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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-01-21, Collections de BAnQ.

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[" LES OTAGES SONT LIBRES ET LES USA EN FÊTE poges B 1, B 4 RONALD REAGAN DEVIENT LE 40e PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS ÏXE Le suspense mwu duré jusqu'au b@ut DECOMPRESSION DE PLUSIEURS JOURS EN RFA d'après AP, UPI, AFP et Reuter Les otages américains ont finalement quitté la terre iranienne où ils ont été détenus pendant ill jours, une demi-heure après l'expiration du mandat présidentiel du président Jimmy Carter.L'appareil transportant les 52 otages a décollé exactement à 17H33 GMT en présence de Beh-zad Nabavi.principal négociateur iranien, a annoncé l'agence Fars.L'opération s'est déroulée sous des huées et les cris de «A bas l'Amérique.À bas Reagan.Allah est grand».Jusqu'au bout, l'inquiétude a subsiste.En effet, après un retard de quatre heures, encore inexpliqué, dans l'accomplissement de la procédure de libération, on avait craint que les avions algériens ne puissent décoller en raison de l'obscurité.Le black-out est en vigueur sur l'aéroport Mehrabad en raison de la guerre entre l'Iran et l'Irak, mais les autorités iraniennes ont accepté d'allumer les pistes.L'avion des otages a d'abord fait une escale technique à Athènes, en Cirece.mais les 52 Américains n'ont pas été autorisés à sortir de l'appareil, les journalistes étant également tenus à l'écart de l'avion.Puis ce fut le départ pour Alger, où le principal négociateur américain.Warren Christopher, les a accueillis officiellement.Puis, les otages ont été transférer a bord d'appareils sanitaires américains pour se rendre à la base de Rhein-Main.près de Francfort, en Allemagne de l'Ouest, où ils passeront quelques jours avant de retrouver leurs famille-.Aux Etats-Unis, c'est déjà la fête dans certaines families éprouvées par celte attente angoissante et par des fausses joies.Dans plusieurs villes, les téléphoto UPI Chacun des 52 otages était escorté, comme celui-ci, de deux «gardiens de la Révolution» en parkas, jusqu'à l'avion algérien qui devait les emmener vers la liberté après 444 jours de détention.cloches se sont mises à sonner hier midi, tandis que des sirènes d'incendie et d'alerte se joignaient au concert.Les sirènes ont sonné pendant 111 secondes à Albany, la capitale de l'Etat de New York.L'ancien secrétaire d'Etat Cyrus Vance, accompagné d'un groupe de :i0 experts et médecins américains, a quitté Washington hier soir pour accueillir les otages a leur descente d'avion à Wiesbaden.M.Vance avait démissionné en avril dernier pour protester contre le raid manqué de Tab-bas.L'ex-président Carter, que Ronald Reagan a gracieusement invité a aller rencontrer les otages, ne les accueillera pas à leur descente d'avion, mais arrivera un pea plus tard en RFA.Même si la libération des otages est intervenue une demi-heure après son investiture, le president Reagan a indiqué qu'il n'avait rien eu à signer pour cet élargissement.M.Reagan a déclaré qu'il se conformerait aux accords passés avec l'Iran si l'entente ne (initient aucune pages B2, B3 clause secrete.Le nouveau pre sident a ajouté que certains de-négociateurs de son prédécesseur pourraient être retenus dans le dossier.Par ailleurs, le fait que la li beration des otages soit intervenue une demi-heure après la prestation du serment de M.Reagan était m a n i f es t e m e n t involontaire, selon le diplomate suisse Flavio Meroni qui s?est assuré du bon déroulement du départ des 52 Américains.M.Meroni a déclaré que les Iraniens avaient essayé de taire le plus vite possible, mais que les circonstances ont fait qu'il y a eu un retard.Le diplomate a ajoute que les 52 Américains semblaient en bonne santé, mais très fatigues.Il a rencontré les otages dans 'une salle de l'aéroport et est monté à bord de l'avion pour compter les Américains libères et leur faire signer un document assurant que chacun d'eux était en bonne santé.A leur arrivée à l'hôpital militaire de Wiesbaden, les otages seront autorisés à téléphoner a leurs proches et seront brièvement informés du déroulement des examens médicaux qui les attendent au cours des jours prochains.C'est pour des raisons strictement médicales que les otages ne sont pas ramenés directement aux Etats-Unis, explique le secrétariat d'Etat.Un porte-parole a indiqué que des otages I i bé r és p réc éd e m m e n t a v a i e n t ressenti le besoin d'une période de quelques jours pour se ressaisir, réaliser qu'ils étaient libres, que leur libération n'était pas un rêve.Une équipe de médecins et de psychiatre américains va être chargée de diagnostiquer chez les otages d'éventuels troubles psychiques que plus de l i mois de captivité ont pu provoquer.A leur retour aux Etats-Unis, ils devraient recevoir une in demnité sous une forme ou une autre pour leurs longs mois en captivité.A Téhéran, le premier minis tre iranien, Mohamad Ali Rad-jaï, a déclaré hier que le principal bénéfice remporte par l'Iran dans cette affaire avait été de pouvoir compter uniquement sur lui-même.«Nous espérons que le jour viendra ou not re peuple n'aura pas a dépendre d'un pays étranger pour une raison quelconque», a-t-il déclaré à la radio de Teheran.Carter: notre honneur est sauf PLAINS, Géorgie \u2014 (UPI, AEP) \u2014 L'ancien président Jimmy Carter, redevenu simple citoyen, qui devait passer la nuit a Plains avant de prendre l'avion pour l'Allemagne fédérale où il ira accueillir les otages américains libérés, a assuré à ceux qui étaient venus à sa rencontre, que la libération des otages en Iran avait été obtenue «à des conditions qui sauvegarderont toujours l'honneur et les intérêts» des plats-Unis.M.Carter, qui avait quitte Washington aussitôt après la cérémonie d'invesliture de son successeur, le président Ronald Reagan, a revu un accueil extra-ordinaîrement chaleureux de la population de la petite ville de Plains dont il a rendu le nom célèbre depuis quatre ans.Sous une petite pluie fine, il a enfin pu pi énoncer le discours qu'il aurait aimé pouvoir faire avant de quitter la Maison-Blanche pour annoncer au peuple américain que les otages d'Iran étaient libres après 444 jours de détention.«Notre nation a agi comme une grande nation doit agir, avec une determination et une modération constante face à une rude provocation», a-t-il dit.M.Carter a provoqué une ex plosion de joie de la foule lorsqu'il a annoncé que, dans l'avion qui l'amenait de Washington, il avait été Informé que l'avion transportant les 52 otages avait quitte l'espace aérien iranien et téléphoto UPI Jimmy Carter, redevenu simple citoyen, accueilli par sa mère à son retour à Plains, hier, sous la pluie.que les otages étaient «vivants, en bonne santé et libres».Il a félicité le peuple américain d'avoir toujours conservé son unité au cours d'une des plus pénibles'épreuv es connues par le pays.Il a ensuite déborde d'émotion pour remercier le gouvernement algérien d'avoir servi d'intermédiaire dans les négociations en vue de légler la crise.«Les Algériens ont été de véritables héros au cours des dernières semaines en essayant d'obtenir la liberté des otages», a-t-il dit.Au bord de l'épuisement .après deux nuits blanches et la tension du drame extraordinaire qui a marque les derniers jours de sa présidence, Jimmy Carter a mêlé dans l'émotion de ses propos le retour des otages et son propre retour à Plains «Mon coeur est rempli de la réalisation de ce que cela signifie d'être libre et d'etre a nouveau un citoj en», a-t il dit.Malgré le mauvais temps, toute la population de Plains et des milliers de gens des environs s'étaient masses pour accueillir l'ancien président.Tout au long 4du parcours qu'il a fait à pied dans la petite ville, les hommes et les femmes qu'il a connus toute sa vie l'entouraient, l'embrassaient, lui serraient longuement les mains.C'^st sans nul doute à cause de la fatigue que M.Carter a re pousse a ce matin son depart pour i'Allemagne où le présid ni Reagan lui a demande d'aller apporter les voeux du gouverm ment et des Américains aux 52 otages avant leur retour aux Etats-Unis.Ce retour sera pour lui la dernière victoire, même m elle vient trop tard.CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 21 JANVIER 1 981 Un drame qui symbolisera la transition eagan Carter- AMBIANCE DE FIN DE GUERRE À WASHINGTON WASHINGTON \u2014 Ronald Reagan et Jimmy Carter avaient déjà lait leur entrée au Capitole lorsque la nouvelle de la libération des otages commença à filtrer de l'aéroport de Mehrabad.