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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-10-21, Collections de BAnQ.

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[" Joaquin Andujar, après avoir empoisonné l'existence des Expos toute la saison, a terminé en beauté en obtenant la victoire finale hier soir contre les Brewers en Série mondiale.page 5 DETROIT page 6 Les hommes de Whjtey Herzog battent les champions de l'Américaine par le compte de 6-3.La victoire, protégée par Bruce Sutter, va à Joaquin Andujar.Les Cards ont encore une fois impressionné à l'attaque avec un total de 15 coups sûrs.PORTER, JOUEUR DE LA SÉRIE pages 2, 3, 12, 13 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45* MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982, 98* ANNÉE, n° 244, 80 PAGES, 4 CAHIERS LE TRIPTYQUE DEUXIÈME VOLET Le premier ministre Pierre Trudeau livre ce soir la troisième et dernière tranche de son allocution sur l'état de l'économie et les moyens de remédier à la situation.ÉBÎTO UNE COMPTABILITÉ DE FOI ET DE CONFIANCE PAR MICHEL ROY >.page A 6 TRIPLE MEURTRE \"Y\" £2 \u2022' .w » i OULEVARD LAURENTIEN Mme ROCHON AVAIT OBTENU QU'ON INTERNE SON MARI RIEN NE PRÉSAGEAIT UN TEL GESTE, SELON LA CSST page A 3 FORTE ESCORTE AUTOUR HASSINI ARAFAT Un impressionnant déploiement policier a marqué la descente d'avion hier à Mirabel du frère de Yasser Arafat, leader de l'Organisation de libération de la Palestine.Hassini Fathi Arafat, directeur de l'équivalent palestinien de la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge, participera à Ottawa à un congrès de diplômés arabes.page A 8 RUE DE LANAUDIÈRE 1 A SHANGHAI page A 5 SOMMAIRE Annonces classées: B 8, C 11 à C 16 et sports 14 Arts et spectacles: A 12 à A 16 \u2014Informations: A 12 à A 16 \u2014Cinéma: C 10 Carrières et professions: B 7 Décès, naissances, etc.: C 17 Économie: B 1 à B 8 Êtes-vous observateur?: C 12 FEUILLETON Horoscope: C 12 Le monde: A 22, B 10, B 11 Météo: A 2 Mots croisés: C 15 «Mot-mystère»: C 15 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: C 10 Télévision: A 12 \u2014Télé-câble: A 12 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TAPTiOTd sports Bandes dessinées: 14 Mots croisés: 14 LE TRAITEMENT DES DÉPUTÉS: ¦A.page A 4 ÇJ IMMEUBLE Trusi Royal L ENSEIGNE OUI FAIT VENDRE Trust Royal Le Trust Royal vous ouvre des portes.Régimes enregistrés d'épargne-logement Prêts hypothécaires Achat et vente de maisons N-1 ^¦¦¦¦¦¦¦Mdi A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 f t i I l i { Trudeau écarte de nouveaux contrôles * * 4 4 i i i i f l i J i m s < ! I * i i i t J > i / # / t i i t : OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, a lancé hier un appel à la « confiance » réciproque des Canadiens pour obtenir leur appui au programme fédéral de restrictions volontaires pour réduire à six et cinq p.cent l'indice d'inflation au cours des deux prochaines années.Dans sa deuxième causerie télévisée, M.Trudeau explique que son gouvernement a rejeté les contrôles autoritaires, de même que les coupures dans les programmes sociaux, préférant miser sur « un front commun de tous les Canadiens pour surmonter la crise ».« Seuls les Canadiens peuvent, par leur libre choix, répondre à ce geste de confiance >», a dit M.Trudeau.Mardi, le premier ministre avait indiqué que le Canada était au bord du gouffre et que tous devaient mettre de côte leurs divergences régionales pour s'apprêter a taire face ù une compétition internationale sans merci.En guise de solution, le premier ministre soutient que le program- me de restrictions volontaires du gouvernement met en cause, « non pas la confiance des Canadiens envers leur gouvernement, mais notre confiance réciproque entre citoyens d'un môme pays ».« Si par manque de foi et de confiance les uns dans les autres nous refusons de nous donner la main pour nous sortir de la crise, alors nous ne ferons que renforcer Tune des causes les plus profondes de l'inflation, en même temps que Tune des conséquences les plus pernicieuses.« Refusant de croire que nous obtenons notre juste part du gâteau et soupçonnant maladivement que tout le monde autour de nous en profite pour rafler le gros lot, nous nous condamnerons à vivre dans un climat de méfiance malsaine.« Tels sont en effet les fruits pourris de l'inflation, avec les salaires qui essaient de rattraper les prix, les prix qui tentent de rattraper les profits et les profits qui veulent rattraper les salaires, l'inflation est une course sans gagnant.Nous sentons tous que nous reculons ».a dit le premier minis- Le Front commun: Québec retarde les négociations QUEBEC\u2014Les coordonna-teurs syndicaux ont profité de leur première rencontre officielle avec le gouvernement à la table i centrale des négociations des sec-[ teurs public et parapublic hier pour accuser le gouvernement de A CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Quebec ! retarder sciemment un règlement ; cet automne.En effet, ils ont si- gnalé que des représentants pa-i tronaux aux tables sectorielles, notamment dans le secteur collé-' gial, refusaient de négocier.Selon M.Réal Lafontaine.coor- \u2022 donnateur à la FTQ.les represen- \u2022 tants du gouvernement feraient i AUJOURD'HUI 7,253,000 $ 16 15 14 13 12 1 1 10 8 i i i Cenbraide OBJECTIF 16 000 000 $ 9 tout pour « étirer le temps » dans le secteur collégial.Dans le compte-rendu de l'avancement des négociations que faisait mercredi LA PRESSE, on y notait en effet que dans ce secteur, la discussion n'avait pas encore franchi le cap de la question des libérations syndicales même si les négociations avaient débuté à la fin du mois d'août.Questionné par les journalistes en rapport avec ce problème, le coordonnateur du gouvernement, M.Lucien Bouchard, a soutenu que s'il y avait vraiment de l'obstruction de la part des représentants du gouvernement, il était pour y mettre fin.Il devait admettre que certains n'avaient pas favorisé jusqu'ici une négociation rapide.M.Bouchard a indiqué qu'il était temps de s'attaquer aux matières prioritaires de la négociation, à savoir la protection des bas salariés à la table centrale et toutes les questions ayant trait à la tâche des enseignants aux tables sectorielles en éducation.Le coordonnateur de la CSN, M.Jean-François Munn, devait répliquer que le gouvernement avait perdu cinq mois en refusant de négocier dès le mois de mai sur la base des conditions des centrales syndicales.Quinze jours: pas réaliste Le coordonnateur du gouvernement pense qu'il ne serait pas réaliste de vouloir régler en 15 jours une formule de gel des salaires qui favoriserait les bas salariés.« Nous allons faire l'impossible pour s'engager dans une démarche intensive.mais il faut être réaliste car nous allons devoir expliquer le contexte budgétaire du gouvernement ainsi que le manque de marge de manoeuvre », a-t-il dit, laissant entendre que cela demandait du temps.Or, il faudrait qu'un règlement intervienne dès le début du mois de prochain afin de permettre un étalement sur cinq mois du gel des salaires qui favorise les bas salariés.Autrement, c'est la loi 70 qui risque de s'appliquer avec toute sa rigueur.Bien que M.Bouchard a le sentiment que les centrales sont disposées à négocier rapidement, il signale que le gouvernement prévoit un janvier «chaud», ce qui expliquerait son empressement à publiciser dans les journaux son offre d'avril dernier.Le coordonnateur de la CEQ, M.Gilles La-voie, y voit plutôt un vent de panique.FLA AUJOURD'HUI: Min.: 5 Vox.: Il NUAGEUX ET AVERSES DISPERSÉES D\u20acMAIN: CIEL VARIABLE La Quotidienne Tirage d'hier 2920 Numéro-boni 026866 Québec Abitibi Outaouais Laurentidos Cantons de l'Est Mauriac Québec Lac-Saint-Jean Rimou-.ki .Gasposie Baie-Comeau Sept-lles Canada Min 0 5 4 6 5 4 5 4 4 2 2 Mai 3 10 ô 10 8 10 8 10 9 9 9 Aujourd'hui Nua -averses Nua.-aver ses Nua.-aver ses Nua.-aver ses Nua.-averses Nua.-averses Nua.-averses Nua.-averses Nua.-aver ses Nua.-averses Nua.-aver ses \tf «r\tMin.\tMan.\tVictoria\t3\t15 \t\\ Edmonton\t2\tM \tRerjina\t0\t12 \t,i Winnipeg\t-1\t7 \tToronto\t0\t9 \tFredericton\t9\tM \t' Halifax\t10\t14 \tCharlottetown\t9\t15 \t, Saint-Jean\t6\t14 États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York les cap Amsterdam Athènes Acopulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres Min.\tMox.\t\tMin.\tMo» 7\t10\tNllo-Orléans\t17\t28 11\t21\tPittsburgh\t9\t21 8\t15\tSan Franscisco 16\t\t23 25\t27\tWashington\t12\t21 11\t18\tDallas\t8\t30 «taies\t\t\t\t Min.\tMa».\t\tMin.\tMax.1 1\t17\tMadrid\t8\t14 15\t25\tMoscou\t-4\t7 24\t32\tMexico\t11\t24 7\t15\tOslo\t0\t4 10\t15\tParis\t9\t14 13\t26\tRome\t9\t14 1\t10\tSéoul\t10\t18 10\t15\tStockholm\t3\t4 26\t27\tTokyo\t12\t20 15\t29\tTrinidad\t22\t33 11\t18\tVienne\t2\t10 13\t16\t\t\t tre.Au nom du Parti conservateur, le député de Joliette, M.Roch La Salle, s'est contenté de dire que si M.Trudeau avait parlé de confiance, c'est que «les Canadiens ont perdu confiance non pas en leur pays, mais bien en leur premier ministre ».Le premier ministre doit aujourd'hui encore s'adresser à la population pour une troisième période de 15 minutes télédiffusées, mais ce n'est que vendredi que le chef de l'Opposition, M.Joe Clark, profitera de son temps de réplique.Quant au chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent, il n'utilisera son temps d'antenne que lundi prochain.Par ailleurs, une cinquantaine de reporters, scénaristes et réalisateurs du réseau anglophone de la société d'Etat ont envoyé une pétition à Bill Morgan, directeur du programme des nouvelles télévisées et affaires publiques.Selon eux, le réseau de télévision de Radio-Canada «a abdiqué ses responsabilités fondamentales» en ne prévoyant pas une émission spéciale immédiate-mernt après les messages télévisés que le premier ministre Trudeau a adressés à la nation cette semaine.En tant que radiodiffuseur public, Radio-Canada ne peut constituer, ni paraître constituer, un instrument de propagande pour le gouvernement, précise-t-on, et les allocutions de M.Trudeau devraient être suivies de programmes comprenant analyse, réactions des trois partis et commentaires d'experts.«Les Canadiens sont en droit d'attendre de leur entreprise de radiodiffusion nationale ce genre d'informations additionnelles lorsqu'il s'agit d'un événement d'envergure, et les en priver en cette occasion constitue une injustice tant aux téléspectateurs de Radio-Canada qu'à l'intégrité de la société d'Etat elle-même.» Dommage que les élections n'aient pas lieu aujourd'hui OTTAWA \u2014 Regardons les choses en face: si le premier ministre Trudeau occupe le petit écran trois soirées d'affilée cette semaine, ce n'est pas seulement à cause des difficultés de Bombardier ou de General Motors du Canada à vendre leurs locomotives en Tunisie ou à Mexico.GILBERT LAVOIE m (de notre bureau d'Ottawa) C'est surtout à cause des Dupont, des Tremblay, des Smith et des Jones qui se sont retrouvés en chômage pour la première fois de leur vie au cours des derniers mois, et qui seront forcés de demander l'aide sociale au cours des semaines à venir, si ce n'est pas déjà fait.Or, le chef du gouvernement n'a pas parlé aux chômeurs au cours de ses deux premières émissions.Il a reconnu leur existence en trois lignes dans le premier paragraphe de son discours de mardi.Hier soir, il n'en a fait état que pour signaler qu'ils nous coûtent cher: « Les chômeurs se multiplient.Ils ne paient plus de taxes.Mais ils ont besoin d'aide ».Un pas de plus, et il leur reprochait d'exister! C'est aux travailleurs, à ceux qui paient encore des taxes, que M.Trudeau s'adresse depuis deux jours.Sa démarche s'inscrit parfaitement dans la politique du gouvernement en place qui continue, à l'instar de l'administration américaine, de faire de la lutte à l'inflation sa priorité, au détriment s'il le faut, de celle contre le chômage.Ce que recherche le chef du gouvernement canadien, c'est, ni plus ni moins, que de répéter sur une plus grande échelle, la prouesse du président de Chrys- Photothèque LA PRESSE Pierre-Elliott Trudeau 1er, M.Lee Iacocca, c'est à dire profiter d'une situation qui frise la catastrophe pour obtenir des concessions des travailleurs.La comparaison peut sembler farfelue au premier coup d'oeil, mais les journalistes qui ont suivi la politique fédérale au cours des dernières années ont pu constater à quel point l'exemple des travailleurs de l'industrie américaine de l'auto a impressionné les politiciens canadiens.Après les grandes poussées revendicatrices des syndicats, dans les années 70, l'expérience de Chrysler venait à point.La peur causée par la récession permet maintenant de l'appliquer à l'échelle d'un pays.Une telle situation aurait été impensable au milieu des années 70.La peur n'existait pas, alors.Un nouveau Trudeau?C'est peut-être la raison pour laquelle M.Trudeau semble si peu convaincant dans ses grands appels à la solidarité.Les quelques auteurs qui ont publié des livres sur la vie politique du premier ministre s'entendent pour dire que ce dernier n'a cru à la possibilité de gouverner par la raison et la persuasion que durant les quatre premières années de son règne et qu'il a perdu cette foi après sa quasi-défaite de 1972.C'est alors, font-ils remarquer, que sont entré en scène les Keith Davey, Jim Coutts et compagnie, qui gouvernent à l'aide des sondages.Il est donc un peu surprenant de voir M.Trudeau arriver en ondes, dix ans plus tard, pour prêcher la solidarité et la confiance.L'explication est pourtant simple: les sondages de septembre ont démontré que la population appuie massivement les restrictions salariales imposées aux employés gouvernementaux.Quand la cote populaire d'un parti politique est en chute libre mais que la population appuie une action donnée de ce parti, on poursuit cette action, et c'est ce que tente de faire le gouvernement.Comme M.Trudeau demeure, toujours selon les sondages, le meilleur « vendeur » des trois chefs politiques à Ottawa, c'est à lui qu'on a confié la mission de répandre le message.Le parti avait songé à une tournée nationale en septembre.Mais comme M.Trudeau a été reçu avec des tomates et des oeufs pendant ses vacances, dans l'Ouest, alors qu'il ne cherchait même pas à vendre quoi que ce soit, ses conseillers ont préféré la solution plus facile et plus sécuritaire des émissions de télévision.Son message passera-t-il?Il ne faut pas se fier au scepticisme des journalistes et des analystes politiques pour faire des prédictions.C'est vrai que M.Trudeau n'annonce rien de nouveau aux chroniqueurs parlementaires qui le suivent à tous les jours à Ottawa.Mais ce n'est pas aux journalistes qu'il s'adresse cette fois, par le biais du petit écran, c'est à la population.Dommage qu'elle ne puisse pas voter à la fin de ces trois émissions.Les prisons canadiennes n'ont rien à cacher (Kaplan) Inaugurant, hier, à Montréal, la 21e Conférence de la Société de criminologie du Québec, le solliciteur général du Canada, M.Bob Kaplan, a déclaré qu'il ne fallait pas « accorder trop de crédit » au rapport du représentant de l'American International Human Rights and Law Group sur les causes des récentes émeutes au pénitencier Archambault et sur les représailles sauvages présumément infligées par la suite aux détenus, pour finalement conclure que les prisons canadiennes n'avaient rien à cacher et que les enquêtes additionnelles réclamées éperdument par certains groupes ne conduiraient qu'à du rabâchage de vieilles rengaines.CONRAD BERN1ER_ Le solliciteur général rejette carrément « les allégations sensationnelles » portant sur les mauvais traitements présumément infligés aux détenus par les gardiens, affirme que les gardiens n'ont été d'aucune façon responsables du déclenchement de l'émeute et de son tragique déroulement, nie que les droits fondamentaux des détenus aient été illégalement mis au rancart.Le ministre Kaplan a toutefois ajouté que les détenus présumément victimes de mauvais traitements ou illégalement privés de leurs droits fondamentaux ont toujours toutes les possibilités d'intenter des poursuites judiciaires pour obtenir justice.Il est pour sa part convaincu que «les gardiens ont été les principales victimes au cours de cette émeute ».« Les gardiens, a-t-il dit, n'ont pas donné le signal de l'émeute; ils n'ont tué ni blessé personne.Les groupes de défenses des droits de la personne pourront dire ce qu'ils voudront à propos de la tragédie d'Archambault, ils ne réussiront pas à prouver la méchanceté des gardiens.Les prisons sont ouvertes à l'examen du public.Les détenus, libérés ou pas, ont la liberté de s'exprimer.Cessons donc de raconter des chimères! » Le solliciteur général s'est d'autre part engagé « à réduire l'écart existant au chapitre du traitement offert à ceux qui commettent des délits criminels et à ceux qui en sont les victimes.« La question de l'aide aux victimes d'agressions et de délits criminels, a-t-il expliqué, est très importante et il faut accroître partout les services qui leur sont offerts.Toutefois, avant d'ajouter de nouveaux programmes, il faut d'abord réformer les mécanismes et les services existants.» Pour leur 21e Conférence, les criminologues québécois ont choisi d'étudier le problème de l'aide que la communauté se doit décemment d'apporter aux victimes d'actes criminels.Alors que le système pénal canadien coûte an-nuellemenmt 1 milliards, les sommes versées pour indemniser les victimes d'actes criminelles ne dépassent pas 10 millions.Les participants se verront proposer, vendredi, entre autres résolutions, celles visant à obtenir la nomination d'un protecteur (ombudsman) des victimes d'actes criminels, la proclamation d'une charte des droits des victimes et la création d'un Office des droits des victimes.Hier, les criminologues ont amorcé leurs discussions .et leurs recherches dans une dizaine d'ateliers.Robert Kaplan photo UPC Un loyer aux détenus?