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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Vivre aujourd'hui
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1982-09-02, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD'HUI CAHIER c LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 SEPTEMBRE 1982 NOUVELLE PRÉSIDENTE DE L'OFFICE DES SERVICES DE GARDE À L'ENFANCE Stella prend en main le complexe dossier des garderies Stella Guy, la nouvelle prési-! dente de l'Office des services de garde à l'enfance, a plusieurs défis à rencontrer actuellement.Le premier, le plus paradoxal sans doute, est celui de faire accepter la garderie.à sa fille de deux ans.Un autre est celui de bien posséder le dossier «chaud et complexe» des garderies.Et, finalement, de mener à bien tous ses objectifs.ANNE RICHER_ Sur le plan personnel, avec sa fille, et, sur le plan professionnel, avec cette nomination toute récente (26 juillet), Stella Guy, plonge dans le vif du sujet.Si elle a bien réfléchi avant d'accepter ce nouveau poste, c'est qu'elle croyait, à tort reconnait-elle, que la question des garderies était simple.«J'en ai vite saisi l'ampleur et la complexité,» dit-elle.Mais, loin de la rebuter, les difficultés, au contraire, la stimulent.Stella Guy a déjà évalué la situation et s'est mise à la tâche.La présidente de 37 ans a la capacité d'apprendre vite.Elle veut se servir des structures pour aider la cause des garderies et ne cherche à utiliser son nouveau pouvoir que dans ce but.Et elle tient à impliquer tous les intervenants.Lors de sa première conférence de presse, pour annoncer la répartition des $4 millions supplémentaires que le Conseil des ministres a accepté de voter au profit des garderies, elle invite les regroupements.«C'est normal, puisque ce sont les garderies qui sont impliquées».Mais c'est aussi essentiel, puis- qu'à son avis les regroupements ont un rôle complémentaire de celui de l'Office.«On a les mêmes objectifs, sans avoir pour autant la même stratégie: un réseau de garderies de qualité».Une femme d'action Stella Guy a derrière elle 17 années de travail dans le monde des «affaires sociales».En 1965, elle est à Chicoutimi en travail social où, tout en s'occupant d'enfants placés et de leurs familles, elle poursuit ses études, notamment en relations humaines.Plus tard, on la retrouve dans POutaouais à s'occuper cette fois des mères célibataires.Après ces premières expériences, elle s'oriente vers le communautaire et l'organisation, où elle peut donner sa pleine mesure.En 1970, elle est à Montréal, au Centre de planning familial, et participe à la mise sur pied de services.Quand le Centre de planning ferme ses portes, on la retrouve dans les cégeps du Vieux-Montréal et de Saint-Laurent, où elle forme des cliniques de planning.Parallèlement à son travail, elle milite dans des mouvements, des groupes de lutte ou de sensibilisation: avortement, Ligue des droits de l'homme, condition féminine, etc.Elle est de toutes les luttes «explosives», de tous les dossiers «chauds»: mise sur pied de maisons d'accueil pour femmes battues, violence.Au Comité de protection de la jeunesse, les dernières années où elle s'y trouve, elle met l'accent sur la prévention Au ministère de la Justice, on se souvient de sa participation dynamique aux colloques régionaux sur la violence.Bref, partout où il faut entreprendre une action, diriger des groupes, animer, on retrouve Stella Guy.On la connaît donc, chez les femmes, et on la respecte chez tous ceux qui ont à lui faire face .quand elle défend un dossier.