La presse, 20 janvier 1981, Cahier A
[" A\u2014- PRES DU QUART DES MONTRÉALAIS ONT DES TROUBLES RESPIRATOIRES page B 12 \u201e ACàlTC M0NTREAL' MARDI 20 JANVIER 1981, 25 CENTS 97e ANNÉE, no 16, 54 PAGlS, 4 CAHIERS HT CHAUFFEURS ATTENTION! L'ORDINATEUR COMPTE MAINTENANT LES POINTS page A 16 ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $1.75 EDI1I0N NATIONALE LUNDI AU SAMFDI $2.00 ABITIBI-TEMISCAMINQUE LA TUQUE 30' et de la personnalité dans votre panier.Square Dec«rle et Centre 2000, Laver».L'ULTIME DÉFI DE CARTER Le président sortant Jimmy Carter semblait devoir perdre la nuit dernière l'ultime pari de sa présidence: celui de sortir les 52 otages d'Iran avant «le nouveau commencement» que le president -élu Ronald Reagan inaugure aujourd'hui.Jean PELLETIER, de notre bureau de Washington, écrit que «le doute a succédé à i cXULwrunve» uua ciui>-vsm».i^e v-nypitr, nuire collaborateur spécial Robert POULIOT voit dans l'Accord d'Alger une concertation pour ramener l'Iran sous l'ombrelle de l'Occident.Dans le monde entier, c'est le soulagement, sauf au Kremlin où l'amertume persiste.À Ottawa, on veut normaliser avec Téhéran «dès que possible», mais une lecture des principaux points de l'accord américano-iranien montre qu'il s'agit d'un contrat basé sur la méfiance.pages A 10 et A 11 L'accord d'Alger en résumé page A 11 Toni et Virgil Sickmann, les parents du sergent Rodney «Rocky» Sickmann, un des otages américains, ont fêté au champagne hier matin en compagnie d'amis et de parents l'annonce de la libération prochaine de leur fils.De toutes les cérémonies d'inauguration, celle qui marque l'arrivée au pouvoir de Ronald Reagan sera la plus coûteuse de l'histoire des Etats-Unis, note Jean PELLETIER, notre correspondant à Washington.Elles exigeront $11.5 millions, mais personne ne critique la facture, page A 11 Gaffeur, le Canadien perd 6-3 au Minnesota .page B 1_ IYIIIXI QifAN gkfr ica/é, lAfAuz At terms i \\MOt\\ A/OA/ ?m mm* l*r * d o.\u2022**0'*fl 9» a '7- Pojrchor.ger 285-7205 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 Notional, TeiePresse 285-7306 Vaccnces.vo^oges 285-7265 Carrières t* processions, ncr - oi crs 285*7320 COMPTABILITÉ Gfordesonnonces 285-6892 Annonces classées 265-6901 Pour vous abonner, nos bureaux sont ouverts de 7h a 1 8h (somedi 7h a 1 5h) 285-6911 l 4- LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 20 JANVIER 1981 La SQ se retire du territoire amérindien ROYUN \u2014 En 1985, si tout s'est déroulé comme prévu, la Sûreté du Québec se sera complètement retirée de l'ensemble du territoire amérindien.Déjà, ce corps policier forme des autochtones dans les régions polaires.ANDRÉ PEPIN envoyé spécial de LA PRESSE Les populations Cris et Inuit pourront administrer leurs corps de police sans l'intervention de la SQ, même si elles dépende-ront toujours des tribunaux blancs.Déjà, depuis 1978, 17 Cris et 16 Inuit sont en poste pour assurer la paix de leurs villages sur tout le territoire touché par l'entente de la Baie James.Pour former et guider ces autochtones, six policiers blancs de la SQ travaillent aussi dans la région.Les autochtones ne sont pas formés à l'Institut de police de Nicolet, mais sur place, par le détachement du Nord-Ouest.Besoins différents Les besoins de la population autochtone \u2014 30.000 personnes \u2014 sont bien différents des nôtres: «Le policier autochtone a d'abord pour tâche d'assurer la paix, mais il doit aussi s'occuper de l'organisation sociale du milieu.Dans ces régions, on ne travaille pas avec le code criminel sous le bras», explique le directeur Roger Chartrand de Rouyri-Noranda.La Sûreté du Québec, en collaboration avec tous les responsables des villages, travaille actuellement à l'organisation matérielle des différents postes de police.Les autochtones sont aussi dirigés pour maîtriser les principes de base de l'enquête policière.Les populations du Nord ne font aucune pression actuellement pour que la Sûreté du Québec se retire.Au contraire, le M.|i§!f! m*.-».-.-/>.R-.La plupart du temps, les policiers autochtones travaillent sans arme.Actuellement, ils sont dirigés par la SQ, mais bientôt ils seront autonomes.chef Billy Diamond, des Cris, insiste pour que ses policiers poursuivent leur formation au contact de la SQ.Ils prêtent serment devant la Commission de police du Quebec et ont le statut d'agents spéciaux.Sans arme La plupart du temps, les autochtones travaillent sans arme.Selon les saison-, ils apportent une collaboration étroite à leur population; ils cherchent des chasseurs égarés, des motonei-gistes, ils procèdent à l'élimina- tion des bandes de chiens errants, organisent des sports, etc.L'été dernier, par exemple, une fillette Inuit a été dévorée par une meute de chiens errants et affamés.Le policier en place a tout de suite pris l'initiative d'abattre tous les chiens qui n'étaient pas gardés.C'est là un exemple d'intervention.Récemment, un policier autochtone a intercepté un citoyen de son village pour l'interroger.Pendant que le policer tournait momentanément le dos à l'individu, ce dernier s'est suicidé en mettant le feu à ses vêtements.Immédiatement, la SQ est intervenue pour apprendre au policier la façon de détenir un individu, en toute sécurité.«Les autochtones veulent s'organiser, mais ils ne veulent pas être moins que les policiers blancs.Il faut, patiemment, avec beaucoup de diplomatie, leur apprendre ces techniques avant de nous retirer.Au cours des prochaines années, la SQ ne verra aucune objection à se retirer lorsqu'un personnel qualifié sera en mesure de mener des dossiers jusqu'aux tribunaux», déclare pour sa part l'agent Jacques Labrecque, un des policiers chargés de la formation.La stabilité Un des principaux problèmes que rencontre la SQ avant de se retirer, c'est l'instabilité des policiers autochtones.Souvent, à la période de la chasse, par exemple le policier abandonne tout simplement son poste.Le recrutement des candidats se faisant par les conseils de bandes, la SQ insiste pour que les choix se fassent avec beaucoup de rigueur.Actuellement.la SQ fournit tout le materiel nécessaire à l'administration de la police dans cette région, mais la formation des autochtones terminée, des accords doivent être signés avec les conseils de bandes pour que ces derniers financent ultérieurement les activités policières.Selon l'inspecteur Chartrand.le processus visant ù l'autonomie des autochtones ne peut être réalisé avant quelques années: «Il ne faut rien brusquer, ni l'une ni l'autre des parties n'est intéressée à tout chambarder.Actuellement, nos rapports sont excellents et nos objectifs précis.» Si on considère que les bandes du Sud sont maintenant autonomes, on peut conclure que le retrait prochain de la SQ des territoires du Nord marquera une étape importante dans l'histoire autochtone, surtout si le procès sus se fait sans heurt.A 3 Le club Medf une formule explorer Montreuil et imbeau Claude Montreuil âgé de 21 ans ainsi qu'Alain Imbeault âgé de 20 ans, deux récidivistes bien connus des policiers montréalais, on! été arrêtés tard hier soir, par les enquêteurs de l'escouade des Homicides et des vols qualifiés de la police de la CUM.dans leur repère de l'est de la ville où ils se terraient.RAYMOND GERVAIS Montreuil qui s'était échappé en novembre dernier du Centre de prévention Parthenais en se faufilant dans les plafonds faisait depuis lors l'objet d'intenses recherches de la part des policiers montréalais.Ils ont été arrêtés hier soir vers 23hl5 lors d'une descente aux numéros civiques 1416 et 1418 de la rue Préfontaine dans l'est de la ville.Au moment de leur arrestation, les deux comparses n'ont oppose aucune résistance, les policiers les ayant surpris.À la suite d'une information, les policiers de la CUM avaient en effet effectué plusieurs descentes dans différents secteurs de la ville où pouvait se trouver Montreuil.Dimanche soir les policiers perquisitionnaient à Claude Montreuil l'adresse précitée mais sans succès.Les deux apaches étaient recherchés en rapport avec plusieurs vols à main armée et tentatives de meurtres qui ont été commis récemment à Montréal.Notamment le hold-up de la succursale de la Banque National du Canada, sise au 2600 est.de la rue Ontario où le 19 décembre Alain Imbeault dernier, le gardien de sécurité de la banque, M.Paul Duguây, tombait sous les balles de deux bandits.Montreuil et Imbeault seront également interrogés par les po liciers concernant les événements sanglants survenus à Montréal au cours du dernier week end.Les policiers espèrent arrêtes pouvoir élucider la tentative de meurtre survenu le 17 janvier au bar Rendez-vous du 1112 ouest de ia rue Sainte-Catherine ou le portier de l'établissement ainsi qu'un client ont etc atteints de projectiles d'arme a feu.Les policiers croient aussi que Montreuil aurait pu être le responsable de la fusillade du P.G's situé au 1 122 de la rue Peel samedi dernier, ou une balle s'est logée dans la porte du club.Finalement les limiers interrogeront Montreuil et Imbeault en rapport avec le meurtre de Michel Crépeaull.