à Téhéran.Il était alors llhll.Ronald Reagan, dix-neuf minutes plus tard, allait prononcer le serment d'office et Jimmv Carter n'aurait pas comme pre sident la satisfaction d'annoncer lui-même la grande nouvelle a la nation.A 2h15 sous le régime Reagan, les .'>2 otages s'envolaient de l'Iran, vers la liberté.Au préalable, ils avaient dû défiler un par un entre des militants khomeinystes scandant: «A mort les Etats-Unis.Allah ak-bar.» ( Dieu est grand ) ter n'étant plus le commandant suprême, Air Force One devint Fame 2700.un vol banal, de rou tine.Au-dessus de la Caroline du Nord.Jimmy Carter reçu», la confirmation que les 52 otages étaient en dehors de l'espace JEAN PELLETIER (de notre bureau de Washington) aérien de l'Iran, qu'ils étaient tous «sain^ saufs el libres».Alors qua Washington, le président Reagan se rendait en triomphe a la Maison-Blanche.Jimmv Carter était accueilli en héros à Plains.Pour la premiere fois dans l'histoire de la République américaine.I attention était centrée bien moins sur le nouveau president que sur son prédécesseur.Mais Carter avait Elizabeth Ann Swift, à gauche et Katherine Koob, les deux seules femmes parmi les 52, «libres, sauves et en santé» à Alger.telephoto AP Ainsi, jusqu'à la toute dernière minute, !e gouvernement de l'ayatollah Khomeinv a tenu a humilier le président Carter qui.n'eut etc de cette crise, aurait peut-être, hier midi, prête une seconde fois le serment d'office.Au douzième coup de midi.Jimmv Carter entra dans This-toire.devenu un simple citoyen, tandis qu'autour du Capitule s'attroupaient des milliers de personnes v enues acclamer un homme qui, eu douze ans.tenta à trois reprises d'accéder à la Maison-Blanche.Il\\ est parvenu contre toutes i- probabilités et cette victoire a elle seule chez ses partisans marquait un virage profond pour les Etats-Unis.Washington, hier matin, avait l'air d'uni' ville celebrant la fin d'une longue guerre.Envahie par une marée de limousines, on ne pouvait échapper au senti ment qu'une nouvelle generation de politiciens et de bureaucrates venait de s'installer a la tête du gouvernement fédéral des Etats-Unis.Une generation d'homme -et de femmes plutôt a l'aise, qui ont cessé de croire depuis long temps au rêve d'un gouverne ment capable de guérir les iné galités sociales en se faisant le maitre d'oeuvre de réformes colossales.Pour tout ce monde qui.des hier midi, se mettait a la tâche, à la Maison-Blanche, au Département d'Etat, au Pentagone ou au Capitole.la consigne était la même.Toute simple Limiter l'ingérence de Washing ton dans tous les secteurs de la Société américaine.Mais cette relev e de la garde, aussi hystéri que qu'elle fut.n'était hier matin qu'un événement secondaire.L'Amérique était rivée sur le SOli des otages A la Maison-Blanche, à midi tapant, Jody Powell, secrétaire de presse du president, quitta son bureau pour la dernière fois.Jusqu'à la toute dernière minute, il demeura à son poste, suivant à la seconde le denouement de la crise des otage- Son lier nier «briefing» remontait à llh30 hier matin, lorsque, épuise par une nuit sans sommeil, ii rencontra les journalistes pour leur annoncer qu'un accord était finalement intervenu entre \\* a shington, Alger et Teheran.Au briefing, il n'y eut ni adieux ni Cérémonie.La salie de presse allait demeurer la même et pourtant tout allait changer.\\ ihot de I après-midi, après une dernière revue de la garde et 21 coups de canons, le président Carter s'embarqua sur \\ir Force one pour son village natal de .Plains, en Géorgie.Jimmv Car changé.On ne le voyait plus en politicien mais bien plutôt comme le vainqueur d'une longue crise.Son discours de Plains ne fut centre que sur les otages comme si quatre ans à la fête du pays le plus puissant du monde ne voulait rien dire après les 111 derniers jours L'image de Carter assis sur la terrasse inaugurale en face du Capitule restera longtemps dans la mémoire des Américains.Le même homme, en TU.contrairement a Ronald Reagan, prononça son discours inaugural vêtu d'un simple habit d'homme d'affaires.L'entouraient des gens modestes, comme lui.Des Noirs, des Hispaniques, des hommes et des femmes de l'Amérique de tous les jours qui.avant de confiai tre Carter, avaient appuyé Bobbv Kennedy, puis George McGovern On pouvait à l'époque compter les visons.Hier la tâche eût été pharaonique.A 2h00, Reagan porta un toast à la libérât ion des otages.« Les prisonniers, dit-il, sont en dehors de l'espace aérien de l'Iran.» Larges sourires, applaudissements, les sénateurs et les congressmen act lament qui.nul doute, contribua par ses idées militariste», â résoudre la crise à sa manière En débarquant a Plains au son d'un orchestre «blue grass», Jimmv Carter entama une v aise avec sa femme Rosalynn.On imagine mal le couple Reagan se prêtant au tin me spectacle, l'ourlant, les deux hommes sont de grands sentimentaux, mais ils ne s'émeuvent pas aux mêmes choses.Carier avait mar-v hé du Capitole à la Maison-Blanche; Reagan s \\ rendit en \u2022 limousine taisant moins de 8 milles au gallon.Carter n'avait cure des agents secrets, le 20 janvier 7t) Reagan s'enferma dans sa Lincoln blindée au passage du moindre manifestant sur son parcours.Carter n'aimait pas les régiments militaires.Reagan hier en a raffole, particulièrement de régiments de cavalerie.Vers 6h00, k ciel de Washington s'illumina de feux d'artifice géants.Il y en avait pour plus de $:u)o.()oo.Ronald Reagan était alors installe dans la Maison-Blanche, se préparant aux bais inauguraux ou l'on joua surtout du Glén Miller, le son d'une époque que chérit entre toutes U nouveau présidt ut.Vers les 8h30, heure ri» W i shington.deux avions d'Air Al gérie i.posaient a l'aéroport Boumediene, à Alger, ayant a leur bord 52 Américains dont le drame symbolisera la transition de Carter a Reagan.A » LE MONDE LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 21 JANVIER 1981 Le nouveau président s'engage à Unis au frava Le premier discours du président téléphoto PA WASHINGTON \u2014 Après avoir prononcé les 35 mois qui constituent le serment d'office, le président Reagan, fidèle à ses discours électoraux, a pro mis à ses concitoyens de remet tre l'Amérique au travail, de mater l'inflation et de réduire au plus tôt l'omniprésence du gouvernement fédéral dans la vie sociale of économique de l'Amérique.«Qu'il n'y ait pas de malentendu, a déclaré le président.Ce n'est pas mon intention d'abolir le gouvernement mais bien plutôt de le faire travailler avec nous et non à nos dépens; de l'avoir à nos côtés et non pas sur le dos.Le gouvernement peut et doit accroître nos opportunités ci non pas les étouffer: accroître la productivité et non pas la restreindre.» Sitôt revenu à l'intérieur du Capitale, quelques minutes plus tard, le lOème président parapha sa première directive, imposant un gel sur l'embauche dans la fonction publique fédérale.JEAN PELLETIER (de Washington) Après avoir consacré l'essentiel de sa brève allocution au défi économique qui confronte son administration, le prés idem Reagan s'est adressé en fin du discours aux allies des Etats-Unis et au premier chef à ses deux voisins, le Canada et le Mexique.A nos voisins et alliés qui partagent notre idéal de liberté, je leur dis que nous raffermirons nos liens historiques et que nous ¦ « r - ¦ ¦ k 1 a ¦ d'après AP, AFP À midi, les cloches ont sonné à toute volée à Washington et le canon a tonné pour saluer l'investiture de l'ancien gouverneur de Californie Ronald Reagan comme 10e président des Etats-Unis tandis qu'une coïnci-cence historique assez unique 'faisait qu'au mémo moment à quelques milliers de kilometres h de là les 52 otages américains retrouvaient la liberté après 11 mois de captivité.M.Ronald Wilson Reagan devient le président le plus age de |.