf les jours de pluie où ils étaient tendus de toile et, l'hiver, de cloisons vitrées.J'imagine que des milliers de personnes pouvaient y prendre place car il comprenait, en outre, une galerie.De simples chaises de cuisine assujetties les unes aux autres servaient de sièges.Tout autour de la scène, surélevée pour que rien n'échappe aux spectateurs des dernières rangées et assez profonde pour y loger une troupe d'éléphants, s'étalaient des placards publicitaires où nous avons appris à lire.Enfin, je revois les musiciens, cordes et bois, dirigés par un personnage quasi légendaire, Ernest Lavigne, sur qui reposait, en grande partie, la renommée du parc.Plusieurs de ces musiciens étaient des Belges dont l'enseignement fit école à Montréal.La foule écoutait la musique dans un silence admiratif que les retardataires se gardaient bien de troubler.En dehors des récitals des grands artistes lyriques de passage au Canada, il ne se donnait guère de concerts à cette époque à Montréal.Aussi ceux du parc Sohmer étaient-ils en grande faveur, sans que jamais ils aient sacrifié au succès facile, c'est-à-dire au mauvais goût.Music-hall et cirque L'extraordinaire est qu'un pareil souci de qualité s'étendait également au programme de variétés.La médiocrité, le vulgaire en étaient exclus.Le spectacle participait à la fois du music-hall et du cirque.Aux contorsion-nistes, aux prestidigitateurs succédaient des équilibristes, des acrobates, des funambules.Puis venaient des dompteurs de fauves, des dresseurs de chiens, des musiciens jouant des instruments les plus baroques, des chanteurs en costume et, parfois, quelque diva d'opéra.Des trapézistes qui faisaient le double ou le triple saut périlleux presque au-dessus du public.Des magiciens dont les tours nous paraissaient être de la sorcellerie comme, par exemple, scier une femme en deux ou faire sortir une adorable jeune fille d'un pot de fleur.On y vit même, une fois, des sirènes nageant dans un aquarium qui remplissait toute la scène et que fouillaient, dans tous les coins, les feux multicolores des projecteurs.De près, c'était un enchantement; de loin; de très loin, ce m'est un souvenir inoubliable.» Enfant ou adolescent, Victor Barbeau n'avait certes pas l'esprit critique qu'il acquit et déploya plus tard dans ses cours et ses ouvrages.Tout de même, son témoignage exceptionnel sur le parc Sohmer doit être pris au sérieux.C'est à peu près tout ce qui nous reste d'un monument, d'une institution montréalaise unique, qui a laissé tant de nostalgie dans l'àme populaire depuis sa destruction par le feu, le 24 mars 1919.ERRATA: Une erreur s'est malheureusement glissée dans notre article du lundi, 9 août dernier, intitulé: «Loisirs et distractions d'autrefois».Le funiculaire du Mont-Royal ne se trouvait pas dans le prolongement de la rue Peel, comme nous l'indiquions dans la légende au bas de la photo, mais bien dans l'axe de la rue Duluth.Pour accéder de la rue Peel au sommet du Mont-Royal, il y avait un escalier.Nos remerciements à M.Jacques Poitras, étudiant à l'UQAM, qui nous a signalé cetter erreur, bien involontaire.C.F.Ancien directeur du KKK arrêté \u2022 ¦ L'ancien directeur du Ku Klux Klan canadien, James Alexander McQuirter, 24 ans, a été arrêté samedi soir, à Toronto, et accusé de conspiration pour commettre un meurtre, d'avoir conseillé à une autre personne de commettre un meurtre et de production de faux.Le jeune homme a été arrêté à la suite d'une longue enquête de la Sûreté ontarienne.STLEONARD 9485 Pasca I Gagnon 321-7153 entre GRANDES-PRAIRIES et HENRI-BOURASSA HVr LAFONTAINI PISCAL-SAflMON UCOftOillf RIVE SUD 643A Marie-Victorin, Boucherville 655-2203 \u2014 TOUTES VENTES FINALES \u2014 \u2014 LIVRAISON NON INCLUSE \u2014 \u2014 COMPTANT SEULEMENT \u2014 N.B.: Liquidons présentement \u2014 FAILLITE- MEUBLES MAISON BEAUDET INC.au 9485 Pascal Gagnon 321 -7153 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1982 EN COLOMBIE-BRITANNIQUE Projet d'alliance entre séparatistes et conservateurs VANCOUVER \u2014 «Oui, il y a quelque chose qui mijote, mais il faudra attendre pour en savoir plus».M.Brian Westwood, le chef de l'aile provinciale du Parti progressiste conservateur de la Colombie-britannique, parle avec prudence.DANIEL RAUNET (collaboration spéciale) Mais le président de son groupe, M.Vern Taylor, accepte de soulever le couvercle de la marmite: M.Westwood, confirme-t-il, oeuvre à l'union de son organisation avec le Parti indépendantiste Western Canada Concept en prévision des prochaines élections provinciales.Le président du PPC provincial, qui s'oppose vigoureusement au projet, accuse son chef d'avoir «pipé les dés» en nommant, comme l'y auto'ri-sent les statuts, cinq de ses partisans au comité d'organisation, où les adversaires des indépendantistes ont été mis en minorité samedi.D'après M.Taylor, le projet d'union avec le WCC devrait être entériné par l'ensemble des membres du parti, mais l'instance dirigeante de l'association a autorisé M.Westwood à poursuivre ses pourparlers avec le Parti séparatiste.Le Parti conservateur contrôle, selon les sondages, de 12 à 15 pour cent de l'électorat de la Colombie-britannique.L'initiative, à n'en pas douter, va provoquer de profonds clivages parmi les conservateurs de la province.Mme Joan Gillan-ders, présidente du parti jusqu'en 1980, a déclaré que «si la nouvelle était vérifiée, M.Westwood devrait présenter sa démission».Le chef du Western Canada Concept, M.Doug Christie, nous a confirmé qu'il était depuis un certain temps en pourparlers directs avec le leader conserateur.M.Westwood s'est-il converti à l'indépendantisme?«Il n'éprouve aucun problème face à cette idée», estime M.Christie.Le leader séparatiste s'oppose, pour sa part, à une simple alliance électorale de circonstance et, selon lui, les pourparlers en cours portent sur la question d'une union organique.Points communs Si l'on met de côté la revendication de l'indépendance de l'Ouest, la pensée politique des conservateurs provinciaux et Photothèque LA PRESSE Doug Christie celle des indépendantistes se ressemblent comme deux gouttes d'eau.Peine capitale, défense de la libre entreprise, abolition du monopole syndical, rejet du bilinguisme officiel, le credo des deux partis s'inspire d'une idéologie populiste de droite qui attribue tous les maux de notre société à trois puissances omniprésentes: le «big business», le «big government* et les «big unions».Viscéralement hostiles au socialisme des néo-démocrates, les deux groups dénoncent toutes deux également les créditistes au pouvoir à Victoria qui, selon M.Westwood, ne sont que les suppôts du «socialisme des grandes corporations».Sur le plan électoral, le Parti conservateur