âgé de 21 ans.survenu le 18 janvier au bar La Terrasse Ontario au 3945 de la rue Ontario a Laval.Comme elle existe depuis :*0 ans maintenant, la chaîne des clubs Méditerranée n'a plus besoin de présentation, même auprès des Québécois.Qu'il soit installé au bord d'une plage envoûtante ou au pied d'une pente de ski enneigée des Alpes (ou des Rocheuses américaines, depuis cette année), le club Med propose un type de vacances qu'on apprécie grandement.ou qu'on déteste singulièrement, selon son état d'âme Vous pouvez immédiatement m'inclure dans le premier groupe.Au risque de faire la publicité (l'entreprise de Trigano n'en a guère besoin) de la formule, je dois dire que j'ai adopté le club Med comme l'endroit idéal pour aller faire le plein au soleil en hiver.Bien sûr.il y a le prix qui peut paraître élevé à priori.Mais si vous optez habituellement pour la formule «avion - hôtel - petit déjeuner», donnez-vous la peine de comptabiliser toutes vos dépenses de repas, vin compris, et vous constaterez que c'est finalement du pareil au même.Or.pour un prix sensiblement le même, le club Med vous offre en sus des bouffes qui vous coûteraient de petites fortunes surtout dans les pays ou la dévaluation du dollar se fait le plus sentir, du vin à volonté (qui n'a incidemment rien à envier a notre «Cuvée des patriotes»') et.pour ceux que la chose intéresse, toute une panoplie d'activités sportives variées.Sans parier des spectacles (toujours imprévisibles parce qu'offerts par les «gentils organisateurs» ou GO), avec en prime la décontraction la plus totale.D'une manière générale, la formule offre également ses inconvénients: une chambre austere, des ustensiles pas toujours rutilants, un matelas un peu mou et cette impression générale d'être «surorganisés»! Heureusement, si le «gentil membre» ou G M (vous et moi qucir le souhaite vraiment, il est aussi libre de ses activités que -il résidait dans un hôtel ou le farniente règne en maître.Mais ces inconvénients vous laissent bien froids, surtout si vous n'en êtes pas à votre première experience.Du soleil garanti (à part deux ou trois courtes ondées par semaine), de la nourriture en abondance sans être nécessairement à la fine pointe de l'art culinaire, du pinard respectable, des activités sportives pour tous les goûts et l'absence totale de toutes contraintes: que demander de mieux pour scinder en deux nos hivers rigoureux?Evidemment, ce n'est pas l'endroit où aller si nous souffrez le moindrement de pruderie, surtout sur la plage ou toutes les tenues sont admises, y compris le naturisme si le coeur vous en dit.En fait, tout en se confor- mant aux lois du pays-hôte, le$ clubs Med n'ont rien à envier ni à Saint-Tropez, ni à l'Ile du Levant.C'est là un aspect qu'il ne faut pas négliger au moment de choisir son lieu de vacances, mais sachez qu'a Paradise Island (aux Bahamas, ma premiere expérience), les règles sont beaucoup plus strictes à cause des lois du pays qu'à la Caravelle (en Guadeloupe) d'où je viens.Mais ce mode de vie vous emballe rapidement.Vos complexes s'envolent après à peine quelques heures de bain dans cette atmosphère décontractée.Sans le réaliser, vous vous laissez prendre au jeu.vous vous enracinez, et le moment du départ arrivé, c'est avec grande difficulté que vous vous extirpez aux GO venus vous souhaiter bon voyage.Comme le disait si bien un copain à bord de l'autobus, jamais une fin de vacances n'aura paru aussi difficile à supporter.L'empire (il regroupe pas-moins de 82 clubs disséminés sur les cinq continents ) créé par le Français Trigano au début des années 50 n'est pas sans faille.J'ai par exemple trouvé particulièrement agaçant l'emploi abusif de l'anglais au club La Caravelle, mais selon le chef du village.Patrick Cormery, il fui' est impossible de faire autre-! ment.Au moment de mon passage.\" nous étions 582 GM.dont 170: anglophones venus du Canada et; des Etats-Unis et.dit-il.cette-moyenne de 80 pour cent d'an-, glophones se perpétue de semai-; ne en semaine En outre.Patrick* a rappelé que parmi les 112 autres clients, on trouvait des' francophones (de France et du-Québec) bien sûr.mais aussi des' Vénézuéliens, des Espagnols.; des Allemands et des Italiens.Donc, aux veux de Cormer\\.l'anglais s'impose comme' «langue de travail».Et pour étoffer sa preuve, il rappelle le* «four» du spectacle du Splendid., monté par les GO; auprès de la ; clientèle anglophone, et ce malgré des décors et des costumes; époustouflants.Ft Cormerj de renchérir qu'île ne pourrait pas vendre l'exotisme de la langue française aux ; Américains, même s'il le voulait et même, s'il le faisait avec le .maximum de gentillesse et de ; candeur.Si Cormery a raison, je suis d'avis que le problème de la lan-gue pourrait devenir à plus ou moins longue échéance le tendon ! d'Achille des clubs Méditerra- j née.Car n'est-il pas curieux pour un Français de la métropole de se retrouver dans un club français, en territoire français.-., pour entendre les GO leur répondre anglais à longueur de journée.Le siège social devra reagir.avant qu'il ne soit trop tard! Photos en 1 heure Nous offrons un service de I heure sur développement et impression de vos films photos couleurs Réimpression do vos négatifs on 20 minute*.Format 110-126-35 mm (C-41) Apporta cefte annonct pour un RABAIS DE $| 00 16 février 1911 lm.f*r.d» I Deux meurtres JLa police de la CUM a ouvert une enquête, hier, sur le meurtre d'un garçon de table de la Brasserie Bob, au 5885 de la rue Papineau, dans le nord de la ville.La victime, dont la police n'avait toujours pas divulgué l'identité hier soir, a été trouvée sans vie, pieds et mains ligotés dans le sous-sol de l'établissement II serait mort étranglé, selon les premières constatations de la police.C'est un autre employé de la brasserie, dont la police a demandé de taire l'identité, qui aurait fait la découverte du cadavre, vers 8h20.hier matin.Le défunt, dit-on, est un homme d'une quarantaine d'années.Par ailleurs, les policiers de la CUM ont dù se rendre hier après-midi vers 1 Ih30 au 7«Sf>, de la rue Wiseman à Outremont, où ils y ont découvert le corps de Mme Pauline Martineau-Grenier.âgée de (>5 ans.Selon les policiers, la victime qui a été battue à mort aurait reçu plusieurs coups de poing à la figure et gisait sur le plancher de la cuisine.Son mari, M.Georges Grenier, âge de 73 ans, a été arrêté et est présentement détenu par les policiers en rapport avec cette affaire.Le mari sera vraisemblablement accusé du meurtre et doit com paraître en Cours des sessions de la paix d'ici quelques jours.C'est le cinquième meurtre à survenir sur le territoire de la CUM depuis le début de l'année, et le quatrième' au cours des quatre derniers jours.m m LTEE 6229, Saint-Hubert Montréal 274-6577 «VAINCRE L'OBESITE: UNE NOUVELLE MÉTHODE» Par images subliminales \"par Clément Patenaude, psychologue, directeur de l'Institut de psychologie en communication subliminale.line nouvelle méthode alliant la psychologie du comportement à l'effet de lo communication subliminale.AUJOURDH'HUI, 20 JANVIER, à 20h00 Collège Maisonneuve, 3800 est, Sherbrooke, Salle B441 7 Pour renseignements supplémentaires: 256*501 1 Les régimes d'épargne-retraite de ia Fiducie du Québec choix judicieux eu vue de ia retraite La Fiducie du Québec a mis au point à votre intention une gamme complète de régimes enregistrés d épargne-retraite Vous avez le choix parmi plusieurs régimes qui se distinguent par leur véhicule de placement.Le régime Dépôts garantis* Un choix judicieux qui garantit un rendement élevé.Votre capital est entièrement garanti.Le taux d'intérêt élevé est lui-même garanti, de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance.Le régime Dépôts garantis ne comporte aucuns frais d'adhésion, d'administration ni de fermeture Contribution minimum: 500$.Le régime Fonds Desjardins* * Un choix judicieux qui procure un rendement élevé et une grande flexibilité Ce régime vous offre un choix de véhicules de placement qui génèrent leurs revenus à partir, soit de prêts en première hypothèque, soit d'actions ou d'obligations