La presse, 15 novembre 1982, Cahier A
[" 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45' MONTRÉAL, LUNDI 1 5 NOVEMBRE 1982, 98e ANNÉE, no 265, 62 PAGES, 4 CAHIERS HUITIÈME MANDAT Jean Drapeau a été élu pour la huitième fois hier à la mairie de Montréal, avec 48 p.cent des voix environ, mais il a perdu l'écrasante majorité qu'il détenait au conseil depuis quatre ans.Le Parti civique a, en effet, remporté 39 sièges au conseil sur 57 tandis que le RCM, dirigé par Jean Doré, a réalisé une percée importante en faisant élire 15 de ses candidats.Le GAM, dirigé par l'ancien directeur de la police de la CUM, Henri-Paul Vignoia, a eu moins de chance, ne réussissant qu'à enlever trois sièges.Les colistiers de MM.Doré et Vignoia ont été battus.Malgré le beau temps, moins de 50 p.cent des électeurs inscrits se sont présentés aux urnes.pages A 2 et A 3 i: A 2 Retour du RCM à S ÉLECTÎQNS MUNÎCÎBAI£ Hôtel LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 NOVEMBRE 1982 ville i i ¦ ¦ ¦ ¦ t A f « photos Pierre Côté, LA PRESSE Jean Doré:« Nous n'avons pas prêché dans le désert».photo P.H.Talbct, LA PRESSE M.Vignola remet en question son avenir politique.AUJOURD'HUI: M,rv-4 Max.-2 FAIBLE NEIGE DEMAIN: BEAU, MOINS FROID La Quotidienne samedi 7459 Numéro-boni 923015 Québec Mm Mo*.Abitibi -12-9 Outaouois \u2014 4 \u2014 2 laurentide* \u201410 \u2014 6 Contons de l'Est \u2014 5 - 2 Mauricie \u2014 5 \u2014 3 Québec - 3 - 1 Loc-Saint-Jear.\u201410 \u2014 6 Rimouski \u2014 4 \u2014 2 Gaspésie \u2014 2 0 Baie-Comeau \u2014 3 \u2014 2 Sept-lles - 3 - 2 Canada Victoria Edmonton Rcgina Winnipeg Toronto Fredericton Molifax Chorlortetown Saint-Jean États-Unis Aujourd'hui Neige Faible neige Faible neige Neige Neige Faible neige Neige Neige Neige Neige Neige Min Max.Boston 10 15 Nlle-Orleans Buffalo 11 16 Pittsburgh Chicago \u2014 8 2 S.Francisco Miomi 19 25 Washington New York 3 7 Dallas les capitales Mm.Max.20 24 11 8 12 8 16 15 14 26 Min.Max.Min Mox.Aujourd'hui 2 9 -5 2 -10 2 -10 0 .-2-1 -6 5 -4 6 -2 4 2 5 Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 4 10 19 4 2 14 6 6 23 10 16 4 9 16 29 8 6 21 9 10 26 24 18 8 Madrid Moscou Mexico Oslo Péris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne Min.Mo» 9 14 0 18 - 1 5 10 7 7 13 19 5 4 27 9 12 19 15 9 19 28 6 Même s'il ne sera pas présent à l'hôtel de ville, Jean Doré a assuré, hier soir, les partisans du Rassemblement des citoyens de Montréal qu'il sera avec les 15 candidats élus de toutes les luttes qui seront entreprises au cours des quatre prochaines années.JEAN-PAUL CHARBONN1AU_ Le candidat à la mairie du RCM a été accueilli en véritable héros par quelque 1 000 partisans entassés dans la salle de l'Union française.Doré a réussi à obtenir 122 991 votes à la mairie, ce qui représente environ 36 p.cent des suffrages enregistrés à ce poste.Pendant de longues minutes, les troupes du RCM ont été tenues en haleine: ce que tous craignaient s'est produit, c'est-à-dire que le colistier de Jean Doré, Claude Grégoire dans le district Octave-Crémazie, a été défait.Dirigé par boré, le RCM a réussi à obtenir 36 p.cent du suffrage total.En 1978, avec Guy Duquette comme candidat à la mairie, ce parti n'avait récolté que 18 p.cent des votes.« C'est une très grosse victoire pour le RCM.C'est la plus forte équipe, c'est le résulat d'une continuité.Par la confiance qu'elle a eue en nous, la population a contri- -bué à dénouer l'impasse en ce concerne les partis d'opposition.Elle a clairement indiqué son choix .Elle nous a fait confiance, et c'est maintenant à nous de faire nos preuves.Je tiens à féliciter monsieur Jean Drapeau pour sa réélection.Selon la population, il représente un monument politique », a lancé Doré sous un tollé d'applaudissements.Puis s'adressant directement aux partisans, il a repris: « Nous formons une véritable équipe, nous représentons l'avenir pour peu que l'enthousiasme de ce soir demeure.Je suis convaincu qu'ensemble nous pourrons former le prochain gouvernement municipal, dans quatre ans.» Mieux qu'en 1974 Pour le nouveau conseiller Jean Roy, qui est également président du RCM, la performance de ce parti à ces élections est beaucoup supérieure à celle de 1974.