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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-01-23, Collections de BAnQ.

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[" UN REGARD A FAIT ÉCHOUER LA PRISE D'OTAGES À LAVAL page B 10 ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $ 1.75 \u2014 ÉDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 \u2014 ABITIBI-TÊMISCAMINQUE LA TUQUE 30« 25 CENTS MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1981, 97e ANNEE, no 19, 44 pages, 4 cahiers LE PLUS GRAND QUOTIDIEN F vous en avez pour votn argent.et plus A LA SUITE DES RECITS DE TORTURE À mesure que filtrent les récits d'horreur faits par les exotages, la colère s'amplifie aux États-Unis, rapporte notre correspondant à Washington, Jean PELLETIER.Plusieurs milieux influents estiment que la «barbarie» de Téhéran justifie le rejet de l'accord d'Alger.Cependant, le nouveau secrétaire d'État, le général Haig, partage l'avis de ses conseillers pour qui le non-respect de cette entente serait désastreux pour la politique étrangère des États-Unis.page A 8 Même s'il se dirige vers le cabinet du dentiste, l'ex-otage Steven Lauterbach, de Dayton, Ohio, est tout sourire: après 444 jours de détention, on supporte n*importe quoi.SACCAGE SANS PRECEDENT $1 MILLION DE DOMMAGES A L'ÉCOLE DE-MAISONNEUVI page A £ EDTTO L'ORGANISME PRIVILÉGIÉ DE L'ÉTAT: LA SAQ PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 NE MANGEZ PAS VOTRE DÉTECTEUR DE FUMÉE page A3 ¦ STITl HMicAPêS m 4L Même si des dissidences s'expriment à ce sujet dans les rangs libéraux, le premier ministre Trudeau n'a pas l'intention d'autoriser un vote libre au Parlement sur son projet de résolution constitutionnelle.Une telle procédure, en vertu de laquelle les députés votent selon leurs convictions propres, sans avoir à respecter la prise de position de leur parti, est habituellement permise par un gouvernement lorsqu'il s'agit de questions de conscience, comme la peine de mort ou l'avortement.photo Pierre McCann.LA PRESSE CORRIDART UN SUJET FROID ENTRE DRAPEAU ET L'ALLIER ¦ Faisant une apparition \u2022 éclair, hier, devant le juge Ignace Deslauriers, de la Cour supérieure, l'ancien ministre des Affaires culturelles Jean-Paul L'Allier a affirmé qu'un homme politique n'avait pas à intervenir dans une exposition d'art pour la modifier ou l'enlever.L'ex-ministre a admis par ailleurs que Corridart demeurait un «sujet froid» entre le maire Jean Drapeau et lui-même.M.Drapeau, comparaissant mercredi, avait fait remarquer pour sa part qu'«un ministre n'a aucune juridiction sur Montréal».page A 3 S page A 2 f ¦ MON 4' mm SOMMAIRE Annonces classées: C 9 à C 11, D 4 à D 7 Arts et spectacles \u2014 Informations: A 9 à A 12 \u2014 Horaires: B 9 Bandes dessinées: C 1 2 Carrières et professions: B 8 Décès, naissances, etc.: D 8 Economie: B 1 à B 8 Editorial: A 6 Etes-vous observateur?: C 1 1 FEUILLETON «Ennemis»: C 10 Horoscope: C 1 2 Jardinage: D 6 Le monde: A 8 s Météo: A 2 Mot mystère: C 12 Mots croisés: C 1 2 Quoi faire aujourd'hui: B 9 Sports: C 1 à C 8 Télévision: B 9 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1, D 2 Xotrv rétfti tic iFûpqr&He-retruite: c'est son rendement nui fuit toute la difference TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Dépôt garanti 5 ans Minimum 500?Intérêt crédité annuellement institution inscrite a la Rég* de 1 .is*urancft novembre et le 9 janvier dernier.Seulement quatre d'entre eux ont a^ sisté à plus de dix sessions alors que le comité s'est réuni à reprises au cours de cette période.Le coprésident M.Serge Joy al est le seul qui s'est présenté à toutes ces reunions, ses collègues Jean Lapierre, Warren Allmand et Pierre Gimaiel ont assisté respectivement à 11.10 et 13 rencontres.Du côté conservateur le seul député du Québec M.Roch La-Salle est venu à huit sessions alors qu'au moins sept de ses collègues des autres provinces se présentaient à plus d'une trentaine de réunions chacun.Chez les sénateurs libéraux la participation est comparable puisque c'est là aussi une minorité qui s'intéresse a ce sujet.Le sénateur conservateur Arthur Tremblay a participé à .~>;j réunions, ses collègues libéraux Maurice La montagne, Renaude Lapointe et Cari Goldemberg à 34, 33 et 28 respectivement.C'est le député de Notre-Dame-dt Grâce.M.Warren Allmand, qui s est montré le plus volubile en prenant la parole pendant 133 minutes, ce qui tient compte de la réponse que lui fournissaient les témoins.Il est suivi par le député de Shefford.M.Jean Lapierre avec ses 62 minutes.Le record toute catégorie est détenu par le député Bryce Maekasey (Hamilton) dont les questions et les réponses qu'il obtenait occupaient 128 minutes des travaux de rassemblée Tous les députes peuvent assister aux travaux du comité, mais seulement ceux qui sont des membres réguliers peuvent y prendre la parole: ils peuvent aussi céder leur place et leur privilege à un collègue pour lui permettre d'intervenir sur des sujets qui lui tiennent à coeur.Toujours à l'article un Globalement, les représentants libéraux ont accaparé 3 1 pour cent des heures de travail du comité pendant que les conservateurs en prenaient 13 et que le NPD en obtenait 21.Ces chiffres traduisent ia volonté du coprésident Serge Joyal de laisser tout le temps nécessaire a l'opposition.Hier, le comité a poursuivi l'étude article par article du projet constitutionnel du gouvernement.Apres deux jours de palabres on est toujours a l'article un de ce document qui en contient 59*.l'ensemble doit être revu d'ici le 6 février, jour où le comité doit remettre son rapport aux Communes.La journée entière s'est passée à débattre des amendements des partis d'opposition alors que les membres du comité semblaient éprouver de la difficulté à v retrouver dans l'avalanche de documents qui leur tombait dessus.Le porte-parole neo-démocrate Lome Nystrom a dit douter que le travail puisse être terminé d'ici à deux semaines comme le veut le gouvernement.La Quotidienne Tirage d'hier 0-4 -4 MORDAUNT SHORT \u2022 SANYO \u2022 PANASONIC \u2022 HITACHI ?RCA \u2022 QUASAR \u2022 MAGNASONIC \u2022 TOSHIBA \u2022 YAMAHA\u2022 KENW000 \u2022 LUXMAN \u2022 \u2022 1 harman/kardon -v< '¦*> -\\ *\u2022* ' Récepteur hk 670 AM/FM Stereo 120 w RMS Total Table tournante TECHNICS SL5200 2 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Faible neige (.\"> cm) Faible neige (5 cm) Faible neige (5 ''m) Faible neige (.\"> a 10cm) Neige (5 à 10 Faible neige (5 à lu « m) DEMAIN Peu i hangement Peu do « hangement Peu Dans un geste de conciliation.~M.Axworthv a invité hier les principales organisations féministes du Canada à soumettre au .gouvernement des suggestions sur la façon de restructurer le CSF à la suite de la démission de la présidente et de plusieurs autres membres.\" Le ministre a annoncé cette \u2022mesure aux Communes où, pour ;la seconde journée consécutive.; l'opposition a réclamé sa démission.Mme Anderson avait démissionné après que le conseil eut décidé, par 17 voix contre 10.de reporter au mois de mai une conférence sur les femmes et la constitution prévue pour février, sur l'avis de M.Axworthv.qui aurait laissé entendre que de la tenir le mois prochain pourrait embarrasser le gouvernement.La présidente a affirmé que l'exécutif avait cédé aux pressions politiques exercées par le ministre, et a décrit le vote comme une preuve de la dépendance du conseil envers le gouvernement fédéral.Selon Mme Anderson, le fait que le conseil soit essentiellement constitué de libérales et qu'il soit financé par le gouvernement n'autorise pas celui-ci à s'immiscer dans ses affaires.«Le ministre va s'apercevoir que le conseil n'est pas une marionnette qui se meut dès qu'on tire les ficelles», dit-elle.Mme Anderson a laissé entendre que sa démission allait lui donner plus de temps pour achever son second roman, dont les protagonistes appartiennent à l'industrie du magazine (elle fut pendant 22 ans rédactrice en chef de la revue Châtelaine).Cinglante réplique des parlementaires français au boycott des députés libéraux OTTAWA \u2014 Le boycott d'une réception à l'ambassade de France, geste annoncé par des députés libéraux fédéraux et endossé par le premier ministre Trudeau, a soulevé hier les commentaires les plus acerbes de la part des parlementaires français, invités par le gouvernement canadien.GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa Le président du caucus des députés libéraux du Québec à Ottawa, M.Jacques Olivier, avait indiqué la veille que ses collègues s'abstiendraient de participer à cette réception pour manifester leur réprobation «face à l'ingérence inacceptable de la France dans les affaires internes canadiennes».En clair, il s'agissait de démontrer à la délégation de parlementaires français qu'on était mécontent de l'appui de Paris au Québec lors de sa demande de participation au sommet francophone de Dakar.La France avait alors déclaré qu'il ne saurait y avoir de \u2022commonwealth* ou communauté des pays de langue française sans le Québec, ce qu'Ottawa considère une «ingérence» dans MacGuigan annonce une réorientation de la politique étrangère TORONTO (PC) \u2014 Le ministre des Affaires extérieures, M.Mark MacGuigan, a déclaré hier, que le gouvernement fédéral entendait orienter la politique étrangère d'une nouvelle façon, créant de nouveaux liens stables avec les pays non occidentaux.«Nous devons commencer à voir les pays étrangers comme des réservoirs de capital, de travailleurs spécialisés, de technologie et de ressources énergéti- VOUS HE TROUVEREZ PAS LE NOUVEAU 4x4 DE SUZUKI AU SALON DEEAUTO.MAIS VOUS LE VERREZ PEUT-ETRE ESCALADER LE MONT-TREMBLANT, FAIRE TOURNER LES TETES RUE CRESCENT, OU PARCOURIR LES PLAINES DE LA RIVE-SUD.ques et naturelles», a dit le ministre devant un auditoire de 400 personnes à l'Empire Club du Canada.Une nouvelle ère exige une nouvelle politique, a-t-il dit en substance aux applaudissements polis de son auditoire.A une époque où la situation internationale est de moins en moins prévisible, il serait dans l'intérêt du Canada de choisir les pays avec lesquels il pourra entretenir des relations durables et fructueuses.Selon le ministre, le Canada aurait fort à tirer de relations avec des pays comme le Mexique, la Corée du Sud, l'Indonésie, le Nigeria et le Brésil, qui sont devenus d'importants partenaires commerciaux.Les propos de M.MacGuigan suivent de près le voyage de 10 jours du premier ministre Trudeau qui s'est rendu en Europe, en Afrique, au Brésil, au Mexique; partout il a parlé en faveur de la coopération entre les pays riches et les pays pauvres de façon à redresser le commerce international et le système monétaire.Le discours de M.MacGuigan semble marquer une rupture dans la politique de la troisième option mise en place au cours des 10 dernières années et qui a permis au Canada d'établir de plus solides liens avec l'Europe et le Japon tout en réduisant sa dépendance économique des Etats-Unis.les affaires de la fédération canadienne.Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, hier, M.Trudeau a endossé la déclaration de son caucus même s'il n'était pas présent lors du vote à ce propos.Se référant à la célèbre maxime du premier ministre français Raymond Barre, il a ajouté: «Je trouve qu'ils (les Français) poussent un peu plus loin la non-indifférence que la non-ingérence.» Pendant la réception en soirée, les huit parlementaires français ont tenu à répliquer à cette déclaration de leur hôte et ont émis un communiqué commun.«Nous sommes venus au Canada pour répondre à une invitation du gouvernement fédéral, disent-ils.L'initiative prise par un certain nombre de membres du Parlement fédéral canadien de ne pas participer à la réception offerte à l'ambassade de France en l'honneur de la délégation française apparaît surprenante, d'autant plus qu'elle a donné lieu à des commentaires inopportuns et au demeurant sans aucun fondement sur la politique de la France.«Nous déplorons ce geste qui ne correspond pas à l'esprit dans lequel notre voyage d'étude a été conçu d'un commun accord avec le gouvernement fédéral et nous espérons que les entretiens que nous allons avoir dans la suite de ce voyage continueront d'être caractérisés par le climat de franchise, de cordialité et d'intérêt réciproque qui a marqué le début de notre séjour au Canada.» Olivier a gaffé En dépit des propos de M.Trudeau et de l'appel de M.Olivier, une douzaine de parlementaires fédéraux s'étaient rendus à l'ambassade de France pour fraterniser avec leurs homologues français.Le président de l'Association interparlementaire France -Canada, le député de Terrebonne Roland Comtois, s'est dit étonné de la déclaration de M.Olivier et a affirmé que le caucus n'avait jamais décidé de boycotter la réception.Il s'agit d'une méprise, d'expliquer M.Comtois, certains des membres du comité sur la constitution ayant simplement indiqué qu'ils ne croyaient pas opportun de se rendre à une telle rencontre tout en effectuant leurs travaux.Le député de Vaudreuil.M.Hal Herbert, a été plus tranchant à l'égard de M.Olivier: «J'ai suivi les discussions du caucus et nous n'avons jamais dit ça.M.Olivier s'est égaré et je trouve ça irresponsable.» Pour le député de Jonquiere Gilles Marceau, la déclarationxie M.Olivier n'a guère de sens puisque le but de l'Association des parlementaires est précisément de favoriser la coopération entre les deux pays.Rabroué par ses collègues et endossé par son chef, M.Olivier se trouve assis entre deux chaises.En dépit de son absence, la soirée s'est bien déroulée.députés français et canadiens sablant le Champagne dans la bonne humeur.