La presse, 9 janvier 1981, C. Économie et finance
[" ET FINANCES CAHIER C LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JANVIER 1981 $51 MILLIONS POUR DES ROUTES La SEBJ donnera un coup de pouce à l'industrie forestière Même si les travaux préliminaires pour la construction du complexe hydroélectrique NBR ne doivent commencer ALAIN DUBUC qu'en 1981, c'est dès cette année que la Société d'énergie de la baie James (SEBJ) commencera à construire le réseau routier en permettant l'accès.Cela permettra aux entreprises forestières de la région d'exploiter rapidement le bois du territoire.C'est là un premier exemple d'effort conjoint de planification entre le ministère québécois de l'Energie et des Ressources avec la SEBJ, une société d'Etat, filiale d'Hydro-Québec, chargée de construire les projets hydroélectriques du Grand-Nord.Le complexe NBR, nomml* pour les trois rivières qui seront aménagées, Nottaway, Broad-back et Rupert, devrait être mis en service entre 1992 et 1998 et fournir quelque G,700 mégawatts.C'est cependant dès cette année que l'on entreprendra la construction d'un réseau routier de 500 kilomètres, qui sera nécessaire pour créer un accès aux chantiers et aux sept villages qui sont prévus dans le projet.«Nous n'aurons besoin de rou- tes que dans trois ou quatre ans, explique Claude Laliberté, pdg de la SEBJ.Mais on va les construire à l'avance pour donner accès aux forestiers des 1981.» Il faut rappeler que le complexe NBR se trouve nettement plus au sud que les autres projets hydroélectriques des rivieres se jetant dans la baie James Cela fait, entre autres, que les ressources forestières de la region sont plus intéressantes.Dans le cas d'un tel projet, il faut en effet exploiter le bois avant que les régions boisées ne soient inondées par la creation de reservoirs.Dans le cas de NBR.on prévoit la construction de 12 à 15 reservoirs, dont la superficie pourrait atteindre 5,519 kilomètres carrés.L'on prévoit ainsi que la SEBJ.selon le plan d'investissement d'Hydro-Québec.dépensera $51 millions pour le projet NBR en 1981.Cette initiative a été prise à la demande du ministère.Le fait de rallonger la période d'exploitation des forêts permettra, selon M.Laliberté, d'éviter une surproduction et sa conséquence, le dumping.«C'est là une activité économique associée à l'hydroélectricité, a-t-il noté.Les forestiers disposeront d'une infrastructure qu'ils n'auront pas à paver.» Les prévisions d'Hydro-Québec sont bousculées par le froid, le chauffage et.le dimanche Ce qui a le plus étonné les planificateurs d'Hydro-Québec lorsque la vague de froid de la fin de semaine dernière a faitqueleréseauaétéincapable de satisfaire à la demande et qu'il a fallu faire appel à l'Ontario, ce n'est pas que la consommation ait atteint un niveau record, mais que ce record ait été enregistré un dimanche! ALAIN DUBUC_ Et ce n'est pas là une simple boutade.La modification des habitudes de consommation, et surtout le recours croissant au chauffage a l'électricité, ont considérablement modifié les cycles de consommation, c'est-à-dire les fluctuations de la demande auxquelles on était habitué.«Le chauffage a changé les choses de façon importante», note Claude Dubé, directeur adjoint à la planification chez Hydro-Québec.Traditionnellement, le sommet annuel de consommation se situait généralement un peu avant Noël.C'est une période où les gens consomment beaucoup et où il fait froid, mais ce sont surtout là les jour?les moins ensoleilles de l'année.Et l'éclairage constituait alors la variable clé.Le froid Mais depuis quelques années, avec le succès du chauffage à l'électricité, tout a changé.Ce n'est plus l'obscurité qui provoque une fluctuation à la hausse de la demande, mais le froid.C'est pour cela que Jules Roy.ingénieur spécialiste de la demande, tout en constatant que la pointe annuelle peut survenir n'importe quand entre la mi-décembre et la mi-février, estime que «la probabilité la plus rorte pour la pointe est maintenant en janvier».En plus de déplacer la période des pointes annuelles, le chauf- fage a l'électricité a modifié également l'évolution des pointes de consommation journalière.Il y a quelques années, lors d'une journée normale d'hiver, on pouvait s'attendre a de très importantes fluctuations dans une période de 2 1 heures: une demande très basse la nuit, avec des pointes au petit déjeuner et au diner et une progression constante en fin d'après midi pour atteindre le sommet à six heures du soir, alors que tout fonctionne en même temps: éclairage, télé, cuisinière, eau chaude, lave-vaisselle, etc.L'écart entre le creux des petites heures du matin et le sommet du soir était «considérable»», selon M.Dubé, et pouvait atteindre 25 pour cent, ce qui de tous temps a constitué un casse-tête pour les fournisseurs d'énergie.Mais tout s'est atténué depuis, et cet écart n'est plus que de 10 pour cent.Peu de risque de manquer d'électricité avant 10 ans Rien ne prouve que la consommation record de dimanche dernier \u2014 d'environ 19,000 mégawatts \u2014 constitue le record de cette année.Il reste en effet amplement de jours froids d'ici à la fin de l'hiver pour que la demande se remette à grimper.Mais si la chose se produisait, il est presque assuré qu'Hydro Québec aurait toute la puissance nécessaire en réserve.En effet, ce qui est arrivé dimanche dernier, avec les emprunts aux réseaux voisins, n'arrive en principe qu'une fois tous les dix ans! La puissance du réseau, explique Claude Dubé, est en effet prévue, avec des modèles statis- tiques, pour qu'en moyenne la production soit insuffisante pour satisfaire à la demande qu'une fois à tous les dix ans.C'est là le manque de fiabilité du réseau.Cette norme internationale est calculée en fonction des probabilités de bris d'équipement, le temps nécessaire de réparation, les fluctuations de la demande, etc.Elle porte cependant uniquement sur les équipements de production, et non pas sur le reseau de transport.Et c'est justement la production qui a fait défaut dimanche dernier lorsque trois des six transformateurs à la baie James ont du être fermes, privant le Québec de 2,000 mégawatts dont il avait besoin.C'est pourquoi, en faisant un raisonnement qui ferait sursauter un statisticien, on peut espérer un répit de dix ans avant qu'Hydro soit incapable de satisfaire à la demande à nouveau et qu'elle ait à lancer un SOS aux réseaux voisins.Cela dit, plus le temps passe, plus il faudra que le froid soit intense pour égaler le record du 1 janvier, parce que le degré d'ensoleillement augmente de jour en jour.C'est que le soleil réchauffe les maisons le jour et réduit la demande pour l'éclairage.Cela s'explique parce que le chauffage fonctionne 21 heures sur 21 et connaît même un sommet au moment le plus froid, six heures du matin, justement au moment où l'on constatait autrefois une baisse.L'arrivée du chauffage a donc comblé les creux tout en étendant la période du sommet de fin de journée.Conséquences Cette constatation peut avoir d'importantes conséquences ajoute M.Dubé.au niveau de la gestion de la demande.Autrefois, cxplique-t-il.Hydro avait envisage diverses mesures pour «écrèter» les pointes journalières, notamment en délestant les chauffe-eau ( c'est-à-dire les fermer temporairement au moment du sommet quotidien pour ne pas surcharger ie réseau).Mais l'aplanissement de la demande a rendu ces mesures moins nécessaires.À ces fluctuations journalières s'ajoutent des variations propres aux jours de la semaine.C'est ainsi que si la vague de froid du Jour de l'An avait frappe un lundi plutôt qu'un dimanche, ça aurait pu être grave.«Toute l'activité économique du lundi aurait ajoute de 1.000 à 2.000 mégawatts» estime Jules Roy.«et la.on aurait été en difficulté.»» C'est en effet le lundi qui constitue la cru^L' journée pour les planificateurs d'Hydro.On a longtemps cru que cela était at-tribuable au traditionnel «lavage du lundi matin».Mais il semble plutôt, estime Jules Roy.que ce phénomène, qui n'a jamais vraiment été expliqué, soit du aux activités de redémarrage du début de la semaine.Il taut enfin noter que le chauffage, s'il a atténué les variations de la demande entre les heures d'une journée, a augmente les écarts au sein d'une année entre la demande hivernale et la demande estivale.Le taux d'escompte baisse encore, mais dans un climat d'incertitude La Banque du Canada a abaissé hier son taux d'escompte de 17.2« pour cent à 17 pour cent.Cette baisse était plus petite que prévue, car un profond climat d'incertitude plane sur les marchés monétaires au Canada et aux Etats-unis actuellement.FREDERIC WAGNIERE M.R.A.Utting, vice-président du conseil de la Banque Royale, a évoqué cette incertitude hier à l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires.«Les taux d'intérêt ont peut-être fait un faux départ à la baisse», a-t-il dit.Cependant, la tendance à la baisse se confirme lentement aux Etats-Unis.Hier, la Chase Manhattan Bank et la First National Bank of Chicago ont baissé leurs taux préférentiels de 2OV2' pour cent à 20 pour cent.Elles n'ont toutefois pas voulu suivre l'exemple de la Chemical Bank, qui a baissé son taux à 19'/2 pour cent en début de semaine.Au Canada aussi, il y a une banque qui se distingue par son taux préférentiel qui est plus bas que les autres.La Banque de Montréal a baissé son taux à 171.pour cent en début de semaine, alors que les autres banques maintiennent le leur à 1 «11 pour cent.On interprétait leur hésitation de suivre la Banque de Montréal comme un signe qu'elles envisageaient une baisse plus importante.En effet, les bons du trésor se transigeaient à un taux de 16 pour cent environ mercredi, ce qui justifiait une baisse des taux d'environ trois quarts de point.Or, à l'adjudication hebdomadaire des nouveaux bons, hier, le rendement moyen était de 16.75 pour cent, ce qui n'a entraîné qu'une baisse d'environ un quart de point du taux d'escompte.Aussi les banques à charte préférent-elles attendre avant de changer leurs taux.Il est clair que la remontée des taux d'intérêt l'automne dernier a sérieusement comprimé les marges de bénéfices des banques.Elles ne veulent donc pas baisser leurs taux de prêts prématurément.Tout porte à cruiru qiu teur de la baisse des taux d'inté- rêt est voulue par la Reserv fédérale des Etats-unis.Le taux des fonds fédéraux \u2014 les réserves libres que les banques se prêtent entre elles \u2014 a baissé en-dessous de 19 pour cent il y a deux jours.La banque centrale américaine a alors emprunte sur le marché pour éponger les ré- serves excédentaires et ainsi resserrer le système bancaire.Ce signal a été suffisant pour que les banques maintiennent leurs taux.La Banque du Canada est aussi intervenue sur le marché en achetant des bons du trésor afin de maintenir les taux d'intérêt.Hauts et bas du taux bancaire 19 Fluctuations du taux fixe Fluctuations du taux flottant_ Hebdomadaire ) -1 8 ian 17 % M.Rowland C.Frazee, président de la Banque Royale.Rowland Frazee1 dénonce la politique énergétique du fédéral \t\t \t\t \t1981\t ¦?.F.M.A.M.J, J.A.S, O.N.D >il 1 li'il 1 .IhiIm I ÈàLàJ il J ni.La Banque Royale est maintenant carrément opposée à la politique énergétique du gouvernement fédéral Après mûre réflexion, la plus grande institution financière du Canada a rejoint les rangs des industries et des gouvernements qui dénoncent la politique d'Ottawa.M.Rowland Frazee.président du conseil et chef de la direction de la Banque Royale, a déclaré hier a l'assemblée annuelle des actionnaires: «Le programme énergétique national est si notoirement insuffisant qu'il devrait être abandonné et refondu.Et cette refonte devrait tenir compte des a\\ is de tous les intéressés! C'est d'un consensus sur la politique énergétique que nous avons besoin, pas des Tables de la Loi! » FRÉDÉRIC WAGNIÉRE Il a ensuite précise sa pensée1 aux journalistes: «Nous devons assurer en priorité l'autosuffi-sant e du pays en pet role Nous devons aussi augmenter le prix du pétrole afin d'encourager la conservation et augmenter les revenus du gouvernement fédéral.» Constatant que les ressources énormes du Canada soin mal utilisées et que l'énergie des Canadiens s'épuise dans des disputes stériles par leur esprit de clocher, M Frazee estime que le gouvernement doit se poser trois objectifs en matière de politique économique: réduire l'inflation, stimuler l'investissement et parvenir a l'autosuffisance pétrolière.Pour cela, les pouvoirs publics doivent améliorer leurs relations avec le secteur prix é Conflit à régler «Ce dont nous avons le plus besoin, a dit M.Frazee, c'est que soit roule le conflit a couteaux tires qui oppose le federal aux provinces sur l\"energie.C'est a cette condition seulement que nous pourrons nous consacrer à nouveau au développement de nos ressources énergétiques.Tout ce (pie nous demandons aux deux parties, c'est de mettre fin à leur guerre de titres dans les journaux, de s asseoir autour d'une table, a huis clos, et d> rester jusqu'à ce qu'un accord s'ensuive.Et si elles désirent prendre pour médiateur une personnalité de renom international, ce n'est pas nous qui nous .y opposerons! Dans un cas comme dans l'autre, nous avons le plus pressant besoin que soit mis un terme a l'incertitude exaspérante que provoque la situation actuelle.» Investir et risquer L'entreprise privée doit aussi changer ses attitudes et aller au devant du changement.M.Frazee préconise un rééquipement de l'économie pour affronter la conjoncture mondiale qui s'annonce difficile, tout comme les Allemands et les Japonais l'ont fait après la dernière guerre Cela veut dire qu'il faut investir et prendre des risques \u2014 justement le role que l'industrie privée est censée jouer.Par ailleurs, l'industrie privée doit jouer a tond la carte de la recherche et du développement.La technologie est un des facteurs les plus surs pour assurer des gains tif productivité.Or.les dépenses canadiennes dans ce domaine sont piètres comparées à celles de nos concurrents, et la baisse du niveau de vie est étroitement liée a la baisse de la pro ducti\\ ite.L'entreprise canadienne doit aussi exploiter toutes les possibilités d'expansion sur le plan mondial.M.Frazee constate que nos marches, nos fournisseurs et nos concurrents les plus importants sont a l'étranger, et que toute la conception de l'entreprise c anadienne doit si- fonder en regard dune perspective mondial» Dans ce contexte.M.Frazee estime que nous ne pouvons bâtir une économie florissante sans taire bon accueil aux capitaux et aux investissements étrangers.«Le principe voulant que la propriété d'entreprises canadiennes par des intérêts étrangers soit un m.il.et que nous puissions la pénaliser rét roacth ement (comme le prévoit d'ailleurs le programme énergétique national du gouvernement fédéral), est un principe dangereux, a dit M.Frazee.Il nuit à notre réputation à l'étranger et il suscite de vaines querelles au Canada même, quand nous avons tant besoin d'unir nos forces.» CANADIEN +9/50 84.31 C 2 TRAVAUX D'ENVIRON $2 MILLIARDS ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JANVIER 1 981 Le projet de gazoduc de l'Est se concrétise » 9 Le projet de prolongement du réseau de gaz naturel de TransCanada Pipelines entre Montréal et Sidney, en Nouvelle-Ecosse, a franchi hier une étape importante lorsque Trans-Quebec and Maritimes a confié le contrat de gérance de l'ingénierie et de la construction à un consortium de quatre firmes d'ingénieurs-conseils, dont trois ont leur siège social à Montréal.Les grands maîtres d'oeuvre de ce projet de $600 millions ($1.9 milliard en tout avec l'implantation du réseau de distribution) seront donc Lavalin, SNC, Mo-nenco Ltée, filiale de la Société d'ingénierie Montréal Ltée, et Canuck Engineering, cette dernière ayant son siège à Calgary.Trans-Quebec and Maritimes et le consortium comptent faire appel à d'autres firmes d'ingénieurs-conseils établies dans les diverses régions que le gazoduc desservira au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosses.Ce serait une façon d'appliquer la politique de transfert de la technologie liée aux pipelines, et de maximiser les retombées économiques ré-gionalement.Approbations en suspens L'Office national de l'énergie (ONE) a autorisé en avril dernier le prolongement du gazoduc actuel jusqu'à Québec, ou plutôt jusqu'à Lauzon, surla rivesud du Saint-Laurent (avec les embranchements requis pour la desserte de diverses régions).mais le gouvernement du Québec n'a pas encore donné son accord.Selon le service des études économiques et financières de Lévesque, Beaubien Inc., cette situation tient au fait que les producteurs agricoles du Québec protestent contre le passage du gazoduc sur leur territoire.à Trans-Quebec and Maritimes a proposé un nouveau tracé qui tiendrait compte davantage de l'impact sur l'agriculture.Par ailleurs, TONE n'a pas encore approuvé le prolongement du gazoduc de Lauzon aux provinces maritimes pour au moins deux raisons: 1.parce que la rentabilité des tronçons des Maritimes est moins évidente que celle des tronçons du Québec; 2.parce qu'on a trouvé récemment du gaz et du pétrole au large des côtes, sur le trajet oriental du gazoduc, et qu'on ignore pour l'instant si ces réserves sont exploitables commercialement.Ottawa, toutefois, veut assurer le prolongement du gazoduc jusqu'aux Maritimes pour 1983.; Le projet, dans son ensemble\" comprendra plus de 2,000 milles de conduites qui, au Québec seulement, s'étendront sur plus de mille milles.Trans-Quebec and Maritimes;, société détenue à part égale par Quebec and Maritimes Pipeline (100 p.c.propriété de la firme' albertaine Nova) et TransCanada, compte ouvrir sous peu des bureaux régionaux au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse.La Chrysler «K», voiture de l'année if téléphoto AP M.Lee A.lacocca, président de Chrysler Corporation, a dit que le titre décerné à la « K » était pour lui la plus grande satisfaction de sa carrière de 34 ans consacrée à l'industrie de l'automobile.LOS ANGELES (CNW) \u2014 La revue Motor Trend a décerné le titre convoité de «voiture de l'année» à la voiture «K» de Chrysler, «réponse neuve, fraîche et bien appropriée aux besoins du conducteur américain».Les juges de Motor Trend, en l'occurrence les membres de son personnel, ont porté cette année beaucoup d'attention au rapport coût-qualité du véhicule en regard du marché.Les tests d'accélération, de freinage, de changement de vitesse et de comportement ont aussi pesé pour beaucoup dans la décision d'accorder le titre à la voiture «K», en version Aries ou Reliant.«Cette voiture, note le magazine, démontre brillamment que l'industrie américaine de l'automobile fait preuve de plus de maturité, qu'elle change ses tendances pour mieux répondre aux besoins du particulier en matière de moyens de transport.L'apparence, le châssis, le coeur et l'objectif sont nouveaux dans la voiture «K».» TRAVELERS CANADA GILLES LEGAULT M.Lawrence J.Rawlin-son, vice-président de la direction des I.A.R.D., Travelers Canada, a le plaisir de vous annoncer la nomination de M.Gilles Legault au poste de directeur régional des assurances des particuliers àJMontréal.M.Legault, qui travaille dans l'assurance depuis 18 ans, est Fellow de rjnstitut d'assurance du Canada.Il est au service de Travelers Canada depuis 1969 et a une longue expérience en matière de règlements aussi bien que dans le domaine des assurances des particu-.liers et des entreprises.Travelers Canada est une maison d'assurances diverses au service des Canadiens depuis 1865.Les moisons les mieux isolées: celles du Canada et de la Suède TORONTO (UPC) \u2014Nécessité est mère de l'invention, dit l'adage.Ce qui explique sans doute pourquoi, après celles de la Suède, les maisons canadiennes sont les mieux isolées contre le froid dans le monde occidental.Quoi qu'il en soit, selon un savant de l'Université de la Californie, ce sont les pays les plus froids qui.face au coût croissant du chauffage, se sont le mieux assurés d'en avoir pour leur argent: la Suède tout d'abord, puis le Canada et l'Allemagne occidentale.La flambée mondiale des prix du pétrole a incité les gens à bien isoler leurs maisons, et cette tendance progresse à un rythme étonnant dans tout le monde occidental, a déclaré M.Lee Schipper, à une assemblée de l'Association américaine pour l'avancement des sciences.