«La situation est complètement différente, cette fois il y avait trois gros partis sur les rangs.Nous avons fait nos classes et nous se- L'épouse de M.Doré, Christiane, ne cachait pas sa joie devant le conseiller Michael Fainstat.rons très forts.Les élus se connaissent très bien, ils travaillent ensemble depuis plusieurs années.Le RCM a maintenant huit ans d'expérience».En plus de Jean Roy, le RCM a fait élire quatre candidats de la première heure.Il s'agit de John Gardiner, de Arnold Bennett, de André Berthelet et de Michael Fainstat.Seul Michael Fainstat avait survécu en 1978.Arnold Bennett revient â l'hôtel de ville après avoir battu Justinne Sentenne, membre du comité exécutif.Un autre candidat du RCM a réussi à défaire un membre du comité exécutif sortant.Marvin Ro-trand a eu le meilleur sur Gerry Snyder.Parmi les personnes présentes, hier soir, à l'Union française, on remarquait le père de Jean Doré qui a prédit que son garçon sera le maire de Montréal en 1986.Il se pourrait que Jean Doré vienne à l'Hôtel de ville pour siéger au conseil avant la prochaine élection.Car le futur président de la Communauté urbaine de Montréal devra être un élu.Or, si Jean Drapeau nomme un de ses conseillers, un poste deviendra libre et alors M.Doré pourrait se porter candidat.Vignola de sa faible performance Henri-Paul Vignola, candidat du Groupe d'action municipale à la mairie de Montréal, a déclaré qu'il était extrêmement déçu de sa faible performance et de celle de son parti lors des élections municipales d'hier.MICHEL GIRARD_ Au moment d'aller sous presse, M.Vignola et son parti n'avaient réussi qu'à amasser 15 p.cent des votes, soit deux fois moins que le RCM du candidat à la mairie Jean Doré et trois moins que le Parti civique du maire Drapeau.Seuls trois candidats de cette formation ont été élus sur les 57 postes de conseiller: il s'agit de Nick Auf Der Maur dans le district Peter McGill, de Sam Berliner dans Victoria et de Sofoklis Rasoulis dans Parc extension.Devant à peine une quarantaine de supporteurs qui sont venus l'encourager au local du parti, Henri-Paul Vignola a exprimé sa grande déception en ces termes: «Je suis très très surpris des résultats.Et Je suis en même temps fort déçu».La piètre performance de son parti semblait représenter une cuisante défaite personnelle pour le challengeur Vignola.Des surprises M.Vignola est d'autant plus déçu des résultats d'hier qu'il croyait sérieusement, a-t-il répété devant les journalistes, que le GAM était, selon lui, pour causer de grandes surprises en chauffant les fesses du maire Drapeau à la mairie et surtout en faisant élire un grand nombre de candidats aux postes de conseiller.«Mais selon les résultats, je m'apperçois que notre analyse en fin de campagne électorale était fausse.Notre pointage, dans le cadre de l'opération porte-à- porte, nous laissait croire que nous allions entrer en force à l'Hôtel de ville», a expliqué M.Vignola.Il a admis que son «message électoral» n'avait absolument pas été écouté par les Montréalais.«Je ne comprend rien aux résultats.Nous étions pourtant les seuls à avoir présenter aux Montréalais et aux Montréalaises un programme électoral bien étoffé.Le Parti civique du maire Drapeau n'avait aucun programme électoral alors que le RCM s'est inspiré de notre programme pour concevoir le leur», a-t-il dit avec amertume.Compte tenu de sa performance, Henri-Paul Vignola a dit qu'il remettait «en question sa carrière politique».«Mais avant de prendre une décision finale quant à mon avenir, a-t-il ajouté, je vais nVaccorder une période de réflexion de quelques semaines».Son avenir Il n'a pas voulu hier soir se prononcer immédiatement sur l'avenir de sa formation politique.«Il va falloir auparavant étudier plus en profondeur les résultats finals.Il faudra aussi étudier sérieusement les structures mêmes du parti.Bref, il va falloir analyser à tête reposée les raisons qui ont causé notre défaite».M.Vignola a admis qu'il « était dommage qu'une alliance entre le GAM et le RCM n'ait pu se concrétiser avant le déclenchement de la campagne électorale car, selon les résultats, il est évident qu'une telle alliance aurait pu entraîner la défaite du maire Jean Drapeau».En dépit de la déconfiture du GAM, M.Vignola a tout de même tenu à féliciter le maire Drapeau pour sa victoire et il a également félicité tous les nouveaux conseillers.Il a remercié avec insistance tous les sympathisants et bénévoles qui ont donné leur support au GAM.Tous les candidats vedettes du GAM, sauf Nick Auf Der Maur, ont mordu la poussière hier soir, soit le co-listier de M.Vignola, Jean Des Trois Maisons, Bob Kea-ton, Gaspard Fauteux, Prosper Boulanger, Jacques Patoine.NO DISTRICTS 1 - Louis-Riel 2 - Marie-Victorin 3 - Longue-Pointe 4- Tétraultville 5- Honoré-Beaugrand 6- Langelier 7- Préfontaine 8- Maisonneuve 9- Hochelaga 10- Bourbonnière 11 - Rosemont 12- Etienne-Desmarteau 13- Louis-Hébert 14- François-Perreault 15- Gabriel-Sagard 16- Jean-Rivard 17- Saint-Michel 18- Sault-au-Récollet 19- Rivière-des-Prairies 20- Fleury 21 - Ahuntsic 22 - L'Acadie 23 - Cartierville 24 - Saint-Sulpice 25 - Parc Extension 26 - Jean-Talon 27 - Octave-Crémazie 28 - Villeray 29 - Jarry 30- Saint-Edouard 31 - Père-Marquette 32 - Mile-End 33 - Laurier 34- Jeanne-Mance 35 - Plateau Mont-Royal 36- Delorimier 37 - Sainte-Marie 38- Saint-Jacques 39.