%toute l'histoire des Etats-Unis, puisqu'il aura 70 ans en février, et succède à James Earl Carter qui va retrouver Plains après quatre années marquées par l'une des crises les plus graves qu'ait eu à affronter un president des Etats-Unis.Debout devant le Capitole.M.Reagan, la main droite levée, la gauche placée sur une bible qui appartint à sa mère, a prononcé le serment traditionnel face au président de la Cour suprême.M.Warren Burger: «Je jure solennellement que je remplirai fidèlement les fonctions de président des Etats-Unis et que je ferai tout pour préserver, protège r et défendre la Constitution des Etats-Unis.» Quelques minutes avant, le nouveau vice-président, M.George Bush, avait lui aussi pré-té serment.Une salve de 21 coups de canon a salué le debut de l'ère Reagan.M.Reagan aura 70 ans le f> février.Il est ainsi, dans l'histoire des Etats-Unis, l'homme le plus vieux qui ait jamais assumé ces fonctions.Sa femme, Nancy, était à ses côtés au moment ou il a levé la main droite, placé sa main gauche sur la bible, et repété le serment lu par M.Warren Burger.Le président Carter a paru épuisé au cours de la cérémonie, à la suite des longues négociations menées jusqu'au dernier moment de son mandat pour assurer la libération des 52 otages américains de Téhéran, qui décollaient au même moment.Journée dramatique Jamais les Etats-Unis n'ont connu une passation de pouvoir présidentielle aussi dramatique que celle d'hier entre le démocrate Jimmy Carter et le républicain Ronald Reagan.Les fastes d'un protocole bien établi étaient éclipsés par l'incertitude qui a régné jusqu'à la dernière minute sur le sort des 52 otages américains à Téhéran.Leur libération était tenue pour imminente depuis deux jours, mais ils n'avaient pas encore quitté le territoire iranien au moment où commençaient à Washington les premières cérémonies de la journée d'investiture.Celte coïncidence sans précédent du dénouement d'un drame international et du changement de président à Washington a créé une atmosphere irréelle autour de la Maison-Blanche pendant les dernières heures du mandat deJimmx Carter.Une activité fébrile a régné toute la nuit autour du bureau ovale et dans les autres «corridors du pouvoir» où circulaient les dernières informations sur les interminables rebondissements des négociations sur l'application de l'accord conclu depuis la veille avec l'Iran.C'était, pour Jimmy Carter, une veritable lutte contre la montre pour arracher la liberté de ces 52 américains avant son depart.Pendant ce temps Ronald Reagan, qui n'était pas encore investi des responsabilités de l'Etal, était l'objet d'innombra-les et fastueuses festivités organisées par les républicains pour célébrer la restauration du «Grand Old Party» à la Maison-Blanche.Dans la nuit froide de lundi à hier, les limousines blanches des banquiers de Californie et les visons sablé de très anciennes starlettes restées amies de « Ron nie» et Nancy, ont encombré les avenues de la capitale fédérale, allant d'un concert à un diner au champagne en passant rapidement par l'une ou l'autre des cent receptions organisées en l'honneur du 40ème président des Etats-Unis.Le chic hollywoodien de l'af-fluence républicaine contrastait singulièrement avec la veillée d'inauguration de Jimmy Carter, il y a quatre ans.où la bière, le bourbon, les cacahuètes et les accents traînants du sud signalaient l'installation d'un regime provincial et bon enfant.A Biair House, face à la Maison Blanche (le l'autre côté (le l'avenue de Pennsylvanie.Ronald Reagan, économe de ses forces à près de 70 ans.a mieux dormi que le pauvre Jimmy Carter, empoisonné jusqu'au bout par les ayatollahs pugnaces.La météo républicaine Le nouveau président s'est réveillé pour constater que la météo, sinon Dieu, était républicaine.Il n'avait pas fait un temps aussi clement à Washington un 20 janvier depuis 1953, lorsque le républicain Dwight Eisenhower prêta serment pour succéder au démocrate Harry Truman.Tous les Washingto-niehs se souviennent de la tempête de neige et du verglas qui transformèrent en chaos la journée d'inauguration de John Kennedy en janvier 1961.Au moment où allaient commencer les cérémonies d'inauguration les milliers de figurants, qui s'étaient emmitouflés en prévision du froid arctique de règle depuis trois semaines, se livraient au «strip-tease»» pour être plus à l'aise dans les 12 degrés centigrades de cette journée d'investiture sans précèdent.La présidence, les otages, le soleil., Ronald Reagan.disait-on dans les rues de Washington, a toujours eu de la veine.\u2022 i m | f | i P s * -i * * '-I * I M 1 H i les assurons de notre appui et de notre ferme engagement.A la loyauté nous répliquerons par la loyauté.Nous n'utiliserons pas notre amitié pour s'immiscer dans leur souveraineté, car notre propre souveraineté n'est pas à vendre.» S'adressant ensuite aux adversaires de «la liberté» le président Reagan s est montré catégorique.«A ceux qui sont nos adversaires potentiels nous leur rappelons que la paix est le plus grand idéal que poursuit le peuple américain.Nous négocierons pour elle, en son nom nous nous imposerons des sacrifices, mais ne capitulerons jamais pour la paix.» Que notre horreur de^ conflits ne soient donc jamais confondue à un manque de volonté, dit-il.Lorsqu'il faudra agir pour sauvegarder notre sécurité nationale, nous agirons, et pour ce faire nous maintiendrons une force qui nous permettra d'imposer notre suprématie si nécessaire, en sachant fort bien qu'une telle force constitue notre meilleure chance de ne jamais avoir à l'employer.Le reste du discours, du pur Reagan, fut une longue allégorie sur les grandeurs de l'Amérique, «une nation trop grande pour s'accommoder de rêves modestes».Nous ne sommes pas contrairement, dit-il, à ce que certains prétendent voués à un déclin inévitable.Je ne crois pas à un destin qui nous écrasera quoi que l'on fasse.mais nous devons faire quelque chose.Nous avons tous les droits d'entretenir des rêves héroïques.» S'inspirant dans sa conclusion du journal d'un jeune soldai.Martin Treptou.mort au champ de bataille en 1917.Ronald Reagan cita la phrase suivante: «Mon engagement?l'Amérique doit remporter cette guerre.C'est pourquoi je vais épargner, travailler, me sacrifier, endurer et me battre avec joie en laisant l'impossible comme si l'issue de la lutte dépendait de moi seul.» A ce passage précis, la voix de Reagan se cassa par les larmes.«Bien sûr.dit-il.nous n'avons pas a nous imposer les rnéme^ sacrifices que Treptow mais ensemble et avec l'aide de Dieu nous allons résoudre les problèmes qui nous confondent.Et pourquoi ne devrions-nous pas y croire/ Après toui nous sommes Américains.» I Le président sortant, Jimmy Carter, a félicité son successeur, Ronald Reagan, à l'issue des cérémonies d'hier, à Washington.À l'extrême droite, on aperçoit le nouveau vice-président, George Bush, tandis qu'à l'extrême gauche, son prédécesseur, Walter Mondale applaudit.téléphoto UPl Ronald Reagan a prêté serment devant le juge en chef de la Cour suprême.Warren Burger, sous l'oeil attentif de sa femme, Nancy.