La presse, 4 septembre 1982, E. Informations nationales - Vivre aujourd'hui
[" INFOïOMÏÏÛMS AUJOURD'HUI CAHIER E LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1982 Réforme du mode de | accord salarial entre Montréal et ses cols bleus scrutin: Québec n'a pas fait son choix Johnston se dit déçu et inquiet QUEBEC \u2014 Le gouvernement québécois n'a pas arrêté son choix d'un nouveau mode de scrutin, mais a plutôt décidé d'intensifier et d'élargir la consultation sur la question à partir d'un certain nombre d'hypothèses.C'est ce qu'à déclaré, hier, à LA PRESSE, le ministre d'Etat à la Réforme électorale, Marc-André Bédard.Deux de ces hypothèses ont été soumises aux députés du PQ mardi et rendues publiques jeudi.Il s'agit de la représentation proportionnelle régionale modérée (RPRM), mise de l'avant par le ministre Bédard, et de la formule dite compensatoire, proposée par l'exécutif du Parti québécois.Mais il pourrait s'en ajouter d'autres, précise le ministre, par exemple par les libéraux.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec «J'ai personnellement indiqué mes préférences, poursuit M.Bédard, mais je suis conscient que d'autres formules doivent être mises sur la table.Le choix doit se faire à la suite d'un débat très large et non partisan, car l'objectif à atteindre est de trouver une solution qui fasse la plus large unanimité possible.» Quand on lui demande s'il n'est pas un peu étonnant qu'un ministre s'affiche publiquement en faveur d'une hypothèse avant même que le Conseil des ministres ait fait son choix, M.Bédard répond que les deux formules ont été retenues comme valables par le Cabinet et que s'il a associé son nom à la RPRM, c'est «qu'il fallait une position de départ».Il insiste pour dire qu'il n'est pas lié à cette hypothèse, qu'il reste au contraire très ouvert et prêt à se rallier à celle qui recueillera le plus de suffrages à la suite d'une vaste consultation publique qui devrait débuter bientôt.Quant au Parti québécois, c'est dans le cadre de cette consultation que son exécutif a proposé une formule différente.Le fait que le premier ministre soit membre de l'exécutif de son parti ne signifie pas pour autant, nous explique le vice-président Sylvain Simard, qu'il ait opté pour la formule compensatoire.«Ca signifie que M.Lévesque est d'accord sur une chose esen- tielle, dit-il, c'est que la réforme du mode de scrutin se fasse et que les deux hypothèses soient soumises sur le même pied à la consultation.» On peut s'attendre à ce que le débat au sein du caucus péquiste soit long et très difficile à trancher.Peu de députés sont d'accord en effet avec la formule mise au point au ministère de la Réforme électorale et si plusieurs accepteraient comme un moindre mal celle proposée par l'exécutif du parti, nombreux sont ceux aussi qui préféreraient finalement le statu quo.La formule RPRM est certes celle qui respecte le mieux le strict principe démocratique en faisant disparaître à peu près totalement la distorsion entre le pourcentage de voix obtenues et celui des sièges attribués.Mais elle a le double désavantage de chambarder totalement nos habitudes électorales (en- faisant disparaître, par exemple, les circonscriptions à député unique pour les remplacer par des circonscriptions régionales à 3, 4 ou 5 députés) et de rendre très difficile l'émergence des nouveaux partis en fixant à 15 p.100 des voix le seuil à atteindre pour être représenté à l'Assemblée nationale.Par contre, la formule compensatoire permet de conserver d'importantes distorsions entre les voix et les sièges et corrige donc très imparfaitement la situation souvent dénoncée par le Parti québécois et son chef.La solution de facilité serait de conserver le statu quo (d'autant plus qu'il reste à convaincre les libéraux, une réforme pareille ne pouvant être faite sans leur accord), mais il semble qu'il n'en sera rien, tant est forte la volonté du premier ministre de rspecter sa promesse d'une réforme.LA PRESSE avait écrit, hier, sur la foi d'une déclaration du sous- ministre à la Réforme électorale, André Larocque, que le gouvernement avait entériné la formule présentée par le ministre Bédard.Il n'en est donc rien et le débat qui divise les péquistes depuis des années est toujours ouvert.Il nous a été impossible de joindre M.Larocque pour lui faire préciser ces déclarations de la veille.wm OTTAWA - Le president du ™ Conseil du trésor, Don Johnston, s'est dit à la fois «très désappointé et inquiet» de l'accord salarial intervenu entre la ville de Montréal et ses cols bleus.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa_ «On ne peut avoir des règlements comme ça à travers le Canada si on veut réduire l'imla-tion», a-t-il déclaré hier, alors qu'il se rendait à une réunion du cabinet.Parrain de la loi qui a imposé aux fonctionnaires fédéraux des hausses de salaires de six et cinq p.cent, le président du Conseil du trésor se montre déçu que la ville de Montréal en soit arrivée à une entente qui dépasse largement ces normes, soit 12 et 9 p.cent au cours des deux prochaines années.Le gouvernement fédéral ne peut rien faire, a-t-il noté, pour contrer cet accord.Les municipalités ne sont pas de la compétence d'Ottawa.M.Johnston a tenu, par contre, à fournir aux journalistes les ex- plications que lui avait adressées M.Yvon Lamarre, le président du comité exécutif de la ville de Montréal.«M.Lamarre m'a expliqué que la ville se trouvait coincée, parce qu'elle avait déposé les offres à ses employés avant que le gouvernement fédéral n'annonce son programme de lutte à l'inflation».Le ministre Johnston souhaite que le règlement de Montréal n'ait pas d'effet d'entraînement dans les autres municipalités du pays.Traçant un bilan sommaire de la politique anti-inflation d'Otta- wa, le ministre affirme que le programme fonctionne très bien jusqu'ici, mieux qu'il ne l'avait prévu.Même si les provinces ont refusé à Halifax d'endosser officiellement la politique du six et cinq p.cent, M.Jonston estime que les provinces aident Ottawa à réussir dans le programme de restrictions.«Elles nous suivent», dit-il.Il cité en exemple Québec et la Colombie-Britannique.Il précise en outre que le programme connaît un succès plus grand que prévu dans l'industrie privée.STRATÉGIE PÉQUISTE SUR LA SOUVERAINETE te L'indépendance, on a réglé ça en mai 1980»\u2014 Chrétien OTTAWA \u2014 Les ministres libéraux ne sont pas du tout impressionnés par la nouvelle stratégie du gouvernement péquiste de vouloir profiter de la récession économique pour faire mousser l'idée de l'indépendance.Interrogé sur cette question par les journalistes à la sortie de la réunion du cabinet, le ministre de la Justice, Jean Chrétien, soutient que le gouvernement québécois veut parler d'indépendance pour faire oublier «son échec économique».MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa M.Chrétien a ajouté: «Mais, il est clair que la question de l'indépendance a été réglée il y a deux ans, en mai 1980».Pour sa part, le ministre Serge Joyal a affirmé: «C'est toujours la même chose.Quand ça va bien, on parle d'indépendance et quand ca va mal, on en parle aussi».Le ministre Joyal a ajouté, toutefois, que dans le contexte actuel de la récession économique le sujet de la souveraineté pourrait être négatif.«Cela est de nature à miner le climat de confiance que l'on veut essayer de créer par des mesures gouvernementales de restrictions des budgets et de stimulation des emplois et l'on réanime le spectre Jean Chrétien photothèque LA PRESSE de l'indépendance.Je trouve cela 11 estime que les péquistes s'illu-contre-productif».sionnent et prennent leur désir pour des réalités s'ils croient qu'«au soir de l'indépendance les taux d'intérêt vont baisser à trois p.cent et que le chômage va diminuer à deux p.cent».Par ailleurs, le ministre d'Etat à la petite entreprise, Charles La-pointe, a affirmé que le gouvernement libéral n'avait pas de nouvelles politiques à proposer cet automne pour relancer l'économie.