provincial et le Western Canada Concept puisent aux mêmes sources, la «Bible Belt» à l'est de Vancouver, les régions rurales où fleurissent les sectes protestantes fondamentalistes.Depuis des années, le Parti progressiste conservateur fédéral traîne son organisation provinciale comme un boulet au pied.Depuis le passage des néo-démocrates au pouvoir, de 1973 à 1975, les conservateurs fédéraux ont tendance à soutenir, sur le plan provincial, le parti du Crédit social.Cette situation a amené plusieurs personnalités à préconiser une séparation totale de l'aile fédérale, mais cette solution, pourtant défendue par le leader Brian Westwood, a été rejetée au congrès de l'an dernier.GARNEAU SE DÉSISTERAIT Leadership: Bourassa se donne plusieurs mois de réflexion ASBESTOS- L'ex-premier ministre Robert Bourassa se donne encore plusieurs mois de réflexion avant de décider s'il se lance ou non dans la course au leadership du Parti libéral du Québec, préférant connaître la date du congrès et les principaux candidats en lice pour se faire une o-pinion.MARIO FONTAINE_ «Ce serait inopportun pour moi d'annoncer ma candidature immédiatement, alors qu'on ne sait même pas si le congrès au leadership aura lieu en 1983», de déclarer hier M.Bourassa, précisant qu'il est toujours disponible pour aider le Parti libéral, agité par le départ de son chef démissionnaire.M.Bourassa effectuait sa première sortie publique et officielle depuis la démission de Claude Ryan, la semaine dernière.S'il n'a pas annoncé sa candidature de façon formelle, il ne l'a surtout pas écartée.Le discours qu'il a prononcé devant 350 partisans et notables de la capitale de l'amiante, bien que sobre, était truffé d'attaques contre le gouvernement péquiste.M.Bourassa a même annoncé la couleur de ses luttes à venir, toutes orientées vers l'économie.«Je suis profondément inquiet de la situation économique actuelle.Si je me présente, ce sera pour y remédier.Cela doit être la priorité absolue du Parti libéral», devait-il préciser, ajoutant qu'il faut maintenant effectuer un virage vers le secteur privé ce qui est synonyme pour lui d'un virage vers la croissance.Garneciu se désiste Candidat pressenti depuis déjà un bon moment, l'ancien premier ministre a rencontré vendredi dernier un autre successeur éventuel, Raymond Garneau.S'il a refusé de dévoiler la teneur de leur entretien, un lapsus de sa part confirme la rumeur persistante selon laquelle son ex-ministre des Finances n'a pas l'intention d'effectuer un retour en politique: M.Garneau a fermé la porte, de dire ainsi M.Bourassa, moi je ne la fermerai pas, surtout si elle est ouverte.Et cela même si, constate celui qui fut premier ministre de 1970 à 1976, la vie politique est très exigeante au plan familial.M.Bourassa prétend en revanche qu'il accepterait de travailler avec un autre chef advenant que les délégués en décident ainsi, s'ils le considèrent comme meilleur que lui- même.Magnanime, il laisse également entendre qu'au cas où il serait l'heureux élu, il n'aurait pas d'objection pour donner une place à Claude Ryan dans sa nouvelle équipe, alors que ce dernier bloque sa propre rentrée parlementaire depuis quatre ans.S'il ne s'inscrit pas officiellement dans la course dès maintenant, M.Bourassa fourbit toutefois ses armes.Il pense être en mesure de publier bientôt un ouvrage consacré aux meilleures façons de relever l'économie du Québec, indûment affaiblie selon lui par le gouvernement Léves-que.On assiste à un véritable glissement de terrain de notre économie, soutient-il, de sorte que la situation financière de la province est devenue presque dramatique à ses yeux.Accueil réservé Pour faire échec à ce qu'il appelle le «romantisme financier du PQ», l'ex-député de Mercier compte sur son expérience de six ans comme premier ministre, ainsi que sur les leçons tirées de sa débandade du 15 novembre 1976.Comme parler davantage aux gens par exemple, ou encore faire plus confiance aux autres.Dans le moment, M.Bourassa dit ignorer les appuis réels dont il jouit au sein du PLQ.Tout co il fait preuve de beaucoup de mm dence vis-à-vis les sondages qui'fe placent bon premier pour succéder à M.Ryan.Que diront ces $on-i dages dans deux mois, dans mois, se demande-t-il.S'il.^ne s'oppose pas à l'idée d'un congrès au suffrage universel, des détail de fonctionnement devront être réglés, s'inquiète-t-il également.'» M.Bourassa a reçu un accueil poil mais relativement réservé hier de la part de l'auditoire, pourtant en très grande partie composé de militants libéraux.Un ac-! cueil qui contrastait avec celuij autrement plus chaleureux, réservé une semaine plus tôt à un autre! dauphin à la direction du parti,MJ Jean Cournoyer.Celui-ci partîçH pera à la course au leadership! mais uniquement si elle n'a liéij qu'après le printemps prochain* étant lié par contrat à Télé-MétTOi pole d'ici là.; Le seul candidat vraiment dé-; claré jusqu'à présent demeure -le maire de Lachine, Guy Descary,! qui s'était même manifesté avant le départ du chef.Les partisans jugeront de l'élégance du geste» pense M.Bourassa, qui a réitéré ses attaques à l'endroit du ministre libéral fédéral André Ouellet! et promet de le faire «tant qu'il; (M.Ouellet) sera le perroquet des accusations et calomnies du PQ».'.Les Croates festoient photo La Presse Armand Trottier Plusieurs centaines de Québécois d'origine croate ont ardemment festoyé hier, avec force costumes nationaux et nourriture du pays.Pas moins de 30 cochons de lait, des porcs et des agneaux ont linsi bien malgré eux participé aux agapes, auxquelles avait été convié le ministre de l'Immigration du Québec, M.Gérald Godin.Projet de loi sur le français: Toronto confirme TORONTO (PC) \u2014 Une porte-parole du gouvernement ontarien a confirmé l'existence d'un projet de loi destiné à assurer des services en français à la population francophone de l'Ontario, mais a indiqué du même souffle que cela ne signifie pas pour autant que cette province s'apprête à modifier sa politique linguistique.Mme Janet Ecker, porte-parole du premier ministre ontarien, M.William Davis, a déclaré, samedi, que bien qu'un tel projet de loi ait été rédigé, «il n'y a eu aucune décision de la part du cabinet ou du premier ministre pour changer la politique ».RÉACTION À L'ACCORD CONSTITUTIONNEL Québec quitte l'Association canadienne de l'éducation Le gouvernement du Québec a décidé de se retirer de l'Association canadienne de l'éducation (ACE) et, ce faisant, de ne payer que $15,000 des $94,635 de cotisation pour l'année dernière bien qu'il ait profité des services.M.Yvon Leclerc, directeur du ca- TEMPS DURS! 