«De 1972 à 1978, le marché a stimulé des économies d'énergie encourageantes.Si l'on tient compte que la planification faisait en grande partie défaut, ce sont là des résultats remarquables.)» Selon M.Schipper, les Américains économisent quotidiennement de quatre millions à cinq millions cle barils de pétrole, ou l'équivalent, grâce aux mesures de conservation.Ce qui représente environ dix pour cent de toute l'énergie consommée au cours de l'année 1973, la grande année de consommation.«Il est probable, dit-il, qu'avec certains progrès en architectu-reet l'application de certains correctifs permettant, par exemple, de boucher les fuites découvertes dans les immeubles, la consommation résidentielle d'énergie n'augmentera à peu près pas et pourrait même baisser prochainement dans les pays les plus développés.» Déjà plusieurs pays consomment bien moins d'énergie pour le chauffage central que par le passé.Les économies d'énergie varient entre 15 et 25 pour cent dans le nord-est des Etats-Unis, au Canada, en Suède et en Allema- gne occidentale.Par ailleurs, les Etats-Unis et la France ont réduit substantiellement leur consommation de gaz naturel.La consommation d'électricité s'était accrue durant la dernière décennie, mais il semble qu'une satu- ration du marché des appareils électroménagers l'ait fait baisser substantiellement de date récente.M.Schipper poursuit ces recherches à la demande du secrétariat américain de l'Energie.Les vins italiens ont supplanté les français L'Italie est maintenant le premier fournisseur de vins pour le Canada.supplantant la France qui avait été jusqu'à maintenant l'approvisionneur attitré.Le Dr A.Sorrenti-no.premier délégué commercial de l'Italie à Montréal, a révélé que d'après les statistiques canadiennes WUNDERMAN INTERNATIONAL INC.W fi FAITES UN INVESTISSEMENT SANTÉ POUR 1981 9 où pouvez-vous trouver en ville des taux aussi bas?Î4.00/TERRAIN 6 terrains de racquetball et balle au mur 3 terrains de squash américain COURS \u2014 Privé \u2014 Semi-privé \u2014 Groupe Nous offrons plusieurs autres programmes de danse et d'activités aquatiques.allant jusqu'au 31 août 1980, les importations de vins et de vermouths italiens ont totalisé 4,3 millions de gallons, une augmentation de 11,6 pour cent par rapport à la même période en 1979.L'importation des vins français pour ces premiers huit mois de 1980 n'a été que de 3,6 millions de gallons, une baisse de 16.1 pour cent par rapport à la même période l'an dernier.Pour sa part.l'Aile magne de l'Ouest a exporté 1,4 million de gallons, une augmentation de 0,4 pour cent, alors que les exportations espagnoles ont été de 1,1 million de gallons, en baisse de 20,4 pour cent.L'augmentation totale des vins et vermouths importés au Canada pendant les premiers huit mois de l'an dernier a été de 760,000 gallons, tandis que la hausse des importations provenant d'Italie, à qui l'on attribue maintenant le titre du plus important exportateur de vins au monde, s'est établie à 1,3 million de gallons.PORT DE QUÉBEC CARTE D'ABONNÉ , POUR 6 MOft hsponibh jo*qu'où 15 jo^v*/ mi 15 JANVIER 1981 >A LA CARTE D1ABONNE ANNUELLE DONNE ACCÈS A ¦ \u2022 Souno \u2022 $a\"« \u2022 Piscine de musculation \u2022 Gymnase \u2022 Salle de combat \u2022 Piste de jogging \u2022 Salle d'activités MOYENNANT UN SUPPLÉMENT: \u2022 Buanderie journolière \u2022 Bain de vapeur \u2022 Salle de repos \u2022 Pro-shop \u2022 Centre de physiothérapie Pour plut de renseignements, contactez-.YMCA CENTRE-VILLE 1450, rue Stanley Montréal, Québec H3A 2W6 Tél.: 849-8393 poste 711 ou 712 MONA GOLDSTEIN Le Conseil d'administration de Wunderman International Inc.a le plaisir d'annoncer la promotion suivante: Mona Goldstein est nommée Vice-président / Directeur des media.Wunderman est la plus importante agence au Canada à offrir des services complets tout en étant spécialisée en publicité de vente par correspondance.Commencez une Nouvelle et Bonne Année en musique Musique classique (Pivaroli) Musique moderne (B.irhra Streisand, Ginetle Reno, Fabienne Thibeault, Joe Dassin) ou encore le Blues et le Jazz.Il y a concert pour vous tous demain à 9h a.m.à l'école Vincent d'Indy de l'Université de Montréal.Venez en très grand nombre pour trouver la douceur, le calme, la joie et la paix du coeur.Industrie manufacturière recherche CAPITAUX pour améliorer le cash-flow et prendre de l'expansion.Actions ordinaires ou privilégiées disponibles ou accepterait associés (es) avec capitaux.Veuillez appeler M.Grenier à 387-6495 YVON BUREAU Le capitaine Henri Al-lard, directeur général, a la plaisir d'annoncer la nomination de M.Yvon Bureau au poste de directeur de l'exploitation.M.bureau est titulaire d'un baccalauréat en sciences appliquées de l'Université Laval (Québec) et est également arpenteur-géomètre.Depuis son entrée au Port de Québec en 196S, il a exercé les fonctions d'arpenteur-géomètre pour ensuite occuper le poste de directeur de la gestion des propriétés.Ses nouvelles responsabilités sont l'exploitation générale (capitainerie) et la gestion des propriétés.Les prêteurs hypothécaires ont aussi des maux de tête * m « .J OTTAWA (PC) \u2014 Si les fortes fluctuations des taux d'intérêt en 1979 et 1980 ont rendu nerveux les acquéreurs de maison, elles ont aussi causé des moments d'angoisse à ceux qui prêtent sur hypothèque.Voilà la conclusion d'une étude menée par Paul Jenkins et Susan Heard, analystes à la Banque du Canada, et publiée dans le dernier numéro de la revue mensuelle de cette institution.Jenkins et Heard ont trouvé que les fortes hausses des taux d'intérêt qui ont commencé à la fin 1979 ont entaillé fortement la marge de manoeuvre des préteurs sur hypothèques, c'est-à-dire la différence entre ce que les établissements payent sur les dépôts et ce qu'ils gagnent sur les prêts.C'est ainsi qu'entre le troisie me trimestre 1979 et le premiei trimestre 1980.la marge moyenne s'est réduite de 0.72 à 0.36 pour cent.La situation ne s'est pas améliorée de façon notable jusqu'au troisième trimestre de l'an dernier, où les taux d'intérêt sont redescendus de leur sommet alors que la marge moyenne a monté à 0.60.Ce qui s'est passé En gros, voici ce qui s'est passé.Quand les taux d'intérêt se sont mis à monter, les financiers se sont aperçu que les investisseurs mettaient plus d'argent dans des comptes d'épargne et dans des dépôts à court terme, pour suivre le marché et obtenir le rendement le plus élevé possible de leur argent.En même temps, la plus grande partie de l'actif des maisons de finance.: consistait en hypothèques à cinq ans dont le taux d'intérêt était ' assez bas.; Mais lorsque les taux d'intérêt eurent atteint leur apogée en avril dernier, les financiers eurent du mal à dominer la situation.Les déposants mirent alors leur argent dans des certificats de placement à long terme pour se protéger advenant une forte baisse des taux.Il s'ensuivit que les maisons de finance durent verser un intérêt à des taux élevés durant cinq ans.D'autre part, les emprunteurs se tenaient autant que possible à l'écart dans l'espoir d'obtenir des prêts hypothécaires à des taux moindres.Ce qui a contribué à priver les prêteurs d'un revenu provenant de leur source la plus importante.Les résultats Le premier moyen utilisé par les maisons de prêts pour réduire la pression exercée sur leur marge a consisté à mieux faire concorder la durée des principaux éléments de l'actif tels que les hypothèques, avec la durée des dettes principales telles que l'épargne et les dépôts à terme.Il en est résulté des hypothèques d'une durée aussi courte que six mois, et des prêts commerciaux plus nombreux et à taux variable.Selon Jenkins et Heard, cette stratégie des établissements prêteurs semble avoir porté fruits.Pour combler des postes décadrés.« .«\u2022 * NOMINATION : : LA CROIX BLEUE DU QUÉBEC de plus en plus, les entreprises reconnaissent l'efficacité de la rubrique Carrières et Professions dans La Presse.Pour placer une annonce encadrée sous la rubrique GARBIÈBES ET PROFESSIONS dans la presse composer 285-7820 CP-201 J.JE.Trudeau Monsieur H.VV.Brown, président de I>a Croix Bleue du Québec et de La Compagnie Mutuelle d'Assurance-Vie du Québec, annonce la nomination de monsieur J.J.E.Trudeau au poste de vice-président général de La Croix Bleue du Québec.V.Monsieur Trudeau est au service de La Croix Bleue du Québec depuis 35 ans.Durant ces dernières années, il a occupé plusieurs postes importants à la direction de la corporation.Monsieur Trudeau est en plus vice-président principal de La Mutuelle-Vie du Québec, compagnie affiliée à La Croix Bleue du Québec.\u20223 \u2022 < ¦ \u2022 r \u2022 K '# '9 '« t I 'I % ft I » t l i I i 1 *! *f *f 't i » i \u2022 » i i \u2022« i i i i i i t I ¦ t LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JANVIER 1981 ET FINANCES C 3 uand Granville parle, la Bourse s'agite Mercredi la Bourse de New York a chuté de 24 points alors que le volume d'actions échangées atteignait un nouveau record, soit 91 millions de titres transiges.Les courtiers montréalais ont été inondés d'appels téléphoniques: les gens voulaient savoir ce qui se passait.MAURICE JANNARD L'explication avait pour nom Joseph Granville.Ce monsieur avait conseillé dans la matinée à ses clients de tout vendre, et c'est ce qui fut fait.Granville publie depuis plusieurs années un bulletin financier, et il est très écouté des investisseurs.À donner des conseils à ceux qui veulent placer leur argent, il est devenu millionnaire.Il donne beaucoup de conférences et a publié également de nombreux bouquins.C'est la deuxième fois cette année que le marché boursier réagit fortement aux conseils de Granville, la première remontant à mai dernier, peu de temps après son passage à Montréal.\u2022Granville fait partie des grands artistes.Pour être écouté aujourd'hui il faut être un gars choc car, si tu parles comme la moyenne des gens, personne ne porte attention», explique Jean-Guy Masse, un des dirigeants de la maison de courtage Mercier, Ouimet, Masse, de Montréal.