À l'extrême droite, l'ex-président Carter et derrière M.Burger, le sénateur Mark Hatfield.téléphoto UPl Vacance au secrétariat d'État d'ici la confirmation de Haig d après AFP Les Etats-Unis n'ont plus de secretaire d'Etat depuis hier midi.Le mandat de M.Edmund Muskie a en effet pris fin au moment même ou le nouveau president Ronald Reagan a prête serment.Toutefois, M.David Newsom, ancien secrétaire d'Etat adjoint aux affaires politiques, a été désigné secrétaire d'Etat par interim, en attendant que la nomination du general Alexander Haig, secrétaire d'Etat désigne, soit officiellement confirmee.La nomination du general Haig comme 59e secretaire d'Etat américain a ete approuvée jeudi dernier par la commission des Affaires étrangères du Sénat.Le Sénat américain doit la confirmer en séance pléniere.D'autre part, la désignation de M Caspar Weinberger comme secretaire à la Défense dans le cabinet Reagan a été approuvée hier par le Sénat réuni en séance pléniere, moins de six heures après la prestation de serment du nouveau president.M.Weinberger est le premier membre du nouveau gouverne- ment américain dont la nomination est ainsi approuvée.Sa désignation a été confirmee à la quasi-unanimité (97 voix contre 2).La procedure d'approbation par le Sénat des autres membres du cabinet doit se poursuivre aujourd'hui.La confirmation du general Alexander Haig dans ses fonctions de secretaire d'Etat sera, après celle de M.Weinberger, la premiere soumise a la Chambre.Le Sénat a notamment décidé de limiter à quatre heures le débat concernant le général Haig.Ce débat pourrait être particulièrement anime en raison des critiques de certains démocrates concernant l'attitude de M.Haig lors de l'affaire (lu Watergate, alors qu'il était secretaire général de la Maison-Blanche, Immédiatement après avoir prête serment.M.Ronald Reagan avait aigrie, au Capitole.la nomination de 17 membres de son équipe.Les débats au Sénat ne pouvaient avoir lieu avant cette signature Re&gcsn et la force D'après AFP Le président Ronald Reagan a estime, dans uni' interview exclusive enregistrée en décembre et diffusée mardi en France à quelques heures de \"-on investiture, qu il n'est «pas un seul président, aussi pacifiste soit-il, qui puisse à l'avance déclarer qu'il n'aurait pas recours à la force si la sécurité nationale l'exigeait».Interroge par une télévision française, M.Reagan a estime qu'au cours de ces dernières années, les Etats-Unis ont trop souvent proclame à l'avance ce qu'ils n'allaient pas faire.«L'ennemi, si ennemi il > a, doit s'interroger tous les soirs pour savoir ce que nous allons bien lui faire le lendemain ma tin», a conclu le président.A Cuba, Fidel Castro a declare que le nouveau gouvernement américain était formé «d'éléments réactionnaires et d'extrême droite» Une passation très rapide des pouvoirs d'après AFP Le président Ronald Reagan a assiste hier matin à un service religieux en l'église épiscopalicnne Saint John.«l'Eglise des présidents», a deux pas de la Maison Blanche.Le service religieux, célébré à la demande du president-élu et du vice-présideiit-élu George Bush, a dure une vingtaine de minutes.M.Reagan a ensuite regagné Blair House, où il reside depuis son arrivée à Washing ton.Plusieurs membres du cabinet, ainsi que des \\ edettes d'Hol-lywood, dont le chanteur Frank Sinatra, un ami du futur president, assistaient à ci» service, qui marquait le début des cérémonies d'investiture.Entre-temps, la passation du pouvoir se faisait avec une rapidité surprenante entre les deux équipes présidentielles à la Maison Blanche.Au moment même ou M.Ronald Reagan prêtait serment au Congrès, les services de presse et les bureaux entourant le bureau o\\ aie étaient envahis par leurs nouveaux occupants.Deux minutes avant midi.M.lody Powell quittait la Maison Blanche, et M.Larry Speakes prenait possession des lieux.Le porte-parole officiel de la Maison Blanche.M Jim Brady, accompagnait le nouveau prési dent.1 mmédiatement également, des tableaux de M.Reagan, al- longe sur un hamac à côte de son épouse Nancy ou entouré de chevaux dans son ranch californien, étaient accrochés sur les murs des couloirs, où ceux de Jimmy Carter et Rosalynn avaient disparu depuis deux jours Le president Ronald Reagan a signé immédiatement après von entree en fonctions, un décret interdisant au gouvernement fédéral d'embaucher du personnel.M.Reagan avait annor.ee pendant la campagne électoral* qu'il avait l'intention de limiter l'importance du gou\\ ornement.Par ailleurs, le petit village de Ballyporeen en republique d'Irlande, a fete, hier, l'accession d'un enfant du pays à la présidence des Etats Unis: Ronald Reagan.300 personnes se sont réunies a l'extérieur du pub du v illage, dont la salle principale a été rebaptisée pour la circonstance «Salle Reagan».Un défile, orchestre en tete.a traversé le village décoré de drapeaux américains et irlandais Avant que le croupe ne se disperse, un villageois entonnait, refrain repris en choeur par les participants, un chant qu'il avait compose en l'honneur de M.Reagan.Les habitants du village ont envoyé, hier, au 10e president des Etats-Unis une invitation à Ballyporeen.Selon les registres de l'église, l'arrière grand-père du président Reagan est tie a Ballyporeen en 1829. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 21 JANVIER 1981 LE MONDE.B 3 Reagan réduira le rôle de l'État dans l'économie téléphoto UPI Premier geste officiel: Ronald Reagan signe les documents officiels portant sur la nomination des membres de son cabinet.«Au revoir cacahuète, bonjour boule de gomme» d'après AFP M.Ronald Reagan s'installe à la Maison-Blanche avec la volonté bien arrêtée de poursuivre une politique économique fondée sur la liberté d'entreprise plutôt que sur l'intervention de l'Etat.Le programme économique qu'il entend appliquer comportera essentiellement, selon les engagements qu'il a pris durant la campagne électorale: \u2022 Une forte réduction (d'au moins 2 pour cent cette année) des dépenses budgétaires globales qui s'élèvent, pour l'exercice budgétaire courant, a près de 660 milliards de dollars l'an.\u2022 Une diminution de la fiscalité.L'impôt sur le revenu sera abaissé de 10 p.c.l'an pendant trois ans, ce qui devrait permettre de relancer la demande.Les impôts sur les sociétés seront également abaissés substantiellement.Ceci devrait permettre une certaine «rénovation» de l'appareil de production et en améliorer la productivité.\u2022 L'abrogation d'une bonne partie de la réglementation existante qui.selon les Républicains, entrave le bon fonctionnement de l'économie et notamment le développement du potentiel énergétique du pays.Ce programme économique.qui sera présenté en détails à la Nation et au Congrès au début de février, devrait, selon les conseillers présidentiels, provoquer un «choc psychologique» favorable dans l'opinion, et ramener l'équilibre budgétaire d'ici trois à quatre ans.Il devra cependant tenir compte des faits «réels», c'est-à-dire des possibilités el des contraintes découlant de la situation économique et financière courante.Cette situation est la suivante: \u2022 L'économie américaine traverse actuellement une période de «stagflation», a un niveau relativement élevé, qui devrait faire place, selon la plupart des prévisions, à une reprise modérée au second semestre.\u2022 L'inflation demeure élevée: près de 13 p.c.par an.et.en raison de la politique antiinflationniste de contrôle de la monnaie et du crédit suivie par la Réserve Fédérale, les taux d'intérêt se situent a des niveaux presque records: 20 p.c.par exemple pour le taux d'intérêt des banques.\u2022 La production industrielle a presque retrouvé son niveau d'avant la récession.En décembre, la production industrielle s'est située à 1.2 p.c.seulement au dessous de son niveau de la lin de 1979.Mais un secteur important, celui de l'automobile connaît toujours des difficultés majeure^.\u2022 La productivité américaine reste passablement inférieure à ce qu'elle était il y a quelques années.\u2022 Le chômage demeure important: 7.5 p.c.de la main-d'oeuvre disponible, soit un peu moins de huit millions de chômeurs.\u2022 L'exercice budgétaire en cours, déjà bien entame puis qu'i.l a commence le 1er octobre dernier, prévoit un deficit de $55 milliards.Four l'exercice suivant, le président démocrate sortant a déposé un projet de budget «symbolique» faisant ressortir un déficit de .S27.5 milliards.\u2022 La balance des paiements est équilibrée, notamment grace au niveau réduit des importations pétrolières, et au niveau ele\\ e des exportations américaines.Le dollar, en nette amelioration, fait preuve d'une bonne fermeté sur les marchés des changes.Le gouvernement Reagan va bénéficier au depart d'un préjugé favorable prudent, notamment de la part du monde des affaires.En effet, des voix, et non des moindres, se sont déjà élevées dans les milieux bancaires, pour le mettre en garde con-tre toute mesure hâtive, telle que la reduction envisagée dc^ impôts qui risquerait de relancer Tin flat ion.D'après AFP, Reuter Les éditorialistes de la presse américaine saluaient hier, chacun à sa manière, l'entrée en fonction du nouveau président des Etats-Unis.M.Ronald Reagan.«Au revoir cacahuète, bonjour boule de gomme», proclame sur le ton badin le Washington Star (indépendant), faisant allusion à la pro less ion de M.Carter el au goût prononce de M.Reagan pour ce bonbon.