- Saint-Jean-Baptiste 40 - Ville-Marie 41 - Peter McGill 42 - Pointe-Saint-Charles 43 - Saint-Henri 44 - Saint-Paul 45 - Emard 46 - Décarie 47 - Loyola 48 - Confédération 49- Notre-Dame-de-Grâce 50 - Snowdon 51 - Côte-des-Neiges 52 - Darlington 53 - Mont-Royal 54 - Victoria 55- Pointe-aux-Trembles 56 - De La Rousseliére 57 - Bout-de-l'lle ELUS PARTI Carmen G.MILLETTE PCiv Fernand DESJARDINS PCiv Luc LARIVEE PCiv Claude VARIN PCiv Jacques MARTINEAU PCiv Michel MORIN PCiv Normand LUSSIER PCiv André ROY PCiv Pierre LORANGE PCiv Paul BEAUCHEMIN PCiv Jean TROTTIER PCiv Jean-K.MALOUF PCiv R.René PARIS PCiv Rocco A.LUCCISANO PCiv Marc BEAUDOIN PCIV Ernest ROUSSILLE PCiv Raymond RAIL PCiv Fernand JOUBERT PCiv Claude FRENIÈRE PCiv Michel HAMELIN PCiv Roger SIGOUIN PCiv Germain ROY PCiv Jean V.ARPIN PCiv Réal LARAMEE PCiv Sofoklis RASOULIS GAM George SAVOIDAKIS PCiv Nicole GAGNON-LAROCQUE PCiv Jocelyne MENARD PCiv André BERTHELET RCM Jean LA ROCHE PCiv André DESJARDINS PCiv Konstantinos GEORGOULIS RCM Robert PERREAULT RCM Michel PRESCOTT RCM André CARDINAL RCM Claude PROVOST PCiv Serge BELANGER PCiv Sammy (Savino) FORCILLO PCiv Jean ROY RCM John GARDINER RCM Nick AUF DER MAUR GAM Yves MAGNAN PCiv Germain PREGENT PCiv Yvon LAMARRE PCiv Angelo ANFOSSI PCiv Samuel BOSKEY RCM Filippo SALVATORE RCM Michael FAINSTAT RCM Arnold BENNETT RCM Marvin ROTRAND RCM Abe LIMONCHIK RCM Hubert SIMARD RCM Pierre-Yves MELANCON RCM Sam BERLINER GAM Claude CHRISTIN PCiv Maurice H.VANNIER PCiv Georges DANCOSST PCiv la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 NOVEMBRE 1982 ?# 4 4 4 S ÉLECTIONS MUNiciEALES_ L'ÉLECTION À LA MAIRIE Jean Drapeau sa majorité Réélu pour un huitième mandata la mairie de Montréal, hier, Jean Drapeau n'en a pas moins perdu l'écrasante majorité qu'il détenait au conseil depuis quatre ans.Le Parti civique n'aura réussi qu'à faire élire 39 candidats sur 57, alors qu'il détenait 52 des 54 sièges jusqu'au scrutin d'hier.Le maire devra donc au cours du prochain mandat négocier avec 18 représentants de l'opposition.L'un des faits saillants de cette élection aura été la percée importante du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM), dirigé par Me Jean Doré, qui a emporté l'élection dans 15 districts.DENIS MASSE Le Groupe d'action municipale (GAM) dirigé par l'ex-directeur de la police de la CUM, M.Henri-Paul Vignola, a eu moins de chance, ne réussissant qu'à enlever trois sièges.Le maire Drapeau perd deux figures populaires du Comité exécutif, soit M.Gerry Snyder qui a mordu la poussière dans Snowdon aux mains du professeur Marvin Rotrand, ainsi que Mme Justine Santenne qui a cédé sa place à M.Arnold Bennett, du RCM, dans No-tre-Dame-de-Grâce.Faible participation Aucun des deux chefs de parti qui aspiraient à la mairie ne pourra siéger au conseil municipal, ayant échoué tous deux à faire élire leur co-listier, l'un dans Oc-tave-Crémazie pour le RCM, l'autre dans Saint-Sulpice pour le GAM.Toutefois.Mme Nicole Ga-gnon-Larocque, tout en améliorant sa performance de 1978, n'aura obtenu qu'environ 100 voix de majorité sur le co-listier de M.Doré, M.Claude Grégoire.Environ 50 p.cent des électeurs inscrits sur les listes se sont présentés aux urnes hier, bien que la journée ait été très belle, alors que le vote avait été plus représentatif aux élections de 1978 avec une participation de 52 p.cent.Avec moins de 200 bureaux à venir sur 2,834, tard hier soir, M.Drapeau avait recueilli 48 p.cent du suffrage exprimé.Me Doré, 36 p.cent, et M.Vignola, 15 p.cent.La majorité du maire s'établissait à un peu moins de 10,000 voix sur son plus proche adversaire, Me Doré.PAT au Parti civique Il est particulièrement remarquable que les trois nouveaux districts montréalais de Pointe-aux-Trembles se sont rangés dans le camp du parti au pouvoir.MM.Claude Christin, Maurice Vanier et Georges Dancosst ont été élus, les deux premiers avec de fortes majorités.Les deux représentants des partis de l'opposition qui siégeaient au conseil, MM.Michael Fainstat et Nick Auf der Maur, ont réussi à se faire réélire dans leur quartier respectif.M.Fainstat, du RCM, a même récolté pour sa part l'une des plus fortes majorités du scrutin d'hier.Le président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, a reçu également hier l'une des plus fortes majorités de la journée, récoltant 5,171 voix, soit 3,720 de plus que Danielle Desmarais, du RCM.Parmi les figures les plus connues du RCM élues hier soir, mentionnons le président du parti, M.Jean Roy, M.Arnold Bennett.M.Abe Limonschick, M.André Ber-thelet.Pour sa part, le président du GAM, M.Gaspard Fauteux, n'a pas été élu.photc Armand Trotlier, LA PRESSE Le maire Jean Drapeau sous les feux de la victoire.Drapeau s'avoue déçu des résultats dans le centre-ville et dans l'Ouest Le maire de Montréal n'a pas semblé bouleversé outre mesure par les résultats des élections municipales qui l'ont reporté à la mairie pour un huitième mandat consécutif, mais qui ont donné à l'opposition 18 sièges, soit un de moins qu'en 1971, la pire élection pour le Parti civique.Devant quelques centaines de partisans et quelques chahuteurs, le maire de Montréal, qui présidera aux destinées de Montréal jusqu'en 1986, a déclaré que le verdict était « décisif, après tant d'années au pouvoir et tant de difficultés à surmonter », a-t-il ajouté.