(PC) \u2014 Le gouvernement fédéral envisage la possibilité d'obliger certains détenus à défrayer eux-mêmes le coût de leur propre incarcération, a affirmé hier le Solliciteur général, Robert Kaplan.Ministre responsable du Service correctionnel du Canada, M.Kaplan a soulevé cette possibilité comme moyen d'empêcher des condamnés de profiter de leur crime une fois incarcérés, en publiant des livres ou en accordant des entrevues grassement rémunérées, relativement aux actes qu'ils ont commis.Cette idée de faire payer un loyer aux détenus qui ont fait de l'argent en commentant un acte criminel ou qui en retirent des profits par la suite n'est pas nouvelle, puisque la loi américaine comporte déjà des dispositions à ce sujet.M.Kaplan a tenu ces propos au cours d'une conférence de presse impromptu tenue à la suite de son allocution devant la Société de criminologie du Québec.Le ministre a toutefois exprimé certaines réserves à l'idée d'interdire carrément aux détenus d'écrire des livres ou de s'exprimer autrement.L'attaque à la bombe chez Litton revendiquée par «Direct Action» TORONTO (PC) \u2014 Un groupe disant s'appeler « Direct Action » a réclamé la responsabilité de l'attaque à la bombe perpétrée la semaine dernière aux installations d'une compagnie qui fabrique des systèmes de guidage pour le missile nucléaire américain Cruise.La Sûreté de Toronto a ouvert une enquête concernant cette affirmation faite dans une lettre reçue hier par l'hebdomadaire The Clarion.L'usine de Litton Systems Canada Ltd., d'Etobicoke, en banlieue de Toronto, a subi des dommages évalués par la police à $5 i millions, quand une puissante charge de dynamite déposée dans une camionnette stationnée en face de l'usine a sauté, jeudi dernier.Sept personnes, dont trois policiers, ont été blessés lors de l'explosion.On n'a pu savoir immédiatement si le groupe avait quelque affinité avec le groupe gauchiste français « Action Directe », décrété hors la loi.Plus tôt cette semaine, la police française a appréhendé deux des dirigeants du groupe et a trouvé des documents reliant Action Directe à l'assassinat de di- plomates américains et israéliens à Paris et à d'autres attaques terroristes survenues en France récemment.Gerry Dunn, un journaliste à l'hebdomadaire gauchiste The Clarion, a précisé que la lettre dactylographiée de neuf pages, arrivée dans le courrier de mercredi matin, exposait les objectifs du groupe et son opposition aux armes nucléaires.L'usine Litton fabrique des systèmes de guidage pour les missiles nucléaires américains Cruise qui doivent être expérimentés en Alberta.Les auteurs de la missive ex- pliquaient en détails les précautions que les terroristes avaient prises pour s'assurer qu'il n'y ait pas de victimes.Ils offraient aussi des excuses du fait que sept personnes dont trois policiers ont été blessées par l'explosion terroriste.M.Dunn n'a pas divulgué les détails de la lettre, mais il a ajouté que les auteurs insistaient sur le fait qu'ils n'avaient rien à voir avec les groupes anti-nucléaires déjà existants.L'hebdomadaire The Clarion est un journal communautaire de gauche. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 A 3 QUELQUES HEURES AVANT L'HORRIBLE DRAME Mme Johanne Rochon avait obtenu qu'on interne son mari Quelques heures avant d'être assassinée avec ses deux enfants, Mme Johanne Rochon avait obtenu de la Cour rémission d'un mandat d'arrêt pour qu'on interne son mari, jugé dangereux.Elle avait même imaginé un scénario avec sa belle-soeur Nicole pour que l'intervention de la police se fasse à un moment favorable et le plus discrètement possible.ANDRÉ CÉPILOT__ «A-t-elle joué franc jeu avec Gilles en lui racontant que la police allait venir le cueillir, ce qui aurait provoqué sa colère?Tout le monde l'ignore.Il s'agit d'un drame épouvantable.», a déclaré, hier, à LA PRESSE l'aînée de la famille Rochon, Doris, 32 ans, pour tenter d'expliquer l'horrible drame qui a coûté la vie à Johanne Rochon, 27 ans, ainsi qu'à Jean-François.5 ans, et à Marie-Josée, 3 ans.Tous trois ont été trouvés morts à l'intérieur de leur résidence, au 12027a du boulevard Laurentien, dans le nord de Montréal.Deux policiers de la CUM ont fait la découverte des corps, vers 22h30, mardi, après avoir arrêté à quelques pas de là le principal acteur du drame, Gilles Rochon, 29 ans, un couteau à la main et les vêtements souillés de sang.«Vers 9hl5, nous regardions la télévision lorsque nous avons entendu le cri do la fillette.Mon mari a ouvert la porte pour écouter dans la cage de l'escalier, mais il ne semblait y avoir rien d'anormal.Un peu plus tard, les pas d'un homme ont attiré notre attention dans la cour arrière.Des policiers qui ont sonné à la porte nous ont appris l'affreuse nouvelle, à 22h 20.».a révélé, la gorge serrée, Mme Cécile Duchesne, propriétaire de l'immeuble où habitait la famille Rochon.Comparution aujourd'hui Blessé au ventre en tentant de s'enlever la vie, Rochon a passé la nuit sous observation à l'hôpital Sacré-Coeur de Cartierville, puis il a été transféré au centre de détention de la police de la CUM, rue Bonsecours.Il devrait comparaître aujourd'hui en Cour des sessions de la paix pour répondre à des accusations de meurtre; on s'attend que la Cour exige aussi des examens psychiatriques.Rescapé miraculeusement d'un Les effets de l'électrocution et de rélectrisation Depuis quelques années et particulièrement, depuis le recours aux électrochocs à titre de méthode thérapeutique, l'étude des effets à court et à long termes du courant électrique sur le cerveau humain s'est singulièrement développée et a permis de mieux comprendre les conséquences de l'électrocution et de l'électrisation.PENIS PION_ Il faut en effet préciser que l'électrocution consiste en un état de mort apparente provoqué par le contact avec le courant électrique.Dans ce cas, la mort peut effectivement survenir si une réanimation n'est pas immédiatement entreprise pour rétablir les fonctions cardiaques et respiratoire.Quant à l'électrisation, elle se caractérise par une contraction de tous les muscles et peut s'accompagner de brûlures qui sont causées par l'arc, s'il y a contact direct.Dans les demeures, le contact accidentel avec le courant sous basse tension peut être causé par des interrupteurs défectueux et des fils mal isolés.D'un point de vue neurologique, des effets à court et à long termes ont été observés chez des victimes d'électrocution et d'électrisation.Ces effets peuvent varier considérablement d'un individu à l'autre et produire des symptômes diversifiés, dépendant notamment de l'intensité du courant.Dans certains cas et à plus ou moins longue échéance, ces accidents peuvent parfois se traduire par des symptômes névrotiques et à cet égard, la documentation médicale fait état de maux de tète, de fatigue, d'insomnie, d'amnésie, d'irritabilité, etc.À l'occasion, les victimes peuvent se plaindre d'une perte des capacités de parler, d'entendre ou de voir mais on estime alors qu'il est difficile de faire une nette démarcation entre les véritables séquelles de l'accident et des plaintes de nature fonctionnelles émises par les victimes.Les sergents-détectives Roger Ouimet et Maurice Chartrand, de la police de la CUM, se sont à nouveau rendu sur les lieux du drame, hier.accident de travail, M.Rochon commençait tout juste à vivre normalement, après trois ans de souffrances et de sacrifices.Son electrocution était chose du passé: il en avait fini avec les médecins, son moral était excellent.Il se préparait même à ouvrir son propre commerce d'artisanat.Bref, selon les proches de sa famille, tout allait bien.jusqu'au dernier week-end.«Exceptionnellement, raconte sa soeur Doris, il a emprunté l'auto de son jumeau, Réal, samedi, afin d'aller rendre visite à un ami avec sa femme et ses deux enfants.Il disait ne pas se sentir trop bien et vouloir ainsi changer d'air.Selon sa femme Johanne, tout s'est bien passé, si l'on excepte qu'il a brûlé un feu rouge.Un tel incident peut arriver à tout le monde, de sorte que personne n'en a fait de cas.«Lundi soir, il a rendu visite à un médecin qui lui a prescrit un médicament, enchaîne son père, M.Benoît Rochon, 69 ans, qui, de son logis, peu voir la maison de son fils, ce fils qui, avec sa famille, avait passé une partie de la journée de mardi chez son père.«Il a dîné et soupe ici, mais il n'avait pas d'appétit.Son compor- Un voisin, M.Gérard Lapointe, 58 ans, a trouvé bizarre le comportement de Gilles Rochon tement était bizarre.Il semblait nerveux, impatient.Quant à sa femme Johanne, elle était au désespoir.Elle pleurait et ne cessait photos Paul-Henri Talbot, LA PRESSE de répéter: il est malade, il faut faire quelque chose.», ajoute Do-ris, confirmant toutes les démarches que Johanne Rochon, la victime, a faites pour obtenir qu'on interne son mari.«D'une part pour ne pas traumatiser les enfants et d'autre part pour ne pas mettre la puce à l'oreille à son mari, Johanne devait communiquer avec ma soeur Nicole et, à mots couverts, lui mentionner l'heure à laquelle elle pourrait appeler la police pour qu'on vienne cueillir Gilles sans heurt et le plus discrètement possible.Mais le sort en a voulu autr ement.», conclut-elle sur un ton qui trahissait sa grande émotion.« Les Arabes veulent avoir ma tête » M.Gérard Lapointe, un voisin, qui avait conversé avec Gilles Rochon, l'après-midi même, a souligné que ce dernier semblait divaguer, parler avec incohérence.«Il s'est assis dans les marches de l'entrée avec moi.Je lui ai donnné un verre de 7-Up et de l'eau.Il avait l'écume à la bouche et il ne cessait de répéter: «les Arabes veulent avoir ma tête».Je l'ai alors invité à entrer pour le calmer, lui changer les idées, mais il a refusé», relate le retraité de 58 ans.La CSST: rien ne laissait présager un tel geste C'était la consternation hier au bureau régional de Montréal de la Commission de santé et de sécurité au travail.Rien ne laissait présager que Gilles Rochon puisse poser un tel geste.Grand brûlé suivi de très près depuis son accident de travail le 17 mai 1979, il s'apprêtait à se lancer en affaires et, dans un sens, à recommencer à vivre normalement.LISA BINSSE_ André Charron, le directeur de la réparation au bureau régional de Montréal, ne cachait pas son désarroi.«Ce fut la consternation et l'imcompréhension totale chez nous lorsqu'on a appris la nouvelle.La conseillère en réadaptation qui s'occupait de lui est particulièrement bouleversée.On ne comprend vraiment pas ce qui c'est passé».Brûlé au troisièeme degré sur 60 p.cent de son corps par une décharge électrique, cet accidenté grave était en réadaptation à la CSST depuis le début de 1981.Il recevait une compensation pour incapacité permanente à la suite de cet accident, qui a également fait un mort.Au moment de son accident, M.Rochon travaillait seulement depuis deux jours comme ferblantier à Laval pour une compagnie qui fabriquait des appareils de chauffage et de climatisation.Comme tous les grands brûlés, au début M.Rochon a eu de la difficulté à accepter son handicap.Mais, depuis peu, il allait beaucoup mieux et avait atteint une stabilité suffisamment acceptable pour réintégrer le marché du travail.Nouvel emploi Depuis le 20 septembre, M.Rochon se donnait corps et âme au projet Uniclef, mis sur pied par l'Office des handicapés du Québec et administré sous la forme d'une coopérative par une entreprise privée.A l'instar de dix-sept autres handicapés, il avait terminé, vendredi, une série de cours qui lui aurait permis de gérer un kiosque d'artisans pour la vente de clefs et de gravures.Il devait commencer son travail, le premier depuis trois ans, à la fin novembre, au centre commercial Langelier, dans le quartier Saint-Léonard.Le salaire était moins important que celui qu'il gagnait dans son emploi initial, mais la CSST compensait cette perte de revenu.Gilles Rochon était, semble-t-il, entiché par l'expérience, quoique nerveux, ce qui est normal lorsqu'on réintègre le marché du travail après une si longue absence.La semaine dernière, M.Rochon avait contacté sa conseillère en réadaptation à la CSST pour lui dire merci.Il avait même amené sa femme et ses deux enfants pour leur présenter son nouvel employeur et leur faire voir le kiosque.M.Rochon était considéré comme un accidenté grave et était donc toujours suivi par la CSST même après l'obtention de son emploi.En cas de problème, il pouvait appeler sa conseillère en réadaptation pour solliciter de l'aide.Il ne Ta pas fait.Pourtant il a pris la peine de l'appeler, ainsi qu'un autre conseiller à la CSST avec qui il avait été en contact, pour les remercier pour l'emploi qu'on lui avait trouvé.1 Les bouteilles consignees: plaie incroyable Il est difficile de croire qu'un produit puisse causer plus de souci au marchand après qu'avant sa consommation.Mais c'est pourtant le cas si on en croit M.Alain Bouchard, président des développements Orano Limitée, petite entreprise regroupant quelques dépanneurs gérés par quatre jeunes Québécois (ils ont tous moins de 35 ans).Comme c'est souvent le cas dans ces petites entreprises à caractère familial, les moyens de pression sont plutôt minces, pour ne pas dire inexistants.Et les effets de certains problèmes les frappent généralement de plein fouet puisqu'ils ne peuvent pas toujours compter avec des économies d'échelle ou des escomptes de volume pour pallier certaines situations.À tel point qu'un problème aussi simple que celui de la manutention des bouteilles vides consignées peut devenir inquiétant pour un dépanneur parce qu'il peut le priver de revenus substantiels.Une enquête révélatrice L'Association des détaillants en alimentation du Québec a commandé une étude sur le sujet à l'Université de Sherbrooke.Et la chose vous surprendra sans doute, mais en s'appuyant sur des données recueillies en 1979 auprès de quelque 110 magasins de détail du Québec et de l'Ontario, les responsables de l'enquête sont parvenus à établir à 5,85 cents le coût de manutention de chaque bouteille vide.La manutention d'une bouteille vide (temps consacré à trier et ranger les bouteilles selon leur marque) s'établit à 18,2 secondes par bouteille, pour un coût équivalant à 3,06 cents.Ce coût tend certes à diminuer lorsque le nombre de bouteilles augmente, mais ce n'est évidemment pas le cas pour les petits dépanneurs, le volume étant insuffisant.Puis vient l'espace consacré aux bouteilles vides.Eu égard au fait qu'il faut prévoir 2,95 pi2 par 1 000 bouteilles par an, et en s'appuyant sur un coût moyen de $6,73 par pi2 par an, le coût d'entreposage est alors établi à 1,98 cent par bouteille.Enfin, il faut ajouter un demi-cent pour compenser les pertes dues à la casse, aux erreurs de remboursement, à l'inévitable reprise d'un nombre de bouteilles plus élevé que le nombre de bouteilles pleines vendues et aux turpitudes des clients peu scrupuleux qui ne rendent pas toujours le nombre de bouteilles annoncé.En d'autres mots, avant d'espérer faire le moindre profit, le marchand doit ajouter 6 cents au prix coûtant de chaque bouteille pleine.Or, on sait que les fabricants de boissons gazeuses se livrent actuellement une guerre de prix sans merci, laissant une marge de profit très minime au commerçant.Dans certains cas, cette marge de profit peut complètement disparaître à cause du seul coût de la manutention des bouteilles vides, une véritable aberration en soi.Comment résoudre ce problème?Les auteurs de l'étude et l'association sont incapables de préconiser une solution permanente.Serait-ce la formule du dépôt universel utilisée en Alberta?Serait-ce un centre commun qui rembourserait les consommateurs et procéderait au tri des bouteilles vides selon la marque?Serait-ce une autre formule totalement inédite?Nul ne peut le dire.Avant de chercher LA solution, il faudra d'abord reconnaître l'ampleur du problème et témoigner d'une volonté certaine de le résoudre à la suite d'une consultation impliquant tous les intervenants.Quant aux consommateurs, sachant ce qu'ils savent maintenant, peut-être seront-ils moins portés à « tricher » sur le nombre de bouteilles vides rapportées.Trois autres revendications Au nom des petits dépanneurs, M.Bouchard fait trois autres revendications.En premier lieu, il demande au gouvernement de mettre fin à cette forme de discrimination commerciale existant entre le dépanneur et la pharmacie à escompte.Le gouvernement, dit-il, n'a qu'une alternative : ou bien il permet aux dépanneurs de vendre des produits pharmaceutiques, ou bien il interdit aux pharmacies de vendre des produits d'épicerie.En deuxième lieu, M.Bouchard entend profiter de la prochaine refonte de la Loi sur la Régie des permis d'alcools pour demander un élargissement de la réglementation sur les heures permises pour la vente de bière et de vin chez le dépanneur du voisinage, présentement limitée entre 8 h et 23 h.Sans vente d'alcools, une gestion rentable de nuit devient impossible.Si le gouvernement acquiesçait à cette revendication, les heures d'ouverture plus longues des dépanneurs se traduiraient par 1 000 à 1 300 emplois nouveaux.Enfin, M.Bouchard demande une libéralisation de la vente des spiritueux et des vins de qualité contrôlée dans les épiceries.C'est la revendication la moins susceptible de se concrétiser puisque la même bouteille de vin rapporie 22 p.cent de moins au ministre des Finances si elle est vendue chez un dépanneur que si elle est vendue en succursale de la SAQ.Et cette marge est suffisante pour amener M.Jacques Parizeau à dire non, surtout à une époque où il est plutôt près de ses sous.Arrogance déplacée Votre gamin joue à la balle-molle dans une ligue bien organisée.Mais un bon jour, il subit une grave blessure à cause des mauvaises conditions du terrain mis à la disposition de la ligue par la Ville de Montréal.Le président de la ligue est à exonérer de tout blâme.Il avait assumé ses responsabilités en se plaignant à maintes reprises de cette situation, pour se faire dire hélas que « c'est un privilège qui leur est fait de jouer sur nos terrains.Ils devraient dire merci et rien d'autre ».Si cette réponse était venue d'un pauvre préposé au terrain exaspéré par la lenteur des négociations, elle eût sans doute passé inaperçue.Mais elle a été faite par nul autre que M.Jean Emond, directeur du Service des sports et loisirs de la Ville de Montréal, au confrère Denis Masse.L'arrogance commence à remonter à la surface.LE MÉDECIN DE GILLES ROCHON Pire choc en 16 ans de pratique «En apprenant le drame, ce matin, j'ai reçu tout un choc, vraiment le pire en 16 ans de pratique.Je connaissais bien Mme Rochon.C'est moi qui l'avait ac- HUGUETTE ROBERGE couchée des deux petits.Et, lundi soir, quand Gilles Rochon est venu me consulter à mon bureau parce qu'il se sentait déprimé, rien ne pouvait me laisser croire qu'il était aussi gravement perturbé».Encore sous le coup de la nouvelle, le Dr Claude Farah-Lajoie, omnipraticien de Cartierville, explique qu'il a donné au jeune père une prescription de SurmontU un simple anti-dépresseur à prendre avant le coucher.«Sa femme l'accompagnait.C'est elle surtout qui parlait, et j'ai eu l'occasion de m'entretenir quelques instants seul avec elle.Elle ne semblait vraiment pas très inquiète.Même s'il devenait très déprimé et assez impatient avec les enfants, après trois ans passés dans la maison, jamais son mari ne s'était montré violent.Rien ne permettait de croire qu'il pouvait devenir dangereux! » Le lendemain, à Sacré-Coeur.Selon le directeur des services professionnels de l'hôpital Sacré-Coeur de Cartierville, le Dr Roger Alarie, cet établissement est inattaquable dans la façon dont il a traité, le lendemain, la visite du couple Rochon à son urgence.Voici sa version des faits: «A l'urgence où il se présente mardi après-midi, en compagnie de sa femme, Johanne, Gilles Rochon est d'abord vu par un médecin généraliste.Référé en psychiatrie par ce dernier, il s'enfuit, dès le début de son entrevue avec le psychiatre.Considérant l'état du malade, les médecins recommandent à sa femme, restée sur les lieux et visiblement bouleversée, d'adresser immédiatement à la Cour une requête pour que son mari soit forcé de subir des exa- mens psychiatriques, comme le veut la Loi de la protection du malade mental».Johanne Rochon suit cette recommandation et, dès la fin de l'après-midi, sa requête, appuyée par un rapport écrit du psychiatre de Sacré-Coeur, est entendue.Un mandat est émis.Sur appel de la jeune femme, dans la soirée, une parente devait faire intervenir la police pour conduire en douceur Gilles Rochon au service de psychiatrie.