«Nous continuerons de convaincre le plus grand nombre de Canadiens de suivre la politique anti-inflation basée sur le six et cinq p.cent».A ce sujet, le ministre Joyal a dit qu'il n'y aurait pas de campagne de publicité massive pour vendre ce programme.Des dépliants et des lettres d'information, par contre, seront envoyés et le ministre estime leur coût à $89,000 environ.La réunion du cabinet d'hier était la première depuis l'ajournement du Parlement cet été et le sénateur Keith Davey, responsable pour le Parti libéral de la campagne d'information sur le programme anti-inflation, y assistait.Le ministre Joyal a expliqué la présence de M.Davey par le fait que le cabinet a fait le bilan du programme.«Après trois semaines de campagne, c'est bien normal de faire le point», a-t-il dit.Léger veut lancer I Ottawa ne présentera pas de l'aile fédérale du PQ nouveau budget cet automne avec les fonds de l'Etat ¦ La fondation d'une aile fédérale du Parti québécois, selon le promoteur de l'idée, le ministre Marcel Léger, pourrait bien être largement défrayée par les fonds de l'Etat du Québec.C'est pour cette raison que ce dernier désire garder son statut de ministre, de préférence celui de l'Environnement.Cela peut paraître étrange, mais le ministre Léger n'en est pas à ses premiers cafouillages en politique.Dans un article paru dans l'hebdomadaire «L'Avenir de l'Est», il explique que le premier ministre René Lévesque, dans le remaniement ministériel qu'il doit annoncer sous peu, devrait lui conserver un poste au sein du cabinet afin de lui jpermettre de mener à bien l'opération au fédéral.En commentant les rumeurs selon lesquelles il perdrait son statut*de ministre, parce qu'il a l'intention de diriger les troupes péquistes sur la scène fédérale, M.Léger, le plus sérieusement du monde, affirme : «Cela m'ap-paraît toutefois invraisemblable.En perdant mon ministère, je serais du fait privé des ressources très utiles pour mener à bien la réalisation de cette aile fédérale.Or, pour réaliser ce projet, j'ai besoin des ressources financières et humaines qui accompagnent les ministères».Malgré l'énormité de cette affirmation et vérification faite auprès de la direction de l'hebdomadaire pour savoir si le ministre avait demandé un rectificatif, il ne semble pas que M.Léger ait été mal cité.Si jamais ce projet est effectivement mis de l'avant, comme plusieurs ministres le souhaitent, on peut donc supposer que des fonds et des ressources humaines d'autres ministères, serviront à le réaliser.Il serait surprenant, cependant, que le premier ministre se prête à cette pratique, surtout dans la situation financière actuelle.S'il cherchait une raison pour retourner Marcel Léger sur les banquettes arrières de l'Assemblée nationale, il vient d'en avoir une excellente, gracieusement fournie par le député de Lafontaine.Et dire que c'est ce parti politique qui a fait adtfpter une loi visant à régir le financement des partis politiques dans le but d'assainir les moeurs politiques de la Belle province.Québec et Ottawa ne peuvent rien faire Dans le présent contexte, Marcel Léger peut manoeuvrer comme il veut à l'intérieur de son ministère pour faire avancer le dossier de la fondation de l'aile fédérale, à même les taxes des contribuables du Québec.Par la force des choses, il se trouve au-dessus des lois provinciales et fédérales qui réglementent la vie des partis politiques.Interrogé sur les intentions du ministre Léger, Le Directeur du financement des partis politiques au Québec, Me Pierre-Olivier Boucher, a déclaré qu'il ne pouvait rien faire dans ce cas précis, car son organisme n'a aucun droit de regard sur les partis politiques fédéraux.y Le Directeur général des élections au Canada, Jean-Marc Ha mel, a lui aussi avoué son impuissance dans cette affaire.Selon les dispositions de la loi fédérale, un parti politique comme tel ne peut être enregistré officiellement que lors du déclenchement d'une élection générale.Et pour être reconnu comme tel, il doit présenter au moins 50 candidats.f Un parti politique enregistré doit alors fournir un bilan annuel de ses activités, de ses sources de revenus et des dépenses en-courrues.Marcel Léger et le gouvernement du Parti québécois, pour le moment, échappent à ce contrôle.Les activités du ministre Léger ne peuvent être comptabilisées, ni les dépenses, ni les salaires des fonctionnaires qui vont s'occuper de ce dossier.C'est donc dire qu'il pourrait hypothé-tiquement consacrer des sommes importantes affectées à son ministère à la création d'une aile fédérale du PQ.Ce qui est évidemment inacceptable.M.Léger devrait pouvoir distinguer entre son rôle d'organisateur politique et ses fonctions ministérielles.S'il demeure en poste, il hypothèque une fois de plus sa crédibilité.Comme lorsqu'il donne de multiples conférences de presse, le vendredi, pour annoncer à répétition des subventions déjà accordées.Son attitude trahit bien les réflexes opportunistes d'un ancien collecteur de fonds pour les fabriques en difficultés financières.Avec l'aveu naïf qu'il vient de faire, M.Léger vient de donner une idée de sa conception de l'utilisation des fonds publics .à des fins partisanes.OTTAWA \u2014 Contrairement à son habitude depuis la prise du pouvoir de février 1980, le gouvernement libéral ne présentera pas de nouveau budget l'automne prochain.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa C'est ce qu'a indiqué hier le ministre des Finances, Allan MacEa-chen, aux journalistes qui l'attendaient à la sortie d'une réunion du cabinet, la première depuis que le Parlement a ajourné cet été.«Le budget de juin est un budget durable et il durera plus longtemps que novembre», a déclaré M.MacEachen.«Je ne vois pas à ce moment-ci, a-t-il poursuivi, quelles justifications possibles il y aurait de présenter un budget en octobre ou en novembre prochain».Le ministre des Finances avait pourtant rendu public au début de l'année un document de travail re-commendant que les budgets soient déposés chaque année à l'automne.Hier, M.MacEachen a dit qu'il faisait référence alors «à un cycle normal».On se rappellera que, devant le mécontentement soulevé par le budget d'octobre 1981, le gouvernement avait présenté un nouveau budget huit mois plus tard, en juin dernier.Le ministre MacEachen avait justifié alors ce budget par les circonstances économiques différentes, une récession plus grande que prévue.Il avait affirmé aussi qu'il avait été déjà dans la coutume du Parlement de présenter des budgets à tous les six mois.Après le budget du 28 juin dernier, des hauts-fonctionnaires du ministère des Finances avaient indiqué clairement qu'ils étaient sous l'impression qu'il y aurait un nouveau budget cet automne.Le Parlement reprendra ses travaux le 27 octobre prochain.Après quoi, il y aura une nouvelle session et un discours du trône.Selon la tradition, un nouveau budget devrait suivre.Accusations de méfait portées contre le maire de Baie-Comeau QUEBEC \u2014 Le Procureur général du Québec a déposé cette semaine des accusations contre treize citoyens de Baie-Comeau, dont le maire Henry Leonard, à la suite d'incidents qui ont marqué deux manifestations d'opposition à la fusion forcée de cette municipalité à sa voisine, Hauterive.LOulsFMA^ de notre bureou de Québec_ M.Leonard devra répondre à une accusation de méfait pour avoir causé des dommages de $532 aux biens de la Municipalité régionale de comté.M.Louis-Ange Banville fait face à la même accusation, alors que M.Gérard Im-beault, également acecusé de méfait, mais pour des dommages évalués à $1 200, doit aussi répondre à une dénonciation pour voies de fait simples.Ces accusa lions sont toutes reliées à un incident survenu le 26 \u2022 1 mars dernier, alors qu'un millier d'opposants à la fusion avaient brusquement mis fin à un banquet destiné à célébrer le démarrage de la nouvelle MRC à laquelle Baie-Comeau refusait de participer.Les manifestants avaient investi la place, chassé les invités et fait main basse sur les victuailles, avant d'accumuler neige et ordures devant l'édifice au moyen de machinerie lourde.M.Leonard, qui est candidat à la mairie aux élections du 3 octobre pour le choix du conseil municipal du nouveau Baie-Comeau, a été mis en accusation par voie de déclaration sommaire de culpabilité et il devra comparaître le 19 octobre.Il en va de même pour MM.Banville et Imbeault.Les autres accusations se rapportent aux incidents violents qui avaient perturbé l'étude en commission parlementaire de la loi imposant Infusion, le 11 juin der- nier.Une dizaine de personnes avaient alors investi