«Le contraste entre le sel de la cacahuète et le sucre de la boule de gomme, ajoute-t-il, reflète parfaitement le système américain des deux partis ei le mandat (donné à M.Reagan) en faveur d'un changement.» Dans le même quotidien, le dessinateur Oliphant se montre féroce.Il représente le capitaine Carter passant la barre d'un navire en train de couler au capitaine Reagan.Le plus sérieux Washington Post se borne à exprimer prudemment «l'espoir que le IGeme président des États-Unis sera en mesure de réaliser la vision heureuse qu'il a présentée, ainsi que ses associes, au peuple américain».Le New York Times lui emboîte le pas et, tout en souhaitant «une bonne journée a M.Reagan», déclare que «son manque d'allure et d'originalité pourrait être compensé par sa totale s i m pli c i t é a m ér i ea i ne ».Le Wall Street Journal, quotidien du monde des affaires, note enfin que «la crainte est fort répandue que M.Reagan ne sera pas en mesure de réaliser ses promesses».Cela tient, expliquo-t-il à son «style» distant et à sa prudence.Mais «nous ne serons pas surpris si cette crainte s'avère illusoire.A partir d'aujourd'hui, ajoute-t-il.nous allons commencer à le savoir, en nous embarquant avec M.Reagan dans une nom elle expérience et une nouvelle aventure.Il a des idées et un mandat.S'il parvient à les mettre effectivement en application, cette lOème présidence sera un tournant dans l'histoire.» À Moscou, le journal Industrie Socialiste estime que le président Ronald Reagan va hériter d'un «lourd héritage» en succé- dant au président Jimmy Carter à la Maison-Blanche.De par le monde, les félicitations affluaient hier à la Maison-Blanche.Le président Brejnev.d'URSS a exprimé le souhait de voir une «évolution positive» des rapports so\\ ieto-américains.Le premier ministre chinois.Zhao Ziyang, a profité de l'occasion pour inviter implicitement M.Reagan à ne pas rétablir des relations gouvernementales avec Taiwan, tandis que le président taiwanais, Chiang Ching-Khuo, envoyait lui aussi des félicitations a M.Reagan.Reagan enchanté par le spectacle d'après AFP Le président Ronald Reagan a assiste hier après-midi a la traditionnelle parade devant la Maison-Blanche, apothéose des cérémonies d'investi turc.Installé dans une tribune protégée par une» vitre pare-balles, devant la Maison-Blanche, le nouveau président a paru enchanté par le spectacle qui lui était offert: fanfares militaires, groupes folkloriques, détachements militaires, majorettes, ont été acclamés par une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes massées sur les trottoirs et dans des tribunes le long de Pennsylvanie Avenue.Les places dans ces tribunes aux abords immédiats de la Maison-Blanche s'étaient arrachées pour la coquette somme de 7.\"» à 100 dollars.Alors que la nuit tombait sur Washington a la fin de cette journée historique, le I.Génie president, visiblement ému.a* entendu à la fin de cette parade une chorale entonner le chant traditionnel à la mémoire de John Brown, l'un des héros légendaires de l'histoire américaine.Plus tard dans la soirée, le couple présidentiel a assisté à un feu d'artifice, puis participe à l'un des neuf grands bals qui ont ete donnés dans la capitale fédérale.L'arrivée triomphale de Reagan d'après AFP Conformément à la tradi lion, le nouveau président avait descendu triomphalement Pennsylvania Avenue, qui relie le Capitule à la Maison Blanche.Debout dans une longue limousine noire à toit ouvrant, le couple présidentiel a salue les dizaines de milliers de personnes qui avaient pris place le long du parcours.Selon les estimations des grandes chaînes de télévision, plus de cent mille personnes assistaient au défilé, maigre les difficultés d'accès ou le prix des places dans les tribunes, sur certains secteurs du parcours.Aux abords de la Maison Blanche, les places dans les tribunes étaient vendues de 7.\"> à 100 dol-la rs.Quelques groupes de manifestants s'étaient rassemblés sur les trottoirs de Pennsylvania Avenue, protestanl contre l'é: nergie nucléaire, ou le recensement en vue du service militaire.Quelques fei ifnistes mans lestaient en faveur de l'amendement pour l'égalité des droits (E.R.A.), dont M.Reagan est un farouche opposant.Lue paru a r te brandie par un manifestant rappelait avec peu de respect le 1 téléphoto UPI Le president et Mme Reagan descendant l'avenue Pennsylvania, dos au Capitole.passé d'acteur de Ronald Reagan: «Bon/o a Washington», allusion au film « Bedtime for Bon1 7.0» dans lequel Ronald Reagan avait un chimpanzé pour parte naire.Jimmy Carter redevient un simple citoyen 4* téléphoto PUI C'est en larmes que la petite Amy Carter est rentrée à Plains, Géorgie, hier, en compagnie de ses pçjfents.d'après AFP Jimmy Carter, qui n'est plus que «l'ancien président Carter-, a été chaleureusement accueilli hier après-midi par ses concitoyens de Plains, la petite bourgade de Géorgie dont il a rendu le nom célèbre depuis quatre ans.L'ancien président avait quitté Washington par avion aussitôt après la cérémonie d'investiture de Ronald Reagan.Il est arrivé «chez lui» au moment même où son successeur entrait pour la première fois à la Maison-Blanche.A sa descente d'avion, sous une petite pluie froide, il est tombé dans les bras de sa vieille mere.Miss Lilian.Jimmy Carter a donc quitte définitivement la Maison Blanche, écarté du pouvoir par une Amérique qui lui a reproché avant tout de ne pas avoir calmé son sentiment grandissant s'in-sécurite.La présidence de l'ancien gouverneur de Géorgie aura d'ailleurs été marquée jusqu'au bout par l'incertitude.A quelques heures d'un départ qu'il avait voulu sans heurts, malgré la blessure qu'il ressent, le président tentait encore d'arracher le retour des 52 Américains détenus en Iran depuis 15 mois.Curieusement, peut-être parce qu'il n'en dépendait plus politiquement.Jimmy Carter a donné l'impression de mener cette ultime négociation avec sérénité, sans cette hargne à vouloir for-ceWe destin, qui restera l'un des signes de sou passage à la Maison Blanche.«Que restera-t-il de cet étrange episode dans l'histoire des Etats-Unis qu'aura été la présidence Carter», se demandait récemment l'un de ses plus proches conseillers.Tout peut être dit sur ces quatre années qui ont vu un «amateur» de la politique, venu du sud des Etats-Unis, tenter d'imposer une ligne dont beaucoup ne voulaient pas.Jimmy Carter était avant tout un style, dans lequel il n'a pas toujours été facile de séparer la sincérité du jeu politique.Faut-il retenir le candidat prêt à employer les arguments les plus retors pour venir à bout de son adversaire, ou bien l'homme de foi extrêmement strict, dont l'intégrité morale sort intacte de quatre années difficiles.La presse américaine aura en effet cherche longtemps, de Hamilton Jordan a Billv Carter, sans rien trouver à lui reprocher.Faut-il retenir l'indécision chronique d'une politique, ou ses succès incontestables?«Les Etats-Unis, faisait remarquer récemment le président battu, attendaient en cette période troublée des réponses simples, mais il n'y en a pas face à des problèmes quasi-insolubles».Les Américains ont préféré les assurances calmes que distillait Ronald Reagan pendant la campagne électorale à cette franchise désarmante.Le bilan de la présidence offre les mêmes contrastes.La signature du traité sur le canal de Panama, les accords de Camp David et la normalisation definitive des relations avec la Chine populaire resteront des acquis importants.Mais les échecs son! égale- ment nombreux, l'incapacité a dominer l'économie et l'impossi biiite d'établir des relations de confiance avec les allies des Etats-Unis restant les plus \\ isi nies.telephoto UPI Le petit-fils de Ronald Reagan, Cameron, s'amuse sous la surveillance de son père, Michael, avant le début des cérémonies.