«Le temps de coucher les enfants pour qu'ils ne soient pas perturbés» avait expliqué Mme Rochon.Ce délai de deux heures à peine allait malheureusement permettre au drame d'éclater.' '4 RÉMUNÉRATION DES DÉPUTÉS: Bertrand tranche dès aujourd'hui QUÉBEC\u2014Il aura fallu six ans au gouvenement du Parti québécois pour se décider à apporter des modifications au régime de pensions des parlementaires, l'un des plus généreux en Amérique du Nord.C'est en effet ce matin que le leader du gouvernement, M.Jean-François Bertrand, dévoilera les intentions du gouvernement à ce sujet.Il indiquera aussi, par la même occasion, le pourcentage des augmentations salariales que les députés auront droit.S'il a déjà été convenu que certains droits acquis ne seraient pas touchés dans la revision du régime de rentes pour les ex-parlementaires, il sera intéressant de voir comment le gouvernement abordera cette question pour les nouveaux élus.Selon le régime actuel, un député doit avoir été élus deux fois et avoir siégé pendant cinq ans à l'Assemblée nationale pour avoir droit à cette pension à vie.Dans l'état actuel des choses, le gouvernement sera sans doute appelé à réduire substantiellement sa contribution au régime de pension qui devrait se situer aux alentours de $15,000 par année et par député.Les faits pertinents de cette réforme ont d'ailleurs été communiqués aux libéraux il y a une semaine, ce qui semble-t-il est loin de faire leur bonheur.Il sera aussi intéressant de voir comment le gouvernement abordera les dossiers concernant les anciens parlementares qui touchent une pension, tout en occupant une autre fonction rémunérée également par les fonds publics, comme c'est le cas notamment pour l'ex-leader parlementaire Robert Burns qui a été nommé juge par le régime péquiste.Il serait fort étonnant que le gouvernement décide d'enlever les droits acquis, compte tenu des implications juridiques que cela pourrait comporter.D'un aure côté, il serait aussi fort étonnant que le gouvernement conserve le droit des nouveaux parlementaires de toucher une pension à vie comme le régime le prévoit actuellement.Selon différentes hypothèses avancées, ce régime pourrait devenir accessible à un ex-parlementaire selon la formule actuellement en vigueur un peu partout, dont notamment au gouvernement d'Ottawa, c'est à dire à compter de l'âge de 55 ans, à à la condition de se conformer à certaines règles.Augmentations salariales Par ailleurs, en raison du climat social et économique actuel, les députés et ministres devront donner l'exemple et montrer qu'ils sont prêts eux aussi à se serrer la ceinture.Au moment où il s'apprête à négocier des nouveaux contrats de travail avec ses travailleurs, le gouvernement Lévesque se doit donc de donner l'exemple.En décrétant des baisses et des gels de salaires pour les travailleurs du secteur public, les députés seraient mal venus de ne pas au moins respecter les mêmes normes que le gouvernement a décidé d'imposer aux fonctionnaires.Il ne serait donc pas étonnant que le gouvernement gèle les salaires des députés et ministres pour une certaine période, quitte à laisser miroiter un certain rattrapage qui pourrait intervenir dans quelques mois et qui devrait normalement se situer aux alentours de 6 pour-cent.Le parlement doit siéger Par ailleurs, les libéraux estiment qu'en raison de la situation actuelle, l'Assemblée nationale devrait siéger.Il n'est pas normal, selon le député de jean-Ta-lon, Jean-Claude Rivest, que le gouvernement soit aussi longtemps sans avoir à rendre compte de ses actes à l'Assemblée nationale.Dans le cadre des négociations qui s'amorcent dans le secteur public, a-t-il souligné, le gouvernement pose des gestes qui vont conduire à l'affrontement.Et comme il n'y a pas de Chambre, donc pas de période de questions, on ne peut être informé de l'évolution de différents dossiers, ce qui n'est pas normal dans une situation comme celle que nous vivons.La CECM implante un programme facultatif d'éducation sexuelle Dès janvier prochain, la CECM mettra à la disposition des écoles primaires et secondaires qui le désireront le programme d'éducation à la sexualité élaboré par son service des étude>.Les commissaires ont cependant demandé qu'on obtienne l'accord majoritaire des parents dont les entants seront visés.MADELEINE BERTHAULT De plus, parmi les personnes ressources qui seront à la disposition des enseignants et qui formeront des équipes multidiscipli-naires.on retrouve des travailleurs sociaux, des psychologues et des infirmières, soit du «personnel connu et déjà sur place», mais pas de sexologue, malgré la recommandation à cet effet du service des études de la CECM.Par ailleurs, les écoles pri- maires et secondaires sont autorisées, à partir de septembre 1983, a appliquer, s'il est disponible*, le programme d'éducation à la sexualité du ministère de l'Education tout en utilisant le programme de la CECM «comme instrument d'enrichissement».Besoin réel A ceux qui seraient prêts à blâmer la CECM à cause de la perle d'argent et d'énergie à concevoir un programme d'éducation sexuelle alors que le MEQ préparait le sien, le président de la CECM.M.Luc Larivée a précisé que «la CECM est allé de l'avant car ça fait une douzaine d'années qu'on promet un tel programme et qu'il y a un reel besoin ».Soulignons que le programme de la CECM diffère quelque peu de celui du MEQ en ce qu'il inclut «la dimension chrétienne de la sexualité» d'une façon marquée.Au cours de l'assemblée d'hier soir, les commissaires ont aussi approuvé les états financiers de la commission au 30 juin 1982.On y apprend entre autre que la CF.CM a épuisé tous ses surplus et que d'ici juin 1983, elle pourrait se trouver dans une situation déficitaire.«Le fait que nous n'ayons plus aucun surplus, a déclaré le président Larivée.nous enlève toute marge de manoeuvre et pour des dépenses imprévues mais essentielles nous devrons couper dans des services déjà prévus au budget ».Enfin, au chapitre des statistiques, les inscriptions au 30 septembre» révèlent 112,100 élèves du primaire et du secondaire fréquentent les écoles de la CECM par rapport à 111,467 l'an passé.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 QUEBEC \u2014 C'est aujourd'hui que la Commission parlementaire de l'Assemblée nationale commencera à débattre de l'épineux problème de la rémunération des députés.On sait déjà que le gouvernement proposera des hausses de salaires fort modestes après un gel jusqu'en avril et une réforme radicalement à la baisse du trop généreux régime de retraite.On sait aussi que presque tous les députés sont mécontents.Ils veulent bien qu'on ramène leur régime de retraite à des proportions plus civilisées, mais ils estiment aussi que leurs salaires sont trop bas et auraient dû être rajustés avant de subir la loi draconienne de l'austérité imposée à tous les salariés de l'Etat.Ils subissent en effet depuis cinq ans déjà un gel plus ou moins modulé, de sorte qu'ils ont accumulé un retard de plus de 25% par rapport aux gens de la fonction publique.Mais ils savent aussi qu'il n'y a rien à faire, qu'ils sont victimes de leurs propres erreurs et qu'il serait impensable, serait-ce au nom du rattrapage, de se verser des augmentations supérieures à celles offertes aux autres employés de l'Etat.Bisaillon seul a les mains libres Les libéraux, pas plus que les péquistes, même s'ils sont bien moins coupables de la situation actuelle, ne peuvent offrir une solution intelligente à cet imbroglio.S'ils mettaient de l'avant la Guy Bisaillon se videra le coeur proposition de la Commission Bonenfant, qui consistait à faire évoluer le salaire du député au même rythme que celui d'une classe déterminée d'employés de la fonction publique, les péquistes auraient le choix entre refuser pudiquement ce trop généreux cadeau ou l'empocher avec le sourire, quitte alors à renvoyer à l'adversaire les critiques que ne manquerait pas de susciter ce traitement de faveur en de pareilles circonstances.Seul Guy Bisaillon serait en mesure de faire entendre la voix de la raison.Membre de l'exécutif du PQ en 74, il s'était démarqué de l'excès de pureté de son parti.(« Ce n'était pas de la pureté, mais de la démagogie », dit-il encore aujourd'hui.) Syndicaliste radical, il réagissait en syndicaliste et c'est pourquoi la solution Bonenfant lui paraissait idéale.Les députés n'étaient plus appelés à voter leur propre salaire, qui dépendait plutôt de la politique salariale générale du gouvernement.Un bon « show » De plus, Bisaillon a toujours professé les mêmes idées sur la question, même après avoir été élu député.Et maintenant qu'il siège comme indépendant, il ne porte même plus la responsabilité collective des fautes pasées de son parti.Sa réputation d'homme de gauche, enfin, est restée intacte.Il serait donc le seul à posséder la crédibilité suffisante pour proposer une solution rationelle au problème.Mais il ne le fera pas.Il est trop tard, trop d'erreurs ont été commises, la situation n'est plus réparable.Il réagira plutôt avec cynisme.Il promet un bon « show », qui consistera à rappeler les erreurs des dernières années, et à dire quelle serait la solution civilisée.Mais il ne la proposera pas, disant plutôt à ses collègues de s'arranger avec les problèmes qu'ils se seront créés.Avec toutes les conséquences qui en découleront.Deux poids, deux mesures Le ministre des Transports, Michel Clair considère que les journalistes appliquent la règle du deux poids, deux mesures quand il s'agit d'accepter les voyages gratuits en avion.On se souviendra que les membres de la Tribune de la presse ont réagi très négativement quand son ministère leur a offert de voyager gratuitement en avion avec un ministre quand la destination était une région éloignée.Pourtant, racontait-il hier midi à quelques confrères, les journalistes acceptent l'invitation sans sourciller quand elle vient de Nordair.Il a pu le constater la semaine dernière quand il est allé inaugurer le nouvel aéroport (en région éloignée) de Chibou-gamau.Des journalistes étaient là, mais ils n'étaient pas venu sur le « bras » du gouvernement.Ils avaient plutôt voyagé, dit-il, aux frais de la société aérienne Nordair.Louis Falardeau Corvée-Habitation: pas question de modifier les taux de 13.5 % QUEBEC (PC) \u2014 Il n'est pas question de modifier à la baisse le taux hypothécaire de 13.5 p.cent consenti dans le cadre du programme Corvée-Habitation, a indiqué hier le ministre québécois de l'Habitation, M.Guy Tardif.Il a soutenu que ce taux demeurait le meilleur que l'on puisse encore obtenir malgré la baisse récente des taux d'intérêts.Selon le ministre, d'autre part, les autres avantages conférés par Corvée-Habitation, tel la déduc- tion supplémentaire de $2,000 si le bénéficiaire possédait un régime enregistré d'épargne-logement, ainsi que les subventions de certaines municipalités, accroissaient davantage l'attrait du programme. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 C.A 5 (MA CHINE» Rue De Lanaudière, Shanghai J'ai longtemps cherché la rue De Lanaudière à Shanghai.Mais non ce n'est pas idiot, il y a une rue De Lanaudière à Rome, à Tombouctou, à New York, dans toutes les villes du monde il y a une rue où les touristes ne vont pas parce qu'il n'y a rien d'autre à y voir que la vie de tous les jours.Et les touristes ne s'intéressent pas à la vie de tous les jours, ça ne fait pas des bonnes photos.Nous sommes arrivés à Shanghai en bateau.Partis la veille de Qingdao, après une nuit qui sentait le poireau (il y en avait cinq tonnes sur le pont), nous avons laissé les eaux de la Mer Jaune pour entrer dans la gueule du grand fleuve glauque: le Yangtze.Et déjà la foule sur Peau, navigation ou circulation c'est toujours la même chose en Chine, vélos ou bateaux, ils arrivent sur vous huit de front, et huit autres derrière, et huit autres, et va ne finit qu'avec la nuit.J'ai trouvé Nanjing Road tout de suite.C'est la rue la plus célèbre de Chine, la plus longue de Shanghai, la plus délirante du monde.Imaginez l'avant-veille de Noël sur la 5e avenue à New York à six heures du soir.Rue Nanjing c'est lavant-veille de Noël 365 jours année.366 les années bissextiles.la foule folle, la multitude multipliée, le rush, la fourmilière eh oui, le cliché est fatigué mais pas tant que moi, il fallait que je sorte de là avant de capoter.Au moins deux milles de long, des centaines et des centaines de magasins, tous pleins.Le triomphe de la fort relie (le chic du chic pour les Chinois) de la for-trelle et des fleurs en plastique, des valises en carton, et des montagnes invraisemblables de gâteaux et de bonbons.Toutes les deux portes une pâtisserie, comment font-ils pour rester aussi minces avec toutes ces cochonneries?Mais je suis retourné rue Nanjing, un soir vers minuit.Déserte la plus grande rue du monde, et un petit air de province, disons la rue Racine à Chicoutimi, une heure après le last-call.Je suis entré au «Donghai Fan-dian».le seul café «punk» de toute la Chine.Punk c'est ce qu'on m'avait dit.En fait c'est le café des intellectuels, style rue Saint-Denis des années GO.Je suis allé souper un soir au «Red House», anciennement «Chez Louis», un restaurant qui a gardé son menu français, j'y ai bu un Bordeaux très acceptable et mangé un curieux soufflé à la vanille.Un soufflé, je vous demande un peu!.pourquoi pas un T-Bone au Jinjiang Club où les hommes d'affaires japonais gueuletonnent comme des pachas sur le bras des potentats du régime?.Cette ville était en train de me séduire par le ventre.Shanghai est une somptueuse putain qui se laisse embrasser, peloter, baiser par tout le inonde en Ue' laissant croire qu'elle ne montre son âme qu'à toi.Au bout de trois jours je me suis rendu compte que c'est moi qui se faisait baiser: trois jours que j'étais là et je n'étais encore pas sorti du «guidebook»!.\u2014 Pardon monsieur, la rue De Lanaudière s'il vous plaît?Elle n'était pourtant pas loin.À cinq minutes en vélo de l'hôtel, mais au sud, en direction opposée de la rue Nanjing bien sur, j'aurais bien dù m'en douter!.J'ai tout de suite su que j'y étais.Des enfants dehors, une vieille était assise sur un petit ' banc devant sa porte, du linge séchait sur des cordes, un odeur de poisson frit flottait dans l'air.Une femme est sortie de sa maison, elle a crié: «À table! », et les enfants qui jouaient dehors sont rentrés.Le barbier en face passait le balai avant de fermer.Deux amoureux ont embarqué sur le même vélo: elle avait des grandes tresses et elle s'est assise en amazone sur le porte-bagage arrière en le tenant par la taille.Je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé à ma mère.Ou plutôt si, je sais.C'était à cause de la simplicité de cette soirée, à cause de ce bonheur transparent et lourd encore de la fatigue de la journée.J'ai pensé à ma mère en me disant que c'était dommage que la Chine soit visitée par que personne, mais ils ne veulent pas le croire.Ils prétendent que j'ai mal compris, ils pensent 5,000 yuans pour tout le groupe! \u2014 Eh non!.c'est bien 5,000 par personne! Il retraduit.Un silence.Je crois les entendre compter dans leur tête cette somme fabuleuse.et la discussion reprend, très vive, en chinois.\u2014 Mon ami ici voudrait savoir quelle profession exercent les membres de votre groupe.\u2014 Il y a un médecin et un architecte mais la plupart des autres sont des ouvriers, un électricien du métro, des infirmières, un prof d'éducation physique, un cinéaste, des étudiants, des travailleurs en loisirs.Nouvelle discussion en chinois.Il y en a un qui semble très excité, il rit nerveusement, donne Un ti-cul, rue De Lanaudière, à Shanghai.des touristes trop riches qui ne font pas la différence entre pauvreté et misère, ou par des gens trop savants qui en font tout un mystère.En parlant de touristes trop riches.C'est notre dernier soir à Shanghai.On est tous sur le perron de l'hôtel, on boit de la bière japonaise, on a du fun.Devant l'hôtel il y a une cour, ceinturée par un mur de pierre, la porte qui donne accès à la rue est ouverte.Attirés par le bruit de notre petite fête, une vingtaine de Chinois sont là qui nous regardent.Inutile de les inviter, ils n'ont pas le droit d'entrer, et quand bien même on insisterait, la peur du flic serait la plus forte.Je vais donc me joindre à eux.Ils sont d'abord un peu embarrassés de ma présence et puis ils font cercle.Celui qui parle anglais défriche le terrain: D'où venez-vous?Où allez-vous?.\u2014 On retourne au Canada demain.\u2014 Ah.combien a coûté votre voyage?.C'est la première fois qu'on me pose la question.\u2014 Le voyage nous a coûté $3,400, soit dans votre monnaie 5,000 yuans environ.Il traduit la réponse pour les autres.Et une discussion assez vive s'engage entre eux.\u2014 Excusez-moi, mes amis et moi ne sommes pas d'accord.Je leur ai dit 5.000 yuans pour cha- des coups de poings sur le guidon de son bicycle et finit par s'en aller en secouant la tête.\u2014 Qu'est-ce qui se passe?\u2014 Eh bien mon ami ne veut pas croire que.\u2014 Vous, me croyez-vous?\u2014 Euh.Bref, les Chinois m'ont pris pour un maudit menteur.Et c'est aussi bien comme ça.\u2022 Le lendemain matin, le ciel était si bas sur Shanghai que la Chine a disparu presque aussitôt.À peine le Boeing 707 a-t-il levé le nez au bout de la piste qu'il se perdait dans les nuages.Exit la Chine.Dans trois heures ce sera Tokyo.Puis Vancouver.Entre Tokyo et Vancouver j'étais assis à côté de deux petites vieilles d'un groupe de l'âge d'or, des Américaines couvertes de bijoux.Elles venaient de passer deux semaines en Chine et une au Japon.\u2014 Comment avez-vous trouvé la Chine mesdames?\u2014 Nous en parlions justement.et comme tout le monde dans notre groupe, nous avons préféré le Japon.La Chine est vraiment trop pauvre!.C'est exactement ce que je vous dis depuis le début de ce reportage.Les Chinois sont bien pauvres.Et les touristes sont bien cons.(à suivre) SOLDE DE LIQUIDATION ÉPARGNEZ mWg%0/ .JUSQU'À m \\M /O DE RABAIS SUR DE MAGNIFIQUES PLAFONNIERS LUSTRES ET LAMPES TIFFANY DE PREMIÈRE QUALITÉ FAITE A LA MAIN, EN VERRE TEINTE ET PLOMBE ILLUMINEZ VOTRE INTÉRIEUR POUR NOËL MORRIS a obtenu l'inventaire entier de LA FAILUTI Dl «LA MAISON DE LAMPES TIFFANY INC.