l'espace réservé aux députés, tenté de bloquer l'accès à la salle et insulté copieusement certains législateurs, particulièrement le ministre Lucien Lessard.Le tout s'était terminé par une vive bousculade, alors que les agents de sécurité de l'Assemblée nationale avaient réussi à pénétrer à l'intérieur pour rétablir l'ordre.On se rappellera que l'Assemblée nationale avait été tentée de juger elle-même les fauteurs de trouble, mais s'était finalement résignée à s'en remettre à la justice ordinaire.Les dix citoyens de Baie-Comeau qui avaient été identifiés comme participants à la manifestation dans le rapport des services de sécurité déposé à l'Assemblée nationale sont tous accusés de méfait pour avoir gêné les membres de l'Assemblée nationale dans l'accomplissement de leurs fonctions. E 2 UE MONDE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1982 0 \\ S » T Pologne: le pouvoir semble en plein désarroi et accentue repression VARSOVIE (AFP) \u2014 La mise en état d'arrestation de quatre dirigeants du KOR (comité d'autodéfense sociale, dissident) dont les leaders Adam Michnik et Jacek Kuron, et le refus de toute négociation avec les dirigeants de Solidarité ont été.hier en Pologne, les signaux d'un nouveau durcissement du ton du pouvoir.Dans le même temps, les autorités semblaient en plein désarroi devant l'ampleur et le dérapage sanglant des événements du 31 août, qui ont touché du propre aveu des autorités 34 des 49 départements du pays.Réuni hier à Varsovie, le conseil des ministres n'a pas modifié son interprétation des événements, faisant du KOR le principal maître d'oeuvre, \u2014 presque le bouc émissaire \u2014 , des manifestations et incidents de rue ou deuxième anniversaire des accords de Gdansk.Le parquet militaire a décrété la mise en arrestation de MM.Jacek Kuron, Adam Michnik, Jan Li-tynski et Henryk Wujec, déjà internés pourtant depuis le 13 décembre 1981 à la prison de Bialole- t » « # t Danemark: vers un gouvernement conservateur COPENHAGUE (Reuter) \u2014 Après la démission du premier ministre M.Anker Joergen-sen, la reine Margrethe a chargé hier M.Poul Schulter, chef de file du Parti conservateur, de former un nouveau gouvernement de coalition.La chute du cabinet social-démocrate a été provoquée, après huit mois de pouvoir, par le manque de soutien que recueillait au Parlement son programme économique d'urgence, qui prévoyait notamment la réduction des dépenses publiques et de nouveaux impôts.Selon les observateurs, M.Schluter, dont le Parti conservateur compte 26 des 179 sièges du Folketing (Parlement), s'efforcera probablement de former une coalition avec le Parti libéral Venstre de M.Henning Chris-tophersen (21 sièges).Plusieurs petits partis, tels que | le Centre démocrate, les radicaux et les chrétiens populaires, pourraient y participer.Les observateurs estiment peu probable que M.Schluter puisse former un cabinet majoritaire non socialiste viable.Selon eux, un gouvernement minoritaire est plus vraisemblable, mais il risque de se heurter à des difficultés considérables s'il veut introduire une législation économique énergétique.De son côté, le Parti social-démocrate a annoncé hier qu'il renverserait toute minorité non socialiste qui voudrait imposer une législation «contraire aux intérêts des ouvriers et des membres les plus vulnérables de la société».« ê f l \\ * ka à Varsovie.Accusés de «préparatifs en vue de renverser par la force le régime de la Pologne populaire», tous les quatre encourent des peines allant de 5 ans de prison à la peine capitale.Simultanément, le gouvernement, par la voix de son porte-parole, M.Jerzy Urban, a affirmé que le pouvoir «ne négociera pas avec les dfrigeants de Solidarité».Les manifestations, a dit M.Urban, ont été «une marche funèbre» pour le syndicat.Mais le désarroi de M.Urban, et à travers lui du pouvoir de l'état de siège, était nettement perceptible hier, notent les observateurs: tout en excluant dans l'immédiat des négociations avec Lech Walesa «en raison de ses activités politiques», le porte-parole s'est en effet bien gardé de fermer la porte à une telle éventualité.«Cela dépendra de ce que dira M.Walesa quand il parlera», a déclaré M.Urban.Mieux, pour la première fois depuis longtemps, le porte-parole a réévoqué les militants de solidarité en indiquant: «Nous allons nous adresser à la population $ m r f ¦ ¦ H I Un général anti-mafia assassiné en Sicile PALERME (AFP, Reuter) \u2014 Le général Carlo Alberto Dalla Chiesa, préfet de Palerme et ancien chef des services de lutte antiterroriste en Italie, a été tué hier avec son épouse par plusieurs hommes armés alors qu'ils circulaient en voiture.Un agent de sécurité qui se trouvait à bord d'un véhicule d'escorte a également été tué.L'attentat a été revendiqué par une personne se réclamant du Parti de la Guérilla, dans un appel téléphonique à un journal.Le général Dalla Chiesa, qui s'était marié récemment, avait jeté nommé à Palerme en mai dernier pour diriger la lutte à la Mafia, qui organise le trafic de drogue à destination des États-Unis.Sa nomination a suivi l'assassinat du secrétaire régional du parti communiste italien Pio Delia Torre, dans un guet-apens fort semblable à celui dont il vient d'être victime.Il avait joué un rôle de premier plan dans la lutte contre la gué rilla urbaine dans les années 1970 et avait été fort critiqué par la gauche pour le caractère énergi que de ses méthodes.Cet attentat a eu en Italie un effet de choc analogue à celui de l'assassinat d'Aldo Moro par les Brigades rouges il y a quatre ans.Le général symbolisait pour les Italiens des années de lutte contre le terrorisme.Jacek Kuron, en état d'arrestation, téléphoto PA et aux masses de Solidarité, sans passer par les dirigeants».De fait, il semble évident aux observateurs que le véritable «raz de marée Solidarité» qui a déferlé sur la Pologne le 31 août, les dérapages sanglants dont la milice est responsable, et la poursuite quatre journées d'affilée d'émeutes à Lubin (sud-ouest du pays) ont plongé le pouvoir dans une confusion extrême.Dans ce centre cuprifère, rappelle-t-on, deux manifestants ont été tués selon des indications officielles \u2014 et un troisième a trouvé la mort selon une source sûre sur place.Les chiffres donnés hier par M.Urban devant la presse sont un aveu du caractère massif de la mobilisation du pays à l'appel de Solidarité pour le 2e anniversaire des accords de Gdansk.34 des 49 voivodies (département) que compte la Pologne ont été touchées, a déclaré M.Urban, donnant un nombre de 54 villes atteintes et de plusieurs dizaines de milliers de manifestants.Les autorités ont d'ailleurs reconnu elles-mêmes du bout des lèvres que le mouvement avait touché plus largement que prévu la population, en déplorant la veille que «des groupes d'habitants» n'aient pas entendu les appels au calme.Autre signe révélateur, M.Urban, rendant compte de la réunion du conseil des ministres, a indiqué qu'outre l'action de l'opposition à la solde de l'administration Reagan, le gouvernement polonais estimait que l'une des raisons de la situation actuelle était à rechercher dans la baisse des revenus réels des Polonais (25 pc depuis le début de l'année).Une façon de reconnaître, notent les observateurs, que le mécontentement populaire est à l'origine du mouvement de protestation.Enfin, indice supplémentaire des interrogations du pouvoir, le même M.Urban a précisé qu'un membre du gouvernement avait estimé qu'une partie de la «jeunesse enfiévrée» mobilisée le 31 août «avait des intentions nobles mais l'exprimait d'une façon témoignant d'une incompréhension de la situation».De toute évidence, notent les observateurs, le pouvoir est très inquiet devant la tournure prise par les événements et le bilan sanglant de 4 morts (deux à Lubin, un à Wroclaw et un autre à Gdansk) reconnu officiellement pour l'instant.REPÊCHES L'URSS a interrompu lesiiaisons téléphoniques automatiques avec huit pays d'Europe occidentale, prétextant une réorganisation de son réseau intérieur ou des raisons techniques.La France, la Belgique, la Suisse, la RFA, l'Auriche, la Grande-Bre- .tagne, les Pays-Bas et la Finlande ne pouvaient appeler en URSS qu'en passant par un opérateur du service international qui doit lui-même appeler Moscou, provoquant de longues attentes.Une mesure semblable avait déjà été prise le 15 juillet dernier.LES JOURNALISTES de l'Inde ont entamé hier une grève de 24 heures pour protester contre la «loi antipresse» adoptée en juillet par le parlement du Bihar.Ils y voient la première étape d'un plan visant à réduire la liberté de presse dans le pays.Les quatre agences de presse et les 1,100 journaux du pays suivaient le mouvement, selon un porte-parole syndical.La loi incriminée prévoit des peines de deux à.trois ans de prison pour tout auteur d'article jugé «obscène ou injurieux».Accueilli en chef d'état à Tunis Arafat entend continuer lutte d'après AFP,Reuter,UPI,PA Tandis que le désaccord persiste entre Israël et les Etats-Unis sur la question palestinienne, le chef de l'Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, est arrivé hier en Tunisie, où il a reçu un accueil triomphal et digne d'un chef d'Etat.Dans un discours prononcé à l'aéroport, où il a été accueilli par le président Bourguiba, le chef de l'OLP a déclaré que son organisation poursuivrait la lutte pour la reconquête de la Palestine et de la «ville sainte de Jérusalem».