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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-11-19, Collections de BAnQ.

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[" photo UPC APRÈS LA MORT DE LAPORTE SOMMES TOUS MIS À BRAILLER; NOUS AVONS photo Denis Uourville4.LA PRESSE CRAQUE FRANCIS SIMARD page A 9 Keith Acton, mit en échec de belle manière par Marois et Lapointe des Nordiques lors du match chaudement enlevé hier soir au Forum.NORDIQUES 4 CANADIEN 7 page 3 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45* MONTRÉAL, VENDREDI 19 NOVEMBRE 1982, 98# ANNÉE, n° 269, 60 PAGES, 4 CAHIERS vous en avez pour votie argent.et plus ÉBTFO POUR ÉVITER LE PIRE EN TROIS SEMAINES PAR MICHEL ROY page A 6 page A 2 OTTAWA ANNONCE MINISTRES LA VISITE ANGLAISE Le Broadsword, de la Royal Navy, a mouillé dans le port de Montréal hier à la faveur d'une visite de courtoisie.Un titre de gloire du Broadsword: avoir participé à H l'opération des Falkland.pholo UPC **** DÉCEMBRE page A 4 \u2022 HBK8&' ' \u2022\u2022\u2022\u2022 ^ ' m.LE CONTRE-FA DE MONSIEUR PAVAROTTI EST-IL UN VRAI CONTRE-FA?L'ARTICLE DE CLAUDE GINGRAS page B 5 ***** SPSS \\WM0v.Hfà1+ Votes de grève: participation \u2022 ¦ _ imposante aux assemblées de la CEQ Alors que moins de la moitié des membres de lu CEQ s'étaient rendus voter aux assemblées syndicales qui ont décidé de la grève illégale de 24 heures, les MARIANE FAVREAU assemblées qui se tiennent présentement pour décider de la grève générale attirent beaucoup plus de monde.Toutefois, il serait prématuré de prédire si écoles et collèges se retrouveront en grève générale.En effet, en ce qui concerne les enseignants affiliés à la Fédération nationale des enseignants de cégeps (CSN), on refuse de dévoiler les résultats des votes avant la fin des assemblées.Les derniècas Tt se tenaient hier soir et cet après-midi.Toutefois, les votes semblaient assez partagés hier pour qu'il soit impossible d'en dégager une tendance.D'autre part, les enseignants de cégeps de la CEQ ne se prononceront que plus tard, s'il y a lieu.Poui ce qui est des enseignants du primaire et du secondaire affiliés à la CEQ, des résultats fragmentaires indiquaient hier que 17 syndicats s'étaient prononcés en faveur de la grève générale et huit contre.Même un relevé rapide effectué dans la région de Montréal, la plus populeuse, ne peut donner de portrait clair de la situation.Certaines sections de syndicats votent en faveur de la grève, d'autre con- tre.C'est le cas notamment au syndicat des enseignants de La Naudière: Le Gardeur est contre à 70 p.cent, La Naudière est en faveur à 63 p.cent.Deux sections du syndicat de Champlain donnaient une mince majorité à la grève mais la troisième, Cham-bly, ne votait qu'hier soir.Le Royer a voté à 58 p.cent pour la grève, tandis que la section Bald-win-Cartier du syndicat de l'Ouest de Montréal votait contre dans une proportion de deux contre un.L'Alliance des profs de Montréal ne vote que lundi soir, tout comme les Vieilles Forges de Trois-Rivières.Plus représentatives Les assemblées syndicales sur la grève générale illégale sont plus suivies que celles qui ont décidé de la grève de 24 heures.C'est du moins ce qu'on constate dans les syndicats que nous avons joints.Cette tendance est d'ailleurs confirmée par la centrale elle-même qui estime entre 65 et 70 p.cent le taux de participation aux assemblées générales.Selon les chiffres mêmes de la CEQ, seuls 34,800 des 65,000 membres de la centrale s'étaient présentés aux assemblées sur la grève de 24 heures qui avait été décidée par 60 p.cent des votes, soit 21,000 voix.Soixante-dix pour cent des syndicats CEQ avaient reçu mandat de faire la grève illégale de 24 heures. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 NOVEMBRE 1982 la presse A-3 \" CTCUM: grève illimitée semaine prochaine?LES EMPLOYÉS D'ENTRETIEN SUIVRONT LE FRONT COMMUN CSN-CEQ-FTQ Les employés, de l'entretien de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal sortiront en grève générale, illimitée et illégale la semaine prochaine si les syndiqués du front commun CSN-FTQ-CEQ décident de poser ce geste malgré l'ultimatum que leur a lancé hier le premier ministre René Lèves-que.USA BINSSE_ Et.si les quelque 200 000 syndiqués du front commun optent plutôt pour donner une dernière chance au gouvernement et décident de retarder leur arrêt de travail appréhendé, le Syndicat des employés de l'entretien (CSN) réévaluera sa position.Dans l'un ou l'autre des cas.les membres seront consultés de nouveau pour faire le point et reconfirmer le mandat de grève.Jacques Morrissette, le président de ce syndicat de 2 200 membres a été très clair sur un point : «Jamais nous accepterons un recul ni un appauvrissement.S'il n'y a pas d'autres offres de la CTCUM, nous n'aurons d'autre choix que la grève générale ».M.Morrissette a accusé la CTCUM de chercher l'affrontement à tout prix.11 est d'avis que l'attitude « intransigeante » de la commission s'explique mal devant le peu de demandes en suspens : les salaires et surtout le désaccord sur la formule d'indexation, les travaux à forfait, le programme d'avancement des gens de métier, la sécurité d'emploi et de salaire jusqu'à l'âge de la pension en cas d'accident de travail grave.Il a rappelé que ce n'est pas avec des mesures répressives : outrages au tribunal, poursuites, amendes, injonctions, peine d'emprisonnement que les travailleurs de l'entretien croiront à la bonne foi des négociateurs patronaux qui semblent réticents à s'asseoir pour négocier.M.Morrissette doit comparaître en cour le 13 décembre relativement au débrayage illégal de 21 heures du 10 novembre alors que le syndicat défiait l'injonction émise par la Cour supérieure à la demande de la CTCUM.Par ailleurs, alors que les employés de bureau de la CTCUM signaient leur convention collective cette semaine, la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro semblent éprouver des difficultés avec la Commis- sion quant au règlement du protocole de retour au travail.Dans un communiqué rendu public hier, le président Jacques Bi-geault déclare que les négociations sur ce protocole sont paralysées.Devant l'impatience grandissante des membres et afin d'en arriver à une entente acceptable, la fraternité a soumis une proposition finale à la CTCUM.Elle accepte de signer la convention collective en autant que la CTCUM accepte l'arbitrage obligatoire sur tous les points du protocole.M.Bigeault donne encore quelques jours à la CTCUM.le temps de répondre à cette proposition.Si le « blocage systématique » continue la fraternité consultera alors ses membres sur les moyens de pression à entreprendre.Kidnapping: 4 policiers de la GRC subiront bientôt leur procès (PC) \u2014 La date du 10 janvier a été retenue, hier, pour le procès de l'inspecteur de la GRC, Laurent Hugo, accusé de kidnapping et de séquestration dans le but de recruter un indicateur au Québec au début des années 70.Kugo, membre du service secret de sécurité, a choisi de comparaître devant un juge seul, ce qui signifie que son cas sera entendu en Cour des sessions plutôt qu'en Cour supérieure qui tient des procès avec jury.L'agent Bernard Dubuc, qui fait face à des accusations similaires, ne connaîtra que le 29 novembre la date de son procès.Hugo et Dubuc sont accusés d'avoir kidnappé André La forest en octobre 1971 et de l'avoir retenu durant 16 heures dans le but de le persuader de devenir indicateur de police.La GRC soupçonnait Laforëst d'être membre de la cellule Dé-sormeaux-Laliberté du Front de libération du Québec.Deux autres agents de la GRC, Bernard Blier et Richard Daigle.sont également accusés d'avoir kidnappé et détenu de force André Chamard en juin 1972.Cha-mard, gradué en droit, faisait un stage dans un bureau d'avocats de gauche qui défendaient des membres du FLQ.La GRC essayait présumeraient de recruter un indicateur dans ce groupe d'avocats.Un procès devant jury en Cour supérieure commencera lundi pour Daigle ou Blier.On tentera d'ouvrir le procès de Blier devant un jury francophone.Si cela s'avérait impossible, le procès de Daigle devant un jury anglophone commencera alors et celui de Blier sera remis au 2!) novembre.Les deux procès devraient durer une semaine.4 m 3 t AU LA £ O \\ 'fi.TfmCMûl .9?Chez Patate Serge, on tranche les prix comme on tranche un saucisson! photos Jean-Yves Létoumeau, la presse FAÇON ORIGINALE DE COMBATTRE L'INFLATION Un déjeuner à 40 cents Saviez-vous que même en cette période de cherté de la vie il est encore possible de prendre un petit déjeuner pour 10 cents?J'en vois déjà qui sourient en se disant qu'il faudrait un restaurateur décidé à vouloir sa propre ruine, surtout en cette période effrénée d'inflation, en s'aventurant sur un terrain aussi périlleux.GEORGES LAMON C'est pourtant le moyen publicitaire qu'a pris un petit restaurateur de Dorion.petite ville d'environ 6 000 habitants, située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de l'ile de Montréal pour attirer sa clientèle du midi.Un petit déjeuner pour 40 cents En effet, depuis déjà deux mois, M.Serge Deslauriers, propriétaire du «Patate Serge», un petit snack-bar servant des repas légers, sis à l'entrée de la ville, affiche des prix époustouflants pour le déjeuner, entre 6h et 10h30, du lundi au vendredi.M.Deslauriers estime attirer ainsi chaque matin quelque 200 clients.Un café, un oeuf, une demi-tranche de jambon, des beans, une rôtie, tous à cinq cents pièce (exception faite des beans, bien sûr! ).Un petit déjeuner, évidemment pas gastronomique.Mais pour 10 cents, qui dit mieux! Avec en plus un coupon pour une boisson gazeuse pour le diner! Ça ne se rencontre pas à tous les coins de rues.\u2022 I m ' 1 Serge offre à sa clientèle cette assiette bien garnie pour la modique somme de 40 cents.Qui dit mieux?« Évidemment, il y en a bien qui ne le croient pas, admet M.Deslauriers, ils pensent tous que c'est une mauvaise blague.Mais non! C'est un moyen que j'ai trouvé pour attirer la clientèle, plutôt que de payer de la publicité trop chère à la radio et qui ne me rapportait rien.De toute manière, je n'avais rien à perdre puisque je ne servais déjà pas le petit déjeuner avant.» Une première expérience Cette expérience, il l'avait tentée en février 81 durant six mois, pour attirer une clientele du diner, puis décidait de l'arrêter.« J'ai bien regretté d'avoir lâché la première fois, explique M.Deslauriers.Mon commerce a accusé une baisse appréciable par la suite.Je pense que je ne referai plus la même erreur.Et si je hausse mes prix, ce sera par tranches de cinq cents.» Bien sûr, chaque petit déjeuner lui coûte au moins 15 cents (à condition que les clients n'en prennent pas dix à la fois ) en plus des deux employés qu'il a dû engager.Mais sa publicité attire les clients du midi et c'est là son but premier.Cette clientèle s'est depuis accrue de quelque 30 p.cent.Évidemment, la trentaine de restaurateurs de l'endroit et surtout ceux de son environnement immédiat, voient dans cette nouvelle formule publicitaire un accaparement d'un marché déjà précaire.Mais, M.Deslauriers ne peut encore l'évaluer quantitativement.Il ne s'appuie que sur des impressions.« Chez McDonald, par exemple, dit-il.il semble que les petits déjeuners ont beaucoup diminué.» Jusqu'à quand M.Deslauriers tiendra-t-il le coup?L'avenir le dira.AU FRAIS DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC MIUF: 7 causes-types au printemps Les milliers de victimes de la mousse isolante d'urée-formaldéhyde, qui ont confié leur sort aux tribunaux sous la forme de poursuites dirigées à la LEOPOLD 1IZOTTE_ fois contre ses fabricants, les installateurs, ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada qui en ont permis, sinon.moussé l'utilisation, peuvent commencer à espérer, non pas que leur propre cause soit entendue à brève échéance, mais que, tout au moins sept causes-types soient instruites, d'ici quelques mois.Mais pour eux, la meilleure nouvelle de la journée d'hier n'a pas été d'apprendre que quatre actions pourraient être plaidées en Cour supérieure et trois autres en Cour fédérale, en mai ou juin prochain, mais que le gouvernement du Québec, par le truchement de son Office de protection des consommateurs allait absorber les frais d'avocats, d'expertises et de dépens judiciaires nécessaires pour les mener à bon ou à mauvais port.Il va sans dire que cela va signifier des économies considérables à ce groupe « choisi » de plaideurs qui pourraient bien avoir à faire face, dès le départ, à une série fantastique de mo- tions préliminaires pouvant ensuite être suivies de procédures incidentes de nature à prolonger le débat d'une façon que l'on prévoit déjà comme interminable.ou presque.Cette contribution gouvernementale qui pourrait s'avérer fort coûteuse a été décidée au terme de longues discussions avec le comité spécial formé au sein des procureurs représentant près de six milles requérants, dans les différents districts judiciaires du Québec.Les causes ou le gouvernement québécois est intimé vont être plaidées en Cour supérieure, et l'administration provinciale sera alors dans la drôle de situation de payer des honoraires à des avocats qui vont tenter d'amener le tribunal à la condamner conjointement et solidairement pour les dommages subis par les victimes.Jusqu'à maintenant, toutefois, on ignore si le gouvernement fédéral montrera la même grandeur d'âme et la même largesse, en ce qui a trait aux poursuites qui le toucheront, en Cour fédérale.Les déclarations faites par le ministre André Ouellet, au fil du débat public sur la question ne permet en tout cas aucunement de prédire une telle attitude.