\u2022¦ une des plus importantes compagnies au Canada à fabriquer des lampos Tiffany suspendues, Tiffany de table, do piècos électriques et do panneaux de verro finis au plomb, ot elle tient 6 liquider des centaines de ces lampes à des prix SPECIAUX.Venez nous visiter dès aujourd'hui à notre Centre d'éclairage et choisissez la vôtre parmi la plus vaste sélection jamais offerte au public montréalais.CADEAU GRATUIT (Valeur jusqu'à 10$ sur présentation de cette annonce à notre centre, un par famille, ot tant qu'il y en aura).MORRIS MORRIS 9sŒS (entre legendre ef Chabanel) , , Ouvert du lundi au samedi de 9M à 17h (ou sur rendez-vous) STATIONNEMENT GRATUIT Une culte compagnie canadienne appartenant entièrement a CTG Morns.13 000 emplois recherchés SHERBROOKE (PC) \u2014 On recherche activement 13,000 travailleurs estriens plus souriants que les autres .et par les temps qui courent, ils devraient être faciles à identifier.Motif: ils sont les détenteurs des 13,000 emplois créés en Estrie entre août 1981 et 1982, emplois que personne n'a vu passer.C'est du moins ainsi que l'on peut caricaturer les réactions à la publication, hier, de données du Centre de recherche et de statistiques sur le marché du travail du ministère québécois du Travail.Celui-ci, chiffres à l'appui, a avancé que PEstrie, l'Outaouais et la Côte-Nord nageaient à contre-courant de la tendance nationale en ce qui concerne la perte d'emplois.L'économiste du Centre qui a travaillé ces statistiques, M.Small Bouikni, a signalé la prudence avec laquelle il a rapporté ces données: lui-même a admis ne pas trop comprendre les chiffres de Statistique Canada.La famille de l'ancien premier ministre John Robarts s'est recueillie hier devant la dépouille mortelle, exposée dans la rotonde du Parlement ontarien, à Toronto.La veuve du disparu, Katherine Robarts, et leur fille, Robin, se trouvent au premier rang, au centre.(téléphoto upq DE WINNIPEG À MONTRÉAL Le CN transférerait ses ateliers de réparation WINNIPEG (PC) \u2014 Un député néo-démocrate a affirmé hier qu'il avait en main la confirmation que la CN transférera ses ateliers de réparation de Winnipeg à Montréal et qu'environ 230 emplois seront ainsi éliminés à Winnipeg.M.Bill Blaikie, député de la circonscription de Winnipeg-Bird's Hill, a précisé qu'en 1983 la part de travaux fournis par Via Rail aux ateliers de Winnipeg allait diminuer à cinq p.cent de l'ensemble de ses travaux d'entretien et de reparation; or, il y a eu des années où cette part était supérieure à 30 p.cent.En même temps, a-t-il ajouté, la somme de travail aux ateliers de Montréal, augmentera.S'il peut ainsi prédire cette porte d'emplois pour Winnipeg, a-t-il expliqué au cours d'une confé- rence de presse, c'est qu'il a obtenu des chiffres que le gérant des travaux du CN a distribués au président général des syndicats des employés de chemins de fer à Winnipeg.Pour M.Blaikie, le ministre de i i i i t .i \u2022 i .i « i i ; I I l t i I I i l'Emploi, M.Lloyd Axworthy,, et le ministre des Transports,' M.Jean-Luc Pépin, devraient renverser une telle décision et cesser de prétendre qu'il ne s'agit aucunement d'un transfert de travaux et d'emplois.i \u2022 i « t DÉBAT SUR L'ORIGINE DE LA VIE CE SOIR À 19h30 À L'UQAM Salle Marie-Gérin-Lajoie 1455, rue St-Denis Animé par Dominic Frégault, animateur à CKLM 4 grandes idées se rencontrent: Maurice Boutin, chrétien, prof, de théologie Pierre Aubry, écrivain antirévolutionniste Pierre Couillard, évolutionniste Jean-Denis Saint-Cyr, créationniste athée Adultes: 4,50$ Etudiants: 3,50$ Kens.: 384-8695 ® PRÉSENTE LES SUPERBES BOTTES HABILLÉES DE RENOM NUNN BUSH ET frcWendùfi À UN RABAIS DE $45 À $60 m, Épargnez de $45 à $60 sur cette offre incomparable de NUNN BUSH et CAVENDISH ce week-end M ÉLÉGANTES BOTTES HABILLÉES EN SOUPLE CUIR DE VEAU ET DE CHEVREAU DE NOTRE COLLECTION COURANTE ORDINAIRE $145 à $160 noo ÉPARGNEZ DE $45 à $60 Tant qu'il y en aura \u2022 Noir \u2022 Brun \u2022 Bourgogne \u2022 Havane \u2022 Pointures de 7 à 13 Certaines pointures ne sont pas disponibles dans chaque modèle Voici venue l'occasion rêvée d'acheter deux paires de bottes réputées à uti prix vraiment abordable.Ne soyez pas déçus.Venez tôt.388 STE-CATHERINE OUEST» F AIR VIEW, POINTE-CLAIRE \u2022 LE CARREFOUR LAVAL» 0 -9B0 STE-CATHERINE OUEST - LES GALERIES 0 ANJOU \u2022 LES PROMENADES ST ¦ BLN0 AMERICAN EXPRESS.VISA, MASTERCARD.DINERS.CARTE BLANCHE FT LA CARTE A GCHO A SONS A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 ?j 1 * i V l l l i l \\ t I I i l f t » ?i i i » i i p t * i t i i * l 1 \\ I 1 \\ I I \u2022 ; i Une comptabilité de foi et de confiance Dans sa première allocution télévisée, le Premier ministre insistait avec gravité sur l'ampleur exceptionnelle de la crise que traverse le pays et appelait les Canadiens à la solidarité pour affronter le défi.Nous attendions hier soir de connaître la suite, c'est-à-dire les réponses aux questions fondamentales découlant de l'exposé de la veille: de quoi la solidarité nécessaire sera-t-elle faite?Quels seront les moyens mis en oeuvre?À quelles politiques rigoureuses faudra-t-il se résigner pour faire face à une situation dramatique, autant sociale qu'économiaue?Nous avons eu droit à un discours sur l'inflation et à un essai sur la foi, la confiance et la liberté dans une société démocratique.Et ce discours sur l'inflation, M.Trudeau aurait pu et aurait dû le prononcer a la fin de juin quand son ministre des Finances a déposé un budget tendant à limiter les hausses de prix et de salaires à 6% et à 5%.En somme, le chef du gouvernement a proposé hier soir d entreprendre contre l'inflation ce qu'il s'est déjà engagé à faire il y a trois mois et demi.C'est, a-t-il dit, la voie qu'il nous faudra emprunter pour nous sortir de la crise C est une affaire de foi et de confiance.Nous devons ramener le taux de l'inflation à 6% et à 5%.Nous devons y parvenir sans contrainte, sans restrictions, sans contrôles.La formule proposée par le gouvernement en juin \u2014 et dont les résultats, admet M.Trudeau, sont «fragiles et hésitants» \u2014 se réalisera en pleine liberté.Tel est l'idéal d'une société vraiment libre.Il est vrai que cette politique, puisqu'elle frappe inégalement des groupes et qu'elle épargne le secteur privé, présente des risques d'injustice.M.Trudeau le reconnaît.Mais le moraliste en lui nous dit qu'il faut «choisir librement d'être juste».Les Canadiens ont donc appris hier que ie gouvernement a écouté le recours aux contrôles obligatoires pour juguler une inflation dont les «fruits pourris», a notamment signalé M.Trudeau, empoisonnent l'économie du pays.En deuxième lieu, il a clairement fait savoir que le gouvernement ne réduira pas les dépenses affectées à l'aide sociale et à l'assistance économique.Sur ce point, tous les Canadiens voudront lui donner raison à l'heure où le chômage atteint des limites insupportables.En troisième lieu, il affirme que le déficit ne sera pas accru.Mais on voit mal encore comment il réussira cette équation redoutable: combattre l'inflation sans recourir aux contrôles; maintenir I assistance sociale et l'aide économique: ne pas augmenter le déficit malgré la baisse des rentrées fiscales et la diminution du rendement des impôts M.Trudeau a beaucoup parlé de confiance et de foi hier soir.Il en faudra beaucoup en effet pour atteindre l'objectif.Il y a dans cette comptabilité de foi, d'espérance, de confiance et de liberté un pari admirable dans l'ordre philosophique et moral, d'autant plus que le Premier ministre avait acquis dans cette deuxième intervention une assurance et une maîtrise qui manquaient à la première.Mais, dans l'ordre des réalités, outre un exposé éclairant sur les dangers de l'inflation pour notre pays, les Canadiens ne savent pas mieux ce matin ce que peut accomplir leur gouvernement pour lutter concrètement contre la crise et inspirer aux citoyens la solidarité et la confiance recherchées.Que restera-t-il à dire ou à prêcher ce soir?ROY Le GAM propose ses solutions Le président du Groupe d'action municipale a présenté le programme de son parti en le qualifiant de «brochette de bonnes intentions».Ce qui indique l'honnêteté du projet autant que ses limites.C'est en ces termes qu'il faut étudier la présentation qu'en a faite le candidat à la mairie de Montréal, M.Henri-Paul Vignola.1 Bien sûr, toute la population applaudira à l'idée d'une diminution de la taxe foncière, d'une coupure de 2,000 emplois dans l'administration municipale sans conséquence pour les citoyens et d'un investissement de $50 millions dans un programme de relance économique.Présentement, on sait quels thèmes employer pour entretenir un goût de survie au sein de la crise économique.Le message se passe de Québec à Ottawa et à Montréal et à toutes les structures sociales.Mais le problème se pose au plan de la crédibilité que l'on peut accorder aux hypothèses de solution.Bref, il faut plus de crédibilité au GAM pour nous convaincre de ses possibilités.Voyons d'abord les engagements qui ne coûtent rien, ou presque, et qui peuvent susciter l'intérêt.Ils peuvent compléter un programme; ils demeurent, il va de soi, secondaires.Il est normal que Montréal fasse des pressions sur Ottawa et même sur Québec pour que les capitales favorisent la métropole qui doit être «un pôle majeur et prioritaire» de développement économique.Mais il faudra plus que le lobby politique montréalais pour influencer le mouvement actuel de fuite vers l'Ouest.L'administration municipale actuelle en est consciente; et les Montréalais engagés dans la course économique aussi.L'idée de créer un organisme de coopération et de concertation économique ou même de convoquer un sommet économique est de la même veine: tout le monde le désire mais chacun cherche le moyen d'illuminer cette route déjà tracée.Il serait sûrement intéressant de savoir ce que pourraient devenir les fonctions d'un ombudsman municipal et d'un office de la condition féminine.Les citoyens deviennent de plus en plus conscients de leurs droits et il faut les informer de l'exercice qu ils peuvent en faire.Plusieurs se sentent lésés par l'administration municipale, parfois à cause de la lenteur à laquelle progressent certains dossiers, parfois à cause de l'imprécision de la loi, parfois à cause de l'inaptitude de ceux qui doivent en appliquer les règlements.Tant mieux si l'on peut combler ces lacunes.Quant aux économies de $5 millions que l'administration pourrait faire en coupant 2,000 emplois, c'est là une équation qui demande des explications.Et ce n'est pas une comparaison avec la ville voisine de Laval, qui n'a pas à offrir les services d'une métropole, qui peut servir d'appui à l'argumentation du GAM.Comment couper 2,000 emplois sans renvoyer aucun employé?Il faut bien du temps à un système de retraite pour exécuter ce plan sans blesser personne.New York a choisi un jour de diminuer ses services pour équilibrer son budget.La Californie a fait de même; les deux avec succès.Mais les jeux étaient sur la table; la population en a accepté les règles.Si le GAM et M.Vignola veulent suivre leurs traces, il faudrait le dire clairement.Car c'est un programme clair, précis et cohérent qui peut influencer une population que l'on veut respecter, même en sollicitant son vote.Jean-Ouy DUBIK PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef WmmÊÊÈÈÊÊÈÊi Droits réservés Hans Selye Le Premier ministre, évoquant dans sa première allocution télévisée l'oeuvre des chercheurs canadiens, fait discrètement référence à celui d'entre eux qui a «fourni au monde l'explication du stress».Cette notion du stress étant universellement connue, il n'était même pas besoin d'en désigner l'inventeur par son nom pour savoir que M.Trudeau rendait ainsi un hommage mérité au docteur Hans Selye.décédé ces jours derniers à l'âge de 75 ans et dont les funérailles ont eu lieu hier à Saint-Viateur d'Outremont.Venu d'Autriche, il s'était établi au Canada en 1932 après ses études dans les universités de Prague, de Paris et de Rome.À l'université McGill en biochimie, puis de 1945 à 1976 à la direction de l'Institut de chirurgie et de médecine expérimentale de l'Université de Montréal, il apporta une contribution prodigieuse et des dons exceptionnels de chercheur.Cet homme rigoureux, dur par moments, travaillait à son laboratoire de l'aube à la nuit, sept jours par semaine.Maîtrisant 10 langues, il a parcouru le monde, prononcé des milliers de conférences et publié une quarantaine d'ouvrages dont le célèbre Stress sans détresse en 1974 et La Sagesse du Stress plus récemment.Pour mettre au point cette notion du stress, qui montre comment l'environnement influe sur le comportement et la santé des êtres humains, il fallait plus que le résultat de travaux en laboratoire.11 fallait aussi l'intuition, l'imagination et la culture de cet homme.On s'étonne parfois qu'un homme de cette envergure n%ait pas gagné le prix Nobel.Plusieurs l'ont reçu qui ne le méritaient pas autant que lui.Qu'importe: son nom et son oeuvre seront encore retenus dans l'histoire de la médecine quand auront été oubliés beaucoup des titulaires du prix Nobel.Michel ROY Marcel Adam MM M.Camille Laurin prend ses rêves pour la réalité Le projet de réforme scolaire du gouvernement péquiste procède sans aucun doute d'une excellente intention: il veut répondre aux longues attentes de très nombreux citoyens, telles qu'exprimées dans le célèbre Livre vert sur l'enseignement primaire et secondaire, à la suite d'une vaste consultation populaire.Aussi, pour donner suite à la volonté exprimée dans cette vaste opération, le ministre de l'Éducation Camille Laurin publiait il y a quelque temps un Livre blanc qui propose un projet de réforme qu'il défend ces semaines-ci à travers la province, devant différents groupes d'intervenants scolaires.On peut dire que beaucoup n'y voient pas la réponse aux attentes populaires contenues dans le Livre vert.Ce que je retiens principalement de cette entreprise c'est d'abord son inopportunité, ensuite son ampleur, enfin son idéalisme.Je dis qu'il n'est pas opportun en ce sens qu'il tombe bien mal.Voici que le gouvernement veut mobiliser la société québécoise et l'Assemblée nationale dans un vaste débat portant sur une importante réforme des structures scolaires, alors que les citoyens sont aux prises avec la pire crise économique depuis les années 30, et qu'ils appréhendent un affron- tement majeur entre le gouvernement et les syndicats des secteurs public et parapublic à cause justement de cette crise.Cette réforme veut au fond rendre les structures scolaires plus démocratiques mais, ironiquement, ceux qui doivent en être les principaux bénéficiaires, les parents, d'abord préoccupés par des problèmes économiques vitaux, pourraient se préoccuper assez peu de la croisade entreprise soi-disant en leur nom par le ministre Laurin.En plus d'arriver mal à propos ce projet de réforme est au surplus trop ambitieux.Autrement dit il vise plusieurs objectifs qui auraient pu être mieux atteints séparément.Le but principal de la réforme est de «responsabiliser» l'école.Elle sera dotée à l'avenir du statut de corporation et exercera une large part des responsabilités qu'assume actuellement la commission scolaire.Vouloir au surplus régler les problèmes de la confessionnalité des commissions scolaires, du caractère chrétien de l'école et des' langues, c'est poursuivre trop de lièvres à la fois.Le gouvernement court le risque que le débat principal soit escamoté.Les interventions de divers groupes d'intérêt susciteront des débats de natures différentes qui créeront la confusion.Le but principal du Livre blanc: un projet éducatif fondé sur l'élève et sur l'école, personne ne peut y trouver vraiment à redire.En théorie.Mais, en pratique, le moyen choisi pour réaliser ce noble dessein est d'un idéalisme, voire d'un irréalisme étonnant de la part d'un gouvernement qui est quand même aux affaires depuis six ans et qui a connu quelques égarements coûteux qui auraient dû l'en guérir.Croire que le principal remède aux maux du système tant dénoncés par les parents consiste à déposséder les commissions scolaires des pouvoirs qui leur reste pour les confier à des conseils scolaires, au nom du sacro-saint principe de la participation, c'est prendre ses rêves pour la réalité.La participation démocratique des citoyens aux affaires publiques est un bel idéal, mais son exercice exige tellement de vertus civiques, de désintéressement, bref d'altruisme, qu'en vérité il est impraticable dans l'état actuel de nos moeurs démocratiques.L'expérience tentée depuis une dizaine d'années dans divers établissements publics est concluante à cet égard.Plusieurs études démontrent que la formule des conseils d'administration formés de représentants des bénéficiaires et du milieu, expérimentée dans les cégeps, les éta- blissements de santé et les services sociaux, a donné de piètres, résultats qui contrarient les objectifs visés.Ces conseils d'administration, qui servent de modèle au projet du ministre Laurin pour l'école de demain, sont à oeil près tous non représentatifs et ne permettent pas aux communautés locales d'être impliqué vraiment dans la gestion des établissements publics.C'est sous prétexte de décentralisation que le Livre blanc veut renforcer l'école au détriment des commissions scolaires, invoquant l'argument à l'effet que celles-ci sont trop éloignées de l'école et des parents.Que dire alors du ministère de l'Éducation?Si cet argument n'est pas fallacieux, la logique exigerait que pour la même raison on abolisse les municipalités qui, dans l'optique tordue du gouvernement, sont sans doute plus éloignées des citoyens que le ministère des Affaires municipales.En réalité, en réduisant à l'impuissance les commissions scolaires au profit d'une multitude de conseils scolaires, il éliminera, en l'atomisant, un contrepoids politique précieux qui laissera libre cours à l'étouffante hégémonie du ministère de l'Éducation.Quels vins hmre?On m'accuse, à ce sujet, d'avoir dénigré récemment à deux reprises les vins dits québécois (voir en tribune libre).D'abord dans une série d'articles parus fin août et début septembre, puis samedi il y a deux semaines.JACQUES BENOIT_ Précision d'importance, je soulignais dans cette récente série d'articles les faiblesses non pas seulement des vins faits au Québec, mais aussi de tous les autres vins de table, quelle qu'en soit l'origine.