«Je sais que le combat sera long, a-t-il dit.Nous nous sommes déplacés d'une position de combat vers une nouvelle position de combat à l'ombre du frère combattant, le président Habib Bourguiba.Dans ces nouvelles positions nous poursuivrons ensemble la lutte sur la voie de la victoire en direction de la Palestine et d'El Qods sacré (Jérusalem).«Dieu a promis le paradis à ceux de ses fils méritants qui ont combattu et se sont sacrifiés pour sa cause,» a-t-il ajouté en citant un verset du Coran.M.Arafat sera logé au palais Essaada, près de Tunis, habituellement réservé aux chefs d'Etat en visite.Dès aujourd'hui, il doit présider une réunion du conseil exécutif de l'OLP qui devra décider si la centrale palestinienne participera au sommet arabe prévu à Fez, au Maroc, lundi pprochain.Selon des sources palestiniennes, le débat promet d'être serré et portera également sur les récentes propositions américaines de paix pour le Proche-Orient.Deux des composantes de l'OLP, le FPLP et le FDLP, ont déjà rejeté le plan Reagan qui propose notamment un statut d'autonomie pour les Palestiniens de Cisjorda-nie et de Gaza en association avec la Jordanie.Israël a également repoussé ces propositions, qui ont reçu un accueil prudent de la part de plusieurs capitales arabes et de certains dirigeants palestiniens.Pour sa part, le gouvernement américain s'est refusé hier à considérer qu'Israël avait définitivement rejeté le nouveau plan de règlement du conflit du Proche-Orient exposé par le président Reagan.«Nous n'acceptons pas une pre-mièere réaction publique comme le dernier mot», a dit M.John Hughes, porte-parole du département d'Etat, en expliquant que Washington ne regardait pas le communiqué publié la veille par le cabinet israélien comme une réponse officielle au message adressé par M.Reagan au premier ministre Begin.«Nous n'avons pas reçu de réponse officielle du gouvernement israélien», a-t-il ajouté.Nous espérons que les premières informations publiques ne seront pas la position officielle finale».Mais en Israël, les porte-parole du gouvernement ont continué hier à critiquer le plan Reagan et la visite de M.Caspar Weinberger, secrétaire à la Défense américain, s'est achevée sur un constat de profond désaccord entre les deux pays sur la question palestinienne.Le ministre israélien de la Dé- Téléphoto AFP Yasser Arafat est accueilli à Tunis par le président Bourguiba.fense, M.Ariel Sharon, a dit pour sa part que le plan américain vise à priver Israël des fruits de la victoire sur l'OLP au Liban et constitue une «grave erreur».Toute intervention extérieure visant à nous imposer une solution est une grave erreur, a-t-il dit, ajoutant qu'Israël était en droit de s'attendre à quelque considération surtout de la part de ses amis.Par contre, un nouveau sondage publié hier à Jérusalem indique que 51 pour cent des personnes interrogées se disent favorables à des concessions territoriales en Cisjordanie en échange d'un accord de paix avec la Jordanie.De plus, le chef de l'opposition travailliste voit dans le plan américain une base pour un dialogue sérieux qui pourrait entraîner d'autres pays arabes, particulièrement la Jordanie, dans le processus de paix.annexion Im Cisjordani JÉRUSALEM (AFP) \u2014 Quinze ans après l'occupation par l'armée israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, peuplées respectivement par 700,000 et 450,000 Palestiniens, le statut de ces territoires n'a pas changé en théorie et ils demeurent soumis à un régime d'administration militaire.MARIUS SCHATTNER Dans la pratique et sur les plans économique, juridique et politique, ces territoires font l'objet d'une annexion rampante, mais de plus en plus marquée depuis l'accès du parti de Menahem Begin, le Likoud, au pouvoir en 1977.À Jérusalem, où vivent 120,000 Palestiniens, cette annexion est en revanche légalisée, par une première loi qui, en 1967 déjà, étendait la juridiction israélienne à l'est et par une seconde loi décrétant en juillet 1980, Jérusalem «unifiée» capitale d'Israël.Source de main-d'oeuvre En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, c'est sur le plan économique que l'intégration à l'État d'Israël est la plus poussée.Ces territoires fournissent une main-d'oeuvre bon marché aux employeurs israéliens, principalement dans les secteurs du bâtiment, de l'agriculture et des industries peu sophistiquées.Selon le Bureau national de la statistique israélien, le nombre des travailleurs de ces territoires employés en Israël a quasiment quadruplé en dix ans, passant de 20,000 à 72,000 de 1970 à 1980, alors que le nombre des employés en Cisjordanie - Gaza stagnait autour de 140,000.En fait, selon les experts économiques israéliens, les chiffres réels d'employés palestiniens habitant la Cisjordanie et la bande de Gaza sont beaucoup plus élevés, beaucoup travaillant au noir.Dans le même temps, la concurrence de l'industrie israélienne plus avancée technologiquement et fortement subventionnée, freinait tout développement des industries locales.L'agriculture palestinienne bénéficiait d'une certaine modernisation, mais était touchée par la fuite de la main-d'oeuvre vers les employeurs israéliens.Les autorités israéliennes, tout en levant la plupart des barrières économiques des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu de 1948 entre Israël et les territoires occupés, a maintenu deux restrictions importantes: \u2022l'interdiction faite aux employés de Cisjordanie et de la bande de Gaza de passer la nuit en Israël; \u2022 l'imposition fiscale sur les produits de Cisjordanie et de Gaza entrant en Israël, entrée en vigueur depuis plusieurs mois sous la pression des agriculteurs israéliens.Les premières années de l'occupation avaient été marquées par un boum économique dont les territoires occupées avaient également bénéficié.Mais l'inflation galopante depuis cinq ans et la montée du chômage sur fond d'occupation militaire ont suscité une vague d'émigration vers les pays du Golfe.Près de 20,000 Palestiniens partent chaque année, indiquent les statistiques israéliennes.Sur le plan juridique, la loi jordanienne régissant la Cisjordanie est battue en brèche par les réglementations israéliennes.Les seules lois qui n'ont pas été modifiées portent sur les libertés et l'ordre public, questions sur lesquelles la loi jordanienne est fort rigoureuse ainsi que sur des questions administratives mineures.Colonisation Soucieux d'élargir le réservoir de terres pour les colonies de peuplement, le gouvernement israélien a mis toutes les terres domaniales sous sa propriété, ce qui lui.donne, selon la presse israélienne, le contrôle du tiers du territoire de Cisjordanie.Sur ces terres, 103 colonies de peuplement ont été construites, plus de 60 en cinq ans, habitées par 25,000 colons juifs.Ces colons ne sont soumis qu'à la juridiction israélienne et forment une espèce de république «autonome» et fortement armée dans le futur territoire autonome de Cisjordanie-Gaza.Cette colonisation massive (plus par le nombre de colonies et de terres confisqués que celui des colons), rencontre une forte opposition de la population locale et de ses élus.Mais cette opposition, qui