«Granville est un gars populaire parce qu'il décide vite», ajoute Masse en soulignant que le phénomène des «lettres financières» (Market letters) est très répandu aux Etats-Unis et peu au Canada.L'influence de ce millionnaire de la Floride dépasse largement les frontières américaines.Au printemps dernier, plus de 200 personnes étaient venues l'entendre à Montréal.Granville ne prononce pas de discours: il donne un spectacle et il est aussi drôle que Bob Hope.Dans la métropole québécoise, il avait lancé des cendriers en l'air.Pour expliquer que la Bourse tôt ou tard finit par tomber.Il avait joué au piano et déclaré par la suite: «Avez-vous remarqué que j'ai termine sur la même note que j'ai commencé?».Pour faire comprendre qu'à ce moment-là le Dow Jones était au même niveau qu'il y a quinze ans.Plusieurs maisons de courtiers canadiens sont abonnées au bulletin de Granville, comme McLcod Young et Brault, Guy, O'Brien.Franco Mancini de Brault, Guy, O'Brien affirme: «Beaucoup de nos clients sont abonnés à son service, et ils nous appellent pour connaître notre opinion sur ses recommandations».Le prix d'un abonnement est de $250 oar année.Selon Mancini, les conseils de Granville s'adresse plus à l'investisseur du court terme, celui qui place sur la fréquence des hauts et des bas à la Bourse.Granville dit qu'il base ses recommandations sur des analv-ses très techniques.«Celui qui investit pour obtenir un revenu à long terme va être moins intéressé par Granville».dit Mancini.«Vous ne verrez pas, poursuit-il, une institution de placement prendre la décision, par exemple, de tout liquider, comme Granville a conseillé cette semaine.» Granville se vante d'avoir le sens du «timing».«Il essaie de prévoir les tournants du marché boursier, et il faut reconnaître qu'il a une forte influence dans le public», mentionne le courtier de Brault, Guy, O'Brien.Jean Faubert, analyste à la Caisse de dépôt et de placement, explique que la recommandation de Granville est survenue à un moment où le «marché boursier est excité».«Le prix de l'or tombe parce qu'il y a rumeur que les otages américains soient libérés, Reagan s'en vient, et c'est la fin de la hausse des taux d'intérêt», dit Faubert.Il est difficile toutefois de comprendre pourquoi Granville a renversé son conseil en si peu de temps.En début de semaine, il avait émis un bulletin pour dire que c'était le temps d'acheter et, mardi soir, il téléphonait à ses clients pour leur conseiller plutôt de vendre.«Le marché est dans une période frontière, estime l'analyste de la Caisse, peut-être qu'à un autre moment donné l'avis de Granville aurait eu moins de répercussion.» téléphoto AP Joseph Granville, de Floride, est devenu millionnaire à donner des conseils aux investisseurs.Cette semaine, encore une fois, ses recommandations ont provoqué des remous à la Bourse.UN «AUTRE CADBURY» Les travailleurs d'Admiral exigerai une enquête publique Le syndicat qui groupe 187 des 250 employés mis à pied par la compagnie Admiral, qui a décidé de fermer son usine de Saint-Bruno pour transférer sa GERMAIN TARDIF production à Mississauga.en Ontario, a demandé au gouvernement du Québec d'instituer une enquête publique sur les raisons invoquées par cette société pour justifier cette décision.Selon le syndicat, le départ d'Admiral n'est pas sans évoquer le souvenir du départ de Cadbury de Montréal niais, ce qui est plus scandaleux et inadmissible, c'est que la Caisse de dépôt et de placement du Québec-est à la fois le principal actionnaire de York Lambton.propriétaire d'Admiral.et la principale détentrice des actions de la so- ciété Sogebry.qui contrôle York Lambton.Le Syndicat des salariés de Pé-lectro-ménager de Saint-Bruno (CSN) a donc adressé un télégramme au ministre de l'Industrie et du Commerce du Québec.M.Yves Duhaime, lui demandant de «faire toute la lumière sur ce déménagement en Ontario qui est subventionné par l'argent des travailleurs via la Caisse de dépôt et de placement».Il a également demandé l'intervention du ministre fédéral Pierre de Bané qui.en juillet 1980.versait $3X0,000 de subvention du MEER pour créer 220 emplois à l'usine Admirai de Montmagny.Lock-out illégal Le 25 novembre dernier, la compagnie décrétait un lock-out au cours de négociations portant sur la position d'un «plan-boni».Les deux parties étaient d'accord, mais elles ne parvenaient pas à s'entendre sur une compensation monétaire sous forme d'augmentation de salaire de base.La Cour supérieure puis la Cour d'appel jugèrent le lock-out illégal et la compagnie fut obligee, par ordre du tribunal, de fournir a chacun des salariés le travail qu'il accomplissait avant le lock-out.ce qui fut fait les 10 et 11 décembre.Mais la semaine dernière.Admirai annonçait la fermeture définitive de son usine de Saint-Bruno, expliquant qu'en dépit des efforts mis en oeuvre, elle continuait d'être déficitaire et que les perspectives de rentabilisation étaient peu probables.Rapprochant ces arguments de ceux invoqués lors du lockout (détérioration de la production.ralentissement du travail, sabotage, etc.).le syndicat se demande où est la vérité.Soulignant que la cour avait rejeté les arguments relatifs au lock-out.le syndicat est d'avis que la compagnie mène une opération de déménagement en Ontario et que le lock-out faisait partie de cette opération.Lors d'une assemblée générale, hier après-midi, à Saint-Bruno, il a été décidé de faire toutes les démarches et d'employer tous les moyens de pression possibles pour rouvrir l'usine, y compris une campagne de honte à l'endroit de la Caisse de dépôt et de placement et de blâme envers le gouvernement du Québec «qui se croise les bras» en laissant cet organisme qu'il a créé déménager l'argent des Québécois en Ontario au détriment de 250 travailleurs.M.Jorge Diaz Serrano, à gauche, directeur général de PEMEX (pétrole mexicain), dien de l'Energie, M.Marc Lalonde téléphoto UPI eu hier un entretien avec le ministre cana- Ottawa joue toutes ses cartes pour $100 millions de contrats mexicains MEXICO (UPI) \u2014 Le Canada ne tient pas à laisser passer la manne de quelque «$100 millions» qui pourrait résulter en contrats des projets mexicains de satellites, d'énergie nucléaire, d'expansion des services téléphoniques et du métro.C'est pourquoi quatre ministres canadiens sont présentement à Mexico, où ils ont eu hier des entretiens avec leurs homologues pour la deuxième journée d'une visite de trois jours.«Si vous croyez que nos efforts devraient porter ailleurs, nous comptons que vous nous le direz franchement», a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures Mark MacGuigan, qui s'adressait aux autorités mexicaines.M.MacGuigan était accompagné du ministre de l'Energie Marc Lalonde, du ministre de l'Industrie et du Commerce Ed Lumley et du ministre de l'Agriculture Eugene Whelan.Le gouvernement du Mexique s'est engagé à réaliser d'importants projets, financés en grande partie à même les $18 milliards qu'il compte percevoir cette année pour ses exportations de pétrole.Durant sa visite au Mexique, l'équipe ministérielle du Canada doit soulever la possibilité d'une raffinerie de pétrole canado-mexicaine à Montréal, ainsi que la possibilité pour le Mexique d'accroitre la quantité de pétrole qu'il exporte au Canada, présentement 50,000 barils-jour.Les autorités mexicaines, toutefois, ont dit douter que les exportations puissent être accrues, attendu que le Mexique a déjà atteint ses contingentements de production et d'exportation pour 1982.Dans un autre domaine, celui de l'énergie nucléaire, les autorités canadiennes pensent avoir le dessus sur la France et la Suisse pour la vente de réacteurs, surtout parce que les réacteurs canadiens ne brûlent que de l'uranium qui n'a pas besoin d'être enrichi au préalable.Le Mexique a déjà indiqué sa préférence pour l'uranium naturel, ce qui lui permettrait d'échapper aux problèmes économiques ei politiques liés à l'enrichissement de l'uranium dans un autre pays Les Canadiens aimeraient également participer au prolongement du métro de Mexico, bien que le secrétaire au Développement industriel Jose Andres de Oteyza ait déclaré mercredi que «ça ne sera pas possi ble pour le moment.» Oteyza a suggéré en échange que Canadiens et Mexicains collaborent à l'élaboration d'une nouvelle technologie permettant de fabriquer de l'équipement de construction et d'extraction de minerai.Le Crédit foncier scrute les occasions d'achat dans l'Ouest Le Crédit foncier scrute actuellement les possibilités d'acquisitions de «petites sociétés» de fiducie et de prêts au Canada, et «surtout dans l'Ouest», et doit ajouter cette année «de cinq à six projets immobiliers additionnels aux Etats-unis» à ses quatre investissements de 1980.C'est ce qu'a révélé le president Robert Gratton au cours d'une entrevue dans le cadre de l'assemblée annuelle de l'institution centenaire, forte de S2 milliards d'actifs et dont le conseil d'administration sera dorénavant présidé par M.Raymond Garneau.aussi président du conseil et chef de la direction de la Banque d'Epargne.Les actionnaires avaient d'ailleurs compris que le Crédit foncier se préparait à passer a 1'acton lorsque M.Gratton leur a souligné que «les petite^ institutions auront beaucoup de difficultés à faire face aux changements dans les conditions de concurrence».Consolidation nécessaire «L'on doit s'attendre à ce qu'une certaine consolidation se poursuive car les années so poseront un défi d'adaptation encore plus grand que la deuxième partie de la décennie '70.deja difficile.Dans ce contexte, il est certain que la constitution de groupes plus larges et plus diversifies peut constituer un atout important pour l'avenir».L'institution montréalaise regarde «dans son inarche, partout au Canada, mais nous sommes forts surtout dans l'Ouest.Nous voulons capitaliser sur nos forces qui sont aussi celles du pays».Par ailleurs, le president Gratton a préféré ne pas préciser à ce moment-ci l'importance de ses investissements américains en raison de la conjoncture.Echanges d'expertises Le président du conseil Raymond Garneau a de son côte indique qu'il veut «favoriser les échanges d'expertises plutôt qu'intégrer de- services » de la Banque d'Epargne et du Crédit foncier.Il a assuré toutefois qu'il maintenait l'autonomie du Credit foncier dont la Banque d'Epargne est devenu le seul actionnaire puisque les «marchés et les produits sont différents\".L'association de la Banque d'Epargne, qui lient aujourd'hui sa 134e assemblée annuelle, et du Credit foncier permet selon lui de jouir de l'atout considérable de la complémentarité des services financiers offerts «qu'il appartiendra aux deux institutions de développer et de mettre à profit».Les administrateurs agréés disent avoir été oubliés