« C'est un secret de polichinelle que dans certains milieux, on pouvait croire que c'était la fin du Parti civique et de l'administration de Montréal.Loin d'être la fin du Parti civique, il est reporté au Taiilibert était là.(PC) \u2014 Présence qui se voulait discrète hier soir à l'hôtel de ville de Montréal, mais qui a tout de même été remarquée par quelques journalistes : celle de l'architecte français Roger Taiilibert.Interrogé, le concepteur du Stade olympique a déclaré : « M.Drapeau n'est pas au courant de ma présence », et qu'il s'agissait d'une surprise.Immédiatement après le discours de victoire du maire, M.Taiilibert s'est engouffré avecun groupe dans le bureau de M.Drapeau, qui devait les rejoindre quelques instants plus tard.pouvoir avec un mandat très clair », a ajouté le maire, qui a dû interrompre son discours parce que des grévistes de la station de télévision Télé-Métropole manifestaient bruyamment leur opposition au fond de la salle.Après quelques secondes d'interruption, le maire, croyant être l'objet des protestations des manifestants, a ajouté : « Evidemment, on ne pourra pas faire plaisir à tous les contestataires en même temps ».Il a dû interrompre à nouveau son discours, sa voix couverte par les manifestants, mais il a ajouté, aux applaudissements de ses partisans : « Je vois par votre enthousiasme qu'on peut faire plaisir aux Montréalais ».«Déçu» M.Drapeau n'a pas voulu commenter les résultats du vote, mais il a déclaré dans une entrevue être déçu que le centre-ville et l'ouest de la ville, où se retrouve une bonne partie des anglophones et des groupes ethniques, aient voté pour les candidats de l'opposition.« Je ne comprends pas, j'ai essayé de servir tous les Montréalais.Si certaines personnes ne l'apprécient pas, je ne comprends pas et je suis déçu », a-t-il déclaré.Il a salué « quelques bons servi- teurs publics du Parti civique, dévoués aux intérêts de Montréal et de leur quartier en particulier, qui sont tombés le long de la route ».M.Drapeau a tout de même admis dans son allocution que des Montréalais pouvaient trouver « légitime » de croire que le Parti civique « pouvait être encore meilleur avec de l'opposition ».Mais il devait ajouter tout de suite : « Ils avaient oublié que le Parti civique est bon en lui-même et il a une bonne administration, et nous allons continuer de donner une bonne administration à tous les Montréalais ».a-t-il dit aux applaudissements de ses partisans.Le goût du spectaculaire jusqu'au dernier moment Les suicides dans le métro sont toujours spectaculaires, et il est heureux qu'ils ne soient pas plus nombreux.À Montréal, selon M.Guy Jeannotte, porte-parole de la' CTCUM, le nombre de tentatives se situe à une cinquantaine par année (c'est malgré tout une moyenne d'une tentative par semaine).Elles sont plus nombreuses à la pleine lune, et le taux de réussite est de 50 p.cent.La station Berri-de Montigny et les heures de pointe demeurent les favorites auprès de ceux qui ont des tendances suicidaires.Les explications?Probablement un désir irrésistible de poser ce geste spectaculaire devant le plus grand nombre de personnes possible.D'où le choix de l'heure de pointe et de la station la plus achalandée du réseau.Évidemment, dès qu'un suicidé a commis son acte, il faut stopper le trafic sur la ligne entière car il est essentiel de couper le courant afin de permettre aux secouristes de dégager la victime.Parfois, dit M.Jeannotte, la victime peut rouler sous les roues jusqu'à la troisième voiture.Il faut alors lever les voitures en utilisant un coussin gonflable.Quant au conducteur de la rame, il est généralement victime d'un choc terrible.M.Jeannotte raconte que dans un cas précis, le suicidé avait traversé le pare-brise pour se retrouver sur les genoux du conducteur! Dans de tels cas, le conducteur se rend au bout de la ligne en compagnie d'un inspecteur, puis on l'envoie se reposer pour le reste de la journée.La seule défense possible contre le suicide dans le métro reste la dénivellation entre les deux rails prévue dans les stations construites après le réseau initial.Mais pour que la personne en cause s'en sorte, il faut qu'elle puisse éviter l'électro-cution et les roues des voitures.Et hélas cette dénivellation n'existe pas à la station Berri-de Montigny.Des horloges qui retardent Puisqu'il est question du métro, les usagers ont noté que depuis quelque temps les horloges n'indiquent plus l'heure juste.Selon M.Jeannotte, cette situation est imputable à des employés de la ville qui ont sectionné trois câbles, lors de travaux à proximité de la station Berri-de Montigny.La situation sera rétablie à brève échéance.L'autobus 