«Le problème, ai-je écrit alors, peut se résumer ainsi: quoiqu'il existe dans les pays producteurs, France, Italie, etc., une certaine réglementation des vins de table ou vins sans appellation, comme on dit à la SAQ, ces vins renferment.on ne sait quoi.Du vin sans doute, mais du vin dont on ignore à peu près tout: avec quelles sortes de raisin ont été produits les vins qui entrent dans le mélange, combien de vins ont été utilisés, l'ori- gine géographique de ces vins, etc.» Et plus loin, à propos des vins dits québécois: «Du type vins de table, produits avec on ne sait quels raisins ( à partir de concentrés genre concentrés de jus d'orange ou de moûts mutés, c'est-à-dire du jus de raisin dont on a stoppé chimiquement la fermentation), leur réputation est plutôt basse chez les amateurs.» Samedi 9 octobre, enfin, je notais, dans le corps d'un article, que les seuls vins dont la SAQ entend ne pas réduire le nombre sont «les vins dits québécois, les moins bons que vend la SAQ».Me dédire?Peut-être aurais-je pu écrire, plus diplomatiquement, quelque chose comme ceci, à savoir que les vins dits québécois, sans être nécessairement les moins bons, figurent nécessairement dans cette catégorie.Mais ce que j'ai écrit reste vrai.Essentiellement parce que ce qui fait la valeur de n'importe quel vin est la terre dont il est issu, son terroir, comme on dit, et-aussi la ou les sortes de raisin utilisés (les cépages), qui ensemble lui donnent son caractère.Or il se trouve (qu'y puis-je?) que c'est précisément cela qui manque aux vins dits québécois, comme d'ailleurs à tous les autres vins de table, qui sont des produits sans véritable caractère propre.Je souhaiterais, comme tout un chacun, que le Québec soit à même de produire, avec du raisin d'ici, des vins de qualité, comme par exemple la Californie qui en fait d'excellents.Question de climat, ce n'est malheureusement pas le cas, du moins pour l'instant.J'ai bu des vins faits ici, mais je n'en bois plus, de la même façon que je ne bois pas de vins de table européens ou autres.Non pas par snobisme, mais tout simplement parce qu'en apprenant à aimer le vin, j'ai appris de même qu'on en trouve, dans les mêmes prix, de beaucoup meilleurs parmi les vins de qualité qui nous viennent des pays vini-coles comme la France, l'Italie et l'Espagne.Je connais bien peu (je ne m'en cache pas) les différents fabricants québécois de vins.Mais pareillement, je ne sais pour ainsi dire rien de l'industrie viticole française, ce qui ne m'empêche pas de connaître assez bien les vins français.Enfin, mon interlocutrice de la page suivante me permettra, de mon côté, de mettre sérieusement en doute son affirmation comme quoi les amateurs que j'ai interviewés pour ma série d'articles sont des gens «généralement reconnus comme étant à la solde des compétiteurs de l'industrie vinicole du Québec» et de lui retourner à ce sujet ses accusations de calomnie.À cause de la prééminence des vins de France, j'ai rencontré entre autres l'attaché commercial adjoint de ce pays (et encore en ne retenant de ses propos qu'une remarque comme quoi les vins de table sont «un assemblage de ce que vous voulez»), et puis des amateurs respectés qui ont la passion du vin.Du véritable vin, s'entend.> LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 DOCUMENT OTTAWA (PC) \u2014 Voici le texte de V'entretien du premier ministre à la télévision et à la radio sur la situation économique au Canada, le mercredi 20 octobre 1982.Deuxième partie Lors de mon dernier entretien, je vous ai parlé du défi économique qui nous est lancé, à nous Canadiens et Canadiennes, et de l'urgence d'y faire face ensemble comme une véritable communauté humaine.Ce soir, je vous parlerai des choix qui s'offraient au gouvernement et de la voie qu'il nous faudra emprunter pour nous sortir de la crise.Je vous décrirai la ligne de conduite que nous avons demandé aux Canadiens d'adopter, dans le cadre de notre programme des 6 et 5 p.cent, pour aider nos compatriotes qui ont perdu leur emploi ou qui craignent pour leur avenir.Notre programme de restrictions n'est pas une fin, mais un commencement.Ce n'est pas une solution en soi, mais un objectif que nous devons atteindre pour débloquer les véritables solutions.Loin de prétendre apporter une réponse définitive à nos maux, il nous pose plutôt une question, une question de foi et de confiance.Ce qu'il met en cause, ce n'est pas la confiance des Canadiens envers leur gouvernement, mais notre confiance réciproque entre concitoyens d'un même pays.Ce qu'il met en cause, ce n'est pas la foi des Canadiens en ma parole, mais notre foi commune en notre capacité d'atteindre ensemble un objectif bénéfique pour chacun d'entre nous.Aussi bien être lucides.Si nous n'arrivons pas à nous faire mutuellement confiance, si nous manquons de foi les uns dans les autres, nous raterons les objectifs du programme des 6 et 5 p.c.Et nous sacrifierons en même temps les dividendes qu'il peut nous rapporter en termes d'accroissement des investissements, de relance de la production et de création de nouveaux emplois.Si par manque de foi et de confiance les uns dans les autres nous refusons de nous donner la main pour nous sortir de la crise, alors nous ne ferons que renforcer l'une des causes les plus profondes de l'inflation en même temps qu'une de ses conséquences les plus pernicieuses.Refusant de croire que nous obtenons notre juste part du gâteau et soupçonnant maladivement que tout le monde autour de nous en profite pour rafler le gros lot, nous nous condamnerons à vivre dans un climat de méfiance malsaine.Tels sont en effet les fruits pourris de l'inflation.Avec les salaires qui essaient de rattraper les prix, les prix qui tentent de rattraper les profits et les profits qui veulent rattraper les salaires, l'inflation est une course sans gagnant.Nous sentons tous que nous reculons.Et lorsque nous essayons de nous rattraper, nous ne faisons que faire reculer les autres pour les entraîner finalement avec nous dans une chute générale.Je n'imagine pas d'avenir plus désespérant pour le Canada.Semblable échec nous condamnerait à un combat sans fin entre riches et pauvres, entre forts et faibles, entre villes et provinces, entre les diverses régions et l'ensemble du pays.Et qui sortirait gagnant de cette LEBRF TRIBUNE Défense des vins du Québec Monsieur Jacques Benoit, La Presse Dans votre série d'articles intitulés «LES VINS DES QUÉBÉCOIS» vous traitez des divers aspects du vin au Québec sans jamais parler de l'industrie du vin du Québec.Vous vous êtes contenté de ramasser divers témoignages de certains membres du personnel cadre de la Société des alcools du Québec ainsi que de personnalités généralement reconnues comme étant à la solde des compétiteurs de l'industrie vini-cole du Québec.Fendant ce temps, non seulement vous n'avez pas cherché l'avis des onze viniculteurs québécois qui détiennent près du tiers du marché des vins au Québec, mais de votre propre aveu, vous les avez même oubliés! Dans vos articles, en plus de véhiculer des préjugés sans fondement, vous acceptez, en les publiant, que des accusations graves soient portées à l'endroit d'une industrie jeune, dynamique, en plein essor et qui est en train de se bâtir une place enviable sur le marché des vins au Québec.Ce sont probablement là les raisons qui font qu'on la calomnie et qu'on persiste ù ne pas croire à son existence, à sa valeur et à sa compétence.L'industrie vinicole du Québec dit non à ce défaitisme, à ce sentiment de colonisé.Depuis 1978, les ventes des vins «vinifiés» au Québec sont passées de 13 à 30%.Cette progression, en partie due à l'introduction des vins en épicerie, témoigne davantage du souci des viniculteurs québécois ù mieux ré-pondres aux attentes et aux goûts du consommateur de chez nous, qui, par sa réponse, son acceptation des vins du Québec, prouve qu'il n'est pas dupe des préjugés de snobs en quête Trudeau en appelle à «foi» des Canadiens A 7 bataille entre Canadiens?Sûrement pas des Canadiens, mais plutôt des Japonais, des Allemands ou encore des Américains.En tous cas les gagnants appartiendraient à un pays qui a su se discipliner, peut-être parce qu'il était moins choyé que nous en termes de richesses naturelles et de ressources humaines.Je refuse de croire en un échec semblable.Mais j'insiste sur le besoin de nous faire confiance les uns aux autres, car les résultats obtenus jusqu'à présent demeurent hésitants et fragiles.Or, la confiance est le seul ien qui peut unir nos efforts et décupler nos énergies.C'est le seul lien qui nous permettra de mettre la diversité de nos talents au service de tous les Canadiens et de changer nos combats fratricides en une victoire commune sur nous-mêmes et le reste du monde.Voilà la grande différence qui sépare des autres voies possibles la route que nous proposons aux Canadiens.Une de ces autres voies aurait été le contrôle complet des prix et des salaires.Le gouvernement a refusé de s'y engager.Contrôler, c'est refuser de faire confiance, alors que seules la confiance en nos compatriotes et la foi en notre pays peuvent préserver l'avenir du Canada.Contrôler, ce ne serait pas unir nos efforts mais arbitrer nos antagonismes.Car tel est bien le rôle des contrôles: employer toute la force de la loi pour séparer les Canadiens, comme un arbitre qui retient les boxeurs et les repousse chacun dans leur coin afin qu'ils reprennent souffle avant de se relancer à l'assaut.Il y a à peine cinq ans, nous mettions fin à la Commission de lutte contre l'inflation.Cela avait pu répondre à un besoin économique à court terme.Mais déjà nous nous sommes relancés dans une bagarre entre Canadiens.Et nous nous sommes ainsi affaiblis pendant que d'autres pays se serraient les coudes et nous livraient une dure concurrence.Nous avons donc choisi une voie qui nous éloignera des contrôles plutôt que de nous en rapprocher car chaque pas que nous ferons individuellement ou collectivement, vers notre objectif des (i et 5 p.c, nous écartera davantage d'un recours aux contrôles.J'ai entendu les arguments de ceux qui prônent l'instauration de contrôles.Ce serait d'après eux une solution plus équitable.Il est injuste, disent-ils, de limiter seulement certains salaires et certains prix et de laisser les autres fluctuer selon les caprices du marché.J'en conviens.C'est injuste.Mais cette injustice peut être corrigée si ceux qui prêchent l'équité la pratiquent; s'ils acceptent de s'imposer les normes de 6 et 5 p.c.parce qu'ils ont choisi librement d'être justes.Voilà le chemin le plus rapide à la fois vers la justice et le redressement économique.Nous vivons dans une société démocratique.Nous sommes d'accord pour dire que six pour cent d'inflation valent mieux que douze, et cinq pour cent mieux que dix.Nous sommes également d'accord sur la nécessité de travailler à cet objectif, même si nous divergeons d'opinion sur les moyens à prendre.Si, donc, nous nous entendons sur l'objectif et sur la nécessité d'y travailler, nous pouvons sûrement trouver la volonté de nous atteler ensemble à la tâche.Ou alors posons-nous la question: notre méfiance les uns envers les autres serait-elle devenue à ce point paralysante que nous ne puissions plus réaliser librement ce que nous jugeons nécessaire d'accomplir?A côté des contrôles, l'autre voie qui nous était ouverte pour combattre l'inflation, aurait tout aussi sûrement détruit la confiance mutuelle des Canadiens et leur foi en leur pays.Elle aurait consisté à serrer la vis, à couper les dépenses gouvernementales à coup de milliards et à évincer l'inflation de façon brutale.Voilà encore une solution qui se nourrit de la méfiance engendrée par l'inflation.L'aggravation récente du déficit, disent les partisans de la force, est une preuve de plus que nous ne pouvons faire confiance au gouvernement non plus qu'aux autres Canadiens.S'il y a déficit, il doit y avoir gaspillage.Il doit y avoir quelqu'un qui profite du système.Je vous dirai sans détour que moi aussi je m'inquiète du déficit.Mais cela m'inquiète surtout parce que cela en dit long sur la gravité de la crise économique.Nous sommes victimes du plus vertigineux déclin économique depuis une génération.Les chômeurs se multiplient.Ils ne paient plus de taxes.Mais ils ont besoin d'aide.Les entreprises, grandes et petites, doivent supporter des coûts élevés et de lourdes dettes.Elles ne paient pas de taxes parce que leurs profits ont disparu.Mais, elles aussi, ont besoin d'aide.Les consommateurs ne sauraient payer de taxe sur les achats qu'ils ne font plus.Et comme les entreprises tournent au ralenti, le rendement des taxes a également chuté dans le domaine de l'énergie.Voilà la source de notre déficit: une récession aussi rapide que brutale.Moins de gens sont en mesure de payer des taxes.Beaucoup plus \u2014 en fait beaucoup trop \u2014 de nos concitoyens ont besoin de l'aide que leur offrent nos programmes sociaux et nos politiques économiques.Ce que les partisans des coupures massives proclament en fait, c'est que la réponse à notre crise économique consiste à couper ces mesures d'aide au moment où les gens en ont le plus besoin, à créer ainsi plus de chômage, à fermer plus d'entreprises, à mettre plus de commerces en faillite.Bien sûr, ce serait là une façon de mater brutalement l'inflation, mais aussi d'appauvrir du même coup un nombre plus grand encore de Canadiens.C'est de cette façon qu'on a eu la Crise des années trente.Nous avons donc rejeté cette solution.Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas préoccupés par le gaspillage.Là où nous constatons des abus, soyez assurés que nous y mettons fin.Mais sous prétexte d'éliminer le gaspillage, nous ne céderons pas à la méfiance que l'inflation a semée à l'échelle du pays.Nous ne couperons pas notre aide aux Canadiens et aux Canadiennes qui essaient de surmonter l'une des périodes les plus difficiles de leur vie.Nous ne couperons pas notre soutien aux fermiers, aux constructeurs et aux pêcheurs qui essaient de se maintenir à flot en attendant une mer plus favorable.Se comporter de la sorte serait non seulement détruire toute espèce de confiance mais convaincre les Canadiens que leur pays ne peut même pas répondre à leurs besoins essentiels.La solution que nous avons retenue se fonde sur le refus de croire que les Canadiens ne se disciplineront que s'ils y sont forcés par les gouvernements.Elle refuse de croire que le redressement de notre économie doit passer par une misère encore accrue.Elle se fonde sur la conviction que les Canadiens poseront de leur propre gré les gestes qui s'imposent, dès qu'ils auront vu où se situe leur véritable intérêt.En vérité, la solution que nous avons choisie est la plus difficile des voies qui s'offraient à nous.Nous avons choisi de combattre l'inflation sans recourir à des contrôles, comme des gens libres travaillant à une cause commune.Nous avons choisi de ne pas accroître notre déficit tout en combattant ceux qui voudraient nous précipiter dans une crise plus grave encore sous prétexte d'éliminer le gaspillage.Mais notre choix le plus difficile a été de limiter l'indexation des impôts et des prestations sociales à 6 et 5 p.c.Nous avons ainsi demandé aux contribuables, aux retraités, aux fonctionnaires, aux mères qui reçoivent leurs chèques d'allocations familiales de sacrifier une partie de leur protection contre l'inflation afin de convaincre les autres de s'engager volontairement à réduire l'inflation à 6 et 5 p.c.Nous leur avons demandé de sacrifier un peu de leur sécurité pour venir en aide à ceux dont les emplois sont menacés ou qui sont déjà victimes de la récession.Malgré tous ses pouvoirs, le gouvernement ne peut toutefois vous garantir que tous les partenaires de l'économie canadienne emboîteront le pas.Nous leur avons demandé de partager avec leurs compatriotes et de nous prêter leur concours pour relever un défi d'une importance cruciale pour le pays.Mais, tout cela, nous l'avons fait en posant un geste de foi: la foi que les Canadiens réduiraient effectivement l'inflation à 6 puis à 5 p.c.Seuls les Canadiens peuvent, par leur libre choix, répondre à ce geste de confiance.J'ai la conviction profonde que notre foi ne sera pas déçue.En fait, je sais que les Canadiens et les Canadiennes sauront faire front commun pour surmonter la crise et sauvegarder l'avenir du pays.d'une certaine reconnaissance, même factice.Nos oenologues, spécialistes et techniciens sont diplômés d'universités aussi bien européennes que nord américaines.Nous sommes expérimentés et compétents.Notre savoir-faire témoigne de notre professionnalisme.Nous croyons en notre avenir.Sans jamais avoir pris le temps de nous regarder, de nous évaluer, de rendre visite à un seul de nos onze viniculteurs québécois, vous vous êtes permis de condamner notre valeur et nos vins.Pourquoi étiez-vous si pressé de juger notre compétence et notre professionnalisme, sans savoir, sans même nous connaître, sans avoir jamais dégusté nos produits?C'est vraiment trop facile.Dans les circonstances, permettez-nous de nous inquiéter de la qualité de l'information que vous avez livrée ù vos lecteur dans votre série d'articles.Et, malgré votre ignorance de notre industrie, aveu que vous faisiez bien candidement à notre président au cours d'une conversation téléphonique du 1er septembre dernier, vous n'hésitez pas ù récidiver le 9 octobre dans un article intitulé «La S.A.Q.retirera 500 marques-formats de vins et spiritueux des tablettes de ses succursales» en affirmant: «.les seuls vins qui ne seraient pas touchés sont les vins dits québécois, les moins bons que vend la S.A.Q.Nous ne sommes plus surpris, nous sommes choqués qu'une opinion aussi partiale et sans aucun fondement, soit imprimée, noir sur blanc, dans un journal pourtant reconnu et sérieux.Comment peut-on à la fois ignorer, l'avouer, puis se prononcer ù nouveau sans avoir cherché la vérité?Afin de vous renseigner et par la suite transmettre, aux lecteurs, votre opinion en toute connaissance de cause, c'est avec plaisir que nous vous invitons ù visiter les onze viniculteurs québécois et que nous vous convions à une dégustation aveugle et professionnelle de nos vins et de vins importés de même catégorie.Denise Rousseau drouin directeur général Société de promotion de l'industrie vinicole du Québec Critique du salon des vins Le Salon des vins qui a eu lieu récemment au vélodrome nVapparaît comme un événement d'un intérêt indiscutable et que l'on doit répéter à l'avenir.S'il importe de réaliser l'importance de cette première et de s'en réjouir, il ne faut pas pour autant se croire exempté de critiquer ce qui mérite de l'être.Plusieurs aspects de ce salon laissaient à désirer: Ainsi les vins exposés n'étaient pas groupés par type ou pays d'origine ce qui eut été hautement souhaitable pour assurer un minimum d'authenticité, de dépaysement et de cohérence.Au contraire les vins et autres boissons alcoolisées étaient dans la plupart des cas exposés par des représentants promotionnels ou des distilleries qui n'y allaient que de leurs produits évidemment.Si bien qu'un Bordeaux rouge d'un millésime douteux (Château Gruaud Larose 1972) pouvait tout aussi bien côtoyer un whisky canadien qu'un Arbols rouge du Jura ou un champagne allemand ou un Brouilly, etc., etc.Ce genre d'arrangement est plutôt néfaste lorsqu'il est désirable de se faire une idée sur le pays ou la région d'origine d'un vin.Question authenticité c'est zéro.En passant je mentionne pour le bénéfice de Jacques Benoit de La Presse(article du 6 octobre 1982) que «Tous NE pouvaient PAS être dégustés sur place»: Plusieurs exposants