Contribution initiale minimum 500$.Vous pouvez ensuite effectuer des contributions supplémentaires au moment de votre choix Le régime Gestion autonome Un choix judicieux pour gérer vous-même votre portefeuille C'est vous qui administrez vos placements, soit en nous envoyant vos instructions par la poste, soit par l'intermédiaire du courtier ou du conseiller financier que vous avez mandaté La Fiducie du Québec ne se garde que le rôle de fiduciaire; c'est vous qui contrôlez vos investissements Le régime Obligations d'épargne Un choix judicieux quand on ne dispose pas d'argent liquide .mais d'obligations Incluses dans un régime enregistré d'épargne-retraite.vos obligations d'épargne du Canada et du Québec sont déduites de votre revenu imposable au plein montant de leur valeur nominale et des coupons non encore encaissés, l'année où vous les déposez dans votre régime Le rendement de vos obligations s'en trouve considérablement accru.Vos obligations restent encaissables en tout temps *instrtutron inscrite a la Reg>«» le l Assurance dépôts du Québec 'Les unîtes des Fonds Desiardins ne se vendent que par l'intermédiaire dp prospectus Vous pouve?les obtemr su' demande Nos conseillers se feront un plaisir de vous fournir plus d'informations et de vous offrir le Guide des régimes enregistrés d'èpargne-retraite de la Fiducie du Québec Venez ou téléphonez MONTRÉAL Complexe Desjardins 281-8840 De l'extérieur, sans frais 1-800-361-6840.poste 8840 LAVAL Place Val des Arbres: 668-5223 De l'extérieur, sans trais 1-800-361-3803 des jardins Fiducie du Québec A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 JANVIER 1981 POUR ÉVITER DES ACCIDENTS COMME CELUI DE MISSISSAUGA Plus d'inspecteurs, des trains mieux équipés et des vitesses réduites, dit le rapport Grange PME OTTAWA (UPC) \u2014 Le gou vernement fédéral devrait embaucher plus d'inspecteurs, amél io rt' r Péq ui p e m ri i d e transport et réduire les limites de vitesse pour les trains transportant des matières dangereuses.Ce sont là les principales recommandations du juge Samuel cirante qui vient de remettre son rapport à la suite d'une enquête de huit mois sur le déraillement d'un train à Missis-sauga en novembre 1979.I.e train en question comptait 106 wagons dont 24 ont déraillé.Une fuite clans un wagon-citerne transportant du chlore a forcé l'évacuation des 250,000 habitants de la ville qui n'ont pu rentrer chez eux qu'une semaine plus tard.Le rapport présente au total 1.\") recommandations visant à assurer la sécurité dans le transport des produits dangereux.Le ministre des Transports.M.Jean-Luc Pépin, a annoncier, présentant le rapport, la création d'un comité de six membres présidé par le sous-ministre adjoint Jean Charron et chargé de lui donner des conseils sur la manière de mettre eti application les recommandations du juge Grange.M.Pépin a également fait appel à la coopération des présidents du Canadien National et du Canadien Pacifique pour que le Canada en arrive à mettre au point un système assurant la sécurité dans le transport de sproduits dangereux.Le juge Grange recommande que les inspecteurs de Transport Canada soient bien informés en ce qui concerne le transport de matières dangereuses, que les limites de vitesse soient réduites pour les trains transportant des produits dangereux, que l'équipage de ces trains reçoive une formation spéciale, que des détecteurs de surchauffe de boites d'es.sieux soient posés en nombre beaucoup plus grand et que la Commission canadienne des transports fasse un plus grand a,Aft-ir \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022-\u2022\u2022^*M'-^'^y^^ «y- Le juge Samuel Grange nombre d'enquêtes sur les accidents ferroviaires.Voici quelques-unes des autres recommandations qu'il fait: \u2014 que des éléments protecteurs, notamment de meilleurs essieux, soient installés sur les Le ministre Pépin trains transportant des matières dangereuses; \u2014 que le nombre de wagons de ces trains soit réduit de même que les limites de vitesse tant que l'équipement de sécurité n'aura pas été installé: \u2014 que Transports Canada oblige toutes les compagnies et tous les expéditeurs de marchandises dangereuses a changer leurs contenants pour des contenants à Tépreuve du feu: \u2014 que Transports Canada établisse immédiatement un organisme permanent chargé de concevoir des instruments susceptibles d'assurer la sécurité dans le transport par wagon-citerne et d'autres mesures de sécurité: \u2014 que Transports Canada simplifie le «Livre rouge» ou le Code du transport des matières dangereuses pour qu'il soit accessible aux manufacturiers, aux producteurs et aux expéditeurs.La Commission canadienne des transports avait imposé une mesure temporaire de sécurité à la suite de l'accident de Missis-sauga.exigeant qu'au moins cinq wagons-tampons soient placés entre les wagons contenant du chlore, de l'anhydride d'ammoniac ou du bioxvde de soufre.I Conférence de Mexico; Trudeau fait preuve d'optimisme modéré 1 ¦A De retour d'une tournée internationale centrée sur le dialogue Nord-Sud (relations entre pays industrialisés et pays en voie de développement), le premier ministre Trudeau s'est dit hier d'un optimisme modère quant a la conférence de Mexico qui doit porter sur ce sujet le printemps prochain.Interpelle par l'opposition et par le depute libéral Herb Breau (president d'un comité parlementaire sur les relations Nord-Sud).M.Trudeau a déclaré que ses contacts avec le chancelier autrichien Bruno Kreisky et le president mexicain Lopez Portil-lo.les deux coprésidents de ce sommet lui permettent de croire que l'issue de cette conférence tient à la participation (non encore décidée) des Etats-Unis qu'à celle des pays producteurs de petrol» Se fondant sur un récent rapport de l'Institut Nord-Sud, organisme canadien indépendant, faisant état de la piètre performance du Canada en matière d'aide internationale au cours des cinq dernières années, le leader néo-démocrate, M.Edward Broadbent.a demandé à M.Trudeau comment il pouvait se croire crédible sur la scène internationale en tant que promoteur du dialogue Nord-Sud.Ce dernier a rétorqué que le Canada conservait une crédibilité certaine sur la scene internationale.M.Trudeau a réitéré l'appui inconditionnel du Canada à l'initiative de MM.Kreisky et Portillo, tout en préparant le sommet économique d'Ottawa qui doit porter l'été prochain sur le même sujet, entre les principales puissances industrialisées du monde capitaliste.Jean Chrétien Chrétien à l'hôpital Dans notre édition d'hier.Gi-rerd représentait Chrétien seul dans la fosse aux lions.Le ministre de la Justice n'en est pas là.bien sur.mais il se retrouve à l'Hôpital militaire d'Ottawa pour quelques jours d'observation, souffrant de troubles gastriques.Le ministre devait se retrouver hier devant le comité mixte du Sénat et des Communes pour une dernière séance d'explications, avant que les membres du comité ne s'attellent à l'étude détaillée du projet de résolution constitutionnel en vue de son rapport prévu pour le (i février.Il semble que l'état de santé de M.Chrétien n'inspire aucune crainte.Il faut se rappeler que ce dernier a connu depuis un an un rythme de travail tout à fait infernal.Il a mené l'offensive des forces fédéralistes dans la campagne référendaire québécoise et s'est par la suite engagé dans un été de négociations ardues avec ses homologues provinciaux, en vue de la conférence constitutionnelle de septembre.Ces derniers jours.M.Chrétien a affronté les critiques du comité constitutionnel pendant plusieurs heures où il s'est révélé particulièrement nerveux.