~- : \u2022 \u2022 -» o Allez-y avec Suzuki, les nouveaux4x4 décapotables, toit rigide ou camionnettes.Le seul véhicule tout-usage à quatre roues motrices que vous pouvez vous offrir dés maintenant.\\ À partir de ': $6,490* .>\u2022.-.¦ ¦ \u2022 LES RUES DE MONTRÉAL ?Allez-y avec \u2022 Ouvertur» l« 2 f«vrf«r \u2022 : St-Hubert Automobiles Centre dAutos ûtièe Capital Inc.\\%755, Montée 7485, Bout.^t-Hubert, St-Hubert St-Laurent, Montréal S- Automobiles Grand* Boulevard Ltée 17 Grand Boulevard île Perrot \u2022 Ouvenur* 2 février Les Véhicules Toutes Auto Cité Suzuki Saisons Ltée 3500 Jean-Talon, 14350 Boul.0uesf' Montrêal Gouin, Ouest Pierrefonds DUNKERQUE, parc (1967) Ville française célèbre pour la violente bataille qui y fit rage lors du rembarquement des troupes alliées, suite au débarquement avorté de 1940.Il s'agit d'un parc de voisinage de 2.35 acres, situé en bordure ouest du chemin Dunkirk, entre Kirk- field et Jean-Talon.DUNKIRK, chemin (1953) Jadis connue sous le nom de chemin Canora, cette voie se trouve dans le prolongement du chemin Dunkirk (Dunkerque en français) dans Ville Mont-Royal.Axe sud-nord à partir de Jean-Talon, à l'ouest de la voie ferrée du CN.DUCLOS, rue (1963) A la mémoire de Charles-Albert Duclos (1861-1951), juge de la Cour Supérieure à Montréal en 1916.Nom précédent: rue Laura.Axe est-ouest, croisant Saint-Denis au sud d'Ontario.MESSIER, rue (1901) En hommage à Charles Messier, maire de l'ex-village de de Lorimier, annexé à Montréal le 29 mai 1909 sous le nom de quartier de Lorimier.Maire au moment de l'annexion.M.Messier fut élu échevin du nouveau quartier pour le premier terme.Axe nord-sud à partir de Laurier, à l'ouest de Frontenac.\u2022A METCALFE, rue (?) En souvenir de lord Charles Theophilus Metcalfe (1785-1816), 16e gouverneur général du Canada (de 1843 à 18 15).Ce dernier viola les principes du gouvernement constitutionnel tels qu'établis en 1841, et laissa le pays en proie aux divisions politiques.Une partie de cette voie a jadis porté le nom de rue du Cimetière.Axe nord-sud à partir de Sherbrooke à l'ouest de la Côte du Beaver Hall.MESY, rue de (1922) et parc de (1956) A la mémoire de Charles-Auguste de Saffray de Mésy, 7e gouverneur de la Nouvelle-France, qui arriva à Québec en 1663 avec une centaine de familles.Jadis connue sous le nom de rue Saint-Jean, la voie s'étend d'ouest en est à partir de Lacha-pelle, au nord de Salaberry.Le parc de voisinage de 5,26 acres est borné par les rues de Mésy, Lachapelle, Grenet et Legault, dans le quartier Ahunt-sic.DUDEMAINE, rue (1922) Jadis nommée rue Oneida, cette voie honore une vieille famille de Tex-ville de Cartier-ville, annexée à Montréal le 22 décembre 1916.Axe est-ouest croisant l'autoroute des Lauren-tides, au sud de Salaberry. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1 981 A 5 \u2022 Ici réforme fiscale épuisées en juin Les retombées bienfaisantes de la réforme fiscale du gouvernement Lévesque auront .i peu près disparu pour la majorité des municipalités à la Tin de 1981.Celte reforme aura contribue a apporter un léger soulagement fiscal aux petites municipalités durant deux ans.mais elle aura épuisé toutes ses ressources avant la fin du présent exercice dans le cas des villes de 25,000 âmes et plus.FLORIAN BERNARD Telles sont les conclusions d'une analyse effectuée auprès de 148 municipalités par l'Union des municipalités du Québec et qui ont été divulguées, hier, en n-ponsf aux propos optimistes tenus la veille par le ministre des Affaires municipales.M.Jacques Leonard.Ce dernier avait declare, mercredi, que la réforme fiscale avail apporte un soulagement fiscal de l'ordre de ii'o pour l'ensemble dos contribuables du Québec.L'UMQ.sans nier ce chiffre de 6%, a toutefois expliqué que la réforme n'aura apporté qu'un soulagement passager, de courte durée, et que son espérance de vie est compromise L'Union des municipalités a sérieusement mis en doute les chiffres invoqués par le ministre Leonard dans sa justification des soulagements fiscaux consentis aux contribuables.Les «simulations» du gouvernement, a soutenu l'UMQ, se sont avérées inadéquates dans plusieurs cas.Plusieurs villes ont déjà fait savoir qu'il existe un écart considerable entre les simulations du gouvernement et les revenus reels qu'elles ont retirés de la récente reforme.Par ailleurs l'UMQ a soutenu que la réforme n'a pas tenu compte des nouvelles responsa bilités imposées aux villes par le gouvernement, notamment au chapitre de l'assainissement des eaux, du transport en commun et des loisirs Cette réforme, a declare l'UMQ, n'a pas prévu un accroissement suffisant des revenus municipaux pour faire face aux dépenses occasionnées par les nouvelles responsabilités des villes.C'est une réforme à courte-vue, a soutenu l'UMQ.Les avantages que ia reforme devait apporter aux villes ont clé sérieusement erodes par le retard des gouvernements à acquitter le montant des «en-lieux» de taxe sur leurs immeubles et s u r ceux des résea ux des a f fa i-res sociales et de l'éducation.L'étude faite par l'UMQ a clairement démontre que le gouvernement du Quebec n'avait, à ce jour, versé que 19.6% de la somme due pour ses immeubles et 7i.iu0 pour ses réseaux.Le gouvernement ne «s'impose» aucun intérêt lorsqu'il est en retard dans ses versements, ce qui pénalise les villes.Ces retards ont fait perdre aux municipalités une somme évaluée à .*S1.*> millions en 1980.Lorsque le gouvernement a présenté ses «simulations» aux villes, il n'a pas tenu compte de ses retards à acquitter ses dettes et des intérêts perdus pour les municipalités.La réglementation issue elle-même de la réforme fiscale a imposé des coûts additionnels aux municipalités.Ainsi, l'obligation pour les villes d'étaler le paiement des comptes de taxe en plusieurs versements a eu pour conséquence d'augmenter le coût d'administration et de diminuer les revenus provenant des intérêts des argents placés en banque.Il en coûte en moyenne s.) par contribuable pour étaler le paiement des taxes en plusieurs versements.Ainsi, pour une ville de 30,000 habitants, la dépense additionnelle imposée à la municipalité sera de $250,000.Là encore, le gouvernement n'a pas tenu compte de ces dépenses en présentant ses «simulations» aux municipalités.Le Gardeur: il faut maintenant rembourser La commission scolaire Le Gardeur.de Repent igny.devra récupérer le montant complet des dépenses faites par les épouses de ses commissaires ayant participé au trafique congrès de Las Vegas, où deux participants devaient notamment perdre la vie dans l'incendie de leur hotel.MARIO FONTAINE Rien plus, les commissaires seront aussi tenus de rembourser la différence entre leurs dépenses admissibles en vertu des règlements et celles qu'ils ont effectivement effectuées Au total, de cinq a six mille dollars devront réintégrer les (offres de la commission.Le ministère de l'Education lui a écrit une lettre en ce sens la semaine dernière, mais a attendu hier pour la rendre publique.On se souvient que Le Gardeur avait envoyé \u2014 toutes dépenses payees \u2014 onze participants à un congrès dans la capitale américaine du jeu en novembre dernier.A peine six d'entre eux prenaient part aux travaux.les autres ne faisant qu'accompagner leur conjoint aux frais des conti ibuables.Le president du conseil des commissaire^.M.Maurice Paradis, s'est refusé à tout commentaire hier.Il attend que chacun ait reçu la lettre avant de proposer une «décision corrective* a la réunion de lundi prochain.Dans l'intervalle, l'enquête instituée par le gouvernement se poursuit et on ne peut dire avec certitude, au bureau du ministre Laurin, si elle s/étendra aux autres congre^ ayant entraine une participation des gens de Le Ciardeur.Dans une lettre circulaire datée du 7 mai 1980, le sous-ministre de l'Education.M.André Rousseau, rappelait a toutes les commis sions scolaires du Québec les restrictions de la Loi sur l'instruction publique relatives aux rémunérations des commissaires.Celles-ci sont généralement modestes, et c'est ce qu'avaient allégué les responsable^ de Le Gardeur a la suite de «l'affaire Las Vegas», disant qu'un voyage des commissaires avec leur conjoint compensait pour leurs nombreuses heures passées au service de la com mission.Le fameux voyage n'a d'ailleurs pas fini de tourner au vinaigre, puisque le ministère réclame en outre une confirmation de remboursement pour quatre commissaires et un conjoint qui devaient être du voyage pour se désister par la suite._ Robert Courteau nommé directeur des pompiers La situation est revenue à la normale, dans le transport en commun de la Rive sud, au lendemain de la perturbation du service d'heures de pointe qui s'était produite mercredi après-midi lorsque la CTRSM avait décidé de garder au garage «0 des 80 autobus supplémentaires qui devaient prendre la route vers la Place Bonaventure via le pont Champlain.GERMAIN TARDIF Au cours de la soirée de mercredi la conciliation s'est poursuivie et a bouti à une entente sur vingt des 45 clauses à l'agenda, entre les chauffeurs d'autobus et l'employeur.Hier, d'autres seances avaient lieu avec le conciliateur du ministère du Travail, M.Robert Chagnon, au cours desquelles on devait s'attaquer à d'autres clauses, notamment celle ayant trait aux contrats forfaitaires avec d'autres organismes tels les Autobus Leboeuf qui font le transport des personnes handicapées pour la CTRSM Devant ce déblocage subit, le syndicat des chauffeurs d'autobus a demandé à ses membres de mettre fin.pour le moment, aux moyens de pression qu'ils utilisaient jusqu'ici: admission gratuite lorsque la monnaie du passage n'est pas exacte ou lorsqu'un usager mécontent veut apostropher le chauffeur, stationnement des autobus dans la cour plutôt que dans le garage, etc.Les chauffeurs continueront toutefois, jusqu'à avis contraire, à ne pas utiliser leur uniforme durant les heures de travail et continueront de porter sur eux un macaron informant les passa- LE TRANSPORT EN COMMUN Retour à la normale sur Rive sud gers qu'ils veulent «un contrat sans otage public».«Ce macaron, d'expliquer un porte-parole des chauffeurs, M.Gérard Pesant, vise à faire savoir aux usagers que notre attitude est de n'adopter aucun moyen de pression sur leur dos.» Même si le conflit a connu, hier, des développements positifs, on ne peut encore parler de lune de miel.Dans une lettre polycopiée, datée de mardi, apparemment rédigée mercredi, en tout cas livrée hier, la direction de la CTRSM avertit les chauffeurs qui refusent de porter leur uniforme qu'ils sont passibles de congédiement et que chaque cas sera étudié séparément.«Pourquoi nous arrivent-ils avec ce genre de lettre alors que la situation s'est sensiblement améliorée depuis hier?» se demande M.Pesant.Au cours de la nuit de mercredi à jeudi, la direction a, d'autre part, fait procéder par ses mécaniciens à l'enlèvement des étran-gleurs électriques d'urgence sur tous ses autobus.«Mercredi, a rappelé M.Pesant, la CTRSM avait donné comme raison pour interrompre ses services aux heures de pointe que ses étrangleurs étaient dé fectueux, ce qui constituait un.danger pour la sécurité des pas\" sagers et qu'il fallait les vérifier Durant la nuit elle les enleva tous et met quand même ses autobus en circulation ce matin.-Trouvez-vous ça logique?» \\ À la suite de cette action de laj CTRSM, le syndicat a demandé par téléphone à la Régie de l'ass surance-auto à Québec, d'en-', voyer immédiatement un inspect teur pour constater le fait.; La directeur de la sécurité! routière, M.Guy Vaillancourt,?lui a répondu qu'il n'y avait pas?d'inspecteur disponible pour l'inJ stant et que.de toute façon, unej telle demande devait se faire par* écrit.! Une lettre est donc partie hier,-par courrier spécial, à destina-j tion de la Régie.L'étrangleur d'urgence est urç dispositif obligatoire pour les: autobus qui fait que lorsqu'un; trouble de moteur se développe^ celui-ci s'étouffe automatique-?ment.i Selon un représentant de la?CTRSM, l'absence de Tétran-J gieur met en danger seulement! le moteur et non la sécurité des?usagers.T.r-' .de Laval A compter du mois de mars prochain, le Service d'incendie de Laval sera dirige par un nouveau directeur à la suite de la retraite de J.-Benoit Bourque.Apres avoir rencontré des candidats, le comité executif de la Ville aurait arrête son choix sur Robert Courteau qui depuis près de 12 ans occupe le poste d'assistant-directeur du Service d'incendie de Laval.Il est âgé de .