À moins, évidemment que l'excellent exemple donné par Québec entraine.r Enfin, un ministre qui peut respirer à Taise ?-fi Face à ses confrères du Conseil des ministres, M.Jacques Léonard, le grand patron des Affaires municipales, peut prendre de grandes respirations sans risquer d'attraper une bonne grippe à la moindre augmentation du déficit gouvernemental.Les programmes ont tendance à se développer au rythme des moyens du gouvernement, donc d'une manière plus mesurable et mesurée que ceux, par exemple, des affaires sociales, de l'éducation et du transport en commun.Ce préambule devrait permettre de comprendre cette espèce de grande satisfaction qui transpirait chez le ministre lors d'une récente interview.Exception faite de certains tiraillements au sujet de la présidence de la Communauté urbaine de Montréal, ses relations avec les élus municipaux font que le ministre est généralement satisfait et a toutes les raisons de l'être.La présidence de la CUM Voyons d'abord le seul problème majeur qui confronte actuellement M.Léonard, soit la présidence de la Communauté urbaine de Montréal.On se souvient que la loi pilotée par M.Léonard n'avait pas fait des heureux au sein de l'administration municipale de Montréal.Cependant, le ministre estime que la situation s'est améliorée considérablement.Il rappelle d'ailleurs qu'il a été parmi les premiers visiteurs au chevet du maire Jean Drapeau lors de son accident cérébro-vasculaire de l'été dernier.C'est donc dire que les communications ne sont pas complètement coupées entre les deux hommes.S'il s'était conformé rigoureusement à la lettre de la loi, M.Léonard serait déjà intervenu et aurait nommé d'office, comme la loi l'y autorise, le nouveau président de la CUM.Mais à l'invitation des maires de la banlieue, le ministre devait convenir qu'il serait préférable d'attendre les différentes élections municipales avant de trancher la question.Sitôt demandé, sitôt fait, d'autant plus que le maire Drapeau avait accepté dans un premier temps le report de l'élection (il devait se raviser par la suite, mais il était trop tard).Évidemment, le ministre préférerait (et il n'a pas perdu espoir que la chose se réalise.) que les élus de Montréal et de sa banlieue parviennent à s'entendre sans qu'il ne doive intervenir, car forcément il se fera des ennemis dans un camp ou dans l'autre.sinon dans les deux.Si M.Léonard choisit un représentant de Montréal, les maires de la banlieue lui souligneront que, ce faisant, il édente la loi pour laquelle il s'est tellement battu au Conseil des ministres et à l'Assemblée nationale, parfois contre ses collègues des circonscriptions montréalaises.Si le ministre choisit un représentant de la banlieue, il devra affronter le courroux des élus montréalais, qui clameront qu'effectivement la loi visait à faire des Montréalais des citoyens de seconde zone.Et ce problème déjà très délicat se complique encore plus depuis l'élection d'une opposition forte à l'Hôtel de ville de Montréal.Comment se comportera cette faction?Comme le dit le ministre, elle ne votera pas toujours et nécessairement contre le Parti civique de Montréal, car elle aura des comptes à rendre aux Montréalais dans quatre ans.C'est une dimension nouvelle dont le ministre devra tenir compte.Devant toutes ces données, vous comprendrez pourquoi le ministre préférerait que les trois factions (Montréal, son opposition et les villes de banlieue) s'entendent entre elles et choisissent leur pilote à la CUM.Des municipales à deux tours?Sur le plan municipal, contrairement à ce qu'on aurait pu croire, M.Léonard ne juge pas que les administrations où le maire est en minorité sont a priori mauvaises.Il serait plutôt porté à penser le contraire, même si cette façon d'aborder la situation n'est pas nécessairement partagée par les maires qui ont dû fonctionner avec des conseils municipaux où ils se retrouvaient en minorité.D'ailleurs, il est assez intéressant de noter que dans certaines villes où le maire était en minorité jusqu'à la dernière élection, les citoyens ont élu des conseils majoritaires.C'est le cas par exemple de Saint-Léonard et de Longueuil.Mais ce phénomène de maire en minorité est relativement récent.Il découle en grande partie de l'invitation lancée par le ministère de former des partis politiques, invitation accompagnée par une offre de financer les campagnes électorales afin de favoriser les candidatures prestigieuses.Hélas, cette initiative devait déboucher sur le problème mentionné plus tôt et, de ce fait, il serait équitable que la solution provienne du même endroit.À titre d'exemple, pourquoi ne pas procéder avec une élection à deux tours comme chez nos cousins de France?Le ministre trouve la suggestion intéressante et promet de l'examiner de très près.La démocratie à l'oeuvre Le ministre Léonard n'a pas la prétention de diriger un ministère où tout est parfait.Mais il constate une amélioration marquée dans l'exercice du droit de vote aux élections municipales à travers la province.Partout ou presque, le pourcentage du vote a été plus élevé qu'en 1978, et les villes où le vote a dépassé 50 p.cent sont maintenant la règle plutôt que l'exception.M.Léonard s'en réjouit, tout comme il se réjouit de constater que, chez les conseillers tout au moins, les femmes occupent une place de plus en plus grande tant chez les candidates que chez les élues.Les réformes apportées par le gouvernement ne sont évidemment pas étrangères à ces améliorations.Il est possible qu'au cours des prochains mois, le ministre rencontre des difficultés imprévues.Mais pour le moment, M.Léonard peut se féliciter des décisions prises au cours des récentes années.Elles visaient à encourager la participation des citoyens et elles ont produit les résultats souhaités, au grand avantage d'une saine démocratie.Ça puait drôlement à l'université Laval QUEBEC (PC) \u2014 Ça puait mercredi dans une dizaine de pavillons de l'université Laval.Une odeur s'apparentant à celle de la vomissure, du fromage pourri avec des relents de boules à mites.De quoi donner la nausée.Une odeur si tenace que même les aérosols parfumés ont dû s'avérer vaincus.Une odeur si forte que certains bureaux, notamment ceux du rectorat et des vice-rectorat ont dû être abandonnés.D'où est-elle venue?Nul ne sait.C'est apparu vers les 9h du matin.C'est tout ce que l'on sait.Mais il y a dame rumeur qui accepte de parler.Il parait que c'est un nouveau moyen de pression exercé par les employés syndiqués contre l'administration.Pour vous aider a faire votre choix de cadeaux des objets inusités, des choses pratiques ou tout simplement amusantes.Pour tous les youts et toutes les bourses Notre cahier spécial CADEAUX, le samedi 20 novembre dans ,i^,ks» ^ A 4 LA PRESSE, MONTREAL VENDREDI 19 NOVEMBRE 1982 POUR CONCERTER L'ACTION SUR L'ÉCONOMIE Conférence des ministres des Finances en décembre OTTAWA (PC) - Une conférence fédérale provinciale des ministres des Finances aura lieu à Ottawa le 17 décembre prochain afin de permettre aux gouvernements du pays de mieux concerter leurs actions afin d'assurer une reprise la plus rapide possible à l'économie.Immédiatement après avoir hier annoncé la tenue de la con férence aux Communes, le ministre des Finances Marc La-londe a toutefois mis en jjarde les contribuables de ne pas fonder trop d'espoirs quant aux résultats de la réunion qui survient à la fin de chaque année fiscale.«Personne ne peut promettre que des miracles sortiront de cette réunion et personne n'est même en droit d'en espérer», de lancer le ministre, non sans indiquer que les chômeurs du pays ne devaient pas en attendre un nouveau programme important d'aide.Commentant par ailleurs la hausse de trois centièmes de point du taux d'escompte de la banque centrale, passe jeudi de 10.84 à 10.87 après 13 semaines de baisses, le ministre a souligné qu'il voyait là l'indice d'une tendance à la stabilisation du niveau du loyer de l'argent.Les investisseurs ne peinent S'attendre a ce que les taux clin terets s'effondrent bien en deçà des 10 pour cent et devraient Interpréter cette hausse comme un indice qu'il est temps d'investir, a indique M.Lalonde.Consultations avant budgets Quant à la rencontre du 17, elle permettra aux ministres de se consulter avant le depot de budgets qui, dans la plupart des provinces, survient au debut de l'année.Le ministre Lalonde.qui se propose lui aussi de déposer un nouveau budget au debut de l'an prochain, en indiquera les «orientations générales\" il s,.homologues provinciaux.Hier M.Lalonde n'avait reçu confirmation de leur présence de neuf des dix provinces, dont le Québec et ne doutait pas d'obtenir l'unanimité dans les prochaines heures.Selon M.Lalonde toutefois la gravité de la situation ne per-metta pas aux participants d'utiliser la réunion à se faire du capital politique.«Je crois que le climat est bon pour la collaboration», de dire M.Lalonde selon qui une nouvelle rencontre des premiers ministres sur l'économie serait inutile actuellement.Foire d'empoigne Si elles ne sont pas bien préparées les rencontres de premiers ministres ne sont l'occasion que de discours politiques, a indique M.Lalonde dans une allusion claire a la rencontre de le vrier dernier qui avait dégénéré en véritable foire d'empoigne entre Ottawa et les provinces.Le premier ministre Trudeau y était allé d'un plan de restrictions salariales des fonctionnaires tandis que les provinces avaient saisi la perche tendue pour reclamer avec véhémence un allégement des taux d'intérêts.Lors de leur dernière réunion annuelle à Halifax, les premiers ministres provinciaux axaient réclame la tenue d'une nouvelle réunion économique ce qu'avait écarte le ministre des Finances de l'époque Allan MacEachen.«La conférence de fe\\ rier a été très dommageable a l'économie canadienne.Bile a mine la confiance non seulement des Canadiens mais aussi des pays étrangers à l'égard de notre économie», a affirmé M.Lalonde.En revanche, depuis février neuf des dix provinces provinces ont adopte des mesures allant dans le sons do ce qu'avait proposé M.Trudeau, a rappelé M Lalonde.SYSTÈME ÉLECTORAL PENSION DES RETRAITÉS Petite révolte de députés libéraux OTTAWA (PC) \u2014 Un groupe de députés libéraux menace de voter contre le gouvernement s'il persiste dans son projet de réduire à f> et p.cent le taux de l'indexation de la pension des retraités de la fonction publique (au nombre de 190,000) au cours des deux prochaines années.M.Jean-Robert (iauthier.député libéral de la circonscription d'Ottawa-Vanier, a déclaré jeudi que les dissidents étaient une douzaine, tandis que son collègue conservateur Walter Baker les estime à une trentaine.Interrogés sur la question de savoir s'ils voteraient contre le projet gouvernemental, M.(iauthier et d'autres dissidents ont répondu mi-figue, mi-raisin, qu'ils étaient persuadés que le president du Conseil du trésor.M.Herb Gray, saurait trouver un compromis acceptable.Par contre.M.Lloyd Francis, député d'Ottawa-ouest et vice-président de la Chambre des communes, a ete catégorique: il vote ra contre le projet sons sa forme actuelle.De l'avis de nombreux députés libéraux, il est peu probable (pie le Liouvernement fédéral essuie une détaite parlementaire sur cette question.Les dissidents, diseni-ils.font du tapage pour impres sionner leurs électeurs qui sont essentiellement des fonctionnaires.Le directeur-général Côté veut maintenir son autorité centrale QUEBEC- Le Directeur général des élections, M.Pierre-F.Côté, s'oppose à ce que les trois institutions qui administrent le système électoral soient regroupées au sein d'un organisme ou d'un office.Il suggère plutôt qu'elles soient réunies sous son autorité.