«Je suis dans l'eau chaude, a-t-il admis, mais ça me garde propre.» ¦ v:' La Grande corvée, un succès sans précédent.m photo René Picard, LA PRESSE LE MIROIR BRISÉ DU SAGUENAY lutte qui fait c®rvee Au lendemain du nouvel an.LA PRESSE publiait en «tribune libre», comme la plupart des quotidiens du Québec à la même période, une lettre d'un «conseiller en relations industrielles» dénonçant la Grande corvée pour les bûcherons comme «l'une des pires impostures svndicales du XXe siècle».L'accusation était de taille et il n'en fallait pas plus pour consterner les milliers de Québécois de tous les milieux qui y avaient souscrit.La Grande corvée pour les bûcherons constituait en effet un succès sans précédent.Des milliers de paniers de vivres et plus de $125,000 en argent sonnant ont été amassés pour venir en aide aux quelque 2,500 bûcherons en grève à travers le Québec.Renseignements pris, la grève des bûcherons a, elle aussi, donné lieu à des contestations plus ou moins importantes, mais il n'y a pas «d'imposture».Il y a, au contraire, 2,500 bûcherons dont la majorité est prête à se débarrasser du travail à forfait qui, selon plusieurs études, serait dangereux.Bref, ils voudraient se débarrasser d'un système qui fait que les plus productifs sont mieux rémunérés, ce qui fait l'affaire du patronat mais risque de pénaliser les travailleurs plus âgés ou d'en amener plusieurs à prendre des risques inutiles.Mais, comme dans le cas de toute grève longue, il y a des mécontents.Il y a aussi des découragés, pour des raisons économiques.Et la grève, c'est un fait, a connu des bavures.Le coeur du Québec est en grève Il faut bien comprendre que dans le cas des travailleurs forestiers, la plupart d'entre eux vivent en milieu rural.Ils sont éparpillés aux quatre coins du Québec.Ainsi, les 1,500 travailleurs forestiers de la CIP habitent plus de 210 villes et villages, en Mauricie, au lac Saint-Jean, dans la Beauce, Bellechasse ou Portneuf.Il y aurait même un certain nombre, restreint bien sûr, de Montréalais qui, chaque année, montent vers les chantiers du nord de La Tuque.Les bûcherons de la Quebec North Shore demeurent sur la Côte-Nord et dans le Bas-du-fleuve, de Rimouski jusqu'en Gaspésie.Il n'y a à peu près pas de ville ou de village de l'Est du Québec ou on ne retrouve pas au moins un travailleur forestier en grève.Cet éparpillement fait qu'il est difficile de réunir les ouvriers en assemblée.Pour tenir une assemblée, il faut un local assez vaste, donc situé dans une ville assez importante.Or.pour les forestiers d'un village, le chantier sur lequel ils f ; non payés en Iran.Pes deux1 bouts de la planète.Washington et Teheran reprirent alors I3& ealade.féléphoto AP Le champagne coule déjà chez les Morefield, à San Diego.ou des Iraniens connaissaient bien Beheshti.Par la suite, la my Carter, la dernière ronde de négociations a débute en fait vers la fin d'août, lorsque les Américains ont carrément changé de cap dans leur approche iranienne.Apres 10 mois de vaines négociations avec l'équipe de séculiers dirigée par Bani-Sadr.le secrétariat d'Etat ame ricain décidait d'orienter désormais ses efforts vers les intégristes religieux, particulière ment auprès de l'ayatollah Beheshti.l'homme le plus fort en Iran aujourd'hui après Khomei-ny.Les premiers contacts se sont faits en Europe, via la France et l'Allemagne Fédérale Soulagement dans le monde «connection religieuse» s'intensifiait à l'occasion du voyage en octobre de Warren Christopher.le sous-secrétaire d'Etat américain, et de son équipe d'experts iraniens en Europe.Peu après, les intégristes décidaient unilatéralement d'envoyer leur porte-parole, le premier ministre Ali Radjai, aux Nations unies sans même consulter le président Bani-Sadr et le 20 octobre.Jimmy Carter s'engageait publiquement à garantir !a non ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures iraniennes et a lever le gel des actifs financiers en échange des otages.Jody Pou «II.en fin d'apiUMi-i midi, a annonce que le presic82Jt| Carter ne se rendrait pas a WfT$\"-J baden accueillir les otages, son» voeu le plus cher avant de se re-.tirer de la présidence des Klab Unis.Air Force One lut doT£c; remorqué a nouveau dans x> Otages sont libères.Jimmv C:r«> ter a accepte d'emblée.Judy, la soeur de l'otage Robert Blucker, réaffirme le serment d'allégeance à Sunrise, Floride, en attendant le retour des otages, téléphoto AP \u2022 i ¦ M i MAIS L'URSS RESTE AMÈRE d'après AFP, AP et Reufer ¦m L'URSS .i laissé percer son amertume, mais le monde entier et nqtammenl les FJtats musulmans n'ont pas caché leur soulagement à l'annonce de l'accord intervenu pour la liberation des otages.En privé, on se préoccupe cependant des ( onsequences néfastes que cette affaire pourrait avoir sur le rôle futur de Washington a l'échelon mondial.En Europe occidentale, on fait allusion avec réticence a la perte de prestige que cette crise a infligée aux Américains.Certaines personnalités considèrent la tentative malheureuse de libérer les otages par la force, en avril, comme très préjudiciable aux positions américaines en Europe occidentale Hier matin, la Pravda.évoquant l'issue des négociations marathon d'Alger tout au long de ces dernières quarante-huit heures, parlait d'un «marchandage malhonnête» de la Maison-Blanche qui.selon l'organe du PC soviétique, aurait promis des armes aux Iraniens en cas de libération des otages AU ministère soviétique des Affaire- étrangères, on sr refusait au moindre commentaire, mais en fin de journée l'agence démentait que les mass media so-\\ létiques ««souhaitaient compliquer les relations américano-iraniennes».A Taef.en Arabie Saoudite, les i ministres des Affaires étrange res ries pays musulmans reunis pour la conférence préparatoire au troisième sommet islamique, ont salue, pour la plupart, l'annonce de l'accord d'Alger comme un signe de detente et la pos sibilité d'une sécurité accrue pour la région.Le secrétaire général de la Conférence islamique, le Tunisien Habib Chatty, tout en se félicitant de l'accord, a néanmoins estime qu'il ne pensait pas qu'il aurait une influence directe sur le conflit irako-iranien.«'Mais, a-t-il ajouté, l'accord allégera considérablement les charges du gouvernement de Téhéran et lui permettra de s'occuper davantage de ses problèmes, dont celui du conflit avec Bagdad».Au Caire, le ministre d'Etat égyptien a la présidence, M.Man jour Hassan, a souhaité que la liberation des otages soit «le prelude d'une nouvelle attitude de Téhéran visa vis des autres pays de la région».A Pékin, l'agence Chine Nou-\\ elle a rappelé que la crise des otages avait été «finalement réglée grace aux efforts des deux parties» et a accusé l'URSS d'avoir voulu profiter de la crise.A Londres, le Foreign Office a déclare que le monde entier serait «soulagé» qu'il ait été ainsi mis fin à «la violation de principes fondamentaux de la loi internationale».A Bonn, on annonçait que les sanctions économiques contre II ran seraient levées, des que les Américains seront libères Les Pays-Bas et le Japon ont annoncé qu'ils en feraient autant.Un premier compte a rebour*] s'étant écoulé, le pire était euro/ re a craindre.\u2022 un ii -\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La normalisation Ottawa-Téhéran dès que possible téléphoto AP Devant la Banque d'Angleterre, hier: «Le marché est signé».OTTAWA (PC)-Le Canada envisage de «normaliser ses rapports avec l'Iran aussitôt que possible», une fois que les 52 otages américains auront été libérés, a déclaré hier aux Communes, le premier ministre Trudeau.Des sanctions contre l'Iran, a rappelé M.Trudeau, avaient été appliquées par le present gouvernement canadien et son prédécesseur conservateur, en guise de pression pour obtenir la libération des otages.Par la suite, le ministre des Affaires extérieures, M.Mark Mac Cuigan.a déclaré que le gouvernement comptait examiner de près un ensemble de ques lions, avant de rouvrir l'ambassade du Canada a Téhéran.Aux Communes, le ministre a déclaré, qu'à son avis, avant d'abolir les sanctions, le gouvernement devrait examiner les problèmes concernant «nos relations économiques avec l'Iran».Il répondait au leader conservateur Joe Clark qui avait demandé si l'Iran continuait d'ac quitter régulièrement ses dettes envers la Société canadienne pour l'expansion des exportations et si les entreprises canadiennes dont les contrats ont été annulés recevraient des compensations Auparavant, les Communes avaient approuve à l'unanimité uni motion déposée par M Clark, félicitant les gouverne merits des Etats-Unis et rie l'Ai \u2022 \u2022 ri \u2022 I \u2022 \u2022 * \u2022 - M ¦ t gérie pour la conclusion de la!! crise des otages.\" J* Le Canada avait impose rje-sj sanctions à l'Iran à la suite delà» prise des otages américains, lé I1 novembre 1979.Les relations commerciales av aient été sus pendues et les rapports diplomatiques gelés en janvier P)M>.