\\ B 4 Le Canada s'apprête à lever l'embargo contre l'Iran MacGUIGAN LOUE LA PATIENCE DES USA OTTAWA (PC) - Le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Mark MacGui-gan, a annoncé hier que le Canada entend lever les sanctions économiques contre l'Iran et rétablir ses relations diplomatiques avec ce pays, à la suite de la libération des otages américains.M.MacGliigan avait exprimé auparavant son soulagement de voir terminée la longue épreuve imposée aux otages et à leurs familles, et a déclaré que cet heureux dénouement était une victoire pour le droit international et pour l'humanité tout entière.Il a félicité le go\\\\\\ erne ment des Etats-Unis pour la patience et la sagesse dont il a fait preuve, ainsi que le gouvernement d'Algérie pour son rôle d'intermédiaire ces derniers mois.Le ministre a indique que le gouvernement pourrait procéder par voie de réglementation pour lever les sanctions prises contre l'Iran le 22 mai 1980.ce qui.a-t-il dit, nous permettra d'agir plus rapidement que par voie législative.En annonçant des mesures de représailles contre l'Iran, l'an dernier, le gouvernement canadien avait indique que les sanctions seraient levees a la liberation des otages.M.MacGuigan a d'autre part annoncé que le gouvernement étudiera la question de la reouverture de l'ambassade du Canada à Téhéran, ce qui.a-t-il dit.pourrait prendre quelques mois.Le Canada, rappelons-le.a ferme son ambassade à Téhéran en février 1980, après que l'ambassadeur du Canada.M.Ken Taylor, eût permis l'évacuation de six diplomates américains, qui s'étaient réfugiés à l'ambassade du Canada.M.MacGuigan déclare également que la levée des sanctions ne constitue d'aucune façon une modification de la position canadienne de stricte neutralité dans le enflit entre l'Iran et l'Irak, ou de l'appui que le Canada accorde à la resolution du Conseil de sécurité de l'ONU réclamant une mediation entre les deux parties.Le ministre MacGuigan a indique par ailleurs qu'il faudra régler, en vue de la normalisation des relations entre les deux pays, les engagements financiers de l'Iran avec la Société canadienne pour l'expansion des exportations, un montant de moins d'un million de dollars a-t-il précisé.D'autre part, le premier minisire du Canada.M.Pierre Trudeau, a fait parvenir une lettre au président-sortant des Etats-Unis.M.Jimmy Carter, dans laquelle il écrit que la liberation des otages «rend hommage à la patience et à la sagesse»» dont M.Carter a fait preuve tout au long «de cette épreuve qu'a subie l'Amérique».Dans sa lettre.M.Trudeau dit également que «tous les Canadiens partagent ma propre satisfaction à l'idée que le Canada a pu venir en aide aux Etats-Unis durant cette prise d'otages en offrant asile à six employes de l'ambassade des Etats-Unis».M.Trudeau faisait alors allusion au rôle joue par M.Ken Taylor.e\\-ambassadeur du Canada a Téhéran, qui a organisé avec succès la fuite clandestine d'Iran de six Américains qui s'étaient réfugiés à l'ambassade du Canada depuis plusieurs semaines.A New York, ou il est mainte-nent consul général, M.Taylor a exprimé lui aussj sa grande joie de savoir les otages enfin libérés.Le chef de l'opposition.M Joe Clark, qui était premier ministre lorsque M.Taylor a réussi à faire fuir les Américains d'Iran, a interrompu un discours qu'il prononçait devant les membres du Rotary Club de Toronto, pour dire son soulagement et sa satis faction après la libération des otages LE MONTE.LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 21 JANVIER 1 981 D'après AFP, UP1 Le general Alexander Haig, secrétaire d'Etat désigné, a déclaré que le nouveau gouvernement américain était prêt à faire face aux problèmes de l'exécution de l'accord signé par le president Carter pour la libération des otages.«Beaucoup de problèmes vont encore se poser dont ceux de l'application de l'accord», a-t-il dit dans une interview à la chai-ne de television «ABC».«Nous sommes prêts a y faire face», a-t-il ajouté, rappelant qu'une équipe «mixte» avait déjà été mise en place au département d'Etat pour résoudre ces problèmes Il a précise» qu'un certain nombre des diplomates qui s'étaient occupés de l'affaire dans le groupe de travail «Iran» du president Carter resteraient dans cette équipe.Il s'est cepen- L'administration Reagan est prête à appliquer l'accord sur les otages dant refusé à évoquer le maintien du principal négociateur américain dans cette équipe au département d'Ëtat, M.Warren Christopher.Secrétaire d'Ëtat désigné, la nomination de M.Haig doit encore être confirmée par le Sénat, qui se réunit aujourd'hui en séance plénière avant qu'il puisse prendre ses fonctions.Entre-temps, les détails de l'accord avec Téhéran étaient, hier encore, gardés secrets par le département d'Ëtat.mais on confirmait à Washington que l'Iran recevrait les pieces détachées militaires qu'il avait commandées avant la prise de l'ambassade américaine.Le porte-parole du département d'Ëtat, John Trattner, a précisé que ces pièces faisaient partie des «autres avoirs», à part les avoirs financiers, que le président Carter av ait gelés le 11 novembre 1979.A l'époque, l'Iran attendait la livraison de $500 millions en pie-ces détachées militaires, payees d'avance.M.Trattner a même refusé de confirmer que les avoirs iraniens gelés étaient de l'ordre de $9 milliards avant que les otages ne quittent le sol iranien.téléphoto AP Premiers goûts de liberté pour les 52, à leur descente d'avion c Alger: ils ont laissé leurs vêtements d'otages dans l'appareil.Les Iraniens ignoraient le départ des otages d'après AFP, UPI et CP Le départ des 52 otages américains a été gardé secret jusqu'à la dernière seconde à Téhéran et ce n'est que l'envol successif des deux Boeing algériens qui a révélé que leur libération était effective.La télévision iranienne a cependant diffusé trois heures plus tard, un film montrant les otages sortant d'un autocar pour se rendre dans l'avion sous les cris anti-américains des Gardiens de la Révolution et des étudiants islamiques.Les otages paraissaient fatigués, tendus et désorientés.Ils sont sortis un par un de l'autocar, tenus sous les bras par deux Gardiens de la Révolution en parkas.Commentant ce film, le ministre iranien Ahmad A/izi.l'un des principaux négociateurs dans la crise, a déclaré que les Américains «étaient choqués et croyaient rêver».La télévision iranienne a ensuite montré les otages arrivant dans le Boeing, où la place de chacun avait été désignée à l'a vance.Un sondage effectué parmi la population a par ailleurs été dil fusé par la télévision iranienne: la majorité des personnes inter rogées se sont dites favorables à un procès des otages.«L'Iran n'est pas un hôtel, a notamment déclaré un Iranien.Pendant 14 mois, on a bien servi ces gens-là.» Selon le diplomate suisse Fla- vio Mëroni, les otages étaient détenus par petits groupes ayant très peu de contacts entre eux, à Téhéran même, et ce n'est que lundi matin qu'ils ont appris que les négociations étaient en bonne voie.Mais ils ne savaient pas quand ils pourraient être libères.Une fois les avions partis hors de l'espace aérien iranien, leur libération a été officiellement annoncée à la télévision par le négociateur principal Behzad Nabavi.De bruyants corteges d'autocars, de camions militaires et de véhicules blindés charges de Gardiens de la Révolution fortement armes ont ensuite quitté l'aéroport, salue par un concert d'avertisseurs de taxis et des voitures des Comités Khomeiny.Mais la foule iranienne n'était pas à l'aéroport de Men ra bad.Selon Nabavi.les Etats-Unis ayant satisfait les quatre conditions fixées par le Parlement iranien, «cette affaire est terminée» mais le porte-parole iranien a répété que le règlement était une victoire du peuple iranien sur la toute-puissance de PAmé rique.Il a par ailleurs indiqué que l'Iran n'avait pas l'intention de renouer dos relations économiques ou diplomatiques avec les États-Unis et que l'ambassade des Etats-Unis à Téjéran resterait aux mains du gouvernement iranien.«Vive l'Islam» et «Mort a Reagan» sont les nouveaux slogans peints sur la porte d'entrée de l'ambassade, située avenue Ta leghani.Chronologie d'une crise mondiale sans précédent m; ¦ x m L'ex-chah d'Iran WASHINGTON (Renter) \u2014 Voici la chronologie de l'affaire des otages américains d'Iran: Dimanche I novembre l!