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Assurance Company et régie per Dr.v« On Guaranteed Vehicle Payment Plen Ud \u2022\u2022\u2022Pria do vente suggéré par le conitmcteut N inclut pas le transport les taxa: provinciales 1 immatriculation «n les Irais de préparanon du concessionnaire Un concesaionnair» peut venrtro peur moins MONTRÉAL Luclonl Automobilai Inc.9474 bool Sf-MkhajJ 314-5032 CHÂTEAUOUAY Awfofvi4)feH#f Lo LIBAN LE LIBAN LE LIBAN LE LIBAN LE LIBAN LE LIBAN LE LIBAN LE L Honte! Je me souviens de ce que je ressentais comme jeune juif lorsque, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les armées victorieuses d'Hitler envahissaient la Tchécoslovaquie et la Pologne.Qui, en effet, peut oublier la destruction de la petite ville de Lidice, le siège et l'anéantissement du ghetto de Varsovie?Quand les juifs de ce ghetto osèrent résister, la fureur des troupes d'Hitler ne connut pas de limites, comme d'ailleurs en fait foi le mot d'ordre «pas de survivants!».Maintenant, regardez l'invasion et l'occupation du Liban par les troupes israéliennes, leur usage* de bombes à fragmentation, d'armes chimiques, de gaz neurotoxiques, de bombes au phosphore et au napalm.La fureur des troupes israéliennes face à la résistance héroïque des Palestiniens et des Libanais est mise en évidence par la torture qu'elles appliquent aux prisonniers et par le massacre délibéré de civils innocents.Par surcroit, le gouvernement Begin continue son blocus de Beyrouth-Ouest, empêchant l'entrée de vivres, de médicaments, et même jusqu'à récemment, d'électricité et d'eau.Bien plus, il prend en otage 700,000 hommes, femmes et enfants.Par là, le régime Begin admet ouvertement qu'il vise l'anéantissement de l'Organisation de Libération de la Palestine et de quiconque s'interpose.De l'avis de M.Begin, c'est là la solution finale.«Les destructeurs, dit-il en effet, seront détruits et Israel vivra à jamais.» Les actions des troupes israéliennes au Liban doivent provoquer au coeur de chaque juif un profond sentiment de honte.Nous pouvons observer déjà la montée d'une sourde indignation chez de plus en plus de groupements juifs à travers le monde, y compris en Israël, et même au sein de l'armée israélienne, parmi les officiers et les simples soldats.C'est là un signe encourageant qui indique que les traditions juives d'humanité et d'égalité sont encore vives.Nous ne pouvons que ressentir de l'admiration pour le courage de ces jeunes soldats qui attaquent la politique d'agression de leur gouvernement.Par contre, nous éprouvons de la honte et du dégoût à la vue de certaines organisations juives qui, d'un côté, supportent Ja politique génocide du gouvernement Begin et, de l'autre, collectent hypocritement de l'argent pour envoyer des pansements aux blessés libanais et palestiniens, victimes de la politique qu'ils appuient.Quiconque souhaite voir un contexte de paix et de sécurité pour le peu-l pie d'Israël doit se rendre à Pévi-dence que cela sera impossible tant et aussi longtemps que ne seront assurées la paix et la sécurité pour le peuple palestinien dans son propre pays indépendant à côté de l'État \u2022 d'Israël.L'amère vérité, au sujet de I l'aventure militaire d'Israël au Li-t ban, c'est que les soi-disant victoires ¦ n'assurent en rien la sécurité, la paix \\ ou la tranquillité de l'État d'Israël.La politique de Begin-Sharon n'a donné comme résultat qu'une escalade de t la haine arabe.A long terme, elle \u2022 obligera Israël à vivre par l'épée du-L race des générations.Ainsi, l'exis- \u2022 tence d'Israël sera toujours remise en question.Edouard SLOAN, P.Eng./ M.E.I.C.Montréal Les victimes d'un bombardement israélien sont retirées des débris à Beyrouth.L'OLP doit d'abord partir La résolution du Conseil de sécurité invitant l'armée israélienne à se replier, est une aberration.En somme, Israël devrait «restituer» aux territoires de l'OLP le terrain gagné au prix de lourdes pertes, au nom de quelle morale, de quel critère obscur?Qui donc a décidé le «gel» arbitraire de la situation au premier août?Le seul gel qu'acceppent les Libanais, c'est celui de leurs frontières internationalement reconnues, c'est l'ensemble indivisible de 10,452 kilomètres carrés de leur territoire, c'est-à-dire bien avant le viol de ce territoire par lès armées palestinienne et syrienne, bien avant l'entrée d'Israël sur ce territoire.Et quand l'armée israélienne se retirera de ce territoire, elle ne doit le remettre à nul autre qu'à l'État libanais et à son armée, seul souverain des lieux, et non aux hors-la-loi qui s'en sont rendu maîtres indûment et manu militari, en abusant honteusement de son hospitalité.Le remède?Exiger d'abord et avant tout le depart des éléments armés de l'OLP et autres organisations terroristes qui pullulent à Beyrouth-Ouest, ensuite seulement, faire restituer le terrain conquis sur ces organisations aux forces libanaises régulières.Autrement, l'OLP ne pourrait que tirer parti des délégués du «Machin» de l'ONU \u2014 comme l'appelait à juste titre un certain Charles de Gaulle.Kn se réfugiant derrière l'ONU.l'OLP acquerra un paravent supplémentaire en plus de la population otage de Beyrouth.Cette tactique n'est pas nouvelle: depuis plusieurs années déjà, l'OLP utilisait systématiquement la «zone tampon» de la FINUL (Force Inutile des Nations unies au Liban) dans le Sud-Liban en la traversant impunément pour attaquer les kibboutzim du nord d'Israël.Aussitôt l'alerte donnée, les terroristes se «livraient» avec leurs armes aux soldats de l'ONU.qui les raccompagnaient poliment à la limite de leur zone, les remettaient en liberté et remettaient les armes saisies au quartier général des Palestiniens à Tyr ou à Saida, protégeant ainsi leur, retraite des poursuites israéliennes.C'est précisément ce même scénario qui se déroulera si les généraux onusiens font un rempart à ces hommes qui depuis deux mois maintenant ont prouvé qu'ils ne sont pas plus capables de respecter un cessez-le-feu qu'une parole donnée ou les biens et la vie d'un civil ou dune nation.L'avenir de la cause palestinienne réside dans la négociation.Si l'OLP continue de croire au langage des armes, elle sera détruite pour le plus grand bien de cette cause, mais les initiatives tardives et innoportunes des Nations (dites) unies ne peuvent que compromettre la guërison d'un Liban, dont l'acharnement à survivre aux attaques des uns et à l'indifférence des autres, devrait servir d'exemple à la civilisation tout entière.Alberto S.DELBURGO St-Laurent Le terrorisme ontijuif en France était prévu RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Samt-Jacqoes.Montreal H2Y IK9.Seule lo Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de » LA PRESSE » et celles des services de lo Presse Associée et de Rcuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numerr.I 400 »\u2022 Port de retour garanti ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert de 7h à 17H30 (ferme lo samedi) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 9h a 17h Pour chancer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h a I6H30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Tele-Presse 285-7306 Vacances, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 La nouvelle va^iu- d'attaques terroristes commises contre lo judaïsme en France fut prédite par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeilung dans un article publié le 31 août 1981.Cet article avait prévu avec une exactitude troublante que des développements au Moyen-Orient permettraient à l'O.L.P.