\\ après le depart de M.KenTiiV lor.ambassadeur du Canada à\u2022( Teheran, et de son personnel, avec six diplomates américains!! sortis clandestinement d'Iran.A Ottawa, l'ambassade d Ira.i\" a refusé de dire, hier si l'Iran*! insisterait auprès du Canada!! pour une reprise des relatfjflis! diplomatiques entre les deitx' pays.' ! l'n porte parole de la Socuflét! pour l'expansion des expoVfa-)! tiens (SKI!) a declare que l'Iran acquittait régulièrement sr rlet tes envers la SEE.Il a ajôWéî! qu'il appartenait aux ont repris'; canadiennes, dont l'Iran a armi: le les contrats, de decider si elles!! veulent tenter d'obtenir (Ve>!' compensations du gouverna-' ment iranien .! Apres la chute du chah MÔlra Î! med Reza Pahlavi, en janvier; 1979, le nouveau regime iranien! avait annule des contrats onn 1 dus avec deux entreprises mont-\"' realaises: Stadler Hunier et jfr ! can, \u2022 M.MacOuigan a declare (pole gouvernement décidera, selon!! le calendrier législatif du Parte ! ment, de la date d'abolition dfcsJJ sanctions contre l'Iran.! _ \u2014\u2022 « -LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 JANVIER 1 981 > FAMILLES DES OTAGES Larmes de joie %f incrédulité 11 Explosion de joie, larmes et incrédulité ont accueilli hier matin dans les familles des 52 otages américains l'annonce d'un accord sur leur libération.Les familles des soldats du commando américain morts le 25 avril dans le desert iranien lors de l'opération avortée de sauvetage des otages se sont également déclarées réjouies, avec un peu d'amertume.«Je vais aller crier ma joie pour que le monde sache combien je suis heureuse», a déclare Mme Theresa Lodeski, de Ed-wardsville, en Pennsylvanie, mere de l'otage américain Bruce German.Elle se propose d'aller rejoindre son fils en Allemagne de l'ouest avec des homards, son plat favori.«L'accord est signé, mais les otages ne sont pas encore libérés.Aussi, je ne perds pas mon sang froid», a déclare Mme Louisa Kennedy, épouse de l'otage Morhead Kennedy et porte-pa- role du groupe de liaison des familles d'otages.Les familles des otages devraient attendre leurs proches aux Etats-Unis.La plupart se sont entendues pour ne pas aller à la rencontre des otages libérés et les laisser de readapter à la liberté, à la demande du département d'Etat.«Les familles des otages sont libres de se rendre en Allemagne fédérale pour rejoindre leurs proches si elles le désirent», a-ton précisé au département d'Etat, où l'on ne souhaite cependant pas de telles initiatives.Les épouses préparent depuis près de 15 mois les premiers mots qu'elles échangeront avec leur mari.L'une d'entre elles.Mme Dorothea Morefieid, de San Diego, épouse de l'otage Richard Morefieid, s'est tirée des questions des journalistes par cette boutade: «La prochaine fois que tu seras en retard pour le dîner, préviens moi.» LE MONDE A 11 WASHINGTON \u2014 Dimanche soir, dans le fouillis indescriptible d'ordures et de vieux communiqués qui étouffait la salle de presse de la Maison-Blanche, il était difficile d'imaginer que 37 heures plus tard un nouveau president allait faire son entrée, que Judy Powell ne serait qu'une photo dans un cadre oublié et que Nancy et Ronnie remplaceraient dorénavant Jimmy et Rosalynn.JEAN PELLETIER de notre bureau de Washington Mais à tous les quatre ans.le 20 janvier, les Américains célèbrent leur président comme les Britanniques leur monarque.Il en est ainsi depuis le matin du 30 avril 1789, lorsque le général George Washington, du balcon de Federal Hall, sur Wall Street, à New York, prononça le premier serment d'office, le même que récitera Ronald Reagan ce matin vers llh30.Hier.Washington en pleine nuit vivait de minute en minute le denouement de la crise des otages dans un décor hollywoodien, celui de l'inauguration du 10e président des Etats-Unis.fi \u2022M > ¦ % ¦ \u2022 * X 4 téléphoto AP Poignée de main entre l'Américain Warren Christopher et l'Algérien Mohamed Ben Yahyia après la signature de l'entente, à Alger.L'ACCORD D'ALGER Les principaux points en résumé (AFP) \u2014 Au terme de deux mois et demi de négociations intensives entre les Etat-Unis et l'Iran par le canal de l'Algérie, un accord est enfin entervenu à Alger dans le drame des otages américains, qui aura duré 413 jours.Le ministère algérien des Affaires étrangères a rendu publics les textes de ces accords, dont voici le détail: \u2022 Principes généraux: 1\u2014«Les Etats-Unis rétabliront dans la mesure du possible la position financière de l'Iran à ce qu'elle était avant le 11 novembre 1979 (.) et s'engagent à assurer la mobilité et le libre transfert de tous les avoirs iraniens.» 2\u2014«L'objectif des deux parties consiste à mettre fin à tous leurs litiges et à terminer ces plaintes par arbitrai' irrévocable.» 3\u2014-«Les Etats-Unis mettront fin à toutes les sanctions entreprises par leurs ressortissant s ou leurs institutions contre l'Iran.» Point 1 \u2014 Les Etats-Unis prennent l'engagement de ne plus intervenir «directement ou indirectement, politiquement ou militairement, dans les affaires intérieures de l'Iran.» Points 2 et 3 \u2014 Une banque centrale neutre sera choisie comme dépositaire des avoirs iraniens gelés, au nom de la Banque centrale d'Algérie (BCA).Pour éviter que l'une des deux parties ne tente de détourner les accords, un mécanisme de sauvegarde est institué permettant aux Etats-Unis ou à l'Iran de dénoncer les accords avec une préavis de trois jours avant la libération des otages.Si Washington dénonçait les accords une fois les otages libérés, tous les avoirs gelés seraient automatiquement versés à l'Iran.Au contraire, Washington récupérerait les avoirs gelés si le délai de préavis expirait sans que les otages aient été libérés ou si l'Iran dénonçait les accords.L'or et les avoirs détenus par le gouvernement américain seront immédiatement transférés sur la banque centrale neutre, ainsi q»ie les avoirs et leurs intérêts détenus dans les filiales les sanctions commerciales con-étrangères des banques privées américaines, pour être remis à l'Iran par l'intermédiaire de la BCA des la libération des otages.Tous les dépôts et titres iraniens aux mains des banques américaines aux Etats-Unis seront déposes en garantie à concurrence de $1 milliard dans la 15CA dans les six mois qui suivent, jusqu'à leur transfert final.Lorsque la garantie tombera en dessous de $500 millions.l'Iran devra promptement la rétablir à son maximum, tant que tous les aspects du contentieux n'auront pas été réglés.Une fois ces dispositions achevées, tous les autres biens iraniens aux Etats-Unis et à l'étranger seront transférés en Iran.Des la libération des 52 Américains détenus à Téhéran, les Etats-Unis révoqueront toutes tre l'Iran établies depuis le 1 novembre 1979.Ils retireront aussi toutes leurs plaintes ainsi que celles de leurs ressortissants, relatives à l'affaire des Américains de Téhéran ou aux prejudices subis pendant la Révolution islamique et qui ne sont pas l'acte du gouvernement iranien.Ils interdiront toute poursuite contre l'Iran devant les tribunaux américains.Point 1 \u2014 Les biens de la famille de l'ex-chah \u2014 Les Etats-Unis bloqueront tous les biens de la succession de l'ex-chah sous leur contrôle et interdiront leur transfert à l'étranger jusqu'au règlement judiciaire final.Tous les citoyens américains devront donner les informations qu'ils possèdent sur ces biens pour communication à l'Iran sous peine de sanctions pénales et criminelles.Les Etats-Unis ne s'opposeront pas aux poursuites éventuelles de l'Iran pour récupérer ces biens et devront garantir l'exécution des décisions des tribunaux américains.Les litiges entre les deux pays concernant les biens de l'ex-chah seront du ressort d'un tribunal international placé sous la responsabilité de l'Algérie, qui aura aussi compétence pour tous les autres litiges dans l'application des accords.ALGER (AFP) \u2014 Jusqu'au bout, la méfiance quasi-viscérale entre Téhéran et Washington aura marqué les négociations indirectes qui ont abouti à Alger, après plus de deux mois et demi de tractations laborieuses, à l'annonce d'un accord pour la libération des otages La procédure adoptee pour régler cette affaire, sans précédent dans les annales diplomatiques, est révélatrice de cette suspicion réciproque.Tout est prévu dans les textes, d'une minutie tatillonne, pour que le moindre manquement de l'un ou de l'autre des signataires entraine automatiquement la nullité de l'accord.Le processus extraordinai-rement complexe fixé pour la restitution à Téhéran des avoir iraniens bloqués est intimement lié, avec des délais bien spécifiés, à la libération des otages.Un mécanisme tout aussi détaillé de sauvegardes et de garanties est prévu par les accords pour prémunir chacun des signa taires contre d'éventuelles violations de l'une ou l'autre des clauses.Cette méfiance est certainement l'une des principales causas de la lenteur des tractations et de leurs rebondissements.Le suspense croissant entretenu jusqu'à l'acte final laisse supposer que Téhéran a obstinément refusé de faire le moindre «cadeau» au président Carter, susceptible d'être exploité politiquement par ce que l'Iran considère comme «le Grand Satan».Dans ce contexte passionnel, la