«Les garderies sont un élément important dans une politique familiale et également dans le dossier de la condition féminine».Stella Guy, rejoint sur ces points fondamentaux, l'esprit de la ministre d'État à la Condition féminine et responsable des garderies, Pauline Marois.La lutte de pouvoir n'aura pas lieu entre les deux femmes, qui ont décidé de faire front commun tout en précisant les rôles qu'elles doivent tenir.Alors que Pauline Marois défend le dossier sur le plan politique, Stella Guy établit clairement le rôle de l'Office, qui est «de faire appliquer la Loi 77 qui régit les normes, veille à assurer la sécurité des enfants, la qualité des services, distribue les subventions, fait de l'information, de la recherche, développe des services».La ministre et la présidente vont se rencontrer souvent et assumer un leadership conjoint.«C'est d'autant plus positif que madame Marois y croit, à ce dossier», déclare Stella Guy.Projets en cours «L'Office a du pouvoir, en fonction de la volonté politique d'un gouvernement», ajoute-t-elle.L'Office va donc mettre la dernière main, après une période de consultation, à un «plan de développement» qui va sérieusement faire le profil des besoins de la population du Québec en matière de gar- \\ ww * :V-VV v- \u2022.\" photo Michel Grcvel, LA PRESSE Stella Guy, la nouvelle présidente de l'Office des services de garde à l'enfance.de, et permettre de prévoir le développement des ressources.U y a au Québec, actuellement, 561,104 enfants de 0 à 5 ans, et 200,000 ont des mères qui travaillent.Pourtant, il n'y avait que 23,575 enfants, au 31 mars 82, placés en garderies.Où sont tous lés autres?C'est un peu à cette question que le plan de développement veut chercher à répondre.Dans l'esprit de Stella Guy, les choix des parents en matière de garde doivent être respectés.La garde en milieu familial est de ceux-là.Quant au projet de réglementation tant attendu par les garderies, le processus de son adoption par le Conseil des ministres est enclenché.Stella Guy prévoit qu'il devrait être voté avant Noél.L'Office, qui a, depuis se forma- tion il y a deux ans, fait face à des attentes incroyables de la part des gens du milieu, est en pleine croissance et sa nouvelle présidente entend bien faire reconnaître son rôle, sa place.Et s'il n'est pas, par son statut, un organisme de pression «il doit faire des pressions».Mais Stella Guy est catégorique: elle les fera quand elle sera assurée de la solidarité de tous les intervenants.L'ORATOIRE SAINT-JOSEPH L'âme en fête, le sanctuaire des Montréalais rayonne sur la scène du monde «À 56 ans, je me sens heureux, utile et plein de projets.La dimension internationale de l'Oratoire Saint-Joseph est un élément nouveau.Il prend une envergure qui nous pose un défi.Depuis quatre ou cinq mois, le volume de courrier en provenance de l'étranger a considérablement grossi et il faut y répondre.Hors du continent nord-américain, des biographies du frère André ont été publiées en italien, en portuguais et en japon-nais.» NICOLE BEAUCHAMP À deux mois et demi près, la béatification du frère André a coïncidé avec les vingt années du R.P.Marcel Lalonde, père Sainte-Croix, au gouvernail du sanctuaire montréalais.Maintenir le cap d'un lieu de pèlerinage pendant ces deux décennies, c'était déjà défier l'avenir.À son arrivée à la direction de l'institution religieuse, le recteur de l'Oratoire l'avait exprimé en ces termes: «Il s'agit pour moi de retrouver les fondements réels qui justifient la présence de l'Oratoire, et de le présenter aux chrétiens d'aujoUr-d'hui sans fard, sans boursouf-flure, sans apparat publicitaire, sans triomphalisme».Ce fil conducteur l'a mené à Rome, à l'instar d'une foule de fidèles pour qui la vie du sanctuaire du Mont-Royal et celle de son fondateur se sont constamment confondues.«La béatification du frère André est vraiment le sommet de mes 20 ans ici, parce qu'elle consitue une consécration, une reconnaissance officielle par l'Église du rôle fondamental de l'Oratoire: celui d'une interpellation spirituelle qui consiste à rassembler des gens dans la prière», confie le père Lalonde.Son dévouement à cette cause vient de lui mériter une distinction pontificale: le Mérite de la Crpix «Pro Ecclesja et Ponti- fice».