présentaient des vins qu'il s'est avéré Impossible de déguster pour des raisons tout aussi évasives qu'incroyables: «Il ne nous en reste déjà plus» (Nuits St-Georges de CHANSON), «Seulement si vous achetez la bouteille en entier» (C'est pas beau ça?) ou encore carrément «Non» (Meursault rouge Clos de Mazaray).Cela se passait le 1er octobre, une des journées consacrées au public et non le 5 octobre, journée réservée aux professionnels du milieu, aux restaurateurs ou hôteliers.En ce qui me concerne quand je pousse le masochisme jusqu'à boire du vin canadien ou du vin banal provenant d'ailleurs je l'achète chez le dépanneur (ça dépanne.) et pas au salon des vins à 75 cents le verre.et quel verre! Quand on fait la promo- tion d'un produit on n'y va pas au compte-gouttes comme ce fut le cas chez beaucoup d'exposants.En somme, à ce Salon des vins on offrait à ce bon Québécois pour un prix d'entrée non négligeable une vue imprenable sur des vins séduisants mais impossibles à déguster.Guy LÉGER Outremont Un drapeau intempestif Madame Yolande Valiquette, Directrice de projet Le Salon d'Art, d'Artisanat et de Création international Montréal, Madame, En acceptant de prêter les objets d'art de la Communauté Khmêre du Canada, nous pensons participer à l'artisanat axé essentiellement sur le regroupement d'oeuvres artisanales internationales.Notre surprise est de taille car en arrivant au salon, nous devons représenter un Kampuchea (Cambodge) communiste sous l'occupation vietnamienne et russe.Ce Kampuchea communiste n'est môme pas un Kampuchea officiel reconnu par les Nations unies.En mettant ce drapeau au-dessus de l'estrade pour le spectacle, vous faites aussi de la fausse publicité au public canadien et cambodgien puisque dans votre cahier de publicité (page 47) vous mettez un autre drapeau.Que votre organisme attende faire la promotion de l'hégémonie vietnamienne et russe dans le Sud-Est asiatique, c'est votre affaire,.mais en tant que Cambodgiens nous ne pouvons pas accepter cette étiquette.Quel malheur pour les réfugiés cambodgiens qui espèrent trouver au Canada de la compréhension, mais au lieu de cela trouvent des organismes qui essayent de leur demander de servir un régime qu'ils veulent fuir.Puisque vous préférez garder ce drapeau nous vous demandons donc que vous nous retourniez au plus vite nos objets d'art prêtés car nous n'accepterons jamais notre participation sous cette bannière si nous le savons ù l'avance.Roe un UN Président Communauté Khmôre du Canada L'école sans enseignants \\ \\ \\ v Qui aurait cru que Claude Ryan se trouverait un jour ovationné par 2,000 enseignants syndiqués?C'est pourtant ce qui s'est passé lundi soir, au colloque organisé par l'Alliance des professeurs de Montréal, alors que le ministre Laurin se trouvait, quant à lui, conspué par l'auditoire.un type d'auditoire qui constitue pourtant (mais faudrait-il parler au passé?) la base même du Parti Québécois.Il faut incidemment saluer cette initiative de l'Alliance des professeurs, qui, pour la première fois depuis que la structure syndicale constitue l'unique voix collective des enseignants, organise en collaboration avec son employeur, la CECM, ce colloque spécifiquement destiné à des questions d'ordre professionnel et qui à ce titre tient lieu de journées pédagogiques.Il était grand temps pour tout le monde que la dimension «métier» reprenne dans les activités syndicales du milieu enseignant la place qui lui revient.Cette place est capitale, ne serait-ce que parce que ce sont ces réalités et ces problèmes d'ordre humain et professionnel qui font la trame de la vie quotidienne: la convention collective est nécessaire, mais elle est loin de tout régler en ces matières, où il faut, pour qu'un climat de travail soit «respirable» et pour promouvoir certaines réformes, un minimum de concertation libre et spontanée, parallèlement aux classiques et inévitables affrontements patronaux-syndicaux.Que les syndicats d'enseignants reviennent à des préoccupations de cet ordre sera aussi fort utile à une société qui s'est trouvée trop longtemps livrée, sur le plan pédagogique, à des fonctionnaires isolés dans les officines du ministère de l'Education, alors que les détenteurs du savoir-faire et de la pratique concrète ne se manifestaient publiquement qu'à l'occasion de manifestations axées sur la négociation.A la longue, l'opinion publique a fini par croire que les enseignants ne se préoccupaient que de réduire leur tâche en calculant au compte-goutte le temps donné aux élèves.Tableau injuste, dont la responsabilité revient en grande partie au type de leadership syndical que se sont donné les enseignants ces dernières années.et qui a ouvert la voie au «bulldosage» gouvernemental: du même coup, la même année, l'Etat déchire le contrat dûment négocié qui le liait à ses employés du secteur public, réduit d'autorité leurs salaires, et leur jette dans les jambes un «livre blanc» qui tient les enseignants pour quantité négligeable, qui les place sous le contrôle hautement subjectif et émotionnel des parents de leurs élèves, et qui, comble de l'inconscience, prétend faire une nouvelle «réforme scolaire» contre ceux qui sont au coeur du système et qui en sont les seuls artisans permanents.Les élèves et les parents passent, les enseignants restent: l'école est à eux aussi, puisque c'est leur milieu de travail et une part essentielle de leur vie.\u2022 \u2022 \u2022 Le «livre blanc» repose sur une conception traditionnelle de l'école, celle qui prévalait ici avant la fondation du ministère de l'Education, et qui voit l'école comme devant être «le prolongement de la famille».(M.Laurin allait jusqu'à affirmer l'autre soir que ce sont les parents qui en seraient les «usagers»! On aurait cru, à tout le moins, que les «usagers» d'une école, ce sont ses élèves! ).Dans la conception du ministre, l'école se trouve partiellement confondue avec la famille, dont elle doit épouser les valeurs et les volontés, puisqu'on la place, comme le foyer, sous l'autorité des parents.De cela, il découle logiquement qu'on peut abolir le suffrage universel aux élections scolaires, puisque l'école n'est plus qu'un vase clos, l'affaire exclusive des parents d'enfants d'âge scolaire.Il existe pourtant, depuis la révolution française, une autre conception de l'école, qui est à plusieurs égards beaucoup plus progressiste parce qu'elle reconnait la réalité du changement entre les générations et l'autonomie (relative évidemment) des enfants et des adolescents.Cette conception s'inspire des mêmes courants d'idée qui ont poussé l'Etat à rendre obligatoires, quelle que soit l'opinion des parents, la scolarisation, la vaccination, etc., et à faire prévaloir d'autres droits (les droits à l'instruction, à la santé, à l'intégrité physique, etc) sur ceux qui fondent le pouvoir parental.Dans cette optique, l'école est un creuset social où se forment les futurs citoyens.C'est le lieu par excellence de la socialisation extra-familiale, l'endroit où l'enfant apprend graduellement à sortir du nid et à voler de ses propres ailes.Même dans les meilleures familles, les enfants \u2014 et à plus forte raison les adolescents \u2014 ont intérêt à échapper à la tutelle parentale, durant les brèves périodes où ils se trouvent dans cet autre environnement protégé qu'est l'école, ne serait-ce que pour apprendre qu'il y a plusieurs façons de penser et d'agir, et pour nouer en toute liberté avec des camarades de leur âge et d'autres adultes des liens intellectuels et affectifs.L'école est d'abord, bien sûr, un lieu d'enseignement et d'instruction formelle, sous la responsabilité de professionnels à qui les parents et l'ensemble de la société délèguent le soin d'instruire les enfants et de gérer les écoles, pour l'excellente raison qu'ils ont été formés pour ce faire.A ce titre aussi l'école est une institution distincte de la famille.La pédagogie et la gestion des institutions scolaires ne tiennent pas à des dispositions naturelles qui apparaîtraient mystérieusement à la procréation.Il y a des parents exceptionnels, mais les systèmes scolaires sont faits en fonction de la moyenne des parents: or, ces derniers sont souvent trop subjectifs pour évaluer les besoins scolaires de leurs propres enfants, et généralement incapables, faute de formation, d'expertise et de temps, d'évaluer les besoins de l'ensemble des enfants d'une école donnée.Dans le projet Laurin, les parents auront la main haute sur la nomination du directeur d'école, qui pourra être remercié ou même congédié en cours de mandat par la poignée de parents qui auront pris le contrôle de l'école.(La démonstration n'est plus à faire du faible taux de participation populaire dans ce genre de structures et des risques de noyautage).Il n'y a pas un directeur d'école qui sera capable de travailler sérieusement dans ces conditions.à moins qu'il ne se plie déma-gogiquement aux caprices de ses nouveaux patrons, ou qu'ils réussisse, à la faveur de leur ignorance (bien normale d'ailleurs) des dossiers techniques, à les manipuler complètement.Dans ce projet, les enseignants deviennent encore plus qu'actuellement de simples exécutants livrés eux aussi aux volontés des parents qui auront \u2014 théoriquement toujours \u2014 la main haute sur des dimensions essentielles de l'école: le choix des méthodes pédagogiques et des manuels scolaires (à partir de listes autorisées par le ministère), l'évaluation des programmes, des besoins de perfectionnement des enseignants, l'organisation des services parascolaires, ou encore le statut confessionnel de l'école.ce qui nous prépare d'agréables batailles sur le degré de moralité qu'on exigera des enseignants dans les écoles définies comme catholiques, là où, comme c'est à prévoir dans plusieurs milieux, le conseil d'école aura été noyauté par l'extrême-droite.Il y a, dans ce projet, de quoi pourrir à jamais les relations déjà tendues entre parents et enseignants.Et aussi le germe d'un terrible retour en arrière.4 * la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «« LA PRESSE * et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières o LA PRESSE sont également reserves « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro I 400 » Port de retour garanti > \\ \\ X 1 i 4 ABONNEMENT 285-6911 Le tervke de» abonnement* e,t ouvert do 7h a 17h30 (fermé le tamedi) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes annonces Annonces cloisees 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 9h o 17 h Pourchonaer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h o 16h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Vocatxes, voyages 285-7265 Carrières et professions nominations 285-7320 A 8 I 9 SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 5?SSL.Si on devait déterminer la période la plus glorieuse dans la carrière de Jean Drapeau, il est ÇyiHcnt qu'il faudrait choisir les années 60.C'est en effet au cours de ces dix années marqués par trois élec-\"^tibris, parfois enlevées avec des ¦» majorités écrasantes, que le mSuaire a lancé les deux principaux J* Jjrcojets de sa carrière et préparé » ^IÇtroisième.JjV^Au cours de son premier m *5jbandat de la décennie (iO, le maire 55j$an Drapeau devait concrétiser ÇÇjdÔux projets : le 3 novembre 1961, .\u2022 N fiii fïti ii'fi S1 f i ï i is* Lucien Saulnier, de loin le meilleur président du comité exécutif de de Jean Drapeau.Montréal, est le seul qui ait réussi à freiner les élans démesurés rais se présente aux élections, mais comme simple conseiller.La ligue n'ose même pas présenter un candidat à la mairie.Le scrutin du 24 octobre est assorti d'un référendum concernant l'élimination des conseillers de la classe « C » nommé par les groupes de pression.Pour les (j6 sieges disputés, 33 pour des conseillers de classe « A » élus par les propriétaires, et autant de classe « B » élus par les locataires, pas moins de 238 candidats, se font la lutte.Trois partis sont en lice : le Parti civique, la Ligue d'action civique et la Réforme municipale d'Alfred Gagliardi.Le jour du scrutin, a peine 11,1 p.cent des 345 (>78 électeurs se présentent aux urnes pour replacer Me Jean Drapeau dans le fauteuil du maire avec une majorité de plus de 29 000 voix.M.Drapeau arrache 75 455 votes comparativement à IO 131 pour le maire sortant.Sarto Fournier.Aux postes de conseiller, le Parti civique fait des ravages en enlevant Il sièges, contre un pour la Réforme municipale (Gagliardi sauve son honneur), et aucun pour la Ligue d'action civique.Vingt-et-un sièges vont aux inévitables indépendants.Mais outre la victoire de Drapeau à la mairie et le balayage en règle du Parti civique, il faut aussi souligner l'appui massif (80,5 p.cent) des Montréalais à la suggestion d'éliminer la classe « C » du Conseil municipal.Cette décision allait ouvrir la porte au style d'ad- ministration que le maire Drapeau va proposer, puis implanter au fil de ses mandats.C'est aussi à ce moment que Lucien Saulnier, de loin le meilleur président du comité exécutif que Montréal ait connu, est choisi par le maire Drapeau pour remplacer Pierre DesMa rais.M.Saulnier allait occuper cette fonction pendant 10 ans.Les élections de 1962: deux référendums À peine deux ans plus tard, soit le 28 octobre 1962, le maire Drapeau se présente à nouveau devant l'électoral montréalais, avec l'intention de faire accepter deux référendums, un premier pour fixer les mandats à quatre ans.et -.-\u2014s- , < .¦ \" CHEVROLET * PONTIAC * OLDSMOBILE * BUICK * CADILLAC * GMC LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 AU PROCÈS DUBOIS-BELZILE-DUBEAU Un accusé sort de ses gonds Dans la vie il suffit de savoir jouer avec certains éléments pour se garantir un avenir harmonieux.\u2022 Parce quelle est consciente de vos obligations qui évoluent sans cesse au rythme de la vie.La Solidarité met sur pied de nouveaux programmes d'assurances \u2022dans le but de vous offrir, des services toujours mieux adaptés à vos besoins.Solde annuel d'octobre Yervant pour le nettoyage de tapis 17j £\\W\\ /\\f%| i £i jf\\rw Laissez nos professionnels se charger du 11/V^IJilOIf ilaCA nettoyage de vos tapis ci moquettes dans votre résidence ou à vos bureaux \u2014 -g ^ f\\f Durant le mois d'octobre, vous bénéficie- I ^\\ /f) rcz de réduction sur le prix cou- JL /\\J rant.Cueillette et livraison incluses.Pour plus de renseignements ou pour prendre rendez-vous, veuillez nous appeler 735-273/ L'innovation à La Solidarité ne profite.qu'à vous! Yervant,ne t#to»li 11 u ta btn II uf>i ti t j r Critit if M' ( I '35 La Solidarité Compagnie d'assurance sur la vie SIAF Bureaux régionaux MONTRÉAL 50 boul.Crémazie ouest, suite 1107 Montréal H2P-2W9-(514) 382-2854 LAVAL 264, boul.de la Concorde ouest, suite D Laval-des-Rapides H7N 1J1 (514) 668-1430 DU GROUPE SOLIDARITÉ-UNIQUE Amos ¦ Beauceville-fEst Charlesbourg ¦ Chicoutirm ¦ Laval ¦ Montréal ¦ Quebec Rimouski \u2022 Rivière-du-Ldup ¦ Sainte-Foy » Sherbrooke \u2022 trois-Rivières .IMPORTATION D'ANTIQUITÉS FRANÇAISES Fermeture définitive le 29 octobre 1982 Liquidation totale du stock PROFITEZ-EN DÈS AUJOURD'HUI Fauteuils: Henri IL Louis XV, Louis XVI, Voltaires.Armoires, buffets, commodes, vitrines, secrétaires, tables de ferme, chaises, bureaux, meubles en pin.430, rue Saint-Pierre (entreNoh*DomeetSoto-Poii!)Tél.: 842-5975 Ouvert de WhOO à 18h30 même le dimanche et le samedi naiman / kardon \u2022 mscwasnh \u2022 YAMAHA \u2022 ciaiç \u2022 audiovox \u2022 decca \u2022 nindrix \u2022 \u2022 ross \u2022 snuri \u2022 narman / kardon \u2022 POUR NOS POLITIQUES CONSULTEZ NOS REPRESENTANTS GARANTIT* La mam-G oeuvre de service rte ses tele-couleurs et composants haute '»oehte poi.» \u2022iS eî nû mois respectivement REMBOURSE La difference si vous trouve/ votre téléviseur couleur ou chaîne haute fidélité Atlantique moins cher che/.tout autre détaillant au» même conditions durant 'es 30 jours suivant 'achat ÉCHANGE* Tout element de votre chaîne haute fidélité Atlantique pour un modèle plus avance durant les 30 purs suivant i achat LES MODÈLES EN VENTE PEUVENT DIFFÉRER DES ILLUSTRATIONS Modela 198), lynto-nuatpur digital.6060 EST, BOUL METROPOLITAIN Entrepôt (sortit lacordolrt) 253-8880 6664 ST-HUBERTP, z q,__274-5438 CENTRE D'ACHAT BOULEVARD, 728-5554 PLUS DE 85 MAGASINS \u2014 PARTOUT PRES DE CHEZ VOUS AIMA CaWtfOUf Aim* BPOSSARO Mut Crmmpum OF.LOEIL Mail Monl#KMcn BflOCKVILLE ¦¦\u2022¦>¦ CMATEAUOUAV C«ft*'« 'tf^onal d*> ChalaauV^aV CHICOUTIMI Pla'.a lu Ro»*«iW»« CORNWALL '.\u2022¦*«: Gftnby HULL PlK» Ou Ont'» EDM UNTON JOLIETTE Gai*««s loi*\"»! JONOUlERE P'a'> Cent'» V.»f KINGSTON Mul F'onlmac.KINGSTON l'J'l PfiftCfM Sl'Mil LACHINE Gal«K>«S IKIMM LACHUTE Ctntrt ComnWCMl Lachuta LASALLE Place Newman VALLEVFIEIO y)Du»l»^.n l AVAL Cirrtfowf l4»ai l AVAL C*ntr« 'omawciai St-MaM\") LAVAL C«nt»o 1 achat Ou»«mo»v LA TUOUE Cenlri commercial La Tuoue LÉ VIS Gale«iet Chagion LONGUE UU.Centre c 4r.lv.1f JeCQuei Cêttm LONGUEUIL Place LongueuH MONTREAL Centre 1 achal Fo'asl MONTREAL P>e IX (Centre 1 achats fy,ui»«ar'|, MONTREAL OtlàlWtd MONTREAL Ga'«»*\"i buL-u.*.MONTREAL Place AI»vi*-Nihon (Mre.iu Metro) MONTRCAL f'U- \u2022\u2022 Alt«iS N.r o« < > etago) MONTREAL *>\u2022< Du«ti Ste-Cattiet m-\u2022\u2022 Mail POINTE AUXTRCMB4.ES Carrtiou* de la Po*nie POINTECLAIRC Centre Commercial Twwm Ouf MF C Gaienea de la Canute OUC HFC Place Cartier QUEBEC Enfepot Quebec «jVj Mar.e Oe t Incarnation ouf ore < >\\u« *;'.\\- ¦'\u2022 ¦ 0 ru* DuMerm VAL D OR Cirralour du Nord VILLE STLAURf NT Galerws Normanoie VILLE ST LAURENT Place Vfrlu Audio VILLE ST-LAORCRT Place Vertu WILLOWDALE Fairviev.Mai' L'accusé Yvon Belzile, qui avait adopté une attitude pondérée au début de son témoignage, est soudainement devenu impatient et a perdu le contrôle de lui-même hier, quelques minutes après que le procureur de la Couronne eût commencé son contre- interrogatoire.MARTHA GAGNON_ Le témoin a même répliqué au juge Gérald Ryan, qui depuis huit semaines préside le procès retentissant du trio Dubois-Belzile-Du-beau, accusé d'avoir tué Richard Desormiers, le beau-frère de Frank Cotroni, et Jacques-André Bourassa au cabaret Mon pays.N'écoutant plus les avertissements du magistrat qui tentait de le faire taire, Yvon Belzile a lancé: «Depuis le début du procès, on laisse entendre toutes sortes de choses.Il s'en est dit des affaires.Il y a une sorte d'atmosphère.».Cette saute d'humeur est survenue au moment où Me Claude Parent, de la Couronne, interrogeait Belzile sur une rencontre qui s'est déroulée à l'auberge Richelieu entre lui et Claude Jodoin, l'ex-journaliste-indicateur, peu de temps avant la CECO.Visiblement exaspéré par les questions de Me Claude Parent qui tournaient toutes autour du même sujet, le témoin a coupé la parole au procureur en s'écriant: «J'ai rien à cacher; qu'il en vienne au fait.J'aimerais bien qu'il me la pose la question.On avait une fonction bien spécifique à l'hôtel Richelieu».Me Léo-René Maranda s'est empressé d'intervenir pour réclamer une suspension du procès durant quelques minutes afin de calmer son client.Belzile est ensuite venu présenter ses excuses au juge et au jury.Poursuivant son interrogatoire, le procureur de la Couronne a demandé: «Vous maintenez qu'en 58 Claude Jodoin travaillait à I- Hebdo sur la rue Plessis?» \u2014 Oui.