80 Quant au circuit de l'autobus 80, présentement détourné par le boulevard Saint-Laurent, il retrouvera son parcours habituel vers le nord (via le viaduc dans l'axe de la rue Saint-François-Xavier) dès la fin des travaux au Palais des congrès.Belle acquisition pour Lavalin Le président Bernard Lamarre, du groupe Lavalin, a réussi un coup de maître en s'assurant récemment les services de l'ex-ministre provincial des Transports, M.Denis de Belleval.Malgré son séjour relativement court au ministère, à peine trois ans, M.de Belleval lui a imprégné une image de gestion pragmatique, ce qui lui a permis de proposer des projets exceptionnels, comme le plan de Belleval pour l'intégration du transport collectif dans la région du grand Montréal.Sans renier ses convictions politiques et ses allégeances à son parti, M.de Belleval a pu concrétiser des ententes parce qu'il savait jusqu'où il pouvait pousser son option politique sans risquer de gaspiller une bonne idée.Et il était convaincant parce qu'il savait ce dont il parlait.J'aurais aimé voir comment il s'en serait sorti dans un dossier comme celui de Quebecair.Chose assurée, il n'aurait pas présenté à son homologue fédéral un deuxième ultimatum après que le premier lui fût revenu en pleine figure.Quebecair : plus de $30 millions Parlant de Quebecair, j'avais sous-évalué, dans ma chronique du 20 octobre dernier, les sommes d'argent dont cette entreprise avait besoin pour éviter la faillite.Comme on le sait maintenant, ce n'est pas $20 millions dont on aura besoin, mais plutôt $30 millions au moins.Quant aux employés de l'entreprise, ils ont sans doute raison de se battre comme ils le font pour sauver leur emploi, même si on peut mettre en doute leur assertion à l'effet que le dossier est plus politique qu'économique.Les problèmes financiers de Quebecair sont très antérieurs au dépôt du projet de loi S-31, c'est connu de tout le monde.Et il faudra bien qu'ils admettent une chose : seule une fusion avec Nordair peut leur éviter la faillite à court ou à moyen terme, et cette fusion ne saurait être désormais possible tant que M.Alfred Hamel sera, même de droit sinon de fait, le principal actionnaire de Quebecair, à cause de l'antagonisme que lui vouent la direction et les employés de Nordair.Des cols bleus qui travaillent en équipe 7 h 30, lundi matin, 8 novembre.Au terrain de stationnement municipal situé à l'intersection du boulevard Saint-Laurent et de l'avenue Viger, où les mauvaises herbes vont bientôt disputer l'espace vital aux conifères et aux arbustes, le Service des travaux publics procède à l'installation d'affiches à l'entrée du terrain.Et comme dans les bonnes blagues « newfies », ils sont trois : un pour tenir le poteau, un deuxième qui frappe le poteau avec une masse, et un troisième, sans doute le contremaître, qui les regarde faire quand il ne change pas son camion de place.I Le vote est sorti, mais avec des surprises Pendant la campagne électorale qui s'est terminée par la victoire attendue du chef du Parti civique, le maire Jean Drapeau disait à qui voulait l'entendre que les électeurs devaient, ce 1 i novembre, aller voter.MAURICE GIRARD de la Presse canadienne Comme le répètent ces chefs de partis politiques tellement asurés de leur victoire qu'ils craignent une défaite par l'indifférence, M.Drapeau, âgé de 66 ans, souhaitait « faire sortir le vote », comme on le dit communément.Et les 700,000 Montréalais éligi-bles ont répondu à son appel, pas nécessairement comme le premier magistrat de la ville l'aurait souhaité, mais tout de même suffisamment pour le reporter au pouvoir à l'hôtel de ville pour un huitième mandat.Peut-être le maire de Montréal craignait-il une répétition de l'élection de 1971.où seulement 37 p.cent des électeurs avaient rempli leur premier devoir de citoyen et s'étaient déplacés pour aller voter.En raison de l'indifférence des électeurs, le Parti civique du maire Drapeau ne récoltait que 55 p.cent des voix, soit une baisse appréciable par comparaison aux scrutins antérieurs.Majoritaire au poste à la mairie, l'équipe de M.Drapeau ne raflait que 36 des 55 sièges.Le Rassemblement des citoyens de Mont réal en obtenait 18 et Démocratie Montréal, un.Mais, cette élection du 12 novembre 1971 est bien l'exception.Victoires Depuis son entrée sur la scène municipale, le maire Drapeau n'a connu qu'une fois la défaite, en 1957.En 1954, fort de son expérien- ce d'avocat rie la Couronne4, il obtenait un premier mandat grâce à une campagne axée sur la lutte à la corruption municipale.Mais, trois ans plus tard, les électeurs montréalais lui préféraient le sénateur Sarto Fournier.Mais ce fut bien la seule fois.Depuis 1960 et jusqu'en 1982, les Montréalais ont été fidèles à leur maire en le reportant chaque fois à la mairie.En 1960, M.Drapeau commençait son long règne en faisant campagne pour la construction du métro et il devait