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Quebec Cette recommandation est contenue dans un document intitulé « Proposition de regroupement de l'administration du système électoral » que M.Côté a fait parvenir au ministre de la Réforme électorale.M.Marc-André Bé-dard, le 31 août dernier.Ce dernier l'avait invite à formuler, en juin, « toute suggestion ou hypothèse de regroupement » des trois organismes électoraux suivants: ie Directeur général des élections (DGE), le Directeur général du financement des partis politiques et la Commission de la representation électorale.M.COte constate dans son texte que les clienteles desservies par les trois organismes sont les mêmes et qu'il s'agit de « trois aspects d'un même processus pour assurer une representation libre et démocratique ».Il faut donc, selon lui.qu'il y ait unité de pensée.M.Pierre Côté Photo LA PRESSE unité d'action et unite administrative.Mais ce regroupement ne doit pas se faire sous l'autorité d'un office qui prendrait des décisions collégialement au sein d'un conseil d'administration parce que, affirme M.Côte, le Directeur gé- néral des élections, compte tenu des décisions qu'il est appelé à prendre rapidement en période é-lectorale, et qui doivent continuer à être sans appel pour des raisons d'efficacité, doit être autonome, indépendant, et doit disposer d'une totale liberté d'action.Il est à craindre, ajoute-t-il, qu'une telle concentration ne soit qu'apparente, chaque directeur étant chargé de son domaine propre et ne faisant que reproduire, en la compliquant, la situation qui prévaut actuellement.Il en conclut qu'il vaut mieux effectuer le regroupement sous l'autorité unique d'une « personne désignée», qui serait le Directeur général des élections selon le principe qui veut que l'accessoire (en l'occurence le financement et le découpage des circonscriptions) suit le principal.Selon son plan, la responsabilité actuelle du Directeur du financement des partis serait assumée par le DGE, qui se ferait assister par un adjoint au financement.L'existence de la Commission de la représentation serait toutefois maintenue tant que le mode actuel de scrutin restera en vigueur, mais elle serait présidée par le DGE.Les services seraient toutefois fusionnés, de sorte que le poste de Directeur général de la représentation électorale serait aboli.M.Côté fait valoir qu'une telle solution permettrait de réaliser des économies appréciables, ce qui est le but visés par le ministre Bédard.Mais il ne dit mot du désir du gouvernement de soumettre à un certain contrôle financier les institutions qui administrent le système électoral.Or le projet de loi de M.Bédard, qui a été approuvé par le Conseil des ministres mercredi et qui sera donc déposé sous peu, traite aussi de cette question et prévoit un mécanisme minimum de contrôle par l'Assemblée nationale du futur organisme unique.Présentement, le DGE par exemple, peut dépenser ce qu'il veut, sans se soumettre à quelque contrôle que ce soit.Le ministre Jacques Pari/eau s'est souvent plaint de n'avoir qu'à payer les factures.La-dessus, M.Côté se contente de joindre à son mémoire deux longues opinions juridiques démontrant qu'il n'est pas soumis aux directives du Conseil du trésor! Quant au projet de loi, M.Bédard n'a pas voulu en révéler le contenu, sinon pour dire qu'il n'y était pas question d'un Office des électeurs et qu'il avait retenu certaines des suggestions de M.Côté et certaines de celles du Directeur général du financement des partis politiques, M.Pierre-Olivier Boucher.Des pratiques «douteuses» à Commission canadienne du lait OTTAWA (PC) \u2014 Le député libéral de Levis.M.Gaston Gourde, a accusé hier l'auditeur général du Canada, M.Kenneth Dye, d'avoir laissé planer des doutes sur l'intégrité du personnel de la Commission canadienne du lait.Au comité parlementaire des comptes publics, hier, le député (rourde a déclaré que, dans son rapport sur la gestion financière de la Commission canadienne du lait, l'auditeur général avait porté des « accusations subtiles » concernant les avantages en matière de transport et d'hébergement que les dirigeants de la commission auraient obtenus en cours de la négociation de contrats de vente à l'étranger.Dans son rapport remis au ministre de l'Agriculture, M.Eugene Whelan, on mai dernier, l'auditeur général, entre autres, s'était dit inquiet de la pratique, compte tenu qu'elle puisse être mal interprétée et qu'elle mine ainsi l'intégrité des transactions faisant suite aux voyages de ce genre.Le comité des comptes publics étudie les conclusions du rapport de l'auditeur général, qui avait soulevé certains doutes quant aux pratiques de la commission, touchant en outre notamment l'aide en capital offert à certains transformateurs du Québec, l'achat de produits laitiers à l'étranger, le recours aux appels d'offre.En recevant le rapport, le ministre Whelan a demandé à la Gendarmerie royale du Canada de faire enquête pour s'assurer que les dirigeants de la Commission n'avaient d'aucune façon tran-gressé la loi.Hier, au comité, l'auditeur gé- néral a bien spécifié que l'enquête qu'il a menée n'avait apporté aucune preuve de fraude ou de bénéfice indu au profit d'un employé de la commission.Toutefois, a-t-il ajouté, nous avons jugé bon de recommander de pousser l'enquête plus avant sur certaines circonstances ou certaines pratiques.Interrogé par ailleurs sur l'enquête qu'il a demandée à la GRC, le ministre Whelan, s'est contenté de dire, à sa sortie des Communes, qu'il n'avait rien à annoncer pour l'instant.Le ministre Whelan estime que le contrôle des oeufs est bon OTTAWA (PC) - Le contre* le qu'exerce le gouvernement fédéral, par l'intermédiaire de l'Office Canadien de commercialisation des oeufs (OCÇO) sur la production d'oeufs au pays ne sus cite pas de hausse indue de prix pour les consommateurs.C'est ce qui ressort d'une étude déposée hier aux Communes par le ministre fédéral de l'Agriculture M.Eugene Whelan.Préparé par le Conseil national de commercialisation des produits agricoles, le rapport vient apporter des arguments aux partisans des programmes de contrôle des productions agricoles qui s'étaient vus fortement contestés au cours des derniers mois.L'étude du conseil souligne que les prix de production établis par l'Office pour les producteurs étaient justifiés et ont débouché sur des prix raisonnables tant pour les fermiers que pour les consommateurs.Au début de l'année une étude du Conseil économique du Canada arrivait à la conclusion que de tels programmes de contrôles dans le secteur agricole étaient responsables de prix excessifs payés par les consommateurs.« Les offices ne suscitent pas de hausses de prix.Au contraire, ils poussent les cultivateurs à accroître au maximum leur productivité », a souligné hier le député de Chicoutimi et secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture, M.Marcel Dionne.Ex-producteur de pomme de terre, il a souligné que par exemple la production québécoise moyenne était de 150 quintaux à l'acre en 1974 et qu'elle est désormais du double, résultat des pressions des organismes de contrôle.«Ces organismes sont en partie responsables du fait que l'industrie agricole est l'une des plus productives au pays actuellement», de dire M.Dionne.Selon le rapport d'hier, la fixation des prix par l'OCCO a très légèrement différé des coûts réellement défrayés par les producteurs.Ainsi, les auteurs recommandent un système qui reflétera mieux les coûts de production dans chacune des provinces.L'OCCO qui donne une conférence de presse aujourd'hui devra toutefois accepter ces changement avant qu'ils ne s'appliquent.« Il n'y a réellement que très peu de choses qui ne fonctionnent pas avec l'OCCO mais il faudrait les régler », a dit le ministre Whelan.f I \"ON NE LAISSERA PAS FAIRE ÇA 1 Prêt-à-partir tous les jours vers Calgary sans escale.Avec Air Canada seulement Et recherchez le confort de notre Service Connaisseur.Calgary Départ Arrivée 07h3O 11M07 tous les jours.t8h55 21h20 sans escale, tous les jours sauf le samedi.Edmonton Départ Arrivée 06M50 Ilh02 tous les jours.i/n30 21h00 tous les jours sauf le samedi.SSEUR Prenez votre Prêt-à-partir pour le succès.Pfèi-A-portif eM u'* mjfQoo (J« cbmm«rc« 0 A»» Can^aa _-J- LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 NOVEMBRE 1982 AU MOINS DOUZE PRÉSUMÉS « PUSHERS » APPRÉHENDÉS Une soixantaine de policiers ratissent le quartier latin \u2022 A 5 Grand émoi hier soir sur la rue Saint-Denis alors qu'une soixantaine de policiers de la CUM ont procédé à une importante opération relative au trafic de stupéfiants.Au moins treize personnes ont été arrêtées dont deux adolescents.Toutes les personnes MADELEINE BERTHAULT arrêtées sont des « pushers » notoires, sauf une adolescente, danseuse dans un bar.Le service de la brigade antiémeute s'est occupée d'isoler le secteur, entre les rues Ontario et de Maisonneuve et de contrôler la foule, tandis que leurs collègues effectuaient des descentes au bar L'Etoile Suint-Denis (en haut et en bas) et à la boite de striptease L'Axe.D'après les premiers rapports policiers, d'importantes quantités de haschisch, de cocaïne et de mescaline ont été saisies.La première opération policière, dirigée par le sergent Robert Panneton du poste 33 et le sergent-détective Guy Bernard de la section des stupéfiants, a duré de 20h à 22h et fut suivie d'une deuxième « phase » au cours de laquelle des policiers en civil ont fait des transactions de drogues diverses avec des revendeurs sur la rue, ce qui a permis cinq arrestations.De plus, peu après minuit, les policiers en- treprenaient la « phase trois » qui les menait dans une dizaine d'autres établissements de la rue Saint-Denis où plusieurs revendeurs avaient été repérés.Pendant tout ce temps, cette rue habituellement si animée et joyeuse s'était comme figée.Les nombreux passants ainsi que les dîneurs surpris étaient massés sur les trottoirs, particulièrement en face de L'Axe devant lequel brillait le panier à salade.Le silence alourdissait ce jeudi soir frisquet, rompu de temps à autre par quelques rires nerveux.Une dame d'un certain âge et qui ne cachait pas son accent parisien a eu cette réflexion : « C'est une descente de police, c'est bien évident, tout ce qu'il y a de plus régulier! » Les gens alentour se sont retournés et l'ont fusillée du regard.Peu après, un homme maigre et d'allure jeune, profitant de l'occasion, accostait tout un chacun en demandant des « gros 25 cents pour acheter de la broue ».Quelques clients qui sortaient de L'Axeont eu droit à des applaudissements discrets venant des spectateurs postés de l'autre côté de la rue.Décidément, ce secteur de la rue Saint-Denis, situé à proximité de l'UQAM et d'une station de métro, n'avait pas son air habituel.Vers un sommet québécois de la jeunesse \u2022 > Accident funeste ¦ Un jeune homme de 18 ans, passager dans une automobile, est mort à la suite d'un accident survenu sur la route 205.Il semble que le conducteur ait perdu le contrôle de son véhicule, traversé un fossé et coupé un poteau d'Hydro-Québec.La victime est Alain Chenail, âgé de 18 ans et demeurant au 183 Chemin de la Rivière à Sainte-Clothilde, non loin de Chàteauguay.Tué de 4 balles ¦ Le portier du bar-cabaret Ca-siono, situé au 800 rue Principale à Granby.a été tué de quatre balles dans la tète hier dans la soirée.Il semble que les coups de feu auraient été tirés de très près.Quant au suspect, la police de l'endroit n'a pas réussi à retrouver sa trace.Abattus à la suite d'un hold-up ¦ Deux individus connus des policiers ont été abattus par des policiers de la Sûreté du Québec, détachement de Marieville.à la suite d'un vol à main armée qui a eu lieu hier en début de soirée à la Caisse populaire de Rouge-mont.Les deux suspects tentaient de s'enfuir et les policiers ont d'abord tiré un coup de semonce.L'un des individus est Alain Tayeur de Montréal.Quant à son complice qui est clans un état critique à l'hôpital, on ignore son identité.Le butin s'élevait à $6 000.ASSERMENTÉ HIER À LONGUEUIL Fi net veuf remettre les fonctionnaires à leur place Le nouveau maire de Lon-gueuil.M.Jacques Finet, se propose de remettre les hauts fonctionnaires municipaux à leur vraie place en redonnant aux élus le rôle décisionnel qui leur revient et qu'ils ont perdu au cours des dix dernières années.GERMAIN TARDIF__ « Il n'y avait plus d'autorité ni à la mairie, ni au conseil, a-t-il dit à LA PRESSE.Les employés supérieurs ont fini par se créer des petits empires et de prendre des mauvaises habitudes comme, à titre d'exemple, prendre des décisions et les présenter à la toute dernière minute au conseil qui.souvent, les approuvait sans avoir eu le temps de les étudier.» M.Finet, qui a été assermenté hier soir, au cours d'une procedure qui s'est déroulée à l'hôtel de ville, a également formule son intention de rapprocher davantage l'administration municipale de la.population.Il a énoncé trois façons d'y parvenir : \u2014 création d'un bureau des citoyens qui servira d'élément coordinateur entre les organismes de quartier et la ville, notamment dans les domaines des loisirs et du socio-culturel ; \u2014 tenue de séances du conseil dans les salles communautaires de quartiers au moins quatre fois par année; Jacques Finet \u2014 admission du public dans un certain nombre de réunions du comité exécutif dont la ville est désormais pourvue, réunions qui ordinairement, se déroulent à huis clos.Sur ce dernier point, il a dit qu'il ne faut pas « que le comité exécutif devienne un moyen de cacher des choses à la population ».Il a souligné que les citoyens habitués à assister aux séances du conseil se sentiront peut-être quelque peu perdus, dans les prochaines semaines en raison de changements importants dus aux modifications apportées à la charte de la ville.Ainsi, ils ne verront plus le maire présider aux réunions du conseil.