\"il ans.M.Bourque a été nommé à la tête de la brigade des Incendies de Laval lors de la fusion en 1965.Il était au moment de sa nomination conseiller municipal à Montréal.Dans quelques semaines, les autorités municipales devraient nommer un assistant-directeur pour seconder le nouveau directeur dans ses fonctions. A 6 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1 98 î EMTOBIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LE ME LIN piésident et éditeur ROGER-D.LANDRY vice-président executif et directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint yvon dubois dirai loin de i information marcel adam éditori iliste en i hel La SAQ: l'organisme privilégié de I C'est une evidence que seul le gouvernement refuse de voir: la Société des alcools exerce une concurrence déloyale envers tous les membres de I industrie manufacturière de boissons alcooliques du Quebec.Et l'association qui les regroupe (IAIMBAQ) a parfaitement raison de demander au gouvernement de retirer la SAQ de l'industrie des alcools.Le gouvernement s'obstine pour les raisons que l'on sait: il fait trop d'argent avec la SAQ pour en changer les structures.Mais il entretient une situation d'injustice qui contredit de façon flagrante ses déclarations de pureté d intention.Car le scandale de la SAQ devient de plus en plus grave.Chez nous, au Quebec, la société d Etat que l'on connaît possède le privilege monopolistique de I importation et de la distribution des boissons alcoo- liques Mais aussi, elle détient le privilège d établir et d imposer les normes de qualité de ces produits.Et elle s'est faite, depuis peu.embouteilleur et même fabricant de produits.Dans le programme quinquennal que s'est donné la SAQ et dont LA PRESSE a récemment publie de larges extraits, on apprend, par exemple, que les produits qu'elle embouteille représentent 41 pour cent du marché québécois total'et qu'elle envisage de porter ce chiffre à 48.3 pour cent.Pour y parvenir, il n'y a pas plusieurs moyens: il faut battre la concurrence.Rien de plus facile: c'est elle, la SAQ.qui choisit les marques ayant droit d entrée, qui en fixe le prix, la distribution et jusqu'à la place qu'elles tiendront sur les tablettes du magasin.Déjà, les représentants des marques étrangères ont dénoncé le pro- cédé.Mais on comprend que les fabricants québécois se révoltent quand ils voient un organisme d État leur faire une compétition directe par l'embouteillage et la fabrication, en plus de conserver le monopole des autres activités.L entreprise d'Etat n'a pas plus d'affaire dans la fabrication du vin et des spiritueux que dans celle du tabac ou des armes à feu.L Association des fabricants se révolte; les représentants de marques étrangères, ceux qui autrefois s appelaient des «importateurs» et qui se rendent bien compte qu ils n'importent rien personnellement et qu'ils n'ont aucune autorité sur leur produit, en font autant Mais ces gens ont des intérêts financiers à défendre.Il serait temps de voir des éléments de la population s'insurger au simple nom de la démocratie: on ne peut laisser un État abuser de son pouvoir.Car en plus de multiplier ses rôles excessifs, la SAQ entretient l'outrecuidance de présenter des bilans financiers ambigus où personne ne peut distinguer ses profits de commerçant de la marge fiscale.Si une autre entreprise montrait une telle comptabilité, elle serait sérieusement pénalisée.Il n y a qu'une société d'Etat pour se permettre une opération monopolistique avec un air de légalité.Il est temps de réagir.Depuis plusieurs années, les Québécois se plaignent de ce monopole de la SAQ qui lui permet de contrôler toute I importation et la distribution Ce sont les consommateurs de vin qui en souffrent.Maisilyaplus.Parce que la SAQ est une société «commerçante» elle doit faire l'annonce de ses produits.Elle encourage conséquemment la consommation des boissons alcooliques.Il n'y a là rien d'immoral.Mais il est vraiment étrange que l'État, qui doit voir a la santé et à la vie des citoyens, se fasse en môme temps le promoteur de l'alcool.L État oblige au port de la ceinture de sécurité.L État oblige les fabricants de cigarettes à indiquer qu'il y a un danger à fumer.L'État multiplie les lois qui servent à la protection de I environnement et à la qualité de la vie.Et pendant ce temps, l'État du Quebec pousse ses ventes de bo.ssons alcooliques, fait semblant de prôner la modération et incite à la consommation.Bien sur.le démembrement des activités multiples de la SAQ ne peut rapidement se faire à cause du grand nombre d employés qui s'y trouvent.Mais si on veut parvenir à une solution raisonnable un jour, il faut s'attaquer au problème dès maintenant.D'abord, il paraît que le ministre responsable.de la SAQ.M.Yves Duhaime, s'est montré «réceptif» au mémoire de I AIMBAQ II se souvient peut-être que le ministre au Développement économique, M Bernard Landry, a déjà avoué que le gouvernement envisageait la possibilité de laisser toute la commercialisation des boissons alcooliques au secteur privé.Le remords a donc commence a se faire sérieusement sentir Il pourrait se concrétiser maintenant en freinant revolution des activités de la SAQ dans les secteurs de fabrication et d embouteillage.Et surtout, en séparant, dans cet unique organisme, les pouvoirs de réglementation qui influent abusivement sur ceux du commerçant privilégié par la loi.JEAN-GUY DUBUC L'Iran deviendra-t-il l'otage des États-Unis?Est pris qui croyait prendre.Moins de 48 heures après les dernières signatures qui ont conduit à la liberation des otages (que l'administration Reagan appelle maintenant des «prisonniers de guerre») des rumeurs ont commencé a circuler vouiant que Washington n'honore pas ses engagements financiers.\u2022 Il faut se garder des interprétations fantaisistes.Le retour des otages coïncide avec un changement de direction à la Maison-Blanche.C est la semaine du remue-ménage et du branle-bas.Les nouveaux interlocuteurs commencent a peine à se faire connaître.Les anciens n ont pas encore tout à fait vidé les lieux, et les nouveaux ne sont pas encore installés.Rien ne symbolise mieux cet état transitoire que le fait que ce soit M.Carter, et non M.Reagan, qui ait parlé le premier aux otages libérés.Il est exact que le «Wall Street Journal» a fortement suggéré que les ententes intervenues soient ignorées.Le gouvernement, quant a lui, il importe de le souligner, a bien précisé que s il ne se laissera pas bousculer et que c est à tête reposée qu il examinera les textes signés, il ne fallait pas lui faire dire qu il avait l'intention ferme de renier la parole donnée.Le raisonnement de ceux qui considèrent que les accords ne sont que chiffons de papier et qu'il ne faut tenir aucun compte d'ententes intervenues sous la menace est peut-être valide a premiere vue.Que valent des concessions arrachées à la pointe du pistolet9 En outre, il n est probablement pas déraisonnable de supposer que le «Wall Street Journal» se fait le porte-parole d intérêts financiers qui peuvent s estimer légitimement lèses.S ajoutent à ces considerations des sentiments qui, s ils ne sont pas d'une grande noblesse, se comprennent aisément.Les États-Unis ont été humiliés par l'Iran.La vengeance est naturelle au coeur de I homme.Une bonne partie de l'opinion américaine verrait sans déplaisir Khomemy condamné au poison qu il a administré à d'autres.Les intérêts supérieurs de la communauté internationale commandent, pourtant, que soit respectée fa parole donnée.S il ne s'agissait que de comptes entre deux gouvernements, les choses seraient deja plus simples.Mais bien des instances se sont interposées depuis le début dans cette affaire, souvent à la demande des États-Unis: un grand nombre de personnalités ont offert leurs bons offices pour trouver un règlement convenable, des gouvernements étrangers ont accordé leur caution.L'ambassadeur des Etats-Unis à Alger a bien perçu le danger d'un reniement quand il a déclaré mercredi que l'application de I accord est une question d honneur national.Dans quelle mesure l'Algérie et peut-être même la Banque d'Angleterre, dont Intervention in extremis auprès de la Banque centrale d'Iran a libère les otages de leur prison, ne se trouveraient pas compromises par une volte-face de Washington9 II est difficile de savoir jusqu'où est allée la caution de I Algérie dans le règlement final.Mais il semble quel action de ses émissaires n'a pas été d'un médiocre secours.Est-ce que ce n'est pas I avenir qui importe'* Un avenir à l'abri de situations inacceptables et qui rappellera plus rapidement et plus énergiquement au respect du droit ceux qui pourraient être tentes de s écarter impunément des règles?Les déclarations de M.Carter, après une visite aux otages, partent d'un bon naturel.Ne ris^ quent-elles d'encourager I esprit de revanche?Pendant cette longue épreuve, les États-Unis se sont acquis la sympathie presque universelle.Ce crédit, qu aucune comptabilité ne peut chiffrer, peut disparaître, si I Iran devient a son tour otage, en fonction de desseins qui ne sont pas encore clairs.GUY CORMIER Prêts-bourses et assistance aux associations étudiantes Même si elle survient a un moment qui lui confère une nette saveur électorale, la politique que vent d annoncer le ministre Camille Laurin en matière de prêts-bourses et d'aide aux associations étudiantes se doit d être accueillie avec sympathie.Le nouveau ministre de {Education regrette avec raison I absence de plus en plus remarquée d associations étudiantes bien structurées tant au niveau des écoles secondaires qu'à celui des CEGEP et universités.Cette absence empêche les voix étudiantes de se faire entendre avec autorité auprès des directions de ces institutions.En aidant financièrement différentes activités étudiantes, comme des congrès ou des colloques, le ministère de I Éducation devrait contribuer à secouer l'apathie des membres qui rend la vie de ces associations extrêmement difficile.Sur papier, au moins, cette initiative de M.Laurin devrait être heureuse.Comme il l'a dit lui-mêmer il est bon que les étudiants s organisent, apprennent à prendre leurs responsabilités et forcent les institutions a tenir compte de leurs points de vue.Il n est pas sûr, évidemment, que des subsides gouvernementaux auront, dans la pratique.valeur de panacée.Il faudra voir I usage qui sera fait de cette aide.Presque par définition, en raison du contexte transitoire dans lequel évoluent leurs membres, les associations étudiantes sont toujours à rebâtir et éprouvent des difficultés à intéresser la majorité de leurs effectifs.Et.pour ces raisons, ces regroupements peuvent facilement devenir peu représentatifs.Mais lexpérience vaut d être tentée parce qu'il y a là, encore une fois, un vide malsain.Au chapitre des prêts-bourses, le ministre a également raison de prévoir des prêts pour les jeunes Québécois qui vont poursuivre des études à I étranger, et de ne plus astreindre les bénéficiaires de prêts à effectuer leurs remboursements six mois après la fin de leurs études, qu ils aient ou non trouvé un emploi sur le marché du travail.L extension accordée aux diplômés en chômage est une mesure simplement humaine.Dans la question des prêts-bourses, ce qui est important c'est qu il ne puisse pas être dit que des jeunes de talent ont été empêchés de poursuivre des études supérieures faute de moyens financiers et qu'on ne leur laisse pas le temps de souffler, une fois qu ils ont obtenu leurs diplômes, en exigeant d'eux qu ils remboursent leur dette avant même qu ils ne soient en mesure de le faire.Il reste normal, par contre, que la partie la plus importante de cette aide prenne la forme de prêts remboursables, car si la société doit* être mise à contribution dans la formation d'une élite dont elle bénéficiera, ce sont les étudiants appelés à faire partie plus tard de cette élite qui en retireront tout de même les plus grands avantages.En privilégiant la partie prêts dans les prêts-bourses, l'État s'assure aussi que les demandes qui lui seront faites ne seront pas trop échevelées.En effet, tout le monde a I habitude, quand il sait qu'il doit rembourser, de s'en tenir au strict nécessaire dans ses emprunts.Et si les remboursements doivent être exigés de façon humaine, il importe quand même qu'ils soient finalement récupérés pour que cet argent puisse servir aux générations suivantes.Il serait d'ailleurs intéressant, à cet égard, d'avoir des statistiques sur la façon dont les bénéficiaires de cette aide gouvernementale assument vraiment leurs responsabilités.VINCENT PRINCE TAi COU MF l'ÏMPbgÇÇiON ifc 'oaj viehiT pfsT fAise rASSPH on PJLHieR ! V Droits réservés \"DANS LA PRESSE ÉTRANGÈRE L'investiture de Ronald Reagan HI Le quotidien japonais «Asahi Shimbun», commentant le discours d'investiture du President Ronald Reagan, demandai! hier a la nouvelle Administration de «partager la tache de maintenir la prospérité de l'économie du monde libre même s'il tient a promouvoir sa propre politique économique».Le «Yomiuri Shimbun» (le plus important tirage de la presse locale) écrit pour sa part que la nouvelle Administration américaine devrait faire l'effort de consulter régulièrement ses alliés pour renforcer la com pre hension mutuelle II demande a M.Reagan de «ne pas faire de demandes irraisonnables» à propos du renforcement de la puissante militaire japonaise.Quant au «Mainichi Shimbun».il se dit préoccupé par la diplo matie de M.Reagan, qui a annoncé une politique ferme avec ses adversaires.Selon le journal, les Etats-Unis vont chercher la supériorité militaire.Par ailleurs, en RFA, le «Frankfurter Allgemelne Zel-tung» (milieux d'affaires) souligne qu'«un fort capital de confiance a été investi dans le nouveau gouvernement américain»; Le «Stuttgarter Nachrichten» (modéré) pense que la politique du Président Reagan «sera probablement bien plus une politique des petits pas que celle du bouleversement».Pour le «Noue Presse» (modéré de Francfort) «Reagan non plus ne fera pas de miracles et commettra des erreurs.Mais son équipe inspire confiance cl fail impression.Elle apprendra \\ ite».; De son côté, la presse britannique salue avec certaines réser ves l'om erture de «l'ère Reagan Pour le «Times (indépendant).