«de transplanter la guerre du peuple palestinien en Europe».L'article déclarait entre autres choses: la semaine dernière déjà, la Ligue des diplomates arabes répandit une nouvelle qui, à l'origine, ne souleva pas une attention particulière, à l'effet que, le M août, lors d'une réunion extraordinare d'El Fatah à Beyrouth, il avait été décidé de renoncer à la politique existante jusqu'ici et désormais, coopérer avec des organisations secrètes en Europe, de même que de LANCER DF.i tSf .\u2022 .ans PORTES DE CHAMBRE EN L0UAN 30\"x 80\" 32\"x 80\" seulement $1499 Prix spéciaux payez et emportez Dépositaire des produits de revêtement ALCAN (installation non disponible] 10 % de rebais sur les fer.âtres «EASY» VERDUN FENÊTRES & PORTES 925, HICKSON VERDUN 769-1725 I A 8 S SUR L'ACTUALITÉ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1982 DIEPPE, IL Y A 40 ANS Une armée engagée dans la bataille sans que son gouvernement Mais que diable l'armée canadienne allait-elle faire à Dieppe?C'est au début d'avril 1942 que le quartier général des opérations combinées, nom qu'on donnait à l'organisme coordonnant les opérations de commandos, sous le commmandement de lord Louis Mountbatten, commença à envisager un raid à Dieppe, comme prélude au débarquement final.On désirait, en somme, tester les troupes, le matériel et PIERRE VENNAT la force de résistance des Allemands.Bref, tirer des leçons qui seraient précieuses pour les opérations futures, que cela soit lors de la campagne d'Italie ou du débarquement final qui n'eut lieu que deux ans plus tard.Il ne reste guère de documents relatifs au projet initial des Britanniques pouvant indiquer pourquoi on voulait choisir ce point comme tentative de débarquement.Il semble que Dieppe, station balnéaire dotée d'un bon port, située à environ 67 milles de Newhaven, dans le Sussex, et se trouvant facilement à portée des avions de chasse du temps, l'ait emporté sur d'autres emplacements encore plus désavantagés.La topographie de Dieppe restreignait, dans une large mesure, tout plan d'attaque.Dès le mois d'avril, la responsabilité militaire des préparatifs avait été confiée au maréchal Bernard Montgomery, alors lieutenant-général, à titre d'officier général commandant de la région du sud-est de la Grande-Bretagne.Ce n'est qu'après la mise au point de l'avant-projet que les officiers canadiens prirent part aux délibérations.La responsabilité de McNaughton Le 30 avril 1942, le général Montgomery, lors d'une visite au QG du général McNaughton, lui fit part du plan.Montgomery, bien qu'on ait insisté pour lui faire accepter un détachement mixte, britannique et canadien, avait cependant soutenu qu'il était essentiel de maintenir l'unité de commandement.À son avis, les troupes canadiennes à l'entraînement sur le sol britannique depuis plusieurs mois et rongeant leur frein d'ennui, étaient les mieux préparées.Il avait discuté de l'opération avec le général canadien Crerar qui avait lui-même proposé la 2e division canadienne.Le général McNaughton, supérieur de Crerar, accepta ces mesures à condition que les plans reçoivent son approbation.Dès lors, les officiers canadiens participèrent à l'élaboration des détails.Cependant, le général McNaughton ne disposait que de l'autorité voulue pour confier des tâches d'importance secondaire à l'armée canadienne.Il envoie aussitôt un câble très secret à Ottawa, où il expose qu'il s'agit d'une opération de grande envergure et où il demande qu'on augmente ses attributions en conséquence.Le gouvernement de Mackenzie King acquiesce à la demande de McNaughton, à la condition qu'il s'assure dans chaque cas, que l'opération envisagée en vaille la peine et offre des chances de succès.Mais, pour des raisons de sécurité, selon la version officielle du ministère de la Défense, le Canada n'a jamais demandé ni appris la date et Vendroit du raid.Seul, le général canadien McNaughton a pris sur lui de permettre les opérations et c'est sur lui seul que retombe la responsabilité d'avoir permis le raid et de lui avoir trouvé assez photo PC Un des meilleurs stratèges de la deuxième guerre mondiale, le maréchal Bernard Montgomery, estimait, un mois avant le raid de Dieppe, que le secret ne pouvait être gardé et qu'il valait mieux annuler l'opération.Il fut muté en Egypte et on refusa de l'écouter.de chances de succès pour y engager la 2e division canadienne.McNaughton aurait donc pu rejeter l'avant-projet et permettre ainsi à une formation britannique d'entreprendre l'opération.À sa décharge, cependant, la simple lecture de la correspondance envoyée par les militaires canadiens à leur famille à l'époque suffit pour comprendre que ceux-çi, croupissant depuis des mois en Angleterre, auraient été très insultés si on ne les avait pas employés pour une opération de cette envergure.En Angleterre depuis un an, les Canadiens en avaient assez de cette vie de garnison et voulaient participer à un raid qui, croyaient-ils, aiderait à hâter la fin du conflit.Le raid manqué du 8 juillet Ce que bien peu de gens savent, c'est que le raid du 19 août 1942 fut précédé d'un raid avorté le 8 juillet et que, par conséquent, le secret de l'opération avait été éventé.Un premier exercice, les 11 et 12 juin, à Brid-port, en Angleterre, sur une côte ressemblant à Dieppe, avait donné des résultats insatisfaisants: certaines unités débarquèrent à des milles du secteur qui leur était assigné, les chars arrivèrent avec une heure de retard.On décida donc que l'opération n'aurait pas lieu en juin.On reprit l'entrainement.