À sa place siégera le président de l'assemblée alors que le maire occupera un siège parmi les conseillers de son parti, comme cela se passe à l'Assemblée nationale.Par ailleurs, le maire est «ex officio » président du comité exécutif, lequel se compose aussi d'un vice-président et de trois autres membres, tous choisis par le maire parmi les conseillers.«Je choisirai quatre membres de mon parti (le Parti municipal).Il y a, dans ma formation tellement de gens compétents que je n'ai pas besoin de chercher ailleurs.» Agé de 45 ans, M.Finet a obtenu d'Hydro-Québec, où il est chef de service de la planification, un congé sans solde de quatre ans pour la durée de son mandat.Que faire de ces jeunes des années 80?Tandis que la question se pose à tous les niveaux de la société en crise, une centaine de jeunes, venus surtout du milieu étudiant, conjuguent leurs efforts depuis ce NICOLE BEAUCHAMP printemps autour d'un projet: l'organisation, au cours de l'année 83, d'un sommet québécois de la jeunesse, afin de trouver sa propre réponse à cette question et les solutions concrètes aux problèmes que soulève la situation sociale de la jeunesse.« Nous ne voulons pas d'un sommet organisé par des fonctionnaires qui viennent vérifier leurs analyses, d'autant plus que les jeunes sont à la mode et rentables électoralement.Le but du sommet québécois de la jeunesse est de donner l'occasion aux jeunes âgés de 15 à 29 ans et de tous les milieux de sortir de leur isolement, de s'exprimer et de discuter sur leurs capacités d'intervenir dans leur société», déclarait, hier, Jean Baillar-geon, secrétaire général du Regroupement des associations étudiantes universitaires du Québec.Cet étudiant et 11 autres personnes (cinq étudiants, une enseignante, un cadre universitaire etc.) composent le conseil d'administration de la « corporation du sommet québécois de la jeunesse ».Une poignée de 25 membres ont fondé ce mouvement en avril 82 et l'ont baptisé ainsi précisément pour que le projet ne s'évanouisse pas.La démarche, exposée dans un document de présentation, s'accomplit donc pas à pas.Le projet prendra d'abord la forme de Hi rencontres régionales qui se dérouleront au printemps 83 dans autant de villes du Québec et qui rassembleront de 200 à 450 jeunes.Ce tour de table des réflexions et de l'apport des jeunes à travers leurs initiatives dans les domaines scientifique, économique, technologique, cul-: turel etc., culminera lors de la tenue d'un sommet national à Québec en août prochain.Ce for.rum réunira quelque 1200 représentants de chacune des 16 régions.\u2022 Cela fait bien du monde (travailleurs, chômeurs, jeunes délinquants vivant en institution, étudiants) à aller chercher dans leurs retranchements, et beaucoup de frais à amortir.Les promoteurs ont calculé qu'un tel projet pouvait coûter $1,2 million sous forme de services prêtés à même des ressources déjà disponibles (imprimerie, bureaux, etc.) ou d'argent sonnant.Ils entendent battre campagne auprès des divers paliers ou organismes gouvernementaux et de l'entreprise privée, et solliciter la population.« L'absence de projet collectif constitue une des raisons principales du désengagement d'une partie de cette jeunesse.L'élaboration d'alternatives fera peut-être naître un nouvel idéal.La solidarité et la concertation sont les prix inévitables d'une certaine relance sociale où les jeunes ont leur place, ont le devoir de prendre leur place», a plaidé Normand Lapointe, permanent à la Fédération des associations étudiantes du campus de l'université de Montréal.Pendant ce temps, l'idée d'un service civil en guise de réponse au chômage des jeunes se discute notamment dans les rangs du Parti Québécois.« Nous n'avons pas de prise de position face à cela pour l'instant.Elle émergera peut-être du sommet.Chose certaine, nous ne voulons pas de solutions imposées d'en haut sans que les jeunes n'y contribuent eux-mêmes », a affirmé M.Lapointe.mm #\u2022 « Permis du Strip toplessi on coupe court au témoignage de ia femme du proprio < t « i ¦il \u2022\u2022 f ( »4S>» .V;.?; Dernier témoin a être entendu en contre-preuve, Mme Nancy Segal, l'épouse du propriétaire du Strip Topless, n'a l'ait qu'une brève apparition en Cour, hier, où elle n'a pu donner beau-, coup de détails sur les « preuves documentaires» qui auraient attesté de ses titres de propriété sur l'établissement.MARTHA GAGNON « Ce n'est tout de même pas Madame, même si elle affirme être actionnaire avec son mari, qui peut démontrer que le clan Dubois n'avait pas un certain contrôle sur le cabaret ».a lancé sur un ton de reproches Me René Rochette.l'avocat de la Ville de Montréal.Le juge Jean-Marie Brassard, de la Cour supérieure, a donné raison au procureur en expliquant qu'il ne voyait pas la pertinence d'un tel témoignage.Il a quand même permis à Mme Segal.30 \u2022 -à \"ON NE LAISSERA PAS FAIRE ÇA ans, une jolie brunette, mère de deux enfants, de préciser son rôle dans la compagnie Disco fumée liquide.Cette dernière a affirmé qu'elle était secrétaire-trésorière et qu'elle détenait 19 p.cent des actions, son père, Philip Alter, 1 p.cent, et son mari, 50 p.cent.L'avocat du Strip Topless.Me Luc Martineau, a tenté de poursuivre son interrogatoire en déclarant qu'il voulait faire la preuve que M.et Mme Segal étaient des gens honnêtes.Ce à quoi le juge a répliqué : « Maitre, voulez-vous faire votre contre-preuve mais comme je vous l'ai demandé ».Le témoignage de Mme Segal a de nouveau été interrompu après qu'elle eut déclaré que Mme Linda Wallace, la gérante de l'école de ballet-jazz située juste au-dessus du Strip Topless était une amie à elle et à son mari et que jamais, elle ne l'avait entendu se plaindre de quoi que ce soit au sujet du cabaret.Encore là, le juge a expliqué qu'il ne voyait pas la pertinence de telles affirmations.En abordant ce sujet, l'avocat du demandeur voulait tenter de discréditer le témoignage des clientes du studio de danse qui ont témoigné à huis clos et qui, à plusieurs reprises, au cours des dernières années se sont plaintes à la police qu'elles avaient été harcelées sexuellement par des gens qui fréquentent le cabaret.Devant les nombreuses objections des avocats de la Ville de Montréal, Me Martineau a rapidement mis fin à son interrogatoire.Il a aussi décidé de ne pas déposer les titres de propriété et autres documents légaux.Un peu plus tôt dans l'après-midi, quatre agents du poste :n de la police de la Communauté urbaine de Montréal, de la section des « enquêtes spéciales ».qui visitent régulièrement le Strip Topless situé sur le boulevard Décarie, sont venus raconter que la clientèle de ce cabaret était composée de « gens ordinaires », de tous les âges, un peu comme dans les autres endroits du même genre.Contrairement à la trentaine de policiers de la section du crime organisé ou autres, qui ont déjà effectué des « descentes » à cet endroit et que la Ville a fait témoigner, ils n'ont jamais vu là les Dubois, à l'exception du policer Bernier.Il était présent le soir où M.Segal a offert des fleurs à la compagne de Roland Dubois.Toujours en contre-preuve, on a aussi fait entendre un employé, Serge Chaillé, un client régulier, et une ancienne cliente de l'école de danse qui a admis qu'elle fréquentait M.et Mme Segal.Rappelons que la Ville de Montréal a refusé de renouveler le permis du Strip Topless au nom de la morale et de l'ordre public, sur la recommandation de la police.M.Segal qui peut opérer son établissement tant qu'une décision ne sera pas rendue, prétend que ce geste est illégal.Les plaidoiries des avocats ont lieu aujourd'hui.IvV.y S ' Vis ¦a :\u2022\u2022 :.' : ¦ 1 ~w» .vba m m h ME m.\u2022.< mm I.¦m m* i'.i m Ml 4 m m .au / < -\u2022V f.vr.m '-V I m .ri- Modèle St-Marc dans différents tissus et coloris.Signé \"Samuelsohn\".À compter de 455 $ ARmano boudrias LES TERRASSES NIVEAU ROUGE ENTRÉE MAISONNEUVE PLACE 6016, RUE PROMENADES PLACE DONAVENTURE ST-HUDERT ST-DRUNO QUÉDEC Ô75-2013 273-2Ô51 653-9422 524-5263 la petite douceur que tout le monde peut s'offrir Cordialement vôtre Cognac, France Représenté par Vmoble International Ltée S.A.Q.X044982 $ 1995 > A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 NOVEMBRE 1982 EDITORIAL PAUL DES MAR AIS président du conseil d'administration ROOER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information Mien Kl.ROY édltorialisto en chef Pour éviter le pire en trois semaines.Le gouvernement a donc décidé de mettre un terme avant la mi-décembre aux négociations dans le secteur public.Faute d'ententes entre les parties sur un ensemble de propositions qui seront connues dans quelques jours, l'Assemblée nationale adoptera une loi permettant de régler le différend par voie de décrets.La population, exaspérée par la lourde complexité de ces tractations, sera sensible à la fermeté et à la dignité de la démarche de M.Lévesque qui lance un nouvel appel à l'esprit de solidarité des salariés du secteur public au moment même où ceux-ci envisagent de déclencher illégalement des grèves générales et illimitées.À peine le chef du gouvernement avait-il repris son fauteuil à l'Assemblée nationale après la lecture de sa déclaration (dont on trouvera le texte à la page voisine) que les interlocuteurs syndicaux la rejetaient et la condamnaient, dans certains cas avec hargne.Essayons de comprendre ces réactions et de voir à quelles conditions la société québécoise peut encore faire l'économie des tensions et des anxiétés qu'appréhende avec raison le premier ministre.Car celui-ci dégage de la situation présente une analyse tout à fait lucide: il doit en effet éliminer les risques de débrayages et de perturbations dans les services publics; il doit avant tout protéger la population; il doit encore consacrer à la lutte contre la crise économique des énergies et des ressources que ces fastidieuses négociations absorbent trop longtemps et en trop grande quantité; il doit limiter le deficit et les emprunts du gouvernement; il doit éviter ' dhypothéquer ! avenir de I État à seule fin d améliorer le sort déjà enviable de ses employés.M.Lévesque constate en outre que les négociations n'ont à ce jour produit aucun résultat substantiel.D où sa conclusion d'en finir avant Noël, au besoin en imposant un règlement.Sur le fond, cette position est inattaquable.Mais, dans l'ordre des moyens envisagés, le gouvernement s'engage dans une voie périlleuse.Pourquoi?Parce que le premier ministre, pour atteindre un règlement négocié et sauver la paix sociale sans obérer son budget, pour éviter aussi le pénible recours à une loi porteuse de décrets imposés, ne dispose que d'un seul moyen vraiment efficace.Mais il refuse de remployer en invoquant des raisons d'ordre comptable qui paraissent convaincantes mais ne le sont pas vraiment.Ce moyen, c'est la mise au rancart de la Loi 70 par laquelle le Trésor va récupérer durant le premier trimestre de 1983 ce qu'il estime avoir versé en trop à son personnel au cours do 1982, soit S521 millions.