tâche de la diplomatie algérienne, qui a patiemment joué un rôle d'intermédiaire particulièrement actif, n'a pas été facile.Elle a su concilier sa sympathie» politique naturelle pour la Révolution iranienne avec son souci d'impartialité «d'honnête courtier».Cette attitude lui vaut, après celui d'intermédiaire, le rôle encore plus délicat d'arbitre dans l'étape d application de l'accord entre deux pays pour qui l'arrangement intervenu est loin de» signifier une réconciliation Reagan entreprend le nouveau commencement $11.5 millions pour son «couronnement» Ces fêtes ont pour thème «Un nouveau commencement»».Et pour cause.De l'avenue Pennsylvanie on ne voit plus la Maison-Blanche.Elle se cache derrière une loge présidentielle géante et d'énormes estrades où, pour $100 du bout de planche, la haute gomme de la capitale pourra observer la parade inaugurale.Les citoyens moins pourvus pourront suivre le défilé de la 15è Hue à $10 du billet, tandis que les sans-le-sou ou la plupart des ()8.0()0 touristes qui ont envahi la ville devront s'entasser sur les trottoirs.De toutes les cérémonies d'inauguration, celle qui marque l'arrivée au pouvoir de Ronald Reagan sera la plus coûteuse de l'histoire de la République.Tout compté elles exigeront $11.5 millions.Mais en ces temps d'inflation, la facture ne semble scandaliser personne.Après tout, un sondage publié hier par la société Harris indiquait qu'une majorité d'Américains croyaient que Ronald Reagan allait être un meilleur président que Jimmy Carter.Ce politicien aux 69 ans bien comptés, malgré ses hochements de tète, son sourire infatigable, ses discours forts et directs, inspire les États-Unis en 1981 et personne ne critique la facture ou encore ne trouve de mauvais goût que Johnny Car-son et Frank Sinatra soient les vedettes du gala de célébration.En marchant aujourd'hui du Capitole à la Maison-Blanche, on s'imagine mal l'assermcntation d'un certain Andrew Jackson, le 7e président des Etats-Unis surnommé «Old Hickory»» à cause de son corps noueux de (il\".Washington n'avait en 1829 que 18.000 habitants.10.000 «amis»» de Jackson vinrent acclamer leur héros des états avoisinants.La ville débordait de monde.Jackson logeait alors dans une taverne, non loin du Capitole.Lorsqu'il eut prononcé son discours inaugural, il enfourcha son cheval et.suivi d'une foule bruyante et désorganisée, il se rendait s'installer à la Maison-Blanche.La fête qui suivit dura trois jours.Le Parc Lafayette en face de la résidence présidentielle devint un terrain de pâturage pour des centaines de chevaux et la Maison-Blanche fut pratiquement saccagée par ces fêtards impromptus.Jackson qui n'en pouvait plus s'échappa par une fenêtre et prit refuge dans la taverne Gadsby.Les conservateurs de la ville eurent une telle téléphoto AP Le président-élu Ronald Reagan continuait d'espérer, hier.frousse qu'ils croyaient voir surgir une nouvelle révolution française.Puis il y eut aussi des inaugurations moins heureuses.Lorsque le général VV.H.Harrisson devint président, le 1 mars 1811.il s'était juré de prononcer un discours interminable reprenant en une infinité de détails la vie d'une demi douzaine de pro-con-suls romains.Son allocution dura une heure et demie par un froid à faire fendre la pierre.Harrisson était tellement inspiré qu'il refusa de porter sa cape ou même un chapeau.La Maison-Blanche étant à l'époque mal chauffée et affreusement humide, étant bâtie en face d'un marais insalubre, le 9e président des Etats-Unis se réveilla le 5 mars afflige d'une pneumonie carabinée.Ses médecins lui administrèrent de l'opium, du camphre, du pétrole, des intestins de serpents après l'avoir proprement saigné, purgé, puis constipe.Bref ils l'achèveront et un mois plus tard, le 1 avril 1811 le général Harrisson s'éteignit.Devant Blair House, ou loge le président Reagan depuis quatre jours, des centaines de badauds attendent interminablement que le 40e président se montre le bout du nez.Les journaux débordent d'histoires sur son coiffeur.son couturier, ses cols de chemise préférés, et ses célèbres jujubes.Nancy, est elle aussi la proie des pire^ ragots.On veut tout savoir à son sujet.S'est-elle fait remonter le visage, les seins ou seulement le sourire.Son couturier préfère est-il bel et bien Adolpho et est-il exact qu'elle entend abattre l'un des murs de la chambre d'Abraham Lincoln, la piece la plus vénérée de la Maison-Blanche?Ronald Reagan aime se lever tôt.se rase lui-même et n'entend pas fréquenter une église plus qu'une autre a Washington et non.malheureusement, il ne déménagera pas son cheval de la Californie, les pentes de camp David étant trop abruptes.Le serment d'office d'un président des Etats-Unis est sans doute l'acte qui symbolise le plus la démocratie américaine.Les défilés, les limousines, les regiments n'y ajoutent rien.Apres lout.Calvin Coolidge le prononça dans une maison de ferme vétusté avec son pere.un juge de paix, comme officiant: Lyndon Johnson fut inauguré president sur Air Force One avec pour témoin Jackie Kennedy, sa robe encore maculée du sang de son mari assassiné: et Abraham Lincoln, le jour de son inauguration devant un Capitole encore inachevé, avait l'air, selon les témoignages de l'époque, «sans manière et mal à l'aise.»» Un contrat fondé sur la méfiance LE PRÉSIDENT irakien.M.Saddam Hussein a décla ré que son pays était prêt à restituer les territoires occupés iraniens, au cas ou l'Iran reconnaîtrait les droits de l'Irak sur ses eaux et son territoire et restituerait les trois iles arabes (petites et grande Tomb et Abou Moussa) à leurs possesseurs arabes.Dans une interview, le chef de l'Etat irakien, qui a précisé que l'aviation irakienne était en bon état et que l'Irak ne souffrait pas d'un manque d'armements, a affirmé que son pays appuiera les revendications des peuples iraniens, notamment celui d'Arabistan.s'ils veulent accéder à leur autonomie.UN REPRÉSENTANT américain.James Scheuer, rapporte que le président Sadate est d'avis que la façon américaine de régler la crise des otages permet d'avoir des doutes sur l'engagement des Etats-Unis envers leurs alliés du Moyen-Orient.M.Sadate aurait reproché à Washington de n'avoir pas été assez ferme dans cette affaire.«Les Etats-Unis perdet 55,000 personnes par an dans des accidents de la route.Les otages représentent moins d'un p.cent de ce chiffre», a-t-il dit.DE NOUVEAUX BIENS de Pcx chah d'Iran ont été mis sous séquestre en Suisse, croit savoir de source sûre le correspondant à Berne du quotidien «La tribune de Lausanne».La saisie de quatorze biens, dont la villa de Saint-Moritz, avaient été annoncée mercredi.Pour obtenir la mise sous séquestre des 11 biens, les avocats représentant les intérêts iraniens ont invoqué non la nationalisation des biens du chah, mais des dettes du souverain défunt et de sa famille contractées auprès de banques iraniennes.Ainsi, Téhéran n'a pas à prouver que l'argent de la famille Palhavi avait été acquis de façon illicite.le président élu Ronald Reagan a constitué un état-major de crise «mixte» comprenant des ex perts du gouvernement sortant et de son nouveau cabinet pour s'occuper de l'affaire des otages, a annoncé hier M.James Brady, futur porte-parole de la Maison-Blanche.Cet état-major HSFECHES sera dirigé par le général Alexander Haig.nouveau secrétaire d'Etat américain.Le futur porte-parole de la Maison-Blanche a également laissé entendre que M.Warren Christopher, secrétaire d'Etat adjoint, pourrait demeurer à Alger jusqu'à la libération des otages.PARMI LES 250,000 Iraniens vivant aux Etats-Unis, un bon nombre ont du subir le contrecoup de la prise d'otage de Téhéran.Toutefois, rares ont été les cas de brutalités.Il y a eu un torrent de colère sur les ondes des stations radio, qui ont fait office de soupape de sécurité de l'opinion publique américaine.D'une manière générale, les 250.000 Iraniens des Etats-Unis ont été laissés en paix.Même les quelques milliers d'Iraniens qui ont utilise les rues américaines pour exprimer leur rage contre l'Amérique ont pu défiler en paix, parfois avec une forte protection de police.MALGRE L'ACCORD annoncé hier relatif à la libération des otages américains, la plainte déposée par les Etats-Unis contre l'Iran est toujours officiellement dans les dossiers de la Cour internationale de justice de La Haye.Jusqu'ici, le gouvernement américain n'a pas fait savoir qu'il retirait sa plainte, et «pour le moment l'affaire est toujours inscrite», a déclaré un porte-parole de la cour, qui est la haute instance judiciaire des Nations-Unies.LES 52 OTAGES américains «seront libérés selon des termes tout à fait compatibles avec notre honneur national», a déclaré hier matin M.Edmound Muskie qui vivait aujourd'hui sa dernière journée au poste de secrétaire d'Etat.M.Muskie a indiqué qu'il avait adressé une lettre «à tous mes collègues du département d'Etat»aussitôt après h» paraphe des points d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.Notre salis faction «est tempérée par la souffrance qui a été bravement endurée», écrit le secrétaire d'E* tat.qui félicite ceux de ses collègues qui ont travaille sans relâche pour la liberté des otages.LES QUOTIDIENS américains ont sorti hier matin dans leurs dernières éditions leurs plus gros caractères pour annoncer en première page la liberation prochaine des 52 otages.Reflétant l'évolution de la situation dans la nuit de dimanche à lundi, le quotidien de Nashville.The Nashville Tennessean, a changé seulement la ponctuation de l'énorme titre barrant sa une: «C'est fini?», titrent les premieres éditions du quotidien, tandis que la dernière édition reprend le même titre suivi d'un point d'exclamation.LE SÉNATEUR Charles Percy, président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, a déclaré que le règlement de la crise n'impliquait pas le paiement d'une rançon par les Etats-Unis à l'Iran.«Il n'y a pas un sou de cet argent qui ne fasse partie des avoirs iraniens», a-t-il dit.Selon lui, la résolution de cette crise permettra au nouveau gouvernement de consacrer toute son énergie au redressement de l'économie, au renforcement de la défense nationale et de la politique étrangère.L'ANCIEN directeur de la CIA et ex-ambassadeur des Etats-Unis en Iran, Richard Helms, est d'avis que les otages américains auraient dû être traités comme des prisonniers de guerre des leur capture et que les Etats-Unis n'auraient jamais dû négocier avec l'Iran.Selon lui, il faut tenir compte de l'effet qu'aura cette crise sur les autres diplomates américains dans le monde.Avant son départ pour Téhéran, souligne M.Helms, on l'avait averti que s'il était enlevé, les Etats-Unis ne paieraient pas de rançon pour le libérer.LE DÉPARTEMENT d'Etat a indiqué que les Etats-Unis rendraient à l'Iran après la libération des 52 otages, toutes les armes et les pièces détachées commandées et payées par l'ancien régime impérial.«Tous les équipements militaires appartenant ïi l'Iran lui seront rendus après un règlement final» dans v l'affaire des otages, a déclaré le porte-parole du département d'Etat, M.John Trattner. A 12 te ¦ » t k I r > « i t -ARTS H SPECTACLES.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 JANVIER 19.81 :À* CHAQUE FOIS, UN EVENEMENT Claudio Ârrau à l'OSM Claude Gingras Après une reprise de saison sous le signe de la musique légère, plus précisément une «Soirée viennoise», mardi et mercredi derniers.l'Orchestre Symphonique de Montréal donne ce soir et demain soir (20h30, salle Wilfrid-Pelletier) le premier de se s «Grands Concerts» de la nouvelle année.Le programme est dirigé par Jésus Lopez-Cobos, chef espagnol qui fait ses debuts à Montréal; il est rehaussé de la pré senec de Claudio Arrau, assurément l'un des très grands pianis tes de notre époque, et dont chaque retour à Montréal est un événement.Celte t'ois, le pianiste chilien \u2014 qui aura 7« ans dans quelques jours, soit le (> février \u2014 a choisi le cinquième et dernier Concerto de Beethoven, le célèbre Empereur.L'oeuvre sera jouée avant l'entracte, immédiatement après le Triptyque du compositeur canadien Pierre Mercure.Cette pièce; d'une durée de neuf minutes, et formée de deux sections «adagio» encadrant un passage médian «allegro moderato», fut écrite en 1959 pour le Festival international de Vancouver.Apres l'entracte, Jesus Lopez Cobos dirigera la première Symphonie de Sibelius, laquelle occupera toute la seconde moitié du concert.Jésus Lopez-Cobos.qui a K) ans.est.depuis iî)7s.le «Generalmusikdirektor» de !'()-péra de Berlin.Il a dirige d< -spectacles au Festival d'Edimbourg, au Covent Garden, à l'Opéra de Paris et au Metropolitan de New York; il a aussi fait beaucoup de concerts avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne, le Concertgebouw et les grands orchestres londoniens.Il commença à faire de la musique alors que, étudiant en philosophie :ï l'Université de Madrid, il fut appelé à prendre en main le choeur de chant de cette institution.Lopez-Cobos étudia la direction d'orchestre avec Hans Swarowsky de 1966 a 1969 et remporta le premier prix au Concours de direction d'orchestre de Besancon en 1969.On connaît Jésus Lopez-Cobos grace a son enregistrement de Topera Otellode Rossini (oeuvre presque inconnue par rapport à celle de Verdi).Quant ù Claudio Arrau \u2014 qui, rappelons-le, étudia avec un élève de Franz Liszt \u2014 il a signé un nombre incalculable d'enregistrements, ses plus récents étant consacrés a l'intégrale des Préludes de Debussy.Arrau et Lopez-Cobos eriregis t rent tous deux pour la marque Philips.Ils ont joué ensemble le Concerto Empereur en 1979, avec la Philharmonique de Los Angeles.Charles Dutoit, chef et directeur artistique de l'OSM.absent de Montréal depuis avant Noël, rentre cette semaine et dirigera le «Concert Ksso» de dimanche prochain.I4h30.salle Wilfrid-Pelletier.Son programme: l'ouverture de concert Mèeresstille und Ltluckliche Fahrt («Calme de la mer et heureux voyage»), de Mendelssohn, la célèbre Symphonie inachevée, de Schubert, et le populaire deuxième Concer- to pour piano de Rachmaninov avec comme soliste le jeune pianiste d'Afrique du Sud, Steven de Groote.Celui-ci.âgé de 27 ans, reçut le premier prix au Concours Van Cliburn de 1977.Il a joué en récital au Ladies' Morning Musical Club en février 197!), sans toutefois laisser d'impression.\u2022 On annonce pour dimanche après-midi, cette fois à I6h, un autre concert: l'inauguration du nouvel orgue a traction mécanique construit par Karl Wilhelm pour la Christ Church Cathedral, et qui a été confiée à Bernard Lagacé et Mireille Lagacé.Une interview avec Lagacé et Wilhelm à ce sujet paraîtra dans notre cahier Arts et Spectacles samedi prochain.\u2022 Trois autres concerts à signaler pour cette semaine.Tout d'abord, deux à la salle Claude-Champagne: jeudi.20h30, le violoniste Vladimir Landsman.Claudio Arrau joue le «Concerto Empereur» de Beethoven à l'OSM ce soir et demain soir.avec Tatiana Yampolsky au piano, joue des oeuvres de Vitali, Beethoven, Schubert et Pagani ni; vendredi, même heure, le groupe Quartet Canada (piano et cordes) joue des oeuvres de Mozart, Beethoven et Dohnami.dans le cadre des concerts publics de Radio-Canada.Vendredi soir également, ainsi que samedi et dimanche, à 20h.l'Atelier d'opéra de l'université McGill pré sente, au Pollack Hall, son grand spectacle annuel.Cette année: II Barhiere d/S/vig/ia, de Rossini.\u2022 Le Centre culturel de Verdun annonce pour ce soir, 20h, au Verdun Catholic High School («100, boul.Champlain), la reprise du spectacle Offenbach présenté l'été dernier à la Pou drière.Ce spectacle comprend deux opérettes: Pomme d'api et Monsieur Choutleuri restera chez lui le.En vedette: Bruno Laplante, Pauline Vaillancourt et Paul Trepanier.La Régie de la Place des Arts reprend demain ses «Concerts Midi» du mercredi, 12h, au Piano Mobile.Theme abordé demain: le jazz.Avec le Trio d'Armas Ma is te et les commentaires de Mario Duschenes.Par ailleurs, les auditions de disques animées par Pierre Mollet, et qui avaient lieu le mardi midi, sont interrompues jusqu'à nouvel ordre.\u2022 Pierre Béique.conseiller spécial auprès du directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Montréal, rentre d'un voyage-éclair de quatre jours à Paris.H a entendu une version de concert de l'opéra Fide/io, de Beethoven, présentée au Palais des Congres par le Choeur et l'Orchestre de Paris dirigés par Daniel Baren-boim, et avec Siegfried Jerusalem; Hildegard Behrens.Sieg-mund Nimsgern, Gwynne Howell et Sheila Armstrong dans les principaux rôles.M.Béique en rapporte un «merveilleux souvenir» et.su rout, la confirmation de la venue de POrches tre de Paris et Barenboim la sai son prochaine (février 19«S2).dans le cadre des concerts réguliers dePOSM.Ce soir-là.l'Orchestre de Paris jouera Beethoven à l'église Notre-Dame, poulies abonnés de l'OSM.lequel, au même moment, accompagnera Werther, de Massenet, présente à la salle Wilfrid-Pelletier par l'Opéra de Montréal.Jbecfulfl/bittmf Jeudi 22 janvier En vedette SAGA 318 outst Ste-Cathtrwt (metro Place des Arts) 866-8057 DE RETOUR BROIJE W cft> La piece la plus drôle depuis 2 ans! DU 1 9 AU 30 MAI NOUS DELIVRONS! aduItSl THEATRE c.um h,-is du-luiMji .m.MAISONNEUVE ^^t^ U WA( \\ DES AR f s MiKiiir.il iQurUi i M.'X 1/4 RensoïKn.