promettre, comme à i'époque des Jeux Olympiques 16 ans plus tard, que cela ne coûterait pas un sou aux Montréalais.Le 28 octobre 1962, les Montréalais étaient de nouveau convoqués aux urnes : «12 p.cent d'entre eux bravaient la neige pour aller voter.Le Parti civique remportait près de 88 p.cent des suffrages et 41 des 45 conseillers issus des rangs du parti du maire Drapeau l'emportaient.Après l'annexion de Rivière-des-Prairies et de Saraguay, les élections du 23 octobre 1966 confirmaient l'emprise du Parti civique sur la population montréalaise : 33 des candidats ont été élus sans opposition et tous les sièges restants, sauf trois, demeuraient fidèles à M.Drapeau.Octobre 1970 Puis ce fut l'élection de 1970, celle de la « Crise d'octobre », la plus controversée de toutes celles du Parti civique, mais la plus éclatante victoire pour l'équipe du maire Drapeau.Pendant que l'armée patrouillait Montréal pour tenter de mater une insurrection appréhendée et que les soldats demeuraient en faction devant les édifices publics, la moitié des Montréalais admissibles au vote accordaient au Parti civique sa plus belle victoire, tellement dévastatrice pour l'opposion que seulement deux de ses candidats conservaient leur dépôt.La plus grande victoire fut suivie du plus grand revers pour l'équipe Drapeau.En 1974, l'opposition remportait 19 sièges, mais ce fut bien la seule fois où les Montréalais boudaient le Parti civique.En 1978, c'était le retour en force du Parti civique, avec un seul candidat de l'opposition pour les deux partis.Cette année, 39 candidats du Parti civique ont été élus, tandis que l'opposition faisait un peu mieux, surtout pour le Rassemblement des citoyens de Montréal qui a fait élire au moins 15 candidats, et le Groupe d'action municipale, trois.Pour vous aider à faire votre choix de càdeàûx: des ob- , .\u2022 .\u2022 ., ».* .* ¦ \u2022 jets inusités, des choses pratiques ou tout simplement amusantes.Pour tous les goûts et toutes les bourses.- Notre cahier spécial CADEAUX, le samedi 20 novembre dans ivresse > r A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 NOVEMBRE 1982 VENTE D'ÉLECTRICITÉ Hydro et le Rhode Island signeraient en janvier PLYMOUTH, N.H.(AP) \u2014 Le président de la commission des services publics du Rhode Island, M.Edward Burke, a révélé que cet organisme entendait signer d'ici janvier un contrat d'achat de grandes quantités d'électricité du Québec.M.Burke parlait à un colloque sur le Canada au Plymouth State College.Sa seule réserve quant à l'opportunité du contrat, dit-il, c'est de savoir si les deux nouveaux gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre.M.John Sununu, du New Hampshire, et M.Michael Dukakis, du Massachusetts, approuveront la transaction négociée avec l'aide de fonctionnaires.Interroge, il a refusé de fournir des détails, disant cependant que des éludes démontraient qu'Hydro-Québec pouvait vendre jusqu'à ()5o megawatts de capacité génératrice à partir de 1986 et de 2,000 en 1990 OU 1991.Le contrat avec Hydro-Québec serait signé par le New England Power Pool, qui a proposé la construction d'une ligne de transmission de la frontière canadienne à travers le Vermont jusqu'à Littleton.N.H.Plus tard, la ligne serait étendus jusqu'au sud de la Nouvelle Angleterre.Des études indiquent qu'Hydro-Québec pourrait assurer à la Nouvelle-Angleterre entre cinq et dix p.c.de Véncr^ie dont elle a besoin.La qualité du français: une priorité québécoise ( Laurin ) QUEBEC - Si le Québec a largement recouvré l'usage de la parole française, il en est encore à chercher ses mots.C'est donc à la pauvreté du français écrit et parlé qu'il devra désormais trouver remède sans oublier pour autant de se protéger continuellement contre une extinction de voix.MARIANE FAVREAU Voilà, en gros, le diagnostic qui se dégage de la centaine de conférences et ateliers du congrès sur la langue française qui a pris fin à Québec samedi soir.Un bilan qui tranche sur celui des trois congrès précédents sur la langue française, 1912, 1937 et 1952, où l'on s'inquiétait davantage de la légitimité et de l'utilité du français en Amérique.Dans son discours de clôture, le ministre Camille Laurin s'est demandé si «Tàge de la parole n'a pas mis trop hâtivement aux oubliettes l'apprentissage de la langue».La qualité de la langue devrait constituer l'une de nos priorités pour les cinq prochaines années, avance-t-il, tout en nécessitant des actions concertés de l'école, des médias, de l'administration publique.Tout au cours du congrès, plus d'un professeur de français (ils y assistaient nombreux) a eu l'impression qu'on le rendait responsable de l'état actuel de la langue et certains n'ont pas manqué de signaler qu'elle est aussi affaire de famille et de société.Mais on n'a pas épargné les créateurs, journalistes, écrivain-s.et auteurs de téléromans.