À ce chapitre, M.Lévesque confirme dans sa déclaration que les effets de la Loi 70 sur les petits salariés seront tempérés.En d autres mots.I État n'ira pas récupérer chez les moins payés ce que cette mesure, votée en catastrophe le printemps dernier, l'autorise à reprendre.C est déjà un début.Mais c est largement insuffisant.Le gouvernement pourrait écarter cette loi, laisser à ses 300,000 employés les salaires qu'ils ont acquis en 1982.mais ne prévoir pour 1983 et 1984 que de très faibles augmentations, voire dans plusieurs cas des blocages purs et simples.Québec pourrait ainsi rattraper en 24 mois ce qu'il comptait ramasser en trois mois.Le déficit atteindra S500 millions de plus en avril?Et alors?Celui de M.Marc Lalonde à Ottawa n'a-t-il pas été porté de S20 à S24 milliards?S il refusait de renoncer à cette loi \u2014 et la déclaration du premier ministre indique que le gouvernement n'entend pas abandonner sa position sur ce point \u2014 il ne resterait qu'un espoir: les propositions que les négociateurs de l'État déposeront ces jours-ci comportent peut-être des modifications à la Loi 70 telles que les «remboursements» exigés, d'une part épargneront plusieurs catégories de salariés, d'autre part seront étalés sur six ou sept mois.Enfin, en matière normative, il est certain que le gouvernement épargnerait bien des tribulations au Québec s'il retirait une partie de ses demandes, notamment chez les enseignants.Est-ce possible?Le premier ministre a répondu en Chambre hier: les chances de réussir ensemble sont «fragiles».Michel ROY Centre le chaos L'appel lancé hier par le premier ministre Lévesque aux employés du secteur public devrait être entendu aussi par les syndiqués de l'entretien de la CTCUM.Après tout, ceux-ci n'ont-ils pas attaché leur wagon à la locomotive syndicale du Front commun des travailleurs de l'État?M.Lévesque a dit clairement qu'il faudrait imposer une convention d'autorité aux employés du secteur public s'ils procédaient à une grève illégale.Son ultimatum devrait valoir, conséquemment, pour les gens de l'entretien.Ces derniers devraient donc renoncer à la grève illégale que leurs dirigeants veulent leur recommander pour la semaine prochaine dans l'éventualité où des décisions semblables seraient prises au niveau du Front commun provincial.Non seulement les Montréalais ont-ils déjà suffisamment souffert par suite des nombreux arrêts de leurs autobus et de leur métro, cette année, mais une autre grève, au surplus une autre grève illimitée et illégale, risquerait d'épuiser pour de bon la patience de la population.Si les syndicats, dont les membres desservent le public, ne veulent pas ternir à jamais l'image du syndicalisme, le temps est sûrement venu pour eux de se discipliner.Le gouvernement, pour une fois, s'est montré décidé à sévir après le dernier débrayage du 10 novembre.Il doit continuer à se tenir debout.Sa fermeté finira sûrement par porter ses fruits, par réveiller au moins ceux qui font trop facilement confiance à leurs chefs.Vincent PRINCE 500 emplois sauvés D'après une information que publiait ma consoeur Lisa Binsse dans La Presse d hier, l'intervention du ministre provincial du Travail, M.Reynald Frechette, aurait permis de réactiver les négociations entre le syndicat CSN et les dirigeants de Biscuits David.On sait que cette compagnie avait décidé de fermer boutique et de mettre ses cinq cents employés sur le pavé à la suite du rejet de ses dernières propositions par le syndicat.Biscuits David avait averti ses employés que la clef serait mise dans la porte si ses offres n'étaient pas acceptées dans un certain délai.Prétendant qu'il s'agissait d'un bluff le syndicat avait incité apparemment ses membres à ne pas prendre cet ultimatum au sérieux.Malheureusement, il est apparu que la compagnie était sérieuse et la fermeture fut effectivement décrétée.Il y a lieu de croire que sans l'intervention du ministre, les cinq cents emplois étaient définitivement perdus.Toujours d'après les informations de ma consoeur Binsse non seulement les négociations auraient repris, mais on parle d une possibilité prochaine de règlement et, donc, de reprise de la production.Si ces espoirs se matérialisent, il conviendra donc de dire un grand merci au ministre.22.(Tous droits réservés) Jean-Guy Dubuc fi L'idée du Katimavik \" mérite d'être étudiée Quand Jacques Hébert n'est pas employé à eoprésider un comité d'étude sur la politique fédérale en matière de culture, il s'occupe et se préoccupe des jeunes.On connaît son Katimavik: il en a fait un milieu de rencontre et d'échange, un lieu où des jeunes se regroupent pour mieux se connaître ou même se découvrir.Au Québec, ils reçoivent des Canadiens de l'Ouest ou de l'Atlantique.Puis, ils les visitent, vivent et travaillent chez eux et avec eux.Pour se connaître, se découvrir.et s'aider.Katimavik ne fait pas de bruit.Ses membres, dans chaque province, sont peu nombreux.Ils ne sont pas intéressés h la publicité; ils sont volontaires, évidemment, et ils font leur choix de fa-con très personnelle.Ils sont là parce que l'idée ou le programme les séduit.Ils ont 20 ans.ils ont le sens des autres, ils sont en recherche, ils sont prêts à se laisser interroger, ils veulent bien partager une expérience avec d'autres 20 ans, d'autres recherches, d'autres semblables à eux.La nouvelle idée d'Hébert: pourquoi ne pas agrandir les cadres de Katimavik, pourquoi ne pas l'organiser et l'offrir à tous les jeunes, pourquoi ne pas le structurer pour en faire une es- pèce de «service civil» des jeunes partout au Canada?Ce serait un service «civil»»; donc, un séjour dans une structure qui pourrait ressembler à un «service militaire», mais qui serait totalement orienté vers des tâches humanitaires.On n'y apprendrait pas à se battre mais à s'aider: la différence est de taille.On n'y irait pas pour deux ans mais pour quelques mois.Un groupe pourrait partir aider aux récoltes dans une autre province; un groupe pourrait travailler à l'amélioration de services communautaires; un groupe pourrait s'engager auprès d'un organisme sans but lucratif.Un autre pourrait faire.tout ce qui ne se fait pas à cause du manque de temps, d'argent ou de main-d'oeuvre et qui demeure important pour une société.C'est plus un service «social» qu'un service «civil».Hébert n'est pas seul à entretenir ce rêve: au dernier conseil national du Parti québécois, tout récemment, des militants ont présenté un projet de «service civil québécois».Ce n'est sûrement pas pour appuyer Hébert; mais en même temps, avec peut-être la même vision des choses et des personnes, on commence à se rendre compte en divers milieux, de la nécessité de donner un sens à l'attente des jeunes et aux besoins de la population.Tout le monde n'est pas d'accord, évidemment: par exemple, le Mouvement québécois des chantiers refuse le projet Hébert et son programme centralisé.On rejette surtout un projet présenté par une structure «supérieure», qui ne consulterait pas les jeunes, qui serait politique, qui sentirait le paternalisme.Le MQC a raison de vouloir que les jeunes soient consultés sur ce qui les concerne.Il a raison de combattre le paternalisme.Il a raison, par ailleurs, de tendre l'oreille: lui aussi est préoccupé des jeunes, d'un travail productif et de développement communautaire.Mais il vaudrait la peine que plus de gens se penchent sur la question.Et même si certains sont portés instinctivement à refuser les instances «supérieures», il faudrait bien que les gouvernements s'en mêlent au plus tôt.On a vu, dans LA PRESSE des derniers jours, la série de Pierre Vincent sur «la génération sacrifiée»: elle décrivait le désarroi d'une jeunesse qui semble tout pouvoir obtenir et qui, finalement, ne touche que bien peu de choses.«Avoir 20 ans aujourd'hui, au Québec, ce n'est pas un cadeau», pouvait-on lire.C'est évident.Un jeune Québécois sur deux est condamné au chômage.Le suicide est devenu la deuxième cause de mortalité après les accidents de la route.Au début de l'été, on comptait 80.000 jeunes, pour la plupart aptes au travail, sur les listes de l'aide sociale.«Les gouvernements donnent l'impression d'administrer des aspirines pour soigner une hémorragie», écrivait Vincent.Autrement dit: les structures présentes sont impuissantes.Un grand Katimavik pourrait offrir une solution plus satisfaisante que celles que l'on connaît, plus efficace que celles des gouvernements, et de bien des façons.Le chômage est un mal moral autant qu'économique.Etre chômeur et avoir du coeur, à 20 ans, c'est insupportable.Alors on fait n'importe quoi pour se défendre contre l'agresseur.On fuit ou on se venge contre la société.Un service civil, ou social, donne une possibilité de projet.Il s'agit d'aider des plus démunis, des plus souffrants, qui profiteront de ce qu'ils reçoivent pour en aider d'autres, pour donner un sens à leur vie de démuni.Le projet commun engendre la collaboration, le partage; souvent la solidarité, parfois la fraternité.La compréhension et la découverte des autres ne sont pas des buts ultimes; mais on ne peut pas vivre en société sans elles.Il serait imprudent de ne pas penser à Katimavik.M« Reagan face aux évêques Si on ne fait pas très attention aux nuances, le public risque d'être égaré de manière durable par ce qui est présenté par beaucoup de médias comme une controverse entre le président Reagan et l'épiscopat catholique américain.D'abord, il ne s'agit pas dune querelle sur la stratégie mais sur la moralité de l'armement nucléaire.En second lieu, il n'y a pas encore de déclaration episcopate officielle, il n'y a pas de lettre pastorale sur le sujet de la paix, de la guerre et des armes contemporaines mais plusieurs ébauches d'un texte à paraître le printemps prochain.En troisième lieu, s'il ne fait aucun doute que la pensée de l'épiscopat ne convient absolument pas à la politique défendue par Washington en matière de défense et d'armement, il ne s'ensuit pas que les évoques américains sont dressés contre un président appelé Ronald Reagan et un parti politique.S'il fallait absolument désigner une cible, il faudrait dire que c'est le Pentagone qui est visé et sa philosophie qui est mise en question.Enfin, il n'est pas exagéré de dire que le débat intéresse tous les catholiques -\\- nord-américains, y compris ceux du Canada, étant donné que le territoire canadien doit servir de terrain d'essai au missile Cruise, considéré comme une arme nucléaire offensive.Voilà, dira-t-on, qui va très loin.C'est que les évoques catholiques américains, dans ce qui apparaît à l'heure actuelle comme correspondant à de fermes intentions de leur part, vont eux-mêmes très loin dans le jugement moral qu'ils portent sur les armes modernes.Dans l'ébauche de lettre qui circule présentement l'épiscopat américain déclare: «Nous ne pouvons pas en ce moment faire aux catholiques qui fabriquent l'armement nucléaire l'obligation de quitter leur emploi, s'ils ont la conviction sincère qu'ils favorisent la dissuasion et qu'ils contribuent à réduire la possibilité d'une guerre.Si nous devions acquérir la conviction que la possession même provisoire de ces armes (nucléaires) ne saurait être tolérée, nous aurions logiquement l'obligation de considérer comme immorale toute part prise à leur fabrication.» Leur préoccupation est tellement aiguë sur ce point qu'ils envisa- gent l'organisation de secours pour les personnes que leur conscience aurait réduites au chômage.Ce n'est pas la première fois que l'Église catholique s'interroge sur la moralité de certaines armes de guerre.Au 2e concile du Latran, en 1139, l'Église catholique proscrivit l'emploi de l'arbalète, au moins contre les chrétiens, parce que ses effets étaient considérés comme trop redoutables.En 1982, l'Église catholique n'est pas le seul corps constitué à s'inquiéter de la prolifération des armes nucléaires; beaucoup de protestants sont à la fine pointe du combat contre des préparatifs de guerre qu'ils jugent excessifs et extravagants.Des savants, venus d'horizons différents, quelquefois sans religion mais personnellement instruits des dangers que court le monde, lancent le cri d'alarme.Il est facile de se gausser devant l'espèce d'agitation qui semble s'emparer d'une assemblée de pasteurs dont la réputation de tranquillité n'est plus à faire.Les évêques américains veulent-ils être «dans le vent», en accordant leur appui à une cause de plus en plus populaire, comme l'indiquent sondages et référendums?Leur démarche, au reste, est prudente.Ils ne se prononcent pas.Ils annoncent qu'ils vont se prononcer.Leurs intentions paraissent suffisamment fermes pour que tout l'entourage du président Reagan s'émeuve au plus haut point.