est également celle d'un courant favorable à l'organisation de libération de la Palestine (OLP), a été durement réprimée, depuis un an.Cette répression a tout d'abord touché les municipalités, opposées à la mise en place depuis novem- bre d'un régime d'administration civile.Successivement, les maires et les municipalités d'El Bireh, Ramallah, Naplouse, Djenine et Gaza ont été destitués.Les journaux Al Fajrel Al Shaab ont été interdits à la distribution et l'université de Bir Zeit a été fermée pour deux périodes de deux mois.Aujourd'hui, l'administration militaire exige des universités de lui fournir la liste de tous les élèves et professeurs et décide qui pourra y être inscrit.Dans la rue, l'année 1982 aura été marquée de février à mai par une vague de violence sans précédent, entraînant la mort, touchés par des balles de militaires ou de colons, de quelque 15 jeunes Palestiniens.Cette vague a baissé avec les vacances scolaires et la guerre du Liban, mais soulignent les observateurs, les conditions d'une reprise de l'agitation persistent.Sur le plan politique, les autorités occupantes israéliennes ont redoublé d'efforts pour faire surgir une alternative à l'OLP.Les «ligues de villages», créées en ce sens, n'ont toutefois pas réussi à élargir leur influence et ne groupent guère plus de quelques centaines d'hommes armés par l'armée.Sur ce plan, le ministre de la Défense, principal artisan de la politique dans les territoires occupés, a essuyé un échec, estiment les observateurs.Il n'en a pas moins réussi à changer la géographie de la Cisjordanie par la colonisation massive.QUATRE pays de l'Ouest menacés de sanctions américaines pour avoir violé l'embargo sur la fourniture de matériel ou de technologie destinés au gazoduc euro-sibérien se sont réurîte hier à Londres.Leurs représentants ont envisagé diverses options pour parvenir à la levée des sanctions contre les firmes européennes.Les quatre pays souhaitent s'entretenir rapidement avec l'administration Reagan pour régler cette querelle.Mais aucune décision ferme n'a été prise, a-t-on indiqué de source britannique.13 y LE PARTI communiste chinois intensifiera ses campagnes d'éducation pour combattre la crise de confiance apparue dans ce pays et les autorités combattront les «termites» antisocialistes hostiles au régime de Pékin, a déclaré le président du parti, M.Hu Yaobang, dans un rapport au 12e congrès du PCC.Il a accusé les pays capitalistes de vouloir saboter la Chine et corrompre le peuple chinois.LES VIOLENTES tensions apparues à la mi-août entre l'Église et le gouvernement sandiniste du Nicaragua se sont apaisées ces derniers jours à la suite de déclarations conciliantes, mais la méfiance subsiste entre les deux parties.Le coordonnateur de la junte révolutionnaire, Daniel Ortega, affirme que le dialogue n'est pas rompu et un porte-parole de l'épiscopat a indiqué que l'Église avait toujours été ouverte au dialogue.LES CHEFS d'Etat de six pays de la Ligne de Front, Angola, Botswana, Mozambique, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe, se réunissent aujourd'hui à Lusaka pour reprendre les difficiles négociations sur l'indépendance de la Namibie.Le sommet discutera également du problème de la présence en Angola de 15,000 à 20,000 militaires cubains, indi-que-t-on dans la capitale zambienne.À Luanda, le bureau politique du parti au pouvoir affirme que les forces cubaines resteront en Angola tant que ce pays n'aura pas de garanties effectives sur le respect de son intégrité territoriale.EN ARGENTINE, les «mères de la Place de Mai» ont saisi la justice après les menaces et les intimidations dont elles sont victimes depuis plusieurs jours.Tous les jeudis, depuis cinq ans.ces femmes se rassemblent face au palais gouvernemental à Buenos Aires dans le but d'obtenir du régime des informations sur le sort de leurs enfants èdispa-rus».Leurs demandes d'audience auprès du président se sont toujours heurtées à une fin de non recevoir.UN GROUPE de 97 Prix Nobel ont signé une déclaration appelant les gouvernements à geler leurs arsenaux nucléaires fefc à faire reculer par la négociation le danger d'une guerre nucléaire.Un gel de ce genre serait un premier pas vers un véritable désarmement nucléaire, a dit hier Martin Kaplan, directeur du groupe de Pugwash qui vient de tenir à Varsovie une réunion consacrée à la science et aux affaires mondiales.PRÉS DE 30,000 sujets swazis et de nombreux représentants étrangers ont assisté hier aux funérailles nationales du roi Sobhu-za II du Swaziland, qui a ensuite été inhumé dans le plus grand secret, à la pleine lune, conformément à la tradition.Le vieux monarque qui a régné pendant plus de 60 ans sur le petit royaume d'Afrique australe est mort le 21 août à 83 ans.LI COLONEL Kadhafi, chef de l'État libyen, a appelé les petits pays à quitter l'ONU «tant qu'elle ne sert que les intérêts de l'Amérique et d'Israël».Il a accusé les USA d'utiliser leur doit de veto au Conseil de sécurité «comme un fouet dans l'intérêt .des Israéliens».i ¦u.AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1982 L'ÉLECTION DU PQ ET L'UNIVERSITÉ L'ONT SAUVÉ Pierre Bourgault, témoin privilégié de vie politique québécoise «J'étais devenu persona non grata.Toutes les portes m'étaient fermées.«Le lendemain de l'élection qui a porté le Parti québécois au pouvoir, en 1976, je pouvais échanger des chèques dans tous les restaurants.Toutes les portes m'ont été ouvertes instantanément.Puis il y a eu ce poste de professeur que l'on m'a offert, à l'Université du Québec.L'Université m'a sauvé la vie.» Celui qui fait cette confidence, c'est Pierre Bourgault, le professeur, ce témoin privilégié de la politique québé- GILLES NORMAND ; r if\"?- coise, à qui on a demandé d'en faire revivre les vingt dernières années à l'occasion de six conférences qu'il prononcera bientôt dans les trois plus grosses villes du Québec, Montréal, Laval et Québec.Ce Pierre Bourgault-là, pour ceux qui l'ont vu oeuvrer sur la scène politique depuis le début des années soixante, c'est un homme nouveau.Un Bourgault qui a abandonné complètement la politique depuis 1975, si l'on excepte l'aide qu'il a apportée à quelques candidats péquistes çà et là, si l'on exclut aussi la campagne référendaire qu'il menait parallèlement à celle du PQ.«Je ne veux plus faire de politique.Ca ne me tente pas», affirme aujourd'hui l'ex-chef du RIN tant boudé par René Lévesque, envers qui il reste irréductiblement sévère.Aujourd'hui, c'est la première fois que Pierre Bourgault accepte de sortir de l'ombre autrement que comme journaliste ou animateur.L'interview n'avait pas d'objet politique.Il a néanmoins réaffirmé ce qu'il avait écrit dans un article très dur à l'endroit du premier ministre, et qui avait paru dans Le Devoir du 18 décembre 1981.Ce texte se terminait ainsi: «Moi, je n'ai plus rien à dire.».Il a tenu parole.Un homme heureux Cet ex-homme politique ne vit pas terré.Sa maison n'est pas une cache, mais la réalisation d'un rêve qu'il vient de s'acheter, dans l'est de la ville.Il vit enfin.«Je suis un homme heureux.Je suis bien dans ma peau», assure-t-il.L'homme politique est disparu, mais le communicateur, lui, travaille très fort: cet été, il vient de terminer une série de quinze émissions pour l'Arabie Saoudite, en anglais.«C'a été très dur», dit-il.Il anime des chroniques régulières à Radio-Québec, et, les lundis, Pierre Bourgault, le professeur.Photo Michel Grave!, LA PRESSE mercredis et vendredis, il est à CFCF radio, de 9 heures à 11 heures.Et, depuis trois ans, il rédige une chronique hebdomadaire dans le quotidien The Gazette «Ça été long à me rebâtir une crédibilité», souligne-t-il.Comment Pierre Bourgault est-il devenu professeur à l'UQAM?«Les étudiants en communications se plaignaient de mal parler.Ils ont fait des représentations à l'Université.On leur a donné raison, mais on s'est demandé qui pourrait les aider.Quelqu'un m'a suggéré.J'ai été nommé chargé de cours un premier semestre, puis un deuxième, et plus tard j'ai enseigné à plein temps.J'y suis depuis ma sixième année, et personne ne peut m'accuser d'être là pour services rendus.» Les conférences que l'ex-chef du RIN prononcera sont ses cours universitaires qu'il condensera.Elles seront intitulées ainsi: Le Québec de 1960 à 1970 Entre l'ivresse et l'espoir, et Le Québec de 1970 à 1982 La minute de vérité Un tribun revenu de loin Par ces conférences, Pierre Bourgault renoue avec un art qui lui est familier.C'est un magicien du micro.