«J'ai accepté cet honneur au mérite à titre de membre d'une équipe remarquablement vaillante», dit-il.Aussi, rencontrer cet homme effacé mais très présent aux siens, c'est écouter parler d'une oeuvre et de sa poursuite.À travers le temps, le rayonnement de l'institution a inspiré des formules percutantes.Aujourd'hui, la mise en marche de la canonisation du désormais «bienheureux frère André» auréole l'oeuvre d'une certaine gloire, que la ferveur populaire interprète à sa manière.«Plusieurs personnes comparent maintenant l'Oratoire à Lourdes en disant que le frère André est au sanctuaire du Mont-Royal ce que Bernadette Soubirou fut pour Notre-Dame de Lourdes», glisse le père Lalonde.Sauvegarder la mission l'Oratoire Mais, pour lui, les événements retentissent plutôt comme un rappel.«La béatification du frère André nous rappelle qu'à travers tout ce que nous sommes appelés à faire, nous devons sauvegarder la primauté de la mission fondamentale de l'Oratoire, sous peine de le réduire à un simple monument historique», dit-il.Ces propos ramènent aux réalités bien terre-à-terre.L'Oratoire Saint-Joseph est à la fois un lieu de haute spiritualité et un attrait touristique, donc une entreprise dont les multiples activités reposent sur une organisation.Celle-ci se divise en cinq services: la pastorale (célébrations liturgiques, organisation des pèlerinages, etc); l'entretien des édifices et terrains; l'administration (comptabilité, finances, etc); le secrétariat (correspondance, tenue des fichiers, diffusion de la revue L'Oratoire, etc); les services auxiliaires (restauration, comptoirs de souvenirs pieux, hôtellerie d'une quarantaine de lits pour les pèlerins de passage).Bref, un photo Michel Grovel, LA PRESSE Les vingt années du R.P.Marcel Lalonde comme recteur de l'Oratoire Saint-Joseph ont coincide avec la béatification du frère André.personnel de 90 personnes rémunérées à plein temps, sans compter le personnel occasionnel, et un budget de $4,6 millions.Le recteur de l'Oratoire cumule ainsi les responsabilités d'un pasteur et d'un gestionnaire.Pas facile de concilier ces tâches de façon à imprimer un élan à l'institution sans la faire dévier de sa vocation première, dans un contexte sans cesse changeant.L'Oratoire a pourtant traversé la Révolution tranquille et tous les bouleversements subséquents sans souffrir d'assauts destructeurs.«En 1962, c'était le début de la grande secousse.L'ébranlement des structures traditionnelles, la disparition progressive de la marque confessionnelle qui imprégnait nos activités m'ont d'abord frappé.Face à tout cela et à la baisse de la pratique religieuse, je me demandais s'il était possible d'iden- tifier des motifs pour rassembler des gens dans leur désir de prier, de les convoquer avec un but significatif, c'est-à-dire qui corresponde à un besoin», poursuit le père Lalonde.Prendre conscience de la personne humaine Les efforts déployés en ce sens se sont révélés fructueux.La seule «messe du souvenir» qui convie les familles récemment éprouvées par un deuii attire annuellement 25,000 personnes.La fréquentation des gens de tous âges n'a jamais diminué et la population afflue toujours plus nombreuse pour participer aux célébrations liturgiques elles-mêmes.«Une inquiétude m'a habité pendant ces vingt ans: on secoue l'arbre, mais va-t-on le déraciner?Je constate que le patrimoine religieux de notre peu- ple est de grande valeur, très riche et très solide.Je crois à la continuité, à l'évolution mais sans rupture.Après vingt ans, je ne me repends pas de cette conviction», affirme-t-il.Après la pause des années 60, de plus en plus de groupes d'écoliers ou d'étudiants viennent à l'Oratoire, soit pour des visites à caractère historique et artistique soit pour des célébrations religieuses.Les 15 groupes enregistrés en 1970 sont passés à 330 l'an dernier.Alors, qu'est-ce qui peut bien distinguer aujourd'hui un pèlerin d'un visiteur poussé par la curiosité touristique ou tout autre moti vation?