À l'ébauche de lettre pastorale l'administration répond par une lettre collective, signée par William P.Clark, conseiller de la présidence en matière de sécurité.La réponse, dont le ton est déférent mais par endroits plutôt vif, exigerait une analyse poussée.Essentiellement, l'administration Reagan rejette tout soupçon quant à la moralité de ses politiques de défense et rappelle qu'elle est porteuse des valeurs qu'illustre à un titre eminent l'Amérique.Si le ton devait monter, si on devait passer de l'échange courtois à l'affrontement, c'est M.Reagan et son entourage qui l'emporteraient.Quand le «national» et le «religieux» s'affrontent, c'est le national qui l'emporte.Guy CORMIER T DOCUMENT La déclaration de M.René Lévesque sur les négociations Voici le texte de la déclaration faite hier à Québec par le premier ministre René Lèves- Suc sur Véîai des négociations ans le secteur public.Le chef du gouvernement déclare que si une entente n'est pas intervenue d'ici à trois semaines ou si de nouvelles grèves sont déclenchées, il demandera ù VAssemblée nationale de iautoriser à régler le différend par voie de décret.Nous sommes présentement au coeur de lu septième ronde de négociations collectives depuis que ce régime a été Introduit dans le secteur public en avec autant d'espoirs que d'illusions.Même si nous n'avons pas connu cette année les retards et les longs délais qui ont caractérisé les rondes antérieures, il me semble bien, malheureusement, que, sur le fond des choses, cette ronde-ci se déroule et risquerait de culminer exactement comme les précédentes, avec l'inévitable cortege de grèves et de tensions sociales dont le coût est toujours forcément excessif pour les plus vulnérables de nos concitoyens.Moins que jamais auparavant, une telle situation ne peut être tolérée indéfiniment.Il me semble que les circonstances actuelles devraient suffire à démontrer à quel point c'est évident.Le Québec traverse en effet sa pire crise économique depuis la Grande dépression des années 30.170,000 personnes sont sans emploi, 576,000 en sont réduites a dépendre de l'aide sociale, 3,650 de nos entreprises ont du déclarer faillite depuis le debut de l'année.Et il en va de même un peu plus, un peu moins, dans toutes les sociétés du monde occidental.Ceux qui parlent de reprise prévoient qu'elle ne surviendra pas avant la fin de 83 ou le début de 84.Par ailleurs, il apparaît de plus en plus clairement que nous ne vivons pas là un simple phénomène passager, un dur moment à passer, mais plutôt une mutation qui nous entraine vers un monde bien différent de celui que nous avons connu au cours des dernières décennies.Désormais, la croissance sera plus lente, la concurrence beaucoup plus forte et il faudra réorienter nos efforts vers de nouveaux secteurs à haut contenu technologique.Devant un tel besoin de mobiliser toutes les énergies pour bien prendre ce tournant décisif, le gouvernement a décidé de donner priorité absolue à la lutte contre la crise et à la préparation de la relance économique.Dans l'immédiat (et jusqu'à quand, on ne le sait pas) la crise a évidemment des effets directs sur nos finances publiques.Quand l'activité économique baisse, les revenus de l'État diminuent et certaines de ses dépenses incompressibles, comme l'aide sociale, augmentent.Cette situation difficile en soi a clé rendue encore plus pénible par la décision du gouvernement fédéral de couper dans ses paiements de transfert aux provinces.Pour faire face à la situation, on a été contraint, au cours des deux dernières années, de sabrer dans les dépenses, d'augmenter les taxes et les emprunts, de geler le traitement des cadres, des juges et des médecins, et de freiner les augmentations de salaire des autres employés.Or tout cela ne suffit pas.L'an prochain, il nous faudra diminuer encore nos dépenses de quelque 650 millions, et pour cela envisager d'abolir carrément des organismes et des entités administratives et de réduire certains services à la population en prenant bien soin de maintenir tous ceux qui sont indispensables pour nos concitoyens les plus démunis.D'aucuns nous demandent plutôt d'augmenter le déficit et d'emprunter davantage.Il ne saurait en être question.Le gouvernement que je dirige n'hypothéquera pas l'avenir pour améliorer les salaires des employés de l'État qui sont déjà mieux rémunérés et infiniment plus en sécurité dans l'ensemble que leurs collègues du secteur privé.C'est pourquoi nous sommes toujours déterminés ù récupérer une partie des augmentations qui ont été versées aux employés des secteurs public et parapublic depuis juillet dernier.Convenues en 1979 en toute bonne foi mais dans un contexte différent, ces augmentations dépassent désormais notre capacité de payer, et on ne pourrait les financer sans augmenter les taxes ou les emprunts.La récupération prévue par la Loi 70 est une nécessité, et nous ne croyons pas avoir le droit d'y renoncer même si nous sommes prêts, en fait décidés, à en adoucir la rigueur à l'égard des salariés les plus modestes.Jusqu'à maintenant, les nombreuses séances de négociations qui ont eu lieu n'ont rien donné de substantiel.Prisonnier de la routine classique du «donnant-donnant», chacun s'affaire jusqu'à présent sur les virgules en gardant dans sa poche de veste les compromis qu'il envisage de mettre sur la table à la dernière minute.La partie syndicale a même commencé à recourir à la tactique archi-connuc de la grève «coup de semonce» pour obtenir des concessions sans rien donner en retour.Le gouvernement ne s'enlisera pas dans cette ornière.Ayant donc analysé la situation sur toutes les coutures, nous en sommes venus à la conclusion qu'il est impératif de terminer avant la fin de la session, c'est-à-dire avant Noel, la présente ronde de négociations.Il y a à cela plusieurs raisons.D'abord, je le repète, le gouvernement est résolu, absolument, à tempérer pour les plus bas salariés les effets de la Loi 70 avant que celle-ci ne commence à s'appliquer le 1er janvier prochain.Or, pour cela, il nous faut connaître l'ensemble de nos coûts salariaux et le cadre général des conditions de travail des pro chaines années.Il nous faut donc déterminer ce cadre avant le 1er janvier.Par-dessus tout s'impose la nécessité de mobiliser au plus tôt toutes les énergies disponibles pour traverser la crise économique profonde que nous subissons.Nous n'avons pas les moyens d'infliger à notre société un état prolongé d'anxiété et d'insécurité collectives.Ni de laisser le gouvernement dans l'incertitude quant aux ressources qu'il pourra affecter à ses programmes de maintien et de création d'emplois et de développement économique.U y a une disproportion flagrante entre les efforts que l'appareil gouvernemental doit consacrer aux négociations, et les ressources qui lui restent pour s'occuper des chômeurs, des assistés sociaux, et de la multitude de PME en difficulté.Cela peut s'endurer pendant un certain temps, mais sûrement pas durer indéfiniment.Rappelons-nous seulement que la province voisine, l'Ontario \u2014 avec laquelle nous sommes en concurrence sur bien des marchés et qui est encore plus riche que nous \u2014 a tranché cette question par voie de legislation, unilatéralement et sans discussions.Et que le gouvernement fédéral a fait de même par sa loi des H et 5%.Nous avons choisi, quant à nous, la voie de la négociation.Nous n'avons pas à nous en excuser ni à le regretter.Et nous tenons même à faire un effort ultime pour que ce choix se justifie au cours des toutes prochaines semaines.C'est pourquoi j'ai demandé aux négociateurs patronaux de déposer dès les prochains jours, à la table centrale et à chacune des tables sectorielles, un cadre général de règlement.À cette fin.le gouvernement a mis au point des propositions qui constituent un effort global pour en arriver à un accord rapide et satisfaisant.Parmi ces offres se trouveront, bien sûr, les montants dont nous disposons pour éliminer ou du moins alléger autant que faire se peut, le poids de la récupération sur le dos des petits salariés.Je demande aux syndicats, je leur demande instamment de recevoir ces propositions avec toute l'ouverture d'esprit dont ils sont capables, de les examiner avec nos négociateurs au cours de rencontres intensives, puis de soumettre rapidement à leurs membres les résultats de ces discussions, de telle sorte que nous puissions savoir, d'ici à trois semaines au plus tard, si oui ou non un règlement est possible.Car, j'ai le devoir de le dire tout de suite, si - «L'cr.fer en 4e vitesse\".19:30.CHAMPLAIN (1): -Blade Runner»: Ï7:3C.21:35.«C etoit demoin»: 19:35.CHAMPLAIN (2): «Le» tueurs de I éclipse»: 19:00.22:05 «Terreur à 1 école»: 20.25.CHÂTEAU (1): «Culte d amour»: 12:10.14:05, 16:00.17:50.1945.21:30 CHÂTEAU (2): «Culte d' omour: 13:20.15:15.17:10, 19:05, 21:00.CINEMA CRISTAL: «Undcr the Rainbow.\u2022 When a stranger colis».«Virgin dreoms»: à compter de 9:00.CINEMA DE MONTREAL (1): «La maison du loc»: 13:00.17 10, 21:15.«Un omour infini»: 15:00, 19:10.CINÉMA DE MONTRÉAL (2): -Terreur a l'hôpital central».14.10, 17:50, 21:30.«La pour-suite»: 12:30, 16:10, 19:50.CINÉMA DE PARIS: .Bromwash»: 13:20, 15:10, 17:10, 19:15, 21:15.CINEMA LA CITE (1): «L'usure du temps»: 12:20, 14:35, 16 50.19:05.21:20.CINÉMA LA CITÉ (2): «Pétrcie pétrole»: 12:45, 14:25.16.05.17:45, 19:25, 21.05.CINÉMA LA CITE (3): «La nuit de Vorennes»: 12:30, 15:15, 18:00, 20.45.CINÉMA LUMIÈRE: «L'anti-gang»: 19:00.«The song remains the same»: 21-30.CINEMA RJVE-NORD (1): (Rcpentigny): «ET.extra terrestre*: 19:30, 21 30.CINÉMA RIVE-NORD (2): «Le masque».«Massacres dans le tram fantôme»: 19:30.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: «Love of the land»; 18:35 «Edden goes to the USA»: 20:35.CINÉPLEX (1): «Tex»: 1300, 15:00, 17:00.19.00, 21:00 CINÉPLEX (2): «Annie»: 12:20, 14:40, 17.00, 19:20, 21:35.CINÉPLEX (3): «Blade Runner»: 12:30, 14:40, 16:50.19:00, 21:10.CINEPLEX (4): «Time Bandits»: 12:20, 14:30.16:40, 18:50, 21.00.CINÉPLEX (5): « Poltergeist-: 12:30, 14 40, 16:50, 19:00.2110 CINÉPLEX (6): «The Man from Snowy River»: 13:15, 15:15, 17-15, 19:15, 21:15 CINÉPLEX (7): «Mcphisto»: 12:05, 14:25, 16:50, 19:15, 21:40.CINÉPLEX (8): «The Chosen»: 13:00.15:00.17:00, 19:00, 21:00.CINÉPLEX (9): «Tron»: 12.30.14:15, 16:00.17:45, 19:30, 21:15.CLAREMONT: «Funtasio»: 19:10.21:15.COMMODORE: «Clinique pour soins très spéciaux».«Rendez vous à 3».«Les folles étreintes de Jennifer*.COMPLEXE OESJARDINS (1): «Les yeux rouges»: 12:30, 14:35, 16:40, 18:45, 20:50.COMPLEXE DESJARDINS (2): «Felicity 12:05, 15:50, 19:35.«L'amont de Lady Chat-terlcy: 14:00, 17:45, 21:30.COMPLEXE DESJARDINS (3): «Confessions de deux femmes ardentes»: 12:05, 14:30, 16:55, 19.20, 21:45.«Raspoutine le roi de l'amour»: 13:00, 15:25.17:50, 20:15.COMPLEXE DESJARDINS (4): «Le poids des rêves»: 12:05.13:55.15:45, 17:35, 19:25, 21:15.CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: «Déjà vu».«Évidence».«Un espaco à soi».«Watch it».«Act of God».«Hector».«Scissere»: 20:00.CRÉMAZIE: «Comédie erotique d'une nuit d'été»: 19:25, 21:25.DAUPHIN (1): «Fitzcarraldo»: 20.00.DAUPHIN (2): «Les fleurs sauvages»: 20:15.DÉCARIE (1): «E.T.extra terrestrial.: 19:10, 21:20.DÉCARIE SQUARE (2): «Tho Missionary.: 19:00, 21:00.DOR VAL (1): «Creepshow.: 18:55, 21:10.DORVAL (2): «Rocky 111»: 19:00,21:00.DORVAL (3): «First Blood»: 19.00, 21:00.ELYSEE (1): «Eou profonde»: 1930, 21:30.ELYSÉE (2): «Une journée en taxi»: 19:00, 21:00.EVE: «Indécent Exposure*: 10:00, 12:35, 15:10, 17:45, 20:20.«Daily double: 11:35, 14:10, 16:45, 19:20.21:55.FAIRVIEW (1): «Hoidis song»: 1900, 21:00.FAIR VIEW (2): «An officer and a gentloman»: 18:30, 21:00 GREENFIELD (1): «Rocky III»: 18:00, 19:50, 21:40.GREENFIELD (2): «L'usure du temps»: 19 00, 21:15 GREENFIELD (3): «First Blood»: 18 25, 2005, 21:45.GUY: «Tolk d.rty te me»: 12:15, 14:50, 17:25, 20:00 «The Ecstasy girls»: 13.15, 15:50, 16:30, 21:05.IMPERIAL: «La guerre des étoiles*: 13:30, 19i00.«L'empire contre-attaque»; 15:45, 21.10.JEAN-TALON: «Blade Runner»: 17:35, 21:45.«Couple en fuite»: 19:45.KBIT (1): -Rocky |||», 19:00.21:00.KENT (2): «An Officer and o Gentleman»: 19:15,21:30.s t L'AMOUR: «Tolk dirty to me»: 12:00, 14:20, 16:40, 19:00, 21:20.«Bangkok connection»: 13:05, 15:25, 17:45, 20:05, 22.25.L'AUTRE CINÉMA, Salle 1: «Frankenstein junior»: midi, «l'homme éléphant»: 14:30.«Films publicitaires 79»: 17 00.«Jonathan Livingston le goéland»: 19:00.«Allemagne, mère blafarde»: 21:00.Salle 2: «Les Plouffe»: 13:00.«Larose, Pierrot de la Luce»: 19.15.\u2022 Mourir à 30 ans»: 21:30.LAVAL (1): «First Blood»: 1800, 1950, 21:40.LAVAL (2): «Pétrole, pétrole.«Le gagnant»: 18:00, 19:35.LAVAL (3): «Creepshow»: 18:55, 2110.LAVAL (4): «La passante du sous-souci».«Atlantic City»: 19:00.LAVAL (5): «L'usure du temps*: 18:45.21:00 LOEWS (1): «First Blood*: 13.20.15:20.17:20, 19:20, 21:20.LOEWS (2): «National Lampoon's Class Reunion»: 13:15, 15:20, 17:25, 19:15,21:10.LOEWS (3): «An Officer and o Gentleman»: 12:00, 14:20, 16:40.19:05,21:30 LCfcWS (4): «It came from Hollywood»: K':00, 14:40, 16:20.18:00.19:40, 21:20.LCÎWS (5): «The Sonder»- 13:30, 15:30, 17-30, 19:30, 21:30.MASCOUCHE (1): «Les 120 jours de salauds»; 21:00.«Adorables victoriennes»: 19:30.MASCOUCHE (2): «Le grand pardon».-21:10.«Rendez-moi ma peau»: 19:30.MERCIER: «Le monde est plein d'hommes mariés»: 18:10.21:50.«Collège en folie»: 20:05.MONTENACH (1): «Au temps du rock'n roll»: 19:00.«Rocky 3»: 21:00.MONTENACH (2): «Belle, blonde et bronzée*: 19:05.«Bleue est la mer, blanche est la mort»: 20:40.MONTROSE: «Orange mécanique»: 21:15 iBonnie et Clyde*: 19:15.NEW YORKER: «Gimme Shelter.: 19 00.«L'Allemagne en automne*.- 21:30.ODÉON LAVAL (1): -ET.extra terrestrial*: 19:10, 2120.ODÉON LAVAL (2): «Tueurs de l'éclipsé»: 18:00, 21:40.«Terreur à l'école* 20:00 OMEGA (1): «Survivance*: «14 55, 18:20, 21:45 «L'epee sauvage*: 13:10, 16 35, 20:00.OMEGA (2): «Jeux de corps*: 15:25, 19:00.22:35.«Frénésies amoureuses de Catherine»: 14:00.17:35, 21:10.«Provinciales ardentes*: 13:00, 16:35, 20:10.OUIMcTOSCOPE: «Bienvenue, Mister Chance»: 19:15, 21:45.«La fièvre au corps»: 19:00, 12:15.OUTREMONT: «Cat People*: 19:00.