«M, Ronald Reagan a pris la présidence des Etais ifnis el avec elle la direction de l'Alliance occidentale, â un moment où toutes deux ont grand besoin que leur confiance soit restaurée».Mais le «Guardian» (liberal) se demande «qui croit honnêtement qu'u ne majorité silencieuse peut exercer une influence dans une nation de minorités bruyantes».Pour la presse syi ienne, le nouveau President américain « son prédécesseur «ne sonl que les 2 faces dune même médaille».«Al Haas»., organe du parti au pouvoir a Damas, écrit: « I! faut s'attendre que le nou\\ eau Président cherche lui aussi a étendre les zones d'influence américaine dans le monde».A Taiwan la presse consacre ses premières pages à l'investi turc de m.Ronald Reagan, souli gnant, dans le premier discours du nouveau President, ce qui a trait a la loyauté vis-à \\ is des engagements pris entre deux nations.Seul le «Central Daily», organe du Kuomintang \u2014 parti au pouvoir \u2014 traite l'événement en pages Intérieures, pour, selon les obsen ateurs, ne pas gêner M Rea gan qui est fa\\ ora ble a Taiwan.La libération des otages Enfin, dans la presse parisienne, ia liberal ion des otages américains continuait hier d'occuper une place importante.Pour «Les Echos» par exemple (informations économiques), il s'agit d'un feuilleton financier incroyable: «Pour Washington, la page Carter est definitive men! tournée.L'ère Reagan esi bel el bien ouverte .\\\\ oc elle < ommence un feuilleton financier sans précédent, celui des transferts de fonds entre l'Iran les institutions américaines et les consortiums bancaires internationaux Mardi, a l'aube, un simple jeu d'écritures électroniques a permis aux Etats-Unis de transférer en quarante minutes T.îiK milliards de dollars sur le compte spécial ouvert pour l'Iran par les Algériens auprès de la Banque d'Angleterre.Ce montant ne doit pourtant pas faire illusion.(.) Au boni du compte, seuls 2.88 milliards de dollars I s, sur un total d'avoirs gelés de 12 milliards retomberont dans l'es carcelle de l'Iran.( .) Les iraniens ont immédiatement reversé 3,6 milliards correspondant au plus gros des emprunts contractés sur le marche deî euro devises auprès de 300 banques américaines et étrangères sous le régime du chah, ( Agence France Près se) TRIBUNE LIBRE- A 7 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1 981 N.B.Priorité est accorde* dan* cette page aux lettres d'intérêt general se rapportant a des articles parus dans LA PRESSE.La concision est recommandée.Les correspondants doivent inscrire lisiblemeni leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'autour assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire a la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: « Tribune libre», LA PRESSE, C.P.4200, suce.Place d'Armes, Montreal, H2V 3MI.Les accouchements à domicile: un pas en arrière Monsieur Denis Lazure Ministre des Affaires sociales Québec Monsieur le Ministre.Par le biais de mes allocations familiales, j'ai reçu un dépliant intitulé «Accoucher ou se faire accoucher».J'ai également lu dans la Tribune libre de LA PRESSE du 2 janvier 1981, une lettre du docteur Marc II.Ger-vais, m.d.professeur agrégé en pédiatrie à l'Université de Montréal, qui s'intitulait «Accouchement à domicile: danger!» Je me demande si on ne joue pas avec les mois quand on parle d'autonomie de la femme clans votre dépliant ou si on ne veut pas carrément en arriver a un retour aux accouchements à domicile comme le laisse entendre le docteur Gervais Permettez-moi de vous faire part, ici, de mon opinion à ce sujet.Je suis infirmière et mere de six enfants, tous en bonne santé.J'ai mis au monde ces enfants entre les années 1966 et 1978.J'ai vécu cinq fois des accouchements naturels.Mon mari a été présent à chacun de ces accouchements et j'ai pu cohabiter avec mon bébé chaque fois que je l'ai demandé.Il y a 25 ans.on pouvait perdre son enfant à la suite d'une hémorragie du cordon ombilical, ou de tours de cordon, ou de manoeuvres obstétricales tardives ( le médecin appelé pouvant arriver trop tard sur les lieux), ou que sais-je encore.La mère elle-même pouvait être a la merci d'une hémorragie uterine ou de fièvres puerpérales par manque de soins.Ces considérations, d'un point de vue strictement médical, sont quand même importantes et peuvent largement compenser pour la perte momentanée d'intimité avec les autres membres de la famille, le cas échéant.Bien sûr, les hôpitaux ont encore des points à gagner quant au respect et à la délicatesse envers la parturiente.Je pense ici au tutoiement quasi généralisé du personnel envers elle ou même parfois au mépris affiche à cause du nombre de ses enfants mis au monde.Je sais qu'aucune institution n'est parfaite, des lacunes pouvant toujours se corriger.De grâce, n'allez pas tenter de nous enlever ce que nous avons gagné ces dernières années! Economise/ ailleurs! Quand on sait que nous vivons au Québec une période de dénatalité avec tout ce que cela comporte comme consequences sur le plan humain et social, il me semble que tout doit être mis en oeuvre pour entourer chaque naissance des plus grands soins et de la plus grande attention et non pas arriver avec l'appât de l'autonomie pour justifier l'accouchement a domicile.Seul un certain sentimentalisme ou encore l'ignorance pourrait approuver une telle initiative.Enfin, j'ose croire.Monsieur le Ministre, que dans les projets actuels du gouvernement, il n'y a pas de retour en arriére à ce chapitre.Agathe QUINTAL Anjou, Que.La logique entortillée du pouvoir La logique du pouvoir amené le Parti québécois, parti indépendantiste, à invoquer le droit fédéral pour se porter à la défense du Québec.Avec cette logique entortillée du pouvoir, plus on avance plus on fait des noeuds.Au lieu d'avoir le sain réflexe de tout mettre en oeuvre pour sortir au plus tôt de cette confédération, génitrice de tous les Trudeau, présents, passés et futurs, on se laisse prendre dans une souricière juridique.Mais la logique du pouvoir amène à des raisonnements qui justifient les pires aberrations.Cette même logique du pouvoir n'a-t-elle pas peu à peu étouffé la flamme indépendantiste au sein du Parti, car après la mise en veilleuse officieuse, ce fut la mise en veilleuse officielle de l'option souverainiste.On demanda au Parti de retenir son souffle.Il le retint tant et si bien qu'il en est ciiniquement mort.Le coeur ne bat plus, seul le cerveau fonctionne encore.(Le dernier conseil national eu fit le constat.Mais il fonctionne confusément, il va sans dire, juste assez pour entreprendre une guérilla judiciaire avec M.Trudeau, ce qui va canaliser toutes les énergies vers une dangereuse diversion où la PAUVRE PLANÈTE! Je crois qu'il est grand temps de prendre conscience de l'état de santé de notre chère terre et du rôle plutôt néfaste que nous y jouons souvent inconsciemment.Notre pauvre planète est fatiguée, épuisée et vidée à cause de son pireennemi, l'homme, qui par une consommation abusive court lui-même à sa perte.Tout dans notre société actuelle nous pousse à la consommation, que ce soit une consommation de biens matériels, de loisirs ou même de sensations.Une annonce de bière ne nous pousse pas seulement a boire, elle nous pousse aussi à posséder une «econoline», un C.B.une motoneige, une femme bien proportionnée, etc.Les «unions» font miroiter aux yeux de leurs membres un plus gros pouvoir d'achat qui devient l'obsession du peuple: plus d'argent pour consommer davantage.Le gouvernement baisse certaines taxes j)our favoriser la consomma lion et on facilite le credit pour la même raison.On vide a une vitesse affolante la terre de ses ressources sans même se donner la peine de recycler ce qui est récupérable.Mais y gagnons-nous a nous acharner à des valeurs aussi superficielles?En effet, plus de 90% des gens ne vivent que pour ce qu'ils possèdent et surtout pour ce qu'ils désirent acquérir.La consommation n'a jamais apporté le bonheur à l'homme, mais une illusion bien éphémère.Où sont passés le sourire et la simplicité de nos ancêtres?Le vrai bonheur ne réside pas clans la consommation abusive de biens matériels, mais dans une vie simple et non égoïste, respectant la vie sous toutes ses formes.Les humains subissent tant bien que mal les conséquences de leurs actes, mais la terre, elle, pourra-t-elle les subir encore bien longtemps?Je crois qu'elle commence à paniquer! Réveillez-vous donc Gaston.Ti-Guy, Louise et Sylvie! Ce n'est pas le gouvernement qui doit ou qui peut régler ce problème, mais nous-mêmes, chacun de nous doit reconsidérer ses valeurs.Peut-être que si on commençait par s'occuper un peu plus sérieusement et plus attentivement de recyclage, ce serait déjà un bon pas de fait.Il y a de plus, en plus d'endroits où Ton peut apporter ses vieux journaux, le verre, le métal.Sauvons notre pauvre planète! Un amant de la lune.Yves GAGNON Outremont véritable ennemie, la confédération, n'est plus pointée.Le problème Trudeau est le problème des autres provinces et la démesure même de Trudeau est leur plus sûre alliée.Laissons «Pierre faire des bulles», occu pons-nous de notre problème à nous, c'est-à-dire la confédération, et mettons-nous en branle pour couper au plus tôt ce lien fédéral qui est une corde au cou du Québec.Le Parti des Québécois est mort, mais je crois en la resurrection, et un seul souffle de vie.une seule goutte de bon sens suffirait à le ranimer.11 n'est pas possible que ce parti, né de la foi en un peuple, meure en avortant de l'espoir d'une nation.Et tout cela parce que la logique raisonneuse du pouvoir aura raisonné jusqu'à l'absurde, jusqu'à la déraison.Dans ce sens l'exemple à ne pas imiter vient de haut, de ce Haut-Canada où l'on peut constater, en y jetant un dernier regard, comment un premier ministre possédé par le pouvoir fédéral a pu se couper de la réalité des provinces (.) Liette LEGAULT PROULX Saint-Jean-sur-Richelieu Reportage injuste Société Radio-Canada Relations publiques Montréal Votre reportag\" sur la question du contrat de Churchill Falls diffusé le 8 janvier à l'émission «Ce soir» m'a semblé carrément injuste pour l'une des parties intéressées, le Québec.L'impression qui se dégage de ce topo est que le Québec est bien méchant et qu'il exploite les pauvres Terre-Neu\\ iens de façon éhon-tée.Je ne suis pas un grand expert de la question, mais il y a quand même quelques faits importants qui sont connus d'à peu près tout le monde.1 \u2014 Le Québec a misé des sommes importantes dans la réalisation de cet ouvrage, qui n'aurait pas vu le jour sans cet appui financier.2 \u2014 Le Québec s'est engagé à acheter toute la production de Churchill Falls, même s'il n'en avait pas besoin (c'était quand même prendre un risque).3 \u2014 L'électricité produite à Churchill Falls, compte tenu des frais de transmission élevés, revient à peu près au même prix que l'électricité provenant d'autres centrales québécoises L'évolution de la situation énergétique mondiale a voulu que le contrat tourne à l'avantage du Québec (le contraire aurait bien pu se produire).Sauf erreur, le Québec est prêt à renégocier le contrat (même si rien ne l'y oblige) pourvu que Terre Neuve convienne avec lui d'un plan d'aménagement commun du Bas-Churchill et des rivieres qui.partant du Labrador, se jettent dans le Golfe.Imaginons nous un instant dans la situation inverse: est-ce que Terre-Neuve accepterait de renégocier un contrat d'approvisionnement en électricité si celui-ci lu» était devenu subitement favorable?Pourquoi le Quebec devrait-il toujours céder (son fer, son amiante, son électricité, son territoire, ses droits.)