À la fin de juin, au même endroit, deuxième exercice d'envergure.Les résultats étant cette fois-ci satisfaisants, la date du raid fut fixée au 4 juillet, ou l'un des jours suivants.Le 3 juillet, on retarde l'opération de 24 heures, à cause du mauvais temps et finalement on décide de l'entreprendre le 8.Mais la concentration d'embarcations n'échappe pas à l'ennemi qui attaque les navires en rade le 7 juillet au matin.Deux péniches de débarquement sont atteintes.Heureusement, les bombes traversent les em- sache barcations de part en part au lieu d'éclater.Seulement quatre hommes sont blessés.Aucun mort.Toutefois, le mauvais temps persistant, il faut remettre l'opération et renvoyer les hommes dans leurs barraque-ments.Pourquoi n'a-t-on pas écouté Montgomery?Des milliers de gens sont dans le coup.Ils connaissent les détails du raid.Le maréchal Montgomery estime qu'il devient impossible de garder le secret.Il conseille de contremander définitivement l'opération.Au lieu de l'écouter, on l'envoie commander la 8e armée.en Egypte! On confie alors la responsabilité au commandant de l'armée canadienne, le général McNaughton.Ce dernier délègue son autorité au major-général Roberts.Ceux-ci jugent que les craintes de Montgomery sont exagérées.Ils risquent le tout pour le tout.Il n'en demeure pas moins, selon la version officielle du ministère canadien de la Défense, que des milliers d'hommes connaissent le secret.L'ennemi a pu avoir eu vent des plans canadiens.On sait le reste: les soldats canadiens débarquant à Dieppe à l'aube du 19 août s'en allèrent à l'abattoir.Bien perchées sur les hauteurs de la ville, les mitraillettes allemandes les fauchèrent.La plupart ne purent pour ainsi dire pas combattre.Les autres résistèrent tant bien que mal quelques heures sur les plages.Les plus chanceux réussirent à gagner quelques maisons ou le Casino de Dieppe.Du point de vue tactique, ce fut une faillite.La faute n'en revient sûrement pas aux milliers de Canadiens intrépides, dont des centaines de francophones du Québec, qui en firent les frais.DEMAIN: une expérience avec les Canadiens comme cobayes.400,000 SOLDATS DE SIX NATIONS BASÉS EN ALLEMAGNE DE L'OUEST Le «fer de lance: la dissuasion conventionnel! BONN (AFP) \u2014 Quatre cent mille soldats étrangers de six pays de l'OTAN, stationnés sur le soi ouest-allemand, constituent en 1982\u2014 plus de trente ans après la «guerre froide» \u2014 «le fer de lance» de la dissuasion conventionnelle alliée en RFA face à des forces du Pacte de Varsovie, quatre fois supérieures selon les experts occidentaux.EUE MARCUSE_ Alors que les négociations de Vienne (MBFR) sur la réduction mutuelle des forces conventionnelles sont depuis neuf ans dans l'impasse \u2014 l'OTAN estimant que le Pacte de Varsovie a cent soixante mille hommes de plus qu'il ne l'admet dans le secteur Centre-Europe\u2014 la RFA continue d'accueillir sur son sol: 233,000 soldats américains, 65,000 britanniques appartenant à l'armée du Rhin, 32,000 belges, 6,700 néerlandais, 5,400 canadiens et 50,000 soldats français.La présence de ces troupes \u2014 et de 325,000 femmes, enfants et parents qui vivent avec eux en RFA \u2014 contribue, indiscutablement, aux côtés des 495,000 soldats de la «Bundeswehr», à la sta- bilité du secteur européen de l'OTAN, soulignait récemment, le chef d'état-major de l'armée ouest-allemande, le général Juer-gen Brandt.Les experts soulignent, d'ailleurs, que ces forces assurent la cohésion de toutes les armées alliées en Europe, même si la France a retiré en 1966 ses forces du commandement militaire intégré de l'Alliance.Certains commentateurs vont même jusqu'à estimer que la présence des «GI» américains garantit la protection du parapluie nucléaire des Etats-Unis.«L'importance politique des contingents \u2014- même les plus petits \u2014 maintenus par nos alliés en RFA, reconnaît à cet égard le général Brandt, est beaucoup plus grande que les chiffres ne le laissent penser».«Néanmoins, ajoutait le général Brandt, les piliers les plus forts de la défense du secteur Centre-Europe sont constitués par les forces terrestres et aériennes des Etats-Unis et de la République fédérale.Pour n'importe quel étudiant de la situation géo-stratégique de cette région, il saute aux yeux que cette partie de l'Europe, avec la RFA en son centre, ne peut être effectivement protégée sans la présence de troupes américaines».Le général Brandt ajoutait encore: «Un élément vital de notre dissuasion tient à ce que nous sommes prêts à utiliser tous les moyens à notre disposition \u2014 armes atomiques y comprises si nécessaire \u2014 pour décourager l'agresseur de poursuivie son attaque.Il y a six mille engins nucléaires, reconnaissait-il encore, sous forme de bombes, fusées, mines et obus, sous contrôle et garde américains, stockés sur le sol ouest-allemand, ce qui constitue une concentration sans équivalent dans le monde entier».Le retrait de troupes américaines serait catastrophique et remettrait en cause la stabilité même de l'Etat ouest-allemand, reconnaissent, d'ailleurs, les milieux gouvernementaux à Bonn.Pourtant, les voix à Washington \u2014 notamment celle de M.Howard Baker, le leader de la majorité républicaine au Sénat américain \u2014 c'élèvent de manière insistante depuis quelque temps pour une réduction du nombre de soldats américains en RFA.Les critiques \u2014 qui jugent insuffisants les efforts de défense des alliés européens dans l'Alliance atlantique \u2014 ne paraissent pas pour l'instant en mesure de faire adopter leurs vues.Mais ils in- 400,000 soldats de six nations, basés en Allemagne de l'Ouest, forment le «fer de lance» de la discussion conventionnelle de l'OTAN.quiètent indiscutablement le gouvernement de Bonn.Au moment où le gouvernement du chancelier Helmut Schmidt se débat face au problème du déploiement des nouvelles fusées de l'OTAN, destinées à contrer les fusées soviétiques SS-20 dont 300 ont déjà été déployées \u2014 un déploiement qui doit commencer en principe fin 1983 mais n'a pas encore été approuvé par le parti social-démocrate (SPD) \u2014- la RFA redoute tout particulièrement tout mouvement à caractère anti-américain.Les manifestations de masse contre les nouvelles fusées \u2014 300,000 pacifistes à Bonn le 10 octobre dernier \u2014 revêtent souvent un caractère anti-américain, que nombre de commentateurs à Washington ne manquent pas de souligner.Il ne se passe guère de semaine actuellement dans les villes d'Allemagne de l'Ouest sans manifestations contre les armes nucléaires et la politique de «supériorité militaire» de l'administration Reagan.Face à ce qui paraît être le signe d'un anti-américanisme latent, les milieux gouvernementaux ne savent comment réagir.Le chancelier Schmidt a, lui-même, reconnu le phénomène et a imputé, en partie les revers en Basse-Saxe de son parti, il y a quelques semaines, à «l'image anti-américaine» de certains groupes dans le parti social-démocrate.Le secrétaire général du «SPD», M.Peter Glotz, dans une récente interview à l'AFP, reconnaissait l'existence d'un «certain antiaméricanisme» mais en rejetait la responsabilité sur des «groupuscules».Il condamnait, toutefois par la même occasion, «la politique hystérique de réarmement de certains membres de l'administration Reagan que, ajoutait-il, le SPD n'avait aucune raison de soutenir».Toutefois, les sondages d'opi- -o\u2014 nion paraissent minimiser l'importance du mouvement antiaméricain: Selon un récent sondage, 82% de la population ouest-allemande sont favorables au maintien des forces américaines en RFA, des forces selon les personnes interrogées «qui garantissent le maintien de la paix».92% sont pour le maintien de la RFA dans l'OTAN.Sans doute pour renforcer la coopération militaire et dissiper, en partie, le malaise causé par les manifestations d'anti-américanisme, Bonn et Washington viennent de signer un accord sur le renforcement des forces américaines en RFA «en période de crise».Cet accord signé par le ministre ouest-allemand des Affaires étrangères, M.Hans Dietrich Genscher, et l'ambassadeur de Washington en RFA, M.Arthur Bums, prévoit l'envoi de six divisions supplémentaires en RFA qui seront soutenues, et dont les stocks seront pris en charge par la RFA.f i , LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1982 » A 9 ET FINANCE :v.'-.Les lois économiques disparaissent iïédéricWs^ni^ L'idée qu'une dépression économique puisse arriver maintenant est profondément troublante, car elle tranche avec tout ce qu'on nous a dit pendant une trentaine d'années.On a pensé que les bouleversements des années trente ne pourrait plus jamais arriver \u2014 Lord Keynes n'a-t-il pas analysé les causes de la dernière dépression et n'est-on pas parfaitement au courant des moyens à utiliser pour en éviter la répétition?Le sentiment de sécurité qu'on avait reposait sur l'idée qu'on se faisait des lois économiques.On avait tendance à les comparer aux lois de la physique et de penser qu'elles sont immuables et éternelles.Par exemple, on a cru pendant longtemps qu'il était possible de trouver un juste milieu entre le chômage et l'inflation.Si l'un devenait trop fort, on prennait des mesures qui entrainaient l'autre, et un dosage approprié des politiques fiscale et monétaire (levait permettre de maintenir ces deux maux dans les limites de l'acceptable.Au fil des ans.il est apparu que ces maux, au lieu de disparaître, ou au moins de s'équilibrer, avaient tendance à croître simultanément.Certains en sont arrivés à préconiser des solutions extrêmes \u2014 soit le coup de frein radical qui met fin à toute inflation, soit la fuite en avant qui cherche à assurer le plein emploi à n'importe quel prix.Quoique ces positions extrêmes puissent présenter des attrait du point de vue politique, elles ne peuvent mener qu'avec peine à une solution de la crise et à au rétablissement d'une économie saine.L'erreur vient de ce que l'on pense pouvoir continuer à appliquer les mêmes lois économiques qu'à l'époque où l'économie était forte et stable.Il faut se rendre compte du fait que ces loi peuvent cesser d'être valables et que l'on peut se retrouver dans un monde paradoxal où la poursuite de son intérêt propre fait qu'on s'en éloigne irréniédtablent.Intérêts opposés Les lois de l'économie reposent avant tout sur le fait que l'agent économique, quel qu'il soit, rencontre une certaine résistance dans ses transactions.Tout le monde a le même objectif \u2014 d'accroître sa possibilité d'acquérir des biens et des services et de pouvoir en disposer librement.Mais tout le monde n'a ni les mêmes ressources ni les mêmes talents pour arriver à cet objectif.Ce sont ces différences qui créent la possibilité d'échanger des biens et des services et de faire du commerce.A la base de toute transaction il y a une opposition entre le vendeur et l'acheteur, l'un voulant le prix le plus élevé possible alors que l'autre veut abaisser la prix au minimum.Cette opposition n'est, toutefois, pas totale, car ils veulent conclure la transaction.Les prix dont ils parlent dans leurs négociations n'ont, en fin de compte, aucun signification à moins qu'ils parviennent à conclure un marché.Ce genre d'opposition se trouve à la base de toute transaction et de tout prix, qu'il s'agisse de biens, de services, de taux d'intérêt, de salaires ou de titres en bourse.Et c'est cette opposition qui permet de faire des projets.Qu'il soit consommateur ou qu'il soit producteur, chaque agent économique peut alors faire ses projets en fonction de ses propres intérêts et de ceux qu'il devine chez ses «adversaires».L'opposition entre ces iniérêt garanti qu'on arrive à un prix et le grand nombre de transactions semblables garanti que le prix reste stable.Les prix qui sont ainsi établis servent de repères aux transactions subséquentes.Les acheteurs et les vendeurs ont une idée générale du prix qu'il peuvent obtenir sur le marché, ce qui leur permet de faire des projets bien à l'avance en fonction de leurs besoins et de leurs moyens.Si les prix restent stables ou ne varient que lentement, il est notamment possible de faire des projets très précis et de garantir l'utilisation de ses ressources avec un minimum de gaspillage.Mais si les prix se mettent à changer trop fortement, on ne pourra plus faire des projets à long terme et l'on aura tendance à mener ses affaires uniquement en fonction de la prochaine transaction.Les changements de prix ont alors tendance à prendre le dessus dans les calculs et à obnubiler les autres considérations.On recherche le meilleur prix sans avoir une idée claire de l'utilité de la transaction elle-même.Spéculation La manifestation la mieux connue de ce phénomène est la spéculation qui peut s'emparer des marchés quand les prix sont à la hausse.On achète des actions tout simplement parce que l'on s'attend à ce que la hausse des cours continue sans avoir d'idée claire sur leur valeur à long terme.Les industriels et les commerçants accumulent des stocks pour la même raison, sans trop se soucier s'ils trouveront des acheteurs une fois que les prix auront augmenté.Quoiqu'à la longue les prix aient toujours tendance à grimper, le phénomène inverse peut aussi se produire.Il s'agit alors d'un effondrement du marché, qui peut ne durer que peu de temps, ou de la déflation qui entraîne une baisse générale de tous les prix.Personne ne veut alors acheter, car il suffit d'attendre pour pouvoir acheter à meilleur prix.Ceux qui ont emprunté pour remplir leurs stocks ou pour spéculer doivent à tout prix-vendre pour rembourser leurs dettes, ce qui déprime encore davantage les prix.Ce mouvement à la baisse provoque une véritable dépression quand la baisse des prix enlève tout intérêt à investir, que ce soit dans les immobilisations industrielles et commerciales ou dans l'immobilier.Malgré ces graves troubles, tout