\u2014 Si je vous disais qu'il a commencé à travailler comme journaliste en 1965 ?\u2014 Vous pouvez me le dire mais mon souvenir c'est de l'avoir vu à l'Hebdo en 58, assis à corriger des épreuves près du père de Richard Desormiers, un associé de Pierre Péladeau, répond Yvon Belzile.\u2014 Donc vous connaissiez la famille Desormiers à cette époque?, ajoute immédiatement Me Parent.\u2014 Je connaissais le père de vu, pas le fils.C'est seulement à Parthenais après avoir été arrêté que j'ai appris que Richard était son fils».Dans le témoignage qu'il a donné mardi, Yvon Belzile a déclaré n'avoir jamais connu Richard Desormiers dont la mort ne lui faisait ni chaud ni froid puisqu'il ne l'avait pas fréquenté.Revenant à la charge, le procureur suggère à Belzile qu'il a peut-être rencontré la victime Desormiers au moment où il était portier au Casa Loma?«J'aurais pas pu lui ouvrir la porte car il ne devait pas avoir plus de dix ou onze ans à l'époque.Je lui aurais dit d'aller se coucher, explique Belzile avec ironie.\u2014 Vous ne le connaissiez pas mais vous saviez son âge?, insiste Me Parent.\u2014 Je l'ai appris ici en cour»».Quant au co-accusé Claude Dubeau, il nie l'avoir connu.Il a cependant un souvenir: «Je l'ai vu une fois à la discothèque La Grande, il avait une main enveloppé avec un pansement.C'est le plus loin que je peux aller dans ma mémoire ».Il admet avoir déjà rencontré Michel, l'un des frères, mais pas celui qui est devenu travesti.Lorsque le procureur lui demande s'il a tendance à mélanger certains événements, Belzile lève les épaules et répond: «J'ai jamais passé de test de quotient intellectuel.Je ne sais pas à quel degré ma mémoire est faillible».Dans son témoignage, on se souviendra, Jodoin avait parlé de Yvon Belzile comme de quelqu'un qui aimait fabuler et mélangeait certaines choses.Avant l'ajournement du procès hier midi, les jurés ont dû se retirer pour permettre aux avocats d'éclaircir certaines questions légales.Le huis clos se poursuit ce matin.JUSQU'À RABAIS IRELLI mà E U S I V I GRANDEURS FLANC BLANC 185R14 (ER78 / 14) (P19675R14) 1951*14 (FR78 /14) (P20575R14) 205R14 (GR78 /14) (P2Î575R14) 195R15 (FR78 / 15) (P20575R15) 205R15 (CR78 /15) (P21575R15) 215R15 (HR78 /15) (P22575R15) 235R15 (LR78 /15) (P23575R15) PRIX 7300 82M 7920 83M 8400 960° 11700 \u2022 mxMAH \u2022 eiRwmvm \u2022 jams \u2022 jm \u2022'msi \u2022 \u2022 TUC \u2022 AMI *AD\u20ac \u2022 SOMMtSWI \u2022 AIWA \u2022 MAIANTZ \u2022 MI10T0N! \u2022 PAYEZ ET EMPORTEZ TANT QU'IL EN RESTERA PNEUS1S0JIÏJ13Î3GJE Tél.: 274-2574 900 est, rue JEAN-TALON 1^ 'i A 12 RADIO-TELEVISION Si vous n'êtes pas un fan de hockey, vous serez peut-être enchanté d'apprendre que les samedis soir, TVFQ programme à 20h30 à compter d'après-demain l'émission Champs Elysées animée par Michel Drucker.Une émission de variétés « plus populaire que Dallas » nous a dit son animateur venu exprès de Paris pour lancer la programmation de la chaîne française au Québec.Les chiffres de Drucker font rêver: un auditoire de 16 millions! Plus que deux fois le Québec! Son show passe également le samedi soir en France, la grosse soirée de télé de la semaine, contrairement au Québec où les lundis et mardis se disputent cet honneur.La série américaine Dallas suit Drucker sur une autre chaîne, avec le deuxième plus gros rating de France.Champs Elysées est un talk show où les vedettes sont parfois appelées à faire des numéros hors de leur spécialité.Drucker a, comme Michel Jasmin, un co-animateur qui change toutes les semaines.Il aura plusieurs vedettes québécoises à l'affiche au cours de la saison : Diane Tell, Fabienne Thibault, Claude Dubois, Gilles Vigneau)! el Edith Butler.« Les Québécois font partie de notre famille », dit-il en bon cousin de France.Il se promet même de venir tourner une émission au Québec au printemps.TVFQ: Drucker les samedis soir et un grand spécial San Antonio La meilleure émission de la télé française.Apostrophes, continuera d'être à l'affiche les dimanches soir, reprises la semaine suivante les dimanches après-midi.Le grand patron de TVFQ, Réjean Myre, nous promet pour peut-être dans deux semaines, le fameux Apostrophes dans lequel Bernard Pivot parlera de l'affaire Régis Debray.Nous vous tiendrons au courant.Parmi les vedettes du Grand Echiquier, rémission de Jacques Chancel qui passe de temps à autre à TVFQ, il ne faudra pas manquer Frédéric Dard, San Antonio pour ses fans.La date sera déterminée plus tard.Les actualités régionales font toujours partie de la programmation: un «must» pour ceux qui veulent absolument savoir le temps qu'il fera demain (il y a huit jours) dans les Pyrénées ou en Seine-et-Oise.Le ministre québécois Jacques-Yvan Morin était tout heureux cette semaine d'annoncer la reconduction de l'accord Québec-France en télévision, accord déjà annoncé en mai dernier.Il a répété que la France achètera 100 heures d'émissions québécoises.À ceux qui trouvent que Tachât met du temps à se conclure (la chaîne FR3 est venue magasiner en mai.s'est dite intéressée à 22 heures de Radio-Québec et on n'a plus entendu parler de rien), M.Morin a souligné que l'accord prévoit que ces accords entrent en vigueur le 1er janvier 1983 pour la France, et qu'un deuxième acheteur, M.Andrieux d'Antenne 2, s'amène avec son calepin de commandes.M.Morin a précisé qu'un comité consultatif représentant le milieu des artistes sera formé afin d'étudier les meilleurs moyens de profiter des retombées de la télé française sur nos artistes qui s'y manifesteront.L'Union des Artistes a été approchée, de dire M.Morin, et est très intéressée.On se souvient que la présidente de l'UDA, Mme Louise Deschatelets, avait fortement protesté contre l'inégalité des échanges de télé entre la France et le Québec, comparant les proportions (2,500 heures contre 100) à un pâté de cheval et de lapin.CHOIX D'EMISSIONS 15:00 O Ot GD \u2014 Forum Sujet: les Québécois sont-ils racistes?17:00 CD \u2014 Pierre Nadeau rencontre Jacques Hébert, président de Jeunesse Canada Monde et co-auteur du rapport Applebaum-Ilehert sur la culture.19:30 O Câ) CD \u2014 Monsieur le premier ministre Troisième et dernier chapitre de l'adresse de M.Trudeau à la nation.M.le ministre passera à 19h45.20:00 O dj CD \u2014 -La grande attaque du train d'or» Une comédie policière de Michael Crighton avec Sean Connery et Donald Sutherland.Une histoire qui se déroule en 1855.SPECTAC LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 sympatique y a lancé son dernier disque Denis Lavoie Une toute nouvelle salle de spectacles, qui dispose de ce qui se fait de mieux en matière d'équipement audio-visuel; une salle qui peut facilement se transformer en studio d'enregistrement pour la télévision ou le disque; une salle qui offre davantage qu'une série de spectacles, vient d'ouvrir ses portes, rue Sainte-Catherine.Il s'agit du Spectrum, il y a peu de temps connu comme le Club Montréal et auparavant comme le cinéma Alouette.Les nouveaux locataires de l'établissement, Alain Simard et André Ménard de Spectra Scène et Spectel Vidéo, qui ont déjà à leur crédit plusieurs réalisations sur la scène québécoise, dont le Festival international de jazz de Montréal, ont bénéficié d'un prêt de $500 000 de la SODICC, pour créer un véritable complexe audio-visuel.Le lancement, mardi soir dernier, du deuxième microsillon du quartette de l'Orchestre sympathique qui présentait pour l'occasion un spectacle gratuit, nous a donc permis d'entrevoir les nombreuses possibilités d'utilisation qu'offre cette salle, où seront d'ailleurs enregistrées les émissions Lautrec 82, où on trouve en plus un comptoir Ticketron, un casse-croute, un vidéo-bar, un comptoir de location de vidéocassettes et une discothèque après les spectacles.L'Orchestre sympathique fut donc le premier groupe à utiliser le système dit de « stéréovi-sion » qui permet au spectateur de voir, sur deux écrans placés de chaque côté de la scène, des prises de vqe du spectacle qui se déroule sur scène.Disons tout de suite que la netteté de l'image est meileure sur les écrans de té- lévision placés au balcon, à l'arrière de la salle et dans le foyer, que sur les grands écrans.On peut même se demander si ces gadgets ajoutent vraiment au spectacle.Une chose est certaine, la musique qui meuble les attentes avant et après les spectacles est plus colorée, grâce aux vidéogrammes utilisés.Tout cet équipement technologique et l'amélioration du décor et de la disposition des sièges n'ont cependant pas contribué à donner plus d'amplitude à la performance de l'Orchestre sympathique.Et ce n'est pas la musique de l'OS qu'on a pu entendre à l'occasion de l'ouverture du dernier Festival international de jazz de Montréal qu'on nous propose dans ce premier d'une série d'albums réalisés conjointement par Radio-Canada et le Festival de jazz, mais l'enregistrement du spectacle présenté par l'OS lors de l'édition 1981 du festival.Il n'en demeure pas moins que la création de cette nouvelle série de disques consacrés au jazz québécois s'avère comme un nouvel outil pour mieux diffuser les créateurs d'ici, ainsi que l'espère Alain de Grosbois, responsable de la réalisation du disque, conçu à partir de l'enregistrement fait pour l'émission Jazz sur le vif, de Radio-Canada.Inaugurée dimanche, alors que le groupe Public Image Limited y jouait à guichet fermé, le Spectrum compte offrir une grande variété de spectacles et donner beaucoup de place aux artistes québécois.C'est ainsi que le groupe Uzeb y tiendra l'affiche vendredi et Claude Dubois lundi prochain.Spectacle bénéfice Un important spectacle bénéfice, mettant en vedette le groupe Corbeau, Lewis Furey, Margie Gillis, Allen Gerber, Gaston Mandeville, Nanette Workman et la troupe Pied de poule, sera présenté au Spectrum mardi prochain.Il s'agit d'un spectacle destiné à venir en aide au jeune musicien Jim Zeller, détenu à New York après avoir été arrêté pour une affaire de drogue.Les billets sont en vente au Spectrum et aux comptoirs Ticketron.Le fonds de secours ainsi créé pourra ultérieurement servir au dépannage de gens du métier aux prises avec des situations difficiles.Dodge City À la porte d'à côté, au El Casino, un spectacle haut en couleur et fort divertissant nous est servi.Le photopéra western Dodge City, présenté cet été à Sainte-Marguerite du lac Masson, y tient en effet l'affiche les journées creuses, soit les mardis, mercredis et jeudis.Les membres de la troupe Dodge City n'abandonnent pas même s'ils ne font pas courir les foules, et ils espèrent bien que le public mettra de côté ses préjugés contre le phénomène western pour assister à un spectacle enjoué et qui présente de la bonne musique country.Ailleurs Au Portage de l'hôtel Bonaven-ture, jusqu'au 30 octobre, on peut voir pour la première fois au Québec, le chanteur Frank Rus-sel, accompagné de chanteuses et danseuses.Intereprète de talent, Russel ne se ménage pas pour présenter un spectacle enlevant et varié.Le spectacle le plus couru sera cependant celui que présentera la comédienne Annie Girardot, à l'Arlequin, à compter de vendredi.Le pianiste et fantaisiste Libe-race présentera pour sa part son spectacle à la salle Wilfrid-Pelle-tier de la Place des arts du 21 au 24 octobre.TÉLÉ-GÀBLE Les émissions à ne pas manquer TVSQ 31-15 21:30 TÉLÉ-BILLARD 82 En provenance de la Plaza Alexis-Nihon, grande finale du Tournoi Billard Canada.Gaston Leblanc rencontre Claude Bernatchez.TVRQ 25 18:00 AVANT-PREMIÈRE/ CINÉMA Pour en apprendre un peu plus sur le monde du cinéma grâce aux propos de Franco Nuovo et aux bandes-annonces des meilleurs films à l'affiche.TVJQ 20-26 TÉLÉ DES JEUNES 07 30 TOPINO Reprise o 15H30 Geroldi eiî en privon Top-no i introduit don» so ceîlule et lui foi! avouer ses méfaits 07 45 PIERROT Pierre et le baromètre, la boisson magique, mo'.hine a reculer dans le temps 0800 FANTAISIES BULGARES Reprise a 18HOO I) Un robot domestique dons la famille.2) l eiposition s anime.08:30 MIREILLE ET ARSENE LAPIN Reprise lôhOO 0900 GOOD STUFF It .s best to reserve judgement until all facts ore m, that is the message of four stories introduced by Lee Kroeger 10:00 LES ENFANTS DU THEATRE A partir dun thème preos, dun lieu ou d un ovenement, les enfants s'initient ou théâtre en interpfetont différents roles 10:30 COUREURS DES BOIS 11:00 HISTOIRES D'ANTOINE Le conte de cette semaine: L ombre d Ado-ni, c est ' histoire d\"un marin qui a toutes sortes de problèmes avec son ombre 11:30 LA CLE DES CHAMPS Reprise 1 3h30.Les violettes afncames culture et multiplication de 3 plantes.12:00 AM STRAM GRAM E«ercice d équilibre.12:30 PETIT DEBROUILLARD Reprise 19h30 E«p la course du ballon, la force du papier/jeux lo grande trover-sec/mw la mineralogie/phenomenes: pourquoi ia mer est-elle parfois verte, bleue?13:00 FAIS DODO Reprise 19h 15 13:15 MAG 26 Reprise 19h00 Voir encadré.14:00 MLLE CLE DE SOL les enfants apprennent les mesures 3-4 grâce a la pendule, Ils opprennent la chanson: « Les quatre gentils petits lutins».15:00 LEÇONS DE CHOSES Ouoi fane pour construire un abri afin de passer la nuit en foret.Les precautions et les matériaux a prendre.15:45 MUSTI Musri est molode/Us voconces de Musti 16:30 GLOBULE ET ROBINET Robinet nous rocontre l'histoire dVDinomir, le dinausaure.Globule nous montre un joli masque quelle o confectionné elle-même.17:00 SCIENCE-ATOUT I) Les vêtements: déguisement, parure ou symbole 2) deviner.17:30 JEUX DE MOTS Invités: Caroline Roy, David Cantm, Isobelle Somma 18:30 SERVICE SECRET Le dernier train pour Blufflers Holt > Ces émissions sont présentées aux abonnés des systèmes de câblodistribution faisant partie du Réseau Inter-Vision TVSQ 15-31 TÉLÉ DES SPORTS 07:00 07:15 07 30 07:45 08:00 08:30 08:45 09:00 12:00 14:00 15.30 17:00 17:15 17:30 18:00 18:30 21:30 23:30 00:00 01:00 03:00 06:00 LA BONNE HABITUDE le conditionnement physique avec la collaboration de Kino-Oucbec.COMMUNIQUES LA BONNE HABITUDE Voir 7h00.COMMUNIQUÉS Voir 7hl5.LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du lundi.LA BONNE HABITUDE Voir 7h00.COMMUNIQUÉS Voir 7h15.HOCKEY DE LA UGUE COLLÉGIALE Les matches les plus enlevants du tournoi de hockey collégial AAA.ATHLÉTISME Compétition finale pour le classement du circuit Loto-Ouebec de course a pied.15 et 30 km.RUGBY Finale pour la médaille de bronze au tournoi pour le championnat de rugby de l'est du Conoda.Cette semaine-.Ontario vs Nouveau-brunswick.TENNIS Grand prin junior de la Voie lactée.Cette semaine: Dominique Dubuc vs Julie Labonté.LA BONNE HABITUDE Voir 7h00 COMMUNIQUÉS Voir 7hl5.LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du mercredi.LE MONDE DES COURSES Ligne ouverte, en direct de Blue Bonnets, ommee par Robert Arel.FOOTBALL Match aV la Ligue de football collégial AAA.Cette semaine: Les Cheetahs de Vo-nier vs les Cougars de Lennoxville.TÉLÉ-BILLARD '82 Grande finale de Télé-Billard '82 entre Gaston Leblanc et Claude Bernatchez.LES COURSES À BLUE BONNETS Voir 17h30.LES QUILLES Tournoi champion 1983 de petites quilles par équipes.ATHLÉTISME Voir I2h00.FOOTBALL Vo-r !Bh30.LES QUILLES Von OOhOO.Cablevision nationale 270-6161 Télécâble Vidéotron 656-2111 Télécàble de la Rive Sud 833-1920 Cablovision Haut Richelieu 346-1127 Transvision Rive Sud 655-6300 Télécâble des Mille Iles 471-2710 A chaque semaine, le Cardinal Paul-Émile Léger nous parle de l'histoire des papes et de sa vie.«Rencontre avec le Cardinal Léger», canal 9/21:21 h30, canal 9/30: vendredi à 21 h30.Pour les régions qui reçoivent 30 canaux ou plus TVRQ 25 21:00 UN SENS À LA VIE Les conséquences des rôles donnés à l'homme et à la femme à travers l'histoire.Pour les régions qui reçoivent 21 canaux TVJQ 26-20 19:00 MAG 26 Extraits des films «Le roi et le gnome», présenté à la Cinémathèque québécoise et «Fantaisie» de Walt Disney.[Ï5j ou [20J s'adresse aux abonnés qui reçoivent 21 canaux; (§) @ ou (3j) s'adresse aux abonnés qui reçoivent 30 canaux ou plus.À QUEBEC: «Sports et Loisirs» est diffusé au canal 29.«Enfants et jeunesse» au canal 26 et «Cours» au canal 25.< LA GUERRE Sacrez-moi donc LA PAIX! Comédie du Théâtre à l'Ouvrage ¦ jusqu'au 21 nov., 20h (6 S sur réservations) 524-8565 (lundi et mardi: relâche) V théâtre du rideau vert direction yvette brlnd amour mercede» pelommo Mardi au sam.20h.Dim 19h deux à dos Comédie de BERNARD SLADE Adaptation: Luis de Céspedcs k ¦ M) 30 OCT rTscène: Yvette BrindAmour Louise Turcot \u2014 Pierre Thériault Conception visuelle Accolas \u2022 Barbeau - Rondeau m \u2022 \u2022 4664.rut SI 0«ni» R»Mf>i!ioni de i2h .119^ 0 _ _ Métro l au fier, sortie Giltorrj 844 1/93 VACHEMIMT DTIÔLX un pest*che fat plut hilarants Dodge City m présent* comme un spectacle visual et musical iras bien réussi\" Mênon Guilbtn L* Joutnsl d* Moni'êêl comédie musicale western b>en construite A I allure légère et humoristique On ne t'ennuie pas au Jwcy Cactus Sêloon oe Dodge City\" Dûmt lëto e .' » r-esse ' C est un bon divertissement, un spectacle sens prétention, follement joyeux, satirique, caricaturai très drôle |Oué.chanté et dansé par des mus*oens tous très bons Fiêncift* Grifnëkfi Rtdio Cëntda Su à DODGE CITY \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 * COMÉDIE MUSICALE AU EL CASINO (CASINO GASPESIEN) RÉSERVATIONS: 866-8228 \u2022 7$ 2001 UNIVERSITE Com do Waisonoeuvr 849 THE JURY 118) l.tt-1:20 - 3.-00 .3:20 - 5 00 -S:».MO-9:30._ HEALTH (Tout) 1:30 -MO -5:30 - 7:30 MEPHISTO (Tevt, cd.s.t.oog ) 1245 \u2022 125 - 4:50 - 7:15 \u2022 9:40.DINER (14) 1:20 .3:20 - 5:20 - 7:20 - 9:20.ANNIE (Tout) 12:20 - 2:40 - 5:00 - 7:20 -9:35._ BLADE RUNNER (14) 12:30 - 140 - 4eS0« 7K» -9:10._ THE CHOSEN (Tovs, oi»g.».t.h.) 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15.THE CHOSEN (Tout) 1:00 - 3:00 - 5.