«Des niaiseries délivrées en jouai ou en français international restent fondamentalement niaises», assure le professeur de cégep, Viateur Beaupré, pour qui la langue des téléromans est «insipide, artici-fielle et banale.une sorte de bouillie mentale».«Nous parlons diffus, nous parlons mdécis, nous parlons flou, disait M.Pierre Maranda dans la conférence d'ouverture du congrès.Nous utilisons des vocables simplistes comme ceux de la communication informatique », précisait ce professeur au département d'anthropologie de l'université Laval.D'autres ont fait état d'ingénieurs francophones incapables de rédiger un devis en français ou d'avocats ayant toutes les difficultés à rédiger leur plaidoirie correctement.Mais à quel niveau scolaire appartient-il d'enseigner la langue correctement?A l'université, on estime que ce n'est plus le lieu.Au cégep, on croyait que l'élève pos- sédait déjà ces connaissances mais on a pourtant mis sur pied de nombreux cours et ateliers correctifs qui semblent porter fruit.Quant au primaire et secondaire, il est encore le lieu de bouillonnement, d'incertitude, de changement de proramme.Et pendant ce temps, les jeunes eux-mêmes sont satisfaits de l'enseignement et estiment avoir une bonne maîtrise du français, comme le rapporte Pierre Georgeault à la suite d'une enquête.Ils ne s'intéressent pas beaucoup aux questions de principes quant à la langue.Solidifier l'acquis Aussi, le sociologue Guy Rocher avertit-il que «la valeur utilitaire du français n'est pas encore solidement établie.Ceux qui croient que la loi 101 a donné tous ses effets se bercent d'une grande illu- sion».Plusieurs ont repris ce thème, comme le professeur Lome Laforge, de l'université Laval, ou M.Denis Gendron, président de la commission qui portait son nom: que le Québec main-, tienne la nécessité du français comme langue utile.C'est la seule motivation qui peut pousser les non francophones à s'y plier.Le professeur Laforge signale que la résistance de certains anglophones s'est cristallisée «et a pris appui sur la Charte canadienne des droits et libertés».Tandis que le constitutionnaliste Gil Ré-millard, déclare que la loi constitutionnelle de 1982 est illégime et met en cause le phénomène national québécois.Il se dit convaincu que «le fait francophone canadien dépendra toujours fondamentalement de la force du Québec et de ses possibilités à défendre et promouvoir la langue française».Le monde des affaires se préoccupe du prix à payer pour la francisation QUEBEC - «La francisation est bien amorcée, les objectifs sont acceptés mais qu'on laisse aux entreprises une marge de manoeuvre pour les moyens à utiliser et les délais à respecter.Le rôle essentiel de l'Etat dans le dossier, c'est d'abord de s'assurer que le prix de la francisation n'est pas trop lourd à payer pour l'ensemble de la population québécoise.» MARIANE FAVREAU _ Plusieurs représentants du monde des affaires ont repris, sous des formes différentes, ce message de M.Raymond Frenette au cours du grand congrès Langue et société qui s'est terminé à Québec samedi soir.Ce congrès qui a attiré plus de 1,500 personnes de tous les horizons, s'est donné pour objectif de faire le point sur la question de la langue française 30 ans après le dernier congrès sur la question et huit ans après la première législation linguistique.M.André Boulin, vice-président du groupe Northern Telecom, sans remettre en cause l'utilisation du français au travail, avertit que «la francisation n'est pas un facteur de développement économique, même pas pour une PME ^ LE CHAMEAU, LE MEILLEUR AMI DE L'HOMME! Le chameau ne craint pas d'afficher son prix! Au contraire! Il faut le voir pour le croire! Le chameau présente une qualité supérieure de construction, un confort légendaire, des qualités économiques irréprochables tant au niveau de sa consommation d'essence que de sa robustesse.sans oublier les avantages du programme de protection de l'acheteur American Motors dont bénéficie le chameau.Une garantie de 12 mois ou 20,000 kilomètres, vraiment complète! Comparez le prix et les qualités du chameau avec tout autre animal à quatre roues»» .vous comprendrez pourquoi le chameau est le meilleur ami de l'Homme! l Venez chez le concessionnaire Renault-AMC et voyez le chameau.pour le croire! Renault 5 \u2022Prix de bastj du modèle TL Taxes, transport et préparation en sus.