«Le défi»: 21:30.PALACE (1): «Rocky III»: 13.20.15 20.17:20.19:20.21:20.PALACE (2): -Friday the 13th*: 12:15.1410, 16:05.1800, 19:55, 21:50.PALACE (3): «Monsignor»: 13-30, 16:00.18:30.2100.PALACE (4): «Hcidi song»: 13:00, 15:00, 17:00, 19:00.21:00 PALACE (5): «Creepsho.v»: 12:05, 14:15, 16:25, 18:35, 20.45.PALACE (6): «Creepshow.: 13:05.15:15.17:25, 19:35.2145.PAPINEAU (1): «Jeux de corps»: 11:50, 15:15, 18:40, 22:00.«Frénésies amoureuses de Catherine»: 12:55, 16:20, 19:45.«Rendez-vous a trois»: 14:20, 17:40, 21:05.PAPINEAU (2): «Amours extra terrestres»: 11:50, 15:15.18:40.22:05.«Hôtel pour jeunes filles* 12 55, 16:20, 19:45 «Petitos chartes bien chaleureuses»: 14:10, 17:35, 21:00.PARADIS (1): «Bandits bandits»: 20 05.«Salut l'ami, adieu le trésor»: 18:15.22:05.PARADIS (2): «Absence de malice*-.20:00.«Les voisins»: 18:20, 22.00.PARADIS (3): «Fais-moi plaisir»: 18:10 21:45 «Les petites filles»: 19:15.«Infatigable Joséphine*: 20:20.PARALLELE: «Madame, vous avez rien» 19:00.PARIS (1): (St-Hyocinthc); «Loin de la terre»: 19:00.«Une femme d'affaires»: 21:00.PARIS (2): «Le faucon blanc»: 19:00, «Il y a toujours de l'espoir pour ceux qui s'oiment»: 20:30.PARIS (Valleyf.cld).«La maison du lac».«Un amour infini».PARISIEN (1): «Les misérables»: 13:10, 16:45, 20:30.PARISIEN (2): «Les uns les autres»: 13:00, 16:30, 20:00.PARISIEN (3): «Victor Victoria»: 13 30, 16:00, 18:30, 21:00.PARISIEN (4): «Les nuits de San Lorcnzo»: 13:15, 15:20, 17:25, 19:30.21:35.PARISIEN (5): «La passante du sans-souci»: 12:45, 15:00, 17:15, 1930, 21:45.PLACE DU CANADA: «The Missionary*: 17:30, 19:30, 21:30.PLACE LONGUEUIL (1): «le monde des plein d'hommes maries»: 18:00, 21:40.«Collège en folie»: 19:50.PLACE LONGUEUIL (2): «Les tueurs de l'éclipsé*: 18:25, 21:35.«Terreur à l'école»: 19:55.PLACE VILLE-MARIE (1): «Yol»: 12:15, 14:25, 16:40, 18:50, 21:00.PLACE VILLE-MARIE (2): «The World According to Garp»: 12:45, 15:20.17:55, 20 30.PLAZA ALEXIS-NIHON (1): «E.T.extra ter-reitrial»: 17:00, 19:10.21:20.PLAZA ALEXIS-NIHON (2): «Star Track Wrath of Khan*: 17:10, 19:20, 21:30.PLAZA ALEXIS-NIHON (3): .Halloween 3 Season of the Hitch*: 17:30, 19:30, 21:30.PUSSYCAT: «Very sensuous Wife*: 11:00, 13:25, 15:50.«The Secret Breams of Mono G.*: 12:20, 14:50, 15:15.RIO (1): «L'homme étalon».«Dépucelage».«Confession intime d'une petite fille»: à compter de 13:00.RIO (2): «Caligula».«Les humanoïdes do la mer»: à compter do 13:00.SAINT-DENIS (2): «Il y a toujours de l'espoir pour ceux qui s'aiment»: 17:20, 21:05.«Le faucon blanc»: 19:20.SAINT-DENIS (3): «L'amant de Lady Chatter-' ley* 17:35, 21:15.«Felicity »: 19:30.VAN HORNE: «Creupshow»: 18:50, 21:00.VERDUN: «Le monde est plein d'hommes mariés»: 18:00, 21:45.«Los nerfs d'acier-: 19:50.VERSAILLES (1): «Pétrole pétrole* «Les 13 marches do l'angoisse»: 18:05, 19:40.VERSAILLES (2): «L'usure du temps»: 18:50, 21:00.VERSAILLES (3): «Caligula et Mossalino»: 19:05, 21:00.VI LIERA Y: «Le monde est plein d'hommes mariés»: 18:05, 2 1-35.«Collège en folie»: 19:55.WESTMOUNT SQUARE: «My favorite year.: 19:15, 21:15.YORK: -Pink Floyd: The Wall»: 12:30, 14:20, 16:10, 18:00, 19:50, 21:40.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: Ensemble instrumental du Québec (flûte, hautbois, clavecin et contrebasse).Oeuvres de Stamitz, Orrego-Salas ot Bach: 20:30.FORUM (2312 o., Ste-Catherinc) \u2014 Luciano Pavarotti, ténor.Orchestre Symphonique de Montréal, dir.: Emerson Buckley.Airs « Recondite armonia», («Tosco», Puccini), «La mia le-tizia infonders» («ILombardi», Verdi»), «Donna non vidi mai» («Manon Lescaut», Puccini).«Lamento di Federico» («L'Arlcsiona*, Cilea).«Frapoco a me ricovero» («Lucia di Lammer-mour».Donizetti).«Vosti la giubba» («Pn-gliacci», Leoncavallo), «E lucevan le stellc» («Tosco», Puccini), pages d'orchestres de Verdi, Puccini ot Russini: 20:00 Ltkéâtbk PLACE DES ARTS: (Salle Port-Royal) \u2014 «En ville», d'Elizabcth Bourget: 20:00.\u2014 (Salle Maisonneuve) \u2014 «Bochelor», de Louis Saio, Louise Roy et Michel Rivard: 20:00.CAFÉ DE LA PLACE (Place des Arts) \u2014 «Un porc en outomne», de Louise Maheux-Forcier: 19:30, 22:00.THÉÂTRE DU NOUVEAU-MONDE (84 o.Stc-Catherino) \u2014 «La Mandragore», de Jean-Pierre Ronfard : 20:00.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) \u2014 «La ménogerie de verre», de Tennessee Williams: 20.00.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (1297, Papineau) \u2014 «Jeux de forces», de Michel Gorncau: 20:30.THÉÂTRE DENISE PELLETIER (4353 c.StcCa-Therinc) \u2014 «Solut Galarneou»: 20:30.SALLE FRED BARRY (4353 c.Ste-Catherinc) \u2014 «La transfiguration de Benno Blimpie»: 20:30.THÉÂTRE EXPERIMENTAL DES FEMMES (320 est, Notre-Dame) \u2014 «Ballade pour trois baleines*, de Lise Vaillancourt.« Martha Jen-kins», de Lise Vaillancourt et «Equivoque*, de Dione Bégir.: 20:30.THEATRE DE QUAT'SOUS (100 est, av.des Pins)\u2014 «Hamlet».de Shakespeare: 20.00.CAFE MOLIERE (1200.St-Hcbcrt) \u2014 «Flash*, avec Daniel Dubois: 20:30 L'AVANT-SCÈNE (111 ouest.Laurier) \u2014 «La centième nuit», ae Yukio Mishirna: 20.15.ESPACE LIBRE (1945.Fullum) \u2014 «Peurs», de Robert Grovel; 20:30.UQAM (Studio-théâtre Alfred Laliberté, 1455.St-Dcnis) \u2014 La Ligue nationale d'Improvisation: minuit.LA LICORNE (2075.St-Laurent) \u2014 «Orgasme adulte échappe du zoo.avec ses amies», de Dario Fo, France Rame et Louise Samt-Picrre: 20:30.CENTAUR (453.St Franço.s-Xav.cr) \u2014 «Jolis deuils», de Roch Carrier: 2030.\u2014 «Duet for one», de Tom Kempinski: 20:00.SALLE MOYSE (Pavillon des Lettres.853 Sherbrooke ouest) \u2014 «La Valse des toréadors».Présentation du McGill Drama-.2000.SPEC (1691.boul.Pie-IX) \u2014 «La guerre» ou «Socrez-moi donc la paix».Presentation du Théâtre à l'Ouvrage: 2000.POLYVALENTE GEORGES VANIER (1275 e., Jarry) \u2014 «Je veux voir Mioussov».Présentation de la troupe de théâtre L'Acti: 20:00.THÉÂTRE MÉRIDIEN (4, Complexe Desjordins) «La novigoterre ou loppel de I amer», de Vincent B.: 20:30.AU VIEUX CLOCHER (64.Merry nord.Mo-gog) \u2014 «Souffrance que j'ai du fun», d'André Montmorency et Pierre Légaré: 20:00.AU VIEUX FORT ( 120, chemin St-Jean, LaPrai-rie) «Prête ou pas prête j'y vais», avec Denise Guénettc: 21:00.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR (Upton) \u2014 «Une nuit deux tchommes».«La trop grasse matinée», de Claire De: 21:00.CEGEP DE ST-HYACINTHE (Salle Léon-Rin-guet, 3000, Boullé) \u2014 * Noces de sang», de Federico Garcia Lorca: 20:00.THÉÂTRE DE L'ILE (1, Wellington, Hull) \u2014 «Mon bébé», de Maurice Hennequin: 20:30.CENTRE NATIONAL DES ARTS (Studio, Ottawa) \u2014 (Théâtre) \u2014 «Joey».Présentation du Rising Tide Theatre: 2000.LvARiÉTÉS.THÉÂTRE ST-DENIS ( 1594, St-Denis) \u2014 .Murray Head»: 20:30.SPECTRUM (310 ouest, Ste-Catherinc) \u2014-Frank Marino : 20:30.CONVENTUM (1235, Sanguinot) \u2014 Judith Chevalier: 20:30.ARLEQUIN (1004 e., Ste-Cathcrine) \u2014 Brasil Tropical: 20:00.CINÉMA PARALLÈLE (3682, St-Lourcnt) \u2014 «Le Désert de la parole» (musique et poésie): 21:00.L'ÈTRIER (Hotel Iroquois, Place Jacques-Cartier)\u2014 Le groupe Transparent: 22:00, minuit.CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER LATIN (4303, St-Denis) \u2014 Solange Arsenoult: 20:00.LA UCORNE (2075, St-Laurent) \u2014 Sylvain-Claude Filion: à compter de 23:00.LE GRAND BOCK (893 o.Ste-Catherino) \u2014 The Popular Front : 20:00.L'ENTRE NUIT (500 est.Rachel) \u2014 Angie-Slim: 20:30.AUX PIERROTS (104 e.St-Paul) \u2014 Rock Gin-gras et Déjà Vu: 20:00.CAFÉ LIRE ET DÉLIRE (371 e., Roy) \u2014 Jean Sylvestre: 22:30.LA MANSARDE (3225 o , boul.Gouin) \u2014- Mô Bélanger: 20:30.L'AVANT-SCÉNE (111 o.Lourier) \u2014 Michel Basque: 22:30.JOHN BULL PUB (1201 o., de Maisonneuve) \u2014 The Jazz Knights Dixieland Band: 21-30.LE RISING SUN 1 (286 o., Ste-Catherine) \u2014 Doxter Gordon: à compter de 21:00.GRAND CAFÉ (1720, St-Denis) \u2014 Stovo Holt: à compter de 21:00.LE BORDUAS (1257, Amherst) \u2014 «Les oiseaux de nuit» (chansons du Québec et de France»: 19:00.Orguo de Barbarie: 20:00.Mort Gallier joue et raconte Prèvert: 22:30.L'ENTREPOT (130 e., St-Paul) \u2014 The Wedae: 21:00.BAR A (1237, Sanguine») \u2014 Jocelyne Gin-gras : de 17:00 à 19:00.\u2014 Bernard Buisson, pianiste: minuit.l'AIR DU TEMPS (191 ouest, St-Paul) \u2014 Chorles Ellison avec «Positive Vibrations»: a compter de 21:30.JAZZ BAR (169 o., Ontario) \u2014 Trio Freddy McHugh et Allone Smith: 21:30.BAR DU VILLAGE (121e., Duluth) \u2014 Orchestre Sympathique: 22:00, 23:30.CAFE LA QUENOUILLE (100, St-Laurent, Beauharnois) \u2014 Robert Mathieu: 21:00.TANGENTE (1596, St-Laurent) \u2014 Roger Guetta, Juonna Hébert et Suzanne Volotoire: 20:30.CAFÉ LA BELLE ÉPOQUE ( 19, St-Laurent, St-Tîmothée) \u2014 Les folies de Jacques Offenbach \u2022 21:00.THÉÂTRE PCTIT CHAMPLAIN (68, Petit Cham-plain, Québec) \u2014 Jean-Cjuy Moreau: 20:30.1 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 NOVEMBRE 1982 L'INCENDIE DU RESTAURANT DA GIUSEPPE DANS LA NUIT DU 27 JUILLET DERNIER A 11 Le coupable: mystère le plus complet A moins de développements nouveaux, on ne ne connaîtra jamais la personne qui, dans la nuit du 27 juillet dernier, a mis le feu chez Da Giuseppe, Tun des restaurants italiens les plus populaires de Montréal jusqu'au milieu des années 70.ANDRÉ CÉDILOT Le commissaire aux incendies du Québec, Me Cyrille I)e-lage, a seulement pu établir, hier, que l'incendie avait été allumé à l'aide de serviettes qu'on avait imbibées d'essence et d'huile à chauffage.Les chiffons étaient enroulées autour d'un fil qui s'étendait du rez-de-chaussée au sous-sol de l'établissement situé au 1426 ouest de la rue Notre Dame.Les enquêteurs ont aussi trouvé sur place huit bidons contenant un liquide inflammable.Le plafond et les murs du rez-de-chaussée étaient bourrés, à certains endroits, de papier journal.«Quand je suis arrivé sur les lieux, à 5h 11, la fumée sortait à l'arrière.J'ai enfoncé la vitrine de la porte avant, puis un homme est apparu subitement pour m'ouvrir la seconde porte à l'aide d'une clef.», a expliqué le capitaine Gilles Dion, du service des incendies de Montréal.Ayant sans doute jugé que ce détail n'avait pas une grande importance aux fins de l'enquête, le commissaire Delage et le procureur du mi-nistère public, Me Claude Haccoun, n'ont pas cherché à en connaître davantage sur Pidentité de ce personnage qui a ouvert la-porte aux pompiers.Quoi qu'il en soit, des neuf témoins qui ont été entendus, ce sont le propriétaire du restaurant Da Giuseppe, M.Antonio Na-polano, 50 ans, et l'un des ses amis, M.Jacques Hogues, 45 ans, un ancien policier de la CUM, qui ont été le plus longuement interrogés.Les deux hommes se sont d'ailleurs attirés les foudres du commissaire Delage à cause de leurs réponses jugées souvent contradictoires ou trop évasises.M.Napolano, qui connaissait toutes sortes de difficultés, financières et autres, depuis qu'il avait fait l'acquisition du restaurant, en novembre 1975, a déclaré qu'il se trouvait en Suisse depuis six jours avec sa femme et ses enfants lorsque son commerce a été détruit par les flammes, le 27 juillet 1982.Quant à son établissement, il était fermé depuis le 1(> ou le 17 juillet, il ne s'en souvient pas bien.L'homme d'affaires, qui a été appelé à trois reprises à la barre des témoins, a relaté avoir pris la décision de fermer à la suite d'un hold-up survenu le 3 mars.«Les affaires ont commencé à aller mal, il y avait toujours des policiers dans le restaurant», a dit M.Napolano, qui haussait le ton chaque fois que Me Haccoun insistait pour qu'il précise des réponses.Il a par ailleurs etc mis en preuve que M.Napolano, le 22 avril 1982, assurait le com- 655 toi a a o COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Nouwov v«r.cr roptd* ef 285-6984 Économisa/ temps et argent en commandant vos livres des Éditions La Presse par t*lé-pnone Vous n ave; ou à composer le numéro 285-6984.donner votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD et le tour ist foue Ce service vous est offert du lundi au vendredi de 9h à 16h merce pour $190,000.Cinq semaines avant l'incendie, le 21 juin, il haussait cette protection à $225,000, le tout accompagné d'une po-lice spéciale dite «d'interruption d'affaire» d'une valeur de $70,000.