-00 - 7K».9.00.CE SOIR, VENDREDI, SAMEDI 20h15 La comédie hilarante d'André Roussin LA PETITE HUTIEJ CAFÉ THÉÂTRE QUARTIER LATIN 4303, rue St-Denis, Montréal Réservations: 843-4384 Réductions pour groupes de /'âge d'or AVEC: GILLES JQJ ¦ m .1 MISE EN SCÈNE MICHELLE ROSSIGNOL AVEC RAYMOND BOUCHARD MARIE TIFO GERMAIN HOUDE GUY NADON RENÉ GINGRAS DANIEL SIMARD LARRY-MICHEL DEMERS NATHALIE GADOUAS DÉCORS ET ÉCLAIRAGES LOUISE LEMIEUX __COSTUMES MEREDITH CARON IE THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE.84.OUEST:8TVcATHERiNE 40S DE RÉDUCTION POUR LES ?5 ANS ET MOINS 60 ANS ET PLUS UNE DEMI-HEURE AVANT LE SPECTACLE TARIFS DC GROUPE SUR DEMANDE tnm DIRECTION ARTISTIQUE OLIVIER REICHENBACH 861-0563 GOSH!8 vxernistwi tuiitmssit tnm r\\\\i I LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 \"PIFFUSÉ UNIQUEMENT AU QUÉBEC a .13 \u2022 Fox veut présenter TVFQ dans toutes les provinces PARIS (AFP) \u2014 Le Canada souhaite élargir à la télévision le traité franco-canadien de co-production qui ne concerne actuellement que le cinéma, a indiqué M.Francis Fox, ministre canadien des Communications, à Tissue d'entretiens à Paris avec son homologue M.Georges Fillioud.M.Fox achevait hier une visite de travail en France, au cours de laquelle il a rencontré, outre MM.Fillioud et Jack Lang, des responsables de 'audiovisuel français.Il a évoqué notamment la possiblité , MilKI f'.iRfc 6/1 6179 (0| M m ruiné VERSAILLES 1 PlACt VtRSAlUtS 3s 3 7880 untiiT.iK1 MICHEL LANG LaCité 3 J57J.av Ou^aX 844 «*»ro LAVAL 2 LINlhi lAVAl 686 7776 VERSAILLES 3 DIE BLEIERNE ZEIT W LA GTE 1.00.100,5 00.7 00,100.I * à LAVAL- SIM.6.00.7 JO, PlACl VtRSAIlUS^ JbJ 7880 r**»«» YBtSAlLS:SEM.4.00.7.50 CHÂTEAU 1: 12.10, 2.05,4.00,5.50,7.45, 9.30, CHÂTEAU 2:1.20, 3.15,5.10,7.05,9.00 CHATEAU SI DENIS El BtlANCIR ->71 0?09 LOEWS: 1100,130, 4.S0, 7.20,950.DOtVAL SEM.7.05, 9.10 LAVAL SEM.7.00,9.10 -STARTRGKJL ,,.M m/mm THC l-.l | Il Ikl KHAH LOEWS 3 I© 9S4$n^ATH»INIO.W1.7437 PEEL DORVAL 1 LAVAL 1 760 AVE 0URVAI 63Mb86 ifMRIIAVAl 661 7776 L'histoire cl les chansons Ia'AJKvJI des années qui créèrent la légende[LJBi 1.10, 3.10, 5.10,7.10, 9.15 Le PARISIEN 5 480SII i a l m I HiM 0 866 JBbl ï4f .UN HLM DE ettore sgola 12.30,3.15, 6.00,8.45 LA NUIT POUR TOUS LaCité 1 3J7J.av 0uf*fC 844 9470 DE VARENNES 14 ANS AN (OFFICER AJVDA GENTLEMAN 10IW5: 1100, I.», 4.40, 7.M._ ,\u201e, » .'JO, Wit: SB*.7.15, »J0, f«- *S4STtXATHttlNt0.Ml-7417 PEEt \"ttgM.H0, \"»_ LOEWS 1 I© KENT 2 FAIRVIEW 2 6100 SHERIROOM 0 419 9701 TRANS CAN S S?6 9 7 809 b 'PINK FLOYD THE WAIT , v IS RED HOT!\" cosmopolitan magaxini in ' v .[uounisimteam 6v PALACE 2 3D ADULTES.J5.50 ÉTUDIANTS:.|5.00 (14-17 ont) 12.30,2.20,4.10, 6.00, 7.50, 9.40 YORK I M/ » i I L»lni«i*t U SJ'Il'r IIS C.t PALAO: 1115,110, _698 STfCATMERWO 866 6991 NkUL 4.05,100, 745, tJO.1^^ UVAL SIM.6.00, 7i0, 9.40, ^ V»U11R QM 7» VERSAILLES 2 VBttAJLLD SIM.7» 9 X) piaci vtnsAiiifS 363 7110I«4*im.otSENRELD-.SEM.6.00,7.45,t.»' GREENFIELO PARK 1 || LAVAL 5 l'i liRl i M il il) l'Aflh (7I6W9 riNTRI lAVAl III 11)1 4 f Mstf SPIKES K IMPERIAL I® ADULTIS S3 50 ETUDIANTS (I4à17\u20acrb« 0 864-6591 *A»* i «il ¦ » ' A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 IjtjJPRjMJUR Deux productions de l'ONF remportent trois prix PAPINtAUtl omcga2 \u2014 Plus: 2t.FILM CROTIQUi \u2014\u2014 « Debouts sur leurs terres» et «Marie Uguay», deux productions de l'Office national du film, ont reçu trois prix au 14e Festival international du cinéma qui se déroulait récemment à Nyon, en Suisse.«Debouts sur leurs terres », un film de Maurice Bulbulian sur les Inuit dissidents, a remporté le Sesterce d'argent décerné par le jury international.«Marie Uguay», un document de Jean-Claude Labrecque sur la célèbre poétesse DES DEMAIN québécoise disparue prématurément il y a un an, recevait pour sa part deux mentions spéciales décernées par le jury international et par le jury du public.Le public canadien pourra à son tour juger cette oeuvre dimanche soir puisqu'elle prendra l'affiche Aux Beaux Dimanches de Radio-Canada à 21h20.Katleen Battle FAIT SES DÉBUTS À MONTRÉAL * ¦ \u201e e * t Kathleen Battle Kathleen Battle, jeune soprano américain à laquelle les critiques prédisent une importante carrière, régulièrement invitée à chanter avec les grands orchestres et sur les scènes d'opéra telles que le Metropolitan, fait ses débuts à Montréal ce soir.Elle donne un récital au Pollack Hall de l'université McGill (555 ouest, r.Sherbrooke), à 20h, dans le cadre des concerts gratuits du Réseau anglais de Radio-Canada (CBC).Accompagnée au piano par Lawrence Skrobacs, Kathleen Battle chantera des oeuvres de Purcell, Schubet, Mozart et Fauré ainsi qu'une sélection de « negro spirituals».C'est la seule visite de Kathleen Battle au Canada cette saison.Dans quelques mois, elle chantera dans une nouvelle produc- tion de l'opéra Arabella, de Richard Strauss, au Metropolitan, et dont on entendra la radiodiffusion le samedi 5 mars à 14h.! 18ANS adultes Cultivez; votre virilité! 1«mura CHAUVINISTS AUSSI DEUXIEME GRAND FILM CASSETTES VIDEO'AVENDRE Tous les jours à 11:00- 1:30-3:50 \u2022\u20223P0SI LAURENT H45-571S 4.'T LONDON CONTEMPORARY DANCE \u2022 THEATRE PRODUCTION SPECDICI INC.Les Entreprises Gesser Inc.présentent 4^ % Les Entreprises Gesser Inc.» présentent Festival du NIL Programme 1: 20 el 23 octobre Programme 2: 21 et 22 octobre \"Une habilite technique, un dynamisme et une force chorégraphique auxquels on ne peut résister.\" Walter Terry Saturday Review New York 20,21.22.23 octobre 20h00 BILLETS: 18.00S, 15.00$, 12.00$, 9.00S LAISSEZ-VOUS EMPORTER Une compagnie de 30 danseurs, musiciens et chanteurs 29 et 30 octobre 20h00 Billets: 18,505, 15,50$, 12,50$, 9,50$ * Aussi en vonte oux comptoirs du Montréal Trust: Place Ville-Marie, Place Bonaventure, Alexis Nihon, Foirview.\u2022 Frais de service DIRECTEMENT VÉGYPTE PXEMIÈRS FOIS A MONTftéAU UNE COMPAQéfëM: DE 40, CHAfiHtnfX, DANSEURS.ETMUtfi Dirnanchi 31 octobVè^ 20W0 Mm A SALLE rrtevVILFRID-PELLETIE W \"pHU OIS ARTS Guwh'rK t#:.*\\U ' \u2022\u2022.'\".\u2022'\u2022;\u2022'>\u2022*\u2022-' i Sur lout.billet de plut de 6$ .«'ajoute un montjnl de 0,75$, i titre de redevance ala Place del Arts.MONTREAL TRUST P v M PLACE BONAVENTURE ALEXIS NIHON FAIRVIEW (frai* de ie>«ice) THÉÂTRE MAISONNEUVE PlAÇt DES ARTS GuhMv'M2-2W S«if lOUt h.llrI de plu» dr t.S «'«jouir un monUnl ; 'TÊNBrAlS^tfTZrojOV.WiHT ?KXX.aD 5Y SCHA\":L ; NORTHStM MERWONAL PiCTURE Vt»T-SCHAPf a PflOCuCTW LOW MAP.SflECïEDBfHALASW A WAV^ÎPCTfÉ.ùJifc:.Ce#»-^i s*» *h \u2022 l » DÈS DEMAIN ! 1:30,3:30,5:30,7:30,9:30.SAM.DERNIER PROGRAMME 11:30.k PALACE 3 ^|© __% 698 ST-CATHERINE O 866-6991 McGILL .Et les SURPRISES continuent chez TOYVIL 3 nouveaux magasins de jouets avec des bas prix surprenants.Faites de Toyville votre magasin de jouets pour enfants d'âge pré-scolaire.Toyville offre un choix complet de grandes marques comme: 3* Le village familial de l'ouest.Plate-forme de 19 pouces.Une manivelle actionne l*C m 1 Table de travail de 23 pouces avec dessus en bois.Tous les outils dont un jeune carpentier a besoin.AVANT: $14.97 MAINT.: $12.97 Ruban à mesurer Terry Tape.Règle de 15 cm avec ruban de 1,2 mètre.AVANT: $8.88 o acres du bois situé dans la partie est.entre la rue Jean-Bourdon et la voie ferrée, Cette forêt est classée «arrondissement naturel».De plus, le RCM propose d'utiliser la bande est et d'autres terrains encore disponibles dans les environs pour en faire une zone-tampon qui à la fois protégerait les richesses écologiques et permettrait aux Montréalais de s'adonner aux plaisirs du pique-nique et de la récréation.Une fois élu.le RCM affirme qu'il demandera à la Communauté urbaine vie Montréal d'ériger une cloture autour du bois de Saraguay afin de le protéger contre les a castors mécaniques».Ce groupement politique affirme que trop de fois, des arbres sont abattus illégalement.Le candidat au poste de conseiller du district Cartierville.Donald Knglant, accompagnait Jean Doré et il a déclaré que le bois de Saraguay n'était pas le seul problème grave de ce secteur.« Les résident 3 se plaignent de la pollution par le bruit causée par le parc Belmont.De plus, a cause de ('affluence de fin de soirée durant la saison estivale, il va falloir que la police assure une surveillance plus étroite car les femmes du secteur n'osent plus sortir.Même si le parc Belmont a aussi ses bons côtés, comme celui d'apporter de l'emploi à quelque 500 personnes, souligne le candidat du RCM dans le district de Cartierville.il faut en minimiser les inconvénients >».Jean Dore a profile de la présence des journalistes pour mentionner qu'il trouvait indigne les propos prononcés par le president du comité exéetif de Montreal.Yvon Lamarre, devant des citoyens de Montréal-Est.«Il a tendu la perche, mais je mets en garde la population de Montréal-Est contre une annexion avec Montréal, principalement avec le Parti civique au pouvoir.\u2022 A SAINT-LAURENT Noces d'argent prévisibles pour le maire Laurin A quelques jours seulement de la clôture des mises en candidature, aucune opposition ne s'est encore officiellement manifestée à Saint-Laurent où le maire Marcel Laurin et son équipe sollicitent un nouveau mandat des électeurs.Il semble d'ores et déjà assuré que M.Laurin.au conseil depuis 24 ans.entreprendra le 7 novembre la vingt-cinquième année de sa vie politique municipal»' FLORIAN BERNARD Cet événement serait deja, par lui-même, assez exceptionnel.Il est davantage mis en lumière lorsqu'on découvre que non seulement le maire, mais également plusieurs de ses collègues au conseil comptent plus de 10 ans de vie politique au même endroit et que l'un d'entre eux.Jerry Gold, en est pour sa part à un quart de siècle de service comme conseiller! Il n'y a que 6 mois de difference entre le nombre d'années de service du maire Marcel Laurin et du conseiller Jerry Gold.Il y aura bientôt 25 ans que le maire Marcel Laurin.notaire de profession, prenait la relève du maire Maurice Cousineau.Depuis, il n'a jamais quitté le conseil, faisant mordre la poussière à tous ses adversaires ou, le cas échéant, se faisant réélire par acclamation.Le conseiller Jerry Gold, pour sa part, a eu à affronter un adversaire une seule l'ois en 2f> ans.Tout indique que le 7 novembre prochain, l'équipe sera réélue par acclamation.Création d'un parti Au cours de toute \\ ces années, Marcel Laurin et ses collègues ont dirigé les destinées de Saint-Laurent sans étiquette.Ils n'en avaient pas besoin.Récemment toutefois \u2014 parce que c'est à la mode et aussi parce que c'est plus démocratique \u2014 ils ont créé le parti municipal de Saint-Laurent.Le maire Laurin n'a pas élaboré un vaste programme electoral truffe de promesses.Il estime qu'on ne se fait plus élire par une surenchère de promesses qui.en fin de compte, signifient des taxes accrues poour les citoyens.Il a demandé à ses commettants de le réélire à cause de ses réalisations.Saint-Laurent est devenue, on 25 ans.la deuxième ville industrielle du Quebec et l'une des plus prospères au plan économique.Ce n'est d'ailleurs pas par hasard qu'en 1981 \u2014 une année 1res difficile au plan économique \u2014 que la ville a émis des permis de construction d'une valeur de SH0 millions, soit davantage que les années précédentes, y compris celles de vaches grasses.Une ville en santé Les analystes financiers américains Moody's viennent de renouveler à Saint-Laurent la cote A-l au plan des emprunts sur les marchés internationaux.La situation financière de la ville est excellente, à tel point que le conseil a pu réduire la dette jusqu'à un taux de 3,26 de la valeur imposable, ce qui est exceptionnellement bas pour l'ensemble des villes du Québec et du reste du pay .Au plan des services, les citoyens de Saint-Laurent sont parmi les plus gâtés avec leurs 35 courts de tennis.\\ centres communautaires, 7 piscines extérieures.On y pratique 37 disciplines sportives distinctes.Ville privilégiée \u2014 voire même choyée \u2014 Saint-Laurent n'ira vraisemblement pas aux urnes, cette fois encore, tant il est vrai qu'à ventre plein n'apparaît aucun problème.LBS ÉLECTIONS MONÎCÎEflLB LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1982 Longueuil: pour un maire majoritaire Le régime minoritaire qu'a vécu la ville de Longueuil, ces quatre dernières années, donne a la présente campagne électorale un aspect particulier: chacun des deux partis municipaux en lutte se glorifie de ce qui s'est fait au cours du dernier mandat et blâme l'autre de ce qui ne s'est pas fait.GERMAIN TARDIF La nécessité d'élire un maire qui soit majoritaire au sein du conseil est devenue l'un des principaux enjeux de la campagne car une formation gagnante aux deux niveaux sera en mesure de s'attaquer plus efficacement à divers dossiers importants \u2014 tels la fiscalité (répartition du fardeau des taxes), les budgets à adopter, le transport en commun (double tarification CTCUM-CTRSM), le développement économique de la ville (efficacité de l'Office de développement économique de Longueuil) et autres \u2014 en prenant des déci- sions sans avoir à subir l'obstruction d'une opposition trop forte.Aussi, les deux principaux candidats à la mairie (il y en a trois) MM.Marcel Robidas, maire sortant et chef du Parti civique, et M.Jacques Finet, leader du Parti municipal, sont-ils d'accord pour inviter les électeurs à appuyer les aspirants conseillers qui sont du même parti que le candidat pour qui ils voteront à la mairie.Lors des élections de 1978, le maire Robidas avait récolté environ 15,000 voix, ce qui lui assurait une majorité de 1,563 voix sur son plus proche adversaire du Parti municipal.Au conseil, le PCL n'avait toutefois obtenu, au total, que 12,151 voix contre 12,808 pour le PML, ce qui avait permis à celui-ci d'emporter neuf sièges sur 17 alors que le PCL n'en gagnait que six.Les deux autres étaient allés à un candidat indépendant, M.Jacques Bouchard, et à celui d'un troisième parti (Réforme municipale), M.Lorenzo De-foy.Ces deux derniers se sont ralliés, le mois dernier, à la formation Robidas.M.Defoy quitte la politique et c'est son fils Richard qui lui succède comme candidat PCL dans le quartier no 6.Il y a eu, d'ailleurs, passablement de remue-ménage, au cours des quatre dernières années.Le conseiller Paul-Auguste Briand, réélu en 1978 sous la bannière du PML, s'est dissocié du parti pour siéger comme indépendant et s'avère l'un de ses plus violents critiques.Puis ce fut le cas du conseiller Benoit Danault, du PCL, qui opta pour l'indépendance pour ensuite se rallier au PML.Onze indépendants se sont inscrits au bureau des élections, jusqu'ici, dont un à la mairie, M.Jacques Gendron.Sa présence pourrait avoir des répercussions si le vote est serré entre les deux autres candidats et accroît ainsi le dan- ger d'un autre mandat minoritaire.Parmi les dix candidats indépendants au conseil, trois se présentent dans le quartier no 5, en plus des candidats des deux partis, pour remplacer le conseiller René Leblanc qui s'est retiré.L'effet que pourront avoir ces candidats indépendants dans les réultats des élections est impossible à prévoir, sauf dans le cas du quartier no 7 où M.Briand, qui est devenu, avec ses 13 années au conseil, une véritable institution, sera fort difficile à déloger.Deux autres éléments importants s'ajoutent au contexte: l'addition de deux quartiers dont le nombre passe de 17 à 19, et la formation, après les élections, d'un comité exécutif en vertu d'amendements à la charte de la ville de Longueuil.Ce comité aura comme président ex-officio le maire qui aura, de plus, le pouvoir de nommer les conseillers qui le composeront.Acceptez une passe de Wayne Gretzky et.économisez! m liii i \\ mm \u2022 m M:.Les patins, chandails et bâtons 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(SLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec « secteur revendiquent à' l'occasion de cette rpnde de négociations 13,000 places de garderies, des congés de maternité payés de 20 semaines pour toutes les travailleuses, des améliorations concernant les droits parentaux, des programmes d'accès à l'égalité, la fin de la discrimination salariale et du harcèlement sexuel et une protection accrue face à l'introduction des changements technologiques.Elles ne sont cependant pas en mesure de chiffrer leurs revendications.C'est dans le cadre de la Journée nationale des travailleuses du secteur public qui se tient aujourd'hui que Mme Germaine Poirier, responsable de ce dossier particulier à la CSN, a fait connaître les demandes particulières des femmes.La demande la plus importante concerne la création de 13,000 places de garderie dont 8,000 dans les lieux de travail (affaires sociales et éducation) au cours des cinq prochaines années.Parallèlement, on voudrait que le personnel des garderies fasse partie du Front commun intersyndical, afin d'améliorer ses conditions de travail.Actuellement, une éducatrice ne gagne que $6.07 l'heure et ses bénéfices marginaux sont pratiquement inexistants.Le taux de syndicalisa-tion est relativement bas puisque seulement 900 des 4,000 employées de garderie font partie d'un syndicat.| | I ' I ^kW Au chapitre des droits parentaux, les travailleuses du secteur public exigent l'octroi d'un congé de maternité payé de 20 semaines (la plupart en bénéficient déjà), une banque de congés (6 jours) pendant la grossesse pour les visites et les examens médicaux, et de congés spéciaux reliés aux responsabilités parentales.Avec l'introduction de la bureautique, les femmes exigent que toute salariée enceinte soit relevée de son travail devant un écran cathodique ou mise en congé sans perte de droit.Elles demandent aussi la possibilité d'obtenir un congé à temps partiel lorsqu'elles ont de jeunes enfants.Les femmes demandent aux employeurs de s'engager à implanter des programmes d'accès à l'égalité et d'en négocier l'implantation et le contenu.Ces programmes devraient toucher l'embauche.le perfectionnement, le recyclage, les chances d'avancement en emploi et la sécurité d'emploi.On exige aussi l'insertion dans les conventions collectives d'une clause sur le harcèlement sexuel qui permettrait à d'éventuelles victimes de porter un grief.Un autre objectif de la ronde de négociations vise à corriger les disparités salariales entre travailleurs et travailleuses notamment dans les secteurs des profes- sionnels, des employés de bureau et de soutien qui oeuvrent dans les secteurs de l'éducation et de la santé.Sur la question du travail à temps partiel, qui ne fait pas l'objet d'une revendication particulière du Front commun, les femmes sentent qu'elles sont manipulées par le gouvernement et voudraient bien que l'on y substitue des postes à temps plein.Il s'agit cependant d'un voeu puisque les syndicats du secteur public n'en ont pas fait une demande précise.ES BAS PRIX IL Y A UN AN Rabais 24% - Meubles traditionnels chez Simpsons Un des meilleurs achats 110 de Simpsons.Meilleure occasion Meilleure qualité Meilleurs prix Meubles «House of Braemore» pour vivoir Meubles de style provincial français do fabrication canadienne.Garniture en bois fini corisier.Recouvrement coton à motif floral multicolore genre tnpisisserie.1.Canapé, no 41038 ($749) 2.Causeuse, no 41040 ($579) 3.Fauteuil, no 41039 (S369) «559 *439 *275 De «Citation House» Meubles recouverts en riche velours ton cognac.Modèle confortable, dossiers capitonnés à boutons, appui-bras arrondis.Volant festonné.Recouvrement acrylique durable.4.Canapé, no 45290 ($639) 5.Causeuse, no 45811 ($569) 6.Fauteuil, no 45921 ($439) $479 *419 $329 Les prix entre parenthèiei sont lei prix ordinai-tel de Simpions.Prix en vigueur jusqu'au samedi 30 octobre sauf s'il y a épuisement du stock.Rayon 401, meubles, au sixième, centre-ville.Aussi à Faiiview, Anjou, Laval et St-Bruno Venez, 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