\\v RENAULT American Motors PI francophone en pleine expansions.Elle n'est pas un stimulant à l'investissement étranger et représente au contraire un coût supplémentaire qui s'ajoute aux taxes élevées et à l'incertitude du climat socio-économique»».Il précise que bien des entreprises à vocation nationale et internationale ont francisé leurs opérations québécoises mais en les régionalisant: les centres de décisions se sont installés «dans un environnement plus propice à l'usage de l'anglais».Le représentant de la maison Eaton, Pierre (iratton, assure pour sa part que «les administrateurs de commerce ont dû s'ajuster au cours des cinq dernières années à une soixantaine de lois et règlements qui ont coûté des milliers de dollars à leurs entreprises: ils veulent maintenant un peu souffler».Quelques notes plus optimistes: le représentant de Steinberg rappelle que pour cette entreprise «la francisation a été une question de bon sens depuis le début des années 60» et fait état de progrès constants d'année en année.Pour Pierre Lebeault.directeur de la francisation à l'Office de la langue française, les objectifs de la première phase sont atteints dans les trois-quarts des cas.Un facteur à signaler: sur 85,000 diplômés dans des disciplines reliées aux affaires, entre 1961 et 75, on compte 64 p.cent de francophones.Et 90 p.cent des diplômés en informatique sont francophones.Quel français! Cela ne signifie malheureusement pas que le français qu'on utilise au travail soit vraiment du français.«Autant les Québécois des dernières années dans beaucoup de cas, se sont anglicisés et éprouvent de la difficulté à rédiger en français, constate M.Raymond Frenette, autant ceux qui arrivent sur le marché du travail ne savent rédiger ni en français, ni en anglais.» M.Pierre Gratton constate que les francophones plus âgés qui ont dû se mettre à l'anglais pour faire leur chemin sur le marché du travail se sentent déboussolés, doivent presque réapprendre une langue: «l'habitude et la routine leur ont fait perdre la mémoire».Il assure même que ce sont souvent les francophones qui s'opposent et ne collaborent pas aux mesures de francisation.M.Roger Nantel, président d'une maison de relations publiques, parle de candidats de 20 à 30 ans, «incapables de constituer un texte lisible, clair pour tout lecteur normal».Et ils ne sauraient pas mieux parler qu'écrire: échange verbal «inexact, imprécis, flou, inconsistant.» A peine rédigeraient-ils mieux que les rédacteurs de Taiwan dont Viviane Julien, de La Baie, a cité quelques chef-d'oeuvre.Cuisine des Fêtes 3 COURS par Henri Bernard Repas de Noël 23 ou 24 ou 25 novembre Réveillon 30 novembre ou 1er ou 2 décembre Buffet chaud et froid 7 ou 8 ou 9 décembre Renseignements et prospectus 843-6481 Cl ilïffSÎi&Pt W.15'mt 69 U Montagne.VjUJIJicUrr J tulle «10.Montréal ^CflTl C~| «Tenielgnement J^Crflcird °* cul,ur* personnelle LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 15 NOVEMBRE 1982 A 5 Excursions-éclairs dans le ciel de Montréal pour aider à la survie de Quebecair Organisées par les employés de Quebecair pour inciter les gens à faire des pressions sur leurs députés afin de sauver le transporteur aérien menacé de faillite, les excursions au Photo Armand Trottier LA PRESSE dessus do Montréal ont attiré hier 2,500 personnes.On a même dû refuser du monde.L'occasion était belle pour plusieurs de vivre leur baptême de Pair.« Mesdames et Messieurs, bienvenue à Montréal, le commandant Rény et son équipage ont dix bonnes raisons de vouloir continuer à vous servir et vous souhaitent une bonne journée.» Le voyage n'avait duré que quelques minutes - le Boeing de Quebecair n'avait même pas quitté l'espace aérien de Montréal - mais, spontanément, les 119 passagers se sont mis à applaudir.Juste avant, Charles Lévesque, de Ville Mercier, s'était penché dans l'allée: «J'te dis qu'il y a des bons freins là-dessus! » PAUL ROY_ Alors même que le sort de Quebecair est en train de se jouer, quelque part entre Québec et Ottawa, 200 employés de la compagnie d'aviation ont administré leur baptême de l'air à près de 2000 Montréalais hier.De 8h à 16h, deux Boeing 737 ont effectué 16 décollages et atterrissages - un appareil décollant de Dorval à toutes les demi-heures èt survoiant à petite vitesse et à faible altitude le Stade, l'Expo, la Voie maritime, les usines Angus et autres attraits de Montréal.L'excursion coûtait $15 pour les adultes et $8 pour les enfants de 2 à 11 ans.Cet argent servait à défrayer le coût du carburant - environ $1500 par vol -, les employés offrant leur temps bénévolement LA « MIUF » DANS LES ÉDIFICES DE L'ÉTAT QUÉBÉCOIS La facture dépassera $1 million La facture approximative pour l'enlèvement de la mousse isolante d'urée-formol dans les immeubles à caractère public relevant du gouvernement québécois - écoles, HLM, centres d'accueil etc.- frise pour l'instant le $1 million.Si l'état d'alerte des autorités responsables s'est passablement dissipé face à ce que des fonctionnaires appellent maintenant le «syndrome de la MIUF», certains dossiers demeurent néammoins en suspens et pourraient gonfler la note de quelque centaines de milliers de dollars en ces temps de crise.NICOLE BEAUCHAMP La sonnqrie d'alarme, tirée dans le réseau des institutions d'enseignement, a surtout retenti sur la place publique au cours des derniers mois de 1981.L'opération de repérage de l'isolant suspect
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