>7!): des partisans de l'ayatollah Khomeiny envahissent l'ambassade des Etats-Unis a Téhéran.Ils déclarent qu'ils garderont en otages le personnel américain jusqu'à ce que l'ex-chah alors hospitalisé à New York soit rapatrié en Iran.12 novembre: h» président Carter suspend les importations de pétrole iranien pour prévenir tout chantage.L'Iran riposte en stoppant toute vente de pétrole aux Etats-Unis.11 novembre: Washington gèle les avoirs iraniens dans les banques américaines.18novembre: Khomeiny ordonne la libération des Noirs et des femmes se trouvant parmi les otages.21 novembre: Envoi d'un porte-avions américain dans l'océan Indien.1er décembre: les militants de l'ambassade prétendent avoir découvert trois agents de la CIA parmi les otages et annoncent qu'ils seront jugés comme espions ainsi que trois autres Américains détenus au ministère des Affaires étrangères à Téhéran.8 décembre: Ghotbzadeh propose l'enquête d'une commission indépendante sur le régime de l'empereur déposé.12 décembre: les Etats-Unis ordonnent à l'Iran de réduire sa représentation diplomatique sur k\\àr territoire.L'Imam Khomeiny Behzad Nabavi 15 décembre: le chah quitte les Etats-Unis pour le Panama.:J1 décembre: le Conseil de sécurité de l'ONU approuve l'imposition de sanctions contre l'Iran si les otages ne sont pas libérés avant le 7 janvier.3 janvier 1980: M.Kurt Wald-heim.secretaire général de l'ONU.arrive à Téhéran et s'enga-ge à examiner les faits prouvant que le régime du chah s'est rendu coupable de violations des droits de l'homme.13 janvier: l'URSS met son veto à fies sanctions des Nations unies contre l'Iran mais les Américains annoncent qu'ils les imposeront avec l'aide de leurs alliés.14 janVier: l'Iran expulse les journalistes américains.23 janvier: Carter dit qu'il résistera au besoin par la force aux tentatives de l'Union soviétique de s'assurer le contrôle du Golfe \u2014 il met en garde l'Iran contre tout sévice contre les otages.27 janvier: Bani-Sadr élu président de la Republique d'Iran.29 janvier: six membres du personnel de l'ambassade qui avaient pu s'échapper au moment de la prise d'otages réussissent à quitter l'Iran avec des diplomates canadiens 2 février: le Conseil de la révolution accepte le principe d'une commission d'enquête sur le régime du chah.23 février: arrivée à Téhéran d'une commission d'enquête de l'ONU mais Khomeiny déclare que les otages ne seront pas lib£.rés avant la reunion du nouveau Parlement en avril.7 mars: Téhéran annonce que l'ambassade et les otages vont passer le lendemain sous le contrôle de Ghotbzadeh.11 mars: Khomeiny proclame son soutien aux «étudiants»» militants.Départ de la commission de l'ONU.23 mars: Le chah quitte le Panama pour l'Egypte pour s'y faire soigner du cancer dont il est atteint.Les Etats-Unis craignent que son départ ne retarde la libération des otages.7 avril: les Etats-Unis rompent leurs relations diplomatiques avec l'Iran et mettent l'embargo sur les exportations vers ce pays.17 avril: Carter annonce de nouvelles sanctions économiques et déclare qu'à défaut de prompte libération des otages un blottis ou une autre action de force sont la seule solution valable, à suivre 21 avril: Opération militaire américaine en Iran mais elle avorte à la suite de pannes d'hé-licopteres.explique Carter qui «assume l'entière responsabilité» de l'expédition.2(i avril: Le secrétaire d'Etat américain Cyrus Vance démissionne pour protester contre la malheureuse expédition en Iran.Les otages américains sont transférés hors de la capitale, annonce Teheran.29 avril: Le sénateur Edmund Muskic nomme en remplace ment de Vance.30 avril: Carter annonce qu'il va reprendre sa campagne élec- Warren Christopher Sadegh Ghotbzadeh Mehaï Bazargan torale en vue des présidentielles du i novembre.21 mai: La Cour internationale de justice de La Haye ordonne à l'Iran de libérer les otages.11 juillet: Un des otages, le vice-consul Richard Queen, est libéré pour raisons de santé sur l'ordre de Khomeiny.Il reste 52 otages captifs.27 juillet: Mort du chah en Egypte.15 septembre: Début du débat du Majlis sur les otages.22 septembre: Des escarmouches depuis une semaine entre l'Irak et l'Iran dégénèrent en une véritable guerre.Carter promet la neutralité des Etats-Unis.23 septembre: En raison du conflit, le Parlement iranien interrompt sine die son débat sur les otages.18 octobre: Le premier ministre Radjai condamne les Etats-Unis a un débat de l'ONU sur la guerre irano-irakienne et exclut des conversations au sujet des otages.2(> octobre: Le Majlis reprend le débat sur les otages.3 novembre: Téhéran désigne l'Algérie comme intermédiaire dans l'affaire des otages.1 novembre: Les Américains votent le jour anniversaire de la prise d'otages à Téhéran.Le républicain Ronald Reagan est .élu président.10 novembre: Le secrétaire d'Etat adjoint américain Warren Christopher apporte à Alger la réponse de Washington a£x conditions de l'Iran pour la libération des otages.20 novembre: L'Iran cherche des éclaircissements, notamment sur la restitution de la fortune du chah.1er décembre: Radjaï annonce que les étudiants ont remis au gouvernement le contrôle des otages américains.2 décembre: Christopher apporte tin nouveau message de Washington à Alger.16 décembre \u2014 Selon Radjaï, la crise en est presque «a son étape finale»», et les Etats-Unis pourront récupérer les otages dès qu'ils auront donné des garanties financières.19 décembre \u2014 Les émissaires algériens transmettent à Washington les «conditions finales»» posées par les Iraniens, notamment de l'argent à déposer auprès des banques algériennes.Les Etats-Unis déclarent que ces dernières propositions «posent des problèmes substantiels»), et qu'un dénouement de l'affaire est peu probable avant Noél.21 décembre \u2014Les Etats-Unis refusent la demande de dépôt.22 décembre \u2014 Les Américains expriment des inquiétudes quant à la santé des otages, dont certains, pensent-ils, sont en prison.J/lran menace de juger les captifs.25 décembre \u2014 Second Noel en captivité.L'Iran transmet des films sur les otages tournés à cette occasion.28 décembre \u2014 Les envoyés algériens arrivent à Washington afin de discuter des demises exigences iraniennes concernant le dépôt de garanties.30 décembre \u2014 Contre propositions américaines aux intermédiaires algériens.2 janvier \u2014 Les Algériens remettent ces contre-propositions aux responsables iraniens.I janvier \u2014 Les Iraniens transfèrent les trois otages qui étaient détenus au ministère des Affaires étrangères.7 janvier \u2014 Christopher se rend a Alger pour repondre aux questions iraniennes sur les contre-propositions amer i ca i nés.II janvier \u2014 Christopher demeure à Alger afin de suivre l'évolution des votes sur l'affaire des otages au Majlis, et répondre aux nouvelles questions.Les Américains expriment l'espoir d'un règlement de la question dans les cinq derniers jours d'existence du gouvernement Carter.18 janvier \u2014 L'Iran annonce qu'un accord a été réalisé.Le département d'Etat à Washington et les intermédiaires algériens déclarent cependant ne pouvoir confirmer le fait.19 janvier\u2014 Signature de l'accord, rendu public a Alger, par lequel les Etats-Unis s'engagent à débloquer les avoirs iraniens en Occident.Mais un nouveau différend, portant sur les concli lions du transfert de ces avoirs, en retarde la mise en oeuvre.20 janvier \u2014 Le différend est réglé.Libération des otages.Ronald Reagan tntre à la Maison Blanche. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 21 JANVIER 1981 MONDE.