«Un des meilleurs tribuns», disait-on, à l'époque.«Le meilleur!» soutenaient d'autres.Il a tenu de nombreuses foules en haleine.Il n'était pas rare d'entendre des gens d'opinion différente dire: «On va se payer une traite, ce soir, on va aller écouter Bourgault à tel endroit.» L'orateur, lui, était conscient de ce magnétisme qu'il savait dégager dès qu'il touchait un micro.A ceux qui lui parlaient de son art, un jour, il avait demandé: «Mais vous rendez-vous compte que je dis aussi quelque chose?» Avant le discours, Bourgault a abordé le théâtre.C'était après avoir faus- sé compagnie à ses professeurs du collège Jean-de-Brébeuf, en philo 1, au début des années cinquante.Il a fait du théâtre avec le Père Emile Legault, dans la troupe Les Jongleurs de la Montagne Ensuite, il est devenu annonceur, au poste de radio CHLN, à Trois-Rivières, à CHLT, à Sherbrooke, à CBOFT, à Ottawa, avant d'aboutir à Radio-Canada.Puis il est devenu régisseur de télévision, à Ottawa.Après la grève des réalisateurs, en 1959, Bourgault quitte le Québec pour l'Europe.«J'avais 25 ans.Ici, ce n'était pas très agréable.Duplessis était premier ministre.J'avais envie de partir, simplement, comme beaucoup le faisaient.J'ai traîné çà et là, en France et en Angleterre.Quand je suis rentré, en 1960, Duplessis n'y était plus, le gouvernement Lesage avait pris le pouvoir et moi j'ai travaillé comme comédien, dans un téléroman de Marcel Dubé, La Côte de Sable, qui passait à Radio-Canada.» En 1961, au cours d'un week-end au lac Ouareau, où Pierre Elliott Trudeau et Gérard Pelletier avaient un chalet, il sollicite auprès de ce dernier un emploi de journaliste à LA PRESSE.Il sera affecté au magazine jusqu'en 1964.Il a déjà un pied qui s'enfonce dans la politique indépendantiste, Gérard Pelletier le critique à l'occasion dans ses é-ditoriaux, et lui-même prend parfois son patron à partie en public.Naîtront des situations cocasses.On dit souvent de Bourgault qu'il est le fondateur du RIN (Rassemblement pour l'indépendance nationale).C'est faux.Le parti est fondé en 1960 et Bourgault n'en connaît rien.«J'arrive peu après.Un jour je croise le comédien Claude Préfontaine dans la rue.Il m'invite à une réunion chez André d'Allemagne.Marcel Cha-put et Jean Décary sont là.Les deux instigateurs du RIN, c'est d'Allemagne et Chaput.En 1964, je deviens le quatrième président de ce parti.J'ai été élu cinq fois.Je deviens président à plein temps, à $40 par semaine au début et à $150 à la fin, en 1968.De grosses manifestations sont organisées par le parti.Elles font du bruit.Contre la reine à Québec en 1964, pour McGill français en 1967, lors de la venue du général de Gaulle, en 1967, à la saint-Jean-Baptiste, en 1968, et plus tard, lorsque les cégeps se sont vidés au Québec.Toujours, Pierre Bourgault est là, au premier rang.Lui qui ne peut supporter la violence, ne pourra l'empêcher d'éclater de temps à autres.Il a fallu dissoudre le parti pour joindre les rangs du PQ, «parce que René Lévesque ne voulait pas de nous.Son MSA s'était fusionné avec le RN de Gilles Grégoire, ce qui a donné naissance au PQ.Quant à nous, nous y avons adhéré un par un.» Anton Anghel n'aura pas jeûné et versé son sang en vain Depuis que Marian Servan est arrivé de Roumanie, samedi dernier, sa mère Ecaterina Speva et sa soeur Titica Anghel se disputent la joie de l'héberger.C'est l'euphorie dans les deux foyers, car la venue au Canada du plus jeune des deux frères Servan fait espérer que le reste de la famille pourra suivre.Elle prouve surtout à Anton, le mari de Titica, qu'il n'a pas jeûné 18 jours devant le consulat général de .Roumanie et versé son sang en vain.ULY TASSO_ On se souviendra que, dans un geste spectaculaire, M.Anghel s'était ouvert \\es veines sur le perron du consulat roumain, le 29 août dernier, en vue de fléchir les autorités de son pays d'origine et les amener à permettre aux frères de sa femme de venir les rejoindre au Canada, avec leur famille.Dans ses éditions des 21; 29 et 30 août, LA PRESSE a largement fait écho aux gestes désespérés d'Anton Anghel pour sensibiliser les gens, particulièrement ceux qui pouvaient faire bouger les choses.Ces articles et d'autres reportages dans les média d'information semblent avoir amorcé un dénouement heureux.Les choses commencent à bouger Le lendemain du jour où Anton A s'ouvrait les veines, son beau-frère Mircea, à qui il téléphonait à Bucarest, lui confiait qu'il avait été appelé d'urgence au service des passeports où on lui a dit: «Dis à ton beau-frère de cesser ce qu'il fait, vous aurez vos visas».Sans toutefois préciser quand.Les frères, pâtissiers tous les deux, étaient loin d'être tranquilles.Ils avaient su que des officiers de police étaient allés se renseigner à leur sujet, à leur lieu de travail.Néanmoins, Mircea Servan, âgé de 26 ans, a entrepris sans tarder de présenter une quatrième fois son dossier, celui de sa femme Viorica et celui de leur fille de trois ans, Ruxandra, en vue d'obtenir passeports et visas de sortie.Le prix d'un passeport pour un départ définitif est de 1,000 lei auquel il faut ajouter plus de 100 lei pour le visa, l'équivalent de trois semaines de salaire.Quant à Marian, il a été convoqué, lui aussi, mais un autre jour.Comme il avait déjà fait une demande pour un visa de touriste, on le lui a accordé avec un passeport pour le tiers du prix que paiera son frère.Il a donc pu venir le premier.Sans sa femme Mariana, cependant, pour qui il doit entreprendre des démarches à partir du Canada.Il semble qu'elle n'aurait pas pu obtenir un visa de touriste en même temps que lui et doit attendre l'autorisation de quitter définitivement la Roumanie.«Il lui a téléphoné en arrivant à Mont-; Photo Jean Goupil, LA PRESSE La joie des retrouvailles se lit sur les visages de Marian Servan et sa soeur Titica Anghel, photographiés à LA PRESSE, au cours de l'interview.réal et ils pleuraient tous les deux au téléphone, car c'est la première fois qu'ils se quittent», raconte Titica qui a servi d'interprète à son frère unilin-gue.Quand Mariana, qui est comptable reviseur et francophone, arrivera, Marian pourra communiquer plus facilement avec les gens d'ici.en attendant d'apprendre le français.Titica souligne qu'il s'est senti très seul durant l'escale de Zurich et très embarrassé à son arrivée à Mirabel lorsque les douaniers lui ont demandé s'il transportait des plantes dans ces bagages.«Il était devenu tout rouge parce qu'il ne comprenait pas ce qu'on lui disait et eux s'acharnaient à l'interroger.Ils ont fini par appeler mon mari au micro pour leur servir d'interprète», rapporte Titica.Mais tout cela est oublié.D'autant que les Anghel qui avaient envoyé le mois dernier un télégramme au secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, ont reçu une lettre encourageante de M.Mark MacGuigan.Aussi l'heure est-elle aux réjouissances, qu'on répétera aux prochaines retrouvailles.Marian a promis aux siens de les régaler d'éclairs au chocolat, son cheval de bataille.Sa mère et sa soeur qui ont travaillé des heures interminables pour payer son voyage, et son beau-frère, un homme «bon» et même «exceptionnel», selon lui, méritent bien ces gâteries.1 Vieux comme jeunes, tous ont le droit d'être soignes «Enfin!» s'est écriée Rosie quand nous nous sommes retrouvées après mes vacances.I Puissent mes lecteurs en penser autant, ai-je sou- I pire in petto.C'était un accueil tout chaud de tendresse.I Nous avons parlé d'elle, de moi, des autres.pas I trop en mal ! Mais quand est venu le tour de l'actualité, celle un peu passée mais toujours présente, Rosie est devenue morose.