?Mais tout ceci n'est finalement que des «peanuts» si on considère la question fondamentale qui est à la base du problème et qui n'a d'ailleurs pas été ibordée par vos reporters (c'eût sans cloute été inconvenant à la très «canadian» Radio-Canada).La question fondamentale, c'est finalement que Churchill Falls est situé sur un territoire qui nous appartient de droit.Et c'est là qu'elle est.la vraie injustice! Peut être pourrions-nous dans une prochaine émission entendre ie point de vue du Québec?Andre DAOUST Montréal Paris toujours aussi insolent UN LIVRE EMBALLANT Au début de décembre 1980 le premier ministre du Québec effectua deux visites en Europe, l'une à Bruxelles, l'autre à Paris.La Belgique, de pays unitaire qu'elle était, est devenue, en août 1979, une fédération des deux peuples qui l'habitent, les Flamands et les Wallons.A son arrivée à laéroport de Zaventen.M.René Lévesque a été reçu par M.Six.chef du protocole, représentant le gouvernement central et trois ministres de ce gouvernement, M.Hansenne, président de l'exécutif de la communauté française, M.Gaston Geens, président de l'executif flamand, et de M De Worne.membre de l'exécutif de la région wallonne.Par ce moyen, un peu compliqué, la Belgique voulait ménager les susceptibilités intérieures du pays et empêcher aussi qu'un visiteur ne vienne les troubler.L'Etat belge considère, avec raison, qu'il ne doit maintenir ses relations officielles qu'avec le gouvernement du Canada.Il n'y a pas lieu de rappeler ici les gentillesses que l'on a eues de part et d'autre.Un journaliste canadien a fait remarquer que M.Lévesque s'était bien gardé de dire en Wallonie: Vive la Wallonie libre! Il faut en féliciter M.Lévesque, car les impairs diplomatiques sont de bien mauvaises semences.Puis, ce fut la visite à la France, où les rapports officiels étaient non moins délicats.Mats là, une profonde surprise était ménagée à tout le monde.Il était question, ces jours-là, d'un projet de rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays de langue au moins partiellement française.La Belgique venait de faire preuve d'un grand souci des bons usages diplomatiques, mais la France, métropolitaine par tempérament, a jugé bon de se comporter à sa fantaisie, selon son bon plaisir, comme on le disait autrefois.En tout cas.treize ans après l'impair du général de Gaulle, la France récidivait.Et l'erreur de M.MIXITÉ INTOLÉRABLE (.) Je trouve intolérable qu'on continue de «mixer» trop souvent les services offerts aux personnes physiquement handicapées avec les services offerts aux personnes intellectuellement handicapées.Je ne s:ii> m c'est à cause de la mentalité des gens (généralement non handicapés) qui ont élabore et dispensé ces services dans h* passé, ou si c'est à cause de la situation historique qui a fait que les services aux personnes mentalement handicapées se sont généralement développes au Québec avant les services aux personnes physiquement handicapées, mais le fait est que les personnes physiquement handicapées ont souvent rte «associées» pour leurs servi-( es avec les personnes mentalement handicapées (et parfois aussi, pour certains services, ayee les personnes âgées).Je n'ai pas l'intention de faire ici l'historique de cette association mais je crois qu'il serait peut-être temps de «prendre le taureau par lés cornes» pour corriger ceiic situation.(.) La mixité des services aux personnes handicapées est peut-t\\ re avant tout une solution de iacilite.Plutôt que de créer des structures nouvelles pour répondre a des besoins nouveaux, il est souvent plus facile de se ser-\\ ir de ce (pu existe déjà Je crois que c'est un peu ce qui s est passé au Québec pour les services aux personnes physiquement handicapées.Nous sommes encore trop souvent enfermes dans des structures mises sur pied par d'autres et pour d'autres que nous, et qui ne misent pas avant tout sur les capacités d'autonomie intellectuelle des personnes physiquement handicapées.(.) Un tel réaménagement des services implique aussi des déplacements de responsabilités et de pouvoir pour les personnes déjà en place.Quand on sait que le prestige d'un administrateur est souvent lié.dans l'esprit de beaucoup de gens, à la «grosseur» de l'institution qu'il dirige, il n'est pas surprenant qu'un tel réaménagement fasse peur.Ce n'est pas par hasard si à peu près toutes les institutions ont une tendance naturelle à se perpétuer et à vouloir grossir.(.) Bref, je crois que nous, les personnes physiquement handicapées, devrons faire preuve d'une certaine forme d'intransigeance face à la mixité des services qui nous sont offerts.Nous devrons de moins en moins accepter de compromis à ce sujet.Il ne faudrait tout de même pas que les différents intervenants, qui devraient être à ('avant-garde du progrès social pour nous, en deviennent le frein! Gaston SPOONER Sherbrooke Giscard d'Estaing était bien plus grave que la première, car il y avait eu, dans l'intervalle, le référendum du Québec.Le sans-gêne et la volonté tenace du général en imposaient a un grand nombre, mais il y eut un homme politique en fonction en France pour exprimer un point de vue différent, M.Alain Poher, président du Sénat.Se rappelant peut-être qu'il y a plus de Canadiens de langue anglaise que de langue française dans les cimetières militaires de France, il a soutenu que la France devait être l'amie de tous les Canadiens.Il faut admirer le gouvernement du Canada pour la patience qu'il a manifestée envers la France, insolente a ses heures.Il a demandé à cette dernière d'expliquer sa maxime «tout usage»: la non-ingérence dans la non-indifférence.Rien n'a été fait.Le silence du Canada ne doit pas être interprété comme de la faiblesse, mais comme une ma- nière de ne pas en venir à une «affaire diplomatique».Apres les remous que l'on sait à propos du projet de Dakar, le point final a été mis par un vrai diplomate.M.Gérard Pelletier, notre ambassadeur à Paris.Tout était dans les normes, a-t-il dit aux journalistes.Les ambassadeurs sont des hommes de paix, indispensables au bonheur des peuples.Ils voient tout, mais ne disent pas tout.Il y en a même qui ont le don de ne pas voir ce qu'ils ne veulent pas voir.Mais, de grâce, que la France ne se mêle plus de nos affaires! Car elle n'a chez nous aucun droit de regard, encore moins d'intervention, autrement le gouvernement du Canada devra rompre son silence.Enfin, le comportement complaisant de certains Québécois, que ne trouble pas le rôle de colonial ou de vassal, ne justifie pas l'enjôlement du plus faible Anatole VANIER, c.r.Montreal L'Esquive! C'est un Jivre mandate par le ministère de l'Education, livre qu'on doit qualifier non seulement de nécessaire mais d'essentiel, de vital: non seulement d'optimiste mais d'emballant, d'enthousiasmant ! Une oeuvre méritoire qui ne doit pas s'empoussierer sur les tablettes de nos bibliothèques scolaires.Plus qu'un volume, il est un programme, un plan grandiose, un projet englobant axe sur les valeurs (au sens large), les sources mêmes de toute education, véhiculées ou à promouvoir' dans nos milieux scolaires plus ou moins desemparés.Un projet d'architecture éduca-tionnelle qui se doit de réussir et d'être soutenu, selon la demande des auteurs (MM.Andre Naud et Lucien Morin), par le ministère de l'Education du Québec.Un projet éducatif, tel que souhaité par ledit ministère à la suite des débats publics sur le Livre vert de l'éducation, ne pourrait être vraiment valable sans d'abord se définir par rapport au fondement nécessaire à ce projet, c'est-à-dire par rapport aux valeurs conscien-tisées et vécues par l'ensemble des agents et de leurs bénéficiaires de l'éducation.C'est un retour au coeur du corps, une veine pulmonaire, sans artifice», sans maquillage.C'est un soleil dans l'hiver de notre monde de l'éducation.Quelle^ fertiles retombées peut-on espérer à la suite d'une telle inspiration?Quels fruits indispensables sont à venir par la naissance de celte racine.?Et quels arbres! Quelles pépinières! Quelles forêts! Quelle société!.sont promis à sa suite.Voilà, a mon avis, ce que tous les «soucieux» de l'éducation vraie attendaient! Cette esquisse de l'Esquive doit maintenant prendre forme et se répandre.C'est pressant! Il ne faut pas s'esquiver devant une telle formidable responsabilité' Gilles GIGUÈRE ex-enseignant Rouvn Le projet «Télé-2» de Radio-Canada Je voudrais, amicalement, faire réfléchir un tantinet l'éditorialiste Jean-Guy Dubuc au sujet de ses commentaires du mardi 23 décembre a propos du projet «Télé-2».Tout son article s'articule sur l'idée qu'il \\ a un seul moyen de «battre» la télé des Américains: faire mieux! C'est là répandre une erreur commune.La culture moderne se véhicule avec plus ou moins de force selon la puissance du pays qui produit cette culture.En Occident c'est de toute evidence les Etats-Unis qui mènent le bal.Mon ami Dubuc joue le vieux messianisme religieux d'autan.l'idéologie utopiste et idéaliste ;i outrance quand il demande aux nôtres de «faire mieux»» pour endiguer l'influence de la télé américaine.Il écrit son aversion face aux censures, au protectionnisme.Evidemment.Tout le rn oncle est pour la vertu.Il res te que dans maints domaines (industries, commerces) on tente avec des lois d'empêcher tin certain «dumping», on tente de protéger des capitaux «nationaux» et des emplois.Alors?Les travailleurs culturels, eux?Qu'ils se débrouillent?C'est simple, clame l'ami Dubuc: faites mieux! Ce n'est un secret pour personne: la television de nos riches et puissants voisins se fait avec des moyens énormes.On ne peut rivaliser a armes égales.On voit donc une télévision étrangère (dans une langue parlée par une multitude, l'anglais) brillante, variée (ils sont 200 millions! ).et elle captive 75% des anglophones et 50% des francophones, disent les statistiques.Que faire'.' Rien?Il faut augmenter les credits accordes à la télévision publique.Quand la culture aura un peu plus d'importance aux yeux de nos élus, on se décidera peut-être à diminuer un peu la part accordée à la «Défense nationale».Comparez les budgets, vous verrez bien le fosse énorme Pourtant, et avec des moyens modestes (en comparaison avec r< en\\ ahisseur» ).Dubuc a tort de parler de «La petite maison dans la prairie* (sur film) comme du \"hit» C'est «Dominique» ou «Grand-papa» ou «Terre humaine» qui (furent) sont «numéro un» aux sondages.Il y a donc une merveilleuse «résistance».( Jette culture» populaire permet à nos artistes de garder la tête haute.Et, surtout, de pouvoir travailler.Certes, la langue nous protege mieux que pour nos voisins les anglophones.Il ne faut donc jamais oublier que le Québec est une «Belgique» (ou une Suisse) sur ce continent et qu'il est donc injuste de perpétuer cette Idéologie Irréaliste du « faites mieux que les Américains et les problèmes seront régies»».C'est une erreur de jugement qui conduit à l'impuissance, au découragement.A\\ ec les mêmes sommes d'argent et le même temps de production, les mêmes moyens, ie même immense reservoir de talents humains, rien, absolument rien ne nous empêcherait de faire les mêmes productions avec- les mêmes qualités de séduction.Parler autrement relèverait du complexe d'infériorité Il faut donc, malgré le côté désagréable de la chose, songer à un minimum de protectionnisme, surtout chez les anglophones, ne pas céder les bonnes heures d'écoute au «dumping», il faudra aussi que les associations diverses de créateurs exigent les vrais prix en se liguant avec les i réateurs de toute cette production américaine Des diffuseurs d'ici obtiennent des émissions des USA pour des prix dérisoires.Les Américains (producteurs) s'en fichent puisque les amortissements (et même les profits) se sont faits dans leur Immense territoire.Et puis, repetons le.il faudra que le CRTC soit: l) plus sévère avec nos télédiffuseurs; 2) plus entreprenant auprès des ¦ manitous» du «Trésor».Il faut de l'argent pour mieux faire Notre pays, voisin d'un tel géant, se doit de ne pas accorder ses milliards à.seulement, des arme- ments! Hélas, lès créateurs ne disposent pas de ce puissant «lobby» organisé par les vendeurs d'armements modernes.Voilà une autre realite.Et c'est donc un vrai miracle de trouver encore tant de nos productions sur la liste des io eu 20 premiers choix de nos téléspectateurs.Jean-Guy Dubuc se doit d'appuyer les demandes de la télévision publique auprès du CRTC, Claude JASMIN C'est vrai que j'aime bien continuer de retlechi>\\ amicalement, avec Claude Jasmin.Mats pas au point de lui accorder que l'on fait du ^messianisme religieux d'antan.de l'idéologie uto-piste et idéaliste a outrance» quand on demande à nos auteurs de \"faire mieux».D'autant plus que le «m/eux» n'est pas en compa raison a \\ er ce que /'ont nos vois/us améi icinns mais avec ce que nous faisons chez nous.Et d'autant plus que le succès de certaines séries amé ricaincs (comme «A/1 in the family* ) a repose dai an t age sur le talent que sur le budget.// faut du ta\\entt avec un bon budget, pour faire en sorte que «La petite maison dans fa pv;iiric» soit en tète des cotes d'écoute, selon BBM, en date du 22 décembre dernier J.G.D. A 8 IJ5 MONDE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JANVIER 1981 Les récits des otages attisent l'indignation des Américains 4* Après un examen dentaire, les ex-otages Bruce German (c g.) et Barry Rosen font une promenade autour de l'hôpital de l'Armée de l'air américaine, à Wiesbaden, en République fédérale d'Allemagne.WASHINGTON \u2014 Le général Alexander Haig a fait son entrée hier malin au Département d'Etal se declarant «le vicaire de Ronald Reagan» dans la conduite de la politique étrangère des Elats-Unis.L'arrivée du nouveau secrétaire d'Etat à Foggy Rot ton a coïncidé avec un débat au Congrès où plusieurs représentants et sénateurs ont reclame l'abrogation de l'accord conclu mardi avec l'Iran.A mesure que filtrent les récits d'horreur livrés par les 52 otages à Wiesbaden, la colère s'amplifie aux Etats-Unis où Ton estime dans plusieurs quartiers influents que la barbarie» du gouvernement iranien à l'endroit des Américains justifie à elle seule le rejet d'une entente négociée péniblement au cours des quatre derniers mois par l'intermédiaire de l'Algérie.Les experts au Département d'ftat toutefois estiment que l'abandon de l'accord serait des a s treux pour la politique étrangère des Etats-Unis.Ils (ont donc l'impossible pour inciter l'administration Reagan à ne pas céder au sentiment de vengeance qui anime le pays.Le général Haig partage l'avis de ses conseillers mais en bon politique qu'il est il a tenu à l'aire écho aux congressmen declarant hier que Paccord d'Alger serait examiné au peigne fin avant d'être appliqué dans son entièreté.