«Bien sûr, des groupes s'identifient comme pèlerins auprès de nous.Ils accomplissent une démarche spirituelle.Mais, toute personne qui vient ici est un pèlerin, un être humain à la recherche de sa raison d'être, du sens de sa vie.Les gens cherchent des orientations et n'acceptent pas des choses folichonnes.L'Oratoire est resté un phare et le frère André incarne une espérance chrétienne», répond le père Lalonde.Il enchaîne: «Il y a une soif énorme de religion dans la population, mais d'une religion qui garde une orientation saine, d'une foi en Dieu qui s'édifie sur le message évangélique et qui puisse insuffler un dynamisme à la recherche humaine dans sa quotidienneté, à travers les problèmes vécus autour des grands pôles que sont la famille, le travail et la paix.Pour les années à venir, les projets de pastorale que nous pourrons mettre en place reviendront à susciter une prise de conscience de ce qu'est la personne humaine dans sa dimension communautaire.Mais où est la relève pour continuer le travail?» C 2 A** .\u2022« f «.i I lor.Castillion Qu'il soit midi ou minuit, une salle à manger d'hôtel est toujours la même.Que Ton y dîne ou que Ton y soupe, le cadre, le service, la qualité de la cuisine sont fidèles à la même pensée.Celle qui mène la maison.Un seul point varie du soir au midi: le prix.Ceux qui ont le temps de se rencontrer pour le plaisir, à l'heure où d'autres le font pour parler d'affaires, peuvent très bien faire glisser le temps des invitations pour être servis sur plateau d'argent à prix réduit.Le Castillion, restaurant de l'hôtel Bonaventure, est l'un de ces lieux privilégiés, où midi s'accompagne de gants blancs.La salle, très belle le soir, l'est autant le jour, donnant de plain pied sur des jardins qui oublient que leurs parterres dominent la ville.Décorée dans un style évo-cateur d'un temps où les hommes portaient la culotte, elle a retenu des airs de calme et de dignité qui donnent une atmosphère distinguée, un peu guindée, dépaysante et reposante.Du tapis, des velours, des tapisseries absorbent le bruit et le confort est garanti autant du côté des banquettes arrondies que du côté des fauteuils profonds.Les tables sont dressées dans les règles strictes de l'art, multipliant verres et couverts, sans faire de différence entre les nie-nus, le plus cher ou le meilleur marché.Le service est celui d'une grande maison et il ne se dément pas le midi.Pour plaire à une clientèle qui doit, ou qui devrait, se contenter d'une heure pour dîner.Le Castillion a mis au point une formule intéressante: le «55».En cinquante-cinq minutes, ceux qui sont pressés peuvent prendre un repas soigné.Le menu est suffisamment élaboré pour plaire aux goûts les plus variés.Il offrait ce jour-là le choix, en entrée, entre un jus, une soupe aux pois, un cocktail de kiwi et melon, des moules au beurre d'amande.Le choix des plats pouvaient se faire entre une quiche lorraine, un poisson du jour, des côtes levées BBQ, un osso bucco à l'orange, une coupe de boeuf grillée.Le «55» ne prévoit pas de dessert.Les prix incluent le café (ou le thé) et vont de $7.50 à $12.50.La quiche lorraine faisait partie du menu à $7.50.Elle était fine dans sa pâte et légère dans sa garniture tout en étant copieusement proportionnée.C'était une belle présentation sortant du four.Le poisson du jour était un bar servi simplement: grillé, arrosé de citron et parfumé au basilic.Il faisait partie du choix de repas à $12.Toute la réussite du plat venait de la fraîcheur du poisson et du respect qu'en avait eu la cuisson.Des légumes frais et à peine croquants garnissaient l'assiette.Au chapitre des entrées de ces deux menus: le cocktail de kiwi et de melon jouait sur la fraîcheur et la couleur, salade nature où se côtoyaient des fruits complémentaires.Les moules au beurre d'amande relevaient d'une cuisine plus étudiée.Sur demi-coquilles, les mouyles étaient à peine cuites