«Où allons-nous?On s'entretue pour l'amour de Dieu.On crève de faim et d'autres s'enrichissent, brassent des millions alors que le chômage augmente.On cherche à faire baisser l'inflation; on ne réussit qu'à créer des sans-travail.Des usines, des commerces ferment leurs portes.Et la misère engendre la violence.» «Regarde», dit-elle.Elle me place sous le nez des coupures de journaux dont je parcours les ti- î très : « Inflation : les pauvres plus pénalisés.» Rosie, amère, remarque: «Ça n'a pas empêché les médecins de faire la grève! » Je lis encore: ! «Plan de pension revisé: 51 députés pénalisés.» Rosie grogne : « Faut voir quelle pension ils accumulent en quelques années.sans compter la multiplication des hauts fonctionnaires, les professeurs qu'on paie à ne rien faire.» Elle me souligne que le directeur de la police, M.Vignola, qui a démissionné de son poste pour j se jeter dans la politique, recevra une retraite de $45,000, que M.Raymond Gosselin, ex-président de l'Office de la langue française, a touché, à peu près, un chèque de $116,640 en paiement de son allocation de retraite.! \u2014 Tu vois, Rosie, bien parler français, ça paie! Elle me lance un regard assassin sans daigner relever ma malice.Une coupure est rayée de traits rouges: Un fonctionnaire coupable d'une fraude d'une quarantaine de milliers de dollars s'est peu de temps après facilement replacé dans le réseau des Affaires sociales où il avait accompli son exploit.«On embauche les voleurs, mais on coupe le budget des hôpitaux, des centres d'accueil, des hôpitaux pour maladies chroniques.Mais on éponge les millions des Fêtes déficitaires de l'an dernier.Qu'est-ce qu'ils veulent donc qu'on fête?Le fait d'avoir de plus en plus de difficulté à boucler son budget?Le fait que les malades et les personnes âgées, dans certains établissements du moins, mangent de moins en moins et de plus en plus mal?» Elle est lancée, Rosie.Et moi, je pense comme elle que c'est, dans le petit maigre qu'on coupe, non dans le gras.La situation n'est rose pour personne.Elle est encore plus sombre pour les personnes âgées, déjà rejetées, à qui l'on fait sentir qu'elles vivent trop longtemps, et qui attrapent tous les coups.Les grèves les atteignent durement.Les restrictions budgétaires aussi.Et durant ce temps, les médias nous apprennent que le train de vie des gouvernements augmente plus vite que l'inflation.Au Québec, quand le gouvernement pense «économie», il se tourne tout de suite vers le ministère des Affaires sociales, ce ministère qui engouffre des milliards et qui ne rapporte pas un sou.On a l'impression que les décisions de couper ici et là sont prises à l'aveuglette, sans considération pour les bonnes et les mauvaises administrations, pour l'incompétence ou l'insouciance de ceux qui manipulent les fonds publics.Certains gaspillages sont tolérés; certains amis «politiques» coûtent cher.Le fameux «patronage» dont on espérait que le PQ se tiendrait loin a pris du poil de la bête.Avec les ans, le prix pour garder le pouvoir s'élève.On multiplie les «chefs» et on diminue le nombre d'Indiens, ceux qui donnent les services.On adjure les petits de se serrer la ceinture pour mater l'inflation.Mais le gouvernement recule devant les plus forts qui crient comme si on les acculait à la mendicité.Et voici que Rosie ouvre et ferme la bouche, hésite.Elle veut dire quelque chose qu'elle va chercher très loin, au fond de l'émotion qui brouille son regard.«J'ai lu, dans le compterendu d'un congrès ou colloque, je ne sais trop lequel.j'ai lu qu'on avait songé à garder les lits d'hôpitaux pour les jeunes plutôt que d'en laisser aussi aux vieux.Ce n'était pas écrit en toutes lettres.J'ai compris qu'on pensait à ne plus nous soigner.C'est une forme d'euthanasie! » suffoque-t-elle.I \u2014 Rosie, je suis certaine que l'on n'a pas prononcé ce mot.«Non, mais il était dans leur esprit.j On le lisait entre les lignes.On veut, pour ce qui est des lits d'hôpitaux, accorder la préférence aux jeunes, comme lorsque coule un bateau.On le fera peut-être sans le dire.c'est moins gênant!» \u2014 Non, Rosie, une société évoluée, civilisée, ne pourra jamais aller jusque-là.Si l'euthanasie est pratiquée, ce n'est que dans des cas extrêmes où l'on doit, par humanité, soulager les souffrances d'un malade.Mais adopter un tel principe, légaliser l'euthanasie, renoncer à soigner les personnes âgées, ce serait retourner des siècles et des siècles en arrière.I Je cherche à la consoler, avec des mots peut-I être peu convaincants car nous avons toutes les deux présente à l'esprit l'Allemagne nazie et ses I horreurs.Il n'y a pas si longtemps.I Aujourd'hui, le culte de la jeunesse diminue et I le Troisième Âge s'organise, devient une force I politique.Il lui faudra être présent, lucide, déci- I dé.Car il compte maintenant.I Le petit vin blanc aidant, je parviens à con- I vaincre Rosie, à la dérider.Quand nous nous I sommes quittées, elle avait retrouvé sa sérénité, j son optimisme naturel et elle se traitait de vieille I foUe! I Hélas, pas si folle que ça.mais il faudra veiller au grain.! \u2022 \u2022 \u2022 I Un couple m'a écrit pour me reprocher d'avoir I employé le mot «ghetto» pour désigner les cen-I très d'accueil pour personnes âgées.Le mot n'est I pas de moi mais d'un groupe d'étude du MAS I dont je résumais le travail.Quant à Angelica, je I suis bien placée pour dire que c'est l'un des meil-I leurs établissements de la province. E 4 J/iVKE AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1982 Le devoir d'un avocat n'est pas de répéter servilement ce que prétend son client Siégeant quotidiennement en cour des comparutions criminelles depuis quelques années, le juge André Chaloux semble avoir Fimpresseion d'être critiqué à tort par un certain nombre d'avocats de la défense qui lui reprochent sa rigueur, sinon sa sévérité.Hier, il a donc souligné qu'il ne fallait pas confondre lucidité avec sévérité.Et à un jeune avocat qui lui demandait avec insistance la libération povisoire de son client, en soulignant que ce dernier n'avait pas d'antécédents judiciaires, le magistrat fit remarquer que la veille même, un autre procureur lui avait réclamé la même chose au sujet d'une jeune Torontoise, accusée du vol d'une N'oubliez pas nede (manufacturier établi depuis 1952) Encore le meilleur pour le manteau de mouton renversé de cuir doublé avec fourrure véritable, de drap et imperméable doublé de fourrure.Aussi manteau de suède ou cuir avec doublure détachable, choix de simili ou vraie fourrure.Aussi plusieurs modèles pour hommes.4887 ouest, rue Sherbrooke 488-1553 Plan de mise de côté IMPORTANTE D'OEUVRES D'ART DE MOBILIER ET D'ANTIQUITÉS PAR CATALOGUE EN DEUX SESSIONS SEPTEMBRE 1982 EXPOSITION PRÉLIMINAIRE: DU VENDREDI 10 SEPTEMBRE AU LUNDI 13 SEPTEMBRE 1982 INCLUS DE 10H00 a 18H00; VENDREDI ET LUNDI JUSQU'À 22H00.VENTE: MARDI 14 SEPTEMBRE 19H30 PRÉCISES: Mobilier, antiquités et objets de collection: MERCREDI 15 SEPTEMBRE 19H30 PRECISES: art canadien et européen, importantes sculptures esquimaudes.LÉO AYOTTE: NATURE MORTE 16 x 20 (41 cm x 51 cm) VENTE MARDI 14 SEPTEMBRE À 19H30 PRÉCISES: SESSION GÉNÉRALE: bon mobilier comprenant une chambre a coucher et des salons de style Louis-XV Un mobilier de salon et des bibliothèques de style George-ll.un ensemble de salle à manger sheraton en acajou, de nombreux sièges et tables d époque victorienne, une tapisserie des Flandres du 17e siècle, des lampes anciennes, une importante collection de tapis anciens et semi-ar.ciens persans et caucasiens, des bijoux en or 18 kt sertis de pierres précieuses, une collection de verres anciens comprenant des opalines romantiques, des verres doublés, émaillés et des verres art nouveau, une série de masques de la Nouvelle-Guinée de largenterie.de la porcelaine et bien d'autres articles.VENTE MERCREDI 15 SEPTEMBRE À 19H30 PRÉCISES: ART CANADIEN ET EUROPÉEN PAR: L.Ayotte.B.Baldwin.L.Bellefleur, F.M.Bell-Smith.A.Bertounesque.J.Bonnet.C.Bouter.W.Brymner.R.W.Burton.PA.Caron.RE.Chazalviel.S.M.Cosgrove.J.P Dallaire.M.J.G Delfosse.L.Del Signore, M.Domingue, M.Dufour, A.Dumouchel.E.Dyonnet, M.A.Fortin.C.Gagnon, T.R.!Garside.J.Giunta, J.Hammond, F.De Herain, S.B.Holden, N.Hudon, F.Hacurto.OR.Jacobi.F.Labelle.T Lecor.A.Lismer.A.Marko.T.M.Martin, KL.Masson.M.Mauro.A.Noeh.G.N.Norwell.M.Perrin, G.Pfeiffer.N.Poirier, R.Richard.J.P.Riopelle.E.Riordon.W.G.Roberts.R.Rousseau.J.Sherrewitz.A.Sherrif-Scott.P.Soulikias.P.H.Surrey.M.A.de Foy Suzor-Coté.M Tanobe.T.K.Thomas.A.Villeneuve.G Valmont et de nombreux autres.EMPORTANTES SCULPTURES ESQUIMAUDES par J.Adamée, K, Ashoona, K.Etunget, I.Ikidulak, G.Judea, Y.Kakee, M.Kakimat, K.Kolola, L.Kyak, E.Manomie, A.Nopeygak, J.Petooloosie, J.Piliktaok, G.Pitsiulak, D.Puingutak, T.Takpanie.LES ENCANS SPINNEY'S AUCTIONS 146, chemin Bates, bureau 303, Mont-Royal, Québec H3S 1A4 Stationnement gratuit à l'arrière carabine, et de hold-up dans une pâtisserie japonaise avec cette arme volée, dans les minutes suivantes.