«Nous devons avoir, at-t-il dit.une politique étrangère cohérente afin que nos alliés comme nos adversaires sachent clairement à quoi s'en tenir lorsqu'ils traitent avec nous.» JEAN PELLETIER (de Washington) L'accord selon le général à quatre étoiles sera donc respecté mais comme Ta souligné Jimmy Carter dans une lettre envoyée au président Reagan hier matin, relatant sa rencontre avec les otages à Wiesbaden, «les Etats-Unis s'en tiendront aux termes de l'entente mais jamais l'Amérique ne fera de faveur aux bandits qui ont persécuté d'innocents citoyens américains».Cette stratégie mitoyenne en-ire la vengeance et la conciliation risque fort d'accoucher de nouvelles sanctions commerciales contre l'Iran même si en théorie l'accord d'Alger prévoit la levée de l'embargo imposé par Washington contre l'Iran en novembre 79.Déjà Washington a choisi de ne vendre aucun matériel militaire à l'Iran, même les pièces déjà commandées et il est pour l'instant impensable que les sociétés pétrolières reprennent leur commerce dans un avenir prochain avec Téhéran.Ces sanctions, a-t-on précisé à LA PRESSE, n'ont nullement besoin d'être officielles car leur application sera spontanée.M.Carter est revenu de Wiesbaden profondement choqué par les témoignages des 52 Américains sur les sévices auxquels ils furent soumis.L'ancien président a accusé le gouvernement iranien d'avoir agi «à la manière d'animaux» au cours des quatorze derniers mois.L'Amérique nage depuis deux jours dans la xénophobie antiiranienne qui à plus d'un égard frise le fanatisme.Un disque intitulé «Bomb Iran» par les Beach Boys fait fureur et des reseaux de télévision rivalisent entre eux dans l'exposé qu'ils font a toutes les heures des tortures infligées aux otages M.William Sullivan, l'ancien ambassadeur en Iran, a pour sa part vilipendé Padminis!ration Carter, l'accusant d'avoir systématiquement ignore ses avertissements remontant en août 79 lorsqu'il était evident selon lui que la vie du personnel diplomatique américain en Iran était gravement menacée si jamais le shah était admis aux Etals Unis.«Carter n'aurait du admettre, le shah, selon l'ex-diplomate.qu'après avoir évacué notre ambassade à Téhéran.» S'adres-sant au Club des femmes démo-^ crates (Sullivan est lui-même de ce parti), le diplomate s'est dit honoré de prendre la parole au lendemain du depart pour le Sud des «Carpet Baggers-(profiteurs géorgiens).Le Sénat, sous l'initiative de son leader M.Howard Baker, entend pour sa part enquêter en profondeur sur toutes les circon-\" stances qui ont engendré la C«se et sur la façon dont cette dernière fut gérée par la Maison-Blanche au cours des quatorze : derniers mois.Bref, la crise des otages continuera pour plusieurs mois encore de monopoliser l'attention du peuple américain.Le dossier reste ouvert et le retour des cinquante-deux rescapés d'ici trois jours cristallisera encore plus la colère de l'Amérique.L'embargo a profité aux alliés des Américains d'après AFP Apres la libération des otages américains de Téhéran, les pays occidentaux \u2014 a l'exception des Etats-Unis \u2014 s'empressent de lever les sanctions économiques qu'ils avaient ap pliquées à l'Iran, non sans « trainer les pieds», a partir de fin mai 1980.En fait, la plupart des partenaires occidentaux des Etats-Unis, dont la France, ont profite de l'arrêt presque total des expéditions américaines en Iran pour accroître leurs exportations dans le pays de l'ayatollah Khomeiny.si bien que.(te l'Europe au Japon, on ne prévoit pas généralement que la levée des sanctions économiques modifie sensiblement les courants d'é changes avec l'Iran, sauf pour les fournitures d'armes Car si les Iraniens ont besoin de materiel militaire pour la poursuite de la guerre avec l'Irak, et si le déblocage de leurs avoirs financiers leur permet d'en acheter plus facilement, cette guerre freine d'autre part aussi bien leur production de pétrole que leurs possibilités d'échanges commerciaux.La Grande-Bretagne a été la premiere à lever, des mercredi, son embargo sur les ventes a l'I- ran.Le gouvernement de Mine Thatcher a d'ailleurs annoncé en même temps son intention de renouer les rapports économiques ei commerciaux avec rURSS qu'il avait interrompus après l'intervention soviétique en Afghanistan fin HJ79.L'an dernier, les exportations britanniques en Iran se sont ac-< rues d'un quart, en raison de l'exécution de contrats d'équipement conclus axant l'embargo.Elles se sont chiffrées a 395 millions de livres (plus de quatre milliards de francs) au lieu de millions en 1979, mais sont restées loin des 752 millions realises en 197S.avant la revolution.En France, ou l'embargo sur l'Iran va être prochainement levé, les exportateurs avaient pour leur part presque doublé leurs ventes en Iran l'an dernier: plus de .*] milliards de francs, dont plus de la moitié en produits alimentaires, au lieu de 1,8 milliard en PJTî).D'autre part, certaines expédition ont transite par des pays riverains du Golfe, notamment Bahrein et Dubai, ou les ventes françaises ont progresse de 10 pour cent En Allemagne, le deuxième partenaire de l'Iran après les Etats Unis jusqu'à la révolution, la levée des sanctions est également imminente.Mais ou ne s'attend pas a une relance du commerce avec ce pays, bien qu'on estime a plus de sept milliards de dollars les reserves iraniennes en devises et en or.sans compter les avoirs débloqués par Washington.D'ailleurs, comme les autres pays occidentaux, l'Allemagne a accru l'an dernier de plus de 1M p.cent ses exportations en Iran, qui se chiffraient a 2.:i milliards de marks (T.(i milliards de francs) pour les H) premiers mois de 1980.L'Iran nie les accusations et les taxe de « balivernes » d'après AFP M.Behzad Nabavi.principal négociateur iranien dans l'affaire des otages, a démenti, hier soir, que les 52 otages américains aient fait l'objet de tortures: il a déclaré que ces « calomnies » avaient pour but de créer un «climat» permettant aux autorités américaines de ne pas respecter les conditions de l'accord d'Alger.«Si Washington agit de cette manière, on pourra en tirer les conclusions que les Etats-Unis ne veulent pas respecter leurs propres principes (.) et bafouent toutes leurs lois intérieu- res et les règlements internationaux», a ajouté M.Nabavi dans une déclaration à l'agence PARS, lue à la radio iranienne.«Cela confirmera que les accords avec les Etats-Unis ne sont pas garantis.» M.Nabavi a menace les autorités américaines de diffuser au monde entier, «si les calomnies continuent ».les déclarations des otages, enregistrées et filmées, dans lesquelles ceux ci «confirment qu'ils ont etc humainement traites et qu'ils n'avaient pas à se plaindre de leurs conditions de vie.Nous transmettons (ces interviews) au monde entier par satellite afin Selon ABC, l'Allemagne a joué un rôle crucial d'après AFP, Reuter Le gouvernement ouest-allemand a joué un role crucial dans l'affaire des otages, grace auquel des négociations ont pu s'ouvrir avec l'Iran, a révélé jeudi la chaîne de télévision américaine «ARC».Dans une émission intitulée '.dans ies entreprises.A Varsovie, le quotidien «Kurier Pol-ski», faisant état d'un sondage du Centre d'étude de l'opinion publique, a signale que SI p.cent des Polonais de plus de 15 ans sont affiliés à «Solidarité», ce qui lui donnerait des effectifs d'environ huit millions.Pierre Salinger, chef du bureau parisien d'«ABC», a affirmé que l'ambassadeur d'Allemagne de l'Ouest a Téhéran.Gerhard Ri-zel.avail réussi à convaincre un proche de l'ayatollah Khomeiny d'user de son influence auprès de ce dernier pour débloquer les négociations.Cet iranien serait, selon M.Salinger.M.Sadek Ta bat a bai, beau-frère du fils de l'ayatollah, Ahmed.C'est lui, qui.vers la fin août début septembre, aurait réussi a convaincre l'ayatollah d'agir, et d'annoncer, le 12 septembre, ses conditions pour une liberation des otages.Toujours selon «ABC», le secrétaire d'état adjoint américain, M.Warren Christopher, se serait alors rendu le 17 septembre en Allemagne de l'Ouest ou il aurait rencontré secrètement M.Tabatabai, pour mettre sur pied la réalisation des conditions de l'ayatollah.Apres un blocage dû au déclenchement de la guerre irako-iranienne, «la filière ouest-allemande» aurait finalement conduit à l'approbation, le 2 novembre, par le Parlement iranien des conditions de l'ayatollah.Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies.M.Kurt Waldheim, a démenti les allégations faites par ARC et selon les quelles il aurait modifié de sa propre autorité la position américaine qui insistait sur la liberation des otages préalable ou simultanée à la constitution d'une commission d'enquête de l'ONU sur les griefs iraniens contre les Etats-Unis.Il a qualifié ces allégations de «totalement sans fondement et grossièrement trompeuses».Il a assuré qu'il n'avait jamais proposé à l'Iran qu'une telle commission soit établie avant la liberation des otages.que tous les peuples (.) puissent juger qui.de Washington ou de Téhéran, a peur de la vérité et qui dit des mensonges», a encore affirmé M.Nabavi.Le ministre d'Etat iranien a aussi accusé les autorites américaines de faire pression sur le s otages pour les obliger à dire des « balivernes ».« Carter et ses collègues, qui ont subi une défaite sur le plan diplomatique, veulent tromper le peuple américain pour en tirer des profits politiques et ce que les otages affirment provient du lavage de cer-veau qu'ils subissent pendant leur résidence forcée a Wiesbaden ».a til declare.Revenant sur les affirmations des otages américains.M.Nabavi a précise: «Peut-être ont-ils eu peur de la personne qui les gardait et qui était armée: est-ce cela la torture?S'ils avaient pu jeter un coup d'oeil sur le*> salles de tortures construites dans toutes les grandes prisons iraniennes sous le régime américain des Palhavi, ils auraient pu savoir comment on torturait les révolutionnaires de ce peuple pris en otage», a-t-il ajoute.«Il faut remercier les étudiants islamiques (responsables de la prise d'otages) d'avoir bien traitée, malgré leur haine de la politique américaine, ceux qui ont été la cause des malheurs de le ut peuple », a conclu M.Nabavi.D'autre part, le président du Parlement iranien, M.Hachemi Rafsandjani.a déclaré hier que les Etats-Luis restaient l'ennemi de l'Iran et l'Iran l'ennemi des Etats-Unis, «cela pour longtemps, je crois».Evoquant a la télévision iranienne l'avenir des relations entre les deux pays, M.Rafsandjani a ajouté que l'Iran «ne pouvait pas avoir de boni?\" rapports avec les Etats-Unis, ni même avoir des rapport> tout court dans l'immédiat ».LIRA revendique le double meurtre 4» «N».I Salvador: la guérilla relance l'offensive d après AFP, UPI Apres i\\\\ oir attaqué, mer credi.les forces gouvernementales dans trois ban lieues de la capitale et provoqué une panne de courant de quelques heures on dynamitant une centrale électrique, la guerilla «-al-vadorienne aurait opère un regroupement partiel de ^is trou pes en vue de lancer une nouvel le phase de son offensive contre la junte appuyée pa r les Etal - Unis.Les combats qui ont éclaté dans les banlieues de Ayutuxte-peque.Mejicanos et San Antonio A bad ont mis fihn à une accalmie de trois jours sur le plan militaire.De part et d'autre, les forces en présence augmentent leur arsenal.Selon des sources américaines, les troupes gouvernementales ont commencé de recevoir Laide militaire en pro-venance des Etats-Unis, notamment des fusils automatiques M-Hi, des lance grenades les régions montagneuses du pays, auraient ob: tenu armes, munitions et équipements de transmission, a-t-on indiqué de source militaire.Selon la junte, cette phase de réorganisation de> colonnes de guérilla préfigurerait une nouvelle offensh e qui aurait pour objectifs les centrales électriques, les voies de communication, les moyens de transport et les centres de distribution d'essence.Ii s'agirait de paralyser l'économie par une attaque de grande envergure Un commandant guérillero a d'autre part déclaré que la composition du gouvernement démocratique révolutionnaire \u2014 que l'opposition veut installer au Salvador \u2014 serait annoncée le moment venu.Le FMLN soutient qu'il contrôle plusieurs /ones rurales, notamment au centre du pays.Selon l'armée salvadorienne, une tentative de débarquement opérée, croit-on, par des - mercenaires» de gau-che, sur des plages situées à 36 km au sud-est de San Salvador, aurait été repoussee.d'après AFP, Reuter LIRA provisoire a revendiqué hier après-midi le meutre de Sir Norman Stronge.H() ans.ancien speaker du parlement de Stormont.et de son fils James.18 ans, à Tynon Abbey (comté Armagh), auprès de l'agence de presse britannique «Press Association» en Ulster.sir Norman et son fils James ont été abattus mercredi soir de plusieurs balles dans la téte par un groupe de dix terroristes, qui ont ensuite mis le feu à la demeure des victimes.Une opération de ratissage d'une