-mrnU 84 1 Il 1 1 DANS CHAQUE CINEMA « C»W83>1»'IGUY~|© .1015 S» ' AURf NT B4S*S?1S 28-29-30-31 Janvier 1981 semaine 20h30 \u2014 samedi 22h00 A t < THEATRE MAISONNEUVE Information: 842-2112 PLACE DES ARTS \u2022 LE PLUS COMIQUE DES FILMS DE WOODY ALLEN PRENDS L'OSEILLE ET TIRE TOI! SMI.7M5-9MS Son 7MS- 9M5- llh Dim.IMS-JhlS-SMS-7hï5-9M5 Admission $3.50 1204EST.STÏCA MUSIQUE De la flûte et de la guitare.supportables .v.ê ¦m * i INDRE-GILLES DUCIIEMIN, flûtiste, et PETER MtCUTCHEON, guitariste Hier soir, salle ClaudC'Champagnc Premier concert de la série «Vincent d'Ind) vivra!» Programmé entièrement compose* d'oeuvres pour flûte h Kullare, saut\" mention contraire.Suite en mi mineur: Jean Baptiste Loeillot.Grande Sonate op, 83: MauroGiuliani Deux Menuets (guitare seule): Fernando Sot Sonatina op Ifl JanTruhlar.Entr'acte Jacques Ibert.Fantaisie sur des thèmes de Canner) Franc is Borne, l'viHr Suiu- médiévale Bnyss Djemil Grenada ci Torre Bermcja (guitare seule): lsao< M béni/ Andante el Allegro: Matt Doran ( a ma va J iU- \\ vnlse; P A Génin CLAUDE GINGRAS C'était le premier de cinq concerts de musique de chambre destinés a marquer le départ de l'Ecole de musique Vincent-d'Indy des murs qu'elle occupe présentement, vers un autre cadre (d'où le slogan «Vincent-cl\"Indy vivra!»), et, forcément, son abandon de sa chère salle Claude-Champagne au nouveau propriétaire de l'immeuble, la Faculté de Musique de l'I niversité de Montreal.(Un article a ce sujet a paru dans ces pages mardi dernier.) Ce premier concert était donné par le flûtiste André-< rilleï Mu-chemin, professeur à Vincent-d'Ind} et organisateur de cette série, et Peter McCutcheon, guitariste bien connu.Je ne referai pas ici le procès de la flûte et de la guitare.Ceux qui me lisent savent que je partage l'opinion de Mo/art au sujet de la Mute (bien que je reconnaisse sa place dans L'orchestre) et que la guitare est certainement le dernier instrument que je souhaite entendre, avec le bandonéon el la trompette marine.Autrement dit, hier soir, je faisais mon métier.)e montais à la salle Claude-Champagne avec une totale résignation, me disant que mon sort était quand même préférable a celui des otages de Téhéran.Eh bien! Je dois dire que l'expérience n'a pas été trop pénible.Le debut le- fut quelque peu cependant, mais la situation s'est bientôt améliorée.Je parle de la Suite de Loeillet et du pré-J mier mouvement de la Sonate de Giuliani.Il s'agit d'une musique parfaitement insignifiante, OU du reste l'exécution ne fut pas très bonne; difficulté des deux musiciens a «partir»' ensemble et à arriver.» ensemble, problèmes de respiration et d'émission du son chez le flûtiste, létfer «grataillage» chez le guitariste, etc.Les choses uni commencé à se tasser à La ridante de la Sonate de Giuliani.Il s'agit d'un motive ment fort expressif 'exception à signaler) et qui a inspire à Du chemin un magnifique legato et de fort belles nuances.C'est à partir tie ce moment-la que la soirée fut.disons-le, support a-] ble: grâce au programme lui-même ou il y avait maintenant plus de variété, notamment do's* pages modernes (et certaines totalement inconnues), grâce aussi aux exécutants, qui s'étaient, comme on dit, «rechauffes», qui jouaient ' mieux, individuellement et en tant qu'équipe, donnant même une certaine dimension a leur jeu.Bien que Peter McCutcheon ait plus de personnalité que son collègue (il a d'ailleurs joue quelques soli ).André \u2014 Gilles Du chemin semble un meilleur vir-i tuose «McCutcheon n'a pas toujours été parfaitement maître de ; la dynamique qu'il créait sur son instrument».Les Variations de Génin sur le populaire Carnaval\\ de Venise ont été jouées par> Duc hem in avec une virtuosité étonnante, notamment au plan de la vitesse.Seule exception: les \\'aria-^ tiens d'un certain Francis Borne sur des airs de Carmen, qui J remplaçaient un Doppler annoncé.Plusieurs erreurs d'exécution indiquaient que les deux ! musiciens auraient dû s'en tenir à leur premier choix.V Auditoire restreint mais très enthousiaste, qui a réclamé et obtenu un rappel: un arrangement du cinquième Bachianns brasileiras de Villa-Lobos, à l'o-j rigine pour soprano et ensemble de violoncelles, et qui fut un piiïT; enchantement.KE BEC SPEC présente 4- .y ¦ \u2022-\u2022\u2022>; ¦ m /\"Ai mm «mère Dès jeudi Al \u2022>, - , - lès 22-23-24-25 Jdnuier 81-20h30 .» «v,«» ~.En vente PDA, Sauvé Frères et Archambault te SALLE WILFRID-PELLETIER \\J PLACE DES ARTS Montréal (QuébecI H2X 1Z9 COM hH> 'lu lundi .iu v.int«ili irn rtt iU' mull .i Jl H,ni'i«> Ma« «I** ffMTv.itiiKi-.tt'lrphonujut^ RemrignemenH: M2-2112 ' A THEATRE MAISONNEUVEgfflfiîK PLACE DES ARTS de m,d.à 2I heures.Pas de ., , .,,-v t^rt reservalions téléphoniques Montréal (Québec) H2X 1Z9 Renseignements.842-2H2 tnm présente une production de LA COMPAGNIE DE THEATRE DU CENTRE NATIONAL DES ARTS La Puce à l'oreille de GEORGES FEYDEAU Mise en scène: >7 JEAN GASCON Décors, costumes et oclairages ROBERT PRÉVOST avec Lorraine Auger, Jean Ooyon.Claire Faufcert.Francisco.Hedwige Herbiet.DanieUe Lepagp Claude Marquis Charles Mignault.Guy Mignault.Pierre Péloqum, Bertrand Roy.Claude St-Germain.Gisèle Trepanier ot PIERRE THÉRIAULT RÉSERVATIONS: 861-0563 Tarifs de groupes sur demande 932-313 7 EN REPRISE À LA PLACE DES ARTS LES 4, 5, 6, 7 FÉVRIER 1981 romptiî Outremont de Michel Tremblay BILLETS EN VENTE ou tnm 861-0563 Réservations téléphoniques et commandes postales Cartes de credit acceptées une présentation de la Compagnie Pétrolière Impériale Ltee iftaOl9AO mise en scene: ANDRÉ BRASSARD décors et costumes: FRANÇOIS LAPLANTE éclairages: FRANÇOIS BÉDARD avec 43 MONIQUE MERCURE Z RITA LAFONTAINE ~ DENISE MORELLE EVE GAGNIER TonK de groupes iur derr»onde 932-31 37 tnm^OUtt,'rueSointe^lhtt,iM cAd l I 111 I Jf AN-IOUIS ROUX.Amrttw ortutKiu* W W THËÀTRr MAISONNElIVt PI \\t I IHv VKlS RINSHC.NIMINIS: 842-21 1 2 280976 y LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 20 JANVIER î 98 1 A 13 it.THEATER FRANÇOISE FAUCHER AU CAFÉ DE LA PLACE Sur les traces de Madeleine Renaud Oh les beaux Jours de Samuel l'HCOIV W innio.le 061'-Becketl Mise en scène de Jean ., Faucher.Scénographie de Clau SOnnage principal lit' lean ()h les bcilUX JOUTS, à Benoit \\vv< Françoise Faucher i\u201e FWirinic) et Jean-Louis Paris lcl (Willie) Production de la Régie Oil pourrait Cl'Oire de;{j Place dwj Art.V l'affiche que Willie, son C0111- sU Café dola Place-jusqu au28 1 , , pagnon, étendu mit le La parole est tout mamelon où elle s'en ce oui rattache lise graduellement LI GHOOVI LA .s' i'.M - DANS II CADRE 01 l UMVIRSITI POPUlAiRI ILI _ DE LA REUNION Paradis tropical de TOcéari Indien l oie LêOrun du 16 au 13 janvier f*v 7n e?Qh30 D.tp.in30 41 t'i c1^] mais un peu en reirait, lui est dune certaine utilité, ne se rail-ce que comme faire-valoir ou comme répondant.Mais Willie n'est pas ce qu'on pourrait appeler un interlocuteur très valable: il ne répond que lorsqu'il en a envie et lorsqu'il daigne ouvrir la bouche ce sont que des grognements et des monosyllabes, q ».i a n ci ce ne sont pas des rots qui en sortent.Winnie est donc seule dans le cratère de cette espèce d'écorce terrestre qui l'englou- exorciser cette peur tit petit à petit et qui de l'inconnu, du néiuit n'est pas sans rappe- et du vide qui Peler la matrice origi- treint.MARTIAL DASSYLVA neile.Son bavardage.On devine bien que qui est plus proche du le combat est inégal babillage que du dis- et qu'il est perdu d'à- babillage qui cours raisonné, lui aide à tuer le temps et aussi, ce qui me semble plus important, à THEATRE AMHMJIN 1Ô04SU C«Uwnn»è»t GuPy-fOX V LaCité 2 3373.av yjuK B4«:s:* AVENUE: 7.00 9.00 LA CITE: 7.05 9.05 d0rval: 7.00 9.10 LAVAI 5 RIVOLI: 12.15,4.00, 7.45 LAVAL: dès 7.30 VERSAILLES: 6.05, 7.45 RIVOLI 2 ST OtNIS ET B(IANG(R 77 7 3176 PIACE VIRSAIUES 163 7BB0 ¦ Ct N T RE i AvAl 688 77 76 VERSAILLES 3 JACK LEMMON - EN NOMINATION POUR LE «GOLDEN GLOBE» DU MEILLEUR ACTEUR JACK LEMMC )N ROBBY BENS( ).\\ LEEREMICK CLAREM0NT 6038 SHERBRUQKE 0 486 739b a Pan Cjoadun Rric^vr POUR TOI - SEMAINE a 7.10 er9.30 PCX u H \u2022Un film FOU.fou, fou: PIERRE RICHARD Recoup du JPflRAPlUIE mit PLACE VILLE-MARIE IMHArtesU CINEMA 2 866 2644 SCOTT PIUS 2e FILM AU LAVAL, VERSAILLES parisien.12.30, 2.15,4.00, 5.50, 7.35, 9.25.laval: 6.30, 810.VERSAILLES: 6.00, 7.45.¦moi miMSMav CENTRE lAVAl 688 7776 PlACE VERSAIUES 363 7880 \"\u2022
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