sous un beurre qui retenait la douceur d'une fine pulvérisation d'amande.Corbeille de pain: belle et blanche Tasse de café: bonne et servie en cafetière d'argent Le Castillion Hôtel Bonaventure 878-2332 WfEE AUJOUBD'HUÎ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 SEPTEMBRE 1982 %j DANS LES ILES La Fête du travail, à TDH Même si la 15e saison estivale de Terre des Hommes tire à sa fin, les Montréalais pourront encore, jusqu'au 19 septembre, profiter de certaines attractions, manifestations et activités, notamment au pavillon du Québec et dans le parc floral de l'île Notre-Dame, qui conserve encore tout son charme et sa beauté.La Ronde, elle, ferme le 6 septembre.À l'occasion du long congé de la fête du Travail, les 4, 5 et 6 septen-bre, les adeptes de la danse sociale pourront s'en donner à coeur joie en plein air de 14h à 18h sur l'immense piste du théâtre des Li-las Brador, en compagnie de Yvon Petit-clerc, animateur de ces soirées dansantes depuis l'existence de Terre des Hommes, il y a 15 ans.Quant aux Mariachi et de l'accordéoniste français, Bernard Faraire, ils seront aussi de la partie en égayant les après-midis de la Grand-Place, de midi à 18h.Au pavillon du Québec Par ailleurs, le pavillon du Québec continuera d'accueillir les visiteurs avec une foule de spectacles, sept jours par semaine de llh à 20h, avec notamment un défilé de mannequins qui présenteront, le jour de la fête du Travil, de 14hl5 à 17hl5, la collection automne-hiver du prêt-à-porter des couturiers québécois Michel Robichaud, Jean-Claude Poi-tras et François Guénet.Enfin pour ceux et celles qui préfèrent le calme et la tranquillité, il y aura encore le petit train transfloralien et les bateaux-passagers; pour les plus curieux, il reste également le pavillon multi-vision Labatt, tout, cela de llh à 20h.Un week-end de plein air Que ce soit une randonnée en canot ou à la voile, une descente de rapides en pneumatique sur le chenal Lemoyne, une variété de parcours à pied ou à bicyclette et la pêche miraculeuse, il y en aura pour tous les goûts et tous les âges durant ce week-end de plein air qui se déroulera les 11 et 12 septembre sur l'île Notre-Dame.Une vraie fête de plein air gratuite au cours de laquelle les Montréalais qui ne l'ont pas fait découvriront toutes les possibili- tés de la nature, à deux pas du centre-ville.Pêche miraculeuse Ce week-end permettra également aux pêcheurs amateurs et avertis de taquiner le poisson dans le lac des Régates au cours de la «pêche miraculeuse», un concours de pêche original.Rappelons que le lac des Régates de l'île Notre-Dame compte 40 000 poissons de toutes espèces: truites arc-en-ciel, perchaudes, dorés, crapets et achigans à petite bouche.Organisée conjointement par le Service des sports et des loisirs de la ville de Montréal, la Société québécoise du plein air, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec et la Brasserie O'Kcefe, cette pêche miraculeuse offre des prix globaux de $14 000 dont un grand prix de $10 000 pour la capture du «poisson-rare» étiqueté.En plus de $6 000 en voyages de vacances et autres.Rappelons que la pêche est ouverte le samedi 11 septembre, de lOh à 19hl5 et le dimamche 12 septembre, de lOh à 17h.Chaque pêcheur doit se munir de son équipement de pêche et avoir les pieds hors de l'eau.Si vous n'avez pu profiter de notre dernière vente.Lupton-Duvall vous donne l'occasion de le faire dès maintenant! \u2022.\u2022-¦ Jean-Paul Lemieux Delia Costa RABAIS :jx^x-:-:-v>-:'x':-:-:Xvï mm ill Fameux artistes tels que: \u2022 Delia Costa \u2022 Secunda \u2022 Filos \u2022 Freeman \u2022 Reinhard \u2022 Kramer \u2022 Gingras John Lim sur toute notre collection de reproductions d'oeuvres d'artistes de renommée internationale.Grâce è cette offre de Lupton-Duvall, vous pourrez décorer chaque pièce de votre foyer! Notre collection comprend des motifs de toutes sortes: fleurs, scènes orientales, graphiques, abstraits, paysages, scènes de cuisine ou scènes pour chambres d'enfants.