ampleur sans précédent a été déclenchée hier à l'aube par l'armée britannique et la police d'Ulsfcr a la frontière entre l'Ei re et l'Irlande du nord, pour tenter de capturer les meurtriers.L'ancien speaker du Stormont et son fils se tminaient seuls dans la bibliothèque» de l'imposante maison, qui a été entièrement détruite par le commando au moyen de trois bombes incendiaires.Une patrouille de police qui s'est rendue sur les lieux immédiatement après l'attentat a été prise sous le feu des terroristes.Les policiers ont etc sauvés par les vitres blindées de leur voiture et l'un d'eux a indiqué qu'ils avaient échappe à la mort «par miracle».La brutale escalade de la violence en Irlande du Nord a déjà fait 5 morts et plusieurs blessés en moins d'une semaine.Ven- dredi dernier trois membres d'une formation paramilitaire protestante que Ton croit être la «Main rouge», ont tenté d'assassiner Bernadette Devlin et son mari Michael McAliskey.Bernadette DevIin-MaAliskcy, ancien député au parlement de Westminster et l'un des porte parole du mouvement des droits civiques en Ulster, lutte actuellement contre la mort dans le service de réanimation du Royal Victoria Hospital de Belfast, ou son état est toujours considéra comme «très grave».Les observateurs pensent généralement que cet attentat comme celui perpètre (outre Bernadette Devlin laisse augurer une recrudescence des assas» sinats, des règlements de eomjEE tes et des actions de représailles.L'attentat a soulevé une vague d'indignation.Plusieurs politiciens catholiques condamnent^! cette action, également stigmatisée par les chefs des communautés religieuses.C'est ce qui reste de la propriété de sir Norman Stronge après l'attentat au cours duquel il a été tué avec son fils, téléphoto UPI > : LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JANVIER 1981 A 9 Martial Dassytva SPECTACLE IONESCO AU QUATSOUS Superbe, brillant délire à dix uni r Les Chaise s cl Exercice réWfVJtMKH lrlrpht»niQue> Rrmeixnementt: 842-2112 2 FILMS EROTIQUES The Opening of Misty Beethoven \\ \t\u2022\t\u2014 \tIII 1 Ml IRllPfit I\t \t\t \tWfMM» .\t desjardins 1 Kul) simi.I H ioi is» niTciim COLLEGIENNES .'g1?.**.ENFOLIE@pARTIE FINE desjardins BASHAiRf La desjardins (US*.-lit ROMY SHNEIDER 3e mois LA FORCE DE CE BEAU FILM TIENT A UNE MISE EN SCÈNE ENVOÛTANTE ET A L'INTERPRÉTATION REMARQUABLE DE MARIE-CHRISTINE BARRAULT.- ic Mowor r LE GROUPE LA LAURENTIENNE prtssnlt DANS LE CADRE DE L'UNIVERSITÉ POPULAIRE 7 S r _.UL LA REUNION Paradis tropical de rOcéan Indien Loïc Lebrun comme» \u2022 ; Mm sur scene À Laval, salle André-Mathieu 28-29 janvier 667-1610 THEATRE aulumiin 1004 Ste Catherine est METRO Dernières représentations ce soir 7h et 9h30 Guichets (288-2943) tous les jours de midi à OhOO commandes téléphoniques(288-4261) tous les jours de midi à 6h00 UNE FEMME QUI FAIT LA CONQUÊTE DE SA LIBERTÉ.UN RÔLE SUPERBE POUR MARIE-CHRISTINE BARRAULT.MARIE CHRISTINE BARRAULT SftSiu RUTGER HAUER ROGER VAN HOOL Femme entre chien et loup A l'afficha UPPERS MELISSA JENNINGS ANN BE AT Y tIG JOHN AVINUE- 7:00, 9.-O0, LA Cnt 745, 9:05, DOS VAL 7.00.9:10 EVE 2e FILM EROTIQUE DORVAL 3 AVENUE La Ci té 2 25« 12?4 AV£ GREE WE 93 7 7 74 ?! M0 00AVM »VÏ 111 lill )S75.tVOUFAtC ÛfrZÎ UN FILM DE ANDRE DEIVAUX desjardins 2 BASUAJRE 1 718 IV.' 00- 15:05- 17.10 - 19:15-21:20 856377 A 10 VARIETES\" JUCES ET SPECTACLES Alain Barrière: le coeur n'y était pas Alain Barrière chante encore l'amour, mais c'est comme si le coeur n'y était pas.Il s'impose d'interpréter, avec quelques maladresses, ses plus grands succès: il Taut bien le faire pour plaire à un public qui n'en attend pas moins.Mais ça ne passe pas très bien.La première' partie du spectacle de Barrière nous laisse sur notre faim.Tout change, heureusement, avec DENIS LAVOIE la deuxième levée de rideau, c'est comme si on retrouvait un tout autre homme.Plus vivant, plus vrai, le chanteur parle à son public.Et cette fois le coeur y est.Le nouveau Barrière, qui a déjà dépassé le cap de la quarantaine et qui son^e à se retirer de la scène dans cinq ans, vit davantage ses nouvelles chansons.Il chante avec plus d'exaltation.Aux chansons d'amour fleur bleue succèdent des chansons engagées, agrémentées de commentaires contre le nucléaire et la pollution.Le chanteur n'est quand même pas parfaitement à son aise.Il trébuche sur les paroles de quelques chansons.On applaudit la vedette et les succès qu'il s'est acquis depuis une quinzaine d'année, depuis «Ma vie».Il en va autrement du chanteur, plutôt terne.Peu démonstratif, comme il l'expliquait lors d'une interview, Alain Barrière a plus de difficulté à s'imposer sur scène que sur disque.Sans décor et avec des musiciens qui travaillent plus qu'ils ne participent au spectacle.Alain Barrière ne réussit pas à nous embarquer.Il a pourtant, pour charmer son public qui lui fait salle comble, un bon bagage de chansons à succès.On les connaît bien, on les fredonne.Barrière les enfilera pour sa part dans un pot-pourri.Ce qui reste de meilleur, finalement, c'est le nouveau Barrière engagé et plus rythme, qui chante «Amoco» pour dénoncer la pollution qui a atteint les côtes de son pays la Bretagne.Alain Barrière saura peut-être faire mieux ce soir samedi et dimanche, alors qu'il tient l'affiche de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.THEATRE Au Centaur: scènes de l'autre Canada THE TOMORROW BOX d'Anne Chlslett.Mise en Mène: Klsa Bo Iain Décor ei < oMumcs: Drbra llunson Kclairaflcs: Freddie Grim* wood Hier soir, au Théâtre Centaur Suppk'iwniaircN jusqu'au x février.Distribution Hi« hard Blackburn (Joe Cooper); Kate Trotter (Alii «' Coupon.Joyce Campion (Maureen Cooper): Diana Bclshaw (Lisa Graham); \\nton> Parr (Jack Cooper) JEAN-PAUL BROUSSEAU Je n'ai jamais tant eu l'impression de regarder vivre l'autre Canada qu'hier soir au Centaur, où une salle comble assistait à la pièce d'Anne Chislett.The Tomorrow Box.Parfaite adéquation entre le public lui-même et les personnages de cette tranche de vie; réactions attendues aux blagues, complicité devant une oeuvre qui ne prétend pas au classicisme, mais à la vérité de la vie dans une famille soudain arrivée à un point tournant des choses, dans le temps.L'auteur met en scène Jack et Maureen Cooper, un couple dans la soixantaine, Joe Cooper, leur fils, dont la femme s'appelle Alice laquelle a une soeur, Lisa Graham.Le moment est venu pour les deux vieux, propriétaires d'une vaste» ferme de 600 acres, de passer la succession à leur fils.Mais il y a une difficulté: la vieille Madame Cooper n'a guère été consultée, et avant que ces difficultés s'aplanissent.M.Cooper père a disposé par contrat de la vente de la ferme qu'il a cultivée pendant quarante ans, a acheté un condominium en Floride et est prêt à la retraite \u2014 mais tout ceci doit être annoncé ù Mme Cooper mere comme une «surprise» pour son anniversaire.La vieille, d'abord déconcertée qu'on veuille la transplanter en Floride «comme on transporte un chat», prend peu à peu appui sur Lisa Graham, une avocate, et sa soeur Alice, laquelle a à s'interposer entre son mari.Cooper fils, avec elle bénéficiaire d'un arrangement profitable.Anne Chislett est née à Terre-Neuve, mais vit maintenant à l'autre bout du pays, à Victoria, après avoir enseigné dans un «high school » de l'Ontario.Elle ne prétend à aucune transposition de cette scène de vie, mais elle oscille constamment entre le drame des vues de la vieille génération et celle du -women's lib» dont se réclame les deux soeurs.De fil en aiguille, et puisque la vente de la ferme risque d'être contestée en cour avec succès du fait qu'elle n'a pas été consultée, la vieille Madame Cooper (et dans une mesure à peine moindre, le reste de la famille) passe d'une façon de voir à une autre, sans que les liens du sang en soient irrémédiablement atteints.Comme toujours, donner tout autre détail serait priver l'auditoire des jours à venir du suspense et du dénouvément.Mais en voyant en francophone une oeuvre pareille, je suis retourné à des amis anglophones des Cantons de l'Est, à la lois émerveillé et intrigué que ces grandes questions ne soulèvent pas les drames (du moins, pas les mêmes) de nos chicanes de famille québécoises.Et tout cela, sans être du grand théâtre (mais au fait, qu'est-ce que ça veut dire?) est du théâtre honnête et vrai comme les auditoires du début des années 80 sont peut-être plus, portés à en demander, après les abus du démantèlement de la dialectique socio-politique des années 70.Joyce Campion, dont les états de services au théâtre de langue anglaise au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs sont longs et mémorables, est le centre de cette production et Jack Cooper, qui joue son mari, a la peau tannée et les arguments sans réplique des hommes de son âge cjui ont fait leur prospérité et portent les culottes sans autre forme de procès dans la famille.Le décor est fait d'une roulotte dont le mur d'avant est ouvert, et quelques scènes se passent dans la cour de ce qui est le logement du jeune couple avant qu'il n'hérite de la ferme des vieux Cooper.Les éclairages transforment habilement le tout aux couleurs du matin, du soir ou de la nuit.Le -Tomorrow Box» du titre, c'est cette boite de colifichets qu'on achète à I encan en se réservant de ne l'ouvrir que le lendemain \u2014 toujours pour y découvrir que c'est de la pacotille.La pièce a l'air dédire, de façon lisse et attachante, que demain n'est fait que de ce qu'était hier, mais transformé par le temps.Sur tant de poésie, un maniement juste de l'humour.vous trouverei tout co quo voui chorchoz: programmes, horaires \u2022! critiques dans les pages Cinéma\" de ia it g% Mm presse «L* film le plut énouvant et lo plus sensible de Bertrand Tovemier!» \u2014 Franck* laurtnétov, le 0f voir POUR TOUS MESUlâllE de usances NATHALIE BAYF MICHEL GALABRU «PHUIPPE 3e semaine I (E ELYSEE 2 35 MILTON 842 6053 SAM.DIM.: 1:20,3:20,5:20, 7:20,9:20; SEM.: 7:20,9:20.Une hilarante parodie des films catastrophe aériens.-, POUR TOUS Dieu merci 0% V.Français* Je 1 -Airplane!\" I 4Ci.| AUSSI: 2e GRAND FILM (Sauf au Parisien) PARISIEN: 12.20,2.10,4.00,5.50,7.40,9.35.RIVOLI: 1.00.4.20,7.40, GREENFIELD: 6.00,7.40.LAVAL 6.10,7.45.VERSAILLES 6.00,7.35 5e SEM.~ Le PARISIEN 2 RIVOLI 1 s 11 c a thi Rim g imi» HOflSIf HUWCH ?//ms __ m CIIIHMAVâl III ;MS CMIMfiltO PARRPl S7IH79 P'*CI Vf RSAIIlf S Ji 3 7110 LAVAL t I GREENFIELD PARK 2 I VERSAILLES 3 fin nommage à /'£uM±»w ~ r\\r n r t .-ii in a \u2022 \u2022 jâWkk.___ OE RETOUR AU CINÉMA LAVAL L Emmanuelle 7* SEM.Laura (iemser AUSSI «w Ml M( POOi.RAUMC CHATEAU: 12:50,3:45,6:40,8.15.LAVAL: SAM.DIM.1:40,4:50 8:00, SEM.: 6:20, 8:00, SAM.DERNIER SPECTACLE: 9:30.CHATEAU 2 , LAVAL 3 ST DENIS ET BELANGER 271-1 103 CENTRE LAVAL 888-7776 EN NOMINATION POUR 6 «GOLDEN GLOBE > incluant MEILLEUR FILM et MEILLEUR ACTEUR «LE MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE!» \u2014 Lawrence O'Toole, MocLean*» Mog.sîwmm m P*ter OTooJe fS LE CINEMA wes1m0uu! SMARt 931 ?4?/ MAC 12.10 2.75 4.40 7.00 9.15 DOLLY PARTON, EN NOMINATION POUR LE «GOLDEN GLOBE» DE LA MEILLEURE ACTRICE (COMEDIE) POUR TOUS NINE TO FIVE I « >l \u2022 iM til I .1 I I \\t \u2022 f « LaCité 1 3575.AV 0U?ARC 8U28Î9 KENT 1 LOEWS: 1.0O, 3.00,5.05, 7.10, 9.15, LACITÉ: 7.00, 9.00, KENT: 7.00, 9.10.LOEWS 2.I© 9S4 STE-CATHERINE 0 861-7437 PEFL 6100 SHERBROOKE 0 489 9/03 EN NOMINATION pour 7 .GOLDEN GLOBE incluant MEILLEUR FILM et MEILLEUR ACTEUP ROBERT DE NIRO \"RAGING BULL\" YORK 148/ STE CATHERINE 0 937 89/8''\" EN NOMINATION POUR LE «GOLDEN GLOBE» DE LA MEILLEURE ACTRICE 1.45,4.15,6.45,9.15.GOUME HAWN dans PRIVATE BENJAMIN! .-f.-t' i DOtVAl: SAM DIM, \\ OC, 3 05, 5:10,7:15, 920, SEM 715, 9 20 LOEWS: 1:30,3 30,5 30 8:30,9:30.SAM.DEftNHt SPECTACLE 11:30 MONKLANO: SAM.WM I 15,3:15,5:15,7:15,9:15, SOI 7 15,915 VAN HORNE SAM.DIM 1:10,3:10, 5:10, 7:10,9:10, SEM.7:10,9:10 LOEWS 4 I® VAN H0RNE 954 STE-CATHERINE 0 861-7437 PEFl 61 bû CO It OES NEIGES 731-1243 D0RVAL 2 MONKLANO C1NIE/HAS UNIS ADOLESCENTS 14-17 ANS SQ5P avec carte d'identité et photo Ça y est! C'est fait! C'est arrivé! .