«Solidarité» prêt à des négociations immédiates sur les «samedis libres» d'après AFP, Reuter, UPI, PA n Le syndical indépendant \u2014 Solidarité a accepté hier à Gdansk de négocier dans les plus brefs délais avec le gouvernement la question des samedis libres.Dans une résolution adoptée au cours d'une réunion de la Commission nationale de coordination, le syndicat de M.Lech Walesa a d'autre part invité ses adhérents, dans l'attente d'un accord avec le gouvernement, à ne pas travailler le samedi, et en particulier à considérer le 24 janvier comme un jour chômé.La même résolution demande en outre l'ouverture dans un délai de quinze jours de négociations avec le gouvernement à propos de la réalisation «hautement insatisfaisante» des accords de Gdansk.Szczecin et Jastrzebie.Dans une déclaration complémentaire, la Commission nationale souligne que la question des samedis libres n'est nullement la plus importante parmi celles qui restent en suspens, mais que le gouvernement, notamment par une «campagne de désinformation», a crée une situation de «confrontation» qui doit être rapidement surmontée.De son côté, M.Walesa a invité les membres de son syndicat à ne pas faire la grève pour assurer que les samedis soient chômés, mais il a déclaré qu'il tiendrait le gouvernement responsable de toute nouvelle confrontation sur cette question.Rendant compte à la Commission consultative nationale des quatre heures de «dures négociations» qu'il a eues la veille au soir à Varsovie avec M.Jozef Pinkowski, président du conseil, le leader du syndicat libre a préconisé la prudence.Toutefois, le syndicat local Solidarité de Gdansk a confirmé hier son intention de déclencher demain une grève d'avertissement de quatre heures.Dans une déclaration, le MKZ accuse le gouvernement de ne pas respecter les accords de Gdansk, Szczecin et Jastrzebie.notamment en ce qui concerne les samedis libres et l'accès de Solidarité aux mass media.Il demande l'ouverture de pour- parlers «publics» avec le gouvernement \u2014 en présence de la pressée, de la radio et de la télévision, sans censure \u2014 pour trouver une solution aux problèmes en suspens.La grève aura lieu de 8 heures à 12 heures dans toute la région de Gdansk et le syndicat exige que ces quatre heures de grève soient payées aux grévistes.De son côté, le président de la Diète polonaise, M.Stanislaw Gucwa.a lancé hier, dans une B 5 interview à l'agence Tass, une virulente attaque contre «certains dirigeants» du syndicat Solidarité, les accusant de vouloir «provoquer l'érosion deb ifondements du système existant».M.Gucwa affirme également que «de nombreux dirigeants de Solidarité sont sous l'influence de l'organisation «anti-socialiste» KÔR (comité d'autodéfense sociale): «Tant que le KOR se servira du nouveau syndicat en tant que courroie de transmission pour ses idées, ajoute-t-il, il est difficile de s'attendre à une amélioration de la situation.» M.Gucwa.qui est en m-ê.me ; temps président du Parti unifié paysan, s'oppose enfin à l'enregistrement du syndicat «Solidarité rurale» qui vise, .selon lui, à diviser le mouvement paysan polonais.L'état de Bernadette Devlin s'améliore d'après UPI, PA rp La militante ir-™ landaise Bernadette Devlin, qui a été grièvement blessée dans un attentat à son domicile il y a cinq jours, a repris connaissance hier, ont rapporté les membres de sa famille.Incapable de parler, elle a écrit une note dans laquelle elle demandait des nouvelles de ses enfants et sur l'état de son mari.Michael McA-liskey.35 ans.qui a été blesse lui aussi dans l'attentat et dont l'état est encore considéré comme grave.Les deux victimes ont été atteintes de plusieurs balles chacune.Bernadette Devlin, ancien députe d'Irlande du Nord, se trouve toujours dans un état grave au Royal Victoria Hospital de Belfast, où elle demeure aux soins intensifs, bien que son état se soit stabilisé, tandis que son mari est soigné à l'hôpital militaire de Musgrave Park, également à Belfast.Quelques minutes après l'attentat, vendredi matin, des soldats en patrouille à proximité du domicile des Me A lis key avaient arrêté trois hommes.Ils ont été soumis à un interrogatoire et ils comparaîtront en justice aujourd'hui à Dun-gannon.dans le cen- tre de PUlster, pour y être inculpés de tenta-tive de meurtre contre Bernadette Devlin et son mari.Les trois suspects, dont l'identité n'a pas été révélée, sont soupçonnés d'appartenir à une organisation paramilitaire loyaliste (protestante).D'autre part, dans la lutte qui continue d'opposer l'Armée républicaine irlandaise aux forces britanniques, on signalait hier de nouveaux attentats.Un soldat britannique a été tué et un autre blessé par balles hier soir à Londonderry, dans le nord de I'Ulster.Les soldats, membres du Staffordshire Regiment, se trouvaient à proximité du quartier républicain (catholique) du Bog-side lorsque des hommes ont fait feu sur leur patrouille.En 1969, le Bogside avait été le théâtre d\"affrontements entre catholiques, d'un côte, et protestant et policiers de l'autre, au cours desquels Bernadette Devlin avait joué un grand rôle.La jeune femme grièvement blessée vendredi dernier avait été condamnée à six mois d'emprisonnement, alors qu'elle était déjà député, pour «incitation à l'émeute» lors de la «Bataille du Bogside».Pretoria décapite la presse noire D'après AFP, AP Un coup terrible a été porté hier à la presse noire sud-africaine avec la décision du groupe anglophone Argus de cesser définitivement la publication du quotidien Post et de son supplement dominical, le Sunday Post, à la suite de manoeuvres d'intimidation gou vernementales, estiment les observateurs.Le Post, dont le tirage moyen avait été de 112,000 exemplaires par jour au cours des six premiers mois de 1980.le Saturday Post, le Sunday Post et le Sowetan avaient été interdits de publication à titre provisoire le 24 décembre dernier.Le ministère sud-africain de l'Intérieur avait estimé que ces quatre titres n'avaient pas été régulièrement publiés au cours des 30 derniers jours, du fait de la grève des employés de presse noirs et qu'ils devaient demander une nouvelle autorisation de publication.La direction du groupe avait contesté cette décision mais la Cour suprême du Witwatersrand (grand Johannes-bourg) avait entériné la mesure gouvernementale.Le groupe Argus avait alors entamé une procédure visant à obtenir de nouvelles autorisations de publication pour le Post, le Sunday Post et le Sowetan, décidant d'aban- donner le Saturdav Post.Hier matin, le gou-\\ ornement sud-africain a publié un communiqué dans lequel il souligne que les autorisations de publication demandées ont été accordées, mais qu'il a menacé de les suspendre à nouveau.La chaine Argus a donc décidé d'abandonner définitivement la publication du Post et du Sunday Post, ne conservant que le seul Sowetan, au tirage quasi confidentiel.Cette nouvelle a provoqué la stupéfaction générale et les témoignages d'incrédulité et de protestation n'ont cessé d'affluer de toutes parts.Le président du syndicat des journalistes blancs, M.John Allen, a ainsi estimé qu'il s'agissait d'une «invitation à la confrontation et au désastre.» Le président d'Argus, Hal Miller, a expliqué que sa compagnie trouvait complètement inutile de reprendre la publication des journaux Post et Sunday Post si ceux-ci devaient être frappés d'interdit dès la reprise de la publication.Les ministres de l'Intérieur, Chris Heunis, et de la Justice, Kobie Coetzee, ont clairement fait savoir à Argus que toutes les mesures seraient prises pour empêcher la sortie dans les kiosques des deux jimr-naux. B 6 ! t JARVnilMOKM LIQUIDATION J.M.SAUCIER VOUS PRESENTE SON COIN DES AUBAINES \u2014 PROFITEZ DE CETTE OFFRE POUR ECHANGER VOTRE ANCIEN APPAREIL POUR UN NEUF NOUS DONNS DE UN AN À 5 ANS DE GARANTIE.DEMANDEZ: M.Yves \" TECHNICS \u2022 RCA \u2022 PANASONIC \u2022 PIONEER \u2022 KENWOOD \u2022 CERWtN-VEGA RABAIS «Jt1*™ « 3V% JUSQU'À 70% ENSEMBLE DU MOIS ENSEMBLE SîMOPHOHIlW DE HMtt QUALITE CÛMPKKW \u2022 lfc:|teti ittrti fctizM siiîie !JSS3illr»tjtts »s tuai jfi; \u2022 riBie (Mruiti i;nti *i«m 3 51 suiiarttMfifM arrc cirtoi ClC u(mo|m AT ] 3 :x.isi \u2022 2 Uil prlcw Ml.rou«»< CV 33 101 watts IMS Util 5a/tsmBAKAI \ta9\t atiiijiXi il S1 Ift élMÛ\t\t rj IN WATTS IMS TOTAL SAUCIER DE BON PRIX FABLE TOURNANTE Cia*;!'tseï; utMJtipf arec cirtMcàc Jutitti^m Modèle 618 am* inventaire >49 HAUT-PARLEURS posr étagères 70 WATTS RMS 50 MTQ!lUaiUBF& M 29* >87 MAGNÉTOPHONE A CASSETTE AVEC DOLBY \" 8S8 * \u2022¦\u2014?\u2014 .UAL SAMYO flSNEI.TOSMifA.PAMASf MC ETC «Mtirrf* »i« U.COULEUR 14\" 3 ANS OE GARANTIE CASSETTE 60 MINUTES TDK i partir Je 5229 CERWIN-VEGA S WW SPECIAL SOI PUCE SEULEMENT 32 \"mt*.$347 VIDÉOCASSETTE S HEURES VHS » mUittM VEMHA irwtésnivi UMMJUW J1 Qft \u2022JPd iSEMLEIENT i 0 :t .ETPUISIEURS AUTRES GRANDS SPÉCIAUX EN MAGASIN - % MILLION OE SJJ À LIQUIDER MAGNETOSCOPE VHS U PartaM i cassette et S torts mjiHr PV-32011 SAUCIER OE BON PRIX SUI PLACE SEULEMENT Prijectew ctileir aiec écrai de 62' et teiccincMi QîJzai
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