$15 à $60 Ord.$25 à $100 Silina Margaret Kane John Lim Copland John Ricci Lee The group of seven Gsilevsky Steven Kenny Jerry Schurr Jean-Paul Lemieux Wong Osborne Mercier Tobiasse Berhnger Kaufman Chee Chee Et de nombreux autres.\u2022 Magnifique emballage-cadeau sans frais avec tout achat de $10 et plus \u2022 Livraison sans frais avec tout achat de $25 et plus \u2022 Registre de la Mariée Prix en vigueur jusqu'au samedi 12 septembre 1982.m^^^* ^^^^ Lors de votre visite chez Lupton-Duvall, nous vous invitons à prendre une bouchée au restaurant Le Jardin Rose.cet oasis de détente, d'élégance raffinée.Lupijonouvaii Une division de Steinberg Inc.Mail Cavendish, 5800 boul.Cavendish, Montréal (514)489-5761 Par autobus: 3 lignes d'autobus vous mènent a la porte.Autobus 104 partant de la station de metro Lionel-Groulx.Autobus 161 partant de la station de metro Rose mont.Autobus 162 partant de la station de metro Villa Maria.Recrutement de nouveaux membres à l'Office des services de garde à l'enfance QUÉBEC \u2014 Mme Pauline Marois, ministre d'État à la condition féminine et ministre responsable de l'Office des services de garde à l'enfance, rappelle à tous les intervenants du milieu des services de garde qu'ils ont jusqu'au 24 septembre prochain pour lui soumettre leurs recommandations relatives à la nomination de huit (8) nouveaux membres au sein du conseil d'administration de l'O.S.G.E.Parmi les postes vacants, trois (3) sont destinés à des représentants de parents d'enfant fréquentant les services de garde alors que deux (2) seront comblés par des travailleurs et employeurs parents d'enfants du milieu.De plus, deux (2) membres seront choisis parmi les commissaires ou syndicats d'école ainsi que parmi les membres des conseils des corporations munici-.pales.Enfin, un (1) poste est réservé aux travailleurs oeuvrant dans les services de garde.Le mandat de ces nouveaux membres sera d'une durée de trois (3) ans.Mme Marois compte vivement sur la col- laboration de tous les organismes impliqués dans les services de garde à l'enfance pour qu'ils lui soumettent, dans les meilleurs délais, le nom de candidats ou de candidates aptes à oeuvrer au sein de l'Office des services de garde.Ce n'est que par une véritable représentation de tous les utilisateurs; travailleurs et employeurs des services de garde à l'intérieur de l'O.S.G.E.que cet organisme pourra assurer un bon fonctionnement des services de garde et promouvoir leur développement en conformité aux attentes du milieu.La ministre invite donc tous les groupes ou organismes directement impliqués dans les services de garde à l'enfance, les organismes représentatifs des employeurs, des travailleurs, des corporations municipales et des commissions scolaires, à lui faire parvenir pour chacune des personnes qu'ils désirent recommander un curriculum vitae aussi complet que possible à l'adresse suivante: Cabinet de la ministre d'État à la condition féminine 875, Grande-Allée, 2e Bureau 2,700 Québec, Québec LES DESSOUS DU 9 À 5 De nombreuses femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail Soixante - quatre p.cent des 2,465 répondantes au sondage effectué entre décembre et mars 82 conjointement par la YWCA de Montréal et le magazine féministe La Vie en rose déclarent avoir déjà été harcelées sexuellement au travail.Les répondantes se plaignent de «blagues, taquineries ou remarques sexuelles» (90%), de «regards insistants, d'oeillades, de se faire déshabiller des yeux» (72%), et d\\«attouchements, frôlements et pincements» (40%), et d'insinuations et/ou pressions sexuelles» (35%).Neuf p.cent d'entre elles ont reçu des «invitations à sortir accompagnées de menaces», et six p.cent des «propositions explicitement sexuelles avec menaces».Des 1,576 répondantes harcelées sexuellement, six p.cent ont démissionné elles-mêmes de leur emploi et quatre p.cent ont été congédiées.Au moment du harcèlement sexuel, 51% des répondantes, soit une femme sur deux, ont réagi en passant l'incident sous silence, 43% «ont demandé au harceleur de cesser», 5% ont averti la direction et/ou le représentant syndical.Déjà harcelées ou non, 89% des répondantes considèrent que le harcèlement sexuel est un problème grave et 91% disent qu'elles appuieraient une autre travailleuse harcelée.