à crever de rire - le grand film de la rentrée, remo forlani - rtl BURT KRIS REYNOLDS KRISTOFFERSON JILL CLAYBURGH LES FAUX-DURS V.Française de United Artiste ROBERT PRESTON DbAigSedEbo%Lkman- *£ WALTER BERNSTEIN r Plus: 2e.GRAND FILM en Couleur dans .AU LAVAL : VERSAILLES & GREENFIELD GREENFIELD:SAM.DIM.1:00,5:00,7:00;SEM.7:00,LAVAL:SAM.DIM.1:00,5:00,7 00,SEM.: 7:00, SAM.DERNIER SPECTACLE 9:05, PARISIEN: 1:00,3:00,5:00,7.00,9:00; SAM.DERNIER SPECTACLE: 11:00, VERSAILLES: SAM.WM:.12:55,5:00,7:00, SEM.: 7:00.Le PARISIEN 1 LAVAL 5 4&Q STE CATHERINE T 866-3856 CENTRE LAVAL 688 7776 , GREENFIELD PARK 1 I VERSAILLES 1 PL GREENFIELD PARK 671-6129 PLACE VERSAILLES 353*7880 Rriusoti JACK LEMMON \u2014 EN NOMINATION POUR LE «GOLDEN GLOBE» DU MEILLEUR ACTEUR «TRIBUTE EST UN FILM EXTRAORDINAIRE!» .jiÇNESHAUXTHF.TOUtf SIOOC NM -TV POUR TOU8 j avec JACK LEMMON ROBBY BENSON LEE REMICK 2e SEMAINE CLAREM0NT 5038 SHERBROOKE W 486 7395 SAM DIM.: 12:10.2.30.4:50; 7:10; 9:30; SEM.: 7:10, 9:30 EN ANGLAIS Le film le plus drôle produit par Hollywood depuis dc^ longues années \u2014 une ambiance entièrement nouvelle \u2014 un film comme on n'en a jamais vu! Vernon Scott, UP1 Le film le plus magique et le plus original de l'année! Bernard Drew.GANNETT PRESS Dans Popeye.Sheillcy Duvall est incomparable \u2014 Mais Popeye nous oflrc un autre atout - le film est de plu^ en plus agréable, tout au long de la production.Vincent Canby, N.V.TIMES FAIRVIEW: SAM: DIM: 1:10,3:10,5:10,7:10,9:10, SEM.: 7:10,9:10; KENT: SAM.DIM.: 1210, 2:20,4:30, 6:40,8:50, SEM.: 6:40,8:50; LOEWS: 12:30,2:40,4:50,7:00,9:10; SAM.DERNIER SPECTACLE: 11:20.LOEWS 5 FAIRVIEW 1 KENT 2 954 STE-CATHBbNEO.861-7437 TRANSCAN S 52 697 8095 6100 SHERBROOKE 0 489 9703 GOLDIE est solide! Lo voilà encore cinglée et comique.dans une affaire loufoque qui rend tout le monde dingue! GOLDIE HAWN Liars GJANCARIO GIANNINI Mutk By ENNrO MORRICONE Directed By MARIO MONICELLI Produced By ALBERTO GRIMALOI \u2022 an ami*ss»ooi mMSÛUASi OtS AUJOURD'HUI! LOEWS 1 |©| SN0WD0N FAfltVSW:SAM.WM.1:00,3 00,5:00,7.00,9 00;SEM 700 900, ICEWl 1:30,3 30,5:30,7:30.9:30; SAM.DERNIER SPECTACLE 11 30 SNOWOON SAM.DiM 115,3:15,5:15,7:15.9:15; SEM 7 15.9 15 FAIRVIFW 2 A LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 23 JANVIER 1 981 LED ZEPPELIN The Song Remains the Same Cinpmaliiimippp Tooi ,M\"irï 8h45 1313, rue Bélanger Fél 272 1080 :rj7sw UNE AVENTURE DANS LE MONDE FOU FOU DE LA PREHISTOIRE JENNY GERARD.PlCHA et MICHIL GAST présentent ELYSÉE: SAM.DIM.: 1:00, 3:00, 5:00, 7:00, 9.00; SEM.: 7:00, 9:00; RIVOLI: 12:40, 4:10, 7:40.ELYSEE 1 35 MILTON 842 6053 RIVOLI 2 ST-r-fNIS ET BELANGER 277 3125 UNE COMÉDIE IRRESISTIBLE! UGO TOGNA221 MICHEL SERRAULT la Cage aux Folles 2e ANNÉE! Le PARISIEN 3 480 S1E CATHERINE 0 866 3856 Jffy 4&\\^ J\u20acANCLAUDf BR,ALY V l55kX j0&v' , STEFANIA SANDRELLI '- ''[y ' ' GUY MARCHAND 14 ANS 1:10 2:55 4:40 6:25 8:10 9:50 Le PARISIEN 5 480 STE CATHERINE 0 866 3856 MAÎTRE NAGEUR Uf* film .JEAN-LOUIS TRINTIGNANT Jf AN-LOUIS TRINTIGNANT MOUSTACHE CHRISTIAN MARQUAND 1:10, 2:50,4:35,6:20, 8:05, 9:50; SAM.DERNIER SPECTACLE: 11:30.LE TOUS SHERIF ET LES EXTRATERRESTRES 1BUD SPENCER AUSSI: 2^ GRAND FILM EN COULEURS LAVAL 4 CENTRE LAVAL 688 7776 SAM.DIM.: 12:20,3:55, 7:30; SEM.: 7:30; SAM.DERNIER SPECTACLE: 9:20.'Un film FOU, FOU, FOU.' l( )l 's «UN DIVERTISSEMENT ASSURÉ!» \u2014 Franco Nuovo, Journal de Montreal PIERRE RICHARD # un film de GERARD OURY LE COUP DU PARAPLUIE avecVALÉRlE MAIRESSE CHRISTINE MURILLO GORDON MITCHELL et GERT FRŒBE HUSSI: 2e FILM AU LAVAL ET VERSAILLES Le PARISIEN 4 PARISIEN: 12.30.2:15,4:00,5 50, 7:35,9 25; LAVAL.6:30, 8:10 VERSAILLES: 6:00, 7:45 18-3151 CENTRE LAVAL 688 7776 PLACE VERSAILLES 353 /880 lUdtsson 18 ANS LAVAL 2 VERSAILLES 2 Un classique de la littératu erotique maintenant /C.^ présenté à récran ! âVEC LAURA ANTONELL REGIS VALLEE m l___M * 'i Véijjus\" Fourrure*'' ©LA VOILA PARTIE DANS LES GRANDS ESPACES LA JOIE DE PLANER Bi ît t y Xfergèsdans CHATEAU: 12:20,3:25,6:25,7:55; GREENFIELD: SAM.WM.: 1:15,4:35, 7:50; SEM.: 6:15,7:50.CHATEAU 1 GREENFIELD PARK 3 SI DENIS ET BELANGER 271 1103 PL GREENFIELD PARK 6716129 «LES MMHS ?0\\IUIS DE DE HOWtM ,, PRÎTES A ' FRAPPER.» .rWflSm* CÔhH tu M liM\u2022 fataboM t» WARNER BROL Q DOR VAL: SAM.DIM.: 12:30.2 40, 4 50,7 00,9:15.SEM.: 7:00,9 15,.UXWS: 12:20,2:30,4:40,6:50, f00; SAM.: DERNIER SPECTACLE 11:10.LOEWS 3 l©| D0RVAI 1 260AVEOORVAL 1318581 S504 AVE MONKLANO .44 3571 9954 SÎT-CATHBMO.141-7437 PEEL5225 0ECARIE |8?132?TRANS CAN S 5?6S7 8095j 954STE-CATHEUNE0.861-7437 PC ^ 260 AVE D0RVAI 631 1516 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JANVIER 198 WALT DISNEY POUR TOUS BERNARD et BIANCA en dessins animés LE FANTÔME DE BARBE-NOIRE vous vous tordrez de rire W, dim.: 10h3O, 2h, 5h05 Sem.5H25 Des déjeuners inoubliables, comme par magie, Pour le déjeuner essayez Tune de nos célèbres ' \\ crêpes accompagnée / > .d'une salade.comme une^\u2014| crêpe au poulet Divan servie avec une salade #^ de fruits frais, ou une crêpe ^^bç Saint-Jactjues accompagnée W d'une salade d'épinards frais.L'avenir du déjeuner devient inoubliable, comme par magie! Cocktails et vins.Ouvert tous les jours a partir de 11 h Les Terrasses Carrefour Laval 849-4265 687-3763 dimanche-jeudi dimanche-jeudi lusquà minuit.jusqu'à 21 h.vendredi et samedi vendredi et samedi jusque 1 h.jusqu'à 22 h cMagic crêperie LA CITE UN HÔTEL REGENT INTERNATIONAL une invitation «Regent» CLAUDE BOUDOUX Un ch«f extcut'f qui est certainement I un d«s ch«h Iç» pJot recherches au Conoda DIITIR FISS Un artute bavarois, qui p«ut fair* beaucoup plus quo yodler, un musicien exceptionnel.LE SOIR, NOTRE CARTE «GASTRONOMIE NOUVELLE» DANS UNE AMBIANCE «DÎNER-DANSANTE» LE MIDI, «LA CUISINE DU MARCHÉ» .notre chef Claude décide son menu chaque jour.Dîner/danse: lundi au samedi dès 18 h 30 Déjeuner: lundi au vendredi dès midi Dimanche: Le Brunch Régent de llhà 15h STATIONNEMENT GRATUIT AU COMPLEXE LA CITÉ Pour réservation, appelez 288-6666 Huit troupes de danse au CNA cet été (PC) \u2014 Huit troupes de danse et quatre organismes culturels vont collaborer dans la production d'un ballet et d'un festival de danse contemporaine, qui seront présentés en mai au Centre national des arts d'Ottawa, en plus d'un documentaire d'une heure et d'une émission de télévision de deux heures.Produit en collaboration avec l'Association canadienne des troupes professionnelles de danse! (ACTPD), le Centre! national des arts: (CNA), la Société! Radio-Canada, l'Office national du film (ONF) et le Conseil des arts, ce spectacle sera sous la direction de Norman Campbell, qui a remporté deux «Emmy» pour la production d'opéras et de spectacles de ballet pour le compte de la télévision anglaise de Radio-Canada.Il ne s'agira pas seulement dune première pour les huit troupes de danse, qui ne se sont jamais produites sur une même scène en même temps, mais également pour les quatre organismes gouvernementaux qui conju-gentleurs efforts,pour 'a première fois, dans la production d'un spectacle.On n'a pas encore choisi les différents numéros de danse qui seront exécutés par les huit troupes, dont le National Ballet, de Toronto, les Grands ballets canadiens, de Montréal et le Royal Winnipeg Ballet.Yen a pour deux de ce temps là chez Ponderosa.Bifteck haché ou filet de sole (temps limité) et la deuxième portion est gratuite Chaque repas comprend: \"Pomme de terre au four\" \"Petit pain chaud\" \"Salade à volonté\" \"Boissons chaudes et boissons gazeuses supplémentaires gratuites\" .PONDEROSA .Cm UN TRIOMPHE A NEW YORK QJl 'AITKNDK/.A ( H s 1»( )UR LE V< )IR Laissez-vous emporter dans un monde de magie ou 1ère vc devient réalité.ffliruti M/jfc r0L'VIAMWT0N JOHN BERRI 2 si omis SK câîMt.m .n ; 12-40 - 2-55 5:10-7:30 9:40 VUSONUAMÇAm \u2022 -i.|> .n.r\\lu ii \u2022 \u2022 Il 00 \u2022 - ?DtoaywgPJ' 1:00-3:00-5:00-7:00-9:00 X XX X X- X-;X^X::X-,X^X^X^ 2e MOIS SI Oins i'I Câ:«tMi .il .\u2022X X *x \u201e Le touchant portrait d une femme fef séduite et trahie par son jeune amant.Son angoisse et son désespoir, et l'événement extraordinaire X qui transforme sa tragédie en un triomphe.x X X X X X X X X X X x X X X X X X \u2022 \u2022 X X X X X Ils se connaissaient a peine.£v naufrages au cçeur des îles FIDJI, Us vivront un veritable roman d'amour.immm wrmw BfRRI 1 30-3 30- 5:30-7:30-9:30 (Ceo^mtn» dt proçrommti oui BERRI 3 BROSSÛRDi ODE OU I - LAUOL 'MAIl cnimpuin.4bS ^«Hifc CtiTIf S.S! MAI lid II?Ml JEûH - TALON nuis n lit a» m ii 725 »00C 2FILMS D'UNE INTENSITÉ BODimWAHrt ¦ ILS ONT TOUT DONNÉ POUR LEUR ART.I ItS FILMS MIMI pmcMCM un» pr^ucuM it \\OI ISDE A IEV1 YVETTE T H l'OT\u2022 JEAN FAIBERT UAJN1ELLE SCHNEIDER \u2022 MARC LEGAl'LT >.Mirmr :m mm* j.*« llli «.-«.x_ *£*i M PARIS mERCIER m SU CATNIRINC 0 BIS i8b?SU fjUnHiïil htn.'-.< / HM j * a s» * 188 Si STANLEY KUBRICK.¦ a donne au qenre des filins d'horreur, uii de ses \u2022 chef-d'oeuvres.stupéfiant! le Figaro 18ans - \u2022 - .SH'N'HG CHAMPLAW:^SEM.: 7:00 - 9:15; Sam.dim.; CREMAZIE: Som.7.\\ 5 - 9:30; Sam.dim.: \"THE SHINING\" 2:15-4:45-7:15-9:30.UN FILM DE STANLEY KUBRICK (Complément de programme aux JACK NICHOLSON SHELLEY DUVALl BROSSARD, VERDUN, CAPITOL et REX) CHflmPlûlf! 1 SIC C4Tnf»««ll 'A'iNfAo 5?4 1685 CREfflûZIE ST 01H:S CR(Ui;i( JJ! i.\"0 BROSSARO 3 Hid C*MPià>*- *ib S90« UERDUN jji' «ru ic:3«i 'il mi STJEûfl \u2022(1 PETER SELLERS SHIRLEY MacLAINE i MM \u2022 .il», * BIENVENUE MISTER CHANCE * i ./MiN HIC Au delà du temps et de I espace un fantastique combat vient de commencer ¦fïS£ w \u2014- ,, ^^^^^ ¦ .v ¦ NBLDiAMOf4D LAUPENCE OLIVIER THE JAZZ SINGER LUCIE ARMAZ \u2022 CATLIN ADAMS >t*m BJTTni'l'I^ M fB ^ *¦ ,î4S-îSS ha CMTiM WB91M NI «US - $-05 - 7 1$-9-15 ! 8\u2014 nam \u2022 ma in», tu «mo in ' ' ill un urn* m*m SQUARE DECURIE 2 MCHK V90 et .11» M< )«l |IM I A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JANVIER 1 981 La SQ saisit des films tournés pour «L'objectif» de Radio-Québec Radio-Québec, ses journalistes et ses réalisateurs ont vivement dénoncé hier auprès du ministre de la Justice la saisie par la Sûreté du Québec «pour fins de preuves» du matériel et de la pellicule dune équipe de reportage de rémission «L'objectif», en tournage à La Tuque.Ils ont également porté plainte auprès du Conseil de presse du Québec.USA BINSSE En effet, un détachement de la SQ a saisi mercredi après-midi à La Tuque la pellicule d'un film qu'une équipe de Radio-Québec tourne sur la grève des bûcherons dans la région pour l'émission d'affaires publiques, animée par Simon Durivage.qui devait être présentée le 15 février prochain et ayant pour thème «Les forestiers», en grève depuis le 1er juillet dernier.La saisie est survenue quelques heures après que le réalisateur Pierre Duceppe et le journaliste Jacques Véronneau eurent filmé les scenes d'une escarmouche à la barrière de la compagnie forestière CIP à Fitzpatrick.près de La Tuque.Les agents de la SQ.munis d'un mandat, se sont présentes au motel où logeait l'équipe et ont saisi la pellicule et les bandes sonores comme element de preuve de gestes de violence lors de l'affrontement entre les grévistes et un groupe de personnes qui avaient franchi la ligne de piquetage.Un porte-parole de la SQ.M.Pierre Lemar-bre.rejoint au téléphone hier matin par Gilles Gougeon.president des journalistes de Radio-Quebee.a déclaré que les films ont été saisis pour un minimum de 90 jours et seront remis à Radio-Québec par la cour.Nous avons appris de M.Véronneau que les agents avaient remis le matériel «superflu» saisi mais avaient conservé trois bobines de 100 pieds.Selon un porte-parole du ministère de la Justice, les bobines seront remises aujourd'hui.La direction de Radio-Québec, conjointement avec les journalistes et les réalisateurs protestent contre le fait que les forces policières puissent saisir et utiliser du matériel journalistique en vue de preparer une preuve.Ce geste, d'ajouter la société dans un communiqué, est d'autant plus inacceptable que lors de la saisie, un officier de la SQ a confie à l'équipe que la police n'était pas intervenue au cours de cette manifestation sachant qu'une équipe de télévision filmait les événements.Ce geste a également soulevé la colère de la CSN et plus particulièrement du président de la Fédération national des communications (CSN).M.Laval LeBorgne.qui l'a qualifié de «comportement militariste qu'on n'accepte pas.«LE MONDE DE MARCEL DUBÉ» Radio-Canada obtient un sursis La société Kadio-Canada vient d'obtenir un sursis provisoire qui lui permet de présenter a nouveau les émissions du «Monde de Marcel Dubé» et ( e.probablement des ce soir.Le juge Rodolphe Paré, de la Cour d'appel, a décidé hier, de lever l'interdit, décrété par la Cour supérieure, le :>() décembre dernier et qui frappait la diffusion, en reprise, des émissions.MARTHAGAGNON_ Selon lui.il apparaît clairement que Radio-Canada et ses commanditaires subiraient un prejudice beaucoup plus sérieux au cas de refus de la requête que n'en subirait l'Union des artistes au cas ou elle serait rejetée.A la lumière des faits antérieurs, le juge a donc décidé qu'il valait mieux accorder cette requête.Pour éviter de préjuger le fond du litige, il doit se contenter de dire que l'appel soulève des questions très sérieuses tant sur la question des faits que sur celle de droit et qu'il y a lieu, de considérer le poids des income nients.Le juge Pare constate que la société d'Ktat a fait des débourses considérables jusqu'à présent et que l'annulation des émissions pourrait signifier des pertes pour les publicitaires qui ont déjà élaboré leur programme de publicité.APPRENEZ L'ESPAGNOL EN PARTICIPANT AU CARNAVAL DE VALENCE Sous le soleil de l'Espagne, le Collège Ahunt-sic vous offre pour la 3e année une véritable occasion d'apprendre la langue et de découvrir la civilisation espagnole tout en vivant une expérience de groupe inoubliable.DEPARTS 26 février DATE LIMITE D'INSCRIPTION 26 janvier ENDROITS: (26 journées) VALENCE 19 journées PEN ISCOLA 1 journée BARCELONE 4 journées ALICANTE 1 journée Plus une journée surprise à Amsterdam PRIX «1177 Incluant transport, chambre double, repas à Valence, cours, ass.POUR RENSEIGNEMENTS COMPLETS: Madame Monique Poirier 9155, rue Saint-Hubert Montréal, Québec H2M 1Y8 (514) 389-5987 ou 5988 (Frais virés acceptés) (Sous le permis no 132570197-0470 Agence de voyage Espagne) ! 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