«Je désirais augmenter ma protection au cas il où arriverait ce qui est arrivé.», a-t-il expli- qué, pressé de questions.Pour sa part, M.Jacques Hogues, qui a été congédié de la police de la CUM à l'automne 80, a nié catégoriquement être relié de près ou de loin à l'incendie du restaurant Da Giuseppe.A l'instar de M.Napolano, il a fourni des explications nébuleuses sur les modalités d'emprunt et de remboursement d'une somme de $20,000 que lui avait consentie un proche parent du restaurateur qui demeure en Suisse.Interrogée à son tour, l'épouse de l'ex-propriétaire du restaurant Da Giuseppe, Mme Franco Donato, a raconté avoir enten- du, en mars 80, M.Napolano, le nouveau propriétaire, projeter de faire brûler son commerce; il avait du mal à supporter les conséquences d'un jugement qui l'obligeait à payer $15,000 au mari du témoin, Mme Donato.Ce jour-là, elle avait vu M.Hogues et un autre homme quitter l'établisse- ment et monter dans une voiture.Sur le conseil de son avocat, elle avait signalé l'incident à la police de la CUM.Craignant les représailles, elle ne leur avait pas fourni ù l'époque le numéro de la plaque minéralogi-que du véhicule qu'elle avait pris soin de noter sur un bout de papier.i Collection Santé la collection Santé repote sur une idée simple: la santé représente un capital d'une valeur inestimable, que chacun doit savoir gérer à bon escient.Il faut donc que le grand public soit informé et les médecins doivent assumer cette information.La voici, à la portée de tous.,:::y.: LIS MALADIES DES POUMONS m'A cûtifcncN'wvn L'HYPERTENSION ARTERIELLE cou im^.->KT V.V.V.V.Le Dr Bloch explique la nature de cette maladie ainsi que les «facteurs de risque».Mais l'essentiel du livre vise à expliquer les moyens de prévenir l'apparition de cette maladie.(144 pages) Le Dr Arnold les examine toutes: pneumonie, broncho-pneumonie, bronchite, asthme, bronchite chronique.Il rappelle que, même pour le mal le plus grave, une guérison existe.(160 pages) Le sixième de la population souffre d'hypertension.Le professeur Reubi souligne qu'il est heureusement possible aujourd'hui de la combattre, ce qui n'était pas le cas il y a trente ans.(176 pages) Ce livre est un dialogue entre un médecin et un malade.Les troubles circulatoires, qui sont presque toujours angoissants, sont décrits de façon réaliste.(144 pages) Les maladies allergiques représentent une réaction particulière au milieu environnant.L'information donnée par le Dr Girard permet au patient de mieux contrôler son environnement.(176 pages) Les maladies vénériennes ou maladies sexuellement transmises sont trop souvent méconnues.Le professeur Laugier démontre que le traitement est remarquablement efficace.(160 pages) LA DEPRESSION HmHHMi OFFRE SPÉCIALE AUX ABONNÉS DE LA PRESSE 20% DE RÉDUCTION Le but de ce livre est de clarifier les idées sur les rhumatismes.Le docteur Ivan Radi décrit les maladies rhumatismales les plus fréquentes, leur diagnostic et leur traitement.Cet ouvrage doit contribuer à la meilleure compréhension de l'état du patient.(160 pages) Voici une affection fréquente qui s'étend du «cafard» le plus banal à la «mélancolie» la plus profonde, état où la souffrance de l'homme est sans limite.Maladie qui touche l'homme dans sa totalité, corps et esprit.L'auteur l'aborde à partir de la description de situations vécues.(176 pages) les éditions la presse HJHHHR .¦'¦'.'¦'/.HHHHMH Après une introduction destinée à situer le rôle de la glande-prostate dans l'organisme, l'auteur décrit les affections les plus fréquentes qui l'atteignent.Les symptômes, subjectifs, et objectifs, les moyens de diagnostic et les divers traitements sont passés en revue, sans oublier les implications émotionnelles.(144 pages) I l l I l l l l I I l I l l I I l i BON DE COMMANDE Profilez de cette occasion pour vous procurer les livres de la Collection «Santé» a 20% de réduction \u2014 Prix régulier 6.50$ À retourner aux: Éditions La Presse, Ltée 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1K9 5,20$ Prix abonnés de LA PRESSE Veuillez me faire parvenir le(s) livre(s) indiquas) par un crochet: ( ) L'infarctus du myocarde ( ) Let maladies des poumons ( ) L'hypertension artérielle ( ) Troubles circulatoires et artériosclérose ( ) Les maladies allergiques ( ) Lss maladies vénériennes ( ) Les rhumatismes ( ) La dépression ( ) Les msladies de Is prostate TOTAL: _ x 6,50$: _ _ x 5,20$: _ IlÔomM d« LA PRESSEi NOM ADRESSE VILLE.PROV.CODE POSTAL TÉL.Ci-joint mon chèque ( ) ou mandat ( ) payable auxEditionsLa Presse Ltée.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement.MASTER CARD NO VISA NO Montant ci-joint: S.(Plus %^ OO pour frais de poste et manutention) \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022a Rédige p n Christian Drouin Recouverte \\ A cau\\ de vie ' 91 s: »1.*0 \u2022 Leçon 14 Les liqueurs en gastronomie Les liqueurs de fruits Les liqueurs de fruits et tout particulièrement les liqueurs d'orange se prêtent admirablement aux fantaisies culinaires.Un soupçon de liqueur a l'orange dans un pâté de canard à l'orange en rehaussera très agréablement le goût.Quelques gouttes de curaçao donnent de la profondeur a la sauce dune pintade aux pèches ou à celle d'un canard a l'orange, fine recette gastronomique.C'est toutefois dans l'exécution des desserts que Ion retrouve le plus souvent les liqueurs de fruits.Tous les sorbets et glaces aux fruits peuvent être rehaussés avec la liqueur de fruit correspondante : ainsi la crème de cassis accompagne traditionnellement le sorbet au cassis Une glace à l'abricot, nappée de liqueur à l'abricot et décorée d'amandes effilées et de crème chantilly parfumée a la liqueur d'abricot est un dessert de classe, tout comme les cerises jubilé préparées au marasquin et servies sur une glace à la vanille.Tout simple et familial, un clafoutis aux cerises devient un régal avec une touche de liqueur de cerises.Les liqueurs d'orange interviennent dans de multiples desserts dont en voici un.délicieux et d'exécution très simple.Folie aux fraises 500 g Ut» fraises traiches ou congelées 3dl de crème fraîche 80 g de sucre en poudrr 3 cuillers a soupe de liqueur d orange Passer les fraises au mixer, en réservant les plus belles pour la decoration.Fouetter la crème fraîche, y incorporer lentement le sucre et la liqueur d'orange, puis la purée de fraises.Verser la préparation dans des coupelles individuelles.Décorer avec les fraises mises de côté Servir très frais, accompagné de tuiles aux amandes.Dessert plus complexe a réaliser mais extraordinaire d'arôme et de légèreté, voici le « soufflé à la liqueur d'orange »>.Soufflé à la liqueur d'orange 5 jaunes d oeufs 9 blancs d'oeufs 8 biscuits a la cuiller 1.5 Cl de liaueur d orange le zeste d'une orange 1 dl de lait 25 g de tanne 100 g de sucre 25 g de beurre Imbiber les biscuits à la cuiller de liqueur.Préchauffer le four à 225° C.Chemiser un moule à soufflé de 20 cm de diamètre avec le beurre, puis avec le sucre, dont le reste servira à préparer la pâte.Battre longuement les jaunes d'oeufs avec le sucre et la farine.Amener à ebullition le lait avez le zeste que Ion retire ensuite.Mélanger le lait, légèrement refroidi, à la pâte Battre les blancs d'oeufs en neige très ferme.Mélanger très délicatement la pâte et les blancs d'oeufs.Verser 1/4 du mélange dans le moule.Poser dessus les biscuits imprégnés de liqueur, puis verser le reste du mélange.Mettre à four chaud 20 a 22 minutes (pas davantage) et servir de suite.Ne pas oubiier qu'un soufflé n'attend pas.Vos convives, eux.peuvent attendre votre chef-d'oeuvre.N.B.Les Discuits a la cuiller retiennent l'arôme et lalcool de la liqueur, laquelle s évaporerait autrement a la chaleur.Les « mignardises au chocolat » peuvent être préparées jusqu'à un mois à l'avance pour les réceptions et conservées dans votre congélateur.Mignardises au chocolat 150 g de chocolat amer 2 oeufs 1 pincée de sel 50 gr de sucre en poudre 1.5 dl de crème fraîche épaisse 100 g de fruits confits coupes en petits morceaux Un peu de liqueur d orange 6 moules individuels en aluminium a fond rond Faire fondre le chocolat au bain-marie, le fouetter pour qu'il soit bien lisse et en napper le fond et les parois des six moules.Lisser le nappage.Faire refroidir.Pendant ce temps fouetter la crème jusqu'à ce qu'elle soit bien épaisse, y ajouter les deux jaunes d'oeufs et la liqueur d'orange.Bien mélanger.Ajouter les fruits confits.Battre ensuite les blancs d'oeufs en neige avec la pincée de sel.Y ajouter le sucre, une cuillerée à la fois.Mélanger très délicatement les blancs d'oeufs en neige et la crème parfumée.Verser dans les moules, égaliser le haut.Mettre au congélateur.Pour servir, faire glisser les mignardises hors de leur moule sur un plat de service, après les avoir laisées quelques minutes à la température ambiante.Les liqueurs de plantes Les utilisations des liqueurs de plantes ne sont pas nombreuses en cuisine.Toutefois, accommodé de la façon suivante le faisan peut être un plat de cérémonie, copieux, inhabituel et excellent.Faisan farci à la chartreuse Préparer une farce à volaille classique (100 g de veau haché, 100 g de chair à saucisses, 50 g de foie de veau, le foie de la volaille, 1 oeuf, une poignée de mie de pain trempée dans du lait, 1 oignon, 1 gousse d'ail, persil, sel et poivre) et y ajouter 2 cuillers à soupe de chartreuse.En farcir le faisan, le barder pour qu'il ne dessèche pas.Le faire revenir en cocotte dans du beurre, saler, poivrer, arroser d'un peu de chartreuse, couvrir.Faire cuire à feu doux en arrosant souvent le faisan de chartreuse (1 verre en tout).En fin de cuisson flamber puis lier avec de la crème fraîche la sauce qui sera servie à part.On peut également ne pas faire de farce, le plat est alors très rapide à préparer.Il est une façon délicieuse d'apprêter l'épaule d'agneau.r- Epaule d'agneau Bénédictine \\às Il faut une belle épaule désossée, 1 bouquet deb* persil, 1 gousse d'ail, sel, poivre, beurre.1 verre de vin blanc et 1 cuiller à soupe de bénédictine.Hacher très finement le persil et l'ail, en farcir l'épaule que l'on roule et ficelle ensuite.La faire dorer dans une cocotte avec du beurre, puis arroser avec le vin et la liqueur.Saler, poivrer.Faire mijoter à four très doux deux heures à deux heures trente en s'assurant que l'épaule n'attache pas.Couper l'épaule en tranches fines, comme on le fait pour un rôti.Les desserts dans lesquels entrent des liqueurs de plantes sont assez fréquents.La réputation des crêpes flambées à la bénédictine n'est plus à faire.Si le soufflé glacé à la liqueur de verveine est un dessert de grande classe, à l'arôme très fin.mais délicat à réaliser, il est facile de transformer une glace à la vanille en la servant dans des coupes individuelles et nappée de liqueur de verveine.Quant à la glace à la crème de menthe, elle est très rafraîchissante.Les liqueurs de graines Elles agrémentent agréablement certains desserts.On peut soit rehausser la saveur d'un plat en y ajoutant la liqueur correspondante, soit au contraire jouer d'oppositions : aussi de la liqueur de café ajoutée à du chocolat en fait ressortir le goût.Une délicieuse recette est celle des poires à la sauce chocolat.Poires à la sauce chocolat Il faut quatre poires que l'on fait pocher dans un sirop de sucre et que l'on trempe une fois refroidies, dans une sauce au chocolat préparée au bain-marie (275 g de chocolat mi-amer.4 cuillers de liqueur de café, 30 g de beurre, 30 g de crème à fouetter).Il est plus décoratif de ne tremper les poires qu'à moitié dans la sauce.Décorer avec des cerneaux de noix.La liqueur de cacao donnera de la profondeur à une simple crème au chocolat.La liqueur d'anis est fréquemment utilisée en Espagne.Ainsi dans les Asturies, on cuit les pommes au four dans du vin blanc doux puis on les fait meringuer avec des blancs d'oeufs sucrés et parfumés à l'anis.À Avila on prépare des « maranuelas », petits gâteaux de Pâques à l'anis et à Seville on dégustera à Noël les « Polvorones Sevillanos », petites friandises à l'anis, enveloppées individuellement.Polvorones Sevillanos 175 g de farine tamisée 50 g d'amandes pilees 150 g de sucre à glacer, tamisé 1 c à café de cannelle en poudre 100 g de saindoux Un peu de liqueur d'anis Étaler la farine sur une plaque métallique et la faire griller quelques minutes à four chaud.Laisser refroidir.Dans un grand bol.mélanger les amandes grillées, 100 g de sucre à glacer, la cannelle et la farine.Incorporer par petits morceaux le saindoux.Travailler le mélange pour obtenir une pâte ferme que l'on mouille alors avec l'anis.Réfrigérer pendant une demi-heure.Étendre la pâte en lui donnant 1 cm d'épaisseur, la découper en ronds de 4 cm de diamètre.Faire cuire à four moyen 15 à 20 minutes sur une plaque métallique huilée.Laisser refroidir.Saupoudrer les biscuits avec le reste du sucre.Attention, ces friandises s'émiettent aisément.Quelques cocktails aux liqueurs, pour finir.Le Paradise 1/3 de gin 1/3 de ius d'orange 1/3 de liqueur dabneot Servir frais dans un verre givre avec un zeste d'orange et un zeste de citron Trois Mousquetaires 1/3 de liqueur de censé 1/3 de whisky 1/3 de vermouth blanc Servir frais Touch me not 1/4 de curaçao 1/4 de crème de cassis 1/2 de rhum blanc Agiter sur des glaçons, filtrer dans un verre refroidi Fraîcheur d'été 1/4 de liqueur de verveine 3/4 de jus d'ananas Servir glace L'Angel face 1/4 de dry gin 1/4 de vieux calvados 1/2 de liqueur d'abricot Mélanger, servir tra
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