La Corporation professionnelle des administrateurs agrees du Quebec a dévoilé hier au cours d'une conférence de presse tenue a Montréal le mémoire qu'elle présente à Québec au ministre responsable de l'Office des professions du Québec.M.Camille Laurin, ainsi qu'au président de l'Office, Me André Desgagné.JEAN POULAIN Ce mémoire fait suite à la création d'une commission parlementaire chargée d'étudier le différend entre les corporations pro f e s s i o n n e 11 e s c o m p t a bI es C.A.C.G.A.et H.LA.qui.depuis plusieurs années, se disputent l'exclusivité des champs de la comptabilité publique.C'est du moins ce qu'a explique hier le président des administrateurs agrées.M.Claude Rivard.Ce dernier a indiqué que l'Office des professions, pour régler le différend, propose la création d'une commission de permis de vérificateurs.Or.selon le mémoire, la Corporation professionnelle des administrateurs agréés «a été oubliée dans la discussion».l'Office recommandant que seul un membre de l'une ou l'autre des trois corporations de comptables soit admissible à l'obtention du permis de vérificateur et pourra exercer en verification.M.Rivard a expliqué de plus que son organisme propose que la comptabilité privée et la comptabilité publique soient séparées «des considérations économiques pouvant empêcher un comptable vérificateur de faire sa vérification publique».Outre le conflit d'intérêt possible pour un comptable qui oeu- vre à la fois dans la vérification publique et dans la verification privée.l'Association des administrateurs agrees suggère d'agrandir le champ de la vérification publique à tous ceux qui font preuve de leur competence.M.Rivard.dans sa conference de presse, a indique que dans la situation actuelle, c'est la firme de comptables agrées elle-même qui signe la vérification, alors que son organisme propose que «l'expert-vérificateur» s'impliquerait personnellement.La commission parlementaire qui doit se tenir en février de\\ ra conseiller le législateur pour régler le différend.Les prix du café baissent TORONTO (PC) \u2014 General Foods a annonce hier des reductions de :>0 cents la livre de cafe ordinaire et de 10 cents la livre de café décaféiné.Au début de la semaine.Nabob Foods avait annonce une diminution semblable sur son cafe ordinaire.M.George Beatty.représentant de General Foods, a expliqué les baisses par le beau temps qu'il a fait cette année au Brésil et qui a fait baisser les prix du café vert sur les marchés internationaux.«S'il n'y a pas de gel encore cette année, a poursuivi M.Beatty.les prix du café demeureront probablement à la baisse pour un certain temps.» C 6 rXES COMBAjGNEES Les Hunt ne prévoient pas d'autre acquisition dans le secteur minier ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JANVIER 1981 DALLAS (Reuter) \u2014 Herbert Hunt, un des membres du groupe Herbert, Bunker et Lamar Hunt qui se sont associés sous le nom collectif de Procan Exploration Co., ne s'attend à aucune autre acquisition majeure d'intérêts miniers canadiens dans le proche avenir.Tout récemment, Procan a acheté des intérêts dans des concessions minières de Cadillac Explorations Ltd.et Terra Mining and Exploration Ltd.pour un montant total de $90 millions.M.Hunt a déclaré que, depuis cette acquisition, il recevait «presque chaque jour» des requêtes de compagnies à la recherche de capitaux et de placements dans des projets miniers.«De toute façon, a-t-il dit.nous ne pourrions parler de futures transactions.Traditionnellement, c'est la la prérogative des compagnies qui vendent des intérêts, et nous n'allons pas passer outre a cette tradition.» M.Hunt a souligne, toutefois, que l'achat d'intérêts dans des concessions minières faisait partie de longue date d'une politique d'investissement dans l'ex- ploration et le développement de richesses naturelles.«Ce n'est pas notre intention d'acheter des actions de ces compagnies (Cadillac et Terra) et, bien qu'on doive nous tenir informés de toute décision importante relative à l'exploitation des mines, nous n'avons rien acheté qui nous donne le contrôle de telles activités.» Il y a un an.les frères Hunt avaient spéculé fortement sur l'argent.Ils s'étaient endettés et un groupe de banques qui leur avait consenti un prêt de $1.1 milliard leur avait interdit de spéculer sur des actions avant le plein remboursement du prêt.M.Hunt dit que les banques ont été consultées au sujet des investissements miniers et n'y ont posé aucune objection.Intérêt soudain pour les actions de Petrofina ¦ (CDJ) \u2014 Le président du conseil et président-directeur général de Petrofina Canada.M.Pierre Xadcau.a déclaré que la compagnie ne pouvait expliquer pourquoi ses actions ont suscité tout à coup beaucoup d'intérêt à la Bourse de Toronto, hier, et ne possédait par ailleurs aucun renseignement relatif à une offre d'achat qui pourrait justifier cet intérêt.Les transactions relatives aux actions de Petrofina ont été interrompues pendant quelque temps à la Bourse de Toronto, hier matin, en raison d'un «déséquilibre de l'ordre».Avant cette interruption, les actions avaient monté de 4.25 à 91 sur un virement de 15,170 actions.Standard Oil compte investir $4.2 milliards ¦ SAN FRANCISCO (Reuter) \u2014 Standard Oil of California compte investir mondialement $4.2 milliards dans l'exploration et les immobilisations cette année, une augmentation de 20 pour cent par rapport à l'an dernier.Les investissements prévus pour les Etats-Unis sont de $2.9 milliards, soit 30 pour cent de plus qu'en 1980.De ce montant, Si.70 milliard iront à la recherche et à la production de pétrole, et $100 millions sont prévus pour des projets manufacturiers comme la transformation d'usines pour le raffinage du brut lourd.Le solde sera versé dans les activités minières, chimiques, de transport, de marketing et dans la mise au point de combustibles synthétiques.La compagnie dit que, si les stimulants économiques continuent et si la nouvelle adminis- tration parvient à abaisser certaines barrières gouvernementales, elle pourrait accroître encore ses investissements aux USA au cours de l'année.En tout et partout, Standard Oil of California investirait mondialement plus de $22 milliards ($ constant de 1981), soit plus du double des sommes investies au cours des cinq dernières années.Environ $15 milliards seraient investis aux USA.Venezuela : $25 milliards pour le pétrole ¦ NEW YORK \u2014 Un des principaux fournisseurs de pétrole aux Etats-Unis, le Venezuela, dépensera $25 milliards d'ici à six ans pour trouver de nouvelles sources de pétrole et moderniser ses raffineries.Selon le président de la société d'Etat vénézuélienne Legoven, M.Guillermo Rodriguez Eraso, les revenus d'exportations pétrolières permettraient de financer en grande partie ce programme d'investissement.La gomme à mâcher: 26% de plus ¦ CHICAGO (CDJ) \u2014 Le prix de gros de la gomme à mâcher Wrigley a été majoré de 26 pour cent pour certaines marques lundi.La boite Plen-T-Pak de 12 paquets de 17 bâtonnets est passé de $3 à $3.78 pour les marques Spearmint, Doublemint, Juicy Fruit et Big Red.La compagnie note que, même si diverses marques de gomme ; Wrigley ont subi des hausses de prix partielles l'automne dernier, le prix de la boîte Plen-T-Pak était resté sans changement depuis 1978.Ces prix sont maintenus pour les boîtes de six et dix paquets, de même que pour les Plen-T-Paks de la marque Free-dent.La compagnie veut rétablir des marges normales de profits, qui se sont constamment amenuisés en trois ans d'inflation.Majoration du prix de gros du mazout ¦ NEW YORK (AP) \u2014 A l'instar de plusieurs autres raffineries, Exxon et Mobil ont augmenté d'environ deux cents le gallon le prix de gros de leur mazout et de leur huile diesel.Mobil a aussi annoncé une hausse des prix de gros de l'essence et du carburant pour avions réactés.«Nous tentons de faire nos frais», a déclaré un porte-parole de la compagnie.Le prix de gros du mazout et de l'huile diesel d'Exxon est majoré de deux cents de gallon dans les Etats côtiers du golfe et de l'Atlantique, et d'un cent le gallon dans les Rocheuses.Ces prix avaient déjà été majorés d'un cent et demi le 1er janvier.Le prix de gros du mazout d'Exxon à New York est maintenant de 91.8 cents le gallon, onze cents de plus qu'à la mi-août.1980.; Le Japon est intéressé : : au CANDU ¦ OTTAWA (Reuter) \u2014 Le bruit court que la visite du ministre japonais du Commerce international à Ottawa et Toronto, la semaine prochaine, est un indice d'un regain d'intérêt du Japon pour l'acquisition d'au moins un réacteur canadien CANDU, évalué à $900 millions.M.Rokusuke Tanaka aura, lundi et mardi, des entretiens | particuliers avec le ministre de l'Energie Marc Lalonde, le ministre des Finances Allan Mac- ' Eachen, le ministre de l'Indus- ; trie Herb Gray et le ministre au Développement économique Bud Olson.Il se rendra ensuite à Pickering pour y visiter la centrale nucléaire.Fermeture prolongée chez Chrysler ¦ DETROIT (Reuter) \u2014 La société Chrysler a fait savoir hier que son usine d'automobiles de Windsor, en Ontario, restera fermée jusqu'au 26 janvier, et que 3,500 ouvriers seront en congé forcé jusque-là.Fermée le 5 janvier, l'usine de Windsor devait rouvrir ses portes le 19 du mois.Par ailleurs, tel qu'annoncé précédemment, l'usine de camions de Windsor restera fermée cette semaine et la semaine prochaine, ne rouvrant ses portes que le 19 janvier. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JANVIER 1981 UNE RECOMMANDATION DE NESBITT, THOMSON, BONGARD Les actions de Power # placement intéressant Selon une étude de la firme Nesbitt, Thomson, Bongard* Inc., de Montréal, le groupe Power Corporation, qui a apparemment terminé l'intégration fie ses filiales et dispose de liquidités se chiffrant à $40 millions, se prépare à effectuer une acquisition, probablement dans le secteur de l'énergie, au Canada ou à l'étranger.JEAN POULAIN_ \" Thomas Law, l'auteur de l'étude, souligne que la consolidation des investissements de Power Corp.dans Investors Group (contrôle passant de 57.9 à 96.5 pour cent des actions) et dans The Great West Life Assurance Co.par l'intermédiaire de ce dernier, constitue maintenant une base solide génératrice de profits \u2014 donc de liquidités \u2014 devant permettre des acquisitions.De plus, l'association avec la Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas procurera au groupe des occasions nombreuses d'investissement, et des avis autorisés non seulement aux Etats-Unis mais dans le monde.L'étude souligne au sujet de cet investissement attendu dans le secteur énergétique qu'il ne faut pas oublier la politique déclarée de l'Office national de l'Energie du gouvernement fédéral de «canadianiser» l'industrie du pétrole et du gaz.Cette incitation est d'autant moins à oublier qu'elle a provoqué une chute des cours des actions des firmes étrangères impliquées dans ce secteur, ce qui ajouterait un élément d'intérêt supplémentaire.Le cash-flow Par ailleurs, l'étude se livre à des prévisions pour l'exercice 1981.en particulier sous l'angle de l'augmentation du cash-flow résultant des activités du groupe.Pour 1979, elles avaient permis l'accumulation de $28.3 millions pour atteindre ensuite $43.4 millions en 1980 et $56 millions en 1981 (les deux derniers chiffres sont des prévisions).L'élément principal à l'origine de cette croissance de liquidités provient des dividendes reçus des filiales et entreprises affiliées, lesquels passeraient de $19.6 millions en 1979 à $29.7 millions en 1980 et $31.8 millions en 1981 (l'autre facteur créateur de cash-flow est l'amortissement).Performance L'accroissement attendu des dividendes à recevoir provient lui-même (outre l'augmentation due au plus grand pourcentage d'actions détenues dans certaines filiales) de la meilleure performance envisagée pour toutes les filiales et l'entreprise elle-même.C'est ainsi que, selon les prévisions de l'étude de Thomas Law, le bénéfice par action de Power Corp., qui était de $3.35 en 1979, devrait passer à $3.90 en 1980 et $4.20 en 1981.Comme le cours de l'action se situe actuellement autour de $22, l'étude conclut que le titre est sous-évalué et devrait monter à $26 dans les prochains mois.CAERIÈRES ET PROFESSIONS.N B Tou* 'e% DOii«'\\ onnoncpi iOfit ou»er»i egolement au* 'emme» et ou» homme» POSTE DE REPRÉSENTANT avec d'excellentes possibilités de carrière L'Agence Lewer est une compagnie internationale .qui offre 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s'exprimer avec facilité et pouvant travailler indépendamment pour recruter des membres.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae confidentiel au Directeur National des représentants La Fédération Canadienne dt l'Entreprise Indépendante 15, rue Coldwator DON MILLS, Canada M3B 3J1 Nous prendrons rendez-vous avec vous.DIRECTEUR DES SERVICES ADMINISTRATIFS Relais Laval, Inc., centre d'accueil pour jeunes déficients mentaux, recherche un O.S.A.NATURE DU POSTE: Sous l'autorité du directeur général, le D.S.A.assume les responsabilités relatives à la gestion des resssources humaines, financières et matérielles de l'établissement.De plus, il peut se voir attribuer toute autre tâche demandée par son supérieur immédiat.QUALIFICATIONS: Le candidat devra détenir un diplôme d'études collégiales en techniques administratives ou l'équivalent.Seront considérés les candidats ayant une expérience reconnue dons le réseau des Affaires sociales.SALAIRE: Selon les normes du ministère des Affaires sociales du Quebec.Faites parvenir votre curriculum vitae avant le 14 janvier 1981 au soin de: Ghislain St-Onge, Directeur général Relais Laval, Inc.2480, Honoré-Mercier Ste-Rose, Ville de Laval, H2L 2T4 I I DIRECTEUR DES ACHATS Un important manufacturier de meubles de la Rive-Sud recherche un directeur des achats.FONCTIONS: Contrôler et coordonner les achats de matières premières et services aux différents départements afin d'assurer une production continue.Choisir les fournisseurs.Responsable des niveaux d'inventaire des matières premières.QUALIFICATIONS: \u2014 D.E.C.administration générale ou l'équivalent et 5 ans d'expérience comme acheteur dans l'industrie manufacturière.\u2014 Bilingue.\u2014 Habileté à négocier avec fournisseurs.\u2014 Connaissance du bois franc un atout.SALAIRE: Selon compétence et expérience.foire parvenir curriculum vitae à M.Cyrille Pothier, Vice-président exécutif, HENDERSON 199, Avenue Upper Edison St-Lambert, Que.J4R 2R3 I i i 1 .V \u2022 ¦ REPRÉSENTANT DE VENTE ET MARKETING Une compagnie de transport en pleine expansion desservant l'Ouest du Canada par son service express est à la recherche d'un candidat pour augmenter son équipe de vendeurs de Montréal.Cette offre comprend un bon salaire de base, un compte de dépenses incluant frais d'automobile, boni et avantages marginaux.Ce candidat doit être bilingue, enthousiaste et avoir de l'initiative pour poursuivre une carrière dans le domaine du transport.Une expérience antérieure dans les ventes ou le transport est un avantage, toutefois, nous sommes prêts à entraîner un débutant.Si vous croyez être h personne que nom recherchont, veuilkz hire parvenir votre curriculum vitoe o: FLEET EXPRESS SERVICES ôtt.: W.T.Hillier 2025, chemin St-Francois Dor val, Que.H9P 1 K3 \u2022V.* mmtmtsstm \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 0 V.i REPRÉSENTANTE) DE VENTE Un poste est offert par une importante compagnie qui se spécialise dons des produits alimentaires ainsi qu'au niveau des pâtes et papier, qui depuis plus de 90 ans entretient d'excellentes relations avec so clientèle en répondant efficacement à leurs besoins.Candidat(e) bilingue, ôgé(e) entre 25 et 35 ans, saloire selon compétence.Voiture fournie.Dépenses d'affaires défrayées.Bénéfices sociaux très avantageux.Veui7/ez envoyer votre curriculum vitae à SIS Inc.au soin Directeur des ventes 3300 Boul.Cavendish, Suite 520 Montréal, H4B 2M8 VÉRIFICATEUR EN COMPTABILITÉ PUBLIQUE NI Nous recherchons une personne dynamique dési-.rant poursuivre sa carrière en pratique publique au \u2022 service dune clientèle diversifiée de petites et .moyennes entreprises au sein d'un cabinet offrant \u2022 d'excellentes possibilités de progression et de développement d'aptitudes professionnelles.MM Le candidat idéal aura 2 années ou plus d'expérience en vérification, sera C.A.ou stagiaire C.A.et fera preuve d'initiative.La rémunération reflétera les qualifications et l'expérience.Le bilinguisme sera un atout important.Si vous êtes intéressé(e), veuillez nous foire parvenir votre curriculum vitae ou communiquer avec nous par téléphone.Demandez M.Jacques Bonnette.Bélanger, Hébert et Associés, C.A.314, rue Principale, Cowansville, Québec J2K 1J5 (1-514)263-2087 DESSINATEUR Une firme spécialisée en gestion de projet recherche un dessinateur d'architecture possédant un minimum de 5 ans d'expérience et manifestant également un intérêt et des aptitudes marquees dans la présentation graphique.Milieu de travail et avantages intéressants.Endroit: Centre-ville.Salaire à discuter.Faire parvenir votre application accompagnée des details pertinent*.À QUI DE DROIT B.P.533 Place d'Armes, Montréal H2Y 3H3 Un organisme des mieux établis ou Québec cherche un CHEF-CUISINIER d'expérience capable de préparer trois repos chauds pour quelque 400 personnes.Avantages et salaire généreux.Ut personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur application à: La Presse, ref: 10461 CP.604 1, suce.A Montréal, Que.H3C 3E3 CINTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L'OUTAOUAIS POSTE VACANT POSTE: numéro673 DIRECTEUR DU SERVICE DES RESSOURCES FONCTIONS: \u2014 Gère les activités relatives a lutilisaton des ressources non institutionnei* les de la région et contribuer à leur développement.\u2014 Assumer les responsabilités hiérarchiques du personnel de sa direction.\u2014 Fixer les objectifs de son service et en mesurer la réalisation.\u2014 Coordonner et superviser le développement et la formation des familles d'accueil.\u2014 ctobfir les besoins en personnel et outres ressources de son service et participer à l'élaboration des prévtsions budgétaires de sa direction \u2014 Accomplir toutes outres toaSes pertinentes o ses fonctions QUALIFICATIONS : Détenir un diplôme d'études universitaires en sexe socio! ou l'équivalent et avoir deux (2) ons d'expérience pertinente dont six (6) mois jjK en gestion d'une unité de distribution de services sociaux.\\'\\ TRAITEMENT: A établir selon les règles de remunwcrhon des codres du réseau g des affaires sociales (classe 14).?*m DE FAIRE PAtVENIR lOUTt OEMANOi ACCOMPAGNES DE VOIRE X; CUUKuXUMWAEÀlA: | DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES 105, boul.Sacré-Coeur Hull (Québec) J8X 1C5 g AVANT LE 27 JANVIER 1981 g A%%%ViVAViVtViVt%VtVtViW»ViViV«VA%V.ViV.VA%WV.V.,.V I \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 .\u2022 \u2022 ., \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦ .\u2022>\u2022 I I f e \u2022 .e \u2022 I ! /\u2022va CH.S.P.(280 lits) recherche ASSISTANTES INFIRMIÈRES CHEFS STATUT: Temps complet HORAIRE: Nuit EXIGENCES: 1 année d'expérience comme infirmière.INFIRMIÈRES SOIGNANTES STATUT: Temps partiel HORAIRE: Nuit INFIRMIÈRES AUXILIAIRES STATUT: Temps partiel régulier HORAIRE: Nuit S'adreaer: Bureau du personnel CENTRE HOSPITALIER ST-GEORGES INC.1 205 Labelle, Montreal H2L 4C1 849-1357, Poste 7 HÔPITAL NOTRE-DAME-DE-LOURDES recherche COORDONNATRICE À temps partiel.Service de nuit.EXIGENCES: \u2014 Etre membre de l'O.I.Q.\u2014 Expérience minimum 2 ons.Foire parvenir curriculum vitae avant le 20 janvier 1981 à: Direction des Ressources humaines Hôpital Notre-Dame-de-Lourdes 1870, boul.Pie-IX Montréal HIV 2C6 I .V .V I 1 V.1 I Un important fabricant européen de colorants recherche un spécialiste d'atelier de teinture pour assumer la responsabilité de DIRECTEUR NATIONAL DES VENTES Relevant du Directeur générai des divisions des colorants et pigments, le titulaire sera appelé à jouer un rôle de premier plan dans le développement des ventes des colorants dispersés et reactifs ainsi que plusieurs autres familles de colorants.Localisé à Montréal, ce poste offre l'occasion d oeuvrer au sein d'une équipe commerciale et technique bien établie.Le Directeur national des ventes doit voir à: \u2014 La planification et le développement des ventes et a la motivation de l'équipe de représentants \u2014 Assurer des liens étroits avec les clients les plus importants.