«Je n'ai pas accordé de cautionnement à cette prévenue, en dépit des avancés de son avocat, et ce matin, la police me remet une feuille de route où Suzanne Manning n'est pas seulement désignée sous l'alias de Stéphanie Montgomery, mais où on lui impute une bonne douzaine de condamnations pour délits divers, au cours des deux dernières années.Dont trois bris de conditions.L'avocat qui venait de plaider son point crut alors bon de souli- gner que, dans bien des cas, les procureurs ne faisaient que répéter les prétentions de leurs clients, au sujet de leurs antécédents, et surtout, de leur absence d'antécédents.«Mais, de tonner le juge Chaloux, c'est précisément ce que n'est pas le devoir d'un avocat, c'est à dire de répéter servilement ce qu'un accusé lui dit, sans avoir fait la moindre vérification, et ce en risquant, bien souvent de tromper la cour.Si l'on veut continuer à se faire qualifier d'auxiliaire de la justice, il me semble qu'on doit concevoir sa tâche autrement, de soulgner le juge irrité.LE CENTRE DE GESTION POUR FEMMES Pour répondre aux défis particuliers des femmes face au monde des affaires.La femme et le monde financier A la portée de la femme qui désire acquérir de solides connaissances en finances.La femme et le monde financier, structuré par Ginette Désormeaux, de Richardson, Greenshields du Canada Limitée, abordera en 10 semaines les thèmes suivants: budget, placements, fiscalité, inflation et autres.Choix de cours débutant la semaine du 13 septembre.Inscrivez-vous dès aujourdhui! Utilisez votre Visa ou Mastercard.YWCA-1355 ouest Dorchester \u2022 866 9941 e U R ANNIVERSAIRE \u2022 '¦¦).t -'; ¦¦ «¦ * | il II jl / 4 H il il §i f ¦m n DÉCORMAG organisait il y a quelques jours une «fête au jardin» en l'honneur des gagnants et commanditaires du Concours 10e anniversaire.Dans l'ordre habituel, Christiane Dubé, de LA PRESSE; Marie-Josée Roy, gagnante; Christine Fauteux, de CKAC; Ginette Ga-doury, présidente de Décormag; Gisèle Lehoux, gagnante; Danielle Légaré, de CKAC et Normand Martin, de LA PRESSE.Mesdames Roy et Lehoux ont mérité un voyage pour deux (2) à Paris par Air Canada et un séjour au Château du Dehez à Bordeaux offert par Barton & Guestier.la presse CKAC 6 l'écoute de la vie COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Nouveau service rapide et efficace 85-6984 Economisa; tempt «t argent en commandent vot livret det Edition.La Prette par telephone Vous n'avez qu'a composer le numéro 285-6984.donner votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD et le tour ett joue.Ce tenrice voue ett offert du lundi au vendredi de 9h a midi m \u2022 \u2022 \u2022 i UN FOYER POUR MOI Un milieu familial pour de jeunes «déficients» légers Quelques jeunes ayant un quotient intellectuel à la limite de la déficience légère vivent présentement dans des centres hospitaliers ou centres d'accueil spécialisés.Il s'agit de garçons et de filles dont l'âge se situe entre 9 et 17 ans; certains manifestent des retards plus marqués mais en général, ils font preuve d'une assez bonne capacité d'adaptation, d'autonomie et de débrouillardise.Leur séjour en institution leur a permis de faire des acquisitions importantes sur divers plans mais il est grandement temps qu'ils connaissent un milieu de vie plus normal, une famille d'accueil, par exemple.On les estime prêts à y vivre et capables d'y découvrir d'autres é-léments propices à leur développement et à leur épanouissement.Quelques-uns même, réclament cette famille depuis un certain temps et souhaitent y trouver un peu d'amour et beaucoup de tendresse.Avant leur majorité, il est bien naturel de fournir à ces jeunes l'occasion de connaître l'expérience d'un milieu familial que ce soit d'une façon régulière ou par des séjours lors de fins de semaine ou de congés.Nous pensons que les personnes les plus aptes à remplir ce rôle sont celles qui, par leur expérience de vie, de travail ou de loisirs ont côtoyé des «déficients», sont à l'aise avec eux donc mieux en mesure d'accepter leur rythme, de les comprendre, les aider et de les stimuler.Si vous êtes des personnes chaleureuses, prêtes à recevoir un de ces jeunes dans votre foyer de Montréal ou de Laval, nous vous invitons à communiquer dès maintenant avec le Centre de services sociaux du Montréal Métropolitain ressources enfance, 527-7131.O DANS LES ÎLES \\u pavillon du Québec La mode québécoise aura moins de secrets pour les visiteurs de Terre des Hommes qui assisteront le lundi 6 septembre, à 14h45 et 17hl5, à la présentation de la collection automne-hiver du prêt-à-porter des réputés couturiers, Michel Robi-chaud, Jean-Claude Poitras, François Guénet, Micheline Boucher, etc.Ce défilé de mode fait partie des nombreuses manifestations prévues au pavillon du Québec durant le long congé de la Fête du travail.Ouvert jusqu'au 12 septembre, le pavillon du Québec propose un feu roulant d'activités sept jours par semaine.À l'affiche entre autres, ce week-end: le groupe Aganman, chanteurs, musiciens, danseurs d'Afrique, à 13h et 17h, le samedi et dimanche 4 et 5 septembre, le chanteur guitariste mexicain, José Luis Santa Maria; à midi trente, le samedi et dimanche 4 et 5 septembre, le groupe Soleil levant; une troupe de danse aztèque, à 14h et 16h45; le lundi 6 septembre, le Sacre du printemps, une troupe de danse, à 15h30 et 18h, le lundi 6 septembre.Dimanche 5 septembre 1982 Dessins et moulage de plasticine à l'intention des enfants de llh à 17h; Chanteur- guitariste mexicain José Luis Santa Maria à 12h; Groupe Aganman (Antilles -Haïti - Afrique) de 13h à 17h; Trio baroque à 17h; Artisans dans le pavillon: Rita Hobei-ka, macnicree; Erno-ke et G a 1 o c s y, émaux; Marie Jacques, statuettes; Mé-teirs d'art de la Rive Sud et Montréal; Artisans à l'extérieur du pavillon: Louis Bernard, étain; Francine Jeté-Raku, céramique; Marie-Luce Pelletier, poterie; Coin des communautés culturelles: sculpture avec Duc Vien Ngo d'origine vietnamienne.Lundi 6 septembre 1982 Dessins et moulage de plasticine à l'intention des enfants de llh à 17h; La légende d'Algomer, Atelier de théâtre «Les mains» de 12h30 à 13h30; Groupe Soleil levant, Troupe de danse aztèques, à 14h; Défilé de modes, Collections automne-hiver, à 14h45; Le Sacre du printemps: danse à 15h30; Prix de dessin pour enfants, à 16h30; Groupe Soleil levant: Troupe de danses aztèques, à 16h45; Défilé de modes: Collections automne-hiver, à 17hl5; Le Sacre du printemps: danse, à 18h; Trio baroque, à 19h; Artisan dans le pavillon: Julie Cor-beil, fleurs.Mardi 7 septembre 1982 Chanteur-guitariste mexicain, José Luis Santa Maria, à 13h et 14h30; Famille Ci-trouillard, marionnettes et maquillage à l'intention des enfants, à 13h45 et 15hl5; Trio baroque à 16h et 17h45; Alliance des chorales du Québec, La petite suite québécoise 17h; Artisan dans le pavillon: Julie Corbeil.fleurs.Mercredi 8 septembre 1982 Chanteur-guitariste mexicain, José Luis Santa Maria à 13h, 14hl5, 15h30 Famille Citrouillard, marionnettes et maquillae à l'intention des enfants à 13h30 et 14h45; Trio baroque de lGh à 17h30; Artisan dans le pavillon: Julie Corbeil, fleurs.CUISSON MICRO-ONDES l, CUISINE INTERNATIONALE m GRAND SPÉCIAL dans le cadre du Festival des Couleurs Mont-Tremblant Les 24-25-26 septembre O'BERGE DU VILLAGE vous offre pour une fin de semaine seulement des tarifs aussi bas que $Hn95par Personne 151.par jour.(Enfant moins de 12 ans GRATUIT).Un léger supplément vous sera chargé pour les frais de service.Pour réservation appelez: 1(819) 425-3763 Magnifiques illustrations en couleurs Plus de 200 recettes internationales dont 35 du Québec Un livre superbe avec une couverture très pratique, rigide et spiralée 33 tableaux explicatifs CUISSON: 7 minutes Crème de champignons Ingrédients: 500 ml (2 lasses) de champignons frais hachés 2 ml (V* c.û thé) de poudre d'oignon 1 ml (Vt de c.à thé) de sel, poudre d'ail et poivre blanc au goût 625 ml (2y* tasses) de bouillon do poulet 250 ml (1 tasso) de crème épaisse Combiner lis champignons.1rs ;i.s.s,its
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