semble continuer à suivre les lois de l'économie et ce n'est qu'avec peine que l'on s'apperçoit que les déséquilibres ont vidé ces lois de leur contenu.Pour qu'une loi ait un sens, il faut qu'elle décrive comment certaines circonstances conduisent à un certain résultat.Par exemple, la loi de l'offre et de la demande établit un lien entre les possibilités de produire une certaine marchandise et les besoins des consommateurs pour cette marchandise.L'expression de ce lien sera un prix.Prix indéterminés Dans une période de forte inflation ou de déflation, l'offre et la demande, au sens le plus concret, pour une marchandise aura tendance ù ne jouer qu'un rôle extrêmement diminué dans l'établissement du prix.Dans l'esprit des acheteurs et des vendeurs, ce sera le prix lui-même et ses fluctuations anticipées qui sera déterminant dans leurs décisions.Au fur et à mesure que le déséquilibre économique s'aggrave, c'est le prix qui détermine le prix.Autant dire qu'il n'est pas déterminé du tout.Dans ce jeu de colin-maillard, tant les gouvernements que les entreprises et les particuliers prennent des décisions Irrationnelles qui vont souvent à rencontre de leur propre intérêt.La capacité de penser à un avenir plus éloigné que quelques mois est atrophiée et toute la vigueur d'un pays est dépensée à vivre au jour le jour.C'est ce qui s'est produit lors de la dépression des années trente et c'est ce que vivent des pays comme l'Argentine qui connaissent actuellement une inflation galopante.Ce n'est pas que les lois de l'économie sont fausses.Elles ont tout simplement disparu.\u2014i-«\u2014,\u2014 Vers une profonde révision de stratégie des prix de I'OPEP CHYPRE \u2014 Les nouvelles pressions à la hausse sur les taux d'intérêt et le dollar américain ont tellement renchéri le pétrole sur le marché que I'OPEP pourrait être forcé de réviser à nouveau sa stratégie des prix.Mais cette fois, il faudra beaucoup plus que des ajustements de production ou de différentiels de prix pour freiner le dernier assaut des acheteurs contre l'arabe léger, le grand pétrole de référence de I'OPEP.ROBERT POULIOT (Collaboration spéciale) La commission de surveillance de l'organisation, composée des Émirats Arabes Unis, de l'Algérie, de l'Indonésie et du Venezuela, se réunit à nouveau vendredi prochain à Vienne pour étudier les conditions du marché mondial.C'est là qu'ils tenteront d'expliquer pourquoi la production moyenne de l'Arabie Saoudite vient de chuter à un plancher record de 5 millions de barils par jour (MBJ, soit moins de la moitié du niveau enregistré à la même époque l'an dernier.C'est la seconde fois cette année que la production saoudienne flanche au-dessous de G MBJ.La première fois remonte à mai avec une moyenne de 5.9 MBJ.Afin d'assumer ses objectifs budgétaires, l'Arabie Saoudite a besoin de produire une moyenne minimum de G.2 MBJ.Jusqu'ici cette année, incluant le mois d'août, la production moyenne par mois a été de 7.78 MBJ, en baisse de 22 pour cent sur la même période l'an dernier.Mais il faudrait une nouvelle chute à 3 MBJ d'ici à la fin de l'année pour mettre en danger le seuil critique de 6.2 MBJ.Tension croissante Malgré tout, la tension croit en Arabie Saoudite.Une faible production pétrolière exerce des pressions considérables sur la disponibilité de gaz associé pour l'industrie locale et l'exportation de gaz liquides (butane et propane).La majeure partie de l'industrie pétrochimique naissante du royaume dépend essentiellement du gaz naturel comme matière première et l'une des façons de satisfaire ces besoins était de maximiser la production d'arabe léger, un brut extrêmement riche en gaz associé.Toutefois, la faiblesse du marché international et la nécessité de renforcer les prix du pétrole léger, le rapport historique de la production saoudienne, 65% de brut léger versus 35% de brut moyen et lourd, a dû être modifié le mois dernier pour un ratio de 55%-45%.L'opération n'a cependant eu aucun effet sur le marché puisque l'arabe léger s'échange à $2.30 (américains) le baril en-deça du prix officiel sur les marchés libres.Déjà, la piètre performance pétrolière saoudienne cet été a entraîné une pénurie de gaz durant la période de jeûne du Ramadan (mi-juin à mi-juillet) juste au moment où les centrales électriques et de dessalement tournent à pleine capacité.Inquiétude financière Mais l'inquiétude de la «maison des Saud» est avant tout d'ordre financier.Malgré des allocations budgétaires de $92 milliards américains en 1982-83, le ministre des Finances Mohammed Ab Al-Khail affirmait au printemps qu'il ne serait pas nécessaire de puiser dans les réserves financières du pays.Toutefois, les derniers sursauts militaires au Moyen-Orient pourraient changer ces pronostics en gonflant considérablement les responsabilités financières du royaume.Au mieux, un règlement de paix entre l'Iraq et l'Iran pourrait coûter au royaume quelque 800,000 barils par jour de production pendant une année entière pour couvrir les réparations de guerre exigées par Téhéran.En outre, Bagdad aussi réclamera du capi- 4 , tal frais pour reconstruire son industrie au sud et relancer sa production pétrolière.Vient ensuite la facture de la guerre au Liban.Le coût de la reconstruction du «pays des cèdres», du rétablissement de dizaines de milliers de Palestiniens (les commandos et leurs familles) à travers le monde arabe et les lourdes pertes en équiment subies par la Syrie aux mains des forces israéliennes pourrait s'élever à une 3u-tre tranche de 100,000 barilspar jour.L'Arabie Saoudite devra donc produire un minimum de 7.1 MBJ au cours du calendrier islamique courant, un objectif qui paraît difficile à réaliser.Ces facteurs contribuent donc à augmenter la tentation de réduire les prix.Car malgré la baisse rapide des inventaires de produits pétroliers à travers le monde industriel, les perspectives de reprise du marché restent modestes.Au mieux, selon plusieurs observateurs de I'OPEP et analystes européens, la production combinée de I'OPEP pourrait augmenter au dernier trimestre à 20 MBJ.Mais certaines prévisions plus pessimistes fixent ce plafond à 19 MBJ, soit à peine un million de plus qu'aujourd'hui.Et à moins que Riyad n'ajuste ses prix, la majeure partie de cette augmentation ira à l'Afrique et à l'Amérique latine.La Commission fiscale du Congrès approuve le projet de loi Reagan WASHINGTON (UPI, AFP, Reuter)-La Commission de négociation fiscale du Congrès américain a approuvé, tôt hier matin, le projet de loi fiscal présenté par le président Reagan, qui prévoit $98.3 milliards en impôts nouveaux et vise à diminuer l'important déficit du budget américain.Au terme de dix jours de négociations marathon, sénateurs et membres