\u2014 Préparer le budget, etc.Les exigences du poste sont: \u2014 La maîtrise du français et de l'anglais est essentielle \u2014 Une connaissance de l'allemand serait un atout.\u2014 Diplômé en sciences du textile, le candidat doit posséder une solide expérience de la teinture du polyester, du cotton et de ses mélanges ainsi que d'autres fibres.\u2014 Une connaissance approfondie des colorants et de leur utilisation est nécessaire en plus d'une experience dans le domaine des ventes et de la gestion.De préférence, la personne choisie démontrera d'excellents talents de communicateur.saura planifier son travail et entretien deja des contacts dans l'industrie textile.Une rémunération généreuse sera fonction de la formation académique et de l'expérience.De plus, un programme complet d avantages sociaux est offert.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae.en y joignant une description de vos plus récents accomplissements, en indiquant le numéro ae référence MA31, à: Cala H.R.C.Lfee Services de publicité de recrutement 666 ouest, rue Sherbrooke Suite 2001 Montréal.Que.H3A 1E7 Fburcornbter \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 INGÉNIEUR-TECHNICIEN EN MÉCANIQUE Un fabricant de produits en acier inoxydable, situé à Sherbrooke, requiert les services d'ingénieur ou technicien bilingue.Expérience requise en estimation, planification de production et administration de contrat.Foire parvenir votre résumé sous pli confidentiel a.W.O.WOLF HOLDING 485, rue Verchères, Magog, Que.J1X3K8 ae plus er plus, les entreposes reconnaissent I efficacité ce la rubriaue Carrières et Professions Jans La Presse Pour pUv*fl#i oértistf vofrt cvmcvhm vitoe avant le 26 fanviet IWI.M.Bernard DuttauH Chambre de commerça de la province do Québec ¦500, rue SaJnt-François-Xavier Montréal, Que.H2YiT6 4? C 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JANVIER 1981 JuE PAS DE TRAVAIL LE SAMEDI David Barnett, espion du KGB.téléphoto UPI Un ex-agent de la CIA condamné à 18 ans de prison pour espionnage BALTIMORE (UPI, PA, AFP) \u2014 Un ancien agent de la CIA.David Barnett.a été condamné hier à 18 ans de prison par un tribunal de Baltimore pour avoir founi des renseignements aux Soviétiques en échange d'une somme de $92,000.L'accusé a écouté calmement le prononcé du verdict par le juge Frank Kaufman, qui a déclaré: «Il n'y a aucun doute, à mon avis, que vous avez causé du tort à ce pays.» Le juge, qui aurait pu imposer une peine d'emprisonnement à vie, a souligné qu'il avait tenu compte du fait que Barnett avait collaboré avec le FBI et la CIA.Il sera admissible à une libération con-.ditionnelle dans six ans.Barnett.âgé de 47 ans, s'était reconnu coupable le 29 octobre dernier à l'accusation d'avoir transmis des informations à une puissance étrangère, après une entente avec le gouvernement fédéral, celui-ci se contentant d'exposer les faits sans recommander de sentence.Barnett avait été démasqué et arrêté le 18 mars 1979 par des agents du FBI.Il était notamment accusé d'avoir révélé au KGB que la CIA avait découvert les fréquences radio utilisées pour guider les missiles soviétiques sol-air «SA-2», utilisés durant la guerre du Vietnam, et le temps de plongée maximale des sous-marins soviétiques de la classe W.L'accusé, tout en plaidant coupable, avait affirmé pour sa défense qu'il n'avait jamais transmis qu'une partie des informations dont il disposait et qu'il n'obéissait pas aveuglément aux ordres du KGB.L'accusation estimait de son côté que l'ancien agent avait au contraire fourni aux Soviétiques des informations suffisamment intéressantes pour justifier le paiement de $92,000.Barnett avait travaillé pour la CIA de 1958 à 1970.alors qu'il avait quitté dans l'espoir de trouver une activité plus lucrative.Il avait été repris à temps partiel en janvier 1979 et décidait en mars 1980 de tout raconter au FBI sur ses activités au service du KGB dans l'intervalle.On le considère comme le plus important espion soviétique jamais démasqué dans les rangs des services secrets américains.DEPECHES UNE BOMBE de forte puissance a explosé hier dans une base d'entrainement de la RAF à Uxbridge.en banlieue de Londres.L'attentat a causé de lourds dégâts mais n'a fait aucun blessé.Il n'avait pas été revendiqué hier soir.C'est le 3c attentat en neuf jours dans la région de Londres.Mercredi, un colis piégé adressé au premier ministre Thatcher avait été intercepté et désamorcé et cette action a été revendiquée par la «Ligue républicaine socialiste écossaise», dont six militants ont été condamnés récemment à la prison.NON-LIEU pour trois officiers chiliens \u2014 le général en retraite Manuel Contreras, chef de la police secrète (DINA) entre 1971 et l!>77.le colonel Pedro Espino-za et le capitaine Armando Fernandez, placés sous ses ordres \u2014 accusés de complicité dans l'assassinat à Washington d'Orlando Letelier, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement d'Allende.Une chambre de mise en accusation américaine avait condamné les trois officiers pour avoir décidé et organisé l'assassinat de Letelier.Washington avait réclamé leur extradition, mais la Cour suprême du Chili avait refusé d'accéder a cette demande.RONALD REAGAN a terminé hier une visite de trois jours à Washington après avoir présidé la premiere séance de travail de son futur cabinet, au département d'Etat.Il a réaffirmé son intention d'effectuer des «coupes dans tous les chapitres budgétai-' res», à l'exception de la Défense, pour réduire le déficit de l'exercice courant estimé à $60 milliards.Le futur président compte accorder la priorité au dossier économique dès son accession à la Maison-Blanche, le 20 janvier.UN INTERPRÈTE soviétique aux conversations de Vienne sur la réduction des forces en Europe a fait défection et s'est enfui en Allemagne fédérale, a-t-on ap->pris hier à Bonn.Victor Koroliuk aurait emporté avec lui une liasse de documents secrets très importants.Koroliuk aurait fait défection un peu avant Noël, prenant l'avion de Vienne à Dus-seldorf, où il s'est présenté à la police de l'aéroport.A l'ambassade soviétique de Vienne, on se refuse à tout commentaire.UNE PETITE manifestation a marqué, hier le cinquième anni- Pologne: nouveau défi des syndicats au gouvernement versaire de la mort de Chou-En Lai sur la Place Tiananmen.Une centaine de personnes, pour la plupart des jeunes, ont défié l'autorité de trois membres de la police militaire qui voulaient les empêcher de rester au pied de la stèle «aux héros du peuple» au milieu de la place.Pour beaucoup de Chinois, un hommage à Chou équivaut à un camouflet symbolique à la mémoire du Mao Tsétoung de la Révolution culturelle.LA JUNTE salvadorienne a introduit hier une série de mesures économiques pour tenter de contrôler l'inflation dont le taux annuel atteint 60 pour cent.De source autorisée on indique qu'un gel des salaires a été décrété jusqu'au 30 juin, ainsi qu'un contrôle des prix de détail et une réduction de 40 pour cent des loyers.La junte a par ailleurs annoncé un remaniement ministériel créant un nouveau portefeuille, celui du Commerce extérieur, et donnant de nouveaux titulaires à ceux de l'Agriculture et de la Santé.LE PÉROU semble entrer dans une période sociale agitée avec une série de grèves contre la politique économique du gouvernement du président Fernando Belaunde, et notamment la menace d'une grève générale le 15 janvier.Les syndicats réclament l'annulation des sévères hausses de prix décidées lundi ainsi qu'une augmentation des salaires de 60 pour cent et la révision de la loi sur le pétrole.LES MEMBRES des Brigades rouges détenus à la prison de Trani se sont prononcés à leur tour pour la libération du juge Giovanni d'Urso si la presse nationale publiait trois documents qu'ils ont rédigés.Mercredi, les détenus de la prison de Palmi s'étaient prononcés pour la libération du magistrat.On attend maintenant ce que fera le gouvernement italien, qui a refusé jusqu'ici toute concession en ce sens avec l'appui des principaux partis politiques et de nombreux journaux.LES SIX autonomistes corses qui observent une grève de la faim depuis bientôt deux mois vont rester en prison jusqu'à l'ouverture de leur procès, le 14 janvier.Ainsi en a décidé la Cour de sûreté de l'Etat, en rejetant hier les demandes de mise en liberté présentées par leurs avocats.La Cour s'est fondée sur le rapport d'un expert médical indiquant que l'état de santé des six hommes est compatible avec la détention, que leurs jours ne sont pas en danger.d'après AFP, Reuter En décrétant unilatéralement la semaine de 10 heures en cinq jours de travail, les syndicats autogérés polonais «Solidarité» ont lancé un véritable défi au gouvernement qui a répliqué en rappelant que les samedis 10 et 24 janvier seraient des jours ouvrables et que toute absence au travail sera considérée comme «injustifiée».Le communiqué gouvernemental souligne que la décision du gouvernement est «obligatoire».Le ton a, en effet, brusquement monté entre les deux parties quand à Gdansk, hier, dans une résolution adoptée à la majorité des voix, la commission nationale du syndicat indépendant «Solidarité» à décidé, contre la décision du gouvernement,, que le samedi 10 janvier serait une journée chômée et qu'il en irait de même de tous les samedis de l'année.Le défi au gouvernement est évident car la résolution ne lais- se même pas de place à d'éventuelles propositions du gouvernement comme le faisait une premiere version du texte adoptée 24 heures auparavant.Cette résolution intervient d'ailleurs au lendemain d'une intervention télévisée du vice-premier ministre Jagielski qui avait expliqué à la population mercredi soir qu'une réduction trop hâtive de la durée de travail hebdomadaire était incompatible avec l'état de l'économie polonaise.Il avait proposé un choix entre la semaine de cinq jours avec, en contrepartie, une prolongation d'une demi-heure de la durée de la journée de travail, et le maintien de la journée de huit heures mais seulement un samedi «libre» sur deux.Cette intervention, jugée trop tardive par les plus modérés des dirigeants de «Solidarité», a provoqué de la part du syndicat un durcissement subit.Alors que la résolution orale adoptée mercredi soir, à propos des «samedis libres» évoquait la possibilité d'engager des négociations avec le gouvernement à ce sujet, cette possibilité a été exclue dans la rédaction définitive de la resolution.Non seulement, elle réaffirme qu'à compter du 1er janvier «tous les samedis sont libres», sans augmentation du nombre d'heures de travail quotidien, mais elle comporte un additif précisant que la commission nationale apporte son «soutien» à tous les salaries qui décideront de ne pas se pre senter à leur lieu de travail le samedi lOjanvier.Au cours de la discussion qui a précédé, le texte d'un télégramme adressé par le ministre du Travail à tous les directeurs d'entreprise a été lu.Il déclare «qu'en ce qui concerne le 10 janvier, toute absence au travail sera considérée comme injustifiée» et donnera lieu aux sanctions prévues par le Code du Travail, à savoir non rénumération de la journée chômée, perte du droit aux primes et au treizième mois.En commentaire, le porte-parole de la commission nationale, M.Karol Modzelewski, a accusé le gouvernement de rechercher la confrontation et de vouloir «briser» le syndicat indépendant.