\u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 SEPTEMBRE 1982 J/iVBE A0JOUHD Les francophones ignorent qu'ils peuvent se prévaloir des services des infirmières privées 00 photo Réel St-Jean, LA PRESSE Mme Angèle Saint-Germain, présidente de l'Association des infirmières privées de Montréal (Registre Ville-Marie): un service essentiel à faire mieux connaître en milieu francophone.mmik h.wamuuimi A Barbie trépigne d'impatience à l'idée de sa toute prochaine session \u2014 remplie de danses et de musique entièrement nouvelles \u2014 destinée à vous faire garder la forme d'une manière agréable.Non, vous n'allez pas débuter à Las Vegas, mais vous allez redécouvrir le plaisir d'être bien dans votre peau.C'EST AGRÉABLE ET ÇA MARCHE ! Pour vous sentir bien cet automne, prenez votre T-shirt, vos shorts et vos espadrilles et jouez la carte B.A.D.! it A NOUVKLE SESSION DEBUTE LE-13 SEPTEMBRf # lui 1 Les place* parlent rapidement, ne tardez pas 337-2345 Depuis l'avènement de la médecine socialisée, les infirmières privées sont perçues de plus en plus comme une race éteinte, un «bon vieux souvenir».En milieu francophone du moins, on croit généralement qu'il est fini le temps où on pouvait faire appel aux services exclusifs d'une HUGUETTE ROBERGE_ infirmière, après une intervention chirurgicale délicate, par exemple, pour soigner un grand brûlé ou encore assister un malade en phase terminale.Pourtant il n'en est rien: les anglophones le savent bien! A Montréal, la clientèle des 150 infirmières et infirmiers de pratique privée, réunis en association, est constituée à 70% de patients anglophones.Parce qu'ils sont plus riches?Pas nécessairement.«De toute évidence, explique Mme Angèle Saint-Germain, présidente du Registre Ville-Marie (association des infirmières privées de Montréal), les anglophones, les Juifs en particulier, sont beaucoup mieux informés de notre existence.et du fait que, lorsqu'ils sont prescrits par le médecin traitant, nos services sont couverts par la plupart des régimes privés d'assurance, à 70, 80 ou même parfois à 100%.» Une question de paresse?S'il faut en juger par la disproportion entre les clientèles anglophone et francophone de l'Associa- i J )' g» Minute ! La Télé-université, une institution de formation à distance, offre à tous les adultes du Québec une formation universitaire de premier plan dans des domaines aussi variés que l'économie, la gestion, les langues (français, anglais, espagnol), la publicité, la psychologie, l'informatique et la santé.Ces cours sont disponibles partout au Québec selon une formule des plus originales qui vous donne accès à un certificat de premier cycle dans le cadre de deux programmes universitaires principaux: Formadistance I: Connaissance de l'homme et du milieu (CHEM) Formadistance 2: Connaissance de l'homme en société (CUES) MBEÏ\t \t) \tw WSmÈ\t\\ \t ' I La Télé-université, à la bonne heure Pour avoir plus de renseignements, remplissez le coupon-réponse et retournez-le.NOM.i.\u2022.ADRESSE.CODE POSTAL.A QUEBEC I Tho Université Service (J «iccu»?ii «.'1 d«' liaison ?\\a av Si Sacremèni G1N4M6 T.i (418) 657 2262 Université du Quoi\" Tele-université Institution de formation à distance A M( .'NT Ht AL 2\" !«\u2022'»\u2022 ÙntVtlVtl' i8»'f î*hjI Dmthi*Mi«i Mues! HjM.'PtJ t.-, PLUS CÉLÈBRES AU MONDE.ET À PRIX SPÉCIAL! 1 DES MARQUES RENOMMÉES: ATLANTIS DAUM KOSTA BODA ORREFORS ROSENTHAL ROYAL DOULTON WATERFORD WALDONIA ZWIESEL ÉCONOMISEZ 33
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