de la Chambre des représentants, sont arrivés à un compromis équilibrant les nombreuses et diverses mesures proposées par le projet de loi.Celui-ci contient en effet plus de 100 articles différents, proposant une grande diversité de mesures fiscales concernant tant les sociétés et le monde des affaires que les particuliers et les analystes politiques considèrent que son approbation par le Congrès n'est pas encore assuré.La Commission a ainsi approuvé une forte augmentation de la Appels téléphoniques à l'étranger en hausse Les Canadiens aiment voyager.par téléphone.C'est ce qui ressort de chiffres compilés récement par Téléglobe Canada.Malgré une importante baisse des tarifs pour les appels internationaux composés par l'abonné, allant jusqu'à 15 pour cent, la société de la Couronne a enregistré pour l'exercice 1981-82 une augmentation de ses revenus de 25 pour cent.Ceux-ci se chiffrent à S170 millions.PIERRE D'AMOUR_ Les revenus provenant du service téléphonique international ont grimpé de 32 pour cent ou de $31.6 millions de dollars, soit la plus forte augmentation réalisée par une division de cette société de télécommunications.Cette année, le seul trafic d'appels téléphoniques acheminés par Téléglobe atteint 210 millions de minutes, comparé à 200 millions de minutes l'an dernier.Cela représente, pour chaque Canadien adulte (18 ans et plus), un appel téléphonique de trois minutes, à l'extérieur du pays, à tous les trois mois.Toutefois, l'impact de la conjoncture difficile commence à se faire sentir dans le domaine des télécommunications internationales.Un porte-parole de la société de la Couronne estime que le rythme de croissance des appels ralentira quelque peu en 1983 et atteindra 15 pour cent, au lieu du 24 pour cent de 1982.Le trafic du service télex s'est accru de 14 pour cent, pour les messages en partance du Canada, et de 18 pour cent pour les arrivées.Cela a fait croître les revenus télex de $1.6 million.On note, cependant, une légère diminution du trafic télégraphique qui correspond à la perte de vitesse mondiale de cette technologie.Les profits nets de Téléglobe augmentent de $10.4 millions cette année et sont portés à $47.1 millions.Cela a permis à Téléglobe de verser $9.4 millions au Trésor fédéral en guise de dividende, soit 20 pour cent des bénifices nets de l'entreprise.taxe sur les cigarettes, laquelle passera de huit cents à seize cents pour les trois prochaines années.Elle a également approuvé une augmentation des droits sur le téléphone, l'annulation de certains avantages fiscaux dont bénéficient les sociétés et l'instauration d'une retenue fiscale automatique de 10 p.cent sur les dividendes et les intérêts.A la dernière minute cependant, les négociateurs ont accepté de reporter à plus tard l'application de cette dernière mesure particulièrement controversée.Par ailleurs, entrevoyant la bataille qui devra être livrée pour faire adopter le projet de loi par le Congrès, la Commission a approuvé l'extension de l'assurance-chô-mage pour les travailleurs sans emploi depuis une longue période, extension de dix semaines.Les prestations Pour compenser le coût du programme d'aide sociale évalué à $2 milliards, la Commission a accepté d'abaisser de $20,000 à $12,000 pour les célibataires et à $18,000 pour les couples, le seuil à partir duquel les prestations de chômage seront imposées.La bataille pour faire adopter au Congrès ce projet de ioi fiscal n'est cependant pas encore gagnée.Le fait est que nombre de parlementaires.Démocrates, mais aussi Républicains qui se proclament «orthodoxes», répugnent à entériner une augmentation de la fiscalité à trois mois des élections législatives.Ils sont appuyés en cela par- une coalition d'intérêts privés q(n s'organise et parait bien décidée-à tout faire pour obtenir le rejet du projet de loi.Ainsi, selon le président de la Chambre de commerce des Etats-Unis, M.Richard Leshe'r, l'aggravation projetée de la fiscalité constitue une «déviation substantielle» du programme économique initial de Reagan fondé sûr une diminution des impôts.Elle risque fort de faire avorter la reprise attendue, ajoute M.Lesher, qui affirme que si l'on veut véritablement réduire l'énorme déficit, budgétaire, il convient plutôt de réduire encore les dépenses publiques.Le président Reagan, que la «fronde» de certains de ses supporters a contraint à annuler des vacances en Californie, a fait une visite inattendue, vendredi, dans la salle de presse de la Maison Blanche, pour défendre son projet.Pendant tout le week-end, le président a continé de commuru-quer depuis Camp David avec les parlementaires afin de trouver des appuis à son projet, essentiel, selon lui, pour assurer la reprise de l'économie.Séminaires pour REPRÉSENTANTS-VENDEURS Une formation adaptée aux exigences du métier Le Centre (Je formation des professionnels de la vente du Collège Marie-Victorin offre une série de quatre séminaires aDordant diverses étapes du processus de vente.Ces séminaires s'adressent aux vendeuses et aux vendeurs qui ont déjà quelques années d'expérience, aux représentants commerciaux et aux vendeurs à commission.Les séminaires sont conçus de façon, telle que chacun constitue une unité complète en soi et qu'ils peuvent être suivis dans n'importe quel ordre.Les séminaires sont animés par une équipe de professionnels de la vente à laquelle se joignent des spécialistes de diverses disciplines.Chaque séminaire dure dix heures (le vendredi de I8h à 2lh et le samedi de 8h à I7h) et est offert à un maximum de 30 personnes à la fois, selon des méthodes qui ont fait leurs preuves.\u2022 Séminaire \" Que veulent vos clients?Prochaine Jcsswn: 27 et 28 août \u2022 Séminaire « Comment répondre aux objections de vos clients?Prochaine session-10 et II septembre \u2022 Séminaire \"Comment réussir une vente?» Prochaine session: 24 et 25 septembre \u2022 Séminaire « Gestion du temps et du territoire de vente » Prochaine session: 8 et 9 octoore Pour renseignements et Inscriptions: CENTRE DE FORMATION DES PROFESSIONNELS DE LA VENTE du Collège Marie-Victorin TIR 7125, rue Marie-Victorin Montréal (Québec) H1G 2J7 Tél.: 325-4414 1 SOLDE ANNIVERSAIRE OFFRES DE SERVICES SPÉCIALES « « t Nettoyage et réglage des freins GRATUIT CHANGEMENT D'HUILE pour voitures et petits camions t * ALIGNEMENT DES ROUES incluant train avant et vérification de la suspension $1399 VÉRIFICATION DE SÉCURITÉ incluant inspection en 19 points $1999 nj » \u2022 BATTERIE MOTORCRAFT 12V 55 amp.R-22-FCB $3999 29 seulement en stock REMISE A NEUF DE TRANSMISSION AUTOMATIQUE pour voitures et petits camions FORD 20% de reduction sur le prix courant de» pieces $28900 ¦ 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