«Nous avons pris nos responsabilités, a déclaré de son côté Lech Walesa: il faut lutter».Le 10 janvier s'annonce donc comme une journée de grève non déclarée.La balle est maintenant dans le camp du gouvernement.Une conclusion s'impose aux observateurs: la trêve fragile qui avait été respectée entre les autorités et «Solidairté» depuis le début du mois de décembre est bel et bien rompue.Par ailleurs, tandis que dans le sud-est du pays une centaine d'agriculteurs poursuivent leur occupation du siege régional du gouvernement, les employés des messageries polonaises ont décidé de se mettre en «état de préparation à la grève» dès aujourd'hui.Carter espère régler la crise des otages avant son départ REAGAN REFUSE UN «CHÈQUE EN BLANC» d'après AFP, UPI, PA Tandis qu'à Washington, le président Carter exprimait l'espoir de résoudre l'affaire des otages avant de quitter la Maison-Blanche, son envoyé spécial, M.Warren Christopher, décidait de prolonger jusqu'à aujourd'hui son séjour à Alger où son voyage est considéré par les observateurs comme une «mission de la dernière chance» pour l'administration Carter.Au département d'Etat, on indiquait hier que les réponses américaines aux dernières questions posées par l'Iran dans le cadre des négociations sur la libération des otages avaient été transmises à Téhéran «d'une façon générale» et que M.Christopher s'était rendu à Alger pour «expliquer pleinement» aux autorités algériennes la position des Etats-Unis.Arrivé hier matin à Alger.M.Christopher, secrétaire d'Etat adjoint, a rencontré le ministre algérien des Affaires étrangères, M.Mohamed Benyahia, avec lequel il s'est entretenu pendant deux heures.On annonçait par la suite que l'émissaire américain passerait la nuit à Alger et ne partirait pas dans la soirée comme prévu.Les observateurs s'interrogent sur les raisons de la prolongation du séjour du diplomate américain.Deux hypothèses sont mises de l'avant: ou la délégation américaine attend une réponse de Téhéran à d'éventuelles propositions de dernière heure faites par Washington aux Iraniens par l'intermédiaire de l'Algérie; ou M.Christopher examine dès maintenant avec l'ambassade américaine à Alger les modalités pratiques d'un prochain transit des otages par la capitale algérienne.Pour sa part, le président Carter a déclaré hier à Plains, en Géorgie, que les dernières propositions américaines sont «raisonnables» et sont une base pour résoudre les différences avec Téhéran.«Mais je ne peux prédire si nous réussirons, a-t-il ajouté.Ce serait une erreur.» Interrogé sur les espoirs qu'il garde de voir les otages revenir d'Iran avant le 20 janvier, M.Carter a déclaré qu'il avait toujours espéré et qu'il espérait toujours.De son côté, le président élu Ronald Reagan s'est dit convaincu que le président Carter s'emploie actuellement à parvenir à un accord qui préserve l'honneur du pays, mais s'est refusé à donner un oui inconditionnel à tout accord qui pourrait être conclu par son prédécesseur.Interrogé par les journalistes.M.Reagan a dit qu'il refusait de signer «un chèque en blanc» pour obtenir la libération des otages détenus depuis 433 jours.Si les otages n'étaient pas libérés à son entrée en fonction le 20 janvier, le nouveau président se réserve le droit de «réviser» l'ensemble du problème.Même si l'on continue du côté américain à manifester la plus grande prudence, les dernières tractations entre Washington et Téhéran par l'intermédiaire de l'Algérie semblent indiquer la volonté des deux parties d'abou- telephoto UPI L'émissaire américain Warren Christopher est accueilli à Alger par le secrétaire aux affaires étrangères Mohamed Salah Dem-bri.tir à un règlement rapide du problème.A Téhéran, les dirigeants iraniens ont eu hier matin de nouvelles conversations avec les intermédiaires algériens, mais aucune information n'a filtré sur ces entretiens.Il semble que le dénouement de l'affaire ne dépende plus que d'un accord de compromis sur le montant des garanties financières demandées par l'Iran pour la libération des otages.L'écart entre les exigences iraniennes et les offres de Washington semble se réduire.L'Iran, qui avait réclamé .$21 milliards, pourrait n'accepter finalement que 11 ou 12 milliards.A ce propos, le porte-parole du département d'Etat a rappelé que les USA n'avaient jamais envisage de «verser à l'Iran de l'argent américain».Les fonds en question sont iraniens, a souligné M.John Trattner.CRISE EN ISRAËL Begin menace à son tour de démissionner I ¦ Paris dénonce le projet de fusion Libye-Tchad JERUSALEM.(Reuter, AFP, PA, UPI) \u2014 Dans une ultime tentative pour faire taire les graves dissensions qui sapent son gouvernement, le premier ministre Menachem Begin a brandi à son tour, hier, une menace de démission.Si la crise n'est pas réglée à la prochaine réunion du Cabinet dimanche, a indiqué M.Begin, il remettra sa démission, ce qui pourrait provoquer des élections législatives anticipées dès ce printemps en Israël.Le geste de M.Begin fait suite aux menaces de démission de ses ministres des Finances et de l'Education, MM.Yigael Horowitz et Zebulon Hammer.Le premier est farouchement hostile à une augmentation du traitement des enseignants, recommandée par une commission d'arbitrage, parce qu'il la juge ; incompatible avec sa politique anti-inflationniste.Le second soutient par contre les revendications des enseignants.Toutes les tractations pour un compromis entre les deux ministres ont échoué jusqu'à maintenant.M.Begin n'a pas pris position publiquement sur cette affaire mais on indique, de sources gou- vernementales, qu'il pourrait offrir sa démission s'il ne peut régler le problème à la réunion du conseil de dimanche.Si aucune solution n'est trouvée au conflit sur les salaires des enseignants, plusieurs hommes politiques sont d'avis que des elections anticipées seront nécessaires.Advenant une démission de M.Begin, un gouvernement de transition resterait en place jusqu'à l'organisation d'élections anticipées au printemps, au lieu de novembre 1981, terme normal de la législature.Dans certains milieux politiques, par contre, on estime que la menace de M.Begin n'a pour but que de faire pression sur les deux ministres en conflit et les contraindre àun compromis.La coalition au pouvoir, le Likoud, ne contrôle que la moitié des 120 sièges à la Knesset et la démission de l'un ou l'autre des deux ministres, entraînant la perte du soutien de leur parti, placerait le gouvernement de M.Begin en minorité.De son côté, l'opposition travailliste s'apprête à déposer une motion de censure contre le gouvernement dont elle a depuis longtemps dressé le constat de faillite.d'après AFP, Reuter Quarante-huit heures après l'annonce à Tripoli du projet de fusion entre la Libye et le Tchad, la France a condamné, dans un communiqué officiel, ce projet de fusion, estimant que l'accord de Tripoli «dévoile des ambitions qui constituent une menace pour la sécurité de l'Afrique».Venant après la désapprobation, la veille à la télévision, du ministre français de la Défense et-de la Coopération, M.Robert Galley, cette condamnation s'assortit d'un avertissement apparemment adressé à Tripoli.«La France se tiendra aux côtés du peuple tchadien quand il s'agit de ses droits, et aux côtés de l'Afrique quand il s'agit de sa sécurité», indique le communiqué publié au Quai d'Orsay.On a appris, en effet, que la sécurité des Etats africains a fait l'objet, hier matin, d'une réunion au Palais de l'Elysée présidé par M.Valéry Giscard d'Estaing.Cette réunion avait pour but de définir les moyens d'accroître la sécurité des Etats africains et était liée au projet de fusion Tchad-Libye.Pour condamner ce projet de fusion, la P'rance étaye sa position sur deux points principaux: Primo, il est illégal puisque le peuple tchadien n'a pas été consulté et que le Gouvernement d'Union Nationale de Transition (GUNT) n'a mandat que pour administrer le Tchad et préparer des élections générales avant la fin janvier 1982.Il ne lui appartient donc pas de prendre des décisions engageant l'avenir à long terme du pays.Deuxièmement, cet accord dévoile des ambitions libyennes qui constituent une menace pour l'Afrique.La France réaffirme ne vouloir en aucune manière s'ingérer dans les affaires intérieures tchadiennes.Après le désarroi que de nombreux observateurs ont cru noter dans l'attitude officielle française, il semble que Paris ait décidé de réagir pour rassurer ses amis africains francophones.Après le flottement franco-africain, on assiste, quarante-huit heures après à une sorte de mobilisation générale et à une cascade de condamnations et de protestations.Après la condamnation officielle de Paris, c'est celle «rigoureuse» du président Omar Bongo du Gabon qui assimile cette fusion à une «union contre nature» et à une «absorption, à une annexion du Tchad par la Libye».Néanmoins, le gouvernement français demeure fort embarrassé par la simultanéité de l'annonce de Tripoli et de celle d'un accord pétrolier conclu entre la Société nationale française Elf-Aquitaine et la Libye.La presse française s'est montrée particulièrement sévère \u2014 on note surtout la virulence du «Monde» \u2014 pour ce qu'elle a estimé être les «atermoiements» ou «le double-jeu» de la France."]
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